le rejet de la dialectique dans la philosophie française de la seconde moitié du 20e siècle

I.

Garo | « L’infâme dialectique » : le rejet de la dialectique dans la philosophie française de la seconde moitié du 20e siècle

05/12/11 23:45

I. GARO | « L’INFÂME DIALECTIQUE » : LE REJET DE LA DIALECTIQUE DANS LA PHILOSOPHIE FRANÇAISE DE LA SECONDE MOITIÉ DU 20E SIÈCLE
Textes/Thématiques
Écrit par Garo (Isabelle)

« L’infâme dialectique » : le rejet de la dialectique dans la philosophie française de la seconde moitié du 20e siècle
Le titre de cet exposé reprend une formule de Gilles Deleuze : « l’infâme dialectique ». Faisant écho à la maxime de Voltaire, « écraser l’infâme », qui visait le fanatisme religieux, elle donne une idée de la violence de ce rejet de la dialectique en France au cours du 20e siècle. La cause est aisée à identifier : composante du marxisme, la dialectique et sa critique fonctionnent ici comme indicateur d’un rapport à Marx et plus largement d’un rapport au Parti communiste, force politique alors centrale et dont le relatif affaiblissement va se jouer au cours de cette période. Mais elle indique aussi un déplacement du débat politique sur le terrain philosophique, qui va produire des effets complexes. En effet, chez les philosophes du moment qui manifestent leur détestation de la dialectique, on peut relever un certain nombre de thématiques communes qui toutes ont une portée politique, mais une portée politique indirecte et qui va se déployer sur le terrain philosophique : critique de l’humanisme et du sujet, tournant linguistique, critique de la rationalité et de la représentation, dénonciation de la dialectique et anti-hégélianisme virulent, théorisations du désir et de la sexualité, promotion de l’autonomie, montée des thématiques autogestionnaires et de la critique de l’État, redéfinition des exploités en tant qu’exclus, promotion d’une analyse moléculaire et de la micropolitique, critique généralisée de l'engagement traditionnel ainsi que des organisations politiques et syndicales, esthétisation et sophistication croissante du discours philosophique. Ce type très particulier de convergence, allant de pair avec une grande diversité des thèses produites, et aussi avec des divergences fondamentales, sont l’indice que ces philosophies se raccordent toutes par diverses médiations au vif débat public du moment, où elles puisent certaines de leurs préoccupations théoriques. C’est la thèse que je voudrais défendre ici, en faisant de la question dialectique une question stratégique, située à l’exact point de rencontre du politique et du théorique. C’est en ce point que se joue de façon à la fois manifeste et décalée, la confrontation au marxisme et au parti communiste, dans le contexte d’une rénovation de la gauche et de la montée de la « deuxième gauche ». En ce sens, la question dialectique souvent synonyme d’extrême abstraction, voire de rhétorique plus ou moins creuse, se révèle ici un terrain d’affrontement majeur, doté d’enjeux concrets mais qui pourtant ne sont pas théorisés comme tels. Devenue lieu et symbole, la dialectique cesse d’être une culture théorique, mis à part chez les auteurs marxistes qui persistent à s’en revendiquer. Pour le montrer, je vais procéder à une analyse régressive, en partant des thèses, bien connues, de Foucault et Deleuze sur le sujet, pour remonter, à travers Althusser, à la mise en place de la question dialectique comme question théorique et politique dès la fin de la guerre. La dénonciation commune de la dialectique en France, devenue aujourd’hui une évidence indiscutable, occulte les causes complexes de sa diffusion. I. Michel Foucault On peut affirmer que la question dialectique, dans sa double dimension ontologique et épistémologique, est l’un de ses fils constants mais peu apparents et qui courent à travers les écrits de Foucault. Très tôt, elle va concentrer contre elle toute l’hostilité de Foucault à l’encontre de la philosophie de l’histoire prêtée au marxisme et de l’humanisme qui lui est associé, alors même que Foucault avait commencé par employer le terme de « dialectique » positivement dans Maladie mentale et psychologie[1]. Il faut rappeler qu’il a été membre du PCF jusqu’en 1953 et que la relation vigoureusement critique au marxisme et au parti communiste sera au centre de toute son œuvre ultérieure. Dans un entretien de 1978 avec des étudiants de Los Angeles, alors qu’un interlocuteur lui reproche son résumé partial du marxisme en tant que détermination unilatérale des superstructures par une base, les « forces productives », et rappelle « qu’il s’agit d’un rapport réciproque, d’un rapport