Le journal indépendant de l’Université d’Ottawa Édition du 16 janvier 2012 – Volume LXXIX No.

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Défédération de l’Association de droit civil

Les étudiants des deux camps ne démordent pas

La tension monte à quelques jours de la Classique de la Capitale

SPORTS

L’Ontario français en culture

ARTS ET CULTURE

À lire : chroniques sur le mariage gay pp. 9 et 16.

pp.12-13

p.15

Patrick Weldon Sarah Lanthier Sophie Marcotte actualites@larotonde.ca

Les campus canadiens s’unissent contre la dette étudiante
De grandes marches seront organisées pour rappeler au gouvernement que la dette étudiante se fait toujours sentir
Sophie Marcotte
Journaliste Actualités
Le 1er février, une journée de manifestation étudiante aura lieu sur plusieurs campus universitaires partout au pays. Par cette action, la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants (FCEE), le plus grand lobby étudiant au pays, ainsi que les associations étudiantes, veulent rappeler au gouvernement fédéral que l’éducation demeure une priorité. Une mobilisation nationale Dans les grands centres étudiants tels que Toronto, Halifax, Regina, Vancouver et Ottawa, les manifestations prévues pourraient être importantes. Dans ces villes, de grandes marches seront organisées pour rappeler au gouvernement que la dette étudiante se fait toujours sentir. En janvier, la Fédération étudiante de l’Université d’Ottawa (FEUO) organise de nombreuses activités de mobilisation en vue du 1er  février. Notamment, une bannière a été affichée au Terminus du Centre universitaire et des tournées de classes sont effectuées pour rallier la population étudiante. Du côté de la capitale, les étudiants de l’Université Carleton, de la Cité collégiale, de l’Université Saint-Paul, du Collège Dawson ainsi que les diplômés de l’Université Queen’s se rencontreront sur le campus de l’Université d’Ottawa à 11 h 30 pour cheminer vers la colline parlementaire. La présidente de la FEUO, Amalia Savva, annonce que c’est à cet endroit que seront prononcés plusieurs discours pour rappeler aux élus l’importance de l’accessibilité de l’éducation. Bourses inaccessibles Comme l’explique la responsable de la campagne «  À bas les frais » pour la GSAED, Taiva Tegler, « c’est grâce à des manifestations comme celle-ci que les étudiants seront victorieux, comme dans le cas de l’obtention du système national de bourses ». En Ontario, les étudiants manifestent aussi pour la promesse du Parti libéral élu en octobre dernier. Effectivement, le gouvernement McGuinty avait promis de diminuer les frais de scolarité de 30  %. Au lieu de cela, il distribue des « rabais » de 30 % à un nombre très limité d’étudiants. La présidente nationale de la FCEE, Roxanne Dubois, affirme que «  plus de deux tiers des étudiants ne sont pas éligibles à cette bourse ». Tout compte fait, les syndicats étudiants canadiens tiennent à passer un message clair au gouvernement. «  Il existe trois objectifs à notre campagne : réduire les frais de scolarité, diminuer la dette étudiante et augmenter le financement de l’éducation », explique la présidente nationale de la FCEE.

JOURNÉE NATIONALE D’ACTION CONTRE LES FRAIS DE SCOLARITÉ

Actualités

16 janvier 2012

Photo Pascaline Lefebvre

Le mercredi 11 janvier dernier, l’équipe des campagnes de la FEUO souligne l’augmentation de la dette étudiante au Terminus du Centre universitaire en vue de la Journée d’action nationale, qui se tiendra le 1er février 2012.

Frais de scolarité au premier cycle : 6000 $ Frais de scolarité au deuxième cycle : 8500 $

En Ontario :

En moyenne, au Canada : Frais de scolarité au premier cycle : 5000 $ Frais de scolarité au deuxième cycle : 6000 $
C’est en Ontario que les frais de scolarité sont les plus élevés au Canada. La dette totale nationale calculée par la FCEE s’élèverait à 14 223 419 400 $. Cette dette représente les sommes dues dans le cadre du programme de prêts aux étudiants et ne tient pas compte des sommes dues pour les programmes d’aide provinciaux et les prêts étudiants privés.

Université d’Ottawa

Programme de bourse de leadership communautaire PFF
Date limite pour soumettre votre candidature : 10 février 2012 à 16 h
Pour plus d’information visitez le www.auservicedumonde.uOttawa.ca/pff/accueil.html

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16 janvier 2012

Actualités

L’AEEDCO ne baisse pas les bras
Patrick Weldon
Chef de pupitre
La lutte de l’Association des étudiantes et étudiants de droit civil de l’Outaouais (AEEDCO) pour son indépendance de la Fédération étudiante (FEUO) est toujours source de tensions sur le campus. Après la déception de voir le conseil d’administration de la FEUO refuser les résultats référendaires des étudiants de droit civil du mois de novembre dernier, l’AEEDCO souhaite encore devenir une entité indépendante. Des membres individuels « Les étudiants d’une faculté ne peuvent pas affecter la population étudiante entière  », rappelle la viceprésidente aux affaires étudiantes de la FEUO, Amy Hammett. Dès le début, nous avons dit à l’exécutif de l’AEEDCO que la seconde question référendaire n’était pas valide. » En entretien avec La Rotonde, Mme  Hammett explique la décision du CA en disant que la FEUO représente tous les étudiants du premier cycle, de manière individuelle. C’est pour cette raison, d’après elle, que l’AEEDCO ne pourrait mettre fin à son statut de corps fédéré : « Ce n’est pas une condition d’être membre de la Fédération étudiante. Un groupe aléatoire ne peut pas décider de mettre fin à son statut de membre. » « On s’attendait un peu à ça » La présidente de l’AEEDCO, Stéphanie St-Jean, soutient que le processus était «  un peu décevant  ». Elle explique qu’une des raisons pour lesquelles les résultats n’ont pas été acceptés était que la deuxième question référendaire ne répondait pas aux critères de la FEUO  : «  Dans le cas où l’AEEDCO décide de mettre fin à son statut en tant que corps fédéré au sein de la FEUO, accepteriez-vous en conséquence de ne plus être membre de la FEUO et d’ainsi cesser de payer toute cotisation? » Toutefois, «  pour avoir l’effet complet d’une défédération, la deuxième question était nécessaire », insiste Mme St-Jean. La présidente de l’Association
Jean-François Landry, membre exécutif de l’AEEDCO, défend les résultats du référendum controversé. Il insiste sur l’importance du droit de se défédérer.
Photo Ayoub Ben Sessi

DÉFÉDÉRATION DES ÉTUDIANTS EN DROIT CIVIL

Patrick Weldon
Chef de pupitre

Vox-pop

Quelles sont vos impressions vis-à-vis la décision de la FEUO de refuser les résultats du référendum de séparation de l’Association des étudiantes et étudiants de droit civil de l’Outaouais?

Erica – Common Law
Si toutes les autres associations étudiantes sont connectées à travers la Fédération étudiante, je ne suis pas sûre que ce soit légitime qu’une de ces associations se sépare. Ça créerait un précédent qui permettrait à n’importe quelle association de se séparer.

déplore également le caractère injuste de la décision du CA de la FEUO : « Ils ont eu trois heures en huis clos avec [leur]avocat et ensuite, nous, que 15  minutes pour nous défendre. Ils ont eu trois heures pour être convaincus, insiste-t-elle. On avait un peu l’impression de parler à un mur. » Poursuite judiciaire en vue? Espérant un jour que l’AEEDCO devienne indépendante, la présidente soutient que « c’est sûr que ça ne se finit pas là  ». Par contre, la poursuite judiciaire n’est pas le premier

recours du comité exécutif de l’association étudiante. Cherchant une solution à l’interne avant de se lancer dans une poursuite coûteuse, Mme St-Jean souhaite régler le conflit au sein de l’administration de l’Université. De son côté, Mme  Hammett réitère la position ferme de la FEUO : « On reste fidèle à notre décision. Si [l’AEEDCO] nous amène en cour, on n’a pas le choix, mais ce serait très décevant s’ils faisaient ça.  » Selon elle, il serait dommage de dépenser des ressources et de l’argent étudiant pour une poursuite judiciaire de la sorte.

Joëlle – Droit civil
Ça me laisse indifférente, mais ça ne me surprend pas non plus. Je trouve que ça se tient debout que la FEUO penche de ce côté-là.

Alexandra – Common Law
Étant donné que la FEUO n’a pas approuvé les deux questions, je suis d’accord avec sa décision.

Les résultats du référendum de l’AEEDCO rejetés par la FEUO
Patrick Weldon
Chef de pupitre
Bien que les étudiants de la faculté de droit civil aient majoritairement répondu oui, le CA refuse de ratifier ces résultats, jugés illégitimes et injustes pour la communauté estudiantine. Le CA dit non Après une séance à huis clos dula vice-présidente aux affaires étudiantes de la FEUO, Amy Hammett, a proposé «  le rejet de la ratification des résultats du référendum de l’AEEDCO » sous forme de motion. La représentante des étudiants de la Faculté des arts, Anne-Marie Roy, et le représentant des étudiants de la Faculté des sciences sociales, Jesse Root, ont appuyé la motion de Mme Hammett. « La possible désaffisuis pas sûr à quoi l’AEEDCO s’attendait  », a déclaré M.  Root. La viceprésidente aux finances de la FEUO, Sarah Jayne King, ajoute qu’en rejetant les résultats, le conseil aurait agi dans le meilleur intérêt de la population étudiante. Jean-François Landry, membre exécutif de l’AEEDCO, défend les résultats du référendum controversé. Il insiste sur l’importance du droit à se défédérer. Selon lui, la FEUO ne serait pas un syndicat, ce qui donnerait le droit à l’AEEDCO de se séparer. Il cite l’exemple de la province de Québec et de sa séparation du reste du Canada. « Si le Québec tenait un référendum et votait pour se séparer du Canada, le reste du Canada n’aurait pas le choix que de laisser partir le Québec! » s’exclame-t-il.

Pantxo – Études de conflits et droits humains
Je pense que s’ils ont tous voté «  oui  », ils devraient techniquement avoir le droit de se défédérer, mais en même temps, ça pourrait avoir des conséquences sur d’autres groupes qui vont vouloir eux aussi se défédérer.

«  En rejetant les résultats, on agit dans le meilleur intérêt de la population étudiante. » 
–Sarah Jayne King
rant laquelle l’avocat de la Fédération étudiante a donné son avis juridique, liation de l’AEEDCO toucherait tous les étudiants  », dit Mme  Roy. «  Je ne

Jonathan – Droit civil
Je ne vois pas pourquoi ils auraient la chance plus que d’autres de gérer leur propre argent. Ils devraient être pareils comme tout le monde.
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Actualités
TABAGISME

16 janvier 2012

Le SSUO fait la promotion du sevrage au tabac
Dans le cadre de sa campagne de promotion de la santé, le Service de santé de l’U  d’O (SSUO) organise, depuis la rentrée, la promotion des ressources disponibles sur le campus pour ceux qui souhaitent cesser de fumer ou aider un proche à cesser de fumer. Campagne de sensibilisation C’est en partenariat avec l’équipe Cheminer sans fumer, organisme d’aide au sevrage qui œuvre sur plusieurs campus universitaires au pays, que le SSUO mène sa campagne de sensibilisation. Celle-ci s’étalera sur tout le mois de janvier et coïncidera avec la Semaine nationale sans fumée, soit du 15 au 21 janvier 2012. Selon Kristine Houde, gestionnaire de la promotion de la santé, ces activités sont une occasion de donner une visibilité au centre d’aide au sevrage. Elle croit qu’« il existe un problème de sensibilisation pour ce genre de programme d’aide, puisque très peu d’étudiants ont recouru aux services offerts par le SSUO, bien que le programme existe depuis plus de 20 ans ». À noter que le SSUO offre un service de thérapie de remplacement de la nicotine, du counselling et même un concours pour ceux qui veulent cesser de fumer. Prudence et compréhension Pour l’infirmière de l’Institut de cardiologie de l’U  d’O, Véronika Bolen, il faut afficher une certaine prudence lorsqu’on parle de sevrage au tabac. D’abord, il faut penser à la dépendance à la nicotine, car contrairement à certaines idées reçues, «  fumer n’est pas une habitude ou un choix de vie, mais plutôt une dépendance physique en raison de la nicotine ». Si on souhaite cesser de fumer ou encourager un ami à le faire, il faut donc garder à l’esprit que ce n’est pas chose aisée. De plus, pour certaines personnes, nous rappelle Mme  Bolen, «  la cigarette est directement liée à des émotions et à des sensations agréables, telles que la relaxation, la concentration et est même un outil de socialisation ». Somme toute, par cette campagne de sensibilisation, le SSUO vise à offrir des outils pratiques à ceux qui cherchent des moyens efficaces de cesser de fumer.

