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Photos : Samir Sid

Photos : Samir Sid LE BONJOUR DU «SOIR» Mazalna haïne ( * ) En fin de

LE BONJOUR DU «SOIR»

Mazalna haïne (*)

En fin de compte, avec ou sans amendements, le nouveau texte de la loi sur l’information ne sera d’aucune utilité pour faire avancer la cause de la liberté d’expression. Lorsqu’on a mis Benchicou en prison, c’était pour tout à fait autre chose : une affaire de bons de caisse ! Ils ont suspendu Le Matin, vendu aux enchères l’immeuble de Hussein- Dey et jeté en taule l’homme qui les a défiés ! Tout ça, pour les bons de caisse ! Alors, chers députés, levez les mains tant que vous voudrez : ce n’est pas un vote qui nous donnera davantage de liberté ! Ceux qui nous ont donné cette liberté, ce

sont les enfants d’Octobre 1988, la centaine de nos confrères tués par les islamistes armés ; ce sont aussi tous les autres martyrs de la lutte pour la République et la Démocratie ! Notre liberté se négocie chaque jour sur les colonnes de l’Honneur et cela a un prix ! Demandez-le à la justice et à l’Anep et, surtout, à leurs tuteurs ! (*) : nous sommes toujours là !

maamarfarah20@yahoo.fr

«Les oiseaux ne laissent qu'un chant éphémère ; l'homme passe, mais sa renommée survit.»

éphémère ; l'homme passe, mais sa renommée survit.» Edition d’Alger - ISSN IIII - 0074 JEUX
Edition d’Alger - ISSN IIII - 0074
Edition d’Alger - ISSN IIII - 0074
sa renommée survit.» Edition d’Alger - ISSN IIII - 0074 JEUX ARABES(DOHA) Le déclin du sport

JEUX ARABES(DOHA)

Le déclin du sport algérien

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OULD KABLIA : «L’agrément des nouveaux partis se fera rapidement» PAGE 3 ABDELAZIZ BELKHADEM
OULD KABLIA :
«L’agrément
des
nouveaux
partis
se fera
rapidement»
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ABDELAZIZ BELKHADEM
«Il n’y aurapas deraz-de-maréeislamiste» PAGE 3
«Il n’y aurapas deraz-de-maréeislamiste» PAGE 3
«Il n’y aurapas deraz-de-maréeislamiste» PAGE 3 MARDI 20 DÉCEMBRE 201 1 - 25 MOUHARAM 1433 -

MARDI 20 DÉCEMBRE 2011 - 25 MOUHARAM 1433 - N° 6439 - PRIX 10 DA - FAX : RÉDACTION : 021 67 06 76 - PUBLICITÉ : 021 67 06 75 - TÉL : 021 67 06 51 - 021 67 06 58

La différence

Dans le rapport de gestion 2010, publié par le ministère de l’Habi- tat, il est relevé que seules Alger, suivie d’Oran et à moindre degré Constantine ont le plus recours à des promoteurs immobiliers adhé- rents au Fonds de garantie et de caution mutuelle de la promotion immobilière pour la réalisation de projets. Avec la nou- velle loi régis- sant l’activité, beaucoup de spécialistes espèrent voir les directeurs du logement de wilaya se confor- mer à cette règle.

beaucoup de spécialistes espèrent voir les directeurs du logement de wilaya se confor- mer à cette

Vahid

l’Algérien

L’annulation du match Algérie- Cameroun continue d’alimenter la chronique sportive et politique du côté de Yaoundé. Ministère et fédération du pays de Paul Biya démêlent l’écheveau de cette affaire qui vient d’énoncer ses premières sanctions avec notamment une suspension de la star des Lions indomptables, Samuel Eto’o Fils, pour quinze matches. Un verdict qui, en Algérie, n’a donné lieu à aucune réaction offi- cielle de la part du MJS, encore moins de la FAF. Seul le sélec- tionneur bosnien des Verts, Vahid

Halilhod- zic, a don- né son avis sur le sujet.
Halilhod-
zic, a don-
né son avis
sur le sujet.

PP

ERISCOOPERISCOOP

a don- né son avis sur le sujet. P P ERISCOOP ERISCOOP S oirperiscoop@yahoo.fr M ardi

Soirperiscoop@yahoo.fr

Mardi 20 décembre 2011 - Page 2

L’initiative viendrait du Sénat

en croire une source très au fait des arcanes du

FLN, des sénateurs voudraient prendre au mot

Abdelaziz Belkhadem afin de l’amener à

se réunir avec Goudjil pour trouver une solution avant les pro- chaines élections législatives.

La bataille d’Alger Selon des indiscrétions, Abdelaziz Belkhadem serait tenté de conduire la liste du
La bataille d’Alger
Selon des indiscrétions,
Abdelaziz Belkhadem
serait tenté de conduire
la liste du FLN à Alger
pour les prochaines
législatives.
De la même manière, il
semble bien qu’au RND,
Ouyahia serait, lui aussi,
tenté par une candidature à
Alger.
1 543 km pour une sérigraphie Pour confectionner des pancartes et des panneaux, la commune

1 543 km pour une sérigraphie

Pour confectionner des pancartes et des panneaux, la commune de Tamantit, située dans la wilaya d’Adrar, s’adresse à un sérigraphe… d’Alger. Des centaines de kilomètres à parcourir com- me si dans tout le Sud-ouest algérien, il n’existe aucun sérigraphe. Ne parlons pas du coût du transport.

Un

jour, un

sondage

Avez-vous offert des séjours touristiques à vos enfants durant ces vacances scolaires ?

OUI NON Sans opinion
OUI
NON
Sans opinion

Résultats du dernier sondage

Pensez-vous que la Tunisie de l’après-Ben Ali a retrouvé la sérénité une année après le début de la révolution ?

OUI : 38,21 % NON :58,28 % S. OPINION : 3,52 %

? OUI : 38,21 % NON :58,28 % S. OPINION : 3,52 % Déposez votre réponse

Déposez votre réponse sur le site du Soir d’Algérie www.lesoirdalgerie.com

Le Soir

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Actualité

Mardi 20 décembre 2011 - PAGE 3

c t u a l i t é M ardi 20 décembre 2011 - PAGE 3

DAHO OULD KABLIA :

«L’agrément des nouveaux partis se fera rapidement»

De nouveaux partis politiques seront agréés sitôt la loi sur les partis votée par le Sénat et avalisée par le Conseil constitutionnel. Le ministre de l’Intérieur promet un pro- cessus rapide qui permettra aux nouvelles formations politiques de prendre part aux législatives.

Nawal Imès - Alger (Le Soir)- Le ministre de l’Intérieur a mis fin hier à la polémique entourant la possibilité ou pas des partis poli- tiques nouvellement agréés de participer aux prochaines sélec- tions. Daho Ould Kablia expliquait que la célérité avec laquelle seront agréés les partis dépendra de ces derniers. En clair, il affirmait que «nous sommes dans l’obligation d’agréer rapidement ces partis après les annonces faites par le président de la République en Conseil des ministres. On ne prendra pas de retard dans l’étu- de des dossiers». Ces partis auront-ils le temps de se préparer pour les pro- chaines échéances ? Oui, répond le ministre mais cela dépendra d’eux. Explications du ministre :

tout dépendra des partis qui

déposeront leurs demandes. Si les dossiers sont complets et que l’administration n’est pas dans l’obligation de demander des compléments de documents, l’agrément se fera à temps. «Tout retard incombera aux concerné», dira Ould Kablia. Le ministère de l’Intérieur aura à étudier une quinzaine de dos- siers en attente. «Beaucoup de personnes ayant l’intention de créer des partis se sont finale- ment rétractées. Au final, nous aurons à étudier une quinzaine de dossiers puisque beaucoup, ayant vu qu’ils ne répondaient pas aux critères, se sont rétractés.» Le président de la République avait donné le la dimanche en Conseil des ministres en affirmant que la tenue des élections législa- tives se fera «dans une pluralité sans précédent, avec la participa- tion d'une classe politique qui

Photo : Samir Sid
Photo : Samir Sid

Daho Ould Kablia.

sera renforcée par de nouveaux partis et les facilitations que la loi a mis en place en faveur des can- didats indépendants». Le cap sur les prochaines élections est bel et bien donné. Le ministre de l’Intérieur affirme que tout l’arsenal juridique relatif aux

législatives sera prêt dans une quinzaine de jours. Le corps élec- toral sera convoqué dès la fin de la session d'automne du Parlement pour la tenue, au cours du printemps prochain, des élec- tions législatives. Des élections que Daho Ould

Kablia espère voir se dérouler en présence d’un maximum d’obser- vateurs internationaux. L’Algérie, dit-il, formulera des demandes auprès de l’Union européenne, l’Union africaine, l’Organisation des pays isla- miques pour éloigner le spectre des doutes qui entachent chaque rendez-vous électoral. Des décla- rations faites au lendemain d’un Conseil des ministres qui aura finalement mis un terme à la polé- mique sur l’agrément des partis et la tenue d’élections anticipées. A plusieurs reprises, le ministre de l’Intérieur a eu à affir- mer qu’aucun parti politique ne sera agréé avant la promulgation de la nouvelle loi sur les partis, laissant planer le doute sur la possibilité des partis nouvelle- ment agréés de prendre part aux élections législatives. Ces décla- rations contradictoires ont soule- vé l’ire des partis en attente d’agrément. Il aura fallu l’interven- tion de Bouteflika pour que soient clairement connues les intentions du pouvoir.

N. I.

ABDELAZIZ BELKHADEM :

«Il n’y aura pas de raz-de-marée islamiste»

«Les islamistes, tous réunis, obtiendront entre 35 et 40% lors des prochaines législatives.» C’est ce que prévoit le secrétaire général du Front de libération nationale, Abdelaziz Belkhadem, qui situe ce taux dans la moyenne suggérée par les tout récents scrutins dans les pays arabes et musulmans.

Kamel Amarni - Alger (Le Soir) - Le chef du FLN, mais aussi ministre d’Etat représentant personnel du pré- sident de la République est catégo- rique : «Ceux qui prévoient un raz-de- marée islamiste en Algérie se trom- pent. Nous, ce raz-de-marée, nous l’avons déjà eu en 1991. Et contraire- ment à des pays comme la Tunisie ou l’Égypte où les islamistes ont tou- jours été dans l’opposition jusqu’à récemment, nous, les islamistes nous les avons dans l’opposition mais aussi dans le gouvernement.» Pour Belkhadem, même l’émer- gence de nouvelles formations isla- mistes comme le nouveau parti de Abdellah Djaballah, de Abdelmadjid Menasra ou Mohamed Saïd ne chan- gera pas la donne. Il l’a répété plus d’une fois, hier lundi, lors de la confé- rence de presse qu’il avait animée au siège du parti à Hydra au lendemain de la tenue de la session du comité central. Il faut dire que, de par sa position à l’intérieur du pouvoir, Belkhadem détient des informations de première main lui permettant de bâtir une stratégie électorale à bon escient. Des sondages confidentiels faits par le pouvoir situent le vote islamiste potentiel dans cette fourchette effecti- vement. D’où, d’ailleurs, l’empresse- ment de ce même pouvoir à vouloir faire agréer et même fortifier les nou- veaux partis islamistes et les faire participer aux prochaines législatives. Cela permettrait au pouvoir d’émiet- ter ce potentiel islamiste de sorte à ne jamais avoir affaire à un seul grand parti fondamentaliste en face. Aussi, le pouvoir qui se prépare activement aux élections ne laissera jamais les

cessait-il de répéter hier encore. L’homme dit même que son parti est prêt à affronter l’échéance législative à tout moment et quel qu’en soit l’ad- versaire. Comme nous l’annoncions par ailleurs, l’ex-parti unique mise sur pas moins de 144 sièges et la pre- mière position lors des prochaines élections. Il se permet même le luxe de narguer le MSP d’Aboudjerra Soltani. «Faire partie de l’Alliance est un choix librement consenti par cha- cun des partis la composant. Celui qui veut la quitter, qu’il la quitte» ! Cette même assurance dans le pro-

pos apparaît également lorsqu’il évoque le Mouvement des redres- seurs, contrairement aux mois der- niers où Belkhadem était très tendu. Davantage quand il était interrogé à propos des redresseurs. Aura-t-il obtenu des garanties ? Les jours à venir et l’accélération des événe- ments permettront de mieux cerner la réalité de la crise qui a secoué le FLN depuis octobre 2010. Néanmoins, une chose est d’ores et déjà certaine : l’ambition présidentielle n’est plus de mise. A court terme du moins. «Je ne sais en quelle langue

je devrais vous le dire une bonne fois pour toutes : les présidentielles ne sont pas d’actualité. Elles n’intervien- dront qu’en 2014. Et il est naturel que chaque parti présente son propre chef pour cette élection. Celui qui pré- side le FLN, c’est le président Bouteflika. Les choses sont claires. En tout cas, mon candidat à moi, personnellement, c’est Abdelaziz Bouteflika, sauf s’il le refuse.» Cette mise au point n’est certainement pas destinée à la presse mais plutôt à qui de droit…

K. A.

choses se faire sans lui : à savoir se retrouver avec une Assemblée dont le contrôle lui échapperait, mise fort sur un parti comme le FLN. C’est ce qui explique l’assurance affichée par Belkhadem ces derniers temps. «Nous n’avons aucune appréhen- sion par rapport à ces élections», ne

LES ÉLECTIONS DANS LES DÉLAIS ET AVEC LES NOUVEAUX PARTIS POLITIQUES

Bouteflika met fin au faux suspense

Abdelaziz Bouteflika met officielle- ment fin aux nombreuses supputa- tions entourant les prochaines légis- latives et le calendrier qu’il s’était fixé pour ses «réformes politiques». Aucune modification, ni de date mais aussi du contenu des textes de lois en cours d’adoption au niveau du Parlement n’est envisagée par le pou- voir. Pas de deuxième lecture donc et les nouveaux partis auront leur agré- ment avant les élections.

C’est au cours de la réunion du Conseil des ministres, dimanche dernier, que Bouteflika s’est exprimé clairement sur ces questions :

«Le gouvernement a été au rendez-vous en déposant sur le bureau du Parlement l’en- semble des projets de lois relatives à ces réformes. Le Parlement finalise quant à lui, en ce moment, souverainement, sa prise de déci- sion sur ces projets de lois, dont celles revê- tant un caractère organique feront l’objet d’avis du Conseil constitutionnel.» Louisa Hanoune criait pourtant sur tous les toits que Bouteflika lui aurait promis de procé- der à une deuxième lecture des lois en ques- tion ! Elle ignore peut-être que la machine du pouvoir est sans état d’âme quand il s’agit de

choses sérieuses. Pour preuve, Bouteflika «déboute» la même Louisa Hanoune sur une autre de ses revendications phares : une élec- tion anticipée. Le patron d’El Mouradia enchaîne en effet, selon le communiqué de la présidence, par cette décision : «Ce faisant, le corps électoral sera convoqué dès la fin de la session d’au- tomne du Parlement pour la tenue, au cours du printemps prochain, des élections législatives, puis, comme je l’ai déjà annoncé en avril der- nier, je soumettrai au Parlement le projet de révision de la Constitution dans le respect des dispositions énoncées par cette loi fondamen- tale.» Les législatives se tiendront, autrement dit, dans les délais et avec la participation, désor- mais confirmée au plus haut niveau, des nou- veaux partis comme ceux de Djaballah, Menasra, Mohamed Saïd, Amara Benyounès, Khaled Bounedjma, Aziz Bélaïd, etc. «En attendant, dira encore Bouteflika, je me réjouis de la prochaine tenue des élections législatives dans une pluralité sans précédent, avec la par- ticipation d’une classe politique qui sera renfor- cée par de nouveaux partis et les facilitations que la loi a mis en place en faveur des candi- dats indépendants». Bouteflika parle ici du nouveau parti et fait certainement allusion aussi au FFS dont la par-

ticipation a été négociée, dans le plus grand secret, lors d’un séjour de Aït Ahmed à Alger en mai dernier. Aussi, le communiqué de la présidence annonce que la préparation strictement maté- rielle des prochaines législatives est quasiment terminée. «Au plan matériel, 113 000 urnes transparentes sont en cours de production localement, alors que les sièges devant accueillir la Commission nationale de sur- veillance des élections et la Commission natio- nale de supervision des élections composées de magistrats ont déjà été aménagés.» Tout comme «l’élaboration des textes régle- mentaires requis pour l’organisation des élec- tions législatives a été entamée et ces textes seront disponibles dans les quelques jours qui suivront la convocation du corps électoral». Sur un autre plan, la réunion marathon du Conseil des ministres de dimanche dernier qui a duré plus de huit heures sans interruption a été l’occasion, entre autres, de procéder à l’al- légement de la procédure portant réglementa- tion des marchés publics. Désormais, chaque ministère est autorisé à constituer une com- mission à son niveau, supervisée par le minis- tère des Finances, en vue d’attribuer des mar- chés. Manifestement, il s’agit là de faciliter les attributions de gré à gré.

K. A.

Le Soir

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Mardi 20 décembre 2011 - PAGE 4

A c t u a l i t é Mardi 20 décembre 2011 - PAGE 4

PERSONNES ÂGÉES

Rénovation de cent soixante-sept centres

Cent soixante-sept centres pour personnes âgées seront rénovés à travers le territoire national. Les travaux de réha- bilitation ont été lancés pour certains établissements et d’autres sont prévus pour janvier prochain. C’est ce qu’a annoncé, hier, le ministre de la Solidarité nationale et de la Famille, Saïd Barkat.

Rym Nasri - Alger (Le Soir) - Intervenant lors d’une rencontre avec la commission de la santé des affaires sociales, du travail et de la formation professionnelle de l’Assemblée populaire nationale (APN), le ministre de la Solidarité a exposé les différents projets du

décret exécutif de la loi 10-12 rela- tive à la protection des personnes âgées, adoptée il y a une année. «Le ministère de la Solidarité s’est attelé à la préparation des projets du décret exécutif de cette loi. Ils sont au nombre de 9 dont 3 sont soumis au secrétariat général

du gouvernement, 3 sont fin prêts et les 3 autres sont en cours de préparation», a-t-il précisé. Les projets du décret exécutif de la loi relative à la protection des personnes âgées concernent notamment la gratuité et/ou la réduction du transport (terrestre, ferroviaire, maritime et aérien) pour les personnes ayant 65 ans et plus. «Nous avons prévu 50% de réduction pour le transport aérien et maritime sur les lignes inté- rieures», a-t-il déclaré.

Il est également question de la réorganisation des établissements pour personnes âgées dont la nou- veauté est la création de l’accueil du jour. Autre projet de décret exécutif :

déterminer les conditions d’accès aux primes et aides de l’Etat desti- nées aux personnes âgées, à leur famille ainsi qu’aux familles d’ac- cueil. Saïd Barkat a annoncé, en outre, le lancement de la formation des auxiliaires de vie, chargés d’assurer, entre autres, l’hygiène

quotidienne des personnes âgées et de veiller au suivi de leur traite- ment médicamenteux. Une forma- tion qui sera d’une durée de 24 mois et le niveau requis est le bac+2. «Nous sommes exigeants quant à la formation des auxiliaires de vie afin d’assurer une bonne prise en charge des personnes âgées», a-t-il souligné. Il a, par ailleurs, indiqué que l’Algérie compte 1,8 million de per- sonnes âgées dont 300 000 sont prises en charge par l’Etat.

