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TD N°5 : Les conditions de travail contemporaines : post ou néo-taylorisme ?

COURS / PARTIE 1 / THEME II / I – A – 4

Objectifs :
• Dresser le bilan des évolutions contemporaines de l’organisation du travail en
France.
• Analyser les facteurs de transformations ou de maintien de l’ancienne organisation
du travail.
Support :
• Textes et documents statistiques récents Document 2 :

Document 1 :

Alternatives Economiques, HS n°70, 4° trimestre

Document 3 : Les nouvelles formes d’organisation du travail

La participation [des salariés] s'attache à rehausser la place du facteur travail dans l'organisation productive. Ces
modifications peuvent intervenir à trois niveaux différents, qui constitueront autant de formes de participation
- un premier consiste à sensibiliser le travailleur aux risques entrepreneuriaux, afin de le responsabiliser dans son
activité. Pour ce faire, une composante variable est introduite dans sa rémunération. Les modalités de cette
« participation financière » sont diverses, particulièrement en France intéressement, « participation des salariés aux
résultats de l'entreprise », plans d'épargne entreprise, stock options, etc. ;
- le contenu du travail, et non la rémunération, constitue une deuxième sphère d'intervention. On cherchera à enrichir
ce contenu, de manière à mobiliser plus pleinement les compétences des individus. C'est l'aspect passif du travail qui est
cette fois visé. Différents dispositifs existent : les cercles de qualité, de projet, d'expression, les équipes semi autonomes
de production, etc. À terme, la Direction attend de la mise en place de ces dispositifs un accroissement de la
productivité du travail. [...]
- le dernier type de participation cherche à favoriser l'intervention des travailleurs dans la gestion de la firme. Il s'agit
de la remise en cause la plus profonde du schéma traditionnel de la relation salariale : l'implication des salariés aux
processus décisionnels entame partiellement le rapport de subordination.
Parce qu'elle est susceptible d'infléchir les choix patronaux, voire de les contrer, cette forme de participation est
a priori conflictuelle. [...]
Alors qu'un consensus de plus en plus large se dégage pour reconnaître dans l'accumulation des connaissances le
moteur de la compétitivité, on comprend le regain d'intérêt pour la question de la participation, sous toutes ses
formes. Parce qu'elle favorise l'engagement des personnes, elle est souvent présentée comme un catalyseur des
potentialités du capital humain.

Rebérioux, « Les marchés financiers et la participation des salariés aux décisions », Travail et emploi, n° 93, janvier 2003.
Document 4 :

Alternatives Economiques, HS n°70, 4° trimestre

Document 6 :
Alternatives économiques, n°236, Juillet 2005

Document 5 :

Effets des nouvelles façons de travailler

L’ouvrier attelé à sa chaîne a vu ses tâches


enrichies. En plus de sa mission traditionnelle
(fabriquer le produit), il doit veiller à la qualité ou à
l’entretien de ses machines, respecter les normes.
Valorisant ! Sans aucun doute. D’ailleurs, on
l’appelle « opérateur ». Plus question d’agir
mécaniquement, ses bras sont à la tâche mais aussi
ses yeux, sa tête, sa mémoire … Exténuant voire
dangereux. Du « néostakhanovisme » dit Ph
Askenazy, chercheur qui montre que ces nouvelles
formes de travail sont à l’origine d’un phénomène
impensable il y a quelques années et qui commence
à inquiéter sérieusement le ministère de l’emploi : la
remontée des accidents du travail (par exemple + 15
% en 1996, 700.000 accidents en 2004).
De la caissière aux cadres, dans toutes les
entreprises lancées dans une folle course à la
productivité, rentabilité et compétitivité, chacun doit
aller de plus en plus vite. 56% des salariés
européens sont soumis à des cadences élevées
contre 46%, dix ans plus tôt. Avec ces nouvelles
formes de travail, le salarié censé être plus libre,
devient le gérant de sa propre productivité,
intériorisant jusqu’à la hantise, la nécessité d’être à
la hauteur, se jugeant jusqu’au désespoir,
responsable de ce qui lui arrive. Avant, on disait au
salariés : « Tu dois faire cela ». Maintenant, on lui
dit : « Débrouille-toi pour obtenir tel résultat »
Alternatives Economiques, HS n°70, 4° trimestre 2006
J. de Linarès, Le nouvel Observateur, 17-23 janvier
2002
Document 7 : Document 8 :

A l’aide de vos connaissances de cours et du dossier documentaire, vous interrogerez sur les transformations
contemporaines de l’organisation du travail en vous demandant si ces mutations mettent en avant une logique post
ou néo-tayloriste.

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