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LA CAMPAGNE ÉLECTORALE DU 15 AVRIL AU 6 MAI

LES CANDIDATS ONT 25 JOURS POUR CONVAINCRE

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LE FCE FAIT LA RADIOSCOPIE DE L’ÉCONOMIE ALGÉRIENNE LES POLITIQUES SUIVIES ONT MENÉ ÀL’IMPASSE Page
LE FCE FAIT LA RADIOSCOPIE DE L’ÉCONOMIE ALGÉRIENNE
LES POLITIQUES SUIVIES
ONT MENÉ ÀL’IMPASSE
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LE DROIT DE SAVOIR, LE DEVOIR D’INFORMER

DEUXIÈME JOUR DU PROCÈS DE L’ATTENTAT DU PALAIS DU GOUVERNEMENT

Peine capitale pour le groupe de Bouderbala

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LIBERTE

TOUT EN DÉPLORANT LA SITUATION CRITIQUE DES HANDICAPÉS

La Faph compte sur l’enquête engagée par le ministère

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QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION. 37, RUE LARBI BEN M’HIDI, ALGER - TEL. : (021) 30 78 47/48/49 (LIGNES GROUPÉES) FAX :

(021) 30 78 71 - N° 5947 JEUDI 15 MARS 2012 - ALGÉRIE 15 DA - FRANCE 1 - GB 1£ 20 - ISSN 1111- 4290

LE MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES ITALIEN GIULIO TERZI DI SANT’AGATA À “LIBERTÉ”

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GIULIO TERZI DI SANT’AGATA À “LIBERTÉ” Page 2 “NOUSAVONSL’AMBITIOND’ALLER PLUSLOINAVECL’ALGÉRIE”

“NOUSAVONSL’AMBITIOND’ALLER

PLUSLOINAVECL’ALGÉRIE”

LES JEUNES INTERNAUTES NE CROIENT PAS AUX LÉGISLATIVES

LE VOTE N’EMBALLE PAS LES FACEBOOKERS

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LE VOTE N’EMBALLE PAS LES FACEBOOKERS Page 3 ALORS QUE SON SECTEUR A ENREGISTRÉ 4,7 MILLIARDS

ALORS QUE SON SECTEUR A ENREGISTRÉ 4,7 MILLIARDS DE DA DE PERTES DURANT LES INTEMPÉRIES

ALORS QUE SON SECTEUR A ENREGISTRÉ 4,7 MILLIARDS DE DA DE PERTES DURANT LES INTEMPÉRIES Page

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A ENREGISTRÉ 4,7 MILLIARDS DE DA DE PERTES DURANT LES INTEMPÉRIES Page 4 AMARGHOUL INSPECTELESDÉGÂTS ÀAZAZGA
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AMARGHOUL

INSPECTELESDÉGÂTS

ÀAZAZGA

LES AFFRONTEMENTS FONT UNE DIZAINE DE BLESSÉS À EL-TARF

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ÉMEUTEÀ

AÏNKERMA

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Jeudi 15 mars 2012

L’ACTUALITÉ EN QUESTION

LIBERTE

LE MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES ITALIEN GIULIO TERZI DI SANT’AGATA À LIBERTÉ

“Nous avons l’ambition d’aller plus loin avec l’Algérie”

Entre Alger et Rome, les relations sont au beau fixe, comme nous le confirme le chef de la diplomatie italienne dans cet entretien qu’il a accordé à Liberté. M. Giulio Terzi di Sant’Agata souligne que son gouvernement ambitionne d’améliorer encore davantage ces rapports.

Propos recueillis par :

MERZAK TIGRINE

Liberté : À l’occasion de votre visite en Algérie, pouvez-vous, Monsieur le ministre, nous faire le point sur la qualité des relations bilatérales entre les deux pays ? ●● M. Giulio Terzi di Sant’Agata : La rela- tion entre nos pays est solide et bien établie à tous les niveaux. L’Algérie et l’Italie parta- gent, en outre, des intérêts de grande enver- gure liés à la sécurité et à la stabilité en Méditerranée, au Maghreb et au Sahel. Nous avons, depuis quelques années, développé une étroite et profonde collaboration en matière de lutte contre le terrorisme, la cri- minalité et tous genres de trafic illicite. Nos positions et nos points de vue convergent sur des questions de gouvernance mondiale, notamment la réforme du Conseil de sécuri- té des Nations unies, ainsi que sur d’autres thèmes internationaux et régionaux. Sur le plan économique et commercial, l’Italie est depuis plusieurs années un des premiers par- tenaires de l’Algérie, en particulier dans les secteurs de l'énergie et des travaux publics. Le niveau de l’interdépendance entre nos pays est désormais stratégique : l’Italie importe d’Algérie environ 35% de ses besoins en gaz naturel. Une réalité structu- relle, celle-ci, n’ayant pas souffert des contrecoups de la conjoncture économique. Nous avons, cependant, l’ambition d’aller plus loin et de développer un partenariat équilibré et à long terme dans un ensemble de secteurs : agro-industriel, énergies renou- velables, développement des PME, infra- structures, haute technologie. L’Italie a beau- coup à offrir dans ces domaines, et l’un des messages forts dont je suis porteur est celui de réaffirmer notre volonté de développer un

D. R.
D. R.

partenariat et de diversifier et renforcer davantage notre présence économique en Algérie. Les P-DG et hommes d’affaires qui m’accompagnent en sont le témoignage le plus évident.

Est-il possible d’avoir des explica- tions sur cette affaire de contrôle des passeports des ressortissants algé- riens lorsqu’ils quittent l’Italie, qui a provoqué une polémique ces derniers jours ? ●● Je crois qu'il est nécessaire de clarifier les raisons et les modalités du contrôle. Il

s’agit d’un outil visant à aider celui qui demande le visa d’entrée en Italie. En cas de doute, au lieu de refuser le visa, les consulats italiens le donnent, tout en invitant le demandeur à nous informer à sa rentrée. Cette mesure vise à établir une collaboration directe, fondée sur la confiance réciproque, entre le réseau consulaire italien et les citoyens algériens. Je voudrais aussi clarifier que les contrôles en question ont concerné un petit pourcentage de cas. En aucun cas, un cachet avec une demande de présenta- tion au retour n’a été apposé sur les passe- ports de ceux qui avaient obtenu un visa. Au contraire, l'ambassade d'Italie a fourni aux demandeurs de visa une note avec la date indiquée pour la présentation à la chancelle- rie consulaire. En outre, à partir du 15 février 2012, nous n’avons plus demandé aux titu- laires de visas de se rendre personnellement au consulat à leur retour. Nous regrettons donc que nos intentions aient été mal inter- prétées.

L’Italie ne se prononce pas beaucoup sur la crise syrienne, même si elle épouse totalement la position de l’Union européenne sur la question. Quel est le point de vue de Rome sur ce qui se passe en Syrie ? ●● L’Italie a été parmi les premiers à réagir sur la crise en Syrie et continue à être plei- nement engagée, avec ses partenaires inter- nationaux et régionaux, à la recherche d’une solution politique qui puisse rapidement mettre un terme au drame humanitaire auquel nous sommes en train d’assister. Nous avons été parmi les premiers pays à envoyer de clairs signaux au gouvernement syrien, aussi bien au niveau bilatéral qu’avec nos partenaires européens. Nous avons réagi très rapidement en ce qui concerne les aides humanitaires en faisant, en décembre, un premier envoi d’aides médicales destiné aux

réfugiés syriens au Liban. En outre, il y a quelques semaines, nous avons mis à dispo- sition 3 millions d’euros supplémentaires pour de nouvelles aides, en consultation avec les Nations unies et d’autres donateurs. Dans le cadre de notre action conjointe avec les pays de l’Union européenne, nous avons aussi adopté d’importantes sanctions contre le régime afin d’induire le président Assad à répondre aux légitimes aspirations de son peuple. En ce sens, nous avons prêté une attention particulière à l’efficacité de telles mesures, que nous avons étudiées afin d’évi- ter, autant que possible, des répercussions sur la population civile. Au niveau internatio- nal, l’Italie partage pleinement le plan d’ac- tion de la Ligue arabe, qui doit maintenir son rôle à la tête des efforts internationaux. Il est indispensable que la communauté interna- tionale converge vers une direction commu- ne, et nous saluons en ce sens la nomination de l’ex-secrétaire général de l’ONU Kofi Annan comme “envoyé spécial de l’ONU et de la Ligue arabe pour la crise syrienne”. C’est un important progrès et nous soutenons pleine- ment l’approche de l’envoyé spécial, ayant comme objectif d’affronter de façon conjoin- te la cessation des violences, le processus politique et le soutien humanitaire. L’Italie a appuyé avec conviction les initiatives des dif- férents organes des Nations unies, aussi bien à l’Assemblée générale qu’au sein du Conseil des droits de l’Homme. C’est maintenant au tour du Conseil de sécurité d’assumer ses responsabilités, afin d’éviter que la situation en Syrie ne dégénère davantage. L’Italie entretient, aujourd’hui, d’importants contacts avec l’opposition syrienne, que nous encourageons à établir un mécanisme de coordination représentatif fondé sur une vision commune d’une Syrie pacifique et démocratique, qui soit capable d’assurer les droits égaux de tous ses citoyens.

M. T.

NÉGOCIATIONS INFORMELLES FRONT POLISARIO-MAROC

Sahraouis et Marocains campent sur leurs positions

E ncore une fois, les négocia- teurs marocains et sah-

raouis se sont séparés, mardi à Manhasset, sans qu’aucune avancée majeure soit enregis- trée dans leurs discussions, pour la simple raison que chaque partie continue à rejeter la proposition de l’autre. Les deux parties vont se rencontrer en juin et juillet prochains pour d’autres nouveaux rounds informels. À la fin de cette ren- contre, l’envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies pour le Sahara occidental,

Christopher Ross, a indiqué à la presse que tout comme à l’oc- casion des réunions informelles précédentes, les discussions ont eu lieu dans “une atmo- sphère d'engagement sérieux, de franchise et de respect mutuel”. Quant à la teneur des négociations, il a souligné qu'afin de “trouver une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui pourvoit à l'autodétermination du peuple du Sahara occidental dans le cadre d'arrangements conformes aux buts et prin-

cipes de la Charte de l’ONU, les deux parties ont poursuivi l'ap- profondissement de la discus- sion de leurs propositions res- pectives”. Il a, cependant, rele- vé que chacune des deux par- ties au conflit “a continué à reje- ter la proposition de l'autre comme base unique des négo- ciations à venir, tout en réitérant leur volonté de travailler ensemble afin de trouver une solution politique conformé- ment aux résolutions perti- nentes du Conseil de sécurité des Nations unies”. Quant aux

autres thèmes abordés, M. Ross a indiqué que les deux parties avaient poursuivi leurs discus- sions sur le déminage, les res- sources naturelles et l’environ- nement, “sans préjudice au sta- tut définitif du territoire”. À cet égard, a-t-il ajouté, “les deux parties se sont réjouies des pro- grès enregistrés sur ces sujets et ont confirmé leur intérêt de continuer à travailler avec l'ONU sur ces questions et d'autres, dans le cadre des négociations en cours”.

R. I./AGENCES

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F.903

LIBERTE

L’ACTUALITÉ EN QUESTION

Jeudi 15 mars 2012

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LES JEUNES INTERNAUTES NE CROIENT PAS AUX LÉGISLATIVES

Le vote n’emballe pas les facebookers

Si la Toile devait être un véritable baromètre pour les élections législatives du 10 mai prochain, alors pas d’hésitation, l’abstention atteindra une très grande majorité.

Q ue ce soit sur facebook, Twitter, les forums de discus-

sions, ou encore dans les commen- taires publiés sur les sites d’infor- mations, les Algériens semblent tous d’accord pour ne pas voter lors du prochain scrutin. Cependant, et paradoxalement, c’est grâce à la Télévision algérien- ne que le rendez-vous des législa- tives a vraiment fait le buzz. L’émission “Questions d’actu” diffu- sée, en direct, sur Canal Algérie, dans la soirée du 5 mars dernier, a permis à la chaîne publique de se retrouver dans des centaines de profils et pages facebook. Ce qui avait surpris plus d’un, c’était le ton très critique des invités, tous des jeunes. La surprise n’était pas dans les cris de désespoir, et c’était vraiment le cas, des jeunes, mais dans le fait que la copie de l’ENTV puisse laisser passer ces interven- tions. Les commentaires n’ont pas cessé pendant plusieurs jours sur cet événement cathodique trans- formé en buzz. Dans cette émission, tous, à l’unanimité, étaient d’accord sur un point : ne pas voter le 10 mai pro- chain. C’est le même ton qu’on retrouve sur la Toile DZ, avec qua- siment les mêmes arguments. La plupart des internautes répètent à

On retrouve sur les réseaux sociaux des commentaires très critiques sur les élections. AFP
On retrouve sur les réseaux
sociaux des commentaires
très critiques sur les élections.
AFP

chaque occasion leur nouveau leit- motiv : “manvotiche”(je ne voterai pas). Un défi brandi tellement de fois que c’est devenu presque machi- nal. À tel point que plusieurs vidéos circulent sur le Net paro- diant les élections. Plusieurs jeunes

se sont évertués à faire des mon- tages en utilisant des scènes de films algériens (ou étrangers) connus. Plus les médias publics insistent sur l’importance du vote, plus les officiels appellent à aller aux urnes, plus les jeunes internautes s’en donnent à cœur joie pour les paro- dier et à les ridiculiser. Les intempéries de février der- nier étaient ainsi l’occasion pour la majorité des facebookeurs de lan- cer leur leitmotiv. “L’État a encore une fois montré qu’il n’assumait pas ses res- ponsabilités et ils veulent qu’on aille voter ?” Plusieurs vidéos, sans avoir eu besoin de montage cette fois, ont circulé sur le Net. Elles mon- traient les régions sinistrées et la détresse des populations dans plu- sieurs régions du pays. Une situa-

tion devant laquelle les Algériens, indignés et outrés, n’avaient trouvé comme réaction que des appels à l’abstention. En plus du fait de vouloir sanc- tionner le pouvoir, les internautes

n’omettent pas de revenir sur les salaires mirobolants des députés. Même la dernière annonce du ministre Ould Kablia sur son “inten- tion” de revoir à la baisse les men- sualités des “élus du peuple” n’a eu aucun impact. “C’est trop tard”, “on ne peut plus les croire”, “ils nous ont trop dupés et au bout, rien n’a changé, et ça empire de plus en plus”, sont des réac- tions relevées à plusieurs reprises sur les réseaux sociaux. Présentés comme les probables vainqueurs des prochaines élec- tions, les islamistes semblent, à propos du vote, très discrets sur la Toile. Rares, très rares, ont été les appels au vote de leur part, et de la part de leurs sympathisants. Islamistes affichés ou “cachés”, leurs centres d’intérêt sont plus du côté de ce qui se passe en Syrie, au Liban et à Gaza. D’ailleurs, la plu- part d’entre eux, surtout les sala- fistes, reprennent “machinalement” tout ce que rapportent ce que cer- tains appellent les “médias mains- tream”. Quant aux “partisans” du vote, écrire qu’ils sont très discrets sur le Net serait bien faible devant la réa- lité…

SALIM KOUDIL

L’ÉDITO

PAR OMAR OUALI

Ce n’est pas la fièvre jeune !

