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Structure de la matière

Ramdane Benazouz / 2009

Chapitre 4 : Radioactivité et

applications

Chapitre 4 : RADIOACTIVITE

: Radioactivité et applications Chapitre 4 : RADIOACTIVITE HenryHenryHenryHenry BecquerelBecquerelBecquerelBecquerel
: Radioactivité et applications Chapitre 4 : RADIOACTIVITE HenryHenryHenryHenry BecquerelBecquerelBecquerelBecquerel

HenryHenryHenryHenry BecquerelBecquerelBecquerelBecquerel PierrePierrePierrePierre CCurieCCurieurieurie

(physicien français) (physicien français)

MarieMarieMarieMarie CCurieCCurieurieurie (physicienne et chimiste française)

IrèneIrèneIrèneIrène etetetet FrédericFrédericFrédericFréderic JoliotJoliotJoliotJoliot

(physiciens français)

JoliotJoliotJoliotJoliot (physiciens français) HenriHenriHenriHenri BecquerelBecquerelBecquerelBecquerel

HenriHenriHenriHenri BecquerelBecquerelBecquerelBecquerel

Becquerel,Becquerel,Becquerel,Becquerel, HenryHenryHenryHenry (1852–1908), physicien français, reçoit le prix Nobel de physique en 1903 pour sa découverte de la radioactivité en 1896 provenant des sels uraniques.

Curie,Curie,Curie,Curie, PierrePierrePierrePierre (1859-1906) titulaire du prix Nobel de physique en compagnie de son épouse Marie Curie et H. Becquerel.

Curie,Curie,Curie,Curie, MarieMarieMarieMarie (1867-1934, Marie Sklodovska, polonaise de naissance), physicienne et chimiste française, reçoit deux prix Nobel : un de physique pour la découverte du radium en 1903 et l’autre de chimie en 1911 pour le polonium.

en 1903 et l’autre de chimie en 1911 pour le polonium. PierrePierrePierrePierre etetetet mariemariemariemarie
en 1903 et l’autre de chimie en 1911 pour le polonium. PierrePierrePierrePierre etetetet mariemariemariemarie

PierrePierrePierrePierre etetetet mariemariemariemarie curiecuriecuriecurie

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Chapitre 4 : Radioactivité et

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RADIOACTIVITE

1

-

Radioactivité naturelle

2-

Cinétique de désintégration

2 Radioactivité artificielle

3 Application et risques de la radioactivité

1 RADIOACTIVITE NATURELLE

La radioactivité est une émission de radiations (du latin radius qui veut dire rayon) suite à l’instabilité de certains noyaux. Ces éléments sont dits radioactifs. En 1896 Henri Becquerel découvrit que les sels uraniques (sulfates double d’uranyl et de potasium) arrivaient à impressionner une plaque photographique même en absence de la lumière. Ce phénomène éliminait le doute envers les rayons x, proposés par wilhelm Roentgen en 1895. Ernest Rutherford découvre la nature du rayonnement. La radiation émise est de nature différente, on y trouve deux sortes ( et ) influencées par les champs magnétique et électrique et une troisième ( ) insensible aux champs précédents.

et une troisième ( ) insensible aux champs précédents. Figure 25 : nature du rayonnement 1.1

Figure 25 : nature du rayonnement

1.1 L’émission

La particule est émise généralement des nucléides lourds (Z), elle a une masse de 4,0 uma et porte deux charges positives, c’est pourquoi on la représente parfois par le noyau d’Hélium qui possède les mêmes caractéristiques. Il s’agit des atomes ionisés selon Rutherford. Ce rayonnement relève des interactions fortes.

Exemple :

Thorium

Th 142 n 90 p
Th
142 n
90
p
relève des interactions fortes. Exemple : Thorium Th 142 n 90 p + Radium + Ra
relève des interactions fortes. Exemple : Thorium Th 142 n 90 p + Radium + Ra
relève des interactions fortes. Exemple : Thorium Th 142 n 90 p + Radium + Ra
+ Radium + Ra 2 n 140n 2 p + 88p
+
Radium
+
Ra
2
n
140n
2
p
+
88p

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Chapitre 4 : Radioactivité et

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L’élément radioactive (X) se transforme en un autre élément également radioactif ou

stable (Y) suivi d’émission d’une particule ([

4

2

He]

A

Z

X

A

Z

4

2

Y

).

+

1.2 L’émission

La particule est de charge négative et de masse très petite, proche de la masse de l’électron. Assimilée plutard, par Becquerel en 1899, à un électron qui se déplace à une très grande vitesse. Cette particule est émise des nucléides dont le rapport N / Z est trop élevé. Quand il y a excès de neutrons dans le noyau, une conversion du neutron en proton

peut avoir lieu avec émission d’une particule ( - ou 0 -1 e). Le nombre de masse du noyau ne change pas dans ces conditions, seul le nombre de charge varie. La désintégration ressort de l’interaction faible.

ou

n

n

désintégration ressort de l’interaction faible. ou n n e - + + p p La particule
désintégration ressort de l’interaction faible. ou n n e - + + p p La particule

e

-

+

+

p

p

La particule se présente sous forme de - ( 0 1 e ) ou en + ( 0 +1 e ). Exemple : la transformation du carbone 14 en azote 14 est suivie d’une émission d’une particule - .

