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Certificat Année d’Etude Juridiques Droit Commercial Universitaire et Fiscales 2005&2006 I. Procédure de
Certificat
Année
d’Etude Juridiques
Droit Commercial
Universitaire
et Fiscales
2005&2006
I.
Procédure de Notification
Président du tribunal
Convocation du
dirigeant
Commission de suivi
des entreprises
économiques
Conseil
d’administration
Assemblée
Générale
Certains Créanciers
Inspection du travail
Dirigeant
CAC
Associés
La procédure de notification peut être déclancher de deux manières :
-
Procédure interne a la demande du commissaire aux comptes ou des
associés
-
Procédure externe a la demande de certains créanciers ou de l’inspection
du travail
II.
Procédure du Règlement amiable
1- Pas d’accord : règlement
judiciaire
Débiteur
Pas en
CSEE
Président
Conciliateu
2- Accord avec des
créanciers représentants
moins de 2/3 l’accord ne
produit pas que ces effets
contractuels pas de
cessation de
Tribunal
r
Règlement judiciaire
paiement
Homologation par le juge
Suspension Provisoire des
paiement et rééchelonnement
forcé de l’1/3 restant
3- Accord avec plus de
2/3 et moins de 100%
Pas d’homologation par le juge
Effet contractuel
Accord avec 100%
Homologation suspension
provisoire des poursuites
Le règlement amiable n’est possible que si la société n’est pas en cessation de
paiement
Pour qu’une société ne soit pas en cessation de paiement il faudrait que
L’actif disponible > passif exigible
B.A.S
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Certificat Année d’Etude Juridiques Droit Commercial Universitaire et Fiscales 2005&2006 III. Procédure du
Certificat
Année
d’Etude Juridiques
Droit Commercial
Universitaire
et Fiscales
2005&2006
III.
Procédure du règlement judiciaire
1- Cession de l’entreprise a
des tiers
Débiteur
Président
Tribunal
réception
de l’avis de
la CSEE
Maintenir l’activité
Pas en
Prési
CSEE
cessation de
dent
paiement
Mise en location gérance
2- ouverture d’une période
d’observation
Administration judiciaire
Cession a des tiers
Faillite
Pour procéder au règlement judiciaire il faut que l’entreprise soit en cessation de
paiement
IV.
Procédure de la Faillite
Clôture par défaut d’intérêt de la masse
(reprise d’activité)
Entrée directe
Nomination d’un syndic
par la masse de
créancier, débiteur
créancier
Clôture pour insuffisance d’actif
Faillite
Concordat simple
Abouti par le
règlement judiciaire
Union des créanciers la liquidation de
l’entreprise
B.A.S
2
Certificat Année d’Etude Juridiques Droit Commercial Universitaire et Fiscales 2005&2006 Introduction I.
Certificat
Année
d’Etude Juridiques
Droit Commercial
Universitaire
et Fiscales
2005&2006
Introduction
I.
Les objectifs de la loi : Article 1
Article 1. « Le régime de redressement tend essentiellement, à aider les
entreprises gui connaissent des difficultés économiques à poursuivre leur
activité, à y maintenir les emplois et à payer leurs dettes. »
Les objectifs de la loi :
- poursuivre l’activité
- maintenir les emplois
- payer les dettes
Les objectifs sont ils hiérarchisés ou placés sur un pied d’égalité ???
II.
Domaine d’application de la loi : Article 3
Article 3. (Nouveau) - Ainsi modifié par la loi n° 1999-0063 du 14 juillet 1999.
Alinéa 1 — Bénéficie de ce régime toute personne physique ou morale assujettie
au régime d'imposition réel, exerçant une activité commerciale, industrielle ou
artisanale, ainsi que les sociétés commerciales agricoles ou de pêche.
Les personnes visées : Personnes physiques ou morales
Critères :
-
Régime d’imposition : régime d’imposition réel
Activité : Commerce, Artisanat, Industrie, Société commerciales (SARL,
SA, SCA), société agricole ou de pêche
Alinéa 2 — Ne bénéficie pas de ce régime toute entreprise qui, bien que solvable,
s'abstient de payer ses dettes, ainsi que toute entreprise qui a cessé son activité
depuis au moins un an.
Les entreprises non soumises a cette loi :
-
- Entreprise solvable mais ne paye pas ces dettes
- En cessation de l’activité > a 1 an
Lorsqu’une entreprise demande le règlement amiable elle doit établir qu’elle a
toujours payer ces créanciers quand elle était solvable alors que signifie
solvable ??
Solvable = actif disponible > passif exigible ?
Ou
Total actif > total passif ?
Si l’entreprise n’a pas payer ces créanciers elle perd le bénéfice du règlement
amiable
La solvabilité veut dire actif disponible > passif exigible
Ce critère parait ne pas pouvoir être appliquer aux entreprises qui sont en
règlement judiciaire car pour être en règlement judiciaire il faut que l’entreprise
soit en cessation de paiement
Alinéa 3 — Peut bénéficier de ce régime toute entreprise dont les pertes ont
atteint la totalité des fonds propres ou ayant enregistré des pertes dépassant
trois quarts de ses fonds propres sur trois années successives s'il se révèle au juge
qu'il y a des chances sérieuses pour son redressement.
Critère financier :
-
Perte = 100% des fonds propres ou ¾ sur 3 ans successifs
B.A.S
3
Certificat Année d’Etude Juridiques Droit Commercial Universitaire et Fiscales 2005&2006 - Chance sérieuse
Certificat
Année
d’Etude Juridiques
Droit Commercial
Universitaire
et Fiscales
2005&2006
-
Chance sérieuse de redressement
Question : l’alinéa 3 est il une restriction de l’alinéa 1 ou une nouvelle catégorie ?
crée il une nouvelle catégorie de bénéficiaire ??
-
Interprétation restrictive : l’alinéa 3 restreint l’alinéa 1 donc seul les
entreprises commerciales, artisanale… soumises au régime d’imposition
réel et ayant des graves difficultés financières perte 100 % des fonds
propres ou ¾ pendant 3 ans peuvent bénéficier de la loi, ce qui soulève
deux questions :
1- que deviennent les entreprises qui font moins de perte : pas de régimes
de redressement donc faillite si cessation de paiement
2- les entreprises éligibles peuvent elles encore bénéficier du règlement
amiable
- Interprétation extensible/ L’alinéa 3 crée une nouvelle catégorie de bénéficiaire :
toute entreprise même non commerciale et non soumise au régime d’imposition
réel peut bénéficier de la loi donc les entreprises civiles si pertes 100 % des fonds
propres ou ¾ pendant 3 ans avec une chance sérieuse de redressement
B.A.S
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Certificat Année d’Etude Juridiques Droit Commercial Universitaire et Fiscales 2005&2006 La notification des
Certificat
Année
d’Etude Juridiques
Droit Commercial
Universitaire
et Fiscales
2005&2006
La notification des signes précurseurs
Sect. 1 La notification
A- Notification Interne
1-
Procédure initiée par les associés
Article 5 alinéa 2 « La notification doit également être faite par l'associé ou les
associés détenant au moins le dixième du capital d'une société en difficultés
économiques s'il s'agit d'une société de capitaux ou d'une société à responsabilité
limitée. Dans les autres sociétés, elle doit être faite par tout associé nonobstant la
part du capital social qu'il détient. »
Les associés sont assimilés aux tiers
a-
Associés concernés
-
10% du capital dans les SARL et SA et SCA
-
Quelque soit la part dans les SNC et SCS
b-
Procédures visés
Article 5 alinéa 1 « …sont chargés d'informer la commission de suivi des
entreprises économiques … »
-
Informatisation de la commission du suivi des entreprises économiques
(CSEE)
c-
Evénement déclencheur
Article 5 alinéa 1 « … tous actes constatés par eux et menaçant la continuité de
l'activité de toute entreprise soumise aux dispositions de cette loi, et notamment
en cas de non paiement de ses dettes, six mois après leurs échéances »
-
Acte qui menacent la continuité de l’activité de l’entreprise
-
Non paiement dans 6 mois des créances
2-
Procédure initiée par le commissaire aux comptes
Loi n° 2005-96 du 18 octobre 2005 relative au renforcement de la sécurité des
relations financières
Article 13 du code des sociétés commerciales « Les sociétés commerciales sont
tenues de désigner un commissaire aux comptes.
Toutefois, les sociétés commerciales, autres que les sociétés par actions, sont
dispensées de la désignation d'un commissaire aux comptes :
au titre du premier exercice comptable de leur activité,
si elles ne remplissent pas deux des limites chiffrées relatives au total du
bilan, au total des produits hors taxes et au nombre moyen des employés,
ou si elles ne remplissent plus durant les deux derniers exercices
comptables du mandat du commissaire aux comptes deux des limites chiffrées
visées au deuxième tiret.
Le commissaire aux comptes doit être désigné parmi les experts-comptables
inscrits au tableau de l'ordre des experts comptables de Tunisie si deux des
limites chiffrées relatives au total du bilan, au total des produits hors taxes et au
nombre moyen des employés sont remplies. Au cas où ces limites chiffrées ne sont
pas remplies, le commissaire aux comptes est désigné soit parmi les experts
comptables inscrits au tableau de l'ordre des experts comptables de Tunisie, soit
B.A.S
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Certificat Année d’Etude Juridiques Droit Commercial Universitaire et Fiscales 2005&2006 parmi les
Certificat
Année
d’Etude Juridiques
Droit Commercial
Universitaire
et Fiscales
2005&2006
parmi les spécialistes en comptabilité inscrits au tableau de la compagnie des
comptables de Tunisie.
Les limites chiffrées et le mode de calcul du nombre moyen des employés, prévus
par les paragraphes 2 et 3 du présent article, sont fixés par décret.
Tout commissaire aux comptes désigné conformément aux dispositions du
présent article est soumis aux dispositions visées au chapitre trois du sous-titre
trois du titre premier du livre quatre du présent code.
- Principe : toute société commerciale est tenue d’avoir un commissaire aux
comptes
- Exception : dans les SNC et SARL et SCS
• Lors du 1 er exercice comptable
• Si elles ne remplissent pas deux des limites relatives aux total du bilan
total des produits hors taxe nombre moyen d’employés
Ou idem si elles ne remplissent pas les deux critères pendants deux
exercices successifs
Dans les sociétés par action le commissaire aux comptes est obligatoire
Si deux ou trois critères remplis le commissaire aux comptes est obligatoire
Quelque soit la forme de la société si deux critères sont remplis le
commissaire aux comptes doit être un expert comptable
Article 6. — Le commissaire au compte de l'entreprise est chargé de demander
par écrit au dirigeant, des éclaircissements relatifs à tous actes menaçant
l'activité de l'entreprise, relevés à l'occasion de l'accomplissement de ses
fonctions. Ce dernier doit y répondre par écrit dans un délai de quinze jours. À
défaut de réponse, ou en cas de réponse insuffisante, le commissaire au compte
soumet la question au conseil d'administration de l'entreprise, ou au conseil de
surveillance, et en cas d'urgence il convoque l'assemblée générale des
actionnaires, et ce, dans un délai ne dépassant pas un mois de la date de
réception de la réponse ou de l'expiration du délai de réponse.
a-
Condition de déclenchement de la procédure
a.1 – Conditions de fonds
- Actes menaçant l'activité de l'entreprise
- Relevés à l'occasion de l'accomplissement de ses fonctions
a.1.1 - Actes menaçant l'activité de l'entreprise
Deux interprétations :
- Interprétation restrictive : qui limite le déclenchement de la procédure aux
acte menaçant la poursuite de l’activité de l’entreprise en excluant les faits
- Interprétation extensive : qui impose aux commissaires aux comptes de
notifier les actes et les faits (retenus) pour déterminer s’il y a menace a la
poursuite de l’activité. Il faut se livrer a un bilan économique de la
situation et balancer les effets négatifs avec les effets positifs
éventuellement. Les difficultés prévues ne sont pas nécessairement a court
terme elles peuvent être a moyen terme si elle ont un degré de prévisibilité
raisonnable
B.A.S
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Certificat Année d’Etude Juridiques Droit Commercial Universitaire et Fiscales 2005&2006 a.1.2 - Relevés à
Certificat
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Droit Commercial
Universitaire
et Fiscales
2005&2006
a.1.2 - Relevés à l'occasion de l'accomplissement de ses fonctions :
Le commissaire aux comptes n’est tenu que d’une obligation de moyen et non pas
de résultat, il doit détecter les difficultés dans le cadre de sa mission et ne doit
pas faire des investigations particulières que s’il détecte une difficulté.
a.2 – Conditions de forme
- La procédure :
• demande écrite au érigeant (avec une date certaine)
• réponse dans 15 jours
• défaut de réponse ou réponse insuffisante soumission au conseil
d’administration ou conseil de surveillance
Il y a réponse insuffisante : c’est la réponse qui manifeste un total
désintérêt pour la question posée elle est assimilable a l’absence de réponse
en revanche un mauvais choix de solution, par ailleurs théoriquement
possible, ne peut pas être considérer comme une réponse insuffisante, il y
aurait risque d’immixtion dans la gestion de l’entreprise.
• Soumission du problème au conseil d’administration ou conseil de
surveillance (le commissaire aux comptes est obligé d’être convoquer à ces
réunions mais son absence n’invalide ce pendant pas la réunion) => se font
dans un délai d’un mois a compter de la réception de la réponse du
dirigeant
• En cas d’urgence convocation de l’assemblé générale
Rapport à la CSEE article 7 « Si le commissaire au compte constate après
l'accomplissement des mesures prescrites à l'article 6, la persistance des
mêmes menaces, il adresse dans un délai d'un mois un rapport à la
commission de suivi des entreprises économiques. »
Article 4 la CSEE « Il est créée auprès du Ministère de l'Industrie, une
commission appelée la " Commission de Suivi des Entreprises Économiques ",
chargée, par l'intermédiaire d'un observatoire national, de centraliser,
d'analyser et d'échanger les données sur l'activité des entreprises en
difficultés économiques dans le cadre d'un réseau informatique avec les
parties intéressées et de fournir au président du tribunal de première
instance dans le ressort duquel le débiteur a son siège principal, chaque fois
qu'il les lui demande, tous les renseignements dont elle dispose.
La commission informe le président du tribunal concerné de toute entreprise
dont les pertes ont atteint le tiers du capital, ainsi que de toute entreprise
dont l'existence de situations ou actes de nature à menacer la continuation de
son activité est établie. Elle est chargée, également, de proposer les plans de
redressement des entreprises. Elle émet obligatoirement son avis sur les plans
de redressement soumis au tribunal. La composition et les modalités de
fonctionnement de la commission sont fixées par décret »
• Mission : analyser et centraliser les informations plusieurs cas
- perte 1/3 du capital
- acte menaçant la poursuite de l’activité de l’entreprise
-
transmission du dossier au président du tribunal
L’article 7 : problème du délai de transmission : un mois a compter de la
constatation de la persistance des menaces
B.A.S
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Certificat Année d’Etude Juridiques Droit Commercial Universitaire et Fiscales 2005&2006 B- Notification
Certificat
Année
d’Etude Juridiques
Droit Commercial
Universitaire
et Fiscales
2005&2006
B- Notification externe article 5
« Les services de l'inspection du travail, la caisse nationale de sécurité sociale et
les services de la comptabilité publique et les institutions financières sont
chargés d'informer la commission de suivi des entreprises économiques de tous
actes constatés par eux et menaçant la continuité de l'activité de toute entreprise
soumise aux dispositions de cette loi, et notamment en cas de non paiement de
ses dettes, six mois après leurs échéances. »
• Agent notificateur
- L’inspection du travail
- CNSS
- Les services de la comptabilité publique : le fisc
- Institutions financières
• Fait déclencheur
- tout acte menaçant la poursuite de l’activité
- non paiement après 6 mois
Sect. 2 L’aboutissement de la notification (Article 8)
« Le président du tribunal procède dès la réception de la notification des
difficultés économiques à la convocation du dirigeant de l'entreprise ou son
propriétaire pour lui demander les mesures qu'il compte prendre pour surmonter
les difficultés que confronte l'entreprise et lui fixe à cet effet un délai. A
l'expiration de ce délai, le président du tribunal peut ordonner l'ouverture d'une
procédure de redressement judiciaire si ses conditions sont réunies. En cas
d'urgence, il peut, également, décider l'ouverture immédiate d'une période
d'observation et désigner un juge commissaire, un administrateur judiciaire et un
expert en diagnostic.
Le dirigeant de l'entreprise concernée ou son propriétaire selon le cas doit
produire les pièces et données citées à l'article 4 bis de la présente loi. S'il s'y
abstient, il est réputé avoir commis le délit d'entrave à la procédure de
redressement, prévu et sanctionné par l'article 55 de la présente loi.
La commission de suivi des entreprises économiques doit être avisée des
décisions prises conformément à l'alinéa précédent »
1-
Convocation du dirigeant
2- Explication et plan de redressement dans les délais fixés par le juge
(document article 4 bis obligation de fourniture des documents
(amende et emprisonnement).
3- Entreprise pas en cessation de paiement => application du plan du
débiteur
Entreprise en cessation de paiement => ouverture direct du
règlement judiciaire
Entré direct dans la période d’observation si urgence
B.A.S
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Certificat Année d’Etude Juridiques Droit Commercial Universitaire et Fiscales 2005&2006 Le Règlement
Certificat
Année
d’Etude Juridiques
Droit Commercial
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et Fiscales
2005&2006
Le Règlement Amiable
Sect.1 Conditions d’Ouverture
A- Conditions de Fond
1-
Conditions Générales
Article 3. (Nouveau) - Ainsi modifié par la loi n° 1999-0063 du 14 juillet 1999.
