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LECTURE SUIVIE Le Prince, Nicolas MACHIAVEL

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Partie 1 : typologie des Etats 1) Le but principal du prince est, selon Machiavel, de conserver sa principauté soit la possession que celui-ci veut acquérir et dont il veut garder le contrôle. La fin justifiant les moyens, le prince se doit de recourir à l¶autorité voire la répression sans trop de scrupules. Pour les nouveaux princes par exemple, la prépondérance de la politique fait que la morale est secondaire pour s¶imposer en souverain: il lui faut ruiner l¶Etat acquis, « avoir éliminé la lignée du prince qui les dominait », créer des colonies sans tenir compte des conséquences sociales dans le seul but de lier les Etats entre eux, anéantir les puissants et venir vivre dans la principaux obtenue dans l¶unique but de la garder. Pour Machiavel, l¶homme politique doit utiliser la raison, sans respect pour la morale, afin de parvenir à ses fins. 2) Dans le chapitre 10, Machiavel parle de « cités » qui disposent de « suffisamment d¶artillerie », «assez de nourriture pour nourrir le petit peuple », « elles ont toujours [« ] de quoi pouvoir lui donner du travail sous la forme de ces tâches qui sont le nerf et la vie de la cité », « le prestige des exercices militaires ». Tout cela nous rappelle les fascismes de la première moitié du XXème siècle tel que celui de Mussolini en Italie. La population est encadrée par des milices, l¶agriculture y est productiviste, le peuple se doit de plus d¶être au service du régime en place et ainsi travailler pour son bon fonctionnement.

y Partie 2 : la question militaire 1) Les mercenaires sont des soldats étrangers uniquement intéressé par le salaire que leur procure le pays dont ils rejoignent l¶armée. D¶après Machiavel, ces hommes ne sont alors motivés par aucune sorte de patriotisme, encore moins de bravoure envers ce pays qui n¶est pas le leur. Ils ne seraient pas prêts à mourir pour ce dernier, n¶ont aucune attache particulière avec lui si ce n¶est l¶argent. Infidèles, ils se défilent à la vue de l¶ennemi, sont désunies et manquent cruellement de discipline. Nourris par une ambition démesurée, ces mercenaires n¶aspirent qu¶à leur propre grandeur, sans grande considération pour l¶Etat qui les accueille. De ce fait, tels Braccio et Sforza, lorsqu¶ils parviennent à accroître leur prestige, au détriment de l¶infanterie, ces derniers deviennent « les arbitres de toute l¶Italie ». Elles sont ainsi inutiles mais surtout très dangereuses pour le pays qui les emploi. 2) Les auxiliaires sont des troupes d¶armées étrangères « prêtées »par des souverains étrangers. Celles-ci sont donc mieux formées que les mercenaires et agissent par leur valeur. Plus dangereuses, elles ne permettent pas toujours de renforcer l¶armée de l¶Etat par lequel elles sont désormais employées. Tout d¶abord, le simple fait de les demander est préjudiciable : même si l¶armée gagne, l¶Etat bénéficiaire de troupes auxiliaires reste redevable et dépendant du pays prêteur. De plus, appartenant à un autre souverain, celles-ci lui demeurent sont obéissantes. Il ne faut donc user que de ses forces propres. La première préoccupation du prince doit être l¶art de la guerre. En effet, celleci est la principale qui puisse le maintenir au pouvoir, qui puisse montrer au peuple qui est leur supérieur : « car être désarmé, entre autres maux, rend méprisé » comme l¶affirme Machiavel. Le prince doit donc s¶y encore plus en temps de paix que de guerre. Pour cela, l¶étude de la géographie lui est indispensable. Le prince doit étudier la nature qui l¶entoure, la terre dans laquelle il vit afin d¶en connaître par c ur tous les aspects et ainsi, connaître toutes les terres : « à partir de la connaissance d¶un site d¶un pays on peut facilement arriver à la connaissance des autres ». De plus,