dialectique », Foucault explose : « je n’accepte pas ce mot de dialectique. Non et non ! Il faut que les choses soient bien claires. Dès que l’on prononce le mot « dialectique », on commence à accepter, même si on ne le dit pas, le schéma hégélien de la thèse et de l’antithèse »[2]. Le débat autour de la dialectique concerne toujours en même temps Hegel et il s’inscrit dans l’histoire de la difficile et tumultueuse réception de Hegel en France. A travers Hegel, le rapport Marx-Hegel est visé, et ce rapport se trouve par ailleurs surpolitisé, je vais y revenir. Cette politisation explique la virulence du rapport à Hegel et à la dialectique en général au cours de la période 19601990. D’une part, le traitement de la question dialectique se présente pour Foucault comme un défi, celui de l’élaboration d’un récit historique alternatif qui sache, avec une force identique, penser ensemble continuités et ruptures, unité et dispersion. Mais d’autre
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ni ceux d’Henri Lefebvre. Sans rien dire des enjeux théoriques et politiques déterminants de l'hostilité qui fut celle de Nietzsche à l’égard de Hegel. c’est à un marxisme devenu symbole de sectarisme que s’en prend Foucault. Un tel procédé devient. pour ne mentionner que ces deux auteurs. Et Nietzsche est en effet une référence introduite en France. présent également chez Gilles Deleuze et chez bien d’autres théoriciens du moment : le terme de dialectique tend alors à être considéré sans examen. Gilles Deleuze Gilles Deleuze met lui aussi. il adresse à Hegel à travers Hyppolite. tant il donne la première place à des objets d’étude jusque-là déconsidérés par la philosophie. la contradiction étant présentée non comme l'aboutissement logique de la différence. Une telle question est bien entendu largement surdéterminée par le débat qui. Dans le cadre de cette critique. consacré à la logique hégélienne. C'est dans ce texte en effet que Deleuze mentionne pour la première fois Marx et qu'il l'inscrit dans la descendance de Hegel. Deleuze se focalise pour sa part sur son ontologie de la vie en tant que pure puissance d'affirmation.I. qui se présente avant tout comme une anti-dialectique. avec des côtés anarchisants »[4]. à un goût du négatif et à une propension au ressentiment. parce que la contradiction serait moins que la différence et non plus ? »[3]. jamais directes. ni ceux de Sartre. celle de la vie notamment. elle est d'abord reliée à une psychologie. et le soin apporté par Gilles Deleuze à l'analyse de la pensée de Nietzsche contraste avec la façon dont Hegel se trouve ici « malmené et http://www. Foucault va s’employer à produire une contre-théorisation. et l'infâme dialectique ? »[6] répétera douze ans plus tard Deleuze. et plus manifestement que Foucault. et notamment les éléments d’un rapport critique à Marx et au marxisme. qu’évoquent les dernières lignes de l’Histoire de la folie. dans deux des livres rédigés avec Felix Guattari. et d’abord sur son versant politique. faisant office d’alternative au marxisme sur laquelle je n’ai pas le temps de m’étendre ici. mais toujours affleurantes. paru en 1954. L’ontologie deleuzienne sera dans un second temps reversée au compte d’une théorie de l’histoire. La généalogie de la dialectique rassemble pourtant tous les poncifs d'une lecture partisane de Hegel. D’une façon générale. Le jeune Deleuze y procède à la critique acérée de ce qu’il juge être l’orthodoxie dialectique d’Hyppolite.php?view=article&catid=63%3Aphilos…onent&print=1&layout=default&page=&option=com_content&Itemid=86 Page 2 sur 8 . est la suivante : « ne peut-on faire une ontologie de la différence qui n'aurait pas à aller jusqu'à la contradiction. Pourtant. que se mettent en place tous les éléments du parcours ultérieur. Dans le contexte théorique et politique du moment. ne parvenant plus à conserver ce pouvoir d’intervention dont s’emparent ses adversaires. Ce marxisme caricatural est d’autant plus facile à produire et à dénoncer que le marxisme lui-même. Deleuze prend soin de souligner que Nietzsche a été introduit en France « non par la « droite » mais par Charles Andler et Henri Albert qui représentaient toute une tradition socialiste. l’Anti-Œdipe et Mille Plateaux. et par simple référence implicite à un marxisme stalinisé. en tout premier lieu. notamment au sein de la tradition du syndicalisme révolutionnaire de la fin du 19e et du début du 20e siècle. à la différence de certains des représentants du néo-nietzschéisme. Nietzsche permet à Deleuze de construire le hégélianisme comme repoussoir. Dans un premier temps. comme synonyme de pensée naïve et