Accidents et précautions des injections
SYNTHÈSE DE MÉDECINE
Risques ?
Risques physiques : Le professionnel de la santé peut être contaminé par le virus de
l’hépatite B, de l’hépatite C, par le VIH.
Risque psychique : Une période d’incertitude fera inévitablement suite à l’accident
Risques financiers : Tout accident de ce type a un coût réalisation des tests
sérologiques, traitement préventif, et absentéisme éventuel.
Contexte et circonstances ?
Re-capuchonnage.
Choc avec autrui, matériel qui échappe.
Manipulations avant de jeter les déchets.
Faute dans le mode d’évacuation des déchets:
Oubli sur une table de nuit, dans lit…
Non usage des containers à aiguilles, erreur de « tri »
Usage du conteneur, mais objet dépassant de ce dernier
Les injections = consiste en l’introduction sous pression à l’aide d’une seringue et d’une
aiguille, d’un médicament liquide, à travers la peau, dans l’épaisseur d’un tissu ou d’un
vaisseau. Le médicament est ainsi administré par voie parentérale, cad sans passage par le
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CLINQUART Chloé BSI 1A3 QUADRI II : Unité 4
TD, contrairement à la voie entérale (adm du médicament par voie digestive : voie orale,
gastrostomie ou tubage gastrique). La liste d’actes infirmiers (B2) requiert une préscription
médicale, on y retrouve : ID, S/C, IM, IN et la péridurale lorsque le KT est tj en place.
Plus l’injection d’un medoc est réalisée en surface, plus la résorption médicamenteuse sera
lente car l’irrigation des tissus superficiels se fait par des vx de plus fin calibres.
Plus l’injection est réalisé en surface plus la quantité à injecter est faible car l’épaisseur
tissulaire est moindre et donc ses capacités de résorption sont moindres.
ID max: 0,2ml
SC max: 2ml
IM max: 5 à 10ml
Règles générales :
Toute injection parentérale ne peut être réalisée que si la peau est exempte de :
- Lésions cutanées
- Ecchymoses
- Zones d’induration
- Œdèmes
- Cicatrices
Elle doit se réaliser de façon éloignée des proéminences osseuses.
Elle ne peut pas être réalisée si le membre a subi un évidement ganglionnaire.
Indications :
Pour une plus grande rapidité d’action du médoc car la résorption est plus rapide
Lorsque la voie entérale est impossible ou contre-indiquée.
Elle peut être utilisée par exemple dans les situations suivantes :
- Médicaments mal tolérés par l’estomac (anti-inflammatoires).
- Médicaments détruits par les sucs gastriques (Insuline, héparine).
- Médicaments dont une forte dose peut être néfaste au tube digestif
(antibiotiques).
- Vomissements.
- Situation de jeûne (examen, intervention chirurgicale).
- Individu inconscient.
- Bénéficiaire souffrant de troubles de la déglutition.
- Obstacles comme brûlure, cancer de la langue…
Avantage :
Un début d’action plus rapide que par la voie entérale (Ex : dans les situations
d’urgence telles que la crise d’épilepsie)
Une résorption plus précise qu’au niveau entérale : le dosage injecté = dos. résorbé.
Inconvénient :
- Douleur à l’endroit d’injection.
- Risque d’infection car existence d’effraction cutanée.
- Risque d’apparition + rapide et + intense des effets indésirables (vitesse
d’absorption).
Matériel utilisé :
La seringue : composée de 3 parties : l’embout (sur lequel s’adapte l’embase de
l’aiguille), le cylindre/corps de la seringue (gradués) et le piston (aspirer/injecter).
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Variation de l’aiguille :
o Longueur de la tige : varie de 1,25 à 7 cm (du bout
de la pointe jusqu’à l’embase) elle est choisie en
fonction de :
- La voie d’adm
- La localisation du site d’injection
- La personne soignée (corpulence, mm)
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Le matériel de base :
BR/plateau
Compresses stériles (IV toujours) ou propre (on peut pour IM ou SC)
Container à aiguille
Poubelle à proximité.
Flacons & fioles récipients en verre dont l’ouverture est munie d’un bouchon en
caoutchouc protégé jusqu’à son utilisation par un opercule en plastique ou en métal.
