N° 126 - Septembre 2011

www.foisere.info
Bulletin d'information de l'Union Départementale des Syndicats Force Ouvrière de l'Isère

Sommaire

Compass, compétence et polyvalence
p. 5

Bourgoin, la force de l’Union
p. 7

King Jouet, des licenciements évités
p. 8

Directeur de publication : Jean-Pierre GILQUIN - commission paritaire : 0711 S 05801 ISSN 0338-5701 - Impression : Imprimerie Notre-Dame - Montbonnot UDFO ISERE - bourse du travail - 32 avenue de l’Europe - 38030 Grenoble cedex 02 - Tél. 04.76.09.76.36 - Fax 04.76.22.42.55 - courriel : udfo.38@laposte.net Prix le numéro : 0.80 € - Abonnement 1 an : 3.20 €

Editorial
Stop à l’austérité…

Fonction publique

École : la mastéri
Professeur des écoles stagiaire, en CE1, dans une école élémentaire de Grenoble, Caroline Garnier a été licenciée le 18 juillet. Elle s’est suicidée le 11 août. Au printemps dernier, elle avait témoigné dans le journal du Snudi FO : « J’ai passé les vacances de février à cauchemarder sur la reprise. J’essaie de tenir compte des conseils et des critiques qui me sont donnés et qui sont dans les nombreux rapports mais, à chaque fois, on me trouve quelque chose qui ne va pas. J’ai l’impression que je n’y arriverai jamais. Je travaille le matin, le soir, même à la pause de midi ». «Insupportable», dit l’équipe iséroise du Snudi FO qui a fait tout ce qu’elle pouvait pour aider Caroline et qui a imposé, jeudi 8 septembre à l’occasion d’un Comité Hygiène et Sécurité, le lancement d’une enquête. « Pour que la clarté soit faite sur ce qui est arrivé à Caroline. Pour que le ministère ouvre des négociations afin de revoir le système de la mastérisation ». La mastérisation ? Depuis la rentrée dernière, le lauréat du concours de professeurs des écoles est directement affecté, seul, à une classe. Autant de postes gagnés et vive la RGPP (Révision générale des politiques publiques) ! Pour seul viatique, ces jeunes ont droit à quelques jours de formation dans l’année, aux visites épisodiques d’un maître formateur et aux autres visites, celles d’un inspecteur.

Rarement l’été aura été aussi agité : la crise du système s’est poursuivie par un krach de belle ampleur et un euro qui a tangué sous la pression des marchés financiers. Revenus prématurément de vacances nos gouvernants ont sans surprise réïtéré leur allégeance au marché et décrété un plan d’économie : 11 miliards d’€. Pas de changement pour s’assurer des recettes nouvelles et, toujours, la logique de l’assiette la plus large… Ce sont donc les salariés qui seront encore mis à contribution. Alors que les conséquences de la RGPP (Réforme générale des Politiques publiques) plombent l’emploi et les services publics, la logique des réformes de la retraite se concrétise : celle de 2010 a reculé l’âge du départ à la retraite, celle de 2003 poursuit ses dégâts : deux trimestres de plus de cotisation sont nécessaires depuis cet été. Les experts en croissance, enfin, nous prédisent les pires scénarios et le chômage atteint des sommets. Dans ce contexte, FO initie une campagne, à partir du 20 septembre, pour rappeler les revendications des salariés. Le congrès des syndicats de l’Isère, le 29 Septembre à Voiron, en sera le point d’orgue. Ce sera l’occasion de rappeler que l’unité d’action ne se décrète pas, mais se construit sur la base de revendications claires et de perspectives gagnantes. S’afficher ensemble avec pour seul objectif de… s’afficher ne correspond pas à la manière dont FO, attachée à l’indépendance syndicale et à l’efficacité, se bat. En cette veille d’élections dans la fonction publique (20 octobre), nous ne changerons pas de cap. Aujourd’hui seconde organisation dans ce secteur, FO poursuit également sa progression dans le privé grâce à un travail de terrain de ses militants. C’est la seule manière d’emporter la confiance des salariés et de faire aboutir les revendications. Jean-Pierre GILQUIN, Secrétaire général.

Caroline Garnier.

Hôpitaux : Les économies coûtent

Toujours moins de moyens et un combat permanent contre les restrictions.