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. si le prince n¶est pas armé mais que le peuple l¶est. 2) Le prince ne doit pas tenir parole. de ce fait. De plus. 3) 4) 5) Afin d¶éviter toutes formes de conjurations et de complots. c¶est en étant craint de ses sujets que le prince peut assurer et maintenir l¶ordre au sein de la communauté et ainsi préserver leur confiance. l¶amour pouvant être rompu. S¶il se comporte de la sorte. alors il n¶aura rien à craindre. La haine des sujets pour le prince est engendrée par le manque de respect de ce dernier envers son peuple : le souverain qui abuse de son pouvoir afin de s¶emparer de ses biens et de leurs femmes ne récoltera que la haine. Art que ne peut exercer le peuple sans quoi ce dernier et le prince ne pourrait jouir de leur complémentarité. « il est bien plus sur d¶être craint qu¶aimé ». être craint afin de disposer de la meilleure armée qui soit et d¶amis les plus fidèles et respectueux. Cependant. cela ne peut s¶appliquer uniquement si cette façon d¶agir est dissimulée avec soin par le prince. Le prince n¶agit qu¶en poursuivant un but. nous savons que selon Machiavel. Ces derniers ne sont donc respectueux envers leur souverain uniquement si celui-ci est armé et maîtrise l¶art de la guerre. le prince perçu comme léger. au final. La crainte quant à elle maintiendra les sujets. on peut donc dire que la fin justifie les moyens. De plus. à nouveau. comme supérieur et le prince avoir confiance en ses sujets. Ainsi. faible et lâche ne peut que récolter le mépris de ses sujets. de satisfaire au mieux les exigences de ses sujets et cela malgré tout ce que cela peut engendrer. Cependant le souverain ne doit pas. la première préoccupation du prince doit être l¶art de la guerre. En effet. celui d¶être victorieux. plus forts ? Le peuple doit donc être docile et respectueux à l¶égard de son prince afin de l¶aider à mener à bien son art de la guerre.l¶étude de l¶Histoire peut également aider le prince dans ces choix stratégiques. ceux-ci angoissé par le châtiment et les représailles. le prince doit s¶assurer de n¶être ni haï ni méprisé car pour se faire. Le prince peut donc se permettre de ne pas tenir parole à condition que celui-ci maquille ses actes et prétende être irréprochable. Le prince ne doit pas faire l¶amalgame entre la crainte et la haine et le mépris qu¶il suscite chez ses sujets. 4) Le prince se doit de montrer sa puissance et sa supériorité à ses sujets. En politique. il doit pouvoir compter sur une bonne armée mais aussi sur de bons amis. être hait de son peuple pour autant. En effet. selon Machiavel. il faut que le prince feigne avoir toutes les qualités qu¶on attend de lui qu¶il ait : « aucune qualité n¶est plus nécessaire de paraître avoir que celle-ci ». Les hommes éprouvent moins de scrupules à porter atteinte au prince aimé qu¶à celui craint. Il ne peut uniquement suivre les lois et tenir parole à ses sujets mais se doit d¶agir comme bon lui semble afin de tourner toute situation à son avantage : «un seigneur prudent ne doit pas tenir sa parole lorsque la promesse qu¶il à fait détourne à son avantage ». le prince doit. Il peut ainsi imiter les victorieuses uvres des uns et éviter les erreurs commises par d¶autres dans le passé. comment ce dernier pourrait-il voir leur souverain comme à craindre. Art dans lequel il ne peut exceller s¶il n¶est pas craint de ses soldats car ces derniers se doivent de former une armée unie et parée au combat. de profiter à chacun. Aussi est-il prêt à trahir la confiance de ses sujets si cela peut permettre. celui-ci ne peut uniquement agir selon le propre de l¶homme mais se doit aussi d¶agir selon le propre des « bêtes » afin de parvenir à ses fins. y Partie 3 : la conduite du prince 1) D¶après Machiavel. Ainsi. En effet.

y Partie 4 : plaidoyer pour une Italie libre et unie 1) Les princes peuvent perdre leur pouvoir faute d¶une armée qui leur est propre et donc fidèle et forte. les princes méprisés. si le prince ne réussi pas à se faire finalement aimer de son peuple ou si celui-ci devient trop proche du peuple au détriment des grands de son Etat. ceux qui fuient et laissent ainsi leur Etat aux mains de l¶envahisseur. Mais bon nombre de ces chefs ont succomber à leur soif excessive de pouvoir. L¶histoire du XXème siècle nous en donne confirmation. Les régimes totalitaires ont donc du subir la révolte de leur peuple et la trahison de leurs amis. Or un Etat sans une armée compétente ne peut se défendre des attaques et conjurations à son encontre. Des chefs imbus de pouvoir et de gloire ont fait vivre à leur population la répression et la terreur. dans ce cas le prince se retrouve sans réel appuis. qui ne sont pas suffisamment courageux pour affronter le danger et l¶ennemi. Ensuite. Enfin. .