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14ème CRA MSG, Yaoundé, 26-28 Novembre 2007 – 14th ARC SMGE, Yaounde, 26-28 November 2007

CARACTÉRISATION PHYSICO-CHIMIQUE DES COUCHES DE BASE EN LATÉRITE -CIMENT

PHYSICO-CHEMICAL CHARACTERIZATION OF LATERITE-CEMENT BASE COURSES

Ibrahima Khalil CISSE 1 , M.A. NDOYE 1 1 Laboratoire de Matériaux, Mécanique et Hydraulique, École Polytechnique, Thiès, Sénégal

RÉSUMÉ - Cette communication porte sur la caractérisation physico-chimique de deux graveleux latéritiques issus de la même région géologique et traités au ciment en vue de leur utilisation en couche de base de chaussées semi-rigides. Il a été constaté que ces graveleux, traités avec le même pourcentage de ciment, n’ont pas le même comportement vis-à-vis de la fissuration. Les résultats expérimentaux mettent en évidence l’importance de la nature minéralogique des fines argileuses des graveleux et l’intérêt d’une étude de la compatibilité de la minéralogie des matériaux à traiter avec le ciment utilisé.

ABSTRACT - This paper deals with the physico-chemical characterisation of two lateritic gravels from the same geological region, which were stabilized with cement to be used as material for the base course of semi-rigid pavements. It was observed that these gravely materials, stabilized with the same percentage of cement, had not the same behaviour with respect to cracking. The experimental results show the importance of mineralogical nature of the gravels and the usefulness of studying the compatibility of the mineralogy of the material with the cement to be used.

1. Introduction

Les graveleux latéritiques constituent les plus abondantes ressources de matériaux "économiques" disponibles en Afrique tropicale et équatoriale en général et au Sénégal en particulier. Au Sénégal ils sont le principal matériau utilisé en couche de base. Comme ils ne répondent malheureusement plus que rarement aux critères exigés par les spécifications des cahiers techniques, il est souvent proposé d’améliorer leur qualité par ajout de ciment Portland, qui est le stabilisant le moins coûteux car le Sénégal en est un grand producteur. Le but de l’étude présentée ici est de définir les caractéristiques physico-chimiques des couches de base en latérite améliorée au ciment et d’en déduire les conditions optimales d’utilisation de ce matériau en couche de base. Différents essais ont menés en vue d’aboutir à un résultat satisfaisant.

2. Généralités sur les latérites

Buchanan a utilisé pour la première fois en Inde, en 1807, le terme « latérite », qui vient du latin later signifiant brique. Il a remarqué que : « c’est l’un des meilleurs matériaux de construction, rempli de cavités et pores, possédant de grandes quantités de fer, de coloration jaune. L’intérieur du matériau, s’il est à l’abri de l’air, est si tendre que tout instrument métallique le coupe. Aussitôt taillée à la forme voulue , la masse devient aussi dure qu’une brique, et résiste à l’eau et à l’air, bien mieux que toute autre brique que j’ai vue aux Indes ». Cette définition restrictive présente un intérêt historique, mais des définitions plus complètes ont été proposées par la suite. Celle de Bagarre (1990) semble acceptable. En se plaçant du point de vue de l’ingénieur, on appelle « graveleux latéritiques » les sols meubles formés en milieu tropical et composés d’une fraction granulaire constituée de pisolites ou de nodules ferrugineux emballés dans une matrice fine limono- argileuse.

2.1. Formation des latérites

D’après Charman (1988), d’une façon générale, les latérites sont formées par lessivage de roches dans des conditions particulières et rigoureuses qui règnent sous les tropiques : abondance des

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précipitations, température ambiante élevée, eaux très pures et abondantes, présence fréquente d’acides humiques provenant des fermentations végétales. Le lessivage conduit ici à un appauvrissement en silice et bases solubles et à un enrichissement relatif en oxydes et hydrates de fer. Il correspond aux zones tropicales sèches et aux zones tropicales humides et équatoriales deux processus distincts de latérisation (Rémillon, 1967).

2.1.1. En zone tropicale sèche

Pendant la saison des pluies, on observe :

- la dissociation des silicates ferreux avec libération d’oxydes ferriques de la roche mère ;

- la formation de complexes ferri ou ferro siliciques électronégatifs donc susceptibles de migrer ;

- la dissociation des feldspaths et formation de kaolinite suivant la réaction :

Al 2 O 3 , 6SiO 2 , K 2 O + 2H 2 O

Al 2 O 3 , SiO 2 , 6SiO 2 H 2 O + 2KOH

- la migration du fer vers le bas, sous forme de chélates organiques;

- l’élimination partielle de la silice et totale des alcalins

Pendant la saison sèche, l’évaporation intense et les remontées capillaires entraînent une

migration des complexes ferro-siliciques. Cette latérite est de type ferrugineux.

