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N°12 hiver 2012

N°12 hiver 2012 TrimesTriel d’informaTion de la CommunauTé d’aggloméraTion éConomie L'artisanat au cœur

TrimesTriel d’informaTion de la CommunauTé d’aggloméraTion

d’informaTion de la CommunauTé d’aggloméraTion éConomie L'artisanat au cœur du Grand Avignon y
d’informaTion de la CommunauTé d’aggloméraTion éConomie L'artisanat au cœur du Grand Avignon y

éConomie

L'artisanat

au cœur

du Grand Avignon

éConomie L'artisanat au cœur du Grand Avignon y Page 26 y Page 30 y Page 34

y Page 26

y Page 30

y Page 34

Vie quotidienne

Vu de L'intérieur

écho des communes

une nouvelle

Les « monsieur

Le Pontet,

étape pour

Propre » du

poumon

le réseau

grand avignon

économique du

de transports

grand avignon

en commun

4 L’institution

la CdCi redessine les

contours du grand avignon

Trois mois d’agglo

6

• Un soutien sans condition au projet de tramway

• Quatre chantiers pour plus de 200 logements

• PLH : une deuxième phase pour plus d’équilibre entre les communes

• Des échanges autour des musiques traditionnelles • Son trajet en un clic • Une
Des échanges autour des musiques traditionnelles
Son trajet en un clic
Une station d’épuration écolo
Deux nouvelles résidences qui changent la vie
L'auditorium primé pour son innovation
Un studio de danse Nicole Calise-Petracchi
C-SAGRIES
Un festival qui a fait le plein
Futur périmètre du Grand Avignon
SDCI2011
COLLIAS
ICPE
CCPRO
Le Grand Avignon facilite les rapports entre les collectivités et les PME
SAINT-BONNET-DU-
CCRG
COMMUNE ISOLEE
LX
GrandGDA
CABRIERES
aviGnon
LEDENON
Les délices de la ferme sur la place
Vie
24
quotidienne
ABRI
coup En un
Le
d'œil
Plan Particulier
de Mise en Sureté
PPMS
ECOLE
• Prévention des risques
majeurs : le Grand
Avignon accompagne
le milieu scolaire
GAZ
• Une nouvelle étape
MÉMENTO
À destination des directeurs d’établissements
scolaires du Grand Avignon
!
DOCUMENT
pour le réseau de
À CONSERVER
• «
transports en commun
Les villes de notre région sont les plus
productrices de pollens de France ».
Les "Monsieur Propre "
du grand avignon
France ». Les "Monsieur Propre " du grand avignon 30 29 Vu de l'intérieur so 34

30

». Les "Monsieur Propre " du grand avignon 30 29 Vu de l'intérieur so 34 L’écho

29 Vu de l'intérieur

Propre " du grand avignon 30 29 Vu de l'intérieur so 34 L’écho des communes Le

so

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L’écho des communes

Le Pontet, poumon économique du Grand Avignon

2 Grand Avignon Magazine

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Sommaire

10 Dossier L'artisanat au cœur du grand avignon éditorial A vec plus de 4000 entreprises

10

10 Dossier L'artisanat au cœur du grand avignon éditorial A vec plus de 4000 entreprises implantées

Dossier

L'artisanat au cœur du grand avignon

éditorial

A vec plus de 4000 entreprises implantées sur le territoire du Grand Avignon, de part et d’autre

du Rhône, l’artisanat joue un rôle essentiel dans l’éco- nomie des villes et des villages de notre agglomération. Autant que l’agriculture, il façonne l’âme et la vie de notre territoire.

Mais l’artisanat représente beaucoup plus qu’une force économique. C’est également un ensemble de valeurs, dans lesquelles notre société se reconnaît, parce qu’elles appartiennent autant à son avenir qu’à ses traditions.

Je pense à l’entrepreneuriat, qui est redevenu une va- leur positive dans notre pays avec le statut d’auto-en- trepreneur lancé par le Gouvernement, au goût de l’ini- tiative, à l’esprit de famille et de responsabilité dans la vie politique et sociale ou encore à la formation des jeunes générations, qui a toujours occupé une place fondamentale dans la perpétuation des savoir-faire in- dispensables à ce secteur économique.

C’est la raison pour laquelle le Grand Avignon apporte aujourd’hui un soutien direct ou indirect au dévelop- pement de l’artisanat, à travers de multiples initiatives, au premier rang desquelles figure la création de zones d’activités artisanales, comme les Pélitènes à Jonque- rettes ou les Balarucs à Caumont, afin de faciliter l’ins- tallation des artisans.

Caumont, afin de faciliter l’ins- tallation des artisans. Coup de projecteur 32 ONCOVIA, un site plein

Coup de projecteur

32

ONCOVIA, un site plein d'espoirs

mmaire n°12

grand avignon magazine

Trimestriel d’information de la Communauté d’agglomération Numéro 12 - Hiver 2012 Direction de la publication : Ludovic Morel Rédaction : service communication Conception de la maquette et mise en page :

sur le pont ! communication Crédits photos : Karine Legoix, Anne Van der Stegen Imprimerie : Léonce Deprez

Grand Avignon 320, chemin des Meinajariès BP 1259 Agroparc - 84911 Avignon Cedex 9

Tél. 04 90 84 47 00 / Fax 04 90 84 47 01

contact@agglo-grandavignon.fr

www.grandavignon.fr

Ouvert du lundi au vendredi de 8h45 à 12h et de 13h30 à 17h45

Aujourd’hui, avec le développement de l’artisanat d’art, la féminisation de la profession, puisque près de 19 % des chefs d’entreprises artisanales sur notre territoire sont des femmes, avec le rebond de l’apprentissage et les opportunités d’emplois que représente partout en France et en Europe la nécessaire restauration de notre patrimoine, le secteur de l’artisanat est l’un des plus dynamiques.

Je vous invite donc, à travers ce douzième numéro du magazine d’information de la Communauté d’agglomé- ration, à découvrir les principales facettes de ce secteur d’activité si riche en réussites individuelles, en passions et en savoir-faire.

Je vous souhaite une bonne lecture.

et en savoir-faire. Je vous souhaite une bonne lecture. marie-Josée roig Présidente de la Communauté

marie-Josée roig Présidente de la Communauté d’agglomération du Grand Avignon

Grand Avignon Magazine

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Editorial

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l’institution

La cdci redessine les contours du grand avignon

Le 29 décembre 2011, François Burdeyron, Préfet de Vaucluse, a signé le Schéma départemental de coopération intercommunale, outil de mise en œuvre de la réforme des collectivités et de rationalisation de la carte intercommunale. L’élaboration de ce schéma est le produit d’une concertation approfondie entre le Préfet et les élus de Vaucluse représentés au sein d’une commission ad hoc, la Commission départementale de coopération intercommunale (CDCI).

Une large majorité pour l’élargissement du grand avignon

La CDCI, lieu d’échanges, de coopération et de concerta- tion entre le Préfet et les élus, avait la possibilité de déposer des amendements, adoptés à la majorité des deux tiers, pour modifier le schéma en-

C-SAGRIES Futur périmètre du Grand Avignon SDCI2011 COLLIAS ICPE CCPRO SAINT-BONNET-DU- CCRG COMMUNE ISOLEE LX
C-SAGRIES
Futur périmètre du Grand Avignon
SDCI2011
COLLIAS
ICPE
CCPRO
SAINT-BONNET-DU-
CCRG
COMMUNE ISOLEE
LX
GrandGDA
LEDENON
CABRIERES
aviGnon

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L’institution

visagé par le Préfet. Le nou- veau périmètre proposé par le Préfet pour le Grand Avi- gnon a ainsi obtenu une lar- ge majorité des voix des élus au sein de la CDCI soit 81%, avec 34 voix sur 42. Ce péri- mètre comprend donc :

• Les 13 communes mem- bres de l’actuelle Commu- nauté d’agglomération du

Grand Avignon, y compris la commune de Velleron, qui ne sera finalement pas rattachée à l’ensemble formé par L’Isle- sur-la-Sorgue, Cavaillon et Coustellet ;

Les communes membres de l’actuelle Communauté de communes du Pays de Rhône Ouvèze, à savoir Sorgues, Bédarrides, Châteauneuf-du-

Pape, Courthézon, Jonquières et Caderousse ;

Les communes membres

de l’actuelle Communauté de communes de la Côté du Rhône gardoise, à savoir Saint-Laurent-des-Arbres, Roquemaure et Montfaucon, sans Lirac ;

Les communes isolées de

Pujaut, Sauveterre et Orange ;

Et, conformément au souhait des élus de la CDCI de Vau- cluse, les communes membres de l’actuelle Communauté de communes Rhône Alpilles Durance, au Nord des Bou- ches-du-Rhône. Concernant ces dernières communes, la CDCI des Bouches-du-Rhône est seule compétente, et il y a

CDCI des Bouches-du-Rhône est seule compétente, et il y a fort à parier qu’elle émettra un

fort à parier qu’elle émettra un avis défavorable à leur ratta- chement au Grand Avignon.

