Installations Électriques Industrielles
INDUSTRIELLES
FORMATEUR : AMON A. I.
INSTALLATIONS INDUSTRIELLES
EQUIPEMENTS
D’INSTALLATIONS Formateur : AMON A.
ELECTRIQUES INDUSTRIELLES
Une installation industrielle d’automatisme est constituée de deux parties : un circuit de
commande et un circuit de puissance.
1-/APPAREILS DE PROTECTION
1-1-1/ Fonction
C’est un appareil de protection des installations contre les courts-circuits et les surcharges.
Sa fonction est d’interrompre le courant électrique en cas d’incident (surcharge, court-circuit) sur
un circuit électrique.
1-1-2/ Symbole
Q1
1-2-2/Symbole
Fusible Fusible
sans percuteur avec percuteur
Remarque : il existe 4 types de fusibles. Deux sont utilisés dans les installations électriques
industrielles.
-les fusibles gG : ce sont des fusibles d’usage général, utilisé aussi bien dans les installations
domestiques qu’industriels. Utilisation : éclairage, four, lignes d’alimentation etc…
1-3-1/Fonction
Il assure la protection des moteurs contre les surcharges et les coupures de phase.
1-3-2/Symbole
Remarque : les contacts auxiliaires sont représentés par un nombre de deux chiffres.
.1 .3 .5 .7
.2 .4 .6 .8
Le chiffre des dizaines indique le numéro d’ordre de chaque contact auxiliaire de l’appareil.
Contacteur auxiliaire CA2 DN22 Bloc de contacts auxiliaires instantanés DN22 ET DN40
55 67 57 65
56 68 58 66
2-1/ LE SECTIONNEUR
2-1-1/Fonction
Le sectionneur est un appareil mécanique de connexion qui assure deux fonctions essentielles :
-la sécurité des personnes, en assurant la séparation entre la partie amont sous tension et la
partie aval d’un circuit, sur laquelle on effectue des travaux (le sectionnement).
-la protection des matériels, lorsqu’il peut supporter des fusibles destinés à protéger l’installation
contre les surintensités (sectionneurs porte-fusibles)
De plus en plus, on utilise les sectionneurs porte-fusibles qui en plus de la fonction
sectionnement, protège l’installation contre les courts-circuits et les surcharges.
2-1-2/Symbole
3-1/LE CONTACTEUR
3-1-1/Fonction
Un contacteur est un appareil électromécanique de commande à distance d’un circuit. C’est un
ensemble de contacts actionnés par électroaimant. Il assure la fonction commutation.
3-1-2/Symbole
*LE DISCONTACTEUR
C’est l’association d’un contacteur et d’un relais thermique. Il assure la fonction de commande
d’un contacteur et la fonction de protection contre les surcharges d’un relais thermique.
3-2/ L’INTERRUPTEUR
3-2-1/Fonction
Il n’assure que la fonction commande à la différence de l’interrupteur sectionneur.
3-2-2/Symbole
L1 L2 L3
4-/ORGANES D’INFORMATIONS
4-1/ LES BOUTONS POUSSOIRS
4-1-1/Fonction
Ce sont des auxiliaires de commande qui permettent le dialogue entre l’opérateur et la partie
commande afin de gérer les modes de marches et d’arrêts du système piloté.
4-1-2/Symbole
.1 .3 .1
S1 S2 S0
.2 .4 .2
13 21
S1
14 22
4-3/LES VOYANTS LUMINEUX
4-3-1/Fonction
4-3-2/Symbole H
Remarque : Sur un pupitre, les voyants lumineux doivent respecter un code de couleur normalisé.
Prof : AMON A. CME/CIE BINGERVILLE
SCHEMA D’ELECTRICITE INDUSTRIELLE
INSTALLATION INDUSTRIELLE 1 BTS ELT G3 ; Doc 1/1
INSTALLATIONS INDUSTRIELLES
SCHEMAS D’ELECTRICITE
INDUSTRIELLE Formateur : AMON A.
2-/ROLE
Un schéma électrique a pour but :
3-1-2/Caractéristiques techniques
-la pointe d’intensité au démarrage du moteur est de 4 à 8 fois l’intensité nominale. ; ce qui
entraine une chute de tension au niveau du réseau d’alimentation. La conséquence est que ce
type de démarrage n’est utilisé que pour les moteurs de faible puissance (< 4kW).
-le couple est maximum au démarrage, ce qui peut provoquer un départ brutal pouvant être
dangereux pour la machine entrainée.
Un moteur électrique nécessite d’être couplé pour fonctionner. En effet, il est formé de 3
bobinages identiques dont les sorties sont reliées à la plaque à bornes selon le schéma suivant :
Le couplage d’un moteur dépend des caractéristiques du moteur (voir plaque signalétique) et du
réseau d’alimentation dont on dispose.
*En TRIANGLE lorsque la tension entre phases du réseau d’alimentation correspond à la tension
la plus « petite » indiquée sur la plaque signalétique du moteur.
*En ETOILE lorsque la tension entre phases du réseau d’alimentation correspond à la tension la
plus « grande » indiquée sur la plaque signalétique du moteur.
3-1-3/Schémas du démarrage direct un sens de marche
SCHEMAS DE PUISSANCE
1 3 5
2 4 6
1 3 5
2 4 6
1 3 5
2 4 6
SCHEMA DE COMMANDE
1 3 5 1 3 5
2 4 6 2 4 6
3-2-2/Schémas du démarrage direct deux sens de marche
SCHEMAS DE PUISSANCE
1 3 5
2 4 6
1 3 5 1 3 5
2 4 6 2 4 6
1 3 5
2 4 6
KM1
SCHEMA DE COMMANDE
Q2
95
F2
96
X1
11
S0
12
X2
13
13
13
13
KM1 KM2
S1 S2
14
14
14
14
X3 X4
61
61
KM2 KM1
62
62
A1 A1
A2 A2
N
KM1 KM2
-ACTION SUR LE STATOR : consiste à réduire la tension aux bornes des enroulements
statoriques.
