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LE MAE MAROCAIN AUJOURD’HUI À ALGER : Unevisitepour «raffermir» lesrelationsbilatérales La réouverture des

LE MAE MAROCAIN AUJOURD’HUI À ALGER :

Unevisitepour «raffermir» lesrelationsbilatérales

La réouverture des frontières n'a pas été évoquée lors des discussions entre les deux parties, indique M. Abdelkader Messahel

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29 Safar 1433 - Lundi 23 Janvier 2012 - N°14414 Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287

Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287 LA REVOLUTION PAR LE PEUPLE ET POUR LE PEUPLE

LA REVOLUTION PAR LE PEUPLE ET POUR LE PEUPLE

RÉUNION DES PAYS DU CHAMP À NOUAKCHOTT

AQMI et Boko Haram à l’ordre du jour

La réunion de Nouakchott, qui regroupera aujourd’hui et demain les ministres des Affaires étrangères des
La réunion de Nouakchott,
qui regroupera aujourd’hui
et demain les ministres des
Affaires étrangères des
pays du champ (Algérie,
Mali, Mauritanie et Niger),
ainsi que celui du Nigeria
est importante à plus d’un
titre. Outre le fait qu’elle
sera élargie pour la
première fois au Nigeria
pour «faire le point sur les
liens entre AQMI et Boko
Haram», elle s’inscrit
également dans la série de
rencontres semestrielles
prévues entre les ministres
des Affaires étrangères des
pays de la région et
intervient après celle
d'Alger, de mars 2010, et
Bamako (Mali), de mai 2011.
L’objectif est de faire le
point sur la lutte contre
cette menace commune qui
est le terrorisme. De même
qu’il s’agira d’évaluer le
partenariat avec les pays
extra-régionaux.
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NORD DU MALI
SÉCURITÉ AU SAHEL
L’Accord d’Alger, cadre approprié
pour trouver des solutions
aux problèmes de la région
La 2 e conférence
durant le 1 er trimestre
2012 à Bamako

DÉCOUPAGE ADMINISTRATIF

DÉCOUPAGE ADMINISTRATIF «Ledossier rouvert après lesélections législatives» déclareOuldKablia P. 32

«Ledossier

rouvert

après

lesélections

législatives»

déclareOuldKablia

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CAMPAGNE ÉLECTORALE DANS LES MOSQUÉES

«Elle est interdite et constitue une atteinte à cette enceinte»,

selon Ghlamallah

PROTECTION DES PERSONNES ÂGÉES

Un devoir sacré désormais pris en charge par la loi

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LES EXPORTATIONS ONT DÉPASSÉ 73 MILLIARDS DE DOLLARS

Hausse de l’excédent commercial de l'Algérie en 2011

AIR ALGÉRIE

Un chiffre d'affaires de 56 milliards de dinars réalisé en 2011

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Décès du moudjahed Ahmed Bouchaïb

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Décès du moudjahed Ahmed Bouchaïb P. 32
P. 11 P. 7 Décès du moudjahed Ahmed Bouchaïb P. 32 Quotidien national dinformation — 20,
2 EL MOUDJAHID
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EL MOUDJAHID

Parlement

Unedélégationprésenteauxréunions de l'Union des Parlements de l’OCI en Indonésie

Une délégation du Parlement algérien prendra part aux travaux des réunions de l'Union des Parlements des pays membres de l'organisation de la coopération islamique (OCI) prévue du 24 au 31 janvier à Balimbang (Indonésie), a indiqué hier un communiqué de l'Assemblée populaire nationale (APN).

…et une délégation à l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe en France

Une délégation des deux chambres du Parlement participera aujourd’hui à Strasbourg (France) aux réunions de la première session de l'Assemblée parlementaire du Conseil d'Europe de 2012, indique dimanche un communiqué du Conseil de la nation.

Ce matin, à 8 h 30, à l’Institut national de formation et de l’enseignement professionnels

Préparation des 5 es Olympiades nationales des métiers

M. El Hadi Khaldi, ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels procédera ce matin à 8 h 30, à l’institut national de formation et de l’enseignement professionnels 9, rue Hydra, El Biar à l’installation de la commission nationale chargé de la préparation et l’organisation de la 5e édition des Olympiades nationales des professions et des métiers.

Ghlamallah à Aïn Témouchent

et des métiers. Ghlamallah à Aïn Témouchent Bouabdellah Ghlamallah, ministre des Affaires religieuses et

Bouabdellah

Ghlamallah, ministre des Affaires religieuses et du Wakf, effectuera aujourd’hui, une visite de travail et d’inspection dans la wilaya de Béchar. Au cours de sa visite,

le

ministre

inspectera plusieurs projets relevant de son

secteur.

inspectera plusieurs projets relevant de son secteur. Ce matin, à 8 h 30, à la Safex

Ce matin, à 8 h 30, à la Safex

Journée

d’évaluation

de l’année

2011

M. Mustapha Benbada, ministre du Commerce présidera ce matin à 8 h 30 à la Safex (pavillon central), l’ouverture de la journée d’évaluation de l’année 2011.

ce matin à 8 h 30 à la Safex (pavillon central), l’ouverture de la journée d’évaluation
Météo
Météo
de la journée d’évaluation de l’année 2011. Météo Ensoleillé Sur les régions Nord, le temps sera

Ensoleillé

Sur les régions Nord, le temps sera générale- ment brumeux la matinée et ensoleillé excepté les régions de l'Est ou l'on notera des passages nua- geux accompagnés localement d'averses de pluie. Les vents seront en général faibles à modérés (10/20 km/h). La mer sera belle à peu agitée sur littoral Est. Sur les régions sud du pays, le temps sera par- tiellement nuageux avec localement quelques pluies sur nord Sahara et la région du Hoggar/Tas- sili. Les vents seront modérés localement assez marquées. Les températures (maximales-minimales) pré- vues aujourd’hui seront comme suit :

Alger (16°-5°), Annaba (15°-6°), Béchar (11°- 4°), Biskra (14°-0°), Constantine (9°-0°), Djanet (17°-7°), Djelfa (5°-3°), Ghardaïa (8°- 1°), Oran (14° -3°), Sétif (7°-2°), Tamanrasset (15°-3°), Tlemcen (13°-1°).

(7°-2°), Tamanrasset (15°-3°), Tlemcen (13°-1°). Demain, à 10h Conférence–débat sur la Veille

Demain, à 10h

Conférence–débat sur la Veille sanitaire

Le Centre de Presse d’El Moudjahid abritera demain, à 10 h une conférence – débat intitulée « Santé publique, nécessité de la mise en place d’un Institut Na- tional de Veille Sanitaire ». La conférence sera animée par le professeur Abde- louahab Bengounia du CHU Mustapha Pacha et abordera essentiellement l’intérêt de la création d’un tel Institut dans le but de détecter à temps tout risque pour la santé publique, alerter les pouvoirs publics et leur préconiser les me- sures à prendre.

Ce matin, à 11 h, au siège du journal Echaâb

Conférence sur « Le printemps arabe économiquement : quelle position pour l’Algérie ?»

Le centre Echaâb des études stratégiques organisera ce matin à 11 h en son siège une conférence sur le thème « Le printemps arabe économiquement : quelle position pour l’Algérie ? », qui sera animée par le D r Bachir Mesitfa.

Ce matin, à 10 h, au CRSS

Conférence-débat sur «La démocratie nationaliste à l’ère des mutations internationales»

Le Centre de recherche stratégique & sécuritaire (CRSS) organise ce matin, à partir de 10 h à son siège sis lot n°14, cité Zidek-Ben-Aknoun, Alger, une conférence-débat sur « La démocratie nationaliste à l’ère des mutations internationales », qui sera animée par le Pr Abdelkader Mahmoudi.

Ce matin, à 10 h 30, au siège du Fonds El Adala ment

Conférence

de presse

Le président du Fonds El Adala et développement, Cheikh Abdallah Djaballah animera une conférence de presse ce matin, à 10 h 30 en son siège à Birkhadem.

Demain et mercredi

L'alimentation en eau potable suspendue dans 6 communes d'Alger

L'alimentation en eau potable sera suspendue dans six communes de la wilaya d'Alger du mardi, 24 janvier, à 18h00, au mercredi, 25 janvier, à 06h00, indique dimanche la société des eaux et de l'assainissement d'Alger (SEAAL) dans un communiqué. Ces perturbations interviendront suite à des travaux de réparation d'une canalisation principale de transport d'eau au niveau de Tixeraine, commune de Birkhadem, précise-t-on de même source. Les communes concernées par la suspension de l'alimentation en eau potable sont Bouzareah, Beni Messous, Dely Brahim, Ben Aknoun (en partie), Rais Hamidou, (cité Sidi Lekbir) et Bologhine (en partie). La SEAAL mettre en place un dispositif de citernes afin d'alimenter en priorité les établissements publics et hospitaliers pour réduire les désagréments, ainsi que la population dans les limites de ses possibilités.

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25 janvier Le au Centre à 14 h 30 culturel Aïssa Messaoudi CCoonnfféérreennccee ssuurr llaa
25
janvier
Le au
Centre
à 14 h 30
culturel
Aïssa
Messaoudi
CCoonnfféérreennccee
ssuurr llaa
««PPrrootteeccttiioonn
ddeell ’’eemmbbllèèmmee
La section de wilaya d’Al-
ger de l’Association natio-
nale culturelle Mohamed
Amine Lamoudi en collabo-
ration avec le Centre cultu-
rel Mohamed Aïssa
Messaoudi à Hussein Dey
organisent le 25 janvier, à
14 h 30 au centre culturel
Aïssa Messaoudi une confé-
rence sous le thème : « Pro-
tection de l’emblème
national» qui sera animée
par M. Omar Bouhnic, an-
cien directeur général de
l'Institut national algérien
de propriété industrielle.
nnaattiioonnaall»»

Le 28 janvier, à 15 h, au palais des Raïs Bastion 23

Vernissage de l’exposition de photographies japonaises

Sous le haut patronage de la ministre de la Culture, M me Khalida Toumi, l’ambassade du Japon organise un vernissage de l’exposition de photographies japonaises contemporaines «Counter photography », qui aura lieu le 28 janvier à 15 h au Centre des arts et de la culture du palais des Raïs (Bastion 23).

photography », qui aura lieu le 28 janvier à 15 h au Centre des arts et

Demain, à 15 h, au club des médias à la salle Atlas-BEO

Chawki Amari invité du programme Maw’id maâ el Kalima

L’Office national de la cul- ture et de l’information (ONCI) dans son pro- gramme Maw’id maâ el Ka- lima invite le chroniqueur d’El Watan (Point Zéro), écrivain et dessinateur, Chawki Amari, demain à 15 h au club des médias à la salle Atlas, Bab El Oued.

Le 25 janvier, à 9 h 30, au siège de la fédération Algérienne des sports aériens

AG extraordinaire de la FASA

La fédération Algérienne des sports aériens (FASA) organisera son assemblée générale extraordinaire, le 25 janvier, à 9 h 30 au siège de la fédération sis au 29, boulevard Zirout Youcef Alger.

Les 25 et 26 janvier, à l’hôtel El Djazaïr

Quatrième rencontre euro- algérienne des écrivains

Dans le cadre de ses activités culturelles, la délégation de l’union européenne en Algérie organise les 25 et 26 janvier à l’hôtel El Djazaïr (ex- Saint Georges), la quatrième rencontre euro-algérienne des écrivains sur le thème des identités plurielles. La rencontre, qui s’inscrit dans le cadre du dialogue interculturel, regroupera 18 écrivains algériens et européens autour de quatre thématiques d’ateliers.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

PASSAGE DU MINISTRE DE LA PROSPECTIVE ET DES STATISTIQUES A L’EMISSION « EXPRESSION LIVRE »/ CANAL ALGÉRIE, LE MARDI 24 JANVIER 2012 / DE 22 H 00 A 23 H 00

Pour une rencontre autour du dernier ouvrage du Professeur Hamid A. TEMMAR :

«La transition de l’économie émergente :

Stratégies et politiques»,

OPU 2011

Participants à la rencontre :

P r BOUKLIA-HASSANE Rafik P r GUECHI Djamel Eddine

M. MEZAACHE Abdelhamid - Consultant

Animation :

M. SAYEH Youcef

El Moudjahid/Pub

ANEP N° 897167 du 23.01.2012

Du 23 au 26 janvier, à la cinémathèque d’Alger Cycle Fantaisies orientales du cinéma espagnol
Du 23 au 26 janvier,
à la cinémathèque d’Alger
Cycle Fantaisies
orientales du cinéma
espagnol
Demain, à 18 h,
au théâtre de l’ambas-
sade d’Italie
Le cycle Fantaisies orientales du ci-
néma espagnol, organisé par l’institut
Cervantès d’Alger et en collaboration
avec l’Ambassade d’Espagne, la Ciné-
mathèque d’Alger, l’Institut Goethe et la
Maison arabe. Cet événement aura lieu
du lundi 23 au 26 janvier 2012 à la ciné-
mathèque d’Alger.
L'ouverture du cycle se fera avec la pro-
Projection du film
Choc de civilisation pour
un ascenseur
à Piazza Vittorio
Dans le cadre
de la 4 e rencontre euro-algé-
rienne des écrivaines en Algérie, l’ambas-
sade d’Italie et l’Institut culturel italien
d’Alger organise la projection du long
métrage Choc de civilisation pour un
jection de "La chanson d'Aicha" (Flori¨¢n
Rey, 1939) en version originale, en arabe sous
titré en castillan. La séance se poursuivra par
la présentation du cycle par la directrice de l’Ins-
titut Cervantès M me Raquel Romero. La présenta-
ascenseur à piazza Vittorio titre
du roman homonyme de
l’écrivain algérien Amar
Lakhous.
tion sera suivie d’un cocktail.

Nation

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EL MOUDJAHID

N ation 3 EL MOUDJAHID LE MAE MAROCAIN AUJOURD’HUI À ALGER Une visite pour “raffermir” les
N ation 3 EL MOUDJAHID LE MAE MAROCAIN AUJOURD’HUI À ALGER Une visite pour “raffermir” les
N ation 3 EL MOUDJAHID LE MAE MAROCAIN AUJOURD’HUI À ALGER Une visite pour “raffermir” les
N ation 3 EL MOUDJAHID LE MAE MAROCAIN AUJOURD’HUI À ALGER Une visite pour “raffermir” les
N ation 3 EL MOUDJAHID LE MAE MAROCAIN AUJOURD’HUI À ALGER Une visite pour “raffermir” les
N ation 3 EL MOUDJAHID LE MAE MAROCAIN AUJOURD’HUI À ALGER Une visite pour “raffermir” les

LE MAE MAROCAIN AUJOURD’HUI À ALGER

Une visite pour “raffermir” les relations bilatérales

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération du Royaume du Maroc, M. Saâd-Eddine El Othmani, est attendu aujourd’hui à Alger pour une visite de deux jours, à l'invitation de son homologue algérien, M. Mourad Medelci, en vue de «raffermir les liens de fraternité et de coopération» entre les deux pays.

de fraternité et de coopération» entre les deux pays. C ette visite s'inscrit dans le constructive

C ette visite s'inscrit dans le

constructive engagée par

les deux pays à travers l'échange de visites ministérielles et la concertation pour raffermir les liens de fraternité et de coopéra- tion qui unissent les deux peu- ples frères», a indiqué le porte-parole du ministère des Af- faires étrangères, M. Amar Be- lani. Outre les relations bilatérales, les entretiens entre les deux ministres porteront sur l'examen des voies et moyens "susceptibles de relancer l'Union du Maghreb arabe en réorgani- sant certaines de ses institutions et de ses mécanismes en vue d'une meilleure efficacité», a-t-il precisé. MM. Medelci et El Oth-

cadre de «la dynamique

mani évoqueront également, à cette occasion, «les questions ré- gionales et internationales d'inté- rêt commun», a ajouté le porte-parole. En novembre der- nier, M. Medelci avait indiqué que l'Algérie et le Maroc étaient en train d'«évaluer l'état de la coopération bilatérale» à travers les contacts des différents minis- tres des deux pays qui «ont com- mencé, avait-il dit, à produire des effets concrets». La consolida- tion de cette coopération «va nous permettre de nous rencon- trer plus souvent, de prendre plus de temps pour échanger des informations sur nos propres défis, sur nos propres préoccupa- tions et de mieux nous compren- dre», avait relevé le ministre des

Affaire étrangères. Il avait af- firmé, à cet effet, être persuadé que «nous allons trouver le che- min qui nous conduit à quelque cho-se, dont nous rêvons tous, spécialement la relation bilaté- rale entre l'Algérie et le Maroc, mais également cette ambition que nous avons, nous Maghré- bins, de construire le Maghreb». M. Medelci avait également fait part, au début 2011, des efforts consentis par les deux pays pour l'instauration d'un «nouveau cli- mat positif» à même de favori- ser la dynamisation des relations bilatérales. Cette initiative de dy- namisation des relations, avait-il souligné, devra donner lieu à une «avancée positive» pour l'ac- tivation et la consolidation des relations de coopération écono- mique et sociale entre les deux pays. Il s'agit de la première vi- site officielle à l'étranger du nou- veau ministre marocain des Affaires étrangères, M. Saâd-Ed- dine El Othmani, depuis la no- mination d'un nouveau gouvernement au Maroc.

La réouverture des fron- tières n'a pas été évoquée lors des discussions entre les deux parties

La question de la réouverture de la frontière algéro-marocaine n'a été évoquée ni par la partie al- gérienne ni par la partie maro- caine lors des différentes discussions qui se sont tenues entre les responsables des deux pays, a indiqué hier à Alger le ministre délégué, chargé des Af- faires maghrebines et africaines, M. Abdelkader Messahel, à la veille de la visite en Algérie du MAE marocain. «C'est une ques- tion qui n'a pas été évoquée lors des différentes réunions entre les parties algérienne et marocaine», a ajouté M. Messahel dans une rencontre avec la presse, faisant

observer que cette question «trouvera sa solution un jour». Début janvier, le ministre des Af- faires étrangères, M. Mourad Medelci, avait déclaré que la fer- meture des frontières entre «les deux pays frères n'a jamais été considérée com-me une décision définitive», précisant que «le rapprochement qui s'opère de- puis plusieurs mois avec le Maroc plaide pour une normali- sation des relations à terme avec ce pays». Le ministre délégué a indiqué, par ailleurs, que la visite que doit effectuer aujourd’hui et demain en Algérie le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération du Royaume du Maroc, M. Saâd-Eddine El Oth- mani, à l'invitation de son homo- logue algérien, s'inscrit dans le cadre du «renforcement» des re- lations entre les deux pays. Elle intervient également dans un con-texte marqué par des chan- gements dans le monde et à la veille d'une «volonté partagée» de tous les pays de la région de «dynamiser» l'Union du Ma- ghreb arabe (UMA). M. Messa- hel a rappelé qu'une série de visites avait été effectuée ces deux dernières années par des ministres des deux pays. «Les réunions sectorielles aboutissent beaucoup plus», a-t-il dit, rappe- lant qu'en novembre 2011 à Mar- rakech (Maroc), l'Algérie et le Maroc avaient convenu d'élargir ces visites à plusieurs secteurs. «C'est cette densification qui va donner plus de visibilité aux rap- ports entre les deux pays», a sou- ligné M. Messahel. Le Maroc est le premier partenaire de l'Algérie dans la région et en Afrique en termes d'échanges commerciaux, a-t-il rappelé. La dernière visite d'un ministre marocain des Af- faires étrangères en Algérie re- monte à 2003.

UMA

Réunion des ministres des AE le 17 février à Rabat

La réunion regroupant les minis- tres des Affaires étrangères de l'Union du Maghreb arabe (UMA) se tiendra «probablement» le 17 février 2012 à Rabat (Maroc), a indiqué hier à Alger le ministre délégué chargé des Af- faires maghrébines et africaines, M. Abdelkader Messahel. L'Algérie a demandé à inscrire les questions sé- curitaires à l'ordre du jour de la réu- nion, a précisé M. Messahel lors d'une rencontre avec la presse. La Libye préside actuellement l'UMA. Le ministre des Affaires étrangères, M. Mourad Medelci, avait indiqué récemment que les pays de l'UMA sont appelés à œuvrer pour établir une «cohérence» entre leurs poli- tiques économiques et sociales. «L'UMA est une construction qui passe par une nouvelle organisation de nos rapports, une modification de certaines de nos institutions et la création de nouveaux mécanismes», avait-il dit, considérant que «les mu- tations intervenues en Tunisie, en Libye et dans d'autres pays arabes ne peuvent que nous encourager à aller plus vite et mieux dans la construc- tion de l'UMA».

