Accidents et précautions des injections

0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
8 vues40 pages
Le document traite des injections parentérales, en mettant l'accent sur les accidents par exposition au sang, les précautions à prendre, et les différentes méthodes d'administration. Il explique les risques associés aux injections, les types de matériel utilisés, ainsi que les règles et indications pour leur réalisation. Enfin, il aborde les considérations sur les solutions injectables, y compris leur tonicité et les informations essentielles à vérifier avant l'administration.

Transféré par

hodeige.kimmy
Permis
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

CLINQUART Chloé BSI 1A3 QUADRI II : Unité 4

SYNTHÈSE DE MÉDECINE

MODULE 1 : LES INJECTIONS PARENTÉRALES

1. LES ACCIDENTS PAR EXPOSITION AU SANG (AES)


Sont liés aux effractions cutanées (piqures, coupure,…) ou aux projections sur une
muqueuse/peau lésée. Le risque de transmission dépend donc :
- De l’épaisseur de l’aiguille
- Du type d’aiguille
- De la profondeur de la plaie
- De l’état immunitaire du patient
- De la [] et de la virulence de l’agent pathogène

Risques ?
Risques physiques : Le professionnel de la santé peut être contaminé par le virus de
l’hépatite B, de l’hépatite C, par le VIH.
Risque psychique : Une période d’incertitude fera inévitablement suite à l’accident
Risques financiers : Tout accident de ce type a un coût  réalisation des tests
sérologiques, traitement préventif, et absentéisme éventuel.

Contexte et circonstances ?
 Re-capuchonnage.
 Choc avec autrui, matériel qui échappe.
 Manipulations avant de jeter les déchets.
 Faute dans le mode d’évacuation des déchets:
 Oubli sur une table de nuit, dans lit…
 Non usage des containers à aiguilles, erreur de « tri »
 Usage du conteneur, mais objet dépassant de ce dernier

Précautions à adopter ? En cas de piqûre accidentelle, ou de contact avec une projection de


sang, veillez à agir comme suit :
- Renseignez-vous quant au protocole de l’institution.
- Nettoyez la zone lésée avec eau et savon, puis rincez si piqûre, blessure ou
éclaboussure d’une zone lésée.
- Rincez avec eau ou liquide physiologique durant 5 minutes si projection oculaire.
- Pratiquez une antisepsie locale.
- Réalisez un constat médical sous l’heure : ce dernier se fait souvent au service des
urgences de l’institution…
- Informez-vous du statut du patient source selon avis médical.
- Mettez en place prophylaxie éventuelle selon avis médical (vaccination, traitement
antirétroviral…).
- Déclarez l’incident: cette déclaration est obligatoire : référez-vous aux modalités de
l’institution.
- Assurez un suivi clinique et sérologique adapté.

2. DONNÉES GÉNÉRALES CONCERNANT LES INJECTIONS PARENTÉRALES

Les injections = consiste en l’introduction sous pression à l’aide d’une seringue et d’une
aiguille, d’un médicament liquide, à travers la peau, dans l’épaisseur d’un tissu ou d’un
vaisseau. Le médicament est ainsi administré par voie parentérale, cad sans passage par le

1
CLINQUART Chloé BSI 1A3 QUADRI II : Unité 4

TD, contrairement à la voie entérale (adm du médicament par voie digestive : voie orale,
gastrostomie ou tubage gastrique). La liste d’actes infirmiers (B2) requiert une préscription
médicale, on y retrouve : ID, S/C, IM, IN et la péridurale lorsque le KT est tj en place.

Plus l’injection d’un medoc est réalisée en surface, plus la résorption médicamenteuse sera
lente car l’irrigation des tissus superficiels se fait par des vx de plus fin calibres.

Plus l’injection est réalisé en surface plus la quantité à injecter est faible car l’épaisseur
tissulaire est moindre et donc ses capacités de résorption sont moindres.
 ID max: 0,2ml
 SC max: 2ml
 IM max: 5 à 10ml

Règles générales :
Toute injection parentérale ne peut être réalisée que si la peau est exempte de :
- Lésions cutanées
- Ecchymoses
- Zones d’induration
- Œdèmes
- Cicatrices
Elle doit se réaliser de façon éloignée des proéminences osseuses.
Elle ne peut pas être réalisée si le membre a subi un évidement ganglionnaire.

Indications :
 Pour une plus grande rapidité d’action du médoc car la résorption est plus rapide
 Lorsque la voie entérale est impossible ou contre-indiquée.

Elle peut être utilisée par exemple dans les situations suivantes :
- Médicaments mal tolérés par l’estomac (anti-inflammatoires).
- Médicaments détruits par les sucs gastriques (Insuline, héparine).
- Médicaments dont une forte dose peut être néfaste au tube digestif
(antibiotiques).
- Vomissements.
- Situation de jeûne (examen, intervention chirurgicale).
- Individu inconscient.
- Bénéficiaire souffrant de troubles de la déglutition.
- Obstacles comme brûlure, cancer de la langue…

Avantage :
 Un début d’action plus rapide que par la voie entérale (Ex : dans les situations
d’urgence telles que la crise d’épilepsie)
 Une résorption plus précise qu’au niveau entérale : le dosage injecté = dos. résorbé.

Inconvénient :
- Douleur à l’endroit d’injection.
- Risque d’infection car existence d’effraction cutanée.
- Risque d’apparition + rapide et + intense des effets indésirables (vitesse
d’absorption).

Matériel utilisé :
La seringue : composée de 3 parties : l’embout (sur lequel s’adapte l’embase de
l’aiguille), le cylindre/corps de la seringue (gradués) et le piston (aspirer/injecter).

2
CLINQUART Chloé BSI 1A3 QUADRI II : Unité 4

Elle se différencie par :


 Le volume : 0,5/1/2/5/10/20/30/50/60ml
 La graduation : en ml, en UI, en 1/10 ou 1/100ml
 L’embout : luer (compatible avec tous le matériel
médical), luer lock : à visser, conique (u 60ml pour
sonde gastrique), luer centré, luer décentré.
 Le conditionnement :
- Seringue prête à l’emploi : aiguille inamovible,
médicament dosé dans la seringue (Clexane®)
- Seringue de couleur opaque : pour med se
dégradant à la lumière
- Seringue à double corps : recouvrir aiguille
après manipulation (Fraxiparine®)
- Seringue avec aiguille rétractable (Clexane®)
 Seringues particulières :
- À insuline: graduée en UI (30, 50 et 100 UI)
- À Tuberculine: graduée en 1/100ml, [Link] 1ml

 En emballage individuel, impose des vérifications concernant la date de


péremption et l’intégrité de l’emballage.

L’aiguille : composée de 3 parties : l’embase (dans laquelle s’adapte l’embout de la


seringue), la tige (suite à l’embase, métallique, fine et creuse, peut se présenter sous
différents calibres les gauge (G) et sous différentes longueurs exprimées en mm) et le
biseau (partie oblique de l’extrémité de la tige). La tige et une partie de l’embase =
protégées par le cache aiguille.

Variation de l’aiguille :
o Longueur de la tige : varie de 1,25 à 7 cm (du bout
de la pointe jusqu’à l’embase) elle est choisie en
fonction de :
- La voie d’adm
- La localisation du site d’injection
- La personne soignée (corpulence, mm)

o Calibre de la tige : + chiffre petit / calibre grand


! Ne jamais re-capuchonner une aiguille - Trocart1 : 18G
après usage (éviter AES)  éliminer dans un - Pour intraderm : 26-27 ou 30G
container jaune rigide prévu à cet effet. - Pour S/C : 23 ou 25G
- Pour IM : 21G
o Longueur du biseau :
- Court : pour IV afin d’éviter la perforation
de la veine
- Long : pour IM ou S/C. L’effilement / long
du biseau facilite l’introduction de
l’aiguille au travers des  tissus.

 En emballage individuel : impose des vérifications concernant la date de


péremption et l’intégrité de l’emballage
1
= puiseuse, à calibre large et biseau court, elle permet les dilutions et les prélèvements de la solution
médicamenteuse. Elle possède un diamètre standard de 18G et une longueur de 40mm.

3
CLINQUART Chloé BSI 1A3 QUADRI II : Unité 4

Les antiseptiques : Il n’est pas nécessaire d’utiliser un antiseptique à action rémanente


pour les injections IM, SC et IV  antiseptique alcoolique à base de Chlorhexidine,
d’iode ou d’alcool isopropylique à 70° est indiqué.

Le matériel de base :
 BR/plateau
 Compresses stériles (IV toujours) ou propre (on peut pour IM ou SC)
 Container à aiguille
 Poubelle à proximité.

Présentation des solutions injectables :


Les contenants : Il existe  formes de présentation à savoir : les ampoules, les flacons,
les fioles, les flapules ou les mini-plasco. Sur chacun de ses contenants, identifier avant
toute manipulation les divers éléments y figurant !!!

Ampoule 3 parties : la tête (vider avant de casser), le collet (à briser) et le corps.


Elles sont en verres et doivent être cassées par l’intermédiaire d’une compresse. Elles
peuvent contenir des solutions (médicament ou solvant) sous forme de poudre, de
liquide. Leur contenance est variable (0,5ml, 1ml, 10ml,…) Elles sont transparentes ou
opaques lorsqu’il s’agit de protéger les produits de la lumière. Elles sont souvent
autocassable (pré-limées) au niveau du collet. Il existe des points de repères : point
sur tête et ou ligne de couleur sur collet. En l’absence de repère : limées avant d’être
cassées. A éliminer dans un container rigide !

Flacons & fioles récipients en verre dont l’ouverture est munie d’un bouchon en
caoutchouc protégé jusqu’à son utilisation par un opercule en plastique ou en métal.
Ils peuvent contenir une ou plusieurs doses de médicaments liquide ou en poudre
(en cas de médicament à composition instable). Certains sont opaques. Leur
contenance est variable : 1ml, 10ml, 100ml,…

Flapules et mini-plasco sont des récipients en plastiques munis d’une ouverture


cassable. Elles peuvent contenir des solvants comme le LP 0,9%, l’aqua distilla mais
aussi des solutions médicamenteuses (KCl, NaCl,…). Il faut impérativement vérifier à
l’exactitude du volume à prélever.

Les solvants = solution liquide permettant la dilution de poudre médicamenteuse ou l’


du volume liquidien d’une solution, tout en conservant le même dosage de celle-ci.

