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Moins de charges

pour plus
d’entrepreneuriat
// Simplification
administrative

Des propositions pour simplifier le climat


d’entreprise en Belgique

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Partie 1 Plus d’efficience des pouvoirs publics,
moins de charges administratives

1// Meilleures accessibilité et réutilisation des informations publiques


2// Utilisation maximale des sources de données authentiques
3// L’e-government : plus qu’une simple informatisation
4// Une politique efficace en matière de permis
5// Travail conjoint avec d’autres États membres en matière de procédures
d’enregistrement

Une politique de Smart Regulation en Belgique


Partie 2

1// Rapport OCDE “Better Regulation in Europe: Belgium” - 2010


2// Analyse d’impact préalable
3// Consultation d’experts et de groupes d’intérêt
4// Suivi et évaluation de la réglementation

Limiter les obligations d’information


Partie 3

1// Statistiques : supprimer ou mieux répartir


2// Suppression de certaines obligations de publication au Moniteur belge

Simplifier le climat d’entreprise en Belgique


Partie 4

1// Simplification de la comptabilité


2// Simplifier l’application de la législation sociale
3// Soins de santé : une décision plus rapide de remboursement des
médicaments
4// Une fiscalité simplifiée pour les entreprises
5// Un parachèvement de la simplification de la facturation électronique
6// Des marchés publics soumis à moins de formalités
7// Simplification dans le cadre de travaux privés
8// Simplification pour les gestionnaires de réseau
9// Recouvrement simplifié des factures impayées
10// Améliorer la facilité d’utilisation du système de gestion collective

Simplification pour les entreprises européennes


Partie 5

1// Simplification de la collaboration européenne pour les activités de recherche


2// Encourager le règlement amiable des litiges en Europe
3// Harmonisation des méthodes de mesure dans les statistiques européennes
4// L’utilisation de l’étiquetage sur l’emballage comme moyen de communication
efficace

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Charles Gheur (FEB), Rue Ravenstein 4, 1000 Bruxelles Vanessa Solymosi, Landmarks het Nederlands.
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Stefan Maes Geers Offset Le contenu de cette brochure est disponible
Rédaction Dépot légal sur le site www.feb.be (publications >
Stefaan Verhamme (FEB) D/0140/2012/2 brochures gratuites)

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Avant-propos
Cher lecteur,

La simplicité paie, dit l’adage. Or dans la pratique, les entreprises doivent faire face à une
surabondance de charges administratives complexes pour respecter les diverses obliga-
tions légales imposées par les pouvoirs publics. Autant de tâches et démarches qui les
empêchent de se concentrer sur leurs activités économiques… Selon le Bureau fédéral du
plan, les charges administratives incombant aux entreprises représentaient 6,35 milliards
EUR en 2010. Leur évolution indique une augmentation par rapport à 2008, où elles se
chiffraient à 5,92 milliards EUR. Cela montre clairement la nécessité d’une politique active
en vue de faciliter le climat d’entreprise.

La FEB a toujours œuvré pour que la simplification administrative figure en bonne place à l’agenda politique. Tout
comme l’amélioration de l’efficience des pouvoirs publics et une réglementation de meilleure qualité, la simplifi-
cation administrative constitue un élément clé en vue de stimuler la croissance, l’emploi et la compétitivité des
entreprises. Grâce à une organisation plus efficace de bon nombre de procédures administratives, il devrait être
possible de rendre les services publics plus rapides et moins onéreux, dans l’intérêt des entreprises, des autorités
et des citoyens.

La FEB accueille favorablement l’objectif fixé dans le cadre de l’actuel accord de gouvernement, visant à réduire
les charges administratives des entreprises de 30% d’ici à la fin de la législature. Concrètement, cela représente
pour les entreprises une économie de 1,9 milliard EUR à l’horizon 2014. Pour réaliser ce défi ambitieux, un plan
bien élaboré s’impose. Par le biais de sa publication ‘Simplification administrative – Moins de charges pour plus
d’entrepreneuriat’, la FEB et les fédérations sectorielles entendent apporter une contribution constructive à cet objectif.
Elles proposent un éventail de mesures concrètes – de nature diverse et dans différents domaines politiques – sus-
ceptibles de faciliter sensiblement l’entrepreneuriat dans la pratique et d’en réduire le coût. Stefaan Verhamme
(sv@vbo-feb.be), conseiller adjoint au Département juridique, a été le moteur de ce projet. Pour toute question ou
suggestion d’amélioration, nous vous invitons à prendre directement contact avec lui.

La mise en œuvre efficace de ces mesures dépend d’une bonne collaboration entre les différents services publics
et les niveaux politiques. La présente initiative est un encouragement à placer la politique à venir sous le signe de
la simplicité...

Bonne lecture.

Philippe Lambrecht
Administrateur-secrétaire général de la FEB

Mars 2012

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Partie 1
Plus d’efficience des pouvoirs publics,
moins de charges administratives
Des pouvoirs publics plus performants contribuent non seulement à la rationalisation du bud-
get, mais favorisent aussi le bon fonctionnement de l’économie. Une plus grande efficience
des pouvoirs publics peut renforcer la compétitivité des entreprises belges en allégeant les
charges administratives de différentes manières.

1// Meilleures accessibilité et réutilisation des informations publiques


Les entreprises n’ont pas encore suffisamment accès à certaines informations publiques essentielles (relatives notam-
ment à des thèmes socio-économiques, statistiques publiques, données géographiques et données sur la mobilité),
lesquelles devraient pourtant être mises à disposition. Une délimitation claire fait également défaut entre les informa-
tions publiques ouvertes mises gratuitement à la disposition de tous, d’une part, et les informations ne pouvant être
réutilisées à des fins commerciales que sous des conditions strictes, d’autre part.

Propositions de la FEB
Les services publics devraient être encouragés à traiter, documenter, numériser et réutiliser les informations
publiques de manière structurelle, ainsi qu’à mettre celles-ci à la disposition d’autres services publics, entreprises
et citoyens par le biais d’un portail internet clair.
Le besoin d’une politique élaborée en matière d’informations publiques ouvertes et réutilisables se fait sentir.
Une telle politique devrait notamment clarifier les conditions de licence, les indemnisations, les délais de livraison
et les normes selon lesquelles ces informations économiques intéressantes peuvent être commercialisées par les
entreprises.