Objectifs : cohérence, compétitivité, équilibre

« Il s’agit avant tout de nous associer pour porter des po-

litiques territoriales cohé- rentes, pour parvenir à un développement économique harmonieux et pour relever les grands défis auxquels nous sommes confrontés : la planification de l’urbanisme, les grands enjeux écologiques, le logement, l’organisation des transports, la nécessaire solidarité entre les espaces ruraux et urbains… » a rap- pelé à plusieurs reprises Ma- rie-Josée Roig, Présidente du Grand Avignon. Une grande agglomération autour d’Avi- gnon, c’est bien sûr un levier important pour mettre fin aux redondances, optimiser la gestion des services pu- blics, réaliser des économies d’échelle sur le long terme. Et c’est l’occasion de ren- forcer les synergies entre les territoires et de susciter une culture commune. Mais, c’est avant tout un regroupement volontaire avec l’ambition de porter de grands projets structurants, de gérer plus efficacement des services publics, aménager et pen- ser le territoire en veillant

à l’harmonie entre les espa-

ces affectés à l’économie, à l’habitat, aux déplacements. Pour Marie-Josée Roig, qui

a pris la parole sur ce sujet

à la cérémonie des vœux de

Châteauneuf-du-Pape, « l’ob- jectif est de créer un territoire capable de rivaliser avec les grands ensembles en cours de construction autour de nous,

à Montpellier, Aix-en-Pro- vence, Marseille, Nice… et non un espace qui devien- drait une simple aire d’auto- route entre Lyon et la Côte d’Azur ».

aire d’auto- route entre Lyon et la Côte d’Azur ». H cérémonie des vœux de châteauneuf-du-Pape

H cérémonie des vœux de châteauneuf-du-Pape

« Je crois que ce projet résolument optimiste et inscrit dans une dynamique forte peut démontrer avec éclat à nos administrés que le politique a encore un sens et sait impulser et accompagner le changement. »

Marie-josée roig,

Présidente de la Communauté d'agglomération du Grand Avignon

La création de cette nouvelle communauté pourrait être en- visagée dès le 1 er janvier 2013, sachant que les maires et les administrations concernées doivent travailler ensemble sur le socle des compéten- ces qui seront exercées par le nouvel établissement, sur l’évolution et la fusion des administrations concernées, en s’attachant à conserver le meilleur de leurs fonctionne- ments respectifs, tout en ima- ginant une nouvelle structure intégrée qui réponde aux im- pératifs d’efficience maximale, en assurant une gestion à la fois centralisée pour l’écono- mie des moyens mis en œuvre et territorialisée pour une effi- cacité optimale des services de proximité. « L’enjeu est excep- tionnellement élevé, a rappelé

Marie-Josée Roig, les difficul- tés à venir sont innombrables mais pas insurmontables. (…). Ensemble, et dans le respect de l’autonomie et de la singulari-

té de chacune de nos commu- nes, nous pourrons y arriver. En ces temps de crises, mon- diale, européenne, nationale, en cette période de doute et de repli généralisés, je crois que ce projet résolument optimiste et inscrit dans une dynamique forte peut démontrer avec éclat à nos administrés que le poli- tique a encore un sens et sait impulser et accompagner le changement. »

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L’institution

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trois mois d’agglo

z tramway

un soutien sans condition au projet de tramway

C’est une victoire pour la présidente du Grand Avignon :

en visite dans le Vaucluse début décembre, le ministre des Transports Thierry Mariani a réaffirmé le soutien sans faille de l’Etat au projet de tramway. La subvention promise de 29,85 Msera bien versée au Grand Avignon pour le démarrage des travaux au regard de la qualité du projet et du respect du planning. « Ce projet est symbolique et s’inscrit parfaitement dans les préoccupations du Grenelle de l’environnement », a argumenté le ministre lors d’une conférence de presse aux côtés de Marie- Josée Roig. Thierry Mariani a rappelé que sur les 17 projets de transport en site propre (TCSP) acceptés sous réserve en France, tous n’auront pas la chance d’obtenir leur subvention. C’est dire si le projet porté par le Grand Avignon, d’un coût total de 250 M, répond parfaitement aux attentes du Grenelle 2 (notamment la réduction des émissions de gaz à effet de serre, l’amélioration des déplacements et le désenclavement de certains quartiers) et aux besoins de la population. Soumis à une nouvelle concertation, le Grand Avignon devant aller à la rencontre des habitants au printemps, il devrait être mis en service en juin 2016.

Retrouvez le reportage vidéo intitulé "Le tram sans condition" sur le site www.grandavignon.fr, rubrique Vidéos.

6 Grand Avignon Magazine

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Trois mois d’agglo

z habitat

quatre chantiers pour plus de 200 logements

L’ Office public de l’habitat de la ville d’Avignon (OPH) vient de lancer quatre chantiers d’enver-

gure

à Rochefort-du-Gard et à Avignon,

dont

les travaux seront en partie finan-

cés par le Grand Avignon.

L’ancien relais de poste de la Bégude,

à Rochefort, va être réhabilité dans les prochains mois. Ce bâtiment datant du

XVIII e siècle accueillera les locaux de la

mairie annexe, une salle d’exposition et l’école de musique.

annexe, une salle d’exposition et l’école de musique. Derrière lui, trois autres ensembles vont être construits

Derrière lui, trois autres ensembles vont être construits afin de créer 21 logements

(3 T2, 13 T3, 4 T4 et 1 T5). Qualifiés BBC (bâtiment basse consommation), ils bé- néficieront d’un chauffage collectif au bois et d’eau chaude sanitaire alimentée par des copeaux de bois. Autre chantier : celui de la Maison re- lais, dans le quartier de Baigne-pieds à Avignon. 25 studios et 5 T2 accueilleront dès le deuxième semestre des personnes

à faible niveau de ressources, dans une

situation d’isolement ou d’exclusion et dont la situation ne leur permet pas l’accès à un logement ordinaire. Dans la ville centre également, l’ancienne Miroiterie avignonnaise, route de Lyon, va être transformée en résidence étu- diante. Composé de 111 appartements, du T1 au T2, sur cinq niveaux, l’immeu- ble devrait être achevé au 2 e trimestre 2013. Enfin, les 55 appartements de la

« résidence de la Rue Mourre », à proxi-

mité du quartier de Fontcouverte, seront

terminés d’ici la fin de l’année. Une opé- ration qui favorisera le renouvellement urbain et la mixité sociale. L'équilibre social de l'habitant sur le territoire de la Comunauté d'agglomération, l'accès de tous au logement, sont au cœur des préoccupations du Grand Avignon.

z Programme L oca L de L’habitat

une deuxième phase pour plus d’équilibre entre les communes

POLITIQUE DE LA VILLE ET HABITAT
POLITIQUE
DE LA VILLE
ET HABITAT
POLITIQUE DE LA VILLE ET HABITAT

ème

2

ème 2 PROGRAMME LOCAL
ème 2 PROGRAMME LOCAL

PROGRAMME LOCAL

DE L’HABITAT

DE L’HABITAT

DU GRAND

DU GRAND

AVIGNON

AVIGNON
POLITIQUE DE LA VILLE ET HABITAT ème 2 PROGRAMME LOCAL DE L’HABITAT DU GRAND AVIGNON
POLITIQUE DE LA VILLE ET HABITAT ème 2 PROGRAMME LOCAL DE L’HABITAT DU GRAND AVIGNON

L e premier Program-

local de l’habitat

me

(PLH), lancé afin de fa-

voriser l’équilibre social de l’habitat sur l’ensemble des communes de l’aggloméra- tion, a été un succès. Avec un total de 1786 logements construits en cinq ans, l’objectif a été entièrement rempli. Fort de ce résultat, le Grand Avignon vient de lancer son deuxième PLH. Avec toujours la même am- bition : fournir un logement à toutes les tranches de po-

pulation. Si la construction de logements sociaux est évidemment une des priori- tés (il est prévu d’en livrer 290 par an), elle sera moins concentrée à Avignon afin de réduire le déséquilibre existant entre l’offre dans la Cité des papes et dans les autres communes de la Communauté d’aggloméra- tion. Autre priorité, et c’est une nouveauté : accélérer la réhabilitation des parcs existants à l'instar de ce qui est fait à Monclar. Ce se- cond PLH n'oublie pas non plus la nécessité de créer des logements accessibles aux personnes âgées et handi- capées. Enfin, à travers ce document de planification, le Grand Avignon va égale- ment répondre aux besoins des classes intermédiaires, qui sont nombreuses à tra- vailler sur le territoire et qui ont du mal à trouver un logement correspondant à leurs attentes. Autant de mesures qui orienteront la politique de l’habitat du Grand Avignon jusqu’en

2016.

z c onser V atoire du g rand a V ignon

z transPorts

en commun

son trajet en un clic

Vous voulez savoir comment vous rendre du centre de Vedène à celui du Pontet, le 24 mars vers 12h30 ? Rien de plus simple : un tour sur le site de TCRA (Transports en commun de la région d’Avignon), cliquez sur l’onglet rose à gauche « Rechercher mon itinéraire », entrez vos critères et vous aurez instantanément la réponse. Numéro de la ligne de bus, horaires, durée du trajet… cette nouvelle fonction vous permet d’organiser votre déplacement sur tout le réseau de transports en commun du Grand Avignon.

Les musiques traditionnelles à l'honneur

L e

Conservatoire à

rayonnement régional

du Grand Avignon a

organisé, les 1 er et 2 février derniers, un symposium autour des musiques tra- ditionnelles. Pendant deux jours, des producteurs, des artistes et des universitai-

res ont débattu autour de la problématique pédagogique des musiques traditionnel- les et la réalité de terrain. Des échanges instructifs entrecoupés de pauses mu- sicales, de concerts et d’une visite insolite d’Avignon.

sicales, de concerts et d’une visite insolite d’Avignon. Grand Avignon Magazine I trois mois d’agglo z

Grand Avignon Magazine

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trois mois d’agglo

z Jonquerettes

une station d’épuration écolo

d’agglo z Jonquerettes une station d’épuration écolo J onquerettes dispose à présent d’une nouvelle station

J onquerettes dispose à

présent d’une nouvelle

station d’épuration. Un

équipement, inauguré le 26 novembre dernier, qui traite les eaux usées selon un pro- cédé écologique grâce à des roseaux. Deux mille plants de roseaux ont été installés dans six bassins. Progressivement, les végétaux vont assécher les boues qui seront par la suite réutilisées en compost. Une technique particulièrement in- novante qui ne présente que des avantages : elle consomme très peu d’énergie, ne demande qu’un minimum d’entretien, ne dégage aucune odeur et s’intè- gre parfaitement dans le pay- sage. « Preuve que notre mode de vie moderne peut aussi être en adéquation avec les exi- gences de la nature », comme l’a rappelé Marie-Josée Roig, présidente du Grand Avignon. Coût de l’opération :

450 000 euros.

du Grand Avignon. Coût de l’opération : 450 000 euros. Le maire nouveau vice-président au grand

Le maire nouveau vice-président au grand avignon

Robert Boyer, 67 ans, professeur des écoles retraité, est devenu en octobre dernier le maire de Jonquerettes. Des élections qui faisaient suite au décès pendant sa mandature de Jacky Buis, et dont M. Boyer était le

1 er adjoint. Il est ainsi devenu le 4 e vice-président du Grand Avignon, délégué à l’adduction en eau potable et au système d’information géographique.