Ils peuvent contenir une ou plusieurs doses de médicaments liquide ou en poudre
(en cas de médicament à composition instable). Certains sont opaques. Leur
contenance est variable : 1ml, 10ml, 100ml,…
Choix selon :
- La solution fournie par la firme
- La PM
- Les recommandations reprises sur la notice du médicament
ou le compendium
- Les recommandations de la pharmacie
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! Ne pas confondre les ml faisant partie du dosage avec les ml indiquant la capacité de
l’ampoule ou du flacon. Ex : Lasix® 2ml, 20mg/ml
Capacité (vol) : 2ml de solution dans l’ampoule
Dosage : 20mg/ml = 20mg de PA dans 1 ml de solution
Décalitre (dal) Litre (L) Décilitre (dl) Centilitre (cl) Millilitre (ml)
10L 1L 0,1L 0,01L 0,001L
kg hg dag g dg cg mg µg
1000g 100g 10g 1g 0,1g 0,01g 0,001g 0,000001g
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o Unité de temps : l’unité de temps est la seconde (s), ses multiples sont la minute
(min) = 60 secondes et l’heure (h) = 36000 secondes.
Pour répartir les traitements sur 24h, calculer les débits de perfusion,
transfusion et gavages en ml/h ou en gouttes/min.
2. Calcul de dilution :
4. Calcul de doses :
o Dose totale de médicament à répartir en un certain nombre d’injection sur 24h :
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E. Calcul de débits : correspond au rapport entre le volume d’un produit et le temps qui
lui est imparti pour s’écouler (s’exprime en gttes/min lors d’une trousse sans régulateur
de débit et en ml/h lorsqu’on dispose d’un régulateur de débit électrique ou mécanique)
1. En ml/h :
2. En gouttes/min :
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Particularité :
Par rapport à l’inj SC :
o Résorption médicamenteuse + rapide car vascularisat° + IMP
o Le tissu muscu est + épais = moins de risque de nécrose
o La masse muscu est + IMP et donc le vol résorbable + grand
Elle peut être utilisée par exemple dans les situations suivantes :
- Médicaments mal tolérés par l’estomac (anti-inflammatoires).
- Médicaments détruits par les sucs gastriques (Insuline, héparine).
- Médicaments dont une forte dose peut être néfaste au tube digestif
(antibiotiques).
- Vomissements.
- Situation de jeûne (examen, intervention chirurgicale).
- Individu inconscient.
- Bénéficiaire souffrant de troubles de la déglutition.
- Obstacles comme brûlure, cancer de la langue…
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Relatives :
Paralysie d’un membre
Ex : AVC
Matériel d’ostéosynthèse : ne pas piquer du côté où se trouve le matos
(Excès pondéral majeur)
Inconvénients :
- La douleur
- La limite du volume à injecter en fonction du site (2ml=deltoïde, 3ml=vastext,
5/10ml avec changement de direct° = dorsaux fessiers)
Sites d’injections :
Critères de choix : varient en fonction de différents paramètres, à savoir :
o La nature du produit.
o La quantité de produit à injecter.
o La morphologie du bénéficiaire.
o L’état pathologique.
o Le site anatomique (intégrité cutanée : exempt de lésion, fiable au niveau
au niveau anatomique : loin des vx, des nerfs,.. et accès aisé).
SITES DE
LOCALISATIONS BRAS (DELTOÏDE) CUISSE (VASTE EXT) DORSO-FESSIER
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Pratique de l’injection IM :
Selon schémas universel des soins :
1. Prendre les renseignements
Concernant la personne soignée :
Nom/prénom
N° chambre/lit
Vécu par rapport IM
Motif d’hospitalisation et pathologies
Traitement suivi
Concernant le médicament :
Nom
Dosage et quantité
Voie d’administration
Heure d’injection et posologie
Action du médicament et indication spécifique
Surveillance des effets indésirables.
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6. Installer le bénéficiaire
Respecter :
La pudeur : isoler le patient
La sécurité : jamais d’injection à un patient debout !
Le confort : détente musculaire
Les pathologies
Le site d’injection
7. Réaliser le soin
- Découvrir la région
- Repérer le site (observer l’intégrité et palper la zone d’injection).
- Hydro alcoolisation des mains.
- Désinfecter le site en spirale, du point d’injection vers l’extérieur, sur un
diamètre de 5 cm, et placer une compresse sèche à portée de main.
- Prendre l’aiguille et seringue montées.
- Tendre la peau (fessier)/ saisir le muscle (vaste externe, deltoïde).
- Piquer à 90°avec fermeté et précision en maintenant la connexion entre
l’embase et le corps de la seringue.
- Stabiliser le système en maintenant l’embase et en gardant appui sur la
peau.
- Réaliser le contrôle sanguin en aspirant légèrement.
- Injecter lentement et de manière continue la solution, en observant les
réactions du bénéficiaire.
- Retirer l’aiguille et l’éliminer sans la re-capuchonner.
- Comprimer le point d’injection avec la compresse sèche.
- Masser en dissociant le plan cutané du plan musculaire.
