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Ph. Archicves

Ph. Archicves PROCHAINES ÉLECTIONS LÉGISLATIVES En attendant la convocation du corps électoral P. 3 23 Safar

PROCHAINES ÉLECTIONS LÉGISLATIVES

En attendant la convocation du corps électoral

P. 3

23 Safar 1433 - Mardi 17 Janvier 2012 - N°14409 Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287

Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287 LA REVOLUTION PAR LE PEUPLE ET POUR LE PEUPLE

LA REVOLUTION PAR LE PEUPLE ET POUR LE PEUPLE

BAC 2012 COFACE La note A4 de l’Algérie maintenue D esnouvea utés P. 7 M.
BAC
2012
COFACE
La note A4
de l’Algérie maintenue
D
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P. 7
M. DJAMEL BESSA,
P-DG DE LA CNEP :
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Les sujets d’examen élaborés sur la base des programmes enseignés 23 jours de révision, des
Les sujets d’examen
élaborés sur la base
des programmes enseignés
23 jours de révision, des salles de classe ouvertes aux candidats
durant cette période, 30 minutes supplémentaires pour la
lecture des sujets et des épreuves portant uniquement sur les
cours dispensés, telles sont, entre autres, les mesures prises en
faveur des élèves et de leurs
parents.
P. 3
prises en faveur des élèves et de leurs parents. P. 3 REPORTAGE TIARET Il y a

REPORTAGE

TIARET

Il y a 5O ans,

Adda Hamdani

PP. 16-17

“50.000 particuliers ont bénéficié de logements à taux bonifié en 2011”

P. 6

MÉTRO D’ALGER

logements à taux bonifié en 2011” P. 6 MÉTRO D’ALGER La partie génie civil du tronçon

La partie génie civil du tronçon Haï El Badr-El Harrach s’achèvera en avril

 

P.

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FINANCEMENT

5.000 milliards de dinars de crédits bancaires à l’économie en 2011

 

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NAHD CHAÂBANE MERZEKANE À EL MOUDJAHID : “On tentera de sauver le club” P. 31
NAHD
CHAÂBANE MERZEKANE
À EL MOUDJAHID :
“On tentera de
sauver le club”
P. 31

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2 EL MOUDJAHID Météo Le froid s’installe Sur les régions Nord, temps nuageux et relati- vement

EL MOUDJAHID

Météo
Météo
2 EL MOUDJAHID Météo Le froid s’installe Sur les régions Nord, temps nuageux et relati- vement

Le froid s’installe

Sur les régions Nord, temps nuageux et relati- vement froid avec des pluies orageuses notamment vers les régions Ouest. Des chutes de neiges seront observés vers les Hauts plateaux et les reliefs de l'intérieur qui dé- passant les 1.000 mètres d'altitude. Les vents seront modérés de secteurs Est à Nord-est 20/40 km/h avec rafales sous orages, ils seront variables faibles vers l'intérieur. La mer sera peu agitée.

Sur les régions sud du pays, temps partielle- ment voilé excepté la Saoura, le Nord Sahara et les Oasis où l'on notera un temps nuageux et rela- tivement froid avec des pluies orageuses. Les vents seront modérés à forts 30/50 km/h. Les températures (maximales-minimales) pré- vues aujourd’hui seront comme suit :

Alger (16°-9°), Annaba (15°-7°), Béchar (18° -1°), Biskra (17°-1°), Constantine (10°-2°), Dja- net (21° - 1°), Djelfa (6°. -3°), Ghardaïa (17°- 1°), Oran (13°-9°), Sétif (7°-2°), Tamanrasset (21°-1°), Tlemcen (9°-2°). Tindouf (21°-5°), El Oued (18°-6°), Adrar (16°-3°), Ouargla (17°-

7°).

Le 21 janvier, à 14 h, au complexe culturel Abdelwahab-Salim de Chenoua

Souk Er-ridjel :

Première représentation théâtrale pour adultes

: Première représentation théâtrale pour adultes Dans le cadre de ses activités artistiques de l’année

Dans le cadre de ses activités artistiques de l’année 2012, et après le succès des repré- sentations théâtrales, tenues dans le cadre du programme enfant, au complexe culturel Ab- delwahab-Salim de Chenoua – Tipasa, l’Of- fice national de la culture et de l’information organise la première représentation théâ- trale pour adultes, avec la pièce Souk Er-rid- jel le samedi 21 janvier, à 14 h.

Le 22 janvier, à 14h, à la librairie Dar El Hikma

Vente-dédicace de Mohammed Abbou

la librairie Dar El Hikma Vente-dédicace de Mohammed Abbou Une vente-dédicace, du livre Le Mythe en

Une vente-dédicace, du livre Le Mythe en Hé-

ritage de M. Mohammed Abbou, ancien mi- nistre, actuellement membre du Conseil constitutionnel et membre du centre d’étude et de prospective stratégique (CEPS), aura lieu le 22 janvier à 14 h, à la librairie Dar El Hikma, sise au 88, rue Didouche Mourad (au niveau du siège de l’Union des écrivains al- gériens).

niveau du siège de l’Union des écrivains al- gériens). Ce matin, à 10h, au centre de

Ce matin, à 10h, au centre de presse d’El Moudjahid

Conférence-débat sur la promotion de la culture de la paix

Le Centre de presse d’El Moudjahid abritera, ce matin à 10 h, une conférence- débat intitulée «La promotion de la culture de la paix à travers le dialogue et la tolérance». Cette rencontre organisée à l’initiative de M me Bousbaa Zohra, se- crétaire générale de l’Organisation nationale de la promotion de la culture de la paix, sera marquée par la présence de personnalités nationales, d’universitaires et de moudjahidine.

Du 22 janvier au 5 février, à l’Institut culturel Italien

Exposition photographique :

«Italie-Algérie : 50 ans d’amitié»

L’Ambassade d’Italie à Alger en collabora- tion avec l’Institut Culturel Italien et le quoti- dien El Moudjahid organise une exposition photographique sur « Italie-Algérie : 50 ans d’amitié. Images historiques et contemporaines de l’amitié italo-algérienne » à partir de di- manche 22 janvier et jusqu’au 5 février 2012, au siège de l’Institut Culturel Italien. Après la publication en novembre dernier de deux livres sur les rapports entre l’Italie et l’Al- gérie pendant la guerre de Libération nationale et après l’Indépendance, l’ambassade d’Italie présente une exposition sur l’amitié italo-algé- rienne a travers une sélection de photos qui re- tracent 50 ans de visites de personnalités politiques italiennes en Algérie. La découverte de ces images sera l’occasion de mettre en exergue l’histoire des rap- ports entre l’Italie et Algérie à partir des années 1960.

l’occasion de mettre en exergue l’histoire des rap- ports entre l’Italie et Algérie à partir des
Le 30, 31 janvier et 1 e r février, à l’hôtel Hilton 5 e Salon

Le 30, 31 janvier et 1 er février, à l’hôtel Hilton

5 e Salon international de la pharmacie

La 5 e édition du SI- PHAL, Salon interna- tional de la pharmacie et de la parapharmacie en Algérie (SIPHAL 2012), se tiendra les 30 et 31 janvier et le 1 er fé- vrier à l’hôtel Hilton.

Ce matin à 9 H à Constatnine

Salon national de l’industrie pharmaceutique et parapharmaceutique

La Direction de l'industrie et de l'investissement des petites et moyennes entreprises organise, en coordination avec la Chambre de commerce et d'in- dustrie de "El Rimal" et l'Université Mentouri de Constantine, le Salon na- tional de l'industrie pharmaceutique et parapharmaceutiques sous le slogan "Pour l'industrie pharmaceutique nationale efficace, du 17 au 19 janvier au palais de la culture Malek Hadad.

Demain, à la salle Hamma, hôtel Sofitel

Atelier sur le dispositif national de soutien à l’investissement

Dans le cadre du cycle des rencontres économiques qu'il organise de manière régulière, le Forum des chefs d'entreprise animera un atelier d'évaluation et de pro- positions du dispositif national de régulation et de soutien à 'investissement. Cet atelier, qui sera organisé demain à la salle Hamma, hôtel Sofitel (Alger), permet- tra de présenter une évaluation, par des experts nationaux, du dispositif en vigueur de soutien public au développement de l'investissement, du point de vue de sa co- hérence juridique et institutionnelle, et sous l'angle de son efficacité économique.

Le 19 janvier, à 19 h, à la salle El Mouggar

Spectacle de danse «ORPHEUS»

L’Institut culturel italien à Alger, en collaboration avec l’Office national de la culture et de l’information d’Alger, organise un spectacle de danse « Orpheus » par la compagnie CRTscenaMadre qui aura lieu le jeudi 19 janvier à 19 h, à la salle El Mouggar.

APN

Vote demain du projet de loi relatif à la wilaya

APN Vote demain du projet de loi relatif à la wilaya L'Assemblée populaire nationale (APN) reprendra

L'Assemblée populaire nationale (APN) reprendra demain à 9 h ses travaux en séance plénière consacrée au vote du projet de loi relatif à la wilaya , a indiqué lundi un communiqué de l'Assemblée. Le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, M. Daho Ould Kablia avait présenté ce projet de loi le 3 janvier dernier devant les mem- bres de l'APN qui l'ont débattu deux jours durant. La commission des affaires juri- diques, administratives et des libertés de l'APN avait approuvé jeudi dernier plus de 100 amendements relatifs à ce projet de loi sur 212 proposés.

Mimoune à Ain Defla

à ce projet de loi sur 212 proposés. Mimoune à Ain Defla le ministre du Tourisme

le ministre du Tourisme et de l’Artisanat, accompagné de cadres du ministère, effectue aujourd’hui et demain une visite d’inspection et de travail dans la wilaya d’Ain Defla.

Demain, à 14 h, à l’hôtel Hilton

Conférence sur « La zone de prospérité dans l’espace euro-méditerranéen »

Dans le cadre des rencontres organisées par l’Institut national des études stratégiques globales, M. Jean-Louis Guigou, délégué gé- néral de l'Institut de prospective économique de la Méditerranée (France), animera une conférence autour du thème « La zone de prospérité dans l’espace euro-méditerra- néen : entre discours et réalité des faits ». La rencontre aura lieu demain à 14 h, à l’hôtel Hilton (salle Hoggar).

Le 19 janvier, à 9 h, à l’auditorium du ministère des Affaires étrangères

Rencontre nationale avec la presse sur L’UA

L’Institut diplomatique et des relations internationales (IDRI) du ministère des Affaires étrangères, organise une rencontre nationale avec les représentants de la presse nationale autour du thème « Union africaine (UA) : ar- chitecture institutionnelle et processus décisionnels ». Cette rencontre aura lieu le 19 janvier à partir de 9 h à l’au- ditorium du ministère des Affaires étrangères, sis plateau des Annassers, Kouba, Alger.

Nation

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EL MOUDJAHID

BAC 2012

Des nouveautés en faveur des candidats

23 jours de révision, des salles de classes ouvertes aux candi- dats durant cette période, 30 minutes supplémentaires pour

la lecture des sujets et des su- jets portant uniquement sur les cours dispensés, telles sont, entre autres, les mesures prises en faveur des élèves et de

leurs

parents !

L e ministère de l’Education nationale porte à la connaissance des candidats

de l’examen du baccalauréat que les mêmes modalités d’organisa- tion des précédentes sessions se- ront appliquées à la prochaine session du 3 juin, en faveur des élèves des classes de terminales. Dans un communiqué parvenu, hier, à notre rédaction, le MEN précise que pour les enseigne- ments dispensés aux élèves de 3 e année secondaire paraîtront le jeudi 10 mai 2012 au soir, de même que l’examen blanc du Bac des différentes filières aura été fi- nalisé avant cette date.

filières aura été fi- nalisé avant cette date. Ainsi, les élèves candidats dis- poseront de la

Ainsi, les élèves candidats dis- poseront de la période allant jusqu’au 3 juin 2012, soit 23 jours de révision. A cet effet, le minis- tère de Tutelle informe les candi-

dats et leurs parents que les éta- blissements scolaires resteront ou- verts tout au long de cette période afin de permettre aux élèves ins- crits à l’examen de bénéficier de

séances de soutien et révision. S’agissant des sujets de l’exa- men du Bac, le communiqué mi- nistériel annonce que ces derniers porteront, uniquement, sur les cours effectivement dispensés, qui seront arrêtés à la date du 10 mai prochain. Il souligne, à cet effet, que la Commission nationale du suivi des programmes déterminera à cette date, pour chaque filière, et pour chaque matière, le seuil de progression des programmes pé- dagogiques. Elle fixera ainsi les li- mites du programme de référence destiné à l’élaboration des sujets d’examen du Bac et qui sera dans le même temps porté à la connais- sance des candidats. En outre, les inspecteurs en charge de la pédagogie et les en- seignements dispensés durant les trois trimestres de l’année scolaire en cours, veilleront au déroule- ment « normal » des programmes et des enseignements dispensés qui progresseront, selon « un rythme adapté aux capacités d’as- similation et de compréhension

d’un élève moyen, excluant tout recours au bourrage ou à la préci- pitation ». Comme pour les précédentes sessions, l’examen portera sur deux sujets, au choix, selon le communiqué du MEN qui sou- ligne qu’à l’examen « les candi- dats pourront choisir entre deux sujets d’examen pour chaque ma- tière ». Il soulignera qu’une demi- heure sera accordée en plus du temps réglementaire réservé à chaque sujet. De même qu’il ne sera fait aucune référence à l’ap- proche par compétence, dans l’élaboration du sujet. Le commu- niqué annonce qu’à travers ces mesures prises, en faveur des élèves candidats, qui ont démon- tré leur efficacité, confirmée par les résultats du Bac enregistrés du- rant les cinq dernières années, le ministère de l’Education nationale rassure les élèves ainsi que leurs parents et les assure de sa volonté de garantir les meilleures condi- tions de préparation et de déroule- ment de l’examen du Bac 2012. S. Sofi

Les sujets d’examen élaborés sur la base des programmes enseignés

L es sujets de l’examen du baccalau- réat 2012, prévu le 3 juin prochain, et qui réunira plus de 490.000 pos-

tulants, seront élaborés sur la base de pro- grammes pédagogiques enseignés. La Commission nationale de suivi des pro- grammes, qui réunira en cette période les 51 directeurs d’éducation de wilaya, les responsables centraux du ministère, le di- recteur de l’Office national des examens et concours, les syndicats et les représentants des parents d’élèves, déterminera le seuil de progression des programmes pédago- giques, arrêté à la date du 10 mai 2012. Cette nouvelle mesure a pour objectif de statuer sur les limites de la progression des programmes pédagogiques devant servir de référence pour l’élaboration des sujets d’examen du baccalauréat et ce, matière par matière, et, filière par filière, des classes de terminale au niveau national. L’évaluation nationale de la progression des programmes pédagogiques concernant tous les établissements secondaires est une action que le ministère de l’Education na- tionale a introduit dans le cadre des ré- formes. En attendant l’examen, et, afin de mieux s’y préparer, le ministère de l’Edu-

cation nationale a envoyé une circulaire ministérielle aux directions de l’éducation de toutes les wilayas du pays leur deman- dant d’ouvrir des salles de classe aux élèves durant les vacances et à partir du 10 mai prochain pour suivre des cours de sou- tien supplémentaires. Selon ce document, les enseignants qui donneront ces cours se- ront rémunérés. Cette opération de cours de soutien, qui entre dans le cadre de la ré- forme du système éducatif n’est pas une mode. Chaque année, les élèves de classes d’examen ont droit à ce genre de cours par- ticulier et le taux de succès de cette opéra- tion a atteint, selon les responsables de la tutelle, une moyenne de 80%. Pour le ministère, il s’agit d’améliorer la qualité de l’enseignement et le niveau de l’élève candidat. Les résultats du Bac de la dernière session en témoignent. Ils ont donné lieu à un taux de réussite historique de 62,45%. Un exploit jamais atteint de- puis l’indépendance. Le précédent record, qui datait de l’année 2010, à savoir 61,23%, a été amélioré en 2011 de 1.22%. A cette « évolution quantitative, une nette amélioration qualitative a été enregistrée au niveau des résultats au regard du nombre

enregistrée au niveau des résultats au regard du nombre de reçus avec mentions « assez bien

de reçus avec mentions « assez bien », « bien », « très bien » ou « excellent ». En effet, avec près de 96.000 lauréats, soit 44% du nombre total des admis scola- risés, le niveau des nouveaux bacheliers ne peut être contesté. Depuis la mise en place des réformes, les résultats ne cessent de progresser. Pour le ministère de l’Educa-

tion, ces résultats exceptionnels « sont le fruit d’une nouvelle culture impulsée dans le sillage des réformes, une culture de com- pétition et de recherche de l’excellence, semée à travers les wilayas, les établisse- ments scolaires, les encadreurs, les ensei- gnants et les élèves eux-mêmes. » Sarah Sofi

PROCHAINES ÉLECTIONS LÉGISLATIVES

En attendant la convocation du corps électoral

A u moment où les services de l’Intérieur et des Collecti-

élections législatives, et selon les dernières informa-

tions, les travaux préparatoires avancent conformément aux di- rectives présidentielles, la classe politique, dans sa diversité, se prépare et met tout son poids dans la course. Concernant les dé- putés, dont le mandat s’achève avec la clôture de cette session d’automne, le 2 février prochain, selon le règlement intérieur, les données se prêtent à d’autres lectures et les analyses sont laissées à l’appréciation des électeurs des circonscriptions ad- ministratives concernées. Quant aux préparatifs de l’organi- sation de ce rendezvous, le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales affirme que les textes réglementaires se- ront disponibles dans les quelques jours qui suivront la convo- cation du corps électoral. S’agissant de la préparation matérielle, les urnes transparentes sont en cours de production, alors que les sièges devant accueillir la Commission nationale de surveillance des élections et la Commission nationale de su- pervision des élections, composée de magistrats, sont déjà aménagés.Enfin, la sensibilisation des électeurs, sur le prochain scrutin, un processus commun à l’ensemble des composantes de la société, il sera actionné dès le mois prochain à travers des campagnes à mener au niveau des médias. Quant au calendrier arrêté, la question sera posée avec la convocation du corps électoral pour la tenue des élections lé- gislatives, un sujet qui retient l’attention des observateurs et des membres de la classe nationale, sera connue dès la fin de la ses- sion d’automne du Parlement, un terme qui sera fixé au cours de la première quinzaine du mois de février. Aussi, et, en at- tendant l’échéance exacte et officielle des dates de ces deux

vités locales planchent sur les préparatifs des prochaines

rendezvous fixant les prochaines élections législatives, l’on se réjouie du climat et des conditions qui balisent l’émergence du nouveau champ politique dans ses aspects en relation avec plus de pluralité, la participation de la classe politique renforcée par la dizaine de nouveaux partis dans un contexte d’application de nouvelles lois qui vont sûrement apporter des facilités en vue de favoriser la pluralité et la variété des composantes des listes de candidatures qui devront siéger dans la nouvelle sep- tième législature de l’APN. Une APN dont le nombre de sièges, chiffré à 389 députés, et qui sera augmenté de 50 à 60 sièges, au regard des quatre millions de nouveaux électeurs, aura également à décider de la nouvelle constitution. D’où l’importance des prochaines élec- tions législatives. En matière de préparation des échéances futures, le minis- tre insiste sur la neutralité de l'administration et la lutte contre toute tentative de fraude, mettant en exergue le travail que doit accomplir l'administration pour un scrutin honnête en respect de la législation en vigueur, la bonne préparation logistique, organisationnelle et humaine afin de sensibiliser les citoyens et leur faciliter l’accomplissement de leur droit électoral. Et, d’ores et déjà, les partis politiques agréés, ou en voie de l’être, sont en pleins préparatifs et poursuivent leurs actions en at- tendant les prochaines étapes contenues dans les nouvelles dis- positions des lois sur le régime électoral, les partis politiques, les modalités fixant la représentation de la femme dans les as- semblées élues. La course aux réservoirs des compétences et des programmes, en vue du renforcement du processus démo- cratique et pluraliste a donc commencé. Et ce ne sont pas tous les déplacements des leaders politiques, les expressions re-

cueillies qui risquent de contredire cette tendance. Le parti du FLN, qui procède, actuellement, à l’établisse- ment de listes d’encadreurs et de candidatures pour les élec- tions, son secrétaire général se dit confiant au sujet de la régularité et la transparence des prochaines élections, indiquant, par ailleurs, que la première mission du prochain Parlement sera l'amendement de la Constitution, en couronnement du pro- cessus des réformes politiques déjà engagées. En ce qui concerne le RND, Ahmed Ouyahia a assuré que la régularité et la transparence des prochaines élections seront ga- ranties. Il indiquera que l’Algérie s'apprête à organiser des élec- tions législatives avec la garantie de la transparence et d'une participation élargie aux nouvelles formations politiques. Pour le RND, les mesures prises en prévision des prochaines élections, sont susceptibles d'assurer la transparence, citant la supervision par la justice de l'opération électorale, la venue d'observateurs étrangers pour suivre le déroulement de l'opé- ration et la remise des procès-verbaux de dépouillement aux partis, sans compter le renforcement de la scène politique par de nouveaux partis ainsi que leur participation approfondiront la pratique démocratique et le pluralisme politique, une convic- tion réitérée par ce parti afin de placer les aspirations des gé- nérations montantes au dessus de tout intérêt partisan, mettant l’accent sur l’impératif de faire preuve de responsabilité et d’éviter de verser dans les calculs politiques étriqués. Quant au parti du MSP, qui poursuit sa pré-campagne, son président, Bouguerra Soltani, a indiqué que sa formation a mis en place l'instance nationale des élections et les 48 instances de wilayas.