Une simplification qui pourrait stimuler l’économie


La valeur économique de la réutilisation des informations publiques est estimée à environ 875 à
900 millions EUR en Belgique. Une meilleure circulation des informations publiques serait donc non
seulement essentielle pour le développement de notre économie de la connaissance, mais per-
mettrait aussi la création de nouvelles activités à fort potentiel économique. Dans les pays auto-
risant la réutilisation d’informations publiques à des fins commerciales, les entreprises locales ont
une longueur d’avance dans le domaine de l’innovation et de la diminution des coûts. Davantage
d’entreprises belges devraient pouvoir exploiter à leur tour les avantages de la libre circulation des
données publiques. Un accès simplifié aux informations publiques pourrait en particulier stimuler la
croissance des entreprises actives dans le domaine des applications logicielles, conçues sur la base
d’informations géographiques, des applications internet mobiles et des services financiers.

2// Utilisation maximale des sources de données authentiques


Le principe ‘Only Once’ ne peut être appliqué dans la pratique. Les pouvoirs publics font toujours appel aux entre-
prises et aux citoyens pour leur réclamer des données dont ils disposent déjà. Il faudrait que davantage de sources de
données privées et publiques (par ex. diplômes et certificats) deviennent des sources authentiques reconnues. La pour-

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suite du développement et l’entretien régulier de sources de données authentiques constituent en effet la base d’une
réelle simplification administrative. Une condition essentielle cependant : les informations de ces sources authentiques
doivent être claires, accessibles et fiables.

Propositions de la FEB
L’information contenue dans la Banque-Carrefour des entreprises (BCE) ne permet pas toujours aux non-initiés de
déterminer si l’entreprise satisfait ou non aux compétences entrepreneuriales requises. De ce fait,là que les activités
pour lesquelles l’entreprise satisfait aux conditions devraient de préférence être classées sous une rubrique distincte.
Il faudrait en outre attirer l’attention de l’utilisateur, dans le Public Search, sur le fait que la mention d’une activité
ne signifie pas nécessairement que l’entreprise satisfait aux conditions entrepreneuriales pour cette activité.
À l’heure actuelle, l’accès direct aux données cadastrales en ligne n’est possible que pour les notaires, les géomètres
conventionnés et les agents immobiliers. L’extension de l’accès au cadastre, afin de permettre aux entreprises de
consulter les données du cadastre et d’obtenir les extraits nécessaires, représenterait une simplification notable.
Le Fichier central des avis de saisie devrait centraliser les avis manuels de saisie, de délégation, de cession et de
règlement collectif de dettes en un système numérique unique. Il serait également dans l’intérêt des entreprises
de pouvoir consulter ce fichier central, en tant que créancier, afin d’éviter de recourir à des saisies inutiles et
onéreuses par des huissiers de justice.

3// L’e-government : plus qu’une simple informatisation


Une application plus efficace des technologies de l’information et de la communication permettrait sans aucun doute
d’améliorer encore les services fournis par les pouvoirs publics. De nombreuses entreprises ont déjà testé l’e-govern-
ment, notamment les applications sociales et fiscales, et en ont été satisfaites. Elles seraient disposées à investir dans
l’e-government, à condition que cela débouche sur une simplification effective pour les entreprises, et non sur un
glissement vers des programmes informatiques complexes et coûteux. Pour pouvoir maîtriser les coûts, la stabilité, la
qualité et la communication opportune de la nouvelle réglementation seront une nécessité absolue.

Propositions de la FEB
L’installation d’une Benelux Patent Platform pourrait permettre de simplifier consi- L’e-government
dérablement la procédure de dépôt électronique des brevets, tant pour les entreprises doit représenter une
que pour les pouvoirs publics. Le dépôt électronique et la gestion électronique des
brevets et licences rendraient en effet la procédure beaucoup plus souple, plus in- simplification effective,
teractive et plus rapide. La communication entre les pouvoirs publics, les entreprises et non un glissement
déposantes et les mandataires serait également facilitée. La mise en place de cette
plate-forme exige une harmonisation de la législation et une répartition des coûts entre
vers des programmes
les pays du Benelux. informatiques coûteux.
Le greffe électronique et l’informatisation des cours et tribunaux devraient permettre
une correspondance en ligne avec les services administratifs juridiques et l’envoi des jugements par voie électron-
ique. L’introduction de procédures standard unilatérales et la consultation du dossier judiciaire devraient également
pouvoir s’effectuer de manière électronique. Dans le cadre d’une organisation judiciaire, la convocation des créan-
ciers et l’envoi du plan de réorganisation judiciaire devraient aussi être possibles par voie électronique.
Après la Dimona et la Dmfa, la déclaration électronique du risque social est la troisième étape décisive en matière
d’e-government dans la sécurité sociale. L’obligation de délivrer des copies papier décourage les employeurs de
passer au circuit électronique. Là où il est fait usage de la déclaration électronique, la délivrance de copies papier
doit être supprimée de manière inconditionnelle. Le développement de ce projet ne peut être poursuivi que sur la

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base du plan de développement validé par le Conseil national du travail et les comités de gestion des institutions
de sécurité sociale concernées.
Le dépôt et l’enregistrement des conventions d’entreprise et des CCT au greffe du SPF ETCS doivent pouvoir
s’effectuer par le biais d’une procédure électronique sécurisée en lieu et place du fastidieux envoi papier.
La consultation par voie électronique des documents à des fins de contrôle doit suffire. Par exemple, pour les
chaînes de magasins comptant des dizaines de points de vente, il est plus simple et meilleur marché de rendre ces
documents consultables à partir d’un serveur central pour les inspecteurs, que de multiplier et diffuser inutilement
des documents papier.
La possibilité de signer de manière électronique devrait être exploitée de manière bien plus étendue par les chefs
d’entreprise et les entreprises, surtout dans le cadre de contacts avec les autorités.

4 // Une politique efficace en matière de permis


Beaucoup d’entreprises sont exaspérées par les trop nombreuses formalités administratives devant être accomplies
pour la demande ou le maintien d’un permis. La durée, le coût et l’incertitude liés à la demande de nombreux
permis alourdissent considérablement la charge administrative des entreprises.