8. Réinstaller le bénéficiaire
9. Ranger le matériel et éliminer les déchets dans les récipients adéquats
10. Hygiène des mains
11. Transmettre des observations et cocher le soin
12. Surveiller le bénéficiaire (effets attendus et effets indésirables).
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CLINQUART Chloé BSI 1A3 QUADRI II : Unité 4
- Désinfecter le site
- Prendre l’aiguille et la seringue montées
- Tendre la peau
- Piquer à 90°avec fermeté et précision en maintenant la connexion entre
l’embase et le corps de la seringue
- Stabiliser la seringue en maintenant l’embase
- Premier contrôle sanguin en décalant légèrement le piston
- Injecter lentement la solution
- Retirer l’aiguille hors du tissu musculaire
- Changement de direction en respectant un angle 30° vers la crête iliaque
- Second contrôle sanguin
- Injecter lentement le reste de la solution en observant les réactions du
bénéficiaire
- Retirer l’aiguille et l’éliminer sans la capuchonner
- Comprimer le point d’injection avec la compresse sèche
- Masser en dissociant le plan cutané du plan musculaire
- Continuer le soin comme précédemment
Adaptations :
Il existe d’autres manipulations pouvant s’adapter à la technique de base :
IM chez une personne cachectique : saisir le muscle au niveau du site dorso-
fessier et adapter la longueur de l’aiguille.
Lors d’un contrôle sanguin positif :
- Si présence d’un petit filet de sang, poursuivre l’injection
- Si présence massive de sang, recommencer l’ensemble
de la procédure
En présence d’un produit coloré, vérifier s’il y a augmentation de volume dans la
seringue.
Administration d’un produit huileux : réchauffer l’ampoule entre les mains pour
fluidifier le produit.
Complications potentielles :
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Avantage :
Action étalée dans le temps (>< IV)
Accès aisé pour l’auto-injection (sauf omoplate)
Inconvénients :
- Tissus de faible épaisseur qui ne peut résorber qu’une petite quantité de médicament,
ce qui limite le volume injectable à 2 ml.
- Seuls les médicaments aqueux peuvent être administrés par cette voie.
- Une sensation douloureuse peut être ressentie lors de l’injection sous-cutanée. Cela
est lié à la présence de récepteurs sensoriels dans l’hypoderme.
Sites d’injection :
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Le tissu conjonctif hypodermique est parcouru par des vaisseaux sanguins de fin calibre. La résorption du
médicament se fait lentement et elle est étalée dans le temps suivant le poids moléculaire du produit.
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Localisation des sites : Le choix de site d’injection S/C est bcp plus large que celui de
l’injection IM
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Concernant le médicament :
Nom
Dosage et quantité
Voie d’administration
Posologie
Indication spécifique, effet attendu
Effets indésirables possibles
6. Installer le bénéficiaire
Respecter :
La pudeur : isoler le patient
La sécurité : jamais chez un bénéficiaire en position debout
Le confort
Les pathologies
L’intégrité du site
7. Réaliser le soin
Le choix de la technique dépendra :
o Du type de médicament
o De la longueur de l’aiguille
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CLINQUART Chloé BSI 1A3 QUADRI II : Unité 4
8. Réinstaller le bénéficiaire
9. Ranger le matériel et éliminer les déchets dans les récipients adéquats
10. Hygiène des mains
11. Transmettre les observations et cocher le soin
12. Surveiller le bénéficiaire (effets attendus et effets indésirables)
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CLINQUART Chloé BSI 1A3 QUADRI II : Unité 4
5. PARTICULARITE : HYPERDERMOCLYSE
Indications :
Réhydratation du sujet âgé modérément déshydraté.
Prévention d’une déshydratation chez la personne à risque.
Difficulté voire impossibilité d’ingestion par voie orale.
Administration des médicaments.
Mauvais capital veineux.
Contre-ind :
Œdème généralisé – anasarque (œdème généralisé en cas d’insuffisance cardiaque)
Situation d’urgence nécessitant une réhydratation rapide et massive
Troubles de l’hémostase.
Affections dermatologiques, lipodystrophie.
Hématome.
Localisation des sites : Tous les sites d’injection S/C sont adaptés à l’hypodermoclyse.
Néanmoins, les sites privilégiés sont la région abdominale et la face antérieure des cuisses
Solutions et volumes adm : L’utilisation de l’hypodermoclyse exige le respect d’une PM
(Ex : 1500ml/24h) Néanmoins, deux sites peuvent être utilisés simultanément.