BONNE GOUVERNANCE/ SOMMET UA

L'Algérie présen- tera son deuxième rapport d'étape

L'Algérie présentera son deuxiè- me rapport d'étape sur la gouvernance lors des travaux du 18 e sommet ordi- naire de l'Union africaine (UA) prévu les 29 et 30 janvier, a annoncé hier le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, M. Abdel- kader Messahel. Le rapport de 640 pages passe en revue les activités nationales en ma- tière de gouvernance dans les do- maines de la politique, de l'économie et des activités économiques et de dé- veloppement des entreprises natio- nales, a indiqué M. Messahel lors d'un point de presse organisé au siège du ministère des Affaires étrangères. Le rapport, structuré conformé- ment aux normes internationales, comporte des chiffres et des données politiques et met en avant les activités suivies par les autorités publiques en matière de gouvernance en Algérie, avec la participation des secteurs pu- blic et privé, des partis politiques, des organisations de la société civile et du Parlement. L'Algérie avait remis son rapport sur la gouvernance en 2008 et un rap- port d'étape en 2009 relatif à la mise en œuvre des engagements mention- nés dans le rapport d'évaluation remis à l'UA.

NOUVEAU DÉPART POUR L’UMA

Une voie prometteuse pour resserrer les liens entre les pays du Maghreb

J amais la relance du projet de l’Union du Maghreb arabe (UMA) n’a paru aussi pressante et souhaitable aux yeux des

pays concernés et de leurs principaux par- tenaires de l’Union européenne, les uns et les autres se trouvant acculés à apporter les

solutions idoines aux problèmes qui se po- sent dans le contexte des bouleversements en cours dans la région et des conséquences de la crise économique qui sévit en Europe. Depuis quelque temps, la relance de l’UMA est à l’ordre du jour. Le discours du Président de la République lors de sa visite à Tunis à l’occasion de l’anniversaire de la Révolution du 14 janvier a mis l’accent sur la volonté de l’Algérie de ne ménager aucun

effort pour faire avancer la construction maghrébine. L’échange de visites ministérielles entre le Maroc et l’Algérie et les déclarations de part et d’autre évoquant la disponibilité à régler les problèmes, à décider l’ouverture des frontières amènent à penser qu’une évolution sensible ne tardera pas à interve- nir dans les relations entre les deux pays, ouvrant du coup de réelles chances de re- lancer le projet de l’UMA. Dans le contexte des bouleversements ayant touché le monde arabe toujours en ébullition nonobstant les réformes mises en œuvre et les élections ayant porté au pouvoir des formations po- litiques d’obédience islamiste, chacun est

conscient que l’enjeu de la transition dé- mocratique et pacifique nécessite d’appor- ter des réponses palpables et convaincantes aux attentes et aspirations des masses po- pulaires. La mobilisation des énormes po- tentialités dont dispose la région du Maghreb laissées en friche pour cause d’ab- sence d’intégration et de processus de com- plémentarité est, de l’avis des experts, à même d’ouvrir de formidables opportunités d’investissements et de partenariat généra- teurs d’emplois et de richesses, de quoi faire renaître l’espoir au sein des masses ma- ghrébines qui comptent de nombreuses vic- times du chômage et de la pauvreté, surtout dans la conjoncture actuelle marquée par les

mesures restrictives à l’endroit des émigrés prises par l’Europe. La prise de conscience que tout le monde gagnera à participer à faire bouger les lignes est un pas important. Le contexte actuel où le fléau du terrorisme dans la ré- gion du Sahel met en danger toutes les éco- nomies des pays de la région et met à mal les efforts de développement, appelle à la coordination et à la conjugaison des efforts pour venir à bout des groupuscules d’El Qaida et de l’Aqmi dont les méfaits (kid- nappinngs, trafics d’armes, etc.) diffusent le sentiment d’insécurité et font fuir touristes et investisseurs. M. Brahim

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4 N ation EL MOUDJAHID AHD 54 Une “véritable transition démocratique revendiquée” Le parti Ahd 54
4 N ation EL MOUDJAHID AHD 54 Une “véritable transition démocratique revendiquée” Le parti Ahd 54
4 N ation EL MOUDJAHID AHD 54 Une “véritable transition démocratique revendiquée” Le parti Ahd 54
4 N ation EL MOUDJAHID AHD 54 Une “véritable transition démocratique revendiquée” Le parti Ahd 54

Nation

EL MOUDJAHID

AHD 54

Une “véritable transition démocratique revendiquée”

Le parti Ahd 54 s'est prononcé, hier, par la voix de son président, M. Ali Fawzi Rebaine, en faveur d'une "véritable transition démocratique" devant permettre "un changement du système politique actuel dans le pays".

"A près les événements

nous avons revendi-

qué des élections présidentielles an- ticipées pour qu'il y ait une véritable transition démocratique pacifique avec un gouvernement d'union na- tionale pour préparer les échéances électorales", a indiqué M. Rebaine dans un entretien à l'APS. "Mais nous avons constaté, malheureuse- ment, que le pouvoir n'était pas animé de bonne volonté pour ouvrir une nouvelle page et définir une nouvelle carte politique", a-t-il dé- ploré. Pour M. Rebaine, les lois qui ont été adoptées dans le cadre des réformes politiques, "auraient gagné en crédibilité en passant par un ré- férendum". "Notre souci est de ren- dre la crédibilité aux institutions de l'Etat à travers la mise en place de mécanismes de transparence, de ré- gulation et de contrôle. Cela est fon- damental", a encore expliqué le président de Ahd 54. Qualifiant de "subterfuge" le système de quotas attribué aux femmes dans les as- semblées élues, M. Rebaine pense que la femme "a les capacités de s'imposer dans tous les domaines par son savoir-faire et sa compé-

du 11 janvier 2011,

par son savoir-faire et sa compé- du 11 janvier 2011, tence". Pour ce qui est de

tence". Pour ce qui est de la loi élec- torale, il aurait été souhaitable, selon lui, d'associer l'ensemble des partenaires concernés pour "discu- ter et débattre des différents aspects liés au mode de scrutin, au déroule- ment de la campagne électorale et à la question de financement des can- didats". "Sur le plan politique, je di- rais que nous sommes en train de tourner en rond, car l'option choisie n'était pas d'aller vers un change- ment, mais de réfléchir sur la ma- nière de conserver le pouvoir par les mêmes personnes, les mêmes ac-

teurs", a-t-il estimé. "Nos gouver- nants sont dans un état statique, ren- fermés dans la pensée unique, alors que la société est très ouverte sur le débat contradictoire et les solutions immédiates", a-t-il constaté. C'est la raison pour laquelle, Ahd 54 a re- vendiqué la tenue d'une conférence nationale devant réunir l'ensemble des acteurs politiques pour "s'enten- dre sur un minimum démocratique et aller de l'avant vers un change- ment pacifique". "Malheureuse- ment, cela n'était pas possible avec un système politique concentré et

très centralisé où seul le Président de la République décide, sans par- tage, de l'avenir de tous les Algé-

riens", a-t-il fait remarquer. Interrogé, d'autre part, sur la révi- sion constitutionnelle, M. Rebaine

a plaidé pour de "profonds amende-

ments" définissant clairement les prérogatives de l'APN et éclaircir la nature de la relation entre les deux chambres du Parlement. "Il faut opter pour un système présidentiel avec un Parlement qui joue le rôle d'un véritable contre-pouvoir", a-t-

il suggéré. Au sujet des prochaines

élections législatives, M. Rebaine a réaffirmé la participation de son parti à ce rendez-vous électoral, car, a-t-il dit, "nous considérons qu'il est important de ne pas déserter la scène du combat". "Même si nous savons, au départ, que le combat est inégal, nous estimons qu'il faut se battre jusqu'au bout", a-t-il affirmé. "Mon souhait est qu'il y ait, dans mon pays, des élections transpa- rentes, que la volonté populaire soit respectée et qu'il y ait des gagnants et des perdants. C'est la règle du jeu, mais il ne faut pas que ce soit tou- jours les mêmes qui gagnent et tou- jours les mêmes qui perdent", a-t-il ajouté.

DJABALLAH L’AFFIRME

Le FJD entrera en lice lors des prochaines législatives

L e président du Front pour la Justice et la démocratie (FJD-parti en cours de

constitution), M. Abdellah Djabal- lah, s'est dit, hier, "confiant" quant à la réponse du ministère de l'Inté- rieur à la demande d'agrément de sa formation politique soulignant que le "FJD entrera en lice lors des pro- chaines législatives". Dans un en- tretien à l'APS, M. Djaballah a affirmé que le dossier d'agrément soumis en septembre au ministère de l'Intérieur "répond à toutes les conditions" ajoutant qu'il était "confiant" quant à la réponse du ministère. Le dossier contient "plus" que ce que la nouvelle loi exige, a précisé M. Djaballah ajou- tant qu'au moment où les partis concernés sont obligés d'assurer une représentativité au niveau de 16 wilayas, le FJD est quant à lui présent dans "39 wilayas et dispose de 69 membres fondateurs dont 20 femmes au lieu des 24 exigés par ladite loi". Le FJD "n'est pas un nouveau parti, nous jouissons de notre propre expérience en matière d'activités électorales et nous tente- rons de marquer de notre empreinte les prochaines élections", a souli- gné M. Djaballah ajoutant que le FJD "sera une formation politique réformiste" composée des diffé- rentes franges de la société. Concernant les nouvelles mesures

prises en prévision de cette échéance électorale dont la mission de contrôle dévolue au système ju- diciaire, M. Djaballah a salué une telle initiative précisant toutefois qu'elle "reste insuffisante". Il a ap- pelé à écarter l'administration du contrôle des élections, car "ayant toujours constitué le principal fac- teur favorisant la fraude". Evoquant la représentation de la femme aux assemblées élues, le président du FJD a souligné que "la femme al- gérienne est la partenaire de l'homme dans tous les domaines, il est juste question du degré de dis- ponibilité et de volonté". "Le pro- blème ne réside pas en la loi, mais plutôt en les convictions qui préva- lent au sein de notre société", a es- timé M. Djaballah précisant qu'il n'était pas contre la détermination d'un taux donné, mais cette initia- tive "n'est pas pratique" en ce sens que "les partis tenteront de s'y conformer, mais les sièges que ces élues sont censées occuper reste- ront vides". Cette question est ap- pelée à être révisée dans moins d'une année, a-t-il ajouté. Par ail- leurs, le président du FJD a évoqué "le retard intentionnel" dans l'exa- men les lois organiques au niveau des deux chambres du Parlement qui visait, selon lui, à "resserrer l'étau sur les partis politiques qui at- tendent leur agrément et à ne pas

politiques qui at- tendent leur agrément et à ne pas leur accorder assez de temps pour

leur accorder assez de temps pour se préparer aux prochaines échéances électorales tout en gar- dant la scène politique telle qu'elle", une philosophie "contraire à l'essence même des réformes po- litiques annoncées par le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika". A une question sur l'éventualité de conclure une al-

liance avec d'autres formations ayant les mêmes orientation et ap- proche que le FJD, M. Djaballah a estimé qu'"il est prématuré d'évo- quer cela. Nous nous attelons à pré- parer notre congrès constitutif qui sera probablement tenu le 28 jan- vier et précédé de congrès de wi- layas prévus à travers tout le territoire national".

Le parti tient son premier congrès de wilaya à Bordj Bou-Arréridj

L e parti du Front pour le développe- ment et la justice, présidé par Abdal- lah Djaballah, qui a prévu son

congrès constitutif pour le 28 du mois en cours à la coupole du 5-Juillet a organisé des rencontres au niveau de plusieurs wilayas

pour choisir les délégués au nombre de 5 pour chacune de ces dernières. Celle de Bordj Bou-Arréridj, qui a servi, également, à ouvrir la voie vers l’adhésion a eu lieu, hier, au complexe culturel Aïcha- Haddad. Le congrès de wilaya qui été pré-

sidé par Ahmed Korichi, membre de la di- rection nationale, a été marqué par la lecture de la lettre du président du parti qui a expli- qué que le contexte national et international est favorable à la naissance du front qui a deux références selon lui la Déclaration de Novembre et l’islam. Abdallah Djaballah qui se démarque, quelque peu, de son discours habituel a donné, également, comme méthode de lutte le changement pacifique et pratique basé sur le pardon. Il prône même le partenariat po-

litique en cas d’accès au pouvoir, mais le président du FDJ, qui a rappelé que le suc- cès passe par une bonne implantation au ni- veau des villages, communes et wilayas, a précisé que le parti est ouvert à tous les Al- gériens sans regarder leur passé. Ce qui per- met toutes les interprétations. A propos, l’assistance était composée de plusieurs an- ciens militants des partis créés par Abdallah Djaballah. Même le président du bureau provisoire de wilaya est un ancien du MRN. F. D.

Faire valoir un acte de citoyenneté

A trois ou quatre mois d’une échéance élec-

torale, si décisive dans l’approfondissement du concept démocratique et l’exercice effectif de la sou- veraineté populaire, des ap- pels incessants sont lancés à

l’adresse des électeurs pour

aller voter, accomplir un de- voir et exprimer un choix. Peu importe, d’ailleurs, ce choix qui émane, en défi- nitive, des convictions per- sonnelles des uns et des autres. L’essentiel est de

faire valoir un acte de ci- toyenneté, de prendre part à une mutation nationale et d’accompagner ces reformes

politiques initiées par le Pre- mier magistrat du pays. Des réformes pour la consolida- tion d’un processus démo- cratique et la promotion d’une société sur la base des valeurs de la paix, de la li- berté et des droits de l’homme Le rendez-vous est pris le mois de mai prochain. La responsabilité du citoyen est entièrement engagée en dépit des déboires, des diffi- cultés, voire de la précarité parfois de son quotidien car la prise en charge de ses préoccupations et attentes ne doit se concrétiser qu’à tra- vers son implication sur le terrain et son adhésion à cette grande approche du re- nouveau national. En d’autres termes, c’est sa participation massive qui déterminera vraisemblable- ment les règles du jeu, sa- chant qu’elle participe à la crédibilité d’une institution législative, renforce sa posi- tion et accorde plus de crédit

à son rôle et ses attributions. Un droit et un devoir à la

fois, cet acte de voter attri- bue immanquablement de la dimension à cette future consultation si singularisée par des données nouvelles d’une Algérie en mouvement et l’adoption récente d’une série de textes d’adaptation

à une évolution et d’ouver-

ture surtout visant son épa- nouissement et son bien être. C’est pour l’ensemble de ces raisons évidentes à sou- hait que cette notion de ci- toyenneté est plus que jamais d’actualité pour que sa perception devienne vitale et urgente. Il n’est pas fortuit sur ce plan si le mouvement asso- ciatif a occupé une place de choix dans l’approche de ces réformes politiques comme pour insister ou relever la part de la contribution du ci- toyen. Un citoyen au demeu- rant le plus concerné par l’amélioration de son cadre de vie. L’année 2012 avec les

consultations pour le renou- vellement des instances lo- cales et de l’Assemblée populaire nationale, reste marquante pour ouvrir une nouvelle page, celle des va- leurs… Et invite le commun des mortels à s’investir et s’intégrer dans son esprit et sa vision.

A. Bellaha

Nation

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EL MOUDJAHID

N ation 5 EL MOUDJAHID SUR LES SIX LOIS PROMULGUÉES Le Conseil constitutionnel reformule deux articles
N ation 5 EL MOUDJAHID SUR LES SIX LOIS PROMULGUÉES Le Conseil constitutionnel reformule deux articles
N ation 5 EL MOUDJAHID SUR LES SIX LOIS PROMULGUÉES Le Conseil constitutionnel reformule deux articles
N ation 5 EL MOUDJAHID SUR LES SIX LOIS PROMULGUÉES Le Conseil constitutionnel reformule deux articles
N ation 5 EL MOUDJAHID SUR LES SIX LOIS PROMULGUÉES Le Conseil constitutionnel reformule deux articles
N ation 5 EL MOUDJAHID SUR LES SIX LOIS PROMULGUÉES Le Conseil constitutionnel reformule deux articles

SUR LES SIX LOIS PROMULGUÉES

Le Conseil constitutionnel reformule deux articles et annule un troisième

Six nouvelles lois organiques inscrites dans le cadre des réformes politiques et adoptées par le Parlement dans ses deux chambres - le Conseil de la nation et l’APN -, au cours du premier trimestre de cette session d’automne, viennent d’être promulguées par le Président de la République. Elles sont publiées dans le premier numéro du Journal officiel (J.O.) de l'année 2012.

I l s’agit des lois organiques relatives res- pectivement au régime électoral, aux par- tis politiques, à l'information, aux

associations, aux cas d'incompatibilité avec le mandat parlementaire et enfin de la loi fixant les modalités d’élargissement de la représen- tation des femmes dans les assemblées élues. Au total, ce sont six lois organiques s’ins- crivant dans le cadre des réformes politiques annoncées dans le discours à la nation du 15 avril dernier que le Président de la République vient de promulguer en application de l'article 126 de la Constitution. Au préalable, le Chef de l'Etat avait soumis ces nouveaux textes au Conseil constitutionnel pour apprécier la conformité de leur contenu avec la Constitu- tion. Le Conseil constitutionnel n'a apporté au- cune modification notable concernant les au- tres lois, ainsi que sur la loi sur les

associations. Cette dernière loi vise à relancer

et dynamiser l'action associative en mettant en

exergue les potentialités et les compétences

qu'elle recèle, notamment dans les domaines du savoir, des technologies de pointe et de la solidarité nationale, afin de permettre aux as- sociations de jouer le rôle de partenaires effi- cients dans la réalisation des objectifs du développement global. L’avis du Conseil constitutionnel confirme

la légalité du contenu des textes de loi avec les

dispositions de la loi fondamentale et ouvre le champ à la mise en œuvre des lois organiques, notamment celle relative aux partis politiques dans un premier temps, considérant l’urgence d’énoncer la conformité de la création des nou- veaux partis politiques et l’obten- tion de l’agrément, document qui leur donne la léga- lité et la légitimité de l’exercice des activités

lité et la légitimité de l’exercice des activités politiques et une identité sur la scène nationale

politiques et une identité sur la scène nationale à juste quatre mois du rendez-vous des élec- tions législatives qui doivent se tenir au mois de mai prochain. Des partis politiques se sont félicités de la décision du Chef de l’Etat de procéder à la promulgation de l’ensemble des lois, alors que certains leaders de formations en cours de constitution, non encore agréées, jugent «insuffisants» les délais impartis pour organiser les congrès constitutifs. Aussi appel- lent-ils à un report des élections législatives.

Loi relative aux partis politiques

La loi organique relative aux partis poli- tiques, comprenant 87 articles, vient réorga- niser la relation entre l’administration et les partis politiques dans un cadre équilibré, transparent et cohérent, basé sur le respect de la loi par les deux parties lors de l'exercice de leurs missions. Elle stipule notamment le respect de l'or- dre constitutionnel et de l'intangibilité du ca-

ractère républicain de l'Etat avec toutes ses im- plications telles que la souveraineté et l'indé- pendance nationales, la préservation de l'unité et de l'intégrité du territoire national, la pro- tection, la sécurité et la défense du pays. La loi énonce aussi l’engagement de ne pas fonder la création ou les activités d'un parti po- litique sur des bases contraires aux valeurs du 1 er Novembre 1954, de l'Islam ou de l'identité nationale ou encore sur des bases religieuses, linguistiques, raciales ou de sexe, ou encore sur des pratiques sectaires et discriminatoires. Le Conseil constitutionnel a donné trois avis reformulant deux dispositions de l’article 18 et un relatif à l’article 73. Il a déclaré l'arti- cle 8 non conforme à la Constitution. L'article 8 de ladite loi est ainsi reformulé comme suit: « La création d'un parti ne peut être fondée sur des objectifs contraires aux va- leurs et aux composantes fondamentales de l'identité nationale, aux valeurs de la Révolu- tion du 1 er Novembre 1954 et de l'éthique de l'islam, à l'unité et à la souveraineté nationale,

aux libertés fondamentales, à l'indépendance du pays et à la souveraineté du peuple, ainsi qu'au caractère démocratique et républicain de l'Etat, à la sécurité et à l'intégrité du territoire national». En outre, dans l'article 18 de ladite loi, la condition faite aux membres fondateurs des partis politiques d'avoir la nationalité algé- rienne d'origine a été reformulée. Ainsi, le mot d’«origine» a été supprimé. Le Conseil consti- tutionnel a aussi reformulé l'article 73 de la loi sur les partis politiques. Cet article dispose désormais que la disso- lution définitive entraîne la dévolution des biens meubles et immeubles du parti politique conformément aux statuts sauf si la dé- cision de justice en dispose autrement.

