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La santé des jeunes scolarisés

en Bretagne
Consommation de drogues illicites

novembre 2008

-1- Santé des étudiants de 1ère année d’université en Bretagne - ORS Bretagne
MÉTHODOLOGIE

SOMMAIRE
L’étude réalisée par l’Observatoire Régional de Santé de Ainsi, il est parfaitement licite d’extrapoler les résultats
Bretagne à l’initiative de la Direction des Affaires Sani- analysés à l’ensemble des jeunes bretons scolarisés. Au
3 AAccessibilité de la drogue
taires et Sociales et du Conseil Régional de Bretagne, final, ce sont 1941 questionnaires qui ont pu être exploi-
en partenariat avec le rectorat d’Académie de Rennes tés après exclusion des questionnaires incomplets.
et la Direction Régionale de la Jeunesse et des Sports, Une modification du champ statistique entre les deux
4 PProduits pour améliorer
a été suivie par un comité de pilotage rassemblant les enquêtes est à noter : depuis 2007, les jeunes de 4ème
le
les performances
différents acteurs concernés au niveau de la région. Le et 3ème technologique sont comptabilisés avec les collé-
protocole utilisé en 2001 a été reconduit à l’identique en giens et non plus avec les lycéens de l’enseignement pro-
5 C
Cannabis
2007, ainsi les conditions de conception et de passation fessionnel. Ainsi, les évolutions observées selon le type
garantissent la comparabilité des données entre ces deux d’établissement seront à interpréter avec prudence.
périodes. L’enrichissement du questionnaire par l’ajout
AAutres drogues Les résultats de l’enquête Bretagne 2007 ont été compa-
8 de nouvelles thématiques en lien avec les priorités de
rés à ceux obtenus par l’enquête Bretagne 2001 et, dans
santé actuelles a été envisagé dans le cadre d’un comité
la mesure du possible, à ceux issus d’autres enquêtes na-
technique restreint et validé par le comité de pilotage.
P
10 Perception de la tionales ou régionales.
cconsommation et envie L’enquête a été réalisée du 23 au 27 avril 2007 auprès
Taux de participation selon le niveau d’étude
d’arrêter de 51 établissements tirés au sort : 30 collèges, 12 lycées
Niveau Taux de Taux Taux de refus Taux de refus
généraux et technologiques, 5 lycées professionnels et 4 de la classe participation d’absentéisme des élèves parental
Quatrième 92,9% 6,0% 0,2% 0,9%
O
11 Opinions : drogues et santé établissements agricoles.
Troisième 94,4% 4,9% 0,5% 0,2%
..... drogues et sanctions 85 classes ont été sélectionnées : 46 classes en collège, Première 90,8% 8,0% 1,0% 0,2%
27 classes en lycée général et technologique, 6 classes Terminale 93,0% 6,3% 0,7% 0,0%
en lycée professionnel, 6 classes en établissement de Total 92,8% 6,3% 0,6% 0,3%
Source : ORS Bretagne - La santé des jeunes en Bretagne - 2007
l’enseignement agricole.
Cette enquête de type déclarative s’est appuyée sur un Structure par type d’établissement de la population
enquêtée et de l’échantillon
questionnaire comportant 103 questions regroupées en Population Echantillon Echantillon
9 thèmes. Type régionale tiré au sort des répondants
d’établissement
Effectif % Effectif % Effectif %
Le taux de participation de 93%, soit 1951 élèves partici-
Collèges 74 119 52% 1 101 52% 1 028 53%
pants à l’étude, traduit le bon déroulement de l’enquête Lycées G et T 49 137 34% 718 34% 631 33%
au sein des établissements tirés au sort. Par ailleurs, la Lycées profess. 8 757 6% 156 7% 135 7%
représentativité de l’échantillon est très satisfaisante. En Etab. agricoles 10 752 8% 156 7% 147 8%
Total 142 765 100% 2 131 100% 1 941 100%
effet, la structure de l’échantillon obtenu par type d’éta- Source : ORS Bretagne - La santé des jeunes en Bretagne - 2007
blissement et par niveau d’enseignement est sensible-
Source : ORS Bretagne - La santé des étudiants de 1ère année d’université
ment identique à celle de l’ensemble de la région.
COMITÉ DE PILOTAGE ENQUÊTE SANTÉ JEUNES
Académie de Rennes Dr Claire MAITROT*
Répartition des établissements scolaires participant
à l’enquête en Bretagne Mme Dominique SAVINEL*
Conseil Régional de Bretagne Mr Mathieu RAULT*
Mme Maria VADILLO
Direction Régionale des Affaires Dr Jean-Pierre NICOLAS*
Sanitaires et Sociales de Bretagne
Direction Régionale Jeunesse et Sports Dr Michel TREGARO*
Direction Régionale Agriculture et Forêt Mme Françoise DU-TEILLEUL
Direction de l’Enseignement Catholique Mme Claire KHAN
Mutualité Mr Yannick BARBANÇON*
Observatoire Régional de Santé de Bretagne Dr Isabelle TRON*
Mme Léna PENNOGNON*
Etablissements professionnels
Collèges et agricoles * Membres du comité technique

CETTE ENQUÊTE A FAIT L’OBJET D’UNE AUTORISATION


Elèves de 4ème et de 3ème Elèves de 4ème, 3ème, 1ère et terminale
Moins de 150 élèves Moins de 150 élèves DE LA COMMISSION NATIONALE DE L’INFORMATIQUE ET DES LIBERTÉS.

MISE EN OEUVRE PAR L’ORS BRETAGNE


150 élèves ou plus 150 élèves ou plus

sous la direction du Dr Isabelle TRON


Lycées généraux et techniques Zonage en aires urbaines (ZAU)
ONT PARTICIPÉ À CETTE ÉTUDE

Elèves de 1 et Terminale
ère
Recensement 1999 Léna PENNOGNON
Moins de 350 élèves
Espace à dominante urbaine
Elisabeth QUEGUINER
350 élèves ou plus
Espace à dominante rurale
Dans le cadre d’un stage : Sophie MOREL et Boris CAMPILLO
Source : INSEE, RECTORAT, DRAF
Santé des étudiants de 1ère année d’université en Bretagne - ORS Bretagne - 2-
2
ACCESSIBILITÉ DE LA DROGUE

Quelles évolutions ? Près de la moitié des jeunes se sont vus proposer une drogue Proposition de drogues selon le sexe et l’âge
gratuitement ou à la vente 80% 75%
68%
70%
61%
Globalement, 42% des adolescents affirment avoir déjà
Proposition de drogues 60%
52%
été confrontés à une proposition de drogue, soit gratui- 50%

