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PROGRAMME DU 21 DÉCEMBRE 2011 AU 31 JANVIER 2012

MARTIGUES

PROGRAMME DU 21 DÉCEMBRE 2011 AU 31 JANVIER 2012 MARTIGUES Take Shelter A Dangerous method JEAN

Take Shelter

21 DÉCEMBRE 2011 AU 31 JANVIER 2012 MARTIGUES Take Shelter A Dangerous method JEAN RENOIR cinemajeanrenoir.blogspot.com

A Dangerous method

JEAN

RENOIR

21 DÉCEMBRE 2011 AU 31 JANVIER 2012 MARTIGUES Take Shelter A Dangerous method JEAN RENOIR cinemajeanrenoir.blogspot.com

cinemajeanrenoir.blogspot.com

RETROSPECTIVE KUBRICK SOIRÉE DE CLÔTURE Vendredi 6 Janvier 20h00 En présence de Michel CIMENT Fritz

RETROSPECTIVE KUBRICK SOIRÉE DE CLÔTURE

Vendredi 6 Janvier 20h00 En présence de Michel CIMENT
Vendredi 6 Janvier 20h00
En présence de Michel CIMENT

Fritz Lang, John Ford, Stanley Kubrick, Elia Kazan, Federico Fellini, Roman Polanski, etc. : Michel CIMENT les a tous approchés, tous connus. Il était là pour inter- roger, après la sortie d'Orange mécanique, l'intouchable Stanley Kubrick. “Je le vois encore dans son duffle-coat, pas du tout apprêté, timide même, modeste, l'humour sardonique mais sans chercher les pirouettes verbales pour fuir les questions, au contraire il était toujours en quête du mot juste.” Ils se sont revus, longuement encore, après Barry Lyndon puis après Shining. De ces rencontres Michel Ciment fit un livre où il démontrait, sous l'apparente discontinuité de ses films, la cohérence dans l'œuvre du maître. L’œuvre de Kubrick a marqué les spectateurs par le réalisme et l'objectivité avec lesquels il s'est emparé des cauchemars et des fantasmes universels. Entre ses mains, ces matériaux sont devenus d'angoissantes grilles de lecture de la nature humaine. certaines images de ses films s'inscrivent dans l'inconscient collectif au même titre que certaines œuvres d'art.

Dossiers, conférences, entretiens, images sur : retrokubrick.blogspot.com

Du 21 décembre au 6 janvier SHINING (1980, 2h26, interdit aux moins de 12 ans)
Du 21 décembre au 6 janvier
SHINING
(1980, 2h26, interdit aux moins de 12 ans)
Jack Torrance, gardien d'un hôtel fermé l'hiver, sa femme et
son fils Danny s'apprêtent à vivre de longs mois de solitude.
Danny, qui possède un don de médium, le “Shining”, est
effrayé à l'idée d'habiter ce lieu, théâtre marqué par de terribles
évènements passés

Shining possède la double caractéristique des grandes œuvres cinématographiques : un harmo- nieux et cohérent réseau de sens qui comblent et excitent l’analyste, et une extraordinaire effica- cité fictionnelle qui fait jubiler le cinéphile. Ajoutons à cela l’interprétation diabolique de Jack Nicholson, le choix magistral des seconds rôles, la qualité inouïe de la bande-son, l’orchestra- tion impeccable d’une photographie rythmée par des travellings longs comme des fugues, le décor somptuaire et nécrophilique de cet hôtel monumental.

Ignacio Ramonet, 22/10/1980

Pendant le tournage qui dura neuf mois, le plus long de ma carrière, il y avait des moments

où je disais à Kubrick : “Ce n’est pas possible. Jack Torrance, le personnage que je joue, ne peut pas agir d’une manière aussi violente”. Et Stanley me répondait toujours : “Jack est

Kubrick travaille sous haute tension. Avec lui,

on ne peut pas se disperser. Pas une minute, pas une émotion perdue. Mais peut-être, oui, peut- être, pourrait-il de temps en temps laisser faire le travail par les autres. Stanley veut tout faire lui-même, la lumière, l’image. Par moments, cela me semblait inutile. D’un autre côté, c’est son style qui est en jeu, c’est lui qui est capital. Pour un peu il ferait tous les rôles ! Jack Nicholson

fou”. Ce fut sa réponse pendant neuf mois (

).

