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Concours international d’arbitrage de Paris Le Cas (2012) Avertissement : Les candidats s'en tiendront strictem

Concours international d’arbitrage de Paris

Le Cas (2012)

Avertissement : Les candidats s'en tiendront strictement aux faits présentés ci-après, qui sont fictifs, sans les déformer ni les enrichir. Il est supposé que la composition du tribunal arbitral ne suscite pas de difficultés entre les parties. Les équipes ne doivent pas aborder la question du calcul des intérêts. Tous les États fictifs mentionnés sont parties à la Convention de New York de 1958 sur la reconnaissance et l’exécution de sentences arbitrales étrangères et ont adopté sans aucune modification la Loi-type de la CNUDCI sur l’arbitrage commercial international dans sa version de 2006 (s’agissant de l’art. 7 tous les États ont choisi l’option 1).

1. Lors de sa réunion ordinaire de septembre 2008, la Conférence des Ministres du sport de l’Union vespucienne méridionale (UVM, organisation internationale composée de 14 États membres indépendants) décide d’organiser, à partir de 2013 et tous les quatre ans, les Jeux de Vespucie méridionale (JVM), destinés à préparer les équipes des États membres de l’UVM aux jeux olympiques. La ville choisie pour la première édition des JVM est Calandre, une des villes les plus importantes de l’État de Forestia.

2. Peu de temps après avoir connu la décision de la Conférence des Ministres, le Maire de Calandre, Marco Marsiglia, qui a su utiliser avec succès ses influences dans le monde des sports et des affaires afin d’obtenir un tel privilège pour sa ville, décide de créer une « société de partenariat public-privé » (SPPP), dont les parts sont détenues par une ou plusieurs personnes publiques et par une ou plusieurs personnes privées. Le régime de la SPPP est défini par la loi sur les partenariats public-privés (LPPPF), en vigueur en Forestia depuis le 1 er juillet 2008. L’arrêté municipal autorisant la création de la société Calandre Olympique est approuvé, à l’unanimité, par le Conseil municipal (organe exécutif de la ville) le 27 octobre 2008.

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est approuvé, à l’unanimité, par le Conseil municipal (organe exécutif de la ville) le 27 octobre
est approuvé, à l’unanimité, par le Conseil municipal (organe exécutif de la ville) le 27 octobre

3. La LPPPF dispose que les SPPP doivent remplir une série de conditions, parmi lesquelles il faut relever que l’objet de la société doit contribuer au développement durable du pays ou d’une région de Forestia. La LPPPF autorise la soumission à l’arbitrage des contrats internationaux conclus par les SPPP, mais prévoit une exception pour les contrats d’un montant supérieur à vingt millions d’euros, qui doivent être autorisés par le Ministre de l’Économie et soumis exclusivement à la juridiction de Forestia.

4. Le 1 er décembre 2008, la SPPP Calandre Olympique est constituée entre la ville de Calandre et les trois principales sociétés forestiennes de grandes constructions : Chemins et autoroutes SA, Planification et construction SA et Gestion des contrats publics SARL. Selon les statuts de la société, et conformément à l’arrêté ayant autorisé sa création, Calandre Olympique est chargée de planifier, développer, exécuter et exploiter toutes les infrastructures et les équipements sportifs pour les JVM. Un frère du Maire de Calandre, Matéo Marsiglia, est nommé président de Calandre Olympique.

5. Malgré le charme et le pouvoir d’attraction touristique de la ville, certaines infrastructures de Calandre laissent à désirer. En ce qui concerne les équipements sportifs, tous ne sont pas à la hauteur d’un événement de cette envergure (vingt neuf disciplines sportives et environ deux cent vingt compétitions). Calandre peut s’enorgueillir de posséder un stade ouvert ayant la capacité d’accueillir 60 000 personnes et permettant d’organiser les compétitions de football et de hockey sur gazon, ainsi qu’un grand stade couvert où pourront se dérouler les épreuves de basketball, handball et volleyball. Ces deux stades appartiennent à Calandre Athletic Club. Pour toutes les autres disciplines olympiques, des travaux de construction et des nouveaux équipements s’avèrent indispensables. D’ailleurs, un rapport élaboré à l’initiative des présidents de tous les comités olympiques des États membres de l’UVM, publié en février 2009, établit une longue liste des exigences minimales que doivent remplir les installations pour chacun des sports olympiques en termes d’infrastructure, afin que les résultats obtenus par les athlètes lors des JVM puissent être homologués par le Comité olympique international.

