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Janvier 2003 Compte rendu n° 060331001 Département Techniques d'Elevage et Qualité Service Lait Pierre BILLON Département Actions Régionales Service Actions Régionales Sud-Ouest / CNBL Gilles LAGRIFFOUL Ecole Supérieure d'agriculture de Purpan Edith MARAVAL

La traite mécanique des brebis :

machines à traire et relations avec la qualité du lait

Etat

du parc des

Edith MARAVAL La traite mécanique des brebis : machines à traire et relations avec la qualité
Edith MARAVAL La traite mécanique des brebis : machines à traire et relations avec la qualité
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LA TRAITE MECANIQUE DES BREBIS : ETAT DU PARC DES MACHINES A TRAIRE ET RELATIONS AVEC LA QUALITE DU LAIT

Membres du groupe technique « Traite Mécanique des Brebis Laitières » du Comité National Brebis Laitières ayant participé au travail :

- Régis ANDRE (Centre Départemental Elevage Ovin)

- Joseph BERNARD (Confédération Générale de Roquefort)

- Pierre BILLON (Institut de l'Elevage – Service Lait)

- Céline FRIOT (Chambre d’Agriculture de l’Aveyron / UNOTEC)

- Gilles LAGRIFFOUL (Institut de l'Elevage – Service Actions Régionales Sud- Ouest / CNBL)

- Gilles RIONDET (Chambre d’Agriculture de Haute Corse)

- Jean-Louis ROQUES (Chambre d’Agriculture de l’Aveyron)

RESUME

En France, la filière ovine laitière se concentre autour de trois bassins de production. La traite mécanique s’y développe plus ou moins rapidement depuis plus d’une trentaine d’années. Le Rayon de Roquefort, aujourd’hui totalement mécanisé, est en phase de renouvellement des installations, alors que les bassins pyrénéen et corse, en sont encore à leur premier investissement avec seulement la moitié des élevages équipés.

L’étude est basée sur les résultats de 1698 contrôles « OPTITRAITE » réalisés dans 983 élevages de l’Aveyron (réalisation des contrôles par l’EDE de l’Aveyron, UNOTEC et la Confédération de Roquefort), des Pyrénées Atlantiques (réalisation des contrôles par l’EDE des Landes et le Centre Départemental de l’Elevage Ovin) et de Corse (réalisation des contrôles par la Chambre d’Agriculture), au cours des campagnes laitières 1999, 2000 et 2001.

La base de données ainsi constituée a permis d’établir un état des lieux du parc actuel des machines à traire. Enfin, même si la seule prise en compte de l’état de la machine à traire (jugé à partir du contrôle «OPTITRAITE») ne constitue qu’une approche très partielle, on a essayé de mettre en évidence les éventuelles relations entre la machine à traire et la qualité du lait.

Pour les élevages supports de cette étude, près de 2 contrôles en trois ans ont été réalisés en moyenne dans le Rayon de Roquefort, 1.5 contrôles dans les Pyrénées et un peu plus d’un contrôle en Corse. La plupart d’entre eux ont été effectués avant le début de la collecte.

Pour ce qui concerne la réserve réelle et la capacité des pompes à vide, des différences importantes pour un même nombre de postes et a priori des conditions de traite relativement semblables ont été observées. Le facteur de variation qui est le plus rationnel, le nombre de postes de traite, ne semble même pas pris en compte ; ainsi, on rencontre des installations avec 12 postes ayant une réserve réelle supérieure à d’autres avec 24 postes ou même plus. Si sur l’ensemble de l’échantillon moins de 2% des installations possèdent une réserve réelle insuffisante par rapport à la norme NF U 36011 en vigueur lors de l’achat des installations, pour 219 élevages du Rayon de Roquefort au contrôle laitier pour qui on disposait des renseignements nécessaires pour le calcul de la réserve minimale conformément aux recommandations de la FIL, près de la moitié (entre 0 et 82 % selon le nombre de postes) n’y satisfont pas.

Toutes installations confondues, il a été observé que 2/3 des machines à traire fonctionnent avec un vide de travail compris entre 35 et 38 kPa. Le minimum rencontré est de 28,9 kPa et la maximum de 45,5 kPa. En ligne basse, le niveau de vide varie entre 32 et 40 kPa et en ligne haute entre moins de 30 kPa et plus de 45 kPa. Cependant, le nombre d’installations avec des niveaux de vide aberrants reste faible. En effet, seulement 13% des installations sont dans ce cas avant le contrôle et il n’en reste que 1% après le contrôle.

Plus de la moitié des installations a été contrôlée avec des fuites du système de vide

pas la norme NF ISO 5707 et 28% des machines sont hors normes pour ce qui concerne les fuites du système de lait.

ne respectant

Par contre, si la sensibilité du régulateur est bonne dans environ 95% des installations contrôlées, les pertes de régulation sont supérieures aux recommandations de la norme dans 30% des installations du Rayon de Roquefort et dans les Pyrénées Atlantiques et 46% en Corse. De même, 25 à 29% des installations en Aveyron et dans les Pyrénées et plus de 50% en Corse présentent une fuite du régulateur plus importante que celle spécifiée dans la norme.

Peu d’installations contrôlées ne satisfont pas aux normes concernant les chutes de vide ce qui tend à prouver que les diamètres des canalisations sont en général bien étudiés.

Pour ce qui concerne la pulsation, il existe de grandes différences entre les marques surtout au niveau de la fréquence. Cet élément fondamental de la traite manque de recommandations précises en fonction des races d’animaux et des installations en particulier le type de faisceau trayeur utilisé.

Près de la moitié des installations ne présentent aucun défaut avant le contrôle et 30% ont un seul défaut parmi les 6 grands points les plus importants suivants : niveau de vide, pompe à vide, réserve réelle, faisceau trayeur, pulsation, lactoduc. En fin de contrôle, plus de 70% des machines ne possèdent plus aucun défaut car le technicien contrôleur peut agir aisément sur certains réglages et solutionne jusqu’à 90 % des défauts rencontrés. Seuls les faisceaux-trayeurs restent avec un niveau d’anomalie encore trop important (entre 25 et 30% des installations).

Les relations directes entre le mauvais fonctionnement de certains éléments de la machine à traire et les numérations cellulaires de tank ne sont pas faciles à mettre en évidence dans ce type d’approche. Cependant, on a pu observer que les élevages réalisant des contrôles de la machine présentent en moyenne un lait de meilleure qualité cellulaire que les autres.

De même, les élevages pratiquant le contrôle « OPTITRAITE » régulièrement présentent, en moyenne, des laits de meilleure qualité bactériologique et de meilleurs résultats en germes coliformes par rapport à ceux de la population entière des élevages.

Le contrôle « OPTITRAITE » outre son utilité technique que l’étude à bien mise en évidence, relève également d’un état d’esprit qui se veut être toujours tourné vers l’obtention d’un produit de qualité.

