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Gestion d’irrécouvrabilité bancaire_________________________________________IGA Rabat

RISQUE D’IRRECOUVRABILITE SUR


LE PROTEFEUILLE CLIENT AU SEIN
DE LA BANQUE

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Dédicace
A nos chers collègues
Pour votre affection, et vos conseils
Que ce travail soit le fruit de toutes nos
peines et nos sacrifices
Acceptez ce travail comme témoignage de
l’estime, le
Respect et le grand amour que nous éprouvons
pour vous.

A nos chers frères, A nos chères sœurs

Symboles de fraternité, de soutien et


d’encouragement
En témoignage de notre profond respect et
affection.
A toutes nos familles
Avec toutes nos affections, et nos souhaits de
bonheur et de réussite.

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A tous nos formateurs, A tous nos amis, A tous le


personnel de L’I.G.A RABAT et A toute personne nous
ayant consacré un jour, un moment de sa vie
Pour nous aider, nous conseiller, nous encourager
Ou simplement nous sourire…
On dédie ce travail.

Remerciements

On voudrait remercier vivement notre professeur


et encadrant à l’I.G.A M. AASRI Mohammed Rachid
pour avoir été à notre écoute, pour ses précieux
conseils et ses encouragements.

On présente notre profond remerciement et


respect à tous les membres du jury pour leur
aimable acceptation de juger notre travail.

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Et finalement, on tient à remercier tout le


personnel de la bibliothèque Al SAOUD, de la banque
ATTIJARI WAFABANK, et la SGMB essentiellement M.
ZAOUI Younes pour leur aide, leur gentillesse et leur
amabilité.

Que toute personne qui a contribué de près ou de


loin au bon déroulement de notre projet, trouve ici
l’expression de notre reconnaissance et de notre
gratitude.

Avant propos

Dans le cadre de sa politique visant à réaliser une meilleure et adéquate


formation du point de vue théorique que pratique, l’Institut Supérieur du Génie
Appliqué « IGA », Organise en faveur des stagiaires de la troisième année un projet
de fin d’année à réaliser ;

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L’expérience du projet est organisée dans le but de nous initier à la recherche


d’informations et à acquérir le sens de l’organisation et de mettre en pratique les
connaissances théoriques que nous avons étudié durant notre formation à l’I.G.A,
ainsi que pour s’intégrer à la vie active, et être au courant de la vie professionnelle
et des tâches qui nous attendent sur le terrain ;

Aussi être initié aux différentes besognes qui peuvent être aussi bien faciles
que difficiles, mais ce premier pas (c’est à dire ce projet), nous est de grande aide
pour affronter les difficultés qui seront reçues.

Sommaire

A nos chers frères, A nos chères sœurs....................................2


Symboles de fraternité, de soutien et d’encouragement.........2
AVAL ET CAUTIONNNEMENT PERSONNEL ET SOLIDAIRE . 40

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INTRODUCTION
Le secteur bancaire joue un rôle prépondérant dans l'économie marocaine, il a connu diverses
réformes qui en font aujourd'hui un système moderne, adapté aux besoins de la société comme à
ceux des entreprises.

A l'heure actuelle, les exigences du secteur bancaire et les conditions de mise en place de la
concurrence à présent réunies, conduisent progressivement à l'émergence d'un paysage bancaire
nouveau. Confrontées depuis peu à cette mutation de leur environnement, les banques marocaines
cherchent à fournir des réponses stratégiques appropriées susceptibles de leur offrir les meilleures
perspectives de rentabilité et de croissance.

Cependant, le système bancaire national a connu une mutation, qui bien qu'encore très
inachevée, s'est traduite par l'apparition de mécanismes nouveaux. Les banques pour s’y adapter font
appel de plus en plus aux techniques de gestion des risques.

Le système bancaire souffre du montant élevé des créances en souffrance, la situation


financière des banques spécialisées continue à constituer le segment le plus faible du secteur
bancaire, représentant 50 pour cent du total des créances en souffrance. Les banques marocaines sont
très saines mais le poids des créances douteuses par rapport à un système bancaire très structuré
demeure trop élevé, ceci malgré l’importance des garanties exigées par les banques marocaines. Tant
que le poids des créances douteuses reste important, l’accès au crédit principalement pour les PME
demeurera difficile et/ou onéreux et la prise de conscience de la gravité de cette question et la mise
en place des mesures allant dans le sens de l’allégement du poids de ce fardeau améliorera de
manière significative l’intégration du système bancaire dans le système productif.

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Il reste toutefois très clair que le risque d’irrécouvrabilité ne cesse de nuire à l’activité des
banques et constitue un cauchemar duquel les banques aimeraient bien se réveiller.

Dans notre travail, on procèdera en deux grandes étapes, la première étape traitera le volet
normatif et réglementaire de la gestion du risque d’irrécouvrabilité, et la seconde tournera autours du
volet économique et financier, en présentant les différentes procédures mises en œuvre par les
banques afin de gérer ce risque.

Chapitre 1 : Généralités sur le secteur bancaire


marocain
Le secteur bancaire national représente le premier acteur, sinon le principal, dans le
financement de l’économie nationale avec notamment 251 Milliards Dhs de concours alloués en
2005 et 337,5 Milliards Dhs de ressources drainées. C’est également le secteur le mieux organisé et
le plus surveillé de l’économie nationale. Il fait valoir aujourd’hui globalement sa bonne santé
financière et un mode de fonctionnement de ses activités et sa gouvernance aux standards
internationaux.

1.1 : Historique
1.1.1 Dans le monde
L’époque médiévale marque l’avènement d’une remarquable expansion du commerce de
banque à partir des croisades qui stimulent considérablement les échanges internationaux. À partir
du XIe siècle, ce sont principalement les Italiens (la première banque a été créée à Venise en 1151,
tandis que Florence devenait une place bancaire de première importance), mais également les
Templiers et les Juifs, groupes fortement structurés fonctionnant en réseaux, qui donnent naissance à
une activité de banque mieux ordonnée, assise sur la création de nouveaux instruments financiers
permettant le développement du crédit et facilitant la circulation de la monnaie.

1.1.2 Au Maroc
I ‘ouverture des premiers guichets bancaires au Maroc date de la deuxième moitié du 19ème
siècle. L’Acte d’Algésiras, signé en 1906 par les délégués de douze pays européens, des Etats-Unis
d’Amérique et du Maroc a institué la Banque d’Etat du Maroc qui sera effectivement créée, à
‘Tanger. En 1907 sous firme de société anonyme, dont le capital était réparti entre les pays
signataires à l’exception des Etats-Unis. Outre les opérations à caractère commercial, la Banque

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d’Etat du Maroc disposait du privilège de l’émission de la monnaie fiduciaire sur tout le territoire du
Royaume et assumait le rôle d’agent financier du gouvernement marocain.
Avec l’avènement du protectorat français en 1912, de nombreuses filiales de grandes banques
commerciales européennes, notamment françaises, de banques d’affaires et de groupes financiers
étrangers se sont installées au Maroc. De même, ont vu le jour des institutions financières
marocaines remplissant des fonctions spécifiques et intervenant dans des domaines particuliers.
L’exercice de l’activité bancaire, qui n’était régi par aucun texte particulier, a été organisé pour
la première fois en 1943, suite à la promulgation du dahir du 31 mars relatif à la réglementation et à
l’organisation de la profession bancaire.
Au lendemain de l’indépendance du Maroc en 1956, les bases d’un système bancaire national
ont été mises en place.
Ainsi, la banque du Maroc a été instituée par le dahir n° 1-59-233 du 30juin 1959 pour se
substituer à la banque d’Etat du Maroc et assurer la fonction de Banque Centrale.
Créée sous forme d’établissement public doté de la personnalité civile et de l’autonomie
financière, cette institution s’est vue confier le privilège de l’émission de la monnaie fiduciaire, ainsi
que la mission de veiller à la stabilité de la monnaie et de s’assurer du bon fonctionnement du
système bancaire. A partir de mars 1987, La dénomination de” Bank Al-Maghrib “ a été substituée,
à celle de” Banque du Maroc “.
D’autre part et afin de répondre aux objectifs de développement et aux besoins de financement
spécifiques à des secteurs économiques jugés prioritaires, l’Etat a procédé à la création d’organismes
financiers spécialisés et à la restructuration de certaines institutions existantes.
Ainsi furent créés, en 1959, la Caisse de Dépôt et de Gestion (CDG), le Fonds d’équipement
Communal (FEC), la Caisse d’Epargne Nationale (CEN), la Banque Nationale pour le
Développement économique (BNDE) et la Banque Marocaine du Commerce Extérieur (BMCE).
La seconde étape importante de la mise en place et de la consolidation du système bancaire
marocain a débuté avec la promulgation du décret royal n° 1 -67-66 du 21 avril 1967 portant loi
relatif à la profession bancaire et au crédit, dont les principaux apports consistent en une définition
plus précise de l’activité des banques, la délimitation des attributions des autorités de tutelle et de
surveillance et l’institution d’une réglementation plus appropriée.

1.1.3 Réformes du secteur bancaire


Le système financier marocain a été profondément réformé, depuis le début des années 90,
autour de nombreux axes notamment le décloisonnement des marchés de capitaux par la
transformation des relations entretenues entre les différents éléments constitutifs du système

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financier, la libéralisation des opérations financières et la réforme du cadre réglementaire des


banques et du marché financier. Ainsi ont été introduits, dans le cadre de la loi bancaire de juillet
1993, le désencadrement du crédit, la suppression progressive des emplois obligatoires, la
libéralisation des taux d’intérêts débiteurs en 1996 et, la même année, le lancement d’un marché des
changes interbancaire.
En février 2006, la promulgation de la nouvelle loi bancaire apporte deux éléments
fondamentaux que sont d’une part, des nouvelles règles prudentielles dans le cadre de Bâle II qui
sont plus qualitatives et spécifiques et qui nécessitent le recours à de nouveaux profils en matière de
ressources humaines et à des moyens techniques sophistiqués et d’autre part, l’autonomie de la
banque centrale, seule institution chargée de veiller à la régulation et à la surveillance du système
bancaire et de conduire la politique monétaire.