14 6 C 6 p 8 n
14 6 C
6
p
8
n
émission d’une particule - . 14 6 C 6 p 8 n 0 -1 e 0
émission d’une particule - . 14 6 C 6 p 8 n 0 -1 e 0
0 -1 e 0 -1 e
0 -1 e
0
-1 e

+

+

Le schéma général de la réaction est le suivant :

A

Z

X

A

Z +

1

Y

+

14 7 N + 7 p 7 n
14 7 N
+
7
p
7
n

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1.3 Rayonnement

Ces particules sont neutres de charges et se propagent en ondes électromagnétiques. Leur longueur d’onde varie de 0,05 à 0,25 Å. Elles constituent un de nature semblable aux photons, la seule différence se manifeste dans l’énergie qu’ils transportent. Lors de la relaxation ou la désexcitation du noyau (passage de l’état excité à l’état fondamental), le

réarrangement du noyau libère l’excès d’énergie sous forme de rayon γ en même temps que les particules ou . Ce sont donc des photons très énergétiques.

E = hν

et

m = hν/c 2

γ α β figure 26 : réarrangement du noyau

γ

γ α β figure 26 : réarrangement du noyau
γ α β figure 26 : réarrangement du noyau
γ α β figure 26 : réarrangement du noyau

α

β
β

figure 26 : réarrangement du noyau

L’émission ne change rien dans la quantité de protons ni d’ailleurs dans le nombre de neutrons, mais elle fait diminuer la masse atomique d’une quantité égale à hυ/c 2 . A la différence de la particule qui abaisse le nombre de masse du noyau de 4 uma et que la particule influe sur le nombre de charge en le faisant passer de Z = n à Z = n + 1. Où n est un entier naturel. L’autre différence est leur pouvoir pénétrant à travers les objets. Une feuille de papier suffit pour bloquer une particule , une épaisseur de 0,35 mm de plomb pour bloquer une particule . Alors que pour la particule , il faut une épaisseur de 100 mm de Pb, et ceci pour une énergie cinétique de 1 MeV. Un rayonnement est 10 à 30 fois plus dangereux que le rayonnement ou . En revanche le pouvoir de pénétration dans les tissus est plus faible.

le pouvoir de pénétration dans les tissus est plus faible. Feuille de papier 0,35 mm de
le pouvoir de pénétration dans les tissus est plus faible. Feuille de papier 0,35 mm de
le pouvoir de pénétration dans les tissus est plus faible. Feuille de papier 0,35 mm de

Feuille de papier

0,35 mm de Pb

100 mm de Pb

Figure 27 : Pouvoir pénétrant des particules , , (Ec=1MeV)

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1.4 Familles radioactives naturelles

Certains éléments radioactifs connaissent des désintégrations successives des noyaux formés. Cette série de désintégrations constitue une famille radioactive qui aboutit par

affiliation à un nucléide stable. Ces familles sont issues principalement des nucléides lourds présentées comme suit :

Famille de l’uranium dont les nombres de masse des nucléides sont égaux à 4n+2, où n est un entier naturel.

Famille de l’actino-uranium, A = 4n + 3.

Famille du thorium, A = 4n.

Toutes ces familles aboutissent à l’isotope stable du plomb. Une autre famille a été ajoutée plus tard. Elle concerne les éléments artificiels dont le nombre de masse, A = 4n + 1.

2- CINETIQUE DE DESINTEGRATION

La cinétique de désintégration s’applique aussi bien, à la désintégration radioactive naturelle qu’à la désintégration radioactive artificielle. Elle ne dépend ni de la température ni de la combinaison chimique dans laquelle se trouve l’élément radioactif, le seul facteur qui influe est le temps. La désintégration des noyaux radioactifs suit la loi de décroissance établie expérimentalement par Rhutherford et Soddy en 1902.

2.1 Le nucléide formé est stable

Activité radioactive : Soit la désintégration du corps A en corps B qui est non radioactif (stable), la vitesse de la désintégration s’exprime par -dn/dt où n est le nombre d’atomes radioactifs présent à l’instant t. Puisqu’il s’agit d’une disparition ou plutôt d’une diminution du nombre d’atomes radioactifs, le terme dn/ dt est négatif. L’étude expérimentale montre que la transformation de A en B dans le temps est une loi linéaire, A = nλ qui ne dépend que de la quantité n et

-dn/dt n
-dn/dt
n

Figure28 : activité en fonction de n

d’une constante λ spécifique au matériau considéré. En effet, l’activité est :

-dn/dt = A ou

-dn/dt= nλ

n est le nombre de noyaux qui se désintègrent et est la constante radioactive (s -1 ), n est par conséquent nombre de noyaux qui se désintègrent par seconde. La pente de la droite (figure 28) représente et en même temps la vitesse spécifique de désintégration.

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A étant l’activité absolue dont l’unité est le nombre de désintégrations par seconde ou par minute et également le nombre de radiations émises par seconde ou par minute. Le dispositif de détection est un compteur de radiation. Le plus utilisé est le compteur Geiger- Muler, GM (annexe 3). Les instruments de mesure ne peuvent donner la valeur de A, seulement dans le cas où leur rendement est de 100%. L’ancienne unité de l’activité (A ) est le curie (Ci) et ses sous multiples (mCi, µCi). Il correspond à la désintégration de 1g de radium. De nos jours on utilise beaucoup plus le Becquerel comme unité de l’activité radioactive.