Ducakis Désinat
Journaliste

SYNDICAT ÉTUDIANT
Au nom de la grande équipe à la FÉUO, nous vous souhaitons une bonne et heureuse année 2012. Il n'y a rien de plus excitant de retrouver la session d'hiver, qu'avec le Défi Hivernal, version 2012. Il y a une panoplie d'activités à venir lors du Défi Hivernal (semaine du 30 janvier au 3 février) avec de grands prix à gagner. Passez au bureau de la FÉUO, afin d'inscrire votre équipe. Pour de plus amples informations: www.feuo.ca . La journée nationale d'action étudiante aura lieu le 1er février! Joignez-vous au mouvement et À LA RUE! Nous avons réussit à vous accorder l'amnistie académique le 1er février, donc vous aurez le droit de manquer vos cours. Vos professeurs ne peuvent vous administrer d'examens de mi-session, ni vous faire remettre un projet (à l'exception des labos, et des placements CO-OP). Rendez-vous le 1er février à 10H30 sur la Terrace Morisset. Du 16 au 20 janvier, c'est à nouveau la semaine des Clubs! Si vous avez un intérêt spécial, vous appartenez à une culture ou vous aimez les activités philanthropiques, il y a un club pour vous! Le Comité de sélection du Conseil d'administration est à la recherche à combler les sièges vacants suivant: Faculté d'éducation, Faculté de gestion et la Faculté de médecine avec un siège chaque ainsi que la Faculté des arts avec deux sièges. Si vous êtes intéressés, veuillez envoyer votre C.V., une lettre de motivation et un paragraphe court disant les raisons pour lesquelles vous êtes le.la meilleur.e candidat.e à: president@feuo.ca au plus tard le vendredi 20 janvier à 17H00. Cette année, la FÉUO augmente ses moyens de communiquer avec vous, par l'entremise d'une application mobile. Visitez notre site web pour de plus amples informations ou pour télécharger l'application mobile sur votre téléphone sans fil.

UN MESSAGE DE VOTRE

«  Fumer n’est pas une habitude ou un choix de vie, mais plutôt une dépendance physique en raison de la nicotine  » Véronika Bolen

Illustration Pascaline Lefebvre

EN BREF
L’U d’O remporte la première place aux Jeux du commerce de Québec
Sarah Lanthier
Journaliste Actualités
Le 8 janvier dernier, la délégation de l’U  d’O est rentrée au bercail en tant que grand vainqueur des Jeux du commerce. Cette compétition interuniversitaire se déroulait à l’Université Laval, à Québec, du 5 au 8 janvier dernier. Les Jeux du commerce, auxquels ont participé les étudiants de l’École de gestion Telfer, rassemblent dans une féroce rivalité bilingue les universités de l’Est canadien. Cette longue fin de semaine se divise en trois disciplines, soit santé, corps et esprit, qui se déroulent simultanément. Chaque délégué se concentre sur une discipline en particulier, soit l’aspect académique, sportif ou social. Pour arriver première aux Jeux du commerce, les universités participantes doivent accumuler le plus de points et victoires possible dans chacune des disciplines. L’U  d’O a remporté le coup dans les catégories sportive et académique, c’est-à-dire le cœur même de cette compétition. Au gala de clôture des Jeux du commerce 2012, les étudiants participants de l’École de gestion ont appris qu’ils avaient remporté la première place devant les universités Laval et Concordia. « C’est un sentiment incroyable quand tu gagnes  », confie Alex Massi, vice-président aux affaires externes du Conseil étudiant Telfer. M.  Massi ajoute que «  ce fut une belle surprise puisque comparé à l’année passée, il y avait moins d’étudiants vétérans  ». Malgré le manque d’expérience au sein de la délégation, l’U d’O s’est classée première à la plus grande compétition interuniversitaire de commerce au Canada.

Amalia Savva, Sarah Jayne King, Amy Hammett, Paige Galette, Liz Kessler et MC Noël

Votre conseil exécutif à la FÉUO,

Pour votre publicité dans La Rotonde, contactez-nous au 1-800-361-7262 ou par courriel

infos@reseauselect.com

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16 janvier 2012

Actualités

La fièvre électorale commence
Antoine Trépanier
Chef de pupitre
Les élections arrivent à grands pas. Les étudiants de premier cycle exerceront leur droit de vote en février prochain dans le cadre des élections annuelles de la Fédération étudiante de l’U  d’O (FEUO), mais d’ici là, plusieurs questions restent sans réponse, notamment en ce qui a trait au vote électronique, aboli lors de l’élection de 2011. Éradiqué l’année dernière en raison de problèmes de fiabilité dans une élection passée, le statut du vote électronique n’est toujours pas clarifié pour les élections qui se tiendront du 14 au 16  février prochain. « Je ne pense pas qu’il y aura de vote électronique en tant que tel, a expliqué Paige Galette, vice-présidente aux communications de la FEUO et membre du comité des élections. On est encore en train de parler avec Julia [McDonald, directrice générale des élections] pour voir comment les accommodements seront faits. » Des candidats potentiels Au total, ce seront six postes au sein du comité exécutif et 30  sièges au Conseil d’administration qui seront en jeu lors de ces élections. Si quelques noms circulent pour la course à la présidence, il faudra écarter celui de Stéphanie Quesnel, qui occupe présentement ce poste à l’Association étudiante de génie. « Je ne pense pas me présenter aux élections. C’est sûr que j’y ai pensé, mais présentement, c’est non », a-t-elle indiqué lors d’un entretien téléphonique. Mme Quesnel avait déjà exprimé la possibilité de concourir dans ces élections et ainsi bénéficier des nouveaux règlements adoptés l’été dernier. C’est que les candidats seront dorénavant autorisés à former des alliances, afin d’augmenter leurs chances d’élection. La Rotonde a appris que quelques étudiants engagés dans les associations étudiantes voulaient s’allier lors de cette joute électorale afin de procéder «  à une vague de changements ». Ces personnes auraient finalement abandonné l’idée. Questionnée quant à la possibilité de briguer à nouveau la présidence, Amalia Savva a dit y songer et qu’elle prendra une décision «  très bientôt  ». Elle ne sait toutefois pas si ce sera à la présidence. De son côté, Amy Hammett, vice-présidente aux affaires étudiantes, a refusé de commenter son avenir en politique étudiante. Mme  Hammett en est à son deuxième mandat à ce poste et elle serait obligée de se présenter à un autre poste, en vertu des règlements électoraux. Tout est en place Lors d’une récente rencontre du Conseil d’administration de la Fédération, les membres en ont profité pour ratifier Crystel Hajjar en tant que directrice générale du scrutin. Mme Hajjar rejoindra ainsi Julia McDonald, directrice générale des élections, au sein du Bureau des élections. Le Bureau est l’organisation qui s’occupe entièrement des élections. Treize bureaux de scrutin, en plus de celui du campus Lees lors des périodes achalandées, seront ouverts. La période de mise en candidature est maintenant ouverte, et ce, jusqu’au vendredi 20 janvier, à 17 h.

LA FIÈVRE ÉLECTORALE COMMENCE

La Rotonde a appris que quelques étudiants engagés dans les associations étudiantes voulaient s’allier lors de cette joute électorale afin de procéder « à une vague de changements ». Ces personnes auraient finalement abandonné l’idée.

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EN BREF La FEUO en quête de
Antoine Trépanier
Chef de pupitre
La vice-présidente aux finances de la Fédération étudiante de l’U  d’O (FEUO), Sarah Jayne King, a finalement vu sa motion sur la présentation des mises à jour du budget adoptée en deuxième lecture lors de la rencontre du Conseil d’administration (CA), dimanche dernier. L’adoption de cette motion oblige donc la vice-présidente aux finances de la FEUO à présenter une mise à jour à chaque session scolaire, soit en été, en automne et en hiver, et ce, à partir de la présente

transparence

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carleton.ca/french/graduate/

session. « J’ai remarqué qu’on n’était pas obligé [ à présenter le budget ] et nos vérificateurs nous ont fait cette recommandation », a expliqué Mme King. Elle précise que ce n’est pas en raison de plaintes qu’une telle motion a été proposée, mais bien pour «  une question de transparence ». Mme King a d’ailleurs précisé que ce ne sera pas un ajout aux fonctions du responsable des finances de la Fédération étudiante, mais «  seulement une intervention de plus » à la table du CA.

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Actualités

16 janvier 2012

Une faculté toujours aussi éparpillée
Patrick Weldon
Chef de pupitre
Éparpillés depuis plusieurs années sur trois campus différents, les étudiants de la Faculté des sciences de la santé commencent à en avoir assez de vivre leur scolarité de façon nomadique. Le 2  décembre 2011, le président de l’Association des étudiants pré-diplômés en sciences infirmières, Luc Cormier, a publié une lettre ouverte au recteur de l’U d’O, Allan Rock, exprimant la frustration des étudiants à cet égard. Celui-ci n’a pas encore répondu aux inquiétudes des étudiants de manière officielle. Tout écartés Répartis sur les campus Lees, Roger-Guindon et le campus principal de l’U  d’O, les étudiants en sciences de la santé n’ont aucun pavillonmère où se regrouper. De plus, les va-et-vient entre campus s’avèrent très prenants pour les étudiants. D’après M.  Cormier, également étudiant de 4e  année, il est possible de passer une heure en déplacements dans une journée, rien que pour se rendre à ses cours : « On peut faire au moins trois allers-retours dans la même journée », constate-t-il. Les étudiants utilisent les navettes qui circulent entre campus ou bien le service d’OC Transpo. Cependant, même ces derniers peuvent être sources de problèmes et ne sont pas toujours fiables, explique Andréa Paquette, étudiante de 4e  année en sciences de la santé. «  Les horaires d’OC  Transpo ont été coupés récemment  », déplore-t-elle. Une expérience étudiante peu enviable M.  Cormier soutient que lité de vie et de l’éducation des étudiants de la Faculté, d’après M.  Cormier. Mme  Paquette dit envier ses amis des autres facultés, qui «  ont la chance d’avoir leurs profs et tion de la Faculté des sciences de la santé. M.  Rock a assuré aux étudiants que le plan est de répondre à leurs besoins d’ici cinq ans. « La Faculté des sciences de la santé a été désignée comme l’une de nos priorités  », a dit M. Rock dans une lettre adressée à Pierre Jury du journal Le Droit. Le recteur explique que l’administration avait évalué la possibilité de regrouper l’ensemble de la Faculté dans une seule tour sur le campus principal, mais que c’était trop dispendieux. Cette option a donc été mise de côté, mais M. Rock assure que le projet reste toujours une priorité pour l’administration. «  L’Université avait promis de mettre ça en priorité, rétorque Mme  Paquette, mais là, je suis en 4e année et il n’y a toujours rien qui s’est fait. »

SCIENCE DE LA SANTÉ

« L’Université avait promis de mettre ça en priorité, mais là, je suis en 4e année et il n’y a toujours rien qui s’est fait. »
– Andréa Paquette
l’expérience n’est pas enrichissante : « On va en cours et c’est tout, il n’y a pas de communauté.  » Le président de l’Association dit ne toujours pas avoir eu de réponse d’Allan Rock. « Tout ce qu’on veut, c’est être sous le même toit! » Cela améliorerait la qualeurs cours dans les mêmes édifices, sur le campus principal ». Sur la liste des priorités Selon Allan Rock, la direction de l’Université est pleinement consciente de la situa-

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16 janvier 2012

Actualités Les évènements récents en Égypte
25 janvier 2011  : Des éruptions de

Égypte : le régime militaire décapité laisse place aux partis islamistes
Des experts et des étudiants de l’U d’O observent attentivement l’évolution de la situation en Égypte, un an après les soulèvements du Printemps arabe.
Sarah Lanthier
Journaliste Actualités
Depuis le départ du pouvoir du président Hosni Moubarak, en février 2011, la population égyptienne subit une violence perpétuelle. Les premières élections législatives du mercredi 11 janvier dernier augurent un changement important d’acteurs politiques en Égypte et un arrêt de la violence. La population s’est prononcée à 65 % pour les islamistes, tous partis confondus, incluant les Frères musulmans, en tête, et les Fondamentalistes salafistes suivant de près. Certains étudiants égyptiens de l’U d’O craignent pour leur liberté lors de leur retour en Égypte, prévu dans les prochains mois. Crainte des islamistes au pouvoir La division culturelle entre les islamistes et les coptes, Égyptiens chrétiens, rend difficile l’union du peuple égyptien derrière une citoyenneté unique. Les coptes, minoritaires, «  craignent l’application autoritaire de la Charia [livre sacré de la religion musulmane] si les islamistes arrivent au pouvoir  », explique Noomane Raboudi, professeur à la Faculté des sciences sociales de l’U d’O. La crainte d’étudiants égyptiens à l’U d’O Waldie, un étudiant égypl’U d’O, souligne toutefois que «  le discours des partis islamistes est ouvert et tranquillisant, […] De plus, le remède au risque du jeu démocratique est le soulèvement du peuple pour la justice et la liberté. » «  La population commence à douter de la révolution, soulève Mahmoud Al-Riffai, un étudiant égyptien doctorant en génie civil à l’U  d’O. Elle cherche la stabilité et vote pour ce qu’elle connaît », c’est-à-dire les Frères musulmans, qui apportent charité à la société depuis plusieurs années déjà. « Le pouvoir militaire avait tout à perdre en laissant le pouvoir aux civils  », précise M.  Raboudi. M.  Fathally conclut alors que «  les élections actuelles en Égypte sont donc la concrétisation d’un compromis entre les rapports de force de l’armée et du peuple ».
Malgré les soulèvements de la place Tahir et le départ de Moubarak, certains étudiants égyptiens de l’U d’O craignent pour leur liberté lors de leur retour en Égypte, prévu dans les prochains mois.
Photo Islam El Azzazi

POLITIQUE INTERNATIONALE

violence visent à contester le régime autoritaire de Hosni Moubarak.