1.2 : Activité bancaire


Selon la Loi n ° 34-03 relative aux établissements de crédit et organismes assimilés, sont
considérés comme établissements de crédit les personnes morales qui exercent leur activité au
Maroc, quels que soient le lieu de leur siège social, la nationalité des apporteurs de leur capital social
ou de leur dotation ou celle de leurs dirigeants et qui effectuent, à titre de profession habituelle, une
ou plusieurs des activités suivantes :
- la réception de fonds du public ;
- les opérations de crédit ;
- la mise à la disposition de la clientèle de tous moyens de paiement ou leur gestion.

1.2.1 Octroi de crédits

Les banques permettent aux particuliers de financer leur projet en leur octroyant des prêts soit
immobilier soit à la consommation. Cette distinction dépend à la fois de l'objet (du bien financé), du
montant et de la durée, le but du prêt n'est pas directement de financer un objet mais plutôt des
besoins de trésorerie. Le prêt prend alors très souvent la forme d'un crédit.

La loi bancaire considère en tant qu’opération de crédit:


- les opérations de location assorties d’une option d’achat ;
- les opérations de vente avec faculté de rachat ;
- les opérations d’affacturage ;
- les engagements par signature.

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1.2.2 Collecte de fonds


En vue de sécuriser les dépôts des citoyens, seules les banques ont été habilitées par la loi
bancaire à recevoir des fonds du public à vue ou à terme.
Cette prérogative qui est concédée aux banques s’est accompagnée d’obligations nouvelles et
de contraintes destinées à mieux protéger les déposants.
Sont considérés comme fonds reçus du public, les fonds qu’une banque recueille de tiers sous
forme de dépôt avec le droit d’en disposer pour son propre compte, à charge pour elle de les
restituer.
Les banques sont habilitées à affecter ces fonds à leurs opérations (crédits, extensions du fonds
de commerce...) en respectant certaines contraintes.

1.2.3 Moyens de paiement

La loi bancaire considère comme moyens de paiement tous les instruments permettant à toute
personne de transférer des fonds.

La banque délivre des moyens de paiement à ses clients (et par ailleurs encaisse ceux reçus par
ses clients) :

• versements et retraits d’espèces ;


• Carnets de chèques ;
• Cartes de paiement ;
• devises étrangères ;
• virements, soit isolés, soit périodiques (ex : domiciliation du salaire, paiement
d'électricité...).

Les banques exercent aujourd’hui d’autres activités, notamment la vente de produits financiers
entendus au sens large (fonds mutuels, assurances, placements divers), parmi ces activités, on cite :
1.2.4 Bancassurance

La bancassurance consiste en la distribution de produits bancaires et d'assurance par un même


réseau, en l'occurrence bancaire, en vue de la vente croisée de produits financiers supplémentaires.
Quatre principales stratégies ont été menées de par le monde pour rapprocher la banque de
l'assurance, dont quatre observables au Maroc. Il s'agit de:

• la signature d'un accord de distribution entre la banque et la compagnie


d'assurance ;

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• la signature d'un partenariat avec prise de participation stratégique entre les deux
établissements: c'est une forme de bancassurance plus engagée ;

• la création d'une compagnie d'assurance commune entre les deux parties ;

• la mise en place d'une filiale d'assurance de la banque en question.

Il faut signaler qu’il existe en effet d’autres activités que la bancassurance, ces activités sont
rémunérées soit par des commissions soit par une marge commerciale entre le prix de vente du
produit et son prix d’achat ou son coût de revient.

Mais les trois lignes d’activité -collecte de dépôts, crédits, moyens de paiement- restent au
cœur de l’activité bancaire et constituent le centre d’intérêt des régulateurs, et demeurent une source
de risque, d’ailleurs le métier de la banque est le métier de risque par excellence.

1.3 : Risques
La liste des risques générés par l’activité bancaire n’est pas exhaustive, du coup on présentera
quelques uns.

1.3.1 Risque de marché

Le risque de marché est le risque auquel est exposée la situation financière d’une institution
par suite d’évolutions défavorables du niveau ou de la volatilité des prix du marché. Les risques de
marché créés – ou couverts – par un instrument financier à terme ou un échange financier sont bien
connus, même s’ils ne sont pas nécessairement faciles à gérer, il s’agit alors des risques de variation
des prix et des modifications des taux d’intérêt.
Une institution devrait comparer ses positions de risques de marché estimées avec les
évolutions effectives. En particulier, la production de modèles de risques de marché qui requièrent
des simulations ou des prévisions de prix futurs devrait être rapprochée des résultats effectifs, si les
résultats projetés et effectifs diffèrent sensiblement, les hypothèses ayant servi à établir les
projections devraient être soigneusement revues ou les modèles modifiés, selon les besoins.
L’institution devrait définir, pour le risque de marché, des limites en rapport avec ses mesures
des risques et compatibles avec les expositions maximales autorisées par la direction générale et le
conseil d’administration. Ces limites devraient être répercutées aux diverses unités opérationnelles et
aux instances de décision individuelles et être clairement comprises par toutes les personnes

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concernées. Les dépassements des limites devraient être détectés et soigneusement traités par la
direction.

1.3.2 Risque opérationnel


Il n’existe à l’heure actuelle aucune définition universelle du risque opérationnel. Pour de
nombreuses banques, le terme désigne tout risque n’appartenant pas aux catégories des risques de
marché et du risque de crédit, pour d’autres, il s’agit du risque de perte engendré par diverses sortes
d’erreurs humaines ou techniques.

1.3.3 Risque de crédit

Au sens large, le risque de crédit est le risque qu’une contrepartie soit dans l’impossibilité
d’honorer une obligation envers l’institution, celle-ci devrait évaluer le risque de crédit, à la fois au
règlement et avant le règlement, pour l’ensemble de la clientèle et de la gamme de produits. Le jour
du règlement, le risque de défaillance d’une contrepartie peut correspondre à la valeur totale des flux
de trésorerie ou de titres que l’institution est fondée à recevoir.
Des limites de crédit pour les risques, à la fois au règlement et avant le règlement, devraient
être établies pour toutes les contreparties avec lesquelles la banque est en relation d’affaires. D’un
point de vue de politique générale, l’activité avec une contrepartie ne devrait commencer que
lorsqu’une ligne de crédit a été approuvée. Les modalités du processus d’approbation des crédits
peuvent différer selon les institutions, en fonction de la structure organisationnelle et géographique
de chaque établissement.

Conclusion
Après avoir survolé le secteur bancaire marocain, et présenté le rôle primordial joué par les
banques, il s’est avéré que l’activité bancaire génère un grand nombre de risques, parmi ces derniers,
le risque d’irrécouvrabilité qui prend de l’ampleur et nécessite une gestion intégrée au sein des
institutions financières, notamment plusieurs procédures de gestion d’envergure internationale sont à
mettre en œuvre pour y remédier .
Cependant, le chapitre suivant présentera les différentes mesures de nature juridique prises en
compte pour gérer le risque d’irrécouvrabilité sur le portefeuille client.

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Chapitre 2 : Les mesures prudentielles


Les règles prudentielles sont des mesures introduites par le comité de Bâle et prises par les
banques pour éviter de prendre des engagements excessifs et risqués vis-à-vis de la clientèle lors de
l'octroi du crédit. Alors que ces règles viennent pour conforter les fonds propres et limiter d’avantage
les grands risques des banques, les réformes et les réaménagements de la réglementation
internationale viennent pour améliorer et suivre l'évolution et le progrès que connaît le monde entier.
Pour mieux comprendre la notion des règles prudentielles, il faut parait primordial d’effectuer
une escale et évoquer le comite de Bâle.

2.1 : Le comité de Bâle


2.1.1 Qu’est ce que le comité de Bâle ?

Le bon fonctionnement du système bancaire international nécessite un certain cadre normatif


et une certaine surveillance, de ce fait la profession financière est soumise à une réglementation
spécifique. Parmi les sources de réglementation, le Comité de Bâle publie depuis plus de 20 ans des
recommandations en matière de gestion des risques.
Créé en 1974, il regroupe les représentants des 13 grandes nations. La principale instance
d'établissement des normes et recommandations liées à la surveillance prudentielle des activités
bancaires, avait pour objectif premier l'amélioration de la stabilité du système bancaire international,
lui-même garant de la stabilité d'un système financier de plus en plus internationalisé.
S'agissant dans un premier temps de limiter le risque de faillite, le Comité se concentra sur le
risque de crédit.
2.1.2 Quels sont les objectifs du comité de Bâle ?

Les principes de base du fonctionnement du système bancaire étant en train d’être


profondément modifiés, le comité de Bâle produit des normes en matière de gestion de risque visant
à une stabilité financière du secteur bancaire internationale et une pérennité de ce dernier.
Après une première tentative s’articulant sur les accords de Bâle I (ratio Cooke), et qui a
montré certaines limites, le comité a entrepris une révision majeure de ce dernier, le nouvel accord
de Bâle II (ratio Mc Donough) a visé l’amélioration de l’accord initial.

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Les accords de Bâle II sont devenus un sujet de toute actualité, concrètement, il s’agit de la
mise en place d’améliorations importantes au niveau des exigences de fonds propres, du système de
surveillance et de la transparence des banques.

Les objectifs de Bâle II en bref:


– Promotion de la sécurité et de la stabilité en matière financière;
– Amélioration de la capacité concurrentielle;
– Exigences en fonds propres adaptées au risque;
– Prise en compte de tous les risques;
– Reconnaissance des méthodes appliquées par les banques pour évaluer les risques;
– Application aux banques du monde entier, système international uniforme;
– Renforcement de la surveillance des banques et du marché.

2.2 : Les ratios prudentiels

La réglementation prudentielle fait obligation aux banques de respecter des normes de gestion
sous forme notamment de ratios, ces normes sont destinées à sécuriser l’ensemble du système
bancaire.

2.2.1 Capital minimum


Le législateur a obligé les établissements de crédit à se justifier d’un capital minimum. Ce
capital minimum est fixé pour chaque catégorie d’établissement par arrêté du ministre des finances.
(Ex le capital minimum des banques est de 100MDhs).
2.2.2 Ratio Cooke – Mc Donough

L’accord Bâle I obligeait les banques à conserver une réserve en capital d’au moins 8 % qui
était valable pour tous les crédits aux entreprises, indépendamment du risque lié à l’emprunt.