En 2007, les jeunes se tement, soit à la vente, les garçons davantage que les 40%
28% 26%
sont moins vus proposer filles (46% vs 38%). Avec l’avancée en âge, les propo- 30%
20% 16%
de la drogue qu’en 2001 sitions deviennent plus fréquentes : à 18 ans et plus 3 9%
10%
(42% vs 49%), notamment garçons sur 4 (vs 1 sur 6 à moins de 14 ans) et 6 filles
0%
les filles (38% vs 48%). sur 10 (vs moins d’1 sur 10 à moins de 14 ans) se sont Moins 14Ͳ15 16Ͳ17 18anset Moins 14Ͳ15 16Ͳ17 18anset
vus proposer de la drogue. de14 ans ans plus de14 ans ans plus
ans ans

Garçons Filles

Source : ORS Bretagne - La santé des jeunes en Bretagne - 2007

« Chez des copains » ou « dans la rue » : principaux lieux de


proposition de drogue Lieux de propositions de drogues selon le sexe et l’âge
Dans quels lieux ? (plusieurs réponses possibles)
Globalement, près d’1 jeune sur 2 (48%) déclare qu’il Moinsde14ans 14Ͳ15ans 16Ͳ17ans 18ansetplus
Bien qu’en 2007, le prin- s’est vu proposer de la drogue « chez des copains », 22%
cipal lieu de proposition 29%
les filles presque deux fois plus souvent que les gar- Chez des copains
Chezdescopains
de drogues reste « chez les 37%
46%
çons (60% vs 37%). 38% avancent une proposition
copains » (48% vs 51% en Garrçons 39%
« dans la rue », plus souvent les garçons (49% vs 27%) 53%
2001), « la rue » devient, Danslarue
49%
en 2007, un lieu plus et 21% dans l’enceinte même de l’établissement, les 47%
22%
fréquemment cité (38% garçons 2 fois plus que les filles (28% vs 14%). Le lieu Aucollège,aulycée 25%
26%
vs 28%). L’établissement de proposition de drogues dépend significativement de 33%
46%
scolaire conserve, quant à l’âge des jeunes. Ainsi, chez les moins de 14 ans et les Chezdescopains 49%
65%
lui, sa troisième place, cité 14-15 ans, la rue est le lieu le plus fréquemment cité 62%
par 1 jeune sur 5. 62%
tandis que chez les plus âgés (à partir de 16 ans), la
Filles

Danslarue 41%
23%
proposition a lieu le plus souvent chez les copains. 19%
Avec l’avancée en âge, la proposition de drogues se fait 8%
Aucollège,aulycée 8%
plu souvent chez les copains. À 18 ans et plus, 46% des 13%étudiants de 1ère année d’université
Source : ORS Bretagne - La santé des
19%
garçons (vs 22% à moins de 14 ans) et 62% des filles 0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70%
(vs 46% à moins de 14 ans) l’évoquent. En revanche, la Source : ORS Bretagne - La santé des jeunes en Bretagne - 2007
proposition de drogue au sein de l’établissement sco-
laire ne varie pas selon l’âge.

Quelles drogues ? Le cannabis est la principale drogue proposée : cité dans Nombre d’individus s’étant vus proposés de la drogue
94% des cas, sans distinction selon le sexe et lieux de proposition selon le types de drogues proposées
En 2007 comme en (plusieurs réponses possibles)
2001, le cannabis reste Parmi les principales drogues proposées aux jeunes fi- Chezdescopains Danslarue Aucollège,aulycée
la drogue essentiellement gurent le cannabis (94% des cas), la cocaïne ou le crack
proposée aux jeunes (94% (18%) ou encore l’Ecstasy (15%). Parmi les autres dro- 49%
104 jeunes
Ecstasy 37%
vs 90%). En revanche, la gues moins souvent citées, se trouvent principalement 22%
cocaïne (18% vs 10%) les champignons hallucinogènes (11%) ou encore les
est devenu le second produits à inhaler (9%). Le lieu de proposition dépend 48%
produit le plus cité devant de la drogue elle-même : si le cannabis est dans la moitié
Cocaïne,crack 54% 121 jeunes
19%
l’ecstasy (15% aux deux
des cas (49%) proposé chez des copains, l’Ecstasy l’est
périodes).
autant chez les copains que dans la rue (48% dans les 48%
Cannabis 48% 650 jeunes
deux cas) tandis que pour la cocaïne ou le crack, les jeu- 30%
nes sont plus souvent sollicités dans la rue (resp. 54% vs
48% chez les copains). Quel que soit le type de drogue 0% 20% 40% 60%

considéré, la proposition dans l’établissement scolaire Source : ORS Bretagne - La santé des jeunes en Bretagne - 2007

est toujours minoritaire par rapport aux autres lieux.

-3- Santé des étudiants de 1ère année d’université en Bretagne - ORS Bretagne
3
PRODUITS POUR AMÉLIORER LES PERFORMANCES

Quelles évolutions ? L’expérimentation de produits pour améliorer les perfor- Consommation de produits pour améliorer les
mances est rare performances selon le sexe et l’âge
6%
Les produits Seuls 5% des jeunes (87 jeunes) déclarent avoir déjà 5%
consommé un produit pour améliorer leurs performan- 5%
4%
Parmi les produits considé- ces physiques, intellectuelles ou sportives, sans diffé- 4%
rés comme améliorant les rence significative selon le sexe et l’âge.
performances physiques, 3%

intellectuelles ou spor- 2%
tives, la consommation
1%
de produits illicites ou de
médicaments (cannabis, 0%
drogues, médicaments, Garçons Filles
produits dopants) a reculé Effectif = 47 Effectif = 40
Source : ORS Bretagne - La santé des jeunes en Bretagne - 2007
entre 2001 et 2007.
À l’inverse, l’usage de
produits inoffensifs (vita-
mines, boissons énergi-
santes) a progressé. À titre Cannabis et vitamines : les produits les plus utilisés ...
d’exemple, la consomma-
tion de cannabis dans le Globalement, 1 jeune sur 3 (31%) considère le can-
Fréquence de consommation selon le type de produit
but d’améliorer ses perfor- nabis comme un produit permettant d’améliorer ses
pour améliorer les performances
mances est passée de 44% performances physiques, intellectuelles ou sportives,
en 2001 à 31% en 2007 22% font plutôt appel aux vitamines. Ces deux pro- Cannabis
b 31%
tandis que la consomma- duits sont plus souvent consommés par les jeunes
tion de vitamines de 9% qui ont un usage répété de produits pour améliorer
Vitamines 22%

en 2001 se situe à 22% les performances : parmi les jeunes qui en consom- Droguesmédicaments
g 3%
en 2007.
ment 10 fois ou plus, 42% prennent du cannabis et
Produitsdopants 3%
32% des vitamines. Cependant, plus d’1 jeune sur 3
(35%) n’ont pas précisé le type de produit utilisé ni Boissonsénergisantes 6%
leur fréquence de consommation ou ont signalé un
Nonprécisé 35%
usage exceptionnel (1 ou 2 fois) . Par ailleurs, les types
ère
de produits consommés sont identiques quel que soit Source : ORS Bretagne - La santé des étudiants de 1 année d’université
0% 10% 20% 30% 40%
l’âge ou le sexe. Source : ORS Bretagne - La santé des jeunes en Bretagne - 2007