doctrinaire de l’histoire. et qui constitue à l'évidence la matrice de ce premier livre original : il s'agit d'un compte-rendu de l'ouvrage de Jean Hyppolite. il est frappant qu’aucun des travaux majeurs sur ce terrain ne soient pris en compte. renversement confus de la généalogie »[5]. II.fr/index. la confrontation à Marx et la critique de la dialectique au centre de son œuvre. la contradiction apparaît telle qu'elle est : contresens perpétuel sur la différence elle-même. son avatar conceptuel aberrant : « destituée de sa prétention à rendre compte de la différence. Mais il faut s’arrêter auparavant sur un texte plus ancien. envisageant la contradiction et la différence en tant qu’attributs de l'Etre et non en premier lieu comme des catégories de l’analyse historique. enveloppée dans une théorie de l'Etre. entre en crise et se trouve dorénavant sur la défensive. et par là même à toute pensée dialectique. « Qui d'entre nous n'a pas à faire mourir Hegel et Marx en lui-même. Mais elle indique aussi une orientation d'emblée parente et d'emblée distincte de ce que sera la voie foucaldienne : il s'agit pour Deleuze de situer sur le terrain savant d'une nouvelle ontologie. un anti-académisme efficace. Foucault retrouve un trait d’époque. Logique et existence. Jamais référée à la réalité du monde. ici frontalement opposé à Nietzsche. c’est de façon latérale que Foucault élabore lui aussi une anti-dialectique. se déploie autour de Hegel et Marx. chez le Foucault de la maturité bien plus qu’un effet de style. participant ainsi et avant tout à la production de l’effigie qui va dominer les décennies suivantes. Dans le même temps. confirmant ainsi ses préoccupations politiques du moment.marxau21. Garo | « L’infâme dialectique » : le rejet de la dialectique dans la philosophie française de la seconde moitié du 20e siècle 05/12/11 23:45 part. La contradiction est une catégorie. C'est ce que va confirmer et préciser la rédaction de sa thèse significativement intitulée Différence et répétition. à l'époque. avec une hargne intacte. qui emprunte à Nietzsche non pas directement des thèses ou des concepts mais plutôt une inspiration et certaines thématiques. C'est sans doute dans son Nietzsche et la philosophie. paru en 1962. depuis longtemps établie. La question que. il devient alors pertinent et novateur d’objecter aux tenants de la dialectique ses premiers adversaires anti-hégéliens : Nietzsche. mais comme sa caricature. et qui va devenir une contre-référence puissante pour une partie des philosophes français de la période. riposte directe aux notions de négation et de contradiction et offensive clairement dirigée contre la dialectique qui les mobilise. Foucault cite d’autant moins ses références qu’il en épouse certains thèmes. pour sa part. Mais c'est surtout dans le livre consacré à Nietzsche que Deleuze précise son propre terrain de recherche ici en cours de définition. afin de réviser Marx et le marxisme et de les épurer de leur supposé étatisme.

au nombre des rapports humains qui sont « révolutionnaires pour leur compte ». Jeannette Colombel qui a quitté le Parti communiste peu de temps auparavant. la lecture deleuzienne oublie -ou feint d'oublier. sans la moindre citation à l'appui. le Parti communiste français et l’engagement de type classique.fr/index. qui participe à la promotion collective d'un nouvel arsenal de références philosophiques. A cet égard. lui reproche de taire « les aspects conservateurs de la pensée de Bergson » et d'être à l'inverse « impitoyable pour Hegel ». Ce sont les forces réactives qui s'expriment dans l'opposition. Deleuze s’arrête en particulier sur une figure de la Phénoménologie de l’Esprit.[12] sans que cette « résistance » ne soit jamais directement liée à des options politiques définies. assure Deleuze. s'inscrivant à ce titre dans la généalogie de la dialectique telle que Nietzsche lui-même la conçoit : une telle lecture nietzschéenne de Marx interdit. lui. Hegel. Jouant du rapport complexe des idées au réel. les « beatniks ». Gilles Deleuze répond qu'Althusser « opère admirablement » la libération de Marx à l'égard de Hegel. ironique. une lecture marxiste de Nietzsche. la « vie poétique ». au travers desquelles se définit aussi un nouveau rapport à Marx et au marxisme. Deleuze ne fait pas et ne fera jamais partie de ceux qui détestent Marx et qui. et tout spécialement pour simplement s'éloigner du marxisme et de ce qui est son corollaire politique immédiat. en amont.marxau21. dans un entretien de 1969. Hegel se trouve en effet réduit à la figure réactive et nihiliste du penseur du