6. La tâche se révèle trop importante pour que Calandre Olympique puisse gérer seule l’ensemble des travaux. Calandre Olympique décide de s’occuper directement de tous les grands travaux d’infrastructure générale (agrandissement de l’aéroport, rénovation des gares routière et ferroviaire, autoroutes d’accès à la ville, etc.). En revanche, elle confie la

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rénovation des gares routière et ferroviaire, auto routes d’accès à la ville, etc.). En revanche, elle
rénovation des gares routière et ferroviaire, auto routes d’accès à la ville, etc.). En revanche, elle

totalité des travaux de construction des installations sportives et de fourniture des équipements sportifs (pour un montant total de 523 000 000 d’euros) à la société Sport Management & Equipments (SM&E) dont le siège et l’administration principale se trouvent à Luminia, dans l’État de Mexagonia (État qui n’appartient pas à l’UVM). Les frères Marsiglia ont un très bon souvenir de SM&E du temps où celle-ci avait réalisé la rénovation et la modernisation des stades de Calandre Athletic Club, institution présidée autrefois par Marco et actuellement par un fils de Matéo. La totalité des équipements sportifs est donc confiée à la même société.

7. Les relations juridiques entre Calandre Olympique et SM&E sont organisées, à l’initiative de SM&E, par quarante sept contrats différents, dont aucun ne dépasse le montant de vingt millions d’euros. Vingt cinq de ces contrats engagent une somme supérieure à dix millions d’euros. Le 9 juin 2009 tous les contrats sont signés à Calandre par Matéo Marsiglia et Darko Boteric, le Président de SM&E.

8. Différents délais de livraison sont fixés, selon les types de biens, pour les équipements mobiles. La première livraison est prévue pour le 30 juin 2010 et la dernière pour le 5 décembre 2012. Pour les installations fixes, notamment la construction des bâtiments pour le logement des athlètes, des piscines, un bassin pour l’aviron etc., les travaux doivent commencer le 1 er août 2009. Un calendrier précis est établi. Les travaux doivent être réalisés à 50% pour le 30 septembre 2011, à 75% pour le 31 mai 2012, et doivent être achevés pour le 31 janvier 2013. Calandre Olympique s’engage à payer 30% de la totalité du prix dû pour tous les contrats (soit 156 900 000 euros) le 30 septembre 2009, 20% (soit 104 600 000 euros) le 30 décembre 2010 et les 50% restant (soit 261 500 000 euros) le 31 janvier 2013.

9. En dehors des spécifications purement techniques, tous les contrats conclus entre Calandre Olympique et SM&E contiennent des clauses identiques. Une de ces clauses prévoit qu’au moins la moitié des matériaux utilisés pour la rénovation d’anciens bâtiments, ainsi que pour la construction des nouvelles installations sportives, doit provenir de Forestia. En outre, dans tous les contrats, les clauses nº 22 stipulent :

« Tout litige né du présent contrat ou se rapportant au présent contrat, ou à son inexécution, à sa résolution ou à sa nullité, sera tranché par voie d’arbitrage conformément au Règlement d’arbitrage de la CNUDCI. Le tribunal siègera à

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sera tranché par voie d’arbitrage conformément au Règlement d’arbitrage de la CNUDCI. Le tribunal siègera à
sera tranché par voie d’arbitrage conformément au Règlement d’arbitrage de la CNUDCI. Le tribunal siègera à

Forestia Ville, et décidera en appliquant les Principes de l’UNIDROIT sur les contrats commerciaux internationaux. Le Tribunal Arbitral utilisera pour la procédure arbitrale la langue française ».