- 1Ci =3,7.10 10 dps

- 1 mCi = 10 -3 Ci

- 1 µCi = 10 -6 Ci

- 1Bq = 1dps (1 désintégration par seconde)

En terme d’exposition aux radiations nucléaires d’autres unités sont utilisées. Le Gray (1Gy =1joule/kg) correspond à l’énergie que provoque un rayonnement avec la matière (habituellement le rad, 1rad =10 -2 Gy). En biologie, d’autres facteurs sont pris en considération tel que la nature du rayonnement, l’étalement de l’irradiation dans le tissu et dans le temps. La dose utilisée est la dose biologiquement équivalente. Il s‘agit du Sievert (1Sv =1000 radiographies). Un écran de télévision peut transmettre une dose de 50 Sv. Une dose de 8 Sv entraîne la mort dans les heures qui suivent.

Loi de décroissance radioactive : l’étude de l’évolution des noyaux dans le temps, basée sur la diminution du nombre de noyaux radioactifs, permet de retrouver le nombre de noyaux restants à un instant donné comme elle permet de remonter dans le temps pour déterminer un temps relatif à une désintégration, qui pourrait être une date ou un âge. -dn/dt = n, une relation qui ne tient pas compte de l’âge des noyaux mais uniquement du nombre de noyaux non transformés à l’instant t.

Soit,

–dn/dt = n

–dn/n =

dt

Une équation différentielle du 1 er ordre à variables séparées dont la primitive aboutit à la loi de la désintégration appelée loi de décroissance radioactive.

Au temps

n

n 0

dn

n

ln n

n

0

=

=

t = 0

t

t

dt

0

 

t

n = n 0 (n 0 , nombre initial d’atomes de l’élément radioactif ).

n

(n , nombre d’atomes non désintégrés à l’instant t).

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n = n 0

e -

t

et en multipliant par λ on aura : A = A 0

e -

t

n

n 0

n n 0 t

t

multipliant par λ on aura : A = A 0 e - t n n 0
multipliant par λ on aura : A = A 0 e - t n n 0

Figure 30 : loi de décroissance radioactive

2.2 Le nucléide formé est lui même radioactif

La désintégration envisagée est une suite de 2 étapes tenant compte

radioactives A et B

à

à

t = 0, tπ

0,

A B A B
A
B
A
B

n

n

0

A

0

n B

C

0

n C

des constantes

Le corps A se désintègre en B puis celui-ci en C considéré comme stable. Afin d’étudiée la cinétique de désintégration, nous allons raisonner par rapport à B en suivant la variation n B dans le temps. Si nous considérons une quantité de noyaux de B, transformée pendant l’instant dt et celle formée à partir de A pendant le même instant, les quantités dn B et dn A peuvent êtres exprimées de la manière suivante,

dn B =

( A n A

- B n B ) dt

dn B est la quantité encore non transformée.

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Comme n A = n 0 e - At

Alors, dn B = A n 0 e - At

dn B /dt + B n B = A n 0 e - At Si on représente par analogie n B par k e - Bt on aura une équation différentielle,

dt - B n B dt

dn B /dt +

B k e - Bt =

A e - At n 0

cette équation différentielle du premier ordre a pour solution générale,

n

B

=

ke

B

t

+

A

n e

0

A

t

B

A

La constante k est déterminée en considérant l’état initial comme condition limite.

à t = 0, n B = 0 0 n = k + A n
à t = 0,
n B = 0
0
n
=
k
+
A n = 0
B
B
A
n
A
0
k =
B
A
D’où
t
t
n e
B
n e
A
A
0
A
0
n
=
+
B
B
A
B
A
n
Mettons en facteur
A
0
B
A
D’où
t
t
n e
B
n e
A
A
0
A
0
n
=
+
B
B
A
B
A
n
Mettons en facteur
A
0
B
A
n
A
0
[
n
=
e
B
B
A

2 è méthode dn B = ( A n A

dn B /dt + B n B = A n A

- B n B ) dt

A

t

e

t

]

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dn B /dt + B n B = A n 0 e - At

En multipliant les deux termes de l’équation par e + Bt

(dn B /dt + B n B = A n 0 e - At )

On arrive à une expression de forme différentielle

e + Bt

dn B /dt . e + Bt +

d/dt.( e + Bt n B ) =

dn B /dt . e + Bt +

B n B . e + Bt =

B n B . e + Bt =

A n A e ( B- A)t

A n 0 e - At . e + Bt

A n 0 e ( B- A)t

Aprés intégration,

e + Bt n B . e + Bt = (

A / ( A -

B )n 0 e ( B- A)t +C

En utilisant les conditions aux limites, on définit la constante d’intégration C à t = 0 la quantité initiale est n 0, n B = 0

( A / ( A - B )n 0

+ C

= n B = 0

C=- A n 0 / ( A - B ) = + A n 0 / ( B - A )

n n A t A 0 ( ) t 0 n e B = e
n
n
A
t
A
0
(
) t
0
n
e B
=
e
B
A
B
A
B
a
B
n
t
A
0
(
) t
n
e
B
=
(
e
B
A
1)
B
A
B
n
t
A
0
At
t
t
n
e
B
=
(
e
B
.
e
.
e
B
e
B
)
B
A
B
n
A
0
t
t
n
=
(
e
A
e
B
)
B
A
B

Discussion:

Le nombre de noyaux passe par un maximum au temps t m tel que dn B / dt = 0 (figure 31)

t

m

= ln

B

/

A

B

A

Nous considérons les cas où :

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A >>>> B, la première étape est très rapide. A se désintègre plus vite que B.