Réactions de la classe politique

La promulgation des six lois constitue un jalon important dans l’exercice démocratique et le pluralisme politique quand bien même des leaders de nombreux partis politiques en cours de constitution demandent un délai supplé- mentaire aux nouveaux partis pour se préparer aux prochaines législatives. Ils ont, de ce fait, jugé que les trois mois qui restent avant les prochaines élections étaient insuffisants pour se préparer à cette échéance. Quant aux formations politiques en exer- cice, elles ont apprécié à leur juste portée la publication dans le J.O. et se sont félicitées de la promulgation des nouveaux textes de loi, s’arrêtant au respect aux délais impartis et au calendrier arrêtés pour l’entrée en vigueur des lois sur les réformes pour assurer le succès des prochaines élections. Houria Akram

CAMPAGNE ÉLECTORALE DANS LES MOSQUÉES

“Elle est interdite et constitue une atteinte à cette enceinte”,

selon Ghlamallah

une atteinte à cette enceinte”, selon Ghlamallah L e ministre des Affaires Religieuses et du Wakf,

L e ministre des Affaires Religieuses et du Wakf, M. Bouabdallah Ghla-

mallah, a souligné hier que «la campagne électorale est interdite dans la mosquée car elle consti- tue une atteinte flagrante à cette

enceinte». Utiliser la mosquée pour mener sa campagne électo- rale «constitue une atteinte à cette enceinte eu égard aux dé-

bats et querelles qui caractérisent ce genre de campagne, et c'est ce que nous ne tolérerons jamais»,

a indiqué M. Ghlamallah à la

Chaî-ne Une de la Radio natio- nale. Il a ajouté que le ministère veillera à «l'interdiction de ce genre de comportement dans

toutes les mosquées du pays», re- levant que son département avait pris des mesures juridiques pour éviter que «les mosquées ne se transforment en tribunes électo- rales ou en porte-voix de partis». Le ministre a par ailleurs estimé que l'imam «est seul habilité à prêcher dans la mosquée», sou- lignant que «nul n'a le droit de

s'exprimer au sein de la mosquée sans l'autorisation de l'imam qui est le seul responsable de tout ce qui se dit à l'intérieur de cette en- ceinte». M. Ghlamallah a dé- menti que son département aurait donné des instructions aux imams visant à inciter les ci- toyens dans les prêches à aller voter lors des prochaines légis- latives mais sans toutefois écar- ter que les imams n'évoquent ce sujet dans leurs prêches, d'autant plus que le vote «reste un acte de

responsabilité et de citoyenneté qui sont des préceptes de notre religion», a-t-il dit. Le ministre a en outre rappelé le rôle de l'imam qui consiste, a-t-il soutenu, à «sensibiliser les citoyens à l'im- portance de se diriger aux bu- reaux de vote pour accomplir le devoir électoral sans toutefois les orienter vers une liste précise», estimant que l'imam «ne doit avoir aucune appartenance poli- tique pour qu'il accomplisse sa mission pleinement».

LANCEMENT DE LA CAMPAGNE DE SENSIBILISATION SUR LE VOTE DES CITOYENS

Le ministère de l’Intérieur recourt à la messagerie électronique

Par ces messages rédigés en arabe et en français, le département de M. Daho Ould Kablia rappelle aux citoyens que si le vote est un devoir, c’est aussi un droit civique.

L e département de l’Intérieur et des Collectivités locales a mis à contribution l’ensem-

ble des opérateurs téléphoniques privé et public, pour inciter les ci- toyens à se rendre aux urnes lors des législatives du mois de mai. Afin de mener à bon port cette opération, des millions de messages courts, appe- lés communément SMS, sont en- voyés via les téléphones portables aux Algériens. Par ces messages ré- digés en arabe et en français, le dé- partement de M. Daho Ould Kablia rappelle aux citoyens que si le vote est un devoir, c’est aussi un droit civique. La participation mas- sive à ce genre de scrutin, rappelons- le, est l’un des indices auxquels se mesure la démocratie. Et cette fois, tous les indicateurs rassurent que les Algériens, plus que jamais, vont se rendre aux bureaux de vote. Aussi ces SMS envoyés rassure- ront-ils, à coup sûr, les citoyens quant au bon déroulement des élec- tions législatives. Pour la première fois, ces joutes seront surveillées par des magistrats. A ce propos, le Syn- dicat national des magistrats a assuré qu’il saura «relever le défi» et «être à la hauteur des aspirations du peu- ple.» Outre cette supervision locale, les législatives verront la venue à partir de la fin du mois de janvier,

des observateurs étrangers. «Suite à la demande officielle introduite par le gouvernement algérien auprès de l'UE pour l'envoi d'observateurs eu- ropéens lors des élections législa-

eu- ropéens lors des élections législa- tives, une mission de l'UE sera à Alger à la

tives, une mission de l'UE sera à Alger à la fin janvier pour entamer des discussions avec l'administration algérienne sur les conditions dans lesquelles les observateurs doivent travailler», a indiqué le chef de la délégation de l'Union européenne (UE) en Algérie, Mme Laura Baeza, lors d'une conférence animée à l'Ecole supérieure de journalisme. Même les partis politiques croient à une participation considérable lors des législatives. Le Front de libération nationale (FLN) s’inscrit dans cette logique et table sur une participation de 60%. Après lui, c’est au tour du Rassem- blement national démocratique (RND) et de l’Union pour la démo- cratie et la république (UDR), de Amara Benyounès, d’en parler. Lors de son récent passage sur les ondes

de la Chaîne III de la radio natio- nale, le leader du parti a appelé les Algériens à aller voter. Idem pour le ministre de l’Intérieur et des Collec- tivités locales qui avait précisé lors d’une émission sur la même chaîne de radio, que, loin de la crainte de la fraude, son souci est plutôt le spec- tre de l’abstention. «C’est une crainte qui m’habite (…) le scrutin des élections législatives par le passé n’a pas mobilisé grand- monde, c’est celui où il y a eu le plus fort taux d’abstention». Et de lancer un appel aux partis pour choisir des candidats crédibles afin de pousser les ci- toyens à aller aux urnes sans quoi ces derniers risquent de s’abstenir, estimant que «les candidats choisis ne correspondent pas à leurs sou- haits», avait-il souligné. Fouad IRNATENE

Lundi 23 Janvier 2012

Nation

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EL MOUDJAHID

N ation 6 EL MOUDJAHID RÉUNION DES PAYS DU CHAMP À NOUAKCHOTT AQMI et Boko Haram
N ation 6 EL MOUDJAHID RÉUNION DES PAYS DU CHAMP À NOUAKCHOTT AQMI et Boko Haram
N ation 6 EL MOUDJAHID RÉUNION DES PAYS DU CHAMP À NOUAKCHOTT AQMI et Boko Haram
N ation 6 EL MOUDJAHID RÉUNION DES PAYS DU CHAMP À NOUAKCHOTT AQMI et Boko Haram
N ation 6 EL MOUDJAHID RÉUNION DES PAYS DU CHAMP À NOUAKCHOTT AQMI et Boko Haram
N ation 6 EL MOUDJAHID RÉUNION DES PAYS DU CHAMP À NOUAKCHOTT AQMI et Boko Haram

RÉUNION DES PAYS DU CHAMP À NOUAKCHOTT

AQMI et Boko Haram à l'ordre du jour

La lutte contre les organisations terroristes Al Qaeda au Maghreb islamique (AQMI) et Boko Haram
La lutte contre les
organisations terroristes
Al Qaeda au Maghreb
islamique (AQMI) et Boko
Haram sera à l'ordre du
jour de la réunion qui
regroupera les ministres
des Affaires étrangères des
pays du champ (Algérie,
Mali, Mauritanie et Niger),
ainsi que le Nigeria, les 23
et 24 janvier à Nouakchott.

L a rencontre de Nouakchott sera élargie au Nigeria pour "faire le point sur les liens entre AQMI et

Boko Haram", a indiqué dimanche à Alger le ministre délégué chargé des Af- faires maghrébines et africaines, M. Ab- delkader Messahel, lors d'une rencontre avec la presse au siège du ministère à la veille de cette réunion. Le Nigeria sera associé pour "voir comment peut s'éta- blir une coordination" entre ce pays et ceux du champ, a expliqué le ministre délégué. La réunion de Nouakchott fait partie de la série de rencontres semes- trielles prévues entre les ministres des Affaires étrangères des pays du champ, et intervient après celle d'Alger, en mars 2010, et Bamako (Mali), en mai 2011. Par ailleurs, M. Messahel a indiqué qu'un exposé sur la menace terroriste sera présenté à cette rencontre par l'unité fusion et liaison (UFL), le mécanisme qui regroupe les chefs des services de renseignements des pays respectifs. Le comité d'état-major opérationnel

conjoint (Cémoc) présentera également un exposé sur la coordination militaire sur le terrain. La réunion de Nouakchott sera, en outre, l'occasion de réfléchir à la confé- rence "Alger 2" qui va, "probablement", se tenir au premier trimestre 2012 à Ba- mako "pour faire en sorte qu'il y ait une continuité de la stratégie établie avec nos partenaires américains et euro- péens", a précisé M. Messahel. Il sera aussi question d'évaluer les visites ef- fectuées à Washington et Bruxelles par les quatre ministres des Affaires étran- gères des pays du champ, qui réfléchis- sent à une "structuration" de ce mécanisme. Dressant le bilan du partenariat entre les pays de la sous-région, M. Messahel a estimé qu'il "commence à porter ses fruits", notamment au niveau du partage de renseignements, de la formation et de la logistique. Quant au partenariat avec les Etats-Unis et l'Union européenne (UE), le ministre délégué a souligné que

les pays du champ "insistent beaucoup" sur le thème de la sécurité, notamment le triptyque formation, logistique, et par- tage des renseignements. "Nous avons sensibilisé aussi nos partenaires sur le volet développement", a-t-il ajouté. A une question de la possibilité d'intégrer le Maroc dans les pays du champ, M. Messahel a indiqué que jusqu'à présent, ces derniers n'ont jamais été sollicités, "de manière directe ou indirecte", pour l'intégration d'autres pays. Il a relevé que les pays du champ sont ceux qui se situent autour du nord du Mali où se trouve le "sanctuaire" des groupes terroristes. "La lutte contre le terrorisme concerne directement les quatre pays du champ, tous nos parte- naires le savent et l'acceptent", a-t-il af- firmé. M. Messahel a indiqué, enfin, que la réunion de Nouakchott va permettre d'évaluer les conséquences de la crise en Libye sur les pays de la région, ainsi que la stratégie régionale dans ses deux vo- lets, sécurité et développement.

TERRORISME

Peine de mort requise dans l'affaire Mokhtar Belmokhtar

L e ministère public près le tribunal cri- minel d'Alger a requis dimanche des peines allant de 15 ans de prison ferme

à la peine de mort dans le procès de dix per- sonnes dont l'un des chefs d'Al Qaeda au Ma- ghreb islamique (AQMI), Mokhtar Belmokhtar, actuellement en fuite. Ces dix ac- cusés sont impliqués dans plusieurs actes ter- roristes tels les enlèvements et leur participation à un homicide volontaire contre deux militaires dans la commune d’Oum Laâ- dam à Messad (wilaya de Djelfa) en 2010. Selon l'arrêt de renvoi, les faits remontent au 13 mai 2010 lorsque les unités de l'Armée na- tionale populaire (ANP) ont dressé une em- buscade au niveau de la région de Messaâd dans la wilaya de Djelfa qui leur a permis d'ar- rêter le principal accusé dans cette affaire, en l'occurrence Benchneb Abdelkader. Benchneb Abdelkader "était chargé de sécuriser le pas- sage des groupes terroristes" qui ont assassiné deux militaires (un commandant et un caporal- chef) dans la commune d’Oum Laâdam à Mes- saâd lorsque les éléments de l'ANP ont tenté de les arrêter, a indiqué la même source. L'en- quête préliminaire a réussi à identifier certains membres du groupe terroriste. Il s'agit notam- ment de Mokhtar Belmokhtar, appelé "Be- laouar", Bourahla Moussa, Benchneb Mohamed, Benchneb Youcef et Hassan, appelé "Nouni", tous en état de fuite. Le principal ac- cusé dans cette affaire a reconnu, durant toutes les étapes de l'enquête, avoir accompagné des terroristes appartenant au groupe sus-cité et sé- curisé leur chemin jusqu'à ce qu'ils ont assas- siné les deux militaires Laânabi Bouzid et M'kassem Mohamed au quatre chemins d’Oum Laâdam à Messad. Benchneb Abdelkader est poursuivi pour "appartenance à un groupe ter- roriste activant à l'intérieur et à l'extérieur du pays, ainsi que pour homicide volontaire avec préméditation et guet-apens". Les autres accu- sés, Mokhtar Belmokhtar, Bourahla Moussa, Benchneb Mohamed, Benchneb Youcef, doi- vent répondre des chefs d'accusation d'"appar- tenance à un groupe terroriste activant à l'intérieur et à l'extérieur du pays, ainsi que pour complicité dans un homicide volontaire avec préméditation et guet-apens". Belaid Amer, Bouamar Kamal et Ouradi Omar sont poursuivis pour "adhésion à un groupe terro- riste".

SÉCURITÉ AU SAHEL

La 2 e conférence durant le 1 er trimestre 2012 à Bamako

U ne deuxième conférence sur le partenariat, la sécurité et le dévelop- pement entre les pays du champ (Algérie-Mali-Mauritanie-Niger) et les partenaires extra-régionaux est prévue à Bamako (Mali) au pre-

mier trimestre 2012, a annoncé dimanche à Alger le ministre délégué chargé des Affaires maghrébins et africaines, M. Abdelkader Messahel. "Les pays du champ sont tous d'accord pour l'organisation de cette conférence, dé- nommée +Alger 2+, à Bamako, au premier trimestre 2012", à indiqué M. Messahel lors d'une rencontre avec la presse à la veille d'une réunion des mi- nistres des Affaires étrangères des pays du champ à Nouakchott. La date exacte de cette conférence sera fixée au cours de la réunion de Nouakchott, a-t-il précisé. La première conférence sur le partenariat, la sécurité et le dé- veloppement s'était tenue à Alger les 7 et 8 septembre dernier, avec la parti- cipation des pays du champ et de 38 délégations représentant le système des Nations unies, les partenaires bilatéraux, notamment les cinq pays membres du Conseil de sécurité, les bailleurs de fonds et les organisations régionales. La conférence d'Alger a permis d'organiser le partenariat à travers, entre au- tres, la création de synergies entre les partenaires des pays de la région. Elle a permis de dégager un ensemble de principes directeurs qui structurent et or- ganisent le partenariat dans les domaines du développement et de la sécurité entre les pays de la région et leurs partenaires, notamment l'appropriation, l'indivisibilité de la sécurité et le développement. A la suite de la conférence d'Alger, des discussions plurilatérales ont réuni les pays du champ et des of-

ficiels américains représentant plusieurs départements de l'Administration américaine à Washington le 7 et 8 novembre dernier concernant la lutte contre le terrorisme et le crime transnational organisé ainsi que l'éradication de la pauvreté. Ces discussions ont été l'occasion d'approfondir le dialogue politique entre Washington et les pays du champ, et d'entamer des discussions sur des créneaux ciblés de partenariat. Une autre réunion a regroupé les qua- tre pays avec de haut responsables européens à Bruxelles, et permis là aussi de dégager un ensemble de principes structurant le partenariat dans les do- maines du développement et de la sécurité entre les pays de la région et leurs partenaires.

NORD DU MALI

L'accord d'Alger, cadre approprié pour trouver des solutions aux problèmes de cette région

L' accord d'Alger signé en 2006 entre le gouverne- ment malien et les mouve-

ments de rébellion touareg dans le nord du Mali demeure le cadre ap- proprié pour trouver des solutions aux problèmes qui se posent actuel-

lement entre les deux parties, a af- firmé dimanche à Alger le ministre délégué chargé des Affaires maghré-

bines et

Messahel. "L'accord d'Alger est va- lide et il prévoit des solutions aux problèmes qui se posent entre les Touareg du Mali et le gouvernement. Nous souhaitons que cet accord puisse revivre", a indiqué le ministre délégué lors d'une rencontre avec la presse au siège du ministère des Af- faires étrangères. Répondant à une questions relative à une éven- tuelle médiation d'Alger après les derniers affrontements armés entre les rebelles touareg et l'armée ma- lienne, M. Messahel a déclaré :

africaines, M. Abdelkader

"Nous sommes toujours à l'écoute des positions des uns et des autres, mais une réunion dans l'immédiat n'est pas dans l'agenda." Il a relevé, néanmoins, que l'Algérie est en contact avec les deux parties, et sou- haite que "les problèmes qui se po-

sent puissent trouver la solution dans le cadre de l'accord d'Alger". "Nous savons la disponibilité du gouverne- ment malien à aller dans ce sens, et des indications font que nous sommes optimistes (quant à la possi- bilité) que des solutions soient trou- vées dans le cadre des lois maliennes", a ajouté le ministre dé- légué. Il a rappelé, dans ce cadre, que l'accord d'Alger "est devenu une loi qui a été entérinée par le Parle- ment du Mali", soulignant que le gouvernement malien est disposé à travailler dans le sens d'un "règle- ment par les voies politiques et paci- fiques de tout problème pouvant surgir, notamment la gestion des der- niers évènements" qu'a connus le nord du pays. M. Messahel a insisté sur le fait que l'Algérie "a toujours agi à la demande des deux parties, mais surtout dans le cadre du respect de l'intégrité territoriale et de la sou- veraineté du Mali et sur la base du principe de recherche des solutions par la voie du dialogue pacifique". "Tout le reste est négociable entre eux, ce n'est pas l'affaire de l'Algérie, mais celle du Mali qui a la capacité d'imaginer des situations qui répon- dent aux attentes de ses jeunes", a ex- pliqué le ministre délégué. Outre les

problèmes liés à la pauvreté et au désœuvrement, une "manipulation n'est pas à écarter", a-t-il toutefois noté à ce sujet. Par ailleurs, M. Mes- sahel a indiqué que "toutes les tribus du Mali et tous les chefs de tribus s'entendaient avec le gouvernement malien", ajoutant qu'il y avait "une petite minorité qui demande l'indé- pendance parfois, l'autonomie par moments, et parfois elle parle du par- tage du pouvoir". Il a souligné que ce qui se passe dans le nord du Mali est "totalement différent" de la situation qu'avait connue le Soudan avant qu'il ne soit divisé en deux Etats. "Nous ne sommes pas devant un scénario à la soudanaise, loin de là. Le gouver- nement malien et les chefs de tribus ont toutes les bonnes volontés et suf- fisamment d'intelligence et de capa- cité pour trouver des solutions" à leurs différends, a poursuivi le mi- nistre délégué. M. Messahel a tenu à préciser que sur cette question, la po- sition de l'Algérie est "très claire". "Nous faisons la différence entre l'ac- tivité d'Al Qaeda au Maghreb isla- mique (AQMI) et du crime organisé, d'une part, et le problème des Toua- reg, d'autre part, ce sont deux choses différentes", a-t-il dit.

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EL MOUDJAHID

N ation 7 EL MOUDJAHID AIR ALGÉRIE 56 milliards de dinars de chiffre d'affaires réalisés en
N ation 7 EL MOUDJAHID AIR ALGÉRIE 56 milliards de dinars de chiffre d'affaires réalisés en
N ation 7 EL MOUDJAHID AIR ALGÉRIE 56 milliards de dinars de chiffre d'affaires réalisés en
N ation 7 EL MOUDJAHID AIR ALGÉRIE 56 milliards de dinars de chiffre d'affaires réalisés en
N ation 7 EL MOUDJAHID AIR ALGÉRIE 56 milliards de dinars de chiffre d'affaires réalisés en
N ation 7 EL MOUDJAHID AIR ALGÉRIE 56 milliards de dinars de chiffre d'affaires réalisés en

AIR ALGÉRIE

56 milliards de dinars de chiffre d'affaires réalisés en 2011

La compagnie nationale Air Algérie a réalisé un chiffre d'affaires de près de 56 milliards de dinars en 2011. Il est en légère hausse par rapport à celui de l'année précédente, a annoncé hier, à Alger le PDG de l'entreprise, M. Mohamed Salah Boultif.