UNE EXPERIENCE

Ce fut sa réponse pendant neuf mois ( ). UNE EXPERIENCE Le Cheval de Turin Bela

Le Cheval de Turin

Bela Tarr France/Hongrie, 2011, 2h26. Avec : Erika Bok, Mihaly Kormos Berlin 2011 : Grand Prix du jury

Nous voici dans la campagne. C’est l’hiver. Un cocher à la grande barbe grise marche à côté de sa carriole et de son cheval, qu’il ne cesse de harceler. Le plan est long, nous ressentons toute la rudesse de l’effort des êtres vivants pour se déplacer dans ce

milieu hostile. Dès ce premier travelling latéral haletant, nous voici à la fois dans le réel (le temps réel d’un plan-séquence, la matière, les éléments : la boue, le vent, la pluie) et dans le cinéma (le romanesque, les costumes, le mythe). Chez Tarr, le cheval, comme le reste, fait la gueule. Il ne veut plus avancer ni manger. Le maître, vieil infirme à l’air à moitié dément, et sa fille semblent n’avoir d’aut- res ressources que d’accompagner l’animal dans son entêtement suicidaire. Le film se découpe en six journées quasi-identiques :

lever, petit déjeuner à l’eau-de-vie, sortie au puits, repas de patates, attente devant la fenêtre que quelque chose arrive, attelage du cheval, refus, retour à la maison, cou- cher. Et puis ? Lever-alcool-puits-patate-

fenêtrevent-cheval-maison-coucher-lever-

alcool… Soudain, comme surgi d’un autre film et totalement désynchronisé, un troi- sième larron déboule, dit sa tirade (le monde, accaparé, souillé, zéro salut, bye bye) et ne revient plus. La lumière descend, faisant couler un lait noir sur la peau livide des personnages.

UNIQUE

UNIQUE Bela Tarr Deux heures aussi intenses que vides, où le moindre geste, le plus petit

Bela Tarr

Deux heures aussi intenses que vides, où le moindre geste, le plus petit rictus, advient comme un événement extraordinaire, un drame nouveau, un acte de résistance au climat, à la famine, à la mort, une épiphanie du passé (soudain, l’unique photo de l’épouse et mère défunte nous taillade le cœur par l’ouverture fictionnelle et senti- mentale qu’elle laisse apparaître). “Toujours et partout, dans le camp ter- restre, le même drame, le même décor, sur la même scène étroite […]. L’univers se répète sans fin et piaffe sur place”, écrivait le conspirateur socialiste Auguste Blanqui dans l’Eternité par les astres en 1872. Terrassant comme un récit d’apocalypse et d’une puissance visuelle inouïe, Le Cheval de Turin est l’un des films les plus puissants, les plus sensoriels, les plus engagés et les plus fidèles à l’idée de modernité cinématographique. Mais aussi l’un des plus compatissants.

Mais aussi l’un des plus compatissants. SOIRÉE EVÉNEMENT Ligue des Droits de l’Homme Mardi 17

SOIRÉE EVÉNEMENT Ligue des Droits de l’Homme

Mardi 17 Janvier 20h30 En présence de Henri ROSSI Président de la section LDH Cannes-Grasse
Mardi 17 Janvier 20h30
En présence de Henri ROSSI
Président de la section LDH Cannes-Grasse

Ceci n’est pas un film

Jafar Panahi Iran, 2011, 1h15

Depuis des mois, Jafar Panahi attend le verdict de la Cour d’Appel. Condamné par les autorités de son pays à six ans de prison et à vingt années d’interdiction d’exercer son métier, assigné à résidence en attendant le verdict de la Cour d’Appel, il est devenu un “homme empêché”. Avec la compli- cité de son confrère, le documentariste Mojtaba Mirtahmasb, il veut, à travers une journée dans son quotidien de reclus, tenter de poursuivre son chemin, coûte que coûte. Comment, quand on est réalisateur, faire un film depuis son appartement, sans caméra, sans chef opérateur, sans preneur de son, sans…rien ? En vivant en Iran, interdit d’exercer son métier. En livrant à la petite caméra DV d’un ami, autre réalisateur, sa frustration. Et en la tournant natu- rellement en force créatrice. Parce qu’il a ça dans le sang, Jafar Panahi. Finalement, de ces bouts de rien travaillés par un montage haletant, Panahi et Mirtahmasb livrent un objet filmique inattendu, qui n’est rien d’autre que tout ce qu’on attend du cinéma. Ceci n’est pas un film est le cri de rage d’un cinéaste empêché. Ceci est la force, l’angoisse et la beauté d’un geste cinématographique hors cadre. Ceci est tout un monde dans un objet filmique inattendu. “Un film n’est jamais ce qu’on raconte, mais ce qu’on réalise.” Précisément. Jafar Panahi a réalisé Ceci n’est pas un film, mais ceci est un FILM… et un grand ! Sarah Elkaïm

CINÉ BISTROT PHILO

Mardi 10 Janvier 19h00
Mardi 10 Janvier 19h00

Le Don :

Pourquoi donner ?

Soirée et débat animé par Benoit SPINOSA (Philosophe et auteur de Pourquoi donner aux éditions ALEAS) et Vladimir BIAGGI (Philosophe). En partenariat avec la MJC et la Médiathèque de Martigues ainsi que la librairie l’Alinea.