Fonds propres
Ratio Cooke (Bâle I) : > 8%
Total engagements ou risques
Bilan et hors-bilan (pondérés)

Ce ratio Néglige la qualité des preneurs de crédit, exige le même niveau de fonds propres pour
des crédits avec des niveaux de risque très différents, de ce fait, les banques sont amenées à prendre
plus de risques pour rentabiliser ces fonds propres bloqués.

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Le nouveau ratio, baptisé ratio Mc Donough ne change pas l'esprit de l'accord initial mais
l'enrichit.
L'innovation majeure du nouvel accord par rapport au premier tient à l'introduction du risque
opérationnel, et du risque de marché.

Fonds propres
Ratio Mc Donough (Bâle II) : > 8%
Risque crédit + Risque marché + Risque opérationnel

Au-delà de l'approche " mécanique " du calcul des fonds propres, le comité de Bâle a évoqué
d’autres dimensions, c'est pourquoi Bâle II repose en fait sur 3 " piliers " :
Le principe des trois piliers permettra d’obtenir une meilleure sécurité et stabilité du système
financier :
Pilier 1 : Ce pilier introduit un système qui calcule les exigences minimales en fonds propres,
en couverture des différents risques.
Pilier 2 : Cette partie décrit le système de supervision que les autorités utiliseront afin de
contrôler si les institutions financières respectent leurs obligations.
Pilier 3 : Le troisième volet de l’accord Bâle II vise à augmenter la discipline de marché en
obligeant les banques à fournir au marché des informations concernant les risques rencontrés et leur
structure de capital. Ainsi, tous les acteurs de marché peuvent s’informer sur chaque institution
financière.
Les pratiques bancaires devront se renforcer dans trois directions : la quantification des
risques, leur pilotage et le reporting.

2.2.3 Ratio de liquidité


C’est le rapport minimum que les banques doivent observer quotidiennement entre leurs actifs
disponibles et réalisables et leur exigibilité à vue et à court terme. Ce rapport est fixé à 60%.

Son respect doit permettre aux banques de faire face à leurs exigibilités à court terme avec
leurs utilisations (ou emplois) de même durée. L’ensemble des crédits inférieurs à un mois doit être
supérieur aux ressources de même durée par exemple.

2.2.4 Ratio de division de risques

Il est défini comme étant le rapport maximum que les banques sont tenues de respecter entre le
total des crédits accordés à un seul client et leurs fonds propres. (Il est fixé actuellement à 10%).

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Le principe du ratio de division de risques repose sur le fait de diviser le montant des crédits
accordés, de ce fait, un seul client ne devrait pas se faire accorder plus que le montant réglementaire,
et en réalité il est clair qu’une telle somme accordée à un seul client reste toujours risquée.
Le respect du ratio limite les risques de non-remboursement et assure la solvabilité de la
banque.
Conclusion
Le présent chapitre s’est penché sur l’évolution du cadre réglementaire pour la maîtrise du
risque de crédit dans le système bancaire, sur le développement des techniques d’analyse du risque
employées par les banques en vue de la mise en œuvre des accords de Bâle.
Après avoir décelé le cadre normatif et réglementaire de la gestion du risque d’irrécouvrabilité,
il faut signaler qu’au delà des normes prudentielles, il existe d’autres procédures d’envergure
économique et financière effectuées par la banque en vue d’appréhender le risque d’irrécouvrabilité
et le maîtriser.

Chapitre 3 : Les mesures économiques et


financières
La gestion du risque est une activité délicate qui repose sur plusieurs axes, notamment le volet
juridique et réglementaire présenté sous formes de règles prudentielles.
La banque ne se limite pas à cette étape et confectionne plusieurs procédures économiques et
financières internes à chaque établissement pour mieux appréhender le risque d’irrécouvrabilité et le
limiter.

3.1 : L’analyse financière

L’objet de l’analyse financière est de diagnostiquer la situation financière d’une entreprise à


partir des documents comptables à savoir le bilan et le Compte de Produit et Charges et l’état des
soldes de gestion, il s’agit d’analyser les états de synthèse afin de porter un jugement sur la situation
financière du client, en vue de dégager ses forces et ses faiblesses.
Le but de l’analyse financière est d'évaluer la solvabilité de l'entreprise et sa capacité à honorer
ses engagements vis à vis des éventuels crédits.
Ainsi les banques sont amenées à réaliser une analyse financière pointue des clients pour
perfectionner la procédure déjà faite, pour mieux gérer le risque d’irrécouvrabilité sur le portefeuille
client.
3.1.1 Au niveau du bilan

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La première étape de l’analyse financière consiste à regrouper les postes du bilan au niveau des
différents rubriques, cette opération permettra en outre d’analyser trois bilans successifs et de
calculer quelques ratios principaux.

 Le Fonds de roulement (FDR)


C’est la part des capitaux permanents qui finance l’actif circulant, par conséquent, plus le FDR
est important, moins il sera nécessaire de recourir aux dettes à court terme.
Les deux schémas si après visualisent la situation de deux entreprises, l’une bénéficiant d’un
FDR important, l’autre moins important :

 Le Besoin en Fonds de Roulement (BFR)


Pour apprécier si le FDR dégagé est suffisant ou
non, il est indispensable de déterminer le BFR qui est la
La trésorerie et une partie des valeurs Pour rembourser les dettes à court terme, la société
différence entre le besoin
réalisables permettant d’exploitation
de rembourser les detteset les ressources
doit utiliserd’exploitation.
sa trésorerie disponible, ses valeurs
à court terme. réalisables et même une partie de ses stocks.

Présentation schématique du BFR

 La

trésorerie :

La trésorerie nette résulte de la confrontation entre le FDR et le BFR.

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Trois hypothèses peuvent apparaitre :


Première hypothèse :
BFR = FDR La trésorerie est nulle
La société couvre ses BFR par son FDR sans faire appel à la trésorerie

Deuxième hypothèse :
BFR < FDR La trésorerie est positive ou excédentaire
La différence entre Banque et Caisse (actif) – Banque (passif) est positive

Troisième hypothèse :
BFR > FDR La trésorerie est négative ou déficitaire (cas plus fréquent)
La différence entre Banque et Caisse (actif) – Banque (passif) est négative.
Le BFR n’est que partiellement couvert par le FDR, le reliquat se trouvant financé par des
recours auprès des banques.

3.1.2 Au niveau du CPC et l’ESG

L’analyse du CPC et de L’ESG a pour objet d’apprécier d’une part la structure d’activité de
l’entreprise et son évolution, et d’autre part la richesse créée par cette dernière, tout en comprenant la
formation des résultats.
Le CPC permet à travers les différents résultats qui y sont proposés une première analyse de
l’activité et de la rentabilité de l’entreprise. Elle reste que cette analyse est encore très globale, d’où
l’intérêt de recours à l’ESG.

 Tableau de formation des résultats


Il fait apparaître pour deux exercices consécutifs différents soldes de gestion qui caractérisent
les étapes de la formation du résultat net de l’exercice, ces soldes constituent un outil d’analyse de
l’activité et de la rentabilité de l’entreprise.

 La capacité d’autofinancement
La capacité d’autofinancement (CAF) est un flux de trésorerie potentiel, c’est-à-dire un flux de
fonds engendré par l’activité de l’entreprise qui représente des ressources de financement interne.
La CAF permet d’accroître les investissements, augmenter le FDR, de rembourser les
emprunts, de rémunérer les associés et de mesurer l’indépendance financière de l’entreprise.

3.1.3 Présentation de quelques ratios

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L’utilisation des ratios permet d’apprécier la situation financière de l’entreprise et de suivre


son évolution et de la comparer à celle d’autres entreprises.

Les tableaux suivant présentent une liste des ratios les plus importants :

• Ratios de structure
Ratios Numérateur Dénominateur Signification
Degré AMORTISSEMENTS IMMO Ce ratio permet d’évaluer
d’amortissement AMORTISSABLES l’état des immobilisations de
des BRUTES l’entreprise
immobilisations
Degré FONDS PRPRES CAPITAUX Ce ratio ne doit pas être
d’indépendance PERMANENTES inférieur a 0.5
financière
Poids des stocks STOCKS ×360 CHIFFRE Ce ratio mesure l’importance
D’AFFAIRE des stocks détenus par l’E/se

Importance du FDR ×360 CHIFFRE Ce ratio détermine le nombre


fond de D’AFFAIRE de jours de CA financé par le
roulement par FDR
rapport au CA

• Ratios de fonctionnement
Ratios Numérateur Dénominateur Signification
Délai (FOURNISSEURS+EFFETS A ACHATS Permet le calcul du délai
fournisseurs PAYER)×360 de règlement moyen des
fournisseurs
Délai clients (CLIENTS+EFFETS A CA Permet le calcul du délai
RECEVOIR)×360 de règlement moyen des
clients

•Ratios de rentabilité

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Ratios Numérateur Dénominateur Signification


Rentabilité des RESULTAT FOND Mesure la rentabilité des capitaux
capitaux propres NET PROPRES investis par les actionnaires

Nous soulignons qu’il existe de nombreux autres ratios susceptibles d’être calculés dans le but
d’affiner l’analyse financière.
La démarche n'est pas unique, elle dépend des préoccupations et des soucis de l'analyste, et
c’est une démarche qui diffère d’un établissement financier à l’autre.