Les jeunes, qui s'expriment sur la Toile, ne croient pas aux élections et encore moins à leur pouvoir de changer en bien leur situation. Et leurs arguments, pour justifier cette attitude de rejet, ne manquent pas de bon sens.

S ur la blogosphère, espace d'expression préféré des jeunes, et donc des électeurs

potentiels s'il en est, les législatives du 10 mai prochain font le buzz. À en juger ce qui s'écrit sur les “murs” facebook, les comptes Twiter et autres forums de discussions, les jeunes ne donnent pas l'impression d'être emballés par ces élections que le pouvoir, pour sa part, assi- mile au jour du Destin. Pire : l’expression : “Je ne vote pas le 10 mai” revient comme une sorte de leitmotiv qui scande leurs écrits. Des écrits marqués au coin d'une verve et d'une fraîcheur remarquables qui se déclinent sur les modes de la dérision, de la parodie, du pamphlet. Pourquoi un tel rejet ? C’est que les jeunes qui s'expriment sur la Toile ne croient pas aux élections et encore moins à leur pouvoir de changer en bien leur situation. Et leurs arguments, pour justifier cette attitude de rejet, ne manquent pas de bon sens. Ainsi, certains considèrent-ils que “la jeu- nesse” est un slogan creux, prétexte à des tirades lyriques de la part des candidats, le temps d'un meeting avant d'être remis aux oubliettes. D'autres n'y vont pas avec le dos de la cuillère avec l'APN, une institution “budgéti- vore”, “inutile”, “pour caser les copains et les coquins”. Et, du coup, ils demandent sa “sup- pression”. Des jugements qui pour être un peu excessifs, comme la jeunesse elle-même, n'en manquent pas moins de pertinence. S'il est vrai que ce n'est pas tous les jeunes qui sont branchés sur facebook et Twiter, que leurs écrits ne représentent qu'une photogra- phie à un instant “T”, reste qu'ils représentent une tendance de cette frange de la population qui constitue plus de la moitié du corps électo- ral.

C’est la raison pour laquelle la gérontocratie qui nous gouverne et qui est (hélas !) en retard sur la révolution numérique doit s'intéresser à ce qui se passe sur la Toile. Et donc la nécessi- té de l'investir pendant qu'il est encore temps pour éviter la chronique du bide annoncé pour le 10 mai.

O. O.

LÉGISLATIVES DU 10 MAI

500 observateurs attendus à Alger

●● Le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, a affirmé hier que toutes les mesures avaient été prises pour l'accueil de plus de 500 observateurs internationaux dans le cadre des législa- tives prévues le 10 mai prochain. M. Medelci, qui s'exprimait sur les ondes de la Chaîne I de la Radio nationale, a indiqué qu'il avait été décidé l'envoi de 120 observateurs par l'Union européenne (UE), 200 par l'Union africaine (UA), 100 par la Ligue arabe, 10 par l'ONU et 20 par l'Organisation de la coopération islamique (OCI), en atten- dant les deux délégations des ONG Carter et NDA, qui ont confir- mé l'envoi de leurs observateurs à ce rendez-vous électoral.

LA CAMPAGNE ÉLECTORALE DU 15 AVRIL AU 6 MAI

Les candidats ont 25 jours pour convaincre

L es partis politiques, engagés dans la course électo- rale pour les législatives du 10 mai, auront 25 jours

de campagne pour convaincre. Cette période s’étalera du 15 avril au 6 mai, soit 3 jours avant l’élection. C’est ce qu’a affirmé, Mohamed Talbi, directeur des libertés publiques au ministère de l’Intérieur. “La campagne élec- torale débutera le 15 avril et prendra fin le 6 mai”, a-t-il déclaré, soulignant que tout dépôt de candidature doit être accompagné d’un programme électoral. M. Talbi a précisé, par ailleurs, que ce même programme devait être respecté par les candidats dans leurs différentes déclarations. Dans sa déclaration, M. Talbi ne s’est pas contenté uniquement de rendre publique la période arrêtée pour la campagne, il a, en plus de ces précisions, mis les lignes rouges pour la campagne, en exigeant des candidats de ne pas utiliser de langues étrangères dans leur sortie publique. Ceci dit, les candidats sont mis dans l’obligation de ne s’exprimer que dans la langue officielle, à savoir la langue arabe. “Les candidats sont contraints de ne pas utiliser de langues étrangères”, a-t-il exigé. M. Talbi n’a pas précisé, en outre, si la langue arabe était la seule langue admise dans la campagne électo- rale, tout en sachant que la langue amazighe est d’abord langue nationale, ensuite les candidats issus de régions amazighophones n’ont pas d’autres langues de rechange pour s’adresser à leurs électeurs. Selon M. Talbi, il est également interdit d'utiliser les lieux de culte, les institutions, l’administration

publique et les écoles à des fins de propagande élec- torale. Sur ce point, le gouvernement d’Ouyahia tombe fatalement dans la contradiction, lui qui a incité, via le ministre des Affaires religieuses, “les imams à convaincre le citoyen d’accomplir son devoir électoral”. On ne peut, au même moment, ouvrir les mosquées pour un débat sur la “nécessité” du vote, M. Ghlamallah est allé jusqu’à déclarer que le vote était un devoir exprimé dans le saint Coran, et interdire, par la même occasion, toute campagne partisane. Sur un autre registre, le représentant du ministère de l’Intérieur a souligné que tout financement étranger était interdit. “Il est strictement interdit de recevoir, directe- ment ou indirectement, tout don d'un État étranger ou d'une personne physique ou morale de nationalité étrangère”, a-t-il dit. Dans ce cas précis, il faut rappeler que ce sont les partis d’obédience islamiste qui ont été montrés du doigt quant à ces financements occultes de la part de pays étrangers. Une polémique a suivi les accusations portées contre ces partis. Daho Ould Kablia n’a pas écarté l’ouverture d’une enquête sur ces probables financements de partis islamistes comme le MSP. Toujours dans le même registre, le ministère de l’Intérieur a plafonné à un million de dinars les dépenses de campagne pour chaque liste de candi- dats. La durée des émissions dans les médias lourds est répartie selon le nombre de listes présentées par chaque parti en lice, a encore informé M. Talbi.

MOHAMED MOULOUDJ

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Jeudi 15 mars 2012

L’ACTUALITÉ EN QUESTION

LIBERTE

DEUXIÈME JOUR DU PROCÈS DE L’ATTENTAT DU PALAIS DU GOUVERNEMENT

Peine capitale pour le groupe de Bouderbala

Le réquisitoire démontre l’implication directe de Bouderbala Fateh, considéré comme le cerveau de l’attentat qui a endeuillé des centaines de familles le 11 avril 2007.

L e procès de l’affaire de l’attentat perpétré contre le Palais du gouvernement, le siège

de la BMPJ-Est et la brigade de gendarmerie de Bab- Ezzouar s’est poursuivi hier après l’audi- tion mardi des mis en cause et dont certains ont préféré garder le silence à l’exemple de Bouderbala Fateh, l’ex-“émir” d’Alger et membre actif du GSPC rallié à Aqmi. Sentencieusement, la salle suit avec grand intérêt le réquisitoire du procureur Talbi. Les victimes et les familles des victimes décédées ont le visage grave. Les évènements, ayant pré- sidé aux tragiques attentats, sont relatés avec précision. Du tissage du noyau jusqu’au jour du drame en passant par l’achat des véhicules ayant servi aux opérations kamikazes, rien n’est oublié, prouvant si besoin est que le dos- sier est bien ficelé. L’on saura dans cette affai- re tout de la mobilisation des moyens logis- tiques, des prises de vue et de photos des lieux

ciblés et enfin de la mise à exécution du plan préparé. Par recoupements d’évènements et d’aveux de certains mis en cause, le réquisitoi- re démontre l’implication directe de Bouderbala Fateh, considéré comme le cer- veau de l’attentat qui a endeuillé des centaines de familles en ce jour du 11 avril 2007. Ce der- nier ainsi que Marouf Khaled, Haddouche Salim, Ouzandja Khaled, Slimane Adlane, Bachar Hassane, Laboudi Sid-Ahmed et Kritous Mourad sont directement impliqués dans cette affaire. Le procureur requiert la peine maximale prévue par la loi : la condam- nation à mort. Pour Boudina Noureddine, frère de Boudina Marouane alias Mouaâd Ibn Djabal, tué dans l’opération kamikaze contre le Palais du gouvernement, le représentant de la République a requis une peine de cinq ans assortie de 100 000 DA pour non-dénoncia- tion, d’autant que le mis en cause a avoué qu’il

avait rencontré à Tidjelabine (Boumerdès) son frère en compagnie de Ghiatou Rabah et Ziani Saïd (groupe de Droukdel en fuite et condam- né à mort par contumace) ainsi qu’une trentai- ne de terroristes armés de kalachnikovs. Le procureur a expliqué que les attentats en ques- tion avaient été exécutés par deux groupes, celui dirigé directement par Droukdel composé de huit individus en fuite et celui de Bouderbala qui a contribué par la logistique et le renseignement. Les mis en cause ont, selon le réquisitoire, tous des antécédents avec des affaires de terrorisme. Le juge Hellali et ses assesseurs se retirent en début d’après-midi pour de longues délibérations. À 17h, le procès reprend avec l’annonce du verdict. Sept mis en cause du groupe de Bouderbala écopent de la peine de mort. Kritous Mourad est condamné à dix ans de pri- son ferme pour appartenance et activité à un

groupe terroriste. Boudina Noureddine est condamné, quant à lui, à trois ans de prison pour non-dénonciation de son frère le kamika- ze de l’attentat perpétré contre le Palais du gouvernement qui a fait 20 morts et quelque 220 blessés de différents degrés. Si les victimes et les familles des victimes décédées ont affi- ché une certaine satisfaction dès l’annonce du verdict, celles des accusés n’ont pas contenu leur colère, qualifiant la décision d’injuste et de hogra. Certaines ont carrément crié : nous nous vengerons. Avec ce verdict, le dossier des trois attentats commis contre le Palais du gou- vernement, du siège de la BPMJ et de la briga- de de gendarmerie à Bab- Ezzouar est clos. En tout, ce sont quelque 32 morts et plus de 350 blessés dont certains auront des séquelles toute leur vie sans parler des blessures morales.

ALI FARÈS

ALORS QUE SON SECTEUR A ENREGISTRÉ 4,7 MILLIARDS DE DA DE PERTES DURANT LES INTEMPÉRIES

Amar Ghoul inspecte les dégâts à Azazga

L e ministre des Travaux publics, Amar Ghoul, s’est rendu hier

dans la localité d’Azazga à l’effet de constater, mais juste constater, les dégâts considérables causés par le terrible glissement de terrain qui a touché une zone de 256 hectares sur lesquels des infrastructures publiques, notamment des routes ainsi que des habitations, sont sérieusement menacées. Tout comme le ministre de l’Habitat, qui s’est contenté d’annoncer des mesures qui s’inscrivent plutôt dans le long terme telles que le lancement

d’une étude géotechnique, et ce, au moment où la population en proie à la panique s’attendait plus à des mesures d’urgence, le ministre des Travaux publics, qui est resté vague dans son appréciation de la situa- tion, a annoncé des mesures jugées insuffisantes pour faire face à la situation que vivent les habitants de la ville d’Azazga. Tout en qualifiant la situation de “maîtrisable”, Amar Ghoul a évoqué une démarche propre à son département face à la situation. Une démarche qui s’articule, dit-il, “autour de trois axes, à savoir une évaluation

exhaustive dans tous les secteurs, puis gérer le volet urgence, puis encore, en ce qui concerne le travail pérenne, effectuer une étude géotechnique et géologique dans le cadre desquelles seront prises en considéra- tion les questions liées au drainage et à l’assainissement. Seront prises en charge également les infrastructures déjà inscrites et celles à venir”. Le ministre a insisté sur le travail de coordination entre les différentes directions exécutives, le wali et les autorités locales. Concernant la gestion de l’urgence, Amar Ghoul, qui a eu à constater de visu les dégâts causés au Centre cul-

turel fraîchement réceptionné au lieudit Ighil-Bouzel, au CW71 qui est coupé à la circulation, à la route d’Agouni-Guizène et celle du village Aït Bouhouni, a expliqué qu’il y a lieu “de réparer les routes touchées pour sortir les villages et habitants de l’isolement, de réaliser le drainage nécessaire pour éviter que la situation ne s’aggrave puis de prendre en charge l’ouverture de nouvelles routes qui relieront la ville d’Azazga à la nouvelle déviation en réalisation pour éviter trop de concentration sur un même site”. Le volet que les deux ministres ayant défilé à Azazga ont éludé est surtout

celui relatif à la prise en charge des nombreux cas d’habitations privées touchées par ce glissement de ter- rain. Au moins 13 familles ont été contraintes de quitter leurs habita- tions menacées pour se réfugier chez des proches. Mais, selon les chiffres révélés hier, les dégâts n’ont touché que les routes de la région d’Azazga puisque au total, le bilan, toujours provisoire, des dégâts enregistrés dans le secteur des travaux publics à Tizi Ouzou, est estimé à 4,7 milliards de dinars.

SAMIR LESLOUS

ILS ACCUSENT LE CHEF DU PARTI DE “POPULISME” ET DE “COMPROMISSION”

MPA : DOUZE MILITANTS DÉMISSIONNENT À TIZI OUZOU

●● Dans une déclaration rendue publique, hier, douze militants du Mouvement populaire algérien (MPA) d’Amara Benyounès, jettent l’éponge et se démarquent “publiquement” du MPA. “Notre démarche consiste en notre démission collective de l’UDR et surtout notre nette démarcation et distance du MPA”, lit-on dans la déclaration. Les démissionnaires relèvent “l’inconsidération qu’affiche M. Benyounès à l’ensemble des militants ayant cru construire une alternative politique en lançant l’UDR”. Ces valeurs se sont “avérées, en définitive, comme étant de la poudre aux yeux et le seul mobile n’est autre que la promotion politique du chef pour un strapontin gouvernemental”, ont-ils souligné. Ils rappellent que, depuis les élections législatives de 2007, “les militants sont restés livrés à eux-mêmes et qu’aucun contact n’est entretenu”. Par ailleurs, ils estiment que “la Kabylie n’intéresse plus Amara Benyounès”. Pour eux, le changement de sigle du parti “renseigne d’abord sur le recul de l’identité politique du parti qui signe un glissement purement populiste en cédant sur les valeurs essentielles comme la démocratie et la République, contre le gré des convictions de tous les militants en totale désapprobation de cette compromission”. D’autre part, ils considèrent que le choix porté sur un cousin de Hocine Aït Ahmed pour driver la liste du MPA à Tizi Ouzou “est motivé par l’illusion que son nom portera dans la campagne, du fait qu’il n’est autre que le cousin du leader du FFS”. À signaler que la déclaration est signée, entre autres, par Kamel Daoudi, Salah Tizi, Madjid Tizi, Saïd Fellag, Rabah Ourad, Aggar Boussaâd, Samir Yahia- Cherif…

R. N.

SECTEUR DES TRAVAUX PUBLICS

Vers une augmentation salariale de 35%

L a montée au créneau des travailleurs du sec- teur des travaux publics n’aura pas été vaine.

