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Votre propre entreprise Du rêve à la réalité BUSINESS BANKING
Votre propre entreprise Du rêve à la réalité BUSINESS BANKING

Votre propre entreprise

Du rêve à la réalité

Table des matières

3

Votre propre entreprise, du rêve à la réalité

5

Entreprendre, oui ou non ?

6

J’entreprends, mais comment ?

9

Comment entreprendre avec succès ?

11

Le business plan

13

Le projet et ceux qui doivent le réaliser

14

L’analyse de l’environnement économique

15

L’analyse SWOT

16

La stratégie

17

Le plan opérationnel

17

Enfin… le début

18

Le plan financier

20

Le compte de résultats prévisionnel

22

Le bilan de structure

23

Quelques concepts importants

24

Le bilan prévisionnel

25

Conclusion

26

Aides financières et subsides

29

Solliciter un crédit professionnel

30

La présentation de votre projet

30

Les raisons qui motivent votre besoin de crédit

31

L’approche adoptée par la banque

32

Conclusion : soyez bien préparé

33

Adresses internet utiles pour les starters

34

Informations générales

35

Aides financières*

36

Sécurité sociale

36

Fiscalité

37

Tribunaux et avocats

Votre propre entreprise, du rêve à la réalité Vous rêvez de mettre sur pied votre
Votre propre entreprise,
du rêve à la réalité
Vous rêvez de mettre sur pied votre propre entreprise ? Et bien, les rêves sont faits pour devenir réalité !
En pratique, il vous faudra toutefois effectuer un travail préliminaire avant de pouvoir vous lancer.
Peut-être même êtes-vous déjà actif, depuis quelques mois ou quelques années, comme entrepreneur indépendant ?
Dans ce cas aussi, il peut s’avérer utile de faire le point, à la lumière des premières expériences déjà acquises.

Au travers de cette brochure, Dexia Banque souhaite vous orienter sur la bonne voie. En effet, comme pour un départ en voyage, bâtir sa propre entreprise ou se lancer dans une activité indépendante se planifie et se prépare. Un certain nombre de questions appellent des réponses avant même de démarrer.

Notre objectif n’est pas de vous fournir un aperçu complet de tou- tes les formalités administratives et juridiques requises. Il existe bien d’autres sources d’information concernant ces matières et vous trouverez une série d’adresses utiles dans cette brochure. Nous vous proposons, en revanche, un inventaire des principaux éléments qui

doivent requérir votre attention. Considérez celui-ci comme la check- list d’un pilote sur le point d’allumer les moteurs de son avion.

Le contenu de cette brochure s’adresse plus spécialement aux (can- didats) indépendants et dirigeants de petites entreprises. Les règles spécifiques aux professions libérales et intellectuelles ne sont pas abordées ici.

Nous espérons que ce document vous aidera et permettra à votre entreprise ou à votre activité indépendante de prendre son envol dans les meilleures conditions.

permettra à votre entreprise ou à votre activité indépendante de prendre son envol dans les meilleures
permettra à votre entreprise ou à votre activité indépendante de prendre son envol dans les meilleures

Entreprendre, oui ou non ?

Est-ce que je réponds aux critères requis pour devenir indépendant ou pour démarrer une entreprise ?

Pour créer une entreprise ou devenir indépendant, il faut avoir au minimum 18 ans, ne pas avoir été déchu de ses droits civils, possé- der l’une des nationalités européennes ou, si vous provenez d’un pays non européen, être en possession d’un permis de travail.

Tenez aussi compte du fait que certaines professions ne sont pas compatibles avec l’exercice d’une activité commerciale. C’est le cas, par exemple, des ministres du culte, des juges et des agents de police. Les fonctionnaires doivent, quant à eux, demander l’accord préala- ble de leur hiérarchie.

Suis-je conscient(e) des risques que comporte l’entrepreneuriat indépendant ?

Soyons francs : toutes les activités indépendantes et toutes les entre- prises ne mènent pas au succès. Entreprendre signifie également courir des risques. La cause de l’échec n’est cependant pas toujours imputable à l’entrepreneur lui-même. De mauvais payeurs ou la diminution du pouvoir d’achat de la clientèle peuvent aussi avoir des conséquences fatales.

Celui qui est patron de sa propre entreprise bénéficie évidemment d’une plus grande liberté qu’un salarié. Ce statut impose, toutefois, un certain nombre de concessions. Ainsi, vous n’avez pas droit à des congés payés. Votre pension légale est moins attrayante que celle des salariés et vous ne pourrez pas automatiquement chômer si vous arrêtez vos activités.

Quelle est ma situation personnelle de départ ?

La situation se présente de façon très différente selon que vous êtes, au départ, un étudiant fraîchement diplômé, un demandeur d’em- ploi ou un salarié.

Les jeunes qui viennent de terminer leurs études ont tout intérêt à s’inscrire immédiatement comme demandeur d’emploi, de manière à ce que le délai d’attente légal puisse commencer à courir. Durant ce stage d’attente, ils peuvent déjà effectuer les diverses démarches afin de démarrer leur carrière d’indépendant. Ils ne doivent toute- fois pas perdre de vue que le stage d’attente prend fin dès que leur inscription en tant qu’indépendant est confirmée. Si, après quelques années, ils décidaient d’arrêter leur activité, ils devraient quand

même attendre que le reste de leur stage d’attente soit écoulé avant de pouvoir prétendre aux allocations de chômage.

Les demandeurs d’emploi peuvent préparer le démarrage de leur entreprise ou de leur activité indépendante sans perdre le droit à leurs allocations.

Les salariés qui s’installent comme indépendants peuvent, par après, retrouver leur droit aux allocations.

Ne vais-je pas impliquer involon- tairement mon époux ou épouse dans mon entreprise ?

Exercer une activité d’indépendant peut avoir des conséquences sur le mariage, du moins financièrement parlant. En effet, il y a toujours un risque que les créanciers réclament l’ensemble des avoirs du couple, autrement dit ceux de monsieur comme ceux de madame. C’est pourquoi il est préférable d’opter pour un contrat de mariage sous le régime de la séparation des biens. Au besoin, le contrat de mariage existant peut être modifié en ce sens. De cette manière, il n’existe plus de biens en communauté et, en conséquence, il ne peut plus y avoir de saisie sur les biens de l’époux ou épouse de l’entre- preneur indépendant.

Quelle activité vais-je exercer ?

Avez-vous bien choisi l’activité qui vous convient le mieux ? Car vous allez vous y consacrer quotidiennement au cours des années à venir !

Mes compétences sont-elles adéquates ?

En fonction de l’activité que vous souhaitez exercer, vous devez disposer d’aptitudes particulières. Il vous faudra notamment démontrer que vous disposez des connaissances de base en gestion d’entreprise – sous la forme d’un diplôme ou d’un certain nombre d’années d’expérience. Pour certaines activités, des compétences professionnelles spécifiques sont, en outre, requises.

CONSEIL

Entreprendre va de pair avec une bonne administration. La pratique montre qu’une comptabilité correcte et ordonnée augmente consi- dérablement les chances de réussite.

J’entreprends, mais comment ?

Vais-je reprendre une entreprise existante ou démarrer de zéro ?

Souvent, un entrepreneur débutant fait le grand saut car il a l’op- portunité de reprendre une entreprise existante. Cette situation pré- sente l’avantage d’être immédiatement « dans le bain » et de disposer tout à la fois de clients et de fournisseurs. Mais elle comporte aussi le risque d’acheter un chat dans un sac. Pour éviter toute surprise désagréable, il faut opérer avec une très grande prudence.

Une question importante, dans ce contexte, est de savoir s’il faut reprendre uniquement le fonds de commerce ou l’ensemble de la société (c’est-à-dire les parts). Dans le premier cas, vous reprenez des biens matériels et immatériels spécifiques et vous savez donc exactement ce que vous achetez. Lorsque vous reprenez une société, vous n’héritez pas seulement du fonds de commerce et des actifs, mais aussi de toutes les dettes et des litiges en cours. Un examen approfondi de l’entreprise est donc indispensable.

Ma préférence va-t-elle vers une activité indépendante ou une entreprise unipersonnelle ?

Les guichets d’entreprises sont opérationnels depuis le 1 er juillet 2003, ce qui simplifie considérablement les formalités nécessaires à la création d’une activité indépendante ou d’une entreprise uniper- sonnelle. Vous pouvez inscrire directement votre activité à la Ban- que-Carrefour des Entreprises (BCE), y demander un numéro de TVA et un numéro d’entreprise. Vous pouvez également y accomplir d’autres formalités administratives.

Vous êtes néanmoins tenu de régler un certain nombre de choses vous-même, ainsi qu’il ressort du tableau à la page 8 :

• l’ouverture d’un compte auprès d’une institution financière ;

• l’inscription auprès d’une caisse d’assurances sociales ;

• l’inscription auprès d’une mutualité…

Vais-je opter pour une société ?