A un instant donné il n’y a pratiquement plus de A,

par contre beaucoup de B, le rapport :

n A / n B

de A, par contre beaucoup de B, le rapport : n A / n B 0

0

B = 0, dans ce cas là,

n B = -n 0 (e - At – 1) = n 0 (1 – e - At ), qui représente n 0 –n ,

B est donc un élément stable et

n B est la quantité transformée.

A <<<< B , B se désintègre plus vite que A,

à un temps donné, il s’établit un équilibre entre A et B.

tel que :

n

A

B

=

n

B

A

A

si encore

<<

B , on peut faire une approximation

à ce niveau en considérant λ B -λ A ≈ λ B

A n A = B n B

λ B - λ A ≈ λ B A n A = B n B n
n dn B /dt = 0 B t t max
n
dn B /dt = 0
B
t
t max

Figure 31 : n B en fonction du temps

3- PERIODE RADIOACTIVE

Il y a des nucléides radioactifs qui restent longtemps pour se désintégrer ; alors que d’autres nucléides se décomposent en une fraction de seconde. Le temps nécessaire à la désintégration est la période. Elle est appelée aussi temps de demi-vie. La période est le temps pour lequel la moitié du nombre de noyaux à l’origine a subi une désintégration, représentée par T. Soit à l’instant t, n = n 0 /2 Dans ce cas la loi de désintégration devient :

n = n 0 / 2 = n 0 e - t

n 0 / 2 = n 0 e - t

ln

½ = ln e - t

ou

1 / 2 = e - t

-ln 2 = - t

50

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Enfin

t = ln 2 /

= T

ou

T = 0,693 /

Pour n = n 0 /2

t= T

n

= n 0 /4

t= 2T

n

= n 0 /8

t= 3T

n

= n 0 /16

t= 4T

n

= n 0 /2 m

t= mT avec m est un entier positif

n= n o e -λmT

ou

n= n o 2 -m ,

m est le nombre de périodes

La période n’est pas influencée par le nombre initial de noyaux, la pression et par la température. Elle constitue une caractéristique d’un nucléide radioactif. Dans le tableau suivant nous présentons un exemple de période de certains nucléides.

Nucléides

Radioactivité

Période

14 C

5,7 . 10 3 ans

40 K

1,3 . 10 9

ans

115

In

5 . 10 14

ans

226

Ra

1,6 . 10 3

ans

 

,

 

235

U

7,1 . 10 8

ans

 

,

 

13 N (*)

+

9,9 mn

Tableau 3 : périodes des nucléides radioactifs, (*) nucléide artificiellement radioactif

La radioactivité est suivie d’un dégagement d’énergie. Si on prend 1g de Ra et on suppose que tous les noyaux émettent leurs particules en même temps, l’énergie dégagée (478,000 kcal/noy) suffirait pour faire rouler une voiture pendant des années.

4- RADIOACTIVITE ARTIFICIELLE

En plus de la radioactivité - , + et , on en connaît encore la radioactivité à neutron et à capture d’électron. 1 er cas : noyaux à excès de protons (émission +)

30

15

48

23

Si

V Ti

P

30

14

48

22

+

+

0

1

0

1

+

+

e

e

+

+

(1)

(2)

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Les noyaux à excès de protons donnent lieu à une radioactivité + qui provient de la conversion d’un proton à l’intérieur du noyau (réaction 3).

1

1

p

1

0

n

+

0

+ 1

e

(3)

Cette émission est possible pour une énergie d’excitation supérieure à 1,8 MeV.

2 ème cas : Radioactivité avec capture d’électrons.

48

23

V +

0

1

e

48

22

Ti

+

h

(4)

(photons x)

L’absorption des électrons conduit à la transformation du noyau avec émission des RX.

3 ème cas : Noyau à excès de neutrons (émission - )

3

1

17

7

1

0

H

N

n

3

He

2

17

8

O

1

1

p

+

+

+

0

1

e

0

e

1

0

1

e

(5)

(6)

(7)

La transmutation se déroule avec conversion d’un neutron en un proton à l’intérieur du noyau.

5- LES TYPES DE REACTIONS NUCLEAIRES

Nous avons discuté jusqu'à présent de la radioactivité naturelle, c’est à dire les substances qui se désintègrent naturellement. D’autres désintégrations se font suite au choc entre le noyau et des particules extérieures (protons, deutons, hélions, électrons ou à l’aide de photons ). Ces réactions nucléaires se subdivisent en trois groupes :

- les transmutations nucléaires

- les fissions nucléaires

- les fusions nucléaires.

5.1 Equilibre des réactions L’équilibre des réactions nucléaires se base sur le principe de la conservation de la masse et de la charge.