1000 𝑥 20 125
Résolution : 24 𝑥 60
= 9
= 13,8 = 14
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6. INSULINOTHÉRAPIE
Définition du diabète :
Norme de la glycémie à jeun : 0,6 à 1,1 g/l
Hypoglycémie : < à 0 ,6g/l
Hyperglycémie : > à 1,26 g/l
Le diabète I est caractérisé par une carence complète en insuline, suite à une
destruction des cellules β par un processus auto-immun (Anticorps anti-cellules β). Ce
type de diabète est donc insulino-dépendant : l’insulinothérapie est le traitement
essentiel de cette pathologie
Le diabète de type II est caractérisé soit par une insulino-résistance, soit par déficit
insulino-secrétoire partiel. Ce type de diabète est non insulinodépendant. La traitement
requis par cette pathologie commence par un régime alimentaire, la pratique d’une
activité physique, et requiert parfois l’administration d’antidiabétiques oraux. Dans
certains cas, ce diabète II évolue et requiert alors une insulinothérapie. Ce diabète est
devenu insulino-requiérant.
Rôle de l’insuline :
L’insuline est une hormone hypoglycémiante.
En effet, elle permet:
L’entrée du glucose dans toutes les cellules, et ce en se fixant sur les récepteurs
membranaires des cellulaires
La glycogénèse (réserve sous forme de glycogène au niveau du foie et des muscles.
Origine de l’insuline : L’insuline est une hormone endogène : elle est secrétée par les
cellules β des îlots de Langherans du pancréas. L’insulinothérapie recourt à une insuline
exogène : elle est obtenue par génie génétique. Soit c’est une insuline humaine qui est
identique à l’insuline endogène. Soit c’est un analogue de l’insuline dont la structure
chimique diffère quelque peu de l’insuline endogène, pour en modifier la cinétique.
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CLINQUART Chloé BSI 1A3 QUADRI II : Unité 4
Nature chimique : L’insuline une protéine composée de 51 acides aminés. Cette molécule
doit donc s’administrer par une voie parentérale sinon elle est détruite par les enzymes
digestives (pepsine gastrique et trypsine pancréatique). Elle est habituellement injectée en
SC afin d’obtenir une action étalée dans le temps.
Types d’insulines : Elles sont classées selon leur nature et selon leur profil d’action
o Les insulines humaines :
- Ordinaire ou rapide : Actrapid®
- Intermédaire, lente ou retard (insuline NPH) : Insulatard®
o Les analogues de l’insuline :
- Ultra-rapide : Humalog®
- Ultra-lente : Lantus®
o Les mélanges ou insulines mixtes ou biphasiques :
- Humuline 30/70®
- Novo Mix 30®
Le stylo est le matériel le plus utilisé par le patient lui-même. Une aiguille est vissée
sur ce dernier : sa longueur est soit courte (4-5-6 mm), soit longue (8-12 mm)
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CLINQUART Chloé BSI 1A3 QUADRI II : Unité 4
Sites d’injections :
Les sites d’injection sont tous les sites d’injections sous-cutanées, à savoir :
Le tiers médian face antéro-externe du bras
La région abdominale (sauf ligne blanche)
Le tiers-médian face antéro-externe de la cuisse
(La région fessière supérieure)
(La base de l’omoplate)
Il est important d’effectuer systématiquement une rotation des sites d’injection afin
d’éviter la lipodystrophie. Celle-ci engendre des complications locales (aspect
inesthétique de la peau), mais aussi des conséquences générales (troubles de la
résorption e l’insuline, et donc risque de perturbations glycémiques)
La vitesse de résorption, et donc la vitesse d’action de l’insuline varie selon les sites : la
résorption est plus rapide au niveau de l’abdomen que dans la cuisse.
Précautions importantes :
- Réaliser une glycémie capillaire avant l’injection d’insuline
- Homogénéiser les insulines intermédiaires qui ont un aspect laiteux
- Réchauffer les insulines qui sont conservées au frigo
- Ne pas mélanger deux insulines différentes dans une même seringue
- Prévoir une rotation systématique des sites d’injection
- Donner un repas après l’injection d’insuline rapide (sauf si insuline rapide en
schéma correcteur)
- Ne pas oublier la collation avec les insulines rapides (pas toujours requis avec les
insulines ultrarapides)
- Utiliser une nouvelle aiguille à chaque injection
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CLINQUART Chloé BSI 1A3 QUADRI II : Unité 4
7. LES ANTI-COAGULANTS Nous n’aborderons dans ce chapitre que les anticoagulants de type «
héparine à bas poids moléculaire ».