Les guichets d’entreprises vous aident, dans ce cas-là aussi, à naliser votre projet. Il vous revient toutefois de choisir la forme juridique de votre société :

• une société anonyme (sa) ;

• une société privée à responsabilité limitée (sprl) ;

• une société privée à responsabilité limitée unipersonnelle (sprlu) ;

• une société coopérative à responsabilité limitée (scrl) ;

• une société coopérative à responsabilité illimitée et solidaire (scris).

à responsabilité limitée (scrl) ; • une société coopérative à responsabilité illimitée et solidaire (scris). 6
à responsabilité limitée (scrl) ; • une société coopérative à responsabilité illimitée et solidaire (scris). 6
 

Entreprise

unipers.

sa

sprl

sprlu

scrl

scris

Nombre

122133

 

minimum de

personnes

Capital

pas de capital minimum

61

500 euro

18 550 euro

18 550 euro

18 550 euro

aucun capital minimum n’est fixé par la loi

minimum

 

Capital à libérer

à concurrence d’1/4 avec un minimum de

à concurrence

minimum 12 400 EUR

à concurrence

aucune

 

de 1/5 avec un minimum de

de 1/4 avec un minimum de

obligation légale

61

500 EUR

6

200 EUR

6

200 EUR

Apport de capital

en espèces ou en nature

en espèces ou en nature

en espèces ou en nature

en espèces ou en nature

aucune prescrip-

 

tion légale

Responsabilité

illimitée

limitée aux

limitée aux

limitée aux

limitée aux

illimitée et

 

apports

apports

apports

apports

solidaire

Actions

pas d’actions

au porteur (*) ou nominatives

nominatives

nominatives

nominatives

nominatives

Possibilités de cession des parts

cession libre

selon les statuts

selon les statuts

selon les statuts

selon les statuts

Direction

gérant

conseil

1

ou plusieurs

1 ou plusieurs gérants

1

gestionnaire qui

1 gestionnaire qui est ou non associé

 

d’administration

gérants

est ou non associé

Obligations

comptabilité simplifiée (lorsque le chiffre d’affaires est inférieur à 500 000 EUR hors TVA)

comptabilité en

comptabilité en

comptabilité en

comptabilité en

comptabilité simplifiée (lorsque le chiffre d’affaires est inférieur à 500 000 EUR hors TVA)

comptables

partie double

partie double

partie double

partie double

Fiscalité

impôt des per- sonnes physiques

impôt des sociétés

impôt des sociétés

impôt des sociétés

impôt des sociétés

impôt des sociétés

* Seront supprimées prochainement.

impôt des sociétés impôt des sociétés impôt des sociétés * Seront supprimées prochainement. 7
impôt des sociétés impôt des sociétés impôt des sociétés * Seront supprimées prochainement. 7

Chacune de ces formes juridiques va de pair avec des droits et devoirs spécifiques. Examinez attentivement quelle formule semble la mieux adaptée à votre situation personnelle. Le tableau à la page précédente récapitule les caractéristiques des diverses formes de sociétés, ainsi que de l’entreprise unipersonnelle.

Prenez aussi conseil auprès du SNI (Syndicat Neutre pour Indépen- dants) et du Service Public Fédéral Économie, PME, Classes moyen- nes et Énergie. Vous trouverez les adresses de leur site plus avant dans cette brochure.

CONSEIL

Lors de la création d’une entreprise unipersonnelle – et plus encore d’une société –, il est important de s’entourer des bonnes person- nes. Votre comptable peut vous apporter une aide substantielle. Un notaire et éventuellement un avocat représentent également des appuis utiles.

Entreprise unipers.

sa

sprl

sprlu

scrl

scris

Rédaction de l’acte de constitution

o

xxxxx

Élaboration d’un plan financier

o

xxxxo

Ouverture d’un compte auprès d’une institution financière

x

xxxxx

Demande d’une attestation des connaissances de base en gestion

x

xxxxx

Demande d’un numéro d’entreprise* et inscription en tant que société commerciale

x

xxxxx

Inscription à la TVA

x

xxxxx

Affiliation à une mutuelle

x

xxxxx

Affiliation à une caisse d’assurances sociales

x

xxxxx

Dépôt des statuts au greffe du Tribunal de Commerce**

o

xxxxx

Dépôt de l’acte au SPF Finances - l’Administration du cadastre, de l’enregistrement et des domaines**

o

xxxxx

Inscription des actions nominatives dans un registre des actionnaires qui doit être conservé au siège de la société

o

xxxxx

* Les guichets d’entreprises qui vous attribuent un numéro d’entreprise vous aident souvent pour accomplir les autres formalités, telles que la demande d’un numéro de TVA ou l’affiliation à une caisse d’assurances sociales. Informez-vous auprès du guichet de votre choix.

** Dans la pratique, ces formalités sont souvent prises en charge par le notaire.

auprès du guichet de votre choix. ** Dans la pratique, ces formalités sont souvent prises en
auprès du guichet de votre choix. ** Dans la pratique, ces formalités sont souvent prises en

Comment entreprendre avec succès ?

Ai-je réalisé une étude de marché ?

Une fois votre secteur d’activité ou votre marché déterminé, vous devez d’abord étudier celui-ci en profondeur. Voici certaines des questions qui appellent une réponse :

• Le public attend-il mon produit ou mon service ?

• Qui sont mes concurrents ?

• Où sont-ils établis ?

• Y a-t-il encore de la place pour moi sur ce marché ?

• Si oui, sur combien de clients potentiels puis-je compter et sont- ils en nombre suffisant pour que mon entreprise soit viable ?

Ai-je choisi une bonne localisation pour mon entreprise ?

Vous avez naturellement choisi de ne pas vous implanter à côté de votre concurrent direct, mais quelle est la localisation la plus adé- quate ? Ferez-vous le choix du travail à domicile ou opterez-vous pour un bureau distinct ? Tout dépend, bien entendu, de la nature de votre activité.

Le message principal à retenir est que la plupart des activités ne peu- vent pas être exercées n’importe où. En cas de doute, informez-vous auprès de spécialistes de l’aménagement du territoire et de la légis- lation environnementale.

Pour toute question relative aux permis, adressez-vous d’abord à votre commune. Vous trouverez, dans cette brochure, un certain nombre d’adresses utiles dans les domaines de l’aménagement du territoire et de l’environnement.

Comment vais-je persuader les clients de mes qualités personnelles et de celles de mon produit ?

À moins que vous n’ayez concocté une invention que le monde entier attend, vous devrez conquérir vous-même vos clients. Vous pourrez vous appuyer pour ce faire sur un plan de communication et de marketing (reportez-vous également au point « Stratégie » dans le chapitre « Le business plan » en page 16).

Vous pouvez évidemment solliciter les services de bureaux spéciali- sés qui prendront en charge ces aspects, mais, en tant que débutant, vous aurez déjà presque atteint votre but grâce à :

• un nom approprié – pas trop recherché – et un logo identifiable pour votre entreprise. Vérifiez que ce nom n’existe pas encore ou qu’il n’est pas protégé auprès d’un Bureau des marques ;

• un site Internet ;

• une brochure d’information.

Puis-je m’en sortir seul(e) ou dois-je engager du personnel ?

Le personnel et les collègues peuvent être une bénédiction, mais ils génèrent aussi des obligations. Vous en trouverez un aperçu dans l’encadré ci-dessous.

bénédiction, mais ils génèrent aussi des obligations. Vous en trouverez un aperçu dans l’encadré ci-dessous. 9
bénédiction, mais ils génèrent aussi des obligations. Vous en trouverez un aperçu dans l’encadré ci-dessous. 9

Quelques obligations importantes lors de l’engagement de personnel

Lorsque vous engagez une ou plusieurs personnes, vous devez notamment :

• prévenir l’Office National de Sécurité Sociale (ONSS), qui vous attribuera un numéro d’inscription ;

• vous affilier en tant qu’employeur à une Caisse d’allocations familiales ;

• vous affilier à la Caisse de vacances annuelles de votre secteur ;

• créer un Service interne de Prévention et de Protection ou vous affilier à un Service externe de Prévention et de Protection ;

• contracter une assurance contre les accidents de travail.

En outre, vous devez veiller à payer des salaires corrects. Vous devez également veiller à rédiger un règlement de travail respectant le droit du travail.

Il s’agit là d’une matière complexe qui, au surplus, évolue constam- ment. C’est pourquoi il est indiqué de s’inscrire auprès d’un Secré- tariat Social reconnu qui possède ce savoir-faire. Vous trouverez les coordonnées de ces organismes et des informations à ce sujet dans le chapitre « Adresses internet utiles pour les starters ».

Suis-je suffisamment informé(e) ? Me suis-je entouré(e) des bonnes personnes ?

Trouver réponse à la plupart des questions que l’on se pose exige des recherches et un travail d’investigation. Cela ne signifie pas qu’il faut tout faire soi-même. Il n’est pas nécessaire de réinventer l’eau chaude !

Les matières traitées dans les pages précédentes sont souvent du res- sort de spécialistes. C’est pourquoi, dans les pages qui suivent, vous trouverez un certain nombre d’adresses utiles et d’organisations qui peuvent vous apporter aide et assistance.