Propositions de la FEB
Un guichet central pour la demande de permis autorisant la réalisation de travaux d’infrastructure permettrait
d’éviter aux entreprises de devoir introduire 170 demandes différentes pour la pose de 170 km de conduite VTN/
RTR2. Il serait bon également de définir des critères pour la désignation des pouvoirs publics compétents chargés
de la coordination de la procédure d’autorisation.
Une plate-forme numérique pour les permis d’environnement rendrait la demande de permis plus facile et plus
transparente, tout en offrant la possibilité de vérifier si les permis d’environnement requis ont bien été délivrés ou
non.
Une procédure unique de demande de permis de travail et de séjour devrait être prévue dans l’ensemble
des États membres pour les personnes issues d’un pays hors UE, conformément à la Directive européenne
2011/98. Au niveau belge également, une procédure unique devrait être élaborée pour l’occupation de travail-
leurs étrangers.

5// Travail conjoint avec d’autres États membres en matière


de procédures d’enregistrement
Dans plusieurs États membres européens, la mise sur le marché de divers produits (par ex. les médicaments) néces-
site une autorisation nationale. Toute modification éventuelle d’un produit doit donc être soumise à une nouvelle
évaluation par les différents États membres. Concrètement, même si la modification apportée à un médicament a
déjà fait l’objet d’une évaluation positive dans les pays voisins, cela signifie que les autorités belges doivent malgré
tout ré-analyser cette même modification.

Proposition de la FEB
Un énorme gain de temps et d’efficience pourrait être réalisé en matière de procédures d’enregistrement en ap-
pliquant des modalités clairement définies, pour que des modifications de produits ayant déjà été approuvées par
d’autres États membres puissent être agréées sans évaluation supplémentaire en Belgique.

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Partie 2
Une politique de Smart Regulation
en Belgique
La réglementation doit être la base de notre État de droit, mais une législation de qualité mé-
diocre ou une surréglementation inutile génèrent l’insécurité juridique. La FEB plaide pour une
réglementation moins abondante, mais de meilleure qualité. En effet, une bonne réglementation
est déterminante pour la compétitivité économique des entreprises belges. L’Europe se préoc-
cupe de réglementer de manière intelligente (‘Smart Regulation’) depuis de nombreuses années.
Le droit belge manque pourtant de stabilité, de prévisibilité et de lisibilité. Son application est
souvent arbitraire, nécessite d’onéreuses consultations juridiques et entraîne des coûts de mise
en conformité et des charges administratives élevés pour les entreprises.

Propositions de la FEB
Dans son rapport ‘Better Regulation in Europe: Belgium’ datant de 2010, l’OCDE émet de nombreuses recom-
mandations en vue de la mise en place d’une politique réglementaire spécifique, adaptée à la situation belge. Le
rapport du groupe Stoiber au sein de la Commission européenne ‘Europe can do
better’ de 2011 met en évidence les bonnes pratiques recensées dans les États
membres, leur permettant d’implémenter une réglementation imposant le moins Une bonne
possible de charges pour les entreprises. Ces deux rapports constituent une base
et une source d’inspiration excellentes pour l’instauration d’une politique régle-
réglementation est
mentaire performante en Belgique. déterminante pour la
La nouvelle réglementation doit toujours être soumise à une analyse d’impact compétitivité économique
préalable visant à examiner les effets et les coûts qu’elle induirait. Une sonnette
d’alarme serait toutefois nécessaire pour arrêter systématiquement les réglemen-
des entreprises belges.
tations engendrant d’importantes charges administratives pour les entreprises.
Avec le test KAFKA, la Belgique dispose actuellement d’un instrument qui procède à une évaluation obligatoire
des charges administratives découlant des initiatives du Conseil des ministres. Cette analyse d’impact devrait
être étendue pour devenir un contrôle de la qualité de toute la réglementation sous l’angle du fond et de la
forme.
La consultation d’experts et de groupes d’intérêt lors de l’élaboration de la réglementation aide à en améliorer
la qualité. Pour éviter toute consultation arbitraire et assurer le traitement correct des avis émis, une politique
de consultation claire est indispensable.
Il faut en outre des mécanismes efficaces pour le suivi et l’évaluation de la réglementation. Il n’est pas cer-
tain que la réglementation réponde aux objectifs fixés ou conserve sa pertinence sociétale. Ces mécanismes
d’évaluation permettent de corriger ou d’abroger les réglementations dont l’efficacité n’est pas suffisante.

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Partie 3
Limiter les obligations d’information
Un objectif clair et utile doit présider aux demandes d’informations faites aux entreprises. Il con-
vient de tenir compte de la charge administrative que cela représente. Les obligations d’information
qui ne semblent plus avoir aucune plus-value doivent tout simplement être supprimées.

1// Statistiques : supprimer ou mieux répartir


Les entreprises reçoivent régulièrement des enquêtes accaparantes, dont la finalité pour les pouvoirs publics n’est pas
clairement établie. Différentes enquêtes demandent de fournir les mêmes informations, accroissant ainsi inutilement
les coûts administratifs des entreprises. Beaucoup d’entreprises et de secteurs trouvent en outre la fréquence de ces
enquêtes trop élevée. La manière la plus efficace de procéder à une simplification administrative est de supprimer (en
tout ou en partie) ou de mieux répartir certaines obligations statistiques. Les pouvoirs publics doivent faire une utilisa-
tion intelligente des possibilités offertes par l’ICT, travailler avec des groupes de plus petite taille et réduire la périodicité
de leurs demandes d’information.

Propositions de la FEB
Les tableaux entrées-sorties que les entreprises doivent compléter tous les cinq ans sous l’impulsion du Bureau fé-
déral du plan sont inutilement compliqués et devraient être simplifiés. Un meilleur accès et une meilleure exploitation
de l’ensemble des fichiers de données par des experts des pouvoirs publics rendraient en grande partie superflues de
nombreuses enquêtes devant être complétées par les entreprises.
Les données relatives à la production de déchets demandées dans le cadre de l’enquête du SPF Économie sont déjà
collectées par les Régions, FOST Plus et Val-I-Pac. Cette enquête pourrait être supprimée.
De nombreuses entreprises considèrent l’élaboration du plan de transport d’entreprise comme une charge admin-
istrative sans aucune utilité pratique ni plus-value.