R. N.

SURVEILLANCE INTERNATIONALE DE QUALITÉ DES ÉLECTIONS LÉGISLATIVES

Impossibilité de mise en œuvre, selon le RCD

La surveillance internationale des prochaines élections législatives telle qu’envisagée par le pouvoir ne recueille pas l’assentiment du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) qui, pourtant, reste le seul parti à réclamer cette supervision internationale. Le parti de Saïd Sadi, dans un communiqué rendu public hier, a estimé que «le pouvoir annonce sa disponibilité pour une surveillance internationale mais crée les conditions de l’impossibilité de sa mise en œuvre».

Sofiane Aït Iflis - Alger (Le Soir) - Le RCD, qui fait de la surveillance internationa- le massive et qualifiée l’une des conditions à sa participation au prochain scrutin législatif, considère que cette surveillance ne peut s’opérer, étant donné le calendrier, selon les standards internationaux. «En effet, une fois de plus, l’Algérie veut faire exception. Les organisations habilitées à organiser l’assistance ou la surveillance

des élections exigent d’être présentes au moins six mois avant sur le terrain (nettoya- ge des fichiers électoraux, vérification des usages des moyens de l’Etat, choix des sites cibles, reconnaissance et étude des lieux…). C’est ce qui s’est passé par, exemple, en Tunisie», a noté le parti. Fort de ce rappel, le RCD a relevé, aussi, que le communiqué du Conseil des ministres tenu la veille soulève plus de ques-

tions qu’il n’apporte de réponses sur l’éter- nel problème des fraudes. «Dans le meilleur des cas, la convocation du corps électoral ne pourra se faire qu’au début janvier 2012. Ce qui donne un délai de quatre mois avant la date du vote. La manipulation des législa- tives a déjà commencé. Le pouvoir algérien qui veut atomiser l’Assemblée par les partis croupions et les "indépendants" annonce, par ailleurs, sa disponibilité pour une sur- veillance internationale mais crée les condi- tions de l’impossibilité de sa mise en œuvre», a souligné le RCD, ajoutant que «dans les faits, on risque, sauf imprévu, de se retrouver avec quelques fonctionnaires de l’Union africaine et de la Ligue arabe confortablement installés dans les hôtels algériens avant de signer la traditionnelle

PROJET DE LIAISON DE FIBRE OPTIQUE ALGER-ZINDER

Ce n’est plus qu’une affaire technique

Les obstacles liés aux moyens financiers et à la volon- té politique de part et d’autre sont, désormais, dépassés pour la réalisation du projet de liaison de fibre optique entre l’Algérie et le Niger. Ce projet, initié en 2002, est actuellement entre les mains de techniciens pour une réelle concrétisation dans les semaines à venir.

Mehdi Mehenni - Alger (Le Soir) - Le ministre de la Poste et des Technologies de l’informa- tion, Moussa Benhamadi, a reçu, hier à Alger, son homo- logue de la République du Niger, le ministre de la Communication et des Technologies de l’infor- mation, Salifou Labou Bouche accompagné d’une importante délégation. Cette rencontre, qui s’inscrit dans le cadre de la quatrième session du comité bilatéral fron- talier algéro-nigérien qui a débu- té ce dimanche et qui se dérou- le à Alger, a permis aux deux ministres d’installer des commis- sions de travail pour mettre en œuvre le projet de liaison de

fibre optique Alger-Zender. Beaucoup d’obstacles d’ordre financier mais aussi politiques ont, jusque-là, retardé le lance- ment de ce projet initié pourtant en 2002. Moussa Benhamadi a suggé- ré à son homologue nigérien de commencer le plus tôt possible la réalisation du projet, à savoir dans les prochaines semaines compte tenu, a-t-il argumenté des défis auxquels fait face la région en matière de développe- ment technologique et de coopération Sud-Sud. «Ce projet de fibre optique Alger-Zinder-Abudja, initié dans le cadre du Nepad, occupe une place de choix dans les discus-

sions entre les deux parties, comme il a des répercussions socioéconomiques très béné- fiques pour notre région. Il per- mettra, en ce sens, de désencla- ver la région et de développer la connexion Internet à travers l’ac- cès aux câbles sous-marins qui passent par Alger vers l’Europe. Il encouragera aussi la création de l’emploi et favorisera le déve- loppement de tout l’aspect socioéconomique de la région», a-t-il souligné. Le ministre algérien, qui a proposé à son homologue nigé- rien de commencer pour un pre- mier temps de réaliser le projet entre In-Guezzam et Arlit, a eu une réponse au-delà de ses attentes : «Pour moi, il n’est même pas question de créer un cadre, qu’il soit politique ou juri- dique, pour envisager une coopération entre les deux pays, notamment concernant le domaine des technologies. Ce

cadre existe déjà au regard de la proximité géographique et l’his- toire de la région et des deux pays. C’est pour cela que je dirai que nous n’allons pas nous limi- ter à réaliser ce projet pour un premier temps entre In- Guezzam et Arlit mais d’Alger carrément vers sa concrétisation entre Alger et Zinder», a dit Salifou Labou Bouche. Ainsi, pour cette liaison de 230 kilomètre, ont rassuré les deux ministres, ce n’est plus qu’une affaire de quelques semaines et elle est, désormais, entre les mains de techniciens constitués en commissions de travail. La déclaration finale concer- nant ce projet et trois autres, non de moindre importance, dans le domaine de la poste et des TIC, sera prononcée par les deux ministres demain.

M. M.

Précisions du CHU de Tizi-Ouzou

Suite à l’article paru dans le quotidien Le Soir d’Algérie relatif au regroupement de certains médecins devant la direction géné- rale du Centre hospitalo-universitaire de Tizi-Ouzou, il est impératif d’apporter des éléments susceptibles d’éclairer l’opinion publique. En effet, «le regroupement» observé par une poignée de personnel de santé et qui sont au nombre de 20 sur 3 000 employés le 18.12.2011, devant la direction générale du CHU de Tizi-Ouzou reflète la résistance de l’initiateur de ce regroupement aux change- ments et incarne sa volonté d’instaurer un système de fonctionnement et de gestion de son service basé sur le laxisme, la complai- sance et l’impunité pour enfin servir ses inté-

rêts personnels et qui consiste à détourner les malades de l'institution et échapper à tout contrôle administratif. Aussi il est à noter la séquestration des équipements acquis par l’Etat à coups de milliards et non mis au profit des malades. Le centre hospitalo-universitaire de Tizi- Ouzou a été rehaussé à un rang d’un centre de référence à vocation régionale grâce à la volonté de l’administration qui a mis à la dis- position des professionnels de la santé tous les moyens pour assurer des soins de quali- té, cette volonté est concrétisée par l’acqui- sition des équipements de dernière généra- tion, la création de nouvelles spécialités médico-chirurgicales, la normalisation de tous les services d’hospitalisation.

En ma qualité de premier responsable de cette institution, je suis déterminé à lutter contre l’absentéisme, le laxisme, le mercan- tilisme, afin d’assurer aux patients une médecine à la hauteur de leurs aspirations et de leurs attentes. Cet objectif ne peut se réaliser que grâce à la volonté de la majori- té de nos médecins et les autres profession- nels de la santé pour qui je témoigne ma gratitude pour tous les efforts fournis et leur précieuse collaboration ainsi que leur déter- mination à accompagner l’administration dans sa mission qui consiste à la contribu- tion dans l’édification d’un système de santé efficace, de qualité, et surtout accessible à tous, et ce, malgré les contraintes et difficul- tés rencontrées.

déclaration de satisfaction réglée comme du papier à musique». Le RCD ne s’est pas retenu d’exprimer des doutes sur la crédibilité des observa- teurs de la Ligue arabe et de l’Union africai- ne. Et c’est aux fonctionnaires de l’aéroport d’Alger qu’il emprunte cette formule qui ren- force ce doute : «L’intégrité des observa- teurs de la Ligue arabe, de l’Union africaine ou de l’OCI est inversement proportionnelle au volume des colis qu’ils enregistrent avant le retour.» Pour le RCD, les commentaires du chef de l’Etat, qui s’est félicité de la qualité du fonctionnement de l’APN et des lois qu’elle a validées, renseignent sur le profil et le rôle attendu du prochain Parlement. Rappelons que le RCD a, lors de son conseil national extraordinaire de vendredi dernier, affirmé que «la politique des quotas est déjà déci- dée» et qu’il «n’est pas preneur». Il a égale- ment dénoncé la campagne de chantage par l’islamisme, accusant les services du renseignement et la présidence de rivaliser dans le sponsoring de ce même islamisme. S. A. I.

AÏN DEFLA

Un terroriste éliminé à Bordj Emir Khaled

Dimanche, en fin d’après-midi, les élé- ments de l’ANP ont tendu une embusca- de au lieu-dit Bouknana, à quelque 8 km au sud-ouest de Bordj Emir Khaled, proche de la zone frontalière avec la com- mune de Tarik Ibn Zyad, au sud-est de la wilaya d’Aïn Defla. La zone est connue pour être un lieu de passage pour les groupes armés. Aux environs de 18h30, un groupe armé, dont le nombre est resté indéterminé, a été accroché. Il s’en est suivi un échange de tirs au cours duquel un élément du groupe armé a été abattu et son arme récupérée. Son cadavre a été évacué dans la nuit vers la morgue de l’hôpital de Khemis Miliana. Selon les informations que nous avons pu avoir, l’identité de l’élément abattu n’est pas encore connue mais les ser- vices spécialisés ont entamé la procédure d’identification. Cependant, on déplore la perte d’un élément de l’ANP, décédé des suites de ses blessures. Sa dépouille a été éva- cuée vers l’hôpital de Blida. Bordj Emir Khaled est une commune où la nuisance a été très faible compara- tivement aux communes limitrophes d’Oued El Djemaâ et Tarik Ibn Zyad proches de Djebel Ellouh, lequel a été durant plusieurs années le fief des groupes armés qui ont perpétré de nom- breux attentats meurtriers dans le sud-est de la wilaya d’Aïn Defla, le sud-ouest de la wilaya de Médéa et le nord-est de la wilaya de Tissemsilt.

Karim O.

Le Soir

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Mardi 20 décembre 2011 - PAGE 5

A c t u a l i t é Mardi 20 décembre 2011 - PAGE 5

REVALORISATION DES PENSIONS DE RETRAITE

Elle interviendra en janvier 2012 et variera entre 15 et 30 %

A compter de janvier 2012, le montant minimum de la pension de retraite passera à 15 000 DA et des revalorisations de pen- sions et allocations de retraite seront revalorisées selon un taux dégressif variant entre 30 et 15%. Hier, au ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, la satisfaction se lisait sur les visages de tous ceux qui ont été conviés à la rencontre avec Tayeb Louh.

Abder Bettache - Alger (Le Soir) - La décision de cette revalori- sation avait été arrêtée dimanche lors du Conseil des ministres. Près de 2 400 000 retraités salariés et non-salariés bénéficieront de ces mesures à partir du 1 er janvier 2012. Des augmentations qui seront financées sur le budget de l'Etat avec un impact annuel de plus de 63 milliards de dinars. Hier, lors de la conférence de presse animée au siège de son ministère en présence du secrétaire général de l’UGTA et des membres du secrétariat fédéral de la FNTR, Tayeb Louh a qualifié les décisions prises par le président de la Répu- blique en direction des retraités d’«exceptionnelles». Ces augmenta- tions, qui seront applicables à comp- ter du 1 er janvier 2012, sont établies selon un taux dégressif variant entre 30 et 15% en fonction du montant de la pension et de l'allocation de retrai- te.

A ce titre, l'augmentation des pensions et allocations de retraite égales ou inférieures à 15 000 DA

ciaires de ces mesures est estimé à près de 2 400 000 (régimes des sala- riés et non-salariés), selon le ministre, alors que l'impact annuel est de 63 milliards de dinars qui sera à la charge du budget de l'Etat. Au total, il sont 2 386 408 retrai- tés concernés par ces augmenta- tions dont 215 882 relevant du régi- me des non-salariés. Saisissant cette occasion, le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale a rappelé à l’as- sistance qu’en dix années, les «reva- lorisations annuelles ont permis une augmentation globale des pensions

de l’ordre de 55%». M. Louh ajoute- ra qu’«en 2011, le taux de revalori- sation a été de 10%». Cette dernière revalorisation a concerné 2 019 848 bénéficiaires pour un impact financier global de l’ordre de 23 milliards de dinars à la charge de la Caisse nationale des retraites (CNR). Ce même responsable rappelle également «la mise en œuvre en 2009 de la décision prise par le pré- sident de la République relative à la revalorisation exceptionnelle de 5% des pensions et allocations de retrai- te directes et principales de rever-

sion dont le montant est inférieur à 11 000 DA à la charge du budget de l’Etat». Pour rappel, ces mesures consti- tuent la troisième intervention du budget de l’Etat au profit des retrai- tés sur décisions du président Abde- laziz Bouteflika, après celles de 2006 et 2009 qui ont notamment permis de relever successivement les plus faibles pensions de retraite à un minimum de 10 000 DA puis de 11 000 DA, et d’instituer un Fonds natio- nal de réserve des retraites financé par 3% de la fiscalité pétrolière.

A. B.

est de 30%, 28% pour celles se situant entre 15 et 20 000 DA, 26% pour la tranche allant de 20 à 25 000 DA, 24% pour les 25-30 000 DA, 22% pour les 30-35 000 DA, 20% pour les 35-40 000 DA et 15% pour les plus de 40 000 DA. Selon la même source, le nombre de bénéfi-

- Relèvement du montant minimum des pensions de retraite à 15 000 DA - Revalorisation exceptionnelle des pensions et allocations de retraite selon des taux variant entre 30 % et 15 %

RÉGIME DES SALARIÉS

 

Tranches DA

Nombre

Taux

Relèvement 15 000 DA

994

813

 

<ou=15 000

446

747

30

%

>15 000 - < 20 000

181

554

28

%

20

000 - <25 000

146

331

26

%

25

000 - <30 000

109

141

24

%

30

000 - <35 000

78

808

22

%

35

000 - <40 000

83

172

20

%

>ou=40 000

80

510

15

%

Total

2 171 076

 

RÉGIMES DES NON-SALARIÉS

 

Tranches DA

Nombre

Taux

Relèvement 15 000 DA

111

125

 

<ou=15 000

74

220

30

%

>15 000 - < 20 000

9

515

28

%

20

000 - <25 000

1

277

26

%

25

000 - <30 000

6

031

24

%

30

000 - <35 000

 

482

22

%

35

000 - <40 000

12

380

20

%

>ou=40 000

 

352

15

%

Total

215

882

 

HARCÈLEMENT MORAL EN MILIEU PROFESSIONNEL

Plaidoyer pour la mise en place de textes juridiques

Le harcèlement moral en milieu professionnel est une violence qui n’est pas prise en considération dans la législation. Devant l’ampleur du phénomène, la société civile interpelle les pouvoirs publics pour promulguer une loi. «La pratique du harcèlement moral en milieu profes- sionnel n’est intégrée ni dans le code du travail ni enco- re moins dans le code pénal», s’accordent à dire les spé- cialistes. Résultat : en l’absence d’un statut juridique, la victime ne peut actionner aucune procédure judiciaire. Réunis, lors d’un séminaire de deux jours sur le thème «harcèlement moral en milieu professionnel», syndicalistes et sociologues convergent vers un seul constat : «Seul un texte de loi pourra éradiquer le phé- nomène.» Meziane Meriane, coordonnateur du Syndicat autonome de l’enseignement secondaire et technique (Snapest) explique que le harcèlement peut s’exercer par «des comportements, des paroles, des actes, des gestes et des écrits pouvant porter atteinte à la person- nalité à la dignité et à l’intégrité physique ou psycholo- gique d’une personne». Le syndicaliste souligne qu’il faut réaliser des études qui définiront l’ensemble des cas de dépassements. Lesquels, poursuit-il, seront classifiés par degré. Ensuite, il faut promulguer des lois pour chaque cas. «Nous pouvons intervenir dans les cas de harcèlement sexuel en milieu professionnel puisque les lois existent mais concernant le harcèlement moral, c’est le flou tant qu’il n’est intégré dans aucune loi» a indiqué le porte parole du Snapest. Pour sa part, la sociologue Nassera Merah estime que pour qu’il y ait la mise en place de ces textes, il faut commencer par mener des campagnes de sensibilisation. C’est d’ailleurs l’objet de ce séminaire, selon la sociologue, qui souligne que «le harcèlement sexuel n’a été intégré dans le code pénal que suite à des campagnes de sensibilisation». Elle esti- me que le phénomène est «gravissime» dans le secteur public plus que le privé. «Dans le privé, on choisit le licenciement. Dans le secteur public, où il est difficile de licencier une personne, on a recours au harcèlement en mettant au placard les compétences dans l’espoir de les faire partir», a-t-elle indiqué. Elle définit le harcèlement moral comme «tout acte visant à garder une personne dans un état de stress permanent». Il peut se traduire par des injures, violences verbales ou physiques, critique sans cesse du travail accompli, isolement de l’employé et surveillance de tous ses faits et gestes. Le harcèlement moral peut avoir des conséquences très graves, tel le suicide, ou provoquer des dépressions profondes. Salima Akkouche

ILS RÉCLAMENT DES CONDITIONS DE VIE DÉCENTES

L’entrée de Béjaïa fermée par des citoyens

Les protestations sociales se suivent et se ressemblent à travers la wilaya de Béjaïa, avec les mêmes mots d’ordre : la revendication de conditions de vie décentes.

Après avoir fermé, dimanche dernier, à la circulation automobile, la RN 75 reliant la wilaya de Béjaïa à celle de Sétif en passant par Amizour, les habitant du village Tawrirt- Umaâradhe, relevant de la commune de Barbacha, sont revenus, hier, à la charge, en procédant à la fermeture des sièges de la daïra et de l’APC pour réclamer l’amélio- ration du cadre de vie dans leur cité. Entre autres préoccupations sociales mises en avant par les protestataires, l’as- sainissement, l’alimentation en eau potable et la réfection de la route principale menant du quartier Amaârat-Centre à Taâzibt. Les

citoyens reprochent à l’APC et à la daïra de Barbacha le non-respect des engagements pris pour une réelle prise en charge de leurs revendications. La même grogne sociale est observée chez les habitants du quartier populeux d’Ihadadhene Ouada, dans la commune de Béjaïa. Plusieurs dizaines d’habitants de ce quartier populai- re se sont regroupés dans la matinée d’hier devant le siège de la wilaya pour exiger le revêtement de la route de leur quartier, le raccordement au gaz naturel et l’alimenta- tion en eau potable. Des revendications maintes fois transmises aux autorités locales mais qui demeurent à ce jour sans suites, selon les protestataires. Les habi- tants du quartier fortement peuplé de Tizi Ouzou, dans la commune de Béjaïa, sont sortis également dans la rue et ont procé- dé à la fermeture des deux axes routiers

situés a l’entrée, est du pont de Bougie et les Quatre chemins pour crier leur colère contre «l’inaction» des autorités locales face à leurs préoccupations. La veille, ils étaient plusieurs centaines de personnes à tenir un rassemblement devant le siège de la wilaya de Béjaïa pour demander un plan de développement conséquent pour leur cité. Les manifes- tants ont exigé la prise en charge de leurs doléances notamment la réfection de la route menant vers leur quartier et l’alimen- tation en eau potable. Pour les habitants du quartier de Tizi Ouzou, l’eau du barrage de Tichi-Haf serait «impropre à la consommation». Ils récla- ment, par conséquent, d’être alimentés à partir de l’ancienne source alimentant la commune de Béjaïa.

