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BoucleVerte2

Travail dans les mines – économie locale

Le travail dans les mines a une influence néfaste sur l’économie locale du pays pour plusieurs
raisons. Tout d’abord, la politique des pays d’Afrique de l’ouest axe son économie sur
l’exploitation du minerai et ne stimule pas les autres secteurs, ce qui amène l’économie à
tourner au ralenti, car elle n’est pas assez diversifiée. Et malgrés des richesse importantes en
matière de minerais (or, uranium, cuivre, etc..), cela ne profite pas aux pays, car ces
ressources sont mal gérées. Le gouvernement n’exploite pas lui-même les nombreuses
ressources mais louent les terres à des multinationales étrangères qui s’engagent à extraire une
certaine quantité de minerai sur un délai déterminé. Elles doivent, en outre, aider au
développement du pays (en construisant des routes par expemple). Malheureusment elle ne
tiennent pas leurs engagements et la corruption qui règne au gouvernement empêche
d’améliorer la situation. Ce sont les multinationales étrangères qui profitent des richesses et
les habitants ne sont employés qu’à titre de main d’œuvres, les postes à responsabilités
revenant aux étrangers.
En outre, les revenus générés par le travail dans les mines ne profitent pas à l’économie, car
ils ne sont pas réinjecté dans l’économie (sous forme d’investissement ou de consommation
qui développerait le commerce et le secteur des services). Ils suffisent tout juste aux habitants
pour subvenir à leurs besoins et doivent la plupart du temps servir à acheter des médicaments.
Le travail dans les mines par les enfants, plus spécifiquement, a aussi des répercussions
négatives à long terme. En effet, ces enfants ne reçoivent aucune formation et se ruinent leur
santé à cause des mauvaises conditions de travail. Pour ces raisons, ils ne pourront pas
travailler efficacement plus tard, dans un autre secteur par exemple.
Nous pouvons donc établir que plus les enfants, et même d’une manière générale, plus les
habitants locaux travaillent dans les mines, moins bien se portera l’économie locale.

Economie locale – dépendance alimentaire

Lorsque l’économie d’un pays se porte bien, il n’y a pas lieu de s’inquiéter d’une dépendance
alimentaire. En effet, une bonne économie signifie beaucoup de production, en tout cas
suffisamment pour subvenir aux besoins de la population. Malheureusement, en Afrique de
l’ouest, l’économie se porte mal et une dépendance alimentaire se crée, à cause du problème
de l’agriculture. Les enfants, qui travaillaient aux champs pour aider leurs parents, travaillent
à présent dans les mines. Le savoir faire se perd et le rendement baisse. L’agriculture se
raréfie et cette raréfaction entraine une hausse des prix. Les gens préfèreront alors acheter des
denrées importée qui seront moins chères (les tomates d’Espagne, par exemple, sont moins
chères que celles produites localement). Comme les gens achèteront plus de denrées
importées, l’agriculture sera de moins en moins rentable et tendra à la disparition. Les
habitants deviendront dépendants de l’importation des denrées de bases.
Une économie en bonne santé tend donc à empêcher une dépendance alimentaire.

Economie locale – chômage

Une économie en bonne santé se caractérise aussi par un faible taux de chômage. Plus
l’économie fonctionne, plus le marché du travail fonctionne aussi et le taux de chômage reste
faible. Cependant, en Afrique de l’ouest, comme la politique est axée sur les mines, les autres
secteurs ne sont pas assez développés et il manque d’emplois. Il y a donc un très fort taux de
chômage. De plus, les jeunes peinent à trouver du travail, car ils ne reçoivent aucune
formation.
Chômage – pauvreté

Ce lien est assez évident dans des pays où la sécurité sociale est inexistante, car si on n’a pas
de travail, on n’a pas de salaire. Le chômage engendre donc la pauvreté.

La boucle économique se traduit par une rétroaction positive, car plus il y a de personnes qui
travaillent dans les mines, plus la pauvreté augmentera.

Marché en Guinée. Les produits importés sont


souvent moins chers que ceux produits localement.