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Leçon 128 : Formes quadratiques sur un espace On a alors ϕ(x;y) = XAY et Φ(x) = XAX .

vectoriel sur ou . Classification dans chacun des deux Application : Détermination de la nature de la quadrique
cas. Propriété : Règle du dédoublement. d’équation :
Soient x = (x;…;x) et y = (y;…;y) deux éléments de E. x+2xy+2y−2yz+(λ+1)z−2x+2y−4z+λ+4 = 0
On suppose connue la notion forme bilinéaire symétrique. Si Φ(x) = αx + 2αxx alors on obtient
Dans tout la suite, E désigne un K-espace vectoriel avec ϕ(x;y) = αxy + α(xy + xy) C. Classification des formes quadratiques.
K = ou K = .
Exemple : La matrice de Φ : → Dans cette partie, E est de dimension finie, notée n et r est
A. Généralités sur les formes quadratiques. (x,y,z) → 3x + y + 2xy − 3xz le rang de la forme quadratique Φ.
dans la base canonique est .
1. Définition Théorème : Classification des formes quadratiques
Définition : Soit ϕ une forme bilinéaire sur E×E. Proposition : Soient A = Mat(ϕ), B’ une base de E, P la complexes.
L’application Φ : E → K définie par Φ(x) = ϕ(x;x) est matrice de passage de B à B’ et A’ = Mat(ϕ). Il existe une base B de E tel que Mat(Φ) =
appelée forme quadratique sur E. On a alors A’ = PAP
Corollaire : Il existe une base B = (e;…;e) de E telle que
Exemple : Soit S∈S(). Définition : On appelle rang de Φ le rang de la matrice de pour tout x = xe ∈ E Φ(x) = x .
Φ : M() → est une forme quadratique sur M(). sa forme polaire dans B.
A → tr(SAA) Théorème : Classification des formes quadratiques
réelles.
B. Orthogonalité Il existe un unique couple (p;q) de tel qu’il existe une
Théorème : Soit Φ une forme quadratique sur E.
Il existe une unique f.b.s. ϕ telle que ∀x∈E Φ(x) = ϕ base B de E telle que Mat(Φ) =
Définitions :
(x;x).
• Deux vecteurs x et y de E sont dits orthogonaux Corollaire : Il existe un unique couple (p;q) de tel qu’il
On a ∀(x;y)∈E×E ϕ(x;y) = (Φ(x+y)−Φ(x)−Φ
selon Φ lorsque ϕ(x;y) = 0. existe une base B = (e;…;e) de E telle que pour tout x =
(y))
= (Φ(x+y)− Φ(x−y)) • On appelle orthogonal de A⊂E selon Φ xe ∈ E Φ(x) = x −x .
ϕ est alors appelée la forme polaire de Φ. l’ensemble A = {y∈E | ∀x∈A ϕ(x;y)=0}.
• On appelle noyau de Φ l’ensemble Ker Φ = E. Définition : Le couple (p;q) est appelé la signature de Φ.
Exemple : Soient u, v ∈ . • On dit que Φ est non dégénérée si Ker Φ = {0}.
Φ: → est une forme quadratique sur .
• Une base B de E est dite Φ-orthogonal si pour
x → [x,u,v∧x]
tout couple (e;e’) d’éléments distincts de B, on a Bibliographie : Gourdon, Algèbre.
ϕ(e;e’) = 0. Monier, Algèbre 2.
Propriété : ∀x∈E ∀λ∈K Φ(λx) = λΦ Ladegaillerie, Géométrie.
Sorosina, Algèbre et géométrie.
(x)
Théorème : Si E est de dimension finie alors il existe au
moins une base de E Φ-orthogonale.
Dans toute la suite, Φ désigne une forme quadratique et ϕ
la forme polaire associée.
Corollaire : Toute forme quadratique Φ sur E est
décomposable d’au moins une façon en combinaison
2. Expression matricielle en dimension finie. linéaire de carrés de formes linéaires indépendantes.
Dans cette partie, E est de dimension finie, notée n.
B est une base de E.
Pratique : Algorithme de décomposition de Gauss d’une
forme quadratique. Détermination de son noyau et de son
Proposition : Soient A = Mat(ϕ), x et y dans E avec
rang.
X = Mat(x) et Y = Mat(x).

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