Que signifie le don dans un monde qui mar- chande tout, qui soupçonne toute générosité d’être intéressée et hypocrite, qui voit dans la gratuité une absence de valeur ? Pourtant, sans attendre de contrepartie, le don appelle le don, et la relation se crée, le lien étant alors plus fort que les biens. Boucle étrange, énigme du don. Il y a des gens qui prennent, qui gardent pour eux, qui refusent un bonjour, qui parlent pour faire taire, qui répliquent pour humilier, qui, à la générosité offerte, répondent par le sarcasme, la bêtise malveillante ou la vanité militante. Ces postures de haine, qui s’interdisent l’a- venir, rappellent que la boucle du don reste l’effort tenace que l’humain produit pour échapper aux ombres de la mort.

FILM SURPRISE !!!

Débat, buffet, film :

8 euros (7 euros adhérent)

Donoma Djinn Carrenard France, 2011, 2h13 Avec: EmiliaDerou-Bernal, SaloméBlechmans Analia, une prof d’espagnol sexy,

Donoma

Djinn Carrenard France, 2011, 2h13 Avec: EmiliaDerou-Bernal, SaloméBlechmans

Analia, une prof d’espagnol sexy, la tren- taine, fait cours à ses élèves de lycée pro- fessionnel. L’un d’eux, Dacio, arrive en retard, montre des signes d’insoumission, “fait le coq”. La prof s’énerve, cherche à restaurer son autorité, en vain, et tandis qu’une joute verbale s’engage la caméra, aussi démunie que l’enseignante, glisse sur les visages sans réussir à fixer le point. Flou. Pendant quelques minutes, on se croit en territoire connu, dans cette salle de classe qui, a l’habitude de valoir pour métaphore de la société française. Pourtant, très vite, le programme déraille. C’est finalement loin des turpitudes socio- logiques attendues que ce film ébouriffant, nous emmène. Le sujet de Donoma est le désir comme champ de bataille, ses inces- santes luttes de pouvoir et son illusoire séparation d’avec le politique (l’argent, la foi, la race : prismes déformants), ses mots comme autant de bombes qui en sabotent le mécanisme ou au contraire le fluidi- fient. Film choral évitant miraculeusement les pièges du genre (la ronde des destins et autres fanfreluches lelouchiennes), Donoma est construit comme un long match de boxe au montage virtuose. Chaque séquence fonctionne comme un round où la caméra se bat avec la lumière et les ombres (qui dévorent littéralement le cadre par ses bords), les mots (qui fusent, brillants, incandescents), les visa- ges (des acteurs, tous inconnus et excel- lents, sans exception). Carrénard manifes- te ainsi un mélange de roublardise, de can- deur, de rugosité, de douceur et de grâce qui laisse espérer, sinon la naissance d’un nouveau cinéma, du moins celle d’un cinéaste passionnant.

cinéma, du moins celle d’un cinéaste passionnant. Hara-Kiri : Mort d’un Samourai Takashi Miike Japon, 2011,

Hara-Kiri :

Mort d’un Samourai

Takashi Miike Japon, 2011, 2h05 Avec : Ebizo Ichikawa, Koji Yakusho Avertissement : des scènes peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

Au XVIIe siècle, Un samouraï nommé Hanshiro demande à effectuer un suicide rituel au sein du clan dirigé par le puis- sant Kageyu. L'une des forces d'Hara- kiri réside dans une virtuosité scénaris- tique qui joue de la mise en abyme et du flash-back. Dans un premier temps, le film retrace l'insoutenable épreuve endu- rée par Motome, en qui les fiers-à-bras du clan Li ont cru reconnaître un “hara- kiri pantomime”, c'est-à-dire un impos- teur venu dans l'espoir d'être embauché, auquel on impose le suicide rituel qu'il prétendait vouloir exécuter en guise de punition. Le malheureux a dû s'ouvrir le ventre avec le sabre en bois de bambou qui lui servait d'arme-leurre. Réalisée de main de maître, avec un dosage subtil de suspense et de cruauté, cette séquence entretient le trouble chez le spectateur, effaré par ce que Kageyu et ses lieute- nants font subir au simulateur. Dans un second temps, Hanshiro, nou- veau candidat au suicide rituel, revient à son tour sur l'histoire de Motome et son récit renverse totalement la perspective du film. Cocktail de film historique, de chanbara (film de sabre) et de mélo, Hara-kiri bascule alors dans un genre intimiste - avant un retournement de situation et un final vengeur, véritable moment d'anthologie.