Ils ont fini par avoir gain de cause. C’est du moins ce que révèlent des documents officiels que la tutelle s’apprête à adresser au Premier ministre pour avoir son accord pour l’exécution d’une série de décisions qui visent la satisfaction des revendications de ces travailleurs. Une initiative qui a mis fin à la tension et a permis le gel des actions de protestation. Les contestataires, qui devaient poursuivre leur action de protestation hier, ont repris du service après l’annonce des conclusions de la rencontre avec la tutelle. En effet, le département de tutelle s’est empressé mardi, au premier jour de la protesta- tion, de contacter le conseil national affilié au Snapap. Une réunion de travail s’est déroulée mardi en fin d’après-midi entre des cadres du ministère et les membres du conseil. Il s’est

avéré que les engagements pris par le départe- ment de Amar Ghoul étaient sur la bonne voie. “La plupart de nos revendications ont été acceptées par le ministère qui a préparé un document qu’il compte adres- ser au Premier ministre pour que les nouvelles mesures soient concrétisées”, nous a révélé, hier, le président du conseil. Des négociations étaient en cours entre la tutelle et les autres partenaires (finances et Fonction publique) pour satisfaire la plate- forme de revendications des travailleurs de ce secteur. Pour prouver sa bonne foi et garantir la stabilité du secteur, le ministère des Travaux publics est allé jusqu’à proposer et défendre la nécessité d’accorder à ces travailleurs une aug- mentation salariale de 35% et non de 20% comme proposé par la Fonction publique. “Nous avons exigé une majoration à 100% vu les conditions dif- ficile dans lesquelles nous travaillons mais la tutelle s’est engagée à nous défendre pour nous arracher 35% d’aug- mentation et des primes telles que la prime de risque et la

prime de contagion”. Autre doléance aussi impor- tante que cette revalorisation salariale, la sécuri- té des ouvriers, des ingénieurs et autres techni- ciens sur les différents chantiers de la DTP. Sur ce volet aussi, les nouvelles sont bonnes puisque la tutelle a proposé la mise en place à la DTP d’une commission interne chargée du contrôle des mesures de sécurité sur les chan- tiers. “Les chantiers seront supervisés par cette commis- sion qui veillera au respect des mesures de sécurité pour éviter toute négligence et éloigner tout risque ou danger notamment lors des travaux sur les réseaux routiers”. Le département de Ghoul prévoit aussi l’inté- gration de 2 000 contractuels exerçant sur le ter- ritoire national et le réaménagement des bases de vie. Optimiste, le syndicat du secteur compte accorder quelques jours à la tutelle pour concré- tiser ces engagements.

MALIKA BEN

LE SALON NATIONAL DE L’EMPLOI ET DE L’ENTREPRENARIAT S’EST OUVERT HIER

Une opportunité pour l’entreprise et les demandeurs d’emploi

L e 6 e Salon national de l’emploi et de l’entreprenariat, Carrefour

de l’emploi 2012, s’est ouvert hier à l’Office Riadh El Feth (Alger) avec la participation d’une trentaine d’entreprises intervenant dans de nombreux domaines d’activité. Initié par l’agence de communica- tion 3C, ce salon de deux jours est axé à la fois sur les besoins des entreprises en matière de capital humain et de talents, ainsi que sur

les attentes des candidats, qu’ils soient cadres à la recherche de mobilité professionnelle, ou diplô- més. “L’objectif de cette manifestation est de créer un carrefour des compétences et des idées novatrices”, a indiqué le directeur du salon, Ali Belkhiri. Pour M. Belkhiri, cette manifesta- tion d’“utilité publique” a pour voca- tion de faciliter la rencontre “directe” entre des entreprises qui recrutent

et des candidats à la recherche d’un emploi. En outre, le salon peut aussi être une bonne opportunité pour disposer d’une “vitrine” afin d’assu- rer la promotion d’une entreprise ou d’une institution de formation, a-t-il ajouté. Un espace conseil, animé par des professionnels du recrutement, sera également mis à la disposition des candidats, a souligné M.

Belkhiri, ajoutant que ceux-ci se verront ainsi prodiguer des conseils pour la gestion de leur carrière ainsi que la rédaction de leur CV et lettre de motivation. Des conférences et des ateliers thématiques portant sur la recherche d’emploi, la gestion des ressources humaines et la création d’entreprises sont également pro- grammés à la faveur de ce salon de l’emploi et de l’entreprenariat.

LE

RADAR

DDEE

LLIIBBEERRTTEE

radar@liberte-algerie.com Page animée par Hamid Saïdani

IL SE TIENT AUJOURD’HUI À ALGER

Hommage à Mouloud Feraoun et ses compagnons

À ALGER Hommage à Mouloud Feraoun et ses compagnons ●● Un colloque en hom- mage à

●● Un colloque en hom- mage à Mouloud Feraoun (1913-1962) et à ses compa- gnons sera organisé par le Centre national de recherches préhistoriques, anthropologiques et histo- riques (CNRPAH), à la Bibliothèque nationale d'El- Hamma (Alger), du 15 au 17 mars. Le programme de ce colloque comprend, pour la journée du 15 mars, plu- sieurs communications sur “Feraoun : intellectuel du XX e siècle”, qui seront données par des enseignants univer- sitaires, à l'instar de

M me Zineb Ali Ben Ali (de l'université Paris VIII), M me Denise Brahimi (université Paris VII), Benamar Mediene (université d'Aix-Marseille), Aïssa Kadri (Paris VIII) et M. Benaouda Lebdaï. D'autres universitaires interviendront durant les deux autres jour- nées de ce colloque sur “l'aventure du roman” chez Feraoun et son audience, deux thèmes qui seront abordés notamment par M me Elisabeth Arend de l'univer- sité de Brême (Allemagne) et M me Afifa Bererhi de l'univer- sité d'Alger.

ESCALIER RELIANT LE BOULEVARD DU FRONT DE MER AU PORT D’ALGER

DES LATRINES À CIEL OUVERT

●● Face à l’une des plus belles baies du monde, des toi- lettes à ciel ouvert. Précisément dans l’escalier reliant le boulevard du front de mer au port d’Alger. C’est un spec- tacle insoutenable pour ceux qui sont obligés de prendre chaque matin cet escalier pour se rendre au travail. “Il faut un masque à gaz et un bandeau pour les yeux”, iro- nise une lectrice qui s’est déplacée à la rédaction pour lancer un appel au maire d’Alger pour que cet escalier, où l’on vendait autrefois des fleurs et des bonbons, cesse d’être livré aux besoins (petits et grands) des SDF pressés de se soulager.

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LIBERTE

Jeudi 15 mars 2012

LISTE D’ALGER DU MPA AUX LÉGISLATIVES

Samia Benmaghsoula derrière Amara Benyounès

LÉGISLATIVES Samia Benmaghsoula derrière Amara Benyounès ●● La liste pour les prochaines élections

●● La liste pour les prochaines élections législatives du Mouvement populaire algérien (ex-UDR) pour la wilaya d’Alger sera dirigée par son président, Amara Benyounès, apprend- on de sources sûres. Les mêmes sources révèlent, par ailleurs, que le numéro

Les mêmes sources révèlent, par ailleurs, que le numéro deux sur la liste n’est autre que

deux sur la liste n’est autre que M me Samia Benmaghsoula, l’ancienne directrice technique nationale de la Fédération algérienne de natation, actuellement chargée d’études et de synthèse au ministère de la Jeunesse et des Sports.

AKBOU (BÉJAÏA)

DÉMISSION DU COORDINATEUR DU RND

●● Le coordinateur du Rassemblement national démocratique (RND) de la daïra d’Akbou et membre du conseil de wilaya, Lotfi Mokdem, a annoncé officiellement sa démission des rangs de ce parti. Son départ de la structure politique d’Ahmed Ouyahia est, explique-t-il, motivé par le fait que la base militante du RND est marginali- sée dans l’opération de recueil des candidatures aux législatives de 10 mai prochain, dans la pers- pective de la confection d’une liste de wilaya par le parti. Une démarche, juge-t-il, contraire aux principes démocratiques du parti.

MARCHÉ DE LA TRADUCTION

Ces étrangers qui arnaquent des Algériens

●● C’est l’histoire d’une traductrice qui a été sollicitée par une entreprise étrangère dont la société mère est basée à Londres — gérée par un étranger originaire d’un pays arabe — pour le décryptage d’une bande sonore avec traduction vers l’anglais, pour les besoins d’une publicité. Grande fut la surprise de la traductrice, lorsque les responsables de cette entreprise lui ont souligné qu’elle devait être payée 2500 DA l’heure, alors que les décryptages, à eux seuls, sont fixés entre 2500 DA et 3000 DA la

page, sans la traduction s’entend. La malheureuse traductrice est tombée des nues en prenant connaissance des honoraires fixés unilatéralement par l’entreprise étrangère. Ce manager n’a pas trouvé mieux pour justifier cette arnaque que de dire que ce sont là les prix appliqués en Algérie, ce que réfutent les nombreux traducteurs connus sur la place d’Alger. Les services du ministère du Travail sont interpellés pour remédier à ce genre de situation.

ACCORDS D’ÉVIAN

ET HOMMAGE À KRIM BELKACEM

Conférence de Daho Ould Kablia dimanche à Tizi Ouzou

Conférence de Daho Ould Kablia dimanche à Tizi Ouzou ●● Le ministre de l’Intérieur et des

●● Le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Daho Ould Kablia, animera dimanche prochain à Tizi Ouzou une conférence sur les accords d’Évian, apprend-on de sources généralement bien

informées. L’ancien membre du Malg rendra à l’occasion un vibrant hommage au rôle joué dans ces négociations par Krim Belkacem, chef de la délégation algérienne et signataire de ces accords au nom de l’Algérie.

UNE INITIATIVE DES PLUS LOUABLES

Les bijoutiers au secours des jeunes démunis

PLUS LOUABLES Les bijoutiers au secours des jeunes démunis ●● Les bijoutiers participant au Colloque national

●● Les bijoutiers participant au Colloque national sur le commerce de l’or ont annoncé, mardi à Mascara, la naissance d’une association nationale qu’ils financeront pour aider les jeunes démunis à convoler en justes noces. Hocine Mohamed, président du bureau de wilaya des bijoutiers, a indiqué que l’idée de créer cette association est venue suite à la décision de faire

bénéficier les membres de cette corporation du système forfaitaire des impôts, inscrite dans la loi de finances complémentaire 2011. Les bijoutiers ont déjà financé une partie des actions de solidarité du Croissant-Rouge algérien durant le mois de Ramadhan dernier. Ils ont décidé d’élargir le champ de leur action pour cibler les jeunes nécessiteux désirant se marier.

LES HABITANTS OBLIGÉS DE SE DÉPLACER À LA POSTE

Un facteur pour Urba 2000 !

●● Les résidants de la cité Urba 2000 à Oued Romane sont sans facteur depuis plusieurs mois. Ils ne ces- sent de le réclamer, mais pour le moment les respon- sables de la Poste font la sourde oreille. Ce qui oblige les habitants à se déplacer à

la poste pour récupérer leur courrier. Parfois, certains sont obligés de quitter leur travail avant l’heure pour pouvoir arriver à la poste avant l’horaire de fermeture. Un facteur pour Urba 2000, messieurs les responsables de la Poste !

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Jeudi 15 mars 2012

L’ACTUALITÉ EN QUESTION

LIBERTE

TOUT EN DÉPLORANT LA SITUATION CRITIQUE DES HANDICAPÉS

La Faph compte sur l’enquête engagée par le ministère

Pour la présidente de la Faph, la situation des handicapés, en Algérie, est on ne peut plus “dramatique” ! Des manques sont signalés à tous les niveaux, ou presque.

C omment devra-t-on procéder pour assurer une meilleure prise

en charge des personnes souf- frantes d’un handicap, pour leur assurer des conditions de vie décentes ? C’est la question qui revient sur toutes les lèvres des défenseurs de la catégorie infirme de la population, notamment à chaque 14 mars, date décrétée Journée nationale des personnes handicapées, la journée mondiale étant fixée au 3 décembre de chaque année. Ne devra-t-on pas se rappeler constamment la vérité qu’aucun des mortels n’est à l’abri d’un handi- cap ? est l’autre question qui s’im- pose avec acuité tant que les causes générant des handicaps deviennent de plus en plus importants, donc le taux du risque en constante haus- se : le taux des handicapés qui était fixé par l’OMS, il n’y a pas long- temps, à 10% de la population mon- diale passe désormais à 15%. D’où le devoir de rafraîchir les mémoires à chaque occasion qui se présente sur la nécessité d’avoir une pensée pour cette catégorie de la popula- tion qui a tant besoin de recouvrer ses droits humains, au même titre

que le reste de la population. En

Au même titre que le reste de la population, le handicapé a besoin de recouvrer
Au même titre que le reste de la
population, le handicapé a besoin
de recouvrer ses droits humains.
D. R.

gros, c’est le message que veut faire passer Atika Elmamri, présidente de la Fédération algérienne des per- sonnes handicapées (Faph) regrou- pant pas moins de 80 associations à travers le territoire national. Pour la présidente de la Faph, la situation des handicapés, en Algérie, est on ne peut plus “drama-

tique” ! Des manques sont signalés à tous les niveaux ou presque, à com- mencer par le manque de centres de réadaptation des handicapés — l’Algérie en compte à peine 5, à savoir les centres d’Azur-Plage, de Tixeraïne et de Ben Aknoun à Alger, et ceux de Seraïdi à Annaba et Bouhnifia à Mascara —, en passant

ELLE FAIT L’OBJET D’UNE REVENDICATION DES AVEUGLES

Le projet de révision de la loi sur le handicap soumis au gouvernement

L projet de révision de la loi sur le handicap datant de 2002 n’attend plus que son adoption par le gou-

vernement. Le processus étant déjà finalisé au ministè- re de la Solidarité, cette révision concerne la promulga- tion de 12 décrets dont 9 sont déjà adoptés par le secrétariat général du gouvernement. C’est ce qu’a affirmé, hier, Saïd Barkat, ministre de la Solidarité nationale et de la Famille, lors d’un point de presse tenu en marge de la cérémonie de célébration de la Journée nationale des personnes handicapées, orga- nisée à l’École des jeunes aveugles d’El-Achour à Alger.

La révision de la loi, explique le ministre, a pour objec- tif d’enrichir les textes et les adapter à la situation actuelle en vue de permettre une meilleure prise en charge de cette catégorie de la population.

