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Tshisekedi – (Les) Kabila père et fils - Chronique d'une cohabitation empêchée

par les prédateurs du Congo Certains observateurs politiques traduisent la crise congolaise et le hold up électoral de Kabila comme répondant à des enjeux géostratégiques et économiques et financiers des pays de la Région des Grands–Lacs, de la SADC et des multinationales exploitant illégalement les ressources du Congo, avec la bénédiction certaine caste politicomaçonnique occidentale, qui empeste notamment l’espace politique belge. Il n’est dès lors pas étonnant dans cette saga politico-électorale, de voir comment l’ANR a infiltré les ambassades occidentales en les conditionnant en faveur du candidat Kabila. Certaines sources évoquent même la possible corruption de certains diplomates en poste à Kinshasa Dans cette réflexion, nous voulons éclairer l’opinion sur le fait qu’entre Tshisekedi et les Kabila, il était écrit et décidé d’avance qu’ils ne pourront JAMAIS cohabiter. Ainsi, tout était bien pensé pour éviter que le Président Tshisekedi, en bon nationaliste, sous quelque fonction que ce soit, ne vienne faire capoter le plan de la prédation de la RDC. Le premier acte (1996-97) fut d’empêcher la cohabitation entre « deux » nationalistes qui, malgré leurs dissemblances idéologiques, pouvaient former un cocktail succulent pour le Congo mais explosif pour la Communauté Internationale, qui craignant que les déflagrations de cette union contrecarrent leurs projets en RDC. Dans un contexte géostratégique et économique où la RDC devient la vache à lait de ses voisins de l’est et des multinationales, il fallait à tout prix éviter ce mariage. Ainsi, lorsqu’en 1996-97, le vieux maquisard lumumbiste Laurent désiré Kabila fut politiquement ressuscité par le duo Kagame-Museveni pour renverser le maréchal Mobutu, il dut faire face à une méfiance populaire des populations congolaises de l’est. Surtout après avoir fermé les yeux à l’assassinat par les troupes rwandaises de son frère d’arme Kisasa Ngandu, jugé très nationaliste et hostile envers le Rwanda. En bon révolutionnaire, il se rendit vite compte qu’il est difficile de mener une révolution sans l’adhésion populaire. Ayant perdu toute attache populaire avec le Zaïre qu’il dut fuir en catastrophe après que les troupes de la Division Kamanyola du général Paul Mukobo aient mis fin à sa deuxième tentative de rébellion en 1984 à Moba(II), Kabila se devait conquérir le cœur des zaïrois, conquis durant les années 1990 par le plus radical des opposants à Mobutu, Etienne Tshisekedi. Ce dernier, via une résistance politique intérieure, parvint à rendre agonisant le régime du maréchal Mobutu, sans parvenir à l’achever. C’est ainsi que LD Kabila, contraint par les populations de l’Est, exigeant une cohabitation avec Tshisekedi comme condition de leur soutien à son aventure militaire, dépêcha des émissaires auprès de Tshisekedi, qu’il considère comme un « résistant de l’intérieur ». Mais les parrains rwandais empêchent une rencontre directe entre les deux hommes. Plus tard, Tshisekedi, dans un message adressé à son frère « Kabila » lui demandera de remercier les étrangers qui ont aidé la RDC de se débarrasser de Mobutu et s’il faut, en leur payant la facture de l’effort de guerre. Ce n’est qu’après qu’ils pourront entre « congolais » se parler sur l’avenir du pays. Des propos qui ne plurent pas à LD. Kabila et suscitèrent d’immenses craintes à Kigali. Dès cet instant, les officines rwandaises et leurs mentors occidentaux jurèrent que Tshisekedi n’était plus l’homme qui pouvait garantir leurs intérêts en RDC. Cela a d’ailleurs été rappelé en décembre 2011 par la porte-parole du Département d’Etat américain. Il fallait tout mettre en place pour éviter à tout prix qu’il se retrouve au sein des institutions de la République. Encore moins aux côtés du sulfureux LD. Kabila. Sur base des documents classés de l’ANR, on apprit qu’ayant eu vent d’un projet d’élimination de Tshisekedi par ses alliés rwandais et de peur d’être considéré comme