-1er temps : chaque enroulement du stator est alimenté sous tension réduite en utilisant le
couplage étoile Y.
-2e temps : on passe au couplage triangle et chaque enroulement du stator est alimenté sous sa
tension nominale.
NB : Ce type de démarrage est utilisé pour les moteurs à couplage TRIANGLE lors de leur
fonctionnement normal.
3/L2
5/L3
1/L1
Q1 4
6
2
5
1
3
2
6
4
KM2
1
F1
4
6
2
KM1
U1 V1 W1
5
5
3
3
1
1
KM3
6
6
4
4
2
M3~
W2 U2 V2
KM2
62 61 56 55 14 13 12 11 96 95
14 13 14 13
SCHEMA DE COMMANDE
62 61 68 67
KM1
*AUTRE VARIANTE
SCHEMA DE PUISSANCE
Q1
KM2 KM1
F1
U1 V1 W1
M3~
SCHEMA DE COMMANDE
F1
95
F2
96
X1
11
S0
12
X2
13
13
13
S1 KM1 KA1
14
14
14
X3
61
67
KM2 KA1
68
62
A1 A1 A1
A2 A2 A2
N
KM1 KA1 KM2
AUTRE VARIANTE
3-5/ LE DEMARRAGE PAR ELIMINATION DE RESISTANCES ROTORIQUES
3-5-1/PRINCIPE
Ce type de démarrage est utilisé pour les moteurs à rotor bobiné encore appelés moteurs à
bagues.
Ce démarrage consiste à alimenter le stator du moteur par la tension nominale et à éliminer par
un système de contacteurs, les résistances insérées dans le circuit du rotor en plusieurs temps (3
minimum).
1er temps : On insère la totalité des résistances dans les enroulements du rotor
2e temps : On diminue la résistance du circuit rotorique en éliminant une partie des résistances
insérées.
SCHEMA DE PUISSANCE
SCHEMA DE COMMANDE
4-/FREINAGE DES MOTEURS ASYNCHRONES TRIPHASES
4-1-1/PRINCIPE
Après avoir coupé l’alimentation, pour arrêter plus rapidement le rotor, on inverse deux phases.
Une fois le moteur arrêté, l’inversion des 2 phases doit être interrompue suffisamment tôt pour
éviter que le moteur ne reparte en sens inverse.
Divers dispositifs automatiques sont employés pour commander l’arrêt dès que la vitesse du rotor
approche de zéro (détecteurs d’arrêt à friction ; dispositifs chronométriques)
4-1-2/FREINAGE A CONTRE-COURANT DES MOTEURS A CAGES
Afin d’obtenir un freinage sans brutalité, il est souvent inséré, lors du couplage en contre-courant,
une résistance en série avec chaque phase du stator. Le couple et le courant sont alors réduits
comme dans le cas du démarrage statorique.
SCHEMA DE PUISSANCE
SCHEMA DE COMMANDE
SCHEMA DE COMMANDE
4-2-/ FREINAGE PAR INJECTION DE COURANT CONTINU
Ce type de freinage est généralement utilisé pour les moteurs à bagues de moyenne et grande
puissance.
4-2-1-/PRINCIPE
Le procédé consiste à envoyer du courant redressé dans le stator préalablement séparé du réseau.
Ce courant redressé crée un flux fixe qui remplace le champ tournant. Le flux fixe provoque le
ralentissement du moteur (le rotor).
-la valeur moyenne de la tension redressée dépasse rarement 20 V pour ne pas provoquer
d’échauffement préjudiciable.
-inconvénient : il faut couper le courant dans le stator une fois le freinage réalisé, pour éviter un
échauffement excessif.
SCHEMA DE PUISSANCE
SCHEMA DE COMMANDE
5-VARIATION DE VITESSE POUR MOTEURS ASYNCHRONES
5-1/PRINCIPAUX OBJECTIFS DE LA VARIATION DE VITESSE
ENERGIE
ENERGIE Mécanique fixe ENERGIE
Electrique fixe Mécanique variable
MOTEUR BOÎTE DE
ELECTRIQUE VITESSE
Caractéristiques
Inconvénients
L’entretien n’est pas négligeable (usure des éléments en contact). L’appareil est
bruyant.
SCHEMA DE COMMANDE
*les moteurs à enroulements séparés
Moteur à enroulements
séparés couplé en étoile
Synoptique
ENERGIE
ENERGIE Electrique variable ENERGIE
Electrique fixe Mécanique variable
CONVERTISSEUR MOTEUR
ELECTRIQUE ELECTRIQUE
Principe
Dans une installation électrique basse tension (50-1000V), la protection des personnes
contre les contacts indirects est assurée par les schémas de liaison à la terre ou régime de
neutre (NFC 15-100).
1-/DEFINITION
On désigne par schéma de liaison à la terre ou régime de neutre, les différentes situations :
La deuxième lettre désigne la situation des masses de l’installation par rapport à la terre.
La combinaison de ces lettres nous donne trois régimes de neutre représentés par les
symboles : TT ; TN et IT.
-la protection des personnes contre les contacts indirects est assurée par la mise à la terre
des masses associée à l’emploi obligatoire de dispositifs différentiels (interrupteur ou
disjoncteur).
-il doit y avoir coupure du circuit protégé aussitôt qu’il y a un défaut d’isolement : on dit
qu’il y a coupure au premier défaut.
3-2/ LE REGIME TN
-ce régime n’est pas autorisé pour les installations domestiques, il est réservé aux
entreprises propriétaires de leur propre transformateur.
Remarque 2 : On peut réaliser un schéma TN-C-S. C'est l'association des schémas TN-C et
TN-S. Cependant, il est interdit de réaliser un schéma TN-C après un schéma TN-S.