Alinéa 1 — Bénéficie de ce régime toute personne physique ou morale assujettie
au régime d'imposition réel, exerçant une activité commerciale, industrielle ou
artisanale, ainsi que les sociétés commerciales agricoles ou de pêche.
Les personnes visées : Personnes physiques ou morales
Critères :
-
Régime d’imposition : régime d’imposition réel
Activité : Commerce, Artisanat, Industrie, Société commerciales (SARL,
SA, SCA), société agricole ou de pêche
Alinéa 2 — Ne bénéficie pas de ce régime toute entreprise qui, bien que solvable,
s'abstient de payer ses dettes, ainsi que toute entreprise qui a cessé son activité
depuis au moins un an.
Les entreprises non soumises a cette loi :
-
- Entreprise solvable mais ne paye pas ces dettes
- En cessation de l’activité > a 1 an
Lorsqu’une entreprise demande le règlement amiable elle doit établir qu’elle a
toujours payer ces créanciers quand elle était solvable alors que signifie
solvable ??
Solvable = actif disponible > passif exigible ?
Ou
Total actif > total passif ?
Si l’entreprise n’a pas payer ces créanciers elle perd le bénéfice du règlement
amiable
La solvabilité veut dire actif disponible > passif exigible
Ce critère parait ne pas pouvoir être appliquer aux entreprises qui sont en
règlement judiciaire car pour être en règlement judiciaire il faut que l’entreprise
soit en cessation de paiement
Alinéa 3 — Peut bénéficier de ce régime toute entreprise dont les pertes ont
atteint la totalité des fonds propres ou ayant enregistré des pertes dépassant
trois quarts de ses fonds propres sur trois années successives s'il se révèle au juge
qu'il y a des chances sérieuses pour son redressement.
Critère financier :
- Perte = 100% des fonds propres ou ¾ sur 3 ans successifs
- Chance sérieuse de redressement
Question : l’alinéa 3 est il une restriction de l’alinéa 1 ou une nouvelle catégorie ?
crée il une nouvelle catégorie de bénéficiaire ??
-
Interprétation restrictive : l’alinéa 3 restreint l’alinéa 1 donc seul les
entreprises commerciales, artisanale… soumises au régime d’imposition
réel et ayant des graves difficultés financières perte 100 % des fonds
B.A.S
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Certificat Année d’Etude Juridiques Droit Commercial Universitaire et Fiscales 2005&2006 propres ou ¾
Certificat
Année
d’Etude Juridiques
Droit Commercial
Universitaire
et Fiscales
2005&2006
propres ou ¾ pendant 3 ans peuvent bénéficier de la loi, ce qui soulève
deux questions :
3- que deviennent les entreprises qui font moins de perte : pas de régimes
de redressement donc faillite si cessation de paiement
4- les entreprises éligibles peuvent elles encore bénéficier du règlement
amiable
- Interprétation extensible/ L’alinéa 3 crée une nouvelle catégorie de bénéficiaire :
toute entreprise même non commerciale et non soumise au régime d’imposition
réel peut bénéficier de la loi donc les entreprises civiles si pertes 100 % des fonds
propres ou ¾ pendant 3 ans avec une chance sérieuse de redressement
2-
Conditions Spécifiques
Il ne faut pas que l’entreprise soit en cessation de paiement
Détermination de la cessation de paiement :
Actif disponible < passif exigible
Actif disponible = trésorerie + stock + créance échue ou exigible a court terme
Passif exigible = dettes échues (a la date de la demande du règlement amiable)
La cessation de paiement ≠ insolvabilité (comparaison entre tout l’actif et tout le
passif)
La cessation de paiement ≠ ça ne peut pas être passagère (régler par accord avec
la banque)
ne peut faire face a ses futures échéances que a honorer les
précédents et qui n’est pas dans une situation désespérée.
L’approche comptable = pas e paiement des dettes échues
Solvabilité fictive l’entreprise poursuit ses paiements mais utilise
ses actifs immobilisés ou des moyens anormaux de paiement au
regard des usages commerciaux par le crédit a des conditions
anormales, d’action en paiement (substitution d’un bien ou de
service à la prestation prévue a l’origine)
B- Condition de forme
-
Demande écrite par le dirigeant a la CSEE (article 9) + document de
l’article 4 Bis)
Sect.2 Ouverture du règlement Amiable
A- Procédure
Article 9. (Nouveau) Note
Modifié par la loi n° 1999-0063 du 15 juillet 1999— Tout
dirigeant d'une entreprise peut, avant la cessation de paiement, demander par
écrit au président à la commission de suivi des entreprises économiques, qu'il soit
admis au bénéfice du règlement amiable conformément à l'article 4 bis de cette
loi.
La commission établit le diagnostic préliminaire de l'entreprise et le transmet,
dans un délai ne dépassant pas un mois, au président du tribunal de première
instance, dans le ressort duquel le débiteur a son siège principal, pour se
prononcer sur l'ouverture de la procédure de règlement amiable.
Article 10. (Nouveau) Note
Modifié par la loi n° 1999-0063 du 15 juillet 1999—
Dès la réception de la demande, le président du tribunal décide l'ouverture de la
procédure du règlement amiable, et désigne un conciliateur chargé d'amener à
l'entente le débiteur et ses créanciers, dans un délai qui ne dépasse pas les trois
mois prorogeable d'un mois. Il peut assumer lui même cette mission.
B.A.S
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Certificat Année d’Etude Juridiques Droit Commercial Universitaire et Fiscales 2005&2006 Le président du
Certificat
Année
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Droit Commercial
Universitaire
et Fiscales
2005&2006
Le président du tribunal peut, aussi, demander des informations sur la situation
de l'entreprise auprès de toute administration ou établissement administratif ou
financier et en particulier auprès de la commission de suivi des entreprises
économiques, il peut, également, charger un expert en diagnostic de s'enquérir
sur la véritable situation de l'entreprise. Il transmet une copie de l'étude de
diagnostic à la commission de suivi des entreprises économiques pour requérir
obligatoirement son avis.
-
Demande à la CSEE
-
Diagnostic établi par CSEE
-
Transmission du diagnostic au président du tribunal de 1 ére instance du
siège social de l’entreprise ou du domicile du débiteur (dans un délai d’un
mois)
-
Ouverture de la procédure
B-
Organe de la Procédure
1-
Le Conciliateur
Le conciliateur est chargé d’amener à l’entente le débiteur et ces créanciers :
convocation débiteur et créancier + explication
Le conciliateur est neutre (ni partie, ni arbitre, ni garant)
Rémunération du conciliateur Article 11 fixé par le tribunal et a la charge du
débiteur.
Article 11. — Le président du tribunal détermine la mission du conciliateur
mandaté, et fixe le montant de ses honoraires qui seront à la charge du débiteur.
2-
Le président du tribunal
a-
1 er rôle ouverture de la procédure
b-
Fourniture des informations au conciliateur
c-
Désignation du conciliateur et expert en diagnostic
d-
Mesure conservatoire
Procédure de suspension facultative
Article 12 - Le président du tribunal ne peut ordonner la suspension des
procédures de poursuite et d'exécution visant le recouvrement d'une créance
antérieure à la date d'ouverture du règlement amiable que s'il est établi que son
paiement aboutirait à la détérioration de la situation de l'entreprise et une
entrave à la possibilité de son redressement, il ne peut, également, ordonner la
suspension des procédures de poursuite et d'exécution visant la récupération de
biens meubles ou immeubles que s'il s'avère qu'ils sont indispensables à l'activité
de l'entreprise débitrice. Il peut, aussi, ordonner l'arrêt du cours des intérêts, les
pénalités de retard et suspendre les délais de déchéance, et ce, jusqu'au prononcé
du jugement sur la demande de règlement.
Il détermine dans l'ordonnance les affaires et actes d'exécution dont il ordonne la
suspension.
Cependant, si les créances sont assorties de cautionnement ou d'autres garanties
personnelles, le président du tribunal n'ordonne la suspension des procédures de
poursuite et d'exécution visant leur recouvrement qu'après convocation de la
caution ou le garant, ainsi que tout codébiteur solidaire et le créancier
conformément aux dispositions légales pour les entendre. Les procédures de
poursuite et d'exécution ne sont suspendues à l'égard de la caution ou du garant
que pour les créanciers qui y ont consenti.
B.A.S
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Certificat Année d’Etude Juridiques Droit Commercial Universitaire et Fiscales 2005&2006 Le président du
Certificat
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Droit Commercial
Universitaire
et Fiscales
2005&2006
Le président du tribunal saisi de la demande en règlement ne peut ordonner la
suspension des procédures de poursuite relatives aux créances revenant aux
salariés. Il ne peut, également, ordonner la suspension des procédures
d'exécution d'un jugement relatif aux créances d'un salarié que si l'exécution est
à même d'empêcher le redressement de l'entreprise.
L'accord de règlement engendre l'arrêt des procédures de poursuite et d'exécution
visant le recouvrement d'une créance antérieure à cet accord ou la récupération
de biens meubles ou immeubles en raison du non paiement d'une créance, et ce,
jusqu'à la fin de la période de l'accord.
- Suspension des procedures de poursuite et d’exécution
- Visant le recouvrement d’une créance antérieur a la date d’ouverture du
règlement amiable (interprétation restrictive du texte)
Ne semble viser que les créances de somme d’argent
Seulement si la créance est devenue exigible à l’ouverture du
règlement amiable
+ Si poursuite aboutit :
détérioration de la situation de l’entreprise
Entrave à la possibilité de son redressement
Pour les saisies de bien meuble et immeuble ne peuvent être saisis que si elles
sont indispensables a l’activité de l’entreprise et cela quelque soit la date
d’échéance de la créance avant ou après l’ouverture du règlement amiable
(pendant la conciliation)
- Arrêt du cours des intérêts (perte des intérêts)
- Pénalité de retard
- Suspension du délai de déchéance
Les cautions et garants
- Pas de suspension provisoire des poursuites sauf si le créancier y a
consenti et après audition des cautions et garants
- Le règlement amiable n’entraîne pas la déchéance des termes donc la
caution ou le garant ne sont tenus a cet échéance normale de la créance
contrairement a la faillite qui entraîne la déchéance du terme
- Faute
de
précision
l’article
12 vise toutes les cautions simples que
solidaires
- Les salariés il faut faire distinction entre :
• procédure de poursuite : poursuite autorisé par des suspension provisoire
des poursuites
Procédure de recouvrement oui si elle ne met pas en péril le redressement
de l’entreprise, sinon le paiement doit être compris dans le plan de redressement.
e-
Homologation article 13 alinéa 2
« Le président du tribunal homologue l'accord conclu entre le débiteur et
l'ensemble de ses créanciers. Il peut homologuer l'accord signé par les créanciers
dont le montant des créances représente les deux tiers du montant global des
dettes et ordonner le rééchelonnement des autres dettes, quelle que soit leur
nature, sur une période ne dépassant pas la durée de l'accord, et ce, nonobstant
toute disposition légale spéciale contraire.
B.A.S
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Certificat Année d’Etude Juridiques Droit Commercial Universitaire et Fiscales 2005&2006 L'accord est
Certificat
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Universitaire
et Fiscales
2005&2006
L'accord est déposé au greffe du tribunal, inscrit au registre de commerce, publié
au Journal Officiel de la République Tunisienne et une copie en est transmise à
la commission de suivi des entreprises économiques. »
Le président du tribunal donne son accord a l’accord conclu :
• L’homologation facultative lorsque l’accord est conclu avec des créanciers
représentant plus du 2/3 de la masse des créanciers mais moins de 100 %.
• Effet de l’homologation facultative :
- Suspension provisoire des poursuite + rééchelonnement des créances
- Rééchelonnement des autres créances
Durée du rééchelonnement : durée prévu par l’accord ou maximum
- Rééchelonnement plus court possible
- Rééchelonnement discriminatoire de certains créanciers
• La suspension provisoire des poursuites
Article 12 infinité «L'accord de règlement engendre l'arrêt des procédures
de poursuite et d'exécution visant le recouvrement d'une créance
antérieure à cet accord ou la récupération de biens meubles ou immeubles
en raison du non paiement d'une créance, et ce, jusqu'à la fin de la période
de l'accord »
SPP Facultative
Discriminatoire
Article 12 alinéa 1,2,3
SPP Article 12 alinéa 4
Plan de redressement
Demande
Ouverture
Accord
CSEE
règlement
Homologation
amiable
Dépend de la
Plan de la conciliation durée max de 4
mois
Discriminatoire et offre un statut
particulier a certain créancier tel que
les salariés
Homologation
Durée du plan de recouvrement
Non discriminatoire
Article 12 alinéa 1,2,3
Article 12 infinité
Créancier concerné
Créance antérieure a
Créance antérieure a l’accord
la
demande
-
Lecture exégétique tous les créances dont la créance est née
d’ouverture
avant l’accord, sont concernées y compris ceux dont la créance
est née pendant la conciliation et qui n’ont pas participé a la
conciliation
Lecture libre le règlement amiable ne s’intéresse qu’aux
créances nées avant l’ouverture du règlement amiable les
créances postérieures ne sont pas concernés par la SPP
-
L’homologation obligatoire lorsque l’accord est conclu avec tous les créanciers.
B.A.S
13
Certificat Année d’Etude Juridiques Droit Commercial Universitaire et Fiscales 2005&2006 Sect.3 L’accord
Certificat
Année
d’Etude Juridiques
Droit Commercial
Universitaire
et Fiscales
2005&2006
Sect.3 L’accord du règlement Amiable
A- La conclusion de l’accord
1- Contenu article 13 alinéa 1 et article 14
Art 13 ali 1 « Les parties ne sont astreintes à aucune restriction dans la
détermination des clauses de l'accord de règlement. »
Art 14 « Les clauses de l'accord peuvent être modifiées ou changées tout en
respectant les dispositions de l'article 13 de la présente loi. »
Pose le principe de la liberté
l’accord conclu peut être par la suite modifié pour s’adapter au nécessité du
débiteur ou de ses créanciers
2- Les parties a l’accord
-
- Le débiteur
- Les créanciers
créanciers civils ou commerciaux
liés ou non a l’activité de l’entreprise (entreprise individuelle)
choisi par le débiteur
créance née antérieurement a l’accord mais dont l’exigibilité intervient
postérieurement
créance collective
-
créance de salarié designer un représentant des salariés
créance obligataire (emprunt obligataire) désigne un syndic par l’AG des
obligataires une petite exception article 514 du code de commerce par
renvoi de l’article 56 de la loi lorsque l’emprunt est peu important ils n’ont
pas besoin d’un syndic ils doivent se présenter 1 a 1.
3- Effets
a- Effets Conventionnels : inscrit dans l’accord
b- Effets légaux article 13 ali 2 et article 57 ali 2
Art 13 ali 2 « Cet accord peut porter sur l'échelonnement des dettes et leur
remise, sur l'arrêt du cours des intérêts ainsi que sur toute autre mesure. »
Art 57 ali 2 « Le ministre des finances est seul compétent pour l'approbation des
mesures de règlement concernant les dettes de l'État, des collectivités locales et
des entreprises publiques. »
-
Si Homologation
SPP + rééchelonnement
Sect.4 La défaillance du débiteur (article 15 et 16)
Article 15 « En cas de défaillance du débiteur aux engagements qu'il a pris à
l'égard de l'un de ses créanciers en vertu de l'accord de règlement amiable
pendant six mois à compter de la date où ces engagements sont devenus
exigibles, tout intéressé peut demander au tribunal la résolution de cet accord, la
déchéance des termes accordés au débiteur, ainsi que le retour des parties à l'état
où elles étaient avant la conclusion de l'accord pour les dettes non encore payées.
Le délai prévu à l'alinéa précédent ne peut être prorogé.
La demande en résolution est intentée et jugée par le tribunal compétent selon
les procédures de la justice en référé.
Le jugement rendu sur la demande en résolution n'est susceptible que du recours
en appel. «
B.A.S
14
Certificat Année d’Etude Juridiques Droit Commercial Universitaire et Fiscales 2005&2006 Article 16. — Si
Certificat
Année
d’Etude Juridiques
Droit Commercial
Universitaire
et Fiscales
2005&2006
Article 16. — Si au cours de la période de règlement amiable, un jugement de
cessation de payement est prononcé à l'encontre du débiteur, l'accord du
règlement est résolu de plein droit. Les créanciers rentrent dans l'intégralité de
leurs droits antérieurs à l'accord, déduction faite des sommes qu'ils ont perçues
en vertu du règlement amiable.
- Engagement financier de remboursement 6 mois après la date d’exigibilité
- Engagement non financier le texte ne fait pas de distinction permet la
résolution de l’accord aussi ou l’indemnisation lorsque l’exécution forcée
n’est pas possible
- Effet de la résolution : déchéance du terme accordé dans le cadre de
l’accord
- Retour au statut quanté par les dettes non payées calcul des intérêts a
partir de la première date d’exigibilité de la créance
B.A.S
15
Certificat Année d’Etude Juridiques Droit Commercial Universitaire et Fiscales 2005&2006 Règlement
Certificat
Année
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Droit Commercial
Universitaire
et Fiscales
2005&2006
Règlement Judiciaire
Sect 1 Condition d’ouverture
A- Condition de fond
1- Conditions générales (article 3)
Article 3. (Nouveau) - Ainsi modifié par la loi n° 1999-0063 du 14 juillet 1999.