Houria Akram

Nation

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EL MOUDJAHID

INAUGURATION DE L’INSTITUT FRANÇAIS D'ALGÉRIE

Un budget de 14 millions d’euros pour 2012

Plaçant l’Algérie au pre- mier rang mondial du ré- seau culturel français à l’étranger, le premier res- ponsable de l’ambassade de France en Algérie a af- firmé que «le budget de l’IFA s’élève pour 2012 à près de 14 millions d’eu- ros», alors que l’an der- nier, seulement 12 millions lui ont été alloués.

L a fusion des cinq centres cultu- rels français et des services de coopération universitaire, éduca-

tive, linguistique et culturelle de l'am- bassade de France à Alger a donné naissance à l’Institut français d'Algérie (IFA) le 1 er janvier 2012. Le budget de l’IFA s’élève pour 2012 à près de 14 millions d’euros, contre 12 millions

Ph. : Billel
Ph. : Billel

l’an dernier, plaçant l’Algérie au pre- mier rang mondial du réseau culturel français à l’étranger. Le lancement of- ficiel de l’IFA a été fait hier, à l’antenne d'Alger (ex-CCF d'Alger), de l'Institut français d'Algérie, par les soins de l’am- bassadeur de France M. Xavier Drien-

court, en présence du directeur de l'IFA, M. Joël Lascaux. Dans son discours de bienvenue, M. Xavier Driencourt a af- firmé que «l'Institut français d'Algérie se veut un espace d'échanges et de ren- contres favorisant le partage des cul- tures, des langues et des savoirs». Le

diplomate qui a également animé une conférence de presse par la suite a ex- pliqué que «l'IFA est une réforme et une fusion des budgets, moyens et pro- grammes des anciens centres culturels français (CCF) d'Alger, Annaba, Oran, Tlemcen, et les services de coopération universitaire, éducative, linguistique et culturelle de l'ambassade de France». L'ambassadeur a qualifié cette «fusion» de «réforme importante» entamée en 2009, relevant que la France dispose désormais d'instituts à travers le monde, au même titre que le Royaume-Uni, British Consul, et l'Allemagne, Goethe Institut. Selon lui, l'IFA aura trois grands pôles d'activités, à savoir la coo- pération universitaire et scientifique (44% des activités), les cours de langues (17%) et les manifestations cul- turelles (17%). M. Driencourt a égale- ment annoncé le fait que cet institut possède un fonds documentaire de 130.000 ouvrages dans ses média- thèques, ceci sans compter plus de 20.000 candidats aux tests et examens de français chaque année. Il rappelle

dans ce contexte le fait que quelque 800 étudiants algériens aient bénéficié de la mobilité enseignante et estudiantine. Le budget alloué à ces activités est d’ail- leurs conséquent, et se décline en trois pôles distincts, avec un fort intérêt mis sur la coopération universitaire et scien- tifique, en plus des cours de langue française, suivis en 2011 par plus de 11 000 étudiants (17 % de l’activité) et des manifestations culturelles (17 % aussi). L’ambassadeur a tenu à souli- gner qu'en 2011, «plus de 1.618 bourses ont été attribuées aux étudiants algé- riens, plus de 4.831 visas de long séjour donnés aux étudiants, alors que 270 chercheurs algériens ont séjourné en France». Répondant à une question posée à propos d’une éventuelle pro- grammation, par le Centre culturel fran- çais d’Algérie, autour du cinquantenaire de l’indépendance, M. Xavier Drien- court a indiqué qu'il s'agit de la « fête des Algériens, laquelle fait partie de l'histoire de la France». Sihem Oubraham

M. XAVIER DRIENCOURT, AMBASSADEUR DE FRANCE, À EL MOUDJAHID :

“Nous avons des projets communs dans tous les domaines

Dans cet entretien express qu’il a bien voulu nous accorder, l’ambassadeur de France à Alger s’est exprimé autour de la coopéra- tion bilatérale et de toutes les pers- pectives qu’elle porte.

L'accès aux archives portant sur la guerre d'Algérie reste encore un sujet sen- sible, voire tabou. Où en est-on sur ce cha- pitre ? Les archives françaises sont déjà ouvertes de longue date. Elles sont publiques, et tout le monde peut les consulter. Il y a beaucoup d’ar- chives qui sont ouvertes, il y en a qui sont clas- sifiées, pour diverses raisons. Je ne sais pas si elles seront ouvertes, ce n’est pas un sujet

considérablement important. Toutes les ar- chives privées d’avant-1830 ont été rendues à l’Algérie. Les seules archives qui restent en- core en France sont les archives dites de «sou- veraineté», qui sont par exemple les notes des gouverneurs généraux aux différents gouver- neurs de province ou des préfets. Ce sont des archives intérieures à l’admi- nistration française, elles sont encore en France, mais elles sont ouvertes et consulta- bles aux Archives nationales à Paris.

L’Algérie souhaiterait récupérer le fa- meux canon de Baba Merzoug A ma connaissance, il n’y a pas de de- mande officielle à ce sujet. J’ai lu quelques ar- ticles de presse, mais je n’ai pas vu de demande officielle de récupération de ce canon.

Quelle est votre appréciation sur les re- lations algéro-françaises ? En fait, les relations algéro-françaises se sont considérablement améliorées ces der- nières années. Il faut qu’elles s’intensifient en- core en progrès et en densité dans tous les domaines, en particulier dans le domaine cul- turel, puisque nous sommes à l’Institut fran- çais d’Algérie et que le domaine culturel et la coopération universitaire sont des vecteurs très importants. Tout ce qui se passe actuellement dans le monde méditerranéen et dans le monde arabe concerne la jeunesse. Tout ce que nous faisons ici avec ce centre culturel et l’Institut français d’Algérie touche la jeunesse, et cela doit être une initiative à encourager. Toute la coopération universitaire, la coopération édu- cative est centrée encore une fois sur les jeunes. L’Algérie est un pays où la jeunesse

joue un rôle important et toute notre action est focalisée sur la jeunesse algérienne, que ce soit dans le domaine culturel, universitaire ou éco- nomique. Les entreprises françaises installées ici sont créatrices d’emplois, ce qui est très im- portant pour les jeunes Algériens. Puisque vous évoquez le sujet écono- mique, y a-t-il, justement, des projets d’échange économique, autrement dit des entreprises françaises qui envisagent de s’installer en Algérie ? Il y a différents projets ; nous sommes là pour encourager leur concrétisation. Nous couvrons tous les secteurs de l’activité écono- mique, l’agroalimentaire, l’industrie lourde, la mécanique, la banque. Il y a des projets dans tous les domaines, et je suis là, précisément, pour stimuler ces projets. S. O.

LAITERIE DE DRAÂ BEN KHEDDA

Le stock de 642 tonnes de poudre de lait sera redistribué

La poudre était stockée dans l’entrepôt et n’a pas pu être exploitée à cause de la grève. Les 642 tonnes seront donc redistribuéés aux autres laiteries.

L es travailleurs de la laite- rie de Draâ Ben Khedda, en grève depuis le 9 octo-

bre de l’année dernière, ont enfin annoncé hier leur accord pour le transfert du stock de poudre de lait bloqué dans l’entrepôt de l’usine qui est de l’ordre de 642

tonnes et qui seront redistribuées sur les autres laiteries pour les utiliser avant la date de péremp- tion, apprend-on de source syn- dicale. Notre source n’a toutefois pas indiqué à qui sera remis ce stock de poudre, mais tout porte à croire qu’il sera récupéré par l’Office national interprofession- nel du lait (ONIL) qui procédera à la redistribution de cette quan- tité importante de poudre de lait aux autres laiteries pour la trans- former dans les plus brefs délais, vu l’approche de la date de pé- remption. Par ailleurs, le gérant propriétaire de la laiterie de Draâ Ben Khedda, M. Ayerad, qui

PROMOTION DE LA FORMATION DANS LE SECTEUR DE LA COMMUNICATION

Signature hier d'une convention

U ne convention-cadre a été

le ministère de la Forma-

signée hier à Alger entre

tion et de l'Enseignement profes- sionnels et celui de la Communication, dans le but de promouvoir la formation dans les métiers développés par le secteur de la communication, notamment l'audiovisuel. La convention vise aussi l'accompagnement de l'ef- fort de formation, de perfection- nement et de recyclage des personnels du secteur de l'audio- visuel. Selon les termes de l'ac- cord, les deux ministères ont convenu de mener conjointement dans le cadre d'"actions concer- tées et coordonnées" un "parte- nariat actif" en vue, notamment, d'assurer la prise en charge par le secteur de la formation et de l'en- seignement professionnels néces- saire à la mise à niveau des

personnels du secteur de la com- munication. L'identification des filières nouvelles de formation correspondant aux métiers rele- vant du secteur de la communi- cation, notamment l'audiovisuel, et le renforcement de la nomen- clature nationale des spécialités de formation et d'enseignement professionnels par l'intégration des filières développées par le secteur de la communication fi- gurent également parmi les do- maines de partenariat de cette convention. Le document a été signé par les ministres de la For- mation et de l'Enseignement pro- fessionnels, et de la Communication, respectivement MM. El-Hadi Khaldi et Nacer Mehal, en présence du directeur général de l'ENTV, M. Abdelka- der Lalmi, et du directeur général de l'ENRS, M. Tewfik Khelladi.

s’exprimait hier sur les ondes la radio nationale Chaîne III, a es- timé à pas moins de 100 milliards de centimes le manque à gagner par son unité, à cause de quatre mois de grève. Il a en outre indi- qué que «les problèmes posés par les travailleurs de l’usine, qui sont d’ailleurs otages d’un groupe d’individus, ne sont pas d’ordre professionnel», précisant que les employés de son unité sont les mieux payés, dès lors que le plus bas salaire que perçoivent ces employés est entre 28 et 30.000 dinars. Pour le repreneur de la laiterie de Draâ Ben Khedda, il est «inconcevable

qu’un parti politique soutienne un mouvement de grève qualifié par la justice d’illégal», avant d’accuser le FFS et le PT, qui ont soutenu la grève des travailleurs de la laiterie, «de manipulation politicienne». Le propriétaire a par ailleurs insisté sur son strict respect du cahier des charges de privatisation de cette unité, avant de préciser qu’il ne s’opposerait pas à l’envoi d’une commission d’enquête avec laquelle il s’est dit prêt à collaborer pleinement en apportant des réponses à tous ses questionnements. Bel. Adrar

M. MOHAMED BENMERADI L’A ANNONCÉ HIER

Déplafonnement des financements des dispositifs publics de soutien à l'emploi

L e gouvernement étudie actuellement le "déplafonnement" de finan- cement des dispositifs de soutien à l'emploi afin de toucher davan- tage de porteurs de micro-projets et de permettre aux très petites

entreprises (TPE) d'adhérer à ces dispositifs, a annoncé hier le ministre de l'Industrie, de la PME et de la Promotion des investissements, Mohamed Benmeradi. S'exprimant lors d'une conférence débat organisée à l'Ecole des hautes études commerciales d'Alger (EHEC), M. Benmeradi a affirmé que cette proposition vise également à répondre aux besoins de financement ex- primés par les jeunes porteurs de projets, notamment ceux issus des univer- sités, et qui ambitionnent d'investir dans des secteurs industriels et manufacturiers. Ces secteurs créateurs d'emplois et à forte valeur ajoutée ne sont pas suffisamment couverts par les dispositifs actuels, à savoir l'Ansej (Agence nationale de soutien à l'emploi de jeunes), l'Angem (Agence natio- nale de gestion des micro-crédits) et la Cnac (Caisse nationale d'assurance contre le chômage), rappelle le ministre. M. Benmeradi a, par ailleurs, sou- ligné que l'Algérie importe annuellement 8 millions de tonnes de produits si- dérurgiques pour 10 milliards de dollars, représentant 22% de la facture des importations. Ces importations pourraient être considérablement réduites à la faveur de la mise en marche prévue en 2015 d'une usine de sidérurgie à Bellara (Jijel) d'une capacité initiale de 2,5 millions de tonnes par an, a-t-il ajouté. Cette usine, qui sera réalisée dans le cadre d'un partenariat avec des investisseurs qataris, atteindra, sur le moyen terme, une capacité de 5 mil- lions de tonnes par an.

LE CNES APPELLE LES ENSEIGNANTS À SE MOBILISER

AG et sit-in dans l’ensemble des universités

D ans un communiqué rendu public hier, le Conseil national des établissements universitaires invite les enseignants à se mobiliser afin de faire aboutir

leurs revendications. Le conseil fait part de sa réunion en session ordinaire qui a eu lieu les 6 et 7 janvier 2012 à Alger, en présence des représentants de 33 établissements universitaires où il a été procédé à l’analyse de la situation prévalant au sein des universités et des perspectives de la tenue de son 4 e congrès. Parmi les thèmes abordés au cours de ces assises, le communiqué cite le problème épineux du logement. A ce titre, le CNES rappelle que la question de mise en place des critères de classement, opération par ailleurs extrême- ment lourde et complexe, a toujours été une prérogative des "commissions de logement", et s’étonne de voir que les conférences régionales s’occuperont de finaliser la mise en place des critères de classement des enseignants postulants. Le CNES estime que l’administration doit, certes, veiller à garantir «l’objectivité» et «l’équitabilité» de la distribution, mais considère que la seule "objectivité" revendiquée est celle de permettre aux enseignants non logés, c’est-à-dire ceux qui n’ont jamais bénéficié d’un lo- gement, de disposer rapidement de ces quotas de loge- ments, à travers les «commissions de logement», installées démocratiquement dans les différents établissements uni- versitaires. Dans ce sens, le CNES exige l’annulation de cette directive afin de rétablir les enseignants dans leurs droits. Il relève que cette attitude contraste mal avec le ren- dement désolant et inacceptable de ces responsables sur le double plan pédagogique et de la gestion administrative. En effet, plusieurs facultés et départements ont, malgré les moyens colossaux dégagés par les pouvoirs publics, connu un démarrage des cours «extrêmement tardif, injustifiable et préjudiciable à plus d’un titre». Le CNES a indiqué, dans un autre ordre d’idées, que depuis des années, qu’il a «choisi la voie du dialogue, afin de contribuer à mettre en place les instruments nécessaires au règlement pacifique des conflits, et donner ainsi plus de stabilité à un secteur hautement stratégique. Beaucoup d’efforts et de patiences ont été nécessaires, afin de construire une stratégie allant dans ce sens, et il est clair que le CNES se battra encore pour asseoir définitivement les mécanismes d’une gestion transparente et démocratique ; principes incontournables pour l’émergence d’une université algérienne hautement performante». Enfin, le CNES appelle le ministre à inter- venir auprès des services compétents pour la régularisa- tion, selon la règlementation en vigueur, de l’indemnité spécifique du poste (ISP), dont bénéficient certains éta- blissements du supérieur, notamment le sud du pays. S. S.

Nation

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EL MOUDJAHID

LES PAYS ARABES SE BOUSCULENT POUR CONQUÉRIR LE MARCHÉ ALGÉRIEN DU MÉDICAMENT

La Jordanie en tête des investisseurs

«Le médicament algérien est réputé pour sa bonne qualité», a déclaré M. Djamel Ould Abbes, ministre de la Santé et de la réforme hospitalière.

A u total, ils sont cinq pays à se disputer le marché algé- rien de médicaments. Et la

Jordanie, forte de ses 130 millions dollars et représentée par le célèbre laboratoire Hikma réputé dans la fa- brication du générique, se posi- tionne en tête des concurrents. C’est ce qu’a déclaré dimanche M. Dja- mel Ould Abbes, ministre de la Santé et de la réforme hospitalière à l'ouverture d'une réunion de la Haute commission technique arabe du médicament. Loin derrière la Jordanie, se positionnent l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis avec, respectivement, 70 et 26 mil- lions USD. L’Egypte et la Tunisie, qui proposent 20 millions USD cha- cun, sont les autres pays concernés. Réunis ces cinq pays ont investi 380 millions de dollars rien que pour l’année dernière, a précisé le minis-

tre. Implantée à Sidi Abdallah, « Hikma Pharma », s’est fixée l’ob- jectif premier de répondre en quan- tité comme en qualité, aux besoins du marché algérien en antibio- tiques. Le groupe Hikma Pharma, présent en Algérie depuis les années 90 alors dans l’importation, s’est installé dans le pays à partir des an- nées 2000 en ouvrant sa première usine à Staoueli (Alger). Ces inves- tissements, précise M. Ould Abbes, représentent « 912 types de médi- caments sur les 5.683 commerciali- sés en Algérie. » Et de déplorer le fait que « le médicament algérien trouve des difficultés d’enregistre- ment dans nombre de pays arabes.» Il a indiqué à ce propos que l’Algé- rie œuvre à ce que ses produits mé- dicamenteux soient enregistrés, appelant les pays arabes à travailler avec réciprocité avec elle en la ma- tière. Sur sa lancée, le premier res- ponsable de la Santé a mis en relief la nécessité d'une politique arabe commune en matière de coopéra- tion dans le domaine du médica- ment, incluant notamment l'organisation, la distribution et le contrôle de ce produit dans un es- pace comptant 300 millions d'habi- tants. Dans cette optique, il voit au renforcement de la coopération au sein du monde arabe dans le do- maine de la production de médica-

Ph. : Nesrine
Ph. : Nesrine

ments, une solution efficace. Ob- jectif principal : réduire la dépen- dance vis-à-vis de l’étranger et encourager la production locale. Le ministre a également soutenu, dans ce sens, que «le médicament algé- rien est réputé pour sa bonne qua- lité ».