SOMMAIRE

RESUME

1

SOMMAIRE

4

INTRODUCTION

6

BUTS DE L’ETUDE

6

MATERIELS ET METHODES

6

RESULTATS

7

1- La répartition de la production laitière dans les trois bassins

7

2- La place de la machine à traire dans les trois bassins de production

7

3- L’état des lieux du parc des machines à traire

8

3.1- La fréquence des contrôles « OPTITRAITE »

8

3.2- La répartition des contrôles pendant l’année

8

3.3- Les installations de traite les plus couramment rencontrées

8

3.4- L’âge des installations

9

3.5- La marque des installations

9

3.6- Les réglages des machines contrôlées

10

3.6.1- La réserve réelle

10

3.6.2- Le débit de la pompe

11

3.6.3- Le niveau de vide

12

3.7- Les fuites enregistrées

14

3.7.1- Les fuites du système de vide

14

3.7.2- Les fuites du système de lait

14

3.8- La régulation

14

3.8.1- La sensibilité du régulateur

14

3.8.2- Les pertes de régulation

14

3.8.3- Les fuites du régulateur

15

3.9- Les chutes de vide

15

3.10- La pulsation

15

3.10.1- La fréquence de pulsation

15

3.10.2- Le rapport du pulsateur

16

3.11-

sumé

16

3.12- Bilan du contrôle

17

3.13- Evolution dans le temps des installations de traite

17

4- L’installation de traite et la qualité du lait

18

4.1- Les numérations cellulaires

18

4.2- Les germes totaux

19

4.3- Les coliformes

20

DISCUSSION

21

CONCLUSION

22

REMERCIEMENTS

23

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

23

INTRODUCTION

Depuis les années 1960, le cheptel de brebis français n’a cessé d’augmenter alors que le nombre d’exploitations ovines est en nette régression. L'importance croissante des effectifs de brebis et la raréfaction de la main d’œuvre a poussé les éleveurs vers le développement de la mécanisation de leur élevage. Parmi les machines qui se sont développées et qui continuent à l’être, la machine à traire figure pratiquement en tête.

Aujourd’hui de plus en plus d’élevages sont équipés d’une machine à traire, mais la répartition est différente d’un bassin de production à l’autre. Ainsi, si le Rayon de Roquefort est aujourd’hui entièrement mécanisé et est en phase de renouvellement des installations, les bassins des Pyrénées et de la Corse, ne possèdent à l’heure actuelle qu’environ la moitié d’élevages équipés avec une machine à traire.

L’influence de la traite et de la machine à traire en particulier existe dans toutes les espèces de femelles laitières, et les phénomènes ne sont pas toujours bien maîtrisés. Il a donc paru intéressant de brosser l’état du parc des machines à traire dans chacun des trois grands bassins de production français et d’essayer de déterminer, même grossièrement dans un premier temps, quelle pouvait être la part de la machine à traire dans les différents incidents dont sont régulièrement victimes les éleveurs, en particulier ceux qui concernent la qualité du lait et l’état sanitaire des mamelles de leurs animaux.

BUTS DE LETUDE

Le but de l’étude était donc de faire l’état des lieux actuel du parc des machines à traire, de déterminer avec le maximum de précision quelles en sont ses insuffisances et donc quelles sont les voies d’amélioration. Dans un second temps, il a paru intéressant d’essayer de croiser ces informations avec les résultats de qualité du lait dont disposent les éleveurs et de voir si les paramètres des machines à traire non conformes à ce que l’on aurait pu en attendre, avaient une influence sur les critères de qualité du lait.

MATERIELS ET METHODES

L’étude est basée sur les résultats de 1698 contrôles «OPTITRAITE» réalisés par les EDE de l’Aveyron et des Landes, UNOTEC, la Confédération de Roquefort, le CDEO et la Chambre d’Agriculture de Corse, dans 983 élevages de l’Aveyron, des Pyrénées Atlantiques et de Corse, au cours des campagnes laitières 1999, 2000 et 2001. Le contrôle «OPTITRAITE» est un contrôle normalisé de la machine à traire qu’il est recommandé de réaliser chaque année.

Dans un premier temps, il a été constitué avec les partenaires déjà cités une base de données informatisée avec les fiches de contrôle stockées sous forme papier.

Ensuite, cette base de données a permis d’établir un état des lieux du parc actuel des machines à traire, puis de déterminer la qualité de ce parc en comparant les résultats avec les normes et les recommandations en vigueur (normes NF ISO 5707 et NF U 30011, et recommandations FIL – mars 2002) .

Les données retenues pour l’analyse étaient les suivantes :

- les résultats des mesures : erreurs de l’indicateur de vide, sensibilité du régulateur, vide de

traite, chutes de vide, réserve réelle, perte de régulation, fuites, débit de la pompe, réglage des pulsations,

- le résumé du contrôle : état du niveau de vide, de la pompe à vide, de la réserve réelle, des faisceaux trayeurs, de la pulsation et du lactoduc.

L’analyse statistique a été réalisée à partir du logiciel SAS. Tous les éléments de la machine ont été décrits et une analyse détaillée a été réalisée pour chaque bassin.

Comme pour bon nombre de paramètres analysés, les moyennes des résultats n’apportent pas d’élément pertinent, le choix a été fait de s’attarder plutôt sur la dispersion et la répartition des valeurs et sur celles les plus fréquemment rencontrées.

Enfin, même si la seule prise en compte de l’état de la machine à traire (jugé à partir du contrôle «OPTITRAITE») ne constitue qu‘une approche très partielle, on a essayé de mettre en évidence les éventuelles relations entre la machine à traire et la qualité du lait.

On a donc pu disposer des données concernant la qualité du lait des éleveurs livrant dans le Rayon de Roquefort (2453 livreurs) et dans les Pyrénées Atlantiques (2205 livreurs). Ces résultats ont été fournis par le Service Qualité du lait de la Confédération Générale de Roquefort et par l’Association Interprofessionnelle du lait et des produits laitiers de brebis des Pyrénées Atlantiques. Aucune donnée fiable n’a pu être collectée en Corse.

Les données disponibles regroupent les résultats classiques de la qualité du lait (cellules somatiques, flore totale, germes coliformes, spores butyriques) de chaque échantillon prélevé au cours de l’année où le contrôle «OPTITRAITE» a été réalisé sur l’exploitation ainsi que l’année précédente.

Ce deuxième échantillon concerne 857 élevages en Aveyron et 424 dans les Pyrénées, soit respectivement 32% et 19% de l’ensemble des livreurs.

RESULTATS

1- La répartition de la production laitière dans les trois bassins

Le Rayon de Roquefort s'étend sur l'Aveyron, le Tarn, le Tarn-et-Garonne, la Lozère, le Gard, l'Hérault et l'Aude. Sa part dans la collecte totale est de 77%. Les Pyrénées Atlantiques représentent environ 17% de la collecte laitière française et la Corse 5%. Le tableau 1 illustre la répartition des producteurs et de la production laitière ovine en France.

Tableau 1. Répartition des éleveurs, des brebis et des volumes de lait dans les trois bassins

 

Roquefort

Pyrénées

Corse

Hors bassins

Nombre de producteurs* (% par rapport à la France entière)

2607

2524

564

375

(43%)

(42%)

(9%)

(6%)

Nombre de brebis laitières* (% par rapport à la France entière)

778 414

473 677

94 614

33 001

(56%)

(34%)

(7%)

(3%)

Production traite (x10 6 litres)** livraison à l'industrie transformation fermière

173

40

12

99%

84%

64%

1%

16%

36%

Sources : * RGA 2000 (Agreste), **Statistiques annuelles SCEES 1999

2- La place de la machine à traire dans les trois bassins de production

Dans le Rayon de Roquefort la mécanisation de la traite a connu une forte expansion à partir des années 1970. Actuellement, avec plus de 2600 éleveurs et à peu près autant d’installations, la traite dans le Rayon de Roquefort est mécanisée en quasi-totalité. Le parc est entré depuis quelques années dans une phase de renouvellement des installations.