3.1.4 Analyse financière (Attijari Wafabank)

A titre d’illustration, voici l’exemple de la banque ATTIJARI WAFABANK :

o Evolution de l’activité

(EN KDHS) N-2 N-1 % N %


CA local
CA export
CA global
Produits d'exploitation
Produits financiers
Produits non courants

o Structure financière

(EN KDHS) N-2 N-1 % N %


Capital
Fonds propres nets
Total bilan
Endettement bancaire
F.D.R
B.F.D.R
Trésorerie

20
Gestion d’irrécouvrabilité bancaire_________________________________________IGA Rabat

o Structure financière (Ratios)

(EN KDHS) N-2 N-1 N


F.P nets / Total bilan
Endettement bancaire / T.B
D.L.M.T / Capitaux permanents
Charges financières / Production
Immo.net / Immo. Brutes
(FDR / CA) * nombre de jours
(Stock / CA) * nombre de jours
(Client / CA) * nombre de jours
(Frs / Achats) * nombre de jours

o Rentabilité

(EN KDHS) N-2 % N-1 % N %


Production
Valeur ajoutée
Résultat économique
Résultat net
Capacité d'autofinancement

21
Gestion d’irrécouvrabilité bancaire_________________________________________IGA Rabat

o Rentabilité (Ratios)

(EN KDHS) N-2 N-1 N


CAF / Production
Charges totales / Production
Rentabilité commerciale RN / production
Rentabilité financière RN / FP
DLMT / Autofinancement

En général, l’analyse financière sert à prendre un jugement et valoriser un client, pour lui
donner sa place exacte dans une classification des clients, selon un système de notation.

3.2 : La notation
3.2.1 Définition
La cotation est un indicateur du RISQUE de non remboursement du CLIENT à qui est octroyé
un crédit.
Par RISQUE est entendu la capacité du client à pouvoir faire face à ses engagements envers la
banque, et par CLIENT est entendu la contrepartie bénéficiaire de crédit et ce, par rapport à une
cotation des crédits qui doit prendre en compte la nature des lignes, les garanties affectées et les
différents moyens de couverture convenants etc.
3.2.2 Objectifs
La cotation des clients répond aux objectifs suivants:
* Apprécier la qualité des clients débiteurs et le risque qui y est associé ;
* Orienter l'action commerciale ;
* Instruire plus rapidement les demandes de crédit ;
* Suivre pour chaque entité du groupe bancaire l'évolution de la qualité de son portefeuille
d'engagements.
3.2.3 Echelle de notation

L'échelle utilisée est une échelle unique quelque soit le type de clientèle, privée ou
commerciale et ce dans un souci de simplicité et d'efficacité. Cette échelle va de 1 à 8 de la
contrepartie comportant le moindre risque jusqu'à la contrepartie comportant le moindre risque
jusqu'à la contrepartie contentieuse sur la quelle il existe une perte théorique et en général réelle.
De même afin d'harmoniser les différents critères et procédures. Les derniers niveaux de la
cotation ont été calqués avec les phases du recouvrement soit :
Recouvrement commercial cotation 6

22
Gestion d’irrécouvrabilité bancaire_________________________________________IGA Rabat

Recouvrement précontentieux cotation 7


Recouvrement contentieux cotation 8

Cotation Définition

1 Très forte capacité de remboursement client ayant une position dominante


2 Très forte capacité de remboursement client de moindre importance

3 Bonne capacité de remboursement, client n'ayant pas de problème particulier

Capacité de remboursement moyenne. Endettement lourd ou client comportant un


4
risque à priori temporaire
Capacité de remboursement faible. Client dont les faiblesses deviennent
5 structurelles, le débiteur semble avoir des difficultés à redresser sa situation par
ses propres moyens
La capacité de remboursement ne permet normalement pas une récupération
6
normale des concours, un risque de perte partielle ou d'abandon doit être envisagé

7 Client dont les créances sont en recouvrement amiable, risque de perte partielle

Client contentieux dont les créances sont en recouvrement amiable ou judiciaire,


8
risque net des garanties doit être provisionné

Classification

Les cotations 1, 2 et 3 sont considérées comme risques sains.


La cotation 4 concerne les risques moyens.
Les cotations 5 et 6 marquent le début des risques sensibles.
Les cotations 7 et 8 identifient les dossiers contentieux.

3.2.4 Critères d’évaluation de la clientèle commerciale

3.2.4.1 Grille de notation

Critère / cotation 1 2 3 4 5 6
Environnement économique
Conjoncturel Difficile
Secteur d’activité Porteur Régulier Ou cyclique
Structure du marché Concurrentielle protégée En restructuration

Activité

23
Gestion d’irrécouvrabilité bancaire_________________________________________IGA Rabat

Part de marche Dominante Croissante Stable Démarrage Baisse ou Cessation


ou retard d’activité
régression technique
légère
Evolution du C.A. >15% > 5% >0% > ·10% < -10%

Expérience Importante Bonne Peu Diversifiée Diversification


professionnelle d’expérience rapide et non
ou planifiée
démarrage
Nombre d'années d'activité.
Clientèle de Peu Pertes sur Pertes
DIVERSIFIEE ET SAINE
l’entreprise diversifiée clientèle importantes
ou délai de diversifiée sur clientèle
paiement
lourds
< 90 J
Poste Clients en J. de c.A. < 120 J > 120 J > 180 J

Gestion
Cycle d’exploitation Gestion courante Bonne Gestion Gestion déficitaire ; risque
exemplaire gestion médiocre de cessation de paiement
F.D.R. / Circulant > 100% < 66% < 33%
Stocks + Clients en J. de C.A. > 5 mois C.A > 6 mois CA
> 66%
Couverture des frais Importante Bonne Faible Inexistante ou insuffisante
financiers
Résultat. d’exploit. Frais Fin. >= 3 >= 2 >= 1.5 <1.5
Rentabilité Importante Bonne Faible Inexistante Pertes
ou perte entraînant la
réguliers cessation de
paiement
R.N./ CA > 10% > 5% > 0% > ·5% < -5%

Critère / cotation 1 2 3 4 5 6

Actionnariat et structure
Actionnariat Diversifie ou public ou Familial Surface Prélèvements En faillite
multinational limitée ou importants
personnalité
dominante
Structure bilantielle Excellente Bonne Lourde Déséquilibrée En cessation
de paiement
Endettement fin./(actif net) < 0.66 > 0.66 > 1.33 > 1 .66

Evolution de l'Actif Net. > 5% < 5% <0

24
Gestion d’irrécouvrabilité bancaire_________________________________________IGA Rabat

Relations bancaires
Fiabilité de la Transparence totale ; Bonne relation Bon clt mais Pas de Clt de
relation banquier de référence manquant de visibilité mauvaise foi
Transparence retrait des
autres
Réalisation des Prévisions.
banquiers
Compte Créditeur ou utilisions Souple Mouvement Très lourd Gel ou
ponctuelles en baisse ou mouvement impayés ou
compte lourd faible litige
< 30 j / CA < 60 j / CA < 90 j / CA > 90 j / CA > 180 j / CA

3.2.4.2 Procédure de détermination de la note

Après avoir placé les différents critères du client dans la grille ci-dessus, la banque procède par
un calcul de moyenne, en divisant les notes reçues sur le nombre de critères dans la grille.
La note résultante permettra de classer le client dans l’échelle de notation.
3.2.5 Critères d’évaluation de la clientèle privée

La grille proposée si dessous s’entend pour tous les crédits autorisés sur une contrepartie
répondant à l’un des deux critères suivants

Total des mensualités + charges fixes


1) <= 35% ou
Revenu net mensuel

Total des mensualités


2) <= 25%
Revenu net mensuel

garanties Garantie Garantie Garantie Garantie Autres


liquide et réelle total réelle personnelle garanties
segmentation totale ou liquide partielle complémentaire
clientèle mais
partielle
Haute gamme 1 1 2 2 2

Bonne gamme 1 2 2 3 3

Moyenne 1 3 3 3 3
gamme
ordinaire 2 3 3 4 5

25
Gestion d’irrécouvrabilité bancaire_________________________________________IGA Rabat

Si les critères concernant la capacité de remboursement ne sont pas respectés à la mise en place, et
sont respectivement :

1) <= 50% ou
2) <= 40%

La cotation doit être revue selon le tableau ci-dessous :

garanties Garantie Garantie Garantie Garantie Autres


liquide et réelle total réelle personnelle garanties
segmentation totale ou liquide partielle complémentaire
clientèle mais
partielle
Haute gamme 2 3 4 4 4

Bonne gamme 2 3 4 4 5

Moyenne 3 4 4 5 5
gamme
ordinaire 3 4 5 5 5

26
Gestion d’irrécouvrabilité bancaire_________________________________________IGA Rabat

Après la mise en place du crédit et en cas de baisse du mouvement, la cotation serait revue
selon les critères ci-dessus.
Quelque soit le type de la clientèle, la note retenue permettra à la banque de classer le client
dans l’échelle de notation présentée auparavant et déterminera la décision financière prise en vertu
de ce dernier, et le montant du crédit à accorder, sans oublier qu’elle déterminera également les
garanties qui seront demandées.

3.3: Les garanties

Les garanties sont parmi les outils dont dispose la banque afin d’appréhender le risque et de le
limiter.
3.3.1 Définition et objectifs
Les garanties sont destinées à couvrir tout ou partie d’un risque pris par un créancier
(Banquier) sur son débiteur.
Elles permettent au banquier:
• D’avoir plus d’apaisement quant au recouvrement de ses créances.
• D’avoir un moyen de pression sur les clients de mauvaise foi.
Bien qu’elles revêtent des formes très variées, elles sont généralement classées en deux
grandes familles : des garanties personnelles et des garanties réelles.

3.3.2 Les sûretés personnelles

C’est des garanties qui permettent à un créancier d’exercer son droit de gage général non
seulement sur les actifs du patrimoine de son débiteur mais aussi sur ceux d’une ou de plusieurs
autres personnes.
En d’autres termes, elles consistent dans l’engagement d’une tierce personne, autre que le
client, à garantir la dette de ce dernier envers la banque. Elles résultent de la garantie d’une ou
plusieurs personnes appelées avalistes ou cautions.
Deux types de sûretés personnelles sont à solliciter: le cautionnement et l’aval.
Dans la pratique, ces deux garanties sont sollicitées en même temps et donnent lieu à
l’établissement d’un seul et même acte écrit appelé acte D’Aval et Caution (Annexe 1).

3.3.2.1 Cautionnement

27
Gestion d’irrécouvrabilité bancaire_________________________________________IGA Rabat

C’est un contrat par lequel une ou plusieurs personnes appelées cautions, s’oblige envers le
créancier à satisfaire l’obligation du débiteur, si celui-ci n’y satisfait pas lui-même.

Le cautionnement peut être:

Simple: la caution peut opposer au créancier les bénéfices de discussion et de division


Solidaire: la caution ne peut pas opposer au créancier ces deux bénéfices.

