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Bilan environnemental

L’agriculture agit déjà pour


préserver l’environnement
Les efforts consentis par les agriculteurs pour préserver l’environnement existent bel et bien.
Aujourd’hui, ces actions commencent à porter leurs fruits. Les chiffres parlent d’eux-mêmes.

Pesticides : baisse ne traitant que si besoin. Mise en place de formation


des utilisations, des destinées aux techniciens et aux agriculteurs.
doses, processus Les produits phytosanitaires restent utiles lorsque
d’homologation les agriculteurs sont dans une impasse.
plus strict Ils garantissent aussi un rendement stable et une
Pour homologuer une production de qualité, en luttant contre les maladies ou les
molécule, dix ans champignons. La présence de mycotoxines, par exemple,
de recherche sont rendrait la récolte de blé impropre à la consommation.
nécessaires, 200 M€
d’investissement, plus
de 400 études. En
1960, 80 % des études
étaient consacrées
à l’efficacité de la
molécule et 20 %
à sa toxicologie,
aujourd’hui les chiffres
sont de 10 % pour
l’efficacité, 40 %
Dix ans dans les laboratoires pour ses impacts Analyse de sol en groupe en Bretagne.
et 200 M€ pour mettre sur l’environnement
au point une molécule et 50 % pour la Engrais : moins d’unités, plus précis
phytosanitaire. toxicologie. La pratique de l’analyse de sol s’est stabilisée alors
En 2004, 489 que 41 % des surfaces sont maintenant diagnostiquées
molécules sont disponibles contre 800 en 1990 : les plus avec des outils pour détecter les besoins des plantes
toxiques pour l’environnement et l’utilisateur ont été (création années quatre-vingt-dix). Les apports d’azote
retirées du marché. En 2006, 71 000 t ont été utilisées sont fractionnés en deux à trois passages.
par les agriculteurs, soit 40 % de moins qu’en 1999. Développement progressif
Leur utilisation reste très encadrée. La réglementation de la télédétection
se durcit : l’étiquetage devient plus rigoureux et les satellitaire pour ajuster les
contrôles se multiplient à l’usage, au stockage et au apports…
niveau des résidus dans l’alimentation. De 1990 à 2006 la
Diffusion rapide des outils de diagnostic pour éviter les fertilisation à l’hectare a
traitements systématiques en ajustant les doses et en diminué de 33 %.
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Eau : des avancées


Volumes stables
L’agriculture prélève plus de la moitié de l’eau consommée en France,
pour trois quarts dans les eaux superficielles. 6,9 % de la surface
agricole sont irrigués. Depuis 1992, les volumes prélevés sont
stables malgré une augmentation de la production de 6,6 %, grâce
à une meilleure efficacité en termes de pratiques, d’outils, de contrôles
mais aussi de gestion de l’assolement et d’arrivée progressive de
variétés moins gourmandes en eau, de stockage de l’eau de pluie et de
création de retenues collinaires. Autant de voies à poursuivre.

Qualité sous surveillance


• Pour protéger la qualité de l’eau, sont mis en place des talus, des
haies, des zones tampons, des bandes enherbées, etc. en bordures de Contrôle des besoins
cours d’eau et sont implantées des cultures sur sol nu à l’automne, en irrigation.
nommées Cipan (Cultures intermédiaires pièges à nitrates).
• Les normes européennes sont plus draconiennes : pas plus de 0,1 µg/l d’eau pour chaque
produit phytosanitaire. Pas plus de 0,5 µg/l au total. Des produits
phytopharmaceutiques, souvent retrouvés dans les eaux, ont été
interdits : alaclore, atrazine, simazine…
• Obligation de gérer les effluents phytosanitaires (huit procédés
reconnus comme efficaces à ce jour).
Stabilisation des concentrations de nitrates dans les eaux superficielles.
Depuis 1999, 42 bassins-versants suivis : pas d’augmentation. La
concentration en phosphate diminue : en 1990, 40 % des points de
mesure possédaient une qualité d’eau jugée “bonne à très bonne”
contre 70 % en 2003.
• En élevage, obligation est faite de mettre aux normes les bâtiments d’élevage : fosse pour récupérer
les déjections animales, plan d’épandage (il ne faut pas dépasser 170 kg d’azote par hectare)…

Conduite des cultures de plus en plus technique traçabilité et de responsabilisation du conseil.