A (produits) = A (réactifs) Z (produits) = Z (réactifs)

5.2 Réaction de fission nucléaire.

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Ces réactions sont issues suite à un bombardement d’un noyau lourd par des particules légères pour former des noyaux plus légers.

2 H
2 H
légères pour former des noyaux plus légers. 2 H Li He He Figure 32 : Eclatement
Li
Li
légères pour former des noyaux plus légers. 2 H Li He He Figure 32 : Eclatement
légères pour former des noyaux plus légers. 2 H Li He He Figure 32 : Eclatement
He He
He
He

Figure 32 : Eclatement du noyau de Li par accélération de particules à 125000 volts.

Le bombardement de l’uranium-235 par des neutrons aboutit à la formation de Baryum et du Krypton ou encore à d’autres noyaux.

235

92

U

235

92

U

+

+

1

0

n

1

0

n

à d’autres noyaux. 235 92 U 235 92 U + + 1 0 n 1 0

143

56

Ba

139

54

Xe

135

53

I

+

+

+

90

36

Kr

+

90

38

Sr

+

7

3

1

0

1

0

n

n

(8)

97

39

Y

+

4

1 (9)

0

n

Le schéma réactionnel conçu passe par un noyau intermédiaire instable qui se transforme en d’autres produits. L’opérateur qui oriente la réaction vers telle ou telle voie est l’énergie cinétique du neutron.

235 92 U + 1 0 n

l’énergie cinétique du neutron. 235 92 U + 1 0 n 236 92 U X X
l’énergie cinétique du neutron. 235 92 U + 1 0 n 236 92 U X X

236 92 U

X

X

1

2

+

+

x 1 0 n

x 1 0 n

Les réactions de fission sont accompagnées d’un fort dégagement d’énergie (l’énergie dégagée d’un kilogramme d’uranium est équivalente à l’énergie dégagée par la combustion de 2 500 tonnes de charbon ou à celle fournie par l’explosion de 12 000 tonnes de dynamite). Ces réactions libèrent à chaque fission deux à trois neutrons, qui à leur tour déclenchent d’autres réactions. Ce sont des réactions qui s’enchaînent.

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Chapitre 4 : Radioactivité et

applications

Benazouz / 2009 Chapitre 4 : Radioactivité et applications Figure 33 : schéma de réaction en

Figure 33 : schéma de réaction en chaîne

5.3 Réaction de fusion

Ce type de réactions se base sur la fusion des nucléides légers pour former des nucléides

plus lourds (noyau cible, Z< 4). Exemple:

2

1

6

3

2

1

2

1

H

Li

H

H

+

+

+

+

3

1

H

H

2 H

1

2 H

1

2 H

1

4

2

2

He

+

4

He

2

3 He

1

3 He

1

+

+

1

0 e

1 H

n

1

1

0

(10)

(11)

(12)

(13)

Dans les bombes à hydrogène on provoque les réactions (1) et (2). Les réactions de fusion libèrent des quantités d’énergie considérables. La réaction (1) par exemple, fournie 17,6 MeV par formation d’un noyau d’He, soit 2.10 8 kcal par 1g d’He formé. La réaction (2) en fait 22,3 Mev par noyau de Li. Pour qu’elles soient amorcées, les réactions de fusion demandent de très hautes températures. A ces dernières, la matière n’est plus formée d’atomes et de molécules mais elle devient un plasma dans lequel les noyaux et les électrons sont mélangés (figure 34)

Structure de la matière

Ramdane Benazouz / 2009

Chapitre 4 : Radioactivité et

applications

Benazouz / 2009 Chapitre 4 : Radioactivité et applications Dans la bombe H, la réaction est
Benazouz / 2009 Chapitre 4 : Radioactivité et applications Dans la bombe H, la réaction est

Dans la bombe H, la réaction est amorcée par une pile atomique de fission qui apporte une chaleur suffisante au déclenchement de la réaction de fusion. Cette réaction n’est pas contrôlable. Elle se produit en quelques millionièmes de seconde et atteint jusqu’à 20 millions degrés. Le rayon de destruction total est de plusieurs kilomètres. Les réactions qui dégagent une très forte énergie sont dites thermonucléaires. Celles-ci et jusqu’à présent, ne sont pas contrôlables à cause des problèmes de matériaux.

5.4 Les réactions par transmutation

Ces réactions utilisent les particules , des protons ou deutons comme particules de bombardement. Le noyau cible est en général supérieur ou égal à 4). Le nucléide ainsi formé a une masse égale ou voisine à celle du noyau cible (le nombre de masse ne change pratiquement pas ou très peu). Le noyau formé peut être stable ou lui même radioactif

Exemple :

14

7

27

13

N

+

Al

+

6

3

Li

+

23

11

9

4

Na

Be

+

+

4

He

2

4

He

2

2

1

H

1

1

H

4

He

2

7

3

17

O

8

30

15

P

Li

+

+

+

23

12

Mg

12

6

C

+

+

1

1

1

H

1

1

0

n

H

1

0

1

n

0

n

(14)

(15)

(16)

Représentation 14 7 N ( , p) 17 O

Représentation 27 13 Al ( , n) 30 P

6 Li ( , P)

7 Li

Représentation

(17) Représentation

Représentation

(18)

23 Na (p, n) 23 Mg

9 4 Be (α,n) 12 6 C

La réaction (14) a permis de mettre en évidence le proton (Rutherford), (15) est la première réaction qui a servi de découverte au nucléide radioactif artificiel (expérience de

55

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Chapitre 4 : Radioactivité et

applications

Irène et Fréderic Joliot, 1934). Le phosphore 30 formé est un nucléide instable. Il se transforme en 30 14 Si en émettent un position et un neutrino. 0 +1 e est désigné par la particule + qui a la même masse que celle de l’électron mais de charge opposée.