28 janvier 2011 : L’armée égyptienne réprime violemment les manifestations de la Place Tahir.

3 février 2011 : alors que les violen-

ces de l’armée égytienne détruisent les rues de Caire, de nombreux chrétiens se tiennent par la main formant un cercle pour protéger les musulmans priant sur la place publique.

11  février 2011 : Hosni Moubarak
quitte le pouvoir.

19  mars 2011 

: La population

approuve les amendements à la Constitution, permettant la tenue d’élections présidentielles et parlementaires.

15 octobre 2011 : Le conseil militaire

Que réserve l’avenir? La stabilité politique suivant les révolutions du « printemps arabe » « laissera présager une grande guerre arabo-israélienne, prédit Jabeur Fathally, puisque la montée des partis islamistes au pouvoir dans la région [du Maghreb] renforce la confrérie islamiste internationale, qui conteste l’existence d’Israël ».

au pouvoir approuve l’interdiction de la discrimination basée sur la race, la religion ou le sexe.

28  novembre 2011  : Le premier
scrutin pour l’élection des représentants à la chambre basse a lieu.

tien chrétien de l’U d’O, confie à La Rotonde «  craindre pour [sa] liberté s’[il] remet les pieds en Égypte avec les islamistes au pouvoir ». « Je crains de voir la religion prendre le dessus sur la politique et de retourner dans un régime copié sur celui de Moubarak, mais plus dangereux encore

pour notre liberté et la justice sociale  », raconte Mouhammad, un étudiant égyptien musulman de l’U d’O. Laisser la chance à la démocratie Jabeur Fathally, professeur à la Section de droit civil de

7 décembre 2011 : Les Frères musulmans et le Parti de la justice remportent la majorité des sièges.

11 janvier 2012  : troisième et der-

« Les élections actuelles en Égypte sont donc la concrétisation d’un compromis entre les rapports de force de l’armée et du peuple. »

–Jabeur Fathally

nier tour des élections législatives se termine. Les islamistes, tous partis confondus, remportent 65% des sièges lors des deux premiers tours entamés le 28 novembre dernier. Le Parti de la liberté et de la justice, issu des Frères musulmans, arrive premier avec 35,2% des voix et le Parti Al-Nour, fondamentalistes salafistes, obtient 27% des votes.

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Actualités

16 janvier 2012

Un sénateur étudiant demande à être payé pour son travail
D’après Joseph Hickey, sa demande de rémunération est parfaitement légitime, puisque les professeurs sont payés pour leur présence aux séances du Sénat. Patrick Weldon
Chef de pupitre
En septembre dernier, le représentant des étudiants de deuxième cycle au Sénat de l’U d’O, Joseph Hickey, a déposé, auprès de l’administration, une demande de rémunération pour son travail en tant que sénateur. Sa demande a été rejetée par le recteur de l’U d’O, Allan Rock. De plus, l’Association des étudiants diplômés (GSAED) tente d’entreprendre une enquête sur le dossier de M.  Hickey en tant que sénateur étudiant pour voir si ce dernier serait passible de sanctions. Une rémunération peu probable Désirant être payé pour son travail bénévole au Sénat de l’établissement, M. Hickey a reçu une réponse brève du recteur de l’U  d’O  : «  Le comité de l’administration n’a pas l’intention de payer les représentants étudiants pour leur présence aux réunions du Sénat. » D’après M. Hickey, sa demande de rémunération est parfaitement légitime, puisque les professeurs, eux, sont payés pour leur présence aux séances du Sénat. « C’est du Sénat à part entière. M. Hickey explique que cette discrimination divise les sénateurs en deux camps  : ceux qui sont payés et ceux qui ne le sont pas. Le représentant des étudiants de premier cycle au Sénat, Nick Zorn, trouve qu’il est important de discuter de la question : « Je ne pense pas que l’Université ait le budget disponible pour faire ça, confie-t-il, mais au moins, ça montrerait de l’égalité pour tous les membres du Sénat. » Discipliné par la GSAED M.  Hickey a reçu une lettre du président d’assemblée de la GSAED, Olivier Desharnais-Roy, l’informant qu’il était convoqué à paraître devant un comité disciplinaire. Cependant, la lettre ne donnant pas d’explication, la motion a été invalidée. Originellement déposée par Tyler Shendruk, qui n’a pas pu être joint par La Rotonde, la motion cherchait à mettre en lumière des doutes quant au rôle de M.  Hickey en tant que sénateur. Mais pourquoi la GSAED? Selon M.  Desharnais-Roy, la GSAED serait responsable de ce genre d’acte disciplinaire, bien que ce ne soit «  pas très bien expliqué dans la Constitution  ». Il précise que la GSAED s’occupe d’élire les représentants de son comité exécutif ainsi que les sénateurs et gouverneurs. La Constitution contiendrait des arguments forts qui suggèrent un lien entre la GSAED et les représentants élus. Toutefois, il n’est pas écrit explicitement si la GSAED est responsable de la simple organisation des élections ou si les représentants élus représentent la GSAED dans leurs postes externes. Selon M.  Desharnais-Roy, «  la relation est floue et mal expliquée ». Cela entraînera donc possiblement la révision de la Constitution.

SÉNAT DE L’U D’O

Le Centre du développement durable organise son premier marché d’aliments biologiques de l’année 2012
Nicolas Levert-Cui
Bénévole
Un choix naturel Le Centre du développement durable de la Fédération étudiante de l’U d’O (FEUO), en partenariat avec le Bureau du développement durable de l’U  d’O, s’est engagé à rendre accessible à la communauté universitaire un marché d’aliments biologiques. Les produits, provenant majoritairement de fermes locales, seront accessibles pour la consommation au début de chaque mois de la session d’hiver. «  Militer pour intégrer plus d’options alimentaires justes et durables sur notre campus et dans notre communauté  » est l’un des objectifs de la campagne d’alimentation durable du Centre du développement durable de la FEUO. Ce dernier espère que le marché des fermiers, tenu au Centre universitaire, deviendra bientôt un projet sous contrat permanent qui aidera à nourrir les futures cohortes d’étudiants de l’Université de manière écologique. Plusieurs vendeurs et agriculteurs étaient de la partie  : Beking Eggs, Fledermaus Farm, Bearbrook Farms et Halls Apple

MARCHÉ D’ALIMENTS BIOLOGIQUES

La majorité des vendeurs se disent satisfaits de leur participation à l’évènement.

Photo Ayoub Ben Sessi

Market, ainsi que des vendeurs de produits biologiques « à emporter » comme B. Goods, Stone Soup Foodworks et The Bread Lady. De nature foncièrement joviale, la majorité des vendeurs se disent satisfaits de leur participation à l’évènement. « On va revenir!  » s’exclame Sharon, de Bearbrook Farms. Un problème social Les gens qui s’inquiètent du système alimentaire fragile essaient de promouvoir l’idée du marché des fermiers depuis quelques années. Jonathan Rausseo, du Bureau du développement durable, aurait aimé tenir un marché chaque semaine. Il

explique que dans nos sociétés, nous sommes déconnectés de notre système alimentaire. Pour plusieurs, la source de notre nourriture est un mystère. Christine Bérubé, représentante du Centre du développement durable de la FEUO, est d’avis que c’est par l’entremise de la vente de produits locaux que la distance entre l’individu et sa communauté pourrait être diminuée : « Nous pouvons regagner la connexion avec notre culture et notre communauté à l’aide de marchés comme celui-ci.  » Elle encourage d’ailleurs la population étudiante à venir acheter une douzaine d’œufs et à serrer la main de l’homme qui en a assuré la production.

En partenariat avec

Joseph Hickey

Archives La Rotonde

avec invité spécial ZEUS

11 février
cna-nac.ca/presente
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de la discrimination et un problème d’équité de paie », soutient-il. Selon lui, les étudiants devraient être traités comme des membres

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16 janvier 2012

LE RÉVEIL

Le handicap canadien
Sophie Marcotte
Journaliste Actualités

C

Il était une fois…

’est en 2005 que le mariage homosexuel est finalement légalisé au Canada. C’était il y a à peine sept ans. C’est incroyable de voir à quel point certaines valeurs de la société peuvent être désuètes; le mariage. Pourtant, les familles conservatrices en sont folles. Depuis longtemps symbole de la famille et de l’amour éternel, cette union rappelle sans cesse la tradition. Et pourtant, quand il s’agit de deux personnes du même sexe, les conservateurs paniquent. Harper a déclaré illégaux plus du tiers des mariages gays célébrés depuis 2005. Cinq mille unions seraient, à partir du 12 janvier, illégales. Un pas en arrière pour la société et un pas en avant pour la doctrine conservatrice. Tout ce grabuge pour des excuses insuffisantes ayant trait au lieu et au temps de résidence. Ce que je ne comprends pas, c’est que ça devienne compliqué quand il s’agit d’homosexualité. C’est compliqué parce que les deux partenaires sont du même sexe. Pourtant, cet énoncé, en soi, n’est pas compliqué! Les homosexuels représentent tout de même 10 % de la population. À ce point, on ne parle plus de marginalité. Une proportion non négligeable de la population doit vivre dans un pays où les dirigeants refusent de les voir comme des individus à part entière. Les homosexuels semblent privés du droit au mariage, témoignage d’un amour pur et simple. Par le fait même, on leur retire leur liberté, et c’est inacceptable. C’est intolérable de voir qu’alors que des obscénités absolument aberrantes apparaissent dans des vidéoclips ou sur le web, que deux hommes qui se tiennent la main, ça puisse déranger. C’est absurde et c’est une entrave profonde à leur intégrité. Par ce décret, le gouvernement montre l’exemple d’une société fermée où être homosexuel s’avère toujours un handicap. Et voilà le défaut premier du conservatisme : handicaper tout ce qui ne fait pas partie de la tradition.