10. Le 12 novembre 2010, un des journaux le plus importants de Forestia, Le Sud 24, publie une enquête réalisée par un journaliste influent, Carlo Bertozzi, dans laquelle le coût excessif des travaux associés à l’organisation des JVM et l’absence totale de contrôle des dépenses réalisées par Calandre Olympique sont remarqués. Selon le journaliste, la désignation d’une seule société pour la fourniture de tous les équipements sportifs, d’une grande hétérogénéité, n’était pas justifiée. L’argument avancé par la Municipalité de Calandre, selon lequel la conclusion d’un contrat avec une seule société diminuerait les coûts n’est pas acceptable dès lors que les prix exigés par SM&E sont beaucoup plus élevés que ceux couramment pratiqués dans ce domaine, en raison du recours à d’autres fournisseurs. Pour Bertozzi, la Mairie de Calandre et Calandre Olympique cherchent à éviter l’intervention du Ministre de l’économie et des autorités judiciaires de Forestia à travers la multiplication des contrats avec un seul cocontractant et l’internationalisation des dits contrats, alors que Calandre Olympique aurait pu conclure avec des sociétés locales. Le journaliste exprime enfin ses soupçons, sans apporter aucune preuve, sur les partenaires privés de Calandre Olympique et les rapports prétendus entre les Marsiglia et le président de SM&E, Darko Boteric.

11. Les frères Marsiglia à titre personnel, ainsi que la Municipalité de Calandre et Calandre Olympique, démentent tous les arguments publiés et annoncent l’assignation en justice de Bertozzi pour diffamation. Le Maire de Marsiglia publie une déclaration dans plusieurs journaux du pays affirmant que la seule motivation de ces attaques est son éventuelle candidature aux élections présidentielles de 2013, et déplorant que Bertozzi soit devenu « un instrument journalistique du Gouvernement ».

12. Quelques jours après la parution de l’article du Sud 24, les autorités du Ministère de l’Économie font part au Président de Forestia de leur préoccupation générale au sujet du nombre de SPPP créées dans une période très courte et des difficultés rencontrées par ce Ministère pour contrôler les activités des dites sociétés. Selon le Ministre, les SPPP concernent non seulement des activités parfois très sensibles, mais en outre, elles évoluent dans le cadre

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les SPPP concernent non seulement des activités parfois très sensibles, mais en outre, elles évoluent dans
les SPPP concernent non seulement des activités parfois très sensibles, mais en outre, elles évoluent dans

des administrations locales contrôlées par les partis de l’opposition en dehors de toute surveillance de la part de l’État. Il mentionne comme exemple le cas de Calandre Olympique, laquelle, à son avis, est en train d’être utilisée d’une façon fort irrégulière comme instrument politique par le Maire Marsiglia, une des figures proéminentes du Parti violet, le principal parti de l’opposition. Le Ministre ajoute que les SPPP devraient être créées uniquement au niveau de l’État et des régions et que la légalité des SPPP municipales n’est pas tout à fait claire.

13. Le Président de Forestia (et leader absolu du Parti lilas), convaincu par l’analyse de son Ministre et sensible à ses commentaires (notamment en raison de la proximité des élections présidentielles de 2013 pour lesquelles il souhaite se présenter pour sa réélection), décide de modifier la loi. Pour ce faire, il s’appuie sur la délégation du pouvoir législatif qu’avait déjà voté le Parlement (largement contrôlé par le Parti lilas) le 15 décembre 2009 pour moderniser certaines lois économiques, et ce pour une durée de deux ans.