Consommation passée ou actuelle de produits


... qu’il s’agisse d’une consommation passée ou actuelle pour améliorer les performances
(en nombre d’individus)
Qu’elle soit passée ou actuelle, la consommation de Continueàenprendre Necontinuepasenprendre Nonprécisé
produits pour améliorer les performances physiques, 20 18
18
intellectuelles ou sportives est principalement orientée 16
vers le cannabis et les vitamines. Pour près d’1 jeune sur 14
2 (47%), l’usage de vitamines est toujours d’actualité, 12
10 9 9 9
quant à la consommation de cannabis, elle concerne en- 8
core 1 jeune sur 3 au moment de l’enquête. 6
4
2 1
0
0
Cannabis Vitamines
Effectif = 27 Effectif = 19
Source : ORS Bretagne - La santé des jeunes en Bretagne - 2007

Santé des étudiants de 1ère année d’université en Bretagne - ORS Bretagne - 4-


4
CANNABIS : L’EXPÉRIMENTATION

Globalement, plus de 3 jeunes sur 10 ont expérimenté le Expérimentation de cannabis selon le sexe et l’âge Quelles évolutions ?
cannabis ... 80%
Garçons 71%
34% des jeunes ont déjà testé le cannabis au cours de 70% * Expérimentation
Filles
60% 57%
leur vie, les garçons davantage que les filles (37% vs 59%
L’expérimentation du cannabis est
50%
31%). La notion d’expérimentation étant par définition 43% moins courante en 2007 qu’elle
40%
cumulative, l’expérimentation du cannabis affiche une ne l’était en 2001 (33% vs 43%).
30%
nette progression avec l’avancée en âge. Cette croissance 17% Cette diminution s’observe chez
20%
est particulièrement marquée à partir de 16 ans, âge à 9% 16% les garçons (31% vs 39%) comme
10%
partir duquel l’écart garçons / filles s’accentue : 17% des 6% chez les filles (37% vs 46%). Ce
0%
garçons et 16% des filles de 14-15 ans ont expérimenté recul de l’expérimentation est
Moinsde14ans 14Ͳ15ans 16Ͳ17ans 18ansetplus
le cannabis, ils sont respectivement 57% et 43% à 16- significatif dans les collèges (22%
Source : ORS Bretagne - La santé des jeunes en Bretagne - 2007 vs 14%) ainsi que dans les lycées
17 ans et 71% et 59% à 18 ans et plus.
généraux et technologiques (65%
vs 53%). En filière agricole, le ni-
veau d’expérimentation est stable
et concerne toujours plus d’1 jeune
sur 2 (54%).
À noter : la modification du champ statisti-
... à 14,9 ans en moyenne que entre l’enquête 2001 et 2007 ne per-
met pas de mesurer le phénomène dans
En moyenne, les jeunes ont expérimenté le cannabis à les lycées professionnels.
Âge moyen à l’expérimentation du cannabis
14,9 ans, les garçons un peu plus tôt que les filles (14,7 selon le sexe et l’âge
ans vs 15 ans). Cependant, chez les plus jeunes (moins
Escapad
14,8 15,1 15,4 15,7 & Baromètre Santé
de 14 ans), les filles semblent plus précoces que les gar- 16,0
13,8
13,6
14,0 12,7
çons (12,4 vs 12,7 ans). La variation de l’âge moyen à 12,4
Selon les résultats régionaux
12,0
l’expérimentation selon les classes d’âge ne doit pas être d’Escapad 2005, 64% des
10,0
interprétée comme un rajeunissement au fil des géné- bretons de 17 ans (67% des gar-
8,0
,
rations, seule la comparaison avec d’autres enquêtes 6,0
çons et 61% des filles) déclarent
permet d’étudier ce phénomène. À titre d’exemple, la 4,0
avoir déjà consommé du canna-
classe d’âge des moins de 14 ans prend en compte les 2,0
bis au cours de leur vie (vs 51%
expérimentations survenues entre 0 et 14 ans tandis 0,0 dans l’enquête Santé des jeunes
que celle des 16-17 ans tient compte de celles qui ont Garçons Filles Garçons Filles Garçons Filles Garçons Filles 2007, 58% des garçons vs 46%
eu lieu entre 0 et 17 ans, par conséquent plus tardives, des filles). Les deux enquêtes
Moinsde14ans 14Ͳ15ans 16Ͳ17ans 18ansetplus
témoignent de la prédominance
ce qui a pour effet d’augmenter l’âge moyen. Toutefois,
Source : ORS Bretagne - La santé des jeunes en Bretagne - 2007 masculine. Par ailleurs, Escapad
cette présentation permet de comparer les comporte-
situe la région Bretagne parmi
ments par sexe dans chaque classe d’âge. celles où les niveaux d’usage de
cannabis sont supérieurs à ceux
observés sur le reste du terri-
toire métropolitain. Ce constat
se confirme en confrontant les
niveaux d’expérimentation du
Les jeunes des lycées professionnels davantage Expérimentation du cannabis
selon le type d’établissement1 cannabis mesurés auprès des
concernés 15-19 ans dans le Baromètre
Le type d’établissement fréquenté, compte tenu des 70% 65% santé 2005 au niveau national à
niveaux d’enseignement dispensés, conditionne l’âge ceux observés auprès des jeunes
60% 54%
53% bretons du même âge en 2007.
moyen des élèves. Par conséquent, l’expérimentation du 50% Ainsi, 35% des français de 15 à
cannabis est plus élevée dans les établissements où l’âge
40% 19 ans (38% des garçons et 32%
moyen est plus élevé. Aussi, en lycées professionnels des filles) ont déjà consommé du
65% des jeunes ont expérimenté le cannabis (vs 54% 30%
cannabis au cours de leur vie contre
en établissements agricoles, 53% en lycées généraux et 20% 14% 48% des bretons de 15-19 ans
technologiques et 14% en collèges).
10%
(53% des garçons vs 44% des filles).
Les différences observés entre les en-
0% quêtes sont à interpréter avec prudence
compte tenu de méthodologies d’enquêtes
CLG LGT PRO AGRI distinctes (enquête téléphonique et enquê-
Source : ORS Bretagne - La santé des jeunes en Bretagne - 2007 te par questionnaire auto-administré) et de
population enquêtés différentes (popula-
tion « totale » et population scolarisée). De
plus, les périodes auxquels les enquêtes
font référence sont également différentes
1Abréviations utilisées dans l’ensemble du document : CLG : collège - LGT : lycée de l’enseignement (2005 et 2007), ainsi, des variations liés
général et technologique - LP : lycée professionnel - AGRI : établissement de l’enseignement agricole. à l’âge peuvent traduire des effets âge ou
génération ou les deux. Toutefois, ces dif-
-5- Santé des étudiants de 1ère année d’université férences méritent
en Bretagne d’êtreBretagne
- ORS signalées.
5
CANNABIS : LA CONSOMMATION AU COURS DE L’ANNÉE