Jean-Luc Douin

vengeur, véritable moment d'anthologie. Jean-Luc Douin Drive Nicolas Winding Refn USA, 2011, 1h40 Avec : Ryan

Drive

Nicolas Winding Refn

USA, 2011, 1h40 Avec : Ryan Gosling, Carey mulligan, Brian Cranston Cannes 2011 : Prix de la mise en scène

Drive ce n'est ni plus ni moins qu'un best of parfaitement assimilé de plus de 40 ans de productions US que le cinéaste nous invite. D'un pitch de série B d'une simpli- cité et linéarité radicale (un as du volant solitaire vole au secours d'une jeune femme en détresse et affronte la pègre), Drive se transforme par le génie de son réalisateur en un maelstrom d'émotions en tous genres. Filmant avec un amour sans borne son incroyablement charismatique driver (magnétique Ryan Gosling), Refn parvient à rendre jouissif chacun de ses gestes. De sa manière de mâchouiller son cure dent à sa démarche chaloupée magni- fiée par le port d'un blouson à dos de scor- pion, Gosling multiplie les poses qui font pousser un râle de plaisir tant il est le héros que l'on voudrait être. Et quand le jeune homme tombe sous le charme de la cra- quante Carey Mulligan, on est ravi de plonger dans une love story aussi épurée que touchante qui culmine dans une scène de baiser unique dans l'histoire du cinéma. Non content d'imposer subtilement cette romance feutrée, Refn s'en sert pour boos- ter son récit et plonger le spectateur dans une succession de séquences-choc où la mort n'est jamais gratuite ni complaisante. Au contraire, elle est nécessaire, attendue et mise en scène avec un sens de l'effet absolument redoutable. A ce niveau cin- glant de réussite formelle et thématique, on peut aisément parler de film instantané- ment culte ; Mieux de film référence ! Laurent Pécha

Cannes 2011
Cannes
2011
(Interdit au moins de 12 ans) Shame SteveMcQueen Angleterre, 2011, 1h39 Avec : Michael Fassbender,

(Interdit au moins de 12 ans)

Shame

SteveMcQueen Angleterre, 2011, 1h39 Avec : Michael Fassbender, Carey Mulligan Venise 2011 : Meilleure interprétation masculine

Brandon (Michael Fassbender) a un secret, ou plutôt une honte : il est accro au sexe. Impossible d’aimer et d’être aimé, Brandon souffre d’une mélancolie lui faisant prendre conscience de la misérable société qui l’entoure. Shame est un drame théâtral comme on en voit rarement au cinéma. Après le très haletant Hunger, Steve McQueen signe un film vertigineux dont le grand mérite revient aussi à son acteur principal Michael Fassbender. Voici une œuvre à part entière dans le paysage cinématogra- phique, prête à devenir le symbole de notre société contemporaine régie par la mélancolie et l’individualisme.

Cannes 2011
Cannes
2011

17 Filles

Muriel et Delphine Coulin France, 2011, 1h27 Avec: LouiseGrinberg, JulietteDarche, RoxaneDuran Cannes 2011 : Un certain regard

Parce que Camille, la meneuse de leur bande, est enceinte, 16 filles, adolescentes dans le même lycée de bord de mer, décident toutes d’avoir un bébé. Ce film s’inspire d’un fait divers bien réel survenu en 2008. Delphine et Muriel Coulin ancrent leur récit à Lorient et réalisent un film politique où s’opposent conformisme des parents et revendication d’une utopie collective féministe à l’envers (les héroïnes disent d’une toute autre façon que dans les années 70 : “notre corps nous appartient”, récusent la médiocrité d’une vie toute tracée et veulent former un club de filles soucieuses de prendre leur destin en main).

Lucie calet

soucieuses de prendre leur destin en main). Lucie calet Carnage Roman Polanski France/Espagne/Pologne, 2011, 1h20

Carnage

Roman Polanski France/Espagne/Pologne, 2011, 1h20

Dans un jardin public, deux enfants de 11 ans se bagarrent et se blessent. Les parents de la “victi- me” demandent à s'expliquer avec les parents du “coupable”. Rapidement, les échanges cordiaux cèdent le pas à l'affrontement.

les échanges cordiaux cèdent le pas à l'affrontement. A la lecture ou à la vision de

A la lecture ou à la vision de la pièce originale de

Yasmina Reza (Le Dieu du carnage), on imaginait mal comment Roman Polanski allait parvenir à la transfigurer. Couple contre couple, sexe contre

sexe, les gestes sourds, les fausses complicités, les duos duels, les postures, tout est examiné, écla- boussé. Rien ni personne n'est épargné, chacun ici est innocent et coupable (y compris les gardiens des droits de l'homme !), jusqu'au gel des gestes et des attitudes à la toute fin – un dénouement distinct de la pièce originale. Ce cul-de-sac final d'un mondeéternellement répétitif, piétinépar des adul- tes-automates, vaut à lui seul le détour. Filmé et écouté sous tous les angles, en reflet dans

un miroir, de dos, de face, de loin, de près, le qua- tuor d’acteurs constitue une musique de chambre bienvenue, à rebours du cinéma contemporain. Une troupe avec laquelle il a répété pendant deux

semaines avant le tournage menant à une solidité et

à une solidarité à toute épreuve pendant le tourna-

ge. A la devise fétiche de Polanski, “Plus c'est du

théâtre, plus c'est du cinéma”, son film Carnage répond par l'affirmative. Celui-ci apporte un nou- vel échantillon (plutôt inattendu) au laboratoire polanskien, une nouvelle démonstration du cache- cache (audio-visuel) de la nature humaine, de son manque d'altruisme et d'écoute, de son trop plein

de

dogmes et de cynisme…

d'écoute, de son trop plein de dogmes et de cynisme… A Dangerous method David Cronenberg Canada/Angleterre,