Dans le bassin des Pyrénées Atlantiques, les premières installations de traite ont été mises en place en 1975. Au cours des 20 dernières années, les exploitations du Béarn et du Pays Basque ont fortement évoluées (modification de l’équipement, développement de nouvelles techniques de conduite du troupeau…) Depuis plusieurs années, le parc de machines à traire connaît un fort développement. Il a doublé en moins d’une décennie pour atteindre un taux de 44% de producteurs équipés.

Les premières installations de traite sont arrivées en Corse au début des années 70. En 2001, on pouvait évaluer à environ 250 le nombre de machines en fonctionnement sur un total de 493 producteurs, soit un taux de mécanisation proche de 50%.

3- L’état des lieux du parc des machines à traire

Dans l’échantillon des 1698 contrôles « OPTITRAITE », le bassin aveyronnais représente 64% des contrôles réalisés, contre 32% pour les Pyrénées Atlantiques et seulement 4% pour la Corse.

Un peu plus d’un quart du parc de machines à traire a été contrôlé au cours des trois dernières campagnes laitières:

- 32 % du parc en Aveyron soit 570 installations

- 36% du parc dans les Pyrénées Atlantiques soit 355 installations

- 23% du parc en Corse soit 58 installations.

3.1- La fréquence des contrôles « OPTITRAITE »

Durant les années 1999,2000 et 2001, le contrôleur de machines à traire est intervenu en moyenne 1.7 fois dans chacun des élevages constitutifs de l’échantillon support de l’étude. Près de 2 contrôles en trois ans ont été réalisés en moyenne dans le Rayon de Roquefort, 1.5 contrôles dans les Pyrénées et un peu plus d’un contrôle en Corse. On a pu aussi noter quelques rares cas de deux contrôles par an lorsque des problèmes particuliers et graves sont intervenus dans quelques élevages.

3.2- La répartition des contrôles pendant l’année

En Aveyron, 89% des contrôles « OPTITRAITE » sont réalisés en période de non-collecte. Ce sont plutôt des contrôles d’entretien afin de préparer la prochaine campagne. Les contrôles effectués durant la période de livraison (11%) sont le plus souvent effectués afin de répondre à des problèmes spécifiques sur le troupeau (mammites, mauvais état des trayons…) ou sur la qualité du lait (cellules somatiques, coliformes…). Dans les Pyrénées, 33% des contrôles sont effectués en période de livraison du lait (tableau 2).

Tableau 2. Répartition des contrôles en période de non-collecte ou en période de livraison

Aveyron

Pyrénées

Nombre de contrôles en 3 ans :

1086

545

- Pendant la période de non-collecte

966

89%

365

67%

- Pendant la période de livraison

120

11%

180

33%

3.3- Les installations de traite les plus couramment rencontrées

Le tableau 3 montre que les salles de traite fixes représentent la grande majorité des installations de traite. Les systèmes rotatifs restent toujours à effectif faible.

Tableau 3: Répartition des types de machines à traire

 

Ligne Basse

Ligne Haute

Non précisé

 

TOTAL

Salle de traite fixe

141

14%

668

68%

46

5%

855

87%

Système

35

4%

29

3%

0

0%

64

7%

rotatif

Non précisé

43

4%

15

2%

6

0%

64

6%

TOTAL

219

22%

712

73%

52

5%

983

100%

En Aveyron, on trouve essentiellement des systèmes « Casse » avec une ligne haute. Parmi ceux-ci, la moitié des installations ont un poste pour deux places (« 24/48 » ou « 12/24 »). Les « 12/48 » (1 poste pour 4 brebis) représentent 19% des machines. 53 manèges ont aussi été recensés sur 570 installations contrôlées.

Dans les Pyrénées, la majorité des installations ont 12 postes pour 24 places. La traite se fait en ligne haute (36%) ou en ligne basse (15%). Seuls 9 manèges ont été comptabilisés dans l’échantillon.

En Corse, les machines à traire sont souvent plus petites. Le système classique est une salle de traite fixe en ligne haute « 6/12 » (53%). On a aussi recensé 29 % de salles de traite « 12/24 ». Aucun système rotatif n’a été signalé.

Dans de rares exploitations, la traite mécanique se fait encore en bergerie. C’est le cas de cinq élevages ayant effectué un contrôle. Il s’agit de 2 traites avec pots trayeurs en Corse et de 3 lactoducs en bergerie en Aveyron.

3.4- L’âge des installations

Le graphique 1 confirme que les investissements en machines à traire s’étalent depuis les années 70 en Aveyron (phase actuelle de renouvellement), alors qu’ils se développent depuis la fin des années 80 dans les Pyrénées et en Corse (phase de premier investissement). Dans ces deux derniers bassins, les achats ont largement été incités par la possibilité d’obtention de subventions.

80% 60% 40% 20% 0% 68-80 80-90 90-94 95-00 00-01 années Rayon PA Corse %
80%
60%
40%
20%
0%
68-80
80-90
90-94
95-00
00-01
années
Rayon
PA
Corse
% de installations

Graphique 1 : Age des installations contrôlées

Les plus anciennes machines contrôlées de l’échantillon datent de 1968 en Aveyron, 1975 dans les Pyrénées et 1977 en Corse.

3.5- La marque des installations

DeLaval s’impose globalement en tête des vendeurs de machines à traire pour brebis en France avec 40% de l’échantillon devant Fullwood et Westfalia, puis viennent Gascoigne et Diabolo-Manus (graphique 2).

400 300 200 100 0 AL FD WE GA DM CH VM MI nb installations
400
300
200
100
0
AL
FD
WE
GA
DM
CH
VM
MI
nb installations
marques Rayon PA
marques
Rayon
PA

Corse

Graphique 2. Répartition des marques des installations contrôlées

3.6- Les réglages des machines contrôlées

3.6.1- La réserve réelle Comme la moyenne de la réserve réelle des installations contrôlées ne représente rien de concret dans la réalité, le graphique 3 montre l’évolution des réserves réelles minimales et maximales selon le nombre de postes de traite.

5000 4000 3000 2000 1000 0 0 10 20 30 40 réserve réelle (l/min)
5000
4000
3000
2000
1000
0
0
10
20
30
40
réserve réelle
(l/min)
nb postes minimum
nb postes
minimum

maximum

Graphique 3. Evolution des réserves réelles minimales et maximales selon le nombre de postes

La simple lecture du graphique 3 montre des différences importantes pour un même nombre de postes et à priori des conditions de traite relativement semblables. Par exemple, pour les installations de 24 postes, la réserve réelle observée varie du simple (moins de 400 l/min) au décuple (plus de 4000 l/min). La majorité des installations sont surdimensionnées. 220 machines sur les 370 équipées de 24 postes possèdent une réserve réelle largement au-dessus de la recommandation la plus élevée (recommandations FIL, 2 trayeurs). Il ne semble pas que les installations aient été conçues avec logique. Le facteur de variation qui est le plus rationnel, le nombre de postes de traite, ne semble même pas pris en compte ; ainsi, on rencontre des installations avec 12 postes ayant une réserve réelle supérieure à d’autres avec 24 postes ou même plus.