Alinéa 1 — Bénéficie de ce régime toute personne physique ou morale assujettie
au régime d'imposition réel, exerçant une activité commerciale, industrielle ou
artisanale, ainsi que les sociétés commerciales agricoles ou de pêche.
Les personnes visées : Personnes physiques ou morales
Critères :
-
Régime d’imposition : régime d’imposition réel
Activité : Commerce, Artisanat, Industrie, Société commerciales (SARL,
SA, SCA), société agricole ou de pêche
Alinéa 2 — Ne bénéficie pas de ce régime toute entreprise qui, bien que solvable,
s'abstient de payer ses dettes, ainsi que toute entreprise qui a cessé son activité
depuis au moins un an.
Les entreprises non soumises a cette loi :
-
- Entreprise solvable mais ne paye pas ces dettes
- En cessation de l’activité > a 1 an
Lorsqu’une entreprise demande le règlement amiable elle doit établir qu’elle a
toujours payer ces créanciers quand elle était solvable alors que signifie
solvable ??
Solvable = actif disponible > passif exigible ?
Ou
Total actif > total passif ?
Si l’entreprise n’a pas payer ces créanciers elle perd le bénéfice du règlement
amiable
La solvabilité veut dire actif disponible > passif exigible
Ce critère parait ne pas pouvoir être appliquer aux entreprises qui sont en
règlement judiciaire car pour être en règlement judiciaire il faut que l’entreprise
soit en cessation de paiement
Alinéa 3 — Peut bénéficier de ce régime toute entreprise dont les pertes ont
atteint la totalité des fonds propres ou ayant enregistré des pertes dépassant
trois quarts de ses fonds propres sur trois années successives s'il se révèle au juge
qu'il y a des chances sérieuses pour son redressement.
Critère financier :
- Perte = 100% des fonds propres ou ¾ sur 3 ans successifs
- Chance sérieuse de redressement
Question : l’alinéa 3 est il une restriction de l’alinéa 1 ou une nouvelle catégorie ?
crée il une nouvelle catégorie de bénéficiaire ??
-
Interprétation restrictive : l’alinéa 3 restreint l’alinéa 1 donc seul les
entreprises commerciales, artisanale… soumises au régime d’imposition
réel et ayant des graves difficultés financières perte 100 % des fonds
B.A.S
16
Certificat Année d’Etude Juridiques Droit Commercial Universitaire et Fiscales 2005&2006 propres ou ¾
Certificat
Année
d’Etude Juridiques
Droit Commercial
Universitaire
et Fiscales
2005&2006
propres ou ¾ pendant 3 ans peuvent bénéficier de la loi, ce qui soulève
deux questions :
5- que deviennent les entreprises qui font moins de perte : pas de régimes
de redressement donc faillite si cessation de paiement
6- les entreprises éligibles peuvent elles encore bénéficier du règlement
amiable
-
Interprétation extensible/ L’alinéa 3 crée une nouvelle catégorie de bénéficiaire :
toute entreprise même non commerciale et non soumise au régime d’imposition
réel peut bénéficier de la loi donc les entreprises civiles si pertes 100 % des fonds
propres ou ¾ pendant 3 ans avec une chance sérieuse de redressement
2- Condition spécifique : la constatation de la cessation des paiements article 18
Article 18. «Peut bénéficier du règlement judiciaire toute entreprise en état de
cessation de paiement de ses dettes.
Est considérée en état de cessation de paiement au sens de la présente loi
notamment toute entreprise qui se trouve dans l'impossibilité de faire face à son
passif exigible avec ses liquidités et actifs réalisables à court terme. »
Insolvabilité : impossibilité de payer les dettes exigibles par l’actif disponible
3- Origine de l’ouverture
Article 19 « La demande de règlement judiciaire est présentée au président du
tribunal de première instance dans le ressort duquel se trouve le siège principal
de
l'entreprise, et ce, conformément à l'article 4 bis (nouveau) de la présente loi,
par :
- le propriétaire de l'entreprise lorsqu'il s'agit d'une entreprise individuelle
soumise à la présente loi,
le président-directeur général, le directeur général ou la majorité des membres
du conseil d'administration lorsqu'il s'agit d'une société anonyme à conseil
d'administration,
-
le président du directoire, le directeur général unique ou la majorité des
membres du directoire lorsqu'il s'agit d'une société anonyme à directoire,
-
l'associé unique lorsqu'il s'agit d'une société unipersonnelle à responsabilité
limitée,
-
-
le gérant lorsqu'il s'agit d'une autre société,
tout créancier n'ayant pas pu recouvrer sa créance par les voies d'exécution
individuelles.
-
Le
président du tribunal de première instance demande l'avis de la commission
de
suivi des entreprises économiques sur la demande qui lui est présentée et lui
fixe à cet effet un délai de vingt jours. A l'expiration de ce délai, il peut ordonner
le
déclenchement de la procédure de règlement judiciaire et l'ouverture d'une
période d'observation ou décider le rejet de la demande. Il peut, aussi, ordonner
la cession de l'entreprise à un tiers conformément aux dispositions de la section
IV
du présent chapitre sans passer par une période d'observation, s'il est évident
que c'est l'unique solution pour le redressement de l'entreprise. »
Article 20. « Au cas où la demande en règlement judiciaire est présentée par
l'un des créanciers conformément à l'article 4 bis de la présente loi, le greffe du
tribunal avise le débiteur de la demande de règlement, sans délai, et la
communique au parquet.
B.A.S
17
Certificat Année d’Etude Juridiques Droit Commercial Universitaire et Fiscales 2005&2006 Le débiteur doit
Certificat
Année
d’Etude Juridiques
Droit Commercial
Universitaire
et Fiscales
2005&2006
Le débiteur doit présenter une déclaration signée contenant un état de ses actif
et passif avec l'indication des identités des créanciers et débiteurs et leurs
domiciles ou sièges respectifs et des principaux clients et fournisseurs, avec une
liste nominative des salariés et dirigeants et les émoluments et avantages
revenant à chacun d'entre eux, et ce, dans un délai maximum de quinze jours à
compter de la date à laquelle la demande de règlement judiciaire lui a été notifiée
ou de la date de la demande.
Si le débiteur s'abstient de présenter les pièces ci-dessus indiquées, il est réputé
avoir commis le délit d'entrave aux procédures de redressement prévu et
sanctionné par l'article 55 de la présente loi »
- L’échec du règlement amiable
- La demande du dirigeant
Le débiteur
Les associés sont exclus du droit d’ouverture du règlement judiciaire
Les dirigeants y compris la majorité du conseil d’administration (sont exclus les
associés et le CAC)
Joindre a ca demande les documents de l’article 4 bis
b- Créancier
- Tout créancier, civil, commercial, chorégraphes munis de sûreté, même des
créanciers non rattachés a l’entreprise individuelle
a-
- N’ayant pas pu recouvrir sa créance par la voie d’exécution individuelle : le
créancier doit avoir épuiser les voies de recours et procédure un PV de
carence.
- Ouverture d’office :
Dans le cadre de procédure de notification, le président du tribunal peut
ouvrir le règlement judiciaire s’il constate la cessation de paiement
Dans le cadre d’un règlement amiable en cas d’absence d’accord entre le
débiteur et ses créanciers
4- Obligation du débiteur
Article 448 du code de commerce « Tout commerçant qui cesse ses paiements est
tenu d'en faire la déclaration au greffier du tribunal compétent dans un délai
d'un mois qui suit la cessation des paiements.
Faute par lui de ce faire, il est déclaré banqueroutier et il encourt les peines
prévues à l'article 290 du Code pénal. »
- Le commerçant est tenu de déclarer leur cessation de paiement au greffier du
tribunal de 1ere instance
Les commerçants sont tenus de cette obligation et pas les artisans
- La déclaration de cessation de paiement (dépôt de bilan ne se substitue pas a
la demande de règlement judiciaire et ne déclanche pas le règlement
judiciaire)
- Le règlement judiciaire ne remplace pas la déclaration de cessation de
paiement.
- La déclaration doit être faite dans le mois qui suit la cessation de paiement
- Sanction : banqueroute simple ou frauduleuse selon présence de falsification
d’écriture ou document comptable.
B.A.S
18
Certificat Année d’Etude Juridiques Droit Commercial Universitaire et Fiscales 2005&2006 Sect 2 Décision du
Certificat
Année
d’Etude Juridiques
Droit Commercial
Universitaire
et Fiscales
2005&2006
Sect 2 Décision du tribunal
Article 19 «Le président du tribunal de première instance demande l'avis de la
commission de suivi des entreprises économiques sur la demande qui lui est
présentée et lui fixe à cet effet un délai de vingt jours. A l'expiration de ce délai, il
peut ordonner le déclenchement de la procédure de règlement judiciaire et
l'ouverture d'une période d'observation ou décider le rejet de la demande. Il peut,
aussi, ordonner la cession de l'entreprise à un tiers conformément aux
dispositions de la section IV du présent chapitre sans passer par une période
d'observation, s'il est évident que c'est l'unique solution pour le redressement de
l'entreprise. »
A- Rejet de la demande article 19
B- Décision d’ouverture de la période d’observation article 19
C- La cession de l’entreprise a un tiers article 19
D- Mesures conservatoires article 21
Article 21 « Le président du tribunal ne peut ordonner la suspension des
procédures de poursuite et d'exécution visant le recouvrement d'une créance
antérieure à la date d'ouverture du règlement judiciaire que s'il est établi que son
paiement aboutirait à la détérioration de la situation et l'entreprise et une
entrave à son redressement ; il ne peut, également, ordonner la suspension des
procédures de poursuite et d'exécution visant la récupération de biens meubles ou
immeubles pour défaut de paiement d'une créance que s'il s'avère qu'ils sont
indispensables à l'activité de l'entreprise débitrice. Il peut, aussi, ordonner l'arrêt
du cours des intérêts et pénalités de retard et suspendre les délais de déchéance
s'il s'avère qu'ils garantissent les meilleures chances de redressement de
l'entreprise et ce, jusqu'à la prise de la décision sur la demande de redressement
par le président du tribunal conformément à l'article 22 de la présente loi.
Il détermine dans l'ordonnance les affaires et actes d'exécution dont il ordonne la
suspension. Les procédures ne sont suspendues à l'égard de la caution, du garant
ou codébiteur solidaire que pour les créanciers qui y ont consenti.
Le président du tribunal saisi de la demande en règlement ne peut ordonner la
suspension des procédures de poursuite relatives aux créances revenant aux
salariés. Il ne peut, également, ordonner la suspension des procédures
d'exécution d'un jugement relatif aux créances d'un salarié que si l'exécution est
susceptible d'empêcher le redressement de l'entreprise. »
1- Demande de paiement : idem article 12
Suspension provisoire des poursuites si le paiement détériore la situation de
l’entreprise et entrave a son redressement
Créance antérieur a la date d’ouverture du règlement c’est une mesure
facultative.
2- Récupération des biens meubles ou immeuble fondées sur une demande de
paiement si y pas non paiement pas de suspension provisoire des poursuites ≠ de
l’article 12
SPP seulement si le bien est indispensable a l’activité du débiteur
3- Salariés idem article 12
Procédure de poursuite ne sont pas suspendus
Procédure d’exécution ne sont suspendus que si l’exécution empêche le
redressement de l’entreprise.
B.A.S
19
Certificat Année d’Etude Juridiques Droit Commercial Universitaire et Fiscales 2005&2006 4- Arrêt cours
Certificat
Année
d’Etude Juridiques
Droit Commercial
Universitaire
et Fiscales
2005&2006
4- Arrêt cours d’intérêt et pénalité de retard uniquement si cet arrêt garantit de
meilleure chances de redressement ≠ article 12
5- Suspension des délais de déchéance
6- Caution et codébiteur solidaire : suspension provisoire des créanciers qui y
consentent (plus d’obligation de convoquer les cautions codébiteur ≠ article 12.
- Durée de la SPP : entre la date de la demande et la décision du président du
tribunal d’ouverture du RJ
- Mesure facultative décidée par le président du tribunal à l’initiative du
demandeur
- Domaine :
• Demande de paiement : SPP seulement si les poursuites entravent le
redressement de l’entreprise
• Récupération des biens meubles et immeuble fondé sur le non paiement =>
si poursuites entravent le redressement de l’entreprise (indispensable a
l’activité
• Les pénalités du retard et intérêt =>suspension si favorisent le
redressement
• Délai de déchéance
• Les salariés : même situation pour l’article 12
+ Procedures de poursuite ne sont pas suspendus
+ Procédures d’exécution suspendue si l’exécution empêche le
redressement
+ Caution idem que pour l’article 12 (sans convocation des
cautions)
E- Recours Appel et Opposition dans les 20 jours article 53
Article 53. Les décisions du tribunal en matière de règlement judiciaire sont
susceptibles d'appel et d'opposition par un tiers, et ce dans un délai de vingt
jours. Ce délai court à compter de la date de publication au Journal Officiel de la
République Tunisienne, si la décision est soumise à publicité, ou à compter de la
date de la décision, dans les autres cas.
Sect 3 La Période d’Observation
A- Les Intervenants
1- Le juge commissaire article 22
a- Désignation
Article 22. Le président du tribunal désigne, dans un délai ne dépassant pas les
quinze jours à partir de la date de réception de l'avis de la commission de suivi
des entreprises économiques ou à l'expiration du délai qui est imparti à cette
dernière pour donner son avis et au cas où il s'avère que la demande est fondée,
un juge commissaire auquel il confie le dossier et un administrateur judiciaire
chargé de l'élaboration du plan de redressement dans un délai de trois mois
renouvelables pour la même durée par décision du président du tribunal. Il peut,
le cas échéant, désigner, également, un ou plusieurs experts en diagnostic pour
s'enquérir sur la véritable situation économique, financière et sociale de
l'entreprise en vue d'aider l'administrateur judiciaire dans l'élaboration du plan
de redressement
- Désignation par le président du tribunal dans les 15 jours qui suivent la
réception de l’avis
B.A.S
20
Certificat Année d’Etude Juridiques Droit Commercial Universitaire et Fiscales 2005&2006 b- Rôle Article
Certificat
Année
d’Etude Juridiques
Droit Commercial
Universitaire
et Fiscales
2005&2006
b- Rôle
Article 25.Le juge commissaire prend contact dès sa désignation avec la
commission de suivi des entreprises économiques et avec toute autre partie, pour
demander des renseignements sur le débiteur et sur les possibilités de
redressement de l'entreprise.
Il arrête dès sa désignation la liste des créanciers et désigne une ou plusieurs
personnes pour les représenter et lui communiquer les observations des
créanciers. Les créanciers doivent s'assurer de l'inscription de leurs créances
antérieures à la date d'ouverture du règlement judiciaire, et ce, dans un délai de
trente jours à compter de la publication au Journal Officiel de la République
Tunisienne. Aucune créance révélée après ce délai ne peut être inscrite sauf sur
autorisation du tribunal et, dans tous les cas, aucune dette ne peut être inscrite
après l'expiration d'une année.
Néanmoins, les créances fiscales et celles revenant à la caisse nationale de
sécurité sociale peuvent être inscrites en dehors du délai d'une année prévu à
l'alinéa précédent. Leur inscription doit, cependant, et dans tous les cas, être
faite dans un délai ne dépassant pas deux mois à compter de la date à laquelle la
créance est devenue certaine.
- Collecte d’information sur l’entreprise
- Arrête la liste des créanciers
- Désigne un représentant des créanciers
- Reçoit l’inscription des créanciers
- Arbitre les conflits entre l’administrateur judiciaire et le dirigeant de
l’entreprise pendant la période d’observation
- Décide de mettre fin au contrat encours pendant la période d’observation
- Rapport de fin de période d’observation transmis au tribunal
2- L’administrateur judiciaire
a- Désignation article 22
Article 22. Le président du tribunal désigne, dans un délai ne dépassant pas les
quinze jours à partir de la date de réception de l'avis de la commission de suivi
des entreprises économiques ou à l'expiration du délai qui est imparti à cette
dernière pour donner son avis et au cas où il s'avère que la demande est fondée,
un juge commissaire auquel il confie le dossier et un administrateur judiciaire
chargé de l'élaboration du plan de redressement dans un délai de trois mois
renouvelables pour la même durée par décision du président du tribunal. Il peut,
le cas échéant, désigner, également, un ou plusieurs experts en diagnostic pour
s'enquérir sur la véritable situation économique, financière et sociale de
l'entreprise en vue d'aider l'administrateur judiciaire dans l'élaboration du plan
de redressement
- Par le président du tribunal sur une liste auprès du tribunal
b- Rôle article 26
Article 26. L'administrateur judiciaire est chargé de contrôler les actes de gestion
ou d'assister le débiteur en tout ou en partie, dans les actes de gestion ou de
prendre la direction totale ou partielle de l'entreprise, avec ou sans le concours du
débiteur, dans les conditions définies par le tribunal. Au cas où la mission de
l'administrateur est limitée au contrôle, le tribunal détermine les opérations qui
ne peuvent être conclues sans sa co-signature avec le débiteur, et en cas de refus
B.A.S
21
Certificat Année d’Etude Juridiques Droit Commercial Universitaire et Fiscales 2005&2006 de
Certificat
Année
d’Etude Juridiques
Droit Commercial
Universitaire
et Fiscales
2005&2006
de l'administrateur judiciaire d'apposer sa signature, l'affaire sera soumise au
juge commissaire qui doit trancher sans délai.