A. K.

RISQUES MAJEURS ET ASSURANCES

La culture préventive fait encore défaut

La culture de la prévention en matière de gestion et couverture assurantielle des risques majeurs reste lacunaire, voire absente en Algérie.

Chérif Bennaceur - Alger (Le Soir) - L’Algérie n’est pas à l’abri des catastrophes natu- relles, des risques majeurs d’origine naturelle, industrielle et technologique. Sur les qua- torze risques majeurs identifiés à l’échelle internationale, une dizaine de risques, notamment les tremblements de terre, les inondations, les marées noires et les incendies, affectent prin- cipalement notre pays, à des degrés divers. Or, et au-delà des pertes humaines et des dégâts écono- miques et patrimoniaux qu’ils provoquent, ces risques et autres aléas imprévisibles et imprédictibles s’avèrent problé- matiques en termes de coût et de gestion assurantielle. Des évidences certes, mais qui

manquent d’être cernées de manière effective, d’autant que la culture de la prévention reste encore lacunaire, voire absen- te dans notre pays. Cette pro- blématique a été justement abordée hier lors d’un séminai- re de réflexion et d’ateliers, organisé sous l’égide du Conseil national des assu- rances (CNA) sous le thème «Assurances, maîtrise et réduction du risque», et animé par des universitaires et experts en matière de préven- tion. Certes, les assureurs, sou- cieux de protéger et couvrir au mieux les risques, prônent la nécessité de développer la pré- vention et agissent en ce sens par le biais d’une action interne mais aussi dirigée vers les

entreprises. Néanmoins, ces actions restent encore insuffi- santes, en raison d’une appré- ciation limitée de ces risques. Ainsi, la prospection, l’éva- luation, la quantification et la gestion pré et post-catas- trophes ne sont pas assez maî- trisées, l’engagement des assurables et notamment les entreprises, l’implication des pouvoirs publics ainsi que l’existence d’une bonne coordi- nation et concertation entre tous les acteurs faisant encore défaut. Notons ainsi que le risk- management ou gestion des risques dans les entreprises est encore méconnu, à un stade de développement assez embryonnaire. Mais aussi le fait que les dispositions réglementaires et techniques en matière d’amé- nagement du territoire et

construction, au demeurant assez fiables, et celles rela- tives à la gestion des risques majeurs tardent à être appli- quées et respectées sur le ter- rain. Ainsi, et prévue par un texte législatif de 2004, la création d’une délégation aux risques majeurs vient seulement d’être concrétisée, grâce à la signatu- re d’un décret exécutif voilà un mois. Sans omettre l’anarchie qui règne en matière de construction urbaine, le non- respect des règles, la mécon- naissance de la nature des sols… D’où la nécessité, outre la vigilance, de davantage de coordination intersectorielle et institutionnelle notamment au niveau des collectivités locales

et d’une mobilisation accrue de l’expertise scientifique et tech-

nique.

C. B.

Le Soir

d’Algérie

Entretien

Mardi 20 décembre 2011 - PAGE 6

E n t r e t i e n Mardi 20 décembre 2011 - PAGE 6

MOULAY CHENTOUF, COORDINATEUR DU BUREAU NATIONAL

«La démocratie n’est

Entretien réalisé par Heddadi Abdelbaki

Les temps sont aux incerti- tudes politiques. Le chœur qui entonne inlassablement la sérénade sous le balcon du pouvoir emplit tellement l’espace politico-média- tique qu’il empêche toute lisibilité. Aussi, il est plus que utile de donner la parole, d’ouvrir les espaces à ceux qui main- tiennent par leur engage- ment d’entretenir l’espoir démocratique, ceux qui, lucides et vigilants, ne se laissent pas convertir à la religion de «l’islamisme modéré», présenté par-ci par-là comme l’aboutisse- ment fatal des révolution arabes. Moulay Chentouf, coordinateur du bureau national du parti pour la laïcité et la démocratie (PLD), atteste, à juste titre, que «repeindre la face extérieure du monstre ne suffit pas à en changer la nature». Il y a de la sages- se dans l’affirmation mais aussi de la clairvoyance politique. Pour M. Chen- touf, le modèle turc, qui trouve énormément de sponsors ces temps der- niers, n’est pas si soft que prétendu. Les apparats peuvent cacher bien des sinistres réalités. Il refuse par ailleurs ce raccourci qui tend à dresser un parallèle entre la démocra- tie chrétienne et «l’islamis- me modéré». Et les réformes politiques en Algérie, alors ? Que des sornettes, répond-il fort convaincu. Moulay Chen- touf, dans l’entretien qui suit, plaide une refondation des partis démocratiques avant d’espérer de leur part une convergence effi- cace. Il s’explique égale- ment sur d’autres ques- tions liées à l’actualité poli- tique immédiate.

Le Soir d’Algérie : Que vous inspi- rent les révolutions des pays arabes? Moulay Chentouf : Ce qui est émi- nemment positif dans ce formidable mouvement de colère est que ces évè- nements ont eu le mérite de faire voler en éclats les représentations erronées que le monde se faisait des peuples d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient. De ce point de vue, nous puisons dans cette effervescence et ce formidable bouillonnement d’idées toutes les forces dont nous avons besoin pour semer l’espoir dans le pays et dans les rangs du PLD. On s’était habitué à l’immobilis- me apparent de cette partie du monde où tout semblait figé et définitivement réglé. Des théories fumeuses ont même été élaborées pour conforter la thèse selon laquelle les sociétés arabes sont réfractaires aux idées de liberté et de citoyenneté et que leurs peuples ne sont pas éligibles à la démocratie ! Force est de constater pourtant que les islamistes n’ont pas été à l’initiative de ces mouvements. C’est là une des preuves cinglantes qu’il existe un gise- ment démocratique arabe extraordinaire et que les islamistes ne sont pas l’ex- pression «authentique» des sociétés arabes. Mais faudrait-il pour autant cré- diter ce mouvement de «printemps arabe» ? Nous sommes encore dans un processus pré-révolutionnaire. Ne nous laissons pas séduire par l’écume de surface et examinons les mouvements en profondeur de la houle ! La chute de quelques dictateurs n’est pas la fin de la dictature. Les anciens systèmes sont toujours là et l’islamisme a déjà tiré les marrons du feu à l’ombre de complicités occiden- tales évidentes comme au lendemain du 5 octobre 1988. La solution n’est-elle pas alors dans «l’islamisme modéré» ? Est-ce que celui-ci ne serait pas devenu la réplique de ce qu’est la démocratie chrétienne en Europe ? Effectivement, cet oxymore est bien à la mode et oser le parallèle avec la démocratie chrétienne est une impostu- re ! Ce serait oublier que la démocratie chrétienne a émergé au terme de luttes séculaires impitoyables qui ont opposé cléricalisme et forces de progrès. C’est ce combat qui a permis à l’Europe de s’affranchir de la chape tutélaire de l’Eglise pour vivre le bouillonnement intellectuel de la Renaissance et s’émanciper par la philosophie des Lumières ! Notre histoire est différente et nous ne pourrons pas faire l’écono- mie du combat contre la régression si nous voulons aller de l’avant. Repeindre la face extérieure du monstre ne suffit pas à en changer la nature ! Nous sommes depuis des siècles dans l’isla- misme «modéré» et aujourd’hui encore, on nous demande d’y rester ! Certains disent même qu’il faut laisser l’expérien- ce de «l’islamisme modéré» se pour- suivre. Cela me rappelle les discours de ceux qui nous reprochaient à l’intérieur même du PAGS de condamner avant l’heure Khomeiny. Les mêmes préten- dent dans leur aveuglement que le sys- tème est réformable et considèrent que l’islamisme «modéré» est un poison… comestible ! On ne sort pas du Moyen- Âge en ajoutant du Moyen-Âge ! Plus de trente ans plus tard, l’islamisme plus particulièrement iranien, qui a fait des émules en Algérie avec le FIS et consorts, les partis islamistes d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, se perpé- tuent toujours dans le déni des libertés

et la répression sanglante ! Si l’on juge par ce qui vient de se passer avec les dernières élections au Maghreb par exemple, les formes de la démocratie sont en apparence sauvées. En virulents stratèges, les islamistes ont pesé de toutes leurs forces pour que ces élections se déroulent sans violen- ce, dans un climat apaisé pour paraître aux yeux de l’opinion internationale comme les champions de la démocratie. Mais est-ce pour autant que le test démocratique a réussi ? L’islamisme politique s’est-il «civilisé»? A-t-il renon- cé à la conquête du pouvoir par la vio- lence et peut-il se plier aux canons de la démocratie ? Les chiffres d’un scrutin de vote à eux seuls, si transparents soient-ils et validés y compris par des observateurs neutres, ne font pas la démocratie. La démocratie est dans le lien imprescrip- tible de la forme et du fond d’où la ques- tion centrale des valeurs universelles. A ce propos, l’exemple algérien est élo- quent. L’Algérie a connu la descente aux enfers et sombre aujourd’hui dans le marasme parce qu’elle a pensé pouvoir s’ancrer dans le siècle en passant à la trappe les valeurs démocratiques. On en connaît les piètres résultats, son cor- tège de désolation et ses dizaines de milliers de victimes !

L’Occident a changé son fusil d’épaule. Avant janvier 2011, il soutenait bec et ongles les dictatures au nom de la lutte contre l’extrémisme. Aujourd’hui, il jette les peuples dans les bras de l’islamisme «modéré», croyant obtenir en échange l’arrêt de la violence terroriste sur ses

territoires.

La démocratie n’est pas un super- marché où l’on se sert à sa guise et où l’on consomme selon ses goûts. Elle est une et indivisible. On n’y choisit pas ce que l’on veut et l’on jette par-dessus bord ce dont on n’a pas envie ! Elle n’est viable que si elle se déploie dans toutes ses dimensions, comptable et sociétale, faute de quoi c’est la perdition et la voie ouverte à tous les périls. L’his- toire contemporaine l’a montré dans le fracas de la douleur et des souffrances. La violence est inscrite dans le code génétique de toute idéologie totalitaire et l’islamisme politique en tant que telle, quels que soient ses oripeaux exté- rieurs et ses nuances, a une pente natu- relle vers l’extrême parce qu’il s’arc- boute sur une matrice idéologique pétri- fiée depuis des siècles dont il a sacrali- sé le modèle et qui nourrit ses ambitions politiques.

Mais «l’islamisme modéré» turc semble bien fonctionner et les isla- mistes en font leur modèle de réfé- rence. Qu’en pensez-vous ? En effet, l’exemple du parti islamiste turque AKP est exhibé aujourd’hui comme une preuve de réussite. N’ou- blions pas toutefois que celui-ci évolue dans un système qui a été sécularisé dès les années 1930 par Mustapha

Kamel, voilà plus de 90 ans ! Ce qui le fait apparaître au plan international comme un islamisme lisse et «modéré». Jusqu’à présent, il s’en tire mais toute la question est de savoir pour combien de temps encore. Bien des signes inquié- tants, qui traduisent une volonté de changer la nature du pouvoir et de l’Etat, existent déjà. En effet, la censure dans la presse est devenue une règle, l’appareil judiciaire est mis au pas et le pouvoir ne s’embarrasse plus d’embas- tiller les journalistes. 76 (!) d’entre eux croupissent aujourd’hui dans les geôles turques! Que restera-t-il de la démocra- tie si l’AKP compare la démocratie à «un bus dont on descend dès qu’on arri- ve à destination» ? Que deviendront les droits des femmes si Monsieur Erdogan ironise à dire publiquement : «Je ne crois pas à l’égalité entre hommes et femmes… Enfin… je veux parler de l’égalité physique…». Le retour de l’en- seignement religieux s’est généralisé tandis que celui de la théorie évolution- niste de Darwin est… interdit ! Internet est sous haute surveillance : au nom de la morale «islamique», plus de dix mille sites dont des sites scientifiques (!) et plus de quinze mille points de vente d’alcool ont été fermés! Enfin, l’AKP a une conception bien étriquée de l’Etat-nation, puisque les Kurdes y sont sauvagement réprimés et que leurs droits y sont toujours bafoués. La plus grande supercherie de l’AKP est de faire croire qu’il a réussi la syn- thèse de République laïque et de «l’isla- misme modéré». Mais de quelle laïcité il s’agit si elle ne consacre pas la séparation du reli- gieux et du politique ? Cette fiction est un miroir aux alouettes dont se servent les islamistes pour tromper l’opinion. Le modèle turc n’est pas le nôtre. Notre seule référence est l’universalis- me! Bien sûr, la croissance turque fasci- ne et c’est précisément cette fascination que l’Occident veut mettre à profit pour faire de la Turquie le nouveau gendar- me de la région et du Qatar, Etat de non-droit, son trésorier. Après le retrait des Américains de l’Irak et celui pro- grammé de l’Afghanistan, une nouvelle stratégie se met en place. Son objectif principal sera de stabiliser la région pour sauvegarder les intérêts écono- miques de l’Occident et ceux d’Israël, et comble de l’ironie, avec la bénédiction des islamistes dits «modérés» !

Dans toute cette tempête, l’Algérie semble s’acheminer vers des réformes démocratiques… Ce ne sont là que des sornettes ! Ce pouvoir est vacciné contre les réformes. Pour notre part, nous avons fait notre deuil de ce système. On entend parler de réformes depuis longtemps, mais dans ce pays, les effets d’annonce comme les ballons-sondes sont une pratique courante.

Quels ancrages ont le RND ou le FLN dans la société ? Quelle est leur

base sociale ?

Le chemin des réformes ne pourra se dessiner résolument que si l’on sort du cercle vicieux de la rente historique et pétrolière. Où en est la réforme de l’Ecole tant attendue ? Où en est celle de l’entrepri- se, des banques, de la Justice ?

Le Soir d’Algérie
Le Soir
d’Algérie

Entretien

Mardi 20 décembre 2011 - PAGE 7

E n t r e t i e n M ardi 20 décembre 2011 - PAGE

DU PARTI POUR LA LAÏCITÉ ET LA DÉMOCRATIE (PLD) :

pas un supermarché»

Comment est-ce possible de redres- ser le pays quand on ne valorise pas l’ef- fort et les compétences ? Jusqu’à quand le suicide d’une jeunesse calcinée par le désespoir et les chimères de l’autre rive ? Voyez-vous, l’Europe n’est pas une destination du possible. Elle verrouille ses frontières et fonc- tionne à coups de charters. Tout nous contraint à repenser notre avenir pour reconstruire le pays sur les ruines de l’er- rance politique et l’échec de nos projets. Jusqu’à quand une pseudo-économie, une pseudo-démocratie, des pseudo-ins- titutions avec des pseudo-députés, des pseudo-sénateurs, des pseudo-maires, parachutés par des pseudo-élections ? Chez nous, tout est made in Taiwan comme on l’aime à le répéter dans les chaumières ! Ce système a fait de l’Algérie un pays comateux et il a tout intérêt à continuer qu’il le soit pour se perpétuer aux manettes du pouvoir. On ne pose pas un diagnostic pertinent en enfonçant la tête dans le sable des illusions. Le grand rêve messianique de l’islamisme politique a débouché sur l’horreur et celui-ci s’est complètement disqualifié. Il est temps de cesser d’envisager le futur dans le miroir d’un passé mythique révolu. L’urgence est de s’appuyer sur la nécessité des ruptures pour féconder l’avenir.Un pays ravagé jusqu’à la trame par le séisme de plusieurs guerres a-t-il encore suffisamment de force pour se relever après avoir payé le prix fort du sang ?

La démocratie n’est pas un supermarché où l’on se sert à sa guise et où l’on consomme selon ses goûts.

Elle est une et indivisible.

L’Algérie a avancé dans la rupture et les solutions en demi-teintes n’ont jamais eu ses faveurs. La colonisation a été une fracture historique dont nous avons soldé les comptes par la rupture de 54 et ce sont les armes qui ont scellé son sort. Nous avons besoin d’un nouveau départ, d’une nouvelle République, d’un véritable «big bang» pacifique ! Toute autre démarche trahirait nos attentes!

Une telle démarche suppose une convergence large des forces poli- tiques. Or, le rassemblement des démocrates est une arlésienne ; de

plus, votre parti ne pèse pas lourd dans le rapport des forces et il n’est même pas agréé ! Je vous le concède, le PLD n’est pas une grosse cylindrée politique. Mais le plus grave ce n’est pas notre faiblesse car les retards sont ailleurs ! Toute la société, particulièrement «la famille qui avance», n’a jamais eu le droit de s’orga- niser pour défendre ses valeurs parce que le système du parti unique et les isla- mistes ne lui ont jamais fait de cadeau et le paradoxe est que nous ne disposons pas encore des moyens nécessaires pour nous structurer et forger notre outil de combat. Les partis-Etats, quant à eux, achè- tent grassement leurs baltaguia et ont à leur service exclusif tous les moyens de communication, notamment les médias lourds. Mais voyez-vous, la citoyenneté et l’adhésion aux causes nobles n’émer- gent pas du cloaque de l’argent sale.

Bien sûr, la croissance turque fascine et c’est précisément cette fascination que l’Occident veut mettre à profit pour faire de la Turquie le nouveau gendarme de la

région et du Qatar, Etat de

non-droit, son trésorier.

Quels ancrages ont le RND ou le FLN dans la société ? Quelle est leur base sociale ? L’acteur qui a échappé à la répression du système, c’est l’islamisme politique. Il s’est déployé dans les milliers de mosquées du pays par la politisation du prêche, le naufrage d’une Ecole obscu- rantiste et les milliards du wahabisme. Où sont donc passés les Moubarak, Ben Ali et Saleh ? Qu’est devenu Kadha- fi ? Du revers d’une main, ils ont été balayés après avoir régné sans partage pendant des décennies ! C’étaient en fait des «géants» aux pieds d’argile et leurs partis, des coquilles vides. Si demain le système algérien venait à disparaître, personne ne le pleurera ! Dans un contexte politique qui s’est particulièrement distingué par la répres- sion des démocrates, il est sûr que notre organisation politique n’est pas à la hau- teur des enjeux. Nous ne sommes aujourd’hui qu’une poussière, peut-être un grain de sable

dans la machine, certainement une arête dans la gorge de l’islamisme politique et du système. Seule la dynamique de l’union est l’is- sue véritable parce qu’elle sera un signal fort pour mettre en mouvement la société et amorcer une nouvelle ère politique. Le PLD appelle à la refondation des partis sur la base des normes qui sous-tendent les valeurs du projet de société moder- ne. Aucun de nos militants n’est perma- nent dans le parti. Nous militons loin de toute vision ren- tière, historiciste, ethniciste, régionaliste ou tribale, sachant que la solution à la crise est dans la convergence des luttes de tous les démocrates et ne viendra pas de prétendus visionnaires, fussent-ils d’une compétence exceptionnelle ou d’historiques parce que nous ne croyons pas à la légende des démiurges.Nous n’avons nullement besoin de demander l’agrément à un système que nous com- battons, et qui ne respecte même pas ses propres lois. Le Pags a bien existé pendant 23 ans sans agrément.