Il citera, entre autres, la nécessité de revoir l’alloca-

tion scolaire attribuée aux handicapés ou encore la défi- nition d’une nouvelle nomenclature des postes de tra- vail à leur réserver. Il faut rappeler que la révision de la loi de 2002 sur le handicap est la revendication phare, notamment du mouvement associatif représentant les aveugles. Elle a été exprimée juste avant-hier, par Ali Bouabdallah, magistrat et membre actif de l’Association nationale des éducateurs et enseignants spécialisés pour aveugles, lors d’une journée organisée par la même association à la veille de la Journée nationale des personnes handicapées. Pour M. Bouabdallah, ladite loi était intervenue juste pour combler le vide juridique de l’époque et a été adoptée sans la participation des pre-

miers concernés, à savoir les aveugles. Pis encore, déplore-t-il, cette même loi s’avère non conforme à la

e

Convention internationale relative aux droits des per- sonnes handicapées, ratifiée, en 2009, par l’Algérie. Il juge qu’elle ne consacre guère les principes d’égalité des chances et de discrimination positive, comme sti- pulé à la fois dans la convention sus-citée et la Constitution. Le défenseur des personnes aveugles s’in- terroge par ailleurs sur la non-création du fonds de prise en charge devant être financé par les entreprises, conformément à l’article 27 de la même loi, portant sur l’obligation des entreprises à réserver 1% des postes d’emploi aux personnes handicapées. Cette loi, rappel- le-t-il, a été calquée sur le modèle français mais n’a connu aucune évolution depuis, sachant que le législa- teur français a déjà porté le taux exigé des entreprises à 6% au lieu de 1% fixé auparavant. À cette question, le ministre a jugé, hier, qu’il était encore prématuré d’évo- quer cette “loi piège”, tant est que le fichier national des personnes handicapées n’est présentement pas assaini. Le ministre préfère plutôt attendre les résultats de l’en- quête engagée par son département et sur laquelle il mise beaucoup en vue d’actualiser le fichier national des personnes handicapées ainsi que de recenser leurs besoins effectifs. Reconnaissant l’ignorance de son département du nombre exact des personnes handica- pées existantes dans le pays, M. Barkat juge que seuls les résultats de cette enquête “nous permettront de prendre des décisions idoines sur comment il va falloir investir dans le domaine du handicap”. Cette enquête, dont l’examen du questionnaire est prévu pour le 20 mars par le comité technique avant sa validation le 26 du même mois, est engagée sur un échantillon de plus de 60 000 ménages. F. A.

par la mauvaise prise en charge médicale jusqu’à leur marginalisa- tion et discrimination sur le plan social. M me Elmamri déplore, à ce titre, que “la vision charitable influe même les personnels médicaux”. Sa revendication étant plutôt “d’ap- prendre aux personnes souffrant d’un handicap de se prendre en charge par soi- même ; c’est le meilleur moyen d’assurer leur indépendance et non pas les assister éternellement”. De l’avis de M me Elmamri, l’assis- tanat doit sinon être pris au sens de la solidarité. Néanmoins, la prési- dente de la Faph nourrit l’espoir de voir l’enquête nationale sur le han- dicap, engagée récemment par le ministère de la Solidarité nationale, aboutir à ses objectifs, à savoir “recenser les besoins réels des handicapés pour paliers les carences de service”. Il s’agira, explique-t-elle, de définir une nouvelle stratégie et mettre en place des mécanismes adéquats

devant permettre une meilleure prise en charge des handicapés. À la question de l’intégration sociale des handicapés en vertu de l’article 27 de la loi sur le handicap adoptée en 2002, portant sur l’obligation des entreprises, publiques et privées, de réserver 1% des postes d’emploi aux handicapés, M me Elmamri ne veut pas en faire sa revendication en ces temps, reconnaît-elle, où même des personnes saines et des diplômés ne trouvent pas d’emploi. Pour elle, aujourd’hui, il serait plus judicieux d’encourager et d’ac- compagner les initiatives de l’auto- emploi chez les handicapés. À signaler qu’aujourd’hui, seules 5 000 personnes disposent de la carte de handicapé, délivrée par le ministère de la Solidarité, alors que le nombre des handicapés dépasse les 2,5 millions de personnes au niveau national. FARID ABDELADIM

IL APPELLE À FAIRE ÉMERGER DES CANDIDATS PORTEURS DE LA MÉMOIRE DES VICTIMES DU TERRORISME

LÉGISLATIVES : LE CONSEIL NATIONAL POUR LES DROITS DES VICTIMES DE LA DÉCENNIE NOIRE S’EN MÊLE

●● Dans une déclaration rendue publique, Djamil Benrabah, président et porte-parole du Conseil national pour les droits des victimes de la décen- nie noire (CNDN), appelle “les Algériennes et les Algériens, épris de justi- ce et de vérité, à s’impliquer dans la prochaine élection”. Pour le président du CNDN, cet engagement sera une opportunité pour barrer la route “à des individus qui portent directement ou indirectement la responsabilité de la décennie noire et de ses conséquences”. Sans citer de noms, la déclara- tion souligne que ces individus “se préparent encore une fois à instru- mentaliser l’islam en partant à l’assaut des institutions du pays”. En fusti- geant les partis islamistes, M. Benrabah a ajouté que certains de ces indi- vidus se réclamaient de la mouvance islamiste modérée, lesquels, en réa- lité, “cachent derrière leur cravate des couteaux bien aiguisés prêts à l’em- ploi”. L’élection d’islamistes serait, du point de vue du CNDN, “un coup de grâce au projet d’une Algérie moderne et ouverte”, en instaurant “un État théocratique où ils seront intronisés émirs”. M. Benrabah a, par ailleurs, rappelé que le terrorisme a coûté 4 000 milliards de dinars à l’État, 200 000 morts, 6 000 femmes violées, des milliers d’exilés, des milliers de dispa- rus, des centaines de milliers de déplacés… M. MOULOUDJ

SYNDICAT NATIONAL DES TRAVAILLEURS DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE

Débrayage le 2 avril

L e secteur de la formation profes- sionnelle ne cesse d’être pertur-

bé par des grèves qui paralysent les instituts et autres centres de forma- tion sans pour autant aboutir à du concret. Mais ceci ne semble pas dissuader, outre mesure, le syndicat qui maintient la pression et appelle une fois de plus à deux jours de débrayage les 2 et 3 avril prochain. C’est ce qu’indique le communiqué du Syndicat national des travailleurs de la formation professionnelle qui a tenu avant-hier la session ordinai- re de son conseil national. Le mutis- me du département de tutelle, notamment après la dernière grève de deux jours, a contraint le conseil

à revenir à la charge. “La sourde oreille de la tutelle n’arrange guère le secteur.” Le SNTFP estime que le départe- ment de tutelle doit impliquer les partenaires sociaux sans aucune exclusion pour trouver des solutions aux nombreux problèmes auxquels fait face ce secteur. “En témoigne, d’ailleurs, la situation dramatique des 150 établissements de formation profes- sionnelle qui sont, à ce jour, sans directeur, et ce, en raison de l’exclusion des ensei- gnants pour l’accès à ce poste de respon- sabilité.” Le conseil a, par ailleurs, procédé au renouvellement des membres du bureau national du syndicat.

M. B.

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F.858

LIBERTE

L’ACTUALITÉ EN QUESTION

Jeudi 15 mars 2012

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LE FCE FAIT LA RADIOSCOPIE DE L’ÉCONOMIE ALGÉRIENNE

Les politiques suivies ont mené à l’impasse

LAlgérie, qui devait vaincre le chômage dès les années 1980 et atteindre le niveau de développement de l’Espagne, est loin, très loin de ces objectifs arrêtés en 1966.

L ’économie algérienne a besoin de politiques structurelles. Notre

pays a besoin de vision. Il faut relan- cer l’effort de prospective. Les politiques conduites depuis l’Indépendance semblent avoir mené les acteurs économiques nationaux à l’impasse. C’est du moins le constat dressé, hier, à l’ouverture du sympo- sium : “De l’urgence d’une nouvelle poli- tique économique moins dépendante des hydrocarbures”, organisé à l’hôtel El- Aurassi par le Forum des chefs d’en- treprise et placé sous le signe du 50 e anniversaire de l’Indépendance de notre pays. “Un tel débat nous a semblé opportun en étant ressenti comme un besoin de fond pour tous ceux qu’intéressent le devenir de l’économie algérienne”, a indi- qué le président du Forum des chefs d’entreprise, Réda Hamiani. “Comment, en effet, après un demi-siècle de développement caractérisé incontestable- ment par d’importantes réalisations, mais aussi par des tâtonnements et des échecs, comment ne pas être tenté de s’arrêter un moment pour jeter un regard rétrospectif lucide sur nos réussites et sur nos échecs, et réfléchir à la voie la plus sûre pour pour- suivre avec succès le développement de notre pays sans risque de rééditer nos erreurs pas- sées”, précise M. Hamiani. En matière de conduite de poli- tique économique, le tableau est plu- tôt sombre. L’Algérie, qui devait vaincre le chômage dès les années 1980 et atteindre le niveau de déve- loppement de l’Espagne, est loin, très loin de ces objectifs que s’était

Organisé par le Forum des chef d’entreprise, le symposium s’est déroulé hier à l’hôtel El-Aurassi.
Organisé par le Forum
des chef d’entreprise, le
symposium s’est déroulé
hier à l’hôtel El-Aurassi.
Newpress

fixée la stratégie adoptée en 1966, relève le professeur Abdelmadjid Bouzidi dans sa communication, pas- sant en revue les quatre périodes de politique économique, mettant en exergue les hésitations et les tâton- nements, fluctuant en fonction des prix du pétrole. M. Bouzidi estime que la croissan- ce économique de 5%, aujourd’hui, est extensive, éphémère et coûteuse. Certes, le chômage a baissé mais son traitement est social et les emplois créés sont précaires. Le professeur Bouzidi parle, plutôt, de politique de gestion des chômeurs et du chôma- ge. Abdelmadjid Bouzidi relève égale-

ment l’absence de politique de l’offre. Les expériences réussies dans d’autres pays à travers le monde, révèlent, d’une façon encore plus forte, le retard que devrait combler notre pays. Chiffres à l’appui, Mouloud Hédir, conseiller au FCE, a montré le chemin qui reste à faire pour égaler les performances réali- sées, en matière de croissance, des exportations de produits industriels, des politiques de diversification des exportations. Les Émirats arabes unis ont réus- si à réduire la part des exportations d’hydrocarbures dans les recettes d’exportations totales de 88,3% en

UNE MÉCONNAISSANCE DES RESSOURCES GÉNÉTIQUES EST SIGNALÉE

Le patrimoine forestier en dégradation continue

L e patrimoine forestier est en dégradation continue en Algérie. Outre les méfaits de l’homme, la méconnais-

sance de ces ressources génétiques forestières constitue un facteur à l’origine de cette érosion. L’inventaire de la flore s’avère une nécessité afin de lui assurer une meilleu- re protection. La direction générale des forêts (DGF) a consacré un budget spécial pour préserver cette richesse. Or, elle bute sur un manque flagrant de spécialistes. D’où son recours à des cabinets d’experts internationaux. L’administration des forêts a besoin, selon son directeur général, de véritables gestionnaires pour l’exploitation et la valorisation de ce patrimoine. “En matière de gestion, beaucoup d’insuffisances persistent encore”, a-t-il relevé, hier, au cours d’une journée d’étude sur les ressources génétiques forestières, organisée à l’Institut national de recherche forestière de Baïnem. Cette structure vient, à ce propos, de finaliser un rap- port national sur l’état actuel de ces ressources. Élaboré par un groupe de travail, ce document indique que la flore de notre pays est diversifiée. Elle comprend plus de 3 139 espèces végétales dont 226 menacées de disparition et 855 autres forestières représentant 28% du total. Il a été recensé 11 parcs nationaux, 5 réserves naturelles, 4 autres de chasse et 42 zones humides. Les techniques de multi- plication et de micropropagation des espèces rares et/ou

d’intérêt économique font l’objet d’expérimentation au laboratoire et en serre d’acclimatation. Il faut noter que le programme du renouveau de l’économie agricole et rura- le accorde une importance particulière à la préservation et à la valorisation de ce patrimoine génétique. Ce dernier est au centre des grands enjeux de la sécu- rité alimentaire sur les plans national, régional et interna- tional. Cette rencontre permettra ainsi aux participants d’examiner le rapport sur les ressources forestières et d’en apporter des amendements et des compléments au contenu dans le cadre d’un consensus général. Ils auront également à s’enquérir de l’état de celles-ci et de leur rôle dans les systèmes de production. Ils sont, en outre, char- gés d’évaluer leur contribution au développement durable des forêts, à l’alimentation et à l’agriculture. Par ailleurs, 411 peuplements porte-graines représen- tant 61 espèces (15 résineuses et 4 feuillues) ont été répertoriés. Parmi celles-ci, l’on peut citer le pin d’Alep qui couvre 3 415 hectares (ha), le cèdre de l’Atlas, le chêne-liège (2 514 ha), le chêne vert, les eucalyptus, le pistachier de l’Atlas et le noyer. Le couvert forestier algé- rien est estimé à 4,15 millions ha dont 1,3 million de forêts naturelles. Le reste est composé de maquis, de reboisements…

B. K.

1980 à 35% en 2010. En Égypte, la part des exportations des hydrocar-

bures est estimée à 34,5% en 2010 alors qu’elle était de 66,7%. En Indonésie, cette part était de 75,8% en 2008. Elle n’est que de 39,4% en

2010. En Algérie, la part des exporta-

tions d’hydrocarbures dans les recettes d’exportations totales a été de 98,6% en 2010 contre 98,9% en

1980. En d’autres termes, notre éco-

nomie reste dépendante des hydro- carbures. Comment a-t-on fait pour nous retrouver dans ce piège ? Est-il nor- mal que nous dépendions soit des énergies fossiles, soit des énergies renouvelables ? Sommes-nous inca- pables de produire autre chose ? Qui est responsable de cette situation ? s’interroge Omar Ramdane, président d’honneur du forum. “Nous sommes tous responsables. J’ose dire nous sommes tous devenus des rentiers, tout au moins nous avons accepté la logique de la rente. C’est cette logique de la rente qui nous pro- cure le confort matériel et intellectuel”, regrette Omar Ramdane, soulignant l’urgence de sortir de cette logique. “Nous avons les moyens. Nous avons les hommes. Nous avons l’aisance financière pour compter sur nous-mêmes et élaborer une stratégie de développement et de crois- sance et faire émerger notre pays”, plaide Omar Ramdane. C’est le pari que fait le Forum des chefs d’entreprise en organisant le symposium et avançant 50 proposi-

tions pour contribuer à tracer les contours d’une démarche qui viserait à transformer notre économie en une économie moins dépendante des hydrocarbures. “Le forum a pris ses res- ponsabilités. Nous nous engageons sur ce programme et nous sommes prêts à le défendre. Nous sommes convaincus que si nous faisons confiance à nos entreprises, à nos hommes d’affaires, à notre élite écono- mique ici et à l’étranger, nous avons les moyens pour qu’au bout de 10 à 15 ans, nous puissions nous passer grandement de la rente des hydrocarbures”, insiste le président d’honneur du FCE, préci- sant que les membres de cette orga- nisation se disent prêts à s’engager sur des objectifs, citant l’exemple des médicaments. “J’avais dit que nous étions tous responsables de cette situation de dépendance par rapport aux hydrocarbures, nous serions tous des irresponsables si demain nous ne nous engageons pas dans une nouvelle politique”, lance Omar Ramdane. Il est devenu patent aujourd’hui que les blocages dont souffre l’éco- nomie algérienne sont dus à un défaut de gouvernance : absence de vision économique, rôle non défini de la place de l’État dans la sphère économique, une administration démotivée et forcée à naviguer à vue, participation quasi inexistante des autres parties prenantes (entreprises, société civile…) dans les choix de politique économique. MEZIANE RABHI

LES MOUDJAHIDATE À L’HONNEUR

NEDJMA REND HOMMAGE À LA FEMME RÉVOLUTIONNAIRE

●● Jamais aucune célébration du 8 Mars, Journée internationale de la femme, organisée par Wataniya Télécom Algérie- Nedjma n’aura suscité autant d’émotion que cette 7 e édition. L’opérateur de téléphonie mobile a honoré, hier, les femmes moudjahidate en cette année 2012 qui correspond au 50 e anniversaire de l’Indé- pendance de l’Algérie. Aussi, la cérémonie, tenue hier à l’hôtel Mercure, s’est dis- tinguée par une ambiance hautement patriotique qui a replongé les nombreuses femmes présentes dans le passé glorieux de l’Algérie que la femme a eu égale- ment à écrire en lettres d’or. C’est d’ailleurs un Joseph Ged, DG de WTA-Nedjma, très ému qui s’est adressé, hier, à l’auguste assistance pour dire toute sa recon- naissance à ces icones de la Révolution algérienne qui n’ont pas fini de faire par- ler d’elles. Encore de ce monde ou disparues, leur courage et leur abnégation demeurent un exemple pour les générations qui ont suivi et celles à venir. Hassiba Ben Bouali, Malika Gaïd, Louiza Ighilahriz, Annie Steiner, Meriem Belmihoub Zerdani, Yamina Charrad, Ouici Aouali et Malika Hadjadj-Aoul. Ces noms et bien d’autres encore, comme Zohra Drif-Bitat, Djamila Bouhired, Fadéla Mesli et Zahia Khalfallah, sont portées par les dignes héritières de Lala Fadhma n’Soumer et de la Kahina. Des noms qui résonnent encore tel un hymne dans l’esprit de tout un chacun. “Nedjma est honorée de distinguer des femmes qui se sont engagées à la fleur de l’âge dans la glorieuse Révolution algérienne en sacri- fiant leur jeunesse et leur famille pour que des millions d’Algériens puissent vivre aujourd’hui libres et indépendants. À travers vous, nous rendons hommage à toutes les héroïnes de la Révolution, moudjahidate et chahidate. Des femmes d’exception qui incarnent à elles seules, le courage, la bravoure, le nationalisme, le patriotisme et le sacrifice pour des idéaux universels de dignité, de liberté et de justice”, dira le premier responsable de Nedjma. Des témoignages poignants n’ont pas manqué de trouver toute leur place lors de cette cérémonie durant laquelle Ramadane Djazaïri, responsable des relations publiques à WTA-Nedjma, a passé en revue les hommages rendus à une soixantaine de femmes algériennes ces sept dernières années par Nedjma.