Si les discussions sur la titularisation des agents contractuels progressent, le manque d'infirmières dans les hôpitaux est devenu emblématique des problèmes de la fonction publique hospitalière. FO lutte sur tous les fronts. Sur celui, par exemple, de l'utilisation de personnel intérimaire, du harcèlement moral. Autre combat, la facturation à l'acte. Celle-ci encourage les hôpitaux privés à privilégier les actes rentables au détriment des hôpitaux

publics qui se retrouvent avec les actes plus risqués et moins rentables. La logique des économies menait à la fermeture de lits. Avec la RGPP (Réforme générale des Politiques publiques) des services entiers ferment par manque d'effectif ! Et avant la fermeture, les problèmes s'accumulent.

Alpes FO - Septembre 2011 - N° 126

2

sation tue
« Ce suicide, c’est insupportable. Nous savions tous que les conditions dans lesquelles ces collègues stagiaires ont été mis ne pouvaient qu’aboutir à un drame. Nous avons vu, tout au long de l’année, ces jeunes collègues en difficulté. Tous disaient la somme considérable de travail, la détresse. Certains ont réussi à passer cela. Quelques-uns, très peu, ont été autorisés à redoubler ». Pas Caroline Garnier. «On relève, dans les rapports la concernant, des critiques… que tous les enseignants connaissent. Mais, pour ces stagiaires, quelle solution une fois le constat fait ? Ses efforts et ses progrès ont été notés. Nous étions intervenus et nous pensions être sur la voie d’un redoublement avec changement de classe», dit encore le Snudi qui relève aussi que la majeure partie des enseignants ont eu, au moins une fois dans leur carrière, à connaître une année difficile. Mais les derniers rendez-vous de Caroline Garnier avec l’administration ont été terribles. Puis la demande de rendez-vous avec le recteur est restée sans réponse. «Quand la lettre de licenciement est arrivée, cela signifiait qu’il n’y avait plus aucune issue», dit le Snudi. Aucune issue ? Plus pour Caroline en tous les cas. Il reste à obtenir que plus aucun jeune instituteur(trice) ne vive cela. Le Comité Hygiène et Sécurité national a demandé l’arrêt de la mastérisation pour que soit revue, très vite, la formation de ces jeunes professionnels. Et le Snudi a lancé une pétition sur le même mot d’ordre.

Contact : snudifo38@free.fr/ 04 76 40 69 29

t cher
Le stress inhérent aux métiers de l'hôpital est accru par la recherche permanente de solutions de secours et le personnel, conscient des risques encourus, a tendance à se couvrir au détriment de la relation avec les malades. Hélène Wagner, déléguée syndicale au CHU (Centre hospitalier universitaire) de la Tronche, raconte : « Je connais bien le problème : je l'ai aussi vécu comme malade, aux urgences. Plus de place… Je me suis retrouvée sur un brancard dans le couloir ! et j'ai eu de la chance car récemment un accouchement difficile s'est finalement déroulé à Nice par manque de place...». Ce phénomène des urgences débordées s'amplifie et l'agressivité est parfois importante lorsque l'entourage, ou le malade, attend pendant des heures. Il arrive même, au CHU, qu'il n'y ait plus de brancard disponible aux urgences ou que le lit du patient se retrouve dans le couloir… « D'une manière générale, reprend Hélène, les listes d'attente vont se généraliser et conduire les malades vers le privé, avec de probables dépassements d'honoraires, ou hors du département ».

La Poste : FO ne lâche rien
syndicales de La Poste dans ce département. Ainsi, enfin, se présentent-ils aux suffrages de leurs collègues le 20 octobre. Ces derniers éliront leurs représentants aux comités technique, administratif paritaire et à la commission consultative paritaire, structures s’intéressant aux organisations du travail, aux déroulements de carrière, aux problèmes individuels… Plutôt que de longs discours, FO a retracé son combat des dernières années et affirmé une nouvelle fois son programme : arrêt des réorganisations permanentes, arrêt de la sécabilité (réorganisation des tournées au détriment des usagers comme des facteurs), arrêt des pressions qui engendrent le malêtre pour les agents comme pour l’encadrement. Voir le blog : fo-poste-38.blog4ever.com/

A Rives, Echirolles, Saint-Egrève, Fontaine ou, comme ici, à Corps, FO est aux côtés des postiers et des usagers mobilisés pour la défense du Service public.