Mais pourquoi la CNCD a-t-elle échoué ? Je ne pense pas que le projet de la CNCD a échoué. Cette dernière repren- dra du service et ses portes seront grandes ouvertes au débat contradictoire et à tous ceux qui croient au changement radical et à sa plateforme. Celle-ci appel- le à une transition républicaine et non à des élections législatives, locales ou pré- sidentielles anticipées programmées par le système. Des contacts sont pris pour élargir la participation et renforcer nos rangs. Je ne vous cacherai pas que le processus est ardu à remettre en branle, d’autant que certaines forces sont dans le flou artistique. Celles-ci gèlent leurs activités tout en continuant le flirt avec le système tandis que d’autres sont carrément dans la compromission et font alliance avec Bouteflika et les islamistes pour recycler la vieille lune du «contrat de Rome».

La

quelques

dictateurs n’est pas la

chute

de

fin de la dictature.

Le contexte reste très difficile et la situation est complexe tant au plan inter- national que national. L’Occident a chan- gé son fusil d’épaule. Avant janvier 2011, il soutenait bec et ongles les dictatures au nom de la lutte contre l’extrémisme.

Aujourd’hui, il jette les peuples dans les bras de l’islamisme «modéré» croyant obtenir en échange l’arrêt de la violence terroriste sur ses territoires. Tout laisse à penser que le plan Bush de 2004 du Grand Moyen-Orient est en marche, confirmé par le discours d’Obama au Caire. L’Amérique a déjà eu le retour du boomerang en 2001 après avoir engrais- sé les taliban, mais est-elle sûre d’être tout à fait protégée contre un nouveau 11 septembre après avoir accordé un blanc- seing aux islamistes «modérés» ? En Algérie, nous savons où mène cette politique, puisque le terrorisme «résiduel» continue sa boucherie mais ce qui est impardonnable est que l’Occi- dent est dans le déni y compris de sa propre histoire. D’aucuns s’étonnent de l’attitude occi- dentale. Pourtant, l’Arabie Saoudite, fer de lance et banque de l’Internationale islamiste et le Pakistan, sanctuaire stra- tégique des taliban, sont bien les alliés historiques des Américains. La situation nationale est brouillée par les échéances électorales de 2012. Pour notre part, nous considérons que la par- ticipation aux élections n’aide pas à la décantation politique dans la société et éclabousse l’image de marque des démocrates. Nous n’avons pas à occuper les strapontins d’un système en déliques- cence et dont le seul but est d’exploiter notre présence pour s’inventer un vernis démocratique aux yeux de l’opinion inter- nationale. C’est pourquoi, nous n’avons pas à être son alibi. Apporter notre caution à ce système, c’est jeter le discrédit sur l’idéal démocratique. Nous devons axer l’es- sentiel de nos efforts sur la mobilisation des jeunes, des femmes, des étudiants, des syndicats autonomes, etc. Alors que la crise frappe une partie de la planète, l’Algérie renvoie l’image serei- ne d’un pays qui a réglé les problèmes de l’avenir. Ce n’est pas parce que l’on a cassé son thermomètre que l’on n’a pas de fièvre ! Toute une classe politique s’agite auprès d’un patient gravement malade mais elle s’obstine à ne rien voir. Il n’y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir ! Il faut travailler à redonner de l’espoir à toutes et à tous, surtout en direction des jeunes.Si l’on n’est pas saisi, quand on est jeune, par toutes sortes d’espoirs, fussent-il minces, que reste-t-il ?

H. A.

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d’Algérie

Actualité

Mardi 20 décembre 2011 - PAGE 8

d’Algérie Actualité Mardi 20 décembre 2011 - PAGE 8 M’SILA Les enseignants paralysent la circulation Dimanche,

M’SILA

Les enseignants paralysent la circulation

Dimanche, les deux artères à double sens du centre- ville du chef-lieu de la wilaya de M’sila étaient fermées à la circulation en raison d’un rassemblement des enseignants, tenu devant le siège de la wilaya, en signe de protestation contre le retard enregistré dans le ver- sement de la paie du mois de décembre.

A rappeler que le personnel de l'éducation est généralement rémunéré entre le 10 et le 13 de chaque mois. Voyant que cette fois-ci le versement des salaires a dépassé le 17 du mois, sous la houlette du syndicat autonome Unpef, une centaine d’employés de ce corps se sont rassemblés pour faire part de leur colère au premier responsable de la wilaya, concernant notamment les dépas- sements des services de la paie et ceux du Trésor. Les représentants de l’Union nationale du personnel de l’éduca- tion et de la formation (Unpef) ont été reçus au siège de la wilaya où

MILA

Les redresseurs défient Belkhadem !

Annoncé à Mila pour un meeting, le 24 du mois cou- rant, Abdelaziz Belkhadem, secrétaire général du FLN, ne sera sûrement pas reçu avec des fleurs ! En effet, le coordinateur de wilaya du Mouvement de redressement et de l’au- thenticité, Abdeslem Belaâtar, fort de ses 1 300 adhérents/frondeurs, lui lance le défi, s’il veut mesurer sa popularité et le degré de légitimité de son actuelle direction, de «ne faire appel qu’aux cadres et vrais militants du parti. Mais sachant qu’il ne lui reste aucune base militante favorable dans cette wilaya, les organisateurs vont faire du tape-à-l’œil en procé- dant, comme de coutume, au remplissage de la salle par quelques étudiants et des travailleurs du filet social», poursuit notre inter- locuteur qui estime que «le FLN de Belkhadem n’est qu’une coquille vide à Mila, puisque les structures du parti sont hermétiquement closes et n’activent plus depuis belle lurette. Pour preuve, le bureau actuel de la mouhafadha ne s’est jamais réuni depuis son ins- tallation, il y a une année de cela». Sans vouloir verser dans la violence ou tenter d’em- pêcher par un quelconque moyen le déroulement de cette rencontre, les redres- seurs se disent mobilisés à toutes éventualités ! A. M’haimoud

ils ont pris part à une réunion regroupant plusieurs respon- sables de l’exécutif, dont le tréso-

rier principal, le directeur de l’édu- cation, le directeur de la poste et le chef de la daïra de M’sila. Après un long débat, ils ont signé un accord portant sur le paiement du personnel de l'éducation à temps, à condition que le service de la paie dépose le folio de paie le pre- mier de chaque mois auprès du service du Trésor. Ce dernier fait

son travail de vérification et remet la paie à la poste le dixième jour du mois, et celle-ci dispose de 48 heures pour virer les salaires dans les comptes des travailleurs. En outre, cet accord englobe également le virement de tous les arriérés relatifs à la promotion due aux échelons et la prochaine prime de rendement notamment

des corps communs avant la fin du mois en cours. Pour la paie de décembre, les responsables se sont engagés à ce qu’elle soit virée dimanche à partir de minuit, avec le nouveau salaire que le corps de l’éducation

a pu obtenir après la grève natio- nale du mois d’octobre dernier. A. Laïdi

POUR PROTESTER CONTRE LE NOUVEAU STATUT

Des inspecteurs du primaire boycottent un séminaire régional à Bouira

Présents, hier, au lycée Mohamed Seddik-Benyahia de Bouira, pour un sémi- naire régional de formation relatif à l’éducation préscolaire, les inspecteurs du primaire des wilayas de Bouira et Bordj-Bou-Arréridj ont décidé de boycotter cet événement afin de protester contre le nouveau statut particulier des tra- vailleurs de l’éducation.

D’après un communiqué rendu public sur place par les 80 inspecteurs du primai- re de ces deux wilayas, le boycott de ce séminaire de trois jours est venu en signe de protestation contre la classification qui leur a été faite dans le nouveau statut des travailleurs de l’éducation qui les met dans la catégorie 13 alors qu’ils étaient aupara-

et l’évaluation qu’ils assuraient jusque-là, le nouveau statut leur adjoint d’autres mis- sions administratives, lesquels n’ont rien à voir avec la noblesse du métier et qui pou- vaient être largement assurées par des agents administratifs qui seront mis à leur disposition. En tout état de cause, les inspecteurs interpellent le ministre de l’Education pour les rétablir dans leurs droits afin de se consacrer pleinement à leur noble mission au service de l’école algérienne.

Y. Y.

vant classés à la 16/5 comme leurs homo- logues des deux autres paliers. En outre, les inspecteurs rappellent que ce nouveau statut les a non seulement lésés du point de vue classification, mais également dans les missions qui leur sont dévolues. En effet, aux missions pédago- giques, que sont la formation, l’orientation

DJELIDA (AÏN DEFLA)

Un vice-président d’APC sous mandat de dépôt

Tout a commencé quand un habitant de la commune de Djelida était venu présenter un ordre de versement d’une somme de 96 000 DA pour l’acquisition d’une maison, un bien communal, lequel ordre de versement portait le cachet et la griffe du maire. Toutefois, apparemment, la signature n’était pas celle du maire.

Le P/APC, sûr de n’avoir jamais signé un tel document, s’en saisit et le présente au servi- ce de la PJ de la Sûreté de daïra de Djelida où il dépose plainte pour usurpation de signature et établissement d’un faux docu- ment administratif. L’intéressé titulaire de l’ordre de versement

est alors convoqué et entendu par la police. Il reconnaît que le document lui avait été remis par S. M., vice-président de l’APC. Comment se fait-il que la griffe et le cachet officiels aient été alors apposés sur ledit document ? Le chargé des cachets de la mairie, habilité à s’en servir, un fonction-

naire, est alors interrogé à son tour. Ce dernier reconnaît qu’il avait agi sur ordre du vice-prési- dent cité. Ne se contentant pas de ces témoignages, les enquê- teurs ont alors convoqué S. M., le vice-président, et l’ont entendu. Bien sûr, il a commencé par nier les faits dont il est accusé. On lui fait rédiger et signer un docu- ment similaire. Pour fonder l’accusation sur des preuves indéniables et irréfu- tables, les deux documents (ori- ginal et copie) sont envoyés au laboratoire d’expertise grapholo-

gique de la police. La réponse des scientifiques ne fait plus de doute : le document a bien été

rédigé par le vice-président qui a en même temps imité la signatu- re du maire. Accusé alors de faux et usage de faux, d’imitation de signature,

le vice-président est entendu par

le magistrat instructeur près le parquet d’Aïn Defla, qui, au regard des charges retenues, l’a placé sous mandat de dépôt mardi dernier.

Karim O.

TIARET

Un grand trafiquant de drogue écroué

Activement recherché depuis une année par les ser- vices de la police judiciaire pour trafic de drogue, le nommé A. Abdelkader a été enfin arrêté le week-end der- nier à Mechra Sfa, au nord de la wilaya de Tiaret.

Agissant sur renseignements, les services de sécurité se sont déplacés sur les lieux où ils ont réussi à appréhender, en flagrant délit, le trafiquant et son complice alors qu’il s’apprêtait à écouler

une quantité de cannabis qu’il se serait procurée lui-même de Megrer, au Maroc. Ce dernier est connu comme étant le fournis- seur principal en drogue de la région de Tiaret. Pour preuve, le

mis en cause a reçu pas moins de trois cents appels télépho- niques en l’espace d’une demi- heure sur l’un de ses mobiles, selon la police. Selon les enquêteurs, l’indivi- du en question, qui utilisait jusque-là une fausse carte d’iden- tité pour échapper au contrôles de police, est impliqué dans plu- sieurs affaires dont celle liée à la

saisie de 7 kg de kif en décembre dernier. Le trafiquant en question

a déjà écopé d’une condamna-

tion par contumace à 15 ans de prison ferme, apprend-on. Présenté hier devant le procureur de la République pour répondre des chefs d’inculpation qui lui sont reprochés, le mis en cause a été placé sous mandat de dépôt. Mourad Benameur

TLEMCEN

Plus de 1,2 quintal de kif saisi à Sidi Medjahed

Les éléments de la brigade du Darak el Watani de la commune de Sidi Medjahed ont saisi une grande quantité de kif évaluée à 1,2 quintal, et ce, suite à une information qui leur a permis la découverte de la drogue dans un garage.

Cinq personnes ont été arrêtées lors de cette opération et un véhicule de marque Peugeot 405 a été saisi, ainsi qu’une

importante somme d’argent.

dans la daïra de Maghnia 30 quintaux

déchets ferreux (cuivre) ont été récupérés

D’autre part,

de

au niveau d’un barrage à l’entrée de l’auto- route. Le camion a été mis en fourrière et le conducteur arrêté. Ce genre de trafic est devenu courant sur ce tronçon autoroutier qui relie Tlemcen à la bande frontalière. M. Zenasni

Le Soir

d’Algérie

Actualité

Mardi 20 décembre 2011 - PAGE 9

d’Algérie Actualité Mardi 20 décembre 2011 - PAGE 9 ANNABA Troisième opération de relogement en 15

ANNABA

Troisième opération de relogement en 15 jours

TIZI-OUZOU

Les reliefs renouent avec la neige

Annoncée et attendue depuis quelques jours déjà, la neige a enfin fait sa réappari- tion, hier matin, sur les reliefs dépassant 800 m d’altitude. Les flocons de neige ont commencé à tomber en milieu de journée d’avant-hier mais vite balayés et dissous par la pluie. Cependant, plusieurs localités de haute montagne comme Aïn El Hammam et Ath-Zikki et les régions de Haute-Kabylie longeant le massif du Djurdjura se sont réveillées sous un manteau de neige de 10 à 15 cm d’épais- seur tombée à l’aube d’hier. Echaudées par de précé- dentes expériences, les com- munes affûtent leurs armes pour faire face à d’éventuelles tempêtes de neige et se pré- munir de ses affres avec comme conséquence le bloca- ge des villages situés sur les hauteurs. Dans la localité d’Ath-Zikki, le maire que nous avons joint au téléphone a indiqué qu’il a fallu mobiliser les moyens de déneigement de la commune, un engin des travaux publics et un camion aménagé pour dégager les axes routiers menant vers les villages de la commune où la circulation était devenue risquée. S. Hammoum

Une bijouterie cambriolée à Béni-Douala

Une bijouterie, sise au centre-ville de Béni-Douala, a été littéralement vidée par des voleurs, dans la nuit de dimanche à lundi. Les cambrioleurs auraient fracassé le rideau puis forcé la serrure de la porte intérieure de la boutique. La vitrine n’a pas été brisée. Il reste que les auteurs de cet acte ont eu le temps de tout rafler sans que cela alerte le voisinage, le vol ayant été commis sans doute à une heure avancée de la nuit. Il était impossible d’avoir une juste estimation de la quantité d’or volée. «Ce n’est pas la première fois que cette bijouterie subit un tel domma- ge, elle a déjà été, autrefois, la cible de vols mais jamais de cette ampleur», nous dit-on. K. G.

Quelque 500 familles ont été relogées hier dans des appartements neufs au nouveau site de Boukhadra III, commune d’El Bouni, dans la wilaya d’Annaba.

Le transfert de ces familles a été pris en charge au début de la matinée par les autorités locales (chef de daïra, prési- dent d’APC…) qui ont mis tout en œuvre pour faciliter l’opéra- tion. Faisant face au pôle uni- versitaire de la même commu- ne, ce site est constitué d’ap- partements de type F2 et F3. Les familles qui ont bénéficié de cet important quota ne cachaient pas leur joie, elles qui

ont vécu des décennies durant, selon leurs dires, dans des lieux qui ne sont pas faits pour abriter des êtres humains : plusieurs familles (jusqu’à quatre) par- quées dans une unique maison datant de plus de cent ans avec le problème de promiscuité que l’on sait ; certaines autres occu- pant un taudis ou logées chez des parents depuis des lustres dans une exiguïté à l’origine de beaucoup de problèmes qui

surgissent, de ce fait, entre parents. Cette opération de relogement est la troisième du genre en moins de quinze jours, après celles des 560 logements attribués au début du mois cou- rant au même endroit et les 100 autres implantés à la cité Mars- Amar, dans la commune d’El Hadjar. Selon le directeur de l’Office de promotion et de gestion immobilière (OPGI) d’Annaba, «ce quota sera suivi la semaine prochaine par l’attribution d’un autre de 540 logements au

même pôle. Il est destiné au relogement des demandeurs des différents quartiers de la ville ainsi que les sinistrés du centre de transit de la coupole Bengaouar, la Caroube et quelques personnes sans domicile fixe (SDF). Depuis le début de l’année en cours, l’OPGI a eu à reloger plus de 4 500 familles et nous avons en chantier quelque 30 000 loge- ments dont 5 000 seront attri- bués à la fin du premier semestre de l’année 2012». A. Bouacha

HAMMAM BOUHADJAR (AIN-TÉMOUCHENT)

1060 logements pour satisfaire la demande

En vue de satisfaire la forte deman- de en logements, estimée à plus de 2 000, dans la ville de Hammam Bou- Hadjar et les localités avoisinantes, la commune de Hammam Bouhadjar vient d'inscrire un ambitieux program- me de réalisation de 1 060 logements, tous types confondus.

655 logements seront érigés dans la commune de Bouhadjar, dont 200 unités au titre du LPA. Pour cette formule la daïra a reçu plus de 800 dossiers, ce qui montre le grand intérêt porté par les citoyens de la

cité des Bains au logement locatif participa- tif. Le choix du terrain a été fixé, il ne reste que le lancement des travaux. Dans la localité de Aïn-El-Baida, distan- te de 6 kilomètres du chef-lieu de commu- ne, 130 logements sociaux sont en voie de finition, tandis que 100 autres seront lancés prochainement au profit des citoyens de cette localité et de ceux de la ville de Hammam Bou-Hadjar. Dans la localité d'El- Hadjairia, 175 logements sont en construc- tion. Concernant le logement rural, 250 unités sont en phase de réalisation à travers plu-

GUELMA

Habitat précaire à Oued Zenati : la liste des bénéficiaires contestée

sieurs localités rattachées à la commune de Hammam Bou-Hadjar. Nous citerons, entre autres, Aurès-El Meïda, Aïn El Beïda, Hadjaïria, la ferme Bendella Baroudi. L’objectif de l'habitat rural est de stabili- ser les habitants dans leurs agglomérations près de leurs terres agricoles, et de se consacrer uniquement à l’agriculture. En somme, la commune de la ville des Thermes, avec toutes ces formules de logement, compte absorber la crise du logement dans cette cité où le nombre de postulants augmente de jour en jour pour dépasser les 2 000 demandeurs. S. B.

La liste nominative des bénéficiaires de 150 logements, réservés à la résorp- tion de l'habitat précaire dans la daïra d’Oued Zenati (wilaya de Guelma), a sus- cité la colère des postulants.