Dans l’état actuel de nos connaissances, ce surdimensionnement ne semble pas poser de problème particulier pour la traite ou pour les animaux, pourvu que la capacité du régulateur de l’installation soit en accord avec celle de la pompe à vide qui lui est associée. Cependant, il correspond toujours à un coût supplémentaire à l’achat et à l’entretien qui pourrait être évité.

Au contraire, sur l’ensemble de l’échantillon, moins de 2% des installations possèdent une réserve insuffisante par rapport à la norme NF U 36011 en vigueur lors de l’achat des installations.

Par contre, un sondage a été réalisé pour savoir si les réserve réelle pouvaient satisfaire aux exigences de la Fédération Internationale de Laiterie (FIL) qui ont été publiée en mars 2002.

Pour 224 élevages du Rayon de Roquefort au contrôle laitier pour qui on disposait des renseignements nécessaires pour le calcul de la réserve minimale conformément aux recommandations de la FIL, près de la moitié (entre 0 et 65 % selon le nombre de postes) n’y satisfont pas (tableau 4).

Si des installations sont surdimensionnées, d’autres sont tout à fait insuffisantes.

Tableau 4. Comparaison de la norme NF U 36011 et de la recommandation FIL pour la réserve réelle

 

Nb de machines à traire (*)

Norme

Recom°

Recom°

Non

Non

Nb de

NF U

FIL**

FIL**

satisfaisant norme NF U

satisfaisant

postes

1 trayeur

2 trayeurs

36011

1 trayeur

2 trayeurs

FIL

 

(l/min)

(l/min)

(l/min)

36011

12

31

45

450

820

1220

1.3 %

65

%

18

1

6

600

880

1280

0

0 %

24

24

86

750

940

1340

0

32

%

28

3

4

850

980

1380

0

57

%

30

4

1

900

1000

1400

0

20

%

36

4

6

1050

1060

1460

0

60

%

Total

59

165

0.4 %

44.6 %

* nombre de trayeurs en milieu de campagne laitière ** pour faisceaux-trayeurs conventionnels sans clapet de fermeture, les plus couramment utilisés pour la traite des brebis.

3.6.2- Le débit de la pompe

Le tableau 5 montre les débits moyens et corrigés (à 50 kPa) des pompes à vide contrôlées selon le nombre de postes de traite.

Tableau 5. Débit moyen des pompes à vide en fonction du nombre de postes

Nb de

Débit au vide de traite

Débit corrigé à 50 kPa

postes

Moyenne

Ecart-

Moyenne

Ecart-type

 

type

6

992

345

716

242

12

1474

362

1057

285

18

2051

436

1436

278

24

2331

350

1627

278

28

2224

300

1512

170

30

2913

554

2094

238

36

3036

421

2211

358

On retrouve ici la même disparité du débit de pompes que de la réserve réelle avec semble-t-il un léger resserrement pour les installations avec le nombre de postes les plus élevés. Il est quand même étrange de constater que le débit maximal observé est pratiquement identique pour les installations de 12, 18, 24 et 28 postes (graphique 4).

5000 4000 3000 2000 1000 0 0 6 12 18 24 30 36 débit pompe
5000
4000
3000
2000
1000
0
0
6
12
18
24
30
36
débit pompe (l/min)
nb postes minimum
nb postes
minimum
maximum

maximum

Graphique 4. Evolution des débits de pompe à vide minimaux et maximaux selon le nombre de postes

3.6.3- Le niveau de vide

Le niveau de vide d’une installation de traite constitue l’un des paramètres de fonctionnement les plus importants. Il ne doit être ni trop élevé, ni trop bas, et surtout parfaitement adapté au faisceau trayeur utilisé et en particulier au manchon et par voie de conséquence aux animaux.

70% 60% 50% 40% 30% 20% 10% 0% < 30 30-35 35-38 38-40 >40 %
70%
60%
50%
40%
30%
20%
10%
0%
< 30
30-35
35-38
38-40
>40
%

niveau de vide (kPa)

Graphique 5. Répartition des niveaux de vide toutes installations confondues

Toutes installations confondues, le graphique 5 montre que 2/3 des machines à traire fonctionnent avec un vide de travail compris entre 35 et 38 kPa. Le minimum rencontré est de 28,9 kPa et le maximum de 45,5 Kpa.

Pour analyser les réglages des niveaux de vide, il est préférable de distinguer les lactoducs en ligne basse qui traditionnellement permettent de traire à un niveau de vide plus faible des lactoducs en ligne haute.

35% 30% 25% 20% 15% 10% 5% 0% 32 34 35 36 37 38 40
35%
30%
25%
20%
15%
10%
5%
0%
32
34
35
36
37
38
40
niveau de vide (kPa)
Rayon
PA
pourcentage
pourcentage

60%

50%

40%

30%

20%

10%

0%

< 32 34 35 36 37 38 40 > 30 40 niveau de vide (kPa)
<
32
34
35
36
37
38
40
>
30
40
niveau de vide (kPa)
Rayon
PA
Corse

(a)

(b)

Graphique 6. Répartition des niveaux de vide en ligne basse (a) et en ligne haute (b) selon les bassins

En ligne basse, le niveau de vide varie entre 32 et 40 kPa. Dans le Rayon de Roquefort la fourchette est plus resserrée, mais se situe tout de même entre 32 et 38 kPa avec plus de 95% entre 32 et 36 kPa. En Pyrénées Atlantiques, le niveau de vide est en général plus élevé, ainsi, plus de 70% des machines à traire sont réglées entre 35 et 40 kPa (graphique 6 (a)).

En ligne haute, la plage de variation est paradoxalement plus grande (entre moins de 30 kPa et plus de 45 kPa). Là encore, le Rayon de Roquefort se distingue par un niveau de vide moyen un peu plus faible que pour les autres bassins (plus de 70% des machines à traire sont réglées entre 35 et 37 kPa). Dans les Pyrénées Atlantiques, la plage de réglage est plus vaste, mais près de 85% des installations sont réglées entre 36 et 40 kPa. En Corse près de 90% des machines sont réglées entre 36 et 38 kPa (graphique 6 (b)).

En l’absence de norme concernant les niveaux de vide de travail, il est difficile de juger sa pertinence. Il est d’usage de baser l’appréciation sur des habitudes de terrain plutôt que sur des résultats techniques et scientifiques toujours difficiles à élaborer.

En tout état de cause, il semble que le nombre d’installations avec des niveaux de vide aberrants reste faible. En effet, seulement 13% des installations sont dans ce cas avant le contrôle et il n’en reste que 1% après le contrôle.