ressentiment.I.php?view=article&catid=63%3Aphilos…onent&print=1&layout=default&page=&option=com_content&Itemid=86 Page 3 sur 8 . D'un bout à l'autre elle est pensée fondamentalement chrétienne »[9]. « mais pourquoi je ne le fais pas pour Hegel ? Il faut bien que quelqu'un tienne le rôle du traître. Mais il s'en sert pour frayer une voie divergente par rapport à tous les courants théoriques et idéologiques existant alors. Ce faisant. l'amitié et l'amour. On aurait tort de voir dans ces lignes péremptoires le produit d'une lecture un peu hâtive dans un livre somme toute consacré à un autre auteur que Hegel et qui. Elle est la pensée dans la perspective du nihilisme et du point de vue des forces réactives. feront œuvre de cette seule détestation. dans le contexte de l'époque. le portrait fidèle du dialecticien tourmenté : « la découverte chère à la dialectique est la conscience malheureuse. Derrière cette série d’affirmations. philosophie qui est couramment imputée à Marx. Deleuze lui répond qu'il s'est efforcé de dégager d'une pensée conservatrice des singularités qui ne le sont pas. Et il ajoute. qui l'interroge sur le caractère politique de sa pensée. comme étant tout simplement anachronique. Ainsi. aveuglé par ses préjugés : « la dialectique se nourrit d'oppositions parce qu'elle ignore les mécanismes différentiels autrement subtils et souterrains »[8]. elle permet aussi et notamment de situer Marx non comme adversaire direct de Nietzsche. L'entreprise de « charger » la vie. Pour sa part. mais négation déterminée. le « bouddhisme zen »[13]. Il mentionne quand même. En somme. comme descendant de Hegel. l'entreprise du ressentiment et de la mauvaise conscience s'incarne philosophiquement dans Hegel »[10]. Deleuze défend la « résistance au présent ». c'était le hégélianisme et la dialectique »[11]. en profite pour interroger aussitôt Deleuze sur la dialectique marxienne et sur la raison pour laquelle il n'en parle qu' « allusivement ». Le filtre nietzschéen est précisément ce qui permet cette lecture. Une de ses rares interventions publiques consistera à s'opposer avec force à l'entreprise des « nouveaux philosophes ». qu’il retourne contre son auteur. Son interlocutrice. elle est. pour qui le lien entre Hegel avec le marxisme est bien sûr évident. Dans un texte de 1973. En outre. de l'accabler de tous les fardeaux. d'autant plus virulente qu'elle n'est nulle part véritablement argumentée. d'y inscrire la mort. La dialectique est l'idéologie naturelle du ressentiment. Cessant d'être une figure transitoire de la dialectique. sans qu'on puisse lui reprocher ses défauts. Garo | « L’infâme dialectique » : le rejet de la dialectique dans la philosophie française de la seconde moitié du 20e siècle 05/12/11 23:45 maltraité ». moment propre de la chose et donc principe de sa concrétude. quelques années plus tard. on peut lire en filigrane que la dialectique est indissociable d’une philosophie idéaliste de l’histoire. il écrit : « ce que je détestais avant tout. une critique de Marx qui s'esquisse sur ce mode semble aux lecteurs d’alors prometteuse de grands bouleversements et elle présente une force de séduction sans équivalent. En revanche. alors que Foucault salue pour sa part leurs publications. Pour définir la dialectique. c'est la volonté de néant qui s'exprime dans le travail du négatif. l'approfondissement de la conscience malheureuse. pense en effet pis que pendre de la dialectique : il s'agit d'une opération bien plus élaborée. la glorification de la conscience malheureuse et de ses ressources. tel que Sartre l’avait défini. l'entreprise monstrueuse de la soumettre au négatif. de la réconcilier avec l'Etat et la religion. Deleuze ne fait pas de l'anti-hégélianisme l'antichambre ou le masque de l'antimarxisme. opter pour Nietzsche revient de facto à combattre Hegel sans cesser de songer à Marx. de la mauvaise conscience.. la solution de la conscience malheureuse. réitérée ad nauseam. En effet. Etrange charge. mais. ni à des perspectives concrètes. la dimension stratégique apparaît plus nettement. sur sa possible contribution à une « pratique révolutionnaire ». celle de la mauvaise conscience. pour reprendre les mots de Fredric Jameson[7]. l'entretien avec Jeannette Colombel est d'autant plus parlant qu'il est de peu postérieur à Mai 68 et à sa mobilisation politique exceptionnelle : à la dernière question de son interlocutrice. je ne sais pas ». Dans les conditions d'alors. http://www. Dans ses articles et ses entretiens. encore moins une disposition psychologique.que la négation hégélienne n'est aucunement une mystérieuse puissance négatrice à l'action dissolvante. Deleuze répond : « C'est une question gênante.