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Trois mois d’agglo

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trois mois d’agglo

z

m onc L a r

deux nouvelles résidences qui changent la vie

z m onc L a r deux nouvelles résidences qui changent la vie E ncore une

E ncore une étape de

franchie dans le cadre

du vaste Programme de

rénovation urbaine du quar- tier de Monclar, lancé par le Grand Avignon. Petit à petit, le quartier prend un nouveau visage et les conditions de vie de ses habitants s’améliorent. En décembre dernier, ce sont deux nouvelles résidences qui ont été inaugurées en lieu et place de l’ancienne résidence des Baux. La résidence Pe- tite Ourse est composée de 16 maisons individuelles en R+1 qui disposent chacune d’un jardin d’environ 90 m 2 , et de 8 logements collectifs en R+2. Toutes les habitations ont été dotées de chaudière à micro- accumulation, de chasse d’eau

z c onser V atoire

à double débit et de douchette :

une initiative qui est non seulement plus respectueuse de l’environnement, mais qui permettra aux habitants de réaliser des économies. Ces nouveaux occupants ont d’ailleurs tous bénéficié d’un prêt locatif aidé d’intégration. La résidence Céphée est, elle, composée de 19 logements collectifs en R+4 (10 T3, 6 T4 et 3 T5) qui disposent chacun d’un balcon et d’une chaudière individuelle au gaz. Parmi ces appartements, trois répondent aux normes d’accessibilité aux personnes handicapées. Au final, le coût de ces deux résidences s’élève à plus de 5,4 millions d'euros. Le square des Grands Musiciens a été également inauguré ce même jour. Situé au cœur du quar- tier, où se trouvait avant la place Jean-Philippe Rameau, cet espace sera un nouveau lieu de vie et d’échange : des commerces vont s’installer au rez-de-chaussée des résidences qui l’entourent, les habitants peuvent eux déjà profiter d’un espace piéton agrémenté de nouveaux bancs et d’arbres. Prochaine étape des travaux, la construction de la résidence Cassiopée, au nord du square, dès cette année.

z

Le P ontet

L'auditorium primé pour son innovation

U auditorium est généralement réputé

pour sa qualité acoustique. Ce qui est

n

le

cas de celui du Pontet, conçu et réa-

lisé par le Grand Avignon et doté d'une salle de répétition de 400 places. Mais c'est aussi pour la qualité et l'originalité de sa construc- tion en bois que l'auditorium communautai- re a été récemment primé. Organisé pour la deuxième fois par le Prides Bois & Construc- tion, le concours des " Trophée du Bois " a mis en compétition 40 réalisations en bois si- tuées en région PACA. Parmi les dix lauréats, on dénombre 7 trophées dans des catégories diverses (habitat individuel, habitat collectif, bâtiment tertiaire, réhabilitation/extension) et trois prix spéciaux, dont le prix spécial "Bois et innovation " pour l'auditorium communau- taire du Pontet. Réalisée avec des matériaux novateurs et performants en terme énergéti- que (soubassement en béton brut, structure en épicéa lamellé-collé, caissons en bois isolés avec des billes d'argile), l'infrastructure com- munautaire a séduit les membres du jury. Une belle récompense pour ce magnifique écrin dédié à l'art et la musique.

ce magnifique écrin dédié à l'art et la musique. un studio de danse nicole calise-Petracchi 8

un studio de danse nicole calise-Petracchi

et la musique. un studio de danse nicole calise-Petracchi 8 Grand Avignon Magazine I Hiver 2012

8 Grand Avignon Magazine

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Trois mois d’agglo

S on nom restera à ja- mais associé au Pôle danse du Conservatoire

à rayonnement régional du

Grand Avignon. Le studio

de danse de la rue Ferruce,

à Avignon, porte désormais

le nom de Nicole Calise-Pe- tracchi, danseuse émérite et fondatrice du Conservatoire de danse, décédée en 2010. Lors de cette inauguration,

Marie-Josée Roig, prési- dente du Grand Avignon, a rendu hommage au travail d’exception que Nicole Ca-

lise-Petracchi a réalisé pen- dant plus de trente ans. C’est notamment grâce à elle que

les élèves peuvent poursui- vre leur cursus scolaire tout en pratiquant la danse grâce

aux classes à horaires amé- nagés. On lui doit également la création en 1985 du Ballet de la cité des papes pour per- mettre aux jeunes danseurs d’acquérir une expérience scénique. C’est désormais sous son regard bienveillant qu’ils danseront.

trois mois d’agglo

z agricuLture

Les délices de la ferme sur la place

Ils étaient 54 agriculteurs, adhérents du réseau Bienvenue

à la ferme,

soutenu par le Grand Avignon,

à proposer

le temps d’un week-end, en novembre dernier, sur la place de l’Horloge,

à Avignon,

leurs produits

et assiettes

gourmandes.

Aligot, magret, viande bio de race Aubrac, foie gras, cassoulet… les spécialités de 16 départements, dont celles du Vaucluse, étaient

à l’honneur.

De quoi mettre nos papilles en émoi !

à l’honneur. De quoi mettre nos papilles en émoi ! z Les n uits de L’
à l’honneur. De quoi mettre nos papilles en émoi ! z Les n uits de L’

z Les

n uits de L’ a V ent

un festival qui a fait le plein

Les n uits de L’ a V ent un festival qui a fait le plein C

C omplets. Les treize concerts organisés par le Grand Avignon dans

le cadre des « Nuits de l’Avent »

ont fait salle comble. Un beau succès pour cette deuxième édition qui aura réuni au total 4000 personnes. Des amateurs de musique et des non-initiés

qui ont pu ainsi écouter, lors de ces soirées gratuites, des chœurs d’enfants, de la mu-

sique de chambre, des for- mations symphoniques et les répertoires des musiques corse, russe ou bretonne. Ce festival leur a également per- mis de (re)découvrir le riche

patrimoine du Grand Avignon à travers les églises, les sal- les de concerts et les lieux insolites dans lesquels se déroulaient les représenta- tions. Fort de cette réussite, le Grand Avignon vous donne rendez-vous cet été pour ses Nuits estivales.

vous donne rendez-vous cet été pour ses Nuits estivales. z e conomie Le grand avignon facilite
vous donne rendez-vous cet été pour ses Nuits estivales. z e conomie Le grand avignon facilite

z e conomie

Le grand avignon facilite les rapports entre les collectivités et les Pme

«L a commande pu-

blique est un des

rouages essentiels

entre les collectivités locales et les entreprises », rappelle Marie-Josée Roig, prési- dente du Grand Avignon. C’est pour cela que la Com- munauté d’agglomération

a organisé, avec la Confé-

dération générale des peti- tes et moyennes entreprises (CGPME) du Vaucluse et de

son président, Bernard Vergier, une rencontre autour de cet-

te thématique. Lors de cette

conférence, animée par M e Jérôme Grand d’Esnon, avo- cat au barreau de Paris et ancien directeur des affaires juridiques au Ministère des finances, plus de 80 chefs d’entreprises locales ont pu recevoir des conseils très pratiques pour réussir leurs appels d’offres publics. Des réponses très concrètes leur ont par exemple été appor- tées sur la dématérialisation des marchés publics, les

difficultés liées à la sous- traitance, les seuils des mar- chés ou les critères de sélec- tion des entreprises. Toujours très engagé auprès des en- treprises locales, le Grand Avignon a voulu encore une fois rappeler son soutien aux dirigeants d’entreprises

en ces temps de crise écono- mique. Car la Communauté d’agglomération a maintenu ses investissements, et ainsi favorisé la relance de l’éco- nomie du territoire. En 2010, la commande publique a re- présenté 22 millions d’euros pour le Grand Avignon.

re- présenté 22 millions d’euros pour le Grand Avignon. Grand Avignon Magazine I Hiver 2012 I

Grand Avignon Magazine

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9

dossier

éConomie

L'artisanat

au cœur

du Grand Avignon

avec près de 4000 entreprises installées sur le grand avignon, l’artisanat joue un rôle essentiel dans l’économie des villes et des villages de l’agglomération. secteur très diversifié, l’artisanat arbore de multiples visages et décline de nombreux savoir-faire. À travers des soutiens directs ou indirects – et notamment la création de zones artisanales dédiées comme « Les balarucs » à caumont-sur-durance ou « Les Pélitènes » à Jonquerettes - la communauté d’agglomération facilite l’installation de jeunes artisans. très représentés dans notre bassin de vie, les artisans d’art trouvent dans le cadre de vie provençal matière à s’épanouir et à créer. Le salon regart, qui s’ouvre le 24 mars prochain, en est un éclatant reflet.

10 Grand Avignon Magazine

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Dossier

Q u’y a-t-il de commun entre Dino le boucher, Brigitte la restauratrice

de vitraux, Cyrille le doreur sur bois ou Bernard le menuisier compagnon du devoir, tous cités dans notre dossier ? Pas grand chose en apparence si ce n’est un long apprentissage, le goût du travail bien fait et une certaine indépendance. Quel que soit son métier – et il y en a 250 répertoriés – l’artisan est un homme ou une femme de savoir-faire. Qu’il soit dans les métiers de bouche – boucher, boulanger, glacier, confiseur –, dans la construction – carreleur, électricien, plaquiste, tailleur de pierre –, dans les services à la personne – coiffeur, cordon- nier, teinturier – dans la mode ou la beauté – modiste, chape- lier, bijoutier –, dans l’édition/ imprimerie – graphiste, photo- graphe – dans les transports – taxi, carrossier – ou dans les métiers d’art – sculpteur sur bois, ferronnier, décorateur sur verre – l’artisan a une iden- tité forte car il officie sou- vent seul. « Un artisan est à la fois un ouvrier, un patron, un acheteur, un comptable, un DRH, il assume l’ensemble de

un acheteur, un comptable, un DRH, il assume l’ensemble de dossier z artisanat Un bassin de

dossier z artisanat

Un bassin de vie qui attire les artisans d’art

Modiste, relieur, sculpteur, tanneur, peintre, restaurateur, photographe, graphiste, luthier, maître-verrier, flaconneur, miroitier d’art, veloutier, émailleur : le répertoire des artisans d’art de l’agglomération, fourni par les Chambres des métiers, reflète la richesse de l’artisanat d’art sur notre territoire. Le bassin de vie d’Avignon accueille en effet de nombreux artisans d’art, sans doute attirés par la qualité de vie, le climat et la lumière si particulière de la Provence. Consciente de cette richesse, et souhaitant l’accompagner, la chambre de métiers a maintenu sa commission des métiers d’art à laquelle participent une quinzaine d’artisans. La 8 ème édition du salon Regart, qui se déroulera au printemps prochain (lire par ailleurs), incarne cette volonté de promouvoir cette forme d’artisanat.

cette volonté de promouvoir cette forme d’artisanat. ces tâches » , souligne Thierry Aubert, Président de

ces tâches », souligne Thierry Aubert, Président de la cham- bre de métiers et de l’artisanat de Vaucluse (lire son interview par ailleurs). Un département où on dénom- bre 13704 entreprises artisana- les au 1 er janvier 2012, pour plus de 45 000 actifs. C’est dire le poids économique majeur de ce secteur qui progresse

de manière constante depuis quinze ans (10 703 entreprises recensées en 1998). « L’an- née 2011 a été marquée par un record en matière de créa- tion d’entreprises artisanales avec 1860 immatriculations nouvelles. Ce nombre, qui a augmenté de 33,24 % par rapport à 2010 est en partie dû au phénomène du régime

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de l’auto-entrepreneur », note Thierry Aubert. Ce dévelop- pement de l’artisanat – qui s’accompagne d’un rebond de l’apprentissage – est confirmé par Dino Tornati, membre du bureau de la chambre de mé- tiers et président départemen- tal du syndicat des bouchers (lire par ailleurs).