Quelles évolutions ? La consommation de cannabis : un comportement plus mas- Consommation de cannabis au cours des 12 derniers
culin que féminin qui se développe avec l’âge mois selon le sexe et l’âge
10foisouplus Entre3et9fois 1ou2fois
60%
Consommation Plus d’1 jeune sur 4 (26%) déclare avoir consommé du
50%
cannabis au cours de l’année, les garçons davantage que
24%
La question sur la consom- les filles (30% vs 24%). Avec l’avancée en âge et plus 40%
20% 10%
mation de cannabis au particulièrement à partir de 16 ans, la consommation 30% 7%
cours des douze derniers 8% 10% 11%
s’accentue nettement et l’écart entre les garçons et les 20% 8%
mois a été introduite en filles se creuse. À 14-15 ans, 13% des garçons déclarent 1%
4% 2%
10% 19% 20% 3% 18% 19%
2007 afin de permettre un 1% 7% 2% 1% 10%
consommer du cannabis dont plus de la moitié (7%) 6% 3%
rapprochement avec les ré- 0%
occasionnellement (1 ou 2 fois). À 16-17 ans, 47% en Moinsde 14Ͳ15 16Ͳ17 18ansetMoinsde 14Ͳ15 16Ͳ17 18anset
sultats du Baromètre santé 14ans ans ans plus 14ans ans ans plus
de l’INPES. consomment et pour 20% d’entre eux, il s’agit désor-
Le constat précédent d’une mais d’un usage répété (10 fois ou plus). Chez les filles, Garçons Filles

prévalence de l’expérimen- la progression est moins forte : à 14-15 ans, 15% af- Source : ORS Bretagne - La santé des jeunes en Bretagne - 2007
tation de cannabis plus éle- fichent leur consommation et pour 10%, elle est oc-
vée dans la région par rap- casionnelle ; à 16-17 ans, 33% des filles consomment
port au niveau national se du cannabis mais la majorité (18%) conserve un usage
retrouve également lorsqu’il occasionnel.
s’agit des usages au cours
de l’année. Ainsi, les jeunes
bretons de 15 à 19 ans
La différenciation sexuelle s’accentue avec l’âge, plus par- Usage répété (10 fois ou plus) au cours des 12 derniers mois
affichent des niveaux de selon le sexe et l’âge
ticulièrement en ce qui concerne les usages répétés (10
consommation nettement
supérieurs à ceux déclarés fois ou plus au cours de l’année) 30%
Garçons
24%
par les français du même Si les usages exceptionnels (1 ou 2 fois au cours des 25% Filles

âge : respectivement, 38% 12 derniers mois) ou occasionnels (entre 3 et 9 fois au


20%
des bretons de 15-19 ans 20%
cours de l’année) demeurent, à âge égal, peu diffé-
(vs 21% des français) dé-
renciés selon le sexe, en revanche, les usages répétés 15%
clarent avoir consommé du
cannabis au moins une fois deviennent plus fréquemment des usages masculins
10%
au cours de l’année (44% que féminins avec l’avancée en âge. Chez les garçons,
4% 10%
des garçons vs 24% et 33% l’usage répété est multiplié par 6 entre 14-15 ans et 18 5%
7%de 1ère année d’université
1% Bretagne - La santé des étudiants
des filles vs 18%). ans et plus (4% vs 24%). Dans le même temps, l’usage Source : ORS
2%
0%
Une fois de plus, il convient répété est multiplié par 5 chez filles (2% vs 10%) mais
Moinsde14ans 14Ͳ15ans 16Ͳ17ans 18ansetplus
de préciser que ces diffé- ce comportement reste 2 fois moins répandu que chez
rences sont à interpréter les garçons à 18 ans et plus (10% vs 24%). Source : ORS Bretagne - La santé des jeunes en Bretagne - 2007
avec prudence compte
tenu de méthodologies
d’enquêtes distinctes et de
La consommation de cannabis plus fréquente dans les éta-
période de recueil différen-
blissements professionnels
tes qui peut traduire une
association avec l’âge des Comme pour l’expérimentation, la consommation de
individus (effet âge ou effet cannabis au cours de l’année est plus marquée dans les Consommation de cannabis au cours des 12 derniers mois
génération ou les deux). établissements professionnels car les élèves y sont plus selon le type d’établissement1
Cependant, l’importance âgés que dans les autres filières. Ainsi, dans ce type 60% 10foisouplus Entre3et9fois 1ou2fois
de la différence est suffi-
d’établissement, 1 élève sur 2 a consommé du canna-
samment remarquable et 50%
bis au moins une fois au cours des douze derniers mois
semble donc objectiver une
situation plus défavorable (vs 42% en lycées généraux et technologiques, 41% 40% 22%
en établissements agricoles et 11% en collèges). De 14% 9%
dans la région par rapport
surcroît, la consommation répétée (10 fois ou plus au 30%
à la moyenne française, ie 8%
des niveaux d’usage dans cours de l’année) y est l’usage le plus habituel (22% vs 10% 9%
20%
l’année supérieurs dans 9% qui le consomment de façon occasionnelle (entre
la région par rapport au 2% 24%
3 et 9 fois par an) et 19% exceptionnellement (1 ou 10% 18% 19%
2%
niveau national. 2 fois). Dans les autres filières d’enseignement, c’est 7%
0%
l’usage exceptionnel qui est le plus fréquent (24% en
CLG LGT PRO AGRI
filière agricole, 18% en lycées généraux et technologi-
Source : ORS Bretagne - La santé des jeunes en Bretagne - 2007
ques et 7% en collèges).