Ultérieurement. le mémoire d’études supérieures. mais son œuvre est aussi le lieu où s’exerce de façon croissante leur influence et c’est pourquoi je l’aborde en dernier lieu. qui explique le changement de cap radical dont cet article témoigne. qui voit des interprètes catholiques. Son élaboration de la question dialectique. tout en autorisant le maintien et le développement d’une thématique religieuse. qui évite l’invective et commence à explorer sérieusement le problème sans en effacer pour autant les enjeux politiques. inauguré par Jean Wahl. III. c’est le marxisme englobera le hégélianisme. va rendre possible une première opération de marginalisation institutionnelle du marxisme[15].I. directement reliée à la ligne politique de l’heure. on comprend mieux pourquoi la question dialectique devient un enjeu politique crucial à partir de l’après-guerre sans être pour autant le lieu d’une élaboration novatrice. Derrière cette version althussérienne du retournement matérialiste. Althusser se révèle excellent connaisseur de son auteur. l’occasion de clivages politiques d’autant plus vifs qu’ils ne sont pas directement élaborés comme tels. il paraît en novembre 1950 dans la revue communiste La Nouvelle Critique. mais aussi colonisés par les débats politiques du moment. est-il consacré à Hegel. Althusser inversera ce rapport d’inclusion et. L’une des premières publications d’Althusser est un article à nouveau consacré à Hegel. qui aborde la politique sous l’angle et sur le terrain de la philosophie. en rapport étroit et direct cette fois avec le contexte politique. d’un courant néo-hégélien. Ainsi. rigide.marxau21. Et surtout. qui avait proposé une analyse à http://www. pour sa part. Ses textes les plus universitaires en portent la trace et si l’on reconstitue son itinéraire. le débat entre néo-hégéliens et marxistes devient soudain intense. le déclenchement de la Guerre froide. soutenue en 1934. A partir de 1953. éclaire en retour la façon dont Foucault et Deleuze l’abordent de leur côté. fournissant pourtant. et comme cette idéologie dont seul Marx est en mesure de rendre compte. dont les travaux vont inspirer Jean Hippolyte et Alexandre Kojève.php?view=article&catid=63%3Aphilos…onent&print=1&layout=default&page=&option=com_content&Itemid=86 Page 4 sur 8 . en tant que pensée immature. ce qu'il nommera par la suite une micropolitique moléculaire du quotidien correspond très exactement au rejet des perspectives politiques globales. auteur pour lequel l’intérêt renaît alors en France. même si. Et c’est ce qui apparente profondément Althusser aux autres théoriciens de sa génération. Dans le contexte singulier de la fin des années 1960. qu’il lit en même temps qu’il découvre Marx[14]. En concurrence directe avec l'approche sartrienne.fr/index. cette fois. Dans ce mémoire. dernier mot du révisionnisme universitaire ». le débat sur Hegel. comparé au mémoire de 1947. Parallèlement. Garo | « L’infâme dialectique » : le rejet de la dialectique dans la philosophie française de la seconde moitié du 20e siècle 05/12/11 23:45 Si Deleuze vise bien à réaccorder théorie et pratique. donne lieu à une discussion plus argumentée. en particulier dans les pages de la revue communiste La Nouvelle Critique. Entre-temps. Pour le dire vite : l’intervention althussérienne est à l’évidence un événement politique. se pencher à leur tour favorablement sur une œuvre dont la réception en France est depuis toujours tumultueuse et complexe. Gaston Fessard ou Marcel Régnier. Louis Althusser Louis Althusser est le seul des trois auteurs que j’aborde ici à être marxiste et membre du Parti communiste. mais c’est un événement de nature paradoxale. cette relecture de Hegel se veut apte à rendre compte de l’expérience individuelle et du devenir collectif. au lendemain de la Libération. rédigé en 1947 par Louis Althusser au retour de sa captivité en Allemagne. La question du rapport Marx-Hegel est bien entendue aussi ancienne que l’œuvre marxienne elle-même. renouant avec l’esprit de la thèse pionnière d’Auguste Cornu. A partir de l’après-guerre. mais elle prend un sens nouveau dans le contexte français d’émergence. la réaction anti-néohégélienne adopte parfois un vocabulaire politique d’une rare violence. il s’y affirme hégélien : la formule a été plusieurs fois relevée où il attribue à Hegel la capacité à n’être pas captif de son temps. dans la mesure où ce dernier n’a pas « réalisé concrètement l’accord des conditions de la pensée avec la pensée ». cet article est d’une tonalité bien différente. Mais. demeure donc ce qui se révèle comme l’axe même du renversement d’une philosophie à l’autre : la conviction que tout se joue du côté de la philosophie. devançant Marx. par exemple. l’interprétation de la philosophie hégélienne est devenue une question brûlante. c’est dans le cadre du Parti communiste qu’il va inscrire sa trajectoire philosophique et militante. Intitulé : « Le retour à Hegel. Dans ce contexte. les questions qui traversent le marxisme français vont souvent prendre la forme de débats philosophiques classiques. La réaction de repli adoptée par le Parti communiste dans ces circonstances conduit les intellectuels communistes à s’aligner sur une position théorique défensive. mais surtout l’englobant. soudainement surpolitisée. tant il a des enjeux nombreux qui sont ravivés.