Dans ce dernier cas, la caution sera engagée dans les mêmes termes que le débiteur principal et
elle pourra être actionnée en vue du paiement de l’intégralité de la créance.

3.3.2.2 Aval
C’est une forme particulière du cautionnement qui garantit l’exécution d’un engagement lié
aux effets de commerce.
L’aval est généralement donné par un tiers à l’appui de l’obligation du signataire d’un effet de
commerce.
Les suretés personnelles présentent un inconvénient majeur qui réside dans le risque de
l’insolvabilité de la caution, pour y remédier, le banquier ajoute des sûretés réelles.
3.3.3 : Les sûretés réelles

Avec les risques liés aux sûretés personnelles, la banque recours en plus à des sûretés réelles
qui permettent de rendre prioritaire le créancier par rapport à d’autres créanciers quant à l’affectation
de certains actifs spécifiques appartenant au débiteur.
La banque créancière choisit une sûreté en fonction du bien financé, du montant de la créance
et de la situation patrimoniale du débiteur.
Elle consiste en l’affectation d’un bien corporel ou incorporel en garantie de l’exécution d’une
obligation.
Elle se fonde sur l’affectation préférentielle d’un bien à la garantie du paiement d’une dette. A
la différence des garanties personnelles qui reposent sur la situation des garants et sur ses aléas
(risque d’insolvabilité), la consistance des garanties réelles et la priorité sur la créance qu’elles
fournissent expliquent qu’elles soient très prisées et très répandues dans la profession bancaire.
Ce sont essentiellement :
Les sûretés portant sur des biens mobiliers (gage ou nantissement).
Les sûretés portant sur des biens immobiliers (l’hypothèque).
3.3.3.1 Nantissement

28
Gestion d’irrécouvrabilité bancaire_________________________________________IGA Rabat

C’est un contrat par lequel le débiteur remet à son créancier ou un tiers, un bien mobilier lui
appartenant pour garantir une dette.
Le gage emporte en principe dépossession du débiteur, cependant :
• La dépossession est impossible pour les meubles incorporels (ex: fonds de
commerce).
• La dépossession n’est souvent pas souhaitable pour certains meubles corporels
(ex: matériel et outillage, véhicule automobile).
Il existe plusieurs types de nantissement :
* nantissement du fonds de commerce;
* nantissement du matériel et outillage;

* nantissement de titres;
* nantissement de marché;
* nantissement de marchandises;
* nantissement de créances.
Le créancier nanti est garanti contre deux risques :
* contre le risque de dilapidation du patrimoine du débiteur :
- S’il y a dépossession, il est protégé par son droit de rétention;
- Dans le cas contraire, l’existence d’une publicité permet l’exercice du droit de suite.
* contre le risque de concours avec les autres créanciers par l’exercice des droits de suite
et de préférence.
3.3.3.2 Hypothèque
L’hypothèque est une garantie réelle (droit réel immobilier) qui sans dessaisir le propriétaire de
l’immeuble, permet à la banque, si elle n’est pas remboursée à l’échéance, et après une mise en
demeure de saisir cet immeuble en quelques mains qu’il se trouve, de faire vendre en enchère
publique et de se faire payer par priorité sur le prix de vente. (Annexe 2)
Dans la pratique, il s’agit d’hypothèque conventionnelle donnée avec le consentement du client.
Cette garantie peut être renforcée par une sûreté personnelle constituant ainsi ce qu’on appelle
une caution hypothécaire (Annexe 3).
 La caution hypothécaire : C’est un contrat par lequel une ou plusieurs personnes,
appelées Caution, s’obligent envers la banque à satisfaire l’obligation du client si celui-ci
n’y satisfait pas lui-même par l’affectation d’un bien immeuble comme garantie de
paiement.

29
Gestion d’irrécouvrabilité bancaire_________________________________________IGA Rabat

Il s’agit d’un cautionnement (sûreté personnelle) renforcée par une sûreté réelle, par lequel la
caution affecte tout ou partie de son patrimoine immobilier à la garantie de remboursement de la
dette du client.

Conclusion

Le présent chapitre s’est articulé sur le volet économique et financier, avec une présentation
des différentes procédures et outils à la disposition de la banque, pour garantir une réelle poussée
vers une gestion efficace du risque d’irrécouvrabilité sur le portefeuille client.
En effet, les différentes disciplines présentées dans ce chapitre se complètent, les unes les
autres, après une analyse financière dans les règles de l’art, le client rejoint une classe spécifique de
clientèle déterminée par sa situation, ce qui influence la décision prise par le banquier et par la
même, les garanties qui lui seront demandées.

Chapitre 4 : Cas pratique


Cas clientèle commerciale : l’E/se BETA construction
I) présentation d’entreprise :
l’E/se BETA construction a été créée en 2004 par Mr. Karim Berrada, spécialisée dans le BTP,
et de forme juridique SA , elle emploie 60 personnes et son CA pour la première année était de
l’ordre de 2000000dhs, l’E/se BETA construction a besoin de moyens de financement pour faire face
à la demande du marché, c’est pourquoi Mr Berrada a décidé de s’adresser au banquier pour
demander une ligne de crédit adéquate.
Le chargé de clientèle commerciale reçoit Mr Berrada, lui présente son entreprise et exprime
son besoin pour un financement bancaire, de ce fait le chargé de clientèle commerciale lui propose
un crédit à moyen terme de 300KDH sur 60 mois au taux de 10% + TVA, le banquier communique à
Mr Berrada des pièces à fournir pour le montage de dossier de crédit (les états de synthèse des 2
dernières années, registre de commerce (modèle j), statuts…)
Le dit crédit sera garanti par une caution hypothécaire (Annexe3), à hauteur de 300KDH
Mr Berrada apporte les documents demandés et procède à la signature et l’égalisation des
contrats de crédit avec caution hypothécaire, le banquier procède à l’inscription de l’hypothèque en
faveur de la banque auprès d’un notaire, le bien objet de l’hypothèque est une villa de 500m² sise au
quartier Souissi à rabat, valorisée à 5000KDH.
Après deux ans de sa création, l’E/se continue de s’agrandir de plus en plus, et les échéances
de crédit sont honorées sans incidents, raison pour laquelle le banquier propose à Mr Berrada une
ligne de découvert pour accompagner le besoin de trésorerie de plus en plus important.

30
Gestion d’irrécouvrabilité bancaire_________________________________________IGA Rabat

Mr Berrada et son banquier se mettent d’accord sur un découvert de 400 KDH couvert par un
NANT FDC du même montant, le découvert a été utilisé totalement
La 3ème année, le rythme de croissance de l’entreprise commence à se ralentir à cause de
l’apparition de nouveaux concurrents sur le marché et l’insolvabilité de certains clients de
l’entreprise ce qui a causé des déséquilibres de la situation financière, du coup l’entreprise ne peut
plus honorer ses engagements vis-à-vis de la banque qui sont à l’heure actuelle comme suit :
• Echéances impayées : 55000dhs
• Encours prêts : 183 320dhs
• Découvert échu non renouvelé : 450 000dhs
Après plusieurs réunions avec Mr Berrada et les promesses non tenues par ce dernier, le
banquier décide de proposer le dossier de l’entreprise au déclassement.
Le comité de déclassement donne son accord pour le déclassement de l’affaire.

Prise en charge du dossier par le chargé de recouvrement :

Réception du dossier du chargé de


clientèle

Vérification de l’exhaustivité du
dossier reçu (garanties, contrats…)
1. Point sur l’évolution des engagements
2. Contact avec le débiteur (courriers expédiés été reçus,
comptes rendus d’entretien)
3. Points sur les actions de recouvrement engagées en phase
Analyse critique du dossier
commerciale et précontentieuse
4. détermination du type de client (bon, négligent,
occasionnel, récidiviste…)
5. Détermination des personnes susceptibles d’être
contactées (parents, cautions…)

Préparation en collaboration avec le 6. Les avantages du règlement amiable


responsable de la phase précédente, 7. Les inconvénients à être fiché (déclaration à la centrale
l’entretien et les arguments qui des contentieux
peuvent inciter le débiteur à 8. La liste des informations à recueillir
régulariser

Etablissement du rapport d’analyse


technique 31
Gestion d’irrécouvrabilité bancaire_________________________________________IGA Rabat

Présentation du rapport à la
hiérarchie

Lancement d’une ultime phase de recouvrement amiable :

Déclenchement des actions de l’ultime phase


de recouvrement amiable

Informer le débiteur du
Contact téléphonique du débiteur à son changement d’interlocuteur et de
la volonté de trouver un
domicile ou à son lieu professionnel arrangement amiable

1) Le pourquoi de la persistance de
Etablissement du compte rendu de l’entretien l’incident.
téléphonique 2) Perspective de couverture

Signature du compte rendu

Classement du compte rendu d’entretien dans


le dossier de recouvrement

Client réagit

OUI NON

Négociation en phase contentieuse Etablissement, signature et envoie


des modalités de remboursement d’une lettre de mise en demeure :
négociation des concours,
exigibilité anticipée des concours
Négociation en phase Déclenchement
contentieuse 32
des des actions de
modalités de Client réagitrecouvrement
remboursement
OUI judiciaire
NON
Gestion d’irrécouvrabilité bancaire_________________________________________IGA Rabat

Engagement du recouvrement judiciaire :

A partir de la liste accréditée par la


Choix d’un avocat Direction Générale

Décompte des créances certifiés conforme,


Confection du dossier à transmettre à originaux de garanties, copie de la fiche de
synthèse et tous documents constatant
l’avocat l’existence de la créance

Sauf exception motivée, il est obligatoire


avant la procédure judiciaire ; de demander
Préparation de la lettre des instructions à l’avocat d’adresser au débiteur une
à l’avocat dernière lettre de mise en demeure.