Enfin, n’oubliez pas qu’une entreprise prospère le plus souvent grâce aux coups de pouce de ses amis. Vos amis, dans le cas présent, sont un bon comptable et – à n’oublier sous aucun prétexte – un banquier de confiance.

dans le cas présent, sont un bon comptable et – à n’oublier sous aucun prétexte –
Le business plan Le business plan trace la route que l’entreprise va prendre, définit les
Le business plan
Le business plan trace la route que l’entreprise va prendre, définit les objectifs et arrête la stratégie qui doit permettre
d’atteindre ces objectifs.
Un business plan – ou plan d’affaires – n’est donc pas qu’un exercice théorique. Lorsqu’il
Un business plan – ou plan d’affaires – n’est donc pas qu’un exercice théorique. Lorsqu’il

Un business plan – ou plan d’affaires – n’est donc pas qu’un exercice théorique. Lorsqu’il est bien préparé, il représente un instrument de gestion efficace, qui s’avérera utile en de nombreu- ses occasions.

• Lorsque vous devez prendre des décisions importantes, il est hors de question d’improviser car le moment est trop crucial. Votre plan d’affaires vous aidera à conserver le contrôle de la situation.

• C’est aussi l’instrument tout indiqué pour convaincre des inter- locuteurs externes, comme la banque ou un pouvoir subsidiant, que votre projet est réalisable et réaliste.

• Il constitue le complément indispensable du plan financier, qui sera présenté plus loin.

Il n’existe, en vérité, pas de plan d’affaires standard. Certains sont sommaires, d’autres contiennent des dizaines de pages. Le modèle que nous vous proposons ici contient quantité d’éléments d’analyse et de questions préliminaires auxquelles vous devez apporter une réponse avant de mettre les moteurs en marche.

Il est important de savoir que, même à ce stade, vous n’êtes pas seul. Des amis et des membres de votre famille peuvent vous aider en incarnant « l’avocat du diable » et en vous posant des questions critiques. Votre comptable peut aussi vous apporter une aide utile.

Dans le chapitre « Adresses internet utiles pour les starters », vous trouverez une liste de sites internet qui vous aideront également à atteindre votre but.

CONSEIL

Gardez à l’esprit qu’un business plan n’est jamais définitif. C’est un document de référence qui sert à évaluer la progression de votre entreprise et qui, tenant compte de cette évolution, peut être réorienté. Ne l’ensevelissez donc pas trop profondément dès que vous aurez réellement commencé vos activités. Vous pourriez encore en avoir besoin !

Le projet et ceux qui doivent le réaliser La description du projet • Comment vais-je
Le projet et ceux qui doivent le réaliser La description du projet • Comment vais-je

Le projet et ceux qui doivent le réaliser

La description du projet

• Comment vais-je décrire mon projet ?

• Quels sont les objectifs de mon projet ?

• Quelle est ma motivation ?

• Quel nom choisir pour mon activité indépendante ?

• Où sera-t-elle implantée ?

• À quelle date vais-je démarrer ?

• Quelle forme juridique choisir ?

Le terrain d’action de l’entreprise unipersonnelle ou de la société

Il est important, dans ce contexte, de ne pas dissocier les « produits » du « marché ». Chaque produit doit cibler un marché spécifique. Il serait faux de s’imaginer qu’un bon produit aboutira automatique- ment chez les clients appropriés.

• En quoi consiste précisément mon activité ?

• Quels produits et/ou services propose mon entreprise ?

• Sur quel marché sera-t-elle active ?

• Qui sont les clients visés ?

Les promoteurs du projet

Une société ou une entreprise unipersonnelle a la même force que la ou les personne(s) qui est/sont aux commandes. Plus que jamais s’applique l’adage « la bonne personne à la bonne place ». C’est la raison pour laquelle il est fondamental de soumettre ceux qui portent votre projet à une analyse approfondie.

• Qui sont les promoteurs du projet ?

• Quelle sera leur fonction au sein de l’entreprise ?

• De quels diplômes et certificats peuvent-ils se prévaloir ?

• Quelle est leur expérience professionnelle ?

• Sont-ils suffisamment qualifiés pour les responsabilités qui les attendent ?

• Comment les fondateurs seront-ils représentés dans l’actionna- riat de l’entreprise ?

L’analyse de l’environnement économique Si vous avez répondu aux questions qui précèdent, vous êtes maintenant
L’analyse de l’environnement économique Si vous avez répondu aux questions qui précèdent, vous êtes maintenant

L’analyse de l’environnement économique

Si vous avez répondu aux questions qui précèdent, vous êtes maintenant en mesure d’affiner votre perception en examinant attentivement l’environnement économique dans lequel vous allez opérer.

Mon entreprise et le monde extérieur

1.

Quelques chiffres élémentaires

Quelle sera la taille initiale de mon entreprise et quelles sont les perspectives de croissance ?

À combien s’élèvera mon chiffre d’affaires ?

Quelles sont les perspectives de croissance à court, moyen et long terme ?

2.

Production et distribution

Comment vais-je produire et avec qui ?

Comment et auprès de qui vais-je m’approvisionner ?

Comment vais-je assurer la distribution de mes produits et/ou services ?

Quelle politique tarifaire vais-je appliquer ?

3.

L’environnement économique et social

Le champ de vision d’un entrepreneur indépendant doit s’étendre bien au-delà de son magasin ou de son bureau. La réussite de son entreprise est, en effet, largement conditionnée par des facteurs extérieurs : socié- taux, socioéconomiques, technologiques ou culturels. Même les évolu- tions sur le plan financier ou juridique doivent être suivies de près. Il est donc très important de prendre le pouls du monde extérieur.

L’analyse de la concurrence

Vous pouvez vous considérer comme un entrepreneur heureux si vous êtes seul sur le marché à offrir tel service ou tel produit spéci- que. Mais il y a gros à parier que vous serez plutôt confronté à un ou plusieurs concurrent(s). Un proverbe dit : « Connais ton ennemi comme si c’était ton meilleur ami ». Si vous voulez apprendre à connaître vos concurrents, posez-vous les questions suivantes :

• Qui sont mes concurrents ? Où sont-ils implantés ?

• Quelle est l’importance de leur chiffre d’affaires et de leur part de marché ?

• En quoi leurs produits et/ou services se différencient-ils des miens ?

• Quelle est leur politique tarifaire ?

• Quelle est leur stratégie publicitaire ?

• Quels sont leurs points forts et leurs points faibles ?

L’analyse des clients potentiels

• Qui sont mes clients et où se trouvent-ils ?

• Puis-je répartir les clients en différents groupes, chacun d’entre eux requérant une approche particulière ?

• Quel est leur comportement d’achat et leur importance de pou- voir d’achat ?

• Pourquoi achèteraient-ils mon produit et/ou service ?

• Combien de clients quotidiens puis-je espérer ?

• Quel est le chiffre d’affaires par client que je vise ?

L’analyse SWOT

Avant d’être en mesure de développer une stratégie, il importe de connaître sa propre valeur. En d’autres termes, il faut dresser un inventaire de ses points forts et de ses points faibles. Dans le jargon professionnel, on parle d’analyse SWOT – les initiales de Strenghts, Weaknesses, Oppor- tunities, Threats (Forces, Faiblesses, Opportunités, Menaces).

Les points forts peuvent être une bonne image, des clients fidèles, l’enthousiasme des collaborateurs. Quels sont les points faibles ? Par exemple, une trop faible marge bénéficiaire sur les produits. Le développement de nouveaux produits ou le démarrage d’une seconde implantation peuvent constituer une opportunité tandis que de mauvais résultats ou une chute du pouvoir d’achat de la clientèle constituent une menace.

En résumé, les réponses aux questions qui suivent fluctuent d’une entreprise ou d’une activité à l’autre.

Les points forts

• Quels sont les points forts de mon produit et/ou service ?

• Quels sont les points forts de mon entreprise en tant qu’organisa- tion ?

• Quels sont les points forts de mes collaborateurs ?

Les points faibles

• Quels sont les points faibles de mon produit et/ou service ?

• Quels sont les points faibles de mon entreprise en tant qu’organi- sation ?

• Quels sont les points faibles de mes collaborateurs ?

Les opportunités

1. Les opportunités suscitées par le marché

• Quels sont les développements actuels ou futurs du marché qui constituent une opportunité pour mon entreprise ?

• Quels sont les événements actuels ou futurs sur le marché qui ont un impact positif sur mon entreprise ?

2. Les opportunités suscitées par la concurrence

• Quels sont les événements ou développements au sein de la concurrence qui m’offrent une chance que je peux saisir ?

• Comment puis-je exploiter cette opportunité ?

3.

Les opportunités suscitées par les clients

Quels sont les nouveaux développements ou événements qui peuvent accroître l’intérêt des clients pour mon produit et/ou service ?

4.

Les opportunités suscitées par le contexte socioécono- mique

Y a-t-il des évolutions sociales qui jouent en faveur de mon entre- prise ?