2.1.2. En zone tropicale humide

Le processus est continu et à sens unique. Il n ’y a pas de migration vers le haut mais simplement lixiviation de la silice et des bases solubles, entraînant un enrichissement relatif en hydroxydes et

oxydes gels. Les réactions d’hydrolyse ne sont pas les mêmes, l’altération est plus rapide et plus complète et les couches latérisées plus épaisses. Ces latérites sont de type ferrallitique. On peut définir le processus de ferrallitisation comme un ensemble de phénomènes qui aboutissent à une altération extrêmement poussée de la roche mère et à une individualisation des éléments tels que silice, oxydes et hydroxydes et hydrates métalliques, en particulier de fer et d’aluminium, de manganèse et de titane. Ces derniers se maintiennent ou s’accumulent dans un horizon de surface ou de faible profondeur, la silice étant au moins entraînée à la base hors du profil. Les sols ferrallitiques sont dits zonaux, caractéristiques des climats chaux et pluvieux à deux saisons alternées bien marquées. On a longtemps cru que l’accumulation des sesquioxydes (hydroxydes de fer et (ou) d’alumine) se produisait en surface à la faveur des mouvements per ascensum des solutions entraînées par l’évaporation en saison sèche. On a montré qu’il n’en est rien et que ce sont les processus de lessivage latéraux et per descendum qui expliquent les mouvements de migration et d’accumulation des niveaux granuleux ou indurés. Une pluviométrie de 750 mm est nécessaire pour que la ferrallitisation puisse se produire. L’analyse du processus de ferrallitisation fait apparaître les étapes suivantes :

- destruction des minéraux primaires,

- partage entre éléments maintenus sur place et éléments entraînés,

- néoformation de produits minéraux, lessivage des bases, des silicates primaires et d’une partie de la silice

- maintien ou précipitation des sesquioxydes métalliques à l’origine des teintes vives.

2.2. Chimie des graveleux latéritiques

Ces matériaux sont caractérisés par leur haute teneur en oxydes de fer et/ou d’alumine, qui peuvent atteindre 80% du produit dû à la ferrallitisation. Bagarre (1990) montre que les argiles ferrallitiques sont principalement des kaolinites (Si 2 O 5 )Al 2 (OH) 2 et des halloysites. On a longtemps considéré le rapport suivant comme exprimant bien le degré de latérisation des roches :

R =

SiO

2

/

60

160

On admettait les distinctions suivantes :

Al O

2

3

/

102

+

Fe O

2

3

/

.

- R < 1,33 latérites vraies,

- 1,33 < R < 2 roches latéritiques,

- R >2 roches non latéritiques.

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Mais cette approche est loin d’être satisfaisante, car elle conduirait à classer comme latérites les minerais de fer et la bauxite, qui ne présentent pas les mêmes propriétés, ainsi que de nombreux grès ferrugineux. En plus, le rapport dépend toujours de la fraction granulométrique. Dans les deux cas, il y a fixation du fer par adsorption sur les argiles kaolinites et ce point est essentiel : il explique la différence fondamentale entre les sols podzoliques et les sols latéritiques beaucoup moins sensibles à l’eau. Quant au processus final d’oxydation, il rend compte de la formation des zones concrétionnaires évoluant à l’extrême vers les cuirasses latéritiques bien connues. Les études plus récentes distinguent une troisième catégorie de sols latéritiques : les ferrisols, qui s’apparentent aux sols ferrallitiques en ce qu’on les rencontre sous les climats les plus humides et que les profils ne présentent pas d’hétérogénéité marquée. Ils en différent par un rapport SiO 2 /Al 2 O 3 voisin de 2 et surtout par le fait qu’en raison de l’activité des phénomènes d’érosion, ils ne peuvent se former qu’en profondeur.

2.3. Identification des graveleux latéritiques

Bagarre (1990) affirme que le graveleux latéritique tel qu’il a été défini est, du point de vue géotechnique, un sol meuble de granulométrie 0/20 à 0/40 mm comportant de 10 à 35 % de fines passant au tamis de 80 µm avec un «squelette » (refus sur le tamis de 2 mm) de 20 à 60 %. Le mortier passant au tamis de 0,425 mm a un indice de plasticité (I P ) variant de 10 à 35. La courbe granulométrique montre très généralement un palier entre 0,080 et 2 mm, qui traduit la dualité d’origine des composants du mélange naturel qu’est ce matériau. On considère ainsi qu’un sol latéritique contenant plus de 35 % de passant à 80 µm n’est plus un graveleux latéritique ; il entre dans la catégorie des sols fins, l’influence de la matrice fine devenant prépondérant sur celle du squelette. Les paramètres d’identification sont classiques. On procède toujours, en vue de situer les matériaux dans les classifications géotechniques, aux essais de granulométrie et de limites d’Atterberg. La limite de retrait et l’essai au bleu de méthylène sont aussi des paramètres qui peuvent fournir beaucoup d’informations.