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2 . La RDC venait sans doute de rater là une immense opportunité d’alliance politique la plus sacrée et salutaire pour son avenir. il faudrait à chaque étape politique importante de la RDC s’assurer qu’à la tête de la RDC. être politiquement dévoré par le vieux loup Tshisekedi. dans le but d’empêcher un Congo dirigé par duo redoutable Kabila et général Mahele. L’opinion se souviendra en effet que c’est sous Z’ahidi Ngoma que le RCD-Goma commirent dans la nuit du 29 au 30 et le 31 décembre 1998 les massacres des populations de l'Est du Congo. à Kasika (plus de 1000 morts). le bourreau de Lumumba). Une stratégie similaire à l’infiltration des FAZ. de reléguer Tshisekedi . le feu Gaêtan Kakudji. Le second épisode est 2002. il faudrait laisser le jeu politique se jouer entre congolais nationalistes. son ego n’acceptera pour rien au monde de cohabiter avec celui qui est maintenu à la tête de la RDC grâce à un hold électoral sans précédent. dont des centaines de femmes. Le mouvement rebelle RCD-Goma créé par le Rwanda à la suite de tentative d’assassinat avorté de LD Kabila par James Kaberebe en juillet 1998. Celui qui chatifia ( NDLR : transforma en chat) le grand léopard Mobutu. Pour ce faire. Pour nous qui scrutons depuis quelques temps les modus operandi politico-militaires du régime rwandais. Les négociations de paix de Sun City ont débouché sur un accord de transition dit 1+4. Joseph Kabila.un katangais de trop responsable de l’assassinat d’un autre nationaliste adulé par ses concitoyens (se rappelant sans doute de l’image que le Congo garde éternellement de son frère de tribu Moïse Tshombe. Cette funeste opération a été menée par un commandant rwandais très connu à Uvira sous le sobriquet de Shetani (Satan). redoutant de voir leur jeune protégé inexpérimenté et inconnu des congolais. Même aujourd’hui en 2012. D’autant que connaissant sa personnalité et l’aversion qu’il manifeste à l’égard de ce soldat formé par le rwandais James Kaberebe. Cela se passa à Makobola (environ 500 morts) dans la zone de Fizi au Sud-Kivu. à Katogota et l’enterrement des femmes vivantes à Mwenga. concocté depuis les chancelleries étrangères. Tshisekedi se considéra naturellement comme un des vice-présidents pour l’aile de l’opposition politique non armée. Et le nébuleux Joseph Kabila fut désigné pour accomplir cette sale besogne en défaveur de l’érection d’un Grand Congo Démocratique au centre de l’Afrique. enfants et vieillards. Est-ce un piège auquel semble mordre le lider maximo ? A chacun d’y réfléchir sereinement. Ainsi. le n°2 du son régime. Arthur Z’ahidi NGoma. certaines zones d’ombre se dissipent peu à peu. Etienne Tshisekedi de se retrouver au sein des institutions étatiques de son pays. Cela mit la puce à l’oreille aux rwandais et leurs alliés occidentaux qui comprirent que plus jamais. que d’aucuns ont vite qualifié de traitre.… pendant qu’ils assiègent malignement le pays. collabos. Il n’est pas étonnant de voir qu’aujourd’hui l’UDPS se bat contre l’UDPS jusqu’à son anéantissement. saisit l’opportunité pour instruire son fanfaron de Ministre d’Etat chargé de l’intérieur. alors en exil en France mais récupéré grâce à un agent double de renseignement militaire occidental. plutôt que d’orienter son armement politique contre le régime Kabila et ses alliés qui planifient déjà la tricherie 2016. orchestrée par l’armée de Kagame en 1997. encore actif aujourd’hui dans le giron de Kabila. La suite des événements confirment cette stratégie d’empêcher à tout prix Mr. il y aura systématiquement un agent tampon devant court-circuiter le scénario raté de 1997. l’on se rend compte que les prédateurs du Congo continuent à nous endormir dans nos fora de discussions ou lors de nos échanges politiques en nous poussant à nous traiter mutuellement de traitres. à Kabeya Kamwanga dans son village d’origine au Kasaï. C’est à ce moment que les services rwandais. LD Kabila. ils se rappelèrent de la paria qu’ils ont fabriquée de toutes les pièces pour présider un temps le RCD-Goma. profitant des déclarations de Tshisekedi le considérant illégitime et à la tête d’un pouvoir sans aucune base populaire. a largement servi de main tueuse à l'armée rwandaise.