- Une étude conduite par la cabinet de sondage TLB - L’agriculture intégrée apparaît comme le standard
auprès de 8 000 exploitants en 2006 indique que 70 % de demain : cette approche vise à réduire l’utilisation
d’entre eux déclarent se préoccuper de l’environnement des intrants sans pour autant s’en détourner, si besoin.
dans leurs pratiques et faire de réels efforts. La Pac, avec la Le but est aussi de valoriser au mieux les ressources
conditionnalité des aides, oblige les producteurs à respecter naturelles de l’exploitation. Elle repose sur une mixité
un minimum de pratiques : bandes enherbées, protection culture-élevage, sur la rotation, sur un travail du
des sols en hiver, local sécurisé pour stocker les produits de sol simplifié, sur la
traitement, … préservation des zones
- L’encadrement technique se professionnalise : on non cultivées… Cette
compte davantage de techniciens environnement au sein agriculture se veut
des chambres d’agriculture, des instituts techniques, autonome, économe
des distributeurs. Les préconisations font l’objet d’une et respectueuse de
réglementation en cours d’évolution pour plus de l’environnement.
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Favoriser la biodiversité
• Mise en place de 600 ha de jachère apicole.
Ce sont des parcelles implantées avec des plantes
qui attirent les insectes pollinisateurs comme
la phacélie, le mélilot, le sainfoin..
• Réseau Natura 2000 pour préserver les habitats
naturels : il s’étend aujourd’hui sur 9,6 % des terres
agricoles françaises, soit 2,78 millions d’ha.
• Les collaborations entre agriculture et protection
des espaces et des espèces naturels se développent
autour de la biodiversité (ex : création d’un réseau
national entre la Ligue de protection des oiseaux
CEPA

et les réseaux d’agricultures biologique, durable


Maintien des prairies grâce aux agriculteurs.
et raisonnée).
Sur un budget de recherche total de 463 millions
d’euros, l’Inra consacre près de 100 millions d’euros à l’étude de la biodiversité, soit 21 % de son
budget. 14 000 personnes travaillent sur le sujet.
Lancement en juillet 2007 du premier bail environnemental entre le Conservatoire des espaces
et paysages d’Auvergne et un agriculteur. Ce bail comporte neuf prescriptions dont le maintien
des surfaces en herbe.
Les Conservatoires d’espace naturels, propriétaires de 500 sites souhaitent que ce bail sera le premier
d’une longue série.

- Fin 2006, les agriculteurs engagés dans le bio étaient de collecte s’élevait à 55 % du gisement estimé. Il existe
11 640 et produisaient plus de 552 800 ha, soit 2 % de la aussi des filières de collecte et de recyclage pour les pneus,
SAU nationale. Depuis 2001, la progression est de 2,5 % les bigs-bags, les bâches plastiques, les ficelles, les huiles,
par an. Une filière qui doit monter en puissance. les déchets vétérinaires, les déchets horticoles…
- Le référentiel “Agriculture raisonnée” existe depuis
avril 2002. 2 400 exploitations sont qualifiées. Protéger les sols : un impératif
- La lutte contre l’érosion se mène au niveau des bassins-
Gestion des déchets : le recyclage, une priorité versants (aménagements hydrauliques pour freiner l’eau,
- Adivalor, la filière favoriser la sédimentation, enfouir les résidus, couvrir les
nationale de collecte sols en hiver…).
des bidons vides, des - Alternance des cultures (aides rotationnelles).
produits phytosanitaires La moitié des surfaces recevant une culture d’hiver est
non utilisables ou travaillée en semis simplifié.
périmés a été créée en - L’agriculture de
2001. En 2006, le taux conservation qui vise à
respecter les sols avec des
La Pac impose pratiques simplifiées et une
de sécuriser le local couverture permanente des
où sont entreposer les parcelles fait de plus en
produits de traitement. plus d’adeptes.