De même, un schéma de liaison peut être mis en aval d'un autre (exemple : TT à la suite
d'un IT)
4-/CHOIX D'UN SCHEMA DE LIAISON A LA TERRE
L2 L2
L3 L3
N Neutre N
Neutre
IMPEDANCE
PE PE
MASSES MASSES
FIGURE 1 FIGURE 2
L2 L2
L3 L3
Neutre PEN Neutre N
PE
PE PE
MASSES MASSES
FIGURE 3 FIGURE 4
LES SCHEMAS DE LIAISONS A LA TERRE : INSTALLATIONS INDUSTRIELLES
ETUDE D’UN DEFAUT D’ISOLEMENT
Prof : AMON A.
Basée sur la valeur du courant limite de non-lâcher (10 mA), c’est la valeur maximale de la
tension de contact présumée pouvant être maintenue indéfiniment.
2 / LE REGIME TT
TRANSFORMATEUR
L1
L2
L3
Neutre
Id
RC
RN Prise de terre de PE
MASSES RT
Id UC
RN RT V= tension simple.
V
D’après la loi d’ohm, on a Id=
RF + R C + R T + R N
On calcule alors UC= RT × Id
APPLICATION NUMERIQUE :
REPONSE :
L’intensité du courant qui traverse l’homme est : Ih= UC/Rh ; AN : Ih= 102,4 mA.
2°) La protection des personnes est assurée par un dispositif différentiel à courant résiduel
qui doit couper l’alimentation avant tout contact d’une personne avec la carcasse métallique
de l’appareil en défaut.
EXERCICE 1
Sur une ligne 230 /400 V, un électricien veut contrôler si les fils de phase sont bien
alimentés (FIGURE 1). Il touche le fil L3 à l’aide d’un « tournevis-testeur ». Ce tournevis est
formé d’une lame métallique, d’un voyant au néon et d’une résistance de 56 kΩ, le tout
placé en série.
3°) il renouvelle sa vérification en montant sur un tabouret isolé du sol : que constate-il ?
EXERCICE 2
Calculez :
EXERCICE 3
Un atelier dont le régime de neutre correspond au schéma TT, a des machines alimentées en
230/400 V (FIGURE 3). la protection de ces machines est assurée par des disjoncteurs
différentiels F1 et F2 de 30 A/500 mA.
1°) une phase de la machine 1 touche la masse avec une résistance de contact de 4 Ω :
2°) la machine 2 n’est pas reliée à la terre. Le fil de phase entre en contact accidentellement
avec la carcasse de la machine :
FIGURE 2
FIGURE 3
3-/ LE REGIME TN
SECONDAIRE TRANSFORMATEUR
L1
L2
L3
Neutre PEN
Id
PE
MASSES
1er cas : la protection des personnes est assurée si UC ≤ UL du local considéré. Déterminons
UC. Le schéma équivalent de la boucle de défaut est :
Id RPh RPE
V UC
0,8V : en cas de court circuit, on estime à 20% la chute de tension dans le circuit aval. La
tension à l’origine du circuit n’est que de 80% de la tension nominale.
APPLICATION NUMERIQUE :
Avec m=SPh/SPE;
Lmax est aussi déterminée à l’aide de tableaux de constructeurs (voir document 1/1).
APPLICATION :
A l’aide des tableaux du doc 1/1, déterminez Lmax sachant que : SPh= SPE= 10 mm2, protégé
par disjoncteur 20 A de type B.
REPONSE
EXERCICE 1
EXERCICE 2
EXERCICE 3
1°) Déterminez Lmax sachant que :SPh= 50 mm2 ; SPE= 25 mm2, protégé par disjoncteur 63 A
de type B. Les conducteurs sont en aluminium.
3-1/Masses séparées
V
Z Id=
V Z + RA1 + RN
UC
La tension de contact est : UC= RA1 × Id
RA1
APPLICATION NUMERIQUE :
Id= 0,15 A et UC = 3 V
Conclusion : Au premier défaut, la tension de contact est très faible UC << UL ; il n’y a donc
pas de danger.
Id 𝑈
𝐼𝐷 =
UC1 RA1 𝑅𝐴1 + 𝑅𝐴2
U 𝑈𝐶1 = 𝑅𝐴1 × 𝐼𝑑
𝑈𝐶2 = 𝑅𝐴2 × 𝐼𝑑
UC2 RA2
APPLICATION NUMERIQUE
𝑈 = 400 𝑉;
400
𝐼𝐷 = 20+15 ⇛ 𝑰𝑫 = 𝟏𝟏, 𝟒 𝑨 et
𝑈𝐶1 = 20 × 11,4 ⇛ 𝑼𝑪𝟏 = 𝟐𝟐𝟖 𝑽
𝑈𝐶2 = 15 × 11,4 ⇛ 𝑼𝑪𝟐 = 𝟏𝟕𝟏 𝑽
3-2/Masses interconnectées :
Le schéma équivalent :
Id RN 𝑉
𝐼𝐷 =
𝑍 + 𝑅𝑁 + 𝑅𝑢
La tension de contact
Z
V 𝑈𝐶 = 𝑅𝑈 × 𝐼𝑑
UC
RT
APPLICATION NUMERIQUE
𝑈𝐶 ≪ 𝑈𝐿 ⇒ 𝑝𝑎𝑠 𝑑𝑒 𝑑𝑎𝑛𝑔𝑒𝑟
2ème défaut : entre L2 et la masse de la machine 2
Id Rph1 Rph2
0,8𝑈
𝐼𝑑 =
𝑅𝑃ℎ1 + 𝑅𝑃ℎ2 + 𝑅𝑃𝐸1 + 𝑅𝑃𝐸2
U 𝑈𝐶1 = 𝑅𝑃𝐸1 × 𝐼𝑑
𝑈𝐶2 = 𝑅𝑃𝐸2 × 𝐼𝑑
UC2 UC1
RPE2 RPE1
APPLICATION NUMERIQUE
1-/ DEFINITION
C’est un appareil de protection des matériels (câbles et appareils) contre les surintensités
(surcharge et court-circuit). Son symbole est :
Pôles
Protection thermique
Protection magnétique
2-/ CONSTITUTION
DISJONCTEUR MOTEUR
Il est essentiellement constitué :
-d’un système de détection des surcharges : le déclencheur thermique ;
-d’un système de détection des courts-circuits : le déclencheur magnétique ;
-d’un système de coupure : les pôles ;
-En plus de ces organes, certains disjoncteurs sont munis d’un déclencheur différentiel à
courant résiduel et d’un déclencheur à minimum ou à maximum de tension.
