Vous êtes sur la page 1sur 2

Réchauffement climatique

Les indicateurs s’emballent


L
e Groupe intergouvernemental des experts sur le climat a mis en évidence un décollage des
concentrations mondiales de gaz à effet de serre (GES) depuis le début de l’ère industrielle, en
1750. Trois gaz sont incriminés :
le dioxyde de carbone (utilisation des combustibles fossiles, changement d’utilisation des terres), le
méthane et le protoxyde d’azote (poids important de l’agriculture).
La progression depuis le début de l’ère industrielle à 2005 de ces gaz dans l’atmosphère est la sui-
vante :
dioxyde de carbone : de 280 ppm (1) à 379 ppm. Les émissions annuelles entre 2000-2005 sont
passées de 6,4 GtC (2) sur la période 1990-1999 à 7,2 GtC pour les gaz d’origine carbone fossile. Les
émissions liées aux changements d’utilisation des terres (les interventions de l’homme sur les sols,
de la culture à la déforestation), sont plus stables, estimées 1,6 GtC/an (3).
méthane : 715 ppb (1) à 1774 ppb. Diminution du taux de croissance depuis les années 1990 (1732 ppb).
protoxyde d’azote : 270 ppb à 310 ppb.
Cette accélération se perçoit sur la hausse des températures : plus 0,6° de 1901 à 2000 et plus 0,74°
de 1906 à 2006. D’ici à la fin du siècle, la progression est incluse entre 2 et 4,5 degrés, selon cinq
scénarios types. Le Giec considère la valeur la plus probable à 3° et exclut pratiquement une hausse
inférieure à 1,5 °.

Des conséquences en cascade


La hausse de températures, plus sensible sur les pôles, engendre la fonte des glaciers et des calottes
glacières, laquelle contribue à l’augmentation de la température des océans.
Le phénomène de dilatation de l’eau se traduit
Les émissions de GES en France en 2004
par une augmentation du niveau des mers : il a
progressé en moyenne de 1,8 millimètre par an
entre 1961 et 2003 et de 3,1 millimètres par an
entre 1993 et 2003. A échéance 2100, le Giec
Référence Environnement

évalue la hausse possible entre 0,18 et 0,59


mètre.
Dans le même temps, les phénomènes extrêmes
vont se multiplier :
Réchauffement climatique

Le cycle du carbone
Élément le plus abondant chez les êtres vivants, le carbone se trouve aussi sous la forme d’un gaz atmosphérique
en partie responsable de l’effet de serre qui chauffe la planète. D’où vient-il ? Où disparaît-il ?
la forÊt les formes gazeuses du carbone
Les végétaux, les animaux comme L’atmosphère contient 880 GtC (surtout du C02),
la décomposition au sol de la dont 130 GtC accumulées depuis l’ère industrielle.
matière organique libèrent du CO2,
compensé par la Les activités
photosynthèse. humaines
L’ensemble Respiration Dissolution Elles génèrent
des végétaux Photosynthèse
61,3 GtC 91,9 GtC 7,3 GtC/an
constituent 61,9 GtC en transport,
une réserve chauffage…
Fixation par Relargage du gaz
de carbone carbonique et 1,7 GtC en
de 600 GtC. Déforestation les sols cultivés dissout
et les forêts déforestation.
1,7 GtC 90,6 GtC En moyenne,
1,7 GtC
chaque année,
l’atmosphère garde
La un excédent
photosynthèse Fixation de 3,3 GtC.
En phase de Échanges planctonique
croissance, avec l’océan 11 GtC
profond LEs échanges
les plantes
absorbent du 0,8 GtC 9,2 GtC océaniques
CO2. Ce qu’on La forme gazeuse
appelle “puits de du CO2 en excès
carbone”. Le CO2 dans l’air se dissout
peut aussi être LE délavement dans les océans.
fixé par les sols. La pluie débarrasse l’atmosphère d’une partie Sédimentation Par photosynthèse,
En moyenne, la de son CO2 (0,2 GtC/an), en entraîne vers les le plancton fixe le
0,2 GtC carbone dissout.
photosynthèse végétaux (0,4 GtC/an) et les sols (0,2 GtC/an).
absorbe L’ensemble rejoignant celui des océans. Quant au réservoir de
1,9 GtC issu 90 GtC des sédiments
Source : CEA 2005 - actualisé en 2007 - www.cea.fr il est inerte vis-à-vis
de l’activité
humaine. Tous les chiffres sont exprimés en GtC/an : Giga (1 milliard) tonnes de carbone par an, et correspond au de l’augmentation
bilan de carbone dans les années quatre-vingt. du CO2.

• p luies (davantage sur l’est de l’Amérique du Nord et du Sud, au nord de l’Europe, de


l’Asie du Nord et Centrale mais moins au Sahel, en Méditerranée, au sud de l’Afrique et de
l’Asie) ;
• renforcement des vents d’ouest ;
• sécheresses plus sévères et plus longues ;
• augmentation des cyclones tropicaux ;
• vagues de chaleur plus fréquentes.
(1)
p pm, parties par million ou ppb, parties par milliard, désigne le rapport
molécules de gaz à effet de serre sur molécules d’air sec.
(2)
GtC : milliard de tonnes de carbone
(3)
1 GtC = 3,67 GtCO2 ; 1 GtC = 3,67 GtCO2