Ecran ( ZnS)

Ecran ( ZnS) Po α N Proton Figure 35 . Réalisation de la première transmutation artificielle

Po

α

N
N

Proton

Ecran ( ZnS) Po α N Proton Figure 35 . Réalisation de la première transmutation artificielle

Figure 35. Réalisation de la première transmutation artificielle – découverte du proton

Compteurs de protons

Ecran ( ZnS) paraffine Berilium Po α N Neutrons Protons
Ecran ( ZnS)
paraffine
Berilium
Po
α
N
Neutrons
Protons

Figure 36. Découverte du neutron

La réaction (18) a permis à Chadwick de poursuivre et approfondir la nature d’un rayonnement observé par les Juliot qui ne serait pas chargé. Le chercheur faisait partie du laboratoire de Rhutherford qui lui aussi a prévu des particules neutres dans le noyau. L’expérience fait que les particules provenant du Be étaient capables d’éjecter des protons donc ils sont dotés d’une haute énergie et par conséquent d’une masse importante d’au moins égale à celle des protons. Il les appela neutrons.

6- APPLICATION DES ISOTOPES

6.1 Profit militaire La bombe atomique fut découverte en 1943 après avoir appris de la possibilité de la fission de l’atome à la fin de l’année 1938. Celle- ci est conçue en utilisant une charge de 235 U et de l’ 234 U qui est un isotope artificiel en présence des neutrons pris en séparation. Leur action ne prendra effet qu’au moment de la collision. La bombe H a été également conçue en partant des isotopes d’hydrogène et du lithium. A la différence, celle-ci a besoin d’une pile atomique pour l’amorçage.

56

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Chapitre 4 : Radioactivité et

applications

Benazouz / 2009 Chapitre 4 : Radioactivité et applications Explosion thermonucléaire Premier essai thermonucléaire

Explosion thermonucléaire

Premier essai thermonucléaire (bombe H) effectué par les Américains, le 1 er novembre 1952, sur l'atoll d'Eniwetok dans l'océan Pacifique.

6.2 Profit énergétique

L’isotope de l’uranium 235 est fissible, dégage de l’énergie. Pour qu’une exploitation efficace, des absorbeurs de neutrons sont utilisés pour éviter l’effet des réactions en chaîne

qui conduisent à l’explosion instantanée (principe de la bombe atomique). Fermi en 1942 réalisa le premier réacteur nucléaire pour la production de l’électricité. Le schéma présenté par la figure 37 en est un exemple.

Le schéma présenté par la figure 37 en est un exemple. Figure 37 : Schéma d’une

Figure 37 : Schéma d’une installation d’une centrale nucléaire pour la production de l’électricité.

6.3 Profit scientifique et technologique

Les isotopes ont connus une large application dans les domaines d’archéologie, de

géologie, de biologie, en médecine et dans la chimie.

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Chapitre 4 : Radioactivité et

applications

Datation des pièces archéologiques. Le processus se base sur le carbone -14 issu de l’atmosphère à partir de la conversion de l’azote 14, en présence des neutrons cosmiques.

14

7

N

12

6

C

+

1

H

1

Le carbone -14 produit, est oxydé en CO 2 , absorbé par les plantes, passe chez les animaux et l’être humain à travers le cycle de la vie. Pendant la vie, un équilibre est établi entre la disparition et l’apparition du 14 C. Cependant après la vie, seule la disparition du 14 C continue à se faire par désintégration . Le carbone -14 a une activité égale à 15,3 dpm par gramme et une période de 5868 ans. Au fur et à mesure que l’échantillon vieillit son activé diminue. En se basant sur la variation de l’activité on arrive à déterminer l’âge du bois, des os et des pièces archéologiques avec une précision de ±100 ans. Cette méthode est efficace jusqu’à l’âge de 50 000 ans.

Datation des roches, âge de la terre. De telles recherches se basent sur le rapport 206 Pb / 207 Pb. Ce dernier est déterminé par dosage dans un minerai de l’uranium. Le 206 Pb et 207 Pb sont les nucléides prédominants provenant de la désintégration radioactive de 238 U et 235 U.

206 Pb

207 Pb

238 U

235 U

à

t = 0,

0

0

N’ 0

N’’ 0

t

n’

n’’

N’ t

N’’ t

n’ = N’ 0 (1 – e - t )

n’’ = N’’ 0 (1 – e - t )

’ (238U) = 1,50.10 -10 ans -1

’’ ( 235 U) = 10 -9 ans -1

Le rapport 206 Pb / 207 Pb = n’ /n’’ = N’ 0 (1- e - t ) / N’’ 0 ( 1 – e - t )

Comme ,

N’ 0 / N’’ 0 = N’ t / N’’ t . e - t / e - t

Alors

n’ / n’’ = N’ t (1 – e - t ) / N’’ t ( e - t )

.

e - t / (1 – e - t )

La spectrométrie de masse donne la teneur de n’, n’’, N’ et N’’. A partir de ce rapport on calcule ensuite le temps (t, l’âge).