3-/ FONCTIONS
C’est le rôle du déclencheur thermique. Son fonctionnement est basé sur la différence de
dilation de deux lames de métal soudées ensemble (un bilame).
C’est le rôle du déclencheur magnétique. Son fonctionnement est basé sur la création d’un
champ électromagnétique lors du passage du courant de court-circuit.
Sur certains disjoncteurs, on peut régler In à une valeur déterminée: C’est le courant de
réglage IR. (C’est In réglé)
1, 2, 3, 4 pôles
(voir fig. 7)
-un disjoncteur de type B pour la protection des lignes de grandes longueurs (où il
n’y a pas de pointe de courant) en régimes TN et IT (voir chapitre IV). Le réglage de Im
est de 3 à [Link] ou de 3,2 à 4,[Link]
-un disjoncteur de type C pour la protection générale des circuits (lignes alimentant
les récepteurs classiques). C’est le cas des installations domestiques. Le réglage de Im est
de 7 à [Link]
-un disjoncteur de type D pour la protection des récepteurs à forts courants d’appel
tels que les moteurs et les transformateurs. Le réglage de Im est de 10 à [Link]
IB ≤ In ≤ IZ
IB = Courant d’emploi de la ligne (c’est le courant utilisé par les récepteurs de la ligne).
pdC ≥ ICC ; ICC = courant de court-circuit pouvant prendre naissance dans le circuit à
protéger.
2-6-/DISPOSITIFS COMPLEMENTAIRES DE PROTECTION
Les différents types de protection complémentaire à assurer déterminent les déclencheurs
complémentaires que doit comporter le disjoncteur en plus des déclencheurs magnétiques et
thermiques. Ainsi, pour :
une protection des personnes contre les contacts indirects : le disjoncteur doit être
muni d’un Déclencheur Différentiel à courant Résiduel (DDR) en régime TT.
une protection contre les baisses de tension, le disjoncteur doit être muni d’un
déclencheur à minimum de tension.
une protection contre les surtensions, le disjoncteur doit être muni d’un déclencheur
à maximum de tension.
EXERCICE D’APPLICATION
SOLUTION
Choix
Disjoncteur magnétothermique et
Dans le catalogue constructeur,
différentiel
Disjoncteur tripolaire gamme des compacts, les
In=10A disjoncteurs correspondant sont les
Un380V disjoncteurs tripolaires :
Courbe B ou C C60N
pdc6A
C60L
Fiche technique des disjoncteurs de la gamme des compacts
(MERLIN GERIN)
LE DISJONCTEUR : INSTALLATIONS
INDUSTRIELLES
DETERMINATION D’UN COURANT
DE COURT-CIRCUIT Prof : AMON A.
L’intensité Icc d’un courant de court-circuit se produisant dans une installation électrique
dépend de :
la puissance de la source d’alimentation
des impédances comprises entre la source et le point ou se produit le court-circuit
En effet, à l’apparition du court-circuit, l’intensité du courant qui se développe est limitée par
l’ensemble des impédances des différents constituants placés en amont du point ou se produit
le court-circuit.
1-1/ PROCEDURE :
Nota : Une erreur à ne pas commettre, est de calculer Z séparément pour chaque tronçon,
et d'en faire la somme algébrique pour avoir 𝒁𝒆𝒒.
3éme étape : calculer la valeur efficace de l'intensité de court- circuit Icc par :
- En monophasé :
𝑼𝒏
𝑰𝒄𝒄 = 𝐦 × 𝐜 ×
𝒁𝒆𝒒
- En triphasé :
𝑚 × 𝑐 𝑼𝒏
𝑰𝒄𝒄 =
√𝟑 𝒁𝒆𝒒
Tableau 1
Le tableau suivant permet d’évaluer rapidement l’intensité d’un courant de court-circuit aval
en un point de l’installation connaissant :
-le courant de court-circuit ICC amont
-les caractéristiques de la liaison aval (longueur, section et constitution du câble)
Tableau 2
TRAVAUX DIRIGES : INSTALLATIONS INDUSTRIELLES
le disjoncteur- Icc DIMENSIONNEMENT DES
EQUIPEMENTS
EXERCICE 1
EXERCICE 2
-Pour les moteurs, on considère que le courant d’appel peut dépasser 10In.
-choisir le disjoncteur approprié dans la gamme Merlin Gerin (voir figure1) et préciser son
type de déclencheur ;
-choisir le disjoncteur approprié dans la gamme Merlin Gerin (voir figure1) et préciser son
type de déclencheur ;
-choisir le disjoncteur approprié dans la gamme Merlin Gerin (voir figure1) et préciser son
type de déclencheur ;
-préciser la valeur de l’intensité assignée ; la valeur de l’intensité de réglage thermique (IR) ;
la plage de déclenchement du magnétique (Im).
EXERCICE 3
Un four triphasé d’une puissance de 18 kW est protégé contre les surcharges et les courts-
circuits par un disjoncteur. Le réseau est en 230/400 V. Le courant de court-circuit au point
A peut atteindre 9 kA.