Signature de la lettre d’avocat

Envoi de la lettre à l’avocat

*1
Voir page Classement du double de la lettre a
suivante l’avocat dans le dossier de
recouvrement
33
Sur l’état d’avancement des
Suivi du lancement des instructions
Transmission
Pointsdemandes
périodiques
du dossier
avecal’avocat
l’avocat procédures engagées
à l’avocat
Gestion d’irrécouvrabilité bancaire_________________________________________IGA Rabat

*1) L’engagement à la date t :


• Echéances impayées : 55 000dhs
• Encours prêts : 183 320dhs
• Découvert échu non renouvelé : 450 000dhs
• Intérêts non comptabilisés : 22 000dhs *²

Total des engagements 710 320dhs

*²) (date du jour – date de classement) * taux d’intérêt * taux TVA / 365
Les garanties : les garanties qui sont en mains de la banque sont :

• Caution hypothécaire à hauteur de 300 KDH

• Nantissement Fonds de commerce à hauteur de 400 KDH

Procédure à demander à l’avocat :

Vu que les engagements > montant de l’inscription hypothécaire, l’avocat demande une
assignation au paiement (procédure au fonds) afin d’obtenir un jugement condamnant l’entreprise à
rembourser à la banque la totalité de ses engagements soit 710 320dhs.
L’avocat rédige une requête judiciaire et la dépose au tribunal avec, en annexe, les documents
de garanties aussi que les relevés bancaires constatant les créances.
Après l’obtention du jugement, le chargé de recouvrement demande à l’avocat de procéder à
une saisie-exécution sur le titre foncier, objet de l’hypothèque en faveur de la banque.

34
Gestion d’irrécouvrabilité bancaire_________________________________________IGA Rabat

Le tribunal ordonne la saisie-exécution et nomme un expert pour évaluer le prix de lancement


des enchères.
L’expert évalue le bien, et rédige son rapport qui fixe le prix des enchères à 3000KDH.
Mr Berrada constate la perte immédiate de son bien et décide de trouver un arrangement avec
la banque

Négociation en phase contentieuse de recouvrement


En parallèle avec les procédures effectuées par l’avocat

Informer l’avocat le cas échéant (si


Prise de rendez-vous avec le débiteur le dossier est transmis à l’avocat)
Demander éventuellement son
assistance

Point avec le débiteur sur les engagements et Objet : remboursement par tous les
sa solvabilité moyens

Négociation avec lui des modalités de


remboursement de tous ses engagements

Aboutissement à un accord

NON OUI

Rédaction d’un compte rendu Définition des modalités du


protocole d’accord :
- Plan d’apurement
- Plan de consolidation

Présentation des conditions


du protocole d’accord à la
signature du responsable
35 hiérarchique
Plan Plan de
A
d’apurement consolidation
Gestion d’irrécouvrabilité bancaire_________________________________________IGA Rabat

A : Le débiteur s’engage à apurer sa situation par un nombre réduit de versements


(Ne dépassant pas 12 mois)

Négociation en phase contentieuse de recouvrement


A B

Établissement demande
d’accord de mise en place du
protocole d’accord

Présentation demande au Après accord de


responsable de département l’instance de tutelle
recouvrement

Formalisation du protocole
d’accord

Information de l’avocat pour suspension ou arrêt de Si celle-ci a été déjà


la procédure judiciaire engagée par l’avocat.

Vérifier la qualité du
Signature et légalisation par le débiteur du protocole signataire pour la clientèle
d’accord conclu Commerciale.

Sûretés personnels cautions,


Annotation dans Remise du client en gestion titres,…..
l’agenda des
Suivi des Prisedans
courante des garanties
l’agence ou le
-Garanties réelles
hypothèque
dates de
remboursements compartiment
remboursement et 36 concerne et Nantissement,…..
Classement du protocole d’accord
prévenir dans le dossier
l’exploitant de
en charge Avec une rupture des
des montants recouvrementDu dossier relations commerciales
Gestion d’irrécouvrabilité bancaire_________________________________________IGA Rabat

Suivi des remboursements d’un protocole d’accord

Consultation de l’agenda de suivi des remboursements

Par contact de l’agence


Vérification du montant de la régulation domiciliaire du compte
compromis du débiteur

Les échéances impayées


Le débiteur respecte le plan d’apurement doivent être apurées par
ordre d’ancienneté
OUI NON

Contact téléphonique

Sans réaction de sa part, préparation


d’une lettre de relance en 2
exemplaires

Emargement du délai de réaction dans Délai de réaction : 8


l’agenda jours

Signature et envoi de la lettre de


relance en recommande
Classement du double de avec accuse
la lettre et de
de réception
l’accuse de réception, au retour dans le
dossier de du37
recouvrement
Régularisation débiteur dans le
A B délai de 8 jours C
Gestion d’irrécouvrabilité bancaire_________________________________________IGA Rabat

Suivi des remboursements d’un plan d’apurement

A B C
OUI NON

Emargement des Au 2ème impayé,


prochaines échéances engager ou reprendre
dans l’agenda la procédure judiciaire

Par contact de Suivi des autres Établissement en 2


l’agence domiciliaire
du compte compromis échéances du plan exemplaires d’une
du débiteur d’apurement lettre de réalisation du
protocole d’accord

Au dernier versement, Signature de la lettre


arrêter la relation et de réalisation
fermer le compte
compromis
Classement du double
de la lettre de
réalisation dans le
Archivage du dossier 38 dossier
Envoi de ladelettre
recouvrement
réalisation au débiteur
Gestion d’irrécouvrabilité bancaire_________________________________________IGA Rabat

Conclusion

Ce travail a essayé de contourner le plus possible, les modalités de gestion et de maîtrise du


risque d’irrécouvrabilité, sur le portefeuille client au sein du secteur bancaire.
En effet, ce risque constitue un défi majeur pour la plupart, ou carrément la totalité des
institutions financières dans notre pays, les orientent vers une voie pleine d’obstacles et de difficultés
à surmonter, les poussent en contrepartie à fournir d’énormes efforts en vue de le maîtriser, ce qui les
conduira certainement à une sécurité optimale et une stabilité du secteur bancaire, et une
optimisation des ressources.
Ce modeste travail est une synthèse claire et précise des moyens et procédures effectuées par
les banques en vue de se couvrir contre le risque d’irrécouvrabilité afin d’assurer au maximum le
recouvrement des créances.
Il se divise en deux grandes parties, après un chapitre introductif sur le secteur bancaire
marocain, et les différentes réformes qui on eu lieu au fil du temps et qui ont changé le cours des
choses dans le secteur, la première partie évoque les différentes mesures normatives et
réglementaires, imposées au banques par les autorités de contrôle et de surveillance sous forme de
ratios à respecter. Cette étape est la première d’un processus long et périlleux.
La deuxième partie traite la suite logique du processus, à savoir les outils économiques et
financiers dont dispose la banque afin d’affiner le traitement, il s’agit effectivement de l’analyse

39
Gestion d’irrécouvrabilité bancaire_________________________________________IGA Rabat

financière qui conduit à un classement de clientèle dans un système de notation, suivie par une
demande de garanties pour se couvrir contre l’insolvabilité du client.
En dépit de toutes les procédures présentées jusqu’à présent, qui concernent la période
précédant l’octroi du crédit, la banque ne se limite pas à ce niveau, il existe d’autres mesures et
procédures qui entrent en jeu après avoir accordé le crédit au client, à titre indicatif ce document
traite en dernier lieu la procédure de suivi de recouvrement après la phase contentieuse.
Malgré l’ensemble des mesures pratiquées par la banque, le risque d’irrécouvrabilité vole
toujours dans l’espace bancaire, et les chiffres le montrent bien dans la pratique.
Compte tenu de ces réflexions, il faut considérer les mesures présentées dans ce travail comme
une étape importante et largement étayée sur la voie menant à une gestion plus efficace et mieux
harmonisée du risque d’irrécouvrabilité et non comme la conclusion d’un long processus.

ANNEXES
ANNEXE 1 : Acte de caution et aval
SGMB

ANNEXE AU CONTRAT EN DATE DU :………………………….…………………

Conclu avec : ……………………………………………………………..……

AVAL ET CAUTIONNNEMENT PERSONNEL ET SOLIDAIRE

Aux présentes intervient :

Mr……demeurant à……………CIN (ou carte de séjour) n°………..


Appelée ci-après « LA CAUTION »

Déclare se porter CAUTION PERSONNLLE ET SOLIDAIRE et s’engage à ce titre envers la Société Générale
Marocaine de Banques, Société Anonyme, à directoire et à Conseil de Surveillance, au capital de
1.560.000.000,00 de Dirhams, dont le siège social est à Casablanca, 55 Boulevard Abdelmoumen,
Appelée ci-après "LA BANQUE"

À garantir en cette qualité le remboursement en cas de défaillance de la société…au capital de………siège


social……….Registre de commerce n°………....
Appelé ci-après « l'Emprunteur »
La Caution donne son aval à LA BANQUE, pour le compte de l'Emprunteur, pour tous les effets, billets et
chèques portant la signature de celui-ci à un titre quelconque qui ont été ou seront remis à l’escompte LA
BANQUE jusqu’à la révocation du présent aval et en particulier pour tous les effets tirés par ou sur
l’Emprunteur.

Cet aval s’appliquera à tels effets, billets et chèques qu’il conviendra à la Banque de choisir.

40
Gestion d’irrécouvrabilité bancaire_________________________________________IGA Rabat

La Caution, déclare également se porter CAUTION SOLIDAIRE et personnelle et s’engage à ce titre envers
la Banque à garantir en cette qualité le remboursement en cas de défaillance de l’ Emprunteur de toutes
sommes que ce dernier doit ou devra à la Banque à quelque titre et pour quelque cause que ce soit à
concurrence de la somme en capital majorée des intérêts, commissions, frais et accessoires relatifs à cette
créance de DHS ………………..(en chiffres et en lettres).

Quelle que soit la nature des créances de la Banque sur le Emprunteur l’époque où elles prendront
naissance, la Banque aura le droit d’appliquer la garantie résultant du présent acte aux créances qu’il lui
plaira de choisir.

Il est bien entendu que la modification ou la disparition des liens de fait ou de droit que la Caution pourrait
entretenir avec le Emprunteur n’aura aucun effet sur le présent cautionnement qui ne pourra être révoqué et
dont l’effet demeurera entier sans contestation possible de la part de la Caution jusqu’au remboursement
intégral des sommes dues par l’Emprunteur à la Banque à quelque titre et pour quelque cause que ce soit à
concurrence de la somme mentionnée ci - dessus.