Près de 4000 entreprises sur l’agglo

A cheval sur deux départe- ments, l’agglomération d’Avi- gnon compte 3915 entreprises artisanales, dont 3312 sur les 9 communes du Vaucluse et 603 sur les 4 communes du Gard (lire ci-dessous). Si la vil- le-centre en dénombre à elle seule près de 2000, des villages comme Saze ou Jonquerettes

en accueillent également, fa-

vorisant l’activité en milieu ru- ral. Créée en 2001 et commer- cialisée jusqu’en 2008, la zone artisanale « Les Pélitènes » à Jonquerettes est à cet égard

un exemple réussi d’aménage-

ment réalisé avec le soutien de

la Communauté d’aggloméra-

tion. Un jardinier-paysagiste

y côtoie un imprimeur, un

peintre voisine avec un créa- teur de meubles ou un restau- rateur. A quelques kilomètres

de là, à Caumont-sur-Durance,

une autre zone spécialement dédiée à l’artisanat, « Les Ba- larucs », a fait le plein. Aux côtés des transports Raoux, qui font figure de locomotive, des petits artisans se sont ins- tallés dans des domaines aussi divers que la plomberie, les produits bio ou l’isolation de

Les chiffres de L’artisanat, commune par commune

Avignon

1980

Caumont-sur-Durance

109

Entraigues sur la Sorgue

219

Jonquerettes

16

Le Pontet

339

Les Angles

213

Morières-les-Avignon

203

Rochefort du Gard

149

Saint-Saturnin-les-Avignon

121

Saze

47

Vedène

251

Velleron

74

Villeneuve-lez-Avignon

194

Sources : Chambres de métiers et de l’artisanat de Vaucluse et du Gard.

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façade. « Outre les zones spé- cialement dédiées, il y a aussi des artisans implantés dans les zones d’activités dite commu- nautaires, comme Courtine par exemple », souligne François Leleu, Vice-président chargé du développement économi-

que d’Agroparc et Courtine. Et comme le montre l’exem-

ple récent du siège social de la CAPEB (Confédération de l’Ar- tisanat et des Petites Entrepri- ses du Bâtiment), dont le siège est en construction le long de la route de Marseille (lire par ailleurs), le Grand Avignon ac- compagne le monde artisanal dans sa quête de respectabilité et de notoriété.

(lire par ailleurs), le Grand Avignon ac- compagne le monde artisanal dans sa quête de respectabilité

« En 2011

+33,24 %

de création

d'entreprises

artisanales. »

dossier z artisanat

d'entreprises artisanales. » dossier z artisanat L’exposition RegArt du 24 mars au 1 e r avril

L’exposition RegArt du 24 mars au 1 er avril

C’est la vitrine de l’artisanat d’art en Vaucluse. Tous les deux ans, l’exposition Regart rassemble la fine fleur du savoir- faire vauclusien en matière d’artisanat d’art. La nouvelle équipe menée par Thierry Aubert a souhaité donner plus de retentissement à cet événement. Tout d’abord en déplaçant la date (de l’hiver au printemps), mais également en proposant une seule exposition de prestige dans la chapelle de la chambre de métiers. L’exposition, qui rassemblera

une trentaine d’artisans d’art (bijoutier, doreur, ébéniste, ferronnier d’art,

sculpteur, tailleur de pierre

scénographiée et animée. « On essaie de présenter le bois, le métal, la pierre, à travers des œuvres de grande qualité », explique Thierry Aubert.

) sera

v regart 2012,

du 24 mars au 1 er avril à la chambre de métiers et de l’artisanat de Vaucluse (entrée libre) 35, rue Joseph Vernet - 84 000 Avignon

www.regart84.fr

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chambre de métiers et de l’artisanat

Thierry Aubert : « Nous représentons 45 000 actifs ».

Président de la Chambre de métiers et de l’artisanat de Vaucluse, Vice-président de la CAPEB (Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment), Thierry Aubert répond aux questions de Grand Avignon Magazine en fin connaisseur. Interview.

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« on dénombre exactement

13 704

entreprises

artisanales ».

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Que représente l’artisanat sur le plan économique en Vaucluse ? Thierry Aubert : Économi- quement, on dénombre exac- tement 13 704 entreprises artisanales, ce qui représente plus de 45 000 actifs et 2,5 milliards de chiffre d’affai- res. Sur le Vaucluse comme dans les autres départements français, le nombre d’artisans recensés est lié au nombre d’habitants. Ainsi, dans les Hautes Alpes ou les Alpes de Haute Provence, il y a beau- coup moins d’artisans. Les Bouches du Rhône à l’inverse comptent plus de 20 000 en- treprises artisanales.

Quelles sont les spécificités du Vaucluse et du Grand Avignon ? Thierry Aubert : Il y a un sec- teur dominant avec le bâti- ment, qui représente quasi- ment la moitié des effectifs. L’autre moitié se divise à part égale entre les métiers de service (250 métiers dif- férents dont les taxis, les coiffeurs, les fleuristes) et les métiers de l’alimentation (les boulangers-pâtissiers, bouchers, charcutiers, trai- teurs). L’autre particularité de notre bassin de vie, c’est la forte proportion d’artisans d’art, sans doute en raison de la situation géographique privilégiée, de la réputation de la Provence et d’Avignon, de la lumière (pour les pein- tres), de la qualité de vie.

Comment se définit un artisan ? Thierry Aubert : L’artisan peut se caractériser par deux critères. Tout d’abord la taille de l’entreprise. La

moitié des artisans du Vau- cluse travaille seul ou avec un apprenti. Une entreprise artisanale peut aller jusqu’à 20 salariés, au delà, on est dans un autre registre. Le deuxième critère est lié à l’activité elle-même. Un ar- tisan est à la fois un ouvrier, un patron, un acheteur, un comptable, un DRH, il assu- me l’ensemble de ces tâches ce qui nécessite des forma- tions adaptées.

C’est justement l’un des rôles de la Chambre de métiers… Thierry Aubert : La Chambre de métiers et de l’artisanat suit l’entreprise durant toute sa vie, de l’immatriculation jusqu’à l’éventuelle cession. Pour ceux qui s’inscrivent comme artisans, il y a même une semaine de formation avant l’immatriculation où nous donnons des bases. Ensuite, tout au long de la vie de l’entreprise, nous proposons des formations, des opérations de mise en conformité des ateliers, des bilans. Nous sommes éga- lement présents à la fin de vie de l’entreprise, lors de la cession, en aidant l’arti- san par une mise en relation avec un éventuel repreneur. Il y a un travail très impor- tant d’accompagnement.

Quels sont les projets pour l’avenir ? Thierry Aubert : Nous avons un gros projet de pôle ali- mentaire au CFA Saint- Roch, avec l’appui de toutes les fédérations nationales, qui aurait une vocation ré- gionale voire inter-régiona- le, en raison de la situation géographique privilégiée du

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Grand Avignon. À noter que dans le cadre de ce pôle, nous serions très engagés en terme environnemental avec la transformation d’un bâti- ment vétuste de 1974 en un bâtiment BBC, comme c’est le cas du nouveau siège de la CAPEB sur Agroparc. Nous avons également un projet de route des métiers d’art, avec la réalisation d’un dépliant spécifique qui présenterait les artisans sus- ceptibles d’ouvrir leurs ate- liers et un projet de route gourmande.

NouVEAu SIèGE DE LA CAPEB Une vitrine pour l’artisanat
NouVEAu SIèGE DE LA CAPEB
Une vitrine pour l’artisanat

Thierry Aubert est un des initiateurs de la Cité de l’artisanat, actuellement en cours de réalisation sur le site d’Agroparc, à Avignon. un bâtiment BBC financé par la CAPEB et réalisé sur un terrain vendu à tarif préférentiel par le Grand Avignon. Primé comme l’un des 100 bâtiments exemplaires au niveau de la région PACA, ce nouveau siège de la confédération est situé à un endroit idéal, le long de la route de Marseille. « Le Grand Avignon nous a beaucoup aidés sur ce dossier, souligne Thierry Aubert, en faisant un effort sur le prix du terrain et sur son emplacement très favo- risé. Nous voulions faire une vitrine de l’artisanat, la Communauté d’agglomération y a largement contribué ». outre le siège de la CAPEB, ce bâtiment doté de grandes salles de réunion accueillera le syndicat des boulangers, le syndicat de l’automobile et le syndi- cat des coiffeurs. Deux bureaux seront également mis à disposition des petits syndicats comme les couturiers.

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Les compagnons de morières sur les traces d’agricol Perdiguier

C e sont les héritiers di- rects d’Agricol Perdi- guier. Héritiers si fidèles

qu’en 2006, quand il a fallu trouver un lieu suffisamment grand pour transférer le cen- tre de formation alors situé à Cantarel, dans l’ancienne ré- glisserie, les compagnons de la FCMB ont choisi… Morières- lès-Avignon, ville de naissance de l’Avignonnais la Vertu (lire ci-dessous). « Aujourd’hui, nous disposons de 4 ateliers de 600 m 2 et de 400 m 2 de salles de cours et de bureaux », explique Bernard Vithe, responsable de la formation menuiserie. Alors que le siège de la FCMB (Fé- dération Compagnonnique des Métiers du Bâtiment) se trouve au cœur de la cité des Papes, 37 rue du Four de la Terre (c’est là que vivent les Compagnons itinérants), le centre de forma- tion se situe au 801 avenue de Chateaublanc à Morières, juste en face du practice du Gar- den Golf Avignon. Un espace suffisamment grand pour y

« Aujourd’hui, nous disposons de 4 ateliers de 600 m 2 et de 400 m 2 de salles de cours et de bureaux ».

Bernard Vithe,

responsable de la formation menuiserie

Qu’est-ce que le compagnonnage ?