Choisir dans la gamme Merlin Gerin proposée (figure 1), le disjoncteur de protection F1 du
four.
Figure 1
LE FUSIBLE : INSTALLATIONS INDUSTRIELLES
TECHNOLOGIE ET CHOIX Prof : AMON A.
1-/FONCTION
Un coupe-circuit à fusible (ou fusible) est un dispositif de protection contre les courts-circuits
et les surcharges par la fusion d’un élément calibré lorsque le courant qui le traverse
dépasse la valeur de son calibre.
Symbole :
Fusible à couteau
Les fusibles gG sont des fusibles dit « protection générale » ;ils protègent les
circuits contre les faibles et fortes surcharges ainsi que les courts-circuits.
Les inscriptions sont en noir. L’image montre un fusible cylindrique.
-la classe AD
Les fusibles AD sont des fusibles dits « accompagnement disjoncteur », ce type de fusibles
est utilisé par les distributeurs d’énergie électrique. Les inscriptions sont en rouges.
-la classe UR
Les fusibles ultra-rapides (UR) assurent la protection des semi- conducteurs de puissance et
des circuits sous tension continue.
4-/ CONSTITUTION GENERALE D’UN FUSIBLE
Un fusible est principalement constitué d’un élément fusible, d’un corps, d’une matière de
remplissage et des pièces de connexion.
4-1/Elément fusible
C’est le cœur du fusible. Il est sensible à la valeur efficace du courant. C’est de lui que
dépendent les caractéristiques électriques.
4-3/Matière de remplissage
Généralement en silice granuleuse, son rôle est d’absorber l’énergie de l’arc électrique et
d’assurer l’isolement après la coupure.
4-4/ Pièces de connexion (embouts)
Elles assurent principalement la liaison électrique entre le fusible et son support (porte-
fusible, sectionneur porte-fusibles,…). Mais, elles peuvent servir aussi d’élément de fixation
sur le support.
5-/ PRINCIPALES CARACTERISTIQUES
la tension nominale (Un) : c’est la valeur maximale de tension sous laquelle le fusible
peut être utilisé.
le courant nominal (In) : appelé encore calibre ou courant assigné, le courant nominal
est la valeur maximale de courant qui peut traverser indéfiniment le fusible sans
provoquer sa fusion.
le courant conventionnel de non fusion (Inf.) : c’est la valeur de l’intensité du courant
qui peut être supportée par un fusible pendant un temps conventionnel spécifié par la
norme sans provoquer la fusion.
le courant conventionnel de fusion (If) : c’est la valeur de courant qui provoque la
fusion du fusible avant l’expiration du temps conventionnel spécifié par la norme.
le pouvoir de coupure nominal (pdC) : c’est la valeur maximale du courant de court-
circuit présumé que peut couper ce fusible.
la courbe de fonctionnement : C’est la courbe : t = f (I)
la forme de la cartouche : elle peut être de forme cylindrique ou à couteau.
la taille : elle détermine les dimensions du fusible.
sa classe ;
son courant assigné (ou son calibre) ;
sa tension assignée ou tension nominale ;
son pouvoir de coupure ;
sa taille et sa forme.
e) Taille et forme
Un fusible est toujours à insérer dans un porte-fusible. Sa taille et sa forme doivent être
adaptées à celles du porte-fusible.
SOLUTION
EXERCICE 1
Un four triphasé d’une puissance de 18 kW est protégé contre les surcharges et les courts-
circuits par des fusibles. Le réseau est en 230/400 V. Le courant de court-circuit du
transformateur d’alimentation peut atteindre 10 kA.
1-/ Choisir dans la gamme Ferraz proposée (figure 1), les fusibles de protection F1 du four.
2-/ On a dû déplacer le four et ajouter un autre départ ; ceci a entrainé une augmentation
de la longueur du câble d’alimentation. En tête de ligne, on a placé pour la protection, un
fusible F2 de 40 A.
EXERCICE 2
-si le moteur parvenait à démarrer, qu’adviendrait-il dans le cas d’une surcharge persistance
Id= 2,3In ?
-quel fusible gG faudrait-il choisir pour que le moteur puisse démarrer ? Avec ce fusible, en
l’absence d’un relais thermique, la protection contre les surcharges est-elle assurée ?
4-/ On essaie avec un fusible aM (25 A) :
5-/ comment peut-on protéger ce moteur contre les surcharges et les courts-circuits ?
Figure 1
LE SECTIONNEUR : INSTALLATIONS INDUSTRIELLES
TECHNOLOGIE ET CHOIX Prof : AMON A.
1-/FONCTION
Le sectionneur est un appareil mécanique de connexion qui assure deux fonctions
essentielles :
-la sécurité des personnes, en effectuant la séparation entre la partie amont sous tension
et la partie aval d’un circuit, sur laquelle on effectue des travaux (le sectionnement).
-la protection des matériels, lorsqu’il peut supporter des fusibles destinés à protéger
l’installation contre les surintensités (sectionneurs porte-fusibles)
De plus en plus, on utilise les sectionneurs porte-fusibles qui en plus de la fonction
sectionnement, protège l’installation contre les courts-circuits.
2-/DIFFERENTS TYPES DE SECTIONNEURS PORTE-FUSIBLES
2-1-/Sectionneurs domestiques
Les départs des circuits étant en monophasé, ces sectionneurs sont bipolaires dont un pôle
protégé par fusible et l’autre non protégé faisant uniquement fonction de sectionnement.
Le pôle protégé est la phase et le pôle non protégé est le neutre.
Symbole électrique selon IEC
2-2-/Sectionneurs industriels
Ces appareils assurent la fonction de sectionnement au départ des équipements. En général,
ces derniers comportent des fusibles et des contacts auxiliaires.