2// Suppression de certaines obligations de publication


au Moniteur belge
Les entreprises sont tenues de publier certaines informations au Moniteur belge et par conséquent de s’acquitter
des frais de publication correspondants. Or dans la pratique, il existe souvent des canaux de communication plus
efficaces (par ex. le site web de l’entreprise) pour faire connaître ces informations aux parties intéressées. De plus,
les informations doivent souvent être transmises en triple exemplaire par courrier au Moniteur belge, une procédure
particulièrement fastidieuse et coûteuse.

Propositions de la FEB
Les obligations de publication au Moniteur belge suivantes pourraient sans problème être supprimées :
La publication de la convocation de l’assemblée générale des sociétés cotées ainsi que l’annonce de modifications
à l’ordre du jour et le dépôt d’une proposition de décision.
La publication de la nomination, du renouvellement et de la désignation des administrateurs d’une société cotée.
La publication aux annexes du Moniteur belge du dépôt des comptes annuels. Cette publication se trouve garantie
de manière suffisante par la mention sur le site web de la Centrale des bilans et la BCE. Cela représenterait une
économie de près de 25 millions EUR pour les entreprises belges.

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Partie 4
Simplifier le climat d’entreprise
en Belgique
Une réduction effective des charges administratives pour les entreprises belges doit s’effectuer
progressivement, au moyen de plusieurs projets de simplification menés en parallèle dans les dif-
férents domaines politiques. La FEB propose des mesures concrètes de nature très diverse per-
mettant de rendre l’entrepreneuriat sensiblement plus simple et moins coûteux dans la pratique.

1// Simplification de la comptabilité


Simplifier les comptes annuels et en réduire le coût
Les entreprises belges doivent déposer chaque année auprès de la Centrale des bilans de la Banque nationale
leurs comptes annuels et/ou leurs comptes annuels consolidés, selon un modèle normalisé, constitué du bilan,
du compte de résultats et de l’annexe. Les comptes annuels sont à la fois une source d’information précieuse et
un coût administratif pour l’entreprise. L’annexe génère la charge la plus lourde : elle est constituée de nombreux
états distincts dans lesquels les rubriques du bilan et du compte de résultats doivent être détaillées en chiffres.

Proposition de la FEB
L’annexe des comptes annuels peut être fortement simplifiée – certainement dans le modèle abrégé – en supprimant
tous les états superflus qui ne servent pratiquement jamais dans les petites entreprises.

Écarter les informations non comptables de la comptabilité


Les obligations d’information contenues dans les comptes annuels comprennent aussi des informations non compt-
ables, comme les noms et adresses des administrateurs ou le bilan social lorsque l’entreprise occupe du personnel.

Proposition de la FEB
Il faut absolument éviter d’ajouter aux comptes annuels des obligations d’information lourdes et des rapports
obligatoires qui n’ont rien à voir avec le rapportage financier.

Suppression des frais de dépôt des comptes annuels


La plupart des entreprises déposent leurs comptes annuels à la Centrale des bilans via internet sous la forme d’un
fichier structuré (XBRL). Pour les entreprises qui déposent le modèle complet des comptes annuels, cela représente
un coût de 400 EUR. Le coût du dépôt d’un modèle abrégé des comptes annuels s’élève à près de 150 EUR. En cas
de dépôt via internet sous la forme d’un fichier PDF ou par la poste sur papier, ces coûts sont encore plus élevés.

Proposition de la FEB
La suppression totale des coûts de dépôt des comptes annuels représenterait une économie substantielle pour les
entreprises belges. Il faudrait au moins que puissent disparaître les frais de publication aux Annexes du Moniteur belge,
qui font partie des frais de dépôt.

Simplification administrative / 9

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2 // Simplifier l’application de la législation sociale
La simplification de la Limosa accroît la mobilité des travailleurs
La Limosa, système électronique de notification préalable pour tous les travailleurs et indépendants qui travaillent
temporairement ou partiellement en Belgique, est un système administratif complexe. Quelques simplifications
concrètes peuvent garantir la mobilité des travailleurs, sans porter préjudice à l’objectif de la Limosa, à savoir le
monitoring et le contrôle de l’occupation des travailleurs étrangers en Belgique.

Propositions de la FEB
Une application généralisée de la déclaration simplifiée pour quiconque est occupé jusqu’à six mois en Belgique
et ne bénéficie pas d’une dispense.
Une dispense généralisée pour les déplacements intragroupe afin que la mobilité des travailleurs entre les entre-
prises d’un même groupe soit possible sans formalités administratives. À cet égard, il convient toutefois d’accorder
l’attention nécessaire à un éventuel usage impropre par des entreprises de certains secteurs à risque.
Un élargissement de la dispense généralisée pour les chercheurs et les collaborateurs de projets de recherche et
développement dans le secteur privé.
Une période uniforme de dispense de 30 jours calendrier dans les autres cas de dispense.

Guichet unique pour l’occupation de travailleurs étrangers


Pour une entreprise, ce n’est pas du tout chose aisée que d’occuper des travailleurs étrangers. Le cadre législatif est
complexe et il n’existe pas de source d’information fiable susceptible de fournir des précisions concernant le titre
de séjour ou le permis de travail du travailleur étranger. Par contre, les risques que courent les entreprises en cas
d’occupation illégale vont de sanctions administratives et pénales jusqu’à la suspension ou au retrait de certaines
agréations (par ex. bureaux d’intérim).

Propositions de la FEB
L’employeur potentiel
pourrait obtenir auprès L’obligation de notification généralisée ne constituait que la première phase du
projet Limosa. Dans une deuxième phase, il faut mettre en place un cadastre cen-
d’un guichet unique des tral regroupant toutes les informations pertinentes concernant l’occupation de tra-
informations sur le vailleurs étrangers. La troisième phase implique une simplification radicale des for-
malités administratives grâce à l’instauration d’un guichet unique où l’employeur
travailleur étranger. étranger pourra poser tous les actes administratifs relatifs à la notification Limosa,
aux permis de travail et aux titres de séjour. L’employeur potentiel pourrait alors
obtenir auprès de ce point de contact des informations sur le travailleur étranger, ce qui lui offrirait un minimum
de sécurité juridique.
Le gouvernement doit également s’atteler à la transposition de la directive relative à la procédure de demande
unique en vue de la délivrance d’un permis unique pour les travailleurs étrangers. Étant donné que les compétences
se situeront à différents niveaux de pouvoir, une bonne transposition de la directive ne peut qu’augmenter la prati-
cabilité pour les entreprises.
Les nouveaux documents de séjour électroniques offriront la possibilité d’incorporer le titre de séjour et le permis
de travail dans un même document. La puce électronique de la carte d’étranger électronique pourrait contenir
sans difficulté d’autres informations complémentaires : une exemption de permis de travail, la raison de cette ex-
onération, le type de permis de travail, la durée de validité, etc.
Une version coordonnée officielle de la législation sur le séjour et de la réglementation sur les permis de travail
augmenterait considérablement la lisibilité et la compréhensibilité de ces réglementations.