Les tentatives du Groupe Saidal et d’autres producteurs privés lo- caux de commercialiser leurs pro- duits dans certains pays arabes, ont toutes buté sur le problème d’enre- gistrement dans ces pays. Quant à ladite dépendance, elle est « plus dangereuse que la dépendance ali-

mentaire », aux yeux du ministre. En matière d’efforts, l’Algérie a énormément fait pour réduire la fac- ture des importations qui s'est éle- vée à 2,5 milliards de dollars en 2011 et assurer la disponibilité des médicaments. A ce titre, M. Ould Abbès rappelle que l'objectif est de

PROCHAINE RÉUNION DE LACOMMISSION MIXTE ALGÉRO-CUBAINE

La

fabrication du médicament et la prévention au menu

L e ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, M. Djamel

Ould Abbès, a appelé dimanche à Alger son homologue cubain, Ro- berto Morales Ojeda, à inscrire l'in- vestissement dans la fabrication du médicament en Algérie et la pré- vention des maladies non transmis- sibles au menu de la prochaine réunion de la commission mixte al- géro-cubaine. Le ministre de la Santé qui a rencontré son homo- logue cubain dans le cadre de la préparation de cette session prévue en février à la Havane (Cuba) a in- diqué que la proposition d'inscrire l'investissement dans la fabrication du médicament en Algérie était mo- tivée par l'expérience pionnière de Cuba en la matière expliquant que l'industrie cubaine couvre 70 % des besoins du pays. Concernant la pré- vention et le dépistage précoce des maladies non transmissibles, M. Ould Abbès a estimé que Cuba avait une expérience avérée dans la prise en charge de telles pathologies. Le renforcement des structures natio- nales de lutte anticancer par des spé-

cialistes cubains qui prendront en charge la thérapie et la formation médicale et paramédicale figure parmi les points évoqués par les deux délégations et à inscrire égale- ment à l'ordre du jour de la com- mission mixte. M. Ould Abbès a proposé à ce propos, l'élargissement du partenariat pour qu'il englobe la vaccination rappelant les perfor- mances de Cuba qui produit 8 sur 11 vaccins commercialisés sur son marché local. Pour le ministre de la Santé, la coopération entre les deux pays dans le domaine de la santé maternelle et infantile constitue un autre domaine non moins impor- tant, Cuba occupant la deuxième position mondialement en termes de réduction de la morbidité infantile et maternelle. La commission devra examiner la contribution de Cuba à la formation en post graduation au niveau des hôpitaux universitaires devant être réalisés dans les régions du Sud (Béchar, Ouargla, et La- ghouat). De son côté, le ministre cu- bain a souligné la disposition de son pays à élargir et à approfondir la coopération dans le domaine sani-

taire qui date de 50 ans relevant que les experts des deux pays étudieront les questions soulevées avant de les soumettre à la commission mixte. M. Ojeda a appelé à l'élargisse- ment des relations bilatérales à d'au- tres domaines dont la biotechnologie, les vaccins contre le cancer du poumon, la formation de la ressource humaine, les soins de base et l'élaboration d'une étude épi- démiologique sur les facteurs de risque. Le ministre cubain a ex- primé le souhait de son pays de contribuer à l'amélioration des pres- tations de la santé en Algérie et d'in- suffler une dynamique aux relations bilatérales " particulières " en 2012. Composée du ministre de la Santé publique, du vice-ministre des Relations extérieures au ministère de la santé, du directeur des rela- tions internationales au ministère de la Santé et du directeur général des services médicaux, la délégation cubaine est arrivée dimanche pour la préparation des travaux de la commission mixte prévue du 27 fé- vrier au 3 mars prochains.

porter la production et la consom- mation du médicament générique à 70 % à l'horizon 2014. S’agissant de la réunion de la Haute commis- sion technique arabe du médica- ment, il convient de préciser qu’elle regroupe outre l'Algérie, la Jorda- nie, la Palestine, les îles Comores, le Yémen, la Mauritanie et l'Arabie Saoudite, qui représente les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG). Rappelons qu’outre les pays arabes, l’Algérie et la Chine ont convenu récemment à Alger de mettre en place un comité mixte pour l’étude technique d’un «méga projet» de production de matières premières de médicaments en Algé-

rie. Après avoir connu de grandes difficultés, le marché du médica- ment tend à se réguler avec les me- sures gouvernementales prises dernièrement et l'enveloppe d'un montant de 3,9 milliards de dinars, mobilisée pour l'achat de produits en pré-rupture ou en rupture de

stocks. Fouad IRNATENE

DISPENSE DE L’OBLIGATION DU CRÉDOC POUR LES IMPORTATIONS DE MÉDICAMENT

Le FCE se félicite de la décision

Le Forum des chefs d’entre- prises a salué hier dans un com- muniqué adressé à notre rédaction, la décision rendue pu- blique par M. Ould Abbes de dis- penser de l’obligation de recours au paiement par crédit documen- taire les importations de médica- ments essentiels et des équipements médicaux d’ur- gence. Le FCE a rappelé que cette obligation représente une contrainte lourde et génératrice de surcoûts importants pour l’ap- pareil de production nationale. Et au Forum de souligner que les ef- fets négatifs de cette obligation touchent l’ensemble des secteurs de l’économie nationale. C’est pourquoi, le FCE lance un appel aux autorités publiques en vue de la levée définitive de cette obli- gation de paiement par crédit do- cumentaire au bénéfice de l’ensemble des producteurs na- tionaux de biens et de services.

RÉHABILITATION DES INFRASTRUCTURES HÔTELIÈRES À OUARGLA

M. Mimoune annonce une enveloppe de 670 millions de dinars

Le ministre du Tourisme et de l’Artisanat, M. Smail Mimoune, a fait état dimanche à Ouargla, d’une enveloppe de 670 millions de dinars allouée à cette wilaya pour la réhabilitation et la modernisation de ses structures hôtelières.

et la modernisation de ses structures hôtelières. “U ne enveloppe de 670 millions de dinars a

“U ne enveloppe de 670 millions de

dinars a été injectée ces dernières

années dans le secteur du tou-

risme et de l’artisanat de la wilaya de Ouargla pour la réhabilitation et la modernisation de ses structures hôtelières et la formation de leurs personnels", a affirmé le ministre en marge d’une visite de travail et d’inspection dans la wilaya. M. Mimoune a fait part également du renforcement de la capacité d’accueil globale de ces infrastructures hôtelières, avec la ré- ception d’autres projets en cours de réalisa- tion dans la région, fruit d’investissements privés totalisant plus de 5 milliards de DA. " Le programme dont ont bénéficié les structures hôtelières publiques dans la wilaya devra per- mettre l’amélioration qualitative du produit touristique dans la région ", a indiqué le mi- nistre, ajoutant que " l'opération s’inscrit dans le cadre de la stratégie de l’Etat portant déve-

loppement du secteur du tourisme et de l’arti- sanat à l’horizon 2030 ". M. Mimoune a mis l’accent, dans ce cadre, sur la mission des agences et offices de tourisme dans l’écoule- ment du produit touristique et la promotion de la destination Algérie par le biais de l’exploi- tation et de l’utilisation des nouvelles techno- logies de l’information et de la communication (NTIC). Concernant la promotion de l’artisa- nat, le ministre a insisté sur l'importance de la création de coopératives structurant les arti- sans, en vue de leur permettre de tirer profit des projets inscrits dans le cadre du code des marchés publics. Lors de cette visite de travail, le ministre a inauguré, à Ouargla, deux hôtels privés Es-Sadik et El-Oulf, d’une capacité res- pective de 57 et 49 lits. M. Mimoune a, en outre, inspecté l’hôtel El Mehri, relevant du secteur public, qui fait l’objet d’une vaste opé- ration de réhabilitation et dont le taux des tra- vaux est de 80 %. Dans la commune de

Ain-Beida, le ministre a inspecté le site d’un projet de réalisation d'un hôtel, dans le cadre de la concession, avant de procéder à l’attri- bution de titres de concession pour la réalisa- tion d’autres projets touristiques. Dans la commune de Nezla, M. Mimoune s’est enquis de la situation de l’hôtel "Oasis" (138 lits), re- levant du secteur public, qui a, lui aussi, béné- ficié d’une opération de réhabilitation, avant de visiter le chantier d'un hôtel privé, d’une capacité de 126 lits, dont le taux d'avancement des travaux de réalisation est à 77 %. A Hassi- Messaoud, le ministre s’est enquis du projet de réalisation d’un complexe touristique classé " cinq étoiles ", totalisant 118 chambres pour 350 lits, pour lequel a été dégagé un investis- sement de 2,7 milliards DA. M. Mimoune à clos sa tournée dans la wilaya par la visite, à Ouargla et Touggourt, des expositions d’arti- sanat avec la participation d’associations et d’Agences et Offices du tourisme.

Nation

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EL MOUDJAHID

M. DJAMEL BESSA, P-DG DE LACNEP L’AAFFIRMÉ

“50 000 particuliers ont bénéficié de logements à taux bonifiés en 2011”

« La Caisse nationale d'épargne et de prévoyance (CNEP Banque) a accordé 11.613 crédits hypothécaires bonifiés à un taux de 1 %, soit l’équivalent de 16 milliards de dinars en 2011. » C’est ce qu’a indiqué, hier, le président-directeur général de la CNEP Banque, Djamel Bessa.

S’ exprimant, lors de son passage sur les ondes de la Chaîne III de la Radio

nationale, Djamel Bessa, a souli- gné au sujet des « crédits hypo- thécaires bonifiés à 1 %, la CNEP Banque a accordé 11.613 crédits, une enveloppe de 16 milliard de dinars. » Pour ce qui est des cré- dits bonifiés à 3%, le P-dg de la CNEP a souligné que « 232 cré- dits ont été dégagés pour la somme de 1,2 milliard de dinars. » selon lui ce « type de crédit est destiné à l’acquisition de loge- ments neufs collectifs. S’il y a au- tant de crédits, cela veut dire qu’il y a autant de logements mis sur le marché. Donc, il y a, au moins 13.000 logements qui ont bénéfi- cié du financement de la CNEP Banque, nonobstant ceux financés par la concurrence. On peut multi- plier par deux ou trois ce chiffre et on peut parler de 50.000 particu- liers qui ont bénéficié de loge- ments à taux bonifié en 2011. » A une question relative à la dé-

taux bonifié en 2011. » A une question relative à la dé- sommes au début de

sommes au début de cette opéra- tion. Parce que le cahier des charges est a été promulgué ré- cemment. » Il ajoutera « qu’il reste au prometteur de décider d’adhérer ou non » en expliquant que le cahier des charges porte, notamment sur les conditions de délais de réalisation, sur les cir- cuits de distribution et sur le coût de revient du logement. Il a ajouté que « l’octroi des crédits à taux bonifié à 4 % est ouvert à tout pro- moteur qui accepte de répondre au conditions dictées par ce ca- hier des charges. Donc, il y a eu

une limité de prix, une formule de distributions des règles de mise en exploitation du marché. » L’in- vité de la rédaction a mis, par ail- leurs, le point sur le taux global accordés par les banques pour le financement de projets, tels que les PME/ PMI, la promotion im- mobilière ou l’acquisition de lo- gements par les particuliers. Il a souligné que celui-ci augmente d’une année à l’autre, en estimant cela à 20 % qui est selon lui un

taux satisfaisant. S’agissant de la disponibilité du foncier surtout dans les grandes villes, M. Djamel Bessa a indiqué « qu’il est évident que les grandes villes du pays connaissent le problème de dispo- nibilité du foncier. Nous essayons de répondre à la demande de notre clientèles, en choisissant les types de construction les moins consommateurs de foncier. » Le volume des financements consenti globalement, l’invité a fait savoir que « sur l’exercice 2011, nous avons engagé près de 174 mil- liards de dinars. Ce qui constitue, selon lui, une multiplication par trois des engagements de l’exer- cice 2010. C’est un résultat appré- ciable, mais qu’il faudra conforter à l’avenir. » Ce qu’il faut préci- ser, c’est que depuis février 2011, la CNEP s’est vue ouvrir tous les champs d’activités. Donc nous pouvions nous ouvrir à tous les domaines d’activités à l’exception du commerce extérieur et de la re- vente en l’état. En ce qui concerne les projets qui sont finalisés, il a souligné « que près de 14.000 lo- gements sont en cours d’achève-

ment. » Makhlouf Ait Ziane

cision gouvernementale de finan- cer les logements à taux bonifié entrée en vigueur en mars 2010, il est à retenir l’accès à des crédits à taux bonifié en fonction des re- venus ne concerne pas toutes les formules d’habitat. Ceci dit, il y a seulement deux catégories qui sont concernées sur l’acquisition d’un logement collectif neuf et la construction d’un habitat rural. La bonification des crédits accordés aux promoteurs immobiliers avec un taux de 4 %, c’est une nouvelle aide qui a été décidée par les pou- voirs publics pour encourager l’in- vestissement dans le secteur de l’urbanisme». Il dira dans ce contexte que « tous les promoteurs qui adhèrent à un cahier des charges édicté par le ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme peu- vent bénéficier de ces crédits. » Concernant les bénéficiaires de cette opération, l’orateur a souli- gné que « pour le moment il y a trois au quatre au niveau de la banque et il faut dira que nous

MÉTRO D’ALGER

La partie génie civile du tronçon Haï El Badr-El Harrach achevée en avril

DÉCLARATIONS DE PERTE DE DOCUMENTS ADMINISTRATIFS

Un demi-million de citoyens concernés

Plus de 500.000 déclarations de perte de documents administratifs (pièces d’identité, cartes professionnelles, bancaires et d’étudiants, cartes grises et d’assurance, etc.) ont été enregistrées l’an dernier au ni- veau des différents services de sécurité, soit, une moyenne de 12.000 déclarations établies au niveau de chaque wilaya du pays. La part du lion revient, selon les statistiques 2011, des services de gendarmerie et de police nationales, aux grandes villes comme Alger, Oran, Constantine, Annaba et Tlemcen, où le nombre des concernés se compte par milliers. S’agissant du classement des documents les plus perdus, l’on apprend que c’est la carte d’identité qui figure en tête de liste (30%) au moment où les documents administratifs officiels, à l’image des registres de commerce et des cartes grises et cartes d’as- surance de véhicules, viennent en deuxième position. Selon le res- ponsable de la cellule de communication du commandement de la gendarmerie nationale, le lieutenant-colonel Abdelhamid Keroud, ce sont des dizaines de personnes qui se présentent, au quotidien, aux compagnies de la gendarmerie nationale aux fins de signaler la perte de divers document. A titre d’exemple, pas plus tard que la semaine dernière, la brigade de gendarmerie nationale de Sidi Aïssa, relevant du groupement de Médéa, a récupéré, au marché hebdomadaire, toute une caisse contenant 24 permis de conduire, 100 pièces d’identité et 7 pas- seports, perdus par des citoyens. C’est dire toute l’inadvertance, voire parfois l’insouciance, de certain quant à l’impératif de conserver ja- lousement sa paperasse d’autant que celle-ci, une fois perdue, peut être utilisée à des fins inavouées. Par ailleurs, il est fait état de nombreux cas de subterfuge concernant le retrait de déclarations de perte auprès des services de police ou de gendarmerie nationale où se rendent des propriétaires de véhicules ayant fait l’objet d’un retrait de permis. Une fois la déclaration de perte en poche, ces derniers l’utilisent en cas de contrôle.

Soraya G.

ORAN

20 ans de réclusion criminelle à l'encontre d'un trafiquant de drogue

Une peine de 20 ans de réclusion criminelle a été prononcée, hier, par le tribunal criminel près la cour de justice d'Oran à l'encontre d'un individu reconnu coupable de trafic de drogue, tandis que deux autres mis en cause dans cette affaire ont été acquittés. Les faits remontent à octobre 2010 lorsqu'une quantité de 180 kg de kif a été découverte par les services des douanes nationales suite à l'interception d'un camion entre la commune de Ben Badis et le chef-lieu de wilaya de Sidi Bel- Abbès. La quantité de drogue était dissimulée à l'intérieur du véhicule abandonné par son conducteur qui a été appréhendé par la suite à Oran. Le mis en cause a reconnu les faits devant le tribunal, affirmant avoir acquis la drogue dans une ville frontalière. Dans son réquisitoire, le représentant du ministère public a réclamé la réclusion à perpétuité.

Après la mise en marche, le 1 er novembre dernier, de la première ligne du Métro d’Alger, reliant la Grande Poste à Hai El Badr sur 9,5 km, les responsables du projet s’attellent, aujourd’hui, à réaliser les extensions nécessaires pour desservir les autres localités.

E n effet, les travaux de réa- lisation de l'extension du Métro d'Alger, entre Haï El

Badr et El Harrach, devraient être achevés vers le mois d'avril pro- chain pour la partie génie civil, selon une source proche de l'En- treprise du Métro d'Alger (EMA). Entamés en août 2008, les travaux de génie civil de ce tronçon, long de 4 km, ont atteint, en octobre 2011, le taux appréciable de 90%. L’EMA a déjà procédé à l’ouver- ture des plis des offres techniques et financières des entreprises ayant répondu à l’appel d’offres international lancé en vue de la conclusion du contrat d'installa- tion des équipements du système intégral. La commission d'évalua- tion procèdera, prochainement, à l'étude des offres, alors que l'at- tribution du marché ne sera an- noncée que vers le mois de mars, pour permettre la conclusion du contrat et l'installation, à partir de juin 2012, des équipements du système intégral, la mise en ser-

vice étant prévue pour la fin 2013, a-t-on ajouté. Outre Haï El Badr- El Harrach, plusieurs autres ex- tensions sont programmées pour le Métro d'Alger en vue d'attein- dre un réseau de 40 km allant de Dar El Beïda à Draria à l'horizon 2020. Deux mois après son inau- guration, le Métro d’Alger a connu un vif succès avec 2,4 mil- lions de voyageurs. Les responsa- bles du Métro d’Alger prévoient même d’atteindre une moyenne de

d’Alger prévoient même d’atteindre une moyenne de 55 à 60 millions de voyageurs par an sur

55 à 60 millions de voyageurs par an sur cette ligne. Entamés dans les années 1980, les travaux de réalisation de ce métro ont été sus- pendus, à plusieurs reprises, pen- dant plusieurs années, accusant un grand retard, avant d’être, gra- duellement, relancés à la faveur de deux grands plans nationaux d’in- vestissements publics plurian- nuels, celui de 2000-2004 et celui de 2005-2009. Aujourd’hui, ce projet est considéré comme le deuxième en Afrique, après celui du Caire. Il offre d’excellentes conditions de transport et de sécu- rité pour les usagers, affirment des responsables de l’Entreprise du Métro d’Alger. Des liaisons de

transports routier et ferroviaire sont prévues dans ce projet à tra- vers la réalisation de stations de coordination avec les bus et le tramway dans l’objectif d’encou- rager les automobilistes à utiliser les transports en commun. Il convient de noter que la mise en marche du métro et du tramway d’Alger aura été l’une des plus grandes réalisations de l’année 2011 du secteur des transports, ap- pelé à se moderniser davantage pour parer à l’explosion démogra- phique que connaît la capitale et garantir à la population une acces- sibilité aux services de transport collectif.