Choix selon :
- La solution fournie par la firme
- La PM
- Les recommandations reprises sur la notice du médicament
ou le compendium
- Les recommandations de la pharmacie

La tonicité des solutions = la [] de soluté d’une solution.

o Isotonique : la [] en soluté de la solut° est la même que celle du sérum sanguin


o Hypertonique : la [] en soluté de la solut° est supérieure à celle du sérum sang.
o Hypotonique : la [] en soluté de la solut° est inférieure à celle du sérum sanguin

4
CLINQUART Chloé BSI 1A3 QUADRI II : Unité 4

SOLUTION VOIES D’ADMINISTRATIONS RISQUES


Solut° isotonique (=) Voie parentérale (IM, IV, S/C) 
Ex : LP 0,9%
Solut° hypertonique (SUP) IV mais pas en IM ni S/C Nécrose tissulaire
Ex : Glucosé 10% (plasmolyse)
Solut° hypotonique (INF) JAMAIS adm seule et sera utilisé Lyse cellulaire
Ex : Aqua distilla (AD) comme solvant sur PM ! (turgescence)

Solvant + Poudre = ISOTONIQUE pour IM et S/C

Lecture des étiquettes sur ampoule ou flacon :


 Le nom® du médicament
 La voie d’adm (IV, IM, S/C)
 La capacité (volume) de l’ampoule/flacon (ml) qui correspond au
nombre de ml de solution médicamenteuse
 Le dosage ou la [] du méd qui correspond à la quantité de principe
actif contenu dans un volume déterminé (ex : 1 gr de PA contenu
dans 10ml de solvant donne un dosage de 1g/10ml)
 La date de péremption
 Le numéro de lot (traçabilité)

! Ne pas confondre les ml faisant partie du dosage avec les ml indiquant la capacité de
l’ampoule ou du flacon. Ex : Lasix® 2ml, 20mg/ml
Capacité (vol) : 2ml de solution dans l’ampoule
Dosage : 20mg/ml = 20mg de PA dans 1 ml de solution

 Information à lire sur l’ampoule ou la fiolle elle-même (pas sur emballage,


carton, casier)
 Lire plusieurs fois l’étiquette pour s’assurer de la conformité du médicament
par rapport à la PM
 Réaliser des vérifications complémentaires : aspect de la solution, intégrité du
contenant, modalité de conservation (frigo, à l’abri de la lumière,…

Lecture des notices de médicaments : infos à rechercher


- Nom du médicament
- Action générée par le médicament  indications spécifique au patient
- Effet(s) indésirable(s)  Surveillance à assurer
- Modalité de présentation, d’administration
- Modalité de conservation

Calculs de dosages : TOUT CALCUL IMPLIQUE LA RESPONSABILITÉ DE L’INFIRMIER et peut


entrainer des conséquences graves pour le bénéficiaire en cas d’erreur.
Attention aux unités de mesures

Décalitre (dal) Litre (L) Décilitre (dl) Centilitre (cl) Millilitre (ml)
10L 1L 0,1L 0,01L 0,001L

kg hg dag g dg cg mg µg
1000g 100g 10g 1g 0,1g 0,01g 0,001g 0,000001g

5
CLINQUART Chloé BSI 1A3 QUADRI II : Unité 4

o Unité biologiques : le degré défini de l’activité biologique propre à la substance


donnée. Elle se note en UI (Insuline : 100 UI/ml, Fraxiparine : 95000UI/ml)

o Unité de temps : l’unité de temps est la seconde (s), ses multiples sont la minute
(min) = 60 secondes et l’heure (h) = 36000 secondes.
 Pour répartir les traitements sur 24h, calculer les débits de perfusion,
transfusion et gavages en ml/h ou en gouttes/min.

1. Calcul d’une dose unitaire en volume :

2. Calcul de dilution :

3. Calcul de concentrations : concentration correspond au rapport entre la masse d’un


corps dissout et le volume d’un liquide utilisé comme solvant (s’exprime en %, pour mille
%o et pour dix milles %oo) Ex : si une solution titre à 10%, une ampoule de 10ml
contiendra 1g de PA et une ampoule de 20ml en contiendra 2g.
1% = 1g/100ml
1%o = 1g/1000ml
6% = 6g/100ml

4. Calcul de doses :
o Dose totale de médicament à répartir en un certain nombre d’injection sur 24h :

o Des injections en fonction du poids de la personne :

6
CLINQUART Chloé BSI 1A3 QUADRI II : Unité 4

E. Calcul de débits : correspond au rapport entre le volume d’un produit et le temps qui
lui est imparti pour s’écouler (s’exprime en gttes/min lors d’une trousse sans régulateur
de débit et en ml/h lorsqu’on dispose d’un régulateur de débit électrique ou mécanique)

1. En ml/h :

2. En gouttes/min :

Préparation d’une injection avec dilution de poudre :

1. Laver et/ou désinfecter le plan de travail


2. Rassembler le matériel nécessaire sur le plan de travail ou sur un plateau de soin
3. Organiser le plan de travail : séparer matériel stérile, propre et les déchets
4. Hygiène des mains
5. Préparer le matériel :
- Ouvrir l’emballage des compresses : séparer 2 compresses, une coté papier
l’autre côté plastifié (ou utiliser compresses propres)
- Humidifier les compresses d’alcool sur partie plastifiée de l’emballage : pour les
fioles, desceller l’opercule métallique ou plastique et désinfecter le bouchon en
caoutchouc, pour les ampoules/flapules, vider la tête, désinfecter le collet et le
casser
- Décaler le piston et ouvrir l’emballage de la seringue
- Ouvrir l’emballage du trocart
- Connecter l’embout de la seringue à l’embase du trocart
- Orienter les graduations vers soi et le biseau vers le bas
6. Prélever la solution :
- Aspirer la totalité du liquide de l’ampoule
- Introduire le liquide dans la fiole en maintenant la fiole et l’embase du trocart
pour éviter une déconnexion
- Injecter le produit sur les parois de la fiole
- Mélanger en réalisant des mouvements circulaires et délicats afin de rendre la
solution homogène
- Réinjecter l’air contenu dans la seringue vers la fiole en tenant bien les connex°
- Aspirer la quantité prescrite
7. Retirer l’aiguille
- Sortir l’aiguille en maintenant la traction sur le piston et en inclinant la fiole ainsi
que la seringue
- Ré aspirer le contenu restant dans le trocart (pour éviter perte)
8. Réaliser le vide d’air : purger jusqu’à l’extrémité de l’embout de la seringue
9. Vérifier la quantité aspirée
10. Ôter et éliminer le trocart dans le container sans re-capuchonner

7
CLINQUART Chloé BSI 1A3 QUADRI II : Unité 4

11. Connecter l’aiguille


12. Poser la seringue sur le plateau/BR : si inject° retardée  seringue réemballé dans
son emballage pour éviter contamination du piston
13. Identifier le produit à injecter
 Nom du bénéficiaire et n° de lit
 Nom et dosage de la solution médicamenteuse (PM)
 L’heure et la préparation du médi, cela permet de s’assurer de sa stabilité
14. Ajouter sur le plateau :
 Les compresses
 Le flacon d’alcool (Chlorhexidine ou alcool isoproprylique 70°)

3. LES INJECTIONS INTRAMUSCULAIRES

Définition : Une injection IM consiste en l’introduction d’un médicament liquide sous


pression à l’aide d’une seringue et d’une aiguille dans l’épaisseur d’un muscle strié, à
travers la peau.

Particularité :
Par rapport à l’inj SC :
o Résorption médicamenteuse + rapide car vascularisat° + IMP
o Le tissu muscu est + épais = moins de risque de nécrose
o La masse muscu est + IMP et donc le vol résorbable + grand

Par rapport à l’injection IV :


o Résorption médicamenteuse + lente
o La voie IM offre + de possibilité d’adm des subst ne pouvant
être injecté en IV (ex : solutions huileuses)

Indications (=aux inject° parentérales):


 Pour une plus grande rapidité d’action du médoc
 Lorsque la voie entérale est impossible ou contre-indiquée.

 Elle peut être utilisée par exemple dans les situations suivantes :
- Médicaments mal tolérés par l’estomac (anti-inflammatoires).
- Médicaments détruits par les sucs gastriques (Insuline, héparine).
- Médicaments dont une forte dose peut être néfaste au tube digestif
(antibiotiques).
- Vomissements.
- Situation de jeûne (examen, intervention chirurgicale).
- Individu inconscient.
- Bénéficiaire souffrant de troubles de la déglutition.
- Obstacles comme brûlure, cancer de la langue…

Contre-indications : Il existe des contre-indications absolues et relatives à l’injection


intramusculaire, à savoir :
Absolues :
 Bénéficiaire avec suspicion d’infarctus
 Grands brûlés en situation aiguë
 Traitement par chimiothérapie, si thrombopénie importante
 Troubles de la coagulation
Ex : hémophilie, trouble hépatique, traitement anticoagulant

8
CLINQUART Chloé BSI 1A3 QUADRI II : Unité 4

Relatives :
 Paralysie d’un membre
Ex : AVC
 Matériel d’ostéosynthèse : ne pas piquer du côté où se trouve le matos
 (Excès pondéral majeur)

Inconvénients :
- La douleur
- La limite du volume à injecter en fonction du site (2ml=deltoïde, 3ml=vastext,
5/10ml avec changement de direct° = dorsaux fessiers)

Sites d’injections :
Critères de choix : varient en fonction de différents paramètres, à savoir :
o La nature du produit.
o La quantité de produit à injecter.
o La morphologie du bénéficiaire.
o L’état pathologique.
o Le site anatomique (intégrité cutanée : exempt de lésion, fiable au niveau
au niveau anatomique : loin des vx, des nerfs,.. et accès aisé).

! Penser à la rotation des sites en cas de traitement prolongé (risque de


saturation du muscle et abcès, pas de lypodistrophie)

Localisation des sites :

SITES DE
LOCALISATIONS BRAS (DELTOÏDE) CUISSE (VASTE EXT) DORSO-FESSIER

Petit muscle releveur Muscle qui s’étend Muscle grand et


PRÉCISION de l’épaule situé |e| du grand trochanter moyen fessier où
l’acromion et du fémur jusqu’à la passent le nerf
l’humérus tubérosité antérieur sciatique et des vx
du tibia par le sanguins
ligament rotulien
Du  d’injection : Lignes longitudin. : Lignes verticales :
REPÈRES 1. SUP = base du 1. Droite allant du pli de 1. Pli interfessier
triangle qui se situe à 2 l’aine au genou (pli du 2. Couture panta
doigts en dessous de pantallon)  Droite // aux 2
l’acromion. 2. Droite allant de la premieres et à
2. Pointe du  = point crête illiaque jusqu’au équidistance de ces
qui se situe au milieu de condyle fémorale dernières.
la face latérale du bras externe (couture du Lignes horizontales :
aligné avec l’aisselle. pantallon) 3. Droite qui passe par
Lignes transvers. : le sommet de la crête
3. Droite qui : la cuisse illiaque postérieure
en 3 parties =, partie 4. Droite qui passe par
médiane. le sommet du pli
interfessier
5. Droite à la base de la
fesse (facultative).