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Chapitre 4 : Radioactivité et

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Les isotopes en biologie, médecine, chimie et autres Cette méthode permet de suivre certaines traces d’éléments, la vitesse de répartition de certaines substances à travers les organismes vivants, la localisation des tumeurs et sa destruction par radiothérapie. Elle permet également de déterminer les mécanismes réactionnels en chimie et en biochimie etc….

mécanismes réactionnels en chimie et en biochimie etc…. Obtention d’une image du cerveau en utilisant les
mécanismes réactionnels en chimie et en biochimie etc…. Obtention d’une image du cerveau en utilisant les
mécanismes réactionnels en chimie et en biochimie etc…. Obtention d’une image du cerveau en utilisant les
mécanismes réactionnels en chimie et en biochimie etc…. Obtention d’une image du cerveau en utilisant les

Obtention d’une image du cerveau en utilisant les rayons γ. (gauche)

Etude de la répartition de l’iode radioactif au niveau du foie. (droite)

Etude de la répartition du phosphore radioactif au niveau des différentes parties de la plante après utilisation d’un engrais témoin.

Scintigraphie Vérification d’une zone de soudage par les rayons γ

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7- DANGERS PROVOQUES PAR LES RADIATIONS NUCLEAIRES

1- Destruction massive (effet de la chaleur, souffle de l’explosion, brûlures) 2- Destruction ou modification de la physiologie animale et végétale (effet des radiations sur les cellules). 3- Contamination de l’environnement due aux déchets et aux postières nucléaires 4- Risque de fuite de radiations des réacteurs nucléaires.

4- Risque de fuite de radiations des réacteurs nucléaires. Little boy : la bombe d’Hiroshima Hiroshima

Little boy : la bombe d’Hiroshima

des réacteurs nucléaires. Little boy : la bombe d’Hiroshima Hiroshima après la bombe Nagasaki après la

Hiroshima après la bombe

des réacteurs nucléaires. Little boy : la bombe d’Hiroshima Hiroshima après la bombe Nagasaki après la

Nagasaki après la bombe

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Chapitre 4 : Radioactivité et

applications

EXERCICES CORRIGES

Exercice 4-1 (filiation radioactive et type de radioactivité)

Le plomb-206 provient d’une filiation radioactive de l’uranium-238. Les noyaux qui génèrent de cette filiation sont présentés dans le tableau ci-dessous.

1. A quelle famille radioactive naturelle appartient cette filiation ? Justifier votre réponse.

2. Retrouver par le calcul le nombre de particules et qui apparaissent de cette filiation.

3. Donner les différentes filiations qu’on rencontre en radioactivité d’une manière

générale.

5. Compléter le tableau ci-dessous par l’émetteur ( ou ). Ecriver correctement, en

prenant de votre choix, deux réactions une de type et une autre de type .

6. Ecrire le schéma général qui illustre les étapes de cette filiation. On donne Z = 92 pour l’uranium et Z=82 pour le plomb.

 

Période

unité

émetteur

uranium-238

4,468

milliards d’années

 

Thorium-234

24,10

jours

 

Protactinium-234

6,70

heures

 

uranium-234

245 500

ans

 

Thorium-230

75 380

ans

 

Radium-226

1600

ans

 

Radon-222

3,8235

jours

 

Polonium-218

3,10

minutes

 

Plomb-214

26,8

minutes

 

Bismuth-214

19,9

minutes

 

Polonium-214

164,3

microsecondes

 

Plomb-210

22,3

ans

 

Bismuth-210

5,013

jours

 

Polonium-210

138,376

jours

 

Plomb-206

Stable

 

4-2 (réactions nucléaires)

1) Compléter les réactions suivantes :

61

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Chapitre 4 : Radioactivité et

applications

27

13

Al

+

4

2

He

30

15

P

+

A

X

Z

241

95

Am

A

93

Np

+

113

48 Cd(x, ) 134 54 Xe 23 Na (x, n) 23 Mg 238 U(x ,5n) 251 100 Fm

239

Mg 2 3 8 U(x ,5n) 2 5 1 1 0 0 Fm 2 3 9

239 Z Np

,5n) 2 5 1 1 0 0 Fm 2 3 9 2 3 9 Z Np

U

U

239 Z Pu

92

235

(n, ) .

(1)

(2)

(3)

(4)

(5)

(6)

(7)

2) Expliquer les réactions ci-dessous

27 Al +

30 15 P

4 2 He

30 14 Si

30 15 P + 1 0 n

+

+

(8)

(9)

3) Donner la forme explicite de la représentation de Berthe sans donner de détails.