Ces rapports confidentiels tombèrent à la présidence parallèle de la RDC. Last but not least.La troisième scène est 2006. Des rapports qui décrivaient Kabila comme disposant de très faibles capacités de leadership pour diriger la RDC. Notamment à la suite des Rapports secrets établis à la suite des auditions devant un parlement occidental de Chebeya et du représentant de l’UE de l’époque dans la région des Grands-Lacs. sous l’œil de Louis Michel. le néerlandais Roeland Van Geer. Une victoire stratégique du camp du taciturne Kabila et ses alliés qui sont parvenus à diviser et à opposer les congolais entre eux de la même manière qu’ils réussissent encore à le faire aujourd’hui. que le CIAT. Ayant boycotté les élections de 2006. les services rwandais et les multinationales prédatrices à l’est de la RDC redoutaient à tout prix de voir concourir aux côtés de Bemba contre Kabila. Ils mentionnaient en outre son impopularité croissante tant auprès du peuple congolais que son absentéisme dans le concert des nations. me croisera sur son chemin ». Alors que le pays allait connaitre des élections pluralistes après seize années d’impasse politique. En effet. la véritable présidence de la république de la transition 1+4. leur adversaire commun. notre question d’analyste est celle de savoir quel visage politique aurait eu la RDC de 2011 si Tshisekedi avait participé aux élections de 2006 et les avaient perdues mais que la population aurait été en 2006 le témoin de la supercherie à grande échelle vécue comme en 2011 ? Quid si le même Tshisekedi revenait en 2011 avec toute l’expérience (malheureuse certes de 2006) ? Les Congolais n’auraient-ils pas « honnêtement » gagné cinq années de combat perdu en 2011 ? A chacun de cogiter objectivement là-dessus. C’est là que la machine du CIAT (Comité International d’accompagnement de la Transition). le régime Kabila et parrains. Malheureusement. via 3 . Une seconde occasion historique ratée de l’Union sacrée des « Bana Mboka ». il aurait dû accepter la décision prise par Tshisekedi. Alors qu’il pensait disposer d’un boulevard électoral devant lui à la suite de l’incapacitation politique de JP Bemba victime d’un piège tendu en Belgique. Tout sera mis en œuvre pour pousser au boycott Etienne Tshisekedi. c’est JP Bemba qui déclara que « celui qui tentera de mettre fin à la transition. fort du soutien populaire à la suite de l’échec de la formule 1+4=0. Ils indexaient également son entourage politico-tribal corrompu et l'évolution de son régime qui ne rassurait pas l'UE. le chouchou de la « Communauté Internationale » à qui il ne refuse rien et le bouillonnant mais contrôlable Jean-Pierre Bemba. les portes de la CENI de 2011 lui étaient fermées pour des raisons qui apparaissent évidentes aujourd’hui. Ces rapports présentaient John Numbi (côté militaire) et Vital Kamerhe (côté politique) comme possibles successeurs de Kabila. puis à Tshisekedi en 2011. Ainsi. la machine électorale infernale taillée sur mesure pour la reconduite de Joseph Kabila. passèrent à la trappe. John Numbi et Vital Kamerhe qui intéressaient les chancelleries occidentales. Un mauvais calcul politique qui fut fatal à Bemba (IGWE) en 2006. Un échec auquel le « Chairman » aura contribué. qui tiennent à tout prix à maintenir de force pou de gré Tshisekedi en dehors de l’exercice pouvoir politique en RDC. Une diversion stratégique machiavélique d’inspiration rwandaise qui continue à induire formations politiques et l’opinion congolaise à s’entredéchirer et s’affaiblir autour de la question de la participation ou non de l’opposition au Parlement. mettra malignement en œuvre. vont multiplier des subterfuges pour l’y garder ou l’y contraindre. Kabila commença par neutraliser ses adversaires potentiels qui se comptaient à l’intérieur du régime. s’il était un bon stratège. Pendant que Tshisekedi se trouvait hors du pays depuis 2008 pour des soins médicaux qui compromettaient son avenir politique. puis vinrent les élections chaotiques de 2011. Entre-temps. de mettre fin à la transition. le 30 juin 2005. Les deux leaders refusant tour à tour de donner le mot d’ordre à leurs partisans respectifs de soutenir ouvertement l’autre mieux placé dans la course électorale contre Kabila. Etienne Tshisekedi devrait en principe s’aligner au starting bloc électoral. la scène politique était bipolarisée entre Kabila.