- Administration, contrôle de l’entreprise (3 mois*2) : période d’observation
- surveillance a posteriori des actes du dirigeant cosignature des actes : pour
tous les actes ou une partie d’entre eux en fonction de la nature de l’acte ou de
son montant ou des deux critères cumulés
• Signature d’un acte par le dirigeant sans la cosignatrue de l’administrateur judiciaire
=> Acte valable mais inopposable a l’entreprise => seul le dirigeant est
personnellement tenu
• Signature d’un acte par l’administrateur judiciaire sans cosignature du
dirigeant => l’administrateur judiciaire est un mandataire de justice dont
les pouvoirs sont définis par le tribunal en cas de dépassement de pouvoir
=> nullité
- Eviction du dirigeant par l’administrateur judiciaire
• Il s’agit d’une éviction juridique l’administrateur judiciaire devant la
représentant légale de l’entreprise : la présence physique du dirigeant peut
être maintenue a certains postes => salarié
• Cette éviction n’empêche pas le dirigeant ou associés de faire des actes de
conservation
• En cas de conflits entre l’administrateur judiciaire et le dirigeant c’est le
juge commissaire qui va trancher le conflit
- Les mesures de cosignature ou éviction sont publiés afin d’informer les tiers
3- L’Expert en diagnostic
Article 3 bis. Des experts spécialisés procèdent au diagnostic de la situation
économique, financière et sociale des entreprises en difficultés économiques.
Article 23. La décision de désignation de l'expert en diagnostic doit indiquer le
montant de la provision qui doit lui être avancée et la partie qui en est tenue. Le
président du tribunal fixe le montant de la rémunération de l'expert à la fin de sa
mission.
Article 22. « …Il peut, le cas échéant, désigner, également, un ou plusieurs
experts en diagnostic pour s'enquérir sur la véritable situation économique,
financière et sociale de l'entreprise en vue d'aider l'administrateur judiciaire
dans l'élaboration du plan de redressement »
a- Désignation
Facultative par le président du tribunal
b- Rôle
- Auditer l’entreprise
- Procéder a l’élaboration du plan de redressement.
- Honoraire fixé par le président du tribunal
4- Le président du tribunal
Ouvrir la procédure
Désigne les organes de la procédure et fixe leurs missions et leur rémunération
Décide éventuellement des ………………….
Alerte la procure de la république en cas de fait délictueux (article 29)
5- Le Procure de la république
- En cas de non déclaration de la cessation de paiement dans le mois qui suit
cette cessation de paiement
B.A.S
22
Certificat Année d’Etude Juridiques Droit Commercial Universitaire et Fiscales 2005&2006 - Lorsque le
Certificat
Année
d’Etude Juridiques
Droit Commercial
Universitaire
et Fiscales
2005&2006
-
Lorsque le président du tribunal lui signale des faits délictueux (article 29)
6- Le représentant des créanciers
- Désigné par le juge commissaire
- Un ou plusieurs (dépend des catégories des créanciers)
- Bénévoles (non payés)
Rôle mal défini par la loi ils représentent les créanciers dans la procédure mais
il n’est pas sure qu’ils puissent les engager
=> C’est plus un rôle de négociateur que de représentant
-
B- La gestion de l’entreprise pendant la période d’observation
- Evaluation du plan de redressement
- Le débiteur n’est pas dessaisi de l’administration de ses biens
1- Le Contrôle article 26
-
Contrôle a posteriori de la gestion du commerçant ou dirigeant de l’entreprise
le dirigeant demeure a la tête de l’entreprise, son représentant légal le contrôle
peut être sélectif en fonction de la nature et / ou du montant de l’acte
-
2- L’assistance : la cosignature article 26
- définition par le président du tribunal des actes soumis à la cosignature =>
publié pour information des tiers
Article 27. Sont inscrites au registre de commerce, les décisions confiant à
l'administrateur la gestion ou l'obligeant de co-signer avec le débiteur
-
le non respect des règles de cosignature :
*
Si dirigeant signe seul un acte soumis à la cosignature => inopposable
* Si l’administrateur signe seul => nullité de l’acte car le l’administrateur
judiciaire est un mandataire de justice
3- éviction du dirigeant par l’administrateur judiciaire article 26, 27 et 28
Le dirigeant est écarté => il perd sa qualité de représentant légal au profit de
l’administrateur
Présence physique possible mais en sa qualité de salarié
L’éviction peut ne concerner qu’une partie des activités de l’entreprise à définir
par le président du tribunal
Mesure d’éviction publiée
Si le dirigeant continue à traiter avec les tiers malgré l’éviction => représentant
agissant sans mandant => l’entreprise n’est pas engagé par ses actes
4- Mesure conservatoire article 28 et 29
Article 28. En cas d'éviction du dirigeant de l'entreprise et son remplacement par
un administrateur judiciaire, le tribunal peut interdire au dirigeant de réaliser
toute opération de cession ou de gage sur ses actions ou parts sociales, sans son
autorisation. Cette interdiction doit être inscrite au registre de commerce, auprès
du conseil du marché financier et aux titres de la conservation de la propriété
foncière pour les immeubles immatriculés.
Article 28 en cas d’éviction du dirigeant le tribunal peut soumettre à son
autorisation la cession ou la mise en gage des actions et parts sociales du
dirigeant évincer => mesure publié
Article 29. Le président du tribunal rédige un rapport qu'il soumet
immédiatement au procureur de la République chaque fois qu'il s'avère à travers
les pièces du dossier l'existence de détournements ou autres faits susceptibles de
B.A.S
23
Certificat Année d’Etude Juridiques Droit Commercial Universitaire et Fiscales 2005&2006 constituer un
Certificat
Année
d’Etude Juridiques
Droit Commercial
Universitaire
et Fiscales
2005&2006
constituer un délit relatif à la gestion de l'entreprise au sens de la législation en
vigueur.
Article 29 : transmission au procureur de la république de tous actes du dirigeant
susceptible de constituer un délit à la gestion.
C- La situation des créanciers pendant la période d’observation
1- La suspension de leurs poursuites article 32
Article 32. Au cours de la période d'observation, seront suspendues toute
poursuite individuelle et tout acte d'exécution visant le recouvrement d'une
créance antérieure ou la récupération de meubles ou d'immeubles en raison du
non paiement d'une créance. Seront également suspendus le cours des intérêts et
des dommages et intérêts moratoires, et les délais de déchéance.
Les procédures de poursuite et d'exécution contre la caution, le garant ou le
codébiteur solidaire ne sont suspendues qu'à l'égard des créanciers qui y
consentent.
Sont exceptées des dispositions de l'alinéa précédent les actes de poursuite
judiciaire relatifs aux droits des salariés. Le jugement relatif aux droits des
salariés ne peut être exécuté que sur autorisation du tribunal statuant sur la
demande de règlement, et ce, à condition que l'exécution ne soit pas susceptible
d'empêcher le redressement de l'entreprise.
- Mesure obligatoire
- Vise des créances antérieures a la période d’observation
- Limité a la période observation
2- L’inscription des créances article 25, 31 et 33
Article 25. Les créanciers doivent s'assurer de l'inscription de leurs créances
antérieures à la date d'ouverture du règlement judiciaire, et ce, dans un délai de
trente jours à compter de la publication au Journal Officiel de la République
Tunisienne. Aucune créance révélée après ce délai ne peut être inscrite sauf sur
autorisation du tribunal et, dans tous les cas, aucune dette ne peut être inscrite
après l'expiration d'une année.
Néanmoins, les créances fiscales et celles revenant à la caisse nationale de
sécurité sociale peuvent être inscrites en dehors du délai d'une année prévu à
l'alinéa précédent. Leur inscription doit, cependant, et dans tous les cas, être
faite dans un délai ne dépassant pas deux mois à compter de la date à laquelle la
créance est devenue certaine.
Article 31. Le non paiement d'un terme ne rend pas exigibles les autres termes
non échus de la dette pendant la durée du règlement judiciaire, et ce, nonobstant
toute clause contraire.
Article 33. Toutes les créances certaines seront inscrites selon leurs rangs. En cas
de contestation portant sur le fond ou le montant de la créance, et si les
justificatifs présentés la rendent probable, le tribunal ordonne son inscription à
titre conservatoire. Son montant sera consigné lors de la distribution. Si la
créance n'est pas justifiée, son inscription sera refusée et le créancier conserve
son droit de la réclamer, sans que cela n'ait d'effet sur la procédure de règlement.
-
Vise tous les créanciers quelque soit leurs catégories
- Créanciers antérieurs a la date d’ouverture => les créances qui naissent
pendant la période d’observation ne font pas l’objet d’inscription
-
Montant : inscription uniquement pour la fraction exigible de la créance
B.A.S
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Certificat Année d’Etude Juridiques Droit Commercial Universitaire et Fiscales 2005&2006 - Ordre inscription
Certificat
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Droit Commercial
Universitaire
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- Ordre inscription selon le rang (hypothèque…)
- Délai :
30 jours a compté de la publication JORT de l’avis d’inscription
1 an pour les créances révélées après le délai de 30 jours
Révélée => passif latent caché Ex engagement hors bilan poursuite
de salariés qui aboutissent pendant le délai d’un an
- Créances fiscale et sécurité sociale : sans limitation de délai mais dans les 2
mois de la date à laquelle la créance est devenue certaine
- Créances contestées article 33
Inscription conservatoire si :
- Créance probable avec justificatif
- Inscription par le tribunal
- Si la créance n’est pas justifiée => le créancier ne perd pas son droit, il sera
payé hors procédure (si la créance est reconnue)
- Lieu d’inscription des créances : juge commissaire (art 25) au tribunal (si
inscription hors délai)
3- Paiement des créanciers pendant la période d’observation article 34
Article 34. La priorité sera accordée aux dettes nouvelles de l'entreprise nées a
partir de l'ouverture de la période d'observation et qui sont en relation directe et
nécessaire avec la poursuite de l'activité de l'entreprise ainsi qu'aux loyers des
biens et équipements objet d'un contrat de leasing dont les procédures de
poursuite et d'exécution visant leur récupération ont été suspendues et dont
l'échéance est antérieure à l'ouverture de la période d'observation. Elles seront
payées avant les créances précédentes, même si elles sont assorties de privilège.
Toutefois, les créances prévues par les articles 564 et 566 du code de commerce et
par les alinéas 1, 2 et 3 de l'article 199 du code de droits réels bénéficient d'un
super privilège et seront payées avant toute autre créance.
N
naissance de la créance
E
exigibilité
P
paiement
Période d’observation
Ouverture
Décision du
CSEE
RJ
tribunal
N1
N2
N5-E5
P1
E1
N3-E3
N2
Hors procédure
Doivent être inscrites
feront l’objet du plan
de redressement
B.A.S
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Certificat Année d’Etude Juridiques Droit Commercial Universitaire et Fiscales 2005&2006 L’article 34
Certificat
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Droit Commercial
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2005&2006
L’article 34 établit un droit de priorité au paiement pendant la période
d’observation car l’entreprise manque de liquidité
Sont payés en priorité :
1- Les créanciers de l’article 199 al 1,2,3 et article 564 et 566
Article 564. — Le syndic doit, dans les dix jours qui suivent le jugement
déclaratif de faillite, payer sur simple ordonnance du juge-commissaire,
nonobstant l'existence de tout autre créancier, à la seule condition qu'il ait les
fonds nécessaires, la fraction insaisissable des sommes restant dues aux ouvriers,
aux employés, aux marins, aux voyageurs et représentants de commerce pour la
dernière période de paiement précédant le jugement déclaratif de faillite.
Article 566. — Pour le surplus des sommes pouvant leur être dues, les employés,
ouvriers, marins, voyageurs et représentants de commerce exerceront les droits
et privilèges prévus à l'article 1630, 4° du Code des Obligations et des Contrats.
Art. 199. - Les créances privilégiées sur la généralité des meubles et immeubles
sont celles-ci après exprimées et s'exercent dans l'ordre suivant :
1. les frais funéraires ;
2. les créances des médecins, pharmaciens, gardes-malades pour leurs soins
et fournitures dans les six derniers mois ;
3.
les frais de justice faits dans l'intérêt commun de tous les créanciers pour
la conservation et la réalisation du gage commun ;
4.
les sommes dues au trésor public pour impôt, taxes et autres droits de
toute nature, dans les conditions prévues par la législation en vigueur ;
5.
les salaires dus aux gens de service, et à tous les autres salariés, les
sommes dues pour fournitures de subsistance, faites au débiteur et à sa famille,
ainsi que la pension alimentaire due par le débiteur, le tout pour les six derniers
mois.
2- Les créances nouvelle nées pendant la période d’observation et qui ont pour
caractéristique d’être indispensable aux fonctionnements de l’entreprise.
3- Le leasing
Echéance antérieure a l’ouverture de la période d’observation droit de priorité
pour ces échéances même si le bien n’est pas indispensable
*
*
Echéance qui tombe pendant la période d’observation paiement a échéance non
prioritaire car la créance est antérieure et non pas née pendant la période
d’observation
* Créance arrivant a échéance pendant la période d’observation et qu’elles soient
nées avant la période d’observation ou pendant non prioritaire
D- Situation des partenaires de l’entreprise
1- La remise en cause de certains actes du dirigeant
Période d’observation
Ouverture
Décision
CSEE
RJ
du tribunal
Période suspecte
Fixer la date de
cessation de paiement
B.A.S
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Certificat Année d’Etude Juridiques Droit Commercial Universitaire et Fiscales 2005&2006 Actes du dirigeant
Certificat
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Droit Commercial
Universitaire
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2005&2006
Actes du dirigeant
- Actes anormaux du dirigeant qui traduisent une solvabilité fictive ou la
volonté de privilégier un créancier par rapport aux autres
- Actes normaux mais fait en connaissance de l’état de cessation de paiement
- Actes normaux mais gênant le redressement de l’entreprise
Ces actes seront déclarés inopposables de plein droit ou inopposable
facultativement ou nul
Article 30. Le tribunal peut annuler les décisions du dirigeant de l'entreprise,
antérieures à sa saisine, et qui constituent un obstacle a l'exécution du plan de
redressement ainsi que tout acte d'aliénation à titre onéreux ou gratuit, pouvant
porter préjudice aux intérêts de l'entreprise ou toute opération de nature à
privilégier un créancier par rapport à un autre, et tout paiement d'une créance
non encore échue à condition que ces opérations soient effectuées après la date de
cessation de paiement
Domaine :
- Actes passés pendant la période suspecte : la période suspecte est la période
comprise entre la date de la décision du tribunal fixant la date de la cessation
et la date de cessation de paiement
Date CP < Période suspecte < décision du tribunal fixant la période suspect a la
fin de la période d’observation.
- Actes passés par le dirigeant (pas par les tiers)
- Actes liés à l’entreprise
1- Décision du dirigeant qui constitue un obstacle au plan de
redressement
2-
Acte d’aliénation a titre onéreux ou gratuit pouvant porter préjudice
aux intérêts de l’entreprise
3- Privilégier un créancier au détriment des autres (Exp compensation
privilège, paiement avant échéance, les garanties passives)
Les garanties passive : consiste dans une clause qui interdit au
débiteur de donner un privilège de rang supérieur a un autre
créancier.
4-
Paiement avant terme
Article 56. Les dispositions de l'article 514 du code de commerce s'appliquent au
règlement amiable et celles des articles 446, 450, 451, 462 et 463 du code de
commerce s'appliquent au règlement judiciaire.
Article 462. Doivent être déclarés inopposables à la masse, lorsqu'ils ont été faits
par le débiteur depuis l'époque de la cessation des paiements, telle qu'elle a été
fixée par le Tribunal ou dans les vingt jours qui ont précédé cette époque :
1.
les actes et aliénations à titre gratuit, à l'exception des dons minimes
d'usages ;
2. les paiements anticipés, sous quelque forme qu'ils aient été faits ;
3. les paiements de dettes pécuniaires échues, faits autrement qu'en espèces,
lettres de change, billets à ordre, chèques, ordres de virement et, d'une façon
générale, toute dation en paiement, sous réserve des droits acquis par les tiers de
bonne foi ;
4.
la constitution d'une hypothèque conventionnelle ou judiciaire ou d'un gage
sur les biens du débiteur pour garantie d'une dette préexistante.
B.A.S
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Certificat Année d’Etude Juridiques Droit Commercial Universitaire et Fiscales 2005&2006 Article 462
Certificat
Année
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Droit Commercial
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2005&2006
Article 462 inopposable de plein droit
1- les actes et aliénations à titre gratuit, à l'exception des dons minimes d'usages
2- les paiements anticipés, sous quelque forme qu'ils aient été faits ;
3- Paiements anormaux (cad fait autrement qu’en espèce, chèque, billet à ordre,
lettre de change) paiement anormaux d’action compensation
4- Constitution d’une hypothèque ou d’un gage sur les biens du débiteur pour
garantir une dette préexistante.
Article 463. Tous autres paiements faits par le débiteur pour dettes échues et
tous autres actes à titre onéreux, par lui passés après la cessation de ses
paiements, peuvent être déclarés inopposables à la masse si ceux, qui ont reçu
paiement du débiteur ou traité avec lui, avaient eu connaissance de la cessation
de ses paiements.