En effet, les mécontents sont revenus ce week-end à la charge pour exprimer leur réprobation et leur indignation. Ils se sont regroupés devant le siège de la daïra avant de tenter de barrer le tronçon de la RN 20,

cette opération de relogement. Pour rappel, les crues de l’hiver dernier ont durement frap- pé les occupants de ces habitations et ont fait 3 morts. Par ailleurs, nous apprenons auprès de notre source qu’une enquête a été diligen- tée par les services concernés afin de réexa- miner plus profondément les dossiers des bénéficiaires. N. Guergour

reliant Guelma à Constantine. Il a fallu l'inter- vention des forces de l'ordre, qui sont descen- dues sur les lieux, pour les disperser et déblo- quer la route. Les riverains de l'oued qui tra- verse la commune se disent prioritaires dans

SIDI BEL ABBÈS

Un chien suspecté de rage s’attaque aux passants

Au cours de la semaine dernière, un chien errant, présentant tous les symp- tômes de la rage, s’est attaqué aux pas- sants dans la localité de Tenira, wilaya de Sidi Bel Abbès, faisant plusieurs victimes, dont trois enfants. Le chien errant a mordu au moins sept personnes. Les victimes, qui ont été acheminées vers le centre de santé de la localité, ont reçu un sérum antirabique pour éviter tout danger. Une traque a été lancée contre ledit chien pour éviter d’autres victimes, mais il reste toujours introuvable malgré les bat- tues effectuées.

A. M.

KHENCHELA

Une nouvelle cité sans eau et sans gaz de ville depuis deux ans

Une cité nouvellement créée, et qui abrite plusieurs familles, sise à proximité du lycée Benamrane- Abdelouahab, sur la route d’El Aizar est depuis deux ans, selon ses habitants, sans eau et sans gaz. Ce qui a eu un impact négatif sur le quotidien des citoyens qui vivent une situation lamentable, aggra- vée par les problèmes d’ap- provisionnement en eau potable. Les résidents de ladite cité recourent aux citernes

dont le prix est de 600 DA, avec les risques de mala- dies que cela comporte car ils ignorent d’où provient cette eau. Les habitants ajoutent que durant ces longues et froides nuits d’hiver, leur vie devient un véritable cauche- mar, faute de gaz, et ce, malgré les démarches et les correspondances adressées à l’APC de Khenchela et à la Sonelgaz. Aucune lueur d’espoir ne pointe à l’horizon. Ils inter- pellent le wali et le P/APW

pour une prise en charge de cet épineux problème. Benzaïm Abdelouahab

MASCARA

Un bus se renverse :

21 blessés à Bou Henni

Hier lundi à 7h20, un bus s’est renversé sur l’axe routier Mouhammadia-Sig de la RN4, plus précisément à proximité du douar Ouled Ali, commune de Bou Henni. L’on recense 21 bles- sés, dont 4 femmes, qui seront évacués à l’hôpital de Sig. L’on ne connaît pas encore les causes de cet accident, mais selon les premières informations, le véhicule aurait dérapé.

M. Meddeber

Le Soir d’Algérie
Le Soir
d’Algérie

Culture

Mardi 20 décembre 2011 - PAGE 10

d’Algérie Culture Mardi 20 décembre 2011 - PAGE 10 LE COUP DE BILL’ART DU SOIR Par

LE COUP DE BILL’ART DU SOIR

Par Kader Bakou

Cesaria Evora, l’autre «Mama Africa»

Dimanche matin, nous avons entendu à la radio Cesaria Evora chanter Sodade (nostalgie). La chan- son nous a parue plus belle et beaucoup plus triste. «La Diva aux pieds nus» s’est produite trois fois en Algérie ces dernières années : deux soirées consécu- tives à la salle Ibn-Khaldoun en avril 2005 et une en clôture du Festival panafricain en juillet 2009 au théâtre de verdure de Sidi-Fredj. Cesaria Evora est surnommée «La Diva aux pieds nus» à cause de son habitude de se produire pieds nus sur scène, en signe de soutien aux sans-abri, aux femmes et aux enfants pauvres du monde entier qui, souvent, n’ont pas les moyens de s’acheter des chaussures décentes. Cesaria a popularisé la morna, une musique du Cap-Vert auprès du grand public mondial. Tout comme Miriam Makeba, Cesaria Evora est notre «Mama Africa». La chanteuse sud-africaine (elle a aussi la nationalité algérienne) s’est produite au premier Festival panafricain d’Alger en 1969. Qua- rante années plus tard, la chanteuse capverdienne s’est produite à la deuxième édition de ce Festival, toujours à Alger. Il y a comme un fil magique qui relie ces deux grandes artistes, fierté de tous les Africains.

K. B. bakoukader@yahoo.fr

CHANSON SOUFIE

El-Oued en fête

Seize artistes pren- nent part à la 4 e édition du Festival de la musique et de la chanson soufies ouverte samedi à El- Oued. La cérémonie d’ou- verture, à laquelle ont pris part des figures artistiques algériennes et de nom- breux invités, a été mar- quée par un défilé des troupes folkloriques locales et par l’interpréta- tion d’une opérette chan- tant, sur un mixage de dif- férents genres musicaux algériens, la beauté du pays. Cette manifestation culturelle, devant se pour- suivre jusqu’au 22 décembre courant, prévoit la participation de 16 artistes qui auront à concourir pour le Ardjoune (régime de dattes) d’or, doté d’un montant de 200 000 DA, et les Ardjou- ne d’argent et de bronze, avec respectivement 150 000 et 100 000 DA, a

indiqué le directeur de la culture de la wilaya d’El- Oued. D'autres prix ont également été retenus pour récompenser les meilleurs paroliers, com- positeurs, voix cantatrices féminines, joueurs de zorna (flûte traditionnelle), en plus d’un prix dédié à la meilleure recherche sur le patrimoine oral, le «chant» soufi notamment, a signa- lé Hassen Marmouri. Le commissaire du fes- tival a fait part, outre la programmation de soirées artistiques, de la présenta- tion, en marge du concours, de communica- tions sur le patrimoine cul- turel et les musiques et chants soufis. Cette 4 e édition est supervisée par un jury conduit par l’artiste Kamel Maâti, et regroupant aussi des artistes et des poètes, a indiqué le directeur de la culture.

lesoirculture@lesoirdalgerie.com

LE QUATUOR D’AIX-EN-PROVENCE EN CONCERT AU MAMA

Bravissimo !

Le «Quatuor pour la fin du temps» com- posé en 1941 par Olivier Messiaen, prisonnier dans un camp nazi en Silésie, a été joué samedi soir au Musée national d’art moder- ne et contemporain d’Alger (Mama).

«N ous sommes

très heureux

de jouer

cette œuvre de Messiaen dans ce magnifique espace

qui ne ressemble en rien au stalag où il a été composé»,

a déclaré Daniel Paloyan,

un des musiciens (clarinet- te) du Quatuor d’Aix-en- Provence. Constitué aussi

de Sophie Baduel au violon,

François Baduel (violoncel-

Photos : DR
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le) et d’Olivier Lechardeur (piano), le Quatuor d’Aix- En-Provence, s’est produit à Alger dans le cadre des «Figures sonores, cycle de concerts du XX e siècle», organisé en partenariat avec l’association française Ecume de la ville de Mar- seille, dans le cadre du 3 e Festival international d’art contemporain.

La première partie du concert est un hommage à Solhi Al-Wadi et à Dimitri Chostakovitch, compositeur que le musicien irakien admirait beaucoup. L’or-

chestre a admirablement interprété le «Trio pour piano, violon et violoncelle», une œuvre qui se distingue par «la maîtrise de la struc- ture et du développement du thème principal qui se mélange harmonieusement aux prouesses techniques auxquelles doivent faire face les musiciens», tel que souligné, à juste titre, dans le catalogue de la soirée. La musique est sublimissime ! A la deuxième partie du concert, Daniel Paloyan rejoint les trois autres musi-

ciens. Le Quatuor pour la fin

du temps est une œuvre en huit mouvements inspirée d’une citation de l’«Apoca- lypse» de Saint Jean. Mes- siaen l’avait composé pour pouvoir être exécutée par les seuls musiciens du Sta- lag VIII, à Görlitz, sur les quelques instruments déla- brés disponibles dans le camp. Elle y fut présentée pour la première fois le 15 janvier 1941 par Étienne Pasquier au violoncelle, Jean le Boulaire au violon, Henri Akoka à la clarinette et Olivier Messiaen au piano. L’idéal de ce grand compositeur français du XX e siècle est de composer de la musique, comme la nature, le chant des oiseaux, sans aucune intervention humai- ne. La musique est aussi un message et un langage uni- versel que le public de diffé- rentes nationalités présents samedi soir au Mama a admirablement compris et apprécié.

Kader B.

4 e FESTIVAL NATIONAL DE LA CHANSON AMAZIGHE À TAMANRASSET

Le patrimoine immatériel en valeur

L a 4 e édition du Festival national de la chanson

amazighe s'est ouverte samedi à Tamanrasset avec la participation d’une dou- zaine de troupes versées dans ce genre culturel. Ces troupes, spécialisées dans les genres chaoui, kabyle, targui et m’zabi, auront à présenter leur production et autres interprétations de la chanson amazighe lors de ce festival qui se poursuivra jusqu’au 23 de ce mois. La cérémonie d’ouvertu- re a été marquée par l’inter- prétation d’un morceau musical dans le genre chaoui, ainsi que par une remise de distinction à des artistes et d’anciens cadres du secteur de la culture de certaines wilayas du pays.

du secteur de la culture de certaines wilayas du pays. Ce rendez-vous artistique et culturel est

Ce rendez-vous artistique et culturel est l’occasion de «valoriser, de promouvoir et de préserver les musiques et chansons amazighes et d’enrichir ce patrimoine immatériel national qui met en valeur l’identité nationa-

le», a estimé la directrice de l’Institut supérieur de musique. Le commissaire du festival a, de son côté, estimé que cette manifesta- tion s’inscrit dans le cadre des efforts de l’Etat de sau- vegarder le patrimoine

lyrique national. Cette mani- festation artistique met en lice les jeunes talents dans ce genre musical, vain- queurs des festivals locaux déjà organisés au niveau des régions des Aurès, de la Kabylie, de la vallée du M’zab, de l’Ahaggar et du Tassili, ainsi que d’autres régions du pays, a-t-il ajou- té. Le festival prévoit aussi des soirées artistiques ani- mées par des vedettes de la chanson amazighe, ainsi que des chanteurs de la région de l’Ahaggar. Une journée d’étude sur les voies et moyens de pré- servation et de promotion de la chanson amazighe est aussi projetée dans le cadre de ce festival, et sera ani- mée par des universitaires et hommes de lettres.

sera ani- mée par des universitaires et hommes de lettres. PALAIS DES EXPOSITIONS EL-KOUDIA (TLEMCEN) nant
PALAIS DES EXPOSITIONS EL-KOUDIA (TLEMCEN) nant à la collection iconographique et costumiè- re de l’archive
PALAIS DES EXPOSITIONS EL-KOUDIA
(TLEMCEN)
nant à la collection iconographique et costumiè-
re
de l’archive historique du Teatro dell’Opera
• Jusqu’au 7 janvier 2012 : Exposition «De
di
Roma).
MUSÉE NATIONAL D’ART MODERNE ET
CONTEMPORAIN D’ALGER (25, RUE
LARBI-BEN-M’HIDI)
terre et d’argile» par des artistes d’Algérie, du
Burkina Faso, du Ghana, de Maurétanie, du
Niger, de France et du Portugal.
VENTES-DÉDICACES
• Jusqu’au 31 janvier 2012 : 4 e Salon d’au-
• Du 3 décembre 2011 au 3 février 2012 :
tomne des arts plastiques (à la galerie Baya).
• Jusqu’au 22 décembre : Journées portes
3 e Festival international d’art contemporain
d’Alger.
COMPLEXE DE RIADH-EL-FETH, EL-MADA-
NIA, ALGER)
• Jusqu’au 5 janvier 2012 : La librairie la
Renaissance en collaboration avec l’OREF
organise une foire du livre à l’occasion des
vacances d’hiver, tous les jours de 9h à 21h.
• Mercredi 21 décembre : Abdel’Alim Medjaoui
signera Le Géant aux yeux bleus.
ouvertes «Je m’amuse, je découvre une
langue», par les enfants de la bibliothèque du
Palais.
CENTRE DES LOISIRS SCIENTIFIQUES (5,
RUE DIDOUCHE-MOURAD, ALGER)
• Jeudi 22 décembre : Karim Younes signera
• Mardi 20 décembre :
• Jusqu’au 22 décembre : Exposition de
De la Numidie à l’Algérie, grandeurs et rup-
tures.
A 13h30 : «Atelier langues étrangères» animé
par les enseignants de la bibliothèque.
peinture de l’artiste Hacen Drici intitulée
«Archi-peinture».
A 14h30 : «Atelier compositions florades» pris
CENTRE CULTUREL FRANÇAIS D’ALGER
en charge par M me Kheloufi (artisane) et«Atelier
• Jusqu’au 22 décembre : Exposition «Algérie
an 0, qui suis-je ?» de l’artiste peintre Dalila
Dalléas Bouzar.
• Mardi 20 décembre à 17h : Conférence «Le
commencement d’un monde» par Jean-Claude
Guillebaud, écrivain, éditeur et journaliste.
travaux manuels» encadré par M me Sellah
Sabah, animatrice au Palais de la culture.
GALERIE ART 4 YOU (17, RUE HOCINE-
BELADJEL, SACRÉ-CŒUR, ALGER-
CENTRE)
INSTITUT CERVANTES D’ALGER (RUE
KHELIFA-BOUKHALFA, ALGER)
• Jusqu’au 15 janvier 2012 : Exposition
«Alfar Mudéjar XXI e siècle», des travaux réali-
sées dans l’atelier du céramiste Fernando
Malo pour la restauration du patrimoine artis-
tique.
• Mercredi 21 décembre à 13h30 : «Atelier
• Jusqu’au 31 décembre 2011 : Exposition de
contes» animé par M me Benmihoub, M me Mehai-
lia, conteuse libres, M me Benrahem Nora, M me
Chahed Namia, conteuses au Palais de la cul-
ture, et les enfants de la bibliothèque.
MAISON DE LA CULTURE MOULOUD-MAM-
MERI DE TIZI-OUZOU
peinture «Cinquième Saison» de l’artiste Valenti-
na Ghanem Pavlovskaya.
• Du 17 au 30 décembre : Programme pour
enfants «spécial vacances».
PALAIS DE LA CULTURE MOUFDI-ZAKARIA
(KOUBA, ALGER)
• Jeudi 22 décembre
A 13h30 : «Atelier théâtre» animé par Akbache
GALERIE DAR EL-KENZ (16, LOT BEN HA
DADI, CHÉRAGA, ALGER)
• Jusqu’au 22 décmbre 2011 : Exposition
Salah, conseiller culture au Palais de la culture.
A 14h30 : «Atelier scrabble» animé par l’équipe
me» (croquis, figurines et costumes apparte-
• Jusqu’au 31 décembre : Exposition «Lumières
d’Algérie» de l’artiste peintre Rachid Talbi, de 10h
à 18h (sauf le vendredi et le dimanche).
THÉÂTRE RÉGIONAL KATEB-YACINE DE
TIZI-OUZOU
«Rive Sud de la Méditerranée dans le mélodra-
de la bibliothèque du Palais de la culture.
• Du 15 au 21 décembre : Journées natio-
nales du théâtre pour enfants.

Le Soir

d’Algérie

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Sports

Mardi 20 décembre 2011 - PAGE 13

Le Soir

d’Algérie

Mardi 20 décembre 2011 - PAGE 1 3 Le Soir d’Algérie GOAL-BALL L’Algérie passe en demi-finale
Mardi 20 décembre 2011 - PAGE 1 3 Le Soir d’Algérie GOAL-BALL L’Algérie passe en demi-finale

GOAL-BALL

L’Algérie passe en demi-finale

GOAL-BALL L’Algérie passe en demi-finale La sélection nationale de goal-ball (handisport) s'est brillamment

La sélection nationale de goal-ball (handisport) s'est brillamment qualifiée aux demi-finales, en battant hier à la salle Al-Sadd de Doha, la Libye (6-1). Le groupe algérien avait, pour rappel, remporté toutes ses ren- contres préliminaires avec des scores lourds. Les demi- finales auront lieu mercredi. A. A.

CYCLISME : COURSE CONTRE-LA-MONTRE

L’EN en bronze

L'équipe algérienne de cyclisme a remporté hier la médaille de bronze de l'épreuve contre la montre par équipes (71 km) aux Jeux sportifs arabes de Doha, devancée par son homologue du Maroc (médaille d'or) et de la Tunisie (médaille d'argent). L’équipe algérienne, composée de Lagab, Madani, Bourezza et Benyoucef, a enregistré un temps de 1h 26 min 52 sec, derrière la Tunisie (1h 26 min 45 sec) et le Maroc (1h 26 min 31 sec). Neuf équipes ont pris part à l’épreuve. Il est à signaler le retrait, pour crevaison, de Benyoucef Abdellah. Les Algériens auront deux autres compétitions à disputer : le contre-la-montre en individuel (Azzedine Lagab et Abdelmalek Madani), demain mercredi et l'épreuve de course sur route vendredi avec la parti- cipation de Azzedine Lagab, Abdelmalek Madani, Abderrahmane Bourezza, Abdellah Benyoucef Abdelbasset Hannachi et Youcef Reguigui.

ATHLÉTISME

Mourad Soussi (décathlon) provisoirement 3 e

Le décathlonien Mourad Soussi se pointe en 3 e posi- tion avec un total de 2 271 points, après trois concours (100m, longueur et poids), derrière le Tunisien Hamdi Dhouibi (2 e avec 2 383 points et le Saoudien Mohammed Jassim Alquraya (2 441 points). Un 4 e concours était prévu hier soir en décathlon et concer- nera la hauteur.

LES 12 es JEUX SPORTIFS ARABES APPORTENT LA PREUVE DU DÉCLIN DU SPORT ALGÉRIEN

L’échec renouvelé

Même s’il est encore tôt pour faire le bilan, l’on peut dire que la participa- tion algérienne à ces joutes sportives arabes est médiocre en terme de médailles, en tout cas en deçà des espérances et des prévisions établies par les fédérations. Et pourtant, l’Etat algérien a déployé de gros moyens pour faire de ces Jeux sportifs arabes une réussi- te pour un secteur sérieu- sement marqué par les échecs à répétition de son élite sportive.

De notre envoyé spécial à Doha, Amine Andaloussi.

Avec une importante déléga- tion, composée de 211 athlètes (136 messieurs et 75 dames), l’Algérie est engagée dans 18 dis- ciplines sportives dont 16 olym- piques. C’est un record en la matière comparativement aux der- niers Jeux africains de Maputo (Mozambique). «Nous avons donné tous les moyens, humains et logistiques. Les plannings éla- borés par l’ensemble des DTN ont été exaucés par le MJS. Aucune discipline n’a été privée d’un quel- conque stage», dira le directeur des sports au niveau du MJS, Hocine Kennouche. Mais voilà, les résultats enre- gistrés par la délégation algérien- ne, jusqu'à ce jour, sont loin de refléter les attentes. L’Egypte a dépassé la barre des 60 médailles en or et la Tunisie et le Qatar vont être difficiles à rattraper au tableau général. Avant le départ de la déléga- tion algérienne, de grandes ambi- tions ont été nouées. La tutelle avait fixé un objectif à toutes les fédérations, à savoir faire mieux qu’aux jeux du Caire en 2007. A l’époque, l’Algérie avait récolté 32 médailles en or, 44 médailles en argent et 52 médailles en bronze,

Photos : DR
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Soraya Haddad, la grande déception.

soit un total de 128 médailles. Avant de gagner le Qatar, il était question d’une récolte de 33 médailles affichée par le ministère de la Jeunesse et des Sports. A trois journées de la fin des Jeux, ce pari est irréalisable. Le tableau des médailles voit l’Algérie dépas- sée par des pays où le sport est un phénomène nouveau, qui n’ont aucune tradition dans des sports olympiques comme l’athlétisme, la boxe ou encore la natation, à l’ins- tar de la Jordanie, du Koweït et bien entendu du Qatar.