Le niveau de vide peut être consulté aussi souvent que possible par l’utilisateur qui dispose d’un indicateur de vide sur l’installation ; Le graphique 7 montre que si la grande majorité des indicateurs de vide contrôlé se situe dans la fourchette normalisée +/– 1 kPa par rapport à la valeur vraie, certains sont complètement déréglés et nécessitent une intervention, voire un changement. En Aveyron, où les installations sont plus anciennes, 18% des indicateurs présentent des anomalies qui dépassent les limites permises par la norme ISO 5707.

norme 10% 5% 0% -17.4 -3.3 -1 1 3 pourcentage
norme
10%
5%
0%
-17.4
-3.3
-1
1
3
pourcentage

Erreur (kPa)

Graphique 7. Répartition des erreurs des indicateurs de vide toutes installations confondues

3.7- Les fuites enregistrées

Dans une installation de traite, il convient de vérifier que les canalisations restent étanches et que leur dimensionnement ne génère pas des pertes en charges trop importantes pouvant affecter la réserve réelle donc le fonctionnement de la machine et même la qualité du lait (lipolyse). C’est le but de la recherche des fuites dans le contrôle « OPTITRAITE ».

3.7.1- Les fuites du système de vide

Les fuites du système de vide varient de 0 à 1000 l/min. Plus de la moitié des installations (876 sur les 1698 contrôlées) ne respectent pas la norme qui stipule que la fuite de la canalisation à air ne doit pas être supérieure à 5% du débit de la pompe au vide de fonctionnement de cette pompe.

3.7.2- Les fuites du système de lait Les fuites du système de lait varient de 0 à 600 l/min selon les installations. Sur l’ensemble des machines contrôlées, 28% ne répondent pas à la norme en vigueur (les fuites du système de lait ne doivent pas être supérieures à 10 l/min plus 2 l/min par postes ou 1 l/min par robinet en cas d’installation en bergerie). En Aveyron 37% des installations présentent une fuite du système de lait trop importante.

3.8- La régulation

Le fonctionnement du (des) régulateur(s) se juge lors d’un contrôle « OPTITRAITE » par la mesure de trois paramètres : la sensibilité du régulateur, les pertes de régulation et la fuite du régulateur. Une sensibilité trop faible et/ou des fuites du régulateur trop importantes indiquent le plus souvent que le régulateur ne fonctionne pas normalement ou tout simplement qu’il est mal entretenu. Les pertes de régulation, outre les fuites du régulateur renseignent aussi sur l’état et la conception de toutes les canalisations et éléments de la machine à traire (piège sanitaire, chambre de réception…) situés entre le régulateur et la chambre de réception.

3.8.1- La sensibilité du régulateur

C’est la différence entre le niveau de vide enregistré tous les postes hors service et celui enregistré tous les postes en service ; elle ne doit pas être supérieure à 1 kPa. Le graphique 8 montre que la sensibilité du régulateur est bonne dans environ 95% des installations contrôlées.

norme 20% 15% 10% 5% 0% 0 0.5 1 1.5 2.2 3.5 5.9 sensibilité (kPa)
norme
20%
15%
10%
5%
0%
0
0.5
1
1.5
2.2
3.5
5.9
sensibilité (kPa)
pourcentage

Graphique 8. Sensibilité du régulateur

3.8.2- Les pertes de régulation

Elles doivent être inférieures à 35 l/min ou 10% de la réserve régulateur hors service.

Dans les machines contrôlées, les pertes de régulation varient entre 0 et 1000 l/min. Cependant, dans le Rayon de Roquefort et dans les Pyrénées Atlantiques, près de 30% des installations de traite contrôlées présentent des pertes de régulation supérieures aux recommandations de la norme. Cette proportion est de 46% environ en Corse, soit près d’une installation sur deux ! Une partie des pertes de régulation importantes ont été observées sur des systèmes rotatifs, notamment en Aveyron. Ces problèmes sont bien connus et proviennent du montage et des éléments spécifiques qui composent les salles de traite rotatives. Cependant, ce phénomène n’explique pas, et de loin, toutes les anomalies rencontrées.

3.8.3- Les fuites du régulateur

Elles doivent être inférieures à 35 l/min ou 5% de la réserve régulateur hors service.

25 à 29% des installations en Aveyron et dans les Pyrénées et plus de 50% en Corse présentent une fuite du régulateur plus importante que celle spécifiée dans la norme.

3.9- Les chutes de vide

Les chutes de vide sont mesurées notamment entre le régulateur (V r ) et la chambre de réception (V m ) ainsi qu’entre la chambre de réception (V m ) et la pompe à vide (V p ).

La norme stipule que la chute de vide entre V p et V m dans les conditions de contrôle ne doit pas être supérieure à 3 kPa. De même, la chute de vide entre V r et V m ne doit pas être supérieure à 2 kPa.

Des chutes de vide trop importantes indiquent des pertes en charges anormales et renseignent sur des diamètres insuffisants, des coudes trop prononcés ou tout simplement des colmatages internes des canalisations par la poussière et autres saletés pouvant y pénétrer.

Peu d’installations contrôlées ne satisfont pas aux normes concernant les chutes de vide graphique 9 (a) et (b). Quelques problèmes ont cependant été observés sur des systèmes rotatifs importants dans l’Aveyron possédant en particulier des pompes à vide avec un débit très nettement supérieur au minimum requis.

10% norme 8% 6% 4% 2% 0% 0 0.5 1 1.5 2 2.5 3 3.5
10%
norme
8%
6%
4%
2%
0%
0
0.5
1
1.5
2
2.5
3
3.5 4.1 4.6
Chute de vide (kPa)
pourcentage

(a)

35% norme 30% 25% 20% 15% 10% 5% 0% 0 0.5 1 1.5 2 2.6
35%
norme
30%
25%
20%
15%
10%
5%
0%
0
0.5
1
1.5
2
2.6
Chute de vide (kPa)
pourcentage

(b)

Graphique 9. Répartition des chutes de vide entre V p et V m (a) et entre V r et V m (b)

3.10- La pulsation

3.10.1- La fréquence de pulsation

Si on applique la règle des recommandations de la FIL qui stipule que la fréquence de pulsation ne doit pas varier de plus de +/- 5% par rapport aux valeurs spécifiées par l’installateur, on s’aperçoit que :

- chez DeLaval, les valeurs enregistrées sont comprises entre 120 et 190 cycles par minutes

mais un tout petit peu plus de 90% des pulsateurs ont une fréquence comprise entre 170 et 190 cycles/min satisfaisant aux recommandations.

- chez Fullwood, les valeurs enregistrées sont comprises entre 100 et 160 cycles/min pour

une préconisation de 120 cycles/min. Un peu plus de 75% des pulsateurs se situent dans cette fourchette.

- chez Westfalia, les valeurs enregistrées sont comprises entre 100 et 150 cycles/min pour

une préconisation de 120 cycles /min. Environ 75% des pulsateurs satisfont les recommandations.

- enfin, chez Gascoigne, les valeurs enregistrées sont comprises entre 120 et 180 cycles/min

pour une préconisation plus étalée entre 120 et 150 cycles/min. Un peu plus de 75% des pulsateurs

se situent dans cette fourchette.

3.10.2- Le rapport du pulsateur

Le rapport du pulsateur pour la traite des brebis est traditionnellement de 50%. Le graphique 10 montre que les rapports enregistrés varient entre 40 et 88%, mais plus de 87% des pulsateurs possèdent un rapport conforme aux recommandations qui se situe dans la fourchette +/- 5 unités de pourcentage par rapport aux valeurs spécifiées par l’installateur.