Salima Ettouahria

Nation

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EL MOUDJAHID

COFACE

La note A4 de l’Algérie maintenue

En 2012, la croissance est « susceptible de rebondir » en raison d’une possible augmentation de la production pétrolière et gazière et des dépenses publiques élevées, principalement du fait de la poursuite du vaste programme d’investissements publics (constructions de routes, logements et voies ferrées).

L a Compagnie française

d'assurance du com- merce extérieur (Coface)

a maintenu la note A4 pour

l’évaluation risque pays de l’Algérie au moment où l’envi- ronnement des affaires est classé à B, a indiqué, hier, la compagnie. La Coface a souli- gné, concernant l’Algérie, et

lors de la présentation de sa note de conjoncture, à la faveur

de son 16 e colloque risque pays,

que la croissance du PIB était de 3,0% en 2011 et sera de 3,6% en 2012. L’inflation moyenne annuelle était de 4,0% en 2011 et 3,5% en 2012. Le solde budgétaire a été de -3,0% en 2011 et sera de -4,0% en 2012. Le solde courant/PIB était de 10,0 % en 2011 et 5,0% en 2012. La dette publique 8,1% en 2011 et 10,8 en 2012, a précisé la Coface. Selon la compagnie française d'assu- rance pour le commerce exté- rieur, les exportations sont estimées à 40% du PIB, alors que les importations sont éva- luées à 36% du PIB. Sur l’ap- préciation du risque, la Coface évoque une croissance modé-

rée, soutenue par le secteur des hydrocarbures et les dépenses publiques. Les évaluations du risque- pays se situent sur une échelle de 7 niveaux : A1, A2, A3, A4, B, C, D. La production de pé- trole n’a enregistré qu’une

« augmentation marginale » en

2011 alors que celle du gaz na- turel a pâti d’un ralentissement

des investissements et de pro- blèmes techniques, estime, par

ailleurs, la Coface dans sa note

de conjoncture. Hors hydrocar-

bures, l’activité a avancé à « un

rythme soutenu », grâce à une

bonne récolte agricole et aux secteurs tirés par les investisse- ments publics, ajoute la Coface qui souligne cependant que ces secteurs représentent une part

« relativement limitée » du PIB

représentent une part « relativement limitée » du PIB et par conséquent contribuent « modérément »

et par conséquent contribuent « modérément » à la croissance qui « globalement a ralenti ». En 2012, la croissance est « susceptible de rebondir » en rai- son d’une possible augmenta- tion de la production pétrolière et gazière et de dépenses pu- bliques élevées, principalement du fait de la poursuite du vaste programme d’investissements publics (constructions de routes, logements et voies fer- rées). On relève l’augmentation

des salaires du secteur public ainsi que les subventions des produits de première nécessité qui permettront de soutenir la consommation privée. Quant aux investissements privés, « leur progression risque d’être bridée par une insuffisance de financement notamment. Le déficit budgétaire s’est tassé en 2011, grâce à la hausse des re- venus pétroliers, a souligné la Coface dans sa note de conjoncture, mais considère

qu’il pourrait « se creuser en 2012 » en raison de la poursuite

de la modernisation des infra- structures et de la hausse des salaires dans l’administration. Toutefois, les revenus des hydrocarbures, en réserve dans le Fonds de régulation des re- cettes, permettent de financer ce déficit, d’autant que le pays bénéficie d’un faible endette- ment public, a noté la compa- gnie. Grâce aux exportations d’hydrocarbures et à des cours devant rester élevés, les ba- lances commerciale et courante « seront excédentaires en 2012 ». Ces exportations seront sou- tenues par la mise en service, en 2011, du gazoduc Medgaz entre l’Algérie et l’Espagne, ainsi que d’unités de gaz naturel li- quéfié en 2012, a-t-on estimé encore. L’Algérie est toutefois tributaire de l’Europe pour son commerce extérieur et les pers- pectives moroses dans cette zone pourraient freiner les ventes algériennes. D’impo- santes réserves de changes ren- forcent une situation financière extérieure déjà solide. De plus,

la politique active de désendet- tement extérieur, via le rem- boursement anticipé de la dette rééchelonnée et l’interdiction pour les entreprises d’emprun- ter à l’étranger a ramené le ratio dette/PIB à un niveau très fai- ble (3%). Sur la plan politique, la Co- face a noté que la continuité prévaut depuis la réélection du Président Abdelaziz Bouteflika en 2009, pour un troisième mandat. Elle rappelle que l’Al- gérie a pris des mesures desti- nées à améliorer la représentation politique et le rôle des médias, à lutter contre le chômage des jeunes et à aug- menter le nombre de logements sociaux. La Coface a souligné l’amélioration de la situation sécuritaire et évoque les restric- tions visant les importations et les investissements étrangers visant à protéger les intérêts économiques du pays et de pro- mouvoir les industries natio- nales.

ALGERIE-USA

Le secrétaire d’Etat adjoint US pour les Affaires économiques prochainement àAlger

L e secrétaire d’Etat ad- joint américain pour les Affaires écono-

miques et commerciales, M.

Jose Fernandez, effectuera une visite à Alger les 19 et

20 janvier en cours, a indi-

qué hier le département d’Etat. Au cours de son séjour, de deux jours, à Alger, M. Fernandez « discutera de la politique économique amé- ricaine en Afrique du Nord ainsi que de l'entrepreneu- riat » lors de ses entretiens avec des membres du gou- vernement, des représen- tants du secteur économique privé et de la société civile, a précisé la même source. M. Fernandez s’est déjà rendu à Alger en décembre 2010 à

l’occasion de la tenue de la première Conférence sur l'entrepre- neuriat Maghreb-USA, dont la deuxième édition se tient du 16 au

18 janvier en cours à Marrakech (Maroc). Ce haut responsable

américain a alors affirmé que la conférence d'Alger a été un ''vé- ritable succès'' de par le consensus ''très réussi'' qui s'est dégagé pour un partenariat entre les Etats-Unis et le Maghreb.

pour un partenariat entre les Etats-Unis et le Maghreb. COOPÉRATION ÉNERGÉTIQUE M. Yousfi s’entretient avec les

COOPÉRATION ÉNERGÉTIQUE

M. Yousfi s’entretient avec les ambassadeurs des Pays Bas et d'Egypte

L e ministre de l'Energie et

des mines, M. Youcef

Yousfi, s'est entretenu,

hier, avec les ambassadeurs des Pays-Bas et d'Egypte, respecti- vement MM. Frans Bijvoet et Azzedine Fahmy, avec lesquels il a évoqué le renforcement de la coopération dans le domaine de l'énergie, indique un com- muniqué du ministère. M. Yousfi a ainsi examiné avec l'ambassadeur néerlandais à Alger "les possibilités de coo- pération dans le domaine des hydrocarbures, notamment dans l'exploration-production dans le Sud et en offshore, la pétrochimie, les énergies re- nouvelables, l'efficacité énergétique et la maîtrise de l'énergie", précise la même source. Ils ont, également, évoqué "l'état des relations de coopéra- tion entre l'Algérie et les Pays-Bas dans le domaine de l'énergie et les pers- pectives de leur renforcement à la lumière de la visite officielle de M. Yousfi aux Pays-Bas en novembre dernier", a-t-on ajouté. L'accent a été mis sur "la fabrication, localement, d’équipements entrant dans l'industrie énergétique". Le ministre de l'Energie a, par ailleurs, examiné avec l'am- bassadeur d'Egypte les moyens de renforcement des relations algéro-égyp- tiennes dans le domaine des hydrocarbures, "notamment la recherche/exploration et la commercialisation des Gpl". Les deux parties ont, également, abordé l'échange d'expertise et d'informations dans les do- maines du Gnl, de l'électricité et des mines, conclut le communiqué.

de l'électricité et des mines, conclut le communiqué. SÉMINAIRE RÉGIONAL SUR LA LOI DE FINANCES ET

SÉMINAIRE RÉGIONAL SUR LA LOI DE FINANCES ET SON IMPACT SUR L’ÉCONOMIE

Booster l’investis- sement national :

comment ?

D e nouvelles mesures de facilitations ont été prises par l’administration centrale des impôts en direction des entreprises en difficultés, a an-

noncé, hier, le représentant du directeur général des im-

pôts à Oran à l’occasion du séminaire régional sur « la loi de finances pour l’année 2012 et son impact sur l'économie » que la Chambre de commerce et d’in- dustrie de l’Oranie a organisé. La note, qui sera en- voyée à toutes les directions des impôts du pays, a été signée, ce dimanche, et sera mise en ligne, au plus tard, cette fin de semaine sur le site de la Direction générale des impôts pour permettre aux contribuables intéres- sés de prendre connaissance des aspects qui concer- nent ces facilitations qui touchent les pénalités d’assiettes et de recouvrements. Ce séminaire auquel assistaient de nombreux opérateurs de l’Ouest a été animé par des cadres de la Direction générale des im- pôts, des Douanes et du Domaine national, ainsi que de représentants du ministère des Finances et de res- ponsables régionaux de différents organismes sous tu- telle du ministère en question. Cinq thèmes ont été abordés lors de cette journée consacrée à la loi de finances 2012 et à ses répercus- sions sur l’activité économique. « Le foncier », « La réglementation et les procédure fiscales », « Les ga- ranties accordées aux contribuables », « Le contentieux fiscal » et, enfin, « les mesures douanières et l’enca- drement du commerce extérieur ». A l’ouverture des travaux de ce séminaire, le président de CCIO a fait re- marquer à l’assistance que les dépenses de fonction- nement vont augmenter de 7,4% tandis que celles relatives à l’équipement vont baisser de presque 30%… Une évolution préjudiciable à l’économie na- tionale qui demande des correctifs voire un véritable plan « ORSEC en direction des entreprises pour boos- ter l’investissement ». Il a ainsi énuméré un certain nombre de doléances d’adhérents de la CCIO sur l’abattement fiscal, l’allégement des procédures quand aux démarches concernant l’accès au foncier le tout ac- compagné par des mesures efficaces pour protéger la production nationale…

M. Haimour Mohamed, directeur général du Do- maine national a exposé, à l’assistance, le dispositif ju- ridique régissant le foncier relevant du domaine privé de l’Etat destiné à l’investissement. On présente sou- vent la question du foncier comme un élément handi- capant dans l’acte d’investissement, a-t-il dit. Cette opinion est largement partagée, mais relativement fausse puisque, selon M. Haimour, la véritable contrainte réside dans la gestion du foncier et non dans

la rareté d’assiettes foncières.

Pour démontrer cette affirmation, M. Haimour Mo- hamed à pris deux périodes. Avant 1990, une « période caractérisée par l’option socialiste et une situation de monopole et de soutien direct de l’Etat où un important portefeuille foncier à été réservé pour les équipements publics et l’industrie ». En gros, 170 ZET, 70 Z.I., 450 zones d’activités en plus des lotissements communaux, des équipements publics, des projets d’investissement privé… Après 1990, la nouvelle orientation de l’éco- nomie du pays a été accompagnée par la promulgation de nouveaux textes pour coller aux nouvelles réalités :

(lois relatives à l’orientation foncière, aux domaines,

à l’aménagement et à l’urbanisme.) Une nouvelle réalité, de nouvelles exigences qui ont donné, à leur tour, naissance à différentes formules d’allocation du foncier (cession, de gré à gré, aux en- chères publiques). En fait, un portefeuille consistant considérable a été dégagé par les pouvoirs publics et mis entre les mains du « potentiel » économique et in- dustriel. Malheureusement, le « retour d’investisse- ment » n’a pas été au rendez-vous. La création d’emplois n’a pas été à la mesure de ces terrains déga- gés, la facture l’importation n’a pas été freinée ou ré- duite, le transfert technologique n’a pas suivi. Pour résumer, l’Etat a donné des terrains à des industriels et ces derniers n’ont pas été en mesure de créer un tissu

dense de PME/PMI capable de donner une assise in- dustrielle au pays en mesure de fixer les populations dans leurs régions ou de réduire la dépendance au mar- ché extérieur et à l’importation. Un constat relative- ment sévère, mais qui va pousser les pouvoirs publics à mettre en place un nouveau dispositif législatif et ré- glementaire (actuellement en vigueur) qui régit la concession des terrains relevant du domaine privé de l’Etat destiné à l’investissement.

Avec force textes et références, le conférencier a ainsi mis en relief toutes les facilitations accordées aux investisseurs pour traduire sur le terrain réel de la pro- duction leur ambition entrepreneuriale. Succédant à M. Haimour, M. Zikara Mustapha, directeur central de la Législation et de la réglementation fiscale à la D.G.I.,

a abordé le volet de « la réglementation et des procé-

dures fiscales », tandis que ses collègues, M. Kouider Benahmed, directeur central des recherches et vérifi- cations, a parlé du contrôle fiscal et des garanties ac- cordées aux contribuables et M. Ghanmi Arezki, directeur central du contentieux, a exposé sur « le contentieux fiscal et le remboursement de la TVA ». Enfin, avant d’ouvrir un large débat avec les partici- pants, M. Haddad Benhalima, directeur régional des douanes à Oran, a fait une communication sur « les mesures douanières et l’encadrement du commerce ex- térieur ».

M. Koursi

Economie

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EL MOUDJAHID

INDUSTRIES AGROALIMENTAIRES

Tendance haussière de la production maintenue en 2011

Atteindre 60%du PIB en 2014 à la faveur d’une feuille de route consacrée au développement des capacités de la filière

Une enquête de l'Office national des statistiques (ONS) diligentée auprès de chefs d'entreprises ressort que l'industrie agroalimentaire a poursuivi sa progression au 2 ème tri- mestre 2011. Aussi, la majorité des entreprises activant dans la filière, la plus dynamique du secteur industriel et qui génère une forte valeur ajoutée ont exploité leurs capacités de pro- duction à plus de 75%. Une perfor- mance affirmée bien que le niveau de satisfaction des commandes de matières premières reste inférieur par rapport aux besoins exprimés en référence aux affirmations émanant de près de 11% des chefs d'entre- prises. Aussi, «les industriels de l’agroalimentaire prévoient, pour les mois prochains, une stabilité de la production, de la demande et des prix de vente ainsi qu'une légère hausse des effectifs, indiquent les données reprises par l’APS. Il est noté que la demande en produits fa- briqués, a poursuivi son augmenta- tion malgré la hausse des prix de vente enregistrée dès le dernier tri- mestre 2010 et qui s'est poursuivie

durant le 2 ème trimestre 2011». Par ailleurs, «l'ensemble des chefs d'en- treprises ont satisfait toutes les com- mandes reçues et plus de 42% enregistrent des stocks de produits, situation jugée "anormale" par tous les concernés ». L'enquête de l’ONS démontre également que plus de 23% des patrons des entreprises ont fait état de problèmes liés au trans- port et à la consommation de l'éner- gie qui a augmenté de près de 73% selon leurs propos causant, ainsi, des pannes d'électricité, à l’origine, d’ ar- rêts de travail de courte durée (6 jours). Sur un autre registre, près de 47% des chefs d'entreprises ont qua- lifié de «bon» l'état de la trésorerie des entreprises qui aura «évolué nor- malement pour près de 53% » des patrons questionnés. Les données en questions indiquent, toutefois, que près de 60% ont recouru à des cré- dits bancaires et que près de 11% ont rencontré des difficultés quant à l’accès au financement bancaire. L'enquête révèle, d’autre part que les effectifs des entreprises du secteur des industries agroalimentaires ont

évolué à la hausse depuis 2010, conséquence de l’optimisation des capacités de production, de la hausse du volume des commandes et de l'amélioration des conditions de pro- duction. Par contre, plus de 38% des chefs d'entreprise ont éprouvé des difficultés à recruter le personnel d'encadrement et 39% jugent le ni- veau de qualification du personnel "insuffisant", relève l'enquête de l'ONS. Plus de 28% des entreprises du secteur ont enregistré des pannes d'équipements durant le 2ème tri- mestre 2011, du fait de leur vétusté, donnant lieu à des arrêts de travail inférieurs à 6 jours pour près de 52% alors que près de 74% des patrons des entreprises enquêtés ont opéré une extension de leurs équipements et plus de 68% à un renouvellement partiel des équipements. Au titre de l'évolution globale de l'indice de la production industrielle, le secteur des IAA a enregistré, durant le 1 er se- mestre 2011, une croissance subs- tantielle de 26,5%. Une tendance haussière maintenue en 2011 et qui est la résultante d'importantes

en 2011 et qui est la résultante d'importantes hausses des niveaux de production, toutes branches

hausses des niveaux de production, toutes branches confondues notam-

ment dans le créneau de fabrication

et conserve des fruits et légumes qui

a connu une hausse de 103,6% au

1 er semestre 2011 par rapport à la même période en 2010. D'autres fi- lières ont également contribué à cette performance avec des hausses 59,8% et 36,6% relevées respective- ment par les branches "grains" et "industrie du lait". Aussi, cette branche qui emploie plus de 140.000 travailleurs, soit 40% de la popula-

tion active industrielle répartie sur plus de 17.100 entreprises, repré- sente 50 à 55% du PIB, un taux qui

devrait atteindre 60% en 2014 selon

les objectifs assignés à la feuille de route consacrée au développement de la filière. Il s’agira d’optimiser les capacités compétitives des industries agroalimentaires dont le montant des exportations se situe, en moyenne, à 30 millions de dollars/an, une per- formance dérisoire au regard des po- tentialités existantes. D. Akila

HAUSSE RECORD DES PRIMES DE RÉASSURANCE SOUSCRITES CHEZ LA CCR EN 2011

Un chiffre d’affaires de 13, 3 milliards de DA

La Compagnie Centrale de Réassurance (CCR), unique réas- sureur en Algérie, a réalisé un chiffre d’affaires de 13,3 milliards de Dinars en 2011, en hausse de 36% par rapport à 2010, selon les prévisions de clôture avancées par son P-DG, M. Hadj Mohamed Seba. La croissance réalisée par la compagnie publique n’était que de 9% en 2010 avec un chiffre d’affaires de 9,8 milliards de Di- nars (mds Dinars). Ses parts de marché sont passées de 36% en 2010 à au moins 50% en 2011, soit une hausse de 39% au mini- mum, a révélé M. Seba dans un entretien à l’APS. Cette évolution record est le fruit de plusieurs facteurs dont le développement des assurances Dommage et surtout l’application, dès 2011, de l’obligation de l’ensemble des compagnies d’assu- rance activant en Algérie à souscrire 50% de leurs contrats de réassurance auprès du réassureur public, tel que prévu par la loi de finances complémentaire de 2010. Mais la CCR "n’a pas attendu cette mesure pour survivre puisqu’elle était déjà le premier réas- sureur en Algérie", selon son P-DG. En 2010, elle avait réalisé une croissance de 9% avec un taux de progression général du marché des assurances national de 6%. "Cela veut dire que la CCR a réussi, en 2010, à prendre des parts de marché détenues auparavant par des réassureurs étrangers en Algérie", a expliqué M. Seba. Et le fait que la CCR soit l’unique réassureur en Algérie ne veut pas dire, poursuit son premier responsable, qu’elle évolue sans concur- rence mais qu’elle active en "concurrence internationale ouverte" où tous les réassureurs mondiaux peuvent contracter avec des as- sureurs algériens sans obligation de s’établir en Algérie. La ren- tabilité des fonds propres de la CCR, un autre indicateur de performance de taille pour toute entreprise, a été de 7,5% en 2011, bien supérieure à la moyenne du marché financier algérien, a sou- tenu le même responsable prévoyant une rentabilité commerciale et capitalistique plus importante dans le futur. "C’est un indicateur très important du moment que la rentabi- lité financière dans une entreprise doit être supérieure à celle du marché financier", a estimé M. Seba. La CCR est dotée d’un ca- pital social de 13 milliards de DA et de 16 milliards Dinars de fonds propres. Elle emploie une centaine de personnes et compte 138 clients. En 2011, la CCR a reçu, pour sa solidité financière, la note encourageante de B+ (bonne) par l’agence de notation AM

BEST. Les performances réalisées par la compagnie sont, par ail-

leurs, générées par les efforts à l’International où elle a réalisé 7% de son chiffre d’affaires en 2011, soit des primes estimées à 930 millions de Dinars (15 millions de dollars). Ces primes sont également en hausse de 45% par rapport à 2010, selon la même source. "Notre portefeuille à l’international s’est bien développé en 2011" s’est-il réjoui en avançant que la CCR a entamé un gros travail de marketing visant à conquérir, durant les trois années à venir, de nouveaux clients sur le marché mondial en s’appuyant surtout sur l’amélioration de la qualité de ses ressources humaines. A ce propos, M. Seba a affirmé que sa compagnie ambitionnait de devenir un "réassureur régional" en élargissant son activité au niveau de la région MENA (Moyen- orient et Afrique du nord) et en Asie. Interrogé sur la valeur du patrimoine national réassuré chez la CCR en 2011, le responsable a prédit une croissance avoi- sinant les 35%, soit le même taux d’évolution des primes de réas- surance de la compagnie sur le marché national. Quant à l’impact de la nouvelle mesure décidée par la loi de finances de 2012, qui

a exempté les opérations de réassurance d’une taxe de 3% impo-

sée en 2009 aux importations de services, il a estimé que cette mesure éviterait au réassureur, et donc aux assureurs et aux assu- rés, des coûts supplémentaires.