La méthode est simple : « Nous sommes sur le terrain, toujours à l’écoute. On suit les dossiers jusqu’au bout. On ne lâche rien et utilisons tout ce qui peut l’être ». Ainsi font les postiers isérois FO. Ainsi sont-ils devenus la première des organisations

3

Alpes FO - Septembre 2011 - N° 126

Mobilisation à l’ADMR Remarquable réponse, le 5 juillet, des salariés de la fédération de l’ADMR, à l’appel de leur tout nouveau syndicat FO. 80 % d’entre eux (la fédération emploie 60 personnes à Saint-Martin le Vinoux) ont fait savoir, à l’occasion d’un conseil d’administration, leur volonté de voir s’instaurer « un management cohérent », capable de « respect et de reconnaissance » envers le personnel. Cette mobilisation constitue une bonne base pour faire avancer les revendications, a estimé Didier Rivoire, délégué syndical.

La question

Les temps du travail... une valse à mille temps ?
Pour l'exercice de son activité, un salarié est appelé à passer du temps lié à son travail : pause, douche, trajets... Ces temps doivent-ils être rémunérés ? La notion essentielle est celle du temps de travail effectif. Il est défini comme « temps pendant lequel le salarié est à la disposition de l'employeur et se conforme à ses directives sans pouvoir vaquer librement à des occupations personnelles». Plusieurs situations existent : temps compté comme temps de travail effectif, temps ouvrant lieu à compensation, temps assimilé à du temps de travail. L'astreinte n'est pas du temps de travail effectif, sauf si une intervention est nécessaire ; auquel cas les heures sont comptabilisées et payées. Si une intervention a lieu, le temps de repos doit être accompli avant le début d'une intervention ou après la fin. Si pour le salarié l'astreinte est une réelle contrainte, pour l'employeur ce n'est que du repos s'il n'y a pas d'intervention ! Le temps d'habillage/déshabillage n'est pas du temps de travail effectif, par contre il fait l'objet de contrepartie financière ou de repos si le port d'une tenue de travail est imposé. Le statut du temps de trajet est délicat à déterminer suivant les cas. Mais le temps de trajet domicile/lieu de travail n'est pas du temps de travail effectif, sauf dispositions contraires. Si le travail s'effectue sur un autre lieu que celui habituel et que le temps de trajet est plus long, le salarié doit recevoir une contrepartie. Lorsque le salarié se déplace d'un lieu de travail à un autre, il s'agit bien de temps de travail effectif. De même, si le salarié est contraint de passer par l'entreprise, le trajet entre l'entreprise et le lieu de travail est du temps de travail effectif. Contact : Charles Gérard au 06 07 35 83 29

Forum Pour l’emploi Le Forum pour l’emploi, porté par la mairie de Grenoble, aura lieu du 13 au 15 octobre dans le centre commercial de Grand Place. L’Union départementale tiendra un stand avec un objectif : informer les salariés de leurs droits. Un stage comité d’entreprise Un stage destiné aux élus des comités d’entreprises est organisé par le Creora (Centre régional d’Education ouvrière Rhône-Alpes) du 19 au 21 octobre à la Bourse du Travail de Grenoble. Un autre sera programmé courant novembre à Bourgoin. Inscription au 04 76 09 76 36. Un stage « Négocier » Préparer une négociation, la conduire, la suivre et en exploiter le résultat, seront les éléments développés au cours du stage organisé à Grenoble du 15 au 17 novembre. Cette formation, assurée par le CFMS (Centre de Formation des Militants syndicalistes - structure confédérale) s’adresse aux délégués syndicaux, secrétaires de syndicats et camarades siégeant en CTP (Comité technique paritaire) se retrouvant en situation de négocier. Inscription au 04 76 09 76 36

Des questions à poser
• Pourquoi le temps passé par X en entretien avec la direction quant à l'organisation de son travail a-t-il été décompté de son temps de travail ? • Pourquoi le temps passé pour la visite médicale de X n'a-t-il pas été payé ? • Pourquoi le temps de trajet effectué par Y pour une intervention réalisée durant son astreinte n’a-t’il pas été payé ?

Remettre le social au cœur de l’entreprise

C

hez SYNCEA, nous travaillons depuis vingt ans pour les élus de CE et uniquement pour eux.