14. Après avoir envisagé plusieurs possibilités plus ou moins radicales, la réforme concerne les contrats internationaux conclus par les SPPP. Quatre modifications principales sont apportées. Premièrement, il est posé qu’aucun conflit d’intérêts ne doit exister entre les dirigeants d’une SPPP, tant avec le Gouvernement de Forestia et ses autorités qu’avec les autres partenaires de la SPPP. Deuxièmement, la soumission de ces contrats à l’arbitrage demeure toujours autorisée, à condition que le siège de l’arbitrage soit en Forestia et que la langue de la procédure arbitrale soit le français. Troisièmement, le plafond pour l’obligation d’une autorisation préalable et l’exigence de compétence exclusive des tribunaux de Forestia est rabaissé à 10 000 000 d’euros. Enfin, une autorisation préalable du Ministère de l’Économie est introduite pour la constitution de toutes les SPPP conclues par les gouvernements régionaux et municipaux. Le décret est signé par le Président le 5 mai 2011 et entre en vigueur le 6 mai 2011.

15. Le Gouvernement de Forestia craint que le scandale politique nuise aux chances électorales du Président et que Bertozzi ait raison quand il affirme qu’une ville comme Calandre n’aurait jamais dû avoir été désignée pour organiser les JVM, en comparaison avec d’autres villes de Forestia largement mieux équipées. En dépit du soutien manifesté en public par le Gouvernement de Forestia aux autorités de Calandre et Calandre Olympique pour l’organisation des JVM, le Gouvernement demande à l’UVM, par une lettre envoyée le 2

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et Calandre Olympique pour l’organisation des JVM, le Gouvernement de mande à l’UVM, par une lettre
et Calandre Olympique pour l’organisation des JVM, le Gouvernement de mande à l’UVM, par une lettre

décembre 2010, de désigner d’autres villes de Forestia disposant d’infrastructures générale et sportive plus développées, pour organiser les JVM conjointement avec Calandre. La demande du président ayant largement été diffusée dans la presse, la municipalité de Calandre qui, nonobstant ses relations dans le monde du sport et des affaires, redoute la désignation d’autres villes de Forestia, décide d’attendre avant de procéder au second paiement dû à SM&E.

16. Le 7 janvier 2011, la Conférence des Ministres du sport de l’UVM se réunit en session extraordinaire et accepte la proposition de Forestia. Par conséquent, les premiers JVM auront un siège multiple, s’ajoutant à Calandre, les villes de Pourrien, Forestia Ville et Port Choisi, toutes gouvernées par des maires membres du Parti lilas. Les compétitions dévolues à Calandre concernent les disciplines de basketball, football, handball, hockey sur gazon et volleyball en salle.

17. Le 9 janvier 2011, SM&E adresse un e-mail à Calandre Olympique la mettant en demeure de verser le second paiement. Le 12 janvier 2011, Calandre Olympique répond à SM&E qu’en raison de la décision de déplacer la plupart des évènements sportifs initialement prévus à Calandre dans les autres villes choisies, tous les équipements commandés deviennent superfétatoires. Calandre Olympique avise SM&E qu’elle restituera les équipements déjà livrés par SM&E et exige, en contrepartie, le remboursement du prix. En même temps, Calandre Olympique, avec l’aide de quelques employés de la municipalité de Calandre, commence à interférer dans le déroulement des travaux effectués par SM&E en bloquant l’accès aux chantiers.

18. SM&E refuse fermement cette position et exige le versement des 20% du prix total, tel que prévu initialement par les contrats. SM&E invoque son droit à la poursuite des contrats en affirmant que tous les travaux ayant déjà été commencés, il serait anti-économique d’y renoncer maintenant. Dans sa lettre envoyée le 15 janvier 2011, Darko Boteric précise que :

« De toutes les façons, toutes les rénovations et tous les équipements sportifs seront utiles à la ville, qui en manquait cruellement. En outre, les restitutions réciproques pourraient être excessivement complexes parce que, outre le fait que 30% du prix total a déjà été payé, nous vous avons déjà livré 43% des équipements mobiles et commencé tous les travaux. Sachez que pour exécuter au mieux nos obligations -

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43% des équi pements mobiles et commencé tous les travaux. Sachez que po ur exécuter au
43% des équi pements mobiles et commencé tous les travaux. Sachez que po ur exécuter au

et le plus rapidement possible - nous avons conclu différents contrats avec des sociétés tiers, et avons recruté du personnel supplémentaire. La non-exécution de vos engagements nous mettrait dans une situation insoutenable et serait très préjudiciable pour tous nos co-contractants investis dans ce projet ».