FINANCEMENT 5.000 milliards DA de crédits bancaires à l’économie en 2011

Les crédits bancaires accordés à l’économie en 2011 ont avoisiné les 5.000 milliards de DA (plus de 67 milliards de dollars), en hausse de 20% par rapport à 2010, a an- noncé hier le président de l’Association des banques et des établissements financiers (ABEF), M. Djamel Bessaa. Cette croissance "satisfaisante" des crédits à l’économie démontre qu’"il n'y a pas de frilosité de la part des banques de la place envers les entreprises", même si le métier de banquier impose une bonne évaluation des risques afin d’assurer un meilleur accompagnement aux agents écono- miques, a indiqué M. Bessaa à Radio nationale. Les créances non performantes, dont le niveau est toujours "im- portant", étaient par contre en baisse en 2011, et ce grâce à une "meilleure gestion du risque", selon le responsable de l'ABEF qui n'a pas donné de chiffres précis sur ces créances. Concernant le financement de l'acquisition de logement par les banques, M. Bessaa a fait état de 50. 000 crédits hypothécaires à taux bonifié accordés l’année der- nière dont 13. 000 par la CNEP-banque. En 2011, la CNEP-banque s'est engagée pour des financements de 174 milliards de Dinars, soit le triple de ses engagements de l'année 2010, a indiqué M. Bessaa, également P-DG de cette banque publique. Avec les 270. 000 logements qui se- ront réalisés en 2012, le nombre des crédits hypothécaires dont ceux bonifiés devra croître davantage cette année, a prédit le même responsable.

Banque Centrale Européenne : Nouveau record des dépôts bancaires

Les banques de la zone euro ont déposé 493,27 milliards d'euros auprès de la Banque centrale européenne (BCE) ce week-end, un nouveau record absolu, selon des chiffres com- muniqués lundi. Depuis décembre, les volumes de ces dépôts sur 24 heures, pourtant faiblement rémunérés (0,25%), ont at-

teint des records. Le dernier record, établi vendredi, se montait

à 489 milliards d'euros. Certains économistes voient dans ces

chiffres un signe de la réticence des banques à se prêter de l'ar- gent entre elles ou à financer l'économie réelle (prêts aux en- treprises et aux ménages notamment), ou encore à acheter des obligations d'Etats de la zone euro. D'autres, considèrent que

ces dépôts records sont liés à une opération géante de prêts à 1% sur trois ans accordés aux banques de la zone euro fin décem- bre par la BCE. Inondés ainsi de liquidités, certains établisse- ments bancaires ne sauraient pas quoi en faire dans l'immédiat, expliquent-ils. Cette action a cependant été saluée par l'agence de notation Standard and Poor's, qui a lourdement sanctionné plusieurs pays de la zone euro vendredi. S&P a estimé que la BCE est parvenue à "éviter un effondrement de la confiance des marchés" en "soulageant fortement les pressions sur les banques". Un nouveau prêt de la BCE sur trois ans, à montant illimité et à taux fixe, est prévu fin février.

Monde

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EL MOUDJAHID

DÉBUT DU DÉPÔT DES CANDIDATURES LE 15 AVRIL

La présidentielle égyptienne à la mi-juin

Le dépôt des candidatures pour la première élection présidentielle post-Moubarak en Egypte s'ouvrira le 15 avril, a annoncé un membre du Conseil suprême des forces armées (CSFA) au pouvoir, cité par l'ensemble de la presse locale hier. L’élection se tiendra à la mi-juin, a aussi annoncé le général Mohssine Fanjari.

"L a réception des candidatures pour la présidentielle commen- cera à partir du 15 avril, dans le

cadre de la mise en application de la feuille de route élaborée par le CSFA pour le trans- fert du pouvoir " des militaires aux civils, a déclaré Mohsen al-Fanjari. Chassé du pou- voir le 11 février 2011 par une révolte popu- laire, le président Hosni Moubarak avait remis ses pouvoirs à l'armée, faisant du chef du CSFA, le maréchal Hussein Tantaoui, le nouveau chef de l'Etat de facto. Le maréchal Tantaoui a promis en novembre un transfert du pouvoir aux civils après l'élection prési- dentielle, assurant qu'elle aurait lieu avant la fin juin. Mais nombreux mouvements et per- sonnalités en Egypte estiment que l'armée, épine dorsale du système depuis la chute de la monarchie en 1952, n'entend procéder qu'à un retrait tactique, pour mieux conserver une partie de ses privilèges et de son influence politique. Mohamed El Baradei, l'ancien chef de l'Agence internationale de l'énergie ato- mique (AIEA) et à ce titre prix Nobel de la paix 2005, a annoncé samedi dernier son re- trait de la course à la présidence, dénonçant l'absence de " véritable démocratie " et assu- rant que le régime de M. Moubarak n'était " pas tombé ". Les principaux candidats à la présidentielle sont l'ex-chef de la Ligue arabe, Amr Moussa, un ancien responsable des Frères musulmans, Abdelmoneim Aboul Fotouh, le dernier Premier ministre de M. Moubarak, Ahmad Chafic, le dirigeant salafiste (fondamentaliste) Hazem Salah Abou Ismaïl, le dirigeant nassérien Hamdine

Hazem Salah Abou Ismaïl, le dirigeant nassérien Hamdine Sabbahi et l'islamiste indépendant Salim al- Awwa. Les

Sabbahi et l'islamiste indépendant Salim al- Awwa. Les Frères musulmans, grands vain- queurs des législatives qui viennent de s'achever, ont dit qu'ils annonceraient peu avant la présidentielle leur candidat, qui de- vrait être " le fruit d'une entente " nationale. Avant la présidentielle, des élections pour la chambre haute du Parlement doivent se dé- rouler du 29 janvier au 22 février. Le Parle- ment doit ensuite nommer les 100 membres de l'Assemblée constituante qui rédigera la future loi fondamentale. M.Fanjari a égale- ment précisé que le maintien de l'actuel gou- vernement de Ganzouri reste tributaire de la décision de l'Assemblée du peuple, qui tien-

dra sa première séance le 23 janvier. La se- maine dernière, le ministre égyptien des Af- faires du conseil de la Choura et de l'Assemblée du peuple, Mohamed Attia, avait fait savoir qu'une assemblée consti- tuante pour l'élaboration de la nouvelle constitution sera mise sur pied lors d'une réu- nion conjointe du conseil de la Choura et de l'Assemblée du peuple. Le responsable a ajouté que cette réunion sera tenue après l'achèvement des élections parlementaires début mars, relevant que cette assemblée aura un délai d'un mois pour élaborer une nouvelle constitution, qui sera soumise à une consultation référendaire pour adoption.

LIBERIA

Hillary Clintonpour l'investiture de la présidente Sirleaf

La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, est arrivée hier à Monrovia, la capitale du Liberia, où elle assistera à la cérémonie d'investiture de la présidente élue, Ellen Johnson Sirleaf, rapportent des agences de presse. Outre M me Clinton, une tren- taine de chefs d'Etat ont été annoncés à l'investiture de M me Sirleaf, prix Nobel de la paix 2011, réélue le 8 novembre pour un nouveau mandat de six ans. M me Sirleaf, 73 ans, a été reconduite à la tête du Li- beria après être devenue en 2005 la première prési- dente élue d'Afrique. Le principal parti d'opposition au Liberia, le Congrès pour le changement démo- cratique (CDC) de M. Tubman, qui contestait la ré- élection d'Ellen Johnson Sirleaf, l'a finalement reconnue dimanche. M. Tubman a annoncé qu'il as- sisterait à la cérémonie d'investiture. A l'issue de sa visite, Mme Clinton ira successivement en Côte d'Ivoire, au Togo et au Cap Vert où elle doit rencon- trer les dirigeants de ces quatre pays africains.

PAKISTAN

Le Premier ministre sommé de comparaître devant la Cour suprême jeudi

Le Premier ministre du Pakistan, Yousuf Raza Gilani, est sommé de comparaître devant la Cour su- prême, qui l'accuse " d'outrage à la cour " dans une affaire de corruption visant notamment le président Asif Ali Zardar, a indiqué une source juridique. La juridiction suprême reproche à M.Gilani de ne pas avoir rouvert comme elle l'avait ordonné il y a deux ans des procédures judiciaires pour corruption, et l'a convoqué pour une audience jeudi. En décembre 2009, la Cour suprême avait annulé un décret d'am- nistie de 2007 exonérant notamment le futur prési- dent Asif Ali Zardari de poursuites pour corruption, en particulier dans une affaire de détournement de fonds publics sur des comptes en banque en Suisse. Mais le gouvernement n'a jamais fait appliquer cette décision de justice. " La Cour suprême a retenu un outrage à la Cour contre le Premier ministre pour n'avoir pas fait appliquer ses arrêts ", a déclaré le juge Nasir-ul-Mulk lors d'une audience à la haute juridiction.

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El Moudjahid/Pub ANEP 895005 du 17/01/2012
El Moudjahid/Pub
ANEP 895005 du 17/01/2012

Monde

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EL MOUDJAHID

NIGERIA

Le gouvernement baisse le prix du carburant, les syndicats inflexibles

Le gouvernement nigérian a approuvé hier une baisse du prix du carburant dans une tentative d'arrêter la grève générale qui paralyse le pays depuis une semaine, alors que les syndicats, toujours inflexibles, ont décidé de poursuivre le débrayage en exigeant un retour des prix des carburants à leur niveau d'avant le 1 er janvier.

YÉMEN

Al-Qaïda libère des centaines de prisonniers à Radah

D es centaines d'élé- ments armés d'Al- Qaïda qui avaient pris

le contrôle de la ville de Radah (sud-est) dimanche,

ont libéré 250 prisonniers de

la prison centrale de la ville,

a indiqué lundi une source

sécuritaire. " Des centaines d'hommes d'Al-Qaïda, por- tant des uniformes de la sé- curité, sont arrivés à bord de camionnettes et ont pris d'as- saut la prison centrale de Radah, ils ont tué plusieurs soldats au cours de l'opéra- tion, et ont libéré 250 prison- niers ", a déclaré la source. Dimanche, les hommes d'Al Qaida se sont emparés de

tous les postes de contrôle

de la ville et des environs, ainsi que de plusieurs bâti- ments du gouvernement, comme le bureau de poste et

le centre des télécommunica-

tions, et ont également en- cerclé le siège de la Banque centrale du Yémen, a précisé

la même source. " D'autres

éléments armés continuent

d'affluer à Radah, venus des provinces voisines de Marib, Abyane, Shabwa, Hadra- mout, Aden, Lahj et Saada",

a ajouté la source. C'est la

première fois que le réseau Al-Qaïda, implanté dans le sud et l'est du Yémen, prend le contrôle d'une ville aussi proche de la capitale Sanaa qui est à deux heures de route de Radah. L'AQAP, la branche d'Al-Qaïda dans la péninsule arabique, s'est em- parée de plusieurs villes dans les provinces troublées du sud du Yémen. Au cours des derniers mois, des affronte- ments violents ont opposé les forces gouvernementales yé- ménites aux éléments de l'AQAP, faisant des centaines de morts.

A fin de mettre fin à cette grève générale en-

clenchée le 9 janvier et éviter qu'elle ne

syndicats qui avaient annoncé la reprise dans la journée de la grève, suspendue durant le week-end pour permettre les négociations avec les autorités. Des pourparlers ont eu lieu dimanche entre le pré- sident Goodluck et les principaux syndicats nigé- rians, dont le Nigeria Labour Congress (NLC) et le Trade Union Congress (TUC), mais aucune avancée n'a été enregistrée à l'issue de la rencon- tre. Le président du Sénat nigérian David Mark, qui a joué le rôle de médiateur entre le gouverne- ment et les syndicats, avait indiqué dimanche que le gouvernement allait annoncer les prochaines étapes pour régler la crise provoquée par la hausse du prix des carburants. Les syndicats jugent in- suffisant l'engagement du président de " suspendre la question de la dérégulation complète " du mar- ché des carburants. Ils posent comme préalable à toute discussion un retour des prix à leur niveau d'avant le 1 er janvier. Pour des raisons de sécurité, les syndicats du pays ont décidé de suspendre les manifestations de rue. Des heurts entre manifes- tants et la police avaient fait une quinzaine de morts. " Nous sommes arrivés à la conclusion que nous devons rester à la maison, éviter de descen- dre dans les rues, pour être certains de ne pas met-

SYRIE

Bacharal-Assadannonceunenouvelleamnistiegénérale

tre en danger des vies innocentes en raison de la situation sécuritaire dans le pays ", a déclaré Ab- dulwahed Omar, le chef de la centrale syndicale, le Nigeria Labour Congress. Durant la matinée de lundi, des militaires ont établi des barrages aux principaux points stratégiques de Lagos, la capi- tale économique du pays, en interdisant l'accès au principal lieu des manifestations. Plusieurs per- sonnes qui tentaient d'aller au parc où avaient eu lieu les rassemblements ont été refoulées par les militaires. Quelque 200 manifestants ont tenté de se regrouper avant que l'armée n'intervienne. Le déploiement de l'armée intervient alors que le nord du pays est le théâtre de violences intereth- niques attribuées par les autorités à la secte extré- miste Boko Haram. Le président Jonathan Goodluck a décrété l'état d'urgence dans les Etats de Yobe, de Borno, du Plateau et du Niger (nord- est et centre-ouest), régions où les attaques du groupe extrémiste ont fait des centaines de morts. Peuplé de plus de 152 millions d'habitants, le Ni- geria est premier producteur africain de pétrole, mais la majorité des Nigérians vivent dans le be- soin et ne gagnent pas plus de deux dollars par jour.

rendre en Syrie afin de couvrir les événements qui secouent le pays. Selon le ministre syrien de l'Infor- mation, Adnane Mahmoud, 116 de ces organes de presse étaient déjà entrés dans le pays, assurant que " le ministère donne des autorisations de travail d'une durée de dix jours re- nouvelable aux différents médias, leur assure des visites dans les divers gouvernorats ". Sur le terrain, les violences se poursuivent, onze personnes ayant été tuées dimanche par des tirs des forces de sécurité, huit - dont une femme - à Homs et trois dans le vil- lage de Qorqos dans la province de Quneitra (sud), selon l'OSDH. Par ailleurs, six ouvriers ont été tués et 16 autres blessés dimanche, dans l'explosion d'une bombe au passage de leur bus dans la région d'Idleb (nord-ouest), selon Sana.

s'étende au secteur pétrolier dans le pre-

mier pays producteur de brut en Afrique, le gou- vernement nigérian a annoncé une baisse d'environ 30 % du prix de l'essence. " Le gouver- nement va continuer de poursuivre une dérégle- mentation complète du secteur pétrolier ", a

déclaré le président nigérian Jonathan Goodluck à

la télévision. " Toutefois, compte tenu des diffi-

cultés rencontrées par les Nigérians (

), le gou-

vernement a approuvé une baisse du prix du carburant à 97 nairas le litre ", a-t-il assuré. Mais

le chef de l'Etat reste ferme sur le fond, soulignant

que " le gouvernement allait continuer de pour- suivre une déréglementation complète du secteur pétrolier. Je demande instamment aux dirigeants syndicaux d'appeler à la fin de la grève et à la re- prise du travail ", a-t-il lancé lors de son interven- tion. Selon le gouvernement l'arrêt de subventions aux carburants, qui coûtent à la caisse de l'Etat quelque 8 milliards de dollars, a pour but de fi-

nancer la modernisation des infrastructures du pays. Cette mesure a provoqué le courroux des

L e président syrien Bachar al- Assad a promulgué une am- nistie générale pour les

personnes impliquées dans les trou- bles des dix derniers mois, la troi- sième promesse depuis le printemps dernier. L'agence officielle syrienne Sana

a annoncé dimanche que " Bachar

al-Assad a promulgué un décret sti- pulant une amnistie générale pour les crimes commis pendant les évé- nements, entre le 15 mars 2011 et le 15 janvier 2012 ", comme il l'avait déjà fait précédemment en mai et

juin derniers. Le 31 mai, le président

al Assad avait décrété une amnistie

générale incluant tous les détenus politiques y compris les membres des Frères musulmans. Le 21 juin, il avait décrété une nouvelle amnistie générale portant sur tous les crimes commis avant le 20 juin. Cette nou- velle amnistie concerne essentielle- ment " des infractions à des lois sur

les manifestations, le port d'armes ou

la désertion de l'armée ", selon Sana.

LIBYE-UA

Jean Ping en visite à Tripoli

Le président de la Commission de

l'Union africaine (UA), Jean Ping,

a

entamé l une visite en Libye, où

il

s'est entretenu avec le ministre li-

byen des Affaires étrangères, Achour Ben Khayal. A son arrivée

à Tripoli, M. Ping a eu des discus-

sions avec M. Ben Khayal, et il doit rencontrer le Premier ministre Abdel Rahim El-Kib, a indiqué une source officielle, citée par l'agence de presse Lana. Le prési- dent de la commission de l'UA a examiné avec M. Ben Khayal, les moyens pouvant permettre à l'UA de contribuer au rétablissement de la sécurité en Libye, à la recons- truction du pays et à l'amélioration de ses relations avec ses pays voi- sins. Les deux parties ont discuté en outre de l'ordre du jour du pro- chain sommet africain prévu fin janvier à Addis Abeba, selon l'agence Lana. L'UA avait à maintes reprises plaidé pour la pro- motion du dialogue national entre les parties libyennes, et s'était op- posée à l'intervention étrangère en Libye.

Au même moment, depuis Beyrouth où il se trouve, Ban Ki moon, secré- taire général de l'ONU, s'est adressé nommément au président syrien, l'exhortant à " mettre fin aux vio- lences " dans son pays. " Au- jourd'hui, je redis au président syrien, M. Assad, mettez fin à la

violence, arrêtez de tuer vos conci- toyens, la répression mène à l'im- passe", a affirmé M. Ban à l'ouverture d'une conférence sur la transition démocratique dans le monde arabe, à laquelle participent de nombreuses personnalités arabes et internationales.