Traitement mis en place pour éviter la formation d’un THROMBUS = caillot
Rappel : l’hémostase : C’est un processus physiologique par lequel le saignement des petits
vaisseaux est contrôlé. Quatre mécanismes entrent en jeu pour limiter les pertes de sang :
la vasoconstriction, la formation du clou plaquettaire, la coagulation et la fibrinolyse.
A. Vasoconstriction
Après lésion, la contraction des fibres musculaires lisses des vaisseaux apparaît par
stimulation sympathique.
Ainsi a lieu une diminution du calibre du vaisseau, ayant pour objectif de diminuer le débit
et donc de limiter les pertes sanguines.
D. Fibrinolyse
Le caillot évolue après sa formation. Quand la guérison de la paroi vasculaire est complète,
la plasmine (protéine protéolytique) lyse le caillot de fibrine, les cellules phagocytaires
enlèvent les débris.
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CLINQUART Chloé BSI 1A3 QUADRI II : Unité 4
Les fibrinolytiques
Ex : Métalyse®, Actilyse®
Autres :
Ex : Xarelto (inhibiteur direct du facteur Xa), Pradaxa, Eliquis
A. Nature physico chimique Les HBPM sont des mucopolysaccharides. De ce fait, elles
doivent être administrées en voie parentérale, et idéalement en SC pour avoir une
action étalée dans le temps.
B. Indications
En prévention de complications thromboemboliques d’origine veineuse dans les cas :
D’alitement prolongé ou mobilité réduite,
De post-opératoire (chirurgie abdominale, orthopédique, uro-gynécologique, …)
Troubles du rythme de type FA3
D. Effets indésirables
Risque d’hémorragies :
Mineures : gingivorragie, épistaxis, ecchymoses, hématurie.
Majeures : hématémèse, maelena et rectorragie.
Risque de thrombopénie
3
Contraction anarchique des oreillettes =accumulation de sang = thrombus AVC
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CLINQUART Chloé BSI 1A3 QUADRI II : Unité 4
E. Présentation Les HBPM sont contenues dans des seringues/aiguilles montées prêtes à
l’emploi.
La voie d’administration :
- Voie sous- e temps.
Le dosage :
- UI Anti-Xa = UI anti facteur X activé
- La posologie est établie en fonction du poids de la personne et de
l’objectif du traitement (préventif ou curatif)
F. Mode d’action Dans la cascade de coagulation, les héparines à bas poids moléculaire
ont un pouvoir inhibiteur sur le facteur II et X : formation de fibrine inhibée :
Antithrombine III
Facteur II et X inhibés
Formation de fibrine inhibée
G. La durée d’action
Début d’action +/- 30 min
Durée d’action +/- 12 heures et 24 heures pour le Fraxodi®
H. Matériel
BR = support propre
Compresses stériles (1 ou 2 aseptisé, 1 sèche)
HBPM
Alcool
SHA
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CLINQUART Chloé BSI 1A3 QUADRI II : Unité 4
Le tubage gastrique est une technique qui consiste en l’introduction sur prescription médicale, par la
bouche ou par le nez, d’une sonde dans l’estomac. Si la sonde est introduite par la bouche, sa durée
de maintien en place est limitée, et réservée à des situations particulières.
1. LES DIFFÉRENTS TYPES DE SONDES Le médecin prescrit la pose de la sonde ainsi que la nature
et la quantité de liquide à gaver mais le choix du type de sonde ainsi que son calibre revient à
l’infirmier(e).
A. Prestations infirmières :
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CLINQUART Chloé BSI 1A3 QUADRI II : Unité 4
B. Prestations médicales :
PVC PUR
Plus rigide Plus souple
Matériau non inerte Matériau inerte
Maintien en place jusqu’à 10 jours Maintien en place jusqu’à deux mois
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CLINQUART Chloé BSI 1A3 QUADRI II : Unité 4
4. Préparer le matériel
- Organisation de l’espace de travail
- Main dominante du côté du patient
-
5. Installer le bénéficiaire
- Position assise privilégiée sauf en cas d’adaptation
- Protection du bénéficiaire : mise en place de l’alèse suédoise et du bassin réniforme
et cellulose
- Faire moucher le bénéficiaire, ou soin de nez SN
- Dégraisser le nez à l'éther si nécessaire
- Oter les prothèses dentaires
6. Exécuter le soin
- Hygiène des mains
- Ouvrir les emballages
- Découper les morceaux de sparadrap
- Préparer la fixation et enfiler des gants à usage unique
- Prendre les repères
Saisir la sonde
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CLINQUART Chloé BSI 1A3 QUADRI II : Unité 4
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CLINQUART Chloé BSI 1A3 QUADRI II : Unité 4
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CLINQUART Chloé BSI 1A3 QUADRI II : Unité 4
Modalités
Sur prescription médicale
Clamper la sonde gastrique 3h avant le retrait en cas d’évacuation
Réalimenter le patient avant le retrait de la sonde gastrique posée pour un gavage :
Eau
Potage
Semi-liquide
Solide
Matériel
Cellulose et alèse suédoise
Gants à usage unique
Ether
Mouchoirs
Sac à déchets (+ sparadrap)
Compresses non stériles
I. Soins d’hygiène spécifiques au patient porteur d’une sonde gastrique : (à effectuer quotidi)
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CLINQUART Chloé BSI 1A3 QUADRI II : Unité 4
Indications : Le patient ne peut subvenir à ses besoins nutritifs essentiels mais une sonde
gastrique peut être placée, et une alimentation entérale est possible vu que le transit est
conservé.