En raison du caractère solidaire de son engagement, la Caution renonce expressément aux bénéfices de
discussion et de division.

En renonçant au bénéfice de discussion, elle s’engage à payer à la banque sans pouvoir exiger de cette
dernière qu’elle poursuive préalablement l’Emprunteur sur ses biens.

En renonçant au bénéfice de division, elle accepte d’ores et déjà que la Banque puisse lui réclamer au cas où
d’autres personnes se seraient portées cautions de l’Emprunteur la totalité de ce que ce dernier lui doit à
quelque titre et pour quelque cause que ce soit, dans la limite du montant du cautionnement sans pouvoir
exiger de la Banque ni la division préalable de sa créance, ni de son action en raison de l’existence des
autres Cautions.

Le présent cautionnement ne se confondra pas avec les autres cautionnements et généralement toutes
garanties quelconques qui ont pu ou pourront être données par la Caution ou tous autres.

La Caution autorise d’ores et déjà la Banque sans qu’il puisse en résulter aucune réduction de ses
engagements, à donner son adhésion à tous atermoiements ou prorogations d’échéances tacites ou
expresses et à tous concordats amiables ou judiciaires, de même qu’elle ne pourra se prévaloir d’aucune
subrogation des paiements qu’elle effectuerait à la Banque avant que cette dernière n’ait été intégralement
remboursée de ses créances à quelque titre et pour quelque cause que ce soit en capital intérêts,
commissions frais et accessoires sur l’Emprunteur.

La Caution dispense par ailleurs la Banque de tous protêt et avis de non paiement dans les délais légaux et
la dégage expressément de toutes responsabilités pour retard ou omission de ces formalités pour tous effets,
billets à ordre et chèques portant la signature des l’Emprunteur, à titre quelconque étant compris que la
Banque sera seule juge de faire protester ou non les effets non stipulés « SANS FRAIS ».
En cas de décès de la Caution tous ses héritiers, ayants droit et successeurs, seront tenus conjointement et
solidairement de l'exécution du présent engagement de caution indivisible à leur égard.
Les juridictions de commerce de Casablanca seront seuls compétentes pour connaître de toute contestation
qui pourrait surgir à l’occasion de l’exécution des présentes, à moins que la Banque ne préfère celles du
domicile de l’Emprunteur ou de la Caution.
Les frais relatifs à l’exécution du présent acte sont à la charge de la Caution.

Il est entendu également qu’aucune mainlevée au titre de la présente garantie ne sera délivrée à la Caution
qu’après parfait paiement et règlement de l’ensemble des créances que l’Emprunteur doit ou devra à la
Banque aussi bien au titre du présent contrat de crédit qu’à quelque titre et pour quelque cause que ce soit .
A cet effet, .la Caution donne par les présentes son accord sans aucune restriction ni réserve.

Fait à ………………………, le ………………………

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Signature (1)

(1) Faire précéder la signature par la mention écrite de la main de la CAUTION : "Accord pour cautionnement solidaire à
concurrence de la somme de …………………………………… (en chiffres et en lettres) dirhams majorée des intérêts,
commissions, frais et accessoires".

ANNEXE 2 : Hypothèque SGMB

ANNEXE AU CONTRAT EN DATE DU :………………………….…………………

CONCLU AVEC : ……………………………………………………………..……

HYPOTHEQUE

1/ A la sûreté et garantie du paiement des sommes dont l’EMPRUNTEUR est ou sera débiteur envers la BANQUE,
tant en raison du présent contrat qu'à quelque titre et pour quelque cause que ce soit, en capital outre les intérêts,
commissions, frais et accessoires et pour l'exécution de toutes les obligations résultant pour lui des présentes qu’à
quelque titre et pour quelque cause que ce soit, l'EMPRUNTEUR, conformément aux dispositions du Dahir du 2
Juin 1915, consent au profit de la BANQUE, qui accepte par privilège et préférence à tous autres, une hypothèque
de …………..à concurrence d'un montant en capital outre les intérêts, commissions, frais et accessoires de………
………………………………………
……………………………………………………………..
Le (ou les) immeuble(s) désigné(s) ci-après pour garantir tant le remboursement du montant du présent crédit qu’à
quelque titre et pour quelque cause que ce soit, en capital ainsi que le paiement des intérêts d’une année et de
l’année courante en vertu de l’article 160 du Dahir précité.
Sont compris dans l’affectation hypothécaire, les biens immobiliers ci-après désignés, tels qu’ils existent, y compris
toutes dépendances, toutes les constructions qui seront édifiées, tous droits y attachés, tous immeubles par
destination en dépendant ou pouvant en dépendre et toutes améliorations et accroissements que l’EMPRUNTEUR
pourrait faire.

2/ L’EMPRUNTEUR s’engage à maintenir les constructions en bon état et à effectuer toutes les réparations
nécessaires à la conservation des immeubles, la BANQUE pourra à toute époque faire constater l’état des biens
hypothéqués par les personnes de son choix aux frais de l’EMPRUNTEUR qui s’y oblige.

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3/ L’EMPRUNTEUR s’interdit d’affecter l’(ou les) immeuble(s) hypothéqué(s) en faveur de la BANQUE à un


usage commercial, de le rattacher à un fonds de commerce ou d’y constituer un fonds de commerce.

4/ L’EMPRUNTEUR s’interdit de donner en location l’(ou les) immeuble(s) hypothéqué(s) en faveur de la


BANQUE sans accord préalable et écrit de cette dernière.
En cas de location dûment autorisée par la BANQUE, l’EMPRUNTEUR déclare d’ores et déjà céder, déléguer et
transporter au profit de la BANQUE tous loyers et revenus de l’(ou les) immeuble (s) grevé (s) d’hypothèque.
En conséquence, il subroge la BANQUE dans tous ses droits et actions vis à vis de ses locataires, lesquels sont
autorisés à se libérer de tous loyers directement entre les mains de la BANQUE par préférence et antériorité à tous
autres créanciers et à lui-même sur simple quittance de celle-ci et hors la présence de l’EMPRUNTEUR.
Néanmoins, notification de cette délégation et de cette subrogation ne sera faite aux locataires qu’en cas de défaut
de paiement de toutes sommes dues et exigibles en capital, intérêts, commissions, frais et accessoires à quelque titre
et pour quelque cause que ce soit ou en cas d’inexécution de l’une des clauses et conditions du présent contrat.

5/ L’EMPRUNTEUR déclare :
- que les immeubles par destination dépendant de la (ou des) propriété(s) désignée(s) ci-après ne sont pas nantis au
profit d’un autre créancier et il s’engage expressément à ne pas les nantir sans l’autorisation expresse et par écrit de
la BANQUE,
- qu’il n’existe sur la (ou les) propriété(s) hypothéquée(s) ni clause de résolution ou de rescision, ni de servitude, ni
droits coutumiers musulmans, ni opposition, ni hypothèque, demande d'hypothèque conventionnelle ou forcée, ni
pré notation, ni aucun droit de nature à porter atteinte à l’hypothèque ci- dessus consentie.

6/ Par les présentes, les parties soussignées requièrent de Monsieur le Conservateur de la propriété Foncière de bien
vouloir :
- Inscrire la présente hypothèque au profit de la BANQUE sur le (ou les) titre(s) foncier(s) ou la (ou les)
réquisition(s) ci-après désigné(s) notamment, l’interdiction d’hypothéquer et d’aliéner sans l’accord préalable et
écrit de la banque.
- Délivrer au porteur de l’acte le certificat simple d’inscription hypothécaire.

7/ Détail du (ou des) titre(s) et origine de la (ou des) propriété(s) :


DENOMINATION : ……………………………………………..
NUMERO(S) DU (OU DES) TITRE(S) FONCIER(S) OU DE LA (OU DES) REQUISITION(S) : ………………
………………………………………………………………………………………………...…...
…………………………………………………………………………………………………………………..…
SITUATION………………………………………………………………….………………………………………
……………………………………………………………….
SUPERFICIE : ……………………………………………………
DESCRIPTION DES CONSTRUCTIONS S’IL Y A LIEU :………………………………………………….…

Il est entendu qu’aucune mainlevée au titre de ladite inscription hypothécaire ne sera délivrée à l’Emprunteur
qu’après parfait paiement et règlement de l’ensemble des créances de l’Emprunteur envers La Banque à quelque

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titre et pour quelque cause que ce soit. L’Emprunteur donne par le présent acte son accord sans aucune restriction
ni réserve.

L'EMPRUNTEUR LA BANQUE

ANNEXE 3 : Caution hypothécaire SGMB

ANNEXE AU CONTRAT EN DATE DU :………………………….…………………

CONCLU AVEC : ……………………………………………………………..……

CAUTIONNEMENT HYPOTHECAIRE

1/ Aux présentes intervient :


NOM OU DÉNOMINATION SOCIALE : ….……………………………………………………………………………......
………………………………………………………………………….………………………………………………………………
…….....................................................................................................................................
ADRESSE OU SIEGE SOCIALE :………………………………...........................................................................................
………………………………………………………………………….………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………….......
représentée par M. …………………………………………………………………………………………………………......
……………………………………………………………………………………………………………………………….....
………………………………………….………………………………………………….......
NUMERO DE LA CIN ET DATE DE DELIVRANCE :………….................................................................................
...……………….………………………………………...………………………………………………………………….....
Qui déclarant avoir parfaite connaissance du présent contrat de crédit en date du………conclu avec ………, notamment des
conditions générales et particulières dudit contrat, se porte caution solidaire, avec renonciation expresse aux bénéfices de discussion
et de division envers la BANQUE pour garantir en cette qualité le remboursement de toutes sommes que l’EMPRUNTEUR doit ou
devra à la BANQUE à quelque titre et pour quelque cause que ce soit, à concurrence de la somme en capital outre les intérêts,
commissions, frais et accessoires de ……………….………….………………………
…........................................................................................................
…………………………………………………………………….....…………………………………………………………
2/ LA CAUTION autorise dès à présent la BANQUE, sans qu'il puisse en résulter aucune réduction de ses engagements, à donner
son adhésion à tous atermoiements ou prorogations d’échéances et à tous concordats amiables ou judiciaires que la BANQUE
pourrait être amenée à consentir, de même la CAUTION ne pourra se prévaloir d'aucune subrogation à l'occasion des paiements
qu'elle effectuerait à la BANQUE avant qu’elle n’ait été intégralement remboursée de ses créances à quelque titre et pour quelque
cause que ce soit, en capital outre les intérêts, commissions, frais et accessoires sur l’EMPRUNTEUR.