2.4. Classification géotechnique des graveleux latéritiques

Le but d’une classification géotechnique est de regrouper les sols en famille à caractéristiques géométriques voisines ayant un comportement similaire en réaction aux sollicitations extérieures. Les paramètres permettant de classer les graveleux latéritiques sont bien connus : granulométrie, notamment pourcentage de passant à 0,080mm, limites d’Atterberg, capacité portante (CBR), caractéristiques de compactage Proctor. Le tableau 1 rappelle la classification de Lyon Associates.

Tableau 1. Classification de Lyon Associates des graveleux latéritiques

 

Paramètres

Sols ferrugineux

Sols ferralitiques

Ferrisols

 

A

24 (0)

A

24 (0)

A 26 (0)

A 26 (0 à 6)

A 6 (2 à 6)

A 27 (0)

Classification HRB

A

27 (0)

A 27 (2 à 4)

A 57 (3)

 

A

26 (1)

A 75 (19-20)

 

A 76 (20)

A 76 (12 à 18)

Limite de liquidité

21

à 45

31

à 62

46

à 68

Indice de plasticité

9

à 24

16

à 31

12

à 35

 

% < 0,080 mm

22

à 61

27

à 70

26

à 91

 

% < 0,4 mm

27

à 93

29

à 88

39

à 98

%

de refus à 2mm

0

à

67

1 à 63

 
 

γ d max

1,87 à 2,14

1,73 à 1,92

 
 

w

OPM

9

à 19

14

à 19

14

à 28

Indice CBR à 4 jours

19

à 52

 

15

9 à 45

%

de 0,08 à 2 mm

 

14

 

22

 

18

 

f *(w L )

0,71w L – 8,5

0,57w L – 3,62

0,5w L – 1,5

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2.5. Utilisations des graveleux latéritiques naturels en couche de base

La construction routière en pays tropicaux reste largement tributaire de la présence des graveleux latéritiques. Le critère fondamental de convenance d’un matériau pour couche de base est l’indice CBR, qui doit être au minimum de 80 pour une compacité de 95 % de γ dOPM (poids volumique maximal du sol sec à l’optimum Proctor Modifié) ; cette portance est rarement atteinte quand les matériaux subissent une imbibition de 4 jours, comme c’est le cas en pays à forte pluviométrie. En pays sec de type sahélien, en revanche, la prise en compte de l’indice CBR obtenu après le poinçonnement immédiat des échantillons permet fréquemment de disposer des valeurs de portances supérieures à 80. Le tableau 2 rappelle les spécifications requises pour la couche de base dans différents pays (Bagarre, 1990).

Tableau 2. Spécifications requises pour la couche de base

 

Côte d’Ivoire

GPDPT*

Brésil

Mozambique

Indice CBR

> 60 ou 80

-

>60 ou 80

>67

Pourcentage de fines

< 15

< 20

5 à 30

< 25

Indice de plasticité

< 12

< 15

< 15

-

Limite de liquidité

-

-

< 40

-

Los Angeles

-

-

< 60

-

Gonflement

1 %

-

-

-

* Guide Pratique de Dimensionnement pour les Pays Tropicaux

 

Les critères d’acceptabilité des graveleux latéritiques naturels en couche de base, compatibles avec un indice CBR minimal de 80 (Indice CBR de 60 admis pour les faibles trafics), sont indiqués dans le tableau 3 (Bagarre, 1990). En plus, on doit avoir un indice de plasticité I P < 15 et un pourcentage de fines < 20 %.

Tableau 3. Fuseau granulaire (après compactage in situ)

Dimension tamis (mm)

Pourcentage

40

95

- 100

31,5

85

- 100

20

60

- 100

10

35

- 90

5

20

- 75

2

12

- 50

1

10

- 40

0,5

7

- 35

0.080

4

- 20

Il est rare qu’il soit possible de renforcer la portance en criblant le matériau pour diminuer sa teneur en fines mais ceci est parfois faisable. L’augmentation du pourcentage de fines, avant et après compactage Proctor, devra rester inférieur à 80 %. Un surcroît de compactage n’est pas à recommander à cause de la fragilité du matériau qu’il entraîne. La teneur en eau de compactage doit rester voisine de l’optimum Proctor modifié.