19. Après plusieurs échanges de lettres, demeurés infructueux, les parties décident de régler leur différend de manière rapide et efficace. Cependant, convaincues que la complexité de l’affaire impose le recours à une institution d’arbitrage de premier rang, SM&E et Calandre Olympique décident de conclure un compromis arbitral. Le 22 avril 2011, les présidents des deux sociétés signent un compromis dont la teneur est la suivante :

« Tous différends découlant de l’exécution ou de l’inexécution des présents contrats seront tranchés définitivement suivant le Règlement d'arbitrage de la Chambre de commerce internationale par un ou plusieurs arbitres nommés conformément à ce Règlement ».

20. Après l’échec d’une tentative de règlement amiable, SM&E prend les devants et initie la procédure arbitrale devant la CCI. Le 12 juillet 2011, elle adresse une demande d’arbitrage au Secrétariat de la Cour d’arbitrage de la CCI. Dans sa demande d’arbitrage, SM&E exige le paiement de 20% du prix de la totalité des contrats, dette échue le 30 décembre 2010, avec intérêts au taux légal majoré de deux points, et sollicite du tribunal arbitral qu’il condamne sous astreinte Calandre Olympique à exécuter ses engagements et à laisser se dérouler les travaux conformément aux contrats initiaux.

21. Dans sa réponse envoyée au Secrétariat le 16 août 2011, Calandre Olympique conteste la compétence de tout tribunal arbitral en invoquant la nullité du compromis signé le 22 avril 2011, sur le fondement des nouvelles dispositions de la LPPPF, qu’elle considère être d’ordre public et donc immédiatement applicable. Sur le fond, Calandre Olympique soutient que tous les contrats conclus le 9 juin 2009 avec SM&E sont nuls pour violation des dispositions de la LPPPF. Elle demande donc reconventionnellement la restitution des sommes versées. Toutefois, étant donné qu’il est impossible de restituer en nature une partie des installations terminées, Calandre Olympique propose de ne recevoir que 44% du prix versé le 30 septembre 2009, la somme restante correspondant à la valeur des installations déjà livrées par SM&E. A titre subsidiaire, Calandre Olympique, pour refuser le paiement des sommes

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déjà livrées par SM&E. A titre subsidiaire, Calandre Olym pique, pour refuser le paiement des sommes
déjà livrées par SM&E. A titre subsidiaire, Calandre Olym pique, pour refuser le paiement des sommes

exigées par SM&E, invoque la force majeure. En toute hypothèse, Calandre Olympique soutient que SM&E n’ayant pas respecté son obligation d’utiliser au moins 50% des matériaux originaires de Forestia, les contrats, dans leur ensemble, doivent être résolus pour faute de la part de SM&E.

22. En réponse à la demande reconventionnelle de Calandre Olympique, SM&E adresse une note au Secrétariat. SM&E estime le compromis et les contrats valablement conclus, conformément à la LPPPF en vigueur au moment de leurs conclusions respectives. Elle affirme avoir respecté tous ses engagements, notamment son obligation de s’approvisionner pour au moins la moitié en matériaux originaires de Forestia, estimant que cette condition doit s’apprécier non pas pour chaque contrat individuellement mais pour l’ensemble des contrats, condition dont le respect ne peut donc être appréciée qu’une fois livrés tous les équipements, mobiles et fixes. Par ailleurs, SM&E réfute toute application d’un cas de force majeure.

23. La procédure arbitrale se déroule sur ces bases, sous l’égide de la CCI.

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d’un cas de force majeure. 23. La procédure arbitrale se déroule sur ces bases, sous l’égide
d’un cas de force majeure. 23. La procédure arbitrale se déroule sur ces bases, sous l’égide