10 / Simplification administrative

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Accès au casier judiciaire pour certaines professions
Pour l’exercice de certaines professions (par ex. agents de surveillance, gardienne d’enfants), un extrait du casier
judiciaire est requis au titre de certificat de bonnes vie et mœurs. Il n’existe toutefois pas de liste exhaustive des
professions auxquelles s’applique cette exigence. Dans la pratique, il est souvent difficile pour l’entreprise de
savoir s’il est permis ou nécessaire de demander un extrait du casier judiciaire pour une fonction déterminée.

Proposition de la FEB
Il faut établir une liste exhaustive des professions pour lesquelles la demande d’un extrait du casier judiciaire est
autorisée. Cette liste doit aussi être adaptée à l’économie de réseau actuelle. L’entreprise qui accueille des travailleurs
de divers fournisseurs de services ou des intérimaires doit aussi avoir la possibilité d’exiger du partenaire contractuel
qu’il demande à son personnel un extrait du casier judiciaire.

Combattre les causes de l’écart salarial au lieu d’augmenter la bureaucratie


L’obligation pour les entreprises d’établir un rapport d’analyse annuel sur la structure de rémunération de leurs tra-
vailleurs féminins et masculins représenterait un surcroît de charges énorme. Ce serait absolument infaisable si ce
rapport d’analyse devait contenir les données salariales et les avantages en nature, ventilés en fonction du sexe des
travailleurs et, ensuite, en fonction du statut, du niveau de fonction, de l’ancienneté et du niveau de qualification
et de formation.

Proposition de la FEB
L’introduction d’un rapport annuel sur l’écart salarial serait en totale contradiction avec la réduction des charges
administratives annoncée en faveur des entreprises. Pour un maximum d’efficacité des mesures, il faut agir sur les
causes de l’écart salarial plutôt que sur ses effets. Ces causes sont le manque de structures d’accueil de qualité pour
les enfants, la répartition inégale des charges familiales, le choix des études et les rôles et conceptions des rapports
sociaux traditionnels.

Ne pas ventiler davantage les données du bilan social


Les entreprises doivent établir chaque année un bilan social. Celui-ci comporte trois rubriques : nombre de per-
sonnes occupées, rotation du personnel et récapitulatif des activités de formation des travailleurs. Les bilans sont
communiqués à la Banque nationale de Belgique, qui les publie par entreprise. L’accord gouvernemental prévoit
que les rubriques du bilan social consacrées aux effectifs et aux salaires devraient être ventilées en fonction du sexe
et de l’âge.

Proposition de la FEB
La ventilation du bilan social en fonction du sexe et de l’âge alourdit énormément la charge administrative qu’il
représente pour les entreprises. Grâce à une utilisation optimale de nombreuses banques de données (par ex. Trilium,
Census 2012, DMFA) existant auprès des pouvoirs publics, de multiples données peuvent être délivrées automatique-
ment, entraînant ainsi une simplification importante plutôt qu’un alourdissement pour les entreprises.

Décharger les employeurs du projet DECAVA


Depuis le 1er janvier 2010, un nouveau régime – appelé projet DECAVA – s’applique pour harmoniser les co-
tisations de sécurité sociale sur les indemnités complémentaires de prépension ou de pseudo-prépension. Le
dernier employeur ou le débiteur principal joue un rôle central dans le calcul et le versement à l’ONSS de la
retenue personnelle sur l’allocation de chômage. Or, le montant de l’allocation de chômage dépend d’éléments
dont le débiteur principal n’a pas connaissance.

Simplification administrative / 11

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Proposition de la FEB
Une simplification radicale du projet DECAVA s’impose. L’ONSS doit se voir attribuer un rôle centralisateur, étant
entendu que les organismes de paiement des allocations de chômage doivent assumer la responsabilité de com-
muniquer à temps les informations nécessaires. L’employeur doit en tout cas être soulagé de tout risque de sanction.
En outre, il faut supprimer la notion de ‘débiteur principal’ afin que chaque débiteur puisse calculer et verser les
cotisations et retenues sur sa partie.

Chèques-repas électroniques : éviter le double emploi


Les chèques-repas sur support électronique facilitent la distribution des chèques aux travailleurs, raccourcissent
le délai de remboursement aux commerçants et réduisent les risques en matière de sécurité (perte, vol, faux
chèques ou chèques périmés). La coexistence de deux systèmes (papier et électronique) est complexe à gérer,
car elle entraîne une double gestion tant pour les employeurs que pour les commerçants.

Proposition de la FEB
Il est important d’éviter la coexistence de deux systèmes de chèques-repas dans les entreprises. L’évaluation du
système des chèques-repas électroniques doit intervenir dans les six mois ou dans l’année suivant leur entrée en
vigueur et non au terme d’une période de trois ans après leur lancement effectif. En cas d’évaluation positive du
système par le Conseil national du travail, il faudra passer automatiquement à l’utilisation exclusive des chèques-
repas électroniques.

Remboursement plus aisé dans le cadre du congé-éducation payé des travailleurs


Le travailleur a le droit de s’absenter de son travail dans le cadre du congé-éducation payé avec maintien de sa
rémunération. L’employeur peut obtenir un remboursement des montants exposés s’il introduit un dossier papier
consistant en la production d’attestations d’assiduité et de réussite du travailleur. Or, ces attestations ne sont pas
remises à l’entreprise mais au travailleur.

Proposition de la FEB
La création d’un site web sécurisé, sur lequel les organismes de formation pourraient remplir une banque de données
reprenant les données relatives au travailleur, à sa formation et à sa réussite, réduirait les charges administratives des
employeurs qui souhaitent obtenir un remboursement aisé dans le cadre du congé-éducation de leur personnel.