Les indications relatives à l’administration d’un gavage sont la présence :
Syndromes digestifs
Diminution des capacités de digestion et d’absorption par une
atteinte de l’intégrité de l’appareil digestif.
Ex : séquelles de chirurgie digestive, pathologies
intestinales inflammatoires,…
Insuffisances nutritionnelles
Par manque d’apports
Ex : certains états dépressifs, anorexie, alcoolisme
chronique, personnes âgées,…
Par augmentation des besoins
Ex : périodes post et péri opératoires, néoplasie,
dénutrition majeure, brûlés (protéines),…
Problèmes non digestifs
Troubles de la mastication ou de la déglutition
L’obstacle au passage des aliments de la bouche vers l’estomac
(brûlure de l'œsophage)
Contre-indications :
absence de transit sans distinction d’origine
Types de gavages : sur PM, respect des horaires de repas (pas la nuit) et des protocoles.
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CLINQUART Chloé BSI 1A3 QUADRI II : Unité 4
Choix de la sonde :
Sonde de Levin (préparé par la diététi : + le dia est grand + l’ali est diversifiée)
Microsonde (Nutrison)
Sonde de gastrostomie et jéjunostomie
Produits utilisés :
L’alimentation entérale remplace l’alimentation ordinaire, elle doit apporter tous les
nutriments importants
Nutriments énergétiques :
- Glucides
- Lipides
- Protides
Nutriments non énergétiques :
- Vitamines
- Oligo-éléments
- Electrolytes
- Eau
- Fibres alimentaires
Les apports doivent être modulés en fonction du patient et de ses besoins spécifiques.
Ex : préparations riches en fibres, hypercaloriques,…
Les apports doivent être adaptés à la présence éventuelle de troubles digestifs, de
problèmes de sécrétions enzymatiques,…
Ex : diète polymérique, semi-élémentaire, élémentaire
L’alimentation entérale n’étant pas un médicament, elle est fournie par la cuisine et non
par la pharmacie. Elle peut être liquide ou semi-liquide. Les préparations commerciales
sont conservées et administrées à température ambiante. Les préparations artisanales
sont conservées au réfrigérateur et sont administrées tièdes.
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CLINQUART Chloé BSI 1A3 QUADRI II : Unité 4
2. Prévenir le bénéficiaire
- S'assurer de la qualité et de la présence du matériel dans la chambre
- S’assurer de la présence du patient dans la chambre
- Expliquer le soin au bénéficiaire : compréhension, acceptation, collaboration
- Observation du bénéficiaire : à jeûn ?, heure du dernier repas ?
3. Rassembler le matériel
Protection
Bassin réniforme
Stéthoscope pour vérification (30ml d’air)
Alimentation à administrer
Fausset
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CLINQUART Chloé BSI 1A3 QUADRI II : Unité 4
8. Ranger le matériel
Soin du matériel pour éviter la contamination
Changement quotidien de seringue, de tubulure
Rinçage et séchage du matériel entre chaque utilisation
Incidents Prévention
- Respecter quantité
DOULEURS ABDOMINALES - S’assurer de l’intégrité de l’alimentat° (conservat°)
- Respecter la t°c
- Respecter le débit (vitesse d’adm)
- Respecter la t°c
N+, V+ - Respecter la quantité
- S’assurer de l’intégrité de l’alimentation (cons/date)
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- Respecter le débit
- Position assise
Installer patient PLS (éviter inhalation)
- Clamper entre chaque injection
AÉROPHAGIE - Clamper la sonde avant ouverture du système
- Eviter déconnexions
- Ne pas injecter air hors contexte de vérification
INHALATION POUVANT ENGENDRER UNE - Vérifier la position de la sonde
PNEUMONIE - Position assise ou semi (pendant et après)
- Si doute, arrêter le gavage
- Adm lente du gavage
- Respecter la qualité et la t° adéquate du gavage
DIARRHÉE - Respecter débit
- Importance de l’hygiène du matériel
- Osmolarité de la préparation
3. LA GASTROSTOMIE ET LA JÉJUNOSTOMIE
Indications :
Alimentation entérale de longue durée : les dispositifs d’alimentation à long
terme devraient être envisagés lorsque le besoin d’alimentation entérale est d’au
moins 4 semaines chez les adultes, les enfants et les nourrissons nés après terme.