NABILA SAÏDOUN

LES PREMIERS PAS DANS LE DÉVELOPPEMENT

LE CAS DE LA MALAISIE

ressources naturelles pour créer des opportunités d’em- ploi dans le secteur industriel. Mais le taux effectif de pro- tection était remarquablement bas, 7% en moyenne, à com- parer à 92% pour les autres économies se situant à un niveau de revenu semblable ! La combinaison de la pro- motion des exportations et l’import-substitution (1971-85) dans le contexte de la “Nouvelle politique écono- mique” (NEP), avec l’objectif de la promotion de la croissan- ce et de l’équité, grâce à des taux d’investissement élevés, autour de 35% au début des années 1980. Le rôle de l’État s’est élargi

à travers les investissements publics et les interventions sur les marchés. À côté de la substitution à l’importation, le gouvernement est devenu plus actif dans la promotion des exportations :

caoutchouc, huile de palme, bois, hydrocarbures pour les ressources naturelles et tex- tiles, chaussures, vêtements pour les exportations manufac- turières. Les zones de production pour l’export (export proces- sing zones), les zones franches, et les dépôts avec licences de fabrication (licen- sed manufactured ware- houses) ont joué un rôle impor- tant dans le succès dans la

combinaison de l’import-sub- stitution et la promotion des exportations. Mais la produc- tion a baissé et le taux d’inves- tissement est descendu en dessous de 25% du PIB en 1987. L’ajustement et la libéra- lisation dans le contexte de la Politique nationale de dévelop- pement (NDP), avec la vision 2020 telle que proposée dans la déclaration du Premier ministre Mohamed Mahatir, “Malaysia, the way forward”. C’est la poursuite de l’équi- libre entre la croissance et l’équité, mais avec un rôle plus important accordé au secteur privé en tant que moteur de la croissance. Ainsi est né le système

Yahia/Liberté
Yahia/Liberté

PAR D r AHMED BENBITOUR

L ’expérience de la Malaisie montre l’importance

cruciale qu’il faut accorder aux politiques de croissance à long terme, quelle que soit la pression des évènements courants ! Elle montre qu’aucun pays

ne peut se passer de l’adop-

tion d’une politique fermement attachée à l’atteinte de taux de croissance positifs et soute- nus. Elle montre, enfin, le besoin pour les pays exporta- teurs de pétrole de passer d’une “économie de rente” vers “une économie compétiti- ve”. Le succès malaisien s’ex- plique par la planification stra- tégique ainsi qu’une anticipa- tion et une adaptation cor- rectes des changements dans l’environnement international. L’économie malaisienne a expérimenté :

l’import substitution (1950- 70), à savoir la réduction des importations de biens de consommation et l’augmenta- tion de la transformation des

d’économie mixte : le gouver- nement trace la direction pour l’ensemble de l’économie et travaille à assurer l’atteinte des buts socioéconomiques. Le secteur privé a la liberté d’opération, il bénéficie du support institutionnel, des infrastructures et des poli- tiques appropriées. À jeudi prochain pour la suite de notre analyse. Entre- temps, débattons sur les meilleurs moyens d’avancer vers un avenir de progrès et de prospérité pour tous les Algériens. À la tentation du pessimis- me, opposons la nécessité de l’optimisme !

A. B.

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Jeudi 15 mars 2012

CULTURE

LIBERTE

…SORTIR…

COLLOQUE INTERNATIONAL

À compter d’aujourd’hui et jusqu’au

17

mars 2012, Colloque international

sur Mouloud Feraoun intitulé “Mouloud Feraoun : intellectuel, martyr et ses compagnons”. Organisé par le Centre national de recherches préhistoriques, anthropologiques et historiques (Cnrpah), il se tiendra à la Bibliothèque nationale d’El Hamma. Ouverture des travaux, aujourd’hui à 10h.

VENTE-DÉDICACE

L’auteur Nadir Assari dédicacera son

dernier ouvrage Alger, un passé à la carte(éditions Dalimen), le samedi 17 mars 2012 à partir de 14h à la librairie Point Virgule (n°77, lot Saïd

Benhaddadi, Dar Diaf, Chéraga, Alger).

RENCONTRES

La galerie Baya du palais de la cul-

ture Moufdi- Zakaria abritera aujour- d’hui à 17h, une rencontre avec Mohamed Abbou et Loïc Tribot la Spiere. Les deux auteurs présenteront respectivement le Mythe en héritage(éditions Dar El Hikma) et

l’Afrique, terre de talents et d’avenir.

L’espace Mille et Une News du quo-

tidien Algérie News(28, rue Boualem Khalfi, ex-Burdeau, Alger) abritera, le dimanche 18 mars 2012 à 15h, la troi- sième rencontre sur la politique cultu- relle en Algérie intitulée “Pour une poli- tique culturelle en harmonie avec les

textes internationaux ratifiés par l’Algérie”.

CONCERTS

Réda Doumaz animera un concert

chaâbi, ce soir à 20h30 à l’espace Nadi El Anka du complexe culturel

Laâdi-Flici (en contrebas de l’hôtel El Aurassi).

L’Office Riadh El Feth organise,

demain à 20h à la salle Ibn Zeydoun,

un concert en hommage aux années soixante-dix, avec la participation d’une pléiade d’artistes, notamment Mohamed Lamari, Sid Ali Dris, Linda Blues, Nassim Djezma ainsi que le groupe D’zaïr.

Dans le cadre de la 3 e édition de

“Koléandalouse”, concert en hommage

à Abdelkrim Dali animé par Dar El Gharnatia de Koléa et Chabab

Monastir de Tunisie, ce soir à 19h30 à l’auditorium du palais de la culture Moufdi-Zakaria.

Soirée andalouse, ce soir à 19h30 à

l’École des impôts de Koléa, animée par les associations Gharnata de

Tlemcen, Nedjm Kortoba de Constantine et Dar El Gharnatia Monastir.

Nessma Flamenco se produira, le

samedi 17 mars 2012 à 15h à l’espace Nadi El Anka du complexe culturel Laâdi-Flici (en contrebas de l’hôtel El Aurassi).

CONFÉRENCE

Conférence portant sur la musique

andalouse, demain à 10h au siège de l’association El Gharnatia de Koléa. Elle sera animée par le docteur El Hadj Abdallah Ouzani, président de la com- mission littéraire de l’Association natio- nale des amateurs de la musique andalouse au Maroc.

CINÉMA

Jusqu’au 29 mars 2012 à la salle El

Mouggar, projection de Aïchet de Saïd Ould Khelifa, à raison de quatre séances par jour : 14h, 16h, 18h et 20h. Les 22 et 23 mars prochain, seule la séance de 14h sera maintenue.

THÉÂTRE

À compter d’aujourd’hui et jusqu’au

25

mars 2012 à 19h (les vendredis, il y

aura deux représentations : 15h et 19h) à la Sierra Maestra, représenta-

tion de Wel Moudja Wellat de Slimane Benaïssa.

Représentation de la pièce Kaïda

Hlima de Djamel Guermi, demain à

16h à la salle El Mouggar.

Monologue Sawad fi Amel avec Rym

Takoucht, le samedi 17 mars 2012 à la salle El Mouggar.

CÉLÉBRATION

À l’occasion de Aïd An-Nasr, la mai-

son de la Culture de Béjaïa organise, le lundi 19 mars 2012 plusieurs activi- tés culturelles : 9h, ouverture d’une exposition de photographies et de livres ; 9h30, séance de dessin (work- shop) animée par des enfants ; 10h, conférence portant sur l’évènement Aïd An-Nasr; 14h30, projection du long- métrage Benboulaïd d’Ahmed Rachedi.

SEMAINE CULTURELLE

Le palais de la culture Moufdi-

Zakaria abritera, du 18 au 22 mars 2012, la semaine culturelle de Tlemcen à Alger.

LE PLASTICIEN SMAÏL METMATI EXPOSE AU PALAIS DE LA CULTURE MOUFDI-ZAKARIA

“Calligraphie tifinagh”

95 tableaux. Une passion pour une écriture ancienne qui ne cesse d’intriguer, d’inspirer.

Une approche artistique mêlant différentes techniques.

D epuis le 7 mars 2012, la galerie Baya du Palais de la culture

Moufdi-Zakaria abrite l’exposition du

plasticien Smaïl Metmati. Adhles,

Iskilen, Assikel, Azar, Tahath… tels sont les titres de certaines des toiles exposées. Des intitulés évocateurs, incitant au voyage, au rêve, à l’éva- sion… La lumière du jour qui traverse les

baies vitrées de cette galerie ajoute une certaine touche de surréalisme à cette exposition. Dans son travail artistique, Smaïl Metmati a réussi à composer toute une œuvre global à partir de l’alphabet berbère, à savoir le tifinagh, en recourant à l’art de la calligraphie, d’où l’intitulé de l’expo- sition : "la Calligraphie tifinagh". Ce travail est révélé avec la jonction de

différents procédés (peinture à l'hui- le, l'acrylique, la terre, l'argile et l'en- duit) dans un souci d'innovation, et pour donner une touche contemporaine à

l'œuvre.” Ce qui frappe en premier lieu, c’est l’homogénéité des cou- leurs. La plupart des tableaux sont recouvert d’une couleur oscillant entre l’ocre et l’orange. Des tâches blanches viennent s’incruster, don-

nant cette illusion de profondeur. Cela est exécuté en dégradé, pour donner cette impression de change- ment sans pour autant casser la ryth- mique de couleurs et des teintes, rappelant celles considérées comme

Le Hameau
Le Hameau

chaudes, typiques au Grand Sud algérien. Le regard se noie dans chaque tableau. Diplômé de l'École supérieure des beaux arts d'Alger, Smaïl Metmati, spécialiste en calligraphie arabe et autres styles de peinture, miniatures et décoration sur bois notamment, a réussi à faire des lettres du tifinagh, reconnaissables à leurs formes géo- métriques, des calligraphies origi- nales même si la technique n'a pas été modifiée. Ce natif de Béjaïa proclame haut et fort, et à qui veut l’entendre, son amour pour le patrimoine” qu’il consi- dère comme une véritable source d’inspiration, recelant d’innom- brables trésors qui peuvent servir de point de départ pour toute création artistique, quel que soit le registre. Ses œuvres sont conçues à partir d’un travail de recherche et d’investi- gation qui remonte aux années 1980, et depuis, le tifinagh est son dada. C’est une écriture comme toutes les autres”, déclare-t-il.

UNE COMPOSITION SYMBOLIQUE C’est une ode au patrimoine immatériel algérien qu’offre le plasti- cien. Cette exposition renvoie - sciemment ou pas- à la plus belle œuvre naturelle dans notre pays : le Tassili et ses peintures et gravures rupestres. Des compositions symbo- liques des caractères berbères, isolés ou composés en phrases, sur fond jaune, donne une impression de mouvement. En effet, deux éléments essen- tiels ressortent de cette exposition :

le mouvement et le travail en pyrami- de. Le mouvement est présent dans chaque œuvre. Le dessin et l’appli- cation des couleurs ou des formes ne se font pas d’un seul trait. Une sorte de va-et-vient se dégage des toiles, comme le ressac de la vague, avec la violence en moins. Quant à la pyramide, l’on constate que chaque tableau, vu de loin, est composé de trois pôles : deux à la base et un au sommet. Ils se rejoignent pour don-

ner forme, voire vie à son travail. S’étalant jusqu’au 24 du mois en cours, l’exposition s’inscrit, entre autres, dans la répétition. Le visiteur peut croire que c’est la même exécu- tion dans les 95 tableaux. Mais la minutie et la précision font la diffé- rence. Les sujets abordés renvoient au quotidien. Celui de l’artiste qui recoure à son vécu, à ce qu’il connaît, voire ce qu’il maîtrise. Cela va de la nostalgie, l’amour du pays, en passant par la paix. S’inspirant de célèbres poètes d’expression amazi- ghe, dont l’incontournable Si M’hend ou M’hend, Smaïl Metmati considère son œuvres comme une poésie murale, que le trait du "qalam" vient rehausser. C’est pour garder une certaine authenticité, avoue-t-il.

AMINE IDJER

“La Calligraphie tifinagh” de

jusqu’au

galerie

culture

Smaïl

24

Metmati,

2012

Palais

de

à

la

la

mars

Baya,

Moufdi-Zakaria.