Y a-t-il des développements économiques qui offrent à mon entreprise des opportunités nouvelles ?

Les menaces

1.

Les menaces émanant du marché

Quelles sont les évolutions actuelles ou futures du marché qui constituent une menace pour mon entreprise ?

Quels sont les événements actuels ou futurs sur le marché qui ont un impact négatif sur mon entreprise ?

2.

Les menaces émanant de la concurrence

Quels sont les événements ou développements au sein de la concur- rence qui représentent une menace à laquelle je dois réagir ?

Comment puis-je y réagir ?

3.

Les menaces émanant des clients

Quelles sont les nouvelles tendances ou les événements qui peu- vent faire disparaître l’intérêt des clients pour mon produit et/ou service ?

4.

Les menaces émanant du contexte socioéconomique

Y a-t-il des évolutions sociales qui jouent en défaveur de mon entreprise ?

Y a-t-il des développements économiques qui sont nuisibles à mon entreprise ?

La stratégie

En partant des résultats de l’analyse SWOT, il est beaucoup plus aisé de poser les jalons de la stratégie d’une activité indépendante. Bien qu’il n’existe pas, une nouvelle fois, de recette standard, il est important de réfléchir aux points suivants car dès que vous aurez élaboré une bonne stratégie, vous serez prêt à mettre sur pied un plan opérationnel. Mais la stratégie en premier !

Les objectifs stratégiques et comment les atteindre

• Quelle est la spécialité de mon entreprise (mon core business) ?

• Quel est mon objectif commercial ?

• Comment vais-je me positionner sur le marché ? En d’autres termes, quelle est ma place sur le marché au regard de celle de mes concurrents et comment vais-je me différencier d’eux ?

• Quelles sont mes perspectives de croissance à moyen et long terme ?

La stratégie marketing

1. En rapport avec le produit et/ou le service

• Quels sont les avantages spécifiques et les atouts que je peux exploiter vis-à-vis de mes clients ?

• Vais-je cibler le marché dans son ensemble (stratégie marketing indifférenciée) ou concentrer mes efforts sur un segment bien défini du marché (marketing concentré) ?

2. En matière de prix

• Comment se positionne mon produit et/ou service par rapport à la concurrence ?

• Quelle est ma politique en matière de réductions ?

• Quelles sont les marges bénéficiaires visées ?

3. Dans le domaine de la communication

Même le meilleur produit n’aboutira pas chez les clients intéressés si ceux-ci ne sont pas informés de son existence. La promotion et la communication sont donc essentielles pour la réussite de tout projet d’entreprise.

• Comment vais-je faire en sorte que mes clients potentiels me connaissent ?

• Quels sont les canaux les plus appropriés pour tel ou tel groupe- cible ?

• De quelle manière vais-je opérer pour faire de la publicité ?

• Vais-je faire de la publicité lors du lancement de mon produit et/ou service, ou également après ?

4. En matière de distribution et de vente

• Comment mon produit et/ou service arrivera-t-il le plus rapide- ment et le plus efficacement possible chez le client ?

• Qui sera responsable de la commercialisation ?

• Comment l’équipe commerciale sera-t-elle organisée ?

? • Qui sera responsable de la commercialisation ? • Comment l’équipe commerciale sera-t-elle organisée ?
Le plan opérationnel Après ce travail de réfl exion stratégique, il est temps d’envisager les
Le plan opérationnel Après ce travail de réfl exion stratégique, il est temps d’envisager les

Le plan opérationnel

Après ce travail de réflexion stratégique, il est temps d’envisager les derniers éléments pratiques. À partir du moment où vous savez quels clients vous comptez cibler avec quels produits, ainsi que la manière dont vous espérez y parvenir, il convient de régler les derniers détails sur le plan de l’organisation. Ce sont les touches finales de votre business plan.

• Comment le processus de production se déroule-t-il ?

• De quelles machines ou de quel autre matériel ai-je besoin ?

• Comment se déroule l’approvisionnement ?

• Comment mon entreprise est-elle organisée d’un point de vue administratif ?

• Comment le management est-il structuré ?

• Qui assume la responsabilité de quoi ?

• Quelle gestion du personnel vais-je adopter ?

Enfin… le début

Lorsque vous aurez intégralement rédigé votre plan d’affaires, il vous restera un dernier défi à relever : le résumer en deux pages maximum. La plupart des personnes qui devront lire ce document n’auront, en effet, pas le temps de le parcourir de A à Z.

Epinglez donc les points essentiels de votre plan d’affaires de la manière la plus convaincante possible. Bien que vous ne conceviez ce résumé qu’à la fin de la réflexion stratégique, il figurera bien en évidence au début de votre business plan.

Le plan financier Le plan financier est l’indispensable complément du plan d’affaires. Il est même
Le plan financier
Le plan financier est l’indispensable complément du plan d’affaires. Il est même obligatoire lors de la constitution de
certains types de sociétés et doit alors être remis au notaire avant la passation de l’acte de constitution. Cette obligation
vise les SA, les SPRL et les SCRL.
Le business plan est une analyse qualitative tandis que le plan financier est une analyse quantitative de votre projet.
L’objectif du plan financier est simple : vous aider à évaluer le plus correctement possible les besoins et les ressources de
votre entreprise et vérifier s’ils sont en équilibre. Pour les sociétés, le plan financier doit démontrer que le capital est
suffisant pour assurer l’exercice de l’activité pendant au moins deux années.

Comme vous l’avez fait pour la réalisation de votre business plan, il est conseillé, dans ce cas-ci aussi, de requérir l’appui de profession- nels spécialisés dans cette matière.Votre comptable est idéalement placé pour vous aider à mettre bon ordre – au sens littéral du terme – dans les chiffres que vous aurez collectés.

Remarque : en matière d’obligations comptables, il y a une distinc- tion à faire entre :

• les personnes physiques et les petites entreprises (sociétés en nom collectif et sociétés en commandite simple dont le chiffre d’affai- res annuel ne dépasse pas 500 000 eur hors tva) : celles-ci peuvent adopter la comptabilité « simplifiée » et ne doivent dès lors établir ni bilan ni comptes annuels ;

• les entreprises autres que celles visées ci-avant sont tenues d’adopter une comptabilité « complète » et d’établir un bilan et des comptes annuels.

Le contenu d’un plan financier n’est pas davantage défini par la loi que celui d’un plan d’affaires. Dans la pratique, un certain nombre d’éléments doivent toutefois impérativement être pris en compte :

• les résultats prévisionnels ;

• la structure financière de l’entreprise ;

• le plan financier proprement dit qui décrit l’évolution des résultats, des besoins et des ressources sur une période de deux à trois ans.

dit qui décrit l’évolution des résultats, des besoins et des ressources sur une période de deux
dit qui décrit l’évolution des résultats, des besoins et des ressources sur une période de deux

Le compte de résultats prévisionnel

Pour pouvoir établir le compte de résultats prévisionnel, vous devez au préalable avoir déterminé les éléments constitutifs des revenus et des coûts.

Estimation du chiffre d’affaires et de la marge brute

Le chiffre d’affaires : sur la base de votre étude de marché (busi- ness plan), vous avez déterminé vos prix et estimé le volume de vos ventes et du chiffre d’affaires.

La marge brute correspond à la différence entre le chiffre d’affai- res et les coûts variables directs. Elle peut également être expri- mée en pourcentage du chiffre d’affaires.

Année 1

Année 2

Année 3

Chiffre d’affaires (CA)

Coûts variables directs (prix de revient)

MARGE BRUTE

MARGE BRUTE (en % du CA)

Estimation des charges d’exploitation (hors amortissements)

Année 1

Année 2

Année 3

Rémunérations et charges sociales

Services et biens divers :

-

Frais des locaux

-

Frais de matériel

-

Frais administratifs

-

Frais de distribution

Taxes

TOTAL

Tableau des amortissements

Valeur

d’acquisition

Taux d’amortisse-

ment (%)

Amortissements

Année 1

Amortissements

Année 2

Amortissements

Année 3

Investissement 1

Investissement 2

Investissement 3

TOTAL

Lorsque vous aurez réuni les informations nécessaires, vous pourrez les transposer dans un compte de résultats simplifié. Comme son nom l’indique, celui-ci met en lumière le résultat escompté de votre affaire. Et ce résultat est l’image de la rentabilité de votre projet.

 

Année 1

Année 2

Évolution (2) – (1)

Année 3

Évolution (3) – (2)

(1)

(2)

(3)

Revenus d’exploitation

Chiffre d’affaires

Coûts directs des ventes (-)

MARGE BRUTE (1)

Charges d’exploitation

Services et biens divers

Rémunérations et charges sociales

Taxes

Amortissements

TOTAL (2)

RÉSULTAT D’EXPLOITATION (1)-(2)

Charges financières (-)

Produits financiers (+)

RÉSULTAT BRUT

Impôts sur le résultat (-)

RÉSULTAT NET

Le cash-flow ou « flux de trésorerie » est un critère permettant d’évaluer la capacité d’autofinancement. Il mesure le volume de cash généré par l’entreprise et qui lui permet de continuer à croître, en finançant aussi bien les investissements que le capital de l’entre- prise. Il peut être calculé de la façon suivante :

Année 1

Année 2

Année 3

RÉSULTAT NET

Amortissements (+)

CASH-FLOW

Le bilan de structure

Le bilan de structure permet de vérifier l’équilibre entre les « besoins » et les « ressources » de l’entreprise. Il mettra en outre en évidence :

• si la trésorerie envisagée est suffisante pour faire face aux besoins à court terme ;

• si le rapport entre les fonds propres et les dettes (ratio de solvabilité) est garant de l’indépendance financière de l’entreprise.