A Dangerous method

David Cronenberg Canada/Angleterre, 2011, 1h39 Avec : Keira Knightley, Viggo Mortensen, Michael Fassbender

Le dernier film de David Cronenberg, A Dangerous Method, retrace, entre Zurich et Vienne, la relation entre Carl Jung (Michael Fassbender), Sigmund Freud (Viggo Mortensen) et Sabrina Spielrein (Keira Knightley), une jeune patiente du premier dont elle deviendra la maîtresse avant de passer dans le cabinet du second et épouser laprofession de psychanalyste. La cure de la demoiselle Spielrein libère

les démons de Jung l'idéaliste, dont la

déontologie s'effondre, leur liaison scanda- leuse menant à une rupture de ses rapports avec le Père Freud, arrimé au sexe comme

à la base de toutes ses théories. Le récit est mené avec une diabolique tranquillité, une épure formelle qui se refuse à la moindre afféterie. Combien de fois a-t-on représen- té l'inconscient comme un puits sans fond, un méandre sombre et effrayant, et la réso- lution du trauma comme un accouchement ? Dans un film psychanalytique, rien à

faire, il faut plonger dans un bain d'images mouvantes pour remonter à l'image origi-

nelle d'où découle tout le drame. Cronenberg évite soigneusement toute forme de plongée dans la psyché de ses personnages et se tient, contre toute attente, à la surface du drame. Le champ-

contrechamp et le jeu des échelles, qui passent d'habitude pour le summum de l'ennui, rencontrent ici une inventivité de chaque instant, indices amortis de cette tempête qui gronde sous les crânes. Il y a dans sa patte, un lissé, une manière de tout mettre à plat, certes troublants dans le cadre de son sujet, mais qui répondent

à une logique implacable.

Le Havre Aki Kaurismäki Finlande/France, 2011, 1h33 Avec :André Wilms, Jean-Pierre Darroussin, Kati Outinen Il

Le Havre

Aki Kaurismäki Finlande/France, 2011, 1h33 Avec :André Wilms, Jean-Pierre Darroussin, Kati Outinen

Il était une fois un couple, le cireur de chaussures, Marcel Marx, et sa femme, Arletty, gravement malade. L’homme se retrouve avec sur les bras Idrissa, un gamin africain clandestin. Ajoutons Monet, un commissaire bon samaritain, le docteur Becker et la cordée solidaire des seconds rôles. L’humour caustique distillé avec le laconisme de toujours qui en garantit l’impact, l’incursion de Little Bob ici, comme les Melrose ailleurs, sans oublier la chienne Laïka (5e du nom) ajoutent à notre bonheur. Aki Kaurismäki sait comme personne évi- ter le naturalisme par la distanciation et l’intemporel de plans fixes et du jeu de ses comédiens, les couleurs froides ou passées, la rigueur des perspectives – servie ici par l’architecture d’Auguste Perret – et l’es- thétique des années 1950 à 1970. Avec en plus, une incursion dans les années 1940, avec la voix puis le corps de Jean-Pierre Léaud, en surgeon d’un délateur pétainiste, sujet oblige, et des clins d’œil aux Français qu’il aime. Le Havre a ainsi valeur de fable, une belle fable, avec sa morale volontairement naïve mais salutaire et qui réchauffe l’âme. L’humour, surtout quand il est autant déli- cat, est la meilleure arme contre les préju- gés et l’indifférence. C’est contre ça que le personnage de Marcel Marx est en lutte, c’est tout l’objet du message du film, et c’est bien ça qui nous touche d’abord. La simplicité humaniste de Le Havre est un véritable cadeau.

Louise Wimmer CyrilMennegun France, 2011, 1h20 Avec:CorinneMasiero, JerômeKircher, AnneBenoit Venise 2011
Louise
Wimmer
CyrilMennegun
France, 2011, 1h20
Avec:CorinneMasiero,
JerômeKircher,
AnneBenoit
Venise 2011

Louise Wimmer à la veille de ses cinquante ans vit dans sa voiture et a pour seul but de trouver un appartement et de repartir de zéro. Aux confins du document et de la fiction, juste de l’au- tre côté de cette frontière ténue Cyril Mennegun pré- sente le personnage de Louise, femme précaire, noble, qui dort dans sa voiture, nettoie des chambres d’hôtel et attend que les services sociaux lui procurent le loge- ment auquel elle a droit. Mennegun offre à Corinne Masiero le premier rôle qu’il lui fallait au cinéma, et dans lequel elle donne le sentiment d’avoir mis une très profonde rage. Respirant hors les murs du cinéma fran- çais standard, LouiseWimmer restera comme l’un des films les plus forts du festival de Venise 2011.