Le terme de compagnonnage désigne une branche du milieu ouvrier qui connut son apogée avec Agricol Perdiguier, au milieu du XIX ème siècle. L’état de compagnon s’acquiert après avoir rempli son temps d’apprentissage et s’être perfectionné sur le tour de France, et avoir réalisé un travail appelé communément chef d’œuvre.

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La pédagogie compagnonnique est la continuation d’une méthode ancestrale qui mêlait l’apprenti à la vie active sans l’isoler dans un univers scolaire détaché de la réalité. Dès que le jeune a un CAP, il peut commencer son tour de France. Il va de ville en ville. Le but de ce tour de France est d’ouvrir l’apprenti aux

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dossier z artisanat accueillir tous les publics dé- sireux de profiter des savoir- faire des compagnons

accueillir tous les publics dé- sireux de profiter des savoir- faire des compagnons pour se former à la menuiserie, à l’ébé- nisterie, à la taille de pierre, à la maçonnerie, à la plomberie, à la métallerie-ferronnerie ou aux métiers du bois. « Nous recevons ici une centaine de stagiaires par an, de tous les niveaux et tous les horizons », souligne Marcel Sigonneau, compagnon ferronnier à la retraite et vice-président du conseil d’administration.

tous publics

Ainsi, le centre a-t-il déjà ac- cueilli des notaires, ingénieurs ou représentants de commerce désireux de changer d’orienta- tion. Car ici, c’est toute la phi- losophie du compagnonnage qui transpire à travers les for- mations. L’esprit familial, l’en- traide, la vie communautaire, l’échange, la rigueur au travail sont au cœur du dispositif. Plus petit centre de formation de la FCMB (qui en compte une vingtaine dans toute la

France), le site de Morières- lès-Avignon souhaite se déve- lopper et proposer de nouvelles formations (peinture, char- pente/structure bois). Déjà, un nouvel atelier de construction en botte paille, en collabora- tion avec l’APTE (Association de Promotion des Techniques Ecologiques) va débuter en mars prochain. Une manière de faire entrer le compagnon- nage et son savoir-faire dans le développement durable.

nage et son savoir-faire dans le développement durable. diverses techniques et aux hommes nouveaux qu’il peut
nage et son savoir-faire dans le développement durable. diverses techniques et aux hommes nouveaux qu’il peut

diverses techniques et aux hommes nouveaux qu’il peut rencontrer sur son chemin. Les facilités d’enseignement et d’hébergement sont offertes à tous. Le programme est conçu à l’échelle nationale et permet de progresser de degré en degré, où que l’on se trouve.

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Agricol Perdiguier,

l’Avignonnais la Vertu

Né le 3 décembre 1805 à Morières-lès-Avignon, mort le 26 mars 1875 à Paris, Agricol Perdiguier a marqué l’his- toire du compagnonnage, l’histoire d’Avignon et l’Histoire tout court. Né l’année d’Austerlitz et de Trafalgar, cin- quième enfant d’une famille de sept, il entra chez les compagnons d’avignon en 1823 pour apprendre le des- sin technique. Il participa à la restauration des menuise- ries de Notre-Dame-des-Doms. Affilié en 1823 chez les Compagnons du Devoir et de la Liberté, il commença son premier tour de France en 1824. Il dura 52 mois. Fait com- pagnon, reçu à Montpellier sous le nom d’Avignonnais la Vertu, il devint compagnon fini à la fin de son périple à Chartres. La grande œuvre d’Agricol Perdiguier fut d’avoir accompli la réunification des différentes sociétés compa- gnonniques de l’époque, en proie à de violents conflits.

Sur un plan politique, Agricol Perdiguier, républicain en- gagé et franc-maçon, fut très actif durant la révolution de 1830. Elu député dans la Seine et dans le Vaucluse,

il fut nommé maire-adjoint du XII ème arrondissement de

Paris après la proclamation de la République en 1870. Il mourût d’une congestion cérébrale, totalement démuni, et fut enterré au cimetière du Père-Lachaise. Sa statue trône dans le square baptisé à son nom, au cœur de la cité des Papes.

Le bicentenaire de sa naissance en 2005

En 2005, dans le cadre du bicentenaire de sa naissance, plusieurs centaines de compagnons issus des trois fa- milles compagnonniques convergèrent sur Avignon pour

une journée de célébration, à l’instigation de la Fédération Compagnonnique des Métiers du Bâtiment. une plaque commémorative fut posée sur la statue de Perdiguier.

A Morières-lès-Avignon, les compagnons firent une halte

symbolique devant la maison natale de leur illustre aîné avant d’inaugurer le rond-point au centre duquel la sil- houette de Perdiguier, forgé par Marcel Sigonneau, se

dresse dans le contour d’une carte de France.

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18 Grand Avignon Magazine I Hiver 2012 I N°12 I Dossier LES CoMPAGNoNS Du TouR DE

LES CoMPAGNoNS Du TouR DE FRANCE - FCMB

• Siège social :

37, rue du Four de la Terre 84 000 Avignon

• Centre de formation :

801 avenue de Chateaublanc 84310 Morières-lès-Avignon

• Tel. 04 90 86 54 02 www.compagnons.org

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métiers de bouche

Dino Tornati, boucher à la retraite :

« il faut aider les jeunes apprentis à s’installer »

: « il faut aider les jeunes apprentis à s’installer » y a actuellement 1400 appren-

y a actuellement 1400 appren- tis au CFA pour 250 métiers ». Né en 1948, Dino Tornati a connu toutes les évolutions du métier de boucher avec, dans les années 1980, l’avè- nement des plats cuisinés « faits maison » et le déclin progressif de la boucherie tra- ditionnelle. Depuis cinq ans, les effets conjugués de la crise de la vache folle et du succès des repas familiaux, ont remis la viande au goût du jour. Et notamment la viande vendue chez les artisans-bouchers, dont on connaît la provenance et dont on reconnaît la qualité. « Aujourd’hui, l’érosion est terminée. Dans le Vaucluse, on compte 160 artisans-bou- chers, ce qui est au dessus de la moyenne française. Nous sommes bien présents dans le tissu économique local ». Seul motif d’inquiétude du Prési- dent du syndicat des bouchers de Vaucluse : l’aide à l’installa-

C’ est une figure mar- quante du Grand Avignon. Tous les

amateurs de bonne viande connaissent Dino Tornati, sa faconde, son sourire et ses conseils. Dino dans le texte :

« le secret d’un bon boucher ? Etre complet, savoir cuisiner pour donner des conseils sur les modes de cuissons, être attentif à l’hygiène et à la qualité, être disponible et toujours souriant malgré les soucis ». De précieu- ses recommandations que les 80 apprentis-bouchers actuel- lement en formation au CFA d’Avignon boivent comme du petit lait. Car malgré une car-

rière de plus de 45 ans com- mencée, en 1962, comme ap- prenti dans une boucherie du 57 avenue Monclar et achevée en apothéose en 2010 comme chef d’une petite entreprise de 15 salariés – une boucherie place Saint-Didier à Avignon, une autre au Pont des Deux Eaux et un magasin de pri- meurs dans ce même quartier –, Dino Tornati reste un artisan passionné qui transmet son savoir-faire aux plus jeunes. Depuis quelques années, il constate un retour massif de l’apprentissage après plusieurs décennies de déclin. « On se rapproche aujourd’hui des ef- fectifs que j’ai connus dans ma jeunesse. Et cela ne concerne pas seulement la boucherie mais l’ensemble des métiers. Il

seulement la boucherie mais l’ensemble des métiers. Il tion des jeunes. « Nous sommes beaucoup d’enfants
seulement la boucherie mais l’ensemble des métiers. Il tion des jeunes. « Nous sommes beaucoup d’enfants

tion des jeunes. « Nous sommes beaucoup d’enfants du baby- boom à prendre notre retraite. Mais l’espoir de reprise de nos commerces est pénalisé par les moyens financiers importants qu’un jeune doit consentir pour s’installer, reprendre une boucherie, la remettre aux nor- mes. En tant que Président du syndicat des bouchers et mem- bre du bureau de la chambre de métiers, je fais un appel auprès des maires pour qu’ils aident à l’installation en octroyant une avance financière. Cela permet de maintenir de l’activité dans la commune tout en aidant l’apprenti boucher à sauter le pas ». Et permettre ainsi à toute une filière de préserver sa qualité et ses emplois.

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Portraits d’artisans

Cyrille Augier, le bois l’adore

Portraits d’artisans Cyrille Augier, le bois l’adore 20 Grand Avignon Magazine Le geste est sûr et
Portraits d’artisans Cyrille Augier, le bois l’adore 20 Grand Avignon Magazine Le geste est sûr et

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Le geste est sûr et précis. A l’aide d’un scalpel, Cyrille Augier gratte délicatement les couches de peinture d’un panneau en bois représentant Saint-Sébastien.

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U ne première étape diagnostic pour cette pièce de la collégiale

Saint-Martin de Bollène, sé- vèrement endommagée par le temps et une inondation. « Au fil des siècles, un objet comme celui-ci a été repeint plusieurs fois. Nous devons donc déterminer quelle cou- che de peinture nous allons restaurer en accord avec le conservateur des Monu- ments historiques », expli- que cet ébéniste et doreur sur bois, formé à l’institut Saint-Luc, à Tournai (Belgi- que), et installé depuis 2006 aux Ateliers de la Manuten- tion, à Avignon. Une pre-

mière phase qui peut révéler des trésors insoupçonnés :

« Je me souviens d’un cadre peint en marron qui n’avait rien d’exceptionnel. La mai- rie qui me l’a confié voulait en priorité restaurer la toile et simplement donner « un coup de peinture » pour le cadre. Mais sous cette cou- che marron, j’ai découvert de magnifiques frises dorées sur fond noir. Une fois l’encadre- ment rénové, la toile a pris une toute autre ampleur », se souvient Cyrille Augier. Les nombreuses mairies ou musées du sud-est de la France pour qui il travaille n’ont ainsi « aucune idée de

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« Ce travail de longue haleine, où la minutie et la patience sont impé- ratives,
« Ce travail de longue
haleine, où la minutie et
la patience sont impé-
ratives, peut d’ailleurs
demander plusieurs
années »
l’objet qu’ils vont récupérer
à la fin ! ». Ce travail de lon-
gue haleine, où la minutie
et la patience sont impéra-
tives, « peut d’ailleurs de-
mander plusieurs années ».
Car Cyrille Augier s’attache à
utiliser la technique contem-
poraine de l’œuvre pour lui
rendre son lustre. Ses étagè-
res regorgent ainsi de pro-
duits improbables : colle de
peau de lapin, kaolin, ail,
colle de peau d’esturgeon,
ocres… « Des techniques qui
s’apparentent un peu à des
recettes de cuisine », mais
qui garantiront le respect de
l’intégrité de l’œuvre. L’ulti-
me étape, celle de la dorure
à la feuille d’or, lui rendra
tout son éclat.