ACTIF

Immobilisations

Stock

Créances sur clients

Liquidités

TOTAL BESOINS

PASSIF

Fonds propres (capital)

Dettes à l’égard des fournisseurs

Emprunts

TOTAL

La trésorerie

Si le total des besoins est supérieur au total des ressources envisagées, il y a un déficit de trésorerie ; par contre, si le total des ressources est supérieur au total des besoins, il y a un excédent de trésorerie.

Un déficit de trésorerie peut être comblé soit par un apport supplé- mentaire de fonds propres soit par le recours à l’emprunt, soit par une combinaison des deux.

La solvabilité

Afin d’assurer l’indépendance financière de l’entreprise, le rapport entre les fonds propres et les emprunts (fonds de tiers) doit respec- ter certaines limites. Il est ainsi généralement admis que les fonds propres doivent représenter au minimum 1/3 des capitaux perma- nents de l’entreprise, ces derniers étant la somme des fonds propres et des emprunts à long terme (> 1 an).

nents de l’entreprise, ces derniers étant la somme des fonds propres et des emprunts à long
nents de l’entreprise, ces derniers étant la somme des fonds propres et des emprunts à long

Quelques concepts importants

Les actifs immobilisés

• Les immobilisations corporelles comme les terrains et les construc- tions, les biens d’équipement et le matériel roulant ;

• les immobilisations incorporelles comme le goodwill, les frais liés aux brevets et licences ou à un permis d’exploiter ;

• les frais d’établissement ;

• les immobilisations financières (garanties et cautions).

Les actifs circulants ou, en d’autres termes, les

moyens qui seront convertis en liquidités dans un délai déterminé :

• les stocks ;

• les créances ;

• les liquidités qui sont disponibles pour les activités courantes ou des dépenses inattendues.

Les modalités de paiement

Il est important de savoir de quelle manière vos clients vont vous payer (au comptant, par virement, à terme avec des avances, à crédit…) car cela influe considérablement sur le cash-flow de votre affaire.

Les stocks

Il s’agit des marchandises, mais aussi des matières premières et des fournitures nécessaires à votre activité économique. Les biens en cours de production en font également partie.

La détermination d’un stock optimal doit vous permettre d’éviter les situations de rupture de stock ou d’excédent de stock. Plusieurs facteurs doivent ainsi être pris en considération :

• les délais de livraison de vos fournisseurs ;

• les délais de livraison convenus avec vos clients ;

• les délais de fabrication éventuels ;

• la rotation de vos stocks.

Le besoin de fonds de roulement correspond aux fonds nécessaires pour financer vos stocks et les délais de paiement accordés à vos clients, diminué des délais de paiement qui vous sont accordés par vos fournisseurs.

de paiement accordés à vos clients, diminué des délais de paieme nt qui vous sont accordés
de paiement accordés à vos clients, diminué des délais de paieme nt qui vous sont accordés

Le bilan prévisionnel

Le bilan donne un aperçu général de l’actif et du passif de votre entreprise. Les « actifs » désignent l’ensemble du patrimoine économique et financier de votre affaire (les « besoins ») ; le « passif » décrit l’ensemble des sources de financement auxquelles vous avez fait appel pour financer les actifs (« les ressources »).

Année 1

(1)

Année 2

(2)

Évolution (2) – (1)

Année 3

(3)

Évolution (3) – (2)

I ACTIF (BESOINS)

Actifs immobilisés

Frais d’établissement

Immobilisations incorporelles

Immobilisations corporelles

Immobilisations financières

Actifs circulants

Stocks

Créances à plus d’un an

Créances à un an au plus

Placements de trésorerie

Valeurs disponibles

Total de l’actif

II PASSIF (RESSOURCES)

Capital

Subsides en capital

Provisions pour risques et charges

Dettes à plus d’un an

Dettes à un an au plus

Total du passif

en capital Provisions pour risques et charges Dettes à plus d’un an Dettes à un an
en capital Provisions pour risques et charges Dettes à plus d’un an Dettes à un an

Conclusion

Il n’est sans doute pas nécessaire de préciser que l’élaboration d’un plan financier va bien au-delà de quelques additions. Chacun des éléments énoncés plus haut peut être affiné et analysé de manière plus approfondie.

Ne soyez surtout pas effrayé par le travail chiffré que vous devez mener à bien avant de démarrer. Il s’agit d’un exercice préalable essentiel pour garantir le succès de votre projet d’entreprise. Du reste, il se révèle toujours moins difficile dans la pratique qu’il n’y paraît à première vue, surtout si vous vous faites assister par un spé- cialiste. Ainsi que nous l’écrivions en début de chapitre, votre comp- table vous aidera volontiers dans cette tâche.

Ainsi que nous l’écrivions en début de chapitre, votre comp- table vous aidera volontiers dans cette
Aides financières et subsides Avec la liste abrégée ci-dessous, nous voulons avant tout vous montrer
Aides financières et subsides
Avec la liste abrégée ci-dessous, nous voulons avant tout vous montrer qu’un léger travail de recherche peut vous permettre
d’épargner beaucoup d’argent. Un certain nombre de subsides peuvent, du reste, être demandés moyennant un minimum
de démarches administratives.
Dexia, votre banquier de confiance, peut naturellement vous donner un petit coup de main dans ce domaine. Votre
spécialiste Business Banking vous aidera volontiers.

FÉDÉRAL

Aide spécifique pour des entreprises débutantes

Les starters peuvent s’adresser au Fonds de participation, une insti- tution publique fédérale qui offre divers avantages :

Starteo et Optimeo : crédits professionnels qui sont attribués conjointement par votre banquier et le Fonds de participation ;

• le prêt Business Angel+ : ce prêt subordonné est destiné aux PME. Il est complémentaire à l’investissement d’un Business Angel (voyez également le chapitre « Aides financières ») ;

• le plan jeunes indépendants : pour des demandeurs d’emploi âgés de moins de trente ans qui n’ont jamais exercé d’activité d’indépendant ;

• le prêt solidaire : pour ceux qui ne disposent pas de moyens finan- ciers suffisants pour recueillir le capital de départ indispensable ;

• le prêt lancement : spécifiquement destiné aux demandeurs d’emploi qui veulent devenir indépendants ou qui veulent lancer leur propre activité.

Aide fiscale

Le Service Public Fédéral Finances offre différentes formes d’aide scale. Prenons pour seul exemple la déduction pour investisse- ment. Les bénéfices sont exonérés à concurrence d’une quotité de la valeur d’acquisition ou la valeur actuelle de certains investissements, réalisés durant une période imposable déterminée et qui sont affec- tés à l’exercice de l’activité professionnelle en Belgique.

Aide à l’embauche

Ce soutien prend la forme de mesures fiscales ou parafiscales ou encore d’une intervention financière. L’on peut en bénéficier à la faveur de l’engagement de :

jeunes travailleurs ;

travailleurs âgés ;

premiers travailleurs par un nouvel employeur ;

personnel affecté à la recherche scientifique et à l’exportation ;

chômeurs de longue durée ;

personnel à bas salaire ;

personnes handicapées.

WALLONIE

Aide spécifique pour les entreprises débutantes

Le gouvernement wallon a pris un certain nombre d’initiatives par- ticulières pour les entrepreneurs débutants, parmi lesquelles :

la bourse de préactivité : cette subvention est accordée à toute personne physique proposant un projet de création d’entreprise en Wallonie, basé sur une idée originale. Le montant de la bourse est au maximum de 12 394,64 euros. Ce plafond peut être relevé

à 15 493,35 euros si le promoteur doit renoncer temporairement

à tout revenu pour se consacrer à son projet ;

le chèque-formation à la création d’entreprise : grâce à cette

subvention, le porteur de projet bénéficie d’un accompagne-

ment personnalisé dans l’élaboration de son plan d’entreprise et

de formations adaptées. Le créateur supporte 20 % de la valeur

d’achat de chaque chèque-formation à la création d’entreprise

(12,50 euros), le solde étant pris en charge par la Région.

La Société wallonne de financement et de garantie des petites et

moyennes entreprises (Sowalfin) garantit les crédits accordés par

les banques à hauteur de maximum 75 %. Elle cofinance des projets

via l’octroi de prêts subordonnés. La Sowalfin chapeaute également

les Invests wallons qui apportent leur soutien aux créateurs d’en-

treprise via la prise de participation minoritaire au capital, le prêt

subordonné ou le prêt obligataire convertible en actions.