9
CLINQUART Chloé BSI 1A3 QUADRI II : Unité 4

POINT D’INJECTION Au centre du  Dans le 1/3 médian Dans le ¼ supéro-


antéro-ext du muscle externe
VOLUME MAX 2 ml 3 ml 5ml (ou 10ml : chgt)
Saisir le muscle pour Saisir le muscle pour Tendre la peau pour
TECHNIQUE piquer et lâcher le piquer et lâcher le piquer
muscle pendant muscle pendant
l’injection l’injection
 Accès aisé  Absence de nerfs et  Muscle épais (d’où
PARTICULARITÉS  Site peu vascularisé vx importants (+sûre) le + utilisé)
 Accès facile :  M. très développé
possibi d’auto-inj par la marche
(brassage musculaire
important = meilleur
résorption)
 C-I chez l’enfant
n’ayant pas acquis la
marche

Pratique de l’injection IM :
Selon schémas universel des soins :
1. Prendre les renseignements
Concernant la personne soignée :
 Nom/prénom
 N° chambre/lit
 Vécu par rapport IM
 Motif d’hospitalisation et pathologies
 Traitement suivi
Concernant le médicament :
 Nom
 Dosage et quantité
 Voie d’administration
 Heure d’injection et posologie
 Action du médicament et indication spécifique
 Surveillance des effets indésirables.

2. Prévenir la personne soignée


- Présence du bénéficiaire dans la chambre
- Vérifier son identité et l’informer
- Evaluer l’autonomie physique et mentale du bénéficiaire et sa corpulence
- Observer le site d’injection

3. Rassembler le matériel : Travailler dans un ordre chronologique et disposer le


matériel sur un plan de travail propre :
 Bassin réniforme ou plateau
 Seringue
 Trocart
 Aiguille IM (+ 1 de réserve)
 Produit prescrit (médicament et solvant SN)
 Compresses stériles ou propres
 Solution alcoolique
 Container
 Bassin réniforme

10
CLINQUART Chloé BSI 1A3 QUADRI II : Unité 4

4. Hygiène des mains


5. Préparer l’injection
Voir procédure de la préparation d’une injection parentérale, MAIS :
- Dans l’unité propre,
- Avec la prescription médicale sous les yeux,
- Après avoir vérifié les « 5 BONS » :
Bon médicament ?
Bon dosage ?
Bonne voie d’administration ?
Bon moment ?
Bon patient ?

6. Installer le bénéficiaire
Respecter :
La pudeur : isoler le patient
La sécurité : jamais d’injection à un patient debout !
Le confort : détente musculaire
Les pathologies
Le site d’injection

7. Réaliser le soin
- Découvrir la région
- Repérer le site (observer l’intégrité et palper la zone d’injection).
- Hydro alcoolisation des mains.
- Désinfecter le site en spirale, du point d’injection vers l’extérieur, sur un
diamètre de 5 cm, et placer une compresse sèche à portée de main.
- Prendre l’aiguille et seringue montées.
- Tendre la peau (fessier)/ saisir le muscle (vaste externe, deltoïde).
- Piquer à 90°avec fermeté et précision en maintenant la connexion entre
l’embase et le corps de la seringue.
- Stabiliser le système en maintenant l’embase et en gardant appui sur la
peau.
- Réaliser le contrôle sanguin en aspirant légèrement.
- Injecter lentement et de manière continue la solution, en observant les
réactions du bénéficiaire.
- Retirer l’aiguille et l’éliminer sans la re-capuchonner.
- Comprimer le point d’injection avec la compresse sèche.
- Masser en dissociant le plan cutané du plan musculaire.
8. Réinstaller le bénéficiaire
9. Ranger le matériel et éliminer les déchets dans les récipients adéquats
10. Hygiène des mains
11. Transmettre des observations et cocher le soin
12. Surveiller le bénéficiaire (effets attendus et effets indésirables).

Avec changement de direction :


Indications :
 Volume à injecter supérieure à 5ml (et se fera donc dans le dorso-fessier).
 Injection de deux produits différents.
Réalisation du soin :
- Découvrir la région
- Repérer le site (observer intégrité), et palper la zone d’injection
- Hygiène des mains

11
CLINQUART Chloé BSI 1A3 QUADRI II : Unité 4

- Désinfecter le site
- Prendre l’aiguille et la seringue montées
- Tendre la peau
- Piquer à 90°avec fermeté et précision en maintenant la connexion entre
l’embase et le corps de la seringue
- Stabiliser la seringue en maintenant l’embase
- Premier contrôle sanguin en décalant légèrement le piston
- Injecter lentement la solution
- Retirer l’aiguille hors du tissu musculaire
- Changement de direction en respectant un angle 30° vers la crête iliaque
- Second contrôle sanguin
- Injecter lentement le reste de la solution en observant les réactions du
bénéficiaire
- Retirer l’aiguille et l’éliminer sans la capuchonner
- Comprimer le point d’injection avec la compresse sèche
- Masser en dissociant le plan cutané du plan musculaire
- Continuer le soin comme précédemment

Adaptations :
Il existe d’autres manipulations pouvant s’adapter à la technique de base :
 IM chez une personne cachectique : saisir le muscle au niveau du site dorso-
fessier et adapter la longueur de l’aiguille.
 Lors d’un contrôle sanguin positif :
- Si présence d’un petit filet de sang, poursuivre l’injection
- Si présence massive de sang, recommencer l’ensemble
de la procédure
 En présence d’un produit coloré, vérifier s’il y a augmentation de volume dans la
seringue.
 Administration d’un produit huileux : réchauffer l’ampoule entre les mains pour
fluidifier le produit.

Complications potentielles :

RISQUES ACTIONS INFIRMIÈRES PRÉVENTIVES


Mauvaise résorption  Observat° du site (qui doit être intègre)
 Respect des volumes maximum (2 à 10ml)
 Respect de la rotation des sites lors de
traitements longs
 Injection lente
Injection hors du muscle  Repérage correct du site d’injection
 Stabilisation du système
 Choix d’un matos adapté ( ! long. aiguille)
 Choix du « bon site pour le bon patient »
Infection (locale ou généralisée)  Matériel stérile
 Manipulations aseptiques
 Désinfection préalable du site
 Choix d’un site d’injection intègre
 ! Hygiène et asepsie
Adm du médicament dans le réseau  Réalisation d’un contrôle sanguin
vasculaire ( des effets  Stabilisation du système
attendus/indésirable)  ! En cas d’adm d’un produit huileux
Lésion d’un nerf et/ou vx  Repérage correct du site d’injection

12
CLINQUART Chloé BSI 1A3 QUADRI II : Unité 4

4. LES INJECTIONS SOUS-CUTANÉES

Définition : l’introduction dans le tissu conjonctif hypodermique2 d’un médicament liquide,


sous pression, à l’aide d’une seringue et d’une aiguille.

Indications = voies parentérales générales

Avantage :
 Action étalée dans le temps (>< IV)
 Accès aisé pour l’auto-injection (sauf omoplate)

Inconvénients :
- Tissus de faible épaisseur qui ne peut résorber qu’une petite quantité de médicament,
ce qui limite le volume injectable à 2 ml.
- Seuls les médicaments aqueux peuvent être administrés par cette voie.
- Une sensation douloureuse peut être ressentie lors de l’injection sous-cutanée. Cela
est lié à la présence de récepteurs sensoriels dans l’hypoderme.

Sites d’injection :

Critères de choix : Le choix du site d’injection va dépendre de l’intégrité cutanée, de la


rotation des points d’injection, de la corpulence du bénéficiaire, et du type de
médicament à injecter.

o L’intégrité cutanée : l’injection S/C ne sera pas réalisée en cas de :


- Lésions cutanées (inflammation, irritation)
- Hématomes, ecchymoses
- Indurations (=œdème dure)
- Œdèmes
- Membre ayant subi un évidement ganglionnaire
Ex : mastectomie (lymphe plus drainée = gonflement)
- Tissus cicatriciels
- Inflammation, infection

o La rotation des sites et des points d’injections : afin de prévenir


l’altération du tissus sous cutané et une lipodystrophie (renflement
du T adipeux, semblable à une tumeur bénigne, attention ne se
résorbe pas car ce n’est plus du [Link])

o Corpulence du bénéficiaire : l’injection peut s’avérer difficile chez


les individus cachectiques ou maigres car ils ne possèdent pas
suffisamment de tissus adipeux. Meilleur site ? Région abdo

o Le type de médicament : les HBPM par exemple, doivent être


injectées en région abdo car cela améliore leur résorption et
amoindrit le risque hémorragique.

2
Le tissu conjonctif hypodermique est parcouru par des vaisseaux sanguins de fin calibre. La résorption du
médicament se fait lentement et elle est étalée dans le temps suivant le poids moléculaire du produit.

13
CLINQUART Chloé BSI 1A3 QUADRI II : Unité 4

Localisation des sites : Le choix de site d’injection S/C est bcp plus large que celui de
l’injection IM

1. La région abdominale à l’exception des 5cm autour de l’ombilic, càd hors de la


ligne blanche car présence de tissu conjonctif entravant la résorption du produit.
L’idéal est d’injecter le produit dans la zone se trouvant à équidistance entre
l’ombilic et l’épine iliaque. Facilité d’auto-injection. Injection à 90°
(2. La région fessière supérieure : quadrant supéro-externe)
3. Le tiers médian du bras : face externe, deltoïdienne.
4. Le tiers médian de la cuisse : face antéro-externe
(5. La région de l’omoplate)

Caractéristiques des médicaments injectables en SC : Le tissu conjonctif hypodermique ou


sous-cutané est très sensible aux produits irritants et ne tolère que de faibles quantités de
produits, il faudra donc veiller à y injecter un médicament :
- Aqueux, hydrosoluble
- Isotonique
- Non huileux
- De volume maximal de 2ml

Pratique de l’injection SC : Respecter les étapes chronologiques du schéma universel de


soins permet de réaliser des soins de qualité.

1. Prendre les renseignements


Concernant la personne soignée :
 Nom, prénom
 N° de chambre et lit
 Motif d’hospitalisation
 Diagnostic médical, pathologies associées, antécédents
 Traitement suivi
 Vécu par rapport à la S/C

14
CLINQUART Chloé BSI 1A3 QUADRI II : Unité 4

Concernant le médicament :
 Nom
 Dosage et quantité
 Voie d’administration
 Posologie
 Indication spécifique, effet attendu
 Effets indésirables possibles

2. Prévenir la personne soignée


- Présence du bénéficiaire dans la chambre
- Vérifier son identité
- Expliquer le soin et rassurer le bénéficiaire
- Observer le site d’injection
- Evaluer l’autonomie physique et mentale du bénéficiaire et sa corpulence

3. Rassembler le matériel : Travailler dans un ordre chronologique et disposer le


matériel sur un plan de travail propre :
 Seringue (ou aiguille + seringue montées)
COURTE = 25/26/27G = 90°
 Trocart LONGUE = 23G = 45°
 Aiguille
 Produit prescrit
 Compresses stériles ou propres
 Solution alcoolique
 Bassin réniforme
 Container rigide

4. Hygiène des mains

5. Préparer l’injection : Voir procédure de la préparation d’une inj parentérale, MAIS :


- Dans l’unité propre
- Avec la prescription médicale sous les yeux
- Après avoir vérifié les « 5 BONS » :
Bon médicament ?
Bon dosage ?
Bonne voie d’administration ?
Bon moment ?
Bon patient ?

