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Ø Sources légales/JP :

TITRE II : LE COUPLE HORS MARIAGE

o

Législation sociale assimile concubin au conjoint.

 

o

JP : théorie des SCF quand

il

y

a

eu entre eux

collaboration dans une

La loi du 15 novembre 1999 sur le PACS : Art515-8CC : « Le concubinage est une union de fait caractérisé par une

entreprise commune.

vie commune présentant un caractère de stabilité et de continuité entre deux personnes de sexe différent ou de même

o

JP : théorie de l’enrichissement sans cause si collaboration dans profession.

sexe qui vivent en couple. »

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JP : droit à réparation du préjudice par ricochet du fait du décès accidentel.

Ø Vie commune :

- Communauté de toit et de lit.

- Relations stables et continues.

Ø Hétérosexuel ou homosexuel :

- CCass : « vivre comme des époux sans pour autant s’unir par le M ce qui ne peut concerner qu’un coupe Rupture peut constituer une faute (droit commun) si circonstances particulières : brutalité dans la

III- La rupture de l’UL

Libre. Pas droit à indemnité même si enfants communs.

constitué d’un homme et d’une femme » : soc, 11 juin 1989

rupture/rupture de la promesse de M.

- Loi de 1999 : met fin à cette JP.

Loi du 15 décembre 1999 a crée 2 variétés de concubinages :

CHAP II : LE PACS

Ø Concubinage sans PACS, « union libre » : aucun statut juridique.

Ø Concubinage avec PACS : statut juridique.

Loi du 15 novembre 1999. Art 515CC: « Un PACS est un contrat conclu par deux personnes physiques majeures de sexe différente ou de même sexe pour organiser la vie commune. ». Loi profondément modifiée par la loi du 23 juin 2006 portant réforme des successions et des libéralités. A modifié la nature même du PACS.

Ø PACS suppose un concubinage : « vie commune » = vie de couple. Jusqu’à L. 2006, aucune obligation personnelle, que des effets patrimoniaux. Désormais, effets personnels très proches du mariage. On y entre sans le cérémonial sociologique du mariage, on en sort sans devoir affronter la procédure juridique du divorce. « mariage allégé ».

CHAP I : L’UNION LIBRE (UL) : « Le concubinage sans PACS »

I – La constitution de l’UL

Le concubinage naît des faits = vécu commun stable et continu. « Union de fait ».

La constitution du concubinage est licite : relations sexuelles entre personnes majeures + consentantes et la vie de couple sont libres. Exception : concubinage adultérin est illicite : violation des devoirs du M. Sanctions civiles : DI dus au conjoint trompé ou divorce pour faite à ses tords

Ø PACS n’a pas la même signification pour un couple hétérosexuel/homosexuel :

- Couple hétérosexuel = statut juridique complet : le M. PACS = alternative au M.

- Couple homosexuel = n’avait aucun cadre juridique. PACS = substitut du M.

Ø Médiocrité dans la forme de loi de 1999: législateur a été obsédé par le souci de distinguer le PACS du M afin de ne pas suggérer l’ID qu’il pourrait ouvrir le M aux homosexuels. Les règles de 2006 sont infiniment plus claires.

Ø Plus de 55 000 PACS en 2006 : 1 PACS pour 5 mariages. Majoritairement hétéro. L’institution avait donc sa place dans le droit civil.

- Pas de responsabilité civile du complice envers le conjoint bafoué.

- Libéralité consentie au complice de l’adultère par l’époux coupable : aucun risque de nullité pour cause immorale/illicite

II – Les effets de l’UL

A. Le plan personnel.

Aucune obligation personnelle (vie commune, fidélité, assistance) Exceptions :

Section I : La conditions de fond du PACS : « Les conditions de fond du PACS »

A. Conditions relatives aux personnes

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Peut faciliter une recherche de paternité ou une action en fin de subsides.

Ø Art 515-1CC : « convention entre 2 personnes » = vie de couple.

>

Accès à procréation médicalement assistée (=PMA) après 2 ans de vie commune.

Ø PP et non PM.

B.