1 Abréviations utilisées dans l’ensemble du document : CLG : collège - LGT : lycée de l’enseignement

général et technologique - LP : lycée professionnel - AGRI : établissement de l’enseignement agricole.


Santé des étudiants de 1ère année d’université en Bretagne - ORS Bretagne - 6-
6
CANNABIS : LA CONSOMMATION ACTUELLE

19% des jeunes déclarent consommer du cannabis actuel- Consommation actuelle de cannabis Quelles évolutions ?
lement (au cours des 30 derniers jours) selon le sexe et l’âge
45% 41%
Globalement, les garçons sont significativement plus nom- Consommation actuelle
Garçons 37%
40%
breux à consommer du cannabis actuellement que les filles Filles
35%
(22% vs 16%) et cette tendance s’accentue à mesure Tout comme l’expérimen-
que la fréquence de consommation augmente (15% des 30%
31%
tation, la consommation
garçons et 14% des filles ont un usage exceptionnel ou oc- 25% actuelle de cannabis a net-
casionnel du cannabis alors que l’usage hebdomadaire (au 20% 23% tement diminué en 2007
moins 1 fois par semaine) est deux fois plus fréquent chez 15% (19% vs 30% en 2001),
9%
les garçons (6% vs 3% chez les filles). Plus précisément, 10% chez les filles comme chez
4%
c’est avec l’avancée en âge que la consommation actuelle 5% les garçons et pour toutes
8%
les fréquences de consom-
progresse et distingue les comportements masculins et 0% 4%
Moinsde14ans 14Ͳ15ans 16Ͳ17ans 18ansetplus mation à l’exception des
féminins. En effet, un cap est franchi à partir de 16 ans et
Source : ORS Bretagne - La santé des jeunes en Bretagne - 2007 usages exceptionnels qui
confirme la prédominance masculine : inexistante avant progressent légèrement
cet âge, elle est particulièrement marquée au-delà. De (10% en 2007 vs 9% en
plus, la consommation s’accroît plus rapidement chez les 2001).
garçons que chez les filles, entre 14-15 ans et 16-17 ans,
Ce recul de la consom-
elle est multipliée par 4 (de 9% à 37%) chez les premiers
mation actuelle s’observe
et par 3 (de 8% à 23%) chez les secondes.
Consommation actuelle de cannabis dans tous les établisse-
selon le type d’établissement1 ments ...
Sans surprise, la consommation actuelle est plus impor- ... à noter : la modification
Aumoins1foisparsemaine Detempsentemps Exceptionnellement
tante dans les lycées professionnels du champ statistique entre
40%
Comme la consommation de cannabis s’accentue chez l’enquête 2001 et 2007 ne
35%
permet pas de mesurer le
les élèves les plus âgés, c’est en lycée professionnel 30%
8% 14% phénomène dans les lycées
que les consommateurs actuels sont les plus nom-
25% 5%
% professionnels.
breux, 37% des jeunes qui y sont inscrits consomment 8%
20%
du cannabis actuellement (vs 33% en lycées généraux 10% 10%
15%
et technologiques, 27% en filière agricole et 8% en
10% 1%
collèges). C’est aussi dans ce type d’établissement que 17%
2% 13% 12%
la consommation régulière, voire quotidienne, y est 5%
5% Les déterminants
Source : ORS Bretagne - La santé des étudiants de 1ère année d’université
0%
la plus forte (6% en prennent tous les jours vs 2%
en lycées généraux et technologiques et 1% en filière
CLG LGT PRO AGRI Une régression logistique
agricole ou en collèges).
Source : ORS Bretagne - La santé des jeunes en Bretagne - 2007
a permis de mettre en
évidence les relations sta-
tistiques qui peuvent exister
Facteurs associés à la consommation régulière entre la consommation
de cannabis répétée de cannabis et
d’autres variables obser-
Les garçons sont 5 fois plus exposés à la consommation vées dans l’enquête. Cette
Facteurs associés à la consommation répétée2
régulière de cannabis que les filles. L’établissement fré- de cannabis analyse a ainsi permis de
quenté constitue également un facteur associé puisque les déterminer, avec un degré
élèves des lycées généraux et technologiques et les élèves Souvent absent de certitude de 95%, les
à l’école
des lycées professionnels ont respectivement 6 et 3 fois Absent à l’école facteurs associés à la
plus de risque que ceux de la filière agricole ou que ceux
de temps en temps consommation répétée de
Fumeur
quotidien cannabis. Le graphique
des collèges d’être consommateur régulier. Par ailleurs,
Fumeur représente la force de
l’absentéisme scolaire est également un facteur associé à occasionnel
Sorties
l’influence de chacun des
la consommation régulière d’autant plus déterminant que entre copains facteurs identifiés (barre
la fréquence des absences est importante (risque multiplié Lycée général noire verticale) et l’intervalle
et technologique
par 2 pour ceux qui sont absents de temps en temps et par Lycée de confiance à 95% associé
6 pour ceux qui le sont souvent). Également, les sorties en- professionnel
à cette valeur (barre bleue
tre copains doublent le risque de la consommation régu- Garçons horizontale).
lière. Enfin, la consommation de tabac accentue d’autant 1 6 11 16 21 26 31 36 41
plus le risque que sa fréquence de consommation est im-
Source : ORS Bretagne - La santé des jeunes en Bretagne - 2007
portante (risque multiplié par 7 pour les fumeurs occasion-
nels de tabac et par 20 pour les fumeurs quotidiens).
1 Abréviations utilisées dans l’ensemble du document : CLG : collège - LGT : lycée de l’enseignement

général et technologique - LP : lycée professionnel - AGRI : établissement de l’enseignement agricole.