3 // Soins de santé : une décision plus rapide de remboursement


des médicaments
Dans le secteur des soins de santé, il s’écoule en moyenne 70 jours avant qu’une décision positive de rembourse-
ment d’un médicament puisse s’appliquer effectivement sur le terrain. C’est dû à la complexité de la procédure, qui
impose une décision individuelle, suivie d’une décision réglementaire avec obligation de consultation du Conseil
d’État et confirmation formelle sous la forme d’une publication ultérieure au Moniteur belge.

Proposition de la FEB
Une décision unique de remboursement des médicaments accélérerait sensiblement la procédure. L’obligation de
consultation du Conseil d’État n’offre aucune plus-value dans cette procédure et devrait être supprimée. Le mode
de publication de la décision peut également être assoupli et accéléré en la signalant d’emblée sur le site internet de
l’Inami, au lieu d’attendre la confirmation formelle qui est publiée une fois par mois au Moniteur belge.

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4 // Une fiscalité simplifiée pour les entreprises
Allégement de la charge administrative des assujettis à la TVA
De nombreuses circulaires TVA exigent des assujettis le respect d’un formalisme désuet à l’heure de l’informatique.
À titre d’exemple, dans le secteur de la distribution et de la réparation automobile, douze registres de contrôle
sont dénombrés. Pour les plus anciens, l’administration n’a pas précisé les modalités de leur informatisation.

Proposition de la FEB
Il faut intensifier la fusion et l’informatisation des registres de contrôle afin d’accroître l’efficacité au sein des
pouvoirs publics et de réduire les charges administratives pour les entreprises.

Accélération de la modernisation de la douane


L’accord gouvernemental prévoit le soutien des activités économiques des entreprises tournées vers l’international,
notamment via une accélération de la modernisation de la douane. La manière dont les autorités douanières
accomplissent leurs nombreuses tâches a en effet un impact important sur le commerce international, et plus
particulièrement sur la rapidité de passage des flux de marchandises aux frontières. Le fonctionnement optimal
de la douane est donc essentiel pour la compétitivité d’un pays et des entreprises qui y sont établies.

Propositions de la FEB
Une amélioration de l’efficacité des applications e-customs (PLDA, EMCS, …).
Le développement prioritaire de projets importants comme ‘Entry in the record’, ‘Self assessment’ et ‘Centralized
clearance’.
La liaison d’avantages concrets à la reconnaissance comme Authorized Economic Operator (AEO), notamment
en termes de contrôles et d’obligations de garantie.
La coordination entre les différents services publics chargés des importations et des exportations (douane, ad-
ministration de la TVA, police, inspection alimentaire, inspection économique, services chargés de la politique des
déchets, ...).

5 // Un parachèvement de la simplification de la facturation


électronique
La plupart des factures papier sont établies, enregistrées et payées par voie électronique. C’est inefficace, engendre
des coûts et une perte de temps inutiles et peut donner lieu à des erreurs lors du traitement des informations de la
facture. Seuls quelques pour cent du milliard de factures échangées en Belgique le sont électroniquement. Cela
s’explique principalement par la législation en matière de TVA qui a, dès le début, engoncé la facturation électro-
nique dans un carcan rigide. Fin 2009, la Belgique a procédé à une première simplification de sa législation. D’ici
au 31 décembre 2012, elle devra transposer la Directive européenne 2010/45, qui permet aux États membres de
réaliser des simplifications bien plus poussées. D’après les estimations, cela pourrait faire économiser aux entreprises
belges quelque 3 milliards EUR, sans que cela coûte un seul euro aux pouvoirs publics et sans porter préjudice à
l’authenticité et à l’intégrité des factures.

Propositions de la FEB
Les factures papier et électroniques doivent être traitées exactement de la même manière.

Simplification administrative / 13

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Les entreprises doivent avoir la possibilité de déterminer elles-mêmes leurs procédures de facturation et d’archivage
en fonction de leurs propres besoins.
Elles doivent également pouvoir modifier la forme ou le format des factures (d’une facture papier à une facture
électronique et vice versa) afin d’éviter les doubles, tant au niveau des factures que de l’archivage.

6 // Des marchés publics soumis à moins de formalités


Les formalités imposées dans le cadre de la réglementation des marchés publics sont particulièrement nombreuses,
coûteuses et complexes. Or, certaines d’entre elles pourraient être supprimées sans moins-value ni pour les pou-
voirs adjudicateurs, ni pour les adjudicataires.

Rationalisation des documents requis sur le chantier


Le Cahier général des charges contraint l’entrepreneur à tenir à disposition du pouvoir adjudicateur une liste
mise à jour quotidiennement de tout le personnel occupé sur le chantier, avec des renseignements individuels
précis (tels que le nom, prénom, date de naissance, métier, salaire horaire, ...). Le texte des conventions collec-
tives applicables sur le chantier doit également être tenu sur le chantier en version papier par l’entrepreneur.

Proposition de la FEB
La liste obligatoire du personnel occupé sur le chantier peut être limitée aux données essentielles, à savoir le
nom, le prénom et la qualification professionnelle de l’intéressé. Les services d’inspection sont en effet en mesure
d’obtenir les autres renseignements dans les bases de données existantes. Par ailleurs, l’obligation de tenir le texte
des conventions collectives en version papier sur le chantier est tout à fait obsolète. La mention d’une version élec-
tronique sur le chantier suffit.

Simplification de la libération du cautionnement pour les marchés publics


La réglementation des marchés publics stipule que la libération du cautionnement a lieu pour moitié à la ré-
ception provisoire et pour l’autre moitié lors de la réception définitive. La libération a lieu à la demande de
l’entrepreneur auprès du pouvoir adjudicateur, qui en délivre mainlevée auprès de la Caisse des dépôts et con-
signations. Cette procédure de mainlevée du cautionnement pose fréquemment problème, surtout au moment
de la réception définitive, les pouvoirs adjudicateurs oubliant souvent de procéder à la formalité de délivrance
de la mainlevée.

Proposition de la FEB
La demande de procéder à la réception définitive doit valoir comme demande de libération du cautionnement.
Il faudrait reconnaître au procès-verbal de réception définitive la valeur d’un acte de libération automatique de la
garantie restante.