30% 25% 20% 15% 10% 5% 0% 40 46 48 50 52 54 70 pourcentage
30%
25%
20%
15%
10%
5%
0%
40
46
48
50
52
54
70
pourcentage

Rapport du pulsateur (%)

Graphique 10. Rapport du pulsateur

3.11- Résumé

Selon les éléments, les installations de traite contrôlées respectent plus ou moins les recommandations et/ou les normes en vigueur. Le tableau 6 indique le pourcentage d’installations non conformes pour chacun des éléments les plus importants observés au cours d’un contrôle « OPTITRAITE », et pour chacun des bassins de production.

Tableau 6 : Récapitulatif des mesures non satisfaisantes

% non satisfaisant

AVEYRON

PYRENEES

CORSE

Normes*

FIL ***

Réserve réelle*

1,8%

44,6%

1%

6%

Vide de traite**

8%

46%

19%

Fuite du système de lait*

37%

11%

18%

Fuite du système de vide*

56%

37%

67%

Sensibilité de régulation*

6%

0%

0%

Fuites du régulateur*

26%

29%

52%

Perte de régulation*

29%

17%

46%

Chute de vide Vp-Vm*

3%

6%

0%

Chute de vide Vr-Vm*

9%

14%

5%

Indicateur de vide*

18%

6%

4%

Rapport de pulsation**

8%

3%

10%

* norme NF ISO 5707 ou NF U 36011 selon les cas ** recommandations locales

*** recommandations FIL

Les chutes de vide, le rapport de pulsation, la sensibilité de régulation ne semble pas poser de problèmes majeurs dans les installations de traite pour brebis.

Par contre, les fuites au système de vide et dans une moindre mesure au système de lait sont souvent excessives comparativement à la norme NF ISO 5707.

Il en est de même pour le régulateur chez qui les fuites et les pertes de régulation affectent un nombre important d’installations.

La réserve réelle qui est largement appliquée quant on se réfère à l’ancienne norme NF U 36011, est susceptible de poser des problèmes lorsque les recommandations FIL seront mises en application.

Le niveau de vide reste parfois aléatoire le plus souvent par faute de recommandation précise. Il est observé moins de problème dans le Rayon de Roquefort car les installations sont plus homogènes et les élevages peut-être mieux encadrés.

Enfin, la pulsation est encore trop aléatoire également par manque de recommandations précises en fonction des races d’animaux et des installations en particulier le type de faisceau trayeur utilisé.

3.12- Bilan du contrôle

En fin de contrôle le technicien est amené à porter un jugement sur l’état de la machine à traire qu’il doit contrôler. Il prend bien-sûr en compte les mesures présentées précédemment mais aussi l’état visuel des éléments de l’installation.

Près de la moitié des installations ne présentent aucun défaut avant le contrôle et 30% ont un seul défaut parmi les 6 grands points évoqués : niveau de vide, pompe à vide, réserve réelle, faisceau trayeur, pulsation, lactoduc. En fin de contrôle, plus de 70% des machines ne possèdent plus aucun défaut. Suivant le poste concerné, le taux de correction des défauts rencontrés varie de 15 à 20 % (quand le défaut concerne la pente du lactoduc ou les faisceaux trayeurs) et 90 % (quand il s’agit du niveau de vide). Seuls les faisceaux-trayeurs restent avec un niveau d’anomalie encore trop important (entre 25 et 30% des installations). Dans le cas des faisceaux-trayeurs, le technicien ne peut pas agir directement sur un réglage particulier, sauf à changer les manchons, mais cela s’avère bien souvent insuffisant.

3.13- Evolution dans le temps des installations de traite

Il existe certainement une relation étroite entre l’état de la machine et son âge, d’une part parce que le temps et l’usure entraînent des anomalies susceptibles de créer des incidents de traite néfastes pour les animaux et/ou pour la qualité du lait, et d’autre part à cause des évolutions des technologies et des normes.

Certains éléments en particulier peuvent se dérégler avec le temps et nécessitent une attention particulière.

L’étude de l’évolution des installations de traite ayant bénéficié de trois contrôles « OPTITRAITE » au cours des trois campagnes étudiées a montré qu’un contrôle annuel permet de corriger plus rapidement les problèmes de niveaux de vide et de pulsation ainsi que les fuites importantes. Avec ce type d’installations on peut estimer un taux d’usure ou de dérèglement naturel de l’ordre 10 % pour les paramètres pré-cités (sauf pour la réserve réelle qui reste relativement stable) et d’environ 30 % pour les faisceaux trayeurs. Ce résultat montre l’intérêt de réaliser un contrôle régulier de l’installation et de ne pas l’attendre pour agir sur les faisceaux trayeurs, notamment en changeant les manchons.

Ainsi, parmi les installations jugées non satisfaisantes en fin de contrôle, l’action du technicien réalisant le contrôle OPTITRAITE, le recours à l’installateur ou l’action de l’éleveur lui-même durant l’année a permis l’amélioration de :

- 76% des problèmes de pulsation (ex : changement de la membrane du pulsateur)

- 67% du lactoduc

- 63% des faisceaux et de la pompe (ex : changement des manchons, des palettes…).

4- L’installation de traite et la qualité du lait

Les relations entre la machine à traire, la santé des mamelles des animaux et la qualité du lait sont évidentes ; de nombreuses études scientifiques et techniques l’ont montré pour les différentes espèces de femelles laitières.

Il a paru intéressant de voir si les machines à traire pour les brebis régulièrement contrôlées permettaient à leurs utilisateurs de livrer pour la transformation un lait de meilleure qualité.

L’analyse a été effectuée pour trois critères principaux jugés directement influencés par le fonctionnement de la machine c’est à dire : les numérations cellulaires, la flore mésophile aérobie revivifiable (germes totaux) et la flore coliforme.

4.1- Les numérations cellulaires

Les données prises en considération sont celles des analyses réalisées sur les laits des cuves de refroidissement, donc des laits de troupeaux, dans le cadre du paiement du lait.

Compte tenu de la non normalité des données, les calculs ont été réalisés après transformation logarithmique des données brutes. Les moyennes qui seront présentées dans ce paragraphe sont donc des moyennes géométriques.

Le tableau 7 montre l’évolution au cours des trois campagnes considérées des moyennes géométriques des numérations cellulaires de tank à lait pour la population des élevages pratiquant un contrôle régulier de leur machine à traire par rapport aux résultats de l’ensemble des élevages de la zone.

Les numérations cellulaires moyennes des élevages pratiquent le contrôle « OPTITRAITE » sont toujours significativement plus faibles que la moyenne de l’ensemble des élevages.

Tableau 7. Numérations cellulaires des tanks avec et sans contrôle «OPTITRAITE» (cellules/ml) (moyennes géométriques)

Année

1999

2000

2001

OPTITRAITE

Roquefort

Pyrénées

Roquefort

Pyrénées

Roquefort

Pyrénées

Sans

698000

843000

624000

799000

574000

777000

Avec

638000

707000

567000

674000

513000

697000

Différence

-60000

-137000

-56000

-126000

-61000

-80000

Signification

***

***

***

***

***

*

L’influence de la machine à traire est également manifeste si l’on considère les résultats des numérations cellulaires des élevages ayant pratiqué un contrôle « OPTITRAITE » pendant les 3 campagnes étudiées, selon le nombre de défauts de fonctionnement repérés par le contrôle parmi les critères les plus importants à savoir : la réserve réelle, la pulsation et les faisceaux-trayeurs.