2 La consommation répétée de cannabis est définie par le fait d’avoir consommé du cannabis 10 fois
-7- Santé des étudiants de 1ère année d’université en Bretagne - ORS Bretagne
ou plus au cours des 12 derniers mois. 7 7
AUTRES DROGUES

Quelles évolutions ? Les produits à inhaler : principale autre drogue expérimen- Expérimentation d’autres drogues
tée après le cannabis selon l’âge
14% Moins de 14 ans 14-15 ans 16-17 ans 18 ans et plus
L’expérimentation L’expérimentation d’autres drogues apparaît nettement 12%
12%
moins répandue que celle du cannabis. En effet, globa-
En 2007, après le cannabis, lement, 13% des jeunes ont essayé une autre drogue 10%

les produits à inhaler se au cours de leur vie, soit presque 3 fois moins que pour 8% 8%
7%
7%
placent toujours au second le cannabis (34% de jeunes concernés). Parmi les autres
6%
6%
6%
rang des drogues les plus drogues mentionnées, les produits à inhaler arrivent en
expérimentées (cités par 4% 3%
2% 3%
tête (cités par 7% des jeunes) suivis de la cocaïne ou du 2% 2%
7% des jeunes comme en 2% 1% 1% 1%
2%
crack (3%), des champignons hallucinogènes (3%) et de 0%
2001). 0%
En revanche, bien que res- l’Ecstasy (2%). Les autres drogues sont marginalement
Produitsàinhaler Cocaïne,crack Champignons Ecstasy
tant encore rare, la cocaïne citées. L’expérimentation ne présente aucune distinction (effectif=138) (effectif=57) hallucinogènes (effectif=44)
(effectif=52)
s’est diffusée chez les jeu- selon le sexe à l’exception de celle des champignons hal-
Source : ORS Bretagne - La santé des jeunes en Bretagne - 2007
nes en 2007 puisqu’à 18 lucinogènes, 2 fois plus élevée chez les garçons (4% vs
ans et plus, ils sont 7% 2% chez les filles).
à l’avoir testée contre 1%
en 2001.
L’expérimentation des
Âge moyen à l’expérimentation des autres drogues
autres drogues n’a, selon le sexe
quant à elle, pas évolué Parmi les drogues autres que le cannabis, ce sont les pro-
depuis 2001. Garçons Filles
duits à inhaler qui sont expérimentés le plus tôt 16,5
15,9
16,0 15,7 15,7
15,6 15,5
Les produits à inhaler sont expérimentés à 14,1 ans en 15 5
15,5
15,4
,
moyenne. La cocaïne l’est à 15,5 ans en moyenne, l’Ec- 15,0
Les motivations tasy à 15,6 ans et les champignons hallucinogènes à 14 4
14,4
14,5
15,8 ans. Les filles semblent expérimenter plus tôt que 14,0
,
13,9
En 2007, sans changement
les garçons l’Ecstasy (en moyenne à 15,5 ans par les
depuis 2001, les deux 13,5
filles vs 15,7 ans chez les garçons) et la cocaïne (15,4
principales motivations 13,0

à l’expérimentation des vs 15,6). À l’inverse, les garçons testent plus tôt les pro- 12,5

drogues sont la curiosité et duits à inhaler (13,9 vs 14,4 ans) et les champignons Produitsà Cocaïne,crack Champignons Ecstasy
inhaler hallucinogènes
la recherche de l’euphorie. hallucinogènes (15,7 vs 15,9 ans). Source : ORS Bretagne - La santé des étudiants de 1ère année d’université
Source : ORS Bretagne - La santé des jeunes en Bretagne - 2007
Cependant, l’oubli des
problèmes est deux fois
plus évoqué qu’en 2001
(18% vs 9%).

Quelle(s) que soi(en)t la ou les drogue(s) expérimentée(s), Les trois principales raisons qui motivent l’expérimentation
la curiosité est la principale motivation des drogues : cannabis et/ou autres drogues
Cannabisuniquement Cannabisetautresdrogues Autresdroguesuniquement
Lorsqu’ils n’expérimentent que le cannabis, près de 9
jeunes sur 10 (89%) le font par curiosité et 13% recher-
89%
chent aussi l’euphorie. Ceux qui expérimentent le can- Tuétaiscurieux 77%
nabis ainsi que les autres drogues recherchent signifi- 70%
cativement plus que les autres l’euphorie (24% vs 13%
chez ceux qui ne testent que le cannabis et 12% chez 13%
Tuvoulaistesentir
Tu voulais te sentir
euphorique 24%
ceux qui ne testent que les autres drogues). Quant à 12%
ceux qui n’expérimentent que les autres drogues, la vo-
lonté d’oublier ses problèmes est plus souvent évoquée 6%
Tuvoulaisoubliertes
problèmes 8%
(9% vs 6% pour les expérimentateurs de cannabis). 9%

0% 20% 40% 60% 80% 100%


Source : ORS Bretagne - La santé des jeunes en Bretagne - 2007

Santé des étudiants de 1ère année d’université en Bretagne - ORS Bretagne - 8-


8
AUTRES DROGUES

La consommation d’autres drogues au cours de l’année est La consommation au cours des 12 derniers mois Quelles évolutions ?
marginale selon l’âge
Moinsde14ans 14Ͳ15ans 16Ͳ17ans 18ansetplus
Globalement, 7% des jeunes déclarent avoir consommé 7% Consommation actuelle
au moins une autre drogue au cours des douze derniers 6%
6%
mois, les garçons un peu plus souvent que les filles (8% 5%
En 2007, la consommation
vs 6%). Avec l’avancée en âge, seule la consommation 4% 4% actuelle d’autres drogues
4%
d’Ecstasy et des « autres drogues » augmente significa- 3% 3% 3% 3% que le cannabis est restée
tivement (resp. de 1% chez les moins de 14 ans vs 3%
3%
2% 2% 2% 2%
tout aussi marginale qu’en
2% 2001, soit 4%.
chez les 18 ans et plus et inexistante chez les moins de 1% 1% 1%
1%
14 ans vs 4% chez les 18 ans et plus). 0% 0%
0%
Produitsàinhaler Champignons Ecstasy Autresdrogues
hallucinogènes

Source : ORS Bretagne - La santé des jeunes en Bretagne - 2007

La consommation actuelle d’autres drogues apparaît en-


core plus marginale Consommation actuelle d’autres drogues
selon le sexe
Seuls 4% des jeunes déclarent consommer actuelle- 4% Garçons Filles
ment au moins une autre drogue que le cannabis. Quel 3%
3%
que soit le sexe, les produits à inhaler arrivent en pre-
3%
mière position (3% chez les garçons et 2% chez les 2% 2% 2%
2%
filles). Les autres drogues consommées actuellement
2%
sans différence significative, sont principalement les 1% 1% 1% 1%
1%
champignons hallucinogènes (2% chez les garçons et
1%
1% chez les filles), l’Ecstasy (2% vs 1%) et les autres
drogues (1% quel que soit le sexe). Les garçons sont 0%
Produitsàinhaler Champignons Ecstasy Autresdrogues
significativement plus nombreux que les filles à déclarer hallucinogènes
ère
une consommation actuelle de champignons hallucino- Source : ORS Bretagne - La santé desSource
jeunes :en
ORS Bretagne
Bretagne - La santé des étudiants de 1
- 2007 année d’université

gènes (2% vs 1%).