3. Le ciment Portland

3.1. Définition

Les ciments usuels sont appelés liants hydrauliques car ils ont la propriété de s’hydrater en présence d’eau et que cette hydratation transforme la pâte liante, qui a une consistance de départ plus ou moins fluide, en un solide pratiquement insoluble dans l’eau. Dans le langage courant le terme ciment peut être source de confusion lorsqu’il est utilisé pour designer à la fois :

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- la poudre de ciment (par exemple telle qu’elle est commercialisée en sac),

- la pâte de ciment au moment de son gâchage avec l’eau ,

- le produit obtenu après durcissement.

Dans tout ce qui suit, on distingue ces différents états en appelant :

- ciment anhydre, la poudre de ciment avant son gâchage avec l’eau,

- pâte fraîche de ciment, le mélange d’eau et de ciment anhydre avant que l’hydratation n’ait conduit à en faire un solide,

- ciment hydraté ou pâte de ciment durcie, le mélange d’eau et de ciment après solidification. L’expression « pâte de ciment durcie » sera utilisée pour désigner la pâte de ciment dans sa transformation d’un état plus ou moins fluide en un état solide.

3.2. Fabrication et composition du ciment

Le composé de base des ciments actuels est un mélange de silicates et d’aluminates de calcium résultant de la combinaison de la chaux (CaO) avec la silice (SiO 2 ), l’alumine (Al 2 O 3 ) et l’oxyde de fer Fe 2 O 3 ). La chaux nécessaire est apportée par des roches calcaires, l’alumine, la silice et l’oxyde de fer par les argiles. Calcaires et argiles sont extraits des carrières, puis concassés, homogénéisés, portés à haute température (1450 ºC) dans un four. Le produit obtenu après refroidissement rapide (trempe) est le clinker Portland. Les oxydes se combinent en début de fusion pour former les silicates et aluminates hydrauliques :

- le silicate tricalcique : 3CaO SiO 2 , que l’on note C 3 S et qui représente de 50 à 70 % du clinker,

- le silicate bicalcique : 2CaO SiO 2 , que l’on note C 2 S (10 à 30 %)

- l’aluminate tricalcique : 3CaO Al 2 O 3 , que l’on note C 3 A (2 à 15%),

- l’alumino-ferrite tétracalcique :4CaO Al 2 O 3 Fe 2 O 3 que l’on écrit C 4 AF (5 à 15%).

Le clinker (C 3 S+C 2 S+C 3 A+C 4 AF), auquel on ajoute un pourcentage de gypse, est ensuite finalement broyé de manière à obtenir une poudre dont la masse volumique absolue varie de 3,0 à

3,2 g/cm 3 .

3.3. Autres constituants du ciment

Associés au ciment, les autres constituants modifient les propriétés du ciment grâce à leurs caractéristiques chimiques ou physiques. Dans la mesure où ils sont des sous-produits d’autres industries, ils contribuent aussi à en amoindrir le prix de revient. On appelle « constituant principal » un constituant entrant dans la composition du ciment dans une proportion excédant 5% en masse. La liste de ces constituants est la suivante (La lettre entre parenthèse qui suit leur dénomination est leur désignation abrégée telle qu’elle est prévue par la norme NF P 15-301). Il s’agit de laitier granulé de haut fourneau (S), de pouzzolanes naturelles (Z), de cendres volantes (V ou W), de schistes calcinés (T), de calcaires (L), de fumées de silice (D) et de fillers (F)

4. La latérite-ciment

Devant la raréfaction des matériaux graveleux de bonne qualité à une distance économiquement raisonnable du chantier, on a été naturellement conduit à rechercher une amélioration de la qualité des matériaux disponibles et en particulier de leur portance. Les procédés de traitement des matériaux se sont développés ces dernières années pour utiliser une gamme de plus en plus étendue de matériaux naturels, en les améliorant. On peut citer les améliorations suivantes :

- amélioration de la portance et des caractéristiques mécaniques par ajout de liant et compactage, etc. ;

- homogénéisation des caractéristiques granulométriques ;

- imperméabilisation ou diminution de la sensibilité à l’eau ;

- diminution de la teneur en eau.

Les principaux procédés actuellement utilisés sont les traitements à la chaux, au ciment et aux liants hydrocarbonés. Cependant, les liants hydrocarbonés étant relativement coûteux pour un pays non producteur de pétrole comme le Sénégal, d’une part, et la technique du traitement à la chaux vive n’étant pas bien maîtrisée, d’autre part, c’est le traitement au ciment Portland qui est répandu. Le matériau obtenu porte le nom de latérite-ciment.