Pas de formalités superflues lors de l’introduction de réclamations et de requêtes


Pendant l’exécution du marché, l’entrepreneur peut, dans certains cas, introduire une réclamation ou une
requête en dommages-intérêts, révision ou résiliation du marché. Ce droit est soumis à diverses formalités,
parmi lesquelles la notification obligatoire du fait ou de la circonstance incriminée au pouvoir adjudicateur. Il
est cependant tout à fait incompréhensible que cette notification obligatoire soit également imposée pour les
faits ou circonstances connus du pouvoir adjudicateur, comme c’est actuellement prévu dans le projet d’arrêté
des règles générales d’exécution.

14 / Simplification administrative

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Proposition de la FEB
Dans les règles générales d’exécution, l’obligation de dénonciation formelle doit rester limitée aux faits et circon-
stances non connus du pouvoir adjudicateur, comme stipulé dans l’actuel Cahier général des charges (art. 16, §3).
Il faut donc supprimer, dans le projet d’arrêté, la formalité de notification obligatoire pour les faits et circonstances
connus du pouvoir adjudicateur.

Vers une transmission électronique des documents


Dans le cadre des marchés publics, bon nombre de documents sont encore exigés en version papier : pièces jus-
tificatives requises pour l’établissement d’un dossier d’agréation, documents requis dans le cadre de la sélection
qualitative, état d’avancement et déclaration de créance transmis en vue de l’obtention d’un paiement, … Cela
multiplie inutilement la paperasserie et augmente les frais administratifs des entreprises.

Proposition de la FEB La transmission et la


La transmission électronique des documents et justificatifs requis devrait être permise et consultation électronique
plus systématique, de manière à ce que les communications ne doivent plus s’effectuer
uniquement sur papier. Cette transmission électronique doit être appliquée de manière
des documents devrait
uniforme dans toutes les régions. La transmission d’informations peut aussi être sensible- toujours être permise.
ment simplifiée par une application généralisée de la déclaration sur l’honneur.

7 // Simplification dans le cadre de travaux privés


Moins de formalités pour la libération du cautionnement
La loi Breyne prévoit que le cautionnement constitué par l’entrepreneur auprès de la Caisse des dépôts et con-
signations est libéré par moitié : la première à la réception provisoire et la seconde à la réception définitive.
Pour obtenir cette libération, le document de libération doit être signé par toutes les parties bénéficiaires de la
caution. Les signatures doivent en outre être légalisées à la commune, ce qui est tout à fait obsolète et est une
source de complication administrative, a fortiori en cas de décès ou de divorce éventuel des conjoints.

Proposition de la FEB
Supprimer l’exigence de la légalisation de la signature au niveau de la Caisse des dépôts et consignations. Il fau-
drait en outre prévoir la libération automatique de la seconde moitié du cautionnement après un délai de 3 mois à
compter de la réception définitive. Dans ce cas, l’acheteur ou le maître d’ouvrage est présumé marquer tacitement
son accord sur la libération du cautionnement, sauf opposition expresse adressée à la Caisse des dépôts.

Simplification de la réglementation relative à la coordination de sécurité


Le thème de la sécurité et la santé au travail est, à juste titre, une priorité absolue. La réglementation com-
porte pourtant un certain nombre de dispositions qui rendent relativement compliqués et onéreux le système
d’analyse des risques et la coordination de sécurité. L’accent doit être mis sur la sécurité effective au travail, et
non sur le respect de formalités. Pour les plus petites entreprises ou pour les chantiers impliquant des travaux
simples, un régime de coordination de sécurité plus flexible est indiqué.

Proposition de la FEB
En concertation avec les partenaires sociaux, il convient d’élaborer une réglementation adaptée, simplifiée et plus
efficace concernant les chantiers temporaires ou mobiles. Dans ce contexte, il faut aborder notamment les exi-

Simplification administrative / 15

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gences en matière de formation et de qualification pour le coordinateur de sécurité, le champ d’application (avec
régime simplifié pour les petits chantiers), le contenu du plan de sécurité et de santé, le plan d’intervention a pos-
teriori et le journal de coordination.

8 // Simplification pour les gestionnaires de réseau


Une intégration plus poussée des différentes procédures et davantage
d’exonérations
Dans le cadre des différentes procédures, on a une multitude de demandes d’avis quasi identiques aux adminis-
trations et de consultations publiques portant sur le même projet. Chaque procédure a trait à un angle différent
du même projet : urbanisme, environnement, utilisation du domaine privé, utilisation du domaine public, ... Ce
grand nombre de procédures exacerbe l’effet NIMBY (‘not-in-my-back-yard’) et permet à des tiers de porter le
même projet devant le Conseil d’État de nombreuses fois.

Proposition de la FEB
Différentes procédures Dans un souci de simplicité, plusieurs procédures pourraient être intégrées,
quasi identiques pourraient comme le plan, le projet de rapport d’incidence environnementale, les permis
et les éventuelles révisions du plan de secteur. Il ne faudrait pas renouveler les
être intégrées dans un souci avis rendus. Il faudrait par ailleurs prévoir plus d’exonérations de permis et de
de simplicité. l’obligation de présenter un rapport d’incidence environnementale.

Définition plus claire de l’utilité publique


L’utilité publique des travaux d’infrastructure énergétique est de plus en plus mise en cause. Cela entraîne des
discussions, des procédures, des coûts et des retards supplémentaires. Cette tendance s’est renforcée depuis la
libéralisation du marché énergétique et a des conséquences néfastes pour les travaux ayant trait à une servitude
légale et un droit de passage sur un domaine privé.

Proposition de la FEB
Grâce à une définition plus claire de l’utilité publique dans la législation, on peut éviter la remise en question
inutile d’installations pour le transport de gaz et d’électricité. La sécurité juridique serait par ailleurs accrue si la
servitude légale et le droit de passage étaient définis de manière claire et identique aux niveaux fédéral et régional.

9 // Recouvrement simplifié des factures impayées


En 2011, 64% seulement des factures d’entreprises ont été payées à temps et plus de 10% des factures ont été
honorées avec 90 jours de retard, voire jamais. Le comportement de paiement des pouvoirs publics évolue positive-
ment pour atteindre aujourd’hui une ponctualité de paiement de 78%, ce chiffre étant cependant encore perfec-
tible. Les entreprises encourent des charges trop élevées pour faire payer les factures dues via une action en justice.
Elles ont besoin d’une procédure simple et bon marché pour lutter contre les retards de paiement, ainsi que d’un
encadrement légal des délais de paiement. Après qu’un jugement soit prononcé, l’entreprise doit souvent attendre
son expédition pendant plusieurs semaines avant de pouvoir procéder à sa signification.