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Portraits d’artisans

Brigitte Bordier Lormée,

elle ressuscite les vitraux

Contorsionnée sur un rebord de mur d’église, perchée à plusieurs mètres au-dessus du sol, Brigitte Bordier Lormée est dans son élément.

« Pour restaurer un mètre carré de vitrail, il faut compter entre un jour et une semaine de travail ».

A quelques centimètres du vitrail qu’elle doit restaurer, ce ne sont

pas seulement les morceaux de verre coloré qui illumi- nent son visage. « Rénover les vitraux d’une église, c’est un peu lui rendre son âme », résume-t-elle. Un travail qu’elle a appris pendant cinq années auprès d’un maître- verrier à Chartres, avant de s’installer à Versailles puis aux Angles, en 2006. De-

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puis, bon nombre de vitraux du sud de la France sont passés entre ses mains mi- nutieuses. Ceux de l’église de Cabrières, de l’église Saint- Victor à Castellane (Alpes de Haute Provence), de la cathédrale Saint Jean-Bap- tiste à Perpignan ou encore de l’église Saint-Bardulphe à Rochefort-du-Gard. L’œu- vre du temps, et parfois du vandalisme, requiert un sa- cré investissement : « Pour restaurer un mètre carré de vitrail, il faut compter en- tre un jour et une semaine de travail ». Extraction des panneaux de verre, desser- tissage, nettoyage, rempla- cement des pièces cassées, soudure… autant d’étapes où la précision est de mise. « L’essentiel est de conserver au maximum l’authenticité de l’œuvre, rappelle Brigitte Bordier Lormée, qui tra- vaille, sur la plupart de ses chantiers, en collaboration avec les Monuments histo- riques. «Un gros travail de recherche et de documenta- tion est donc fait en amont de toute restauration ».

Elle planche en ce moment sur l’histoire de la chapelle de la Résurrection de la ca- thédrale Notre-Dame des Doms, à Avignon : d’ici quelques semaines, c’est elle qui sera chargée de rénover les cinq baies de l’édifice. Et de lui rendre ainsi son âme.

semaines, c’est elle qui sera chargée de rénover les cinq baies de l’édifice. Et de lui
semaines, c’est elle qui sera chargée de rénover les cinq baies de l’édifice. Et de lui
dossier z artisanat PATRIMoINE L’Ecole d’Avignon au cœur de la réhabilitation Elle est connue dans

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PATRIMoINE

L’Ecole d’Avignon au cœur de la réhabilitation

L’Ecole d’Avignon au cœur de la réhabilitation Elle est connue dans le monde entier pour son

Elle est connue dans le monde entier pour son expertise en matière de réhabilitation du patrimoine. Depuis 28 ans, l’Ecole d’Avignon diffuse de la connaissance et des formations aux grands acteurs du secteur : la maîtrise d’ouvrage, la maîtrise d’œuvre et l’exécution. En France comme à l’étranger, elle enseigne (formations thématiques, perfectionnement technique), conseille (audit de patrimoine, ingénierie), expertise et forme (traitement de la pierre, technique et pratique des liants, menuiseries et ferronneries anciennes etc). un savoir-faire qui contribue au rayonnement de notre territoire.

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vie quotidienne

z s écurité

Prévention des risques majeurs :

le grand avignon accompagne le milieu scolaire

Depuis sa création, le Grand Avignon a toujours œuvré pour prévenir et informer la population sur les gestes qui sauvent. Après l’édition des DICRIM (dossier d’information communal sur les risques majeurs) à destination de chaque commune, la Communauté d’agglomération s’adresse aujourd’hui au milieu scolaire. Une initiative pionnière en France.

ABRI Le Plan Particulier de Mise en Sureté PPMS ECOLE GAZ GUIDE PRATIQUE Avignon d’établissements
ABRI
Le
Plan Particulier
de Mise en Sureté
PPMS
ECOLE
GAZ
GUIDE PRATIQUE
Avignon d’établissements
À
destination
des directeurs
PRÉVENTION
CONTRE
LES
scolaires
du Grand
RISQUES
MAJEURS
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À DOCUMENT
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17:27:30
« Nous avons édité un mémento et un guide validés par les inspecteurs d’académie du

« Nous avons édité un mémento

et un guide validés par les inspecteurs d’académie du Vaucluse et du Gard qui vont permettre d’anticiper les conduites

à adopter en cas d’alerte

»

XaVier BelleVille,

Vice-président du Grand Avignon, délégué aux risques majeurs

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I Vie quotidienne

U n jour de semaine

comme les autres. Il

est 9h30 et, dans cet-

te classe d’école primaire, on travaille assidûment sur un exercice de mathémati- ques. Soudain, à quelques mètres de là, dans la rue, un camion citerne conte- nant des produits toxiques entre en collision avec une voiture et s’embrase. S’il est quasiment impossi- ble de prévenir un tel scé- nario catastrophe, il est en revanche essentiel de pré- parer enseignants et élèves aux gestes qui sauvent. Car dans ces situations extrê- mes, l’improvisation est in- terdite. Bien conscient de cet enjeu, le Grand Avignon a, dès sa création, pris les mesures nécessaires pour prévenir et informer la po- pulation en cas de risques majeurs. La Communauté d’agglomération, avec le soutien du SDIS du Vau- cluse, a ainsi réalisé pour chaque commune membre un Dossier d’information communale sur les risques majeurs, naturels et tech- nologiques, le DICRIM, dis- tribué aux habitants. Pour aller toujours plus loin dans cette démarche, le Grand Avignon apporte son concours à tous les direc- teurs d’établissements sco- laires de l’agglomération afin qu’ils mettent en place un plan particulier de mise en sûreté. « Nous avons édi- té un mémento et un guide validés par les inspecteurs d’académie du Vaucluse et du Gard qui vont permet- tre d’anticiper les conduites à adopter en cas d’alerte, d’établir rapidement le rôle de chacun pour assurer la sécurité des élèves et du per- sonnel de l’établissement », détaille Xavier Belleville, Vice-président du Grand Avignon, délégué aux ris- ques majeurs. Un guide pratique, adapté à chaque catastrophe (inon- dation, séisme, risque in- dustriel…), qui explique très concrètement comment

organiser un confinement ou une évacuation, quand couper les fluides (gaz, élec- tricité…) ou comment gérer la liaison avec les secours et les parents. « Le plan par- ticulier de mise en sûreté permet également de veiller à la prise en charge des élè- ves lors des activités exté- rieures (piscine, gymnase, stade), hors des périodes d’enseignements (récréation, repas, étude du soir) sans oublier celle des publics à besoins spécifiques comme les élèves handicapés », rappelle Xavier Belleville. Afin de préparer également les enfants, chaque élève de CM1 et de CM2 de l’agglo- mération a reçu une brochu- re. Ils pourront trouver, au fil des 12 pages, des infor- mations simples et ludiques sur les règles de sécurité. « Par le biais des enfants, nous allons sensibiliser aussi les parents », souligne encore Xavier Belleville, en concluant : « Le Grand Avi- gnon a, par la suite, le pro- jet de sensibiliser les direc- teurs d’entreprises et leurs employés. Ce n’est que grâce à l’acquisition des réflexes partagés par chacun que l’on pourra réduire le nom- bre de victimes en cas d’évé- nements graves. »

Ces documents peuvent être téléchargés sur le site Internet du Grand Avignon :

www.grandavignon.fr > Vivre au quotidienne > Les risques majeurs

vie quotidienne

au quotidienne > Les risques majeurs vie quotidienne ECOLE Une question à Bernard Lelouch, inspecteur
au quotidienne > Les risques majeurs vie quotidienne ECOLE Une question à Bernard Lelouch, inspecteur
ECOLE
ECOLE
quotidienne > Les risques majeurs vie quotidienne ECOLE Une question à Bernard Lelouch, inspecteur
quotidienne > Les risques majeurs vie quotidienne ECOLE Une question à Bernard Lelouch, inspecteur

Une question à

Une question à Bernard Lelouch, inspecteur d’académie de Vaucluse « Il est important de travailler ensemble

Bernard

Lelouch,

inspecteur d’académie de Vaucluse

« Il est important de travailler ensemble l’articulation des plans de sécurité »

En quoi les guides du Grand Avignon sont-ils essentiels ?

Les chefs d'établissement et directeurs d'école sont responsables de la sécurité des élèves pendant le temps scolaire. En cas d'événe- ment grave impliquant une gestion de crise communale ou départementale, ils se retrou- vent de fait sous la responsabilité du maire ou du préfet. C'est la raison pour laquelle il était important de travailler ensemble l'articulation entre les plans de sécurité. Au sein des établis- sements scolaires, nous devons mettre en place un plan particulier de mise en sûreté (circulaire de mai 2002). Les guides fournis par le Grand Avignon y contribuent et permettent d’aug- menter encore le niveau de culture du risque des personnels, des écoliers et leurs familles.

Afin de valider ces plans, nous avons mis en place un exer- cice annuel car il est nécessaire de s'entraîner régulièrement pour acquérir des comporte- ments positifs et réactualiser ces outils de gestion de crise. Actuel- lement, environ 60 % des écoles ont effectué un exercice.