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Il convient de distinguer deux types très différents de traitements : l’amélioration, d’une part, et la stabilisation, d’autre part :

- les matériaux améliorés sont ceux pour lesquels l’amendement, en général à faible dosage, a pour but de modifier les qualités sans changer profondément la rigidité ;

- les matériaux stabilisés sont ceux pour lesquels le traitement apporte une augmentation importante de la rigidité. L’ajout du liant hydraulique transforme le produit naturel en un matériau plus raide en mettant au profil l’affinité chimique de ses fines pour le liant. Habituellement, on juge que pour un dosage de 2 à 4 % de ciment le matériau est « amélioré » et que, pour un dosage de plus de 5% de ciment, il est « stabilisé ». Mais, il faut noter que certains matériaux comme les sables peu ou légèrement argileux ont un comportement rigide même avec de faibles dosages en ciment.

4.1. Effet de la prise du ciment

La prise du ciment produit une cimentation des grains, d’où une augmentation de la cohésion et une diminution de la plasticité. Pour que la prise soit efficace, il faut que la proportion du ciment par rapport à l’argile soit suffisante. Le traitement au ciment permet donc de donner au sol une forte cohésion et des caractéristiques mécaniques élevées.

4.2. Comportement de la couche de base traitée au ciment

Il faut rappeler que le traitement de la couche de base modifie donc ses propriétés. En cas d’amélioration de la couche de base, la chaussée se comporte comme une chaussée souple. En cas de stabilisation, la couche de base acquiert une certaine rigidité et la chaussée ne se comporte plus comme souple mais plutôt comme une chaussée rigide. Selon la rigidification apportée, le comportement de la couche traitée sera différent. Tant que le module d’élasticité est relativement faible, la chaussée reste souple, le rapport des modules de la couche améliorée et de son support n’entraînant pas le développement de fortes contraintes de traction. Lorsque le rapport des modules devient plus important, supérieur à quatre, la couche traitée se comporte comme une dalle. La répartition des pressions verticales est très réduite sur la couche support mais des contraintes de traction élevées apparaissent à la partie inférieure de la couche traitée et peuvent entraîner sa rupture. Le mode de calcul de la chaussée n’est plus alors celui d’une structure souple.

4.3. Problème posé par les latérites traitées au ciment

Selon Bagarre (1990), les graveleux latéritiques traités au ciment ou à la chaux subissent souvent l’effet des contraintes parasites hydrothermiques, des fissurations qui conduisent à un maillage de la couche traitée que l’on ne peut plus considérer rigoureusement comme un milieu parfaitement continu et élastique. Il s’ensuit donc :

- le développement de microfissures consécutives à un défaut de prise correcte de ciment ;

- l’apparition de fissures de retrait, généralement transversales, dues aux écarts thermiques.

Ainsi qu’il a été dit, le développement d’un maillage important de fissures peut affecter l’application du calcul rationnel pour ces chaussées. L’effet de dalle est alors fortement diminué

aux dépens d’une augmentation des contraintes verticales σ z sur le sol de la plate-forme.

5. Étude expérimentale

Cette étude expérimentale est basée sur la comparaison de trois tronçons de route construits dans une même période mais qui, au fil des années, ont eu une évolution assez différente alors qu’ils sont fréquentés par le même trafic. Deux tronçons ont été construits en utilisant une latérite provenant de la carrière de Diack, qui se trouve près du village de ce nom situé à Khombole, alors que le troisième tronçon a été construit en utilisant une latérite provenant de la carrière de Mboumi, qui est un village situé à 10 km de Diourbel. Les caractéristiques géotechniques des deux carrières étaient assez différentes et, visuellement, on pouvait aussi constater que la latérite de Diack a une couleur rouge plus accentuée que celle de Mboumi. Pendant la construction de la route, les latérites provenant des deux carrières ont été améliorées chacune à 3% de ciment pour la couche de base vu que, sans traitement, elles n’avaient pas les qualités requises pour les

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prescriptions techniques. Une dizaine d’années plus tard, on a constaté que le tronçon construit avec la latérite de Mboumi s’est dégradé avec l’apparition de fissures, alors que celui construit avec la latérite de Diack restait intact. L’étude expérimentale consistera donc à étudier les deux carrières pour essayer de déterminer les causes de la dégradation du tronçon construit avec la latérite améliorée de Mboumi.

5.1. Étude des latérites crues

Une identification géotechnique complète des deux matériaux a été effectuée.

5.1.1. Analyse chimique

Les résultats sont donnés dans le tableau 4.