Alger le PDG de l'entreprise, M. Mohamed Salah Boultif. “ N ous avons réalisé en 2011

N ous avons réalisé en 2011 un chiffre d'affaires en légère hausse par rap-

port à 2010. Il avoisine 56 milliards de dinars ", a-t-il expliqué dans une déclaration à l'APS en marge d'un séminaire sur le transport aérien dans le monde. Concernant les pré- visions d'Air Algérie pour 2012, M. Boultif a fait savoir que la com- pagnie ambitionnait de réaliser un chiffre d'affaires de 58 milliards de dinars, soit un résultat similaire à celui de 2009. " Nous espérons réa- liser un chiffre d'affaires similaire à

celui de 2009 (58 milliards de di- nars) qui a été la meilleure année ", a-t-il ajouté. En 2010, Air Algérie a réalisé un chiffre d'affaires de 55 milliards de DA, selon des chiffres avancés récemment par le PDG de la compagnie. Interrogé sur le nombre de pas- sagers transportés par la compagnie au cours de l'année passée, M. Boul- tif a relevé qu'Air Algérie a enregis- tré 3,6 millions de clients en 2011. Par rapport à 2010, la compagnie a enregistré en 2011 une hausse de 10 % du nombre de passagers sur les

lignes internationales et une stagna- tion du nombre de clients sur les des- sertes domestiques. Evoquant les ambitions d'Air Algérie de se déve- lopper davantage à l'international, il a indiqué que des études étaient lan- cées en 2011 par la compagnie en vue de conquérir de nouveaux mar- chés notamment en Asie. " Nous prospectons pour lancer de nouvelles dessertes vers d'autres villes chi- noises outre celle de Pékin où nous sommes fortement concurrencés ", a-t-il précisé.

Signature d’un accord de formation avec l'IATA

Air Algérie signera aujourd’hui à Alger un accord avec l'Association internationale du transport aérien (IATA) pour bénéficier de pro- grammes de formation à des tarifs préféren- tiels, a annoncé hier, le PDG de la compagnie, M. Mohamed Saleh Boultif. En vertu de cet

accord, la compagnie nationale de transport aé- rien bénéficiera d'une réduction de 25 % sur l'ensemble des prestations fournies par l'IATA dans le domaine de la formation et de la mise

à niveau, a-t-il expliqué dans une déclaration

à l'APS en marge d'un séminaire sur " les ten-

dances du transport aérien dans le monde ". Selon lui, ce contrat permettra, par ailleurs, au centre de formation d'Air Algérie de bénéficier du label " IATA " et d'accéder aux différents programmes de perfectionnement initiés par cette association internationale. Concernant le coût des prestations fournies par l'IATA dans le cadre de l'accord, M. Boultif a répondu qu'" il est question de payer au départ des frais

d'adhésion estimés à 5.000 dollars, et par la suite nous payerons une somme annuelle". Il

a souligné, dans ce contexte, que la signature

de cet accord s'inscrivait dans le cadre des ef- forts consentis par Air Algérie dans le but de former et de mettre à niveau son personnel. S'agissant des objectifs du séminaire, M. Boul- tif a expliqué que cette rencontre, de deux jours, permettrait aux cadres de la compagnie de s'enquérir des grandes tendances de l'indus- trie internationale du transport aérien et de ses perspectives, à court et à moyen termes. Animé par des experts de l'IATA, ce séminaire traite de l'ensemble des aspects de l'industrie du transport aérien comme la culture de la sécu-

rité, la politique de distribution, le e-commerce et la maîtrise des coûts, a-t-il ajouté. Fondée

à La Havane à Cuba en avril 1945, l'IATA, dont

le siège est installé à Montréal (Canada), est une organisation commerciale internationale de sociétés de transport aérien.

RÉUNION SUR LA POLITIQUE EUROPÉENNE DE VOISINAGE AUJOURD’HUI

Comment cristalliser les attentes et aspirations

La PEV concerne seize pays, dont l’Algérie, la Tunisie et le Maroc. Elle appuie les ré- formes politiques et écono- miques des voisins de l’Union européenne en vue de pro- mouvoir la paix, la stabilité et la prospérité dans toute la région.

L es discussions prélimi- naires pour aborder le souhait exprimé par l'Al-

gérie de participer à la Politique européenne de voisinage (PEV) débuteront aujourd’hui à Alger. Cette initiative à travers laquelle l’Union européenne vise à don- ner une approche cohérente en faveur d’un approfondissement de ses relations avec tous ses voisins, permettra de développer des relations « sur mesure » avec les différents pays. Selon le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, M. Amar Belani, cette importante ren- contre a pour objectif d’exami- ner « les principes et les grands axes d’un futur plan d’action bi- latéral qui tienne compte des spécificités et des besoins de l’Algérie ». Mettant l’accent sur la mise en place du sous-comité de dia- logue politique, sécurité et droits de l’homme, qui a tenu sa pre- mière session les 3 et 4 octobre dernier à Alger, Amar Belani a indiqué que « cette décision té- moigne la volonté du gouverne- ment algérien, de renforcer et d’insuffler de l’ambition à nos relations avec notre partenaire européen. » Il y a lieu de rappeler que notre ministre des Affaires

étrangères M. Mourad Medelci, avait indiqué au début du mois de janvier, que l’Algérie parti- cipe à des " discussions explora- toires " avec l'UE sur la politique européenne de voisi- nage. La PEV concerne seize pays, dont l’Algérie, la Tunisie et le Maroc, et a pour but de renfor- cer la coopération politique, sé- curitaire, économique et culturelle entre l'UE et ses voi- sins. A ce titre il est à rappeler que M me Baeza Ambassadeur de l’UE à Alger a déclaré récem- ment lors d’une conférence de

presse organisée à l’école de journalisme à Alger, que le sou- hait du gouvernement algérien à adhérer d’avantage à cette poli- tique de voisinage, « répond aux aspirations du citoyen algé- rien ». Dans ce contexte elle fera remarquer que les Algériens connaissent l'étendue des rela- tions entretenues par les deux entités, « et souhaite encore plus ». Elle a affirmé, dans cet ordre d’idées, que l’Union Eu- ropéenne « reste à l'écoute du gouvernement et du citoyen al- gérien pour répondre à leurs at-

tentes ». Makhlouf AZ

A propos de la politique européenne de voisinage

La politique européenne de voisinage (PEV) a été déve- loppée en 2004, dans le but d'éviter l'émergence de nouvelles lignes de division entre l'Union Européenne élargie (27 pays) et de renforcer la prospérité, la stabilité et la sécurité de tous. Le cadre général de cette politique a été développé en premier lieu dans une communication de la commission sur l’ " Eu- rope élargie " Europe élargie, en mars 2003, et a été suivie par un document de stratégie plus développé sur la " Politique européenne de voisinage " Politique européenne de voisinage publié en mai 2004. Ce document définit en termes concrets la façon dont l'UE propose de travailler plus étroitement avec ces pays. Dans son rapport sur la mise en œuvre, en décem- bre 2006 et à nouveau en décembre 2007, la Commission a également fait des " propositions " pour renforcer cette poli- tique. Un partenariat oriental a ainsi été inauguré en mai 2009 avec l'Arménie, l'Azerbaïdjan, la Géorgie, la Moldavie, l'Ukraine et la Biélorussie. Quoique la Russie soit également un voisin de l’UE, les relations avec ce pays sont régies dans le cadre d’un Partena- riat stratégique qui couvre quatre « espaces communs ». MAZ

“Air Algérie veut aller vers des alliances internationales” affirme le SG

La compagnie nationale Air Algérie a élaboré un plan de développement vi- sant notamment à renforcer sa présence dans le trafic de 6 e liberté (trafic de tran- sit) et à adhérer à des alliances internationales, a affirmé dimanche son secrétaire général, M. Abderahmane Halimi. " Nous avons arrêté un plan de développement qui ambitionne notamment de renforcer la position d'Air Algérie sur le marché du trafic de 6 e liberté, consistant à transporter, à titre d'exemple, des passagers d'Afrique vers le Moyen-Orient ou l'Europe ", a-t-il expliqué dans une déclaration à l'APS en marge d'un séminaire sur le transport aérien dans le monde. Ce plan de développement d'Air Algérie comporte, par ailleurs, le lancement d'une étude sur " les pour et les contre " d'une éventuelle adhésion d'Air Algérie à une alliance internationale de transport aérien, qui pourrait l'aider à intégrer de nouvelles niches sur le marché international du transport aérien. " Nous prospectons pour adhérer à des alliances avec des groupes comme Sky team ou avec des compa- gnies africaines ", a-t-il précisé. Cette stratégie de développement, étalée sur les cinq prochaines années, tend également à créer un " Hub " (plate-forme de cor- respondances aéroportuaires) au niveau de l'aéroport d'Alger pour accroître les ac- tivités de la compagnie, ainsi que la réalisation d'un nouveau centre de formation conforme aux normes internationales. M. Hamili a fait savoir, d'autre part, que la direction commerciale d'Air Algérie avait lancé fin 2011 des études de prospec- tion pour développer le réseau international de la compagnie. " Fin 2011, nous avons engagé des études approfondies pour identifier les possibilités de déve- lopper le réseau d'Air Algérie notamment vers l'Europe de l'Est et l'Asie ", a-t-il précisé.

TÉLÉCOMMUNICATIONS : LE «.DZ» LOIN D’ATTEINDRE L’OBJECTIF DE 1 MILLION D’ADRESSES EN 2013

4.000 sites seulement hébergés dans le domaine algérien

L'une des ambitions de la stratégie «e- Algérie» est d’améliorer la visibilité de l'Al- gérie sur Internet à travers une gestion effi- cace du nom de domaine «.dz» qui n’héberge actuellement qu’un peu plus de 4.000 sites Internet, ce qui est loin de riva- liser avec le «.fr» ou encore le «.com». Ainsi, malgré l’exonération de la créa- tion des sites Web et l'abonnement Internet de la TVA qui a vise — au-delà de la géné- ralisation de l’utilisation du web — à inciter les gens à développer des sites en Algérie, par des Algériens et de les faire héberger en domaine national, le rythme des héberge- ments en «.dz», à raison de deux créations par jour, est loin de réaliser l’objectif es- compté de 1 million d’adresses l’an pro- chain. Dans le cadre de la relance du domaine, le ministère de la Poste et des Tic a engagé des discussions avec le Centre de recherche sur l’information scientifique et technique (CERIST) pour trouver un moyen de redynamiser la gestion du ".dz" et de d'amener les opérateurs à y héberger leurs sites. Cela dit, M. Moussa Benhamadi est persuadé que le développement des Tic en Algérie et l’amélioration de la visibilité du .dz n’est pas l’affaire du gouvernement uni- quement d’autant plus, a-t-il indiqué récem- ment, que la plupart des opérateurs économiques préfèrent encore les domaines étrangers. Il citera à titre d’exemple les or- ganes de presse, lesquels sous le prétexte du risque de la censure, optent pour le «.com». « Du moment que la version papier d'un journal n'est pas censurée, je ne vois pas pourquoi a-t-on peur de la censure de la version électronique. Si la publication ne tombe pas sous le coup de la loi, personne ne peut la censurer. Il n'y aura aucun blo- cage de sites », tient-il à rassurer. Enumérant l’avantage de développer le site Web ici en Algérie et par des Algériens, qui permet notamment de ne pas payer la TVA, il soulignera que pour l’hébergement deux possibilités existent, soit héberger le contenu physiquement en Algérie avec exo- nération de TVA, soit de payer un opérateur

en Algérie qui se chargera d'héberger le site

à l'étranger sous le ".dz". De leur côté, les opérateurs déplorent le manque de communication autour du do- maine algérien et les coûts élevés de la bande passante. L’hébergement d’une adresse en .dz coûte entre 30.000 à 110.000 DA l'année. Alors que l'agence devant gérer le domaine .dz tarde encore à voir le jour, l’accessibilité au «.dz», géré actuellement par le Centre de recherche sur l'information scientifique et technique (CERIST), qui est sous la double tutelle du Ministère de l'En- seignement supérieur (MESRS) et du Mi- nistère de la Postes et des Technologies de l'information et de la communication (MPTIC), est perçue comme étant contrai- gnante au vu des démarches administratives

à entreprendre sans oublier le passage obligé

par l'Institut national algérien de la propriété industrielle (INAPI) pour le contrôle du nom de l’adresse. Pour contourner ces obs- tacles d’ordre administratif, certains préco- nisent un enregistrement on-line et gratuit, avec un contrôle à posteriori des noms de domaine, ainsi que l’encouragement de toute création sur le domaine algérien. Car, de l’avis même du ministre, beau- coup d’investissement ont été consentis

dans l’infrastructure avec la création du cyber-parc de Sidi Abdellah et la program- mation d’autres parcs technologiques, à Oran, Annaba, Ouargla, Sétif, Constantine, et Sidi Bel Abbés, mais peu d’intérêt a été accordé jusque-là au développement du contenu. D’ailleurs comme il a tenu à le préciser, « Nous nous sommes beaucoup plus intéressés à l'infrastructure qu'à la construction d'un contenu. Maintenant nous

nous attelons à le dynamiser et à lui donner plus de contenu et, surtout, à partir de. L'ob- jectif étant de créer des activités dans les TIC, et surtout d'encourager les jeunes com- pétences à lancer leurs start-up. Nous en- courageons les Algériens, d'ici, ou d'ailleurs,

à soumettre leurs projets à évaluation en vue d'un financement par le FAUDTIC». Hamida B.

Ph : Nacera

Nation

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EL MOUDJAHID

Ph : Nacera N ation 8 EL MOUDJAHID MV BLIDA Lesex-otagesrevendiquentleursdroits Reçus au siège d’El Moudjahid,
Ph : Nacera N ation 8 EL MOUDJAHID MV BLIDA Lesex-otagesrevendiquentleursdroits Reçus au siège d’El Moudjahid,
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Ph : Nacera N ation 8 EL MOUDJAHID MV BLIDA Lesex-otagesrevendiquentleursdroits Reçus au siège d’El Moudjahid,
Ph : Nacera N ation 8 EL MOUDJAHID MV BLIDA Lesex-otagesrevendiquentleursdroits Reçus au siège d’El Moudjahid,

MV BLIDA

Lesex-otagesrevendiquentleursdroits

Reçus au siège d’El Moudjahid, en compagnie de M. Rabah Youtichene, secrétaire général du conseil syndical du personnel navigant d’IBC, les otages du MV Blida racontent qu’ils n’arrivent plus à surmonter leurs fu- nestes souvenirs qu’ils ont dû endurer, même si, désormais, ils sont au milieu des leurs.

S elon les marins rencontrés hier, depuis leur libération, ils sont mis à l’écart, et n’ont

fait, à ce jour, l’objet d’aucune as- sistance de la part des responsa- bles d’IBC. «Ils sont livrés à eux-mêmes et leurs arriérés de sa- laires sont bloqués chacun selon sa durée d’embarquement. Il y a ceux qui ont 11 mois et d’autres 17», a déclaré M. Youtouchene, précisant le fait qu’«en plus de ce qu’ils ont subi par leurs ravisseurs, ils ont été dépouillés de tous leurs biens». Le responsable syndical a éga- lement expliqué que «la majorité des marins est dans une situation pitoyable, ceci en plus du fait qu’ils ont attrapé des allergies et des maladies durant leur capti- vité». Evoquant leurs conditions de détention, les anciens otages ont raconté le fait que «depuis le mois de janvier, les pirates nous obli- geaient à dormir sur la passerelle». Le SG du syndicat explique par ailleurs que les marins ont perdu tous leurs droits en matière de couverture sociale, «et on se de- mande pourquoi, au niveau de la sécurité social de notre société, il y a une absence pour le suivi de ces marins ?» s’est-il interrogé. Convaincus que leur libération revient aux efforts fournis par les autorités algériennes, les ex- otages affirment que «l’Etat algé- rien a tout fait pour que le

que «l ’Etat algé- rien a tout fait pour que le dénouement de notre prise d’otages

dénouement de notre prise d’otages se fasse sans qu’il y ait la moindre perte humaine». Néan- moins, comme ils le déploreront, leurs salaires ont été tout bonne- ment suspendus et ils n’ont reçu aucune rémunération depuis leur prise d’otage. Sofiane Saadaoui assure : «C’est vrai que lorsque nous étions pris en otage, le direc- teur général d'IBC, M. Mansouri, avait adressé une somme d’argent de 55.000 dinars à nos familles, mais sous condition que cette somme serait retenue de nos sa- laires dès notre retour.» M. Abder- rahmane Mendir précise : «Nous avons reçu des menaces de mort au quotidien, et nos familles vi- vaient avec les aides des proches et les allocations familiales. A notre rapatriement, nous avons reçu des promesses selon les- quelles nous allions recevoir l’in- tégralité de nos salaires. Cela fait 3 mois que nous avons été rapa- triés, malheureusement nous sommes mis aux oubliettes». Nos responsables ne cherchent plus après nous, nous sommes toujours sous le choc, il n’y a aucune assis- tance.» Contacté par téléphone, le di- recteur général d'IBC a déclaré :

«En partie, c’est vrai ce qu’ils di- sent,. La société IBC va payer jusqu’au mois de janvier 2012

pour certains ; pour les autres, à chaque fois qu’on les appelle, ils répondent qu’ils sont en train de refaire leur calculs.» Le DG d’IBC a également pré- cisé : «De toute façon, je les reçois aujourd’hui pour faire un point de situation, et nous allons décider de ce qu’il y a lieu de faire.» En ce qui concerne l’état de santé physique et morale des ex- otages, M. Mansouri a affirmé

ignorer leur situation, témoignant avoir reçu M. Djafer Melouane, jeudi dernier. «Il me paraissait bien, en tout cas, il ne m’a pas parlé de maladie, a-t-il dit. A ma connaissance, il n’y a que M. Ab- derrahmane Mendir qui, effective- ment, a un genou enflé. On lui a pris un rendez-vous chez un spé- cialiste pour ce mois de février.» Selon lui, il y a un contrat donc et une indemnisation qui est pré-

vue : «Nous avons donné le contrat à nos avocats, ces derniers sont en train d’étudier le dossier pour voir ce qu’il y a lieu de de- mander comme dédommagement à l’affréteur.» Pour rappel, le vraquier battant pavillon algérien, MV Blida, avait été victime le 1 er janvier 2011 d'un acte de piraterie en haute mer, alors qu'il se dirigeait vers le port de Mombasa au Kenya. Celui-ci comptait à son bord un équipage de 27 membres, dont 17 de natio- nalité algérienne. Sihem Oubraham

250 personnels navigants d’IBC en difficulté
250 personnels navigants d’IBC en difficulté

250 personnels navigants d’IBC en difficulté

250 personnels navigants d’IBC en difficulté

Le personnel navigant de l’entreprise du trans- port maritime International Bulk Carriers (IBC), fi- liale de CNAN Group, lance un appel au secours. Selon M. Rabah Youtichene, secrétaire général du conseil syndical du personnel navigant d’IBC, «il y 250 marins qui réclament leurs salaires bloqués de- puis le début de l’année 2010». Selon lui, «il n’y a ni salaire d’attente ni celui du chômage technique, et surtout pas de cotisation pour la retraite durant tous ces mois impayés». Ces personnels se disent victimes du litige entre IBC et son partenaire saoudien. D’après Rabah You- tichene, huit navires sont à l’arrêt depuis des mois. «Trois sont en Grèce, quatre en Malaisie et un en Chine.» Les 250 marins, ayant pourtant le statut de travailleurs permanents, ne savent plus à quel saint se vouer. Avec des dettes accumulées et des factures non payées, les marins vivent leurs moments les plus pé- nibles depuis leur intégration dans CNAN

et des factures non payées, les marins vivent leurs moments les plus pé- nibles depuis leur
Group. Contacté par nos soins, Nacerdine Mansouri, directeur général d’IBC, rappelle que l’affaire est en

Group. Contacté par nos soins, Nacerdine Mansouri, directeur général d’IBC, rappelle que l’affaire est en arbitrage précisant que le problème sera bientôt réglé. «Les navires en arrêt seront rapatriés très pro- chainement», affirme-t-il. M. Mansouri a estimé par ailleurs que les marins seront pris en charge, expli- quant que «ce n’est pas IBC qui le fera toute seule». Le syndicaliste, pour sa part, souligne que depuis le début du conflit, les travailleurs n’ont pas perçu leurs salaires. «Depuis 2010, nous n’avons touché aucun sou. Ce sont 250 familles qui se trouvent sans revenu», poursuit-il, en précisant que le contrat prendra fin en 2012. M. Youtichene explique que la réunion qui devrait se tenir aujourd’hui au niveau du siège d’IBC consiste à «trouver un terrain d’en- tente avec le conseil d’administration pour nous ex- pliquer les raisons de ce blocage». Pour rappel, c’est le groupe Pharaon qui est le partenaire saoudien de la filiale IBC relevant de Cnan Group. S. O.