À destination des directeurs d’établissements scolaires du Grand Avignon PRÉVENTION CONTRE LES RISQUES MAJEURS
À destination des directeurs d’établissements
scolaires du Grand Avignon
PRÉVENTION
CONTRE LES
RISQUES MAJEURS
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ABRI Le Plan Particulier de Mise en Sureté PPMS ECOLE GAZ
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Plan Particulier
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PPMS
ECOLE
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MÉMENTO

! DOCUMENT À CONSERVER
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DOCUMENT
À CONSERVER

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vie quotidienne

vie quotidienne z trans P ort un coût optimisé pour la collectivité une nouvelle étape pour
z trans P ort un coût optimisé pour la collectivité une nouvelle étape pour le
z trans P ort
un coût optimisé pour la
collectivité
une nouvelle étape pour le réseau
de transports en commun
Le Grand Avignon s’est fixé pour objectif de développer un réseau de
transports en commun performant pouvant faire face aux besoins croissants de
déplacements, sur un bassin de vie de plus de 250 000 habitants. Pour ce faire,
l’agglomération va s’appuyer sur une restructuration forte, dès la rentrée 2012,
du réseau de bus dans le cadre de sa nouvelle délégation de service public,
sur la création de deux lignes de tramway en 2016 et le renforcement de
l’intermodalité, notamment aux entrées d’agglomération, grâce aux parkings
relais (permettant de relier bus, voiture, tram, TER,…).
Les élus du Grand Avignon
ont voté à l’unanimité
le 21 novembre 2011 le
renouvellement de la
délégation de service public
des transports urbains. Elle a
été confiée à la société TCRA,
après mise en concurrence
et négociations pour une
durée ferme de 8 ans à
compter du 1 er janvier 2012.
Cette nouvelle délégation
de service public (DSP) a
été pensée et négociée pour
permettre dès septembre 2012
des évolutions majeures du
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réseau, aptes à favoriser une augmentation significative des usagers et à préfigurer l’arrivée du tramway

réseau, aptes à favoriser une augmentation significative des usagers et à préfigurer l’arrivée du tramway en 2016, le tout dans un cadre financier très largement optimisé et totalement sécurisé pour la collectivité. La négociation a permis de fixer la contribution du Grand Avignon sur les 8 années de la nouvelle DSP à 208,9 millions d’euros, pour l’exploitation du réseau de bus et du futur tramway, soit une moyenne de 26,1 millions d’euros par an, contre 24,1 millions en 2011. Le coût kilométrique négocié avec l’opérateur pour l’exploitation du tramway est ainsi l’un des plus bas de France. D’ici la mise en service du tramway, le réseau de bus sera fortement restructuré en 2012, avec pour le coût annoncé, une offre kilométrique en augmentation de 20% par rapport à la situation actuelle.

vie quotidienne

de 20% par rapport à la situation actuelle. vie quotidienne bus : ce qui va changer

bus : ce qui va changer en 2012

Pour cette nouvelle DSP, le Grand Avignon a fixé différents objectifs :

Elargir la couverture du

territoire de l’aggloméra- tion en renforçant la relation entre les communes du Gard et le centre-ville d’Avignon, en développant des lignes transversales rapides et en respectant les demandes ex- primées par les communes.

Alléger l’intra-muros des

dessertes en bus en propo- sant une desserte en navettes écologiques et en assurant la meilleure connexion entre les lignes de bus desservant les remparts et les navettes.

Améliorer la desserte de

L’Hôpital d’Avignon et des zones d'activités économi- ques.

Développer l’amplitude

de la journée et renforcer les fréquences en proposant des horaires plus tôt et plus tard et en maintenant l’offre

en soirée.

Simplifier et améliorer la lisibilité de l’offre.

Le Grand Avignon entend ainsi développer un réseau de transports en commun plus performant répondant mieux aux besoins des ha-

bitants de l’agglomération et aux exigences d’amélioration du cadre de vie. Une phase de dialogue et d’information sera engagée au printemps 2012 avec les usagers.

EN SyNTHèSE, LES éVOLUTIONS DE L’OFFrE DANS LA NOUVELLE DSP z Des navettes écologiques pour
EN SyNTHèSE, LES éVOLUTIONS
DE L’OFFrE DANS LA NOUVELLE DSP
z
Des navettes écologiques pour la desserte du centre-ville
z
Des services de soirée allant jusqu’à minuit les vendredis
et samedis
z
Un renforcement des dessertes des communes prenant
en compte leurs demandes
z
Un renforcement de la desserte
de l’hôpital (amplitude
et fréquence)
z
La création d’une Ligne
Université-Saint Lazare/ Université
Agroparc
z
Un réseau du dimanche renforcé

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z santé

« Les villes de notre région sont les plus productrices de pollens de France »

Les yeux qui grattent, le nez qui coulent… Nombre d’habitants du sud de la France sont allergiques aux pollens. Le responsable ? Le cyprès, surreprésenté dans la région. Le Dr Pierre Autran fait le point sur la situation, qu’il juge préoccupante. Interview du Docteur Pierre Autran, médecin honoraire des hôpitaux, pneumologue-allergologue, chef au centre hospitalier d’Avignon, retraité.

« les villes du sud de la France sont placées parmi les cités les plus productrices de pollens de France et près de 60% des pollens qui y sont présents proviennent des cyprès. »

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quelle essence est la principale responsable des allergies hivernales ?

Ce sont les pollens du cyprès, très allergisants, qui sont res- ponsables de conjonctivites, de rhinites et parfois même de trachéites ou de crises d’asthme, de début janvier jusqu’à fin mars. Très pré- sents en Provence, ces arbres contiennent de très grande quantité de pollens qui sont véhiculés par les vents sur de longues distances. Leur pou- voir allergisant est très élevé car ils pénètrent facilement dans les voies aériennes. Les chiffres du Réseau national de surveillance aérobiolo- gique sont d’ailleurs par- ticulièrement inquiétants :

les villes du sud de la France sont placées parmi les cités les

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plus productrices de pollens de France et près de 60% des pollens qui y sont présents proviennent des cyprès.

quelles sont les solutions pour enrayer ce phéno- mène ?

Bien évidemment, on ne va pas arracher tous les cyprès ! En revanche, on plante trop systématiquement ces arbres en guise de brise-vent, pour se protéger des regards indiscrets ou simplement par esthétisme. D’autres alternatives sont possibles ! Il faut penser aux peupliers, aux roseaux, aux cognassiers, aux tamaris, aux merisiers, aux lauriers ou aux arbres de Judée… peu ou pas allergisants. Il faut respecter la biodiversité du monde végétal

et diversifier les plantations afin d’enrayer cette pollinose. Un conseil qu’on peut donner aux particuliers, mais aussi aux agriculteurs, pépiniéristes et également aux pouvoirs publics.

quels sont vos conseils pour se protéger au quotidien ?

Il est difficile d’éviter l’exposition aux pollens, mais pour limiter les effets, il est préférable de sortir tôt le matin, quand les pollens ne sont pas encore dans l’air. De même pour aérer sa chambre : le faire le plus tôt possible. En voiture, utiliser la climatisation et ne pas ouvrir les vitres. Il faut se laver les cheveux avant de se coucher pour éviter que le pollen ne se dépose sur l’oreiller, faire sécher son linge à l’intérieur… et si les symptômes persistent, il vaut mieux consulter son médecin.

en un coup d’œil

29,85 M d'e

Le Ministre chargé des transports, Thierry Mariani, a réaffirmé en décembre dernier, à l’occasion de sa visite au siège de l’agglomération, le soutien sans faille de l’Etat au projet de tramway du Grand Avignon. Ce grand projet bénéficie d’une subvention sans condition de 29,85 millions d'euros de l’Etat qui sera versée pour le démarrage des travaux en 2013.

4 000

Nouveau succès pour les Nuits de l’Avent ! 4 000 spectateurs ont assisté aux 13 concerts organisés dans les communes de l’agglo du 19 novembre au 18 décembre 2011. Tous les concerts ont affiché complets et cette 2 e édition enregistre une progression de 27% par rapport à 2010 grâce à l’augmentation des jauges. Rendez-vous en fin d’année pour la 3 e édition.

1400

2 000

C’est le nombre d’hectares de zones d’activités communautaires sur le territoire du Grand Avignon parmi lesquelles la zone d’activité de Courtine sur Avignon (168 ha), celle de Vedène (170 ha), la zone de Fonvert-Saint Troquet-la Tour Blanche au Pontet (104 ha), Grand Angles aux Angles (51 ha).

C’est le diamètre en millimètres du collecteur sud, une canalisation située dans la partie Sud d’Avignon destinée à recueillir les eaux pluviales. Le Grand Avignon poursuit les travaux de construction de cette importante canalisation par la réalisation de nouveaux tronçons à compter de mars 2012. Cet ouvrage permettra notamment de remédier aux inondations qui peuvent se former à la suite de violents orages dans ce secteur.

103 465

26 000

Depuis leur mise en service en décembre 2007, les Baladines, ces petits véhicules électriques qui circulent dans l’intra-muros d’Avignon ont transporté 103 465 personnes.

C’est la nouvelle capacité en nombre d’équivalents habitants de la station d’épuration de Morières-lès-Avignon et Vedène. Cette capacité était de 12 000 équivalents habitants avant les travaux d’extension qui se sont terminés fin 2011.

1 062

C’est le nombre de fans de la page Facebook du Grand Avignon au 1 er janvier 2012. Vous aussi rejoignez la page Facebook du Grand Avignon et suivez l’actualité de l’agglo.

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En un coup d'œil

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Vu de l’intérieur

Vu de l’intérieur 5 à 7 AVEC LES rIPEUrS « Monsieur Propre » Les du Grand

5 à 7 AVEC LES rIPEUrS

« Monsieur Propre »

Les

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Vu de l’intérieur

Leur mission ? Collecter les ordures ménagères et les déchets issus du tri sélectif pour que les habitants du Grand Avignon se réveillent dans une ville propre. Une tâche pleine d’embûches que les ripeurs de la Communauté d’agglomération relèvent tous les matins. Petit tour en benne avec eux…

relèvent tous les matins. Petit tour en benne avec eux… J eudi matin, 5 heures :

J eudi matin, 5 heures :

comme chaque jour, les 80

ripeurs arrivent au service

de collecte du Grand Avignon, Traverse Montagné à Avignon. François, le conducteur, et Da- vid et Mickael, les ripeurs, for- ment une des 21 équipes sillon- nant les communes d’Avignon, de Morières-lès-Avignon, de Caumont-sur-Durance et d’Entraigues-sur-la-Sorgue pour ramasser les ordures (ces quatre communes sont en ré- gie directe, les autres sont en délégation de service public et pour les communes du Gard, c'est le SMICTOM Rhône Gar- rigues qui se charge de la col- lecte des déchets). Après avoir revêtu leur veste réfléchissante, leurs gants et leurs chaussures renforcées, les voilà partis pour une véritable course contre la

montre. Leur secteur, l’intra- muros d’Avignon, doit en effet être terminé avant 7h30, heure à laquelle la ville se « réveille » avec les livraisons et les par- ticuliers qui partent travailler. Première benne : François, le conducteur, active le girophare tandis que David et Mickael vont chercher un bac et déver- sent son contenu grâce au lè- ve-conteneur. Entre le bruit de la benne qui compacte les dé- chets et la mauvaise odeur qui se dégage, la tâche n’est pas de tout repos. D’autant que les habitants ne leur facilitent pas le travail. Un peu plus loin, des personnes indélicates ont lais- sé leur sac poubelle parterre :

sûrement trop difficile de faire 20 mètres à pied pour les met- tre dans un des 807 conte- neurs installés par le Grand Avignon… Les deux ripeurs, plus méticuleux, les ramasse- ront afin de laisser la ville pro- pre. Mais déjà, François repart, manœuvrant habilement son camion dans les rues sinueuses de l’intra-muros et entre… les voitures mal garées ! Un véri- table parcours du combattant. Une fois sa mission terminée, l’équipe se rend à l’usine d’in- cinération de Vedène. Il est 8 heures. Après avoir déversé et pesé leur chargement, ils repar- tent couvrir un nouveau sec- teur jusqu’à 11 heures, quand ils repasseront par le centre de Vedène avant de rentrer Traverse Montagné. Et d’y re- venir le lendemain, à 5 heu- res…

un peu de civisme !

vu de l’intérieur

En chiffrEs

v700 000

c’est le nombre de kilomètres parcourus par les camions du Grand Avignon chaque année.

v50% des objets encombrants collectés sont des dépôts sauvages. En 2011, les services d’Allô mairie ont traités 12 000 demandes sur Avignon.

v59 971

c’est le nombre de tonnes d’ordures ménagères collectées sur le Grand Avignon en 2011.

v3545

c’est le nombre de tonnes de déchets issus du tri sélectif sur le Grand Avignon en 2011. un chiffre en augmentation de 4,6 % par rapport à 2010.

v2450

c’est le nombre de tonnes de verre récoltées sur le Grand Avignon en 2011.