Article 463 :
Tout paiement même a terme, tout acte a titre onéreux si ceux qui ont reçu
paiement ont traité avec le débiteur avaient en connaissance de sa cessation des
paiements
2- Le maintien des contrats encours article 35
Article 35. L'exécution des contrats en cours liant l'entreprise aux tiers, clients,
fournisseurs et autres sera poursuivie. L'administrateur judiciaire ou le débiteur
peuvent demander d'y mettre fin après autorisation du juge commissaire s'ils ne
sont pas nécessaires à l'activité de l'entreprise. Les contrats de travail restent
soumis aux lois et conventions qui les régissent.
L'administrateur judiciaire doit adresser un avis aux cocontractants de
l'entreprise dont les contrats ont fait l'objet d'une décision y mettant fin, et ce,
dans les quinze jours suivant leur extinction, et ce, par lettre recommandée avec
accusé de réception.
L’article 35 est d’ordre public économique il vise les contrats encours pendant la
période d’observation cad il ne vise pas les contrats expirés dont on souhaite le
renouvellement ni les contrats encours de négociation. L’article ne s’applique que
pendant la période suspecte
L’administrateur judiciaire ou débiteur peuvent mettre fin a ces contrats a
condition :
- Qu’il ne soit pas nécessaire a la poursuite de l’activité de l’entreprise
- Que le juge commissaire ait donné son autorisation
En effet la rupture du contrat va générer des dommages intérêts au profit des
créanciers donc gonfler le passif
De leur coté les créanciers ne peuvent pas remettre en cause ces contrats même
lorsque des clause résolutoires ou des dispositions légales le leurs permettent car
la règle posée par l’article 35 selon laquelle l’exécution des contrats encours doit
se poursuivre est impérative
Les contrats de travail ne sont pas visés par cet article.
E- L’élaboration du plan de redressement article 36 et 37
Article 36. L'administrateur judiciaire élabore le plan de redressement qui
comporte les moyens à mettre en oeuvre pour le développement de l'entreprise y
compris, au besoin, le rééchelonnement de ses dettes, le taux de réduction du
principal de ces dettes ou des intérêts y afférents. Il peut, aussi, proposer le
changement de la forme juridique de l'entreprise ou l'augmentation de son
B.A.S
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Certificat Année d’Etude Juridiques Droit Commercial Universitaire et Fiscales 2005&2006 capital. Il demande
Certificat
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2005&2006
capital. Il demande obligatoirement l'avis de la commission de suivi des
entreprises économiques pour l'élaboration du plan, consulte les représentants
des créanciers et tient compte de l'avis des créanciers pour les remises de leurs
dettes.
Si le plan nécessite la résolution de contrats de travail ou la réduction des
salaires et avantages, l'administrateur judiciaire en informe l'inspection du
travail, et attend durant quinze jours le résultat des démarches de conciliation
avant de transmettre le plan à la commission de suivi des entreprises
économiques et au juge commissaire.
Article 37. L'administrateur judiciaire soumet obligatoirement le plan de
redressement à l'avis du juge commissaire dès qu'il en achève l'élaboration. Le
juge commissaire élabore un rapport dans lequel il donne son avis sur
l'opportunité du redressement, qu'il communique au tribunal dans un délai ne
dépassant pas quinze jours. Il peut proposer de soumettre l'entreprise aux
procédures de faillite ou de liquidation.
F- Décision du tribunal
Article 38. Le tribunal statue en chambre du conseil, avec l'assistance du
ministère public, sur le plan de redressement après avoir entendu le débiteur, le
représentant des créanciers et les cautions, garants et codébiteurs solidaires.
Il décide le rejet de la demande chaque fois qu'il s'avère que l'entreprise n'a pas
cessé ses paiements.
En cas d'admission de la demande, le tribunal fixe la date de cessation des
paiements. Au cas où il ne se prononce pas sur cette date, la date de dépôt de la
demande de règlement judiciaire sera retenue comme telle.
Le tribunal homologue le plan de redressement envisageant la poursuite de
l'activité de l'entreprise, sa location, sa location gérance ou sa cession à un tiers,
fixe la durée du plan et désigne un ou plusieurs contrôleurs de l'exécution qui
pourrait être soit l'administrateur judiciaire, soit le représentant des créanciers
ou toute autre personne. Le contrôleur de l'exécution peut recourir au tribunal
pour prendre les mesures nécessaires à assurer la réalisation du plan.
Le président du tribunal fixe les délais dans lesquels le contrôleur de l'exécution
doit lui communiquer ses rapports relatifs au déroulement des étapes de
l'exécution du plan, sans que ce délai ne dépasse six mois.
Le contrôleur de l'exécution doit communiquer au président du tribunal un
rapport spécial chaque fois que cela est nécessaire. Il doit en remettre une copie à
la commission de suivi des entreprises économiques.
La résolution d'un contrat de travail autorisée dans le cadre du plan de
redressement est considérée intervenue pour des raisons économiques et
techniques, nonobstant tout texte légal contraire. Les personnes concernées
conservent tous leurs droits y afférents.
1- Rejet article 38
2- Homologation du plan article 38
a- Fixation de la date de cessation de paiement
b- Mesures envisagées
c- Durée du plan
d- désignation du contrôleur à l’exécution
B.A.S
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Certificat Année d’Etude Juridiques Droit Commercial Universitaire et Fiscales 2005&2006 3- Faillite article
Certificat
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2005&2006
3- Faillite article 39
Article 39. A défaut de possibilité de redressement, le tribunal déclare le débiteur
en faillite, s'il est soumis au régime de la faillite, ou bien en liquidation de
l'entreprise dans les autres cas. Il en avise la commission de suivi des entreprises
économiques. Les créanciers peuvent reprendre les poursuites individuelles si la
liquidation ne couvre pas leurs créances.
S'il se révèle que le débiteur a cessé son activité et qu'il ne dispose pas de biens
suffisants pour couvrir les frais de justice, le tribunal ordonne sa radiation du
registre de commerce sans que cela ne fasse obstacle à l'application des règles de
la faillite à son encontre.
4- Recours contre les décisions du tribunal article 53
Article 53. Les décisions du tribunal en matière de règlement judiciaire sont
susceptibles d'appel et d'opposition par un tiers, et ce dans un délai de vingt
jours. Ce délai court à compter de la date de publication au Journal Officiel de la
République Tunisienne, si la décision est soumise à publicité, ou à compter de la
date de la décision, dans les autres cas
Sect 4 L’Exécution du plan de redressement
A- La poursuite de l’activité de l’entreprise
1- Critères de choix article 41
Article 41. Le tribunal décide la poursuite de l'activité de l'entreprise, sur la base
du rapport de l'administrateur judiciaire s'il s'avère que l'entreprise a des
possibilités sérieuses de poursuivre son activité avec le maintien, en tout ou en
partie, de l'emploi, et le paiement de ses dettes. La poursuite de l'activité de
l'entreprise peut être accompagnée de la vente ou de la cession de certains de ses
biens ou de ses branches d'activité.
- Possibilité sérieuse de poursuite de l’activité
- Maintien des emplois
- Paiements des dettes
2- Mesures Conservatoires article 42
Article 42. Le tribunal interdit pendant la durée qu'il fixe, l'aliénation sans son
autorisation de certains biens de l'entreprise nécessaires à la poursuite de son
activité. La publicité de cette interdiction est assurée par l'inscription au registre
de commerce et aux titres fonciers pour les biens immatriculés. Toute cession
faite en violation de cette interdiction peut être annulée à condition de s'en
prévaloir dans un délai de trois ans de la date de l'aliénation ou de sa publication,
si elle est soumise à une publicité.
- La durée de l’interdiction peut être plus courte que la durée du plan
- Les opérations visées : toutes les aliénations a titre gratuits a titres onéreux
échange
- Biens visés meubles immeubles corporelles incorporelles appartenant a
l’entreprise nécessaire a l’activité de l’entreprise
- Il faut une décision du tribunal qui fixe la liste des biens
- Une publicité légale doit être faite
- Sanction : nullité relative délai de 3 ans compter de la date d’aliénation de sa
publicité
B.A.S
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Certificat Année d’Etude Juridiques Droit Commercial Universitaire et Fiscales 2005&2006 3- Le paiement des
Certificat
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Droit Commercial
Universitaire
et Fiscales
2005&2006
3- Le paiement des créanciers article 43 et 45
Article 43. Sous réserve des dispositions de l'article 57 de la présente loi, le
tribunal ne peut remettre une créance qu'avec le consentement du créancier. Il
peut ordonner le report des délais de paiement des créances conformément au
plan de redressement ou après l'avoir modifié s'il le juge opportun après avis des
créanciers.
Le report des délais de paiement ne s'applique pas aux sommes visées aux
articles 564 et 566 du code de commerce et à l'article 199 du code des droits réels,
à l'exception du quatrième alinéa.
Le tribunal peut soustraire au report des délais les dettes minimes dans la limite
de 5% des dettes globales. La priorité est accordée à la créance de moindre valeur
et sans que cette exception n'englobe les créances dont le montant dépasse 0,5 %
du montant global des dettes, ou celles ayant fait l'objet d'une subrogation, ou
payées par un tiers.
Article 45. En cas de vente d'un bien grevé d'un privilège spécial, d'un
nantissement d'une hypothèque ou d'un gage, la partie du prix correspondant à la
créance garantie est versée au créancier après paiement des créances prévues par
les articles 564 et 566 du code de commerce et 199 du code des droits réels.
- Cas général : report des délais de paiement
- Cas exceptionnel :
les super privilège
Les micros dettes avec une limite de 0.5% par créance
et 5% de tous les micros dettes
Les remises des dettes => consentement des créanciers obligatoires
Les réchéllonnement est de principe sans limite légale dans le temps exception
l’égale l’article 564 et 566 les super privilège du salarié et article 199 du droit réel
sauf alinéa 4
Exception facultative les micros créances : créances dont la valeur est inférieur
ou égale à 0.5ù du montant globale des dettes
Le total de ces micros créances exclues du reechellonnement ne peut dépasser
5% des dettes globales en cas de dépassement se sont les micros créances les plus
faible qui sont payés en priorité
Ne font pas partie du paiement immédiat quelque soit leur valeur les créances
provenant d’une subrogation ou payés par un tiers.
4- Modification du statut social article 44
Article 44. — Si le plan prévoit une modification du statut social de l'entreprise,
le tribunal donne un mandat au commissaire à l'exécution et lui fixe un délai
pour convoquer l'assemblée générale compétente pour décider la modification.
Lorsque le plan prévoit une augmentation du capital de l'entreprise, le
commissaire à l'exécution se charge de l'accomplissement de la procédure. Les
nouvelles souscriptions doivent être immédiatement et intégralement libérées.
Les créanciers dont les créances sont inscrites à l'état sans contestation peuvent
souscrire de tout ou partie de leurs créances exigibles. Si la créance n'est pas
échue, ils ne peuvent souscrire que s'ils renoncent à une partie de la créance que
le tribunal détermine, le montant de la renonciation ne peut être inférieur au
montant des intérêts stipulés, correspondant à la fraction non échue de la
créance globale.
B.A.S
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Certificat Année d’Etude Juridiques Droit Commercial Universitaire et Fiscales 2005&2006 La modification du
Certificat
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2005&2006
La modification du statut social est de la compétence de l’AGEO convoquée par le
commissaire a l’exécution et non pas par le président du conseil PDG.
En cas d’augmentation du capital c’est le commissaire a l’exécution qui se charge
de l’accomplissement de la procédure
Souscription immédiate et intégrale quelque soit la forme de la société y compris
les SA
Paiement par convention des créances :
- Créances échus incorporés a 100% de sa valeur en tant qu’apport en
numéraire (certaine, exigible et échus)
- Créances non échues incorporées en tant que apport en nature a une valeur
moindre
- Créance incertaine pas d’inscription
5- Echec du plan de poursuite article 46
Article 46. — Si le débiteur faillit à ses engagements financiers, le créancier a le
droit de le contraindre à les payer par tous les autres moyens légaux à l'exception
de la cession des biens frappés d'une interdiction temporaire de cession par le
tribunal. Il ne peut agir en résolution du contrat. Dans ce cas, le procureur de la
République, le commissaire à l'exécution, le créancier ou les créanciers dont la
dette atteint 15 % de la dette globale peuvent saisir le tribunal pour prononcer la
résolution du plan de redressement. Le tribunal décide la réouverture du
règlement judiciaire pour la reprise de l'entreprise par un tiers ou, à défaut,
prononce sa mise en faillite ou sa liquidation. Les dispositions de l'alinéa
précédent s'appliquent en cas d'impossibilité pour l'entreprise de poursuivre son
activité.
- Les créanciers impayés a l’échéance retrouvent les voies d’exécution
individuelles : poursuite et saisi des biens néanmoins en sont exclus les biens
indispensables a l’activité de l’entreprise de l’article 42
- Le créancier ne peut résoudre le contrat lorsqu’il n’est pas payé en revanche il
peut soulever l’exception d’inexécution
- Lorsque un ou plusieurs créanciers représente 15% de la dettes globales ou
bien le commissaire a l’exécution ou bien le procureur de la république
peuvent saisir le tribunal pour prononcer la résolution de plan de
redressement cela entraîne la réouverture du règlement judiciaire , la
nomination d’un administrateur judiciaire et les solutions de ce règlement
judiciaire sont limités a la cession de l’entreprise a un tiers ou a défaut la
faillite ou la liquidation de l’entreprise néanmoins ces solutions ne peuvent
être adoptées qu’en cas d’impossibilité de l’entreprise de poursuivre son
activité.
B- La cession de l’entreprise a un tiers
1- Critère de choix article 47
Article 47. Le tribunal peut ordonner la cession de l'entreprise à un tiers, lorsque
son redressement au sens des articles de 41 à 46 de la présente loi se révèle
impossible et que sa cession constitue une garantie pour la poursuite de son
activité ou le maintien de la totalité ou d'une partie des emplois et l'apurement de
son passif.
La cession peut concerner l'ensemble de l'entreprise ou une branche ou plusieurs
branches complémentaires de son activité, avec la vente des biens non concernés
B.A.S
32
Certificat Année d’Etude Juridiques Droit Commercial Universitaire et Fiscales 2005&2006 par la cession. Le
Certificat
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2005&2006
par la cession. Le tribunal détermine les contrats en cours conclus avec
l'entreprise et nécessaires à la poursuite de son activité, et ce, à la demande des
soumissionnaires d'offres.
Lorsqu'il s'agit d'une cession d'entreprise exploitant une terre domaniale à
caractère agricole, la réglementation en vigueur relative aux autorisations
administratives requises doit être observée.
- Deux conditions doivent être cumulativement rempli pour la cession de
l’entreprise :
Il faut payer les créanciers ce qui signifie que le prix de cession doit
permettre d’apurer le passif
Il faut que la cession soit une garantie pour la poursuite de son activité
avec ou sans licenciement ou bien fin de l’activité et reprise de tout ou
d’une partie des emplois
2- Procédure article 48
Article 48. La décision de mise en cession sera publiée par voie d'insertion au
Journal Officiel de la République Tunisienne et par tout autre moyen décidé par
le juge commissaire, et ce, dans les vingt jours suivant la prise de la décision. Le
tribunal fixe au contrôleur de l'exécution du plan un délai ne dépassant pas vingt
jours à compter de la prise de sa décision approuvant le plan de redressement par
cession de l'entreprise à un tiers, et ce, pour établir le cahier des charges. Le
cahier des charges est élaboré sous le contrôle du juge commissaire et mis à la
disposition des soumissionnaires d'offres.
Le cahier des charges contient, notamment, l'indication de l'objet de la cession et
des principaux biens et éléments de l'actif de l'entreprise, une description
sommaire de sa situation, le nombre des salariés, leurs catégories
professionnelles et l'énonciation du texte intégral de l'article 49 de la présente loi.
Il indique, également, les garanties exigées pour s'assurer du sérieux des offres et
les conditions de visite des locaux et lieux dans lesquels est exercée l'activité de
l'entreprise ou la branche d'activité objet de la cession.
L'appel d'offres est publié dans un journal quotidien paraissant en Tunisie et par
tout autre moyen jugé adéquat par le contrôleur de l'exécution, ainsi que par tout
moyen ordonné par le juge commissaire, la publicité doit être effectuée dans un
délai de vingt jours à compter de l'élaboration du cahier des charges.
Le soumissionnaire de l'offre doit indiquer dans son offre le nombre des emplois
qu'il compte conserver, son plan relatif au futur développement de l'emploi et des
investissements.
Le contrôleur de l'exécution transmet les offres qui lui parviennent au tribunal
sans délai avec tous les éléments pouvant l'aider dans l'appréciation du bien-
fondé de l'offre. Le tribunal retient l'offre qui permet, le plus, d'assurer le
maintien de l'emploi et le paiement des créances, et ce, dans les vingt jours
suivant l'expiration du délai de présentation des offres. Le contrôleur de
l'exécution notifie la décision du tribunal au soumissionnaire choisi et il procède à
l'accomplissement des procédures de cession dans les plus brefs délais et, dans
tous les cas, dans un délai ne dépassant pas un mois à compter du choix de l'offre.