Le dossier syrien était au centre des entretiens de Ban Ki Moon ces deux derniers jours à Beyrouth où il a évoqué la situation des réfugiés sy- riens avec les responsables libanais. De son côté, le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, a dénoncé l'inaction de l'ONU face à

la poursuite des violences sur le ter- rain, tout en s'alarmant d'une " situa- tion intolérable ". Les Frères musulmans, eux, ont jugé que l'amnistie annoncée par le président n'était " ni crédible ni sé- rieuse ". Selon eux, " le régime tente de rendre crédible son projet illu- soire de réconciliation et de dialogue national ", chiffrant à 60.000 le nom- bre de personnes détenues depuis de début de la contestation. Selon les décomptes de l'ONU, les violences ayant émaillé les manifestations po- pulaires ont causé la mort d'au moins

5.500 personnes. Mais les autorités

syriennes dénoncent depuis dix mois des " bandes armées " qui seraient responsables de la mort de 2.000 sol- dats et policiers ainsi qu'un " com- plot " des pays occidentaux contre la Syrie. Par ailleurs, 147 organes de presse arabes et étrangers ont été au-

torisés depuis décembre dernier à se

APRÈS LES RÉUNIONS EXPLORATOIRES D’AMMAN

Le président Abbas en tournée en Europe

L e président de l'Autorité pa- lestinienne, Mahmoud Abbas, a effectué hier une vi-

site à Londres dans le cadre d'une tournée européenne axée sur les

" rencontres exploratoires " israélo-

palestiniennes, tenues ces derniers jours à Amman sous l'égide de la Jordanie et du Quartette pour le

Proche-Orient. Dans la capitale bri- tannique, M. Abbas s'entretient dans la journée avec le vice-Premier mi- nistre britannique Nick Clegg, avec lequel il donne une conférence de presse avant de rencontrer le Premier ministre britannique David Came- ron, a indiqué M. Nabil Abou Rou- deina, porte-parole du président palestinien. Au cours de son périple qui doit le mener successivement, après la Grande-Bretagne, en Alle- magne et en Russie, le président Abbas aura des entretiens avec les dirigeants de ces pays, portant es- sentiellement sur les rencontres d'Amman ayant pour but la défini- tion d'une base de discussions pour la reprise des négociations de paix directes. Le déplacement du prési- dent Abbas à l'étranger intervient dans un contexte marqué par une impasse dans les discussions d'Am-

man visant à faire avancer le proces- sus de paix, suspendu en septembre

2010. Faute d'avancées lors des réu-

nions d'Amman, le Quartette pour le Proche-Orient (Etats-Unis, Russie, Union européenne et ONU) a donné aux deux parties jusqu'au 26 janvier pour présenter des propositions dé- taillées sur les frontières d'un futur Etat palestinien et la sécurité en vue d'un règlement de paix. Mais, les Pa- lestiniens disent avoir " répondu po- sitivement " au Quartette, en divulguant leurs positions sur ces contentieux, et reprochent à Israël de ne pas en faire autant. Ils (Palesti- niens) ont, en outre, averti qu'ils ne continueraient pas les discussions exploratoires en Jordanie après le 26 janvier sans un arrêt total et complet de la colonisation juive dans les ter- ritoires occupés, principale cause de l'arrêt des négociations de paix di- rectes israélo-palestiniennes. Cepen- dant, l'occupant israélien campe sur ses positions et ne veut dévoiler ses propositions que dans le cadre de né- gociations directes avec les Palesti- niens. " Le gouvernement Netanyahu a toujours dit qu'il était prêt à s'asseoir à la table des négo- ciations et à discuter ", a déclaré di-

manche le ministre israé-

lien des Affaires straté- giques, Moshé Yaalon. Pour sa part, le négociateur palestinien Saëb Arekat, a dans une réunion tenue dans la nuit de samedi à di- manche avec Yitzhak Mol- cho (représentant spécial du Premier ministre israé- lien Benjamin Natenyahu), affirmé que le calendrier des négociations d'Amman

" ne dépassera pas la date

négociations d'Amman " ne dépassera pas la date Palestine à l'ONU, se poursuivraient malgré les

Palestine à l'ONU, se poursuivraient malgré les rencontres d'Amman. " Nous nous tournerons vers aucune organisation avant le 26 de ce mois à l'exception de deux : Nous allons poursuivre nos efforts au Conseil de sécurité (pour l'adhésion de l'Etat de Palestine) et continuer à nous adres- ser à Genève sur la quatrième convention de Genève ", avait-il dé- claré en allusion au Conseil des droits de l'Homme de l'ONU.

du 26 janvier en cours ". Le négociateur palestinien s'exprimait ainsi en réac-

tion aux propos d'Israël qui

a estimé nécessaire de "

prolonger " la durée de ces discussions, entamées il y'a quelques jours dans la capitale jordanienne. Outre les " réunions exploratoires " entre Palestiniens et Israéliens, le président Abbas évoquera, au cours de sa tournée, les démarches visant l'adhésion de la Palestine aux Na- tions unies comme membre à part entière, a-t-on indiqué. Dans ce contexte, le président Abbas avait in- diqué récemment que les démarches pour obtenir l'admission de l'Etat de

Culture

15

EL MOUDJAHID

COLLOQUE INTERNATIONAL SUR L’HISTOIRE LITTÉRAIRE DE TLEMCEN

Un legs à fructifier et à vulgariser

C’est un colloque consacré à une analyse de la création littéraire qui présentera nécessairement des manques, mais qui s’attachera à établir des connexions avec la production nationale puisque Tlemcen n’est pas isolée de l’ensemble territorial auquel elle appartient.

De notre envoyée spéciale : Kafia Aït Allouache

«L ’histoire littéraire de Tlemcen» est le thème du colloque internatio-

nal, organisé par le Centre national de recherches préhistoriques, an- thropologiques et historiques en col- laboration avec l’université Abou- Bakr-Belkaïd de Tlemcen et sous le haut patronage du Président de la République, M. Abdelaziz Boute- flika. Entrant dans le cadre de la mani- festation culturelle «Tlemcen, capi- tale de la culture islamique 2011», ce colloque, qui s’étale sur trois jours, du 15 au 17 du mois encours, s’est ouvert hier au palais de la culture Imama de Tlemcen en présence du coordinateur de la manifestation «Tlemcen, capitale de la culture is- lamique», Abdelhamid Ben Blidia, du directeur de la culture de la wi- laya, Hakim Miloud, du directeur du CNRPAH Slimane Hachi. Le repré- sentant de l’université de Tlemcen Mohamed Mortad a qualifié Tlem- cen d’un lieu de savoir et de culture pour les étudiants des sciences et des arts. «Cette ville est restée un champ fertile pour l’innovation, en général, et la littérature, en particulier. Elle compte des noms qui ont brillé dans le domaine de l’histoire littéraire tels que les Marazekas, les Makaris, les Okbanis et bien d’autres hommes de science et des lettres qui ont donné naissance à une activité littéraire permanente archivée ou transmise oralement», déclara-t-il tout en ajoutant que ce colloque se propose de fournir un aperçu pertinent à cet égard, de susciter la curiosité et l’in- térêt de la population : «C’est un col- loque consacré à une analyse de la création littéraire qui présentera né- cessairement des manques, mais qui s’attachera à établir des connexions avec la production nationale puisque Tlemcen n’est pas isolée de l’en- semble territorial auquel elle appar- tient.» La première intervention fut l’œuvre de Mustapha Toubi. Elle a porté sur les manuscrits de la littéra- ture tlemcénienne dans les armoires marocaines. Nadjet Khadda, elle, a axé son exposé sur Mohamed Dib avec force démonstrations sur l’ap- port de cet écrivain qui a su, tout en

sur l’ap- port de cet écrivain qui a su, tout en restant fortement ancré au terroir

restant fortement ancré au terroir ori- ginel, largement contribuer à donner une audience universelle à la littéra- ture algérienne qu’il a, par ailleurs, modernisée. Il l’a enrichie grâce à ses pérégrinations à travers le monde, à sa réflexion continue sur les problèmes de la représentation et de l’étonnante plasticité intellec- tuelle qui le caractérise en tant qu’in- dividu, son itinéraire, sa foi libre et solidement amarrée au socle culturel ancestral, de marier les mythes et techniques narratives d’ici et d’ail- leurs pour inventer sa propre forme d’expression littéraire. Les interventions qui se sont poursuivies au cours de cette pre- mière journée, sous la présidence de Moundjia Arfa, ont porté sur la poé- sie de Tlemcen. Les intervenants ont essayé de donner des précisions et des descriptions de poésie et aux poètes ayant marqué leur présence dans cette ville. Cheikh Boughera de l’université d’Oran a souligné que les poètes ont eu la part du lion dans la création d’une vie littéraire à Tlemcen. On peut citer Abou Ab- dellah Mohamed Ben El Hameirri

connu par Ibn Khamiss El Tilims- sani. Pour sa part, Leïla Harmia, de Tunisie, a fait une petite lecture de style intitulée «El gharib» dans la poésie de Abi Abdallah Ibn Khamis. Ahmed Moussaoui, de l’université de Ouargla, a orienté son interven- tion sur la fête du «Mawlid En Na- baoui» et son rôle dans la vie sociale, politique et religieuse, son impact sur la caste royale qui s’est vite intégrée dans la célébration de cet événement sacré dans le but de suivre des principes religieux justes. Tahar Touat, de l’université d’Alger, a aussi orienté son intervention sur la poésie de Ibn Khamis, à travers des explications sur quelques poèmes de ce grand poète qui a uti- lisé le langage du soufisme dans une description de cette ville devenue par la suite la ville de Sidi Boume- diene. Ahmed Tayai, de l’université du Maroc, critique littéraire, a tenté de montrer et de mettre en exergue les conflits dans les poèmes des poètes. Il a pris la poésie de Ibn Kha- mis comme repère. K. A. A.

LA TRILOGIE "IZURAN" DE FATÉMA BEKHEI

Un pan de l’histoire de l’Algérie

DE FATÉMA BEKHEI Un pan de l’histoire de l’Algérie L a romancière Fatéma Bekheï a estimé

L a romancière Fatéma Bekheï a estimé que sa trilogie, éditée sous le titre générique d’Izu-

ran, est «une tentative de lever le voile sur un pan de l’histoire de l’Al- gérie, plusieurs fois millénaire». «Certains milieux tendent à résumer l’histoire nationale à la seule époque coloniale française. Or, celle-ci n’est qu’une phase d’une période, plon- geant ses racines dans un passé plu- sieurs fois millénaire», a-t-elle rappelé lors d’un entretien accordé à l’APS en marge d’un café littéraire,

organisé à Oran dans le cadre des cé- lébrations de Yennayer 2962. La trilogie Izuran, composée des titres : Au pays des hommes libres, Les enfants d’Ayye et Au pas de la sublime porte, est une saga qui ra- conte l’histoire d’une famille, depuis la période néolithique jusqu’à la veille de la conquête française. Cette œuvre tente, dans un style narratif captivant et attrayant, de poser les jalons des grandes phases de l’évo- lution des populations algériennes, à travers le temps et à travers le destin

d’une famille. «Je ne me prétends pas historienne. Je suis juste une Al- gérienne qui s’intéresse à l’histoire de son pays et qui veut partager ce qu’elle a appris», a-t-elle précisé. Son métier ? C’est le barreau. Cette native d’Oran des années 50 est pas- sionnée par les sciences humaines. Elle a troqué sa robe noire contre les mille et une histoires contenues dans les pages d’ouvrages dédiés au passé de son pays. Six longues années a été le temps qu’il lui a fallu pour se documenter et poser les jalons de ces trois romans, sa saga, qui tentent de «révéler à l’Algérien ses propres ori- gines», a-t-elle souligné. Le style de ses écrits est fluide, fouillé, descrip- tible et minutieux jusqu’au moindre détail. Ses personnages sont atta- chants. Les hommes préhistoriques de son premier titre, Au pays des hommes libres, rappellent ceux des Amérindiens, évoquant les caracté- ristiques des dénommés : «Poil rouge», «Longue jambes» ou encore «Petite bouche» et «Peau de lait». «Izuran», le titre commun de la tri- logie signifie en tamazight «ra- cines». Ce sont justement ses racines que l’auteure cherche à connaître, à scru- ter, à s’y réconcilier.

11 e ANNIVERSAIRE DE LA MORT DE ABDELMADJID MEZIANE

Un homme aux grandes qualités humaines et intellectuelles

O nze ans, jour pour jour, se sont écoulés depuis la mort

combien ressentie par toutes les communautés religieuses du défunt Abdelmadjid Meziane par la grandeur de l’homme épris de paix et la vision de ses œuvres qui ont milité perpétuellement pour le rapprochement des civilisations et le rejet de toute forme d’extrémisme. Homme de lettres et de culture, penseur et théologien, le regretté s’est consacré en fait durant tout son parcours à faire la lumière pour relever cette authenticité et cette tolérance des préceptes d’un Islam ouvert sur le progrès et la modernité. Les différentes responsabilités qu’il a assurées avec foi, dévouement et détermination ont suscité l’admiration des hommes de culte et imposé le respect de l’ensemble de ses interlocuteurs. Et ce sont à propos ces qualités humaines et intellectuelles qui ont

singularisé Si Abdelmadjid à l’esprit d’universalité si élevé pour inspirer aujourd’hui les chercheurs et autres spécialistes à œuvrer dans le sens de sa démarche née de ses profondes convictions et de sa parfaite maîtrise du domaine spirituel. Son éducation, sa formation et sa grande culture ont influencé hautement son itinéraire qui fut tout bonnement au service de la collectivité musulmane qu’il voulait être réconciliée avec ses véritables repères et marques ou tout bonnement ses authentiques valeurs, les valeurs de paix, de tolérance et de solidarité. Assurément, il y a énormément à apprendre de ses œuvres pour tirer les enseignements et persévérer dans sa voie, celle de la clarification et de l’éclaircissement, de la tolérance et de la concorde, de la compréhension et du rapprochement. Des enseignements si utiles dans ce monde parfois confronté au choc des civilisations. Les témoignages de reconnaissance enregistrés à l’occasion de son décès sont de nature à motiver nos espaces de savoir, notamment les facultés des sciences humaines à explorer davantage ses recherches à l’effet d’accompagner la mutation de la société algérienne et de consolider ses fondements grâce

à un sens des valeurs et à un retour aux sources. En clair, le travail fourni par le défunt demeure cette référence inestimable dans le traitement des maux d’une société, particulièrement ceux de l’extrémisme et de la violence immanquablement étrangers aux

mœurs et traditions de la nation algérienne. Une nation fortement attachée

à sa religion et si jalouse de la préservation des notions de paix, d’union

et de solidarité. La voie de la tolérance, du progrès et de la modernité a été, dans une grande mesure, balisée par ce théologien qui s’est inscrit en porte-à-faux avec un archaïsme pour s’accommoder avec l’évolution d’un monde et rappeler l’exigence d’une telle obéissance conformément aux préceptes d’une religion sacrée dont la portée du message reste encore valable.

A. Bellaha

conformément aux préceptes d’une religion sacrée dont la portée du message reste encore valable. A. Bellaha

THÉÂTRE POUR ENFANTS

La salle Miloud-Tahri de Souk Ahras ne désemplit pas

La salle Miloud-Tahri de Souk Ahras ne désemplit pas L a salle Miloud-Tahri de la ville

L a salle Miloud-Tahri de la ville de Souk Ahras s'est avérée trop exiguë pour contenir les nombreux enfants qui viennent, chaque samedi, assister à des spectacles de théâtre spécialement concoctés pour eux.

Cela a pu être notamment observé samedi dernier lors de la présentation de la pièce Siouana (Parapluie) de la troupe constantinoise Masrah Ellil. Mis en scène par Yacine Tounsi, le spectacle a réussi à tenir en haleine jusqu'au tomber de rideau les jeunes spectateurs, suscitant applaudissements et éclats de rire. A la fin de la pièce, les enfants ont cherché à immortaliser ce moment de joie en se prenant en photo avec les personnages de la pièce, Naâma, Siouana et Taous. Selon Yacine Tounsi, la troupe Masrah Ellil, créée en 1992, explore au travers de cette pièce un genre contemporain de théâtre dit «d'objets» dans lequel des objets ordinaires de la vie courante deviennent des personnages ayant une vie propre, comme c’est le cas de Siouana dans ce spectacle. Rencontré au sortir de la salle en compagnie de ses deux enfants comblés de joie, M. Hicham Messaadia a tenu à saluer la programmation de cette pièce par le théâtre régional qui vient ainsi «combler l'indigence de l'offre de spectacles». M. Azzedine Djebali, directeur du théâtre régional, s'est dit «stupéfait» par l'engouement exceptionnel des enfants pour la pièce et a promis toute une série d'autres spectacles pour enfants.