Encore trop d’habitants du Grand Avignon ne respec- tent pas les consignes pourtant prises par arrêté muni- cipal : il faut sortir ses poubelles aux heures autorisées, les placer dans les conteneurs prévus à cet effet. Pour les encombrants (meubles, électroménager…), il faut se rendre dans l’une des 7 déchèteries la plus proche de votre commune. Celle de Courtine (près de la station d’épu- ration) est ouverte 7 jours sur 7. Il existe également un service gratuit « Allô Mairie » dans certaines com- munes qui permet de prendre rendez-vous : une équipe viendra alors les récupérer. Les entreprises et les commerces doivent sortir leurs cartons d’emballage à midi dans l’intra-muros d’Avignon : des tournées de ramassage sont effectuées dès 12h30. Et bien entendu, il faut trier ses déchets : le papier, les bouteilles en plastique, les emballages en carton d’un côté, le verre de l’autre.

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coup de projecteur

iniTiaTive

Oncovia

un site

plein d’espoirs

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Coup de projecteur

coup de projecteur

« On voulait aider tout le monde, donner des conseils, faire quelque chose d’utile pour les autres ! ». Parce qu’elles ont connu le cancer de près, et qu’elles ont été touchées de près par cette maladie, deux jeu- nes femmes d’Avignon, sœurs dans la vie, Cindy et Marine se sont lan- cées dans une aventure tournée vers les autres. Et pour cela, elles ont mis à profit leur expérience professionnelle, dans les cosmétiques pour l’une, et dans le marketing et la communication d’une grande marque de couture, pour l’autre : Oncovia était née.

marque de couture, pour l’autre : Oncovia était née. C ’ est une marque en ligne,

C est une marque en ligne, un signe d’espoir et de douceur, d’attention

pour les femmes et les hommes touchés dans leur chair,

touchés par le cancer, et qui éprouvent de ce fait,

des difficultés pour s’habiller, se maquiller, prendre soin d’eux. « Quand on suit une chimiothérapie ou des traitements lourds, on devient allergique, on supporte de moins en moins de produits et il faut faire très attention »,

explique Cindy Bringuier. « Beaucoup de questions se posent aussi sur les produits utilisables lorsqu’on perd ses cheveux ou ses ongles ? Comment faire pour continuer à avoir une vie à peu près normale, et s’occuper de soi ? ». A l’origine Cindy Bringuier et Marine Perrin, ont répertorié des produits non allergènes, sans alcool et présentant le moins d’effets indésirables pour leur proche touchée

par la maladie : et les

« Internet permet aux personnes de faire leurs courses sans sortir de chez elles, parce que souvent les personnes sont trop fatiguées »

connaissances de Cindy en matière de cosmétologie, ont été très utiles ! Peu à peu elles répertorient, des crèmes, des maquillages, des produits de soins du corps, mais aussi des vêtements et des petits plus qui améliorent la vie lorsqu’on a un cancer. « Les listes circulaient entre patients dans les salles d’attente, chacun se passant des petits trucs, se donnant des adresses. Puis peu à peu avec ma sœur, l’idée a germé

de faire un site de vente par internet, entièrement dédié à cette problématique et ces besoins », se souvient Cindy Bringuier. « Internet permet aux personnes de faire leurs courses sans sortir de chez elles, parce que souvent les personnes sont trop fatiguées, ou n’ont pas envie de courir d’une boutique à une autre pour trouver avec beaucoup de difficultés le produit qu’elles recherchent précisément ». Car si dans les grandes villes on trouve à présent des magasins offrant ces produits un peu spécialisés, ce n’est pas le cas dans les villes plus petites, comme Avignon par exemple. En octobre dernier, le site internet Oncovia a été lancé, et il connaît de plus en plus de succès auprès des malades et de leurs familles. Outre les turbans, les vêtements, la lingerie et les cosmétiques, pour les hommes et les femmes, Oncovia c’est aussi un tas de bons conseils, des astuces et des idées précieuses, donnés par des personnes qui ont vécu la maladie. C’est enfin un blog très réactif, où échanger des informations et des conseils pour mieux vivre son cancer. Signe d’un vrai besoin, d’anciens malades ont témoigné sur le site, et font désormais office de mannequins pour les produits vendus sur le site !

www.oncovia.com

pour les produits vendus sur le site ! www.oncovia.com Grand Avignon Magazine I Hiver 2012 I

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l’écho des communes z Le Pontet

l’écho des communes z Le Pontet Le Pontet, poumon économique du grand avignon C’est la dernière

Le Pontet, poumon économique du grand avignon

C’est la dernière née des communes du Vaucluse. Jusque-là un quartier d’Avignon, Le Pontet a été érigé en commune en février 1925. Mais son histoire est bien plus ancienne, et fortement liée à la présence des Papes en Avignon. Très vite, elle devient un lien important de l’industrie et de l’économie, et à présent du commerce, du bassin de vie avignonnais.

et à présent du commerce, du bassin de vie avignonnais. H alain cortade, maire du Pontet

H alain cortade, maire du Pontet et 1 er Vice-président du grand avignon

canal crillon

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L’écho des communes

C’ est en effet un neveu de Clément V, le premier Pape

d’Avignon, qui s’installe dans ce petit coin de campagne en 1310, et s’y fait construire une vaste demeure, le futur Château de Fargues. Au fil des siècles, Le Pontet s’industrialise, accueillant les entreprises et les industries :

moulinage de la soie et traitement de la garance aux 18 e et 19 e siècle, blanchisseries, teinturiers…des activités qui tournent pour l’essentiel autour de l’utilisation de la force hydraulique, et du Canal Crillon, apportant l’eau depuis la Durance. C’est le cas par exemple du carrefour de Réalpanier, qui porte le nom d’un moulin d’une fabrique de draps.

Mais le Pontet c’est aussi la zone commerciale d’enver- gure régionale, qui couvre plusieurs dizaines d’hectares, véritable poumon économi- que de tout le Bassin d’Avignon et bien au-delà. Et une com- mune fondatrice de la COGA, qui était, dès 1995, membre de la communauté de com- munes présidée par Alain Cortade et qui s’est transfor- mée depuis en Communauté d’agglomération du Grand Avignon.

des projets d’avenir

Avec la réouverture de la ligne Sncf Avignon – Carpentras, Le Pontet se projette déjà dans l’avenir. Sa gare sera rouverte et réaménagée, et deviendra, grâce au Tramway réalisé par le Grand Avignon, un véritable Pôle d’échanges multimodal. Train, tram bus à haut niveau de service (BHNS), tous les voyageurs arrivant du Nord-Est de l’agglomération se donneront rendez-vous au Pontet. Ces nouveaux moyens de locomotion plus doux et plus respectueux de l’environ- nement, vont redessiner l’image de la ville, et améliorer son cadre de vie. Ces deux réalisations, gare Sncf et tramway vont aussi développer l’emploi et booster encore un peu plus l’activité

l’écho des communes z Le Pontet

peu plus l’activité l’écho des communes z Le Pontet économique de l’ensemble de la zone. Celle-ci

économique de l’ensemble de la zone. Celle-ci représente déjà aujourd'hui plus de 3000 emplois, plaçant la ville du Pontet comme l’une des communes les plus dynamiques du département. Enfin, avec son port, qui va bénéficier d’un large pro- gramme de modernisation de 5,7 millions d’euros dans le cadre de la nouvelle déléga- tion de service public signée en décembre dernier, la ville se dote d’outils et d’atouts supplémentaires pour son développement harmonieux. Le Grand Avignon s'est d’ailleurs engagé dans ce

projet avec la conviction que l’augmentation de l’activité portuaire fluviale constitue l'un des leviers d’un dévelop- pement économique propre et durable de notre territoire.

pement économique propre et durable de notre territoire. Le château de Fargues et L’auditorium, entre danse

Le château de Fargues et L’auditorium, entre danse et musique

Si le Château de Fargues, ancienne demeure d’un cardinal a gardé son côté authentiquement ancien, l’auditorium communautaire du Grand Avignon, situé à proximité, est le symbole de l’architecture du 21ème siècle. D’ailleurs, juste après son inauguration, en 2008, il a reçu le prix Bobât 2008, un prix national attribué à des constructions en bois, récompensant des bâtiments hors normes, tant au niveau technique, qu’esthétique, et plus récemment, le prix spécial bois et innovation aux trophées du bois 2011 organisés par le PRIDES Bois. Ce bâtiment magnifique en forme d’amande, ou de ballon de rugby, clin d’œil à l’un des sports emblématiques de la commune, a été construit entièrement dans un bois de cou- leur caramel et ambre, et s’intègre parfaitement au parc du Château de Fargues. Il présente une acoustique exceptionnelle. un plus qui a su séduire les centaines d’élèves du Conservatoire du Grand Avignon, qui y donne souvent des spectacles, et un plus pour tous les habitants du Pontet et de l’agglomération !

pour tous les habitants du Pontet et de l’agglomération ! Grand Avignon Magazine I Hiver 2012

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