Notre mission commune est de veiller à ce que l’humain et le social restent au cœur de l’entreprise. Pour être toujours plus utiles au quotidien, nos experts-comptables, économistes, juristes et consultants en relations sociales mettent leurs compétences à votre service avec un objectif clair : la prise en compte de l’intérêt des salariés dans toutes les décisions concernant la marche de votre société ou de votre association.

Expertises économiques et sociales auprès des comités d’entreprise

BUREAUX DE LYON

47, rue Maurice FLANDIN Tél. : 01 48 19 25 40 69003 LYON Tél. : 04 72 13 23 30 – Fax : 04 72 13 23 36

SIÈGE SOCIAL

www.syncea.fr – info@syncea.fr

V O U S
Alpes FO - Septembre 2011 - N° 126

P O U V E Z
4

CO M P T E R

AV E C

N O U S

!

Isère

Ce journal est le vôtre
Une info, bonne ou mauvaise. Une expérience à partager. Un avis à défendre… Alpes FO est votre journal. Contact Marc Deroudille au 06 22 61 48 91.

Compass : rompre l’isolement des salariés
En Isère, Compass group, leader mondial de la restauration collective, compte plus d’une centaine de salariés qui travaillent dans des restaurants de tous les secteurs d’activité : Eurest, spécialisé dans la restauration d’entreprise et d’administration, Médirest pour la santé et Scolarest pour les établissements scolaires. FO, présente dans l’entreprise depuis une trentaine d’années, a obtenu des avancées sociales importantes telles que la subrogation en cas d’arrêt maladie, l’augmentation des congés spéciaux (enfant malade, décès d’un proche, déménagement…), payés de surcroît. Le travail syndical est loin d’être évident dans ce secteur qui conjugue l’éparpillement géographique des restaurants et le changement d’employeur dans la mesure où, lorsque le client change de prestataire de restauration, le salarié change de patron. Dans ce contexte, le travail de terrain des délégués FO est capital pour rompre l’isolement des salariés et les informer de leurs droits et les défendre quand nécessaire. Les élections pour le renouvellement des élus du comité d’entreprise doivent se dérouler avant la fin de l’année. Les salariés de Rhône Alpes dépendront du CE Grand-Est : de Lille à Valence (Drôme). Au vu de l’étendue de ce périmètre, ce sont bien les représentants FO qui sont les plus à même à défendre les intérêts des salariés car déjà bien présents sur tout le territoire. FO est aujourd’hui la troisième force syndicale dans l’entreprise.

AFD Une liste FO sera présente, pour la première fois, lors des élections professionnelles chez AFD (Animal Food Diffusion), grossiste en aliments pour animaux implanté à Sainte-Blandine. AFD compte vingt-quatre salariés. Les communaux de Grenoble Manifestation, le 20 juin, devant la mairie de Grenoble à l’appel du syndicat des communaux. Il s’agissait d’attirer l’attention sur la restructuration du CCAS (Comité communal d’Action sociale). Défaut de concertation et conséquences inévitables sur l’emploi et les conditions d’accueil des usagers… Le syndicat a voulu faire entendre la voix des agents et des familles.

Faire la cuisine, recharger les banques, veiller à l’hygiène, accueillir les convives… compétences et polyvalence… au Smic ou à peine plus.

Marcilloles

France Alu color
C’est dans un contexte de difficultés de communication avec la direction que Frédéric Fournier, accompagné de salariés, a décidé, au mois de mai, de créer une section FO chez France Alu Color, entreprise où cent dix salariés laquent des barres alu de fenêtres, portails, véranda… La situation ? Aucun syndicat dans l’entreprise, des délégués au CE sans étiquette ; et beaucoup de problèmes de communication avec la direction, un ras-le-bol général des ouvriers dû à la pression qui ne cessait de monter. Un exemple ? Des changements d’horaire du jour au lendemain, le non respect des temps de prévenance des modulations, du flicage. La création du syndicat FO a provoqué un électrochoc. Les salariés s’aperçoivent du
Frédéric Fournier : « Le point important, maintenant on parle. La communication, dans une entreprise, c’est primordial, ça permet de dénouer les problèmes ».

changement. Depuis, même si de nombreux problèmes subsistent, la direction a renoué le dialogue, les demandes formulées par FO aboutissent.

