La Tour de Babel de l'ingénierie : l'Amérique Latine et la France

Au cours de nos études en France, on a pu remarquer que le système éducationnel français était différent de celui que nous connaissions dans nos pays respectifs. C'est pour cela que nous avons voulu aborder ce sujet dans notre projet d'épistémologie. Faits L'existence de différences dans ces systèmes es un fait. Pour commencer, les établissements français d'ingénierie sont mieux équipés technologiquement qu'en Amérique Latine en général. Ensuite, la différence plus importante se trouve dans les deux premières années de formation. En effet, en France pendant les deux premières années les étudiants reçoivent une base profonde, et surtout très mathématique. Dans d'autres mots, la base mathématique et physique et plus solide en France. En outre, il y a une énorme quantité d'heures destinées au travail expérimental. En Amérique Latine en général cette formation initiale est bien mathématique, mais beaucoup moins théorique. Par exemple, dans le cas particulier des maths, en France les exercices sont très théoriques, avec beaucoup de démonstrations. En Amérique latine, les mathématiques sont plutôt orientés vers des cas de la vie réelle, donc plus pratiques. En France ces cas réels sont abordés dans des matières comme physique, chimie, mécanique, conception, etc. Ensuite, par rapport à l'enseignement au deuxième cycle, les différences baissent. La plus grande différence, c'est l'expérience dans le champ du travail. En effet, en Amérique Latine les stages ne sont fait qu'à la fin des études, et en France les étudiants en font au moins 3 pendant leurs études d'ingénieur. De ces faits, l'ingénieur latino est un peu plus technicien que l'ingénieur français. Ce dernier a la capacité de voir les choses non seulement d'un point technique, mais surtout d'un point très scientifique. De plus, l'ingénieur français est très polyvalent, ce qui lui permet d'exercer dans plusieurs domaines.

Exemple Prenons comme exemple le cas du Brésil. Au Brésil, d’après José Roberto Cardoso, directeur de l’Escola Politécnica da Universidade de São Paulo (Poli/USP), il y a une manque d'ingénieurs qualifiés. Il estime qu’il y a seulement un quart des étudiants en sortant d’école d’ingénieur au Brésil qui sont vraiment qualifiés avec les compétences nécessaires pour répondre aux demandes du marché : « il y a beaucoup d'ingénieurs qui arrivent sur le marché sans avoir la maîtrise d'une langue étrangère ou qui ne sont pas capables d'écrire de façon correcte des rapports », explique le directeur. La moyenne d'ingénieurs quittant l’école d’ingénierie au Brésil n'atteint pas les 50 000 par an, tandis qu'en Russie, par exemple, ce nombre est de 190 000 par an, l'Inde 220 000 par an, et en Chine et 650 000 par an. Un des facteurs déterminants dans le nombre de diplômés au Brésil est le taux de démissions, qui atteint 60% dans les collèges publics et 75% dans les établissements privés. « Le taux de démissions des cours d'ingénierie est le résultat de la mauvaise qualité de l'enseignement des disciplines comme la physique, la chimie et les mathématiques à l'école secondaire » , a déclaré M. Cardoso. « Les étudiants viennent sans conditions de suivre les disciplines de base d’ingénierie ». Comparaison des méthodes La méthode d’enseignement dépend de l'université, mais en général les matières sont séparées par semestre, tandis qu’ici elles sont annuelles. La séparation entre cours et travaux dirigés n'existe pas dans la plupart des universités. Les élèves ont des matières obligatoires prédéfinies par les universités. Mais ils peuvent aussi prendre des matières complémentaires, même si elle n'a pas de lien avec ses études, par exemple, un élève qu’étude génie mécanique peut faire des cours avec les élèves de génie industriel. Les élèves sont séparés depuis la première année suivant les départements de leur choix, donc ils deviennent plus spécifiques, et il n'y a pas beaucoup des matières humanistes où même aucune. Suivant les matières scientifiques, les systèmes latino-américains sont plus ciblés vers des applications et résolutions des problèmes, et donc sont moins forts en théories et démonstrations. Et en plus, ils ont besoin de rattraper le déficit de l'éducation de base dans les disciplines scientifiques. En effet, quand les élèves sortent du lycée, ils ont des niveaux différents, et la plupart n'a pas bien acquis les connaissances de base. Donc l'université se voit dans l'obligation de rattraper ce déficit.

Causes Au début, suite à des réflexions, on croyait que ces différences étaient directement liées aux besoins de chaque pays. En effet, comme chaque pays est à un niveau de développement différent, il a donc des besoins différents. C'est donc pour ça que les ingénieurs sont formés pour pouvoir combler ces besoins, et ainsi contribuer au développement du pays. Mais on s'est aussi rendu compte qu'une des causes les plus probables, c'est que plusieurs des systèmes éducatifs sont basés sur le modèle des États-Unis. Ce modèle, dans le domaine de l'ingénierie, donne une formation très pragmatique. Conclusion

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