50 e ANNIVERSAIRE DE L’ASSASSINAT DE MOULOUD FERAOUN ET DE SES COMPAGNONS

Évocation et recueillement à Tizi Ouzou et à Tizi Hibel

Q uinze mars 1962 / Quinze mars 2012. Il y a cin- quante ans, jour pour jour, l’illustre écrivain

algérien Mouloud Feraoun et cinq de ses compa- gnons, Ali Hamoutène, Max Marchand, Marcel Basset, Salah Ould Aoudia et Robert Eymard, ont

été lâchement assassinés à Ben Aknoun par la sinistre OAS de Salan et Susini. En ce 50 e anniversaire d’une tragédie inoubliable pour tout le peuple algérien, la direction de la cul- ture de la wilaya de Tizi Ouzou a tenu à marquer tel qu’il se doit ce douloureux souvenir, et ce, en orga- nisant depuis hier à la maison de la culture Mouloud-Mammeri des manifestations culturelles rehaussées par la participation de proches des

défunts et de nombreux représentants du monde culturel et littéraire. C’est ainsi qu’une exposition de documents et de photographies, retraçant cet ignoble assassinat et rappelant la vie et l’œuvre des six victimes de cette barbarie, a été inaugurée hier matin au grand hall d’exposition de la Maison de la culture de Tizi Ouzou, alors que des déclamation de poèmes, des lectures de textes et des conférences- débats se sont succédé tout au long de la journée au Petit théâtre de la Maison de la culture, puis au CEM Mouloud-Feraoun de Tizi Ouzou. Pour cette seconde journée commémorative, qui rappelle la date douloureuse du 15 mars 1962, les organisa- teurs de cette manifestation ont prévu ce matin, à

partir de 9h, deux cérémonies de recueillement sur la tombe de martyrs Ali Hamoutène au cimetière de M’douha à Tizi-Ouzou et celle de Mouloud Feraoun au cimetière de Tizi Hibel (commune d’Aït Mahmoud), alors que Youcef Merahi dédicacera son livre intitulé La pétaudière. En cours d’après-midi, la maison de la culture Mouloud-Mammeri abritera à 14h des témoignages sur Mouloud Feraoun et Ali Hamoutène par leurs propres héritiers, Ali Feraoun et Mohamed Hamoutène, alors que Youcef Merahi et Mohamed Ghobrini clôtureront cet hommage particulier en animant une conférence-débat sur la gigantesque œuvre littéraire de Mouloud Feraoun. MOHAMED HAOUCHINE

SOUFFLES… SOUFFLES… SOUFFLES…

MOHAMED HAOUCHINE SOUFFLES… SOUFFLES… SOUFFLES… AMIN ZAOUI , écrivain C ela dure depuis une dizaine

AMIN ZAOUI,

écrivain

C ela dure depuis une dizaine d’années, chaque 8 mars, une sorte de malaise

m’habite. Comme une blessure. Un cha- grin, ou une trahison, et je sens le ciel bas, et la grisaille touche le bord de la fenêtre basse. Pour ne pas gâcher la fête des femmes, je préfère ne pas écrire sur ce jour du 8 Mars. Je ne m’aime pas à attrister la rose dans la main d’une femme. À mes yeux, une rose fanée, ter- nie est une horreur ! Afin de ne pas faire attiédir les bouteilles de gazouz sur la

table de la fête dressée pour l’occasion, j’ai toujours préféré reculer l’envoi de cette lettre adressée à une écrivaine. Aujourd’hui que le soleil de “l’après-midi

FEMMES, JE NE VOULAIS PAS GÂCHER VOTRE 8 MARS !

du 8 Mars s’est retiré, que le fleuriste du coin a baissé rideau, que les roses offertes sont séchées et rangées dans des sacs-poubelles de couleur noir, que les hauts fonctionnaires de l’État et de la nation, les chefs de parti (islamistes, démocrates, nationaux, laïcs ou sans couleur), qui tous participent à la course carnavalesque des législatives, ont pro- noncé leurs discours emballés dans les quatre langues tolérées par Allah et par ses ombres sur cette terre appelée Algérie (l’arabe classique, le français, le tamazigh et le dziri), que tout ce monde a distribué son sourire devant les caméras de la télévision nationale, je me permets de poster ma lettre. En réalité, ce que j’envoie à cette écrivaine n’est pas une longue lettre, juste quelques mots griffon- nés sur le dos d’une carte postale en noir et blanc. J’adresse cet envoi à Yamina Mechakra, poétesse et romancière, hôpi- tal X, rue de “la Grotte éclatée” n° 1954, Arris, les Aurès. “…Alger, le 8 mars 2012. Chère écrivaine Yamina Mechakra. Comment ça va ? Comment va-t-il le roman ? Et l’encre qui perturbe le blanc ? Chère Yamina, je t’écris, d’abord, pour te

dire que ton nom Yamina, avec son origi- nalité chaouie, est une couronne sur ta tête lasse. J’aime tous ces prénoms clas- siques que portent les femmes d’Algérie ; un grand merci aux mamans qui savent choisir les prénoms pour leurs jolies filles : Yamina. Les vieux prénoms fémi- nins ressemblent aux bons vieux vins. Chère Yamina, aujourd’hui c’est le 8 mars, je sais que cette date ne te dit rien, pas grand-chose. Yamina, dont le sobri- quet est "la grotte éclatée", préfère le 1 er Novembre au 8 Mars, et pourtant cette date n’est pas celle de son anniversaire. C’est celui d’une montagne appelée Arris. Les montagnes ont leurs anniversaires. Et elles ont un cœur fragile et pal- pable. Je t’imagine dans ta solitude, iso- lée, noyée dans un silence complice et infernal. En ce 8 mars, jour de discours et de roses trompeuses et de propagandes législatives, personne n’a pensé à t’offrir un mot. Toi qui vénère les mots solides sculptés de la vraie pierre des montagnes des Aurès, de M’sirda ou du Djurdjura. Dans la symphonie de la souffrance de ton asile, en ce mémorable 8 Mars, à l’heure où toutes les lignes téléphoniques

mobiles sont saturées, ton petit téléphone n’a pas sonné, ni en signe de message SMS ni pour te souffler une belle expres- sion ; et pourtant, comme une enfant d’école, Yamina aime la sonnerie de son portable, imitant le chant d’un oiseau édé- nique capable de perturber le noir du cor- beau. Ta fragilité solide t’a appris à écrire comme les grands. Ma chère Yamina, en méditant sur ton retrait abattu, souffrant, martyrisé, je me dis : tu es Ayoub (Job) de notre temps. Je suis certain qu’Ayoub (Job) fut une femme. “Nous t'avons fait une révélation comme Nous la fîmes à Noé et aux prophètes après lui. Et Nous avons fait la révélation à Abraham, à Ismaël, à Isaac, à Jacob, aux Tribus, à Jésus, à Job, à Aaron et à Salomon, et Nous avons donné le Zabour à David", dit le Coran dans la sourate des Femmes. On t’a donné la souffrance, l’épreuve, et le livre La Grotte éclatée. Comme tous les prophètes, tu n’as qu’un seul livre : “La Grotte éclatée” ; et comme leurs Livres, le tien est aussi éternel. Chère Yamina, dans ton asile, le tien ou le nôtre, je me dis : la folie, la poésie et la prophétie sont trois sœurs jumelles. Triplées. Elles sont nées de la même matrice : la langue ou la montagne. Au revoir Yamina, je m’excuse d’avoir réveillé ton silence et dérangé ta prophétie.”

A. Z.

aminzaoui@yahoo.fr

LIBERTE

L’ALGÉRIE PROFONDE

Jeudi 15 mars 2012

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BÉJAÏA

Un CHU et des ambitions

Le CHU Béjaïa compte actuellement trois unités, les hôpitaux Khelil- Amrane, Frantz-Fanon et Targa-Ouzemour, pour un total de 425 lits et 23 services dont 16 d’hospitalisation.

E n attendant la finalisation de l’étude de la future structure du

CHU par un bureau d’études anglais, les responsables redou- blent d’efforts pour ouvrir les ser- vices spécialisés et se hisser ainsi au niveau des autres structures hospitalières du pays. La création du CHU de Béjaïa avait coulé beau- coup d’encre avant la promulgation du décret n° 09-319 du 06.10.2009. Et pour parer au plus pressé, l’hô- pital Khelil-Amrane est promu en CHU en attendant la construction de la structure devant abriter le futur hôpital CHU sur le site de Sidi-Boudraham d’une superficie de 30 ha. L’étude est confiée par le gouvernement à un bureau d’études anglais. En attendant, les responsables, à leur tête, M me Mouri Wahiba, secrétaire générale et DG par intérim, et D r Hamissi, directeur médical et paramédical, redoublent d’efforts pour ouvrir les services spécialisés afin de se hisser au niveau des autres CHU du pays. Le CHU Béjaïa compte actuellement trois unités, les hôpitaux Khelil- Amrane, Frantz-Fanon et Targa- Ouzemour, pour un total de 425 lits techniques et 412 lits organisés et 23 services dont 16 services d’hos- pitalisation. La chirurgie viscérale, l’orthopédie-traumatologie, la neu- rochirurgie, la médecine interne, la réanimation, la pédiatrie, les urgences médicochirurgicales, l’imagerie médicale et le bloc opé- ratoire sont les services hébergés à Khelil-Amrane. Le service IRM sera opérationnel ces jours-ci, selon M me

L’étude du projet est confié à un bureau d’études anglais. D. R.
L’étude du projet est confié
à un bureau d’études anglais.
D. R.

Mouri qui tient au passage à remer- cier l’APW de Béjaïa qui a financé le matériel. Des services assurés par 4 professeurs et 19 maîtres assis- tants. À titre indicatif, depuis l’ou- verture du service neurochirurgical, zéro évacuation sur les autres CHU. “C’est un service d’une opportunité très importante pour notre wilaya”, insiste D r Hamissi. Deux opérations pour tumeur cérébrale, signale-t-il, ont été entreprises avec succès en sus d’un projet de recherche en spina- bifida. “Nous sommes dans l’attente d’acquisition d’une colonne d’endosco- pie”, nous informe M me Mouri dans la foulée de ses déclarations comme pour souligner le program- me ambitieux tracé afin de répondre au mieux aux attentes de la population de la région en termes de soins. Au mois de février dernier, une convention de parte- nariat a été signée avec l’Établisse- ment hospitalier universitaire d’Oran (EHUO), une convention

portée sur les spécialités d’une série d’interventions chirurgicales pratiques et de communications sur différentes spécialités au profit du personnel du CHUB. Des inter- ventions chirurgicales de tumeur de cerveau, d’appareilloscopie, de gynécologie par voie basse, phar- macovigilance, endoscopie inter- ventionnelle, cardiovasculaire… À l’unité hospitalière Frantz-Fanon, on y trouve des services de psy- chiatrie hommes et femmes, la pneumo-phtisiologie, la néphrolo- gie, l’anapathologie… La dernière unité hospitalière est Targa- Ouzemour où sont assurés la maternité, la gynécologie, la néo- natalogie… Néanmoins, cette unité fait face à l’exiguïté de son service obstétrique. Un service qui fait face, notamment pour des accouchements par césarienne, pour toute la wilaya. L’unité, nous signale M me Mouri, est en voie d’ex- tension pour répondre à la deman-

de toujours croissante. À signaler que le SAMU est totalement réor- ganisé pour reprendre “les missions qui lui sont dévolues”, à savoir des visites à domicile et le transport assisté médicalement vers les structures de santé avec ses deux équipes de deux médecins, deux infirmiers et deux chauffeurs régu- lateurs. Les services qui restent à créer au CHUB sont ceux de la car- diologie, de la gastro-entérologie, l’unité de réanimation chirurgicale et le SEMEP. Mais, les contraintes d’infra- structures pour abriter ces nou- velles activités et le déficit criant en personnel paramédical freinent leur ouverture. Actuellement, les res- ponsables du CHUB se contentent des opérations de rénovation des structures existantes pour les mettre aux normes en attendant le lancement du projet de construc- tion du futur CHU.

L.OUBIRA

BRÈVES

DU

CENTRE

BÉJAÏA

INSTALLATION DE LA CWSEL

●● La commission de wilaya de surveillance des élections légis- latives de Béjaïa(CWSELB) a été installée, avant-hier, à la salle des délibérations de l’APW sous la présidence de deux membres de la commission nationale et en présence du wali de Béjaïa. 18 partis politiques ont participé au déroulement de l’élection du président de ladite commission. 5 candidats ont postulé sa présidence. Après le vote, M. Latreche Hamza du Front démocratique et social (FDS) a été élu président de la CWELB avec 7 voix seulement. L. OUBIRA

OPÉRATION DE REBOISEMENT

GÉNÉRAL EMBALLAGE SE VEUT AUSSI ÉCOLOGIQUE

●● Général Emballage Spa, lea- der national de l’industrie du carton ondulé, prendra part, samedi prochain, à deux opéra- tions de reboisement dans la wilaya de Béjaïa. La première action vise à stabiliser un rem- blai par le repiquage de 1000 chênes-lièges sur une superfi- cie d’un hectare à Tizi Ahmed dans la commune de Tichy. La deuxième à résorber un impor- tant glissement de terrain menaçant l’intégrité du village sur un flanc de montagne de quelque 5 hectares à Iaazounène dans la commune d’Ighram. “Il s’agit-là d’une pre- mière action en attendant le trai- tement à venir de 15 autres hec- tares fortement ébranlés par les intempéries de 2003 et 2005”, a indiqué le directeur de la com- munication, M. Mohamed Bessa. Général Emballage Spa espère, à travers cette action à portée écologique, civique et pédagogique, mettre en relief son “engagement pour la pré- servation de l’environnement et pour le développement durable”.

B. B.

LAGHOUAT

Protestation devant la prison

M’SILA

DES CITOYENS RÉCLAMENT LEURS FUSILS

●● Une centaine de citoyens de la wilaya de M’sila ont observé, avant-hier, un sit-in devant le siège de wilaya pour réclamer la restitution de leurs fusils de chasse. Ils étaient plus détermi- nés que jamais à récupérer les fusils de chasse que l’État leur a confisqués en 1993. “En 1999, quelques fusils ont été restitués à leurs propriétaires qui habi- tent des zones urbaines totale- ment sécurisées, après enquête minutieuse. Puis l’opération a été gelée une année après”, nous déclarent-ils. “Nous les réclamons depuis 2001 dans la légalité, d'autant que la région a retrouvé une vie normale et les villageois ont pu regagner leurs douars respectifs”, ajoutent-ils. C. B.

D es membres de la famille Baba Nedjar ont récemment tenu un

sit-in devant la prison de Laghouat. Ce sit-in a été appuyé par la pré- sence des militants des droits de l’homme qui se sont déplacés de Ghardaïa, rejoints par ceux du bureau de Laghouat en la circons- tance. Habillés de gilets floqués du portrait de Mohamed Baba Nedjar, détenu depuis 7 ans dans cette pri- son, tous clament l’innocence de

ce détenu et demandent la révision de son procès. Devant le portail de la prison, les protestataires ont brandi des banderoles où l’on pou- vait lire “Stop à l’injustice”, “Il ne m’a pas tué”. Interrogés, ils ont soutenu que Mohamed Baba Nedjar, condamné à perpétuité, est victime d’une erreur judiciaire. “Poursuivi pour assassinat et condamné par le tri- bunal criminel de Médéa à perpétuité, le détenu n’a jamais cessé de clamer son

innocence”, a indiqué l’un des pro- testataires, avant d’ajouter que “cette condamnation a été basée sur un seul “témoin” qui n’était pas sur les lieux du crime ! Il s’agit d’un mineur qui a déclaré avoir vu Baba Nedjar Mohamed le jour de l’assassinat dans le quartier. Ce témoignage a suffi pour une condam- nation à mort par le tribunal criminel de Ghardaïa et à perpétuité, après cassa- tion, par celui de Médéa”. Selon Bachir Baba Nedjar, père du détenu,

depuis la décision de la Cour suprême qui a cassé le jugement sans renvoi, l’intéressé demande avec insistance la révision de son procès. Pour appuyer sa demande, il vient d’observer sa cinquième grève de la faim depuis sa déten- tion, nous indique-t-on. Il poursuit encore la grève, malgré la pression de sa famille et de ses amis et la détérioration de son état de santé, nous dit-on. On croit savoir que jusque tard dans l’après-midi, trois neveux du détenu ont été empê- chés par l’administration péniten- tiaire de lui rendre visite. Raison pour laquelle même son père n’a pas vu son fils en détention. BOUHAMAM AREZKI

TIZI OUZOU

Les corps communs en grève de 3 jours

C omme annoncé, les corps communs du secteur de l’édu-

cation ont mis en application leur menace de grève de trois jours depuis le 12 mars. Dans un communiqué rendu public avant-hier, le bureau de wilaya de l’Unpef (Union nationale des personnels de l’éducation et de la formation) estime le taux de suivi du mouvement de grève à

80%.