Un échec prévisible Alors que l’échec est totale- ment consommé, les respon- sables du Comité olympique algé- rien se refusent à toute déclaration officielle. S’il est vrai qu’aucun pro- nostic n’a été avancé par cette instance, laissant ainsi le soin aux fédérations sportives de formuler des prévisions, la responsabilité du COA est entièrement engagée dans cet énième fiasco. «Nous n’avons aucune responsabilité dans les résultats qui vont être réalisés lors de ces jeux sportifs. Seules les fédérations sont res-

C’est de bon augure pour le challenge africain du Maroc. Nous allons continuer à tra- vailler. D’ailleurs, on va immédia- tement enchaîner avec un autre stage en France. Le groupe ne ménagera aucun effort pour une participation honorable au 20 e Championnat d’Afrique, lequel sera qualificatif au Championnat du monde. Vous avez renforcé votre groupe par deux joueuses évo- luant en France. Quelle est votre appréciation à leur sujet ? Ce sont deux joueuses dotées d’un bon niveau technique. Elles seront d’un excellent renfort pour le groupe. Il leur faut juste se fondre dans le groupe. Allez-vous faire appel à d’autres ? Pourquoi pas, à condition qu’elles ramènent un plus au grou- pe.

Propos recueillis par A. Amine

ponsables», avait anticipé la conseillère du ministre de la Jeunesse et des Sports, Samia Benmeghsoula, avant le départ de la délégation en direction de Doha. Le directeur général des sports du MJS, Hocine

L'Algérie s'est contentée d'une maigre moisson de médailles depuis le début des Jeux sportifs arabes 2011, le 9 décembre à Doha, ne récoltant que 7 médailles en or après 9 journées de compéti- tion loin, très loin du trio de tête Egypte-Tunisie-Qatar qui semble intouchable. Avec un total de 40 médailles (7 or, 14 argent, 19 bronze), l'Algérie occupe une peu reluisante 7 e place et se trouve même devancée au classement par l'Arabie saoudite (10 or) et le Bahreïn (8 or). A l'issue de la 9 e journée, les athlètes égyp- tiens ont dominé de bout en bout la compétition, affolant les compteurs avec pas moins de 156 médailles dont 63 or, devant les Tunisiens (28 or), le Qatar (27 or) et le Maroc (18 or). Les athlètes algériens ont livré de piètres prestations et semblent bien loin des résultats obtenus lors de la précédente édition en 2007 au Caire, lorsqu'ils avaient remporté 128 médailles dont 32 or pour seu- lement 179 athlètes engagés dans 19 disciplines contre 211 actuelle- ment dans 18 disciplines.

Soraya Haddad, la grande désillusion

Des résultats, encore provi- soires il est vrai, mais qui sont bien en deçà des espérances des amou- reux du sport en Algérie, à l'image de la judoka Soraya Haddad, 8 e mondiale et médaillée de bronze des derniers jeux Olympiques de Pékin qui a fait le voyage pour Doha avec l'objectif de ramener l'or avant de déchanter face à une jeune inconnue tunisienne, Ayari Houda en l'occurrence, qui n'est que junior. Les résultats obtenus par le judo algérien à Doha ont régressé par rapport à ceux enregistrés au Caire (3 or au Qatar contre 5 en Egypte), alors qu'au début, l'objectif assigné était de revenir avec 4 médailles en vermeil. Avec 15 médailles au total

Kennouche, s’en est également lavé les mains en chargeant les instances fédérales. «C’est aux fédérations de définir leur objectif dans ces Jeux arabes», avait-il confié lors de la conférence de presse qui a précédé ces joutes.

(3 or, 6 argent et 6 bronze), l'Algérie a pris la troisième place au classe- ment général du judo derrière la Tunisie, avec 13 médailles (5 or, 3 argent, 5 bronze) et le Maroc qui a récolté 15 médailles (5 or, 2 argent, 8 bronze). Le directeur technique national (DTN), Salim Boutabcha, a reconnu que les judokas algériens pouvaient faire mieux en ajoutant «au moins» deux autres médailles en or avec «un peu plus de réussite et de concentration.»

La natation, l'autre déception

La natation n'est pas en reste puisqu'elle est à la traîne après deux journées de compétitions, les Algériens n'ayant récolté qu'une médaille d'argent et deux en bron- ze. Nabil Kebbab, sur qui reposait les espoirs de médailles d'or, a énormément déçu par sa prestation en finale du 50m brasse, où il n'a récolté que le bronze, derrière les Tunisiens Wassim Elloumi et Talel M'rabet. Les nageurs algériens semblent bien loin des 35 médailles (11 or, 10 argent, 14 bronze) arra- chées lors de la 11 e édition au Caire, pour ne pas dire impossible à égaler car les autres spécialités n’échapperont pas aux Tunisiens et à leur star Oussama Mellouli, auteur déjà de quatre médailles d'or, selon les techniciens. Dans les autres disciplines qui ont pris fin comme le beach-volley, la lutte, le taekwondo ou l'haltéro- philie, aucune médaille d'or n'a été remportée par les représentants algériens qui se sont contentés, dans les meilleurs des cas, de l'ar- gent.

Les sports Co pour sauver la face

Parmi les satisfactions de cette 12 e édition des Jeux arabes, figu- rent la médaille d'or du gymnaste Sid-Ali Ferdjani dans le concours des barres parallèles et celle du

Ça ne dédouane pas totalement une tutelle qui a certes donné tous les moyens mais a manqué son devoir de suivre et de contrôler le travail technique des fédérations.

Quid des JO de Londres ? Au vu de la participation algé- rienne à ces joutes régionales, il y a lieu d'admettre qu'il n'y a rien de consistant à se mettre sous la dent en prévision des prochains Jeux olympiques d’été à Londres, pré- vus dans moins d’une année. Le spectre d’Athènes et de Pékin, où nos sportifs ont récolté échecs et humiliations, est omniprésent dans l’esprit des observateurs et fans algériens. Que peut faire, devant cette gabegie, le ministère de la Jeunesse et des Sports ? Va-t-il prôner la stabilité au sein des fédérations où décidera-t-il d’un remue-ménage en profon- deur dont les conséquences n’amélioreront point le quotidien du sport et des sportifs algériens. Quelle que soit l’action de la tutel- le, il sera difficile de sauver la face. Une énième fuite en avant qui pro- duira des effets pervers dans un secteur gangrené par tous les opportunismes.

A. A.

AVEC UNE QUARANTAINE DE MÉDAILLES APRÈS 10 JOURS DE COMPÉTITION

Loin du compte

DE MÉDAILLES APRÈS 10 JOURS DE COMPÉTITION Loin du compte Nabil Kebab. jeune tireur Amine Adjabi

Nabil Kebab.

jeune tireur Amine Adjabi (pistolet - 10 m), sans oublier la consécration de l'échéphile Mohamed Haddouche au jeu rapide. Le sport collectif, notamment chez les dames, peut sauver la face avec deux médailles d'or qui devraient, sauf accident de par- cours, revenir à l'Algérie. Les handballeuses algériennes sont à un pas du vermeil après leur nul, dimanche, devant leurs homo- logues tunisiennes (29-29). Il leur faudra battre le Qatar et la Jordanie, des adversaires large- ment à leur portée, pour se parer d'or. De leur côté, les volleyeuses algériennes, fortes de leur participa- tion au Championnat du monde au Japon et déjà qualifiées pour les demi-finales, sont bien parties pour décrocher l'or. Leurs homologues masculins devaient affronter hier le Qatar en demi-finales de la compétition, alors que les basketteurs algériens dis- putent le second tour du tournoi. Les épreuves des autres disci- plines comme la boxe, l'athlétisme ou la voile se disputent toujours, alors que le karaté, le cyclisme, l'équitation et le trampoline ont entamé leur première journée hier.

HANDBALL : MOURAD AÏT-OUARAB,

ENTRAÎNEUR NATIONAL DAMES :

«Les filles sont sur la bonne voie»

Nous avons sollicité l'entraî- neur de l'équipe nationale fémi- nine, Mourad Aït-Ouarab, pour évaluer la participation de ses protégées à ce rendez-vous arabe.

Le Soir d’Algérie : Etes-vous satisfait du rendement de votre team lors de ce tournoi ? Mourad Aït-Ouarab :

Absolument. Nos handballeuses enregistrent une évolution constante. Pour nous, le travail ne s’arrête pas. Nous allons conti- nuer à peaufiner davantage notre préparation en prévision du pro- chain Championnat d’Afrique. Quels sont les points posi- tifs et négatifs que vous avez notés durant ce tournoi ?

Il y a une nette amélioration dans le jeu. Nos joueuses ont beaucoup appris sur le plan men- tal. Une grande confiance règne au sein du groupe. Aussi, j’ai constaté une cohésion dans le jeu de l’équipe.

HOCINE KENNOUCHE (DG DES SPORTS AU MJS) :

«Des mesures seront prises»

Le directeur général des sports au ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS), Hocine Kennouche, a expliqué hier que les résultats enre- gistrés jusque-là aux Jeux sportifs arabes, qui se déroulent à Doha (Qatar), sont «en deçà des attentes» et que la tutelle «prendra des mesures à l'issue des joutes».

«Les résultats enregistrés jusque-là sont en deçà des attentes et le ministère de la Jeunesse et des Sports pren- dra les mesures qui s'imposent

à l'issue de ce rendez-vous

sportif arabe», a indiqué à l'APS le directeur des sports au MJS. Regrettable constat, où à

cinq jours de la fin de cette manifestation où pourtant le niveau est à la limite de la moyenne, l'Algérie pointe à une peu reluisante 7 e place au tableau des médailles avec un

total de 40 médailles (7 or, 14 argent, 19 bronze). Une piètre performance que justifie de manière approximative le responsable du sport au MJS : «Je pense que ces résultats sont essen- tiellement dus à l'état psycho- logique avec lequel les athlètes se sont déplacés à Doha. Ils avaient la peur de mal faire. En voulant faire mieux, ils ont fini par passer à côté.» Et d'enchaîner : «Après les résultats des Jeux africains de Maputo en septembre dernier, décriés par l'ensemble de la presse sportive nationale, les athlètes étaient sous pression

à l'approche du rendez-vous

de Doha. Ils avaient vraiment envie d'améliorer leurs résul- tats, mais malheureusement ce n'est pas le cas.» Dégageant la responsabili- té de son département ministé- riel, le responsable du sport au MJS a affirmé que la tutelle «a mobilisé tous les moyens pour mettre les athlètes dans les meilleures conditions de pré- paration». M. Kennouche a révélé qu'à l'issue de l'épisode de Maputo, il avait discuté avec les responsables des dif- férentes équipes nationales, «les sommant d'améliorer leurs résultats à Doha». «Nous leur avons demandé d'améliorer leurs résultats, histoire de se racheter, mais ça n'a pas été le cas. Personnellement, je n'ai pas voulu prendre de décisions

Personnellement, je n'ai pas voulu prendre de décisions Hocine Kennouche. radicales après Maputo, comp- te tenu

Hocine Kennouche.

radicales après Maputo, comp- te tenu de la courte période séparant les deux événements sportifs africain et arabe, mais maintenant, nous nous devons de réagir», a-t-il asséné.

«Les fédérations défaillantes devront expliquer leur échec»

Comme au lendemain des jeux de Maputo où le directeur des sports au MJS avait laissé entendre que des mesures seront prises à l'encontre des fédérations «défaillantes», il réitère la même promesse de sévir après l'évaluation qui sera faite après les Jeux de Doha. «A l'issue des Jeux, nous

allons installer une commission d'évaluation, appelée à analy- ser les résultats de chaque fédération, et à partir de là, nous devons prendre les mesures nécessaires», a révé- lé le directeur général des sports, affirmant que les «fédé- rations qui ont failli devront s'expliquer sur leur échec». Appelé à s'exprimer sur les disciplines qui ont raté leur sor- tie, Hocine Kennouche se dit surtout «déçu» par la presta- tion des nageurs. «La natation algérienne est

l'une des grandes déceptions de ces Jeux. A l'instar d'autres fédérations, les responsables de cette discipline doivent rendre des comptes.» Aux 12 es Jeux sportifs arabes, l'Algérie est considé- rée comme une des plus grandes délégations avec 211 athlètes dont 136 garçons dans 18 disciplines, derrière le pays hôte et l'Egypte, sans pour autant justifier cette pré- sence massive au tableau des médailles. Lors des derniers jeux disputés en Egypte en 2007, l'Algérie avait réussi à récolter un total de 128 médailles (32 or, 44 argent et

52 bronze). La natation algé-

rienne s'était alors brillamment illustrée lors de cette 11 e édi- tion avec 35 médailles (11 or,

10 argent, 14 bronze).

CONTRIBUTION

Pour un retour aux sources

Dans le passé, si notre football a connu des moments de gloire et de fierté, ce n’était pas le fait du hasard. Durant cette période faste, on avait une stratégie claire, une auto- rité reconnue et respectée et nos instances sportives com- posées de membres possé- dant des qualités reconnues :

moralité, intégrité et désinté- ressement, maîtrisant parfai- tement la gestion de notre sport roi. Aussi, il y a lieu de signaler qu’à l’époque où notre sport a atteint le sommet mondial avec nos champions du monde en athlétisme et nos footballeurs au Mondial et autres disciplines (judo, hand- ball, boxe, etc.), parce que le sport algérien reposait sur une politique et une stratégie claire basée sur le sport de masse, laquelle a donné naissance à de très grands champions . L’objectif de la démarche d’antan reposait sur la pros- pection et la découverte des jeunes talents là où ils se trou- vaient dans les cités et quar- tiers, dans les écoles (sport scolaire) et au sein des clubs de divisions inférieures. Qui se souvient aujour- d’hui des regrettés MM. El- Kamel et Fouilah, ces hommes de devoir, qui, durant les années 1960/1970, se sont engagés avec dévoue- ment, passion et beaucoup de sacrifices dans des actions à travers nombre de régions du pays ayant contribué énormé- ment à l’émergence de très grands joueurs qui ont repré- senté dignement le football algérien entre 1975, 1982 et

1986.

C’est grâce à ces hommes de très grande valeur que la plupart des joueurs de cette très belle époque ont émergé des quartiers populaires et ont fait le bonheur des équipes nationales et de beaucoup de clubs sur le plan national et international. Notre football était considéré et respecté grâce à ces dirigeants avant d’avoir les éloges pour ses sportifs. Cette race de diri- geants a joué un très grand rôle dans l’épanouissement des jeunes talents. A ces

hommes du devoir qui ont fait un travail remarquable, nous leur rendons aujourd’hui un très grand hommage.

Le quartier, l’unique voie à explorer et à suivre

Le retour à la source est salutaire. La relance et le redressement du sport et plus particulièrement le football passent avant tout par la renaissance d’une vieille tradi- tion, à savoir la pratique à tra- vers des tournois interquar- tiers. Dans cette école de la

Abderrahmane Bergui.
Abderrahmane Bergui.

vie, comme dirait Hadj M’Hamed El-Anka, on ren-

contre de talentueux joueurs

et des éléments d’exception.

Devant la situation actuelle de notre sport en général et plus particulièrement le foot- ball, on doit prendre sérieuse- ment en considération le sport de proximité qui est la base de toute relance. Sous d’autres cieux, de très grandes struc- tures de sport de proximité sont mises au niveau des fédérations. Puisque nous traversons une période difficile, pourquoi alors persister sur une voie qui

a montré toutes ses limites. Il faut qu’on ait le courage de se remettre en question. Il s’agit de revoir simplement la straté- gie de prise en charge de

notre football. Il n’est plus question à chaque échec de changer de staff technique car aujourd’hui il s’agit d’un pro- blème de fond qui se pose. C’est plus urgent que, par exemple, d’instituer une ligue professionnelle bien que ce soit une nécessité dans le football moderne.

Malheureusement, la LFP

a été installée dans la précipi-

tation sans aucune base soli- de et la plupart de nos clubs sont confrontés à de vrais pro- blèmes financiers, ne possé- dant aucune infrastructure sportive, ni centre de forma- tion. On s’est dirigé vers le professionnalisme avec l’état d’esprit d’amateur. Il faut reconnaître qu’on n’est pas prêt pour mettre en place ce projet qui nécessite une gran- de réflexion. Le système de gestion actuel de notre foot- ball est verrouillé par le fait qu’il dépend de l’homme et où la majorité des responsables des structures des ligues de football relevant de l’assem- blée générale obéissent aveu- glément aux orientations, et ce, pour préserver leurs privi- lèges. Faut-il oublier de signa- ler que certains présidents ne s’intéressent qu’à leurs clubs. L’assemblée générale ne joue pas pleinement son rôle. Celle-ci est pourtant censée être un espace de proposi- tions et de débats sur les sujets d’actualité comme, par

Par Abderrahmane Bergui*

exemple, la situation de notre football, les équipes natio- nales, et les catégories de jeunes et de l’arbitrage aujour- d’hui très contesté. Or, cette AG est devenue une boîte à enregistrement jouant un rôle effacé, voire négatif. Le constat de notre football est amer et pour améliorer la pratique du jeu à onze, il faut s’attaquer aux vraies causes qui sont à l’origine de sa dégradation. L’une de ces causes est l’émergence dans notre milieu footballistique de certains dirigeants ne se sou- ciant guère des valeurs du

sport, utilisant le football comme tremplin, et ce, avec la bénédiction des instances sportives réduites au silence face à un phénomène qui ne cesse de prendre de l’am- pleur. Autre point négatif :

comment peut-on voir évoluer un jour notre football en l’ab- sence d’infrastructures en mesure de satisfaire les besoins de nos élites spor- tives ? Celles existantes, à l’exemple du stade du 5-Juillet dont l’état de la pelouse est

plus que déplorable et dange- reux, interpellent les consciences. Qu’en est-il aussi des écoles de formation, l’absence d’encadrement qualifié pour les catégories jeunes, ou encore l’instabilité de l’enca- drement technique des équipes à tous les paliers ? Les fléaux qui gravitent autour de nos enceintes foot- ballistiques comme la violence ou le comportement irrespon- sable de certains acteurs du football sont tels que le risque

de dérapages est grand. Un scénario qui peut nous conduire vers une situation qu’on ne pourra plus maîtriser à l’avenir. La FAF et la Ligue professionnelle doivent son- ger sérieusement à parer au chaos prévisible à l’amorce de la phase retour où les enjeux seront plus importants.