Le gouvernement wallon accorde aussi des primes à l’emploi aux

micro entreprises pour tout engagement. Elles peuvent obtenir autant

de primes que d’emplois créés, jusqu’à un effectif de neuf personnes.

Le montant de la prime s’élève à 3 250 euros par emploi créé.

Soutien à la formation

Le FOREM (Service public wallon de l’emploi et de la formation)

organise un certain nombre de formations professionnelles pour

lesquelles les entreprises peuvent recevoir de l’aide. Il peut s’agir de

formations collectives ou de formations individuelles, en entreprise

ou dans un centre de formation.

Les différents secteurs économiques offrent également un large

éventail de mesures et d’initiatives, comme des formations gratui-

tes, des primes à la formation, un appui en matière de stages et des

formations pour les responsables de la formation.

Pour encourager les entreprises wallonnes à investir davantage dans la

formation, le gouvernement régional a créé les chèques-formation et

les chèques formation langues. La moitié de la valeur du chèque est

prise en charge par l’entreprise, l’autre moitié par le pouvoir public.

. La moitié de la valeur du chèque est prise en charge par l’entreprise, l’autre moitié
BRUXELLES Primes à la création d’entreprise à Bruxelles En vue d’attirer de nouvelles entreprises sur
BRUXELLES Primes à la création d’entreprise à Bruxelles En vue d’attirer de nouvelles entreprises sur

BRUXELLES

Primes à la création d’entreprise à Bruxelles

En vue d’attirer de nouvelles entreprises sur son territoire, la Région de Bruxelles-Capitale a développé un certain nombre de mesures d’aide financière :

la prime en capital : elle est octroyée lorsque l’investissement est nancé sur fonds propres. Le montant accordé correspond à un pourcentage de l’investissement admis ;

le subside en intérêt : seules les micro entreprises et les petites entreprises entrent en ligne de compte lorsque leurs investisse- ments sont financés par un crédit d’investissement ou par leasing ;

l’exonération du précompte immobilier peut être accordée, pendant une période maximale de cinq ans, si l’entreprise en est le redevable légal. Cette exonération porte uniquement sur la partie de l’immeuble réellement exploitée pour les activités de l’entreprise ;

les amortissements accélérés : pour des investissements ayant bénéficié d’une prime en capital ou d’un subside en intérêt, les entreprises peuvent, pendant trois périodes imposables suc- cessives, pratiquer un amortissement annuel égal au double de l’amortissement linéaire normal.

La Société Régionale d’Investissement de Bruxelles (SRIB) a créé en son sein une filiale baptisée Brustart.

Ce fonds a pour mission d’offrir des solutions aux entreprises bruxelloises en phase de création ou de lancement qui rencontrent des problèmes financiers. En renforçant leurs fonds propres, Bru- start facilite leur accès aux crédits bancaires classiques.

Aide à la formation

Les PME qui sont implantées dans la Région de Bruxelles-Capitale et font appel à un organisme de formation externe peuvent rece- voir un subside dans le cadre des lois d’expansion économique. Cela vaut aussi bien pour la formation que pour un cycle d’information en rapport avec le commerce extérieur.

L’ORBEm (Office Régional Bruxellois de l’Emploi) peut accorder une intervention financière pour les dépenses de formation profes- sionnelle de demandeurs d’emploi qui, grâce à cette intervention, sont engagés par une entreprise en création, en extension ou en restructuration.

Celui qui devient indépendant à titre principal reçoit un chèque TIC qui est financé à 100 % par l’ORBEm. Ce chèque donne droit à un cours sur les technologies de l’information et de la communication.

Les subsides et mesures de soutien susmentionnés ne sont que la partie émergée de l’iceberg. Les différents pouvoirs publics belges accordent bien d’autres encouragements en matière énergétique, pour des initiatives en faveur de l’environnement, l’incitation à la recherche et à l’innovation, à l’exportation, etc. Enfin, il existe aussi diverses formes d’aides européennes (ec.europa.eu/ grants).

Le site portail du gouvernement fédéral contient un moteur de recherche qui permet de trouver les aides convenant à votre projet spécifique (www.autravail.be).

Pour avoir une vision complète de toutes les mesures d’aide dont peuvent bénéficier les entrepreneurs indépendants en Région wallonne, nous vous renvoyons au site portail « Création PME » :

http://creation-pme.wallonie.be.

Pour un aperçu complet de toutes les mesures d’aide dont peuvent bénéficier les entrepreneurs indépendants dans la Région de Bruxelles- Capitale, nous vous renvoyons au site de l’Agence Bruxelloise pour l’Entreprise (ABE), www.abe-bao.be. Vous trouverez dans la base de données de ce site de plus amples informations à propos des mesures d’aide qui s’appliquent spécifiquement à votre société, ainsi que les explications nécessaires (www.ecosubsibru.be).

Solliciter un crédit professionnel Pour démarrer une entreprise – et la faire ensuite fonctionner –,
Solliciter un crédit professionnel
Pour démarrer une entreprise – et la faire ensuite fonctionner –, il est indispensable de disposer de moyens financiers.
Pour beaucoup d’entrepreneurs, cela signifie concrètement qu’il faut emprunter. Ce chapitre vous éclairera sur la
meilleure manière de préparer l’entretien avec votre banquier.
Disons d’emblée, pour lever toute ambiguïté, que solliciter un crédit professionnel n’est pas une épreuve de force et
encore moins un interrogatoire ! Le banquier est, avant toute chose, un partenaire qui vous aide à réaliser votre projet.
Cela revient à dire qu’il faut être bien préparé et savoir ce que votre partenaire financier juge important. Vous augmentez
ainsi vos chances d’obtenir le crédit souhaité.

La présentation de votre projet

Comme dans toute relation, la confiance joue un rôle essentiel dans les rapports qui se nouent entre votre partenaire financier et vous. La banque à laquelle vous vous adressez souhaitera toujours apprendre à vous connaître avant de s’engager éventuellement avec vous sur un plan profes- sionnel. Il est donc important que vous lui fournissiez toute l’information utile.

Lorsque l’activité professionnelle existe déjà, la banque pourra se forger une opinion grâce aux résultats financiers que vous lui pré- senterez.

En revanche, lorsqu’il s’agit d’une nouvelle activité, il vous faudra convaincre la banque du fait que votre projet a de grandes chan- ces d’aboutir et que vous êtes la personne idéale pour diriger votre entreprise. En fait, votre banquier vous posera des questions iden- tiques à celles que vous vous êtes vous-même posées lorsque vous avez élaboré votre business plan et votre plan financier.

Concrètement, il souhaitera être bien informé sur :

vous-même ;

• votre projet ;

• votre situation financière.

En fin de chapitre, vous trouverez un aperçu pratique des docu- ments à présenter lors de l’entretien.

Les raisons qui motivent votre besoin de crédit

Un indépendant ou une entreprise peut avoir besoin d’un crédit pour d’innombrables raisons. Le crédit peut, par exemple, servir à pallier un manque provisoire de liquidités ; il peut aussi permettre de financer des investissements. Différents types de crédits, présentant des caractéristi- ques spécifiques, répondent à ces besoins.

Ce n’est que lorsque vous aurez exposé à votre banquier ce que vous souhaitez exactement, quels sont vos moyens et vos besoins, qu’il pourra choisir le type de crédit qui cadre le mieux avec votre projet.

quels sont vos moyens et vos besoins, qu’il pourra choisir le type de crédit qui cadre
quels sont vos moyens et vos besoins, qu’il pourra choisir le type de crédit qui cadre

L’approche adoptée par la banque

Dès qu’il dispose de l’ensemble des informations nécessaires, le banquier peut commencer son travail et examiner le potentiel financier de votre future affaire ou entreprise. Pour réaliser cette analyse financière, il va notamment prendre en compte les paramètres suivants.

La solvabilité de l’entreprise ou de l’entrepreneur lui-même. Quelle est leur indépendance financière ? Pour répondre à cette question, le banquier s’intéressera en particulier à l’importance des fonds propres par rapport aux moyens mis à la disposition de l’entreprise (passif).

La rentabilité et la capacité de remboursement. Le chiffre d’affaires, le résultat net, mais aussi le cash-flow net – ou capacité d’autofinan- cement – entrent ici en ligne de compte. Il s’agit donc des moyens nanciers dont vous disposez et avec lesquels vous ne devez faire aucune dépense courante.

La liquidité doit permettre à l’entreprise d’honorer ses engagements à court terme.

Votre partenaire financier soupèsera finalement les atouts et les risques avant de prendre une décision concernant votre demande de crédit.

soupèsera fi nalement les atouts et les risques avant de prendre une décision concernant votre demande
soupèsera fi nalement les atouts et les risques avant de prendre une décision concernant votre demande

Conclusion : soyez bien préparé

Le message principal en rapport avec votre demande de crédit est très simple : veillez à être bien préparé pour l’entretien avec votre banquier de confiance. Disposez de toute l’information nécessaire, correctement mise à jour. Réalisez un dossier complet, ordonné et soigné.