6. Installer le bénéficiaire
Respecter :
La pudeur : isoler le patient
La sécurité : jamais chez un bénéficiaire en position debout
Le confort
Les pathologies
L’intégrité du site

7. Réaliser le soin
Le choix de la technique dépendra :
o Du type de médicament
o De la longueur de l’aiguille

15
CLINQUART Chloé BSI 1A3 QUADRI II : Unité 4

INJECTION À 45° INJECTION À 90°


Aiguille longue (23G) Aiguille courte (25 à 27G)
Découvrir la région : afin d’avoir une vision globale de la région et de délimiter le site
Former le pli cutané : entre le pouce et l’index de la main non dominante : permet de
dissocier l’hypoderme du muscle
Repéré le point d’injection
- Il se situe à la base du pli cutané - Il se situe au sommet du pli cutané
- Lorsque l’on pince la peau un triangle apparait,
c’est la base de ce triangle, là où la peau
s’enfonce le plus, il faut piquer
Désinfecter l’endroit d’injection
Introduction de l’aiguille à 45° Introduction de l’aiguille à 90°
- Le biseau doit être tourné vers le haut pour /
faciliter l’introduction de l’aiguille
Relâcher le pli cutané Maintenir le pli cutané
/ - Pendant toute la durée de l’injection afin
d’assurer la vidange des vx sanguins et de les
maintenir exsangues et collabés
Stabiliser aiguille et seringue
- Avec la main non dominante, il faut soutenir et /
immobiliser l’aiguille et la seringue
Contrôle sanguin par aspiration Pas de contrôle sanguin
Injecter le médicament
Injection lente et régulière afin de diminuer au max le risque de douleur pour le bénéficiaire
/ Maintenir le pli cutanée qqs secondes apres inj
Retirer l’aiguille
/ Relâcher le pli cutané
Comprimer le point d’injection avec un tampon sec, sans masser
Observer les réactions du bénéficiaire

8. Réinstaller le bénéficiaire
9. Ranger le matériel et éliminer les déchets dans les récipients adéquats
10. Hygiène des mains
11. Transmettre les observations et cocher le soin
12. Surveiller le bénéficiaire (effets attendus et effets indésirables)

Risques de l’injection SC et les interventions infirmières préventives :

RISQUES ACTIONS INFIRMIÈRES PRÉVENTIVES


Douleur  Préparation psycholo préalable
 Demander de respirer calmement
 Position confortable, favoriser détente
 Introduction ferme de l’aiguille
 Injection lente du produit
Mauvaise résorption  Vérification préalable de l’intégrité du site
 Rotation des sites et points d’injection
 Respect des limites de volume (max 2ml)
 Injection lente
Lésion des tissus  Rotation des sites et points d’injection
 Injection lente du produit
 Respect des limites de volume
 Respect des qualités du médicament
(isotonique, aqueux,…)

16
CLINQUART Chloé BSI 1A3 QUADRI II : Unité 4

Infection  Matériel stérile


 Manipulation aseptiques
 Choix d’un site intègre au préalable
 Désinfection préalable du site d’injection

5. PARTICULARITE : HYPERDERMOCLYSE

Définition : L’hypodermoclyse est une technique d’injection permettant d’administrer des


solutions et/ou des médicaments de façon continue (sur 24h) ou discontinue (ponctuelle
pendant 30min) dans le tissu sous-cutané.

Indications :
 Réhydratation du sujet âgé modérément déshydraté.
 Prévention d’une déshydratation chez la personne à risque.
 Difficulté voire impossibilité d’ingestion par voie orale.
 Administration des médicaments.
 Mauvais capital veineux.

Contre-ind :
 Œdème généralisé – anasarque (œdème généralisé en cas d’insuffisance cardiaque)
 Situation d’urgence nécessitant une réhydratation rapide et massive
 Troubles de l’hémostase.
 Affections dermatologiques, lipodystrophie.
 Hématome.

Localisation des sites : Tous les sites d’injection S/C sont adaptés à l’hypodermoclyse.
Néanmoins, les sites privilégiés sont la région abdominale et la face antérieure des cuisses
Solutions et volumes adm : L’utilisation de l’hypodermoclyse exige le respect d’une PM
(Ex : 1500ml/24h) Néanmoins, deux sites peuvent être utilisés simultanément.

Les solutés et les médicaments employés sont :


A. Les solutions : Toute perfusion isotonique NaCl 0,9%, Glucosé 5%,… mais JAMAIS
de solution hypertonique !
B. Les médicaments : Presque tous (ex : héparine, insuline, antalgique,…)

Exemple : caclul de débit


Donnée : PM = 1000ml/24h 1. ml  gouttes (1ml = 20gttes)
Inconnue : ? gttes/min 2. 24 heures  minutes (1h = 60min)

1000 𝑥 20 125
Résolution : 24 𝑥 60
= 9
= 13,8 = 14

Procédure de mise en place :


Matériel :
 Cathéter fin (22G, cathéter bleu) ou Butterfly
 Compresse
 Solution alcoolique
 Pansement stérile : film polyuréthane type Opsite®
Technique :
- Injection sous-cutanée à 45°
- Cette aiguille sera raccordée à une trousse et une perfusion (manipulations vues
au cours de médecine en 2ème année)

17
CLINQUART Chloé BSI 1A3 QUADRI II : Unité 4

Surveillances : Elles portent sur :


 Le débit de la solution.
 Surveillances de la fixation du cathéter et du pansement.
 L’état cutané : absence d’œdème, d’érythème, de prurit, d’ecchymose… L’œdème
localisé ou diffus disparaît en général à l’arrêt de la perfusion.

6. INSULINOTHÉRAPIE

Définition du diabète :
Norme de la glycémie à jeun : 0,6 à 1,1 g/l
Hypoglycémie : < à 0 ,6g/l
Hyperglycémie : > à 1,26 g/l

Le diabète sucré est :


- Une maladie chronique,
- Caractérisée par une hyperglycémie
- Liée à une perturbation du métabolisme glucidique,
- Causée par une insuffisance absolue ou relative de sécrétion d’insuline et/ou
une résistance anormale des tissus à son action.

Le diabète I est caractérisé par une carence complète en insuline, suite à une
destruction des cellules β par un processus auto-immun (Anticorps anti-cellules β). Ce
type de diabète est donc insulino-dépendant : l’insulinothérapie est le traitement
essentiel de cette pathologie

Le diabète de type II est caractérisé soit par une insulino-résistance, soit par déficit
insulino-secrétoire partiel. Ce type de diabète est non insulinodépendant. La traitement
requis par cette pathologie commence par un régime alimentaire, la pratique d’une
activité physique, et requiert parfois l’administration d’antidiabétiques oraux. Dans
certains cas, ce diabète II évolue et requiert alors une insulinothérapie. Ce diabète est
devenu insulino-requiérant.

Rôle de l’insuline :
L’insuline est une hormone hypoglycémiante.
En effet, elle permet:
 L’entrée du glucose dans toutes les cellules, et ce en se fixant sur les récepteurs
membranaires des cellulaires
 La glycogénèse (réserve sous forme de glycogène au niveau du foie et des muscles.

Par contre, le Glucagon est la principale hormone hyperglycémiante.


Elle permet :
 La glycogénolyse.
 La néoglucogenèse

Origine de l’insuline : L’insuline est une hormone endogène : elle est secrétée par les
cellules β des îlots de Langherans du pancréas. L’insulinothérapie recourt à une insuline
exogène : elle est obtenue par génie génétique. Soit c’est une insuline humaine qui est
identique à l’insuline endogène. Soit c’est un analogue de l’insuline dont la structure
chimique diffère quelque peu de l’insuline endogène, pour en modifier la cinétique.

18
CLINQUART Chloé BSI 1A3 QUADRI II : Unité 4

Nature chimique : L’insuline une protéine composée de 51 acides aminés. Cette molécule
doit donc s’administrer par une voie parentérale sinon elle est détruite par les enzymes
digestives (pepsine gastrique et trypsine pancréatique). Elle est habituellement injectée en
SC afin d’obtenir une action étalée dans le temps.

Types d’insulines : Elles sont classées selon leur nature et selon leur profil d’action
o Les insulines humaines :
- Ordinaire ou rapide : Actrapid®
- Intermédaire, lente ou retard (insuline NPH) : Insulatard®
o Les analogues de l’insuline :
- Ultra-rapide : Humalog®
- Ultra-lente : Lantus®
o Les mélanges ou insulines mixtes ou biphasiques :
- Humuline 30/70®
- Novo Mix 30®

Dosage et conditionnements : 100 UI = 1 ml


L’insuline peut se présenter sous forme de
 Flacon de 10 ml
 Cartouche de 3 ml
 Cartouche de 1,5 ml

Plusieurs prélèvements peuvent être réalisés dans un même flacon ou cartouche : le


respect de l’asepsie est la condition requise pour tout prélèvement dans ce flacon.

Matériel et techniques d’injection :


 La seringue à insuline est graduée en UI. Les plus utilisées ont une capacité de 30,
50 et 100 U.I. Elles sont montées sur une aiguille de calibre [Link] sont donc
prêtes à l’emploi.

 Le stylo est le matériel le plus utilisé par le patient lui-même. Une aiguille est vissée
sur ce dernier : sa longueur est soit courte (4-5-6 mm), soit longue (8-12 mm)

19
CLINQUART Chloé BSI 1A3 QUADRI II : Unité 4

 La pompe est un dispositif particulier qui permet une administration continue


d’insuline en SC. Elle est connectée à une tubulure, elle-même reliée à un Butterfly
ou un cathéter.

TECHNIQUES D’INJECTION DE L’INSULINE


SERINGUE STYLO STYLO POMPE
+ aiguille 25G + aiguille courte 4-5-6mm + aiguille longue 8-12mm + butterfly ou KT
90° 90° 45° 45°
Avec pli pdt Sans pli Avec pli pdt toute l’inject° Avec pli lors de
toute l’inject° l’introduct° aig.

Sites d’injections :
Les sites d’injection sont tous les sites d’injections sous-cutanées, à savoir :
 Le tiers médian face antéro-externe du bras
 La région abdominale (sauf ligne blanche)
 Le tiers-médian face antéro-externe de la cuisse
 (La région fessière supérieure)
 (La base de l’omoplate)
Il est important d’effectuer systématiquement une rotation des sites d’injection afin
d’éviter la lipodystrophie. Celle-ci engendre des complications locales (aspect
inesthétique de la peau), mais aussi des conséquences générales (troubles de la
résorption e l’insuline, et donc risque de perturbations glycémiques)

La vitesse de résorption, et donc la vitesse d’action de l’insuline varie selon les sites : la
résorption est plus rapide au niveau de l’abdomen que dans la cuisse.