Le plan pécuniaire

Ø Capacité requise : majeurs. Majeur en curatelle avec l’assistance de son curateur, ad hoc s’il se pacse avec son curateur : art. 461 NCPC issu de la L. de mars 2007. Majeur en tutelle peut

Principe : Aucune obligation pécuniaire entre concubins, aucun statut patrimonial.

désormais se pacser, autorisation du juge des tutelle ou conseil de famille après audition des intéressés + assistance du tuteur pour la signature du pacte. 462 NCPC. Tuteur ad hoc si se

 

Ø Dans leur relation réciproque, aucun devoir de secours, obligation de contribuer aux charges de

pacse avec le sien.

la vie commune. Aucune vocation successorale. Sauf si par testament, nommé légataire universel.

Ø Dans leur relation avec les tiers, non solidairement tenus des dettes ménagères.

Exceptions :

Ø Source conventionnelle : forme de communauté : apporter leur biens à une même société, acquérir des biens indivisément avec la clause de tontine/d’accroissement (=clause stipulée dans un acte d’acquisition conjointe qu’au décès de l’un des acquéreurs, le survivant sera réputé être le seul acquéreur.)

Ø Lien entre les partenaires : empêchements à PACS pour cause de parenté/alliance

- Pas de PACS entre ascendants/descendants

- Pas de PACS entre collatéraux jusqu’au 3 ème degré.

- Pas de PACS entre alliés en ligne directe, aucune dispense possible, contrairement au M.

Ø PACS est interdit à une personne mariée ou déjà pacser : art 502CC.

Sanction de ces conditions : nullité du PACS.

B. Condition relative à l’objet de la convention.

But d’« organiser la vie commune » :

- Simple cohabitation

- Simple communauté de toits/vie de couple.

Gouvernement :« n’implique pas nécessairement de relation sexuelle entre les partenaires ». L’art 515-8CC mentionne « vie en couple ».

- Réglementé aux côtés du concubinage, même titre « Des personnes ».

- Série de conditions de fond du PACS ne peuvent s’expliquer que parce que PACS suppose un concubinage, donc des relations sexuelles. L’exigence d’une vie de couple = 2 conséquences :

Ø Cas où les partenaires convenus avant même de conclure le PACS de ne mener aucune vie de couple = PACS simulé à l’image des M simulé.

Ø Lorsque les partenaires mettent fin à leur vie de couple = PACS devient caduque faute d’objet.

II – Conditions de forme : « Les conditions de forme du PACS »

Art 515-3CC considérablement amélioré par L. 2006 :

Ø Déclaration conjointe du PACS au greffe du TI de leur résidence commune , produisent la convention.

Ø Greffier enregistre la déclaration conjointe des partenaires, fait procéder aux opération de publicité.

Ø 5 étapes :

o établissement de la convention, rédaction, signature, les partenaires sont l’un en face de l’autre. Sous seing privé ou acte notarial.

o Rassemblement des pièces à fournir : état civil principalement

o Déclaration conjointe au greffe, présence personnelle requise, vérifier liberté des consentements

o Enregistrement du pacte, 515-3-1 : la date de l’enregistrement est celle où le pacte prend effet entre les parties = acte juridique solennel.

o Publicité, depuis 2006 mention en marge des actes de naissance des partenaires avec indication de l’identité de l’autre.

§ La date de la publicité est celle de l’opposabilité du PACS au tiers.

§ Mention acte de naissance = touche à l’état des personnes = qqch du mariage.

§ Mention de l’identité du partenaire interdit donc de tenir secrète l’orientation sexuelle.

Section II : Les effets du PACS : « Les effets du PACS »

I – Les effets personnels

Comme le mariage, obligations personnelles :

- obligation d’assistance

- obligation de communauté de vie 511-4

- Ne manque que la fidélité, voire le respect

En revanche, aucune modification du statut civil des partenaires

- Aucune incidence sur le nom

- Aucune incidence sur la nationalité

- Aucune incidence sur le droit d’adopter ni sur le droit de recourir à une PMA, réservée à « un projet parental émanant d’un couple formé d’un homme et d’une femme », 2141-2 Code de la

Santé Publique.

- MS priorité d’affectation au profit des fonctionnaires séparés pour des raisons professionnelles de leur partenaire. conclusion du PACS fait partie des éléments d’appréciation que l’autorité administrative prend en compte pour délivrer des visas et des titres de séjour.