Revue de presse universitaire
Patrick Weldon et Sarah Lanthier
Chef de pupitre et Journaliste Actualités
L’éducation universitaire gratuite et accessible à tous – The Ubyssey The Ubyssey publiait, le 12 janvier dernier, un article sur la possibilité pour des individus des pays en voie de développement d’avoir accès à des cours universitaires gratuits en ligne. L’éducation supérieure deviendrait donc accessible à tous. Erica Frank, professeure à l’Université de la ColombieBritannique, a fondé l’organisation NextGenU (Next Generation University) il y a près de dix ans. L’objectif principal de Mme Frank était d’offrir aux moins fortunés des cours d’une qualité équivalente aux cours de l’Université de la Colombie-Britannique, et de façon tout à fait gratuite. Erica Frank souligne que le manque de professionnels de la santé est flagrant dans certaines régions du monde. La première étape de NextGenU fut de développer un programme adressé directement à la formation de travailleurs

Actualités
œuvrant dans le domaine de la santé. L’information disponible sur ce réseau provient de différentes institutions; le matériel doit ensuite être vérifié par l’équipe de Next GenU avant d’être publié sur le site. Bien que l’organisation s’adresse plutôt aux étudiants des pays en voie de développement, tous peuvent s’y référer et y acquérir des crédits universitaires. Dans un futur proche, Erica Frank souhaite développer NextGenU afin de permettre aux étudiants suivant les programmes gratuits en ligne d’obtenir un diplôme universitaire. Pauline Marois veut des bureaux de vote à l’Université de Montréal – Le Quartier Libre Pauline Marois, chef du Parti Québécois, suggère d’installer des bureaux de vote dans les universités et cégeps du Québec pour les prochaines élections provinciales. Mme Marois croit que les étudiants sont désavantagés par rapport aux autres électeurs; le fait d’avoir des bureaux de vote sur le campus augmenterait donc la participation électorale de cette tranche de la population. André Blais, professeur de sciences politiques à l’Université de Montréal et spécialiste de la participation électorale, soutient que la participation des jeunes aux élections pourrait augmenter si des bureaux de vote étaient installés sur le campus. Il explique par contre que plusieurs étudiants venus de l’extérieur de Montréal votent encore dans la circonscription de leurs parents, malgré le fait qu’ils habitent l’île de Montréal. Amir Khadir, député de Québec Solidaire à l’Assemblée nationale, appuie la suggestion de Mme Marois. Il dit cependant que cette mesure ne fera pas augmenter le taux de participation des étudiants de manière significative. Stéfanie Tougas, secrétaire générale de la Fédération des Associations du campus de l’UdeM, pense que l’installation de bureaux de vote pourrait aider à améliorer la participation étudiante aux élections. Il restera donc à savoir si le Premier ministre du Québec, Jean Charest, choisira d’ajouter la question du vote des étudiants à son ordre du jour.

Anthony Langlois
Journaliste
Question d’examen douteuse La rentrée du nouveau millénaire à l’Université d’Ottawa a commencé avec une controverse qui a pris une ampleur nationale. C’est à la fin de la session d’automne 1999 que La Rotonde rapportait, dans son édition du 11  janvier 2000, que Robert Charlebois, professeur au Département de biologie, avait posé une question d’examen douteuse. Il demandait à ses étudiants de trouver une arme bactériologique qui éliminerait les séparatistes, mais épargnerait les fédéralistes. À la suite d’une plainte d’étudiant, l’Université a ouvert une enquête interne. Toutefois, le doyen de la Faculté des sciences, Christian Detellier, a tenu à défendre son collègue. «  M.  Charlebois est un bon professeur et un excellent chercheur. Je trouve extrêmement malheureux la situation dans laquelle il se trouve à l’heure qu’il est. » De leur côté, les étudiants de ce cours de microbiologie ont tous reçu une lettre d’excuse de la part du professeur. La Rotonde s’est entretenue avec eux et a découvert que la plupart d’entre eux n’étaient pas choqués. Certains ont admis leur surprise, d’autres ont parlé d’erreur de jugement, mais personne n’était enragé. Selon Patrick Brunet, professeur au Département des communications, l’histoire a été grandement amplifiée par les

«  M.  Charlebois est un bon professeur et un excellent chercheur. Je trouve extrêmement malheureux la situation dans laquelle il se trouve à l’heure qu’il est. »
médias. Ceux-ci auraient flairé le potentiel d’un scandale et auraient voulu l’exploiter pour en tirer profit. M. Brunet aurait préféré que l’histoire se règle à l’interne entre le professeur et les étudiants.

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9

Catherine Dib culture@larotonde.ca LITTÉRATURE

Arts et culture
de l’exposition. La synesthésie occupe une place importante dans quelques œuvres, telles que celle de Philippe Leblanc et de Danielle Beatty, «  Goûts éphémères », où l’on peut presque goûter la pâtisserie à travers des photographies. Ces dernières sont associées à une œuvre poétique, qui représente les sensations et les inspirations du moment suscitées par trois lieux de promenade. Ainsi, on associe les arbres du parc Dundonald à un gâteau fondant au chocolat  : « L’épine passagère au creux de mon cœur/ je traverse une forêt d’aiguilles/ avant d’atteindre la chaleur de ma vie. » Toujours dans le domaine de la photographie, on retrouve aussi des images du centreville et de ses bâtiments, plutôt associées à la solitude humaine même au milieu d’une foule de

16 janvier 2012

Le lieu comme espace poétique et visuel
Simon Deneau
Journaliste
Depuis le 3  janvier, le Carrefour francophone propose l’exposition «  Écrimage 35  %  », plaçant le talent des jeunes artistes de l’Université à l’avant-scène. Réunissant des étudiants du cours de quatrième année en création littéraire et des étudiants en arts visuels, la présentation de ces œuvres d’art permet de savourer une forme artistique particulière et originale.
Dirigé par Monique Juteau, écrivaine en résidence de l’année, en association avec le Conseil canadien pour les arts, le projet conçu par les étudiants avait pour but d’associer des poèmes à des œuvres visuelles d’artistes de la région au sein de petits livrets. «  Nous devions construire notre projet sous l’optique d’un lieu et d’un espace, explique Nicholas Hardy, un des participants du projet en création littéraire. J’ai choisi le lieu de la douche, car c’est un endroit où il y a un certain espace d’intimité, où l’on se retrouve seul face à soi-même. Tout cela amène vers une certaine vulnérabilité de la personne. » Poésie imagée Des photographies sont associées à un poème au sein

Photo Pascaline Lefebvre

La présence de dessins à la craie et de peintures illustrent le caractère fondamental de l’eau dans la poésie.

gens, tandis que d’autres œuvres tentent d’opposer la mouvance de la nature au caractère figé des bâtiments de béton. L’eau comme espace d’intimité et de langage Il y a aussi la présence de dessins à la craie et de peintures illustrant le caractère fon-

damental de l’eau. Il semble y avoir une profonde méditation sur sa propre conscience, qui est évoquée sous le signe de l’écoulement aquatique. On ne peut alors pas passer à côté de l’œuvre de Nicholas Hardy et d’Anne-Marie Trépanier, « Sub Mer Sion », qui présente un corps insaisissable et éphémère qui sem-

ble toujours échapper à nos doigts, comme l’écoulement de l’eau  : «  Mais tu n’es que chair/ entre mes lèvres/ l’encre noircit l’eau/ et tu disparais entre mes doigts. » Les intéressés peuvent visiter l’ensemble de l’exposition au Carrefour francophone, situé au Centre universitaire, jusqu’au 3 février.

LANCEMENT DU PREMIER EP DE MASTIK

Critique d’album - Mille morceaux
Maya Dib
Bénévole
Mastik n’a nulle pudeur de dévoiler ses multiples influences : reggae, pop, rock progressif ainsi que de l’acoustique, misant sur un bruit un peu « grunge » par bout. Les harmonies vocales sont un plus, ainsi que les paroles, qui sont écrites d’un vocabulaire riche tout en restant accessible. Contrairement à plusieurs groupes, l’amour n’est pas un sujet qui semble abordé dans leurs textes et c’est rafraîchissant! Notez que la voix masculine est souvent comparée, avec raison, à la douceur de celle du chanteur de Karkwa. La voix féminine, plus puissante, donne une saveur pop et parfois soul. En somme, ce premier disque est plutôt agréable à écouter et on prévoit un grand potentiel pour leur avenir musical. On sort le tourne-disque pour  : la variété d’influences musicales, notamment leur virage plus reggae, et les textes poétiques. On le range car: la ressemblance est parfois trop facile entre certains morceaux. Heureusement, ils se rattrapent vers la fin dès «  Sang froid ».

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16 janvier 2012

Arts et culture
peut être difficile à prononcer! Ça fait partie de notre résolution de l’année  : Keep it simple stupid. […] La réalité d’être Franco-Ontarien, c’est d’être constamment entouré d’anglophones », explique Coshall. Un lancement rocké et intime Au rythme de transitions saccadées trempées dans un rock gastrique, les quatre mousquetaires ont présenté  : «  Le Désastre »,  « Sang Froid », « Athabasca » ainsi que « La Crasse ». La performance, courte, mais efficace, a surpris ceux qui ne sont pas familiers avec le son inattendu du groupe. Ceux qu’on associe souvent à Karkwa se disent satisfaits du déroulement : « Je ne savais pas à combien de monde m’attendre et puis j’ai vu du monde entrer et entrer, mentionne Chris Coshall vers la fin de la soirée. Je suis quand même surpris. » Bien des supporters, collaborateurs, amis et diffuseurs se sont pointés, l’enthousiasme pour les sympathiques Mastik étant contagieux. Scindés et unis L’univers sonore mastikien est un voyage fragmenté et singulier. Les œuvres de l’artiste ottavienne Amy Alice Thomson longeant les murs du Mercury Lounge font par ailleurs écho à l’esprit du groupe, qui a fait appel au talent de cette dernière pour l’art ornant leur album. Et pourquoi le format EP? «  Ça faisait longtemps qu’on pensait à faire un album concept à la Pink Floyd, mais cette mode crève tranquillement. On a décidé d’expérimenter en lançant un album allumé pour introduire notre musique et nos idées  », précise Coshall. L’album garde toutefois certains aspects plus «  concept  », ayant deux faces pour sept chansons, comme pour rappeler un bon vieux vinyle. Grâce à la collaboration de deux studios, N’Code et l’Orange Bleue, le groupe a su explorer des avenues diverses, lui qui recherche contrastes et innovations. «  C’est dark en maudit. [L’art visuel,] c’est surtout “Alice au pays des dégueulasses.” J’sais pas si tu as vu le singe [sur l’œuvre], mais il est malade en tabarnouche!  » avance Charbonneau afin de souligner l’esprit critique et cynique de l’album. Franco-Ontariens, mais avant tout musiciens Avec une scène artistique franco-ontarienne petite, mais croissante, Mastik désire y ajouter son grain de sel tout en nuance  : «  On est très fier d’être Franco-Ontarien, mais c’est dangereux, car tu te fais placer dans une catégorie. On est fier de pratiquer le français en Ontario, mais j’pense pas qu’on va brandir le drapeau, par exemple  », précise Cochall, corroborant les propos de Charbonneau : « On essaie d’amener des thèmes universels. » Ceux-là ont par ailleurs bien des projets au menu, mentionnant au passage leur motivation à faire plusieurs tournées tout en gardant les pieds en sol ottavien en vue de collaborer avec la scène artistique locale.

Un premier vinyle « contrasté»
Catherine Dib
Chef de pupitre

LANCEMENT DU PREMIER EP DE MASTIK

Photo Pascaline Lefebvre

Le 10 janvier dernier, le Mercury Lounge avait été pris d’assaut par le son «  reggae-rock alterno-progressif antiprémâché  » de Mastik. À l’occasion du lancement de leur premier EP, Mille morceaux, Chris Coshall, Josée-Anne Cousineau, Simon Poirier Lachance et Martin Charbonneau ont chatouillé l’audience de quatre chansons

aux paroles acidulées et engagées. Le quatuor est-ontarien, fort de multiples tournées et de nominations aux Trilles d’Or en 2011, commence l’année avec un vent de changement, notamment par la transition du nom de Mastikédigère à Mastik. « On essaie de se mettre à la place d’un anglophone. Ça

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MER.

JANV

18

18:00

PLACE BANQUE SCOTIA

CLASSÉE SEPTIÈME AU CANADA AVANT LES DEUX MATCHS DE LA FIN DE SEMAINE DERNIÈRE, L’ÉQUIPE DE BASKETBALL FÉMININE DES GEE-GEES VIENT DE REMPORTER SA DIXIÈME VICTOIRE CONSÉCUTIVE CONTRE L’UNIVERSITÉ RYERSON EN FIN DE SEMAINE.