Reportage

TIARET

16 EL MOUDJAHID

HISTOIRE
HISTOIRE
Le Chahid La grotte souterraine dans la région de Oued Lili où s’est réfugié le
Le Chahid
La grotte souterraine
dans la région de Oued
Lili où s’est réfugié le
Chahid.
Hamdani Adda.
Mais où est donc enterré Adda ?
U n demi-siècle après son éxécution, on ignore encore à ce jour le lieu ou
l’emplacement exact de sa tombe, si tombe il y a évidemment. Et s’il
n’est pas question ici de réveiller de vieux démons, en revanche, la vérité his-
torique s’impose. Ainsi que la vérité tout court
Car trop de «thèses», d’hy-
pothèses, de supputations et de spéculations courent sur la tombe de ce sol-
dat de la résistance pourtant si connu. Est-il enterré, comme quelques indis-
crétions recueillies ici et là le laissent supposer, quelque part à la périphérie
de la banlieue oranaise, ou son corps aurait-il été incinéré tel qu’il est préco-
nisé par d’autres sources ? Car s’il ressort en particulier de la compétence des
chercheurs et historiens dûment reconnus comme tels de pousser aussi loin
que possible les investigations pour tenter autant se faire que peut de lever le
voile sur tout le mystère qui enveloppe cette ignoble liquidation,. En atten-
dant, faut-il prendre au sérieux cet ancien moudjahid dont le témoignage, à
propos des circonstances brumeuses du sort réservé à feu Adda, a jeté l’ef-
froi dans la salle.
Amar Belkhodja. Un confrère raconte S i on dit volontiers du journaliste qu’il est historien
Amar Belkhodja.
Un confrère raconte
S i on dit volontiers du journaliste qu’il est historien du présent en ce qu’il
a en charge la couverture et la narration des événements à chaud, ce qui
ôte toute possibilité de distanciation par rapport aux faits, par contre, le titre
d’historien lui, au sens plein et entier du terme, est une autre paire de
manches si l’on ose dire
A chacun son métier, nous enseigne un vieil adage
et les vaches seront bien gardées. Dans cette veine et si le mérite de notre
illustre confrère Belkhodja est incontestable, dans la mesure où il a eu le cou-
rage de s’attaquer à «un gros morceau», ce qui est tout à son honneur, par
contre, et lui-même en conviendra avec toute l’humilité qui le caractérise,
mieux vaut confier aux bons soins des historiens pareille thématique. Qui
suppose, commande et requiert rigueur, concision, probité intellectuelle bien
sûr et tous les autres «ingrédients» qui font d’un récit historique une œuvre et
un ouvrage aboutis. Tant il est patent qu’on ne saurait appréhender de tels
sujets si brûlants sans une nécessaire distanciation qui imprime aux faits et
aux hommes leur vraie nature. Sans maquillage et sans édulcorer la réalité
pour quelque raison que ce soit. Mais quoi qu’il en soit, bravo cher confrère
et sans rancune aucune

P

bli ité

T out a commencé par une chorale enfantine. Histoire de se préparer à entrer dans l’histoire par la porte symbolique du chant. Pas n’im- porte quel chant qui plus est puisque signé patriotique. Et pas

de n’importe quel auteur puisqu’il s’agit de Moufdi Zakaria à qui on doit tout simplement le sublime hymne national. Et dans la salle « Mustapha Mekki » règne un silence religieux. «Anta ya Omar» est entonné par une chorale mixte, sous les applaudissements nourris d’une assistance essentiellement juvénile et ma foi plutôt bruyante. A tout seigneur tout honneur, aux premières loges, de valeureux moudjahidine toujours bon pied bon œil mal- gré le poids des ans ou les injures du temps dont certains témoigneront tantôt es qualité, de feu Adda Hamdani, valeureux chahid tombé au champ d’honneur juste à la veille de l’Indépendance et dont le moins qu’on puisse dire est qu’il aura donné bien du fil à retordre à la puissance occupante. Qui a dû employer le pire des subterfuges, la fameuse infiltration ou bleuïte pour lui mettre le grapin dessus; le condamner à mort et l’éxécuter avant d’en- fouir son corps quelque part en un recoin jusque-là encore inconnu. Ce qui a fait dire à une autorité présente sur place qu’il est de notre devoir de lui ériger une stèle commémo- rative tout près de la grotte, ou ghar, où il s’était terré avec ses compagnons d’armes. Faut-il alors déplorer que, cinquante ans après l’indépendance, les services compétents n’aient pas encore déniché ou identifié le lieu de son enterrement ou en vouloir davantage à l’ex-puissance coloniale de ne pas avoir four- ni à notre pays les informations nécessaires à

même de localiser la tombe de cet authentique héros ? En tout cas, cela vérifie amplement

l’adage selon lequel l’histoire reste toujours un

éternel recommencement

pour relancer le débat sur cette complexe et épineuse problématique de l’histoire qui n’a pas encore obtenu le statut qu’elle mérite si l’on ose dire. Maintenant et pour la petite his- toire, comment admettre que les autorités

locales n’aient pas daigné ouvrir ce musée si controversé, à en croire les différents sons de cloche répercutés publiquement ça et là, et dont la construction a coûté au trésor public. On estime aujourd’hui à quelque chose comme 4 milliards de dinars le montant néces- saire à sa restauration. Et comme le devoir de mémoire n’a pas de prix, tout autant que la conservation de la mémoire collective, gageons donc que les autorités réagiront posi- tivement en dégageant l’enveloppe financière adéquate à ce haut-lieu de l’histoire majuscu- le. Car, que peuvent bien représenter ces quelques milliards par rapport au sacrifice suprême de tous nos aînés et sans doute parmi les tout meilleurs d’entre tous. Heureux donc tous ceux qui sont morts pour la terre charnel- le. Et dans la succession de témoignages des- criptifs et poignants, il y a lieu de relever, non- obstant des absences de marque, celui de

Pour elle,

Mimouna, étonnante de fraîcheur

Raison de plus

il est hors de question de «nourrir la culture de l’oubli» ou de «passer l’éponge» sous le pré- texte fallacieux que «le temps finira par panser et guérir toutes les blessures». Car les bles- sures de l’âme, elles, sont de celles « inef- fables et indélébiles». Cette héroïne aussi frin- gante qu’une jeune fille et d’une spontanéité qui déteint bigrement avec les partisans «d’eu- phémismes douteux» aura été incontestable-

Il y a 5O ans, Adda

De nos envoyés spéciaux à Tiaret :

Amar Zentar

&

Nesserine T.

Oued Lili, à quelques encablures de Tiaret. Il faut crapahuter jusqu’au djebel en ces hauts-plateaux de l’Ouest où la rigueur hivernale fouette les visages pour parvenir, enfin, après cinq bons kilomètres à pied à se retrouver nez à nez avec la fameuse grotte qui servait de cache à Feu Adda Hamdani et ses valeureux compagnons d’armes. Et puis, ce grand moment d’émotion qui gomme, de suite, toute fatigue. Avant que les photographes ne mitraillent ce lieu-dit et le fixent pour la postérité. Même si les héros ne meurent jamais

ment celle qui «parle avec cœur et passion», se fichant royalement de quelques reproches émanant d’anciens compagnons au verbe disons «plus mesuré». Brave et admirable, Mimouna qui sait dire les choses avec les mots de tous les jours , avec «ce parler vrai» loin des « canons » classiques du verbiage, phrases

stéréotypées et creuses

qu’elle aura été en cette journée commémora- tive «la coqueluche des médias». Comment oublier également cette «petite larme» versée par notre confrère Ammar Belkhodja, auteur d’ouvrages «historiques» et non moins journa- liste réputé. Or, et ce n’est pas inventer le fil à couper le beurre que de le rappeler au bon sou- venir des uns et des autres parmi les apprentis- sorciers : on ne badine pas avec l’histoire, celle écrite en lettres de sang par toute une génération porte-flambeau d’une Révolution qui a enfanté tant de Adda et de Mimouna. Ce Adda dont se revendiquent tous les authen- tiques patriotes, ce Adda d’extraction populai- re comme l’essence et la quintessence de la Révolution, ce Adda enfin qui, même dans la prison surpeuplée d’un quartier populaire d’Oran, n’a eu de cesse de clamer haut et fort à la face de ses juges qu’il ne se reniera jamais car «sûr de son bon droit et de celui de tous ses

Ce qui explique

Reportage

TIARET

EL MOUDJAHID 17

La Moudjahida Chalal Mimouna Mayassa Hamdani, Souad. fille du Chahid Des femmes dans l’histoire Q
La Moudjahida
Chalal Mimouna
Mayassa Hamdani,
Souad.
fille
du Chahid
Des femmes dans l’histoire
Q u’elles ne soient plus de ce monde ou qu’elles soient encore en vie,
les Algériennes qui ont participé à la Guerre de libération nationale
sont immensément belles. De Hassiba Benbouali à Djamila Bouhired en
passant par Malika Gaid, Zohra Drif ou Chalal Mimouna Souad, Boukhors
Sadia, Kheira Benthamza, la mère K., Fatma-Zohra El Hachemi et tant
d’autres femmes courage qui ont administré une véritable leçon de bra-
voure et d’héroïsme autant à leurs compatriotes masculins qu’à leurs enne-
mis. D’ailleurs il suffit de rencontrer Mimouna pour se faire une petite idée
de ce qu’ont été ces authentiques militantes de la cause nationale, sans peur
et sans reproche. Et lorsque Mimouna avec son style unique se raconte et
raconte la Révolution, on reste béat d’admiration devant cette grande dame
au verbe si haut qu’on peut l’entendre à des kilomètres à la ronde. Elle n’a
froid ni aux yeux ni aux oreilles cette octogénaire d’une incroyable éner-
gie et qui n’entend certainement pas freiner ses élans passionnels pour
cette glorieuse Révolution qui l’habite ad vitam eternam. Autrement dit,
pour la vie éternelle. Chapeau bas madame, j’en suis encore tout retourné
compagnons de cellule». Prison où s’entas-
saient, pour mémoire, selon les témoignages
authentifiés par les rares survivants, «plus de
mille deux cents détenus». Que la présence
rassurante de feu Adda galvanisait littérale-
ment. Chevalier sans peur et sans reproches en
quelque sorte, feu Adda disposait alors d’un
ser compagnie à ses ravisseurs avec les
De Tihert à Tiaret
menottes aux mains qui plus est
On le dési-
gnera par la suite sous le sobriquet de bous-
sensla, avant qu’il ne soit assassiné
Et pour
justifier l’injustifiable, la junte colonialiste
Une vue générale de la ville de Tiaret.
dénichera un «sigle» on ne peut plus cynique
et significatif : PAM ou en d’autres termes
atout privilégié pour l’époque : son bagage
intellectuel. Car il était plus que lettré pour un
gars de sa génération ce terrible meneur
d’hommes, ce leader redouté et redoutable
puisque la puissance coloniale appellera à la
rescousse nombre d’officiers supérieurs dont
le maréchal Jouhaud aux fins de «rétablir
l’ordre», alors qu’en vérité seule la peau de
Adda l’intéressait. La grotte où se cachent
Adda et ses compagnons d’armes est alors
encerclée.
Et commencent ensuite les «négociations»
avec le leader sinon le responsable numéro un
de Tiaret connu sous le pseudonyme de Si
Othman. Côté état-major français, c’est au
colonel le plus gradé Pierre Lecor qu’échoit la
responsabilité de ramener à la raison Si
Othman, en l’apostrophant en ces termes :
«pris les armes à la main
».
De fait, ces
hommes n’ouvriront point droit au statut de
prisonniers de guerre. Et malgré le collectif
des avocats du FLN, constitué notamment par
maîtres Oussedik, Abdessemed et Jacques
Vergès entre autres sommités du barreau, le
juge chargé de l’affaire condamnera Adda à la
peine capitale, prononcée le 22-10 1960 et ren-
due exécutoire le 27 avril 1961 au tribunal
d’Oran, après une première parodie de procès,
le premier en date du 22 juillet 1960. Qui verra
notre héros nullement impressionné rétorquer
à ses juges du tribunal militaire : «Vous n’êtes
pas compétents pour statuer.» Pendant que les
L’ antique capitale des Rostémides aura vécu bien des phases historiques
mouvementées. Un peu à l’image de son relief accidenté et de sa voca-
youyous des femmes répondaient à sa bravou-
re. On doit à la vérité de préciser que feu Adda
a abattu un travail de titan en prison, d’où son
«Rends-toi toi et tes hommes et je vous garan-
tis à tous la vie sauve.» Une rafale répondra de
suite à ces paroles aux intentions évidentes.
Car pas besoin de sortir de Saint-Cyr pour
deviner que l’officier français chargé de la
basse besogne n’avait qu’une seule et unique
obsession : élimininer sinon liquider physique-
ment
Dans la fusillade qui s’ensuivra,
Hassani Miloud, qui partageait le même repai-
re que Adda, sera blessé tandis que Khelil
Abdelkader, bien qu’arrêté, parviendra à faus-
élection par ses pairs ès qualités de «prési-
dent du comité directeur des prisonniers». Au
jour d’aujourd’hui, personne n’est encore
capable de dire avec exactitude où repose le
corps de Adda «brûlé à l’essence aux environs
d’Oran», rapportent ses compagnons rescapés.
Toujours drapés dans leur dignité. Et ce n’est
pas la moindre de leurs incommensurables
qualités. Mais peut-on être amis de Adda sans
avoir ses qualités ? Amar Zentar
tion agro-pastorale. Un peu plus de 200.000 habitants peuplent la contrée
caractérisée par une amplitude thermique spectaculaire puisque la tempéra-
ture hivernale « pointe » souvent au-dessous de zéro, tandis que l’été est
chaud et sec. Région réputée également pour la qualité de la viande ovine
dont elle est l’un des pôles de production, la capitale des haus plateaux de
l’ouest qui culmine à 1.100m d’altitude, forte de 14 dairas et de pas moins de
42 communes n’a tout de même pas bénéficié du développement qu’elle
mérite
Malgré son statut, pour rappel et en son temps de capitale du pre-
mier état musulman du Maghreb
et tous les héros originaires de la région.
Pourtant de multiples potentialités agricoles et économiques en particulier
sont recensées sur tout le territoire de cette wilaya marquée aujourd’hui pour-
tant par un chômage à l’état endémique
Ce que les jeunes désœuvrés n’ont
pas manqué de nous signaler lors de notre visite guidée à la stèle des martyrs
sise au centre-ville même et où repose en paix un autre authentique héros
natif d’ici, un certain Ali Maâchi. No comment
héros natif d’ici, un certain Ali Maâchi. No comment s, Adda Hamdani De nos envoyés spéciaux

s, Adda Hamdani

De nos envoyés spéciaux à Tiaret :

Amar Zentar

&

Nesserine T.

Oued Lili, à quelques encablures de Tiaret. Il faut crapahuter jusqu’au djebel en ces hauts-plateaux de l’Ouest où la rigueur hivernale fouette les visages pour parvenir, enfin, après cinq bons kilomètres à pied à se retrouver nez à nez avec la fameuse grotte qui servait de cache à Feu Adda Hamdani et ses valeureux compagnons d’armes. Et puis, ce grand moment d’émotion qui gomme, de suite, toute fatigue. Avant que les photographes ne mitraillent ce lieu-dit et le fixent pour la postérité. Même si les héros ne meurent jamais

ment celle qui «parle avec cœur et passion», se fichant royalement de quelques reproches émanant d’anciens compagnons au verbe disons «plus mesuré». Brave et admirable, Mimouna qui sait dire les choses avec les mots de tous les jours , avec «ce parler vrai» loin des « canons » classiques du verbiage, phrases

Ce qui explique

qu’elle aura été en cette journée commémora- tive «la coqueluche des médias». Comment oublier également cette «petite larme» versée par notre confrère Ammar Belkhodja, auteur d’ouvrages «historiques» et non moins journa- liste réputé. Or, et ce n’est pas inventer le fil à couper le beurre que de le rappeler au bon sou- venir des uns et des autres parmi les apprentis- sorciers : on ne badine pas avec l’histoire, celle écrite en lettres de sang par toute une génération porte-flambeau d’une Révolution qui a enfanté tant de Adda et de Mimouna. Ce Adda dont se revendiquent tous les authen- tiques patriotes, ce Adda d’extraction populai- re comme l’essence et la quintessence de la Révolution, ce Adda enfin qui, même dans la prison surpeuplée d’un quartier populaire d’Oran, n’a eu de cesse de clamer haut et fort à la face de ses juges qu’il ne se reniera jamais car «sûr de son bon droit et de celui de tous ses

stéréotypées et creuses

Régions

19

EL MOUDJAHID

MASCARA : LE WALI RENCONTRE LES FELLAHS

Un saut exemplaire dans le renouveau rural

L e wali de Mascara a rencontré récemment au palais de congrès de la cité administra-

tive de la wilaya les fellahs de la ré- gion pour passer en revue tout ce qui a trait à la situation du secteur de l’agriculture, les programmes secon- daires de la wilaya et les programmes du renouveau des zones rurales. D’emblée, le chef de l’exécutif a fait savoir aux présents que la wilaya de Mascara dispose de plus de 312. 800 ha de terres cultivables ce qui repré- sente 73% de la superficie totale de la

wilaya en plus des 40.000 ha de terres irrigables réparties entre 34.216 ex- ploitations agricoles sur lesquelles sont utilisées de nouvelles méthodes économiques d’irrigation qui sont aidés par l’Etat, vu que les pouvoirs publics conjuguent leurs efforts pour venir en aide aux éleveurs en vue de l’augmentation de la production. A propos des programmes de transfor- mation, objet du bénéfice permanant provenant des terres agricoles au pro- fit du bénéfice de jouissance, il y a environ 8.796 dossiers au niveau des services du foncier dont 353 dossiers réglés. Le wali a ordonné au directeur du foncier d’en accélérer l’étude. La wilaya a bénéficié de 512 mil- lions de dinars destinés à l’améliora-

de 512 mil- lions de dinars destinés à l’améliora- tion des terres dans 13 environne- ments.

tion des terres dans 13 environne- ments. Dans le cadre du programme de développement à travers le terri- toire de la wilaya, l’on annonce qu’une extension de plus de 6.500 ha de terres agricoles se sont ajoutées à la superficie existante tandis que la plantation a vu son extension portée à 6.800 ha, ce qui a avantagé les terres irrigables qui ont atteint les 16.700 ha sans compter l’extension de capacités de stockage de 4.000 m 3 . Le chef de

l’exécutif a, d’un autre côté, fait sa- voir aux présents que la wilaya de Mascara a bénéficié d’une station de dessalement qui apporte un plus à l’opération d’irrigation. Comme solu- tion d’urgence, un arrêté wilayal, por- tant sur une réglementation à l’offre de jouissance pour l’exploitation des eaux des sources phréatiques. Pour le renouveau rural, la wilaya a fait un saut exemplaire depuis le mois d’oc- tobre 2010. Elle a bénéficié de plus

de 13.330 logements ruraux. Le wali

a ordonné aux chefs de daïra et

P/APC de procéder à la répartition des aides rurales d’une manière équi-

table et d’aider les fellahs en leur fa- cilitant l’octroi d’une attestation de possession de terres afin de bénéficier des aides rurales, de crédits agricoles

en lançant un appel aux banques de les prendre en charge comme il se

doit. La wilaya bénéficiera dans un proche avenir de plusieurs projets dans le secteur de l’hydraulique qui seront d’un grands apport pour l’irri- gation en particulier le nouveau bar- rage de Oued Taht dans la commune

de Aïn Farah et la réalisation de trois

autres barrages à Aïn Fekan, Zahana

et Ferraguig. Par ailleurs, le wali a in-

vité les fellahs à prendre soin de leurs terres et de les protéger et les nettoyer

des sachets en plastique, des ordures

jetées dans les périmètres agricoles et

de procéder au sillage des terres lon-

geant les routes. Toutes ces mesures incitatives

prises dans le secteur agricole au pro-

fit des fellahs de la wilaya contribue-

raient, à coup sûr, à l’amélioration, sur les plans quantitatif et qualitatif,

de la production agricole et aideraient

les masses paysannes à se fixer da- vantage sur leurs terres. A. Ghomchi

Tizi-Ouzou
Tizi-Ouzou

La wilaya classée première en 2011 en matière d’investissements

L a wilaya de Tizi-Ouzou "vient en première position à l’échelle nationale" en matière de projets enregistrés en 2011 au niveau de

l’Agence nationale du développement des investis- sements (ANDI), a-t-on appris du directeur du gui- chet local unique décentralisé de cette structure. Selon un classement établi par la direction générale de l'ANDI, pour l’exercice considéré, la wilaya de Tizi-Ouzou est classée en pôle position avec 928 projets d’investissement, suivie d’Alger, Ouargla, Annaba et Oran, a précisé M. Maskri Smail. il- liards de dinars, ces projets permettront, à leur concrétisation, la création de 4.783 emplois. La part léonine de 1.986 postes est prévue pour le secteur du bâtiment et des travaux publics, contre1.638 emplois pour le transport et 842 autres pour l’in- dustrie, dont le nombre de projets est passé de 27 en 2010 à 54 en 2011. La répartition de ces investissements par sec- teurs d’activités, tel qu’il ressort du bilan de la même source, donne 733 projets pour le transport (dans ses deux segments voyageurs et marchan- dises), 77 pour le bâtiment, 54 pour l’industrie, 53 pour les services, 4 pour la santé, alors que les sec- teurs de l’agriculture et du tourisme ferment la marche avec deux projets seulement chacun. La to- talité de ces projets ont été nantis de décisions d’oc- troi d’avantages fiscaux en phase de réalisation, à savoir une exonération du paiement de la TVA et de la taxe douanière sur les équipements d’impor- tation, a indiqué M. Maskri. Il a relevé, cependant, que "ces décisions peuvent devenir caduques, si leurs bénéficiaires n’honorent pas leurs engage- ments vis-à-vis de leurs partenaires, après la consommation des délais et des prorogations de réalisation". Cette progression des investissements ANDI enregistrée en 2011 s’explique, essentielle- ment, selon ce responsable, par "la mesure édictée par le Conseil des ministres, en février 2011, pour l’exonération, durant la phase d’exploitation, des investissements créateurs d’emplois du paiement de la Taxe sur l’activité professionnelle (TAP) et

l’Impôt sur les bénéfices des sociétés (IBS)". En plus des projets déclarés durant l’année écoulée au niveau du guichet unique décentralisé de la wilaya, la même source fait état, également, de l’enregis- trement au niveau de la Commission nationale des investissements de l’ANDI de trois projets d’en- vergure, à savoir deux briqueteries et une clinique de radio thérapie et chimiothérapie. D’un coût pré- visionnel global de plus de trois milliards de di- nars, ces projets devraient générer, à leur concrétisation quelque 330 emplois, est-il es- compté. Avec la création de deux nouvelles zones industrielles à Draâ El Mizan et Mekla, dans un souci d’équilibrer la répartition spatiale des inves- tissements, ainsi que la mise en place d’un pro- gramme de réhabilitation des zones d’activités, "l’investissement deviendra plus attractif à travers la wilaya de Tizi-Ouzou", selon M. Maskri. "L'aplanissement du problème du foncier industriel

contribuera à résoudre plus de 60% des contraintes d’investissements", a-t-il dit. A propos de la rareté du foncier industriel, cité comme principal facteur "dissuasif" de l’investissement, M. Maskri a évo- qué le cas d’un émigré qui, "faute d’un terrain d’as- siette, et malgré une étude ficelée par un bureau d’études canadien, n'a pas pu concrétiser un projet de recyclage des verres ménagers pour la fabrica- tion de matériaux du bâtiment, utilisés dans les pavés routiers et l’habillage des immeubles en bord de mer". Selon le bilan de la source, le guichet unique décentralisé de l’ANDI de Tizi-Ouzou a en- registré, depuis sa mise en place, en décembre 2009, 1.685 projets d’investissement, dont 467 sont rentrés, totalement ou partiellement, en exploita- tion, avec une offre globale de 679 emplois pour un montant d’investissement estimé à 2,262 milliards de dinars.