Symbole électrique selon IEC
Sectionneur porte-fusibles tripolaire avec contact(s) de précoupure avec poignée extérieure
3-/ROLE DES DIFFERENTS ORGANES
U R at 3 000
Un UR
10 000
Courant nominal
La courant nominal (In) du sectionneur est fonction de la température ambiante (t a) et du
courant de ligne (IL) :
Nombre de pôles
EXERCICE D’APPLICATION
Un four électrique triphasé consomme 15.000 W sous une tension de 220 V entre phases.
Choisissez le sectionneur qui nous permet d’assurer l’isolement de ce four et d’assurer sa
protection contre la marche en monophasé.
Q1 KM1
SOLUTION
P 15000
IL . Donc : I L 39,36 A
U 3 Cos 220 3 1 1
- Sectionneur tripolaire
- Le DOC 1/1 nous donne les sectionneurs :
- GK1-EV
- 1 ou 2 contacts de précoupure GK1-EW
- Sectionneur avec DPMM
EXERCICE
Une armoire électrique, est destinée à l’alimentation en 3×400 V d’un four et d’un moteur
dont les puissances respectives sont : 12 kW et 15 kW.
1-/ Calculer l’intensité consommée par le four, puis choisir le sectionneur Q3 et les fusibles.
2-/ Calculer l’intensité consommée par le moteur, puis choisir le sectionneur Q2 et les
fusibles.
3-/ Choisir Q1, le calcul de l’intensité sera effectué en considérant que cos φ=1 pour le
moteur.
CHOIX D’UN SECTIONNEUR DOCUMENT : 1/1
Sectionneurs porte-fusible
LE CONTACTEUR : INSTALLATIONS INDUSTRIELLES
TECHNOLOGIE ET CHOIX Prof : AMON A.
TECHNOLOGIE DU CONTACTEUR
1-/ FONCTION
Symbole
4-/CONSTITUTION GENERALE
Un contacteur est principalement constitué d’un électro-aimant et de contacts.
4-1-/Electro-aimant
L’électro-aimant est le moteur du contacteur car c’est lui qui actionne les contacts.
Un électro-aimant est composé de deux organes : une bobine et un circuit magnétique
Bobine
C’est le circuit électrique de l’électro-aimant qui permet de produire le flux magnétique
nécessaire à l’attraction de l’armature mobile.
Elle peut être alimentée en courant continu ou en courant alternatif.
Circuit magnétique
Le circuit magnétique d’un contacteur est fait en fer doux pour réduire (voire supprimer) les
pertes par hystérésis.
Il est composé d’une partie fixe et d’une partie mobile.
Il existe des circuits magnétiques pour courant continu et des circuits magnétiques pour
courant alternatif.
4-2-/ Contacts
Il existe deux types de contacts : les contacts principaux (ou pôles) et les contacts auxiliaires.
Contacts principaux
Ils sont chargés de la commande des circuits de puissance.
Ces contacts ont un pouvoir de coupure très élevé car ils sont équipés d’un dispositif de
coupure d’arc.
Contacts auxiliaires
Les contacts auxiliaires sont des contacts de petites puissances pour des courants inférieurs
ou égal 10A.
Ils sont destinés à assurer l’auto-maintien, les asservissements, les verrouillages électriques
des contacteurs dans les équipements et sont utilisés dans les circuits de commande.
Différents types de contacts auxiliaires
Sur les contacteurs, l’on rencontre deux (02) types de contacts auxiliaires qui sont contacts à
fermeture instantanée et les contacts à ouverture instantanée.
Pour des besoins, l’on peut équiper les contacteurs, de contacts auxiliaires temporisés par
adjonction d’un bloc temporisé.
Les deux principaux types de contacts temporisés sont :
-les contacts temporisés au travail (couleur bleu)
-les contacts temporisés au repos. (Couleur grise ou noir)
5-/PRINCIPALES CARACTERISTIQUES
5-1-/Catégorie d’emploi
Les catégories d’emploi normalisées fixent les valeurs de courant que le contacteur doit établir
ou couper. Elles dépendent :
de la nature du courant ;
de la nature du récepteur à commander ;
des conditions dans lesquelles s’effectuent les fermetures et les ouvertures.
Les catégories d’emploi pour les contacteurs moteurs sont :
Les catégories d’emploi pour les contacteurs auxiliaires sont : la catégorie DC11 pour le
courant continu et la catégorie AC11 pour le courant alternatif.
5-2-/Nombre de pôles
Les contacteurs moteurs en possèdent trois (03) ou quatre (04). On dit qu’ils sont tripolaires
(trois pôles) ou tétra polaires (4 pôles).
NB : Les contacteurs auxiliaires ne possèdent pas de pôles.
5-3-/ Nombre de contacts auxiliaires
Certains contacteurs moteurs ne disposent pas de contacts auxiliaires. D’autres en disposent
un (01) ou deux (02).
Les contacteurs auxiliaires en possèdent quatre (04).
NB : Pour augmenter le nombre de contacts auxiliaires instantanés d’un contacteur, il faut lui
adjoindre un bloc additif instantané.
5-4-/ Tension nominale d’emploi
La tension nominale (Un) d’un contacteur est la tension maxi sous laquelle ce contacteur peut
être utilisé.
Elle est définie pour une altitude (at) inférieure ou égale à 3000m.
5-5-/ Courant nominal d’emploi
C’est le courant moyen d’utilisation en permanence.
Il est défini pour une tension nominale d’emploi, une catégorie d’emploi et pour une
température inférieure ou égale à 40°C.
5-6-/ Facteur de marche (m)
C’est le rapport (en %) entre la durée (t) du passage du courant dans les pôles et la durée
totale (T) d’un cycle de manœuvre.
t
m (0 0) 100
T
-Lorsqu’on met la bobine sous tension, elle s’excite en créant un champ électrique.