Les documents à ne pas oublier sont énumérés ci-dessous. Ce qui ne peut pas manquer
Les documents à ne pas oublier sont énumérés ci-dessous.
Ce qui ne peut pas manquer dans votre dossier
Pour vous présenter vous-même
• en cas de reprise d’une entreprise existante :
• votre carte d’identité ;
- le contrat de rachat ;
• votre CV.
- les bilans des trois dernières années ;
- la déclaration d’impôts du cédant.
Pour présenter votre entreprise
• les statuts et les modifications aux statuts ;
Pour commenter votre situation financière
• la composition de l’actionnariat ;
• Si vous êtes indépendant :
• les cartes d’identité des représentants de la société ;
- les deux dernières déclarations d’impôts ;
• les personnes ayant pouvoir de signature.
- les comptes d’exploitation des trois dernières années.
Pour expliquer la faisabilité de votre projet
• Lorsqu’il s’agit d’une société :
• le plan d’affaires ;
- les comptes annuels et bilans détaillés des trois dernières années.
• le plan financier ;
• d’éventuels permis ;
• les contrats de location et/ou loyers futurs ;
• un devis de l’architecte en cas de construction neuve ;
; • les contrats de location et/ou loyers futurs ; • un devis de l’architecte en
Adresses internet utiles pour les starters Dans les pages qui suivent, vous trouverez une série
Adresses internet utiles pour les starters
Dans les pages qui suivent, vous trouverez une série de sites qui ont été sélectionnés parmi l’offre vaste de l’internet et
qui constituent une véritable mine de données utiles et pratiques.
Notre volonté est de vous guider dans votre quête d’informations et non de vous livrer un tableau complet des adresses
utiles. Notre sélection ne prend donc pas en compte, notamment, quantité de sites commerciaux qui offrent des services
et des formations. Cette brochure ne suffirait pas pour accueillir une liste exhaustive des sites intéressants et cela n’est de
toute façon pas l’objectif recherché par l’internet.
Les adresses présentées ci-après constituent un point de départ – mais un point de départ qui s’inscrit dans une perspec-
tive de succès. La plupart des sites contiennent des liens vers d’autres sites apparentés. Nous pouvons donc vous garantir
qu’en surfant un peu, vous deviendrez rapidement plus expérimenté.
Informations générales Le Service Public Fédéral Économie, PME, Classes moyennes et Énergie dispose d’un large
Informations générales Le Service Public Fédéral Économie, PME, Classes moyennes et Énergie dispose d’un large

Informations générales

Le Service Public Fédéral Économie, PME, Classes moyennes et Énergie dispose d’un large éventail d’informations concernant tous les aspects de l’entrepreneuriat abordés dans cette brochure. Ces informations sont accessibles via le site du SPF. Parmi elles, vous trouverez toutes les données relatives à la Banque-Carrefour des Entreprises et aux guichets d’entreprises (http://mineco.fgov.be).

Les universités et hautes écoles francophones développent des cellules de conseil et d’accompagnement pour aider les créa- teurs et les développeurs d’entreprises. Consultez, entre autres, les sites www.ichec-pme.be, www.buce.ucl.ac.be, www.eculb.be, www.seed-ulg.be.

En Région wallonne, sept Centres européens d’Entreprise et d’Innovation (CEEI), réunis sous l’égide d’un groupement d’intérêt économique, assistent les créateurs d’entreprises inno- vantes et les PME existantes à développer des activités nouvelles :

hébergement d’entreprises, secrétariat commun, formation, etc. (www.ceeiwallons.be).

Wallonie

La Direction Générale de l’Économie et de l’Emploi du Ministère de la Région wallonne a initié un site portail de la création d’en- treprise (http://creation-pme.wallonie.be), qui rassemble toutes les informations dont a besoin un candidat à la création d’entreprise en Wallonie (formalités, aides à la création…).

L’Union wallonne des Entreprises (UWE) a édité un Guide WEB de l’entrepreneur wallon, qui constitue, avec ses 550 adresses utiles, une véritable mine d’or pour le futur entrepreneur wallon (www.uwe.be/guideweb). Elle a aussi lancé l’asbl Wallonie Entre- prendre (www.wallonie-entreprendre.be).

Les Chambres de Commerce et d’Industrie accomplissent quo- tidiennement des services d’assistance aux entreprises débutantes et aux PME. Leurs coordonnées sont disponibles sur le site http://economie.wallonie.be ou sur le site national www.cci.be.

Bruxelles

L’Agence Bruxelloise pour l’Entreprise (ABE) conseille et guide les starters, les entreprises et les investisseurs potentiels pour la réalisation de leurs projets dans la Région de Bruxelles-Capitale (www.abe-bao.be).

Sur le site de la Région de Bruxelles-Capitale (www.bruxelles.irisnet.be), un simple clic sur ‘entreprises’ vous donne accès à toute l’information.

Aides financières*

Les Business Angels sont des chefs d’entreprise et des entrepreneurs en quête d’un return financier potentiellement intéressant au travers d’investissements personnels. Ce faisant, ils mettent aussi leur expé- rience au service de jeunes entrepreneurs. (Vous trouverez des infos utiles sur les différents réseaux de Business Angels actifs en Belgique sur www.beangels.be (Belgium Business Angels Network), qui précise les coordonnées de chacun d’entre eux.)

Le site portail du gouvernement fédéral dispose d’un moteur de recherche pour guider l’internaute vers tous les types de soutien inté- ressants pour son projet spécifique (www.belgium.be).

Le Fonds de Participation offre des soutiens financiers aux indé- pendants, aux PME et aux demandeurs d’emploi désireux de met- tre sur pied leur propre entreprise (www.fonds.org). Plus d’infos sur http://mineco.fgov.be.

Le Fonds de garantie a pour but de contribuer à la réalisation de pro- jets qui, à défaut de sécurité suffisante et en l’absence d’une interven- tion du Fonds, ne seraient pas pris en compte par le circuit financier classique. Chacune des Régions dispose d’un Fonds propre. Ceux-ci soutiennent les PME et les indépendants qui sollicitent un crédit pro- fessionnel en garantissant une partie du remboursement. Plus d’infos sur http://mineco.fgov.be (cliquez sur ‘entreprendre’).

Les provinces et les communes ne sont pas en reste en matière de subsides. En Flandre, les Gewestelijke Ontwikkelingsmaatschappijen (GOM) se sont transformées, à la mi-2006, en entités provinciales (POM). Les sites des autorités communales et provinciales flamandes sont listés sur www.vlaanderen.be (cliquez sur ‘websites provincies & gemeenten’).

Wallonie

La Société Wallonne de Financement et de Garantie des Petites et Moyennes Entreprises (SOWALFIN) se présente comme le guichet financier unique des PME et TPE wallonnes (cofinancement, garan- tie, capital à risque – via les Invests sous-régionaux – et autres pro- duits financiers spécifiques). Son site (www.sowalfin.be) privilégie une approche très concrète des problèmes et des besoins financiers induits par la création d’une entreprise.

La Société Régionale d’Investissement de Wallonie (SRIW) inter- vient financièrement pour soutenir des entreprises en développe- ment ou la création de nouvelles entreprises. Ses interventions dans des entreprises wallonnes, belges ou même internationales, s’inscri- vent dans une stratégie à long terme visant à favoriser directement ou indirectement le développement économique de la Région wallonne (www.sriw.be).

* Consulter également le chapitre « Aides financières et subsides »

La Société wallonne de gestion et de participations (Sogepa) assure la mise en œuvre de décisions d’intervention prises par le gouverne- ment wallon en faveur de sociétés commerciales qui rencontrent cer- taines difficultés ou dont les actionnaires privés se révèlent défaillants (www.guide.wallonie.be).

MIDAS est le répertoire constamment mis à jour de l’ensemble des aides publiques wallonnes (http://economie.wallonie.be).

Bruxelles

L’Agence Bruxelloise pour l’Entreprise (ABE) informe les entre- prises bruxelloises au sujet des aides publiques disponibles au niveau communal, régional, fédéral ou européen (www.abe-bao.be).

La Société Régionale d’Investissement de la Région de Bruxelles- Capitale (SRIB) investit dans le développement économique régional en soutenant les projets de PME par des crédits ou des prises de par- ticipation en capital.

Le Ministère de la Région de Bruxelles-Capitale informe également des aides disponibles via le site www.primespme.be.

Sécurité sociale

On trouve des informations très étoffées concernant le système belge de sécurité sociale sur le site du Service public fédéral Sécurité sociale (www.securitesociale.fgov.be).

• Quand vous cliquez sur ‘infos spécifiques pour les indépendants’, vous trouvez notamment les adresses des caisses d’assurances sociales.

• En cliquant sur ‘sécurité sociale pour l’assuré social’, vous décou- vrez à quoi vous pouvez prétendre en tant qu’assuré social.

• En cliquant sur ‘sécurité sociale pour l’entreprise’, vous saurez ce que les employeurs et les entreprises doivent faire en matière de sécurité sociale.

