Comprendre les métrorragies : causes et traitements

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Les métrorragies, pertes de sang en dehors des règles, peuvent indiquer des pathologies bénignes ou des déséquilibres hormonaux, mais peuvent aussi signaler des cancers gynécologiques. Le diagnostic repose sur un examen clinique et des examens complémentaires, tandis que le traitement vise à arrêter les saignements et à traiter la cause sous-jacente. Les facteurs de risque incluent l'activité physique excessive, la consommation de drogues ou d'alcool, et certains troubles alimentaires.

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Siaka Camara
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MÉTRORRAGIE

Les métrorragies, pertes de sang en dehors des règles, peuvent signaler le plus
souvent une pathologie utérine bénignes ou un déséquilibre hormonal, plus rarement
être le premier symptôme d’un cancer gynécologique ou le signe d’une pathologie
générale. Les métrorragies représentent près du tiers des consultations
gynécologiques.

Définition
Les métrorragies sont des saignements qui surviennent en dehors des règles ou en
l’absence de règles (avant la puberté ou après la ménopause). Ces hémorragies
peuvent être spontanées ou provoquées par les rapports sexuels. Dans certains cas,
ces métrorragies sont associées à des ménorragies (règles anormalement abondantes).
On parle de méno-métroragies.

Causes de la métrorragie

Les métrorragies peuvent avoir de nombreuses causes. Les causes peuvent être
réparties en 3 groupes : des causes organiques liées à une lésion de l’appareil
génital (pathologies infectieuses, endométriose utérine ou adénomyose, tumeurs
cancéreuses du col de l’utérus et du vagin, polypes, fibromes utérins -très
fréquents, cancer de l’endomètre...), des métrorragies fonctionnelles dues à un
déséquilibre estro-progestatif (sécrétion d’oestrogène ou de progestérone
insuffisante ou hémorragies utérines iatrogènes dues à un traitement mal
équilibré : pilules estroprogestatives ou progestatives, anticoagulants) et des
métrorragies qui ont une cause générales (anomalies congénitales des facteurs de la
coagulation comme la maladie de Willebrand ou des pathologies acquises de
l’hémostase, par exemple hémopathies malignes, hypothyroïdie...)

Les métrorragies peuvent être liées à une grossesse. Aussi, une grossesse est-elle
cherchée chez les femmes en âge de procréer. Mais dans un certain nombre de cas,
aucune cause n’est retrouvée.

Diagnostic
Le diagnostic est le plus souvent clinique. En présence de métrorragies, pour
trouver la cause de celles-ci, un examen clinique est réalisé. Il est accompagné
d’un interrogatoire.

Des examens complémentaires peuvent être réalisés pour faire le diagnostic :

- échographie pelvienne et endo-vaginal,


hystérosalpingographie (radiographie des cavités de l'utérus et des trompes
utérines),
hystéroscopie (examen endoscopique de l’utérus),
- prélèvements (biopsie, frottis).

Les personnes concernées


Une femme sur cinq entre 35 et 50 ans est concernée par des métrorragies et des
ménorragies (règles anormalement abondantes). Les méno-métrorragies représentent
plus du tiers des consultations chez le gynécologue.

Les facteurs de risque


Il existe des facteurs de risque de ménorragies et métrorragies : activité physique
excessive, consommation de drogues ou excessive d’alcool, anorexie ou boulimie,
diabète, pathologies thyroïdiennes, prise de contraceptif estro-progestatif
fortement dosé.

Les symptômes des métrorragies


Des pertes de sang en dehors des règles
Vous souffrez de métrorragies lorsque vous perdez du sang en dehors de vos règles.
Ces hémorragies peuvent être noires ou rouges, être plus ou moins importantes et
avoir un retentissement sur l’état général (elles peuvent entraîner une anémie).

Des signes accompagnant les pertes de sang


Le médecin cherchera à savoir si ces hémorragies sont accompagnées de caillots, de
douleurs pelviennes, de leucorrhées,

Traitements des métrorragies

Le but du traitement est d’arrêter les métrorragies, de traiter la cause et de


prévenir les complications.
Si les métrorragies sont dues à un dérèglement hormonal, fréquent lors de la
ménopause, le traitement consiste en la prescription d’hormones dérivées de la
progestérone ou d’un stérilet contenant un dérivé de la progestérone
(lévonorgestrel). Si ce traitement ne suffit pas, il est proposé un traitement
enlevant la muqueuse tapissant l’intérieur de l’utérus par hystéroscopie ou
curetage. L’ablation de l’utérus ou hystérectomie peut être proposée en cas d’echec
de ce traitement.

Si les métrorragies sont liées à un un fibrome, ce dernier peut faire l’objet d’un
traitement médicamenteux : médicaments qui retardent la croissance des fibromes ou
en atténuent les symptômes.

Les polypes peuvent être retirés de façon chirurgicale, tout comme les fibromes.
L’ablation de l’utérus est envisagé lorsque les fibromes sont trop gros ou
nombreux.

Lorsque les métrorragies sont dues à un cancer du col de l’utérus, de l’utérus ou


de l’ovaire, le traitement et adapté au type de cancer et à son stade.
L’homéopathie peut être efficace pour traiter les métrorragies d’origine hormonale.

Prévenir les métrorragies


Il n’est pas possible de prévenir les métrorragies, sauf en évitant les facteurs de
risque : activité physique excessive, consommation de drogues ou excessive
d’alcool, anorexie ou boulimie, diabète, pathologies thyroïdiennes, prise de
contraceptif estro-progestatif fortement dosé.

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