-Le circuit magnétique fixe plongé dans ce champ s’aimante alors et attire le circuit magnétique
mobile qui dans son mouvement entraîne les contacts mobiles pour fermer (ou ouvrir) ceux-
ci.
-Lorsqu’on met la bobine hors tension, elle se désexcite.
-Le circuit magnétique fixe se désaimante alors et relâche le circuit magnétique mobile qui est
repoussé par le ressort de rappel.
-Les contacts mobiles entraînés par le circuit magnétique mobile, reprennent alors leurs
positions initiales en ouvrant (ou en fermant) ainsi les contacts.
CHOIX D’UN CONTACTEUR
1-/PROCEDURE DE CHOIX
Choisir un contacteur revient à déterminer d’abord ses caractéristiques de choix et enfin, en
fonction de celles-ci, le sélectionner dans une gamme de constructeur.
CARACTERISTIQUE DU
CATEGORIES CONDITIONS COURANT
NATURE DU COURANT DE LIGNE
EN COURANT D’OUVERTURE ET
RECEPTEUR EN FONCTION DU COUPE (IC)
ALTERNATIF DE FERMETURE
TEMPS
Récepteurs à
courant alternatif
dont le cos L’établissement et
AC1 0,95 (four, circuit la coupure du IC I n
d’éclairage, circuit courant se font à In
de distribution,
etc…)
Coupure « moteur
Moteur asynchrone
lancé »; c’est à dire
AC3
triphasé à cage et
Moteur asynchrone
au moment où le IC I n
moteur fonctionne
triphasé à bagues
en régime nominal.
IC Id
En absence de
Moteur asynchrone toutes
AC2 Coupure « moteur
triphasé à bagues informations sur
calé » c’est-à-dire
I d, on prend :
en régime sévère
tels que : I C 2,5 I n
- coupure pendant le
démarrage ; IC Id
- coupure pendant le
freinage ; En absence de
Moteur asynchrone - marche « par à toutes
AC4
triphasé à cage coups ». informations sur
I d, on prend :
IC 6 I n
b/ Tension nominale d’emploi :(Un)
U R at 3 000
de UR à raison de 1 par 100m, soit : U n U R
10 000
c/ Courant nominal d’emploi :(In)
La courant nominal (In) du contacteur est fonction de la température ambiante (t a) et du
courant de ligne (IL) :
La valeur de la tension nominale de la bobine doit être égale à celle de la tension du circuit de
commande. Il en est de même pour les fréquences lorsque nous sommes en courant alternatif.
EXERCICE 1
Choisir le contacteur de commande d’un moteur dont les caractéristiques et le mode
d’utilisation sont donnés :
Caractéristiques du moteur :
-moteur triphasé à cage ;
-tension secteur 3x400 V
-puissance utile sur l’arbre Pu= 3 kW ;
-cos φ= 0,79 ; η= 0,81
Mode d’utilisation
-16 heures par jour ;
-200 manœuvres par heure ;
-230 jours de travail par an ;
-coupure moteur lancé
-révision une fois par an
Caractéristiques du moteur :
-moteur triphasé à cage ;
-tension secteur 3x400 V
-puissance utile sur l’arbre Pu= 22 kW ;
-cos φ= 0,8 ; η= 0,8
-Id/In= 3
Mode d’utilisation
-8 heures par jour ;
-5 jours par semaine ;
-150 manœuvres par heure ;
-48 semaines de travail par an ;
-lors de la mise en place des charges, le « pontonnier » commande le moteur par
impulsions, les coupures ont lieu pendant le démarrage ;
-on veut que le contacteur travaille au moins un an sans révision.
Choisir le contacteur de commande d’un moteur d’un compresseur d’air dont les
caractéristiques et le mode d’utilisation sont donnés :
Caractéristiques du moteur :
Mode d’utilisation
-on veut que le contacteur puisse travailler pendant 4 ans sans révision.
1-FONCTION
Le relais thermique est un appareil destiné à la protection des récepteurs placé en aval
contre les surcharges faibles et prolongées et les coupures de phase.
Symboles
1. Bouton de réglage Ir
2. Bouton Test : L'action sur le bouton Test permet :
-le contrôle du câblage du circuit de commande
-la simulation du déclenchement du relais (action sur les 2 contacts "O" et "F").
3. Bouton Stop : Il agit sur le contact "O" et est sans effet sur le contact "F"
4. Bouton de réarmement et sélecteur de choix entre réarmement manuel et automatique
5. Visualisation du déclenchement
6. Verrouillage par plombage du capot
sa classe de déclenchement ;
sa plage de réglage de courant ;
son dispositif complémentaire de protection.
En effet, pour la protection d’un moteur ou d’un circuit contre les surcharges faibles et
prolongées, il nous faut : un relais dont la plage inclut le courant du moteur (ou le
courant de ligne) ; c’est-à-dire :
I I rmini ; I rmax ou un relais dont la valeur mini de la
plage de réglage est légèrement supérieure au courant du moteur (ou courant de
ligne).
c) Dispositif de protection complémentaire
Pour la protection :
des moteurs triphasés (récepteurs triphasés), le relais thermique doit être différentiel ;
des lignes triphasées de distribution, il faut un relais non différentiel :
des moteurs monophasés (récepteurs monophasés) et des moteurs à courant
continu, le relais peut être différentiel ou non différentiel. Deux pôles du relais seront
alors couplés en série s’il est différentiel.
EXERCICES D’APPLICATION
p 11000
I= AN : I = I = 22,86A
U. [Link]φ.η 380. 3 0,86.0,85
p 3000
I= AN : I = I = 27,27A
U 110
1-DÉFINITIONS
1-1/Canalisation
Le terme canalisation électrique désigne l’ensemble constitué par un ou plusieurs
conducteurs électriques et leur mode de pose (les éléments assurant leur fixation et
le cas échéant, leur protection mécanique).