Avec l’avancée en âge, la consommation actuelle d’autres Consommation actuelle d’autres drogues
drogues, quelles qu’elles soient, progresse selon l’âge
Moinsde14ans 14Ͳ15ans 16Ͳ17ans 18ansetplus
Les jeunes de 18 ans et plus déclarent une consomma- 5%
4%
tion actuelle de toutes les autres drogues plus élevée 4%
qu’aux autres tranches d’âge. Ils consomment notam- 4%
3% 3%
ment 2 fois plus de produits à inhaler que les moins de 3%
3%
14 ans (4% vs 2%), 3 fois plus de champignons halluci- 2% 2% 2%
2%
nogènes et d’Ecstasy que les 14-15 ans (3% vs 1% pour 2%
1% 1% 1% 1% 1% 1% 1%
les deux produits) et 2 fois plus d’«autres drogues » que 1%
les 14-15 ans (2% vs 1%). 1%
0% 0%
0%
Produitsàinhaler Champignons Ecstasy Autresdrogues
hallucinogènes
Source : ORS Bretagne - La santé des jeunes en Bretagne - 2007

-9- Santé des étudiants de 1ère année d’université en Bretagne - ORS Bretagne
9 7
PERCEPTION DE LA CONSOMMATION ET ENVIE D’ARRÊTER

Quelles évolutions ? Une minorité de jeunes considère leur consommation de Perception problématique de la consommation actuelle
drogues comme un problème de drogue selon le type de consommation et le sexe
100%
89%
Perception Seuls 4% des consommateurs de drogues (cannabis ou 90% 83%
autres drogues) jugent leur consommation comme pro- 80%

Dans l’ensemble, la blématique. Par conséquent, pour près de 9 jeunes sur 70%
60%
consommation de 10 (87%), la consommation de drogue ne pose aucun 50%
drogues n’est toujours problème tandis que près d‘1 jeune sur 10 ne sait pas 40%
pas considérée comme se prononcer. L’indécision touche deux fois plus les filles 30%
un problème par une
que les garçons. 20% 12%
large majorité de 10% 4% 4% 6%
consommateurs 0%
(87% en 2007). Garçons Filles Garçons Filles Garçons Filles

Oui Non Nesaispas

Source : ORS Bretagne - La santé des jeunes en Bretagne - 2007

Envie d’arrêter ?
Avec l’avancée en âge, les consommateurs considèrent de
Découlant de ce constat, moins en moins leur consommation comme un problème Perception problématique de la consommation actuelle
de drogue et envie d’arrêter de consommer selon l’âge
le désir d’arrêter sa
Globalement, 60% des consommateurs de moins de
consommation de drogues 18%
16%
reste toujours aussi 14 ans ne perçoivent par leur usage de drogues comme 16%
14%
un problème. À plus de 18 ans, ils sont encore plus 14% 13%
peu fréquent en 2007 12%
12%
qu’en 2001 et concerne nombreux à assumer leur consommation puisque 9
10%
uniquement 14% des consommateurs sur 10 (91%) déclarent que « ça ne 8%
6%
jeunes. leur pose aucun souci ». Cependant, globalement, 6% 5%
14% des consommateurs manifestent leur désir d’ar- 4% 3%
rêter la drogue et cette tendance s’accentue à mesure 2%
Source : ORS Bretagne - La santé des étudiants de 1ère année d’université
0%
qu’ils avancent en âge (13% l’affirment à moins de 14
14Ͳ15ans 16Ͳ17ans 18anset Moinsde 14Ͳ15ans 16Ͳ17ans 18anset
ans vs 16% à 18 ans et plus). plus 14ans plus

Consommationproblématique Souhaitd'arrêterdeconsommer

Source : ORS Bretagne - La santé des jeunes en Bretagne - 2007

Interdit parental

En 2007, l’interdit parental


face à la consommation de
cannabis s’est nettement
durci : 75% des parents Interdiction des parents de consommer du cannabis
Une opposition forte des parents à la consommation de selon le sexe et l’âge
interdisent son usage cannabis
(vs 63% en 2001). Mais 88% 85% Garçons Filles
90%
même constat qu’en Globalement, 75% des parents interdisent à leur en-
80%
2001, à mesure que les fant de consommer du cannabis autant pour les gar-
79%
70%
67%
70%
jeunes avancent en âge, çons que pour les filles. L’interdiction, moins marquée
67%
les parents deviennent chez les parents eux-mêmes consommateurs, s’atténue
60%

progressivement plus avec l’avancée en âge : elle concerne 88% des moins
50% 56%

tolérants. de 14 ans sans distinction selon le sexe mais seulement


40%

30%
56% des garçons et 67% des filles de 18 ans et plus. 20%

10%

0%
Moinsde14ans 14Ͳ15ans 16Ͳ17ans 18ansetplus

Source : ORS Bretagne - La santé des jeunes en Bretagne - 2007

Santé des étudiants de 1ère année d’université en Bretagne - ORS Bretagne - 10-
10
OPINIONS : DROGUES ET SANTÉ ... DROGUES ET SANCTIONS

Très massivement (94%), les jeunes perçoivent les risques Adhésion aux opinions suivantes selon le sexe1 Quelles évolutions ?
de la consommation de drogues sur la santé ... Garçons Filles
100% 93% 96%
En effet, la quasi-totalité des jeunes (94%) s’accordent
76%
82% Drogues et santé
80%
sur le fait que la consommation de drogues est dange- 60% 62%
reuse pour la santé. Près de 8 jeunes sur 10 considè-
60%
48%
42%
Les opinions des jeunes
rent que les consommateurs de drogues doivent être 40% concernant la consom-
soignés, les filles davantage que les garçons (82% vs 20% mation de drogue et ses
76%). Mais, paradoxalement, elles sont moins nom- 0% risques sur la santé se sont
Les Les Les Les
durcies en 2007 : 94%
breuses que les garçons à penser que « les consomma- consommateurs de consommateurs de consommateurs de consommateurs de
drogues sont avant drogues mettent en drogues sont drogues doivent
affirment que les consom-
teurs de drogues sont avant tout des malades » (42% tout des malades danger leur santé dangereux pour les être soignés