27 Al(p, ) 28 Si

(10)

35 Cl(n, ) 36 Cl

(11)

37 Cl(p, p4n3 ) 21 Na

(12)

23 Na(n, ) 24 Na

(13)

37 Cl (n, ) 38 Cl

(14)

113 Cd(n, )

(15)

14 N( ,p) 17 O

(16)

2 H ( , n) 1 H

(17)

4) Quelle est le processus de réalisation des réactions suivantes :

248 96 Cm( 18 O, 5n) 261 104 Rf

238 92 U ( 12 C, 4n) 246 98 Cf

113 48 Cd(n, )X

235 U(n ,2n) 134 54 Xe, 100 38 Sr

238 U(n, ) 239 U

(18)

(19)

(20)

(21)

(22)

5) Quelle genre de radioactivité peut –on rencontrer dans ces réactions. Quels sont les différents types de réactions qu’on peut trouver ici. Justifier votre réponse

4-3 (période, activité, constante radioactive)

1. Une certaine substance radioactive dont la demi-vie est de 10 s émet 2.10 7 particules alpha par seconde.

62

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Chapitre 4 : Radioactivité et

applications

a) Calculer la constante de désintégration de cet isotope.

b) Calculer l'activité de cette substance Bq .

c) Combien y a-t-il de noyaux radioactifs dans cette substance ?

d) Combien en restera-t-il après 30 secondes ?

2. On mesure en laboratoire l'activité spécifique de 238 U. On trouve que 1 mg d'un échantillon d'Uranium 238 U émet 740 particules alpha/minute. Calculer la constante de désintégration de l' 238 U et sa période.

4-4 (énergie d’une réaction)

Le radon 220 a une demie vie de 54 s tandis que le radon 222 a une demie vie de 3,6 jours.

1. Que représentent ces deux substances ?

2. Ecrire l'équation de la désintégration du radon 220.

3. En fait le noyau fils est dans un état excité et émet un rayon gamma pour se désexciter.

Ecrire les équations de cette désintégration.

4. Les particules émises lors d'une désintégration radioactives sont dangereuses parce

qu'elles ont une grande énergie cinétique. Considérons la désintégration du radon 220 étudiée en début d'exercice. Calculer l'énergie cinétique de la particule émise si on la considère égale à l'énergie libérée par la réaction de désintégration elle même. Exprimer le résultat en joule puis dans une unité plus adaptée aux réactions nucléaires.

Données : Radon (Z=86)

particule

216

Po

 

220

Rn

   

masse kg

3,58603.10 -25

6,6447.10 -27

3,65259 10 -25

La charge de l'électron est e = -1,6 .10 -19 C La vitesse de la lumière est c = 2,998.10 8 m.s -1

4-5 (Étude des déchets et radioprotection)

La fission de l'uranium 235 produit, entre autres nucléides, le césium 137, émetteur radioactif . Un employé de la centrale reste accidentellement durant une heure à proximité de la source de 1,0 g de césium 137. Durant cette exposition, il absorbe, uniformément sur l'ensemble du corps, 5 % des rayons d'énergie 0,66 MeV émis par cette source. On suppose que l'activité de cette source est égale à 3,0 10 12 Bq. Sachant que l'employé a une masse de 70 kg, calculer la dose absorbée en gray (ou J.kg -1 ). - La notion de dose n'est pas suffisante pour expliquer les relations " doses-effets ". C'est pourquoi on lui assortit un paramètre " qualité " du rayonnement traduisant la nature du rayonnement incident. Ainsi le produit de ce coefficient appelé EBR par la dose absorbée traduit une " dose équivalente " exprimée en sievert (Sv); la dose maximale annuelle autorisée est de 50 mSv. Calculer la dose absorbée reçue par l'employé de la centrale victime de l'accident sachant que l'EBR vaut dans ces conditions 0,06. Commenter ce résultat.

4-6 (datation au potassium)

63

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Chapitre 4 : Radioactivité et

applications

Certaines roches volcaniques contiennent du potassium (symbole K) dont une partie est l'isotope 40 (Z=19 ; A=40) qui se désintègre en calcium 40 Ca et en un gaz inerte l'argon 40 Ar (Z=18). La demi-vie du potassium 40 étant 1,25 10 9 ans, la datation sera basée sur la proportion, dans la roche, du potassium et de l'argon. Cette méthode permet de dater l'ensemble dés 4,6 10 9 ans d'histoire de la terre.

Au moment de leur formation ces roches ne contiennent pas d'argon, puis le potassium 40 disparaît en même temps que l'argon apparaît. Pour dater la formation de cette roche, un géologue analyse un échantillon d'obsidienne et constate que les atomes d'argon y sont 2,5 fois moins nombreux que les atomes de potassium 40.

1. Donner

40.

- Ecrire les équations de réactions nucléaires possibles, en précisant les lois de conservation utilisées qui permettent à partir du potassium 40 de former l'argon 40 d'une part et le calcium 40 (Z=20) d'autre part.

la

composition

des

noyaux

de

potassium

40

et

d'argon

2. Cette roche contient 5% en masse de K,

0,012% est sous forme de potassium 40.

- Calculer la constante radioactive

du

potassium

40

en

an -1

et

en

s -1 .

- Calculer l'activité d'un échantillon de

masse

m

=

100g.

- Pour dater la formation de la roche, le géologue utilise le graphe ci-dessous donnant le rapport N Ar / N K en fonction du temps. Déterminer l'age approximatif de la roche.

3.

donnant le rapport N A r / N K en fonction du temps. Déterminer l'age approximatif

64