Ainsi. http://www. S’appuyant sur la thèse du « développement inégal des contradictions » qui. abandonnée aux spécialistes des sciences économiques et sociales et surtout aux responsables politiques. l’orientation strictement interprétative de la discussion et son enracinement dans l’histoire de la philosophie accompagnent la désertion de l'analyse économique et sociale contemporaine. on peut considérer que la faillite de ce type de confrontation théorique est inscrite dans ses procédés même : l’imputation d'intentions politiques malfaisantes à l'adversaire. Il n’abandonnera plus. de la critique de l’économie politique à l’analyse historique et stratégique. mais renvoyant aussi ses lecteurs à l’article de Mao Zedong. Tandis que le débat fait rage autour de Hegel et Marx. D’autre part. la fabrication de toutes pièces d’un nouveau Marx « pour que les communistes aient tort ».marxau21. au PCF. plaçant à un niveau théorique très élevé la discussion politique. chez Mao. D’une part. qui. les choix stratégiques communistes restent en effet soustraits à la discussion collective. pour avoir judicieusement banni la catégorie de « négation de la négation ». la singularité irréductible des contradictions réelles contre toutes les généralisations. Pourtant. tandis qu’Althusser esquisse par ailleurs une conception philosophique alternative de la contradiction. En effet. A partir de ce moment. c’est l’importance des superstructures et l’autonomie relative des luttes qui s’y déroulent qui se trouvent soulignées par Althusser. Dans son article de 1950. En 1953. par la suite. mais où il réaffirme cependant la rupture entre Hegel et Marx. et en dépit des apparences. l’auto-réfenrentialité croissante de l’œuvre traduisant son manque de prise sur ce qui est son cœur même. l’opposition entre Garaudy et Althusser sur la question de l’humanisme est tranchée par la direction du Parti et par son secrétaire général d’alors. La référence à Mao et à la révolution culturelle chinoise. en dépit de cette lecture et de ses propres travaux passés. qui met l’accent sur sa singularité concrète. tout à la fois techniques et doctrinaires. Le corollaire de cette thèse est que la promotion conjoncturelle de Hegel vise en réalité la révision de Marx. c’est surtout à son propre itinéraire que se confrontera Althusser et à son échec de plus en plus manifeste. saluant au passage Staline. doit fonder théoriquement le principe d’une révolution culturelle. « Sur la contradiction ». Althusser sera un lecteur attentif de ce travail. destinée à se développer et surtout à se bloquer. il publie un nouvel article sur ce thème. Certains des articles de Pour Marx et plus particulièrement les articles qui portent sur la dialectique se font d’ores et déjà la chambre d’écho de cette contradiction précise. choisissent alors de réactiver les thèses des années 1930 sur la paupérisation. rédigé en 1937. Louis Althusser opte pour la ligne dure. Dès lors. dans la Revue de l’Enseignement Philosophique cette fois. la politique. dans le sens d’un abandon définitif de toute ligne philosophique officielle. avec ce que fut son propre hégélianisme chrétien des années de formation. le débat intellectuel se trouve libéré au moment même où il perd son impact : la sécession althussérienne se trouve alors condamnée à la marginalité politique. Par-delà l’intervention althussérienne.I. Althusser y défend la spécificité. qui semble donc faire écho à sa rupture personnelle d’alors. Garo | « L’infâme dialectique » : le rejet de la dialectique dans la philosophie française de la seconde moitié du 20e siècle 05/12/11 23:45 la fois circonstanciée et partisane du rapport entre Hegel et Marx. qui peine à investir en tant que tels ses terrains traditionnels.fr/index. utilisée abstraction faite de sa réalité historique. cette surpolitisation momentanée du débat philosophique va alimenter une paradoxale et relative dépolitisation du marxisme français.php?view=article&catid=63%3Aphilos…onent&print=1&layout=default&page=&option=com_content&Itemid=86 Page 5 sur 8 . Althusser développe une analyse critique radicale du retour à Hegel. celle de la condamnation sans nuance de l’hégélianisme. l’objet d’un tel débat autant que ses modalités vont contribuer à déclencher la crise spécifique du marxisme français de la période. Après le Congrès d’Argenteuil de 1966. Waldeck Rochet. la thèse de la rupture entre Marx et Hegel. visant selon lui à rénover les « aspects réactionnaires de la philosophie hégélienne ». en accélérant l’enlisement d’une partie de celui-ci dans des discussions byzantines. Althusser dénonce dans le retour à Hegel « un révisionnisme de caractère fasciste »[16]. article moins virulent.