ATTRIBUTION DE LOGEMENTS SOCIAUX À ANNABA

Des demandeurs protestent

Il y avait foule, hier, devant le siège de la wilaya. Des deman- deurs de logements sociaux s’y sont rassemblés aux premières heures de la journée. Issus de plu- sieurs sites de la commune d’An- naba, les protestataires n’ayant pas figuré sur les listes des bénéfi- ciaires s’impatientent et revendi- quent le droit à un logement décent. Le rassemblement a requis la mobilisation des forces de l’or- dre, stationnées aux alentours, pour veiller à l’ordre public. Ce mouve- ment intervient, faut-il le rappeler, après deux consistantes opérations de relogement ayant touché, le mois dernier et la semaine passée, les cas jugés prioritaires parmi les habitants des logements précaires

et autres baraques, ainsi que les lo- cataires des centres de transit dont les conditions de vie sont difficiles. Les engagements des autorités lo- cales, à chaque fois réitérés, de tra- vailler de façon à ne pas faire d’exclus, voire tout mettre en œuvre pour que les programmes dont a bénéficié la wilaya puissent satisfaire la demande, n’ont pas empêché les contestataires de réin- vestir l’espace revendicatif, sa- chant qu’un quota de logements, aussi consistant soit-il, ne peut à l’évidence répondre à une de- mande aussi forte. Les manifes- tants, dans le calme, tentaient de mettre la pression en campant sur les lieux. S. Lamari

BORDJ BOU ARRÉRIDJ

Les habitants de Ghafsitene bloquent la RN45

Les habitants de la localité de Ghafssitene, dans la commune d’El-Euch, sont revenus à la charge pour exiger de bénéficier du gaz naturel, de l’habi- tat rural et de l’assainissement. La localité a bénéfi- cié de projets relatifs à ces dossiers. Mais ils connaissent selon les habitants un retard important. Les 200 aides qui ont été allouées il ya deux ans n’ont toujours pas été attribuées. L’étude pour le gaz a été finalisée quant à elle il y a six mois. Mais les travaux n’ont pas commencé. Le réseau d’assainis- sement est inexistant tout comme l’aménagement

urbain. L’eau potable est insuffisante. Ce qui a poussé les contestataires à bloquer la route natio- nale 45. Les élèves des deux écoles primaires et du CEM de Ghafsitene n’ont pas rejoint les bancs des établissements. Notons que le même mouvement a été organisé la semaine passée. Mais aucune entente n’a abouti des contacts entre les contestataires et les autorités locales, au grand dam des usagers de la RN45 pénalisés par cette situation. F. D.

Fermeture des sièges de l’APC et de la daïra d’El-Hamadia

Des dizaines d’habitants de la localité de Biata, en colère, ont fermé hier les sièges de l’APC et de la daïra d’El-Hamadia dont dépend la localité. Les habitants qui réclament des projets d’aménagement urbain, de gaz naturel et d’AEP ont rappelé leurs conditions de vie difficiles avec l’eau qui se fait rare, le problème d’approvisionnement en gaz bu-

tane et en mazout, et l’absence d’éclairage et routes qui font de leur quotidien une véritable souffrance, surtout en hiver. Des discussions ont été engagées par les autorités locales aves les protestataires pour les persuader de permettre aux deux structures de fonctionner normalement et d’ouvrir les portes du

dialogue.

F. D.

Nation

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EL MOUDJAHID

PROTECTION DES PERSONNES ÂGÉES

Un devoir sacré

désormais pris en charge par la loi

Un plan d’action pour la période 2010-2014 en faveur de cette catégorie de la population, a été élaboré par le gouver-nement qui s’est lancé dans la rénovation de 167 centres au niveau national.

L a prise en charge des personnes âgées est l’une des préoccupations majeures du gouvernement, qui veut

faire valoir une meilleure vie à cette caté- gorie sociale en lui préservant ses droits et en l’aidant dans son quotidien. L’Algérie compte actuellement quelque 1,8 million de personnes âgées dont 300 000 sont prises en charge par l’Etat. Ce chiffre passera durant les trois prochaines décennies à 9 millions de personnes. Les textes de loi relatifs à la protection de ces personnes pénalisent toute personne qui délaisse ou porte atteinte aux personnes de cette catégorie sociale. Ils mettent en garde tous ceux qui portent atteinte à l’inté- grité physique ou morale de ces personnes. «Quiconque délaisse ou expose une per- sonne âgée au danger est puni, selon les cas, des mêmes peines prévues par le code pénal, notamment ses articles 314 et 316», peut-on lire dans l’article 31. L’article qui suit est plus explicite : «(…) est puni d’un emprisonnement de 6 à 18 mois et d’une amende de 20 000 à 200 000 dinars toute personne qui contrevient aux disposi- tions des articles 7 et 29 alinéa 1 de la pré- sente loi, lesquels stipulent que les personnes en charge des personnes âgées doivent, lors-qu’elles disposent de moyens

âgées doivent, lors-qu’elles disposent de moyens suffisants pour le faire, assurer la prise en charge et

suffisants pour le faire, assurer la prise en charge et la protection de leurs ascendants». Par ailleurs, et comme vient de l’annon- cer le ministre de la Solidarité nationale et de la Famille, l’Etat interviendra par une aide dans la prise en charge de ces per-

sonnes pour permettre leur maintien dans le milieu familial à travers des dispositifs et des mesures permettant une offre de prise en charge globale intégrant à la fois les soins, les équipements spécifiques, l’aide à domicile, l’aide ménagère et les prestations

nécessaires susceptibles de répondre à leur état physique et mental. D’autre part, toute personne âgée étant en difficulté, n’ayant pas de liens familiaux et étant en difficulté financière ouvre droit à une assistance sociale et à une pension esti- mée à 2/3 du Salaire national minimum ga- ranti (SNMG). Une enveloppe financière de 23,8 mil- liards de dinars a été allouée l’année der- nière au profit de 708 000 personnes démunies bénéficiant de l’allocation for- faitaire de solidarité (AFS), dont plus de 292 000 âgées de 60 ans et plus. Un montant de l’ordre de 6,1 milliards de dinars a été, en outre, dégagé durant la même année au titre des cotisations à la sé- curité sociale pour les bénéficiaires de l’AFS et de leurs ayants droit. D’autre part, un plan d’action pour la pé- riode 2010-2014 en faveur de cette catégo- rie de la population, a été élaboré par le gou- vernement, qui s’est lancé dans la ré- novation de 167 centres au niveau national. Les travaux de réhabilitation ont été déjà lancés pour certains établissements et d’au- tres devraient l’être durant ce mois de jan- vier.

Sarah SOFI

La gériatrie, nouvelle spécialité à la faculté de médecine

L e renforcement de la prise en charge médicale des personnes âgées

«gériatrie» à la faculté de médecine. Cette décision émanant du mi-

nistère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière intervient

suite à la proposition faite par l’Assemblée populaire nationale qui vise à renforcer la prise en charge médicale des personnes âgées dans un cadre fa- milial convenable. Pour se doter d’un personnel de santé spécialisé, le département d’Ould Abbès fera appel à des professionnels dans le domaine pour assurer une bonne formation des médecins afin de mettre en place les meilleures condi- tions de prise en charge pour cette frange sensible de la population, estimée à près de 2 millions de personnes. Le ministre rappelle que sa politique est axée sur la réhabilitation des services sanitaires et l’amélioration des prestations de services, notamment pour les personnes âgées, qui nécessite une formation des plus particulières, et ce, dans le cadre de la réalisation du programme quinquennal 2010-2014. La nouvelle loi institutionnalisée fixe les droits de cette catégorie et les obligations légales des descendants directs et du principe d’une aide de l’Etat aux familles démunies pour la prise en charge de leurs membres âgés. L’Etat prévoit dans ce cadre la création de 32 centres spécialisés dotés de médecins et de psychologues pour la prise en charge de cette catégorie. S. S.

se traduit par le lancement d’une nouvelle spécialité sous le nom de

Lesretraitésperçoivent

leursnouvellespensions

T ant attendue, l’augmentation des retraites est désormais effective. Elles étaient très nombreuses les personnes du troisième

âge à se présenter ces derniers jours devant les bureaux de poste pour percevoir le nouveau pé- cule Aussi, c’est très tôt le matin, dès sept heures, au niveau de certains bureaux de poste de la ca- pitale, que des dizaines de personnes âgées sont arrivées pour prendre place dans des chaînes qui ont commencé à se former à l’extérieur même des établissements, étant donné que ceux-ci n’ouvrent qu’à partir de huit heures. Et c’est dans une ambiance bon enfant que tout ce monde, re- joint par d’autres retraités, a fini par percevoir ce qui lui est dû, même si cela a occasionné de longues files d’attentes pour le commun des ci- toyens. Ainsi, la décision prise par le Président de la République et entérinée par le Conseil des mi- nistres de relever à 15 000 dinars toutes les pen-

sions et allocations de retraite inférieures à ce montant à partir du 1 er janvier, prend forme au grand bénéfice des retraités salariés et non sala- riés. Les autres augmentations accordées varient par paliers, de 28% à 24% pour les pensions et allocations de retraite dont le montant est supé- rieur à 30.000 dinars et inférieur à 40.000 dinars et une augmentation de 15% pour celles dont le montant est égal ou supérieur à 40.000 dinars. Près de 2.4 millions retraités de salariés et non-salariés bénéficieront de ces mesures finan- cées sur budget de l’Etat avec un impact annuel évalué à plus de 63 milliards DA. Cette décision intervient, rappelons-le, après celle prise en janvier 2009 portant augmentation des pensions au profit des retraités percevant une pension inférieure à 11 000 DA et l’exonération d’impôts aux retraités percevant une pension in- férieure à 20 000 DA/mois. Hamida B.

Lundi 23 Janvier 2012

11 EL MOUDJAHID Economie
11
EL MOUDJAHID
Economie

AMARA LATROUS, PRÉSIDENT DE L’UAAR

“Lespertesannoncéespar lesassureursprivéssont exagérées”

Le secteur privé représente près de 25% du marché en termes de chiffre d’affaires

«L es pertes annoncées par les assureurs pri- vés, soit 50 milliards

de dinars chaque année sont exa- gérées. Il est vrai que le risque obligatoire automobile est défi- citaire depuis longtemps et l’au- torité de régulation est au courant de ce fait. Il est aussi vrai que les primes à ce chapitre sont modiques, mais dire que les entreprises assurances perdent chaque année un tel montant est effarant.» C’est ce qu’a déclaré, hier, le président de l’Union des assureurs et réassureurs qui était l’invité de la rédaction de la Chaîne III. M. Amara Latrous rappellera, à ce propos, que le marché est ouvert à la concur- rence depuis 1997 à une ving- taine de compagnies dont quatre étrangères et que les problèmes du marché sont communs à l’en- semble des intervenants. «Il est possible que certaines compa- gnies se livrent à des remises sur les tarifs auto alors le ministre des Finances a interdit expressé- ment à ce que les réductions se fassent sur cette catégories de ta- rifs obligatoires d’où le déficit

catégories de ta- rifs obligatoires d’où le déficit constaté a-t-il ajouté. Et de pré- ciser que

constaté a-t-il ajouté. Et de pré- ciser que les «remises ne sont faites, en principe, que sur des risques facultatifs automobiles et par conséquent, il est navrant de constater que des réductions aussi importantes se fassent sur le tarif pourtant homologués. Dans sa lancée, il indiquera que le secteur privé représente près de 25% du marché en termes de chiffre d’affaires et que les trois

quart des primes d’assurances sont collectées par les entre- prises publiques. Abordant dans le même sens, le président de l’UAA a indiqué, en ce qui concerne les accidents de la route qui place notre pays en 4 e position en Afrique et 13 e au ni- veau mondial, que le secteur des assurances a payé, en 2011, en règlements de sinistres, l’équi- valent de 36 milliards de dinars dont 80% ont été versés au titre de la branche automobile. De même, les statistiques pour 2011 démontrent que les compagnies d’assurances ont réalisé un chif- fre d’affaires de 86,1 milliards de dinars et 50% de ce chiffre d’affaires proviennent des risques et des couvertures de la branche automobile. A la ques- tion sur le monopole du privé sur certaines activités, il préci- sera que c’est au client de faire le choix de son assureur et que les nouvelles compagnies pri- vées sont en train de s’installer et œuvrer à accroître leurs parts de marché. Au titre de l’assu- rance «Cat-Nat» qui ne repré- sente que 10% du marché, actuellement, M. Amara Latrous

estime que cette dernière «avance assez bien» affirmant que des compagnies se préparent à mettre en place un plan de dé- veloppement pour promouvoir ce produit. «Il est vrai, que les compagnies ne sont pas agres- sives sur le plan commercial et de la communication actuelle- ment mais l’année 2012 devra enregistrer un changement ra- dica» selon le président de l’UAAR. En effet, d’autres contrats et d’autres produits dont l’assistance à domicile se- ront mis sur le marché avec l’ar- rivée de nouvelles compagnies d’assurances, a-t-il souligné. Six nouvelles compagnies, essen- tiellement, dans le créneau de l’assurance personnes ont été créés depuis moins d’un an et les prochaines années vont enregis- trer une progression de ce pro- duit fera savoir l’intervenant. A propos de la séparation entre les assurances personnes et assu- rances dommages, il précisera que l’initiative répond à un souci d’un meilleur développement du

marché. D. Akila

LES EXPORTATIONS ONT DÉPASSÉ 73 MILLIARDS DE DOLLARS

Hausse de l'excédent commercial de l'Algérie en 2011

L ’Algérie a importé pour 46,45 milliards de dol- lars en 2011. Cette fac-

ture constitue un nouveau record pour les importations du pays, soit une hausse de 14,78% par rapport à 2010 (40,47 milliards de dollars), mais, en dépit de cette envo- lée des importations, l’excé- dent commercial de l’Algérie a bondi de 62,46% en 2011, à 26,93 milliards de dollars contre 16,58 milliards en 2010, selon les chiffres du Centre national de l'informa- tique et des statistiques des douanes (Cnis), publié hier. Les exportations ont, en effet, augmenté de 28,63 % à 73,39 milliards de dollars contre 57,05 mil- liards en 2010. Cette bonne performance s'explique notamment par l'augmentation des exportations des hydrocarbures, princi- pale source de revenus en devises de l’Al- gérie, avec une hausse de 28,30 % grâce à la bonne tenue des prix du baril de pétrole. Les hydrocarbures ont représenté l'essentiel des exportations algériennes à l'étranger avec une part de plus de 97% du volume global des exportations, soit 71,24 milliards de dollars en 2011 contre 55,53 milliards en

71,24 milliards de dollars en 2011 contre 55,53 milliards en 2010, en hausse de 28,30 %,

2010, en hausse de 28,30 %, précise le Cnis. Les exportations hors hydrocarbures qui ne représentent que 2,93 % du volume global des exportations algériennes soit 2,9 milliard usd, ont également augmenté. Comparativement à l’année 2010 où les exportations hors hydrocarbures ont atteint 1,62 milliard de dollars, ces dernières ont connu pour l’année 2011 une évolution de 41%, selon les chiffres présentés par le Cnis. S’agissant de la structure des impor- tations, à l'exception du groupe des biens d'équipements industriels qui a enregistré

une légère baisse (0,43%) à 15,7 mds usd, tous les autres groupes ont connu des hausses, la plus importante (61%) ayant été enregistrée par le groupe "alimentation" pour un montant de 9,75 mds usd, ajoutent les douanes. En 2011, les cinq principaux clients de l'Algérie étaient les USA (15,24 mds usd), l'Ita- lie (9,88 mds), l'Espagne (7,18 mds), la France (6,61 mds), et les Pays-Bas (5,12 mds). Quant aux fournis- seurs, la France occupe tou- jours la 1 ère place avec 7,03 mds usd, suivie de l'Italie (4,61mds), la Chine (4,58 mds), l'Espagne (3,32 mds) et l'Allemagne (2,50 mds). Les pays de l'UE restent toujours les principaux partenaires de l'Algérie, avec 52,12% des importations et 49,45% des exportations, soit une hausse de 16,94% par rapport à 2010. Les pays de l'OCDE (hors UE) viennent en deuxième position avec 13,08% des importations et de 34,74% des exportations. Par ailleurs, les échanges commerciaux entre l'Algérie et les autres régions du monde restent mar- qués par de "faibles proportions". Salima Ettouahria

PATRONAT

L'investissement privé en Algérie fait l'objet d'entraves

D es opérateurs économiques privés ont dé-

sées à l'investissement privé en Algérie,

estimant que le gouvernement "veut limiter" l'expansion de certaines grandes entreprises pri- vées. Ce constat, établi par des chefs d'entre- prises, lors de la présentation du livre de l'économiste Taïeb Hafsi sur le patron du groupe privé Cevital, M. Issad Rebrab, a mis en cause "l'interventionnisme" de l'Etat dans l'économie qui "a bloqué les initiatives privées". Le prési- dent du Forum des chefs d'entreprises, (FCE), M. Réda Hamiani, a pointé du doigt le compor- tement de l'Etat vis-à-vis des entreprises privées, considérées, par les autorités, comme "incapa- bles" de créer la croissance, selon lui. "Pour les autorités, nous sommes (le privé) dans une éco- nomie de substitution", c'est-à-dire une écono- mie qui crée des produits se substituant à l'importation et non pas de créateurs de la crois- sance et de la richesse. "Il y a des doutes sur notre capacité à être une alternative à la crois- sance", note l'ancien ministre de la PME, en no- tant au passage que cette économie de substitution à l'importation a engendré une structure industrielle privée, concentrée sur les industries agroalimentaires, négligeant les au- tres secteurs industriels à forte croissance et va- leur ajoutée. Allant plus loin dans ses reproches, le patron du FCE a critiqué la mesure du gou- vernement de soumettre des nationaux voulant investir dans les cimenteries à la règle de 51/49 appliquée aux investissements étrangers."De- puis un an et demi, on renvoie les porteurs de projets de cimenteries au Groupe industriel pu- blic des ciments d'Algérie (GICA)", a-t-il indi- qué lors du débat qui a suivi la présentation de ce livre, estimant que cette mesure "va à l'en- contre de la loi sur l'investissement". Abondant dans le même sens, M. Rebrab a regretté cette mesure qui gèle son projet de créer cinq cimen- teries. Selon ses explications, Cevital n'est pas contre l'idée de s'associer aux entreprises pu- bliques, mais redoute plutôt "les lenteurs et la bureaucratie" que pourrait entraîner l'application du code des marchés publics sur ce partenariat. Le code des marchés publics oblige les entre- prises publiques de suivre la procédure de l'ap- pel d'offres dans la passation des marchés, ce qui freine la cadence avec laquelle un projet doit être mené, a dit en substance M. Rebrab. Le di- rigeant de Cevital a affirmé que son groupe al- lait faire de l'expansion à l'international, faute de la faire au niveau national, en raison de ces "entraves à l'investissement". Il a fait savoir à la presse, en marge de cette présentation, que son groupe a prospecté plusieurs marchés africains pour investir et exporter ses produits, notam- ment en Afrique. Pour financer ses investisse- ments à l'international, le groupe envisage de céder ses actifs en France et de recourir à des fi- nancements internationaux, a-t-il précisé. De son côté, l'économiste Taïb Hafsi a estimé que "l'Algérie a stagné parce qu'elle a élaboré ou plutôt copié des règles qui paralysent les acteurs et les empêchent de prendre des initiatives pour la création des richesses"."Le jeu économique est assuré, essentiellement, par le privé parce qu'il a l'agilité nécessaire pour le développement économique", a-t-il dit en précisant que "ce jeu doit être créé et réglementé par le public".

crié, samedi, à Alger, des entraves impo-

EL MOUDJAHID

EL MOUDJAHID M onde 15 SYRIE La Ligue arabe s’oriente vers une prolongation de sa mission
EL MOUDJAHID M onde 15 SYRIE La Ligue arabe s’oriente vers une prolongation de sa mission
EL MOUDJAHID M onde 15 SYRIE La Ligue arabe s’oriente vers une prolongation de sa mission
EL MOUDJAHID M onde 15 SYRIE La Ligue arabe s’oriente vers une prolongation de sa mission

Monde

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SYRIE

La Ligue arabe s’oriente vers une prolongation de sa mission

La Ligue arabe s'orientait hier vers une prolongation de sa mission d'observation en Syrie, malgré les critiques grandissantes sur son incapacité à faire cesser les violences marquées par la brève prise d'une ville proche de Damas par des déserteurs.