Heyraud Manuel Rui Leitao est le nouveau délégué du jeune syndicat chez Heyraud, entreprise de transport de voyageurs implantée au Fontanil, où travaillent une quarantaine de salariés. Egalité professionnelle Le temps est proche de la remise des bilans sociaux par les directions des entreprises. Bonne occasion d’engager un travail de fond sur l’égalité professionnelle Homme/Femme. Travail dont les résultats sont potentiellement très importants pour les salariées. En Isère Franca De Luca est la référente FO susceptible d’aider chacun à organiser la défense de cette revendication. Contact : 06 89 14 75 21

5

Alpes FO - Septembre 2011 - N° 126

POUR LES ENTREP

PLUS FORTE
Santé Prevoyance Retraite Epargne salariale Avantages fiscaux et sociaux

RISES,

LA PROTECTION !

POUR UNE PROTECTION SOLIDAIRE ET EFFICACE DES SALARIÉS
Mutuelle soumise aux dispositions du livre II du Code de la Mutualité, sous le rnm n° 311 799 878

EN ENTREPRISES

226, cours de la Libération - 38069 GRENOBLE CEDEX 2 - Tél. : 04 76 33 93 93

www.adrea-alpesdauphine.fr - entreprise@adrea-alpesdauphine.fr

Site de l’UD

Bourgoin-Jallieu

L’Union locale rend plus fort
de l’Union locale de Bourgoin-Jallieu. Vie riche d’échanges et d’entraide que Charles Gérard, dit Charly, ne laissera pas s’éteindre. Les syndicats de l’Union locale lui ont demandé, début septembre, de prendre le relais de François qui devient secrétaire adjoint. Il a accepté. « Lien utile que celui des syndicats entre eux. Il est bien que les délégués puissent s’appuyer sur des gens proches y compris géographiquement, surtout dans un département comme le nôtre. Avouez qu’il est tout de même plus simple de ne pas faire des kilomètres pour trouver des réponses et avoir du soutien !», résume-t-il.
Charles Gérard, dit Charly : « Il est bien que les délégués puissent s’appuyer sur d’autres délégués, proches d’eux, y compris géographiquement ».

Le nouveau site de l’Union départementale est en ligne. Son nom ? http://www.fo38.fr. Toujours des infos pratiques, des adresses, de l’actu… Si vous tapez l’ancienne adresse, vous serez redirigés automatiquement. Caisse d’Epargne Belle progression de FO lors des dernières élections à la Caisse d’Epargne. Le syndicat a recueilli 14 % des voix (en progression de 5,5 %) des salariés des 280 agences de la région Rhône-Alpes (les deux Savoie, le Rhône, l’Isère, l’Ain et une petite partie de la Loire). Comment le syndicat a-t-il obtenu ce résultat ? En visitant régulièrement chaque agence, en défendant les revendications collectives et en s’occupant du cas de chacun. Le nombre d’adhérents a été doublé. Decaux François Gonzalez, Grenoblois, délégué syndical central adjoint chez Decaux Groupe France (2700 salariés) est en première ligne, cet automne, dans la négociation sur le droit syndical et la protection santé des 2 700 salariés de la société d’affichage publicitaire. Sur la table de négociation se trouve également l’important sujet de leur reclassement en cas de perte de marchés. Ere Plastique Création d’un syndicat FO chez Ere Plastique, à Crémieu (fabrication de pièces industrielles en matière plastique). Ghislaine Brasselet a pris le mandat de représentante de section syndicale. Conforama Logistique Léger recul de FO chez Conforama Logistique à Saint-Quentin Fallavier du fait de l’apparition d’un syndicat supplémentaire dans l’arène électorale. L’équipe FO a cependant recueilli la moitié des suffrages exprimés dans le collège Employés et la totalité des voix dans le collège Cadres. Chambre d’Agriculture L’élection des représentants des salariés dans les chambres d’agriculture est programmée en 2012. Sont concernés tous les salariés d’exploitation et ceux des organismes du secteur tels la MSA (Mutualité sociale agricole), le Crédit agricole et les coopératives… Si vous avez des contacts dans ce secteur, le faire savoir. Union départementale : 04 76 09 76 36

Il dit « force de conviction, pugnacité et persévérance parce que rien n’arrive jamais tout seul, du jour au lendemain ». Il ajoute : « confiance réciproque entre les camarades et même amitié ». C’est ainsi que François Guignot a entretenu la vie