Impossibilité de poser une sonde gastrique
Avantage :
Permet la rééducation à l’alimentation
Permet l’administration de médicaments plus facilement par rapport à la microsonde
Confort et discrétion
Inconvénient :
- Risque d’infection car présence d’une plaie
- Risque d’arrachage
- Risque d’éventration à long terme
- Risque d’obstruction
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Complications Prévention
- Hydrater
CONSTIPATION - Alimentation riche en fibres
- Favoriser la mobilisation des patients
- Adm lente du gavage
DIARRHÉES - Respecter la qualité et la t° adéquate
- Respecter le débit
- Importance de l’hygiène du matériel
N+, V+ - Maintenir la personne assise pdt et juste après le
gavage
- Respecter débit d’écoulement
REFLUX POUVANT ENGENDRER UNE - Maintenir la personne assise pdt et juste après le
PNEUMONIE D’INHALATION gavage
- Peser le bénéficiaire régulièrement
PERTE DE POIDS - Vérifier l’apport quantitatif et calorique
- Vérifier si troubles digestifs
- Vérifier si augmentation des dépenses d’énergie
- Durant les 24 premières heures après la pose, n’administrer par la sonde que de l’eau.
- Tout comme pour la sonde gastrique, maintenir le bénéficiaire en position assise/semi
assise pour l’alimentation.
- Surveillance de l’état cutané autour de l’orifice : rougeur, gonflement, suintement,…
- Effectuer une rotation de la sonde de 180° lors de la réfection du pansement ou selon
les habitudes de service.
- Soins de bouche plusieurs fois par jour.
- Surveillances liées à l’alimentation entérale.
- Soins de la stomie :
En post op immédiat : pansement sec
Ensuite : soin propre avec eau et savon
Se référer au protocole de service
- En cas de doute sur le positionnement de la sonde : stopper l’alimentation et appeler
le médecin.
- Après guérison totale de la fistule : suivre la procédure du service.
Indications :
Préopératoire d’une chirurgie sur le tube digestif si estomac plein et situation
d’urgence
Post-opératoire abdominal, thoracique, cardiaque
Dilatation gastrique : consécutive à une occlusion ou un remplissage massif
(hémorragie, …)
Pancréatite
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Types d’évacuation :
Par gravité : C'est l'écoulement du liquide gastrique vers un sac récolteur, dit aussi
écoulement par drainage.
Cela est possible grâce à 2 principes :
- La différence de hauteur entre l'estomac et le bocal.
- L'amorce par siphonage.
Matériel :
DE BASE
Matériel de base pour la mise en place d’une sonde gastrique.
Sonde gastrique de Salem (ou de Levin), en PVC, de calibre suffisant (14/16), introduite
par le nez
Raccord biconique
Tuyau de raccord transparent, long, de diamètre supérieur à celui de la sonde
gastrique
Repère pour identifier le niveau d’eau
Matériel d’hygiène buccale
Epingle de sûreté ou sparadrap pour fixer la sonde au drap de lit
SPÉCIFIQUE
Système à dépression ou aspiration :
Bocal d’aspiration sous scellé
Manomètre
Système par gravité ou drainage :
Gants déposables
Alèse plastifiée
Bassin réniforme
Seringue de 60 ml
Cellulose
Système de recueil des sécrétions gastriques
- Bocal contenant un fond d’eau
Sans bouchon
Idéalement en verre
Placé plus bas que l’estomac
Contenant un volume d’eau au départ fixé par un point de repère
- Sac récolteur (Ex : sac à diurèse)
Montage du système :
Par gravité
Sous eau : A la suite du raccord biconique, placer le tuyau raccord plongé dans le bocal
contenant de l’eau (niveau repéré par un trait). L’important n’est pas le volume d’eau,
mais bien le fait que celui-ci soit déterminé grâce à un repère. Se conforter au protocole
de service. Fixer la sonde au bocal à l’aide d’un sparadrap assurant la sécurité du système.