L e Comité ministériel arabe chargé du dossier syrien, réuni au Caire, a recommandé de prolonger d'un

mois la mission après avoir examiné un nouveau rapport remis par le chef des ob- servateurs, le général soudanais Moham- med Ahmed Moustapha al-Dabi, a indiqué un responsable de l'organisation panarabe. "C'est ce qui sera recommandé" à la réu- nion ministérielle plénière de la Ligue arabe qui devait s'ouvrir vers 16H00 GMT dans la capitale égyptienne, a-t-il dit sous couvert de l'anonymat. De source diplo- matique arabe, on avait plus tôt indiqué que le rapport de M. Dabi demandait la poursuite et le renforcement en personnels et en logistique de la mission, tout en es- timant qu'elle n'avait pas vocation à "res-

ter indéfiniment en Syrie". Le document, selon cette source, fait en outre "porter aux deux parties concernées (gouvernement et opposition) la responsabilité de la pour- suite des violences" dans le pays, en proie à une révolte populaire réprimée dans le sang par le régime et à des affrontements entre déserteurs et l'armée régulière. Au- cune information de source indépendante n'était disponible sur ces combats, la presse étrangère ayant interdiction de cir- culer librement dans le pays. Signe que la contestation se rapproche de la capitale, des combats se sont déroulés aussi entre l'armée régulière et des groupes de déser- teurs à Talfita dans la province de Damas, selon l'OSDH. Cinq personnes — deux officiers et un soldat, ainsi qu'un déserteur et un civil — sont mortes à Talfita, et un

civil à Douma, alors qu'une septième

per-

sonne a péri à Idleb (Nord-Ouest), a pré- cisé le groupe. L'agence officielle Sana a parlé de deux officiers tués par un "groupe terroriste" à Douma. Les violences ont continué malgré le déploiement depuis le 26 décembre de la mission. L'incapacité des observateurs à faire appliquer un ac- cord prévoyant l'arrêt de l'effusion de sang leur a valu de vives critiques de l'opposi- tion au régime de Bachar al-Assad et d'ONG arabes et internationales. Selon le chef adjoint de la cellule de la Ligue arabe chargée de la mission, Ali Jaroush, le pre-

la Ligue arabe chargée de la mission, Ali Jaroush, le pre- mier mois de la mission

mier mois de la mission a été "en partie consacré à la logistique". Un autre res- ponsable arabe a précisé que le nombre d'observateurs serait porté "à quelque 300", soit quasiment le double du chiffre actuel. Le général Dabi a défendu samedi le travail de ses observateurs, qu'il a jugés "professionnels et objectifs". Leur rôle "est de vérifier que le gouvernement sy- rien met en œuvre les termes du plan arabe pour résoudre la crise et faire cesser l'ef- fusion de sang", a-t-il ajouté. Les obser- vateurs ont été déployés après l'accord donné le 19 décembre par Damas à un protocole régissant leur mission, qui pré- voit un arrêt des violences, le retrait des chars des villes et le déplacement libre des médias étrangers. Mais aucune des clauses n'a été respectée. Face à la poursuite de la

répression, le Conseil national syrien (CNS), le plus important groupe de l'op- position syrienne, a incité la Ligue arabe à transmettre le dossier syrien au Conseil se sécurité de l'ONU. Le CNS s'apprête à en- voyer une mission auprès de l'ONU pour remettre "une lettre demandant que le dossier soit transféré au Conseil de sécu- rité afin de protéger les civils", a déclaré un porte-parole du mouvement présent au Caire, Mohamed Sermini. Le bureau exé- cutif du CNS s'est réuni au Caire pour fi- naliser un "contre-rapport" basé sur des témoignages de "quinze observateurs" sur le terrain et de militants, a-t-il ajouté, en affirmant redouter que celui de la Ligue "ne soit pas objectif". Selon l'ONU, plus de 5.400 personnes ont perdu la vie en dix mois de révolte et de répression en Syrie.

CRISE POLITIQUE EN IRAK

L'ONU appelle Iraqiya à cesser son boycott

L e boycottage que mène

au gouvernement et au

Parlement le groupe Iraqiya, pour protester contre l'auto- rité du Premier ministre Nouri al-Maliki, est "une mauvaise idée", a estimé hier le représentant de l'ONU à Bagdad, Martin Kobler. "Le gouvernement devrait travail- ler, le Parlement devrait tra- vailler", a déclaré le diplomate, alors que l'Irak est enlisé dans une grave crise politique opposant des diri- geants politiques sunnites et chiites depuis le départ des dernières troupes américaines à la mi-décembre. "Je ne pense pas qu'un boycott soit une bonne idée. Les gens doi- vent s'asseoir ensemble et dé-

depuis plus d'un mois

battre leurs différences politiques au Parlement, sur la base de la Constitution", a- t-il souligné. "L'impasse politique actuelle doit ces- ser", a-t-il jugé. "Le pays mé- rite mieux. C'est un pays riche avec une population en-

core pauvre, et les problèmes politiques ne devraient pas freiner le progrès écono- mique", a-t-il ajouté. Le bloc Iraqiya, soutenu par les sunnites, refuse de participer depuis la mi-décembre aux travaux du Parlement et du

gouvernement, accusant le Premier ministre Maliki d'au- toritarisme et s'estimant per- sécuté par ses forces de sécurité. Le vice-président sunnite Tarek al-Hachémi, accusé d'avoir dirigé des es- cadrons de la mort, est ac-

tuellement réfugié au Kurdis- tan irakien, et d'autres res- ponsables sunnites sont eux aussi recherchés ou ont été arrêtés ces dernières se- maines.

YÉMEN

Saleh annonce son départ aux États-Unis

L président yéménite Ali Abdallah Saleh

annoncé hier qu'il se rendrait aux États- Unis pour des soins et demandé à ses

compatriotes de lui pardonner ses erreurs dans un discours d'adieu cité par l'agence officielle Saba. "Je vais me rendre aux États-Unis pour des soins et je retournerai à Sanaa en tant que président du Congrès populaire général (CPG)", son parti, a déclaré M. Saleh, ajou- tant qu'il demandait aux Yéménites "le pardon" pour les erreurs qu'il aurait commises durant ses 33 ans de pouvoir.

e

a

aux Yéménites "le pardon" pour les erreurs qu'il aurait commises durant ses 33 ans de pouvoir.

Libye

Report de l'adoption de la loi électorale

L' adoption de la loi qui régira l'élection d'une assemblée constituante en juin en Libye

a été reportée à la semaine prochaine, et le quota de 10% prévu pour les femmes devrait être abandonné, a indi- qué hier un membre du Conseil natio- nal de transition (CNT). "La loi électorale devait être annoncée (hier), mais certains articles doivent être ré- examinés. La loi va être adoptée le 28 janvier", a affirmé Abderrazak al- Aradi. Un autre membre du CNT, Fathi Baja, a indiqué de son côté que le report serait "de quelques jours". La composition de la commission électo- rale, chargée de superviser le scrutin, a en revanche été annoncée comme prévu. Présidée par Othmane al-Qajiji, elle est formée de 17 juges, avocats, militants des droits de l'homme, ex- perts en droit et représentants des femmes et des jeunes, selon M. al- Aradi. Le report de l'annonce de la loi électorale doit être l'occasion de pren- dre l'avis d'organisations de la société civile et d'experts, certains articles du projet de loi publié sur internet ayant été contestés, comme celui réservant 10% des sièges de la future assemblée aux femmes, a-t-il ajouté. "Le CNT se dirige vers son aban- don, comme l'ont demandé beaucoup de gens. La majorité des réactions sont négatives. Le principe de la discrimi- nation positive n'a pas été compris", a- t-il expliqué. L'article concernant le mode de scrutin et celui qui interdit aux personnes ayant occupé un poste de responsabilité sous Mouammar Ka- dhafi de se présenter doivent eux aussi faire l'objet de nouvelles discussions, a- t-il ajouté. Le CNT devait tenir une conférence de presse hier pour annoncer l'adop- tion de la loi électorale. Il s'est réuni dans un lieu tenu secret après l'attaque de ses locaux samedi par des manifes- tants en colère.

NIGERIA

Explosions dans deux églises du nord, pas de victimes

D es explosions ont secoué deux églises

geria, à l'aube, mais n'ont pas causé

de victimes, a annoncé hier la police. "Les explosifs jetés dans les deux églises ont causé des dégâts minimes. Il n'y a pas eu de pertes de vies humaines ou de blessés enre- gistrés dans ces deux explosions", a déclaré à l'AFP le porte-parole de la police de l'Etat, Mohammed Barau. Ces attaques ont visé une église catho- lique et un temple évangélique. Les explo- sions ont touché les toits des deux lieux de culte et ceux des maisons voisines, a dit le porte-parole, mais il n'a pas spéculé sur ceux qui pourraient être derrière ces attaques. Les attaques attribuées aux islamistes du mouvement Boko Haram et visant spécifi- quement des chrétiens ont fait redouter un conflit religieux plus important, les diri-

de Bauchi, une ville du nord du Ni-

geants chrétiens ayant averti qu'ils pour- raient passer à l'auto-défense. Certains ont même évoqué la possibilité d'une guerre ci- vile. Une attaque le jour de Noël contre une église catholique proche de la capitale fédé- rale Abuja a causé la mort de 44 fidèles. Le Nigeria, le pays le plus peuplé d'Afrique et le plus gros producteur de pétrole, est divisé entre un nord essentiellement musulman et un sud à majorité chrétienne

Société

16

EL MOUDJAHID

S ociété 16 EL MOUDJAHID PÉRIODE DES SOLDES Bonne affaire ou arnaque ? Qui n’a pas
S ociété 16 EL MOUDJAHID PÉRIODE DES SOLDES Bonne affaire ou arnaque ? Qui n’a pas
S ociété 16 EL MOUDJAHID PÉRIODE DES SOLDES Bonne affaire ou arnaque ? Qui n’a pas
S ociété 16 EL MOUDJAHID PÉRIODE DES SOLDES Bonne affaire ou arnaque ? Qui n’a pas
S ociété 16 EL MOUDJAHID PÉRIODE DES SOLDES Bonne affaire ou arnaque ? Qui n’a pas
S ociété 16 EL MOUDJAHID PÉRIODE DES SOLDES Bonne affaire ou arnaque ? Qui n’a pas

PÉRIODE DES SOLDES

Bonne affaire ou arnaque ?

Qui n’a pas ri chez nous à la vue, à travers les chaînes de télévision, de ces foules se bousculant pour dénicher qui un pull rétro, qui une PlayStation de dernière génération? Qui n’a pas été étonné de constater ces longues queues formées très tôt le matin devant des magasins et des commerces pour avoir une chance d’arriver les premiers aux rayons ? Qui n’a pas ouvert de gros yeux en voyant ce beau monde se marcher sur les pieds et fouiller fébrilement dans des bacs à linge ? L’étonnement est de mise car ces scènes propres aux pays du tiers monde viennent de pays bien émancipés et bien installés dans le civisme.

C e sont les périodes des

cieux il s’agit d’un véritable

événement national préparé et ré- genté avec sérieux et rigueur. Chez nous, ces pratiques com- mencent à peine à entrer dans les habitudes et les mœurs commer- ciales de nos professionnels et des consommateurs. Ces derniers res- tent sceptiques quant à la réalité des soldes chez nous et les com- merçants s’emmêlent un peu les pinceaux entre soldes, promotion et réduction. Pourtant, depuis juil- let 2006, date à laquelle le décret régulant les soldes a été promul- gué, cette pratique ne peut plus être opérée en dehors des périodes légales. Désormais, les commer- çants peuvent solder leurs mar- chandises sous certaines conditions édictées par le décret. Pour cette année, les soldes d’hi- ver se sont ouverts le 18 janvier dernier pour être clôturés le 28 fé- vrier prochain. Six semaines du- rant lesquelles les commerçants ayant opté pour les soldes sont en devoir de le signaler à travers des affiches publicitaires sur la devan- ture de leurs magasins. On constate ainsi des vitrines surchar- gées de rabais alléchants allant de 10 a 80 % de réduction sur les ar- ticles proposés. Et c’est particuliè- rement visible cette année, «car les commerçants commencent à appliquer plus sérieusement la ré- glementation en vigueur concer- nant cette pratique», nous dira M. Karim Bouzrara, chargé du contrôle des pratiques commer- ciales au niveau de la Direction de la concurrence et des prix relevant du ministère du Commerce. Il nous précisera que pour cette année, la DCP a fourni près de 70 autorisations pour des commer- çants voulant pratiquer les soldes. Il faut savoir que ces derniers ne sont nullement obligatoires, les commerçants sont libres de choi- sir ou non de les pratiquer ; toute- fois, ceux qui optent pour les soldes doivent au préalable de- mander l’autorisation à la Direc- tion du commerce de la wilaya d’Alger. Sur les grandes artères de la capitale, la majorité des commerçants interrogés ont affi- ché leur satisfaction et leur intérêt pour l’organisation des soldes. Ils ont tous déposé leur dossier au- près de la Direction du commerce de la wilaya d’Alger et ont obtenu l’autorisation de pratiquer les soldes le jour même du dépôt, di- sent la plupart d’entre eux. Beau- coup affirment avoir pratiqué plusieurs fois par an les soldes avant cette réglementation : «Ce n’était pas vraiment des soldes, mais des promotions pour liquider certains produits, ou alors en fin de saison.» Mais ils se réjouissent qu’il y ait enfin une réglementa- tion qui les aide à prendre la déci- sion de baisser les prix. Tous aussi auraient souhaité une plus grande publicité de la part des pouvoirs

soldes, et sous d’autres

publics pour la date de démarrage des soldes. Dans un magasin de prêt-à-porter pour hommes qui vend de grandes marques, on nous explique que le niveau de la dé- marque dépend de la valeur du produit. «Si le vêtement est cher, on ne consent pas une baisse très importante. Je ne peux pas baisser de moitié le prix d’un costume qui

ne peux pas baisser de moitié le prix d’un costume qui fait 30.000 ou 45.000 DA.

fait

30.000 ou 45.000 DA. Mais je consens des soldes importants sur des fins de série, des chemises sur- tout, mais aussi des chaussures.» Des chemises à 3.500 DA sont cé- dées à 2.400, soit 30% du prix. Si ça reste élevé comme prix pour le commun des Algériens, c’est quand même une aubaine pour les amateurs de grandes marques. Dans un autre magasin, on ne dé-

passe

les

40% : «Déjà que le commerce s’est véritablement ralenti ces der- niers temps, on ne peut pas se per- mettre de baisser sensiblement nos prix et sur tous les produits.» Néanmoins, notre interlocuteur se dit satisfait des soldes, pour la simple raison qu’ils ont eu pour effet de relancer les ventes qui, gé- néralement, se tassent durant le

pas

mois de janvier. Un autre vendeur dira qu’il est aussi utile «de solder pour renouveler nos collections. Il n’est pas intéressant de garder les invendus en stock, la mode évolue et ce qui n’a pas été vendu au- jourd’hui a moins de chance d’être vendu demain au même prix. Donc autant solder pour se réap- provisionner».

Des doutes persistent, les sanctions tombent

Véritables soldes ou simple ar- naque ? Cette question, beaucoup se la posent. Les doutes persistent chez beaucoup de clients qui sont sceptiques devant des annonces de rabais allant jusqu’à 70% et 80%. Certains soupçonnent les com- merçants d’augmenter les prix des articles avant de consentir une baisse. Les responsables des ma-

gasins que nous avons visités ras- surent, quant à eux, qu’«il y a ef- fectivement des réductions substantielles de prix». Ils en veu- lent pour preuve le respect de leurs engagements, les visites ino- pinées des services de la Direction du commerce à qui ils ont trans- mis les anciens et les nouveaux prix. «Peut-être qu’auparavant, lorsque chacun décidait des soldes quand bon lui semblait, il y avait une raison de douter, mais main- tenant, croyez-moi, nous avons tous intérêt à baisser les prix pour renouveler nos stocks et éviter que des marchandises déclassées par la nouvelle mode ne nous restent sur les bras», rassure un gérant de magasin.Pour une autre vendeuse, c’est aux clients fidèles de juger :

«Nos clients savent que nos soldes sont réelles et que nous ne tri- chons pas, des contrôles inopinés sont pratiqués dans les magasins concernés par les soldes afin de vérifier les prix, mais aussi l’an- cienneté des articles mis en vente dont la date d’achat ne doit pas être inférieure à 3 mois. L’enquê- teur peut et doit exiger la facture d’achat pour faire les vérifications d’usage.» Mais «c’est le marché qui juge», ajoute un autre vendeur

qui considère qu’il ne faut surtout pas croire que les clients sont dupes. En tout cas, si fraude il y a et si elle persiste, les services de contrôle de la Direction du com- merce dressent un procès-verbal et engagent une procédure qui abou- tira à une sanction comme le pré- voit la réglementation. Ceci est confirmé par M. Bouzrara qui précisera que des procès-verbaux sont dressés aux commerçants qui pratiquent les soldes sans autorisation de même que ceux qui n’affichent pas les anciens prix avec les nouveaux. Les sanctions pour ce genre d’in- fractions peuvent aller jusqu'à la fermeture du magasin, et ce, pour publicité trompeuse. On a constaté, en effet, que les affiches et les réductions publiées sur les vitrines sont fausses car une fois à l’intérieur, les anciens prix ne sont guère mentionnés. M. Bouzrara nous précisera que les opérations de contrôle ne sont pas propres à la période des soldes ; par consé- quent, on ne peut définir le nom- bre de commerçants qui ont été verbalisés et sanctionnés pour non-respect de la réglementation relative à l’opération des soldes. Farida Larbi

Que stipule la réglementation ?

C e n’est qu’en 2006 que l’Algérie s’est

soldes. C’est le décret n°06-215 du 18

dotée d’une réglementation pour les

du wali, «sur proposition du directeur de wi- laya du commerce territorialement compé- tent, après consultation des associations professionnelles concernées et des associa- tions de protection de consommateurs». Le décret en question précise les modalités à sui- vre pour être autorisé à pratiquer les soldes. Les commerçants sont tenus de déposer, au- près de la Direction du commerce de leur wi- laya, une copie de l’extrait de registre du commerce, la liste et les quantités des biens devant faire l’objet des ventes en soldes, les anciens et les nouveaux prix et les réductions prévues lors des soldes. Sont également ré- glementées, dans le même décret, les «ventes promotionnelles», les «ventes en liquidation de stocks», les «ventes en magasins d’usine» et les «ventes au déballage». Toutes ces opé- rations sont soumises à autorisation, mais au- cune n’est limitée par une période donnée.

Dans son chapitre 6, le décret 06-215 prévoit des sanctions aux infractions commises. Toutes les ventes (soldes, promotions…) réa- lisées sans déclaration ou affichage sont im- médiatement suspendues jusqu’à régulation de la situation (art.23). La régularisation n’est toutefois pas possible si la période du- rant laquelle sont pratiqués les soldes de ma- nière illégale dépasse trois jours. Par ailleurs, l’article 28 stipule que toute publicité «au contenu trompeur» est sanctionnée. Parmi les sanctions, il est prévu des «mesures de sai- sie et de confiscation des biens sur lesquels ont porté les infractions». En cas de récidive, la sanction peut aller jusqu’au retrait du re- gistre du commerce (loi 04-02 du 23 juin 2004 fixant les règles applicables aux pratiques commerciales).