- Aucune présomption de paternité, les enfants de la femme pacsée ne sont pas présumés avoir pour père le partenaire de leur mère.

II – Les effets patrimoniaux

> Obligation à la charge des partenaires :

- Entraide matérielle 515-4

- Obligation à l’égard des tiers par l’effet d’une solidarité des partenaires en matière de dettes ménagères, 515-4. Depuis 2006, solidarité exclue pour dépenses excessives.

> Nominalisme monétaire. Depuis 2006, créances entre partenaires, comme entre époux sont soustraites au nominalisme monétaire. Ce sont des dettes de valeur. 515-7, renvoie à 1469. Ex. un partenaire prête 500 000 € à l’autre pour qu’il s’achète un appartement. Le remboursement dû n’est pas de 500 000 € mais de la valeur au jour du remboursement du bien acquis grâce à l’argent prêté ! peut être redoutable.

> Statut d’indivision des biens acquis par les partenaires : profondément remanié L.2006 :

statut d’indivision = droit commun du PACS. Désormais, c’est

l’inverse, soumission indivision que si déclaration expresse dans le PACS, 515-5.1. En termes communautaires, avant 2006, c’était opting out et maintenant, c’est opting in.

- Entre 1999 et 2006,

- Evolution logique, compte tenu du changement de nature juridique du PACS. L.1999 seule finalité = doter concubins d’un régime matrimonial.

- Avec L.2006, le PACS devient un mariage, principalement une union personnelle avec accessoirement des effets patrimoniaux. MS moins dense que mariage traditionnel.

- Nature juridique indivision clarifiée en 2006 : 515-5-1 :

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chaque partenaire est propriétaire de la moitié des biens acquis ensemble ou séparément,

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même si prix payé par un seul

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et dans ce dernier cas, il n’y a ni libéralité ni aucun règlement pécuniaire Cette indivision c’est une quasi-communauté. auquel il faille procéder entre les partenaires.

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o

o

o

Cette copropriété trouve sa raison d’être dans la communauté de vie.

> Effets du PACS au regard des lois sociales et fiscales :

- Fiscalité : partenaires mieux traités que des concubins en union libre MS moins bien traités que des

époux.

Il ne faut en aucun cas assimiler l’indivision générale entre partenaires résultant d’une stipulation du PACS avec les indivisions particulières qui peuvent résulter entre partenaires d’acquisitions conjointes dont le PACS ne contient pas de clause d’indivision.

Dans ce dernier cas, si un seul des partenaires a financé l’acquisition, il peut réclamer à l’autre le paiement de sa part sauf naturellement si il y a eu libéralité MS alors avec le régime fiscal et civil applicable aux libéralités.

Au lendemain de la loi de 1999, l’on a disserté sur cette indivision. Il faut donc se garder du raisonnement suivant : pourquoi adopter d’entrée de jeu un régime d’indivision alors qu’il nous suffira en cours de PACS d’acheter des biens en commun. Ils se constituent un patrimoine indivis mais sur le régime général.

- Exemple des droits de mutation à titre gratuit :

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Libéralités entre partenaires = abattement de 57 000 € (pas de droit si le bien légué vaut moins de 57 000 €), sujettes à un taux d’imposition de 40% jusqu’à 15 000 euros et de 50% au-delà.

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Libéralités

en abattement, taux de 60% à compter du 1er €.

entre

concubins

union

libre

taxées

+lourdement :

aucun

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Les libéralités entre époux = abattement de 76 000 € + progressivité beaucoup plus favorable.

- Soumission depuis 2006 à des règles qui rappellent fortement la communauté légale.

- Régime social : partenaires assimilés à des époux pour l’ouverture du droit à certaines prestations

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Exclus de l’indivision comme dans communauté légale les biens recueillis par succession ou libéralité ainsi que les biens présentant un caractère personnel. 515-5-2.1 troisièmement et cinquièmement.

sociales : assurances maladies, maternité ou décès mais cela dit les concubins partenaires le sont souvent également.

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Mécanismes identiques à ceux du remploi (achat d’un bien avec des capitaux

provenant de la vente d’un autre bien) ou des récompenses : 515-5-2.1.4° et 515-5-

2.2

- Indivision entre partenaires tout de même plus restreinte que communauté légale, certains acquêts qui seraient communs s’il s’agissait d’époux sont exclus. Deux principaux :

> Le plan successoral : loi ne confère toujours pas au partenaire survivant la qualité d’héritier. Sauf 2

précisions :

- On peut léguer ses biens à son partenaire en faisant un testament à son bénéfice.