Précautions importantes :
- Réaliser une glycémie capillaire avant l’injection d’insuline
- Homogénéiser les insulines intermédiaires qui ont un aspect laiteux
- Réchauffer les insulines qui sont conservées au frigo
- Ne pas mélanger deux insulines différentes dans une même seringue
- Prévoir une rotation systématique des sites d’injection
- Donner un repas après l’injection d’insuline rapide (sauf si insuline rapide en
schéma correcteur)
- Ne pas oublier la collation avec les insulines rapides (pas toujours requis avec les
insulines ultrarapides)
- Utiliser une nouvelle aiguille à chaque injection

Modalité d’utilisation du stylo à insuline :


Les différentes étapes à respecter sont les suivantes :
1. Homogénéiser et réchauffer la cartouche
2. Insérer la nouvelle cartouche
3. Connecter l’aiguille
4. Purger l’aiguille avec 2 unités d’insuline (ou 10 unités si nouvelle cartouche) en
tenant le stylo verticalement, aiguille orientée vers le haut.
5. Sélectionner le nombre d’unités prescrites.
6. Technique d’injection sous-cutanée à 90°, ou 45° selon la longueur de l’aiguille
7. Maintenir l’aiguille quelques secondes.
8. Retirer l’aiguille

20
CLINQUART Chloé BSI 1A3 QUADRI II : Unité 4

7. LES ANTI-COAGULANTS Nous n’aborderons dans ce chapitre que les anticoagulants de type «
héparine à bas poids moléculaire ».
 Traitement mis en place pour éviter la formation d’un THROMBUS = caillot

Rappel : l’hémostase : C’est un processus physiologique par lequel le saignement des petits
vaisseaux est contrôlé. Quatre mécanismes entrent en jeu pour limiter les pertes de sang :
la vasoconstriction, la formation du clou plaquettaire, la coagulation et la fibrinolyse.

A. Vasoconstriction
Après lésion, la contraction des fibres musculaires lisses des vaisseaux apparaît par
stimulation sympathique.
Ainsi a lieu une diminution du calibre du vaisseau, ayant pour objectif de diminuer le débit
et donc de limiter les pertes sanguines.

B. Formation du clou plaquettaire


L’adhésion des plaquettes s’établit car des substances comme le collagène sous-endothélial
(qui déclenche la cascade de coagulation), sont mises en contact avec le sang.
Les plaquettes attirées vers la zone vasculaire lésée forment « un clou » qui obstrue
temporairement la lésion.

C. Formation d’un caillot stable : la cascade de coagulation


Schématiquement, la coagulation plasmatique est une cascade de réactions aboutissant à la
transformation du fibrinogène (protéine soluble) en fibrine (masse insoluble formant
l’armature du caillot).
Chaque réaction est déclenchée par la précédente. Ainsi, un élément inactif est stimulé et
devient un élément actif qui stimule les réactions suivantes.
Les facteurs de coagulation se composent d’enzymes et de différentes substances
chimiques. La plupart se trouvent dans le plasma, d’autres proviennent des plaquettes et
une dernière, la thromboplastine tissulaire (Facteur III) est libérée par le tissu lésé.

Le mécanisme de la coagulation se divise en 3 étapes :


1. La fabrication de la prothrombinase (activateur de la prothrombine) qui emprunte la
voie intrinsèque et extrinsèque.
2. La conversion de la prothrombine (protéine plasmatique fabriqué par le foie) en
thrombine.
3. La transformation de fibrinogène soluble (= protéine plasmatique) en fibrine insoluble
par la thrombine.

D. Fibrinolyse
Le caillot évolue après sa formation. Quand la guérison de la paroi vasculaire est complète,
la plasmine (protéine protéolytique) lyse le caillot de fibrine, les cellules phagocytaires
enlèvent les débris.

21
CLINQUART Chloé BSI 1A3 QUADRI II : Unité 4

Différents types d’AC :

Définition : Ce sont des médicaments susceptibles d’interrompre à différents niveaux les


réactions chimiques constituant la coagulation et donc ils s’opposent à la formation du
caillot/thrombus.
Il en existe différents types :
o Les anti-agrégants plaquettaires
Ex : Plavix®, Aspirine®, Aspegic®, Asaflow®

o L’héparine : inhibant les facteurs II et X


 Standard – Non fractionné (HNF)
 A bas poids moléculaire (HBPM)
Ex : Fraxiparine®, Fragmin®, Clexane®, Fraxodi®

 Les antivitamines K : inhibant les facteurs II, VII, IX, X


Ex : Sintrom®, Marcoumar®

 Les fibrinolytiques
Ex : Métalyse®, Actilyse®

 Autres :
Ex : Xarelto (inhibiteur direct du facteur Xa), Pradaxa, Eliquis

Héparine à bas poids moléculaire (HBPM) :

A. Nature physico chimique Les HBPM sont des mucopolysaccharides. De ce fait, elles
doivent être administrées en voie parentérale, et idéalement en SC pour avoir une
action étalée dans le temps.

B. Indications
En prévention de complications thromboemboliques d’origine veineuse dans les cas :
 D’alitement prolongé ou mobilité réduite,
 De post-opératoire (chirurgie abdominale, orthopédique, uro-gynécologique, …)
 Troubles du rythme de type FA3

En traitement curatif pour :


 La thrombose veineuse ou artérielle constituée (TVP)
 L’embolie pulmonaire (EP-
 SCA ( STEMI, NSTEMI, AIT) et AIT

C. Contre-indication La contre-indication essentielle est une anomalie de la coagulation


(hémophilie, cancer : après une chimio) ou un contexte hémorragique (ulcère gastrique).

D. Effets indésirables

 Risque d’hémorragies :
Mineures : gingivorragie, épistaxis, ecchymoses, hématurie.
Majeures : hématémèse, maelena et rectorragie.
 Risque de thrombopénie

3
Contraction anarchique des oreillettes =accumulation de sang = thrombus  AVC

22
CLINQUART Chloé BSI 1A3 QUADRI II : Unité 4

E. Présentation Les HBPM sont contenues dans des seringues/aiguilles montées prêtes à
l’emploi.

Les plus utilisés en milieu hospitalier sont des « marques déposées »:


- Fraxiparine® : UI Anti-Xa par ml (0,3 - 0,4 - 0,6 - 0,8 - 1 ml)
- Fragmin® : UI Anti-Xa par ml (2500 - 5000 - 7500 - 10000 UI)
- Clexane® : mg par ml (20mg - 40mg - 60mg - 80mg - 100mg)
- Fraxodi® : U.I Anti-Xa par ml (11.400/0,6 ml - 15.200/ 0,8 ml -
19.000/1 ml)

La voie d’administration :
- Voie sous- e temps.

Le dosage :
- UI Anti-Xa = UI anti facteur X activé
- La posologie est établie en fonction du poids de la personne et de
l’objectif du traitement (préventif ou curatif)

F. Mode d’action Dans la cascade de coagulation, les héparines à bas poids moléculaire
ont un pouvoir inhibiteur sur le facteur II et X : formation de fibrine inhibée :

Antithrombine III

Facteur II et X inhibés

Formation de fibrine inhibée
G. La durée d’action
Début d’action +/- 30 min
Durée d’action +/- 12 heures et 24 heures pour le Fraxodi®

Principes à respecter pour l’injection des HBPM


- Technique de l’injection sous-cutanée à 90° car il y a un risque hémorragique,
au niveau de la région péri ombilicale car le risque d’hématome est moindre, et
la résorption meilleure
- Ne pas purger la bulle d’air pour permettre d’injecter la totalité du médicament
- Maintenir le pli cutané du début à la fin de l’injection
- Attendre quelques secondes après administration avant de retirer l’aiguille
- Retrait de l’aiguille juste avant de relâcher le pli pour que le médicament se
répartisse bien dans le tissu sous cutané
- Ne pas masser la région pour éviter un risque hémorragique

Remarque : En cas d’incapacité à réaliser cette injection au niveau péri ombilicale,


elle peut se faire dans un autre site d’injection sous cutanée.
Ex : en chirurgie abdominale, choisir la cuisse comme site d’injection

H. Matériel
 BR = support propre
 Compresses stériles (1 ou 2 aseptisé, 1 sèche)
 HBPM
 Alcool
 SHA

23
CLINQUART Chloé BSI 1A3 QUADRI II : Unité 4

MODULE 2 : LE TUBAGE GASTRIQUE

Le tubage gastrique est une technique qui consiste en l’introduction sur prescription médicale, par la
bouche ou par le nez, d’une sonde dans l’estomac. Si la sonde est introduite par la bouche, sa durée
de maintien en place est limitée, et réservée à des situations particulières.

1. LES DIFFÉRENTS TYPES DE SONDES Le médecin prescrit la pose de la sonde ainsi que la nature
et la quantité de liquide à gaver mais le choix du type de sonde ainsi que son calibre revient à
l’infirmier(e).

A. Prestations infirmières :

TYPES DE SONDE Caractéristiques Indications


- Sonde en polyuréthane, latex, pvc, silic
- Radio opaque (ou non)  Alimentation
- Charrière de 6 à 18  Hydratation
- Simple courant  Evacuation gastrique
SONDE DE LEVIN - Longueurs variables munies de gradua°  Prélèvement
- Lumières latérales et une distale  Adm médicamenteuse
- Extrémité évasée
- Stérile – UU – emballage individuel
- Translucide (observation continue)
SONDE DE SALEM - IDEM sonde de Levin  Lavage (ch 14-18)
- Double voie/courant  Evacua° gastrique (Gavage)
- Charrière > 33
- Longueur variable
- Repères
TUBE DE FAUCHER - Simple courant avec embout entonnoir  Lavage en cas
- Lumières latérales et une distale d’intoxication
- Raccordable
- Stérile – UU – emballage individuel
- Translucide
- Mandrin nécéssaire pour mise en place
(ne pas le jeter)  Alimentation
MICROSONDE - Ch 8-10  Hydratation
- Sillicone ou latex  Adm. médicamenteuse
- Radio-opaque

24
CLINQUART Chloé BSI 1A3 QUADRI II : Unité 4

B. Prestations médicales :

TYPES DE SONDES Caractéristiques Indications


- Munies de 2 ballonnets
SONDE DE BLACKMORE permettant une compression  Rupture de varices
œsophagienne et gastrique oesophagiennes
sous le cardia
- Abord percutané
SONDE DE GASTROSTOMIE ET - Maintenue dans l’estomac  Alimentation
JÉJUNOSTOMIE au moyen d’ailettes ou de  Hydratation
ballonnets  Adm médicamenteuse
- Tubulure ext raccordable
- 2 voies minimum
SONDE NASOJÉJUNALE ET - Radio opaque  Mise au repos ou absence
NASODUODÉNALE - Raccordable d’estomac
- Stérile  Alimentation
- Charrières variables

C. Critères de choix d’une sonde gastrique :

 L’indication du soin prescrit


Ex : gavage ou évacuation
 Le produit à administrer
Ex : fluide ou épais
 La durée supposée du maintien en place
Ex : PVC (10 jours max) ou PUR (2 mois max)

D. Contre-indications à la pose de la sonde gastrique :


 Ingestion de produits caustiques ou moussants [afin d’éviter les V+ lors du placement
de la sonde car ceux-ci pourrait entrainer une lésion (brûlure) de l’œsophage]
 Traumatismes crâniens et de la face
 Intervention récente de l’œsophage

E. Durée de mise en place de la sonde gastrique : dépend de l’indication et du matériau de


celle-ci. Le choix du matériau en dépendra.

