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LES MIS (maladies à incidence

sociale)

Tous les contacts sociaux favorisent l’échange de nombreux


microbes. Il en est de même pour les relations sexuelles. Les
infections (ou maladies) sexuellement transmissibles sont en
recrudescence dans le monde. Le sida, apparu dans les années
quatre-vingt, représente un grave problème de société, et sa
prévention est un souci majeur.

LES IST (infections sexuellement transmissibles)

350 millions de nouveaux cas annuels d’IST curables (hors


hépatites et sida) sont recensés dans le monde.

Parmi les IST, citons également la blennorragie et la syphilis.

1- Maladies, causes, symptômes

Les IST sont très nombreuses (l’herpès génital, par exemple, à


tendance à se développer).

2- La recrudescence des IST

Plusieurs causes sont envisagées :

- L’extraordinaire mouvement des populations par le biais


des voyages d’une part, par l’immigration d’autre part
(surtout dans les grandes villes) ;

- La vulgarisation des méthodes de contraception qui


permettent aux adolescents de commencer plus tôt leur
vie sexuelle ;

- L’ignorance concernant les IST (que beaucoup croient


disparues) ;
- Le relâchement des pratiques sans risque (effet relapse) ;

- Le recours au préservatif est passé de 39% en 1998 à 29%


en 2001.

Les IST (infections sexuellement transmissibles), causes et


symptômes

La blennorragie (maladie insidieuse, qui passe souvent


inaperçue)

Causes : Le gonocoque (bactérie)

Symptômes :

- Chez la femme : suppurations (pertes, aucune douleur)

- Chez l’homme : mictions douloureuses (appelées <<chaudes


pisses>>) 2 à 6 jours après le rapport sexuel.

Traitement par les antibiotiques.

La syphilis (maladie longue et à épisodes variés)

Causes : Le tréponème (bactérie)

Symptômes :

-Plaie circulaire, rosée : le chancre (au point de contact sexuel)

-45 jours après : taches rosées

-1 an après, le malade paraît guéri ! Pourtant, il est très


contagieux

- de 5 à 10 ans après, tous les organes peuvent êtres atteints

-traitement par la pénicilline


Herpès génital

Causes : Virus HSV (rapport bucco-génital)

Symptômes : Lésions génitales (petites vésicules)

Infection à papillomavirus

Causes : Papovavirus

Symptomes : Lésions bénignes à l’endomètre utérin pouvant


évoluer en cancer

Chlamydiase

Causes : Bactérie (du genre Chlamydia)

Symptomes : Infections génito-urinaires.

Hépatite B

Causes : Virus HBV (hépatite B)

Symptômes : Fatigue, perte d’appétit, amaigrissement, troubles


digestifs.

Infection à trichomonas

Causes : Protozoaire flagellé (Trichomonas vaginalis)

Symptômes : Parasite des voies urinaires et génitales ; ils sont à


l’origine d’urétrites et de vaginites.
3- La prévention des IST

Un proverbe dit : << quand on se contamine à deux, on se


soigne à deux !>> Mais trop souvent, on fait preuve de
négligence dans les soins : on se soigne trop tard et parfois mal,
car la maladie est prise pour << autre chose de bénin>>… Il
faut savoir que les antibiotiques ou les antiviraux notamment
peuvent venir à bout de ces maladies. Traitées à temps, tout
rentre dans l’ordre et les complications graves ne surviennent
pas.

Par ailleurs, sur le plan préventif, il faut vivement conseiller aux


hommes les préservatifs et aux femmes des visites régulières
chez le gynécologue et une hygiène stricte.

Toutes les IST fragilisent les muqueuses, modifient les défenses


immunitaires locales et facilitent la pénétration des virus. Le fait
d’être porteur d’IST multiplie par 100, voir 150, une possible
contamination par le SIDA.

Le SIDA

SIDA signifie syndrome d’immunodéficience acquise.

Cette maladie n’est pas une IST comme les autres. Elle
représente une menace réelle pour la société dans son
ensemble.

Est séropositive toute personne porteuse du virus du sida. On


sait qu’environ 60% des séropositifs développeront la maladie
d’ici 10 ans s’ils ne sont pas traités.

1- La contamination

a. Le VIH
Le virus responsable du sida se nomme le VIH (virus
d’immunodéficience humaine.) Il existe trois modes majeurs de
contamination.

- Par contact sexuel : le virus, présent dans le sperme ou les


sécrétions du vagin, pénètre dans le sang du partenaire à
la faveur de micro-lésions toujours présentes lors d’un
rapport sexuel et encore plus importantes dans un rapport
de nature homosexuelle (le rectum étant une muqueuse
très fragile).

- Par voie sanguine : les transfusions de sang peuvent être


incriminées (bien que des précautions soient prises
actuellement) et surtout l’échange des seringues chez les
drogués.

- Par voie placentaire : aujourd’hui, un traitement donné à la


mère en fin de grossesse et à l’enfant dès la naissance
permet d’obtenir un taux à 5% de contamination (contre
50% il y a quelques années). L’allaitement est interdit.

b. Les personnes à risque

Les groupes les plus exposé au sida, selon les statistiques,


sont : les toxicomanes, les homosexuels, les habitants de zones
endémiques (l’Afrique, l’Asie …), les prostituées, les bébés de
mères séropositives…

Ainsi, le sida est devenu un fléau majeur de ces dix dernières


années ; le sujet est grave, il est traité comme un vrai problème
de santé publique.

2- Les conséquences du SIDA (les maladies dites


opportunistes)

Le malade du SIDA voit ses défenses immunitaires très


diminuées. De ce fait, de nombreuses maladies vont se
développer. Il ne pourra plus se défendre contre les divers
micro-organismes qu’il rencontre. Ainsi, les bronchites graves
avec fièvre élevée, l’herpès, les troubles de la peau, du sang,
etc. font leur apparition, mais aussi des cancers très rares. Ces
maladies se développent car le malade est immunodéficient,
elles sont qualifiées d’opportunistes. Ces maladies à répétition
affaiblissent de plus en plus l’organisme qui s’épuise et le
malade finit par mourir.

3- Le traitement

Il se fait par tri ou tétrathérapie avec des médicaments qui


permettent de faire diminuer le nombre de virus dans
l’organisme ; mais ces traitement ne permettent pas de guérir
la maladie et ont des effets secondaires importants.

4- La prévention du SIDA

La prévention reste la seule arme actuelle contre le SIDA. Tous


les jeunes doivent prendre au sérieux le risque de
contamination. L’usage des préservatifs est le seul moyen fiable
pour éviter la transmission des virus. Par ailleurs, il faut savoir
que, pour les objets souillés de sang, les désinfectants et les
antiseptiques sont efficaces (eau de javel, eau oxygénée,
alcool…) et, bien sûr, la stérilisation.