Le cessionnaire doit payer le prix de cession dans le délai prévu au cahier des
charges, et à défaut, il est réputé fol enchérisseur. Il résulte de la folle enchère la
reprise de la procédure d'appel d'offres et de choix d'une nouvelle offre, sauf si le
B.A.S
33
Certificat Année d’Etude Juridiques Droit Commercial Universitaire et Fiscales 2005&2006 tribunal décide de
Certificat
Année
d’Etude Juridiques
Droit Commercial
Universitaire
et Fiscales
2005&2006
tribunal décide de choisir le cessionnaire parmi les précédents soumissionnaires.
Le fol enchérisseur répond du dommage du à sa folle enchère, il ne peut
récupérer les sommes qu'il a avancé ou consigné à n'importe quelle étape, et qui
seront affectées au paiement des créanciers selon leurs rangs respectifs.
3- Le cessionnaire Article 48 et 50
a- Le Choix
Article 50. — Le dirigeant de l'entreprise objet de la cession, son conjoint, ses
ascendants et descendants, ses parents jusqu'au deuxième degré et ses alliés ne
peuvent, ni directement ni par personne interposée, présenter une offre d'achat
de l'entreprise. Les dispositions des articles 566 à 570 du code des obligations et
des contrats s'appliquent à l'administrateur judiciaire, à l'expert et au
commissaire à l'exécution nommés au cours de la procédure du règlement
judiciaire de l'entreprise.
Les critères sont fixés par l’article 50
Sont exclus du rachat le dirigeant, les membres de sa famille ainsi que toute
personne qui agit directement ou indirectement pour eux en revanche les associés
qlq soit leurs participations d’origine peuvent se porter acquéreur.
Sont exclus aussi l’administrateur judiciaire, l’expert et commissaire
En cas de non respect de l’article 50 la sanction est la nullité et qui est
normalement absolue puisque le texte est d’ordre public néanmoins cette
sanction peut se trouver inadapté si la personne visé a présenté la meilleur offre
et accompli toute ces obligations.
b- Obligation (Fin article 48)
Article 48. Le cessionnaire doit payer le prix de cession dans le délai prévu au
cahier des charges, et à défaut, il est réputé fol enchérisseur. Il résulte de la folle
enchère la reprise de la procédure d'appel d'offres et de choix d'une nouvelle offre,
sauf si le tribunal décide de choisir le cessionnaire parmi les précédents
soumissionnaires. Le fol enchérisseur répond du dommage du à sa folle enchère,
il ne peut récupérer les sommes qu'il a avancé ou consigné à n'importe quelle
étape, et qui seront affectées au paiement des créanciers selon leurs rangs
respectifs.
Le cessionnaire est fol enchérisseur s’il ne paye pas le prix dans le délai prévu
dans le cahier de charge en revanche le non respect de ces obligations vis-à-vis de
son salarié ne le qualifie pas de fol enchérisseur
Par conséquent :
- Reprise de la procédure d’appel d’offre et sélection de nouveaux
soumissionnaires ou faillite
- Responsabilité du fait du dommage causé par le folle enchère plus perte de
toute les sommes déjà payées
4- Récession de cession article 48 bis
Article 48 (bis). Le cessionnaire ne peut demander la résolution de la cession pour
vices cachés ou erreur, il peut demander l'annulation s'il prouve l'existence d'un
dol qui a eu un effet substantiel sur son consentement à l'achat.
Pas de récession fondée sur le vice du consentement ou un vice caché tel que
l’erreur en revanche un dol une fraude une incapacité le permet
5- Situation des créanciers lors de la cession article 48, 48, et 50
B.A.S
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Certificat Année d’Etude Juridiques Droit Commercial Universitaire et Fiscales 2005&2006 Les biens vendus
Certificat
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Droit Commercial
Universitaire
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2005&2006
Les biens vendus sont purgés de tout passif le créancier muni d’une sûreté ou
d’un privilège perd son droit de suite néanmoins il garde sont droit de préférence
sur le prix de vente si ce prix est insuffisant pour payer les créanciers il peuvent
poursuivre les cautions et les coobligés solidaires pour la partie demeurée
impayé. Ils peut également poursuivre le débiteur mais en matière de société
cette possibilité risque d’être peut efficace.
6- Les contrats encours article 47 al2 et 49 al 2
Article 47 al 2. La cession peut concerner l'ensemble de l'entreprise ou une
branche ou plusieurs branches complémentaires de son activité, avec la vente des
biens non concernés par la cession. Le tribunal détermine les contrats en cours
conclus avec l'entreprise et nécessaires à la poursuite de son activité, et ce, à la
demande des soumissionnaires d'offres.
Article 49 al 2. Pour les contrats en cours dont le tribunal a ordonné la
continuation de l'exécution conformément à l'article 47 de la présente loi, le
cessionnaire est subrogé au cocontractant cédé dans ses droits et obligations
acquis ou devenus exigibles à partir de la date de cession.
Le soumissionnaire détermine les contrats encours qui sont nécessaires a la
poursuites de l’activité il peut en imposés le maintien forcé mais pas le
renouvellement ni la modification.
A partir de la reprise il est subrogé dans les droits et obligation du débiteur il
doit donc respecter les termes du contrat en revanche il n’est pas tenu aux termes
antérieurs a la cession les contrat encours qui ne sont pas nécessaires a la
poursuite de l’activité ne peuvent pas faire l’objet d’un maintien forcé le maintien
du contrat suppose une décision du tribunal. Les contrats non repris sont résolus
mais le cessionnaire n’en supporte pas la charge ainsi la charge des licenciement
passe sur le débiteur et pas sur le cessionnaire.
C- La mise en location gérance
2 types de location
- LG cession
- LG simple
1- Modalités de mise en location gérance article 50 et 52 quinquiès
Article 52 quinquiès. - Le tribunal fixe un délai pour l'élaboration du cahier des
charges par le contrôleur de l'exécution du plan. Il doit comprendre les conditions
de la location ou location gérance et notamment, les obligations mises à la charge
du soumissionnaire, spécialement celles relatives aux emplois qu'il s'engage à
conserver, et dont la violation entraîne la résolution du contrat, ainsi qu'un état
de tous les éléments du fonds de commerce et matériel existant dans les locaux et
équipements destinés à son exploitation, et les contrats en cours, liant
l'entreprise aux tiers. Il doit contenir, également, l'engagement express et écrit
du locataire de ne pas dissiper les éléments corporels de l'entreprise louée et de
ne pas dilapider les éléments incorporels du fonds de commerce et de ne pas les
détourner dans son intérêt personnel et de ne pas en abuser lors de l'utilisation.
Le cahier des charges doit indiquer, en outre, les conditions dans lesquelles les
locaux de l'entreprise peuvent être visités et constatés. Il doit indiquer, par
ailleurs, les échéances des loyers, sans que les intervalles les séparant ne
puissent dépasser, dans tous les cas, trois mois.
B.A.S
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Certificat Année d’Etude Juridiques Droit Commercial Universitaire et Fiscales 2005&2006 Le tribunal peut
Certificat
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Droit Commercial
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2005&2006
Le tribunal peut demander des soumissionnaires la présentation de garanties
assurant le sérieux des offres.
Le contrôleur de l'exécution du plan procèdera à la publication de la décision de
location au Journal Officiel de la République Tunisienne et dans un journal
quotidien paraissant en Tunisie, ainsi que par tout autre moyen ordonné par le
juge commissaire.
Le contrôleur de l'exécution communique les offres au tribunal sans délai. Le
tribunal choisit l'offre qui garantit le mieux le maintien de l'emploi, le paiement
des créances et la sauvegarde des éléments du fonds de commerce. Il prend en
considération les engagements pesant sur l'entreprise en vertu des contrats en
cours, il fixe dans son jugement le loyer net d'impôts et taxes.
Le contrôleur de l'exécution accomplit les formalités de la location ou location
gérance.
Le contrat conclu dans le cadre des dispositions de la présente section est régit
par les dispositions du code de commerce et les règles générales de la location.
Le contrôleur de l'exécution encaisse les loyers provenant de la location ou de la
location gérance et procède à leur distribution aux créanciers dans un délai de
quinze jours, tout en respectant les délais de paiement. En cas d'existence de
sommes résiduelles ou de contestation, les dispositions de l'article 464 du code de
procédure civile et commerciale son applicables.
Le locataire supporte les frais, droits, impôts et taxes liés à l'exploitation de
l'entreprise.
2- Les modalités de mise en location
a- La mise en location gérance préalable à la vente article 50 et 52 bis
Article 52. bis — Nonobstant toute clause contraire, y compris les clauses
insérées dans les contrats de location, le tribunal peut décider que la cession de
l'entreprise sera précédée par sa location au cessionnaire ou qu'elle lui sera
donnée en location gérance pour la période que le tribunal déterminera, sans que
cette période ne dépasse dans tous les cas les deux ans. L'entreprise est louée ou
donnée en location gérance au soumissionnaire présentant la meilleure offre
conformément à l'article 48 de la présente loi.
La propriété de l'entreprise est transférée au locataire dès la fin de la période de
location et dès que les obligations prévues à l'article 49 de la présente loi seraient
remplies.
En cas de non accomplissement par le locataire de son engagement d'acquérir
l'entreprise dans le mois qui suit l'expiration de la période de location selon les
conditions fixées par la présente loi, le tribunal décide de nouveau sa cession à un
tiers, sa location ou sa location gérance conformément aux prescriptions de la
présente loi. Le locataire défaillant doit supporter la différence de valeur et les
frais occasionnés par sa défaillance. Il ne peut réclamer la plus value qui peut
être dégagée. Il peut, en outre, être actionné par le débiteur ou un ou plusieurs
créanciers pour dédommagement de tout autre préjudice.
Le tribunal peut décider l'extension des procédures de règlement judiciaire au
locataire défaillant à la demande du procureur de la République, du représentant
des créanciers, du contrôleur de l'exécution ou de toute autre personne intéressée.
La cessation de paiement du fol enchérisseur n'est pas requise à cet effet.
- 2 années max
B.A.S
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Certificat Année d’Etude Juridiques Droit Commercial Universitaire et Fiscales 2005&2006 - Transfert de la
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Droit Commercial
Universitaire
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2005&2006
- Transfert de la propriété de l’entreprise retardé jusqu'à paiement total de celle
ci
double qualité
• Non respect des obligations de l’acquéreur : fol enchérisseur supporte les
pertes et la moins valeur de l’entreprise
Ne bénéfice pas de la plus value et supporte tout autre préjudice subit par
le débiteur ou les créanciers
• Non respect des obligation de la location gérance article 52 9
Article 52. 9. Le propriétaire de l'entreprise louée ou donnée en location
gérance, tout créancier dont la créance n'a pas été payée dans les délais
indiqués au plan de paiement, le contrôleur de l'exécution du plan ainsi
que le procureur de la République territorialement compétent peuvent
demander la résolution du contrat de location ou de location gérance à
condition d'établir que celui qui en a l'exploitation dans le cadre dudit
contrat a failli à ses obligations indiquées au cahier des charges et dans la
législation en vigueur.
En cas de jugement de résolution, le tribunal statue sur la possibilité de
cession de l'entreprise à un tiers, à défaut, il en déclare la mise en faillite
ou la liquidation.
Le locataire est astreint à tous les frais occasionnés par les nouvelles
procédures. En outre, tout intéressé peut lui réclamer la réparation du
dommage subi en raison de la résolution.
- maintenir les emplois conformément au cahier des charges
- maintenir les éléments du fond de commerce => obligation de conservation
paiement du loyer
le non respect entraîne la résolution du contrat de la location
gérance.
b- Location pour 7 ans non suivie de vente article 50 et 52 ter
Article 52 ter. Le tribunal peut, s'il estime que l'entreprise peut être redressée
par sa location ou location gérance pour une durée ne dépassant pas les sept ans,
-
ordonner qu'il soit procédé ainsi. Il fixe dans sa décision portant homologation du
plan de redressement, le montant de mise à prix du loyer ou de location gérance
au vu du rapport d'un expert spécialisé, ainsi que la période de location.
La location ou location gérance de l'entreprise est faite au profit du
soumissionnaire qui présente la meilleure offre de location.
- Même obligation que précédemment pour le locataire gérant
- Fixation du loyer par expertise ainsi que la durée de la location
On cas de non respect => résolution du contrat de location gérance
3- Droit des créanciers article 52. 6
-
Article 52 sexiès. - La location de l'entreprise n'entraîne pas le purge de ses
dettes. Tout créancier dont la créance n'a pas été payée en totalité peut agir
contre son propriétaire à la fin de la période de location. Les délais de
prescription et de déchéance sont suspendus pendant la période de location.
- Créance postérieur a la location gérance => créancier du location gérance ne
peuvent pas s’attaquer qu’au location gérance pas au débiteur
- Créance antérieur à la location gérance => ne peuvent pas attaquer le
débiteur pendant la période de location gérance, suspension provisoire des
B.A.S
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Certificat Année d’Etude Juridiques Droit Commercial Universitaire et Fiscales 2005&2006 poursuites limiter
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2005&2006
poursuites limiter aux demande de paiement mais demande de réouverture du
règlement judiciaire possible pour toute valeur de la créance impayé
4- Résolution du contrat article 52.9
Article 52.9. Le propriétaire de l'entreprise louée ou donnée en location gérance,
tout créancier dont la créance n'a pas été payée dans les délais indiqués au plan
de paiement, le contrôleur de l'exécution du plan ainsi que le procureur de la
République territorialement compétent peuvent demander la résolution du
contrat de location ou de location gérance à condition d'établir que celui qui en a
l'exploitation dans le cadre dudit contrat a failli à ses obligations indiquées au
cahier des charges et dans la législation en vigueur.
En cas de jugement de résolution, le tribunal statue sur la possibilité de cession
de l'entreprise à un tiers, à défaut, il en déclare la mise en faillite ou la
liquidation.
Le locataire est astreint à tous les frais occasionnés par les nouvelles procédures.
En outre, tout intéressé peut lui réclamer la réparation du dommage subi en
raison de la résolution.
5- Réouverture du règlement judiciaire
Article 52 dieciès. - Le créancier dont la créance n'a pas été payée en totalité à la
fin de la période de location ou de location gérance en dehors d'une cession peut
demander la réouverture d'une procédure de règlement judiciaire
B.A.S
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Certificat Année d’Etude Juridiques Droit Commercial Universitaire et Fiscales 2005&2006 La Faillite
Certificat
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Droit Commercial
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2005&2006
La Faillite
Domaine d’application : réserver aux commerçants
Mode d’accès :
entrée via règlement judiciaire
Entrée directe si le commerçant n’est pas éligible a la loi 95
Sect1. La déclaration de faillite
A- Condition de fond
Cessation de paiement plus au moins grave selon le mode d’entrée dans la
faillite
-
-
Débiteur : commerçant personne physique ou morale
*
Personne en vie
*
A la retraite ou décès => faillite prononcée dans l’année qui suit le
départ a la retraite ou le décès
La cessation de paiement fixé par le tribunal avant la retraite ou le
décès
*
Associés solidaires : même règles
B- Condition de forme
-
Débiteur
Créancier non pas besoin de faire la preuve qu’ils ont tenté toutes les voies de
droit contrairement au règlement judiciaire
-
-
Jugement déclaratif de faillite
* Syndic + juge commissaire de faillite
* Fixation de la date de cessation de paiement (18 mois max)
Sect2. Les effets du jugement déclaratif
A- Le dessaisissement du débiteur
1- Principe article 457
Article 457. — À partir de sa date, le jugement déclaratif de faillite dessaisit de
plein droit le failli de l'administration et de la disposition de tous ses biens, même
de ceux qu'il peut acquérir à quelque titre que ce soit, tant qu'il est en état de
faillite.
Les droits et actions du failli, concernant son patrimoine, sont exercés par le
syndic.
- Dessaisissement de plein droit => pas de mention dans l’acte de jugement
- Acte visé :
acte d’administration et de disposition
- Biens visés :
tous y compris biens non liés a l’entreprise
Bien présent et futur quelque soit leur mode d’acquisition
- Concerne les choses et les droits
2- Exception article 457 al3 et 458
Article 457 al3. Toutefois, le failli peut faire tous actes conservatoires de ses
droits et se porter partie intervenante aux procès suivis par le syndic.
Article 458. Échappent au dessaisissement, les droits exclusivement attachés à la
personne du failli et ceux qui mettent en jeu un intérêt d'ordre essentiellement
B.A.S
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Certificat Année d’Etude Juridiques Droit Commercial Universitaire et Fiscales 2005&2006 moral, sauf à
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Droit Commercial
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2005&2006
moral, sauf à admettre le syndic comme partie intervenante dans les instances
devant aboutir à une condamnation pécuniaire.
Échappent également au dessaisissement :
1.
les biens déclarés insaisissables par la loi ;
Les traitements et salaires que peut réaliser le failli par son activité, sauf au
syndic à exercer les recours en pareil cas. Toutefois, les gains ne correspondants,
ni à des traitements, ni à des salaires, ne sont insaisissables que dans la mesure
fixée par le juge-commissaire comme correspondant aux besoins de la subsistance
du failli et de celle de sa famille.