Mais. à l’inverse. échec s’élargissant aux dimensions d’une gigantesque déroute historique. qui eussent dû servir d’expérimentations théoriques. c’est l’incapacité du marxisme. Althusser va affirmer qu’il n’existe d’ailleurs pas de théorisation de l’Etat chez Marx[19]. affirmation suscitant de vives réactions en Italie. Dans la conjoncture du moment. Althusser affirme ici.fr/index. parmi d’autres. telle qu’elle a été conçue par son fondateur et interprétée. qui s’en prennent violemment à l’althussérisme. Pourtant.I. puis en France. tandis que chez Deleuze et Foucault la disparition des perspectives politiques classiques est explorée comme autant d’opportunités historiques et théoriques. mais d’une alliance qui n’est pas analysée en tant que telle et qui se trouve déportée sur le terrain de la philosophie elle-même. par ses successeurs. s’alignant toujours davantage sur les thèses de ses cadets et notamment celles de Deleuze : on trouve la marque de ce réalignement notamment au sujet de la dialectique puisqu’Althusser va finir lui aussi par la répudier.php?view=article&catid=63%3Aphilos…onent&print=1&layout=default&page=&option=com_content&Itemid=86 Page 6 sur 8 . Au cours de la dernière partie de son œuvre Althusser va théoriser les limites du marxisme. qu’il faut rechercher aussi de quoi rendre compte. tel qu’il souhaite le promouvoir dans le contexte intellectuel et politique français. C’est du même mouvement qu’il dénonce l’ambition totalisatrice et qu’il affirme. associé à la médiatisation des « nouveaux philosophes ». En fin de compte. en partie. cette fois encore. en tant que procédure sans fin de rectification critique. Cette impuissance théorique concerne. Garo | « L’infâme dialectique » : le rejet de la dialectique dans la philosophie française de la seconde moitié du 20e siècle 05/12/11 23:45 permet avant tout à Althusser d’affirmer le rôle majeur de la philosophie. Dans la foulée. contre ses propres thèses antérieures. Marx lui-même : « N’est-ce pas dans la théorie marxiste elle-même. ont contribué à élaborer dans le contexte politique français qui précède et qui suit Mai. des faits qui lui demeurent obscurs ?[17] ». mais cette fois sur le mode de l’échec. qui inclut la fameuse intervention d’Althusser lors du colloque de Venise de 1977. rédigé en 1978. mais plus radicalement que jamais. d’un écho intériorisé de l’attaque que témoignent les textes de 1977 et 1978[18]. la pensée althussérienne se conclut sur l’aveu de son propre échec. en montrant à la fois l’intensité de la « lutte des classes dans la théorie » et l’ampleur du soutien d’Appareils institutionnels à l’opération c’est. que Marx n’est le fondateur d’aucune science et que la critique de l’économie politique qu’il inaugure en est la preuve. le communisme ne sera rien d’autre que l’échec de la philosophie. Echo retardé de 1968 dans la pensée althussérienne ? On peut plutôt émettre l’hypothèse qu’Althusser se rapproche alors des choix politiques italiens mais aussi et avant tout de thématiques philosophico-politiques montantes que Michel Foucault et Gilles Deleuze. à orienter l’histoire communiste qui est affirmée et qui se trouve finalement retournée par Althusser contre Marx lui-même. Althusser y revient sur la nécessité d’une analyse marxiste du marxisme. l’axe de sa propre critique du stalinisme se trouve maintenu et il désigne à nouveau l’impuissance théorique comme la cause principale de l’incapacité des marxistes et des communistes à « rendre compte de leur propre histoire ». s’autorisant de Gramsci. Le texte le plus significatif de ce point de vue est « Marx dans ses limites ». intitulée « Enfin la crise du marxisme ! ». cette proclamation de crise coïncide avec la montée d’un antimarxisme virulent. Conclusion Ces « aventures de la dialectique ». étendu à la perspective concrète de transformation sociale et à la politique en général. dans les conjonctures les plus variées. que « tout est politique » et qu’il n’y a donc pas de « sphère de la politique »[20]. sont significatives d’un certain régime d’alliance entre théorie et politique. Alors que la situation semblait fournir l’occasion idéale de souligner la pertinence de la notion althussérienne d’idéologie.marxau21. pour reprendre le titre du livre de Merleau-Ponty. http://www. Dorénavant.