Tableau 4. Résultats de l’analyse chimique des latérites de Diack et de Mboumi

Éléments

Diack

Mboumi

Éléments

Diack

Mboumi

SiO 2

26,01

43,23

K

2 O

0,19

0,36

Al 3 O 3

23,47

18,48

Na 2 O

0,10

0,16

Fe 2 O 3

27,16

13,77

 

Cl

0,001

0

CaO

6,75

9,20

MnO

0,07

0,07

MgO

0,34

1,46

P

2 O 5

0,22

0,11

SO 3

0,05

0,07

SrO

0,05

0,06

K

2 O

0,19

0,36

TiO 2

3,19

1,62

     

LOI

13,18

10,97

Le calcul des rapports R donne pour Diack, la valeur de 1,085 soit donc R < 1,33 et la latérite serait donc classée latérite vraie. Pour Mboumi, on aurait R = 2,696, donc R > 2 et le matériau serait alors classé comme roche non latéritique mais, comme cela a déjà été mentionné, cette classification est de plus en plus contestée

5.1.2. Granulométrie au laser

Compte tenu du rôle important des éléments fins tels que les fillers dans les réactions chimiques, d’une part, et de l’imprécision de l’analyse granulométrique par sédimentométrie (risque de floculation des particules fines), d’autre part, nous avons procédé à l’analyse granulométrique au laser. Les résultats sont traduits en courbes sur la figure 1.

On constate que le matériau de Diack contient plus d’éléments fins que Mboumi, surtout en ce qui concerne les éléments inférieurs à 2 micromètres, qui semblent être les plus actifs en termes de plasticité. Cependant, la nature minéralogique est plus déterminante que la dimension granulométrique (Cissé, 1985).

120 100 80 60 40 fines de Diack fin es de Mboum i 20 0
120
100
80
60
40
fines
de Diack
fin
es
de Mboum i
20
0
0 50
100
15 0
Tamisât cumulé (%)

Diam ètre m oyen des particules ( µ m )

Figure 1. Courbes granulométriques au laser des fillers

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5.1.3. Autres paramètres de classification Il a été effectué la mesure d’autres paramètres résumés dans le tableau 5 avec une caractérisation suivant leur ordre de grandeur.

Tableau 5. Classification des matériaux étudiés

Provenance et

 

Valeur de bleu (V B )

Indice de groupe (I G )

Limite de liquidité (w L )

Indice de plasticité (I P )

classification

Activité (A c )

Diack

4,4

0,288

0

55,9

28,74

Classification

Montmorillonite calcique ou sodique

limoneuse

 

Argile minérale de forte plasticité

Mboumi

7,8

1,734

0,19

47,4

29,04

 

Montmorillonite

     

Classification

sodique

limoneuse

grenu

Argile minérale de forte plasticité

On en déduit d’après les valeurs de l’activité telle que définie par Skempton, que les fines argileuses sont de type montmorillonite calcique à sodique pour Diack et sodique pour Mboumi, D’après les valeurs de bleu (V B ), les deux sols sont limoneux et enfin, au vu des limites d’Atterberg, ils sont classés dans les argiles minérales de forte plasticité. Par ailleurs, d’après la classification HRB, on a :

I G = 0 < 4 w L = 55,9 > 40

Pour Diack

I P = 28,74 > 10 C’est donc un sol grenu composé de graviers et sables limoneux ou argileux, jugé excellent à bon. I G = 0,19 < 4

Pour Mboumi

I P = 29,04 > 10 C’est encore un sol grenu composé de graviers et sables limoneux ou argileux, excellent à bon. Enfin, suivant les critères de classification de Lyon Associates des graveleux latéritiques (en termes de γ d , w opt et I CBR ), tous les deux sont des sols ferrugineux de type A-2-7 (0).

=>

le sol est de type A-2-7 (0)

w L = 47,4 > 40

=>

le sol est de type A-2-7 (0)

5.2. Comparaison des caractéristiques avec les prescriptions techniques

Après l’étude des latérites crues provenant des deux carrières, on peut déduire du tableau 6 qu’elles ne remplissent pas les conditions requises pour leur utilisation en couche de base.

Tableau 6. Comparaison des caractéristiques des latérites de Diack et Mboumi avec les prescriptions techniques

 

Caractéristiques

Prescriptions pour la couche de base

Diack

Mboumi

 

refus au tamis 2 mm

> 50

74

71

Granulométrie

% fines

entre 8 et 20

12

16

D max (mm)

50

44

47

Limite

w L (%)

40

55,9

47,4

I P (%)

15 ou 18

28,74

29,04

Proctor

γ d à 95 % de l’OPM (kN/m 3 )

20

17,7

23,06

Indice CBR

I CBR (%)

80

25

50

Gonflement

< 0,1

0

< 0

En fait, parmi les caractéristiques les plus importantes, c’est l’indice portant CBR qui est utilisé pour dimensionner les chaussées souples. On voit donc que les deux latérites des carrières de Diack et Mboumi ne remplissent pas les critères pour être utilisées en couche de base, il faut donc les améliorer. Nous allons donc étudier les latérites améliorées de ces mêmes carrières.