1- Actes conservatoires et intervention au procès en tant que partie
intervenante pour protéger ces droits
2- Droits exclusivement attachés à la personne du failli droits
extrapatrimoniaux. Cependant les conséquences patrimoniales sous
la forme indemnisation font l’objet de dessaisissement sauf ce qui
est de la responsabilité des préjudices corporels ou moraux
3- Biens déclarés insaisissable par la loi (fraction insaisissable du
salaire, vêtements objets ustensiles nécessaire au débiteur et a sa
famille outil de travail)
4- Pour les revenues autres de traitement et salaire, le juge
commissaire fixe la fraction insaisissable en fonction des besoin du
débiteur et de sa famille
B- La suspension provisoire des poursuites Article 459
Article 459. — Le jugement déclaratif de faillite suspend, à l'égard des créanciers
chirographaires et des créanciers munis d'un privilège général, les poursuites
individuelles.
Les actions mobilières ou immobilières et les voies d'exécution non atteintes par
la suspension ne peuvent plus être poursuivies que contre le syndic ou intentées
par lui, le Tribunal pouvant recevoir le failli comme partie intervenante.
- Visés : les chirographes et créanciers munis d’un privilège général
les créanciers munis de sûreté et privilège spécial peuvent continuer
a poursuivre les poursuites sont exercés contre le syndic (différent
du règlement judiciaire)
C- Arrêt du cours des intérêts article 460
Article 460. — Le jugement déclaratif arrête, à l'égard de la masse seulement, le
cours des intérêts des créances non garanties par un privilège spécial ou par une
sûreté mobilière ou immobilière.
Les intérêts des créances garanties ne peuvent être réclamés que sur les sommes
provenant de la réalisation des biens affectés à la sûreté.
Les chirographes ne peut pas demander les intérêts dans le cadre de la faillite
mais il peut après la clôture de la faillite réclamer les intérêts
D- Déchéance du termes Article 461
Article 461. — Le jugement déclaratif entraîne, à l'égard du failli, mais non de
ses coobligés, la déchéance du terme, même au profit de ses créanciers qui
possèdent une sûreté.
Toutefois les porteurs d'obligations avec primes de remboursement viennent à
contribution non seulement pour le prix d'émission, mais encore pour la fraction
de la prime que le temps écoulé leur a fait acquérir
B.A.S
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Certificat Année d’Etude Juridiques Droit Commercial Universitaire et Fiscales 2005&2006 - Produit ces
Certificat
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Droit Commercial
Universitaire
et Fiscales
2005&2006
- Produit ces effets a l’égard de tous les créanciers quelque soit leurs rang et
leur permet de produire (s’inscrire) pour la totalité de la créance (différent du
règlement judiciaire)
- Ne concerne pas les coobligés (sauf SNC)
- Ne concerne pas les débiteurs du failli
Sect3. La procédure de la faillite
A- Les organes de la faillite
1-
Le juge commissaire
Article 466. Par le jugement déclaratif de faillite, le Tribunal désigne l'un de ses
membres comme juge-commissaire
Rôle
- Surveille la procédure
- Arrête la liste des créanciers
- Apposition des scellés sur les biens du débiteur
- Nomination et révocation du syndic
2-
Le syndic Article 470
Article 470. — Le jugement déclaratif de faillite nomme un ou plusieurs syndics
qui ont qualité de mandataires de justice et qui, à ce titre, sont soumis aux
prescriptions de l'article 568 du Code des Obligations et des Contrats.
- Incompatibilité article 471
- Honoraires fixés par le juge commissaire
Rôle
- Défend les intérêts du débiteur et des créanciers
- Agit en justice pour récupérer l’actif
- Réunit les créanciers en assemblée générale
- Arrête la liste des créanciers
- Gère l’entreprise lorsque la poursuite de l’activité a été décidée
B- L’administration de l’actif
1- Apposition des scellés article 476 et suivants
Principe : article 476
Article 476. — Par le jugement déclaratif de faillite, le Tribunal ordonne
l'apposition des scellés.
Cette mesure peut être, à tout moment, provoquée à la diligence du syndic.
Le juge-commissaire procède à l'apposition des scellés. Il peut en charger le juge
cantonal dans le ressort duquel cette mesure a lieu.
Exception article 476 al4 et suivants
Si le juge-commissaire estime que l'actif du failli peut être inventorié en un seul
jour, il n'est pas apposé de scellés, mais il doit être immédiatement procédé à
l'inventaire.
Article 477. — Les scellés sont apposés sur les magasins, comptoirs, caisses,
portefeuilles, livres, papiers, meubles et effets du failli.
En cas de faillite d'une société comprenant des associés solidaires, les scellés sont
apposés non seulement au siège de la société, mais encore au domicile de chacun
des associés solidaires.
B.A.S
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Certificat Année d’Etude Juridiques Droit Commercial Universitaire et Fiscales 2005&2006 Article 478. — Le
Certificat
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Droit Commercial
Universitaire
et Fiscales
2005&2006
Article 478. — Le juge-commissaire peut, sur la demande du syndic, le dispenser
de faire placer sous scellés ou l'autoriser à en faire extraire :
1.
les objets mobiliers et effets nécessaires au failli et à sa famille sur l'état
qui lui en est présenté ;
2. les objets sujets à dépérissement prochain ou à dépréciation imminente ;
3. les objets servant au commerce, si la continuation de l'exploitation est
autorisée.
Les objets visés au présent article sont immédiatement inventoriés avec
estimation par le syndic, en présence du juge-commissaire, ou de son délégué, qui
signera le procès-verbal.
- Inventaire fait en un seul jour
- Biens nécessaires au failli et à sa famille
- Biens périssables sujets de dépréciation ou qui coûtent cher a conservé
- Bien servant a l’activité commerciale lorsque celle-ci est poursuivi
2- Inventaire
3- Secours alimentaire article 481
Article 481. — Le failli peut obtenir, pour lui et sa famille, sur l'actif de la faillite,
des secours alimentaires qui sont fixés par le juge-commissaire, sur la proposition
du syndic.
C- L’établissement du passif
Créanciers antérieurs
Créanciers postérieurs
Créanciers dans la masse
Créanciers de la masse
Créanciers hors la masse
Créanciers
exclus de la
masse
fondement
462 et 463
Créanciers
Créancier
non inscrits
muni de
car hors
sûreté hors
délai
procédure
Jugement déclaratif de faillite
B.A.S
42
Certificat Année d’Etude Juridiques Droit Commercial Universitaire et Fiscales 2005&2006 1- Inscription des
Certificat
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Droit Commercial
Universitaire
et Fiscales
2005&2006
1- Inscription des créances
-
Délai : Syndic
8 jours
15 jours ou 30 si
créancier non résident
Inscription auprès
du syndic 1ere
instance
2eme Inscription
+ lettre pour
Ultime délai
d’inscription
créancier inscrit
en bilan
- Créancier :
tous les créanciers civil et commercial
Les créanciers munis de sûreté ne s’inscrivent que pour
mémoire ils ne font pas véritablement partie de la masse
- Contestation des inscriptions sur la bases des articles 462 et 463 + sur la base
du droit commun (l’article 30 de la loi inapplicable à la faillit)
Article 462. — Doivent être déclarés inopposables à la masse, lorsqu'ils ont été
faits par le débiteur depuis l'époque de la cessation des paiements, telle qu'elle a
été fixée par le Tribunal ou dans les vingt jours qui ont précédé cette époque :
1-les actes et aliénations à titre gratuit, à l'exception des dons minimes d'usages ;
2-les paiements anticipés, sous quelque forme qu'ils aient été faits ;
3-les paiements de dettes pécuniaires échues, faits autrement qu'en espèces,
lettres de change, billets à ordre, chèques, ordres de virement et, d'une façon
générale, toute dation en paiement, sous réserve des droits acquis par les tiers de
bonne foi ;
4-la constitution d'une hypothèque conventionnelle ou judiciaire ou d'un gage sur
les biens du débiteur pour garantie d'une dette préexistante.
Période suspecte + 20 jours (max 18 mois + 20 jours)
Article 462 => inopposable de plein droit
1-
actes et aliénations à titre gratuit
2-
Paiement anticipé
3-
Paiements anormaux
4-
Garantit de dette préexistante
Article 463. — Tous autres paiements faits par le débiteur pour dettes échues et
tous autres actes à titre onéreux, par lui passés après la cessation de ses
paiements, peuvent être déclarés inopposables à la masse si ceux, qui ont reçu
paiement du débiteur ou traité avec lui, avaient eu connaissance de la cessation
de ses paiements.
L’article 463 acte normaux mais le cocontractant avait connaissance de la
cessation de paiement du débiteur
- inopposabilité facultative
- période suspect
-
Délai de la vérification des créances : 3 mois éventuellement + si faillite délicate
B.A.S
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Certificat Année d’Etude Juridiques Droit Commercial Universitaire et Fiscales 2005&2006 - Contestation de
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Droit Commercial
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2005&2006
-
Contestation de l’inscription par les créanciers
8 jours pour
contester
Transmission
15 jours
au juge
Contredit
commissaire
Tribunal
Appel
Inscription
Publication de
la liste + lettre
avec accusé
de réception
pour les
créances
contestés
Nouvelle
publication de
la liste par le
greffier + lettre
recommandée
pour les
créances
contestées
statut sur
opposition
auprès du
le contredit
sur la
syndic 1ere
décision du
instance
A la suite de cela on a formé la masse après le syndic va réunir les créanciers en
AG
-
AG des créanciers
Former par
- les créanciers dans la masse
- créanciers munis de sûreté sous certaines conditions :
• Vérification de la sûreté par le syndic
• Demande de participation
Si pas de demande de participation se sont les autres créanciers qui
prennent les décisions sur l’avenir du débiteur
Si participation
1-
Sans demande préalable le simple fait de vote vaut renonciation a la
sûreté => 100 % chirographes
2- Demande de participation et négociation avec le syndic le créancier
doit renoncer a tout u partie de sa sûreté pour pouvoir voter
Sect4. Les solutions de la faillite
A – Clôture pour défaut d’intérêt de la masse
-
Tous les créanciers dans la masse sont payés
Le failli retrouve tous ses droits
=> Cas ou entrée directe
-
B- Le concordat simple
-
Maintenir en activité rééchelonnement des dettes, refinancement de l’entreprise
Vote des créanciers (par tête et valeur des créances)
Majorité inscrit par tête et qui représente >= 2/3 valeur des créances
- Homologation par le tribunal : souverain pouvoir d’appréciation la majorité
ayant voté le concordat simple
L’homologation rond le concordat opposable a tous les créanciers même a ceux
qui ne font pas partie de la masse
Tout créancier non payé sans le cadre du concordat peut en demander la
résolution dans ce cas on doit rouvrir la procédure de la faillite.
-
B.A.S
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Certificat Année d’Etude Juridiques Droit Commercial Universitaire et Fiscales 2005&2006 C- Concordat par
Certificat
Année
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Droit Commercial
Universitaire
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2005&2006
C- Concordat par abandon d’actif
- Abandon de l’actif présent au profit des créanciers
- Produit les mêmes effets que le concordat simple
- Les créanciers font des remises de dettes pour tout ce qui excède l’actif
adandoné
Clauses de retour a meilleur fortune possible
D- L’Union
-
Article 533 Les créanciers sont de plein droit en état d'union :
1. s'il n'intervient point de concordat ;
2. si le tribunal refuse l'homologation du concordat.
S'il n'intervient point de concordat, le juge-commissaire consultera
immédiatement les créanciers, tant sur les faits de la gestion que sur l'utilité du
maintien ou du remplacement du syndic. Les créanciers privilégiés,
hypothécaires ou nantis d'un gage immobilier ou mobilier, sont admis à cette
délibération.
Il est dressé procès-verbal des dires et observations des créanciers.
Sur le vu de cette pièce, le tribunal statue.
Les syndics qui ne seraient pas maintenus devront rendre leur compte aux
nouveaux syndics en présence du juge-commissaire, le failli dûment appelé par
pli recommandé avec accusé de réception.
Les créanciers sont également consultés sur la question de savoir si un recours
pourra être accordé au failli sur l'actif de la faillite.
Lorsque la majorité des créanciers présents y auront consenti, une somme pourra
être accordée au failli à titre de secours sur l'actif de la faillite. Les syndics en
proposeront la quotité qui sera fixée par ordonnance du juge-commissaire.
Il n'est permis qu'aux syndics seuls de faire opposition à telle ordonnance devant
le tribunal.
Article 534. — En cas d'annulation, comme en cas de refus d'homologation du
concordat, il sera procédé aux consultations prévues à l'article précédent dans
une assemblée spéciale des créanciers, convoqués aux lieu, jour et heure qui
seront fixés par le juge-commissaire.
Les insertions dans les journaux et les lettres de convocation indiqueront l'objet
de l'assemblée.
Article 535. — Lorsqu'une société comportant des associés solidaires est
déclarée en faillite, les créanciers peuvent ne consentir de concordat qu'en faveur
d'un ou de plusieurs associés.
En ce cas, tout l'actif social demeure sous le régime de l'union. Les biens
personnels de ceux auxquels le concordat a été consenti en sont exclus et le
concordat particulier passé avec eux ne peut consentir l'engagement de payer un
dividende que sur des valeurs étrangères à l'actif social. L'associé qui a obtenu un
concordat particulier est déchargé de toute solidarité.
Article 536. — Le syndic procède à la liquidation.
Toutefois, les créanciers peuvent lui donner mandat pour continuer l'exploitation
de l'actif.
La délibération des créanciers qui lui confèrent ce mandat en détermine la durée
et l'étendue et fixe les sommes qu'il peut garder entre ses mains, à l'effet de
pourvoir aux frais et dépenses.
B.A.S
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Certificat Année d’Etude Juridiques Droit Commercial Universitaire et Fiscales 2005&2006 Elle ne peut être
Certificat
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2005&2006
Elle ne peut être prise qu'à la majorité des trois quarts des créanciers
représentant les trois quarts du montant total des créances ; elle doit être
approuvée par le juge-commissaire.
L'opposition à l'ordonnance du juge-commissaire n'est pas suspensive d'exécution.
Article 537. — Lorsque les opérations du syndic entraîneront des engagements
qui excéderaient l'actif de l'union, les créanciers qui auront autorisé des
opérations seront seuls tenus personnellement au-delà de leur part dans l'actif,
mais seulement dans les limites du mandat qu'ils auront donné, ils contribueront
au prorata de leurs créances.
Article 538. — Le syndic procédera aux recouvrements qui n'auraient pas
encore été effectués.
Il pourra consentir des transactions aux mêmes conditions que pendant la
période antérieure nonobstant toute opposition de la part du failli.
En ce qui concerne la réalisation à l'amiable de tout ou partie de l'actif mobilier
ou immobilier de la faillite, elle devra être soumise à l'assemblée des créanciers
convoqués par le juge-commissaire, sur la demande, soit du syndic, soit de tout
créancier, soit du failli, délibérant aux conditions de majorité prévues à l'article
536 du présent Code. Le syndic devra, à cet effet, obtenir l'autorisation du
tribunal, le Ministère Public entendu.
Article 539. — Le syndic devra poursuivre la vente des meubles de toute
nature, y compris le fonds de commerce dans les formes prescrites par l'article
494, mais sans qu'il soit besoin d'appeler le failli.
Article 540. — S'il n'y a pas de poursuites immobilières commencées avant que
les créanciers ne soient constitués en état d'union, le syndic seul est admis à
poursuivre la vente.
Il est tenu d'y procéder dans les trois mois, sous l'autorisation du juge-
commissaire et suivant les formes prévues par le Code de procédure civile et
commerciale.
L'adjudication opérera, par elle-même, purge des privilèges et hypothèques.
Article 541. — Les créanciers en état d'union sont convoqués au moins une fois
dans la première année et s'il y a lieu, dans les années suivantes, par le juge-
commissaire.
Dans ces assemblées, le syndic doit rendre compte de sa gestion.
Article 542. — Le montant de l'actif, distraction faite des frais et dépenses de
l'administration de la faillite, des secours qui auraient été accordés au failli ou à
sa famille et des sommes payées aux créanciers privilégiés, sera réparti entre
tous les créanciers au marc le franc de leurs créances vérifiées et admises.
La part, correspondante aux créances sur l'admission desquelles il n'aurait pas
été statué définitivement, est mise en réserve.
Article 543. — Nul paiement n'est fait par le syndic que sur la présentation du
titre constitutif de la créance. Il mentionne sur le titre la somme payée par lui ou
ordonnancée conformément à l'article 495 du présent Code.
En cas d'impossibilité de représenter le titre, le juge-commissaire peut autoriser
le paiement sur le vu du procès-verbal de vérification.
Dans tous les cas, le créancier donne quittance en marge de l'état de répartition.
Article 544. — Lorsque la liquidation de la faillite est terminée, les créanciers
sont convoqués par le juge-commissaire.
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Certificat Année d’Etude Juridiques Droit Commercial Universitaire et Fiscales 2005&2006 Dans cette
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2005&2006
Dans cette dernière assemblée, le syndic présente ses comptes. Le failli est
présent ou dûment appelé par pli recommandé avec accusé de réception.
Article 545. — A la clôture de cette assemblée, l'union est dissoute de plein
droit.
Les créanciers rentrent dans l'exercice de leurs actions individuelles.
Si sa créance a été vérifiée et admise, tout créancier peut obtenir, sur simple
requête, le titre nécessaire à l'exercice de son action sous forme d'une ordonnance
du Président du Tribunal ayant prononcé la faillite. Cette ordonnance vise
l'admission définitive du créancier et la dissolution de l'union. Elle contient
injonction au débiteur de payer et elle est revêtue par le greffier de la formule
exécutoire.