VINCENT RIOUX
Chef de pupitre

CETTE ANNÉE EST LA BONNE
Bien que l’équipe de basketball féminine n’ait jamais gagné contre les Ravens à la place BanqueScotia, cette année, la formation d’Andy Sparks entamera le match en tant qu’équipe favorite. « C’est un match comme les autres, nous a informé le grand manitou de l’équipe. C’est un gros évènement dans une salle immense, mais la réalité, pour nous, est que ce n’est qu’un simple match que nous devons gagner », a sagement poursuivi Sparks. Plusieurs basketteuses dangereuses chez les Gee-Gees Du côté du Double G, la joueuse à surveiller est, sans contredit, la centre de cinquième année, Hannah Sunley-Paisley. Cette dernière figure présentement au sommet des Sports universitaires de l’Ontario (SUO) pour la moyenne de points par match (18,92). Il faut s’attendre à voir l’imposant numéro 21 passer au moins 30 minutes sur le terrain, si ce n’est pas plus. Quant à elle, la garde de pointe recrue, Kellie Ring, qui se situe au troisième rang pour le nombre de mentions d’assistance (49) dans les SUO, sera sans doute elle aussi employée à profusion par Sparks au cours de la rencontre. De son côté, l’attaquante Jenna Gilbert sera une véritable menace à partir de la ligne de trois, elle qui maintient un taux de réussite de 38 % depuis le début de la campagne, le meilleur chez les siennes. La pression sur Carleton « Je ne ressens aucune pression pour ce match, a insisté Sunley-Paisley quant à l’ampleur que cet évènement prend chaque année. La pression est à nouveau sur Carleton, puisque nous n’avons encore jamais gagné [à la place Banque-Scotia]. »

*Les positions du terrain se réfèrent aux deux équipes

1

2

3

KELLIE RING #11
VS Alyson Bush #5

VS Elizabeth Roach #12

TEDDI FIRMI #3

JENNA GILBERT #22
VS Kendall MacLeod #10

4

5
Meneuses de jeu Ring, Firmi, Cyr Tireuses d’élite Gilbert, Hanlan Dans la bouteille Sunley-Paisley, Lennox Impondérables Cyr, Stephen

VS Krista Van Slingerland #6

BESS LENOX #15

HANNAH SONLEY-PAISLEY #21
VS Ashleigh Cleary #11

BASKETBALL HOMMES

MER.

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18:00

PLACE BANQUE SCOTIA

1

2

3

WARD ABSENT, LES GEE-GEES DEVRONT ÊTRE PARFAITS
Tout n’est pas rose pour la troupe de James Derouin. De fait, l’équipe vient de perdre son plus gros morceau : Warren Ward. Le co-capitaine devra en effet passer au bistouri d’ici peu pour une blessure au genou droit. C’est donc l’autre co-capitaine, Jacob Gibson-Bascombe, qui devrait prendre la place de la vedette sur l’alignement de départ.

MIKE L’AFRICAIN #11
VS Phil Scubb #23

JOHNNY BERHANE MESKET #8
VS Elliot Thompson #10

JACOB GIBSONBASCOMBE #12
VS Cole Hobin #22

Une jeune équipe qui pourrait surprendre Mercredi soir, alors que les projecteurs seront braqués sur eux, les jeunes loups de Derouin devront trouver un moyen de vaincre la meilleure équipe au pays devant des milliers de partisans. « Le nombre de partisans qui nous regarde ne va pas changer la manière dont nous allons aborder le match », a mentionné le vétéran Dimitrios Seymour au sujet de la rencontre tant attendue. Même avec Ward hors de l’alignement depuis la reprise des activités, les Gee-Gees ont tout de même trouvé le moyen de gagner leurs quatre matchs depuis le retour des fêtes. Au cours de cette séquence, le tireur d’élite Johnny Berhanemeskel et le garde de pointe Mike L’Africain ont continué d’être dominants malgré l’absence de Ward, leur mentor et pièce maîtresse de la Triple Menace (Ward, Berhanemeskel et L’Africain). « Dans l’équipe, tous les joueurs savent que Ward joue un rôle central, a souligné Berhanemeskel à propos de son coéquipier. Il travaille tellement fort depuis le début de l’année et les joueurs s’en inspirent. [Mercredi prochain,] nous allons jouer et gagner ce match pour Warren », a souligné le joueur de deuxième année.

4

5
Meneurs de jeu P. Scrubb, Manigat Tireurs d’élite Hinz, Thompson, P. Scrubb Dans la bouteille Hinz, Churchill, Hobin Impondérables Penner, T. Scrubb

GABRIEL GONTHIER-DUBUE #4
VS Tyson Hinz #42

JORDAN VIG #13
VS Kevin Churchill #41

AU COURS DES NEUF DERNIÈRES ANNÉES, L’UNIVERSITÉ CARLETON A REMPORTÉ PAS MOINS DE SEPT TITRES NATIONAUX. CETTE INSTITUTION EST DEVENUE, AU FIL DU TEMPS, RIEN DE MOINS QU’UNE DYNASTIE.

LES RAVENS COMPTENT CONSERVER LEUR FICHE PARFAITE
Encore cette saison, les Ravens sont confortablement installés au premier rang du Sport interuniversitaire canadien (SIC) avec une fiche de 11 victoires et aucune défaite. L’entraîneur chevronné, Dave Smart, a la chance de compter dans ses rangs l’athlète par excellence de l’année 2011 du SIC : Tyson Hinz. Autant dans la bouteille que de la ligne de trois points, ce dernier est capable de faire payer l’adversaire s’il n’est pas constamment surveillé. Depuis le début de la présente campagne, il maintient une moyenne 14,67 points par match ainsi qu’un pourcentage de réussite de 44 % depuis le centre-ville. Peu importe que Warren Ward soit présent ou non, la stratégie des Ravens ne change pas. « Nous allons nous fier à notre plan de match, comme nous le faisons depuis le début de l’année, a souligné Hinz. Nous connaissons du succès depuis le début de la saison, alors nous ne changerons pas une stratégie gagnante. » Outre Hinz, les partisans devront tenir à l’œil le garde de pointe Phil Scrubb, qui a lui aussi revêtu les couleurs d’Équipe Canada au cours de la dernière année (les deux autres étant Hinz et Cole Hobin). Scrubb présente la meilleure fiche offensive de l’équipe conservant une moyenne de 17,08 points par match depuis le début de la saison, ce qui le place au cinquième rang des Sports universitaires de l’Ontario. Quant à Cole Hobin, bien qu’il se fasse discret sur le plan offensif, il est surtout reconnu pour ses talents défensifs. Il totalise 15 vols (steals) en 12 joutes, et est le meilleur de son équipe à cet égard.

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16 janvier 2012

Arts et culture

Enchantement surnaturel
Catherine Dib
Chef de pupitre
Pour ceux qui ont grandi dans la région, la sortie au Musée canadien de la nature est un rituel de passage au primaire. Et vas-y d’un coup d’œil aux dinos à l’œil goguenard et courir se faire peur dans le coin des créatures nocturnes. On sait à quoi s’attendre. Par ailleurs, lorsqu’il est question d’art entre ces quatre murs, la prévisibilité des œuvres n’amène en réponse souvent pas plus qu’un vague haussement d’épaules. Pourtant, le château gothique de la rue McLeod accueille depuis le 9 décembre la surprenante exposition Surnaturel.
Cinq artistes jettent un regard lourd des interrogations sur la vie, des perceptions et de l’émerveillement face à l’immensité de l’existence. Présentant les œuvres de MarieJeanne Musiol, de Mariele Neudecker, d’Anne Katrine Senstad, de Sarah Walko et d’Andrew Wright, l’exposition n’est pas tape-à-l’œil. Deux professeurs des rangs de l’U  d’O ont d’ailleurs collaboré à Surnaturel, notamment la conservatrice de cette exposition et directrice du département d’arts visuels, Celina Jeffery. D’autres volets de l’exposition se déroulent aussi parallèlement au Centre Saint-Brigid pour les arts et les lettres et à la Galerie PatrickMikhail. Une exposition internationale aux multiples facettes La salle d’exposition est imexposition mense, baignée dans sa blancheur. Bien qu’en premier lieu, le visiteur soit porté à y voir un manque, les quelques œuvres exposées peuvent se permettre de rayonner à travers l’espace les séparant. Rien n’est laissé au hasard dans le choix des morceaux composant la mélodie étonnante de l’ensemble. Lumière sur le regard Le regard est tout de suite attiré par la luminescence éthérée de l’art de Mariele Neudecker, artiste originaire d’Allemagne. Son usage d’instruments conventionnellement utilisés dans les laboratoires de chimie amène des interrogations. Un énorme globe embrumé se retrouve avec un petit phare à son embouchure. Le parallèle est fait avec l’œuvre affichée sur le mur à la gauche, où la photo «  Beaucoup était décidé avant que tu ne naisses  » présente un énorme conifère suspendu à l’envers dans une substance comparable à celle trouvée dans le globe. Une tangente pré-naissance et pré-histoire est établie. Plus loin, une vidéo par l’artiste Marie-Jeanne Musiol, repasse en douceur des images tout aussi lumineuses, des photographies du même ton longeant un mur qui y est parallèle. Un laps de temps passe avant de s’apercevoir que l’artiste a capturé, par un processus électromagnétique, la « lumière » de diverses feuilles d’arbres. L’artiste explique le processus à La Rotonde  : « Pour assembler « La forêt radieuse », un herbier énergétique, j’ai capté l’empreinte lumineuse d’une quinzaine de feuilles au moyen de la photographie électromagnétique. Les images transparentes sont rétroéclairées et présentées comme dans leur état de rayonnement naturel, une projection que nous ne voyons pas mais qui peut s’enregistrer sur film ». Le titre
Le regard est tout de suite attiré par la luminescence éthérée de l’art de Mariele Neudecker.

ARTS VISUELS

« La forêt radieuse » prend tout son sens, la plus simple forme de vie rappelant l’inouï du cosmos. Andrew Wright, professeur à l’U d’O et l’un des artistes exposés, présente pour sa part une œuvre assez désarmante, nous laissant pantois devant un paysage austère, à la fois doux et post-apocalyptique, tel un lendemain de veille. « Nox Borealis », une énorme photo aux teintes sombres, présente la toundra de l’île de Baffin.  « Nox Borealis […] nous rappelle peutêtre que notre regard sur la nature est toujours influencé par notre perception de ce qui est réel et de ce qui est artificiel » précise l’artiste. Des réflexions baignées dans le calme Les questions se terrant calmement dans ces œuvres

donnent envie de chanter un hymne à la vie. «  Le préternaturel, cet espace entre les sciences naturelles et la théologie, est une dimension que les artistes investissent avec bonheur, explique Musiol. C’est un entre-deux qui tolère la spéculation. » Cela va sans dire, l’exposition n’est pas là pour plaire au public habituel du Musée canadien de la nature. On ne fait pas d’omelettes sans casser d’œufs. C’était sans aucun doute une belle initiative que de présenter ces œuvres dans un lieu où la science et l’histoire ont préséance. Il faudrait, tel que Marie-Jeanne Musiol le mentionne  : «  Entrer dans les œuvres comme dans un livre, un film, avec curiosité et une expectative de révélation. » Où? Musée canadien de la nature, 240, rue McLeod Quand? Jusqu’au 17 février

CONTACT ONTAROIS

Artistes francophones à volonté
Émilie Deschamps
Journaliste
Du 11 au 14 janvier dernier a eu lieu la 31e édition de l’évènement Contact ontarois, organisée par l’organisme Réseau Ontario.
plusieurs jours de conférences, d’ateliers et de performances. C’est aussi le plus grand évènement francophone du genre hors Québec. De tout pour tous La Rotonde a assisté à une soirée Vitrine grand public où les brèves performances de plusieurs artistes se succèdent. Le contenu des Vitrines étant très varié, il faudrait être de bien mauvaise foi pour ne pas y trouver son compte. C’est aussi une belle démonstration de la vitalité de la culture franco-ontarienne et, plus généralement, franco-canadienne. En effet, peu d’évènements peuvent se targuer, comme Contact ontarois, de présenter théâtre, musique en tout genre, magie, cirque et slam. Au total, 38  artistes ou groupes différents étaient présents, sélectionnés parmi 176 candidats. De drôles de clowns À ce titre, mentionnons le numéro réalisé par Bande artistique, qui était sans conteste un coup de cœur de la soirée de jeudi dernier. Ce duo réunit, sous la bannière de l’humour clownesque, une chanteuse d’opéra, Marie-Claude Chamberland, et un jongleur de haut calibre, Emile Carey. Ces deux rigolos forment un couple depuis dix ans. Marie-Claude explique ainsi la formation de cet hybride qu’est Bande artistique : « Moi, à travailler dans des maisons d’opéra sur un continent et lui, à travailler dans des cirques sur un autre continent, ce n’était pas super compatible. » Ils ont donc suivi une formation de clown en France, il y a deux ans, ce qui leur a permis de faire le pont entre leur art respectif et d’offrir un spectacle inusité. Une occasion en or pour les artistes Les Vitrines grand public sont, pour les artistes, l’occasion de se vendre aux diffuseurs artistiques présents. Les artistes cherchent donc à donner la meilleure performance possible dans le peu de temps imparti. Les diffuseurs membres de Réseau Ontario utilisent également Contact ontarois pour choisir les artistes qu’ils incluront dans leur programmation 2012-2013. Donc pas de souci  : ceux qui ont manqué l’évènement pourront voir les meilleurs artistes de la soirée en tournée partout en Ontario.