5.3. Étude des latérites améliorées

Une étude de formulation a été entreprise pour caractériser les matériaux améliorés. Nous avons procédé à une amélioration par 2, 3 et 4 % de ciment. Il s’agit d’un ciment de type CEMII/32,5

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fabriqué à l’usine de fabrication et de commercialisation appelée SO.CO.CIM (Société de Commercialisation du Ciment) et située à Rufisque, dans la banlieue de Dakar. Pour chaque pourcentage de ciment, outre l’indice CBR après 4 jours d’imbibition, on a déterminé la résistance en traction et en compression au bout de 7 et 28 jours, sachant que la résistance en traction est plus significative dans le cas des structures routières à matériaux traités aux liants hydrauliques. Le processus de confection des moules est le suivant :

1. recherche de la teneur en eau optimale par l’essai Proctor modifié pour chaque amélioration,

2. utilisation de cette teneur en eau et de la même énergie de compactage pour fabriquer les éprouvettes. Les résultats sont représentés sous forme de courbes sur les figures 3 à 7.

200 180 160 140 120 100 80 Di ack 60 Mboumi 40 20 0 0
200
180
160
140
120
100
80
Di
ack
60
Mboumi
40
20
0
0
1
2
3
4
5
Indice de portance CB R

Teneur en ciment (%)

Figure 3. Évolution de la portance (indice CBR) avec la teneur en ciment

6 5 4 3 2 Diack 1 Mboumi 0 0 1 2 3 4 5
6
5
4
3
2
Diack
1
Mboumi
0
0
1
2
3
4
5
Résistance à la traction (MPa)

Teneur en ciment (%)

Figure 4. Évolution de la résistance à la traction à 7 jours avec la teneur en ciment

6 5 4 3 2 Di ack 1 Mboumi 0 Résistance à la traction (MPa)
6
5
4
3
2
Di
ack
1
Mboumi
0
Résistance à la traction (MPa)

012

345

Teneur en ciment (%)

Figure 5. Évolution de la résistance à la traction à 28 jours avec la teneur en ciment

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4 3,5 3 2,5 2 1,5 1 à 7 j ours 0,5 à 28 jours
4
3,5
3
2,5
2
1,5
1
à 7 j
ours
0,5
à 28 jours
0
Résistance à la traction (MPa)

012

345

Teneur en ciment (%)

Figure 6. Évolution de la résistance à la traction à 7 et 28 jours avec la teneur en ciment (Diack)

6 5 4 3 2 à 7 jours 1 à 28 jours 0 0 123
6
5
4
3
2
à 7
jours
1
à 28 jours
0
0
123
4
5
Résistance à la traction (MPa)

Teneur en ciment (%)

Figure 7. Évolution de la résistance à la traction à 7 et 28 jours avec la teneur en ciment (Mboumi)

On remarque que l’indice CBR croît presque linéairement en fonction du ciment. Ceci s’explique facilement car plus le pourcentage de ciment augmente plus la latérite se rigidifie par hydratation du ciment et plus la portance augmente. On voit aisément que les résistances à la traction à 7 et à 28 jours croissent également en fonction de l’indice CBR. En effet, plus le pourcentage de ciment augmente, plus la couche traitée se rigidifie et cette rigidification croit aussi avec le temps car le taux d’hydratation augmente.

5.4. Comparaison des latérites de Diack et de Mboumi

5.4.1. Caractéristiques physiques L’étude des échantillons de latérites de Diack et de Mboumi améliorées se fait principalement à partir des propriétés mécaniques (portance et résistance en traction) et des propriétés chimiques. Pour les propriétés mécaniques, les courbes de portance (figure 3) montrent que la portance de la latérite de Mboumi est supérieure à celle de Diack jusqu'à 3 % de ciment. À partir de 3%, la portance de la latérite de Diack est supérieure. Pour les résistances en traction à 7 jours (figure 4), on voit que celle de Mboumi est bien supérieure et cette supériorité s’accentue avec le temps. Ainsi, la latérite de Mboumi est plus sensible à une rupture en traction. Par ailleurs, pour 4% de ciment, la résistance à la traction de Mboumi augmente très vite en passant du simple au double. De même, pour les résistances en traction à 28 jours (figure 5), celle de Mboumi est encore supérieure et les conclusions sont les mêmes que pour 7 jours. Pour 4% de ciment, la résistance à la traction de la latérite de Mboumi augmente encore très vite. Il faut ajouter aussi que, pour le dosage à 4% de ciment, les indices CBR et les résistances sont nettement prononcées.