Selon le même communiqué, les agents de sécurité, qui sont les premiers concernés, ont observé cette grève de 3 jours après les multiples correspondances restées

sans suite adressées aux pouvoirs publics. Les travailleurs de cette catégorie, qui s’estiment lésés, expliquent que le statut qui est modifié en janvier 2008 a vraiment ruiné les travailleurs de cette caté- gorie. L’intégration des contractuels et agents de sécurité dans leur sec- teur et l’inexistence d’un régime indemnitaire spécifique à cette catégorie sont entre autres reven- dications exprimées par les corps communs qui expliquent que, selon le journal officiel de janvier 2008, concernant les postes supé- rieurs, à savoir le chef de parc, le

chef d’atelier et le chef magasinier ainsi que le chef cuisinier et le res- ponsable du service intérieur, ne sont malheureusement pas pris en considération. Toujours dans le secteur de l’éducation, le syndicat Sete, affilié à l’UGTA, dit avoir constaté avec amertume que la situation des tra- vailleurs dans le secteur demeure déplorable, malgré les différentes révisions du statut particulier dans lequel l’exclusion et la marginalisa- tion de certaines catégories de tra- vailleurs, notamment les corps communs, est de mise. S. LESLOUS

ÉCOLE PARAMÉDICALE DE KHEMIS-MILIANA

LES ÉTUDIANTS MONTENT AU CRÉNEAU

●● Les étudiants de l’école paramédicale ont observé, avant-hier, un sit- in devant le siège de la direction de la santé de wilaya (DSP), en guise de protestation contre l’énorme retard accusé dans leur stage à la suite de la grève des enseignants, qui se poursuit depuis plus d’un mois, nous indique une source proche de la DSP. Selon la même source, les étu- diants-victimes sont complètement perturbés dans la préparation de leurs examens et stages pratiques à cause d’un différend entre l’admi- nistration centrale et le syndicat du personnel. Selon nos sources, les enseignants auraient mis fin hier à la grève, au grand soulagement des étudiants et également des candidats ayant passé le concours d’aide- soignant, en attente des résultats depuis le mois de décembre 2011. Notons qu'un nouveau directeur d’établissement a été installé avant-hier par la DSP, en remplacement de M. Matouk, parti en retraite. B. BOUZAR

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Jeudi 15 mars 2012

L’ALGÉRIE PROFONDE

LIBERTE

BRÈVES

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CONTREBANDE À OUM EL-BOUAGHI

SAISIE DE TROIS VÉHICULES ET DE PLUS DE 40 QUINTAUX DE CUIVRE

●● Les éléments de la section de recherches de la gendarmerie natio- nale à Oum El-Bouaghi ont intercepté, dans la nuit de lundi à mardi, un convoi de 5 véhicules utilitaires en partance pour la frontière est (Bir El- Ater, wilaya de Tébessa). Ces véhi- cules étaient chargés de grosses quantités de cuivre sous forme de lin- gots et de radiateurs. Selon notre source, une Logan servant d’éclaireur

a été interceptée et ses deux occu-

pants, âgés de 24 et de 28 ans, origi- naires de Bir El-Ater ont été arrêtés.

Deux des véhicules utilitaires, de marques Mazda et Ford, ont été sai- sis, ils contenaient environ 40 q de cuivre. Leurs conducteurs ont pris la

fuite après la crevaison des roues par

la herse.

B. NACER

ENDIMED

LE SYNDICAT APPELLE À UNE GRÈVE GÉNÉRALE À L’EST

●● Dans une lettre de protestation (copie remise à la presse), les repré- sentants des travailleurs (sections syndicales) de l'Endimed (Entreprise nationale de distribution des médica- ments), regroupant 8 wilayas de l’Est, appellent les travailleurs à une grève générale. Cet appel fait suite aux revendications exigées par les syndi- cats, en l'occurrence le départ sans condition du directeur, la dissolution du bureau de gestion centrale, le confirmation du personnel en situa- tion contractuelle depuis de nom- breuses années, l’équipement des agences en moyens, notamment informatiques. Les travailleurs de ces pharmacies publiques sont décidés à ne pas baisser les bras et comptent aller jusqu'au bout de leurs revendi- cations, selon les syndicalistes.Ces pharmacies, issues de la restructura- tion de l'ex-pharmacie centrale algé- rienne (PCA), sont livrées à elles- mêmes. Selon les mêmes sources, elles ne sont pas approvisionnées convenablement en médicaments, leurs agents sont en situation tempo- raire depuis des décennies et font face à de nombreux problèmes socio- professionnels, ayant trait aux salaires, primes, reclassement, reva- lorisation…

K. MESSAAD

BATNA

UN ÉGOUT NON RACCORDÉ AU RÉSEAU D'ASSAINISSEMENT

●● Un égout non raccordé par les services d'assainissement de la ville de Batna continue de se déverser dans l'oued Talweg, qui traverse les quartiers de Z'mala, du 5-Juillet et de la Verdure, causant une véritable atteinte à l’environnement. Cet égout se trouve en plein centre-ville, entre l'école primaire Ali-Imerzouguène et le CEM Salah-Dahmane, à quelques mètres de la mosquée Ibn-Badis. Comment cela a-t-il échappé aux contrôleurs des installations d'assai- nissement ?

B. BOUMAILA

SÉTIF

SAISIE DE 6 MILLIARDS DE CENTIMES EN DINARS ET EN DEVISES

●● Les éléments de la gendarmerie nationale de la brigade d'El-Eulma ont procédé hier à la saisie de 6 milliards de centimes, en dinars et euros, lors d'une perquisition dans un local com- mercial à El-Eulma. Ils ont agi suite à des informations parvenues à la bri- gade faisant état de transactions dou- teuses. Lors de leur descente, la vente de l’euro a été constatée par les enquêteurs qui ont arrêté quatre per- sonnes.

F. SENOUSSAOUI

OPÉRATION DE RÉFECTION DU RÉSEAU ROUTIER À SÉTIF

L’enveloppe consacrée par l’APC jugée insuffisante

Yahia / Liberté Les dernières intempéries n’ont fait qu’aggraver la situation déjà catastrophique.
Yahia / Liberté
Les dernières intempéries
n’ont fait qu’aggraver la situation
déjà catastrophique.

de la ville. À la cité Hachemi, les routes en sont la meilleure illustra- tion. Crevasses, nids-de-poule et dif- férence de niveau d’un quartier à un autre et même égouts et avaloirs sont conçus n’importe comment et une différence de niveaux est constatée. Ces derniers n’obéissent à aucune norme technique ou du moins esthé- tique. Pis encore, les chantiers sont abandonnés depuis plus d’une année et personne ne se soucie de cet état

Mohamed-Boudiaf de Bouhadjar. Les manifestants dont la majorité était des jeunes universitaires au chômage se sont élevés contre ce qu’ils qualifient de hogra. Ils dénoncent le népotisme de cer- tains responsables, notamment en matière de logements et d’emploi. Ainsi, ils se sont attaqués à plu- sieurs édifices publics et brûlé des pneus placés le long des routes, tout en exigeant le départ du P/APC.

TAHAR B.

de fait qui pénalise les contribuables qui payent rubis sur l’ongle la taxe d’habitation ainsi que la vignette automobile. Le prétexte avancé par les responsables est toujours en rela- tion avec les mesures administratives du contrôle administratif. “Chaque fois que nous parlons de ces chantiers abandon- nés, les responsables et élus de l’hôtel de ville disent que c’est la faute au contrôleur financier. Ce sont des histoires à dormir debout”, nous dira un habitant de la cité Hachemi.Par ailleurs, plusieurs autres boulevards et avenues ne sont pas mieux entretenus à l’image du boule- vard qui relie la cité Gaoua au nord de la ville aux cités Hachemi et El- Hidhab, où des milliers de logements tous segments confondus ont été éri- gés ces dernières années. En effet, utiliser le mot crevasses et nids-de- poule n’est pas suffisant. “Considérée

comme l’une des principales artères de la ville, cette route est dans un état désastreux et ne pas dénoncer telles situations est un crime et nous serions complices si nous nous taisions. Cela fait plusieurs mois, au grand dam des usagers de la route, que les respon- sables des différents secteurs s’accusent mutuellement. L’APC est le premier responsable de cette situation, elle aurait dû réunir les res- ponsables des différents secteurs concernés afin de déterminer la responsabilité de tout un chacun et le faire intervenir”, fulmine un autre citoyen. “Plusieurs routes refaites depuis moins de dix ans sont dans un état lamentable. Ne dit-on pas qu’une route bien faite est, en principe, garantie dix ans ? On n’a jamais entendu parler d’une entreprise qui a été sommée de refaire un tronçon routier qui n’a pas été bien réalisé”, renchérit Kamel, un habitant de la cité Gaoua.

FAOUZI SENOUSSAOUI

KHENCHELA EN BREF…
KHENCHELA EN BREF…

DES CAMBRIOLEURS SOUS LES VERROUS

●● Les éléments de la police judiciaire relevant de la sûreté de la daïra d’El- Hamma (wilaya de Khenchela) sont parvenus au démantèlement d'un groupe de cambrioleurs, a-t-on appris de source crédible. Ces derniers ont été arrêtés en flagrant délit à l’intérieur d’une maison sise à N’sigha, au sud de Khenchela. Cette arrestation fait suite à celle opérée il y a quelques jours par les mêmes services et qui a permis de mettre hors état de nuire une bande de voleurs, qui ciblait les commerçants et les passagers. La nouvelle concernant cette arresta-

tion a suscité le soulagement chez les habitants et les commerçants de la ville.

M.

Z.

DEUX TRAFIQUANTS DE DROGUE ÉCOPENT DE 10 ANS DE PRISON

●● Le tribunal de Khenchela a condamné, avant-hier, deux individus, âgés de 25 et 40 ans, à 10 ans de prison ferme pour détention et commercialisation de drogue. Les faits remontent, selon les informations judiciaires, au mois de février dernier, lorsque les accusés avaient été pris en flagrant délit de déten- tion de 500 g de stupéfiants, suite à une perquisition menée au domicile des mis en cause par les services de sécurité.

M.

Z.

Aux quatre coins de la ville, on constate les mêmes scènes de désolation. Outre les ordures qui jonchent les différents quartiers et

cités, l’état des routes est l’autre point noir des responsables de la ville.

L’ Assemblée populaire communa- le du chef- lieu de la wilaya de

Sétif vient de consacrer pas moins de 22 milliards de centimes pour la réfection du réseau routier à travers les quatre coins de la wilaya. Cette enveloppe est, cependant, jugée insuffisante car la plupart des 500 kilomètres de routes sont dans un état lamentable. Les dernières intem- péries, à savoir la neige tombée sur la capitale des Hauts-Plateaux pendant plusieurs jours, n’ont fait que faire empirer une situation déjà catastro- phique. Sétif qui abrite aujourd’hui la Journée arabe de la ville et qui n’ho- nore guère ses habitants ressemble à un véritable dépotoir. Aux quatre coins de la ville, on constate les mêmes scènes de désolation. Outre les ordures qui jonchent les différents quartiers et cités, l’état des routes est l’autre point noir des responsables

ÉMEUTES À AÏN KERMA (EL-TARF)

Plusieurs blessés parmi les citoyens et la police

L es contestations formulées par les habitants de la localité de

Aïn Kerma,daïra de Bouhadjar, wilaya d’El-Tarf d'une manière paci- fique ont pris, avant-hier une autre tournure. Les forces anti-émeutes ont intervenu en usant de bombes

lacrymogènes. Selon des sources crédibles, des échauffourées ont opposé les citoyens aux services de sécurité et ont fait plusieurs blessés, dont deux graves parmi ces derniers. Ils ont été conduits à l’hôpital

MILA

CHUTE MORTELLE D'UNE SEPTUAGÉNAIRE À TASSADANE-HADADA

●● K. H., une femme de 78 ans, a trouvé la mort après avoir chuté du sommet d'un arbre. Selon la protection civile, la victime était au sommet d'un olivier qu'el- le élaguait quand elle perdit brusquement l'équilibre et tomba. Elle a trouvé la mort sur-le-coup, précise-t-on de même source. Les sapeurs-pompiers de la daïra de Tassadane-Hadada, à l'ouest de Mila, se sont rendus sur les lieux et ont évacué la dépouille mortelle à la morgue de l'hôpital de Ferdjioua. La gendarme- rie a ouvert une enquête pour déterminer les causes exactes de cette mort tra- gique.

KAMEL BOUABDELLAH

SKIKDA

La prison ferme requise pour des cadres et des travailleurs de KBR, GTP et EG ZIK

L e représentant du ministère public près le tribunal de Skikda a requis, mardi, une peine

de 10 ans de prison ferme à l'encontre de cinq accusés, dont un travailleur de GTP (entreprise chargée des grands travaux publics) du pôle des hydrocarbures, et à un agent de sécurité de l'EG ZIK (entreprise de gestion de la plateforme pétrochimique). Par ailleurs, la peine de 5 ans de prison ferme a été requise contre deux cadres de KBR (entreprise américaine chargée de la réa- lisation de la raffinerie de Skikda). Les 7 préve- nus sont accusés de vol de matériels. Les faits

remontent au 19 mars 2011, lorsque des gen- darmes ont intercepté au niveau de la localité d'El Gassaba, dans la commune de Ramdane Djamel, un camion chargé de tubes métalliques d'une longueur de 10 mètres prêt à décharger au profit d'un acheteur. Le chauffeur a présenté aux gendarmes une autorisation permettant la circu- lation à l'intérieur de la zone pétrochimique appelée “Gate Pass”. L'enquête révèlera ensuite que cette marchandise “volée” était destinée à l'un des accusés, habitant à Teleghma, dans la wilaya de Mila, qu’il devait acheter au prix de

casse pour 3 800 DA/kg. Ce dernier, selon ses dires, ne savait pas la nature de la marchandise qu'il considérait comme des déchets ferreux. Toujours selon l'enquête, la marchandise a été acquise légalement par l'entreprise GTP auprès de KBR comme étant des déchets mais qui ne devrait pas sortir de la zone industrielle. Le hic dans tout cela est la facilité avec laquelle le chauffeur a réussi à passer les points de contrô- le sans problèmes pour que ce camion se trou- ve une vingtaine de kilomètres plus loin. BOUKARINE A.