PVC PUR
 Plus rigide  Plus souple
 Matériau non inerte  Matériau inerte
 Maintien en place jusqu’à 10 jours  Maintien en place jusqu’à deux mois

F. Procédure du tubage gastrique :

1. Prendre les renseignements


Par rapport à la personne soignée
 Identité
 Motif d’hospitalisation
 Vécu du soin
 Etat général : autonomie, conscience, degré d’orientation et de
collaboration

25
CLINQUART Chloé BSI 1A3 QUADRI II : Unité 4

Par rapport au soin :


 Indication du tubage gastrique
 Type et calibre de la sonde à utiliser

2. Prévenir la personne soignée


- L'informer, la rassurer, lui expliquer le soin
- Observation de l’environnement : matériel présent dans la chambre
- Observation du bénéficiaire :
 S'assurer de sa présence dans la chambre
 Est-il à jeun ? Si non, à quand remonte le dernier repas ?
 Porte t’il des prothèses dentaires ? (Si oui ne pas les laisser)
 Présente t’il une déviation de la cloison ?
 Y a-t-il obstruction d’une narine ?

3. Rassembler le matériel Travailler selon un ordre chronologique et disposer le matériel


sur un plan propre :
 Chariot
 Poubelle
 Alèse suédoise
 Bassin réniforme
 Cellulose, mouchoirs, ou coton tige pour un éventuel soin de nez
 Matériel pour ranger les prothèses dentaires (SN)
 Ciseaux
 Sparadrap
 Stéthoscope
 Gants à usage unique
 Sonde gastrique
 Lubrifiant et ou moyen d’humidifier : silkospray® ou gobelet d’eau…
 Seringue à embout adapté
 Ether
 Fausset ou matériel à connecter à l’extrémité de la sonde (Cfr. Indication)

4. Préparer le matériel
- Organisation de l’espace de travail
- Main dominante du côté du patient
-
5. Installer le bénéficiaire
- Position assise privilégiée sauf en cas d’adaptation
- Protection du bénéficiaire : mise en place de l’alèse suédoise et du bassin réniforme
et cellulose
- Faire moucher le bénéficiaire, ou soin de nez SN
- Dégraisser le nez à l'éther si nécessaire
- Oter les prothèses dentaires

6. Exécuter le soin
- Hygiène des mains
- Ouvrir les emballages
- Découper les morceaux de sparadrap
- Préparer la fixation et enfiler des gants à usage unique
- Prendre les repères
 Saisir la sonde

26
CLINQUART Chloé BSI 1A3 QUADRI II : Unité 4

 Mesurer la distance totale entre le lobe de l’oreille et la pointe du nez, puis


du lobe de l’oreille à l’appendice xiphoïde, y ajouter 2 travers de doigts
 Observer la graduation
- GANTS
- Lubrifier - humidifier la sonde à son extrémité distale (silkospray ou eau)
- Introduire la sonde gastrique
Passage des fosses nasales : 1er repère
 Il correspond aux cornets des fosses nasales
 Une résistance sera ressentie
 Tête en extension : le plancher nasal est horizontal
Passage du pharynx : 2ème repère
 Il correspond au pharynx où il y a risque de se diriger dans les voies
respiratoires
 A ce moment, placer la tête en hyperflexion, glotte fermée
 Demander d’effectuer des mouvements de déglutition ou d’avaler
quelques gorgées d’eau ou si nécessaire, utiliser une seringue d’eau
glissée à l’intérieur de la joue
Atteindre le fond de l’estomac
 Atteinte du repère déterminé initialement, la mise en place est
terminée
- Vérifier la position de la sonde
 Vérifier qu’elle ne soit pas enroulée dans l’arrière gorge
 Injecter 20 ml d’air et ausculter le bruit aréique au moyen du stéthoscope
placé au niveau de l’estomac
 Un cliché RX est indispensable pour vérifier la bonne position de la sonde en
cas de doute.
 Fixer la sonde, généralement par du sparadrap (se référer aux protocoles de
service)
 Raccorder la sonde selon indication
 Clampée par Fausset
 Connectée pour un gavage, ou une évacuation
7. Réinstaller le bénéficiaire
8. Ranger le matériel
9. Hygiène des mains
10. Transmettre les informations et cocher le soin
11. Surveiller le bénéficiaire
 Retourner auprès du patient afin de voir comment il tolère la sonde gastrique
 Effectuer la surveillance selon l'indication de la sonde
G. Incidents et difficultés techniques :

1. Complications immédiates liées à la pose de la sonde gastrique

Complications immédiates Prévention Conduite à tenir


- Expliquer le soin :  Présence de deux
ABSENCE DE COOPÉRATION compréhension, acceptation, personnes lors de la pose afin
collaboration et détente de le relaxer, de l’apaiser
- Faire déglutir le plus  Sur PM, anxiolytique
rapidement possible
- Ne pas forcer  Patienter
TOUX, LARMOIEMENT - Rassurer le béné  Reprendre quand l’inconfort
- Faire respirer par le nez est levé

27
CLINQUART Chloé BSI 1A3 QUADRI II : Unité 4

- Introduire doucement la  Changer de narine


DOULEUR LIÉE À UNE sonde sans forcer en  Avertir le médecin si ne
IMPOSSIBILITÉ respectant la procédure passe pas
D’INTRODUIRE LA SONDE - Lubrifier la sonde
- Respecter la bonne position
de la tête (surveiller)
EPISTAXIS (SAIGNEMENT)  Evaluer l’importance de
- Douceur du geste l’épistaxis et recommencer si
possible en changeant de
narine
ENROULEMENT DE la sonde - Collaboration du patient : le  Retirer légèrement,
faire déglutir le + rapidement observer la bouche
possible au rythme de  Recommencer SN
l’introduction de la sonde
gastrique
NAUSSÉES, V+ - Poser la sonde gastrique 4 à  Installer le béné en position
6h après le dernier repas assise à 90° et lui fournir BR et
cellulose ou PLS si inconscient
- Faire déglutir la personne  Vérifier l’emplacement de la
INTRODUCTION DE LA SONDE - Positionner la tête en ante sonde
DANS L’ARBRE flexion (tête droite puis en  Radiographie du thorax
TRACHÉOBRONCHIQUE hyper flexion) surtout pour microsonde
(d’office)
OBSTRUCTION Nettoyage narines au LP

2. Incidents tardifs liés à la présence de la sonde

Complications secondaires Prévention Conduite à tenir


ARRACHAGE DE LA SONDE : - Expliquer le soin  Aviser le médecin pour le
ACCIDENT OU VOLONTAIRE - Fixation efficace replacement SN
- Contention SN  Refixer efficacement
- Vérifier la bonne position de  La remettre en place ou l’ôter
DÉPLACEMENT DE LA SONDE la sonde (SN « repousser »)  La reposer 4 à 6heures après
- Fixer efficacement le dernier gavage, SN
- Rincer systématiquement la  Tenter d’aspirer
OBSTRUCTION DE LA SONDE sonde à l’eau après chaque  Mobiliser légèrement la
gavage (alimentaire ou sonde. Si tj difficulté, prévenir
médicamenteuse) médecin avant le retrait
- Installer le bénéficiaire en  Informer le médecin pour un
REFLUX GASTRO- position semi-assise si gavage traitement éventuel
OESOPHAGIEN (PYROSIS) ET et après celui-ci
RISQUE D’INHALATION - Evaluer le reflux gastrique :
ne pas gaver si estomac plein
- Fixer sans traction (boucle de  Déplacer l’endroit de fixation
sécurité)  Surveiller les endroits de
APPARITION D’ESCARRE - Surveiller les ailes du nez et lésions
les endroits de contact avec la  Appliquer les procédures de
sonde soins de plaie du service
- Changer de fixat° quotidien.
SÉCHERESSE DES MUQUEUSES - Réaliser un soin de bouche 3  Inspection quotidienne
fois par jour ou rincer
DOULEUR - Surveillance ailes du nez,  Préciser la d+, informer
soins délicat médecin + traitement SN

28
CLINQUART Chloé BSI 1A3 QUADRI II : Unité 4

H. Procédure de retrait de la sonde :

Modalités
 Sur prescription médicale
 Clamper la sonde gastrique 3h avant le retrait en cas d’évacuation
 Réalimenter le patient avant le retrait de la sonde gastrique posée pour un gavage :
 Eau
 Potage
 Semi-liquide
 Solide
Matériel
 Cellulose et alèse suédoise
 Gants à usage unique
 Ether
 Mouchoirs
 Sac à déchets (+ sparadrap)
 Compresses non stériles

Procédure : Règle générale : toujours clamper la sonde durant le retrait


- Attacher le sac à déchets
- Placer le bénéficiaire en position assise, alèse sur le thorax et BR en mains
- Décoller le sparadrap
- Mettre les gants
- Placer la cellulose à hauteur de nez afin de réceptionner la sonde après son retrait
- Demander au bénéficiaire de respirer calmement
- Clamper la sonde (couder, ou occlure avec un Fausset)
- Retirer la sonde en la faisant coulisser dans la cellulose, et l’éliminer
- Oter les gants
- Proposer les mouchoirs si nécessaire
- Oter les éventuelles traces de sparadrap avec l’éther
- Ranger le matériel
- Hygiène des mains
- Cocher le soin et transmettre les observations

I. Soins d’hygiène spécifiques au patient porteur d’une sonde gastrique : (à effectuer quotidi)

Soins Objectifs ? Conduite à tenir


- Eviter l’assèchement des muq A réaliser minimum 3 fois par
SOINS DE BOUCHE - Assurer un certain bien-être au jour
patient
- Observer la cavité buccale et
dépister la moindre anomalie
(stomatite…)
SOINS DE NEZ - Confort Moucher, Nettoyer au LP SN et
- Observation (escarre) fixation sans traction
- Permettre la fixation correcte A changer SN, surveillance
CHANGEMENT DES SPARADRAPS de la sonde quotidienne de la narine.
Traces de colle à enlever à
l’éther SN
PROTECTION DE L’EXTRÉMITÉ DE - Eviter le risque de contaminat° FAUSSET (maintien du circuit
LA SONDE GASTRIQUE - Eviter entrée d’air fermé)

29
CLINQUART Chloé BSI 1A3 QUADRI II : Unité 4

2. LE GAVAGE = introduction d’une substance alimentaire ou médicamenteuse liquide/semi-


liquide dans le tube digestif (estomac, jéjunum) à l’aide d’une sonde placée par voie nasale ou par
stomie.

Indications : Le patient ne peut subvenir à ses besoins nutritifs essentiels mais une sonde
gastrique peut être placée, et une alimentation entérale est possible vu que le transit est
conservé.
Les indications relatives à l’administration d’un gavage sont la présence :
 Syndromes digestifs
 Diminution des capacités de digestion et d’absorption par une
atteinte de l’intégrité de l’appareil digestif.
Ex : séquelles de chirurgie digestive, pathologies
intestinales inflammatoires,…
 Insuffisances nutritionnelles
 Par manque d’apports
Ex : certains états dépressifs, anorexie, alcoolisme
chronique, personnes âgées,…
 Par augmentation des besoins
Ex : périodes post et péri opératoires, néoplasie,
dénutrition majeure, brûlés (protéines),…
 Problèmes non digestifs
 Troubles de la mastication ou de la déglutition
 L’obstacle au passage des aliments de la bouche vers l’estomac
(brûlure de l'œsophage)

Contre-indications :
 absence de transit sans distinction d’origine

Avantages comparé à l’alimentation parentérale (IV) :


 Maintien du volume et du processus digestif (respect de la physio)
 Coût moindre
 Diminution des risques de septicémie (et d’infection)

Types de gavages : sur PM, respect des horaires de repas (pas la nuit) et des protocoles.