1
Tout à fait ou plutôt d’accord
autres
mateurs de drogue mettent
vs 48%). Par ailleurs, 6 jeunes sur 10 (61%) avancent leur santé en danger (vs
Source : ORS Bretagne - La santé des jeunes en Bretagne - 2007
également la dangerosité des consommateurs de dro- 90% en 2001), 61% avan-
gues pour les autres. cent qu’ils sont dangereux
pour les autres (vs 52% en
2001), 45% les voient avant
tout comme des malades
(vs 40%) qu’ils estiment
nécessaire de faire soigner
(79% vs 74%).
... Mais les consommateurs de drogues minimisent les risques Adhésion aux opinions suivantes
selon le profil de consommation de drogues
Quel que soit le profil de consommation de drogues,
les consommateurs minimisent les risques de l’usage de Aucune drogue cannabis uniquement Autres consommateurs de drogues Drogues et sanctions
100% 97%
drogue sur la santé par rapport aux non consommateurs 90% 82% 79%
87%
(perçus par 82% des consommateurs de cannabis uni- 80%
70%
Globalement, en 2007, les
70%
60% jeunes sont significative-
quement et 79% des autres consommateurs vs 97% 52% 49%
50% 44% ment plus répressifs qu’en
des non consommateurs). Par ailleurs, seuls 14% des 40%
30% 27% 27% 2001 : 48% pensent qu’il
consommateurs de cannabis uniquement et 15% des 20% 14% 15%
est nécessaire de sanction-
10%
autres consommateurs considèrent la consommation de 0%
ner (vs 40% en 2001).
Les Les Les Les
drogues comme une maladie (vs 52% des non consom- consommateurs de consommateurs de consommateurs de consommateurs de
Ils sont également nette-
drogues sont avant drogues mettent en drogues sont drogues doivent
mateurs) et moins de la moitié (resp 49% et 44%) es- tout des malades danger leur santé dangereux pour les
autres
être soignés ment moins favorables à
ère
timent que les consommateurs de drogues nécessitent 1
Tout à fait ou plutôt d’accord la mise en vente libre du
Source : ORS Bretagne - La santé des étudiants de 1 année d’université

des soins (vs 87% des non consommateurs). De même, Source : ORS Bretagne - La santé des jeunes en Bretagne - 2007 cannabis (23% vs 37%).
seul près d’1 consommateur de drogue sur 3 (27%) juge
qu’ils sont dangereux pour les autres contre 7 jeunes sur
10 (70%) chez les non consommateurs.

Adhésion aux opinions sur les sanctions relatives à la


... et sont plus permissifs que les non consommateurs consommation de drogue selon le profil de consommation
Globalement, près de la moitié des jeunes (48%) sont Aucune drogue Cannabis uniquement Autres consommateurs de drogues

100%
favorables aux sanctions et pensent que les consomma- 90%
teurs doivent être punis. Toutefois, cet avis largement 80%
70%
70%
partagé par les non-consommateurs (56% l’avancent) 60% 56% 61%
reste plutôt minoritaire chez les consommateurs eux- 50%
40%
mêmes (cité par 17% d’entre eux). À l’inverse, seuls
30%
13% des non-consommateurs affirment nécessaire de 20% 17% 17%
13%
mettre le cannabis en vente libre tandis que 61% de 10%
0%
ceux qui en consomment exclusivement et 70% des Les consommateurs de drogues doivent Il faut mettre le cannabis en vente libre
être punis
autres consommateurs de drogues le revendiquent. 1
Tout à fait ou plutôt d’accord
Source : ORS Bretagne - La santé des jeunes en Bretagne - 2007

-11- Santé des étudiants de 1ère année d’université en Bretagne - ORS Bretagne
11 7
Une étude inscrite dans une continuité …
L’enquête « santé des jeunes scolarisés en Bretagne en 2007 » poursuit une démarche engagée en 2001 et
visant à élaborer un diagnostic sur la santé des jeunes bretons qui soit partagé par les acteurs institutionnels.
Cette démarche s’est organisée en 2 étapes :
- un état des lieux, réalisé en 2001, a mis en exergue les problématiques et spécificités de la santé des
jeunes bretons ;
- l’enquête a été reconduite en 2007 sur le même public, afin d’analyser l’évolution de la situation en parallèle
avec les actions mises en œuvre.

… en cohérence avec les politiques régionales


Les politiques régionales de santé relèvent de différentes institutions qui travaillent en concertation au sein
du Groupement Régional de Santé Publique (GRSP). Le GRSP a pour mission de mettre en œuvre le Plan
Régional de Santé Publique (PRSP) qui comporte notamment un volet sur l’observation de la santé.
La présente enquête s’inscrit dans plusieurs programmes et orientations du PRSP : conduites
addictives , suicide, nutrition santé, programme régional d’éducation pour la santé, approche populationnelle
« jeunes ». À ce titre, elle est en elle-même un outil d’évaluation du PRSP.
Elle rejoint également l’objectif de la Direction régionale de la jeunesse et des sports qui est de sensibiliser
aux bienfaits de la pratique sportive pour la santé.
Elle s’inscrit également dans les préoccupations du Conseil régional de Bretagne qui, au titre du programme
« Participer à la promotion de la santé publique », porte une attention particulière aux évolutions des
comportements des publics jeunes, en terme de prévention des conduites addictives et du suicide.
Elle est une référence essentielle pour la construction et l’animation du projet académique de prévention en
milieu scolaire : l’exploitation des résultats de 2001 comme ceux de 2007 permet d’identifier des objectifs
prioritaires de travail dans le souci de leur pertinence au regard des besoins de santé des élèves.

Pour répondre aux besoins d’information des acteurs locaux


La diffusion des résultats par le biais d’une plaquette générale et de plaquettes thématiques a pour objectif
de favoriser la réappropriation du diagnostic et la construction d’actions adaptées.

Publications parues
Conditions de vie
Comportements alimentaires
Consommation de tabac
Consommation d’alcool

Publications à paraître
Sexualité
Santé physique et psychique
Qualité de vie

Direction régionale Ministère


des affaires sanitaires et sociales de la jeunesse, des sports
de Bretagne et de la vie associative

OBSERVATOIRE RÉGIONAL DE SANTÉ DE BRETAGNE


Santé des étudiants de 1ère année d’université en Bretagne - ORS 8 - 12-
D rue Franz Heller - CS 70625 - 35706 Rennes Cedex 7
Bretagne