Photo Contact Ontarois

Il s’agit d’un marché du spectacle ou, autrement dit, d’un rassemblement de gens liés au monde du spectacle pour

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Arts et culture
CHRONIQUE CRITIQUES

16 janvier 2012

Docile Savage
Jean-Thomas Treamblay
Journaliste

Film 50/50

«

Roman Sexe chronique de Geneviève Drolet

Album C’est un monde par Fred Pellerin

 I had been divorced overnight », titrait cette semaine le Globe and Mail, citant Dan Savage, pour qui le mariage gay s’est transformé en malheureux « divorce ». Des guillemets, en effet, car le terme est, ici, équivoque. Je m’explique : à la suite d’une requête de divorce alambiquée de la part de deux conjointes qui s’étaient mariées en Ontario en 2006 et qui résident aux États-Unis et au Royaume-Uni, le gouvernement Harper a déclaré qu’une telle union n’était pas reconnue par le droit canadien. Et bien que je chérisse le rêve (un peu taré, je l’admets) d’assister à une manifestation en faveur du « divorce gay », force est d’admettre que les enfantillages judiciaires qui se trament sur l’autre rive du canal Rideau sont d’une désolation inouïe. Qu’importe, je ne vous emmerderai pas avec des questions légales; si vous lisez cette chronique, c’est pour que je vous parle de vedettes. Dan Savage en est une. Vous le connaissez? Personnalité médiatique américaine, il répond, au moyen de la rubrique hebdomadaire pseudo-audacieuse « Savage Love », aux questions de ses lecteurs concernant la sexualité. Son ouverture d’esprit lui sert surtout à souligner à grands traits la simplicité de son propre bonheur, celui qu’il partage avec son mari (s’il l’est toujours, leur mariage ayant été célébré à Vancouver en 2005) et leur enfant. Savage est également à l’origine du mouvement « It Gets Better », série de vidéos qui, au lieu d’aborder les bouleversements vécus par certains adolescents, nous rappelle que l’ascension vers l’âge adulte est moins épuisante quand on est blanc, éduqué et nanti. Mais voilà qu’il est affligé, le pauvre, par la mutation qu’a subie son mari, redevenu subitement un simple petit copain. Un pas en arrière pour les droits des gays et des lesbiennes, dit-il. Le véritable pas en arrière, c’est de se définir en tant qu’humain au moyen de l’institution du mariage, qui, depuis des siècles, véhicule un cadre socioéconomique inéquitable. C’est aussi de s’acharner à institutionnaliser des catégories conceptuelles comme « gay » et « lesbienne », favorisant l’élite qui régit la rhétorique au sein de ces catégories et ignorant les personnes queer ou trans. C’est, finalement, d’esquiver le débat sur un possible statut de citoyen permettant une mobilité et une migration indépendantes du mariage. Quand Savage s’insurge, ce sont son privilège et sa normativité qu’il accentue.

Laurent Bouchard
Journaliste
50/50 est une comédie américaine mettant en vedette Joseph GordonLevitt, Seth Rogen et Bryce Dallas Howard. Le film offre un portait sensible du cancer, qui trouble les relations de tous ceux qui doivent y faire face. Adam (Gordon-Levitt, touchant) est une bonne personne très malchanceuse dont les tribulations avec la maladie sont portées à l’écran. Il est insensible à tous les heurts : sa mère contrôlante, son ami (Rogen) qui profite de sa maladie pour draguer, sa copine qui se fait distante et sa thérapeute novice qui ne sait pas plus que lui comment faire face au drame qu’il vit. Le film peut compter sur des prestations solides et parfois émouvantes, particulièrement de Gordon-Levitt et de sa thérapeute, jouée par Anna Kendrick. Un regard optimiste, mais authentique, sur la maladie et ses effets sur la victime et ses proches : des petites trahisons aux énormes sacrifices. On aime  : Le dialogue, les prestations de l’ensemble de la distribution ainsi que la sobriété dans le traitement du cancer. On aime moins : La trame musicale est pauvre et le film convenu, mais on lui pardonne.

Simon Deneau
journaliste
Paru en novembre dernier, Sexe chronique, de Geneviève Drolet, marque la scène littéraire québécoise par son originalité. Faisant carrière dans le milieu du cirque, Geneviève Drolet illustre cet univers d’un œil divergent de la perception qu’en ont les spectateurs. Ce roman découvre le mystère entourant l’arrière-scène du cirque à travers le personnage de Kira, dont le corps est perçu comme un objet de consommation dans une relation intime où prime le sexe rapidement consumé. On y ajoute par contre la possibilité de sentiments amoureux quand Kira rencontre Tom. Cette quête mêle la question de la consommation de drogues et la relation entretenue avec son corps. On traite donc de sujets tels que l’anorexie et l’automutilation. On aime  : L’angle d’analyse différent du monde dans lequel vivent les artistes du cirque, peu connu du grand public. On aime moins  : certaines scènes peuvent s’avérer crues et explicites pour les âmes sensibles.

Jeanne Strasbourg
Journaliste
Le deuxième opus musical du conteur-auteur-compositeur-interprète connaît un vif succès, déjà certifié or, deux mois à peine après sa sortie. Constitué d’un plus grand nombre de compositions originales que Silence, son premier album, on retrouve, sur C’est un monde, des mélodies douces sur les thèmes de l’amour, du temps qui passe, de l’exil. L’univers poétique du conteur, qui a séduit le public par son talent pour jouer avec les mots, nous est livré sur une musique aux sonorités souvent mélancoliques. Fred Pellerin y joue de la guitare, de l’harmonica et de l’accordéon. Un album sans prétention – d’ailleurs, les illustrations de la pochette, des dessins enfantins, sont de l’artiste lui-même. On aime : la beauté des textes. On aime moins  : C’est un monde compte certes un plus grand nombre de chansons entraînantes que Silence; pourtant, ce sont les moins accrocheuses.

Calendrier culturel du 16 au 22 janvier
ARTS VISUELS Exposition : propagande de la Corée du Nord Quand? Le 20 janvier à 19 h Où? Galerie La Petite Mort, 306, rue Cumberland MUSIQUE Andrew Aguiar Quand? Le 17 janvier à 20 h Où? Avant Garde Bar, 135 ½, rue Besserer Anamanaguchi Quand? Le 19 janvier à 20 h Où? Club SAW, 67, rue Nicholas Geneviève Jodoin Quand? Le 19 janvier à 20 h Où? La Nouvelle Scène, 333, avenue King Edward Jon Deck Quand? Le 19 janvier à 23 h Où? Babylon Club, 317, rue Bank Ngâbo Quand? Le 21 janvier à 20 h Où? La Nouvelle Scène, 333, avenue King Edward Robe d’été Entertainment Inc., Escapists Quand? Le 21 janvier à 20 h Où? Le Petit Chicago, 50, promenade du Portage, Gatineau The Souljazz Orchestra Quand? Le 21 janvier à 20 h Où? Maverick’s, 221, rue Rideau THÉÂTRE Le Boss est mort Quand? Les 20 et 21 janvier à 20 h Où? Salle Odyssée, Maison de la culture de Gatineau, 855, boul. de la Gappe Les contes nomades Quand? Le 20 janvier à 19 h 30 Où? Quatrième salle du CNA, 53, rue Elgin CAMPUS Lancement du roman Le Silence obscène des miroirs, de Daniel Castillo Durante Quand? Le 18 janvier à 17 h 30 Où? Au pavillon Simard, pièce 129 AUTRES Première de film : Kinàmàgawin : Aboriginal Issues in the Classroom Quand? Le 19 janvier à 18 h 30 Où? Kailash Mital Theatre, 1125, chemin Colonel-By Festibière d’hiver : Les Hivern’Ales Quand? Du 20 au 22 janvier Où? Au Château Cartier, 1170, chemin d’Aylmer, Gatineau Art party Quand? Le 21 janvier à 19 h Où? Patrick John Mills Gallery, 286, avenue Hinchey

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16 janvier 2012

Vincent Rioux sports@larotonde.ca SANTÉ

Sports
couleurs. La couleur orange signifie que le joueur vient probablement de subir une commotion cérébrale, tandis que le jaune indique que la force de l’impact était importante, mais pas assez grande pour que l’athlète soit sérieusement blessé. Toutefois, si le joueur a subi une commotion cérébrale dans le passé, l’alerte jaune pourrait être assez significative pour retirer le joueur du match. Une technologie d’abord utilisée par les soldats L’initiative de Crossman lui est venue à l’été 2010, alors qu’il venait de réaliser un projet conjointement avec l’armée américaine. « L’armée américaine m’avait approché en 2007 pour concevoir un engin qui serait attaché au casque des soldats afin de déceler la force des coups lorsqu’une bombe explose non loin d’eux  », explique l’ex-soldat britannique. Ainsi, avec l’épidémie de blessures à la tête qui sévit depuis quelques années dans les sports professionnels, l’inventeur a sauté sur l’occasion pour concevoir le Shockbox. Il resterait « encore du chemin à faire » Depuis novembre, les hockeyeuses du Gris et Grenat portent toutes un Shockbox sur leur casque. « C’est pas très beau, esthétiquement parlant, lance l’attaquante Fannie Desforges. Je trouve que ça nous donne un air de coq, c’est drôle! » La joueuse de troisième année trouve que «  c’est une excellente invention pour prévenir les blessures  », qui a toutefois «  encore du chemin à faire » puisque le produit est toujours en mode évaluation ». «  Chaque fois que mon casque reçoit un coup, l’appareil envoie un message à notre thérapeute. [Or,] ça devient tannant à la longue parce que la plupart du temps, c’est juste un petit coup inoffensif. Des fois, je ne fais que déposer mon casque après l’avoir enlevé et ça envoie une alerte à ma thérapeute. L’appareil est trop sensible!  » mentionne Desforges. Quant à lui, Yannick Evola, entraîneur de l’équipe, pense beaucoup de bien de cette invention. « Je trouve que ça fonctionne bien jusqu’ici. La fin de semaine dernière, une de mes joueuses a reçu un coup à la tête et grâce à cet appareil, je l’ai retirée de la partie par précaution », a-t-il souligné.

Mieux vaut prévenir que guérir
Un Ottavien invente un gadget révolutionnaire
Vincent Rioux
Chef de pupitre L’appareil a vu le jour l’été dernier. Le Shockbox est un dispositif révolutionnaire conçu pour déceler les commotions cérébrales. Cette invention est présentement à l’essai dans plusieurs programmes de hockey universitaire en Ontario, ainsi qu’au sein des 67’s d’Ottawa, dans la Ligue de hockey de l’Ontario. La Rotonde vous révèle les bons et les mauvais côtés de cette invention, qui pourrait se retrouver dans la LNH d’ici peu.
Les commotions cérébrales sont le sujet de l’heure dans le monde du sport. Tant au football qu’au hockey, plusieurs athlètes s’absentent pendant de longues périodes et certains se voient carrément obligés de tirer leur révérence plus tôt que prévu à cause des « blessures au cerveau ». L’invention de l’Ottavien Danny Crossman sert spécifiquement à prévenir ce genre de situation. Le Shockbox est un petit gadget collé sur le casque du joueur qui envoie une alerte au téléphone intelligent du thérapeute de l’équipe lorsqu’un joueur reçoit un coup à la tête. «  Le message, transmis par technologie Bluetooth, indique la direction de l’impact sur la tête du joueur, l’heure où il s’est fait frapper et la puissance du coup reçu, explique Crossman à La Rotonde. L’objectif est d’avertir le parent, l’entraîneur ou le thérapeute de l’équipe, afin que le joueur blessé à la tête soit immédiatement retiré de l’action. » La puissance du coup est indiquée par un système de

Courtoisie Impakt Protection

L’initiative de Crossman sert à prévenir les impacts d’une comotion cérébrale.

Le Shockbox incrusté dans les casques? Crossman et son équipe sont en pourparlers avec des compagnies de casque afin de mettre au point un type de casque qui serait doté de la technologie Shockbox. Selon lui, il faudrait que l’appareil soit incrusté dans la coiffe protectrice pour que les équipes de la LNH commencent à utiliser son produit. À ce sujet, quelques équipes ont déjà démontré de l’intérêt.

Le Shockbox est composé d’un capteur qui mesure la force du coup, d’une batterie de lithium rechargeable, d’un émetteur Bluetooth, d’une microcarte USB et d’une interface pour activer l’engin. La portée du système sans fil est de 100 mètres et la marge d’erreur est de 10 % à 15 %.

« L’objectif est d’avertir le parent, l’entraîneur ou le thérapeute de l’équipe afin que le joueur blessé à la tête soit immédiatement retiré de l’action. »
–Danny Crossman
sports@larotonde.ca

Dans la Ligue nationale de hockey (LNH), on n’a qu’à penser à la super vedette Sidney Crosby, qui souffre toujours du syndrome post-commotionnel. Son absence est, en grande partie, due à son retour au jeu hâtif après sa première commotion cérébrale contre David Steckel. Crosby était revenu au jeu prématurément et s’était fait frapper par derrière par Victor Hedman.