 Discontinu à la seringue = gavage en bolus à la seringue :


 Quantité autorisée 300 ml en moyenne
 Toutes les 4 à 6 heures selon la prescription médicale

30
CLINQUART Chloé BSI 1A3 QUADRI II : Unité 4

 Discontinu en goutte à goutte = gavage intermittent


 Se référer à la prescription médicale (Ex : 500 ml en 2/3h)
 Nécessite un calcul de débit

 Continu = gavage continu en goutte à goutte sur une longue durée


 Quantité autorisée : se référer à la PM (Ex : durant 16 ou 24h)
 Nécessite un calcul de débit
 Impose l’usage d’une pompe

Choix de la sonde :
 Sonde de Levin (préparé par la diététi : + le dia est grand + l’ali est diversifiée)
 Microsonde (Nutrison)
 Sonde de gastrostomie et jéjunostomie

Produits utilisés :
L’alimentation entérale remplace l’alimentation ordinaire, elle doit apporter tous les
nutriments importants
Nutriments énergétiques :
- Glucides
- Lipides
- Protides
Nutriments non énergétiques :
- Vitamines
- Oligo-éléments
- Electrolytes
- Eau
- Fibres alimentaires

Les apports doivent être modulés en fonction du patient et de ses besoins spécifiques.
Ex : préparations riches en fibres, hypercaloriques,…
Les apports doivent être adaptés à la présence éventuelle de troubles digestifs, de
problèmes de sécrétions enzymatiques,…
Ex : diète polymérique, semi-élémentaire, élémentaire
L’alimentation entérale n’étant pas un médicament, elle est fournie par la cuisine et non
par la pharmacie. Elle peut être liquide ou semi-liquide. Les préparations commerciales
sont conservées et administrées à température ambiante. Les préparations artisanales
sont conservées au réfrigérateur et sont administrées tièdes.

Principes à respecter lors d’un gavage :

 Sonde gastrique introduite par le nez


 Obtenir la confirmation radiographique que n’importe quelle sonde placée à
l’aveugle (de petit ou de grand calibre) est correctement placée dans le tractus
gastro-intestinal avant sa première utilisation pour l’administration de
l’alimentation et de médicaments chez le patient adulte. Marquez l’emplacement
de la sortie de la sonde gastrique au moment de la radiographie initiale.
 Vérifier au stéthoscope à chaque utilisation
 Vérifier le résidu gastrique
 1er gavage avec de l’eau
 Au moins 2 heures après la pose d’une sonde gastrique
 Au moins 12 heures après la pose d’une gastrostomie

31
CLINQUART Chloé BSI 1A3 QUADRI II : Unité 4

 Respect de règles d’hygiène :


 Hygiène des mains
 Nouvelle tubulure à chaque gavage
 Ouverture des flacons en extemporané
 Rincer la sonde entre 2 utilisations
 Les poches d’alimentation entérale en système fermé peuvent rester
suspendues pendant 24 à 48 heures selon les directives du fabricant.
 Respecter la notion de repas si gavage discontinu à la seringue
 Asseoir le bénéficiaire pendant le gavage et 2H après
 Administrer un liquide tiède (penser à sortir les préparations artisanales du
réfrigérateur une heure à l’avance)
 La vitesse d’administration doit correspondre au temps d'un repas en cas
d’administration à la seringue. En goutte à goutte se référer à la prescription
médicale. Contrôler le débit grâce à une pompe.
 Ne jamais dépasser une quantité de 250 à 300 ml par gavage en discontinu à la
seringue.
 Ne pas injecter d’air
 Clamper entre chaque seringue
 Rincer systématiquement la sonde à l’eau en fin de gavage pour :
 Hydrater la personne.
 Eviter la prolifération bactérienne.
 Eviter l'obstruction de la sonde.
 Noter le volume dans le bilan hydrique.

Procédure du gavage selon schémas universel des soins :

1. Prendre les renseignements


Concernant la personne soignée
 Nom/prénom
 N° de chambre, lit
 Motif d’hospitalisation et pathologies
 Traitement suivi
Concernant le soin
 Indication du gavage
 Type de gavage
 Nature du régime
 Vécu par rapport au gavage : peur, craintes, attentes

2. Prévenir le bénéficiaire
- S'assurer de la qualité et de la présence du matériel dans la chambre
- S’assurer de la présence du patient dans la chambre
- Expliquer le soin au bénéficiaire : compréhension, acceptation, collaboration
- Observation du bénéficiaire : à jeûn ?, heure du dernier repas ?

3. Rassembler le matériel
 Protection
 Bassin réniforme
 Stéthoscope pour vérification (30ml d’air)
 Alimentation à administrer
 Fausset

32
CLINQUART Chloé BSI 1A3 QUADRI II : Unité 4

 Seringue de 60 ml propre à embout adapté


 Verre d'eau
 Trousse adaptée en fonction de la pompe utilisée et/ou du produit à administrer

4. Hygiène des mains


5. Préparer le matériel
6. Installer le bénéficiaire
- Surélever le dossier du lit à un minimum de 30°, et de préférence 45°, à moins
qu’une contre-indication médicale existe. Dans ce cas, utilisez la position anti-
Trendelenburg pour surélever la tête du lit
7. Réaliser le soin
- Placer la protection et le bassin réniforme
- Mesurer le résidu gastrique :
 Aspiration du liquide gastrique et estimation quantitative et qualitative du
résidu
 En présence d’un résidu gastrique :
 Inspecter la qualité de celui-ci
 En fonction de la quantité, se référer au protocole de service pour
réinjecter le résidu car contient des ions et enzymes.
 S’assurer du respect des horaires et du type de gavage (continu,
discontinu)
 Le signaler au médecin
- Contrôler la position de la sonde par injection rapide d'air et audition du bruit
caractéristique (gargouillements). Se référer au protocole du service.
- Température adaptée au type d’alimentation
- Administrer l’alimentation
- Clamper la sonde entre chaque ouverture du système
- Rincer la sonde à l’eau
- Bénéficiaire en position assise ou semi assise durant 2-3 heures.

8. Ranger le matériel
 Soin du matériel pour éviter la contamination
 Changement quotidien de seringue, de tubulure
 Rinçage et séchage du matériel entre chaque utilisation

9. Hygiène des mains


10. Cocher le soin et transmettre les observations
- Quantité de gavage administré pour l’alimentation artisanale
11. Surveillance du bénéficiaire
- Réactions immédiates face au gavage
- Surveillance du poids à plus long terme

Incidents et interventions infirmières :

Incidents Prévention
- Respecter quantité
DOULEURS ABDOMINALES - S’assurer de l’intégrité de l’alimentat° (conservat°)
- Respecter la t°c
- Respecter le débit (vitesse d’adm)
- Respecter la t°c
N+, V+ - Respecter la quantité
- S’assurer de l’intégrité de l’alimentation (cons/date)

33
CLINQUART Chloé BSI 1A3 QUADRI II : Unité 4

- Respecter le débit
- Position assise
 Installer patient PLS (éviter inhalation)
- Clamper entre chaque injection
AÉROPHAGIE - Clamper la sonde avant ouverture du système
- Eviter déconnexions
- Ne pas injecter air hors contexte de vérification
INHALATION POUVANT ENGENDRER UNE - Vérifier la position de la sonde
PNEUMONIE - Position assise ou semi (pendant et après)
- Si doute, arrêter le gavage
- Adm lente du gavage
- Respecter la qualité et la t° adéquate du gavage
DIARRHÉE - Respecter débit
- Importance de l’hygiène du matériel
- Osmolarité de la préparation

Administration de médicaments par sonde : L’introduction de médicaments dans la sonde doit


se faire dans le respect de leur forme galénique. Le choix de cette dernière doit tenir compte
des difficultés liées à la technique d’administration afin d’éviter les obstructions de la sonde,
des effets indésirables liés à la rupture de l’intégrité de la forme galénique, les éventuelles
interactions entre médicament et solution nutritive. Il ne faut jamais ajouter de médicament
dans un flacon d’alimentation. L’avis du pharmacien est nécessaire. Il faudra tenir compte du
site d’absorption du principe actif et du site d’installation de la nutrition dans le choix de la
forme galénique du médicament. La forme liquide est préférable si elle est possible.
Dans le cas contraire et pour autant qu’ils puissent l’être, les médicaments devront être
broyés, dilués et administrés séparément : poudre fine à mettre en solution. Le faire juste
avant l’administration pour éviter la dégradation du principe actif par la lumière et l’humidité
et une contamination bactérienne. L’emplacement de la sonde sera vérifié avant
l’administration de médicaments. La sonde sera rincée avant et après l’administration des
médicaments afin d’éviter l’obstruction de la sonde de nutrition.

3. LA GASTROSTOMIE ET LA JÉJUNOSTOMIE

Gastrostomie = intervention chirurgicale où l’estomac est abouché à la paroi abdominale


Jéjunostomie = intervention chirurgicale où le jéjunum est abouché à la paroi abdominale

Indications :
 Alimentation entérale de longue durée : les dispositifs d’alimentation à long
terme devraient être envisagés lorsque le besoin d’alimentation entérale est d’au
moins 4 semaines chez les adultes, les enfants et les nourrissons nés après terme.
 Impossibilité de poser une sonde gastrique

Avantage :
 Permet la rééducation à l’alimentation
 Permet l’administration de médicaments plus facilement par rapport à la microsonde
 Confort et discrétion

Inconvénient :
- Risque d’infection car présence d’une plaie
- Risque d’arrachage
- Risque d’éventration à long terme
- Risque d’obstruction

34
CLINQUART Chloé BSI 1A3 QUADRI II : Unité 4

Complications secondaires liées à la pose des sondes de gastro/jéjunostomie :

Complications Prévention
- Hydrater
CONSTIPATION - Alimentation riche en fibres
- Favoriser la mobilisation des patients
- Adm lente du gavage
DIARRHÉES - Respecter la qualité et la t° adéquate
- Respecter le débit
- Importance de l’hygiène du matériel
N+, V+ - Maintenir la personne assise pdt et juste après le
gavage
- Respecter débit d’écoulement
REFLUX POUVANT ENGENDRER UNE - Maintenir la personne assise pdt et juste après le
PNEUMONIE D’INHALATION gavage
- Peser le bénéficiaire régulièrement
PERTE DE POIDS - Vérifier l’apport quantitatif et calorique
- Vérifier si troubles digestifs
- Vérifier si augmentation des dépenses d’énergie

Soins infirmiers (attention aux  protocoles de service) :

- Durant les 24 premières heures après la pose, n’administrer par la sonde que de l’eau.
- Tout comme pour la sonde gastrique, maintenir le bénéficiaire en position assise/semi
assise pour l’alimentation.
- Surveillance de l’état cutané autour de l’orifice : rougeur, gonflement, suintement,…
- Effectuer une rotation de la sonde de 180° lors de la réfection du pansement ou selon
les habitudes de service.
- Soins de bouche plusieurs fois par jour.
- Surveillances liées à l’alimentation entérale.
- Soins de la stomie :
 En post op immédiat : pansement sec
 Ensuite : soin propre avec eau et savon
 Se référer au protocole de service
- En cas de doute sur le positionnement de la sonde : stopper l’alimentation et appeler
le médecin.
- Après guérison totale de la fistule : suivre la procédure du service.