Propositions de la FEB
Il faut introduire une procédure d’injonction de payer en vue de simplifier, d’accélérer et de rendre moins onéreux

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le recouvrement de créances incontestées en Belgique. Cette procédure nationale doit être identique à l’actuelle
injonction de payer européenne pour le recouvrement de factures transfrontalières.
L’envoi automatique et gratuit de l’expédition lorsque le jugement est prononcé permet le cas échéant de procéder
plus aisément à la signification du jugement.

10 // Améliorer la facilité d’utilisation du système de gestion collective


En plus du manque de transparence, un important grief formulé à l’encontre de la gestion collective en Belgique est
le nombre élevé des demandes de paiement adressées aux entreprises. Celui-ci provient d’un triple phénomène : le
nombre élevé d’utilisations de droits d’auteurs par les entreprises, le nombre important d’ayants droit sur une même
œuvre, et le nombre important de sociétés de gestion autorisées à exiger des paiements de la part des entreprises.

Proposition de la FEB
Il devrait être possible de créer un guichet unique pour l’exploitation des droits de propriété intellectuelle, auquel
les entreprises pourraient adresser toutes leurs demandes de licences. Cela doit déboucher sur une déclaration et
une perception uniques pour tous les droits de propriété intellectuelle. Un tel guichet existe déjà en ce qui concerne
‘la musique dans l’entreprise’ sur le site déclarationunique.be.

Simplification administrative / 17

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Partie 5
Simplification pour les entreprises
européennes
La simplification administrative est également une priorité au niveau européen. En effet, des
lourdeurs administratives peuvent résulter tant d’une initiative européenne que de la transposi-
tion et de la mise en exécution de celle-ci. La Commission a affiché une volonté de réduire de
25% les charges administratives pour 2012, mais malgré les progrès accomplis, il reste encore
beaucoup à faire. S’agissant du niveau européen, des régimes allégés et exemptions destinés à
réduire la charge administrative pour les PME doivent être encouragés. Une attention particulière
doit également être accordée à la transposition rapide ou la mise en œuvre correcte des textes
européens au plan fédéral et régional, afin d’éviter de recréer des distorsions de concurrence en
allant au-delà du prescrit européen.

1 // Simplification de la collaboration européenne pour les activités


de recherche
Le programme-cadre pour les actions de recherche, de développement technologique et de démonstration permet
à l’Union européenne de consolider l’Espace européen de la recherche (EER) et de mettre sa politique de recher-
che à la hauteur de ses ambitions économiques et sociales. Pour y participer, il faut un consortium d’au moins
trois entités juridiques. Ces entreprises doivent être indépendantes les unes des autres et être établies dans des
États membres différents.

Proposition de la FEB
La mise en place d’une telle règle constitue un obstacle pour les entreprises belges. Deux entreprises du même pays
devraient pouvoir être autorisées à travailler ensemble. En effet, trouver un partenaire prêt à se lancer dans un État
membre étranger n’est pas des plus simples. De plus, la masse de documents à fournir dissuade les entreprises de
participer au programme-cadre en raison de la surcharge administrative que cela implique.

2 // Encourager le règlement amiable des litiges en Europe


De nombreuses entreprises perçoivent la recherche d’une solution pour un litige avec une entreprise ou un con-
sommateur d’un autre État membre comme un processus extrêmement
fastidieux, coûteux et incertain. Les entreprises renoncent souvent au
Il est nécessaire de disposer commerce transfrontalier de peur d’être confrontées à des formalités ad-
d’une procédure européenne ministratives excessives en cas de conflit. Il est nécessaire de disposer
accessible permettant de régler d’une procédure européenne efficace et accessible permettant de régler
un conflit en dehors de la voie judiciaire.
un conflit en dehors de la voie
judiciaire. Proposition de la FEB
L’élaboration d’un régime européen pour le règlement extrajudiciaire des
litiges (ADR) – dans le cadre duquel les parties recherchent une solution négociée, rapide et peu coûteuse – revêt
énormément d’importance pour les entreprises européennes. Cela requiert un accès égal à des intermédiaires de

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qualité reconnus qui aident les entreprises à moindres frais et sans engagement à trouver une solution, sans trop de
formalités administratives.

3 // Harmonisation des méthodes de mesure dans les statistiques


européennes
Les statistiques européennes des échanges entre États membres établies par Intrastat, Extrastat et Prodcom uti-
lisent des méthodes différentes pour exprimer des mesures quantitatives. Cela engendre une confusion, égale-
ment pour les entreprises belges, au niveau de l’interprétation des quantités mesurées et des informations statis-
tiques sur les échanges européens.

Proposition de la FEB
Une harmonisation complète des statistiques européennes, avec des méthodes de mesure identiques et les
mêmes unités quantitatives, permettrait d’obtenir des informations économiques de plus grande valeur. Cela
simplifierait en outre les obligations statistiques imposées aux entreprises, qui doivent fournir des informations sur
leurs échanges européens selon différentes méthodes.

4 // L’utilisation de l’étiquetage sur l’emballage comme moyen


de communication efficace
L’étiquetage sur l’emballage des denrées alimentaires est l’un des moyens les plus importants dont disposent
les producteurs pour communiquer avec leurs clients. Les nombreuses réglementations sont toutefois détaillées
et complexes, ce qui contraint les producteurs à fournir beaucoup d’informations inutiles sur les étiquettes des
produits alimentaires. Cela accroît la charge administrative des entreprises, tout en détournant l’attention du con-
sommateur des informations essentielles.

Proposition de la FEB
Les informations que les producteurs sont tenus de fournir sur l’emballage devraient être limitées à ce qui est néces-
saire pour la majorité des consommateurs. Les producteurs devraient être en mesure de fournir des informations
supplémentaires par le biais d’autres canaux (par ex. leur site web et des points de contact avec les clients). Toutes
les modifications au niveau des informations dans l’étiquetage devraient être coordonnées, de façon à laisser aux
producteurs le temps de changer tout leur étiquetage.

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