Dans un sac récolteur
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Par dépression
Connecter le tuyau de raccord à un système d’aspiration murale ou électrique. Régler la
force d’aspiration selon la prescription médicale. Les prescriptions varient entre -15 et -30
cmH2O
Surveillances :
Surveillance du liquide :
o Qualité du liquide évacué :
- Coloration
- Aspect
- Odeur
- fluidité
o Quantité : paramètre à inclure dans le bilan hydrique
o Débit
Surveillance du bon fonctionnement du système de drainage
- Surveillance du système de drainage
- Perméabilité
- Surveillance de l’état de remplissage du réceptacle : changement
quotidien et plus si nécessaire
- Réamorçage du système 3 fois par jour
Surveillance de l’état général du bénéficiaire
- Expression du visage
- Teint
- Paramètres comportementaux
- Présence de nausées / vomissements
- Reprise du transit intestinal (en cas d’occlusion)
Surveillance de l’état du nez et de la bouche :
- Fixation efficace changée quotidiennement
- Surveillance de l’état des muqueuses
Surveillance du bilan hydrique
Surveillance de l’équilibre ionique
Complications :
Douleurs abdominales
Déshydratations et troubles ioniques
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Matériel :
BASE
Chariot
Poubelle
Alèse suédoise
Bassin réniforme
Cellulose
Mouchoirs ou matériel pour le soin de nez
Récipient pour les prothèses dentaires
Ciseaux préalablement désinfectés
Sparadrap
Stéthoscope
Sonde gastrique manipulée stérilement
SPÉCIFIQUE
Masque
Gants stériles
Champ stérile et cupule stérile ou set à pansement
Sérum physiologique (20cc)
Pot à prélèvement stérile étiqueté
Seringue stérile (60ml)
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Le matériel doit être stérile (gants etc), la technique doit être aseptique et réalisée durant 3 jours consécutifs
pour éviter faux positifs ou négatifs. Prélèvement à jeun au réveil, avant le lever du bénéficiaire. Mise en place
de précautions add : aériennes.
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Procédure :
- Mettre le masque
- Hygiène des mains
- Déballer le champ stérile et le déposer sur le plan de travail
- Aspirer 20 ml d’air dans la seringue, emballage fermé
- Déposer stérilement la seringue, la cupule et la sonde sur le champ
- Verser 10 ml de sérum physiologique dans la cupule
- Pré-ouvrir le pot à prélèvement
- Mettre le masque
- Hydro-alcoolisation des mains
- Mettre les gants stériles
- Saisir la sonde
- Prendre les repères sans déstériliser la sonde
- Lubrifier l’extrémité de la sonde dans la cupule
- Introduire la sonde gastrique
- Connecter la seringue à la sonde
- Vérifier la position de la sonde
- Aspirer les sécrétions (5 à 10 ml suffisent)
- Si nécessaire, injecter du liquide physiologique pour décoller les sécrétions
- Déconnecter la seringue en maintenant la sonde clampée
- Mettre les sécrétions dans le pot et refermer celui-ci
- Oter la sonde gastrique
IMPORTANT :
Identifier les prélèvements (date !)
Servir le repas car la personne était à jeun
6. LE LAVAGE GASTRIQUE il faut dans ce cas-ci différencier le lavage en cas d’intoxication par un
produit ingérer accidentellement/involontairement du lavage gastrique prescrit dans le cadre
chirurgical.
Indications :
Préparation chirurgicale d’une sténose du pylore ou d’une intervention sur
l’estomac pour en assurer la vacuité et la propreté.
Chez les NN, pour évacuer les mucosités et éliminer les sécrétions avalées durant
l’accouchement.
Matériel :
Sonde de Salem (sonde à double courant)
Seringue à gros embout ou entonnoir adapté (+ cruche et eau tiède)
Le liquide à administrer suivant la prescription médicale
Tout le matériel nécessaire pour réaliser la mise en place d’une sonde gastrique
avec évacuation (gants à UU, alèse, protection, BR,…)
Cale bouche si introduction par bouche
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Procédure :
- Mise en place de la sonde gastrique
- Raccorder celle-ci au sachet récolteur, ou au système permettant l’injection de
liquide
- Faire couler le liquide à administrer par la voie « double courant » suivant la
prescription médicale (volume)
Surveillances :
Quantité ramenée (doit correspondre au minimum à la quantité administrée)
Surveillance de l’aspect du liquide (exemple : présence de sang,…)
Observation générale du bénéficiaire (douleur, …)
Contre-indications absolues :
Ingestion de produits caustiques car risque d’aggravation des lésions de
brûlures par les vomissements provoqués par la mise en place de la sonde.
Ingestion de produits moussants car risque de production de mousse lors de
l’introduction du liquide et secondairement un risque d’inhalation de cette
mousse.
Ingestion de produits dérivés de pétrole qui entraîne un risque de
pneumopathie par inhalation.
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