le silence de la Communauté internationale face à la mascarade électorale. Alors qu’en 2006. Le premier chantier qu’ils ont entrepris. Pis encore. Tout est aujourd’hui mis en œuvre pour pousser Tshisekedi au boycott en l’énervant par des provocations qui l’incitent à adopter des comportements radicaux prévisibles. peu importe la place que ce dernier pourra occuper au sein des institutions. Afrique du sud. Kabila avait invité ses anciens frères d’armes de l’APR à venir opérer sur le sol congolais sans que le contentieux des agressions de la RDC par le Rwanda n’ait trouvé un début de règlement. au motif d’avoir refusé d’obéir à l’ordre de Kabila de désarmer les militaires congolais de la 11 ème région militaire à Kinshasa. Et le piège semble marcher. Quel affront ! Ce dernier est actuellement éloigné du commandement effectif des FARDC depuis fin 2011. au profit des forces rwandaises versées dans la GR et PIR aux côtés des katangais et des mercenaires zimbabwéens. dons de Mugabe. on connait tous dans quel contexte il fut contraint de quitter le perchoir du Palais du Peuple.certains agents-double occidentaux des ‘services’ et des ambassades infiltrés par les services spéciaux présidentiels congolais. pour les irrégularités (massives) moins qu’en 2011. Il fut contraint à la démission et remplacé par le général Didier Etumba. s’être fermement opposé à ce projet de Kagame-Kabila dont la finalité était de verser les soldats rwandais dans les FARDC via le CNDP intégré et non brassé au sein de l'armée. Pour Kamerhe. c’est le renforcement de leurs armées : Chine. la Communauté Internationale était prête de proposer au « Chairman » du MLC un poste de viceprésident. hors d’état de nuire. l’appel lancé par Tshisekedi à la communauté internationale de s’impliquer activement pour trouver une solution efficace et rationnelle à cette crise est restée lettre morte. l’EFO qui a toujours formé le gros des officiers de la RDC n’a JAMAIS formé u seul officier congolais. Pour les analystes politiques. le « parrain démocratique 2011» de Kabila. bien étudiés dans les officines mafieuses. Comment peut-on prétendre « moderniser » la RDC ou la rendre émergente sans une armée forte ? Observez tous les pays émergents. Ainsi les rwandais et autres alliés de Kabila se rassureront qu’il n’y aura pas Tshisekedi pour mettre son nez dans les dossiers qui fâchent tels que:  L’affaiblissement et la déstructuration des FARDC (Depuis que Kabila est au pouvoir. Chebeya fut le prix qu’il fallait payer pour mettre le policier John Numbi. Rappelons que dans cette opération. Entre-temps les FARDC battent le record du nombre des officiers (formés dans quelle académie ???). Brésil. ce sont des signes qui ne trompent pas sur cette politique de l’autruche des deux poids deux mesures. Les États-Unis ont appelé mercredi 15 février à la formation d’un « gouvernement de large union ». sans citer le nom de Tshisekedi. par un décret confidentiel. la communauté internationale a pris l’option de geler les problèmes au lieu de les régler et est ainsi renvoyée à ses contradictions. Russie. Cela. Une présidence officieuse tenue par Augustin Katumba Mwanke. Selon Thierry Vorcoulon de l’International Crisis Group. aucune voie de la Communauté Internationale ne s’est explicitement et activement prononcée en faveur la cohabitation (impossible ?) entre Tshisekedi et Kabila. l’artisan de l’opération militaire Umoja Wetu. Ainsi. on comprend que tout a été décidé de longue date pour maintenir Tshisekedi à l’écart du pouvoir. qui apprit l’exécution de l’opération par la voie des ondes. Inde. Le but est d’empêcher une quelconque cohabitation entre Tshisekedi et Kabila car les stratèges de Kabila savent que Kabila ne survivra pas politiquement aux côtés de Tshisekedi. Je me trouvais à Kinshasa en octobre et novembre 2008 durant cette saga militaire qui vit le général Dieudonné Kayembe Mbandakula. le chef d’Etat-Major général des FARDC. force est de constater que pour le cas congolais. En observant la manière dont Mulunda et la CENI se sont comportés tout au long du processus électoral. même si cela n’est pas la solution souhaitée par Tshisekedi. Et ce n’est pas un 4 . Contrairement au Zimbabwe et au Kenya où les présidents sortants ont été contraints à la cohabitation avec.