4. ÉVACUATION GASTRIQUE = vidange du contenu de l’estomac à l’aide d’une sonde gastrique


dans le but d’en assurer sa vacuité.

Indications :
 Préopératoire d’une chirurgie sur le tube digestif si estomac plein et situation
d’urgence
 Post-opératoire abdominal, thoracique, cardiaque
 Dilatation gastrique : consécutive à une occlusion ou un remplissage massif
(hémorragie, …)
 Pancréatite

35
CLINQUART Chloé BSI 1A3 QUADRI II : Unité 4

Types d’évacuation :

 Par gravité : C'est l'écoulement du liquide gastrique vers un sac récolteur, dit aussi
écoulement par drainage.
Cela est possible grâce à 2 principes :
- La différence de hauteur entre l'estomac et le bocal.
- L'amorce par siphonage.

 Par dépression : C’est l’évacuation du contenu gastrique via un système d’aspiration


mécanique, celle-ci est rarement continue. Cette technique est utilisée lorsque le
liquide gastrique est trop épais ou visqueux, ou lorsqu’il y a nécessité d’une vidange
gastrique rapide, ou encore quand il faut trop souvent réamorcer la sonde gastrique
en drainage. La pression d'aspiration est modulable mais doit toujours veiller à ne pas
léser la muqueuse gastrique. La force d’aspirat° est fixée par le méd (Ex :-15 cm H2O)

Matériel :
DE BASE
 Matériel de base pour la mise en place d’une sonde gastrique.
 Sonde gastrique de Salem (ou de Levin), en PVC, de calibre suffisant (14/16), introduite
par le nez
 Raccord biconique
 Tuyau de raccord transparent, long, de diamètre supérieur à celui de la sonde
gastrique
 Repère pour identifier le niveau d’eau
 Matériel d’hygiène buccale
 Epingle de sûreté ou sparadrap pour fixer la sonde au drap de lit
SPÉCIFIQUE
 Système à dépression ou aspiration :
 Bocal d’aspiration sous scellé
 Manomètre
 Système par gravité ou drainage :
 Gants déposables
 Alèse plastifiée
 Bassin réniforme
 Seringue de 60 ml
 Cellulose
 Système de recueil des sécrétions gastriques
- Bocal contenant un fond d’eau
Sans bouchon
Idéalement en verre
Placé plus bas que l’estomac
Contenant un volume d’eau au départ fixé par un point de repère
- Sac récolteur (Ex : sac à diurèse)

Montage du système :
Par gravité
Sous eau : A la suite du raccord biconique, placer le tuyau raccord plongé dans le bocal
contenant de l’eau (niveau repéré par un trait). L’important n’est pas le volume d’eau,
mais bien le fait que celui-ci soit déterminé grâce à un repère. Se conforter au protocole
de service. Fixer la sonde au bocal à l’aide d’un sparadrap assurant la sécurité du système.
Dans un sac récolteur

36
CLINQUART Chloé BSI 1A3 QUADRI II : Unité 4

Par dépression
Connecter le tuyau de raccord à un système d’aspiration murale ou électrique. Régler la
force d’aspiration selon la prescription médicale. Les prescriptions varient entre -15 et -30
cmH2O

Surveillances :
 Surveillance du liquide :
o Qualité du liquide évacué :
- Coloration
- Aspect
- Odeur
- fluidité
o Quantité : paramètre à inclure dans le bilan hydrique
o Débit
 Surveillance du bon fonctionnement du système de drainage
- Surveillance du système de drainage
- Perméabilité
- Surveillance de l’état de remplissage du réceptacle : changement
quotidien et plus si nécessaire
- Réamorçage du système 3 fois par jour
 Surveillance de l’état général du bénéficiaire
- Expression du visage
- Teint
- Paramètres comportementaux
- Présence de nausées / vomissements
- Reprise du transit intestinal (en cas d’occlusion)
 Surveillance de l’état du nez et de la bouche :
- Fixation efficace changée quotidiennement
- Surveillance de l’état des muqueuses
 Surveillance du bilan hydrique
 Surveillance de l’équilibre ionique

Incidents potentiels et actions :


Incidents :
- Absence d’écoulement
- Obstruction de la sonde lié à :
 Présence de débris alimentaires
 Sonde contre la paroi de l’estomac
 Coudure du système
 Viscosité du liquide
 Caillot de sang
Actions :
 Vérification de la position de la sonde
 Injecter éventuellement de l’eau
 En cas de résistance, réamorcer et remettre en décharge

Complications :
 Douleurs abdominales
 Déshydratations et troubles ioniques

37
CLINQUART Chloé BSI 1A3 QUADRI II : Unité 4

5. PRÉLÈVEMENTS GASTRIQUES actuellement, remplacé par des analyses fonctionnelles par


gastroscopie.

Différents types de prélèvements :


o Prélèvement pour analyse bactériologique :
 Le but est de récolter des expectorations que le bénéficiaire aurait avalées
pendant la nuit (recherche du bacille de Koch4) dans le but d’établir un
diagnostic de tuberculose.
o Prélèvement pour examen fonctionnel de la sécrétion gastrique :
 Après avoir placé la sonde gastrique, on recueille les sécrétions gastriques
pendant 24H pour analyser :
- Le pH
- Le débit
- La quantité :
1 à 1,5l / 24h dont 0,5l la nuit
10 à 50 ml à jeun
- L'aspect
o Prélèvement pour analyse physique et chimique : (Le liquide gastrique peut avoir
diverses couleurs)
- Transparent : couleur normale
- Jaune : en cas de reflux duodénal (bile fraîche)
- Vert : reflux de bile oxydée suite à la stagnat° et au contact de l'air de l'estomac
- Noir : présence de sang digéré ou de selles. La différence se fait par l'odeur
- Rouge : présence de sang frais

Matériel :
BASE
 Chariot
 Poubelle
 Alèse suédoise
 Bassin réniforme
 Cellulose
 Mouchoirs ou matériel pour le soin de nez
 Récipient pour les prothèses dentaires
 Ciseaux préalablement désinfectés
 Sparadrap
 Stéthoscope
 Sonde gastrique manipulée stérilement
SPÉCIFIQUE
 Masque
 Gants stériles
 Champ stérile et cupule stérile ou set à pansement
 Sérum physiologique (20cc)
 Pot à prélèvement stérile étiqueté
 Seringue stérile (60ml)

4
Le matériel doit être stérile (gants etc), la technique doit être aseptique et réalisée durant 3 jours consécutifs
pour éviter faux positifs ou négatifs. Prélèvement à jeun au réveil, avant le lever du bénéficiaire. Mise en place
de précautions add : aériennes.

38
CLINQUART Chloé BSI 1A3 QUADRI II : Unité 4

Procédure :
- Mettre le masque
- Hygiène des mains
- Déballer le champ stérile et le déposer sur le plan de travail
- Aspirer 20 ml d’air dans la seringue, emballage fermé
- Déposer stérilement la seringue, la cupule et la sonde sur le champ
- Verser 10 ml de sérum physiologique dans la cupule
- Pré-ouvrir le pot à prélèvement
- Mettre le masque
- Hydro-alcoolisation des mains
- Mettre les gants stériles
- Saisir la sonde
- Prendre les repères sans déstériliser la sonde
- Lubrifier l’extrémité de la sonde dans la cupule
- Introduire la sonde gastrique
- Connecter la seringue à la sonde
- Vérifier la position de la sonde
- Aspirer les sécrétions (5 à 10 ml suffisent)
- Si nécessaire, injecter du liquide physiologique pour décoller les sécrétions
- Déconnecter la seringue en maintenant la sonde clampée
- Mettre les sécrétions dans le pot et refermer celui-ci
- Oter la sonde gastrique

IMPORTANT :
 Identifier les prélèvements (date !)
 Servir le repas car la personne était à jeun

REMARQUE : La fibroscopie remplace actuellement de plus en plus le prélèvement gastrique


en vue de mettre en évidence la présence du B.K

6. LE LAVAGE GASTRIQUE il faut dans ce cas-ci différencier le lavage en cas d’intoxication par un
produit ingérer accidentellement/involontairement du lavage gastrique prescrit dans le cadre
chirurgical.

A. Le lavage gastrique en pré/post-opératoire = introduction d’un liquide dans l’estomac via


une sonde pour en évacuer son contenu.

Indications :
 Préparation chirurgicale d’une sténose du pylore ou d’une intervention sur
l’estomac pour en assurer la vacuité et la propreté.
 Chez les NN, pour évacuer les mucosités et éliminer les sécrétions avalées durant
l’accouchement.

Matériel :
 Sonde de Salem (sonde à double courant)
 Seringue à gros embout ou entonnoir adapté (+ cruche et eau tiède)
 Le liquide à administrer suivant la prescription médicale
 Tout le matériel nécessaire pour réaliser la mise en place d’une sonde gastrique
avec évacuation (gants à UU, alèse, protection, BR,…)
 Cale bouche si introduction par bouche

39
CLINQUART Chloé BSI 1A3 QUADRI II : Unité 4

Procédure :
- Mise en place de la sonde gastrique
- Raccorder celle-ci au sachet récolteur, ou au système permettant l’injection de
liquide
- Faire couler le liquide à administrer par la voie « double courant » suivant la
prescription médicale (volume)

Surveillances :
 Quantité ramenée (doit correspondre au minimum à la quantité administrée)
 Surveillance de l’aspect du liquide (exemple : présence de sang,…)
 Observation générale du bénéficiaire (douleur, …)

B. Le lavage gastrique en cas d’intoxication

Conduite à tenir : Dans le cas de l’ingestion volontaire ou accidentelle d’un produit ou


d’un médicament, l’attitude adoptée sera de prendre les renseignements nécessaires
auprès du centre anti-poison afin d’adopter une action thérapeutique adaptée :
070/245.245 (numéro gratuit et accessible 24H/24) Suivant les indications du centre
antipoison, un lavage gastrique peut être prescrit. La sonde gastrique utilisée aux
urgences sera principalement le tube de Faucher.

Contre-indications absolues :
 Ingestion de produits caustiques car risque d’aggravation des lésions de
brûlures par les vomissements provoqués par la mise en place de la sonde.
 Ingestion de produits moussants car risque de production de mousse lors de
l’introduction du liquide et secondairement un risque d’inhalation de cette
mousse.
 Ingestion de produits dérivés de pétrole qui entraîne un risque de
pneumopathie par inhalation.

40

Vous aimerez peut-être aussi