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Sports

16 janvier 2012

Ottawa encore parmi les meilleures au pays
Samedi dernier, alors que la température extérieure frôlait les ‑30 °C, le dôme Louis‑Riel, dans l’est de la ville, accueillait la Super série d’athlétisme. Bon nombre d’athlètes ottaviens ont bravé le froid glacial pour prendre part à la compétition.

ATHLÉTISME

Vincent Rioux
Chef de pupitre
Outre les Gee-Gees, les Paladins du Collège militaire royal, les Gaels de l’Université Queen’s, de même que le club civil des Lions d’Ottawa, ont participé à l’évènement. L’entraîneur Andrew McInnis, qui est à sa deuxième saison avec l’équipe d’athlétisme, a vu cinq de ses athlètes ottaviens se qualifier pour les championnats du Sport interuniversitaire canadien (SIC) en mars prochain, à l’Université du Manitoba. Les hommes continuent sur leur lancée

L’équipe masculine, qui se classait quatrième au pays avant la Super série d’athlétisme, a une fois de plus prouvé qu’elle avait sa place parmi les meilleures au pays. Michael Robertson figure parmi les cinq athlètes qui se sont qualifiés pour le championnat du SIC. Celui qui a représenté le Canada lors des derniers Jeux panaméricains en octobre dernier a terminé au premier rang dans la course de 300  mètres avec un chrono de 33,40  secondes. Le coureur de deuxième année Oluwasegun Makinde est quant à lui arrivé tout juste derrière Robertson, avec un temps de 33,76,

ce qui lui a tout de même donné un laissez-passer pour les championnats du SIC. En fin de journée, les frères Oluwasegun et Toluwalope Makinde ont joint leurs efforts à ceux de Robertson et de Devin Biocchi pour établir un nouveau record de l’Université au relais 4  x  200  mètres, avec un temps d’une minute et 26,09 secondes. Le coureur de haies Sekou Kaba a égalé un record de l’Université établi en 2010 par Tyler Fawcett dans la course de 60 mètres haies, où il a terminé premier. Kaba a enregistré un temps de 8,13 lors des préliminaires et de 8,12 secondes aux finales.

Sekou Kaba a terminé au premier de rang de la course de haies de 60 mètres avec un chrono de 8,12 secondes, égalisant ainsi un record de l’Université d’Ottawa.

Photo Ayoub Ben Sessi

Chez les femmes, la coureuse de cinquième année Jennifer Perrault s’est aussi taillé une place parmi les représentantes ottaviennes qui iront au Manitoba en mars prochain. L’athlète originaire de Hamilton a obtenu un temps d’une minute et 28,32 secondes à l’épreuve du 600 mètres. Sa coéquipière Julia Tousaw a

elle aussi fracassé un record des Gee-Gees en courant 1000  mètres en deux minutes et 29,19 secondes pour s’assurer une place au championnat du SIC. Les équipes d’athlétisme participeront à la Classique St.  Lawrence le 21  janvier prochain à Canton, dans l’état de New York.

T À la tête

L’espoir Katherine Lemoine se joindra aux Gee-Gees la saison prochaine
Vincent Rioux
Chef de pupitre
Quelques semaines après avoir annoncé le recrutement de la basketteuse francophone Catherine Traer des Rebelles de l’École secondaire Louis-Riel, Andy Sparks et son équipe de dépisteurs ont mis la main sur un autre espoir très convoité autant au Canada qu’aux ÉtatsUnis. De fait, la centre de 6’2” de l’école secondaire catholique Holy Trinity de Cornwall, Katherine Lemoine, a choisi de poursuivre son parcours académique à l’Université d’Ottawa l’année prochaine. «  Nous sommes chanceux que Katherine se joigne aux Gee-Gees l’année prochaine, a soupiré Sparks après l’annonce de Lemoine. Convaincre les centres robustes et talentueuses [comme Lemoine] de jouer au Canada est toujours difficile [puisqu’elles choisissent souvent d’aller jouer aux ÉtatsUnis]. »

EN BREF

du peloton À la tête du peloton

Join the Étudiants Stampede et étudiantes Saison terminée pour Warren Ward de l’Université d’Ottawa, Join Vincent Rioux STUDENT assistez GRATUITEMENT the Stampede aux matchs des Gee-Gees!
Chef de pupitre
*Non valable pour les matchs de football en saison régulière. Places limitées pour les matchs de basketball en saison régulière. Valide seulement sur présentation d’une carte étudiante valide. Exclus les matchs préparatoires, les séries et la Classique de la capitale.

Le meilleur joueur de l’équipe de basketball masculine des Gee-Gees, Warren Ward, vient d’apprendre une bien mauvaise nouvelle. Il ratera le reste de la saison et peut-être même une partie de la suivante en raison d’une blessure au genou droit subie en début de match contre

À la tête du peloton

les Voyageurs de l’Université Laurentienne, le 6  janvier dernier. Il devra subir une opération chirurgicale. «  Cette nouvelle tombe au pire moment », indique l’entraîneur James Derouin . De fait, Ward était en train de connaître sa meilleure saison offensive en

carrière. Avant sa blessure, l’attaquant originaire de Toronto se situait au troisième rang des Sports universitaires de l’Ontario pour la moyenne de points par match (18,89) et avait porté les couleurs d’Équipe Canada à deux reprises au cours de la dernière année. diants et Ottaviens d’y glisser pour la 42e saison. Un tronçon de 2,2 km entre le pont de la rue Bank et du pont Pretoria est désormais accessible aux patineurs. Gérée par la Commission de la capitale nationale, il s’agit d’un site protégé par l’UNESCO.

www.geegees.ca
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La patinoire du Join canal Rideauthe Stampede partiellement ouverte

Anaïs Elboujdaïni
Rédactrice en chef
Le premier jour de patinage s’est ouvert le dimanche 15 janvier, lançant officiellement la saison. La plus grande patinoire au monde permettra aux étu-

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16 janvier 2012

Sports

Les Gee-Gees s’emparent du 4e rang
Après avoir vu ses joueuses s’incliner à leurs trois dernières sorties, l’entraîneur de l’équipe de hockey féminine des Gee-Gees, Yannick Evola, devait trouver un moyen de gagner le match contre les Ravens de l’Université Carleton, samedi dernier.

HOCKEY FÉMININ

Vincent Rioux
Chef de pupitre
C’est devant une foule bruyante et animée venue encourager l’équipe locale qu’Ottawa a offert «  de loin [son] meilleur match de l’année », selon Evola. Grâce à une victoire de 3-1 contre leurs rivales de l’autre bout du canal, les Ottaviennes se placent maintenant au quatrième rang du Réseau des sports étudiants du Québec. Les Gee-Gees dominantes du début à la fin La rencontre n’a pas débuté comme les Gee-Gees l’espéraient. À peine quelques minu-

tes après la mise en jeu initiale, la défenseuse carletonienne Kelsey Vander Veen a glissé la rondelle derrière la gardienne partante d’Ottawa, Tia Marley, pour donner l’avance aux siennes tôt dans le match. La réplique du Double  G est venue quelques instants plus tard quand la recrue Jessica Bouchard a nivelé le pointage avec l’aide d’Asha Kauffeldt et de Jodi Reinholcz. Les Gee-Gees ont finalement pris l’avance en deuxième période alors que les Ravens en avaient plein les bras, accordant pas moins de 18  lancers à l’équipe hôte. C’est Carling Chown qui a donné l’avance aux siennes lors d’une descente à

deux contre un. Chown a enfilé la rondelle entre les jambières de la gardienne Tamber Tisdale pour donner l’avance à Ottawa en fin de deuxième période. Les Gee-Gees ont poursuivi leur lancée en troisième période en marquant un but d’assurance environ à mi-chemin de la troisième période. La défenseuse recrue Valérie Watson y est allée d’un boulet de la pointe alors que la circulation était dense devant le filet de Tisdale, pour donner un but d’assurance aux siennes. «  C’est une joueuse exceptionnelle, a d’abord dit Evola au sujet de Watson. Elle voit bien le jeu se développer, elle a de bonnes habiletés et un bon

Sur cette séquence, les attaquantes Dominique Lefebvre (24)et Janie Paquette (3) s’apprête à sauter sur le rebond après un tir de Fannie Desforges (21).

Photo Pascaline Lefebvre

tir », a-t-il poursuivi. Watson, qui s’alignait avec les Lynx du Cégep ÉdouardMonpetit pas plus tôt que l’année dernière, vient de bondir au premier rang des pointeuses de l’équipe (deux buts, six passes) grâce à son but en troisième période.

Le prochain duel pour l’équipe ottavienne sera contre les Stingers de Concordia, qui accusent maintenant deux points de retard sur Ottawa, ayant toutefois un match en main. La rencontre se déroulera le samedi 21 janvier à 14 h au Complexe sportif.

TIRS DE BARRAGE

À la veille de la grande Classique de la capitale, Berhanemeskel fait face aux Tirs
Ce n’est plus une surprise pour les partisans de voir le joueur de deuxième année Johnny Berhanemeskel marquer près de 20 points au cours d’un match. Celui‑ci est, sans contredit, le tireur d’élite tout désigné de l’équipe de basketball. La Rotonde discute avec celui qui joue dans l’ombre d’un certain Warren Ward.

vs. Carleton Ravens
Place Banque Scotia
Billets à partir de 15 $ transport inclus Gagnez une loge pour un match des Sénateurs!

Jan 20:00 18 18:00 &

Vincent Rioux
Chef de pupitre
La Rotonde  : Ton nom de famille est long et difficile à prononcer. Est-ce que ça arrive que les annonceurs des matchs à l’étranger le prononcent mal? Johnny Berhanemeskel  : Oui! Ça arrive souvent. Mes parents, qui regardent le match à la télé, m’ont dit que les commentateurs oublient parfois de prononcer deux ou trois lettres. La fin de semaine dernière (6 et 7  janvier), contre l’Université Laurentienne, j’ai eu vent que le commentateur avait beaucoup de difficulté avec mon nom. [rires] LR : As-tu un surnom? JB  : Ça arrive que les gars m’appellent J.B... Cet été, on m’avait donné le surnom « Wohnny », je ne sais trop pourquoi.

pe jusqu’à ce que j’aie à choisir entre le soccer et le basketball en dixième année [quatrième secondaire]. LR : Quelle est la pire équipe à affronter sur la route? JB : C’est toujours très difficile d’affronter les Thunderwolves de l’Université Lakehead à leur domicile. Les partisans sont toujours très nombreux et font tout pour essayer de nous déconcentrer. Ils ont certainement une réputation au sein de la ligue. Il y aussi les « pot bangers » à l’Université Laurentienne. Ils sont toujours assis derrière le banc de l’équipe adverse avec des casseroles et des bâtons pour essayer de nous déconcentrer. LR : La NBA vient de reprendre ses activités. As-tu regardé du basketball durant le temps des fêtes? JB : Certainement! J’ai regardé le match entre les Celtics de Boston et les Knicks de New York le jour de Noël. J’aurais voulu que mon joueur préféré, Ray Allen, l’emporte [mais ce

sont les Knicks qui ont gagné]. LR : L’Université d’Ottawa a des frais de scolarité très élevés. Qu’en penses-tu? JB : Cet aspect de l’Université est vraiment moche. Je pense que la plupart des étudiants aimeraient que les frais baissent et que plusieurs iront manifester. J’espère que l’administration comprendra le message et nous accommodera. LR  : Vas-tu aller voter aux prochaines élections de la FEUO? JB  : L’année dernière, on m’avait approché pour que j’aille voter et j’y suis allé. Si on m’approche encore cette année, je pense que j’irai voter. Surtout si ça implique de la pizza gratuite! LR : Es-tu un joueur superstitieux? JB  : J’ai des petits rituels d’avant-match, comme manger des Sour Patch Kids. Je dois toujours lacer mon soulier gauche avant de mettre l’autre.