BOUDJIMA

2.700 bouteilles de boissons alcoolisées saisies et quatre tenanciers interpellés par la police

L ors d’une opération de contrôle effectuée au courant de la semaine écoulée dans trois débits de boissons alcoolisées sans autorisations situés au chef-lieu de la commune de Boudjima, une vingtaine de kilomètres au nord du chef-lieu de wilaya de Tizi-Ouzou, les forces de police de

la Brigade de recherches et d’investigations (BRI) de la sûreté de wilaya de Tizi-Ouzou, (SW) ont saisi pas moins de 2.700 bouteilles de boissons alcoolisées, dont 2.440 bouteilles de bières de diffé- rentes marques, apprend-on dans un communiqué de la cellule de communication de la SW parvenu, hier, à notre bureau. En sus de cette quantité importante de boissons alcoolisées saisie, les éléments de la BRI ont, également, récupéré, durant la même opération, une importante somme d’argent, des armes blanches, un lot de matériels de sonorisation et audio et des paquets de cigarettes de diffé- rentes marques, indique-t-on de même source. Quatre tenanciers de ces débits de boissons exerçant sans aucune autorisation ont été interpellés sur les mêmes lieux, précise la cellule de communication de la SW de Tizi-Ouzou. Présentés, jeudi dernier, au parquet de la ville de Tigzirt, trois tenanciers ont été mis en détention préventive, tandis que le quatrième a bénéficié de la citation directe à compa- raître, pour les chefs d’inculpation de création d’un commerce de boissons alcoolisées sans autori- sation, annonce-t-on de même source.

Bel. Adrar

JIJEL

Arrestation d’un chef de bande

L es services de la sûreté de wilaya

le dénommé Walid. B (19 ans),

surnommé "Le Japonais", reconnu comme le "cerveau" d’une des bandes rivales qui ont sévi à plusieurs reprises dans les quartiers "40 ha" et "Ekete" de

Jijel, a-t-on appris, samedi, de source

policière. Repris de justice notoire, ce jeune délinquant qui est sorti, il y a trois mois d'un centre de rééducation, s’est

remis au banditisme en s’autoproclamant "chef de groupe", pour des batailles rangées à l’arme blanche dans les deux quartiers, situés

sur les hauteurs de la ville, semant la

peur et l’insécurité parmi la population,

a indiqué la cellule de communication

de la sûreté de wilaya. Son arrestation, intervenue jeudi soir, après une longue filature, a permis aux policiers de découvrir une cache d’armes blanches, a

indiqué la même source, précisant que ce repaire servait d’atelier de fabrication

de cocktails Molotov, dont plusieurs ont été saisis dernièrement. "Le Japonais" a

été présenté devant le procureur de la République et écroué le jour même de son arrestation, non sans avoir fourni

des informations aux services de police sur les réseaux mafieux opérant dans ces deux quartiers populeux de la ville. Sa neutralisation intervient quelques mois après celle du tristement célèbre "Faracha" (papillon) qui a défrayé la chronique sécuritaire de la capitale de la côte du Saphir. Un autre chef de bande ainsi que trois autres éléments dangereux, parmi lesquels deux frères

de Jijel ont arrêté, jeudi dernier,

qui auraient quitté la ville de Jijel, sont activement recherchés, a-t-on ajouté. "La société doit s’impliquer davantage dans la démarche de lutte contre cette criminalité organisée, de façon à assurer

la quiétude, la sécurité et la sérénité", au

chef-lieu de wilaya, ont estimé les services de la sûreté de wilaya dans un appel adressé à la population.

BORDJ BOU-ARRÉRIDJ

Un couple asphyxié au monoxyde de carbone

U n couple qui vient de se marier

monoxyde de carbone. La

femme, qui répond aux initiales de H. H, âgée de 27, est déjà veuve puisque son mari a succombé. Elle même est dans un mauvais état. Elle se trouve, actuellement, dans le coma au service des urgences de l'hôpital Bouzidi de Bordj Bou-Arréridj. La dépouille mortelle du mari, Dahmani Samir, âgé, quant à lui, de 35 ans, a été transportée

à la morgue du même hôpital. Les deux

jeunes gens qui n'ont pas pu profiter de leur vie de couple ont été découverts inanimés, hier à 10 heures, dans leur domicile situé à El Anasser à 5 km de Bordj Bou-Arréridj. Rappelons que les agents de la protection civile qui sont été dépêchés sur les lieux ont effectué deux autres interventions pour des cas similaires. Ils ont pu sauver 5 victimes. Fouad Daoud

a été victime d'une asphyxie au

Télévision

24 Sélection
24
Sélection
T élévision 24 Sélection 20:50 EL MOUDJAHID Programme d’aujourd’hui C anal A lgérie 10h30 : Farachat

20:50

EL MOUDJAHID

Programme d’aujourd’hui

Canal Algérie

10h30 : Farachat el foussoul (13) 11h00 : Questions d'actu ('rediff) 12h00 : Journal en français +météo 12h20 : El Chahroura (19) 13h30 : louiza fernanda (57) 14h20 : Ziyarat la tounssa (01) 15h05 : Bruce Lee (14) 16h40 : Maya l'abeille (29) 17h00 : Namour el abyadh (25) 17h30 : Oulama'e El Djazaïr Ahmed Tewfik Madani ' 18h00 : Journal en tamazight 18h20 : Ahlem oua awham (08) 19h00 : Journal en français +météo 19h30 : Vestiges et patrimoine 20h00 : Journal en arabe 20h45 : Débat politique (direct) 22h00 : Expression livre

TF1

11:05 La roue de la fortune 12:00 Les 12 Coups de Midi ! 13:00 Journal 13:40 Petits plats en équilibre 13:55 Les feux de l'amour 14:55 Victime du silence 16:35 Les frères Scott : Même pas peur 17:25 Ghost Whisperer 18:20 Une famille en or 19:05 Money Drop 20:00 Journal 20:50 Les Experts : Manhattan : Busi- ness familial 21:35 Les Experts : Manhattan : Après la bataille 22:25 Les Experts : Manhattan : Le der- nier festin 23:20 Pascal, le grand frère

FRANCE2

10:55 Motus 11:25 Les Z'Amours 12:00 Tout le monde veut prendre sa place 13:00 Journal 14:00 Toute une histoire 15:10 Comment ça va bien ! 16:15 Le jour où tout a basculé 17:10 Seriez-vous un bon expert ? 17:55 On n'demande qu'à en rire 18:55 N'oubliez pas les paroles 20:00 Journal 20:35 Le cinquième élément 22:35 Euromillions 22:51 Jeux criminels 23:46 Mes parents, leur divorce et moi

FRANCE3

10:50 Midi en France : A Angers 12:00 Le 12/13 12:05 Journal régional 12:25 Journal national 12:55 Météo 13:00 13h avec vous 13:30 Edition de l'outre-mer 13:45 En course sur France 3 14:05 Inspecteur Derrick : L'indifférence 14:55 Questions au gouvernement 16:10 Nous nous sommes tant aimés :

Nino Ferrer 16:40 Slam 17:25 Des chiffres et des lettres 18:10 Questions pour un champion 19:00 19/20 19:30 Journal national 20:00 Tout le sport 20:08 Et si on changeait le monde 20:10 Plus belle la vie 20:35 Famille d'accueil : ying et yang 21:30 Famille d'accueil : Nage libre 22:30 Soir 3 23:00 Ce soir (ou jamais !)

ARTE

19:45 Arte Journal 20:05 28 minutes 20:39 L'Euro, une monnaie en sursis 20:40 L'effet domino : L'euro sur le fil 22:15 Le débat 22:45 Le dessous des cartes : Conflits 2030 : Les lieux 23:00 1954-1961 : Les bombes H de la guerre froide 23:55 1 $ pour 1 vie

M6

10:05 Sue Thomas, l'œil du FBI : Indic de choc 11:00 Desperate Housewives : Une fin heureuse ! 11:50 Desperate Housewives : Nou- velles fleurs, nouvelles maisons et nouveaux voisins 12:45 Le 12 45 13:00 Scènes de ménages 13:45 Un bébé pas comme les autres 15:30 Souvenirs perdus 17:40 Un dîner presque parfait 18:45 100 % mag 19:45 Le 19 45 20:05 Scènes de ménages 20:50 Cauchemar en cuisine 22:05 Le chef en Bretagne

CANAL+

10:20 La permission de minuit 12:20 La nouvelle édition 14:00 Body of Proof : Secondes chances 14:40 Body of Proof : Disparition inquié- tante 15:25 Body of Proof : Petites contrariétés 16:05 Le zapping 16:10 Tron, l'héritage 18:10 Têtes à claques : Galaxy One 18:18 Une minute avant : Les gladiateurs 18:20 Les Simpson : Moe n'en loupe pas une 18:45 Le JT 19:10 Le grand journal 20:05 Le petit journal 20:35 Le grand journal, la suite 20:55 Another Year 23:00 Vénus noire

FRANCE5

10:10 Rêve de glace 11:10 Le renne après l'Eden 12:05 Zouzous 13:35 Le magazine de la santé 14:35 Allô, docteurs 15:10 Gang de macaques : Passation 15:35 Ramsès II, le grand voyage 16:35 J'irai dormir chez vous : Nouvelle- Zélande 17:30 C à dire ?! 17:44 Parlons passion 17:45 C dans l'air

Tv 5

11:15 Tout le monde veut prendre sa place 12:05 En voyage : Les Antilles : Marti- nique et Guadeloupe 12:30 La petite vie : L'aventure de Réjean 13:00 Visite libre : La villa Pimbinas 13:30 Le journal de la RTBF 14:00 Ascenseur pour l'échafaud 15:40 Itinéris : Chypre 16:00 TV5 monde, le journal 16:25 Questions pour un champion 17:00 A la recherche des dernières sirènes 18:00 TV5 monde, le journal 18:25 Le journal de l'économie 18:40 La petite vie : Tous pour un 19:05 A la Di Stasio : Normandie 19:30 Tout le monde veut prendre sa place 20:30 Le journal de France 2 21:00 Le Septième juré 22:30 TV5 monde, le journal 22:40 Le journal de la TSR

LES EXPERTS : MANHATTAN :

Business familial

Réalisateur : Nathan Hope. Avec : Gary Sinise (Détective Mac Taylor), Carmine Giovinazzo (Détective Danny
Réalisateur : Nathan Hope.
Avec : Gary Sinise (Détective Mac Taylor), Carmine Giovinazzo
(Détective Danny Messer), Anna Belknap (Détective Lindsay
Monroe), Hill Harper (Détective (Sheldon Hawkes), Eddie Cahill
(Détective Don Flack).
Deux voleuses de voitures insaisissables, spécialisées dans les
Ferrari, sévissent à New York. L'une d'elles est retrouvée morte dans
le coffre d'une voiture qu'elle avait volée la veille.
Le tableau de bord porte des traces de poudre et on retrouve un
appareil électronique écrasé, mais la cause de la mort reste une
énigme pour Sid. On interroge les victimes des vols, dont Nathan
Purdue, le propriétaire de la Ferrari retrouvée avec le cadavre.
Mais ce n'est pas sa vraie voiture. Adam reconstitue l'appareil
qui servait à déverrouiller les codes antivol des voitures. Il porte une
empreinte qui mène à un voleur chevronné : Arthur Noonan
20:35
20:35

Le Cinquième élément

Réalisateur: Luc Besson. Avec:

Bruce Willis (Korben Dallas), Milla Jovovich (Leeloo), Gary Oldman (Jean-Baptiste Zorg), Ian Holm (Le père Cornelius), Chris Tucker (Ruby Rhod). Égypte, 1914. Un groupe d'extraterrestres débarque sur Terre afin de récupérer quatre pierres représentant les quatre éléments de la vie, afin de les soustraire au Mal. Ils promettent de les rapporter dans 300 ans, lorsque le Mal re- viendra, afin d'établir une paix durable. Mais à leur retour, trois siècles plus tard, leur vaisseau est détruit et les pierres disparaissent mystérieusement. Cependant, dans les décom- bres se trouve une main, à partir de laquelle les scientifiques parviennent à reconstituer Leeloo, une jeune femme dotée d'étonnantes facultés. Alors qu'elle s'enfuit, elle tombe dans un taxi conduit par Korben Dallas, un chauffeur au caractère bien trempé

20:35
20:35

FAMILLE D’ACCUEIL :

Ying et yang

bien trempé 20:35 FAMILLE D’ACCUEIL : Ying et yang Réalisateur : Alain Wermus. Avec : Virginie

Réalisateur : Alain Wermus. Avec : Virginie Lemoine (Marion Ferrière), Christian Charmetant (Daniel Ferrière), Smal Vekki (Khaled), Samantha Rénier (Juliette), Lucie Barret (Charlotte).

Marie-Ling, une jeune Franco-Chinoise de 14 ans, débarque à l'ASE et surprend tout le monde en demandant «l'asile politique». Sa mère a décidé de l'envoyer vivre en Chine mais adolescente refuse radicalement d'en entendre parler. Marion découvre que la jeune fille, derrière ses airs assurés, souffre en réalité d'un douloureux problème d'iden- tité. Incapable d'accepter ses origines chinoises, Marie-Ling fait tout pour ressembler à n'importe quelle petite Française, allant jusqu'à cacher l'existence de sa mère à ses professeurs et à ses camarades de classe.

L’EFFET DOMINO : l’euro sur le fil

20:35
20:35

Réalisateur :

Stephan Lamby, Michael Wech. La crise de l'euro vue par deux réalisateurs allemands qui ont suivi les sommets de Washington, Bruxelles et Berlin, et rencontré les principaux acteurs en charge de ce dossier. Stephan Lamby et Michael Wech ont assisté aux sommets de Washington, Bruxelles et Berlin. Ils se sont entretenus avec le président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker et le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble. Ils ont interviewé des membres du gouvernement grec, des investisseurs, des hommes politiques et des syndicalistes à Paris, Rome et New York.

Détente

25

EL MOUDJAHID

Page animée par Mourad Bouchemla
Page animée par Mourad Bouchemla
Mots CROISES
Mots CROISES

Mots CROISES

Mots CROISES Nº 3682

Nº 3682

Mots CROISES Nº 3682
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 I II III IV V
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Définitions

HORIZONTALEMENT I- Associer deux villes - En rade. II- En arme - Patisserie - Là. III- Velours de petit-gris - Issue. IV- Prendre dans les griffes. V- Article - En cab - Jeune à soucis. VI- Maghrébin. VII- Non informé - Direction. VIII- Sis - Note. IX- Conjonction - Homme de foi. X- Désirée - Frêle.

VERTICALEMENT 1- Assainir. 2- oxyde d’Uranium - Abri. 3- Naissant. 4- Cours d’Espagne - Grossit tout. 5- Note - Construction remise à neuf. 6- Lisse. 7- type - Interjection. 8- Du calcaire - Note. 9- Point gagnant - Un tracé. 10- Entrecoupé.

SOLUTION DES MOTS CROISES

 

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SOLUTION DES MOTS FLECHES

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K

A

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I

Mots FLECHES Nº 3682 EXACTIVTUDE DE DEUX CONTINENT DIRECTION CHAMBREPOPULAIRE AFFECTIONNASALE POSSESSIF SELLE DE
Mots FLECHES
Nº 3682
EXACTIVTUDE
DE DEUX CONTINENT
DIRECTION
CHAMBREPOPULAIRE
AFFECTIONNASALE
POSSESSIF
SELLE DE MOTO
PLAT
DIVISION DU YEN
EN VIELLE
MIS À LA POUBELLE
BARRETRANSVERSALE
VINMOUSSEUX
DE L’ARCHIPEL
ABIMAIS
PETITESAINE
DU CAP-VERT
ARMOIRE
ESPÉRER
STUPÉFAIT
BRUIT DE L’EFFORT
MOUVEMENT
ANTI-RELIGIEUX
FLÂNER
POTÀFLEURS
REFUGE
DÉESSE DU MARIAGE
HÉSITE À LA DÉFENSE
EN ROND
VILLE
D’ALLEMAGNE
EN NOMBRE
POSSESSIF
RÉFLÉCHIR
LONGTEMPS
-
COUTUMES
- PRINCEARABE
BOIRE, TELBÉBÉ
ÉPICE
Nº 3682
Mot CACHÉ
Henriette
Officiant
Grille
Immolateur
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Contralto
Fauvisme
Gigantisme
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Repassage
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Ingrédient
Ostrogot
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SOLUTIONPRÉCÉDENTE:THISANOPTÈRE

Mardi 17 Janvier 2012

Vie pratique

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EL MOUDJAHID

Vie religieuse Horaires des prières de la journée du mardi correspondant au 17 janvier 2012
Vie religieuse
Horaires des prières de la journée du mardi
correspondant au 17 janvier 2012 :
23 Safar 1433
- 12
Dohr
h 58
- 15
Asr
h 37
-Maghreb
17 h 59
-Icha……
……
19
h 22
mercredi 24 Safar 1433 corres-
pondant au 17 janvier 2012 :
-Fedjr
06
h 28
-Chourouk
07
h 59

DÉCÈS

Les familles OUAMARA, CHIBANI, MAAZOUZ, DAHMANE, DJILALI et BENMERADI ont la douleur de faire part du décès à Marseille de leur regrettée mère, grand-mère, sœur, tante et belle-mère OUMARA née DJILALI BAHIA à l’âge de 73 ans. La levée du corps se fera à partir du domicile familial sis à Aïn Naâdja, Alger, aujourd’hui 17 janvier 2012, après la prière du Dohr. «A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.»

El Moudjahid/Pub du 17/12/2012

CONDOLEANCES