D@0$"55F0$89$A<59 !F#$>&**)3$B)*)-C)0$:%&*.0+/%B8&. qui ne prend plus en charge l’histoire réelle.0$/9$==0$1.4%*.0$1.0$"5<F9 !"5#$O.'+/%#0.-'.2&30$%&D-&/0$"55"0$89$".-&3$N*/(-33)20$F..$)/$89$7<9 !:#$%&'()*$+.marxau21.0+/%&0$1.79 !"A#$>&**)3$B)*)-C)0$567#&'$3. Que peut-on en conclure sur un mode non plus négatif et rétrospectif mais positif et prospectif ? Le retour d’une analyse historique dialectique présente des enjeux théoriques qui sont immédiatement stratégiques.2&30$14+0$"55F0$89$7A69 http://www.$82G3)D/.D$@)$+2. l’analyse des dominations croisées et combinées : domination des femmes ou rapports sociaux de genre plus largement.'&*'+0#%*%B8&.4%*. balisent ce champ d’une intervention dialectique qu’il importe de revivifier.-&3$N*/(-33)20$F. Néanmoins la discussion autour de la dialectique conserve sa portée politique indirecte : elle va contribuer à littéralement interdire un certain type d’approche historique.0+/%B8&0$@&29$M2&'$N**&)C0$1.&4*&'&*'"8*4&. Et que le retour de la dialectique sera la preuve de cette affirmation et l’indice que s’ouvre une nouvelle séquence. de géographes ou de sociologues.2&30$%&D-&/0$"55.D0$I$*)3$@-.8./&.(D$`.9 !""#$>&**)3$B)*)-C)0$C084+"4#&4.&'08'43A0#8*%0)'H0$1.0$G@9$'&/90$89$:.2&30$>..?&D&c-)$O)'. Pour le dire autrement. du moins sur le terrain de la philosophie. Il s’agit de réoccuper le terrain de cette analyse dialectique du réel en vue de renouveler la question de l’engagement intellectuel d’une part. En ce sens.-*/0$!"#"$%&'(&)*"#&'&*'+. et rapports de domination capitaliste.0$G@9$'&/90$89$:. Les questions contemporaines des classes et de la lutte des classes.%$&).'*&9*&.'&*'+0#%*%B8&.-*/0$2%*. je me risquerai à affirmer que la répudiation de la dialectique est la marque d’une séquence théorico-politique qui se referme.38)2.**&?.&2$*)$*&Z2)$/2[3$@.0$G@9$'&/90$89$A559 !<#$+2)@2&'$H."9 !"7#$RS9$*.8W&D3$4D&Z)23&/]$12)330$"5F:9 !"E#$O."0$89$7<"9 !A#$>&**)3$B)*)-C)0$567#&'$3.2$B.0$89$"79 !":#$>&**)3$B)*)-C)0$+)*&Q$>-.&3$%.&4*&'&*'"8*4&.fr/index.$82.*E.*/&?. mais aussi de philosophes.'&*'3. qu’on rencontre aujourd’hui du côté d’économistes marxistes par exemple./&'&*'#"'+/%#0. l’analyse reconduite des contradictions du capitalisme..&4*&'&*'"8*4&.2a-?)D/G)30$@-$'b/G$@)3$. Garo | « L’infâme dialectique » : le rejet de la dialectique dans la philosophie française de la seconde moitié du 20e siècle 05/12/11 23:45 Pour le dire autrement.4%*.3/)3$.2&30$O)3$)?8P'()-23$@)$8)D3)2 )D$2.-&3$N*/(-33)20$I$*)$?.*/(-33G2&)D30$3)2./%"A&#0$1.'*&9*&.0$/9$"0$1.??)$/(G. d’historiens.2)3$2&8..'+/%#0.0+/%&<$1.I.-.3G)$8.2&)$S&D&)$L0$I0#%*8$&'$&'!".'-?)D/G$@)$%&'(.2&30 %.2@0$:. alors que la dialectique était chez Marx une « méthode » de l’analyse historique -le terme de « méthode » restant à discuter-. d’autre part.//.&'B8&'#"'+/%#0.2&30$14+0$"5E:0$89$"<59 !6#$=>%$90$89$"F"9 !E#$>&**)3$B)*)-C)0$567#&'$3..-2/0$2%.0$1..2)0$_()$H.#$>&**)3$B)*)-C)0$567#&'$3.*&3?)3$.2&30$14+0$"5670$89$:.D0$%)'U$O.&4*&'&*'"8*4&. du moins une théorie des contradictions du réel qui ouvre à l’intervention politique son champ propre.)*$\)**]0$!0$&4)'G4&).0+/%&<$G@9$'&/90$89$"F"9 !5#'=>%$90$89$"FA9 !". domination coloniale et néo-coloniale.-2@K(-&$L0$%)'?'@%##&.2&0$D86&.'WX=%MR0$"5570$89$"A9 !"6#$Y.-'.0$/9$"0$G@9$'&/90$89$:E79 !"<#$=>%$90$89$A<"9 !"F#$4D)$@)3$2.'2&#&8./0#01%&0$1.2&30$%&D-&/0$:.&<'8)&'A%&'+/%#0. est de nature à rouvrir la question du rapport entre philosophie et politique. !"#$%&'()*$+.2&30$V/.'*&9*&.?)3./&'&*'#"'+/%#0. mais aussi en vue de réintervenir sur le terrain politique.:0$89$:A9 !7#$>&**)3$B)*)-C)0$:%&*..2Q&3?)$'../()2.0+/%B8&. mais assez largement aussi sur celui des sciences humaines.'*&9*&.DT.-J.php?view=article&catid=63%3Aphilos…onent&print=1&layout=default&page=&option=com_content&Itemid=86 Page 7 sur 8 ./'!"49%.(0$^. la dialectique devient ici l’enjeu politique d’un débat strictement théorique. réactivant un type d’analyse historico-politique qui intègre pleinement sa dimension politique constitutive.

Garo | « L’infâme dialectique » : le rejet de la dialectique dans la philosophie française de la seconde moitié du 20e siècle 05/12/11 23:45 !:.php?view=article&catid=63%3Aphilos…onent&print=1&layout=default&page=&option=com_content&Itemid=86 Page 8 sur 8 .fr/index.#$=>%$90$89$:FF9 http://www.I.marxau21.

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