Cannes 2011 Las Acacias
Cannes
2011
Las
Acacias

Pablo Giorgelli Espagne/Argentine, 2011, 1h25 Avec : German De Silva, Hebe Duarte Cannes 2011 : Caméra d’Or

Las Acacias est la trace filmée d’un voyage en camion d’un homme, d’une femme et d’un enfant. L’homme est routier, depuis de longues années, autant dire un garçon du genre tai- seux. La femme, lui est inconnue - c’est une passagère, quasi- ment une auto-stoppeuse. On la soupçonne immédiatement d’être pauvre, en tout cas assez fauchée pour ne pas avoir trouvé d’autre ressource que ce vétuste véhicule pour parcourir, avec un bébé dans les bras, les 1 500 kilomètres de route. Accepter de rouler pour Las Acacias, c’est se rendre compte une fois encore que le cinéma peut être un art très simple, très direct, pour peu qu’on laisse respirer les choses. Sans compter la redite inhérente à la route, ce malheur du pneu que l’on connaît tous : route, station-service, paysages. Mais, lentement, vient l’assurance que ces deux-là font un petit bout de chemin ensemble, et nous avec eux. La saveur étrange de ce film, la façon dont il réussit à faire du bien à une salle entière, tient sans aucun doute à cela : il ne s’agit pas tant ici d’un voyage que d’une trajectoire de vie. PhilippeAzoury

d’un voyage que d’une trajectoire de vie. PhilippeAzoury Take Shelter Jeff Nichols USA, 2011, 2h00 A

Take Shelter

Jeff Nichols USA, 2011, 2h00 Avec : Michael Shannon, Jessica Chastain Cannes 2011 : Prix de la critique internationale, Grand Prix de la Semaine de la Critique. Deauville 2011 : Grand Prix

Curtis La Forche mène une vie paisible avec sa femme et sa fille quand il devient sujet à de violents cauchemars. La menace d'une tornade l'obsède. Des visions apocalyptiques envahis- sent peu à peu son esprit. Son comportement inexplicable fragilise son couple et provoque l'incompréhension de ses proches. Rien ne peut en effet vaincre la terreur qui l'habite Jeff Nichols traite de la fin du monde comme personne et trouve l’angle le plus original vu au cinéma depuis bien longtemps. Pendant deux heures qui passent en un clin d’oeil il signe un portrait familial aussi touchant que juste, lui adjoint une tragédie en sommeil effrayante, le pimente de moments de tension incroyables qui sont autant de tours de force de mise en scène (les visions d’apocalypse sont des modèles de puissance visuelle) et parvient à rester cohérent. Le final est tout simplement sidérant, d’un courage et d’une maîtrise qui laissent les bras ballants. Porté par une urgen- ce permanente et la présence pesante de l’ins- tinct de survie, Take Shelter est une démons- tration de grand cinéma, à la fois d’auteur et populaire, sans le moindre cynisme. C’est éga- lement l’occasion de voir à l’écran un couple d’acteurs rares mais pourtant parmi les plus grands du moment, Michael Shannon, encore une fois habité, et Jessica Chastain, lumineuse. Nicolas Gilli

parmi les plus grands du moment, Michael Shannon, encore une fois habité, et Jessica Chastain, lumineuse.
J.Edgar Clint Eastwood USA, 2011, 2h15 A vec : Leonardo DiCaprio, Naomi Watts Le film

J.Edgar

Clint Eastwood USA, 2011, 2h15 Avec : Leonardo DiCaprio, Naomi Watts

USA, 2011, 2h15 A vec : Leonardo DiCaprio, Naomi Watts Le film explore la vie publique

Le film explore la vie publique et privée de l’une des figures les plus puissantes, les plus contro- versées et les plus énigmatiques du 20e siècle, J. Edgar Hoover, incarnation du maintien de la loi en Amérique pendant près de cinquante ans. Toute la majesté de J. Edgar, celle qui en fait le meilleur Eastwood depuis Mystic River, c’est d’entremêler si bien son style à la respectabilité de son personnage principal. Eastwood sous- entend énormément sans jouer la carte de la cari- cature pour se concentrer sur l’importance socio- politique de Hoover auprès du peuple américain, l’importance de la manipulation de l’information et de l’imaginaire hollywoodien Hoover cons- truit, brique par brique, l’image du FBI telle qu’elle est aujourd’hui, celle du héros protecteur des terres américaines. C’est la création d’un mythe en direct, la mise en purée de l’histoire américaine pour en faire un mélange homogène. “La force de la légende dépend d’où l’histoire s’arrête”. N’abaissant jamais sa garde, il est là, l’homme à l’image de son pays, peut-être même plus, l’homme sur qui les États-Unis se sont modelés. Eastwood, de sa poigne tranquille, en a fait le paradoxe ambulant de l’Amérique, celui qui effraya les présidents, celui dont la mort sub- ite enterra les véritables origines et les premiers secrets du FBI. Et c’est précisément en perdant la trace des origines que ce nuage feutré, cette fumée qu’expire Eastwood en inspirant la nor- malité, trouble la vue et fait d’un homme une légende de notre temps.