F. L.

juin 2006 qui fixe les modalités de «réalisa- tion des ventes en soldes, des ventes promo- tionnelles, des ventes en liquidation de stocks, des ventes en magasins d’usines et des ventes

au déballage». L’article 2 du décret stipule que «les ventes en soldes ne peuvent porter que sur des biens acquis (…) depuis 3 mois au minimum» avant la date de début des pé- riodes de soldes au nombre de deux par an. En effet, les soldes sont autorisées deux fois par an, pendant six semaines à chaque fois :

de janvier à février pour la période hivernale, et de juillet à août pour la période estivale (art.3). Toutefois, les dates précises des dé- roulements des soldes sont précisées annuel- lement, au début de chaque année, par arrêté

Culture

17

EL MOUDJAHID

«MAMMERI» DE MALIKA KEBBAS

L’homme, l’œuvre, la parole du juste

Revisiter une production littéraire précise, c’est revenir sur des textes afin de retrouver l’intention de l’auteur et déchiffrer, à partir des mots de celui-ci, et au terme d’une lecture attentive, sa vision d’homme de lettres.

C ’est ainsi que se veut l’ouvra- ge inspiré par Mouloud Mammeri. Ce travail collectif et coordonné par Malika Kebbas, maître de confé-

rences à Bouzaréah, est une démarche de plusieurs universitaires sur l’œuvre mam- merienne si complexe. Une analyse litté- raire, menée entres autres par Mohamed Lakhdar Maougal et Aïcha Kassoul, des textes de Mammeri et du parcours de l’homme de lettres. Le chapitre premier est consacré aux débuts du jeune homme qu’est Mammeri. Il

a

premier travail «La société berbère». La vision du «dehors» que rapporte Mammeri sur sa société d’origine reflète «une dis- tanciation» qui fait abstraction du moi pro- fond. Ce recul, cet éloignement vis-à-vis de la société qu’il dépeint socialement et his- toriquement et de surcroît qui est la sienne, se détermine de prime abord comme étant un regard «négatif, sévère». Il faut rappeler que l’auteur de La colline oubliée n’a que 20 ans et que nous sommes en 1938. «Mouloud Mammeri semble se conformer ainsi à la thèse qui avait cours, à l’époque, sur les institutions et les mœurs du peuple indigène…», souligne Malika Kebbas. Le

20 ans, et, il s’initie à l’écriture avec un

jeune écrivain d’alors, malhabile, avait pris pour point d’ancrage le regard à sens unique d’une classe sociale européenne et coloniale. Cependant, ce regard extérieur contradictoire à son appartenance poussera Mammeri à remettre en question ce pre- mier texte : «Mon passage de la culture ber- bère à un genre de vie qui, je crois en est radicalement différent, a été brusque… tout le stock de vérités que l’on m’avait incul- quées et dont j’étais forcé de reconnaître la fausseté et l’erreur…» A l’indépendance, à la tête du CRAPE, durant une décennie, Mammeri s’attellera à des travaux anthropologiques et scienti- fiques qui lui survivront. C’est grâce à ses recherches, puisqu’il a été l’un des pre- miers à s’être intéressé à l’Ahellil du Gourara, que cette musique ancestrale est inscrite comme patrimoine de l’humanité. La deuxième partie de cette étude s’éta-

le sur les années 60 et 70, une période illus-

trée par l’approche de Mammeri sur la poésie de Si Mohand et le chant de l’Ahellil. Deux données culturelles algé- riennes, deux disciplines l’une reflétant un homme, l’autre un groupe. Ensemble, elles constituent l‘essence des êtres qui les véhi- culent, des formes d’expression culturelles

de si Mohand, le poète révolté, croisant le divin et le terrestre, l’Ahellil également poésie
de si Mohand, le poète
révolté, croisant le divin
et le terrestre, l’Ahellil
également poésie profa-
ne et mystique sont défi-
nies par Mammeri
comme des textes de
nature populaire inté-
grant le patrimoine
immatériel culturel et
composante de l’identité
algérienne.
La phase de l’étude se
rapportant à l’expression
littéraire où l’œuvre
romanesque de Mouloud
Mammeri relève les dif-
férents modes d’écri-
tures auxquels Mammeri
s’est attelé. Ils s’articu-
lent autour de l’imaginai-
re, de l’écriture intime et
de l’expression tragique,
mais avec cette concep-
tion du fait véridique et
réel à travers une trame
où domine l’apport de la
fiction : «L’œuvre roma-

nesque de Mammeri est donc centrée sur un objectif majeur celui de déployer son devoir de vérité… une vérité qui doit restituer l’homme dans toute son humanité.» Dans l’analyse de Maougal intitulée «Le théâtre visionnaire de Mouloud Mammeri», l’universitaire retient le lien qu’a développé le romancier en pui- sant dans le contexte historique colonial et post-indépendance s’agissant des pièces de théâtre à l’exemple de «Le foehn», «La mort absurde des Aztèques» et «La cité du soleil». Les trois textes se recoupent par leur thématique devenant «un instrument de conscientisation et de lutte idéolo- gique… le théâtre restera (pour Mammeri) le genre du dialogue et de la diatribe, parce que cet art» est «…transmissible par voie directe…» Ainsi, la symbolique des textes implique sciemment le lecteur ou le specta- teur par le biais de la part fictive et chimé-

rique des thèmes et la part de l’environne- ment historique et social. Aussi, Malika Kebbas considère que l’écriture dramatur- gique de Mammeri est «un discours vrai sous couvert de fiction, le passé doit infor- mer le présent, il faut retourner au passé non pas pour s’y enfoncer, mais pour aller de l’avant…» Quoique «le théâtre de Mouloud Mammeri» soit «resté le parent pauvre des études mammériennes…», il n’en demeure pas moins que le volet de la création théâ- trale en matière d’écriture littéraire en l’oc- currence celle de ce grand écrivain ainsi que «la littérature francophone algérienne» en l’occurrence le théâtre «aura été, sur- tout, militante.», donc engagée et nationa- liste.

Lamia Nazim

ancestrales et un destin collectif. Dans les deux cas ses recherches anthropologiques, tant sur la poésie mohandien- ne que le chant du Gourara sont un souci de sauvegarde et de réap- propriation «des racines culturelles.» La poésie

L’ARCHITECTE HALIM FAÏDI INVITÉ DE L’ASSOCIATION CASBAH

Alger, vue autrement

L'architecte et urbaniste Halim Faidi a convié, samedi au café littéraire Mohamed- Boudia de l'association Casbah, un public nombreux à une véritable visite aérienne

d'Alger, à partir de photos, de cartes et de gravures anciennes. «Alger, vue autrement»,

a fait voyager l'assistance depuis Alger,

ville-fort imprenable à vocation maritime

s'élevant sur une baie à tracé elliptique rare, jusqu'à la capitale actuelle qui voit s'ériger un peu partout des cités HLM selon un modèle qui implose partout ailleurs. «C'était une baie avant d'être une ville» a rappelé le conférencier qui explique ainsi pourquoi la France coloniale s'est ingéniée à séparer les Algérois de leur précieux et stratégique riva- ge. Dans le même ordre d'idées, les mos- quées qui bordaient le littoral ont été détruites. «Celles qui ont échappé à la des- truction ont été séparées par un symbole fort

du capitalisme : La chambre de commerce.»,

a fait observer l'architecte. Les vues

aériennes de Kays Djilali, photographe de renommée internationale, ont fait découvrir

les différents âges architecturaux de la ville

et appuyé l'argumentation de M. Faidi selon

laquelle la ville coloniale s'est inspirée du style urbanistique de la vieille citadelle :

Construction en amphithéâtre suivant les courbes à niveau, couleur blanche des façades, immeubles solidaires les uns des autres, etc. «La ville a également été un ter- ritoire d'utopie artistique et un véritable laboratoire pour des générations d'artistes de tous horizons», a encore souligné le confé- rencier. Quartier par quartier, de terrasse en terrasse et de rivage en rivage, les invités de l'association Casbah ont visité leur ville comme ils ne l'avaient jamais fait. Les images de la Casbah «qui devient une favel- la», selon les propres termes du conféren-

cier, ont particulièrement secoué l'assistance. Cependant, M. Faidi affirme que «les solu- tions existent chez nous», après avoir rappe-

lé que la coupole du complexe du 5-Juillet, à

l'instar d'autres réussites architecturales, sont l’œuvre d'architectes et d'ingénieurs algériens. «Nous allons accuser une perte d'expertise si nous continuons à faire appel

à des étrangers pour réaliser des tours payées

en dollars. Les solutions sont chez nous, le

potentiel est là», a encore insisté le confé- rencier en guise de conclusion. Faidi Halim

a, entre autres, co-réalisé le plan du nouveau

siège du ministère des Affaires étrangères et conçu l'aménagement des anciennes Galeries d'Alger, transformées en un musée d'Arts modernes (MaMa).

NOUVELLES ACTIVITÉS CULTURELLES À L’INSTITUT CERVANTÈS

Une programmation au goût du jour

L ’exposé des principales activités culturelles que prévoit le centre culturel d’Alger au cours du pre- mier trimestre de l’année en cours a été donné,

hier, lors d’une conférence de presse animée par la nou- velle directrice de l’institut installée depuis septembre dernier, M me Raquel Romeroet, de l’attachée culturelle Cristina Arguelles. Dans le but de renforcer les liens d’amitié et ce, dans une meilleure diffusion de la cultu- re espagnole qui entend présenter à travers de nouvelles manifestations artistiques sa richesse et sa diversité pour se rapprocher du public algérien, le programme qui vou- drait étendre un peu plus le rayonnement des différentes communautés espagnoles a été établi par l’institut Cervantès en accord avec l’ambassade d’Espagne pour répondre à trois objectifs majeurs. En premier lieu la promotion de la culture espagnole en Algérie, la diffu- sion de la langue espagnole qui est de nos jours parlée par plus de 450 millions de personnes dans le monde et en dernier lieu la coopération et l’échange culturel. Il

faudra signaler à cet effet la participation ultérieure des Espagnols aux divers rencontres culturelles organisées par les autorités algériennes comme le festival interna- tional de Musique Symphonique, celui de la bande des- sinée, le Sila, la manifestation «Tlemcen 2011, capitale de la culture islamique» les 13 et 16 juin derniers ainsi qu’une collaboration remarquée avec l’Ecole des Beaux-Arts, la cinémathèque, la Radio et Télévision algériennes et l’Université d’Alger. Concernant le pro- gramme, proprement dit, qui semble diversifié et très étoffé pour voudrait répondre aux attentes des Algérois, un cycle de cinéma qui commencera aujourd’hui à la cinémathèque d’Alger sera inauguré avec «Les fantai- sies orientales du cinéma espagnol», un cycle de quatre

sies orientales du cinéma espagnol», un cycle de quatre longs-métrages coordonné par la Maison Arabe qui

longs-métrages coordonné par la Maison Arabe qui débutera avec la projection du film « La chanson d’Aïcha» en version arabe et sous-titrée en langue espa- gnole. D’autres cycles consacrés à la littérature, au ciné- ma policier, au cinéma d’animation seront à l’affiche tout au long de l’année, mais l’institut ne compte pas s’arrêter en si bon chemin puisqu’il prévoit entre le 25 et 26 janvier de participer à la 4 e rencontre d’écrivains euro-algériens organisée par la délégation de l’Union européenne avec la talentueuse écrivaine Irène Valléjo qui interviendra sur le thème de l’appropriation des langues et de la transmission des imaginaires à l’hôtel El Djazaïr. Une conférence sur la traduction est pro- grammée au siège de l’institut et s’inscrit dans le cadre des «Jeudis culturels», un nouveau rendez-vous culturel sur des thèmes variés. Le centre espagnol innove cette année avec un programme à l’occasion de la célébration du 8 mars qui rendra hommage aux femmes pendant tout le mois avec, notamment la représentation d’une pièce de théâtre et des rencontres entre femmes écrivaines espagnoles et algériennes pour le mois d’avril. L’exposition du céramiste Fernando Malo se tiendra à Tlemcen, prochainement. Par ailleurs l’institut prévoit la commémoration cette année de deux dates impor- tantes, il s’agit de la célébration du 20 e anniversaire de la création du centre culturel et le 50 e anniversaire des rela- tions bilatérales entre les deux pays. A signaler, enfin, que dans le domaine de l’édition et de la littérature des rencontres entre écrivains des deux rives seront organi- sées avec, notamment la présence de Maïssa Bey et d’Amine Zaoui ainsi que la romancière Adriana Lassel. Lynda Graba

Régions

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EL MOUDJAHID

AIN DEFLA
AIN DEFLA

I ntervenant au niveau

d’Aïn-Defla-ville pour cir-

conscrire un incendie qui

s’était déclaré dans un

appartement situé au qua-

trième étage d’un des immeubles composant la cité des «300 loge- ments», les éléments de la protec- tion civile se sont vus obligés de requérir un camion-nacelle auprès de la commune pour évacuer la famille prise au piège du feu et ce, faute de moyens. Désormais, ce genre d’inter- vention peut se faire aisément et rapidement, une échelle méca- nique vient de renforcer le parc de l’unité centrale. En une interven- tion simulée au niveau de l’école de formation, le camion s’est rapi- dement rangé près de la tour et son échelle déployée pour évacuer sur civière un blessé. L’échelle téles- copique d’une longueur de 32 mètres, guidée depuis une nacelle, permet ainsi l’approche autant pour l’évacuation que pour atta- quer le foyer de feu. C’était là la première étape d’une visite guidée organisée par la direction de wilaya de la protection civile jeudi dernier que conclura la présenta- tion du bilan annuel. Une nouveauté également au niveau du centre de coordination des opérations, le CCO, le centre névralgique sur lequel repose en fait toute la mission des hommes de feu. Activant H24 avec des per- manences renouvelées, le CCO dispose de toutes les données concernant les 10 unités réparties sur 9 daïras, en attendant une cou- verture totale de la wilaya d’Aïn- Defla avec cinq unités en projet dont celle de Bordj Emir-Khaled en construction avancée. Effectif disponible, matériel et équipe- ments opérationnels, tout est trans- mis, noté et actualisé chaque jour pour être ainsi sollicité en cas d’in- tervention. Le standard, le fameux «14» qui donne l’alerte et déclenche l’intervention. Une nou- veauté également, souligne le Colonel Hassani, directeur de wilaya de la protection civile, des lignes groupées reliées à une unité centrale dont un logiciel mémorise et enregistre tous les appels à la minute, à la seconde même, un «14» qui peut désormais être tou- ché depuis l’une des lignes de por- table des trois opérateurs télépho- niques, des appels qui sont enre-

SIDI BEL-ABBES

Premier séminaire national sur la promotion de l’électronique

Sous le patronage du ministre de l’Industrie, de la PME et de la Promotion de l’investissement et du wali de Sidi Bel-Abbès, les tra- vaux du premier séminaire national sur la promotion de l’électro- nique s’ouvrent aujourd’hui au niveau de l’auditorium de l’universi- té Djillali-Liabes. Plusieurs thèmes seront développés par les spé- cialistes et experts en la matière en la circonstance pour faire cette trospective, évaluer une activité et jeter les fondements d’une redynamisation de cette haute technologie de pointe. Et le terrain semble assurément être propice face au parcours si riche en ensei- gnements de l’ENIE qui connaît à propos une mutation après l’adop- tion d’un plan de relance pour effectuer cette radioscopie et déve- lopper cette filière grâce aux différentes mesures d’accompagne- ment prises en direction de la modernisation des équipements de cette boî te, fleuron de l’industrie électronique. Une boîte dont quelques ateliers furent concédés à l’Armée nationale populaire pour la fabrication de produits de télécommunications et ce, grâce à un partenariat avec une firme allemande… Deux jours durant, cher- cheurs et opérateurs sont appelés à explorer les voies et moyens à mettre en œuvre pour la réalisation de cet objectif qu’est la promo- tion de ce créneau et la réhabilitation systématique d’une ville avec ses marques et ses circuits imprimés. Une ville se voulant être capi- tale de l’électronique. Un débat général sera engagé après la présen- tation d’une série d’exposés sur l’évolution de la filière… A. B.

RELANCE DE L’ENTREPRISE NATIONALE DES INDUSTRIES ÉLECTRONIQUES

Le fait marquant de 2011

A ssurément, la relance de l’entreprise nationale des industries électroniques,

après l’effacement de sa dette et l’injection d’une enveloppe conséquente pour le renouvelle- ment et la modernisation de ses équipements et l’accompagne- ment de son plan de charge, reste le fait saillant de l’année 2011 au niveau de la wilaya de Sidi Bel-Abbès de par sa portée et ses incidences sur le dévelop- pement économique surtout de la région. Et grande était la satis- faction de la population locale tant elle a toujours vibré au ryth- me du mouvement des chaînes de cette boîte, jugée comme étant le fleuron de l’industrie électronique. Des projets pour la promotion de produits de haute définition et des perspec- tives de recrutement, les ambi- tions affichées suscitent de l’es- poir vraiment et conforte cette remise à niveau de la wilaya opérée au gré d’actions de restructuration d’un tissu urbain, d’un redéploiement des zones et d’initiation de projets structu- rants tels le passage de l’auto- route Est-Ouest et l’extension des lignes de chemins de fer menant jusqu’à Béchar. C’est dire tout le travail de fond réali- sé pour valoriser au mieux les potentialités de cette région si privilégiée par sa position géo-

graphique car considérée comme un véritable carrefour de l’Ouest du pays. Un grand pas a été sûrement franchi pour susci- ter l’investissement productif, créateur d’emplois et générateur de richesses, pour peu que les élus locaux fassent preuve d’es- prit d’innovation et soutiennent

cet effort d’équipement. Sur ce registre, il est judicieux de signaler que des dizaines de dos- siers ont été récemment adoptés au titre du CALPIREF comme pour donner un coup d’envoi et ériger d’une certaine manière une locomotive à même de tirer des wagons et les amener à des- tination, celle de la croissance. Au-delà d’ailleurs des diffi- cultés d’un quotidien, il est per- mis d’affirmer sans risque de se tromper que cette région dispo- sant de terres agricoles fertiles, d’un tissu industriel étoffé et de ressources hydriques après de vastes opérations de captage et d’adduction, s’est inscrite dans l’espace et le temps pour s’enga- ger dans l’exploration de l’en- semble de ses potentialités et les rentabiliser au mieux. Un objec- tif qui semble être prioritaire pour animer le commun des intervenants, est fixé : redyna- miser l’investissement produc-

tif…

A. B.

PROTECTION CIVILE

Les effectifs et les moyens matériels renforcés

Le centre de coordination des opérations, grâce à l’apport en effectifs et en moyens matériels, est à même d’intervenir efficacement.

moyens matériels, est à même d’intervenir efficacement. gistrés et les appelants de fait iden- tifiés. «Nous

gistrés et les appelants de fait iden- tifiés. «Nous déplorons à cet égard les appels malveillants» relève le colonel Hassani qui en appelle au civisme et au sens des responsabi- lités des citoyens s’agissant d’ap- pels au secours qui peuvent facili- ter les interventions et sauver des vies humaines. Dans le sillage, l’appel est lancé pour les citoyens afin d’aider au maximum les ser- vices de la protection civile en définissant la nature du sinistre, le nombre des blessés et surtout le lieu exact. Des informations ainsi diligemment exploitées qui dictent autant la conduite à tenir que la nature et le nombre des moyens qui seront affectés à partir de l’une des unités les plus proches du sinistre. Un rapprochement vis-à-vis de la société qui s’est concrétisé par la mise en pratique d’une opération de la direction générale, visant une formation en secourisme de masse. Ainsi, depuis février dernier, en une formation de 21 jours et à rai- son d’une promotion tous les trois mois, ce sont 463 secouristes toutes conditions confondues entres étudiants, fonctionnaires et autres qui ont été formés et initiés à la conduite à tenir et au premier geste en cas de sinistre. Les éléments de la protection civile ne croisent pas les bras, sol- licités qu’ils sont dans le cadre de la formation continue et du main- tien de la forme physique. A chaque fois, trois unités avec moyens et équipements sont concernées par ces exercices de simulation qui ciblent l’un des

douze risques majeurs, comme les séismes, les inondations, le feu bien sûr ou les accidents de la cir- culation. Des exercices qui sont reproduits de nuit. Autre fierté relevée chez les éléments de la protection civile, la constitution d’une colonne mobile, un disposi- tif comprenant 13 véhicules et 61 éléments, réquisitionnés de jour comme de nuit durant la période comprise entre le 1 er Juillet et le 31 octobre de chaque année, date de la campagne de lutte contre les feux de forêts. Un dispositif, mis en place avec la campagne de sensibi- lisation qui a influé positivement sur le nombre des feux de forêts et de récolte recensés l’année écou- lée. En matière d’effectifs, depuis 2001, le nombre a quasiment dou- blé, atteignant 803 éléments tous grades confondus avec les 100 nouvelles recrues qui vont subir une formation d’une année. Le bilan présenté fait ressortir une hausse du nombre d’interven- tions par rapport à l’année 2010, 10.441 contre 8.700, des interven- tions pour près de moitié consti- tuées d’évacuations sanitaires. Un bilan qui reste lourd au regard des décès enregistrés autant sur les routes que par noyade ou asphyxie. 71 tués dans des accidents de la circulation, 18 dans des noyades au niveau des barrages et autres plans d’eau de la wilaya et 3 par asphyxie, 33 personnes ont été sauvées in extremis dans ce der- nier cas. Abderahmane MAROUF ARAIBI

Tizi-Ouzou reliée à l’autoroute Est-Ouest au 2 ème semestre 2012

L ’ entame des travaux de réali- sation du projet de la péné- trante devant relier la wilaya

de Tizi-Ouzou à l’autoroute Est- Ouest, dans la wilaya de Bouira, est prévue pour le début du second semestre de l’année en cours, a-t-on appris auprès de la Direction locale des travaux publics (DTP). Retenu dans le cadre du plan quin- quennal 2010-2014, ce projet de pénétrante consiste en l’aménage- ment de l’actuelle RN 25 en axe auto- routier d’une longueur de 36 km, joi- gnant la wilaya de Tizi-Ouzou à celle de Bouira, depuis le point de départ

Oued Sebt sur la RN 12, au niveau de Draâ Ben-Khedda, jusqu’au col de Tizi-Larba (Bouira), en passant par Draâ El-Mizane, a expliqué le chef de service du développement des infrastructures de base de la DTP.