Bannir les clivages

Pour ce qui est de la pré- paration de notre EN, la ques- tion qui reste posée est celle de la sélection des joueurs évoluant à l’étranger et la pré- paration de l’équipe à l’étran- ger. Un choix qui laisse suppo- ser que notre championnat

national n’a aucun intérêt, et dénote, par ailleurs, qu’il exis- te un vrai problème de fond au sein de notre système de compétition qui n’est ni pro- ductif, ni spectaculaire. Et pourtant l’Algérie recèle un potentiel inépuisable de jeunes talents. Ceux-ci, mal- heureusement, disparaissent dans la nature en l’absence d’une prise en charge sérieu- se. Ce sujet doit être débattu par l’ensemble des compé- tences ayant acquis une expérience reconnue pour mettre en place une ligne de conduite et un programme en vue de préserver nos jeunes talents. Pour le bien de notre EN, il faudrait bannir les méthodes présidant au choix des joueurs émigrés et ceux exerçant dans les challenges locaux lesquelles ont eu pour consé- quence de créer un climat malsain et très tendu au sein de l’équipe. Certains soi-disant profes- sionnels se comportent en sei- gneurs et imposent leur diktat. Que l’on soit très clair : à l’heure actuelle, nous ne pos- sédons aucun vrai profession- nel. Celui-ci est reconnu comme tel s’il évolue réguliè- rement dans un grand club comme cela était le cas pour MM. Dahleb, Zidane, Madjer, Maroc, Korichi et bien d’autres sans oublier les gloires de l’EN du FLN Mekhloufi, Boubekeur, Zitouni, Bentifour, etc. Dans le football moderne, tout a évolué que ce soit dans le domaine technique ou administratif et il faudra s’y adapter. Il est nécessaire de mettre en place des compé- tences répondant aux exi- gences de la gestion du foot- ball moderne pour pouvoir établir des constats, analyser et réfléchir pour décortiquer la réalité du terrain. Les échéances impor- tantes à venir à l’instar des éli- minatoires de la Coupe du monde 2014 recommandent la contribution de tout un cha- cun. Avec comme ambition l’intérêt du football et des foot- balleurs.

A. B. *(Ancien arbitre internatio- nal, président de l’Association Ouled El- Houma)

LUTTE

Rabah Chebah sera limogé

A en croire des sources informées, le DTN de la FALA, Rabah Chebah, en place depuis 18 ans, sera limogé au retour de la délé- gation à Alger. La décision semble être prise au niveau de la tutel- le qui vient de recevoir un rapport circonstancié d’un de ses repré- sentants présents à Doha (Qatar). Partis avec l’objectif de rame- ner trois médailles d’or, nos lutteurs n’ont finalement, malgré l’ab- sence des Syriens, récolté que trois médailles en bronze et une en argent, œuvre de Messaoud Zeghdane. M. B.

l’ab- sence des Syriens, récolté que trois médailles en bronze et une en argent, œuvre de

Le Soir

d’Algérie

Sports

Mardi 20 décembre 2011 - PAGE 14

d’Algérie Sports Mardi 20 décembre 2011 - PAGE 1 4 FOOTBALL EN RAISON DE SES DIFFÉRENDS
d’Algérie Sports Mardi 20 décembre 2011 - PAGE 1 4 FOOTBALL EN RAISON DE SES DIFFÉRENDS

FOOTBALL EN RAISON DE SES DIFFÉRENDS AVEC MAHFOUD KERBADJ

Abdelkrim Medouar menace de quitter le CA de la LFP

Abdelkrim Medouar, président de l'ASO Chlef a annoncé son intention de se retirer du conseil d'administration de la Ligue du football profes- sionnel (LFP) pour «protester contre la manière avec laquelle cette instance est gérée».

«Je ne peux plus caution- ner la gestion de la LFP, où le rôle des membres de son conseil d'administration est pratiquement réduit à néant», a déclaré à la Radio nationale, le premier responsable du champion d'Algérie en titre. «J'étais choisi par mes pairs des 32 clubs des Ligues 1 et 2 afin de défendre leurs intérêts, et contribuer à la réussite de l'expérience pro- fessionnelle, alors que je me retrouve contraint de jouer un rôle de figurant, chose que je n'accepte pas», a-t-il ajouté. La LFP a vu le jour le 4 juillet dernier, avec à sa tête,

Mahfoud Kerbadj, ex-prési- dent du CR Belouizdad, qui a été élu par la majorité des présidents des Ligues 1 et 2. «Le président de la LFP prend souvent des décisions unilatérales, comme ça été le cas d'ailleurs, lors de la signa- ture de la convention ayant trait aux droits de retransmis- sion des rencontres du cham- pionnat par la télévision algé- rienne, lorsqu'il était allé la négocier seul, alors qu'il était prévu qu'il soit accompagné par trois membres du conseil», a précisé le prési- dent de l’ASO Chlef. Medouar compte, en outre, annoncer

CS CONSTANTINE

Noureddine Sam en route vers Al-Qadissiya du Koweït

Le latéral droit du CS Constantine, Noureddine Sam, est sur le point de s'en- gager avec le club koweïtien d'Al-Qadissiya durant la pério- de des transferts d'hiver (mer- cato), a indiqué le directeur sportif du club, Mohamed Boulhabib. «Sam est proche de signer à Al-Qadissiya. Nous sommes disposés à négocier sa lettre de libéra- tion avec les dirigeants koweïtiens», a affirmé le res- ponsable constantinois à la Radio nationale. Noureddine Sam s'est engagé durant l'in- tersaison avec le CSC en provenance du club libyen de Khaleej Syrte. Le joueur fran- co-algérien pourrait rejoindre ainsi l'ancien milieu de l'ES Sétif, Lazhar Hadj Aïssa, ainsi qu'Abdelmalek Ziaya, qui est sur le point de parapher un contrat avec Al-Qadissiya. Par ailleurs, le CSC devrait enregistrer la signature immi-

Par ailleurs, le CSC devrait enregistrer la signature immi- nente de l'ancien milieu inter- national, Yazid

nente de l'ancien milieu inter- national, Yazid Mansouri,

dont la proposition financière du club a fini par le satisfaire. Grâce à sa victoire same-

di

contre l'ESS, pour le comp-

te

de la 14 e journée du cham-

pionnat de Ligue 1, les poulains de Rachid Bouarrata se sont hissés à la 10 e place

avec 18 points, soufflant un peu après plusieurs journées de disette

Photos : DR
Photos : DR

Abdelkrim Medouar.

sa démission très prochaine- ment. «Je songe sérieuse- ment à démissionner du conseil d'administration de la

LFP. Une décision dans ce sens sera prise dans les tous prochains jours», a-t-il fait savoir.

US MONASTIR

Rachid Belhout limogé

La direction de l'US Monastir (Div. 1, Tunisie) a mis fin à sa collaboration avec l'Algérien Rachid Belhout, entraîneur de son équipe première de football,

a indiqué hier le site officiel

du club. Cette décision inter- vient après le nouvel échec de la formation tunisienne dans le championnat, en

concédant une défaite face à El-Marsa (2-0) pour le comp-

te de la 7 e journée du cham-

pionnat local, a ajouté la même source, précisant au passage que «le divorce s'est fait à l'amiable». La défaite essuyée sur le terrain d'El-Marsa a sonné le glas du technicien algérien qui n'avait récolté que 4 unités lors des 7 rencontres jouées en championnat jusque-là. Belhout avait pris en mains la formation de

Monastir l'été dernier, en

provenance de la JS Kabylie

(Ligue 1, Algérie), avec qui il

a notamment remporté la

coupe d'Algérie dans sa pré- cédente édition. En plus de

la JSK, il avait entraîné en

Algérie trois autres clubs de

JSK, il avait entraîné en Algérie trois autres clubs de Ligue 1, à savoir l'ES Sétif,

Ligue 1, à savoir l'ES Sétif, l'USM Alger et l'ASO Chlef. L'entraîneur de la sélection olympique tunisienne, Chihab Ellaili, ainsi que Fawzi El Benzarti sont pres- sentis pour succéder au coach algérien, selon la presse locale.

CONVOITÉ PAR LE MC ALGER

Amir Sayoud en difficulté pour résilier son contrat avec Ismaïlia

L'international olympique algérien Amir Sayoud devait connaître hier son sort avec la formation d'Ismaïlia (D1, Egypte), après un nouveau round de négociations avec les responsables de ce club. Se trouvant à Ismaïlia depuis quelques jours pour résilier son contrat de prêt avec ce club, le jeune milieu de terrain offensif algérien est contraint de «se désister de ses trois mois de salaire non perçus pour obtenir sa lettre de libération», a indiqué hier la presse locale. Les premiers pourparlers entre les deux parties n'ont abouti à aucun accord, en ce sens que «le joueur refuse de faire la moindre concession, récla-

mant toujours ses arriérés de salaire avant de résilier son contrat de prêt», a ajouté la même source. Ayant rejoint Al-Ahly d'Egypte depuis trois ans, le natif de Guelma (est d'Algérie) n'a jamais eu la chance de montrer son talent comme il le souhaitait au sein du club phare de la capitale égyptienne. Du coup, il a demandé, l'été dernier, à changer d'air, et son vœu a été exaucé par ses dirigeants qui l'on prêté à Ismaïlia pour une durée d'une année. Mais la situation du gaucher algé- rien n'a pas trop changé, en se retrouvant de nouveau marginalisé, notamment après l'arrivée d'un nouveau staff technique à Ismaïlia à la place

des frères Hossam et Brahim Hassen, d'où son désir de résilier son contrat. En Algérie, plusieurs formations de l'élite, dont le MCA, se sont mises sur les traces du joueur. Les dirigeants de ce club ont déjà contacté d'une manière officielle le club d'origine de Sayoud, Al-Ahly, pour solliciter les services du joueur, a affir- mé hier à l'APS, un membre de la direction mouloudéenne. «Nous avons eu l'accord de la direction d'Al-Ahly pour nous libérer Sayoud, mais elle nous a fait savoir qu'il faudra d'abord au joueur régler son contentieux avec l'Ismaïlia auquel un contrat de prêt d'une année le lie», a indiqué la même source.

CHAMPIONNAT D’ITALIE (16 e JOURNÉE)

Udinese-Juventus Turin, le match de Noël

La Juventus Turin se ren- dra demain mercredi chez un de ses dauphins, l'Udinese

(3 e ), avec en jeu la place de leader du championnat d'Italie

à Noël, mais l'AC Milan, qui

joue dès ce soir à Cagliari, pourrait aussi prendre les com- mandes, dans l'ombre du grand match de la première journée décalée. La lutte syndi- cale a réservé une bonne sur- prise à trois jours du Réveillon :

une sorte de finale pour savoir qui sera le roi avant la trêve. La dernière journée de 2011 aurait dû être la première, elle a été décalée puisque annulée en août par la grève des joueurs. Mercredi (18h), l'Udinese jouera peut-être, si le Milan n'a pas gagné la veille à Cagliari, pour passer les Fêtes sur le trône de reine d'Italie. Une victoire des «Petits Zèbres» contre leurs jumeaux «bianconeri» leur permettrait de les doubler pour virer en tête. Premier cadeau du Père

Noël aux amateurs de football italien : l'Udinese arrive en plei- ne forme à ce match au som- met. Elle a brillamment passé un premier test dimanche à la Lazio Rome, l'autre surprise de la Serie A. Les deux équipes se sont séparées sur un splen- dide 2-2, plein de football offensif dans la hotte. L'entraîneur Francesco Guidolin a gagné son pari de laisser son timonier Antonio Di Natale sur le banc : «Toto» est entré en jeu pour la passe décisive du 2-2, et s'est écono- misé en vue du choc contre la Juve. S'il n'a pas la barbe blanche de «Babbo Natale» (Père Noël), il a tout de même 34 ans et une forme physique

à ménager.

Mehdi Benatia sera déjà en vacances, suspendu. Antonio Conte aussi a fait tourner contre Novare (2-0) et préservé ses cadres offensifs pour la

petite finale. La Juve, toujours invaincue, tient à virer en tête à Noël pour mettre la pression sur l'AC Milan, qui reste le favori numéro un à sa propre succession. L'équipe de Massimiliano Allegri peut d'ailleurs coiffer Juve et Udinese en gagnant en Sardaigne. Il faudrait alors que les Turinois l'emportent pour rester en tête, ou qu'Udine s'impose par six buts d'écart. Peu vraisemblable, même dans un conte de Noël. Cagliari n'a gagné qu'un seul de ses dix derniers matches et va bien mal. Le président Massimo Cellino, qui a déjà changé deux fois d'entraîneur cette sai- son, va-t-il s'en offrir un quatriè- me au pied du sapin? Le quatrième membre du carré de tête, la Lazio, essaiera de rester au contact en battant le Chievo Vérone, et l'Inter Milan, revenue dans la course (5 e ), visera une quatrième vic- toire de rang, contre le dernier Lecce, pour confirmer son retour. Enfin Naples, rentré dans le rang après sa défaite à domici- le contre l'AS Rome, dimanche (3-1), veut se relancer contre le Genoa, et la Roma voudra vali- der à Bologne son exploit napolitain.

Start

(aujourd’hui, en heure algérienne) Sienne-Fiorentina (18h) Cagliari-AC Milan(20h45) Mercredi 21 décembre (20h45) Udinese-Juventus Turin(18h)

Atalanta Bergame-Cesena Bologne-AS Rome Inter Milan-Lecce Lazio Rome-Chievo Vérone Naples-Genoa Novare-Palerme Parme-Catane.

La passe de quatre pour l'Inter?

Seul contretemps pour l'Udinese, son chef de défense

HIPPODROME D’ORAN - MARDI 20/12/2010 TURF
HIPPODROME D’ORAN - MARDI 20/12/2010
TURF

Ighrem, vainqueur théorique

 

Idéalement placé de par

les conditions de la course, Ighrem, le pensionnaire de la maison Benaïssa n’aura pas à trop forcer sur son talent pour ajouter à son pal- marès la victoire de ce prix Hafsa. Toutes les conditions sont réunies pour mener à bon port cette expédition somme toute élémentaire pour ce cheval de bonne qualité. L’opposition viendra de Kafia, Ghoulem et El Feth. Epreuve réservée aux chevaux de 3 ans et plus arabe pur n’ayant pas gagné une course depuis le 1/4/2011. Poids : 3 ans 50 kg, 4 ans 51 kg, 5 ans et plus 53 kg. Surcharge de 1 kg par tranche de 40.000 DA reçus en places depuis le 1/4/2011, maximum 5 kg. Une déchar- ge de 4 kg est accordée aux chevaux arabe pur nés et élevés en Algérie.

Hippodrome d’Oran - 2 e course - Prix «Hafsa» / Arabe pur - Quarté-Quinté Dotation : 230 000 DA - Distance : 1 200 m - Départ à 15h30

Propriétaires

Chevaux

 

Jockeys

Pds

Cds

Entraîneurs

AF Kerzabi

1. Natacha

Mlle Boukhris

55

11

K.

Boukhris

AF. Kerzabi

2. Nardak

I.

Mesbah

55

13

K.

Habes

B.

Benarbia

3. Ghoulem

B.

Abed

53

2

K.

Habes

KH

Ghali

4. El Feth

A.

Messaoud

53

1

KH. Aoued

A.

Boukhris

5. L’Oranibey

M.

Chadouli

53

6

K.

Boukhri

H.

Benaïssa

6. Ighrem

H.

Belhachemi

53

8

 

Prop.

M.

Besbes

7. Sahm

A.

Khelif

53

9

AB. Gasmi

F.

Laïdouni

8. Tamise de Carrere

AB. Naïr

50

3

 

Prop.

ABZ. Aoued

9. Kafia

M.

Habes

49

7

K.

Habes

KH. Aoued

10. Nesrine

H.

Aoued

47

4

 

Prop.

R.

Meziani

11. Thiziri

GH. Gasmi

46

5

AB. Gasmi

AF. Kerzabi

12. Antarai

H.

Bouaza

46

12

K.

Habes

ABZ. Aoued

13. Ganisa

B.

Bensaïd

44

10

K.

Habes

FAITES VOS JEUX TIERCÉ QUINTÉ 6-9-3-4-5/10-8

 

2.

Nardak : Idem que

8.

Tamise de Carrere :

Natacha.

 

Outsider de charme pour rele-

 

3.

Ghoulem : Ce cheval de

ver les rapports PMU.

 

11 ans conserve des moyens

9.

Kafia : Vu sa forme

pour prendre part à l’arrivée.

 

actuelle, elle devrait jouer un

 

4.

El Feth : Vu la modestie

rôle de premier ordre. Base de jeu.

Nesrine : Gros outsi-

10.

du lot, il devrait figurer en bonne place.

 

5.

L’Oranibey : Il change

der en cas de défaillance des favoris.

d’écurie, devrait bien faire.

 
 

6.

Ighrem : Vainqueur

11.

Thiziri : Idem que

théorique à cocher en bonne

Nesrine.

Les partants au crible 1. Natacha : N’a rien à voir, barrée.

place dans votre sélection.

 

12. Antarai : Pas évident.

 

7.

Sahm : Poulain de 3

13.

Ganisa : Pouliche de 3

ans, inédit

 

ans, débute.

 

Le Soir

d’Algérie

Soir Retraite

Mardi 20 décembre 2011 - PAGE 15

Soir Retraite Mardi 20 décembre 2011 - PAGE 15 Le Soir d’Algérie - Espace «Retraite» —

Le Soir d’Algérie - Espace «Retraite» — E.mail : soiretraite@hotmail.com

DES DÉPUTÉS INDÉPENDANTS REVIENNENT À LA CHARGE

Interpellation du gouvernement sur la situation des retraités et de la Caisse nationale des retraites (CNR)

LLaa ssiittuuaattiioonn ddeess rreettrraaiittééss iinnqquuiièèttee ddeess ddééppuuttééss iinnddééppeennddaannttss :: iillss vviieennnneenntt ddiinntteerrppeelllleerr llee ggoouuvveerrnneemmeenntt àà ccee ssuujjeett DDaannss uunnee rrééssoolluuttiioonn ppoorrttaanntt ««IInntteerrppeellllaattiioonn dduu ggoouuvveerrnneemmeenntt ssuurr llaa ssiittuuaattiioonn ddeess rreettrraaiittééss eett ddee llaa CCaaiissssee nnaattiioonnaallee ddeess rreettrraaiitteess ((CCNNRR))»»,, ddééppoossééee llee 1144 ddéécceemmbbrree ddeerrnniieerr ssuurr llee bbuurreeaauu ddee llAAPPNN,, 3344 ddééppuuttééss eexxiiggeenntt ddeess eexxpplliiccaattiioonnss ««NNoouuss ddeemmaannddoonnss aauu ggoouuvveerrnneemmeenntt ddeexxppoosseerr ddeevvaanntt llAAsssseemmbbllééee ppooppuullaaiirree nnaattiioonnaallee lleess mmeessuurreess qquuiill ccoommppttee pprreennddrree ppoouurr rreennddrree jjuussttiiccee ddaannss lleess pplluuss bbrreeffss ddééllaaiiss àà cceettttee ccaattééggoorriiee ddee nnoottrree ppeeuuppllee»»,, lliitt--oonn ddaannss cceettttee rrééssoolluuttiioonn

L es parlementaires, à leur tête

le député de Bouira, Ali Brahi-

mi, alertent les autorités sur

les souffrances quotidiennes de «près

de deux millions de retraités qui se

plaignent aujourd’hui de pauvreté après avoir offert la fleur de leurs jours à l’économie nationale». «Plus de 600

000

retraités perçoivent moins de 15

000

DA, soit une rémunération large-

ment inférieure au SNMG. Que dire des ayants droit indirects au nombre de 910 000 ?» précise-t-on dans cette résolution en rappelant que la loi de finances 2012 n’a rien prévu pour la revalorisation des retraites. Pour les auteurs de ce document, le niveau extrêmement bas des retraites est, d’abord, le résultat des salaires relativement bas sur lesquels il est indexé. De plus, explique-t-on, la révi- sion de la loi 83-12, qui a réduit le seuil maximum de la retraite à 75% du SNMG alors qu’il était de 100%, ainsi

que le gel de l’indemnité du conjoint à charge ont fait qu’aggraver la situation de cette catégorie de citoyens. «Ces dispositions d’austérité avaient été prises sous la dictée du Fonds moné- taire international dans les années 1990. Dans le même registre, le gou- vernement avait créé, à la même pério- de, les procédures de départ à la retrai- te anticipée, proportionnelle, etc. Modes qui ont coûté à la CNR plus de 500 milliards de dinars sur lesquels le Trésor public ne lui a pas remboursé un seul centime», ajoutent les députés signataires de cette résolution.