LE GRAND ÉCRAN DES PETITS

A partir de 7 ans En version 2D ou 3D selon séance
A partir
de 7 ans
En version
2D
ou 3D
selon séance

Les Aventures de Tintin :

le secret de la licorne

Film d’animation de Steven Spielberg USA/Nouvelle-Zélande, 2011, 1h47

Parce qu’il achète la maquette d’un bateau appelé la Licorne, Tintin, un jeune reporter, se retrouve entraîné dans une fantastique aventure à la recherche d’un fabu- leux secret. De la haute mer aux sables des déserts d’Afrique, Tintin et ses amis vont affronter mille obsta- cles, risquer leur vie, et prouver que quand on est prêt à prendre tous les risques, rien ne peut vous arrêter…

A partir de 8 ans Le Tableau
A partir
de 8 ans
Le Tableau

Film d’animation de Jean-François Laguionie France/Belgique, 2011, 1h16

Un château, des jardins fleuris, une forêt menaçante, voilà ce qu’un Peintre, pour des raisons mystérieuses, a laissé inachevé. Dans ce tableau vivent trois sortes de person- nages : les Toupins qui sont entièrement peints, les Pafinis auxquels il manque quelques couleurs et les Reufs qui ne sont que des esquisses. S'estimant supérieurs, les Toupins prennent le pouvoir, chassent les Pafinis du château et asservissent les Reufs. Persuadés que seul le Peintre peut ramener l’harmonie en finissant le tableau, Ramo, Lola et Plume décident de partir à sa recherche.

A partir de 8 ans Hugo Cabret Martin Scorsese USA, 2011, 2h08 Avec : Ben
A partir de 8 ans
Hugo Cabret
Martin Scorsese
USA, 2011, 2h08
Avec : Ben Kingsley, Jude Law, Asa Butterfield
En version
ou 3D 2D
selon séance

Un film à grand spectacle tourné en 3D par Martin Scorsese et adapté du roman à succès de Brian Selznick, Hugo Cabret est un conte familial unique et un hommage vibrant aux pionniers du cinéma. Dans le Paris des années 30, le jeune Hugo est un orphelin de douze ans qui vit dans une gare. Son passé est un mystère et son destin une énigme. De son père, il ne lui reste qu’un étran- ge automate dont il cherche la clé – en forme de cœur – qui pourrait le faire fonctionner. Un vieux marchand de jouets, qui n’est autre que Georges Méliès a peut-être la solution…

A partir de 2 ans
A partir
de 2 ans

Gros-pois et Petit-point

Programme de 6 courts métrages d’animation d’Uzi et Lotta Geffenflad Suède, 2011, 43mn

Le premier est couvert de pois, tandis que l’autre est parsemé de points. Et ils sont très heureux comme ça. Mais vous n’êtes pas au bout de vos surprises car les aventures de Gros-pois et Petit-point riment avec imagination, observation

et expérimentation

Un délice pour les plus petits.

A partir de 5/6 ans
A partir
de 5/6 ans

Arriety et le petit monde des chapardeurs

Film d’animation de Hiromasa Yonebayashi Japon, 2010, 1h34

Arrietty Clok est une petite chapardeuse de 14 ans, un lutin pas plus haut que trois pommes qui vit sous le plancher d’une maison avec toute sa famille. Téméraire et aguerrie dans l’art du vol, comme son espèce l’in- dique, Arrietty enfreint une règle essentielle en se liant d’amitié avec Shô, un jeune garçon humain