Fiscalité

Toutes les informations utiles concernant la TVA et les bureaux de TVA sont disponibles sur le site du Service Public Fédéral Écono- mie, PME, Classes moyennes et Énergie (http://mineco.fgov.be). Il est également possible de surfer directement sur le site du Service Public Fédéral Finance (www.fiscus.fgov.be).

Un autre site intéressant, permettant d’approcher le thème de la sécurité sociale par l’entremise d’une série de questions-réponses, est www.masecu.be.

Vous trouverez toutes les informations relatives au statut social des travailleurs indépendants sur le site internet de l’INASTI (Institut national d’assurances sociales pour travailleurs indépendants) :

www.rsvz-inasti.fgov.be.

L’Office National de Sécurité Sociale (ONSS) dispose naturelle- ment de son propre site (www.onssrszlss.fgov.be).

Il en va de même pour l’Institut national d’assurance maladie- invalidité (http.inami.fgov.be).

Wallonie

Des informations concernant la fiscalité wallonne (notamment les conditions d’exonération du précompte immobilier) sont disponi- bles sur le site http://marcourt.wallonie.be.

Pour savoir quels impôts et taxes sont prélevés dans la commune où votre entreprise est installée, vous pouvez vous référer utilement au site www.mementofiscalcommunal.be.

Bruxelles

Les entreprises installées en Région bruxelloise trouvent toutes les informations relatives à la fiscalité et aux impôts sur le site de la Région (www.bruxelles.irisnet.be).

Tribunaux et avocats Les coordonnées des différents Tribunaux de commerce sont dispo- nibles sur le
Tribunaux et avocats Les coordonnées des différents Tribunaux de commerce sont dispo- nibles sur le

Tribunaux et avocats

Les coordonnées des différents Tribunaux de commerce sont dispo- nibles sur le site portail du pouvoir judiciaire belge (www.juridat.be).

Wallonie

Le site de l’Ordre des Barreaux francophones et germanophone de Belgique (www.avocat.be) dispense toutes les informations utiles et répertorie les coordonnées de l’ensemble des Barreaux du sud du pays.

Bruxelles

L’Ordre français des Avocats du Barreau de Bruxelles a son propre site : www.barreaudebruxelles.be.

Quelques services spécialisés Simplification administrative Le site de l’ Agence pour la Simplifi cation
Quelques services spécialisés Simplification administrative Le site de l’ Agence pour la Simplifi cation

Quelques services spécialisés

Simplification administrative

Le site de l’Agence pour la Simplification Administrative (ASA) vous informe de l’approche et des résultats de la politique de sim- plification administrative mise en place par le gouvernement fédéral (www.simplification.fgov.be).

La simplification administrative est l’objectif du projet Kafka. Les chefs d’entreprise peuvent introduire des plaintes ou formuler des suggestions en rapport avec les charges administratives au point de contact Kafka. Ils peuvent aussi découvrir ce que Kafka a déjà réalisé de positif au regard des différents moments importants de la vie d’une entreprise (www.kafka.be).

Protection des intérêts des indépendants/entrepreneurs

Le Conseil Supérieur des Indépendants et des PME est un organe consultatif fédéral. En sa qualité de forum de concertation, il regroupe environ 140 organisations professionnelles et interpro- fessionnelles nationales agréées. Le Conseil Supérieur remplit une double mission de conseil et de représentation des indépendants, des professions libérales et des PME, tant vis-à-vis des pouvoirs publics qu’au sein de diverses organisations socioéconomiques (www.csipme.fgov.be).

Le SNI (Syndicat Neutre pour Indépendants) œuvre également pour la défense des intérêts des travailleurs indépendants (www.sninet.be).

Organisations professionnelles

Le site portail de l’État fédéral contient la liste de toutes les organi- sations professionnelles, avec leurs sites respectifs (www.belgium.be,

cliquez sur ‘la Belgique’ > ‘le pays’ > ‘économie et emploi’ > ‘secteur social’ > ‘organisations professionnelles’).

Services financiers et notariat

Si vous cherchez un comptable ou un expert-comptable, vous pou- vez vous adresser au CRECCB (Compagnie Royale des Experts- Comptables et Comptables de Belgique) : www.kvabb.org.

L’Institut Professionnel des Comptables et Fiscalistes Agréés (IPCF) : www.ipcf.be.

L’Institut des Experts-comptables et des Conseils fi scaux (IEC) et l’Institut des Réviseurs d’Entreprises (IRE) ont un site commun :

www.accountancy.be.

Sur le site de la Fédération Royale du Notariat belge, vous pour- rez localiser les notaires actifs dans votre commune. Vous y trou- verez également une liste intéressante de questions souvent posées dans des domaines très divers, dont la vie des sociétés (www.notaire.be, cliquez sur FAQ).

Informations économiques

La Banque nationale de Belgique joue un rôle important dans la collecte, l’analyse et la diffusion des informations économiques et nancières, tant au niveau de l’économie belge dans son ensemble que d’entreprises particulières. La centrale des bilans de la BNB contient également de nombreuses informations sur les obligations comptables (www.bnb.be).

Pour trouver une mine d’informations statistiques ayant trait à

toutes les facettes de la vie économique et sociale, connectez-vous au

site de la Direction générale Statistique et Information économi-

que du SPF Économie (www.statbel.fgov.be).

Franchise

Celui qui porte un intérêt spécifique à la franchise consultera utilement le site de la Fédération Belge de la Franchise (FBF) (www.fbf-bff.be).

Protection des marques

C’est à l’Office Benelux de la Propriété intellectuelle que vous devez vous adresser pour enregistrer officiellement une marque dans le Benelux. Le site contient de nombreux liens vers différents services nationaux et internationaux (www.bmb-bbm.org).

Aménagement du territoire et environnement

WALLONIE

Le site portail « environnement » de Wallonie (http://mrw.wallonie.be/ dgrne) contient quantité d’informations relatives à la législation, aux aides, aux certifications, aux permis, etc.

BRUXELLES

Les informations utiles concernant l’environnement et la législation

environnementale à Bruxelles sont accessibles sur le site de l’IBGE (Institut Bruxellois pour la Gestion de l’Environnement), l’adminis- tration régionale de l’environnement (www.ibgebim.be).

Emploi

Le Service Public Fédéral Emploi, Travail et Concertation sociale (www.meta.fgov.be).

WALLONIE

Le site du FOREM (www.leforem.be) recueille les offres d’emploi des

entreprises et permet de trouver le candidat idéal en consultant les

CV en ligne. Il permet d’étendre sa recherche directement aux sites

du VDAB et de l’ORBEm et contient également des liens vers d’in- nombrables formations professionnelles.

BRUXELLES

L’Office Régional Bruxellois de l’Emploi (www.orbem.be).

Implantation

Les centres d’entreprises proposent aux entreprises débutantes ou

en croissance des espaces de bureaux, de production et de stockage, ainsi qu’un ensemble de services à prix modérés. Comment localiser

ces centres d’entreprises ? Via le portail www.bruxelles.irisnet.be de la Région de Bruxelles-Capitale ou le site www.economie.wallonie.be pour la Région wallonne.

En Région bruxelloise, la SDRB dispose d’une banque de données des locaux vacants pour les entreprises (www.sdrb.be).

Celui qui veut faire appel à un promoteur immobilier pour décou- vrir le bureau dont il rêve trouvera une liste des professionnels agréés sur le site de l’Institut Professionnel des Agents Immobi- liers (IPI) (www.ipi.be).

Éducation et formation

WALLONIE

Les Centres de compétence sont à la fois des lieux de formation modernes et des espaces dédicacés à la connaissance, au savoir-faire, à l’innovation. Ils ciblent les chefs et cadres d’entreprises, les tra- vailleurs, les demandeurs d’emploi. Un répertoire des Centres de compétence wallons est disponible sur le site www.cdc.be.

Les Carrefours Emploi Formation, initiés par Le FOREM, soutien- nent l’aspirant entrepreneur dans son projet de création d’activité (www.leforem.be, cliquez sur ‘Info: emploi/formation’ > ‘Personnes’ > ‘Travailler en Belgique’ > ‘Services du FOREM’ > ‘Les Carrefours Emploi Formation’).

BRUXELLES

Espace Formation PME (EFP) propose des formations basiques ou poussées pour les indépendants ou les collaborateurs qualifiés de PME en Région bruxelloise (www.ecosubsibru.be, cliquez sur ‘toutes les aides’).

Le centre de Bruxelles Formation Carrefour organise des cycles d’initiation professionnelle, des formations de perfectionnement et des formations sur mesure pour les entreprises et leurs travailleurs (www.bruxellesformation.be).

E.R. : D. Smet, Dexia Banque SA, boulevard Pachéco 44, 1000 Bruxelles – Numéro de compte 052-9006469-91 – RPM Bruxelles TVA BE 0403.201.185 - Agent d’assurances CBFA n° 19649 - MAE 4944 - SPDV3002-1 – 09-2008

– RPM Bruxelles TVA BE 0403.201.185 - Agent d’assurances CBFA n° 19649 - MAE 4944 -