Aucune vocation légale du PACS MS pas d’incapacité de recevoir à titre gratuit (libéralités).

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Biens crées en cours de PACS 516-5-2 .1.2°, exemple du fonds de commerce

 

-

L. 2006 marque l’entrée du partenaire dans le champ successoral. Reconnaît le

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Deniers cad l’argent (revenus, gains, salaires) ne sont pas dans l’indivision 516-5- 2 .1.1°

bénéfice du droit annuel au logement, droit de créance contre la succession de l’article 763. Cette même loi permet au partenaire survivant de demander l’apposition de scellés, de réclamer l’établissement d’un inventaire.

- Gestion des biens indivis = règles gestion des biens communs des époux : 515-5-3.

Section III : L’extinction du PACS : « La fin du PACS »

I – Les causes d’extinction

Art 525-7 : 4 causes :

Ø Cause volontaire : l’extinction de la volonté : déclaration conjointe écrite qu’il remettent au greffe du TI du lieu d’enregistrement du PACS. Greffier enregistre dissolution, fait procéder aux formalités de publicité en marge des actes de naissance. Le PACS s’éteint à la date de l’enregistrement de la dissolution pour les partenaires, à la date de la publicité de la dissolution pour les tiers.

Ø Volonté unilatérale de l’un des partenaires : Signification de décision à l’autre et en adressait copie au greffe du TI qui a reçu l’acte initial, puis idem que dans cas précédent.

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L.2006 a supprimé le préavis de 3 mois prévu en 1999

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Cause de dissolution très critiquée par les adversaires du PACS : répudiation attentatoire à la dignité de la personne humaine. MS en réalité exercice d’une liberté que chacun à reconnu à l’autre lors de l’engagement.

- adoption

- prestation compensatoire

- vocation successorale

Si le législateur cède, ouvre un mariage sous un autre nom.

Ø Depuis L.2006, rupture unilatérale de la vie commune est une faute. Conséquence d’une obligation de vie commune. Pas de procédure judiciaire, suffit de signifier et de transmettre au greffe.

Ø Mariage de l’un des partenaires : Officier d’état civil devant lequel le mariage est célébré informe TI du lieu d’enregistrement puis idem. Effet immédiat, au moment même du M.

Ø Décès de l’un des partenaires : Officier d’état civil auquel a été mentionné le décè informe le greffier etc.… Le décès emporte dissolution immédiate du PACS.

On a envisagé d’ajouter 2 causes (A.Benabent) :

Ø Résiliation pour faute : art 1184CC : inexécution par l’autre de ses obligations.

Ø Rupture de la vie commune : extinction du contrat : disparition de son objet.

II – Les suites de l’extinction

Ø Effets personnels cessent : plus d’obligation d’entraide, plus de solidarité à l’égard des tiers, plus d’obligation de communauté de vie.

Ø Effets patrimoniaux cessent : solidarité ne couvre plus les dettes postérieures, présomption d’indivision ne s’applique plus aux biens. Aucune prestation compensatoire.

Ø Liquidation des biens et obligations dont le partage des biens en indivision : art 515-7.10CC. Les partenaires procèdent eux même à la liquidation, différends tranché par le juge. Prévoit aussi dans le partage des biens indivis la possibilité d’attributions préférentielles mais cela uniquement en cas de dissolution du PACS par décès.

Ø La loi réserve la mise en jeu de la responsabilité civile de l’un des partenaires à la suite de l’extinction du PACS. Préjudice résultant de la rupture du PACS et de la disparition de l’obligation d’entraide. CC : règle d’OP car fondée sur l’art 1382CC.

Conclusion sur le PACS :

L’avenir du PACS est relativement incertain.

- On ouvre le mariage aux homosexuels et alors l’on pourra en rester là avec le PACS, la loi offrira à tous les couples sans discrimination deux formes d’union (le mariage plus dense et le PACS plus léger).

- Le mariage restera interdit aux homosexuels et alors il est probable qu’ils utteront pour un accroissement des effets du PACS sur 3 points :