Dans le Rayon de Roquefort, les résultats des élevages dont les machines n’ont aucune anomalie lors du contrôle sont statistiquement meilleurs que ceux de celles qui présentent un ou deux défauts (tableau 8).

Tableau 8 : Evolution des CCS en Aveyron, selon le nombre de défauts de la machine (cellules/ml) (réserve réelle, faisceaux trayeurs, pulsateur)

Année

1999

2000

2001

0 défaut

619 000

547 000

517 000

1 défaut

649 000

571 000

499 000

2 défauts

732 000

715 000

561 000

Différence 0/2

- 113 000 **

-168 000 ***

-44 000 *

Différence 1/2

-83 000 **

-144 000 ***

-62 000 *

Le graphique 11 montre une différence significative des CCS de lait de troupeau entre les installations de traite ne présentant pas de défaut et celles avec au moins 2 défauts. Cette différence reste pratiquement constante pour tous les mois de livraison.

800 700 600 500 400 300 Janvier Mars Avril Mai Juinb Juillet CCS (*1000 cell/ml)
800
700
600
500
400
300
Janvier
Mars Avril
Mai Juinb Juillet
CCS (*1000 cell/ml)
Mois de livraison 2 défauts 1 défaut
Mois de livraison
2 défauts
1 défaut
600 500 400 300 Janvier Mars Avril Mai Juinb Juillet CCS (*1000 cell/ml) Mois de livraison

Graphique 11. Evolution des CCS au cours de la campagne en fonction des défauts de la machine à traire

De même, l’analyse des résultats des numérations cellulaires de tank dans le Rayon de Roquefort en prenant en compte l’âge des installations a mis en évidence que les résultats obtenus dans les élevages possédant les installations les plus âgées présentent des numérations cellulaires un peu plus élevées que les élevages utilisant des machines plus récentes.

Pour résumer, on peut dire que la qualité du fonctionnement de l'installation de traite semble liée avec le niveau des comptages cellulaires. Les élevages réalisant des contrôles de la machine présentent en moyenne un lait de meilleure qualité cellulaire que les autres. Un niveau de vide bien réglé, une réserve réelle suffisante, des faisceaux trayeurs et des pulsateurs en bon état sont d'autant d’éléments qui semblent les plus liés avec les numérations cellulaires, mais l’origine multi-factorielle des cellules somatiques doit inciter à rester prudent sur les conclusions.

4.2- Les germes totaux

La présence en trop grand nombre de germes totaux dans un lait indique généralement des défauts de nettoyage (quantité de solution, température, concentration et temps de contact des produits), mais aussi certains défauts de conception et de montage de la machine ou encore une mauvaise maintenance de certaines parties de la machine comme la caoutchouterie par exemple. Certains de ces défauts peuvent être repérés lors du contrôle « OPTITRAITE ».

Une analyse similaire à celle réalisée pour les numérations cellulaires a été effectuée sur les résultats des élevages concernant les germes totaux.

Le tableau 9 montre que les élevages pratiquant le contrôle « OPTITRAITE » régulièrement présentent en moyenne des laits statistiquement de meilleure qualité bactériologique.

Tableau 9. Nombre de germes totaux (ml) avec et sans contrôle « OPTITRAITE »

Année

1999

2000

2001

OPTITRAITE

Roquefort

Pyrénées

Roquefort

Pyrénées

Roquefort

Pyrénées

Sans

46 000

108 000

33 000

64 000

30 000

65 000

Avec

40 000

83 000

27 000

44 000

27 000

52 000

Différence

-6 000

-25 000

-6 000

-20 000

-7 000

-13 000

Signification

***

**

***

***

***

**

En dehors de ces considérations générales, aucune relation avec le fonctionnement des machines à traire ou d’éléments particuliers de celles-ci n’a été mise en évidence.

4.3- Les coliformes

La présence de germes coliformes trop nombreux dans un lait est le signe d’un défaut de nettoyage de l’installation et/ou d’un manque manifeste de propreté des animaux. Comme pour les germes totaux s’agissant du nettoyage, certains de ces défauts peuvent être repérés lors du contrôle « OPTITRAITE ».

Le tableau 10 montre que dans le Rayon de Roquefort le nombre des germes coliformes est identique dans les laits des élevages qui pratiquent le contrôle « OPTITRAITE » et ceux de la population entière des élevages. Par contre, dans les Pyrénées, la différence entre les deux populations est significativement différente ; les laits avec le nombre de coliformes les plus faibles sont toujours ceux des élevages qui pratiquent « OPTITRAITE »

Tableau 10. Nombre de germes coliformes (ml)avec et sans contrôle « OPTITRAITE »

Année

1999

2000

2001

OPTITRAITE

Roquefort

Pyrénées

Roquefort

Pyrénées

Roquefort

Pyrénées

Sans

183

438

97

424

103

455

Avec

173

300

87

302

82

310

Différence

-10

-138

-10

-122

-21

-145

Signification

ns

**

ns

**

*

*

Il faut tout de suite relativiser les chiffres de la zone pyrénéenne par le fait que la moitié environ des producteurs traient encore aujourd’hui à la main.

Aucune relation n’a été trouvée entre les réglages de la machine et la quantité de coliformes dans le lait.

De même que pour les germes totaux, le rôle de la machine à traire sur les coliformes paraît être minime.

DISCUSSION

Le contrôle « OPTITRAITE » des machines à traire pour les brebis est loin d’être réalisé par l’ensemble des éleveurs et a fortiori d’être réalisé annuellement dans les trois bassins laitiers français ; tout au plus il est effectué en moyenne 2 fois tous les trois ans dans le Rayon de Roquefort qui est le plus mécanisé et depuis le plus longtemps et certainement aussi le mieux encadré. Ceci permet d’envisager une grande marge de progrès dans les années futures. La tâche la plus difficile reste encore à convaincre les éleveurs du bien fondé d’un contrôle annuel ; c’est en partie l’un des objectifs de la présente étude.

Si la plupart des éleveurs qui demandent un contrôle, notamment dans le Rayon de Roquefort, le font faire hors temps de collecte du lait, c’est bien pour être assuré que la machine sera dans le meilleur état de fonctionnement possible lorsque viendra le temps de traire les animaux. C’est en fait une sorte d’assurance sur la campagne laitière qui va commencer que prennent les éleveurs et c’est en soi une interprétation du contrôle intéressante.

L’étude a montré que les trois bassins étaient en moyenne équipés d’installations de traite différentes : les plus importantes en nombre de postes mais actuellement vieillissantes dans le Rayon de Roquefort, des installations moyennes mais plus récentes dans les Pyrénées et des petites installations en Corse pas toujours très récentes et qui souffrent beaucoup du manque d’encadrement technique.

Ces quelques considérations laissent déjà entrouvrir des informations intéressantes sur l’état du parc du matériel de traite pour les brebis en France. En particulier, on peut souligner deux faits qui paraissent essentiels : un parc qui vieillit dans une région est un parc qui doit être surveillé de façon plus assidue et plus méticuleuse et un parc morcelé en trois zones d’inégale grandeur est source d’inégalité et de grande disparité.