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5.4.2 Caractéristiques chimiques Pour l’analyse chimique, notons que les compositions des deux latérites sont différents : ainsi, les réactions engendrées par ces constituants n’auront pas les mêmes intensités. Remarquons aussi que la fraction argileuse de la latérite de Mboumi est plus active que celle de Diack (A c = 7,8 > 4,4) et les essais au bleu de méthylène confirment ce résultat.

5.5. Conclusion de l’étude expérimentale

Pour les études physiques des deux latérites, il faut savoir que toutes les prescriptions techniques ont été respectées. Comme des expériences précédentes l’ont montré, avec une amélioration de ciment inférieure ou égale à 4%, la chaussée reste dans le domaine du souple. En effet, les latérites ont toutes été améliorées à 3% de ciment et, en les considérant tous les deux comme des matériaux souples pour le dimensionnement, nous avons constaté que la chaussée réalisée avec la latérite de Mboumi s’est dégradée au bout de quelques années alors que celle réalisée avec celle de Diack restait toujours en bon état ; par conséquent, nous considérons que, pour une amélioration de ciment inférieure ou égale à 4%, la chaussée reste dans le domaine du souple. Au delà de 4% de ciment, la chaussée n’est plus considérée comme souple, comme le montrent les résistances en traction et les indices CBR qui augmentent brutalement, ce qui accentue la rigidité de la chaussée (figures 4 et 5). Mais le paradoxe est qu’on a plutôt constaté la dégradation du tronçon construit avec la latérite de Mboumi. Quelle en est la raison ? D’après l’expérimentation réalisée, l’explication semble pouvoir se faire à partir des propriétés chimiques. Le calcul de l’activité des fractions argileuses a montré que celle de Mboumi est nettement supérieure à celle de Diack, ce qui confirme la nature de la fraction argileuse de Mboumi, identifiée comme de la montmorillonite à tendance sodique, qui est l’argile la plus active dans la classification de Skempton. L’essai au bleu de méthylène, qui permet d’apprécier globalement l’activité de la fraction argileuse, vient confirmer ces résultats, puisque V B (Diack) = 1,739 > V B (Mboumi) = 0,288 . Le ciment interagit avec la montmorillonite en augmentant son attractivité pour l’eau : la montmorillonite a tendance à attirer les cations échangeables au niveau du ciment et à augmenter ainsi sa déficience en charge négative au niveau de la surface de la fraction argileuse. Ainsi, cette fraction argileuse aura une tendance plus prononcée à attirer l’eau. Dans le cas qui nous concerne, à savoir la montmorillonite sodique qui, ajoutée à du ciment, provoque des fissures, une solution très simple permet de résoudre ce problème. En effet, l’excès de charge négative au niveau de la surface des argiles fait que la montmorillonite à tendance à adsorber l’eau. La solution consiste donc à rétablir l’équilibre aux moyens de cations échangeables c’est à dire à traiter la latérite (la montmorillonite) par de la chaux (CaOH). La chaux va la stabiliser, car le Calcium (Ca) a un pouvoir remplaçant plus fort que le sodium (Na), les ions de sodium seront remplacés par les ions de calcium et l’équilibre des charges sera rétabli (l’excès de charge négative sera comblé par les charges positives apportées par les ions calcium), donc la fraction argileuse aura moins tendance à absorber l’eau. Mais il faut aussi utiliser la chaux à des dosages adéquats, sinon d’autres problèmes peuvent apparaître comme par exemple une augmentation excessive de la rigidité. Enfin, il faut protéger la surface de la couche de latérite-ciment contre l’évaporation. On la recouvre généralement d’une couche de surface constituée par des matériaux bitumineux.

6. Conclusion générale

L’étude que nous avons menée pour trouver les causes de la dégradation des chaussées en latérite-ciment a permis de cerner le problème. En effet, partant du constat que le dimensionnement des chaussées étudiées a été fait selon le respect des prescriptions techniques et mécaniques en particulier, notre étude a abouti à la conclusion que le problème venait surtout du comportement chimique de la fraction fine des latérites étudiées. Nous recommandons donc avec une grande insistance les analyses chimiques des latérites en plus des essais d’identification courants avant de pouvoir utiliser la latérite et surtout avant de les améliorer au ciment. Il serait aussi intéressant de caractériser toutes les zones latéritiques du Sénégal et de faciliter ainsi la tâche aux différents professionnels qui utilisent la latérite comme matériau pour la conception des chaussées souples au Sénégal et dans beaucoup d’autres pays.

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7. Références bibliographiques

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Application à la conception et au renforcement des chaussées économiques. Institut Technique du Bâtiment et des Travaux Publics.

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