Consternés par le montant dérisoire des pensions de retraite

En introduction de la motion, les parlementaires mettent en évidence la situation catastrophique de «près de deux millions de retraités qui souffrent

aujourd’hui de pauvreté après avoir offert la fleur de leurs jours à l’écono- mie nationale». Ils précisent que «plus de 600 000 retraités ayants droit directs à la pension perçoivent moins de 15 000 DA, soit des montants large- ment inférieurs au SNMG. Du point de vue de ces parlemen- taires, le niveau modique des retraites résulte d’abord des salaires relative- ment bas sur lesquels il est indexé, mais également de la révision de la loi 83-12 relative à la retraite, qui a réduit le seuil maximum de la retraite à 75% du SNMG alors qu’il était de 100%, ainsi que le gel de l’indemnité du conjoint à charge. «Ces dispositions d’austérité avaient été prises sous la dictée du Fonds monétaire internatio- nal dans les années quatre-vingt-dix. Pour les députés signataires de la motion, il est inconcevable de ne pas améliorer les revenus des retraités au moment où le pays est confronté à une

«évasion fiscale de l’ordre de 3,6 mil- liards de dinars, selon le ministère des Finances ; que le crime économique a augmenté de 183% selon la Gendar- merie nationale et qu’il thésaurise près de 300 milliards de dollars !» A ce titre, ils demandent au gouver- nement «d’exposer par devant l’As- semblée populaire nationale les mesures qu’il compte prendre pour rendre justice dans les plus brefs délais à cette catégorie de notre peuple». La procédure réglementaire, détaillée dans les articles 65, 66 et 67 de la loi organique portant relation du Parlement avec le gouvernement, exige du bureau de l’APN de trans- mettre la résolution des députés dans les 48 heures qui suivent la date de son dépôt. La plénière, consacrée à la réponse du chef du gouvernement doit, quant à elle, se tenir dans les quinze jours.

Les retraités de Mila s’en prennent au Comité de wilaya de la FNTR

Lors de leur rassemblement de protestation devant le cabinet du wali, la semaine dernière, le troisième en moins d’un mois, des retraités, près de deux cents, ont torpillé la section de wilaya de la Fédération nationa- le des travailleurs retraités (FNTR), affiliée à l’UGTA. «Les syndicalistes de la FNTR ne représentent qu’eux- mêmes. Nous demandons expressément leur départ. D’ailleurs, leur mandat a expiré en mai-juin 2011, et ils conti- nuent pourtant à activer dans l’illégalité», nous ont-ils déclaré. Et d’ajouter : «Leurs jours (les syndicalistes) sont comptés, car nous serons des centaines, voire des milliers, le 25 du mois cou- rant, à leur retirer notre confian-

ce et élire une instance syndica- le qui pourra défendre nos droits et intérêts.» Les concernés projettent éga- lement d’organiser, le même jour devant le siège de la wilaya, un imposant mouvement de protes- tation pour arracher des pou- voirs publics la mise en applica- tion de la revalorisation promise des pensions de retraite. Il est à rappeler, à ce propos, que la corporation a interpellé le président de la République par le biais d’une plate-forme de reven- dications remise au chef de cabi- net du wali. Selon les protesta- taires, une correspondance simi- laire a été transmise par la direc- tion de la Sécurité sociale au ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale.

M eilleurs vœux de bonne année 2012 de la part du Conseil régional de l'association
M eilleurs vœux de bonne année 2012 de la part
du Conseil régional de l'association des retraités
Sonatrach, région ouest
A l'occasion de la nouvelle année 2012, le Conseil régional de
l'association des retraités Sonatrach, région ouest, présente ses
meilleurs vœux de bonheur et de santé au collectif du Soir
d’Algérie et à l'ensemble des retraités.
Le président A. Belkaid
ASR-SH-Ouest, 28, rue Habib Ghadir, Arzew, 31200
Tél : 0661692254/0557002296
Fax: 041393715
Email : asrsh31000@yahoo.fr
Site web : < www.asr-sh-ouest.org >

UN LECTEUR RÉAGIT

«…Abandonnés sur le bord de la route…»

«Les retraités ne font plus partie du voyage, ils sont abandonnés sur le bord de la route. Ils ont beau faire signe pour terminer le voyage en toute sérénité, personne ne tient à s'encombrer de ces vieux qui ne servent plus à rien. Ils sont fatigués, malades mais courageux et ne se sont plaints qu'après avoir senti le mal profond envahir leurs progénitures atteinte par cette endémie: le chômage. Messieurs les députés, vous agissez en votre qualité de représentants du peuple et ce peuple, vous l'avez compris, n'est pas seule- ment fait de bras solides capables de renverser les pyramides. Il y bien sûr ces bras veineux, sans muscles, qui ont donné ces bras vigou-

reux et qui pourront porter assistance à leurs pères. Retraités, nous avons donné notre jeu- nesse pour ce pays alors que ses gouvernants nous méprisent. La hogra est l'apanage de ce groupe d'indi- vidus qui nous regardent d'en haut, d'ailleurs on n'est pas les seuls, c'est tout le peuple qu'ils scrutent du haut de leur Trajane. Il y a dans cette vie quelqu'un qui a le don de se renouveler et qui passe inaperçu pour ceux qui s'admirent dans un miroir mais qui ne se voient pas. Ce quelqu'un finira par les mettre à terre, il les écrasera sous toutes les années qu'il a accumulées pour eux. Vous avez deviné : c'est le temps. Merci aux 35 députés !»

Colère des retraités de l’ANP à Souk-Ahras

Dans une correspondance adressée aux différents res- ponsables centraux, des repré- sentants d’un groupe de sous- officiers de carrière retraités de l’ANP revendiquent la révision à la hausse de leur pension de retraite et se déclarent victimes de hogra de la part des offi- ciels.«Nous avons répondu à l’appel de la patrie durant les moments les plus difficiles qu’a traversés le pays, et c’est notre devoir. Il est aussi du devoir des autorités de prendre en considération les problèmes

sociaux dans lesquels se débat cette catégorie de retraités», dit l’un des représentants du groupe. Un autre plaide en faveur d’«une administration respon- sable, juste et humaine, qui tiendrait compte de ces vic- times anonymes qui ont eu le mérite de braver les forces du mal une décennie durant». Ils sont des centaines qui perçoivent des mensualités en deçà du niveau d’un employé de dernière zone de la fonction publique et se trouvent, de ce

fait, dans l’obligation d’exercer une autre activité pour subve- nir aux besoins de leurs familles, nous fait-on savoir. Ils s’adonnent à des petits métiers, sont employés comme gardiens de nuit, serveurs dans des cafés D’autres n’ont pas eu cette chance à cause des séquelles physiques d’une longue carriè- re de dur labeur et de lutte contre le terrorisme. Ils reven- diquent également le droit au logement social.

LSR

Le Soir

d’Algérie

Monde

Mardi 20 décembre 2011 - PAGE 16

Soir d’Algérie Monde Mardi 20 décembre 2011 - PAGE 16 CORÉE DU NORD Une succession dans

CORÉE DU NORD

Une succession dans la stabilité, préparée de longue date

La mort du dirigeant nord-coréen Kim Jong-il ouvre une période d’incertitude, mais les analystes écartent l’hypothèse de turbulences majeures pour le régime stali- nien, qui préparait depuis deux ans l’intronisation de son fils cadet Kim Jong-un, officiellement confirmée hier.

L’annonce du décès de Kim sur- venu samedi installe Kim Jong-un, âgé de moins de 30 ans, à la tête de la République populaire démocra- tique de Corée (RPDC), l’unique dynastie communiste au monde. Et dans un pays à l’opacité rare- ment prise en défaut, qui plus est détenteur de l’arme nucléaire, elle soulève de multiples interrogations. Y compris en Chine, l’un de ses rares alliés avec la Russie, «très inquiète car elle souhaitait avant tout assister à une transition en douceur entre Kim Jong-il et Kim Jong-un», a estimé Stephanie Kleine-Ahlbrandt, une analyste de l’International Crisis Group basée à Pékin. «L’idée était que Kim Jong-il res- terait présent pour deux années supplémentaires, ce qui lui aurait permis de mettre complètement en place les mécanismes nécessaires à la transition du pouvoir.» «Si l’or- ganisation de la succession ne fonc- tionne pas, cela pourrait déboucher sur le chaos», a confirmé le profes- seur Joseph Cheng, de la Hong Kong City University. Une hypothèse que Pékin «veut assurément éviter» car elle «déstabiliserait la frontière» et provoquerait un afflux de réfugiés sur son territoire. Mais les experts sud-coréens estiment de leur côté que la succession, échafaudée par petites touches et accélérée après l’accident cérébral de Kim Jong-il en 2008, ne devrait pas entraîner de turbulences immédiates. Les médias officiels ont d’ores et déjà appelé à faire allégeance au nouveau leader d’un Etat partagé entre une nomenklatura privilégiée et des masses indigentes qui souf- frent de la faim. L’agence officielle KCNA a ainsi exhorté «tous les membres du Parti (des travailleurs),

les militaires et le peuple (

à

suivre fidèlement l’autorité du cama- rade Kim Jong-un». Ces déclara-

)

tions témoignent que «Jong-un est déjà fermement aux manettes», selon Paik Hak-Soon, du Sejong Institute, un «think-tank» basé à Séoul. Les cadres nord-coréens,

ajoute-t-il, «ont déjà tout arrangé et

le régime semble stable (

Kim Jong-un a déjà commencé». Pour Baek Seung-Joo, de l’Institut coréen d’analyses militaires, le Nord a parfaitement organisé la succes- sion, avec la famille dans le rôle du cercle restreint. «Pendant quelque temps, l’armée et la famille de Kim vont s’efforcer de confirmer Kim Jong-un dans son rôle de leader et se rassembler autour de lui», esti- me-t-il. La sœur unique de Kim

L’ère

).

Photo : DR
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Kim Jong-il.

Jong-il, Kim Kyong-Hui, et son époux, Jang Song-Thaek, devraient jouer un rôle prééminent à ses côtés, secondés dans leur tâche par le chef de l’Etat-major interarmées

Ri Yong-Ho, affirme le professeur Yang Moo-Jin, de l’université de Séoul. Quant à la politique étrangè- re, elle devrait elle aussi se garder de toute révolution, même si Pyongyang a procédé hier à un essai de tir de missile à courte por- tée. Le régime n’a aucun intérêt à rebattre les cartes alors que de nou- velles consultations directes entre Pyongyang et Washington laissent entrevoir une possible détente, après des années de tensions autour du programme nucléaire nord-coréen. Le jeune Kim, propul- sé depuis quelques années à des postes politiques et militaires straté- giques, «ne devrait pas engager de changement de politique drastique tant qu’il s’emploiera à asseoir son autorité», observe Baek Seung-Joo, de l’Institut coréen d’analyses mili- taires. D’autant que le Nord est dési- reux d’apaiser son peuple, en proie aux plus grandes difficultés sociales

et économiques, manquant de tout et en particulier d’aliments pour les enfants, à l’approche du centième anniversaire de la naissance de Kim Il-Sung, le fondateur de la RPDC et grand-père de Kim Jong-un. Samedi, jour annoncé de la mort de Kim, la presse sud-coréenne rap- portait que la Corée du Nord avait accepté de suspendre son program- me d’enrichissement d’uranium à des fins militaires, un préalable fixé par les Etats-Unis à la reprise de négociations sur le désarmement et l’aide alimentaire. Washington cherche à relancer les pourparlers à Six (Corées, Etats- Unis, Russie, Chine, Japon) sur la dénucléarisation du Nord, au point mort depuis décembre 2008. Les Nord-Coréens «se manifes- teront sûrement pour reprendre les négociations avec les Etats-Unis à la fin du deuil», pronostique Baek Seung-Joo.

ral de la Ligue arabe et à moi- même», a indiqué le chef de la diplo- matie syrienne. «Nous en discute- rons par téléphone avant toute prise de décision», a expliqué M. Mouallem, précisant que cela faisait partie des demandes syriennes. «Une commission nationale sera le trait d’union entre la délégation des observateurs et le gouverne- ment syrien», a-t-il précisé. Les observateurs pourront «accéder aux points chauds mais pas aux points militaires sensibles». M. Mouallem a affirmé que son pays n’avait accepté de signer ce protocole que parce qu’il respectait sa «souveraineté». «Dans ce protocole, nous par- lons de protéger les civils contre les groupes terroristes», a-t-il ajouté. La répression dans le pays a fait depuis la mi-mars plus de 5 000 morts, selon l’ONU, mais Damas attribue les violences à des groupes terroristes armés. «De nombreux pays dans le monde ne veulent pas reconnaître la présence de groupes terroristes armés en Syrie. Ils vont venir et ils vont voir qu’ils sont présents. Nous ne devons absolument pas avoir peur», a réagi M. Mouallem. La Ligue arabe avait menacé de recourir au Conseil de sécurité de l’ONU, où Moscou, allié de longue date de Damas, bloquait jusqu’à récemment les résolutions condam- nant la répression dans le sang. Jeudi, la Russie a créé la surpri- se en proposant sa propre résolution condamnant les violences com- mises «par toutes les parties» syriennes. «Il n’y a aucun changement dans la position russe. Il y a une coordina- tion quotidienne avec les (diri- geants) russes. Ils ont conseillé à la Syrie de signer le protocole et nous l’avons fait», a pourtant affirmé M. Mouallem. Paris a souligné que l’envoi d’ob- servateurs «ne constitue que l’un des éléments» du plan de sortie de crise arabe qui prévoit aussi «l’arrêt de la répression, la libération de toutes les personnes emprisonnées à l’occasion des manifestations, le retour de l’armée dans les casernes et l’accès au territoire syrien des médias internationaux».

Damas accepte la venue d’observateurs

mée régulière syrienne qui ont été tués hier lors d’affrontements avec des déserteurs, selon la même sour- ce. Les forces de sécurité ont ouvert le feu sur des manifestants dans le quartier historique de Midane à Damas. Deux personnes dont un enfant ont été blessées, selon l’OSDH et les Comités locaux de coordination (LCC), qui chapeautent les manifestations sur le terrain. Dans un communiqué, les LCC ont annoncé que 937 civils, dont 60 enfants, ont été tués par les forces de l’ordre et l’armée syriennes depuis le 16 novembre, date à laquelle Damas avait refusé de signer le protocole arabe. Burhan Ghalioun, chef du Conseil national syrien (CNS) qui regroupe la majorité des courants de l’opposition syrienne a estimé que les déclarations de M. Mouallem étaient une «tromperie» pour «cou- vrir l’échec du régime syrien», dans une conférence de presse à Tunis. Les rapports des observateurs «seront envoyés au secrétaire géné-

La Syrie a formellement accepté hier, après une valse- hésitation de plusieurs semaines, la venue d’observateurs arabes dans le pays, jugée immédiatement par l’opposi- tion comme une «manœuvre» pour gagner du temps.

Le vice-ministre syrien des Affaires étrangères Fayçal al- Maqdad a signé au Caire un docu- ment autorisant la venue d’observa- teurs, dans le cadre d’un plan de sortie de crise mis au point par la Ligue arabe, que Damas avait déjà accepté «sans réserves» sans jamais pour autant l’appliquer. A Damas, le chef de la diploma- tie syrienne Walid Mouallem a assu- ré que les observateurs arabes étaient «les bienvenus» en Syrie, lors d’une conférence de presse. «La signature du protocole est le début d’une coopération entre nous et la Ligue arabe. Nous accueille- rons avec satisfaction la délégation des observateurs», a-t-il poursuivi, ajoutant que «cet accord sera renouvelé dans un mois si les deux parties en sont d’accord». Le secré- taire général de la Ligue arabe Nabil

al-Arabi a annoncé qu’une première délégation se rendrait en éclaireur à Damas sous trois jours. Dirigée par Samir Seif al-Yazal, assistant du secrétaire général, elle sera «composée d’observateurs de la sécurité, du droit et de l’adminis- tration», a déclaré M. Arabi, préci- sant que des équipes incluant des experts des droits de l’Homme sui- vraient. La France a réclamé aussi- tôt que les observateurs arabes puissent remplir leur mission «le plus rapidement possible sur le ter- rain» en Syrie, où le régime réprime depuis plus de neuf mois un mouve- ment de révolte sans précédent. Six civils ont été tués hier par les forces de sécurité à Deraa (sud) et à Deir Ezzor (est), a rapporté l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). Dans la province d’Idleb, ce sont trois soldats de l’ar-

Les Tchèques s’inclinent à Prague devant le cercueil de Vaclav Havel

L’un après l’autre, femmes et hommes, jeunes et vieux, s’approchaient du cercueil en bois massif, pour y déposer des fleurs, s’incliner, faire un signe de croix, caresser le cercueil ou s’arrêter tout sim- plement pour quelques brefs instants. Une gerbe de roses rouges au ruban noir gisait sur le cercueil, déposée peu avant midi par l’épouse de l’ancien dramaturge-dissident devenu président, Dagmar Havlova-Veskrnova. Des amis du défunt montaient la garde d’honneur près de son grand portrait en noir et blanc, cerné d’un ruban noir. «Je suis très affligée par le décès de Vaclav Havel», dit Hana Joova, violoniste d’un orchestre qui s’était produit il y a cinq ans, à l’oc- casion du 70 e anniversaire de Vaclav Havel. «Il était très gentil et franc.» Le cercueil devait rester exposé jusqu’à ce soir, pour être transféré ensui- te dans la salle Vladislas au Château de Prague, siège officiel de la présidence tchèque. C’est là que les Pragois, ainsi que les visiteurs de la capi- tale tchèque, signent depuis hier matin le livre de condoléances pour celui qui avait occupé le Château entre 1989 et 2003. «Je suis venue pour lui dire adieu. Il signifiait beauco