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LR  : Si tu ne jouais pas au basketball, quel sport pratiquerais-tu? JB  : Je pratiquerais sûrement le soccer. J’étais dans une équi-

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Sports
HORS L’AILE

16 janvier 2012

Je prends pour les Russes
Vincent Rioux
Chef de pupitre

Basketball masculin
Équipe Carleton Ottawa Laurentienne Ryerson Toronto York Queen’s CMR

Conférence de l’est des SUO
MJ 12 12 13 12 12 13 12 12 V 12 8 5 5 5 2 0 0 D 0 4 8 7 7 11 12 12 PP 1111 984 1056 891 887 924 711 579 PC 712 861 1072 886 930 1091 928 1224 PTS 24 16 10 10 10 4 0 0

J

e sais que je ne vais pas me faire beaucoup d’amis en disant ceci. Surtout à Ottawa, ville où la fibre nationale canayenne est très forte. Et doublement plus forte quand il est question de hockey. Le 3 janvier dernier, les canayens et canayennes étaient rivés devant leur téléviseur, bière à la main et drapeau rouge et blanc dans l’autre pour regarder le match de demi-finale entre le Canada et la Russie du Championnat du monde de hockey junior. En bon wannabe journaliste sportif, je me devais aussi de regarder le match. Toutefois, c’est plutôt avec un chandail de l’équipe nationale russe sur le dos et une gageure sur la victoire de celle-ci que j’ai regardé les Canadiens se faire dominer à outrance pendant 40 minutes de jeu. Pourquoi est-ce que je prends contre Équipe Canada? Tout d’abord, je suis Québécois. Deuxièmement, je n’éprouve absolument aucun attachement pour une équipe qui snobe les Québécois, année après année. C’est bien connu : à talent égal, les dirigeants d’Équipe Canada choisissent toujours un anglophone. Ça parait dans la composition d’Équipe Canada. Encore cette année, seulement deux Québécois ont été choisis au sein de la formation nationale. Pourtant, le Québec est la deuxième province la plus populeuse au Canada. Les Québécois sont-ils moins bons que les Canadiens au hockey? Je ne pense pas. Or, les Québécois ont moins de visibilité que les joueurs canadiens. C’est bien simple, les Québécois n’ont pas d’équipe nationale pour se faire valoir. C’est donc difficile de comparer justement les Québécois aux autres nations. Et même si les Québécois étaient moins bons que les Canadiens, et que les joueurs choisis au sein de l’équipe étaient les meilleurs disponibles, je ne supporterais quand même pas Équipe Canada. Je préfère de loin le style de jeu électrisant des Russes. J’en conviens, c’est là que ça devient très subjectif, mais les jeux de dentelle, leur habileté à manier le bâton et leurs stratégies axées sur l’offensive est beaucoup plus excitante (encore une fois, c’est mon avis) que le style de jeu du Canada..

Basketball féminin
Équipe Ottawa Carleton Queen’s Toronto York Ryerson Laurentienne CMR

Conférence de l’est des SUO
MJ 12 12 12 12 13 12 13 12 V 10 8 7 7 6 5 3 0 D 2 4 5 5 7 7 10 12 PP 822 798 833 849 769 753 581 525 PC 637 715 784 776 830 802 822 842 PTS 20 16 14 14 12 10 6 0

Calendrier des Gee‑Gees
Quoi? Classique de la Capitale Contre qui? Les Ravens de Carleton Quand? Le 18 janvier à 18 h (féminin) et à 20 h (masculin) Où? À la place Banque-Scotia Quoi? Hockey masculin Contre qui? Les Stingers de Concordia et les Patriotes de l’UQTR Quand? Les 20 et 22 janvier à 19 h 30 et à 14 h Où? À Montréal et au Complexe sportif Quoi? Hockey féminin Contre qui? Les Stingers de Concordia Quand? Le 21 janvier à 14 h Où? Au Complexe sportif Quoi? Volleyball féminin Contre qui? Les Varsity Blues de Toronto et les Badgers de Brock Quand? Les 21 et 22 novembre à 14 h Où? Au gymnase Montpetit

Les trois étoiles de la semaine
BASKETBALL MASCULIN

Johnny Berhanemeskel

ATHLÉTISME MASCULIN
Michael Robertson

BASKETBALL FÉMININ

Bess Lennox

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Le jeune garde de deuxième année rempli très bien le vide offensif qu’a laissé Warren Ward depuis sa blessure. De fait, Berhanemeskel a offert sa meilleure performance en carrière contre Toronto, inscrivant un double double (29  points et 10  rebonds) en plus d’ajouter quatre mentions d’assistance.

Le vétéran coureur a, une fois de plus, montré à quel point il est un membre important de l’équipe d’athlétisme en terminant premier à la course de 300 mètres avec un chrono de 33,40 secondes. L’athlète originaire de Williamstown a aussi terminé au premier rang du relais 4 x 200 mètres avec un temps d’une minute, 26,09 secondes.

Lennox et son équipe viennent de vaincre coup sur coup Toronto et Ryerson et par le fait même, de donner une neuvième et une dixième victoire de suite à l’entraîneur Andy Sparks. Lennox s’est notamment illustrée contre Toronto en marquant un double double (16 points, 12 rebonds).

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16 janvier 2012

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Opinions
juste un jour par semaine fait une plus grande différence que de ne consommer que des produits locaux (soit la diète de 100 milles) tous les jours. Alors qu’un régime végétarien serait l’idéal, même une réduction importante de viande peut contribuer grandement à la réduction de son empreinte écologique. Sur (et autour de) notre campus, il existe plusieurs options pour les étudiants qui préfèrent ne pas manger de produits d’origine animale, comme le Café Alt, le resto Perfection Satisfaction Promise, en plus des restos qui offrent de grandes sélections végétariennes.

Opinions

J

e viens de lire une édition de La Rotonde appelée « Au-delà du désir : dossier sur la consommation alternative ». J’ai remarqué que vous avez inclus des articles sur les thèmes suivants : la nourriture équitable, le coût écologique de nos aliments, les magasins coopératifs, entre autres. Comme membre de l’Association végétarienne de la Capitale nationale (AVCN), j’étais surpris de n’avoir vu dans cette édition aucun article qui expliquait l’impact de la production de la viande sur la planète. Cette omission me surprend surtout parce que vous avez présenté tant d’options pour réduire son empreinte écologique, mais vous avez oublié l’une des meilleures options pour réaliser une différence. Il y a des études, par exemple, qui ont démontré que de ne pas consommer de viande

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Remy Attig Étudiant de troisième cycle – Espagnol

Ne manquez pas les conférences dans le cadre du 80e anniversaire de La Rotonde
DANNY DUBÉ, analyste de hockey le mardi 17 janvier à 18 h, au Carrefour francophone BENOIT PELLETIER, ex-politicien le jeudi 19 janvier à 18 h, au Carrefour francophone

La Rotonde veut vous lire, vous voir, vous entendre! Première réunion des bénévoles : Quand? : Le mardi 17 janvier à 12 h Où? : 109, rue Osgoode

Membres votants du Conseil d’administration Éric Barrette, Myriam Benzakour-Durand, Olivier Charbonneau, Catherine Dib, Philippe Dumas, Louis Jacques, Véronique Laliberté, Jonatan Larochelle, Hamdi Souissi. Un poste vacant Membres non-votants du Conseil d’administration Anis Maaloul, Anaïs Elboujdaïni, Paige Galette (FEUO), À déterminer – Membre du comité exécutif de la GSAÉD.

De la part de toute l’équipe...

MERCI!
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Conseil d’administration de La Rotonde

Laurent Bouchard Simon Deneau Émilie Deschamps Ducakis Désinat Maya Dib

Les contributeurs de la semaines sont :
Anthony Langlois Nicolas Levert-Cui Jeanne Strasbourg Jean-Thomas Tremblay

Les publications La Rotonde Inc. est  une organisation à but non lucratif gérée par un conseil d’administration (CA) de dix membres votants. Vous trouverez en ligne les ordres du jour et les procès-verbaux des réunions du CA, des assemblées des membres ainsi que les Statuts et Règlements en vigueur ainsi que la Constitution qui régissent l’administration du journal. Pour communiquer avec les membres du conseil exécutif, veuillez vous référer aux adresses ci-dessous. Hamdi Souissi – Président president@larotonde.ca Éric Barette – Trésorier intérimaire tresoriere@larotonde.ca Philippe Dumas – Secrétaire secretaire@larotonde.ca

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16 janvier 2012

ÉDITORIAL
16 janvier 2012 • Vol. LXXIX No.14 109, rue Osgoode Ottawa (Ontario) K1N 6S1 613 421 4686

Des élections et si peu d’invitations
Les récents développements du côté de la défédération des étudiants en droit civil indiquent que la bataille ne fait que commencer. Une bataille où l’importance des mots se révèle cruciale. D’un côté, la Fédération étudiante accuse l’Association des étudiantes et étudiants de droit civil de l’Outaouais (l’AEEDCO) de vouloir dilapider les fonds des étudiants pour une cause qui n’en vaudrait pas le temps ni les ressources (selon les dires de la vice-présidente aux affaires étudiantes, Amy Hammett). Cependant, sachant que les six membres de l’exécutif de la FEUO forment la garde rapprochée de plusieurs membres haut placés de la Fédération canadienne des étudiantes et des étudiants (FCEE), ces propos contredisent fondamentalement la pensée de l’organisme national. En effet, les tentatives de désaffiliation de divers syndicats étudiants partout au pays, qui ont été largement couvert par les médias étudiants comme le Peak ou le Concordian, ont fait face à une résistance colossale de la part de la FCEE. Pour tout dire, la ligne budgétaire prévue en 2010-2011 pour les frais de justice de la FCEE était de 180 600$, dont à pareille date l’année dernière, 57 000$ avaient déjà été dépensés pour les litiges. Et l’organisme semble prioriser la rétention des syndicats membres au nom de la sacro-sainte unité. Franchement, le discours démagogique de la FEUO diverge de ses actions quand elle entérine un agissement d’un lobby qui désire garder à tout prix les étudiants, au point de voter des résolutions qui empêchent les syndicats des universités de superviser les référendums qui se déroulent entre leurs murs. Certains efforts semblent vouloir être faits pour atteindre la transparence, mais demeurent néanmoins timides du côté de la FEUO. Même si une motion sur la présentation des mises à jour du budget a été adoptée lors de la rencontre du Conseil d’administration (CA) de dimanche dernier, obligeant la vice-présidente aux finances de la FEUO à présenter une mise à jour à chaque session scolaire du budget, rien n’indique un réel changement. Cette tentative de transparence masque un malaise plus profond. En effet, le CA de cette fin de semaine aura sonné le départ de la période de mise en candidature pour les élections universitaires au premier cycle. En quasi catimini si l’on compare la campagne du 1er février, qui invite les étudiants à la rue pour manifester contre la hausse des frais de scolarité. Si on veut parler de démocratie, alors il faut admettre qu’une période de mise en candidature lors de la deuxième semaine de la reprise des classes, et qui ne dure que cinq jours, c’est trop peu. Pour considérer ces élections justes, il faudra que la Fédération étende la période du vote. Tant que cette période ne sera pas étendue, ces élections garderont une saveur d’exclusion pour l’ensemble de la population étudiante moins proche des quartiers de la FEUO. Peut-être est-ce cette exclusion même que les étudiants de droit civil ont sentie. Et qui les poussent à vouloir partir, faute d’être invités sérieusement à la table des discussions.

RÉDACTION Rédactrice en chef Anaïs Elboujdaïni redaction@larotonde.ca Secrétaire de rédaction Joanie Demers revision@larotonde.ca Rym Ben Berrah (adjointe) Stéphanie Guérin (ajdointe) Actualités Chef de pupitre Patrick Weldon actualites@larotonde.ca Sarah Lanthier (journaliste) Sophie Marcotte (journaliste) nouvelles@larotonde.ca information@larotonde.ca Arts et Culture Catherine Dib culture@larotonde.ca Sports Vincent Rioux sports@larotonde.ca Section Opinions redaction@larotonde.ca Web Antoine Trépanier web@larotonde.ca Journaliste multimédia Alexandre Baillairgé multimedia@larotonde.ca Directrice de la production Stéphanie Godin production@larotonde.ca Directrice artistique Pascaline Lefebvre direction.artistique@larotonde.ca Photographie Ayoub Ben Sessi photographe@larotonde.ca ADMINISTRATION ET VENTES Directeur général Anis Maaloul direction@larotonde.ca Publicité Dolorès Blanchette Réseau Sélect 514-866-313poste 236
La Rotonde est le journal étudiant de l’Université d’Ottawa, publié chaque lundi par Les Publications de La Rotonde inc., et distribué à 2000 copies dans la région d’Ottawa-Gatineau. Il est financé en partie par les membres de la FEUO et ceux de l’Association des étudiants diplômés. La Rotonde est membre de la Presse universitaire canadienne (PUC). La Rotonde n’est pas responsable de l’emploi à des fins diffamatoires de ses articles ou éléments graphiques, en totalité ou en partie.

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