PROGRAMME DU 21 DÉCEMBRE 2011 AU 31 JANVIER 2012 Tous les films non francophones, sont
PROGRAMME DU 21 DÉCEMBRE 2011 AU 31 JANVIER 2012
Tous les films non francophones, sont diffusés en Version Originale sous-titrée.
MERCREDI 21 AU MARDI 6 DÉCEMBRE
MERC. 21
MERC. 21
JEU. 22
JEU. 22
VEND. 23
VEND. 23
SAM. 24
SAM. 24
DIM. 25
DIM. 25
LUN. 26
LUN. 26
MAR. 27
MAR. 27
DONOMA
20h30
18h30
21h00
16h00
HARA KIRI
21h00
18h30
21h00
DRIVE
16h30
15h00
18h30
19h00
SHINING
17h30
16h00
20h30
16h00
GROS POIS ET PETIT POINT
14h30
15h00
15h00
15h00/16h00
TINTIN
15h30 / 2D
14h30 / 3D
17h00 / 3D
17h00 / 3D
MERCREDI 28 DÉCEMBRE AU MARDI 3 JANVIER
MERC. 28
MERC. 28
JEU. 29
JEU. 29
VEND. 30
VEND. 30
SAM. 31
SAM. 31
DIM. 1
DIM. 1
LUN. 2
LUN. 2
MAR. 3
SHAME
20h30
19h00
18h30
20h30
19h00
CARNAGE
19h00
21h00
17h30
17 FILLES
17h00
19h00
21h00
16h30
19h00
DRIVE
17h00
15h45
21h00
SHINING
18h00
16h00
LE TABLEAU
15h30
14h30
15h00
17h00
GROS POIS ET PETIT POINT
14h30
16h00
15h00
16h00
MERCREDI 4 AU MARDI 10 JANVIER
MERC. 4
JEU. 5
VEND. 6
SAM. 7
DIM. 8
LUN. 9
MAR. 10
SHINING SOIRÉE DE CLÔTURE
20h00
14h00
CARNAGE
17h30
18h30
21h00
17h00
17h30
A
DANGEROUS METHOD
21h00
19h00
17h00
19h00
21h00
LE HAVRE
19h00
21h00
17h00
19h00
19h00
BISTROPHILO“POURQUOIDONNER”-FILMSURPRISE
19h00
LE TABLEAU
14h30/16h00
15h30
15h30
MERCREDI 11 AU MARDI 17 JANVIER
MERC. 11
JEU. 12
VEND. 13
SAM. 14
DIM. 15
LUN. 16
MAR. 17
CECI N'EST PAS UN FILM
17h00
20h30
LE HAVRE
21h00
21h00
19h20
17h00
21h00
18h30
A
DANGEROUS METHOD
18h30
19h00
21h00
19h00
16h30
LE CHEVAL DE TURIN
18h30
20h30
16h45
19h00
HUGOCABRET
14h30 / 2D
14h30 / 3D
14h30 / 3D
MERCREDI 18 AU MARDI 24 JANVIER
MERC. 18
JEU. 19
VEND. 20
SAM. 21
DIM. 22
LUN. 23
MAR. 24
LOUISE WIMMER
19h00
17h00
17h00
21h15
19h00
LES ACACIAS
17h00
19h00
21h00
19h30
TAKE SHELTER
21h00
21h00
18h30
21h00
17h00
19h00
21h00
HUGOCABRET
14h30 / 2D
14h30/18h30 / 3D
14h30 / 3D
MERCREDI 25 AU MARDI 31 JANVIER
MERC. 25
JEU. 26
VEND. 27
SAM. 28
DIM. 29
LUN. 30
MAR. 31
TAKE SHELTER
18h45
21h00
18h45
18h30
19h30
18h45
21h00
J.EDGAR
16h15/21h00
18h30
21h00/16h00
21h00
17h00
21h00
18h30
ARRIETY
14h30
16h30
15h00
21h00 17h00 21h00 18h30 ARRIETY 14h30 16h30 15h00 Vacances Scolaires+férié Soirée Evénements Jeune Public

Vacances Scolaires+férié

Soirée Evénements

Jeune Public

RétrospectiveStanleyKubrick

ARRIETY 14h30 16h30 15h00 Vacances Scolaires+férié Soirée Evénements Jeune Public RétrospectiveStanleyKubrick
Jeune Public RétrospectiveStanleyKubrick www.cinemasdusud.com Prix des places : 5 Euros adhérents,

www.cinemasdusud.com

Prix des places : 5 Euros adhérents, chomeurs, étudiants, + de 60 ans : 4 Euros enfants (-13 ans) : 3,20 Euros Abonnement 10 séances 43 Euros Pass jeune (- 25 ans) 8 films 25,60 Euros Projections 3D : + 1 Euros (lunettes)

cinéma Jean Renoir rue Jean Renoir Martigues cinéma Jean Renoir cinéma 09 63 00 37 60 répondeur 08 92 68 03 71 adminis. cinéma 09 63 00 37 60 répondeur 08 92 68 03 71 adminis. 04 42 44 32 21 cinéma Jean Renoir rue Jean Renoir Martigues

00 37 60 répondeur 08 92 68 03 71 adminis. 04 42 44 32 21 e-mail

e-mail : jean.renoir1@club-internet.fr

Le cinéma Jean Renoir est financé majoritairement par la ville de Martigues. Par le Conseil Général 13,

le CNC, la région PACA, la DRAC PACA

DIGITAL
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REPONDEUR INTERACTIF 24h/24h Horaires, tarifs, résumés, *0,34 la minute

08 92 68 03 71
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Plus d’informations sur les films :

cinemajeanrenoir.blogspot.com

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