Il évoque les stages de formation des militants facilités par l’existence de l’Union locale, rappelle les permanences juridiques ô combien nécessaires pour donner des arguments aux syndicats et défendre chaque salarié, évoque les rencontres amicales… Ainsi va la vie de l’Union locale de BourgoinJallieu. Contact : Charles Gérard au 06 07 35 83 29

Voiron

Le congrès des syndicats
C’est jeudi 29 septembre, au Grand Angle de Voiron, que se réunit le 29ème congrès des syndicats isérois. Georges Toquet, responsable de l'Union locale (UL) de Voiron, est content de recevoir le congrès : « Cela me fait plaisir que ce soit à Voiron, le dernier congrès reçu par l'Union locale était celui de la chimie, il y a des années... ». A l’époque, c’est au Grand Angle que les congressistes avaient été reçus et ce sera encore le cas, le 29, pour les 300 participants attendus. Evidemment, l'Union départementale gère le congrès, mais l'UL est sollicitée pour donner un coup de main. Une UL bien vivante même s'il y a moins d'activité depuis la suppression du tribunal des Prud'hommes en 2008. Georges espère bien profiter de l'événement pour faire connaître davantage FO à Voiron. Il souhaite toucher des salariés qui se retrouvent maintenant dans des TPE et sont généralement peu syndicalisés et qui seront appelés à élire leurs représentants dans quelques mois.

Georges Toquet.

7

Alpes FO - Septembre 2011 - N° 126

Voiron et Rives

Pas de cadeau chez King Jouet
direction et de ses nouveaux actionnaires est de faire ce qu’elle appelle du chiffre d’affaires rentable », relève Roberto Fiorini, délégué syndical FO. « A nous de prouver qu’il n’est pas facile de licencier » « D’entreprise familiale (ndlr. pour l’anecdote : l’héritier, Philippe Gueydon, est actuellement président du Medef local), nous passons à une culture capitaliste plus exigeante… De ces exigences qu’ont les actionnaires qui ne sont plus uniquement ceux de la famille Gueydon, même si cette dernière reste majoritaire», poursuit le syndicaliste. En fait, la direction veut plus de flexibilité. Les départs ne sont pas remplacés et le recours à l’intérim augmente. Tout cela pèse sur l’emploi et les conditions de travail.
Roberto Fiorini : « A nous de prouver qu’il n’est pas facile de licencier. A nous d’amener la direction à énoncer sa stratégie. Les salariés doivent savoir où va l’entreprise ».

Ni le présent ni l’avenir ne sourient chez King Jouet, grossiste et distributeur de jouets. Sa branche Magasins n’emploie plus que 800 salariés après la fermeture, en trois ans, de 16 de ses 166 magasins. Dans la branche Grossiste, l’effectif voironnais s’établit à 148 pour environ 170 voici deux ans et le début de l’été a vu l’annonce de la suppression de 8 des 72 emplois de son site rivois. Manifestation de la lassitude et de la colère des sala-

riés, leur mobilisation, le 20 juin, jour du comité d’entreprise extraordinaire, à l’appel de FO, seul syndicat de l’entreprise, a été importante (*)… Grâce à la mobilisation d’une centaine de salariés - une première dans cette entreprise - cinq des huit licenciements ont évolué vers des départs volontaires et les indemnités légales ont été doublées (plafonnées à 10 000 €). « D’aucuns considéreront cette étape comme un ajustement. Il y en aura d’autres. La volonté de la

Certes, l’entreprise est déficitaire depuis quelques années et elle enregistre une baisse de son chiffre d’affaires, « Mais cette baisse, voulue, s’explique par la fermeture de magasins jugés non rentables », précise Roberto Fiorini avant de souligner que le marché progresse de près de 3,5 % par an. Il dit aussi : « La marge de manœuvre, pour le syndicat, n’est pas très importante. Les salariés nous font confiance. Notre action est palpable et ils nous savent vigilants.» (*) voir la vidéo sur fo38.fr

Ensemble évoluons vers demain

Faites bénéficier votre entreprise de notre expertise
PRÉMALLIANCE est partenaire du groupe

Alpes FO - Septembre 2011 - N° 126

8

Sign up to vote on this title
UsefulNot useful