`

"L’étude de ce projet étant ache- vée, et les réserves techniques levées par la Caisse nationale des équipe- ments pour le développement (CNEPD), le premier coup de pioche de la mise en œuvre de ce chantier sera donné dès la finalisation de la procédure de passation du marché", a précisé M. Guellal Amar. Prévu pour sa concrétisation dans un délai contractuel d’environ 45 mois, ce projet devrait être livré vers fin 2016, selon ce responsable. Cet axe, dont le tracé traverse la wilaya de Tizi-Ouzou, sera prolongé par un tronçon de 9 km entièrement situé dans la wilaya de Bouira et ce, à partir du dernier point indiqué pour aboutir à l’autoroute Est-Ouest, au niveau de l’échangeur de Djebahia. Considérant la morphologie acci-

dentée du relief traversé par le tracé

de cette voie, notamment dans son

tronçon séparant Aït Yahia-Moussa de Draâ El-Mizane, l’étude conçue par la Société algérienne des études techniques et des infrastructures (SAETI), a retenu la réalisation, tout le long du tracé, de pas moins de 16 ouvrages d’art, entre tunnels, viaducs, ponts et échangeurs, occupant envi- ron le 6 ème de la longueur du parcours traversant la wilaya de Tizi-Ouzou, a-t-on relevé. Traversant plusieurs zones à pro- mouvoir de la wilaya, notamment celles situées dans sa partie sud, ce projet aura pour impact, à sa concré- tisation, de contribuer grandement à l’intégration de l’économie locale dans l’économie nationale, sachant que la RN 12, la principale voie de communication desservant la wilaya de Tizi-Ouzou, "est actuellement arri- vée à saturation", a-t-on observé de même source.

TRANSFERT D’EAU DU BARRAGE DE TAKSEBT VERS LE FLANC NORD

Mise en service au mois de juin prochain

La mise en service du projet de transfert des eaux à partir du barrage Taksebt vers les localités du flanc nord de la wilaya de Tizi-Ouzou sera effective le mois de juin prochain, apprend-on de la Direction de l’hydraulique. Ce grand projet de trans- fert permettra l’alimentation en eau potable de pas moins de 120.000 habitants répartis sur les com-

munes d’Iflissen, Tigzirt, Aghribs, Akkerrou, Boudjima, Azeffoun, Aït Chaffaâ et Zekri. Selon notre source, le projet de transfert des eaux à partir du barrage Taksebt vers ces huit communes du nord de la wilaya consiste en la construction de trois stations de reprise, de 11 réservoirs de capacités allant de 1.000 à 5.000 mètres cubes et la pose de

101.132

ml de canalisations. B.A

24 Télévision EL MOUDJAHID Sélection
24
Télévision
EL MOUDJAHID
Sélection
24 Télévision EL MOUDJAHID Sélection 20:50 Camelot Alors que Merlin se replie sur lui-même, Arthur s'attache

20:50

Camelot

Alors que Merlin se replie sur lui-même, Arthur s'attache à rendre une justice équitable. Morgan tente de gagner la sympathie de la population. Rongé par la culpabilité d'avoir provoqué la mort de Caliburn et de sa fille, Merlin se replie sur lui-même, se condamnant à une réclusion dont Ygraine tente de le sortir. S'affirmant de plus en plus dans son rôle de roi, Arthur entend bien rendre une justice équitable dans tout le royaume. Après avoir sauvé un paysan du lynchage, il organise son procès, convaincu que le meurtre qu'on lui reproche cache une autre vérité. Guérie, Morgan tente de gagner la sympathie de la population, aidée par Sybil. Celle-ci feint une violente agression pour mieux dénoncer l'insécurité dans laquelle s'enfonce la région

l'insécurité dans laquelle s'enfonce la région 20:50 Une Famille formidable Rien ne va plus entre Jacques
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Une Famille formidable

s'enfonce la région 20:50 Une Famille formidable Rien ne va plus entre Jacques et Nourredine :

Rien ne va plus entre Jacques et Nourredine : le premier, qui a été licencié par le second, a décidé d'ouvrir une maison d'hôtes pour lui faire concurrence. Pour faire face à la délocalisation de l'usine textile du village, Reine et Catherine s'organisent. Elles tentent de trouver des solutions pour reprendre l'entreprise, avant d'abandonner cette première idée au profit d'un spectacle de comédie musicale mettant en scène les anciennes ouvrières. Parallèlement, une ritable guerre des chefs perturbe la commune : Jacques, congédié du restaurant de Nourredine, décide de se venger et d'ouvrir une maison d'hôtes, qui devient vite un concurrent redoutable pour l'entreprise de son beau-fils. La situation sentait le soufre entre les deux hommes, qui n'apprécieiant plus du tout de travailler ensemble

Castel

Alors qu'il est au tribunal pour une audience, le tueur impliqué dans le meurtre de la mère de Beckett s'échappe,

vraisemblablement avec l'aide d'un complice. Beckett mène une enquête pour retrouver l'assassin de sa mère. L'affaire de la jeune femme connaît un brusque rebondissement lorsque que Hal Lockwood, un tueur à gages, parvient à s'échapper alors qu'il était au tribunal pour une audience. La police se met activement à la recherche du fugitif, tandis que Castle et son équipe se lancent dans l'exploration d'une nouvelle piste. Pour les enquêteurs, il est impossible que le criminel ait réussi à s'échapper du tribunal sans avoir bénéficié de l'aide d'un complice travaillant dans le palais de justice. Ils pensent même que cette personne pourrait également être impliquée dans l'assassinat de Johanna Beckett

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LA Croisière des idoles

(1/2)

Mireille Dumas a convié une quarantaine de chanteurs des années «âge tendre» à bord du plus grand paquebot de luxe d'Europe. Parmi ces gloires de la chanson : Richard Anthony, Michel Delpech, Demis Roussos, Hervé Vilard, Michèle Torr, Herbert Léonard ou Patrick Juvet. Quelque 4.000 personnes ont pris part à cette croisière de dix jours qui passe par l'Italie, la Crète et la Turquie. Les journées sont consacrées aux escales dans des lieux méditerranéens chargés d'histoire tels que Pompéi, Rhodes ou Izmir. Quant aux soirées, elles se font en robes et costumes. Sur cette petite ville flottante se croisent les passagers classiques et les chanteurs populaires.

L’amour et dans le pré

En six éditions, cette émission a permis à de nombreux agriculteurs de trouver l'amour. Pour cette 7 e saison, Karine Le Marchand a rencontré quatorze célibataires en quête de l'âme sœur. Afin de découvrir leur personnalité, leurs attentes amoureuses et leur désir de vie à deux, ils sont présentés dans leur quotidien. Cette seconde série de portraits s'intéresse plus particulièrement à Patrice, apiculteur en Aquitaine, Bruno, Solange, Dany, éleveur de vaches en Franche-Comté, Michel-Edouard, céréalier et viticulteur en Poitou- Charentes, Annie et Hugo. Les téléspectateurs et téléspectatrices pourront ensuite leur écrire en espérant les rencontrer pour la suite de l'aventure.

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Les Tueurs

Les Tueurs

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pour la suite de l'aventure. 20:50 Les Tueurs 20:35 Le détective d'une importante compagnie

Le détective d'une importante compagnie d'assurances enquête sur le meurtre d'un ancien boxeur, qui semble avoir été impliqué dans un hold-up. A Brentwood, une petite ville du New Jersey, Ole Andreson, surnommé «Le Suédois», est assassiné par deux tueurs. James Reardon, détective au service d'une importante compagnie d'assurances, mène l'enquête. En tentant de reconstituer le passé de la victime qui, pour l'instant, prend l'allure d'un puzzle complexe, il fait la connaissance du lieutenant Sam Lubinsky, un ami d'enfance de la victime. Reardon apprend qu'une certaine Kitty Collins a joué un rôle important dans la vie de Ole. A l'époque, il s'était sacrifié pour éviter la prison à la jeune femme. Raerdon cherche à la retrouver pour obtenir des informations dignes de confiance

Programme d’aujourd’hui

C anal A lgérie

10h30 : Farachat el foussoul (19) 11h00 : Canal foot (rediff) 12h00 : Journal en français +météo 12h20 : El Chahroura (25) 13h30 : Louiza Fernanda (61) 14h20 : El Mouhima el qotebia (01) 15h10 : El Intihar (3 e partie) 16h40 : Maya l'abeille (34) 17h00 : Namour el abyadh (30) 17h30 : Oulama'e El Djazaïr (Med El Me- khaoui) 18h00 : Journal en tamazight 18h20 : Ahlem oua awham (14 et fin) 19h00 : Journal en français +météo 19h30 : Agenda culturel 20h00 : Journal en arabe 20h45 : Wach raikoum (27)

TF1

11:05 La roue de la fortune 12:00 Les douze coups de midi. 13:00 Journal 13:55 Les feux de l'amour 14:55 Esprit maternel 16:35 Les frères Scott 17:25 Ghost Whisperer 18:20 Une famille en or 19:05 Money Drop 20:00 Journal 20:40 Après le 20h, c'est Canteloup 20:50 Une famille formidable 22:35 Esprits criminels 23:25 Esprits criminels 00:10 Esprits criminels 01:05 Au Field de la nuit

FRANCE 2

11:00 Motus 11:30 Les Z'amours 12:00 Tout le monde veut prendre sa place 13:00 Journal 13:52 Consomag 14:00 Toute une histoire 15:10 Comment ça va bien ! 16:15 Le jour où tout a basculé 17:10 Seriez-vous un bon expert ? 17:55 On n'demande qu'à en rire 18:55 N'oubliez pas les paroles 19:50 Elysée moi 20:00 Journal 20:35 Castle 21:20 Castle 22:00 Castle 22:50 Mots croisés 00:10 Journal de la nuit

FRANCE 3

10:50 Midi en France 12:25 12/13 : Journal national 13:00 13h avec vous 13:45 En course sur France 3 14:05 Inspecteur Derrick 15:00 Ah ! Les belles bacchantes 16:40 Slam 17:25 Des chiffres et des lettres 18:10 Questions pour un champion 19:30 19/20 : Journal national 20:10 Plus belle la vie 20:35 La croisière des idoles (1/2) 22:35 Soir 3 23:05 Deuxième Guerre mondiale 00:35 Le temps des aides à domicile

FRANCE 5

12:06 Yakari 12:18 Geronimo Stilton 12:41 Princesse Sarah 13:08 Princesse Sarah 13:35 Le magazine de la santé 14:35 Allô, docteurs ! 15:10 Zoo nursery 15:40 Miracle dans le ciel 16:35 Egypte : le Sinaï, désert polychrome 17:30 C à dire ?! 19:00 C à vous 20:00 Entrée libre 20:25 C à vous la suite 20:35 La maison des Rocheville 23:45 La Seconde Guerre mondiale en couleur 00:35 Climat en crise

A RTE

10:30 L'artiste et son autoportrait 11:00 Les gars et les filles 11:50 Remix Frédéric le Grand 12:50 Arte journal 13:00 X:enius 13:30 L'Inde sauvage 14:15 Karambolage 14:25 Assurance sur la mort 16:25 Douces France(s) 17:05 Les saltimbanques 18:05 Prochain arrêt : Johannesburg 18:30 X:enius 19:00 Douces France(s) 19:45 Arte journal 20:05 28 minutes 20:35 Les tueurs 22:15 Hammett 23:50 Aranda 00:50 Metropolis

M6

10:15 Sue Thomas, l'œil du FBI 11:00 Desperate Housewives 11:50 Desperate Housewives 12:45 Le 12.45 13:00 Scènes de ménages 13:45 La double vie de Samantha 15:40 Peur noire 17:35 Un dîner presque parfait 18:45 100% Mag 19:45 Le 19.45 20:05 Scènes de ménages 20:50 L'amour est dans le pré 22:30 L'amour encore plus vache 00:05 On a échangé nos mamans

C ANAL +

10:20 L'homme qui voulait vivre sa vie 12:10 Les Guignols de l'info 12:20 La nouvelle édition 1 re partie 12:45 La nouvelle édition 14:00 Sex Wiz Antoine 15:35 Action discrète 15:40 L'effet papillon 16:20 Sans identité 18:20 Les Simpson 18:45 Le JT 19:10 Le grand journal 20:05 Le petit journal 20:30 Le grand journal, la suite 20:55 Camelot 21:45 Camelot 22:35 Spécial investigation 23:30 Lœil de Links 23:55 Ao, le dernier Néandertal 01:25 Ces amours-là 03:20 Canal NBA

Tv5

10:05 La foi du siècle 11:00 TV5MONDE, le journal 11:15 Tout le monde veut prendre sa place 12:05 Epicerie fine 12:30 La petite vie 13:00 Une brique dans le ventre 13:30 Journal (RTBF) 14:00 La ruée vers l'or 14:45 Specimen 15:45 Monsieur Dictionnaire 15:50 Lecouple.tv 15:55 Lecouple.tv 16:00 TV5MONDE, le journal 16:25 Questions pour un champion 17:00 La foi du siècle 18:00 TV5MONDE, le journal 18:40 La petite vie 19:05 Les escapades de Petitrenaud 19:30 Tout le monde veut prendre sa place 20:30 Journal (France 2) 21:00 Le feu follet 22:45 TV5MONDE, le journal 23:30 Temps présent 00:30 TV5MONDE, le journal Afrique 00:45 La grande librairie

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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE MINISTÈRE DE LA DEFENSE NATIONALE 5 E REGION MILITAIRE

AVIS D’APPEL D’OFFRES NATIONAL OUVERT N° 137/2011/D4/T/5ºRM

Le Ministère de la Défense Nationale lance un avis d’appel d’offres national ouvert en vue de

:

Travaux de réalisation des travaux d’infrastructures et de VRD/GTGC/BEJAIA. Les entreprises et sociétés intéressées par le présent avis peuvent se présenter au siège de la :

5º REGION MILITAIRE Sis à Plateau du Mansourah - Constantine pour retirer le cahier des charges, contre le paiement de la somme de 5.000 DA (cinq mille dinars) pour les sociétés de droit algérien, au compte nº008-25001-5250000288/93 ouvert auprès de la Trésorerie publique - wilaya de Constantine. Les personnes déléguées pour le retrait des cahiers des charges doivent se munir :

• d’une copie légalisée d’une pièce d’identité en cours de validité ;

• d’une lettre d’accréditation délivrée par le candidat à la soumission ;

• d’une copie légalisée du registre du commerce de la société ;

• d’une copie légalisée du certificat de qualification et de classification professionnelles (pour

El Moudjahid/Pub

les entreprises de bâtiment et travaux publics) de catégorie 02 et plus ; • d’une copie du bon de versement de la somme citée ci-dessus.

Les offres, comprenant les pièces et documents exigés dans le cahier des charges, devront être scindées en deux (02) parties :

1 - une offre technique comprenant les documents requis par le cahier des charges ;

2 - une offre financière commerciale comprenant les documents requis par le cahier des

charges. Les offres (techniques et financières), contenues dans deux (02) enveloppes distinctes, doivent parvenir sous pli cacheté à l’adresse ci-après :

DIRECTION REGIONALE DES FINANCES DE LA 5 e REGION MILITAIRE BUREAU D’ADMINISTRATION DES CAHIERS DES CHARGES BP 73 - PLATEAU DU MANSOURAH - CONSTANTINE L’enveloppe extérieure doit être strictement anonyme et ne devra comporter que la mention :

“Soumission” A ne pas ouvrir Avis d’appel d’offres national ouvert Nº 137/2011/D4/T/5 e RM Les soumissions doivent être adressées ou déposées à l’adresse indiquée ci-dessus, avant la date limite de dépôt des offres fixée à 30 jours à compter de la première date de publication. La date d’ouverture des plis est fixée dans le cahier des charges. Les soumissionnaires resteront engagés par leurs offres pendant une durée de 180 jours égale à celle de préparation des offres fixée dans le cahier des charges.

ANEP N° 891907 du 23/01/2012

Détente

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Définitions

 
     

HORIZONTALEMENT I- Des vagues - Protection. II- Greque - S’y enroulent des fils. III- Réfléchit sur le pour ou le contre - Forme de enter. IV- U troc. V- Animal mythique. VI- Un changement - Réforme un jugement rendu en premier. VII- S’en ira sans but. VIII- Rafraïchira - En part. IX- Des housses - Grand ouvert. X- Définit un genre - Occlusion intestinale.

VERTICALEMENT 1- Subit des exactions - Dans l’espoir. 2- Non recoonnue - Sel d’uranium. 3- Fibreux. 4- Stupéfait - Grand lac. 5- Direction - Méchantes griffes. 6- Nom de quartier de Kouba. 7- Un autre avare - Base de connaissance 8- Permet de capter - Copulative. 9- Roue à gorge - En édition - Région de France. 10- Vin d’Italie - Jeux folâtres.

SOLUTION DES MOTS CROISES

 
 

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Mots FLECHES Nº 3687 ACQUÉSER DE LA TÊTE POLITIQUECHINOIS DUREMENT EN CHARME PULSION VIDEABSOLU COULENT
Mots FLECHES
Nº 3687
ACQUÉSER DE LA TÊTE
POLITIQUECHINOIS
DUREMENT
EN CHARME
PULSION
VIDEABSOLU
COULENT DE SOURCE
COMPTABLE
ALCOOLD’ESPAGNE
EN PEAU
NOMMA
UNEMORT
GRECQUE
POINTGAGNANT
GREFFERA
ÇA SENT LE BRÛLÉ
AMAIGRI
EN CINQ PARTIES
COURS EN SUÈDE
UN MAL
MODÈLE
SAHARIEN
INSECTE
COLÉOPTÈRE
VIEUX
DIRECTION
OS
MAUVAISEFEMME
SALETÉ
APPRIS
DEUX EN POUPE
FIND’INFINITIF
FIN DE TIR
LACD’ÉCOSSE
CRUSTACÉSAUTEUR
GRECQUE
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FABRIQUE
CHEVEU
DE FOURRURE
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Grille

Grille Frôlement Polygonal Epigraphe Trousseau Désengager Calibrage Garçonnier Recuisson

Frôlement

Polygonal

Epigraphe

Trousseau

Désengager

Calibrage

Garçonnier

Recuisson

Kilomètrer

Ouled-naïl

Impunément

Exfolier

Monochrome

Parfadet

Herboriste

Eventreur

Changeable

Matériaux

Exorbitant

Percement

Sonorité

Sulfureux

Volte-face

Siffleux

Chuintant

Charmeur

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Toupillon

Grand-papa

Dépensier

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Annexion Toupillon Grand-papa Dépensier Nº 3687 M R I L P T C L A I

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