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3/ Le présent cautionnement ne se confondra pas avec les autres cautionnements et généralement toutes garanties quelconques qui
ont pu ou pourront être données par la CAUTION ou tous autres.
4/ A la sûreté et garantie du paiement des sommes dont l’EMPRUNTEUR est ou sera débiteur envers la BANQUE tant en raison du
présent contrat qu'à quelque titre et pour quelque cause que ce soit en capital outre les intérêts, commissions, frais et accessoires, et
pour l’exécution de toutes les obligations résultant du présent contrat qu’ à quelque titre et pour quelque cause que ce soit, la
CAUTION hypothèque conformément aux dispositions du dahir de 2 juin 1915, consent au profit de la BANQUE qui accepte par
privilège et préférence à tous autres, une hypothèque de ………… rang à concurrence d’un montant en capital outre les intérêts,
commissions, frais est accessoires de ……....................................................................................................................
………………………………………………………………………................................................................................
sur l’(ou les) immeuble(s) désigné(s) ci-après pour garantir tant le remboursement du montant en capital du (ou des) présent(s)
crédit(s), ainsi que le paiement des intérêts d’une année et de l’année courante en vertu de l’article 160 du Dahir précité.
Sont compris dans l’affectation hypothécaire, les biens immobiliers ci-après désignés, tels qu’ils existent, y compris toutes
dépendances, toutes les constructions qui seront édifiées, tous droits y attachés, tous immeubles par destination en dépendant ou
pouvant en dépendre et toutes améliorations et accroissements que la CAUTION pourrait faire.
5/ La CAUTION s’engage à maintenir les constructions en bon état et à effectuer toutes les réparations nécessaires à la conservation
des immeubles, la BANQUE pourra à toute époque faire constater l’état des biens hypothéqués par les personnes de son choix aux
frais de l’EMPRUNTEUR ou de la CAUTION qui s’y obligent.
6/ La CAUTION s’interdit de donner en location l’(ou les) immeuble(s) hypothéqué(s) en faveur de la BANQUE sans l’accord
préalable et écrit de cette dernière.
En cas de location dûment autorisée par la BANQUE, la CAUTION déclare d’ores et déjà céder, déléguer et transporter au profit
de la BANQUE tous loyers et revenus de l’(ou les) immeubles grevé (s) d’hypothèque en conséquence il subroge la banque dans
tous ses droits et actions vis à vis de ses locataires, lesquels sont autorisés à se libérer de tous loyers directement entre les mains de
la BANQUE par préférence et antériorité à tous autres créanciers et à lui-même sur simple quittance de celle-ci et hors la présence
de la CAUTION.
Néanmoins, notification de cette délégation et de cette subrogation ne sera faite aux locataires qu’en cas de défaut de paiement de
toutes sommes dues et exigibles en capital, intérêts, commission, frais et accessoires, ou en cas d’inexécution de
l’une des clauses et conditions du présent contrat.
7/ La CAUTION déclare :
- que les immeubles par destination dépendant de la (ou des) propriété(s) désignée(s) ci-après ne sont pas nantis au
profit d’un autre créancier et il s’engage expressément à ne pas les nantir sans l’autorisation expresse et par écrit de la
BANQUE,
- qu’il n’existe sur la (ou les) propriété(s) hypothéquée(s) ni clause de résolution ou de rescision, ni de servitude,
ni opposition, ni hypothèque conventionnelle ou forcée, ni aucun droit de nature à porter atteinte à l’hypothèque ci-dessus
consentie.
8/ Par les présentes, les parties soussignées requièrent de Monsieur le Conservateur de la Propriété Foncière de ……………………
…..
de bien vouloir :
- Inscrire la présente hypothèque au profit de la BANQUE sur le (ou les) titre(s) foncier(s) ou la (ou les) réquisition(s)
ci-après désigné(s), notamment, l’interdiction d’hypothéquer et d’aliéner prévue à l’article ………… des présentes.
- Délivrer au porteur de l’acte le certificat simple d’inscription hypothécaire.
9/ Délai du (ou des) titre(s) et origine de la (ou des) propriété(s) :
DENOMINATION : …………………………..………………...…....
…………………………………………………………………...….…
NUMERO(S) DU (OU DES) TITRE(S) FONCIER(S) OU DE LA (OU DES) REQUISITION(S) : ………………………………...
……..
…………………………………………………………………...…….
SITUATION :…………………………………………………………..………………………………………………………………
………….……………………………………………………………….........….
SUPERFICIE : …………………………………………………...…...
DESCRIPTION DES CONSTRUCTIONS S’IL Y A LIEU : ……..…..
………………………………………………………………………….………………………………………………………………
………….………………………………………………………………………….……………………………………………………
………….............

Il est entendu qu’aucune mainlevée au titre de ladite inscriptions hypothécaire ne sera délivrée à la Caution qu’après parfait paiement
et règlement de l’ensemble des créances de l’Emprunteur envers La Banque à quelque titre et pour quelque cause que ce soit. La
Caution donne par le présent acte son accord sans aucune restriction ni réserve.

LA CAUTION (1) LA BANQUE

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(1) Faire précéder la signature par la mention écrite de la main de la CAUTION : "Accord pour cautionnement solidaire à
concurrence de la somme de …………………………………… (en chiffres et en lettres) dirhams majorée des intérêts,
commissions, frais et accessoires".

ANNEXE 4 : Nantissement Fonds de Commerce


SGMB

ANNEXE AU CONTRAT EN DATE DU :………………

Conclu avec : …………………

NANTISSEMENT DE FONDS DE COMMERCE ET DU MATERIEL

(Dahir du 1er Août 1996 formant code de commerce, article 106 et suivant)

A la sûreté et garantie du paiement des sommes dont l’Emprunteur est ou sera débiteur envers
La Banque, tant en raison du présent acte qu'à quelque titre et pour quelque cause que ce soit, en
capital outre les intérêts, commissions, frais et accessoires et pour l'exécution de toutes les
obligations résultant pour lui des présentes qu'à quelque titre et pour quelque cause que ce soit,
l’Emprunteur déclare affecter spécialement en …………… rang, à titre de nantissement, et
constituer en gage au profit de La Banque, à concurrence d'un montant en capital outre les
intérêts, commissions, frais et accessoires de……………………………(en chiffre et en lettre),
ce qui est accepté par elle, conformément à l'article 106 et suivants du Dahir du 1er août 1996
formant code de commerce, le fonds de commerce ci-après désigné :
Désignation :

Fonds de commerce inscrit au registre de commerce sous le numéro ………….. Au registre

analytique, et sous le numéro ………….. au registre chronologique, ayant pour objet :

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…………………………………………………………….
…………………………………………………………….
Sis à …………………………………. comportant l'enseigne, le nom commercial
le nom commercial, la clientèle, l'achalandage, le droit au bail, ainsi que le mobilier et le
matériel d'exploitation actuels et futures.
(Description du matériel attaché au fonds de commerce. voir liste en annexe)

En un mot, la généralité de tous les éléments présents et futurs corporels et incorporels,


constituant ledit fonds ou devant s'y incorporer, et ce, sans exception ni réserve.
La Banque aura et exercera sur les divers éléments de ce fonds les droits, actions et privilèges
conférés par la loi, notamment ceux établis par l'article 106 et suivants du Dahir du 1er Août
1996 formant code de commerce, au profit du créancier nanti d'un gage, pour en cas de vente,
être payé sur le prix par préférence à tous autres créanciers ou futurs cessionnaires.
La Banque pourra à toute époque, faire constater l'état du matériel nanti aux frais du
bénéficiaire.
Ledit fonds de commerce comprend tous les éléments prévus par le Dahir du 1er Août 1996 tels
qu’ils existent actuellement avec toutes les acquisitions et améliorations qui pourront être faites
par la suite, sans aucune exception ni réserve.
Au moyen de ce nantissement, La Banque aura et exercera sur l’intégralité dudit fonds de
commerce et notamment le matériel servant à son exploitation, tout droits et actions conférés
par la loi aux créanciers nantis d’un gage pour se faire payer sur le prix à en provenir , du
montant de sa créance qu'à quelque titre et pour quelque cause que ce soit en principal, intérêts ,
frais et accessoires par préférence à tout débiteur ou autre cessionnaire.
Il déclare, en outre, que ledit fonds de commerce n’est grevé d’aucun nantissement, privilège,
action résolutoire et matériel nanti ne fait l’objet d ‘aucune mesure conservatoire ou
d’exécution.
L’Emprunteur s’engage à maintenir en bon état tous les biens nantis jusqu’à l’exécution des
clauses du présent acte, ainsi qu’ils existent actuellement avec tous les accroissements et
améliorations qui pourront être faits par la suite sans exception ni réserve.
Jusqu’à parfait paiement de sa dette, l’Emprunteur sera gardien responsable des biens nantis. Il
s’interdit formellement de les vendre, de les louer, de les céder, d’en disposer ou de les remettre
en gage sous quelque forme que ce soit, soit directement, soit par personne interposée, et sous
peine des sanctions prévues par l’article 377 du Dahir formant code de commerce.
Il est entendu qu’aucune mainlevée au titre de la présente garantie ne sera délivrée à
l’Emprunteur qu’après parfait paiement et règlement de l’ensemble des créances que
l’Emprunteur doit ou devra à la Banque aussi bien au titre du présent contrat à quelque titre et
pour quelque cause que ce soit.
A cet effet, .l’Emprunteur donne par le présent contrat son accord sans aucune restriction ni
réserve.

A ……………………….. , LE……………………………….

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L'EMPRUNTEUR LA BANQUE

Table des
matières
Dédicace.............................................................................................................................................2
A nos chers frères, A nos chères sœurs....................................2
Symboles de fraternité, de soutien et d’encouragement.........2
Remerciements...............................................................................................................................3
Avant propos...............................................................................................................4
AVAL ET CAUTIONNNEMENT PERSONNEL ET SOLIDAIRE . 40

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