Cette ordonnance produit les effets d'un jugement en dernier ressort
Les créanciers sont en état d’union :
- Pas de concordat
- Le tribunal a refusé l’homologation du concordat
Le syndic va liquider les biens
Le décision du maintien d’activité ne peut être prise que par la majorité > = a ¾
par tête et créance avec l’accord du juge commissaire
Si le passif a augmenté, les créanciers qui ont autorisé la poursuite de l’activité
sont seuls tenus personnellement au delà leurs parts dans l’actif
La vente des biens d’actif se fait selon la procédure au encher, la vente a
l’amiable est possible avec l’autorisation de l’assemblé des créanciers et cette
autorisation est donnée a la majorité des ¾ des créanciers.
Lorsque le bien est vendu dans le cas d’une vente au encher et le bien est greffé
d’une sûreté => le bien sera purgé de sa sûreté, le droit de suite va s’etiendre
L’union peut durée plusieurs années pas de limite fixée par la loi
L’union entraîne le dessaisissement du débiteur de ses biens
L’assemblé des créanciers décide de la pension a verser au débiteur pour vivre
L’union est dissoute de bien droit cela veut dire que la suspension provisoire des
poursuites est terminé et que les créanciers peuvent poursuivrent
individuellement les créanciers.
Section V. - De la clôture pour insuffisance d'actif (Art. 546 à 547)
Article 546. — Si, à quelque époque que ce soit, le cours des opérations de la
faillite se trouve arrêté pour insuffisance d'actif, le tribunal peut, sur le rapport
du juge-commissaire, prononcer, même d'office, la clôture des opérations de la
faillite.
Le jugement fait rentrer chaque créancier dans l'exercice de ses actions
individuelles.
Si sa créance a été vérifiée et admise, le créancier peut obtenir le titre exécutoire
nécessaire à cet exercice dans les conditions prévues à l'article 545, alinéas 3 et 4.
Article 547. — Le failli ou tout autre intéressé peut, à toute époque, faire
rapporter cette décision par le tribunal en justifiant qu'il existe des fonds pour
faire face aux frais des opérations de la faillite, ou en faisant consigner entre les
mains du syndic une somme suffisante pour y pourvoir.
Dans tous les cas, les frais des poursuites exercées en vertu de l'article précédent
doivent être préalablement acquittés
Intervient a tout moment
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Certificat Année d’Etude Juridiques Droit Commercial Universitaire et Fiscales 2005&2006 Le jugement fait
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Le jugement fait rentrer les créanciers dans l’exercice de leur action individuelle.
Chapitre V. - Des droits spéciaux qui peuvent être invoqués contre la faillite (Art.
548 à 574)
Section I. Des créanciers ayant plusieurs codébiteurs (Art. 548 à 551)
Article 548. — Le créancier, porteur d'engagements souscrits, endossés ou
garantis solidairement par le débiteur et d'autres coobligés qui ont cessé leurs
paiements, peut produire dans toutes les masses pour la valeur nominale de son
titre et participer aux distributions jusqu'à parfait paiement.
Article 549. — Aucun recours, pour raison de dividendes payés, n'est ouvert
aux faillites des coobligés les uns contre les autres, à moins que la réunion des
dividendes donnés par ces faillites n'excède le montant total de la créance, en
principal et accessoires. En ce cas, cet excédent est dévolu, suivant l'ordre des
engagements, à ceux des coobligés qui auraient les autres pour garants.
Article 550. — Si le créancier, porteur d'engagements solidaires entre le failli et
d'autres coobligés, a reçu, avant la faillite, un acompte sur sa créance, il ne sera
compris dans la masse que sous déduction de cet acompte et conservera, sur ce
qui lui reste dû, ses droits contre les coobligés ou les cautions. Le coobligé ou la
caution qui aura fait le paiement partiel sera compris dans la même masse pour
tout ce qu'il aura payé à la décharge du failli.
Article 551. — Nonobstant le concordat, les créanciers conservent leur action
pour la totalité de leur créance contre les coobligés du failli.
Ceux-là ont le droit d'intervenir dans l'instance en homologation du concordat
pour présenter leurs observations
Section II. De la revendication et du droit de rétention (Art. 552 à 559)
Article 552. — Les tiers, se prétendant propriétaires des biens qui se trouvent en
la possession du failli, peuvent les revendiquer.
Le syndic peut, avec l'autorisation du juge-commissaire, admettre les demandes
en revendication.
S'il y a contestation entre le syndic et le tiers revendiquant, le tribunal statue, le
juge-commissaire entendu.
Article 553. — Peuvent notamment être revendiquées, les remises en effets de
commerce ou autres titres non encore payés et qui se trouveront en nature dans
le portefeuille du failli à l'époque de la faillite, lorsque ces remises auront été
faites par le propriétaire avec le simple mandat d'en faire le recouvrement et d'en
garder la valeur à sa disposition, ou lorsqu'elles auront été de sa part
spécialement affectées à des paiements déterminés.
Article 554. — Peuvent être revendiquées, aussi longtemps qu'elles existeront
en nature, en tout ou en partie, les marchandises remises en consignation au
failli à titre de dépôt ou pour être vendues pour le compte du propriétaire.
Peut même être revendiqué, le prix ou la partie du prix desdites marchandises
qui n'aura été ni payé, ni réglé en valeur, ni compensé en compte courant entre le
failli et l'acheteur.
Article 555. — Peuvent être retenues par le vendeur, les marchandises par lui
vendues qui ne seront pas délivrées au failli ou qui n'auront pas encore été
expédiées, soit à lui, soit à un tiers pour son compte.
Article 556. — Le vendeur peut rentrer en possession, aux fins d'exercer son
droit de rétention, des marchandises expédiées au failli, tant que la transaction
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Certificat Année d’Etude Juridiques Droit Commercial Universitaire et Fiscales 2005&2006 n'en aura pas
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n'en aura pas été effectuée dans les magasins de ce dernier ou dans un endroit où
il en avait l'apparente disposition ou bien dans les magasins d'un
commissionnaire chargé de les vendre pour le compte du failli.
Toutefois, le vendeur, n'est plus recevable à agir si les marchandises, avant leur
arrivée, ont été revendues sans fraude à un sous-acquéreur de bonne foi.
Article 557. — Si l'acheteur est entré en possession des marchandises avant sa
faillite, le vendeur ne pourra se prévaloir, ni d'une action en résolution, ni de
l'action en revendication prévue à l'article 681 du Code des obligations et des
contrats, ni d'un privilège.
Article 558. — Dans le cas où le vendeur peut exercer son droit de rétention, le
syndic, autorisé par le juge-commissaire, a la faculté d'exiger la livraison des
marchandises en payant au vendeur le prix convenu.
Article 559. — Si le syndic ne prend pas cette décision, le vendeur fera résoudre
la vente et remboursera les acomptes par lui reçus.
Il pourra obtenir des dommages intérêts en raison du préjudice que pourrait lui causer
l'inexécution de la vente et produire de ce chef dans la masse chirographaire
Droit de revendication
Revendication de marchandise déposée chez le failli
L
récupération de biens ayant dans le contrat une clause de réserve du
propriétaire => n’est pas démontrée faute de disposition légale
Il faut que le bien existe en nature et si le bien a été incorporé dans un entre bien
et vendu le créancier peut revendiqué la valeur de son bien sur le prix de la vente
Droit de rétention
Le
créancier peut pratiquer le droit de rétention si la marchandise n’a pas quitté
sa possession et le droit de rétention peut s’effectuer pendant la période de
transport
La
vente d’un bien dans le cadre du leasing article 559
Le
dommage et intérêt ne rentre passé dans le droit de rétention il doit s’inscrire
dans la masse
Section III. Des créanciers privilégiés ou nantis d'un gage sur les meubles (Art.
560 à 566)
Article 560. — Les créanciers du failli qui sont valablement nantis de gages, ainsi
que tous ceux qui ont un privilège spécial sur un meuble, ne sont inscrits dans la
masse que pour mémoire.
Article 561. — Le syndic peut, à toute époque, avec l'autorisation du juge-
commissaire, retirer le gage au profit de la faillite, en remboursant la dette.
Article 562. — Le syndic présente au juge-commissaire l'état des créanciers se
prétendant privilégiés sur les biens meubles et le juge-commissaire autorise, s'il y
a lieu, le paiement de ces créanciers sur les premiers deniers rentrés.
Si
le privilège est contesté, le tribunal statue.
Article 563. — Dans le cas où le gage n'est pas retiré par le syndic, s'il est
vendu par le créancier moyennant un prix qui excède la créance, le surplus sera
recouvré par le syndic.
Si
le prix est moindre que la créance, le créancier nanti viendra en contribution,
pour le surplus, dans la masse comme créancier ordinaire.
Dans tous les cas, le créancier est tenu, sur mise en demeure du syndic, adressée
par pli recommandé avec accusé de réception, de réaliser son gage dans les
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Certificat Année d’Etude Juridiques Droit Commercial Universitaire et Fiscales 2005&2006 formes légales
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formes légales avant la dissolution de l'union. Faute de quoi, le syndic peut, avec
l'autorisation du juge-commissaire, le créancier entendu, procéder à la vente.
L'ordonnance, par laquelle le juge-commissaire autorise la vente, doit être
notifiée au créancier gagiste qui peut y faire opposition dans les conditions
prévues à l'article 468 du présent Code. Dans ce cas, le délai d'opposition et
l'opposition elle-même suspendent l'exécution de l'ordonnance.
Article 564. — Le syndic doit, dans les dix jours qui suivent le jugement
déclaratif de faillite, payer sur simple ordonnance du juge-commissaire,
nonobstant l'existence de tout autre créancier, à la seule condition qu'il ait les
fonds nécessaires, la fraction insaisissable des sommes restant dues aux ouvriers,
aux employés, aux marins, aux voyageurs et représentants de commerce pour la
dernière période de paiement précédant le jugement déclaratif de faillite.
Article 565. — Si le syndic n'a pas en mains les fonds nécessaires pour le
paiement prévu à l'article précédent, les sommes dues doivent être acquittées sur
les premières rentrées de fonds, nonobstant l'existence et le rang de toute autre
créance privilégiée.
Au cas où lesdites sommes seraient payées grâce à une avance faite par le syndic
ou toute autre personne, le prêteur sera, de ce fait, subrogé dans les droits des
intéressés et devra être remboursé dès la rentrée des fonds nécessaires sans
qu'aucun autre créancier puisse y faire opposition.
Article 566. — Pour le surplus des sommes pouvant leur être dues, les
employés, ouvriers, marins, voyageurs et représentants de commerce exerceront
les droits et privilèges prévus à l'article 1630, 4° du Code des Obligations et des
Contrats.
Inscrit dans la masse que pour mémoire
Le syndic peut retirer le droit de gage en acquittant la dette, ils seront payés sur
les 1 er somme d’argent rentrée sinon le créancier c’est lui qui vent le bien et le
surplus est restitué au syndic, si la valeur du bien est inférieur a la dette il va
s’inscrire en tant que chirographaire pour la partie restante
La fraction insaisissable du salaire => payer par le syndic dans les 10 jours qui
suit la déclaration de faillite si il n y a pas d’argent ils seront payé sur la 1ere
rentrée d’argent et les biens seront remboursés
Section IV. - Des créanciers hypothécaires ou privilégiés sur les immeubles (Art.
567 à 571)
Article 567. — Lorsque la distribution du prix des immeubles sera faite
antérieurement à celle du prix des biens meubles ou simultanément, les
créanciers privilégiés ou hypothécaires, non remplis sur le prix des immeubles,
concourent, à proportion de ce qui leur reste dû, avec les créanciers
chirographaires, sur les deniers appartenant à la masse, pourvu, toutefois, que
leurs créances aient été vérifiées suivant les formes ci-dessus établies.
Article 568. — Si une ou plusieurs distributions des deniers mobiliers
précèdent la distribution du prix des immeubles, les créanciers privilégiés ou
hypothécaires, vérifiés et admis, concourent aux répartitions dans la proportion
de leurs créances totales, et sauf, le cas échéant, les distractions visées aux
articles suivants.
Article 569. — Après la vente des immeubles et le règlement définitif de l'ordre
entre les créanciers privilégiés ou hypothécaires, ceux d'entre eux qui viendront
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Certificat Année d’Etude Juridiques Droit Commercial Universitaire et Fiscales 2005&2006 en ordre utile sur
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en ordre utile sur le prix des immeubles pour la totalité de leur créance ne
toucheront le montant de leur collocation hypothécaire que sous la déduction des
sommes par eux perçues dans la masse chirographaire.
Les sommes ainsi déduites ne resteront point dans la masse hypothécaire, mais
retourneront à la masse chirographaire, au profit de laquelle il en sera fait
distraction.
Article 570. — À l'égard des créanciers hypothécaires qui ne seront colloqués
que partiellement dans la distribution du prix des immeubles, il sera procédé
comme suit :
leurs droits sur la masse chirographaire seront définitivement réglés
d'après les sommes dont ils resteront créanciers après leur collocation
immobilière ;
les deniers qu'ils auront touchés au-delà de cette proportion dans la
distribution antérieure leur seront retenus sur le montant de leur collocation
hypothécaire et reversés dans la masse chirographaire.
Article 571. — Les créanciers qui ne viennent point en ordre utile seront
considérés comme chirographaires et soumis comme tels aux effets de toutes les
opérations de la masse chirographaire, et, s'il y a lieu, du concordat.
Payer sur le prix de l’immeuble pour le reste ils peuvent concourir avec les
chirographaire a condition que la créance a été vérifié
Section V. - Du bail et du privilège du bailleur (Art. 572 à 574)
Article 572. — La faillite n'entraîne pas, de plein droit, la résiliation, du bail
des immeubles affectés au commerce du débiteur, y compris les locaux dépendant
de ces immeubles et servant à son habitation ou à celle de sa famille. Toute
stipulation contraire est réputée non écrite.
Pendant un délai de trois mois, à compter du jugement déclaratif de faillite,
toutes voies d'exécution à la requête du bailleur sur les effets mobiliers
garnissant les lieux loués sont suspendues, sans préjudice toutefois de toutes
mesures conservatoires et des droits acquis au bailleur, avant la faillite, de
reprendre possession des lieux loués.
Pour l'exercice de ses droits acquis, le bailleur doit introduire sa demande dans le
délai fixé ci-dessus.
Le syndic peut, avec l'autorisation du juge-commissaire, résilier le bail ou le
continuer en satisfaisant à toutes les obligations du locataire. Il doit notifier au
bailleur son intention de résilier le bail et de le continuer, dans le délai fixé à
l'alinéa 2 ci-dessus.
Le bailleur, qui entend former une demande en résiliation du bail pour les causes
nées de la faillite, doit l'introduire dans la quinzaine de la notification visée à
l'alinéa précédent. La résiliation est prononcée lorsque les garanties offertes sont
jugées insuffisantes par le Tribunal.
Article 573. — En cas de résiliation des baux prévus à l'article précédent, le
propriétaire a privilège pour les deux dernières années de location, échues avant
le jugement déclaratif de faillite, et pour l'année courante, pour tout ce qui
concerne l'exécution du bail et pour tous les dommages intérêts qui pourront lui
être alloués par les Tribunaux.
En cas de non résiliation, le bailleur, une fois payé de tous les loyers échus, ne
peut exiger le paiement des loyers en cours ou à échoir, si les sûretés qui lui ont
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Certificat Année d’Etude Juridiques Droit Commercial Universitaire et Fiscales 2005&2006 été données lors
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été données lors du contrat sont maintenues, ou si celles qui lui ont été fournies
depuis la cessation des paiements sont jugées suffisantes.
Article 574. — Lorsqu'il y a vente et enlèvement des meubles garnissant les
lieux loués, le bailleur peut exercer son privilège comme en cas de résiliation
prévue à l'article précédent et, en outre, pour une année à échoir à partir de
l'année au cours de laquelle a été rendu le jugement déclaratif de faillite, que le
bail ait ou non date certaine.
La faillite n’entraîne pas la résiliation du bail
Le maintien du bail, les locaux ou est exploité l’entreprise et les dépendances des
locaux ou habite le gérant
Le bailleur a un droit de rétention sur les biens qui sont dans ces propres locaux
loué. Son droit est suspendu pendant 3 mois a compter de la date déclaratif de
faillite c’est le syndic qui décide de la suite du bail si y a maintien du bail le
syndic n’est pas autorisé a modifier le terme du contrat c’est un maintien pur et
simple.
Dans le cas de résiliation le syndic doit notifier sa décision au bailleur
On cas de résiliation le privilège va couvrir les dommages et intérêts et l’année
encours et les deux années écoulés. Pour le reste il va s’inscrire comme
chirographaire.
Si le syndic fait vider les lieux (574) le privilège va couvrir en plus une année
futur.
La banqueroute :
La banqueroute est l’aspect pénal de la faillite lorsque le débiteur n’a pas fait sa
déclaration de cessation de paiement entraîne la banqueroute simple.
Lorsqu’il y s’ajoute dissimulation d’actif la banqueroute sera frauduleuse et
assortie d’un emprisonnement allant a 5 ans.
La banqueroute peut frapper les faillis et même les créanciers (qui s’entendent
avec le débiteur pour majorer le passif) article 577
La Réhabilitation :
Le débiteur va retrouver ces droits il doit tout payer (principal et intérêt) en plus
il faut un jugement de réhabilitation.
On ne peut pas être réhabilitation si on a commis une banqueroute frauduleuse a
moins qu’on a fait l’objet d’une réhabilitation légale.
B.A.S
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