Des erreurs difficiles à corriger en politique. avec un Ntaganda allié de Kabila promu général pour son soutien aux élections. Chers congolais. La Libye de Kadhafi qui fut économiquement assez avancée en Afrique. Cette politique de la chaise vide ne profite qu’à l’adversaire et ce dernier peut entreprendre des actions politiques pour inciter l’opposition à appliquer cette politique. Sauf si l’on est convaincu que le boycott ne nous fera pas perdre encore des années qu’on aurait pu épargnées. Les viols. C’est le cas justement la Mouvance Présidentielle (MP) pendant la législature de 2006 et bien avant. l’Opposition opte pour la chaise vide. Dans une configuration où la vraie démocratie est celle qui part de la base (provinces) vers le haut ? Les tricheries ne seront-elles pas cette fois-là l’huile qui sera mise au feu ? Je reprends enfin une partie d’une analyse faite par Mr Serge Ntumba . Et on nous promet une « révolution de la modernité » sans une révolution de l’armée aux pieds d’argile et incapable de protéger les acquis de cette modernité en cas de menace? Les pillages et les bradages des ressources naturelles du Congo avec des contrats accordés au Total. a-t-elle la capacité de provoquer des élections anticipées ? Dans l’hypothèse d’une réponse négative. les événements politiques en RDC nous invitent à une relecture dépassionnée. il faut éviter la stratégie de la chaise vide en politique et surtout dans une situation ou un environnement démocratique. Ou fautil persuader le Président Tshisekedi d’oser une autre stratégie politique ? Laquelle. la plus puissante armée d’Afrique. les déplacements et le dépeuplement des populations de l’Est au profit des rwandophiles. aux provinciales à venir avec à la clé le gouvernorat de Kinshasa. Faut-il encourager le président Tshisekedi de tomber dans le piège rwandais dans lequel il est englué depuis 2002 ? C’est ce qui arrive actuellement aux FDLR à qui Kagame a partout les moyens (dont la persuasion diplomatique auprès de la Communauté internationale) fermé la voie du dialogue politique inter-rwandais. le Bas-Congo. au neveu de Zuma juste après le cirque de la CENI. sûr que la politique du combat pragmatique à l’intérieur ne veut pas dire accepter tout ce que ton adversaire te donne. de la pensée unique.  hasard que les pays les plus puissants et les plus développés sont en même temps les puissances militaires. de la dictature. doit plutôt réorienter son combat politique autrement en usant la stratégie de l’intérieur lorsque la stratégie du boycott arrive à ses limites ? Pensons à la future CENI. C’est également ce qui arrive à au FPI de Gbagbo que les lobbies financiers français pro-Ouattara ont poussé au boycott du parlement de peur qu’ils n’y soient l’antichambre du pouvoir de Ouattara. peut couper de l’herbe sous les pieds Pour le journaliste Freddy Monsa du Potentiel : Si aujourd’hui. C'est-à-dire que la politique de la chaise vide renforce la position et la force du détenteur de la domination et pérennise cette dernière. siège des institutions et autorité administrative de la police des manifestations ? Avec Kinshasa anti-Kabila et conquise par l’opposition ? Quid de la récupération des provinces comme les deux Kasaï. et au bout du tunnel. Executive President. Mais bien de forcer l’adversaire à devoir cohabiter et à lâcher une partie du pouvoir que le Congo doit reconquérir en attendant de reconquérir par d’autres voies et stratégies le reste de l’espace encore occupé frauduleusement. qui en a profité au maximum jusqu'à la modification de la constitution du moment où l’opposition se réveillait pour rejoindre le train. les pions étaient déjà damés. Nous ne pouvons pas reconquérir politiquement ni militairement la RDC sans comprendre les modus operandi des ennemis du Congo. malgré les humiliations subies et c’est aussi ça le sens de son combat que nous héritons : s’humilier pour le salut du peuple congolais. disposait également. Ce n’est pas une faiblesse mais bien une stratégie de corps à corps qui avec la personnalité du président Tshisekedi. elle est en train de faire le lit de la majorité. Action and Good Governance à Pretoria: C’est pourquoi. Elle a l’obligation politique de 5 . avec l’Egypte et la RSA. l’Equateur et même le Sud-Kivu par l’opposition. C’était trop tard.

présenter en toute circonstance une alternative démocratique pour bien jouer son rôle d’une Opposition responsable et élitiste afin de briser l’immobilisme. 6 . voire du Sénat.. gestion des provinces. Concrètement. autorité sur la police provinciale…) nécessaires à la victoire finale ? Que ceux qui ont des réponses pertinentes et argumentées puissent m’aider ? Jean-Jacques Wondo Analyste Politique freelance spécialisé en questions géostratégiques. que faut-il faire alors? Doit-on avoir une lecture primaire qui voit en une participation de Tshisekedi au jeu institutionnel comme une légitimation du régime de Kabila ? Ou devons-nous la considérer comme une stratégie ou un moyen permettant d’atteindre des objectifs intermédiaires (CENI.