1-2/Conducteur isolé
Un conducteur isolé est l’ensemble formé par une âme conductrice et son enveloppe
isolante et ses écrans éventuels.
1-3/Câble unipolaire
Un câble unipolaire est un conducteur isolé comportant en plus une ou plusieurs gaines de
protection.
MOULURE PLASTIQUE
GOULOTTE PLASTIQUE
PLINTHE EN PLASTIQUE
Les conducteurs sont utilisés pour véhiculer l'énergie des sources aux récepteurs. Pour une
âme conductrice (Cuivre, Aluminium, ...) et une section S du conducteur, l'intensité maximale
que l'on peut faire passer dans celui-ci est fixé par la densité du courant J (en A/mm²)
admissible par l'âme :
𝐼𝑚𝑎𝑥
𝐽=
𝑆
La valeur de J ne doit pas être dépassée pour ne pas produire un échauffement excessif du
conducteur. Pour du cuivre isolé, on tolère les densités suivantes :
0 - 5 mm², J=5 A/mm²
5 - 15 mm², J= 4 A/mm²
15 - 50 mm², J=3 A/mm²
50 - 100 mm², J=2 A/mm²
5-2/Détermination de la section d'un conducteur de phase et celle du neutre
Le courant fictif (ou réellement admissible) I’z est le courant admissible Iz auquel des
corrections éventuelles sont apportées. Ces corrections diffèrent selon que la canalisation est
enterrée ou non.
Connaissant le courant fictif I’z admissible, la nature (de l'âme conductrice) et la constitution
(isolant) du conducteur, la détermination de la section pour canalisations non enterrées
s’effectue à partir du document ci-dessous.
5-2-2/Canalisations enterrées
Pour une canalisation enterrée, le courant fictif (ou réellement admissible) I’z est le
courant admissible Iz auquel des corrections éventuelles sont apportées :
IZ IZ
I 'Z
K K4 K5 K6 K7 Kn K s
K4 prend en compte le mode de pose
K5 prend en compte l’influence mutuelle des circuits placés côte à côte
K6 prend en compte l’influence de la nature du sol
K7 prend en compte la température ambiante et la nature de l’isolant
Kn et Ks se déterminent comme dans le cas des canalisations non enterrées.
Nota Bene :
- Prendre la section normalisée la plus proche : =13 (Cu), 8,5 (Alu), 4,5 (Fe)
- : échauffement admissible (= 160° pour le conducteur isolé ou 180° pour le
conducteur nu)
- I= intensité efficace en A du courant de défaut franc (court-circuit).
- t=temps d’élimination du défaut en seconde par la protection. t=20 à 30 ms
Section SPE du conducteur de protection Section du
Section du
(mm²) conducteur de
conducteur
PE fait PE ne fait terre entre la
de phase
PEN partie de la partie de la prise de terre et
Sph (mm²)
canalisation canalisation la borne de terre
Sph
avec au mini :
Sph
2,5 mm² si
avec au mini : 𝐼 𝑡
≤ 16 Sph protection .√
10 mm² Cu ∝ ∆𝜃
mécanique
16 mm² Alu
sinon, 4
mm²
16 < 𝑆𝑝ℎ ≤ 35 16 16 16
𝑆𝑝ℎ Avec un mini
𝑆𝑝ℎ 𝑆𝑝ℎ
≥ 35 2 (mm²) de :
2 2
16 mm² pour Cu
𝐼 𝑡 protégé contre
.√ la corrosion
𝑆𝑝ℎ ∝ ∆𝜃
25 mm² pour Cu
2 avec au mini : nu
𝐼 𝑡
Quelconque avec au mini : .√ 2,5 mm² si 50 mm² pour
10 mm² Cu 𝑘 ∆𝜃 protection Alu et Fe
16 mm² Alu mécanique
sinon, 4
mm²
Lorsqu’un conducteur est parcouru par un courant, il présente une impédance Z faible mais
non nulle. Ainsi, il se produit une chute de tension entre son origine et son extrémité. Cette
chute de tension peut être nuisible au bon fonctionnement des récepteurs, et par la même de
l’installation.
Il est donc nécessaire de limiter les chutes de tension en ligne par un dimensionnement correct
des câbles d’alimentation.
La norme NFC- 15-100 impose que la chute de tension entre l’origine de l’installation BT et
tout point d’utilisation n’excède pas les valeurs indiquées par le tableau ci-dessous.
HT/BT
On utilisera les formules du tableau ci-dessous qui permet de calculer la chute de tension U
en volts et en pour différents types de distribution
Avec :
IB : Courant d’emploi en ampère
Un : Tension nominale entre phases
Vn : Tension nominale en phase et neutre.
L : Longueur d’un conducteur en Km.
R : résistance linéique d’un conducteur en /Km ;
22,5 .mm 2 / km
- pour le cuivre, R
S (sec tion en mm 2 )
36 .mm 2 / km
- pour l'aluminium, R
S (sec tion en mm 2 )
X : Réactance linéique d’un conducteur en /km, X est négligeable pour S< 50mm². En
l’absence d’autre indication on prendra X = 0,08 /km.
: déphasage du courant sur la tension dans le circuit considéré. Généralement :
- éclairage : cos = 1
- force motrice : en démarrage cos = 0,35, en service normal cos = 0,8
5-4-2/Détermination de la chute de tension à l'aide des tableaux
Les chutes de tension admissibles peuvent être déterminées par un tableau (voir page
suivante) pour une longueur L de câble (en km), en 400V-50Hz triphasé et avec des cosϕ
moyens de 0,35, 0,85 ou 1. Il est nécessaire de connaître la section du câble et le courant IB
qui y transite.
U (volts) = K . IB . L
Pour les moteurs, la chute de tension doit aussi bien être vérifiée en régime permanent qu’en
phase de démarrage. Pour cette dernière phase, il faut (tableaux suivants) :