La disparité est certainement un des mots qui caractérisent le mieux le parc de machines à traire pour les brebis.

S’agissant par exemple des réserves réelles et de la capacité des pompes à vides, on a pu remarquer l’absence de logique même en ne considérant que l’ancienne norme NF U 36011, en vigueur depuis …1986 !, et qui ne prend en compte que l’influence du nombre de postes de traite. Or on a remarqué que des installations 12 postes avaient des réserves et des pompes à vide de capacité comparable à celles des salles de traite 24 postes, voire plus. Même s’il n’est pas démontré qu’une réserve nettement plus importante que les besoins est néfaste pour les animaux, elle entraîne dans la plus grande majorité des cas des coûts d’investissements et de maintenance plus importants et totalement injustifiés. De plus, il apparaît qu’il faudra à l’avenir être beaucoup plus vigilant, car l’application des nouvelles recommandations FIL exigera une plus grande rigueur dans le calcul et la définition des éléments composant les machines à traire. On peut penser que certaines installations ont anticipé ces recommandations ce qui n’est pas un mal en soi, mais peut-être de façon un peu anarchique.

La diversité existe aussi en ce qui concerne les niveaux de vide. S’il est vrai que le niveau de vide doit être adapté aux animaux, à la machine, au faisceau trayeur, et même parfois au trayeur, on peut penser que, dans un même bassin avec les animaux d’une même race et pour des machines semblables, la fourchette des niveaux de vide utilisée pourrait être plus resserrée. Il y a peut-être des investigations complémentaires à réaliser, mais surtout un travail d’information auprès des concessionnaires et des monteurs de machines à traire.

Il en est de même pour ce qui concerne la pulsation. On peut éventuellement admettre des réglages différents selon les races, mais il semble aberrant que des différences aussi importantes soient observées entre les marques notamment au niveau de la fréquence de pulsation. Cela signifie deux choses : soit ce paramètre est secondaire et on peut faire n’importe quoi (ou presque), soit des animaux sont mieux traits avec certaines marques que d ‘autres (ce qui reste aussi à démontrer). En tout état de cause on peut penser que cette « cacophonie » ne peut qu’inquiéter les éleveurs.

Enfin, la connaissance de l’état actuel du parc des machines à traire montre les efforts encore à faire sur la qualité des montages et la maintenance des installations (CERTITRAITE ?). Les fuites sont encore parfois trop importantes, notamment au niveau du système de vide. Il est vrai qu’elles sont parfois très importantes dans les installations rotatives, et il conviendra d’y remédier, mais cela n’explique pas tout. De même, le vieillissement des machines et notamment dans l’Aveyron est un élément qui doit pris en compte et qui milite pour une systématisation du contrôle.

Les mêmes remarques peuvent être faites au niveau de la régulation.

La qualité du lait produit par un troupeau est la résultante d’une somme de facteurs plus ou moins complexes, plus ou moins mesurables : l’état de la machine à traire constitue un de ces éléments.

Ainsi, il n’est pas surprenant que les relations entre qualité du lait et état de la machine à traire, mesurées à l’aide des fiches de contrôle «OPTITRAITE», n’apparaissent pas de façon évidente. Tout au plus, nous avons pu mettre en évidence la tendance à une relation entre l’état de certains éléments de la machine à traire (pulsateurs, faisceaux-trayeurs, réserve réelle, niveau de vide) et les comptages cellulaires des tanks. D’une façon générale, ces relations montrent l’intérêt d’un contrôle régulier de la machine : la qualité du lait est généralement meilleure dans les installations en bon état et l’échantillon « OPTITRAITE » présente de meilleurs résultats que l’ensemble des éleveurs.

Il est toutefois nécessaire de relativiser ces résultats en particulier parce que les élevages de l’échantillon « OPTITRAITE » correspondent généralement à des troupeaux faisant l’objet d’un encadrement technique régulier comme l’atteste la plus forte proportion d’élevages au contrôle laitier (90% de l’échantillon aveyronnais contre 16% pour l’ensemble du Rayon, 42% de l’échantillon des Pyrénées contre 19% pour l’ensemble du bassin et 52% de l’échantillon corse contre 15% pour l’ensemble du bassin).

CONCLUSION

Le contrôle des machines à traire est un outil indispensable au producteur de lait qui désire être assuré que sa machine fonctionne pour le mieux tout au long de la campagne laitière. Il se met ainsi à l’abri de problèmes graves aussi bien sur la qualité du lait qu’il va livrer à la laiterie que sur la santé des ces animaux, donc leur bien-être.

Cependant, ce n’est pas l’assurance obligée d’aucun incident ni accident car le caractère multi- factoriel des phénomènes en rend la maîtrise complète souvent plus difficile.

Le contrôle « OPTITRAITE » outre son utilité technique que l’étude à bien mise en évidence, relève également d’un état d’esprit qui se veut être toujours tourné vers l’obtention d’un produit de qualité.

Il faut cependant garder à l’esprit que ce n’est pas le seul élément à mettre en œuvre pour persévérer dans la réussite.

REMERCIEMENTS

Cette étude menée dans le cadre du Groupe Technique Traite du Comité National Brebis Laitières n’a été possible que grâce à la participation de l’EDE de l’Aveyron (service traite) de la Confédération Générale de Roquefort (service qualité du lait), du Centre Départemental de l’Elevage Ovin et de l’Interprofession du Lait de brebis des Pyrénées Atlantiques, de l’EDE des Landes et de la Chambre d’Agriculture de Corse.

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

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Janvier 2003 Compte rendu n° 060331001 Département Techniques d'Elevage et Qualité Service Lait Pierre BILLON Département Actions Régionales Service Actions Régionales Sud-Ouest / CNBL Gilles LAGRIFFOUL Ecole Supérieure d'agriculture de Purpan Edith MARAVAL

La traite mécanique des brebis : Etat du parc des machines à traire et relations avec la qualité du lait

En France, la filière ovine laitière se concentre autour de trois bassins de production. La traite mécanique s’y développe plus ou moins rapidement depuis plus d’une trentaine d’années. Le Rayon de Roquefort, aujourd’hui totalement mécanisé, est en phase de renouvellement des installations, alors que les bassins pyrénéen et corse, en sont encore à leur premier investissement avec seulement la moitié des élevages équipés.

L’étude est basée sur les résultats de 1698 contrôles « OPTITRAITE » réalisés dans 983 élevages de l’Aveyron (réalisation des contrôles par l’EDE de l’Aveyron, UNOTEC et la Confédération de Roquefort), des Pyrénées Atlantiques (réalisation des contrôles par l’EDE des Landes et le Centre Départemental de l’Élevage Ovin) et de Corse (réalisation des contrôles par la Chambre d’Agriculture), au cours des campagnes laitières 1999, 2000 et 2001.

au cours des campagnes laitières 1999, 2000 et 2001. Ecole Supérieure d'Agriculture de Purpan 75 voie
au cours des campagnes laitières 1999, 2000 et 2001. Ecole Supérieure d'Agriculture de Purpan 75 voie

Ecole Supérieure d'Agriculture de Purpan 75 voie du Toec

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Brebis Laitière BP 42118 31321 CASTANET TOLOSAN CEDEX Institut de l’Élevage 149, rue de Bercy 75595
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Institut de l’Élevage 149, rue de Bercy

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