LIBERTE

L’ALGÉRIE PROFONDE

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NORA BERRA À ORAN

La thérapie cellulaire réalisée à l’EHU

L’EHU d’Oran va entamer, à partir du troisième trimestre, la thérapie cellulaire, notamment pour le pied diabétique, qui est un problème de santé publique en Algérie, a annoncé le professeur Bekadja, chef de service hématologie. L’autogreffe pratiquée depuis 2009 a permis de traiter en tout quelque 100 patients.

L a secrétaire d’État française chargée de la Santé, Nora

Berra, se trouvait mardi à Oran en compagnie du ministre de la Santé, Djamel Ould Abbès, pour l’inaugu- ration du nouveau service d’allo- greffe de moelle osseuse de l’EHU, dans le cadre de sa visite officielle

MOSTAGANEM

LA CWSEL INSTALLÉE

L a commission de wilaya de sur- veillance des élections législa-

tives du 10 mai prochain, composée de représentants de partis politiques et d’indépendants prétendant à la conquête des sièges à l’APN, a été installée mardi par Boutamine Abdallah, représentant de la com- mission nationale. À Mostaganem, Hmamda Bendehiba, du parti El- Fadjr El-Djadid, a été installé en sa qualité de président de ladite com- mission, devant siéger à la biblio- thèque publique des 400-Logements, qui a abrité la cérémonie d’installa- tion. Il est à noter que 23 partis poli- tiques et 17 groupes d’indépendants ont retiré auprès de la DRAG les for- mulaires de candidatures requis pour la participation aux législatives. Il a été précisé, durant l’installation de la commission, que la composan- te actuelle demeure provisoire, du fait que seuls les partis politiques et les indépendants, qui déposeront leurs listes de candidatures et qui satisferont aux critères réglemen- taires avalisés par la DRAG, y siége- ront définitivement.

M. O. T.

DEUX ANS DE PRISON FERME POUR VIOLENCE SUR ASCENDANT

L a peine requise par l’avocat général était de trois ans.

Finalement, c’est à 2 ans qu’a été condamné B. S., 26 ans, à l’issue de sa comparution, lors de l’audience de lundi du tribunal correctionnel de Mostaganem. Il était poursuivi pour violence envers ascendant. Lassé par ses rentrées nocturnes, tardives et presque toujours en état d’ivres- se, le grand-père âgé de… 86 ans avait osé le ramener à la raison et à la sagesse. Hélas pour le vieillard ! C’est par une salve d’injures, suivie d’énergiques secousses, à la limite du fatal, qu’il sera prié de se réser- ver ses conseils.

M. O. T.

Nora Berra et Djamel Ould Abbès, mardi dernier, lors de l’inauguration du nouveau service d’allogreffe
Nora Berra et Djamel Ould Abbès, mardi dernier,
lors de l’inauguration du nouveau
service d’allogreffe de moelle osseuse de l’EHU.
APS

de deux jours prévue en Algérie. Déjà la veille, à Alger, un protocole d’accord a été signé par les deux homologues et qui s’appuie sur trois principaux axes, à savoir la lutte contre le cancer, la greffe et la formation. Mais à Oran, il a été à nouveau question du contentieux entre la Cnas et les hôpitaux fran- çais quant aux créances détenues auprès de ces derniers dans le cadre des transferts de soins à l’étranger et qui s’élèveraient à quelque 32 millions d’euros, avait déclaré la secrétaire d’État françai- se. Profitant du point de presse conjoint qui a eu lieu au niveau de l’EHU d’Oran, le ministre de la Santé a tenu, comme pour faire

une mise au point, à dire, en ces termes, que “la Cnas ne détient aucu- ne créance officielle auprès des hôpitaux français. Cela m’a été encore confirmé hier soir par le ministre du Travail. Il n’y a pas de problème entre nos deux minis- tères, et s’il y a litige, il va être réglé entre les caisses”, et de poursuivre sur cette question sensible : “La Cnas n’a pas de litige, il faut être clair, elle n’a pas de créances et assure les personnes qui vont se soigner en France avec une prise en charge.” Néanmoins, pour M me Nora Berra, la confirmation de la mise en place d’un comité de travail regroupant les deux orga- nismes de sécurité sociale est bien le signé d’un contentieux financier existant. Pour M. Djamel Ould

Abbès, si l’on peut parler de litige, il concernerait les cas de citoyens algériens se faisant soigner en France sans prise en charge, ce qui, du coup, selon le ministre toujours, n’engagerait pas de fait la Cnas. La secrétaire d’État française et le conseil scientifique de l’ EHU et du CHU se réuniront dans l’après-midi pour débattre de l’équivalence des diplômes des médecins algériens et trouver une solution pour ceux qui exercent déjà là-bas. “Un nouveau dispositif propose un examen de contrôle lié à l’exercice médical, une validation des acquis d’expérience”, dira l’intervenan- te. Un décret devrait voir le jour dans les prochains mois en France, et d’annoncer que 4 000 médecins hors Union européenne sont concernés par ce futur dispositif. Pour sa part, le ministre de la Santé évoquera quelque 6 500 spécia- listes algériens travaillant dans les hôpitaux en France, faisant le parallèle avec les régions du Sud et des Hauts-Plateaux qui connais- sent un déficit de médecins spécia- listes. Profitant encore de son pas- sage à Oran, Djamel Ould Abbès annoncera l’inscription de deux nouveaux CHU pour le Sud, à Laghouat et Béchar, avec 10 mil- liards de DA dégagés pour le lance- ment de ces deux projets, ainsi que la création d’une académie de médecine en Algérie.

D. LOUKIL

LE PARTI EXIGERAIT ENTRE 100 ET 500 MILLIONS DE CENTIMES

Démission de 16 militants et élus du FNA à Sidi Bel-Abbès

B ranle-bas de combat au sein de la formation poli- tique du FNA à Sidi Bel-Abbès à l’approche des

élections législatives du 10 mai prochain. Selon un procès-verbal et une déclaration commu- ne signée par des cadres du parti, dont une copie a été remise au bureau de Liberté, seize militants de cette formation, notamment les membres du bureau de wilaya et huit autres militants, dont un député et

des élus locaux, ont carrément jeté l’éponge. La cause de cette action est liée à la décision du chef du parti

et relative au paiement de la somme de 150 millions de centimes pour une candidature à un siège au sein de l’hémicycle de l’APN, lit-on. La fourchette a été placé entre 100 et 500 millions de centimes et ce, selon l’importance de la wilaya, ont signalé les mili- tants du FNA. Selon certains militants protestataires, une assemblée générale des militants et sympathisant du FNA est prévue ce jeudi pour élargir le mouvement de démission du parti.

A. BOUSMAHA

AÏN TÉMOUCHENT

Trois malfrats sous les verrous pour vol qualifié

D eux malfaiteurs, originaires de la localité de Sidi Ben-Adda,

située à quelques encablures du chef-lieu de wilaya de Aïn Témouchent, ont vu leur tentative de cambrioler un magasin de vête- ments échouer et sont tombés dans les filets de la gendarmerie. Dénoncés par B.M.M., 28 ans, le propriétaire de la boutique, ils

ont été tout simplement appré-

hendés par les gendarmes qui les guettaient après avoir exploité des renseignements qu’ils avaient col- lectés auparavant sur une affaire similaire de vol d’un autre magasin qu’ils auraient commis au courant du mois de janvier de cette année. À la faveur d’un recoupement, A.M.M.A., 21 ans, et B.M.M., 27 ans, ont donc été arrêtés dans la même rue où se situe le magasin

ciblé. L’enquête diligentée par les gendarmes a donné lieu à l’arresta- tion d’un troisième acolyte A.M.A., 31 ans, qui faisait partie du réseau. Les trois mis en cause ont été présentés devant le procureur de la République près le tribunal de Aïn Témouchent, qui les a écroués pour association de malfaiteurs et vol qualifié.

M. LARADJ

BRÈVES

D E

L’ O U E S T

BÉCHAR

ON SE SOUVIENT DES HANDICAPÉS

●● L’association de Béchar des handicapés moteurs a organisé, les 12 et 13 du mois en cours, un séminaire intitulé “Le jumelage et l’échange culturel et touristique du handicapé moteur” à Kenadsa, à 18 km du chef-lieu de wilaya. Cette rencontre qui s’est déroulée au centre culturel de Kenadsa a regroupé plusieurs participants venus de Béjaïa, d’Oran, de Tindouf et de Béchar. Au cours de cette rencontre culturelle, plu- sieurs activités ont été program- mées, telles que des expositions de couture, des ateliers de travail et d’échange des expériences entre handicapés moteurs et des excursions sur les sites culturels de cette ville minière. Cette mani- festation culturelle, qui coïncide avec la journée nationale du handi- capé, a été clôturée par la remise des prix aux meilleurs participants. R. R.

MAGHNIA

UN EMPLOYÉ COMMUNAL ARRÊTÉ

●● Après avoir été mis sous contrôle judiciaire, un employé de l’APC a été mis derrière les bar- reaux par la chambre d’accusation pour usage de faux et usurpation d’identité. Profitant de la confiance d’une dame qui lui a demandé de lui retirer un certificat de résidence auprès du guichet concerné, il fait une photocopie de la carte natio- nale d’identité qu’elle lui a confiée et se fait ensuite délivrer une puce chez Djezzy en utilisant le nom de sa victime. Constatant que des fac- tures téléphoniques arrivaient chez elle, elle en parle à son mari, qui est directeur d’une maison d’arrêt. Il n’a pas fallu longtemps pour que l’indélicat employé soit découvert.

AMMAMI MOHAMMED

SIDI BEL-ABBÈS

ARRESTATION DE DEUX DEALERS ET SAISIE DE DROGUE À SFISEF

●● Les éléments de la brigade mobile de la police judiciaire (BMPJ) de la daïra de Sfisef (39 km

à l’est de Sidi Bel-Abbès) viennent

de démanteler un réseau composé de dealers et la saisie de 445 g de kif traité, a indiqué la cellule de communication de la sûreté de wilaya. Les deux mis en cause, en état d’ébriété, ont été neutralisés

par les policiers, lors d’une patrouille de routine, à bord d’un véhicule de marque Renault, et dont un a pris la fuite à la vue des policiers. Ces derniers se sont lan- cés à ses trousses et l’ont arrêté en flagrant délit de possession de quatre plaquettes de kif de 372,7 g et de 5600 DA ainsi que des armes blanches. L’enquête s’est étendue

à la perquisition des domiciles des

deux mis en cause, à l’issue de laquelle 72,4 g de kif ont été saisis ainsi qu’une somme de 24 millions de centimes représentant une par-

tie des recettes de la vente de la drogue. Les deux dealers ont été présentés devant le tribunal de Sfisef qui les a mis en détention provisoire.

A. BOUSMAHA

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Jeudi 15 mars 2012

INTERPRÉTATION DES RÊVES par Mehdi

LIBERTÉ

V os rêves et

V ous

Avertissement : Que certains rêves soient véridiques ne devraient pas pousser nos lecteurs à leur accorder une importance excessive. Il en est ainsi qui consi- dèrent chacun de leur rêve comme étant “véridique” (prémonitoire ou autre), qui vivent ainsi dans un monde quasi virtuel et qui, parfois, s'angoissent pour des causes bien légères.

COMMENT SAVOIR SI VOTRE RÊVE EST UN RÊVE PRÉMONITOIRE

A rtémidore d'Éphèse parla abon- damment du rêve prémonitoire

dans un de ses célèbres traités, qui demeure ce qu'on a écrit de mieux sur l'interprétation divinatoire des rêves prémonitoires. En plus des règles pratiques données par Artémidore pour l'interprétation des rêves prémonitoires, il traite de la prémonition qui vient à l'homme grâce à une lecture exacte de ses rêves prémonitoires. Artémidore donne un exemple dont l'authenticité ne peut être mise en doute : le célèbre songe du marchand de par- fums. Ce marchand révéla à l'auteur un rêve prémonitoire dans lequel il s'était vu sans nez. Or il est évident

que, pour un parfumeur de l'Antiquité, la perte de nez (instrument de travail) était la chose la plus grave qui pût lui arriver. “Eh bien, nous raconte Artémidore, ce rêve prémonitoire se répéta par trois fois pendant un cer- tain laps de temps. Chaque fois les conséquences des rêves prémonitoires furent désastreuses : après le premier, les affaires du parfumeur se mirent à aller mal ; après le deuxième, ruiné, il se lança dans quelques trafics et per- dit sa liberté personnelle ; enfin, après le troisième rêve prémonitoire, il lui arriva le dernier malheur qui pou- vait encore le frapper : il mourut.”

VOTRE «DICO RÊVE» LION
VOTRE «DICO RÊVE»
LION

SE VOIR MANGER DU LION SIGNI- FIE RECEVOIR DE L’ARGENT D’UNE PERSONNE IMPORTANTE. LA PEAU DU LION EST SIGNE D’HÉRITAGE. LE LION REPRÉSENTE UN ENNEMI VICTORIEUX. MONTER UN LION ET LE GUIDER SIGNIFIE OBTENIR UN POUVOIR IMPORTANT.

NOTEZ

VOS RÊVES

Tenez près de votre lit à portée de la main une feuille de papier et un crayon pour noter les bribes de rêve qui surgissent lorsque vous passez d'une phase de sommeil à une autre. À ce moment-là, c'est-à-dire environ toutes les quatre-vingt-dix minutes, on dispose d'un court instant d'éveil suffisant pour écrire quelques mots. Avec un peu d'entraînement, vous y parviendrez facilement. Si vous le préférez, au lieu de tenir un “journal” de vos rêves, vous pouvez simple- ment noter ceux qui sont pour vous inoubliables. C'est déjà un bon exer- cice.

COURRIER & COURRIEL…

La coupe de ciseaux

Je vous écris en ce premier jour de l'an 2012 pour vous faire part d'un rêve que

je viens de faire cette nuit et qui intrigue beaucoup ma mère et moi-même : j’ai rêvé que j'étais en train de me préparer pour une fête de famille avec mes cousines quand j’ai pris un ciseau et que j’ai coupé littéralement mes cheveux “auxquels je tiens beaucoup en temps réel”. Ce fut très net et mes cheveux devinrent très courts, j’ai regretté mon acte tout de suite après mais tout en assumant la situation à la quelle je me devais de faire face!

Daouia

Réponse

Votre rêve est particulier, vous êtes certainement passée par une période difficile, j’espère que tout cela s’est dissipé et que tout est rentré dans l’ordre.

La belle robe, les bijoux et des rats

Je voudrais vous faire part d'un rêve qu'une amie a fait me concernant

que je portais une très jolie robe et que je rayonnais, j'étais comme illuminée Mon deuxième rêve, c'est moi qui l'ai fait, j'ai rêvé que ma cousine et moi sommes par- ties dans une bijouterie et nous avons pris beaucoup de bijoux en argent et pierres, tous aussi beaux les uns que les autres.Un autre rêve qui m'a toujours intrigué et il remon- te à quelques années. J’étais chez moi (notre maison contient 4 appartements habités par mes oncles), je me suis vue poursuivie par un tas de rats dans les escaliers, j'avais l'air pétrifiée et c’est ma cousine “celle du deuxième rêve” qui m'a prise par la main et m'a repoussée à l'intérieur de la maison.

Misha la susceptible

elle a rêvé

Réponse Le fait d’être habillée d’une belle robe rayonnante annonce une bonne période étoffée par les bijoux en argent qui sont de bon augure, quant aux rats il faudra faire attention à certaines femmes de mauvaise foi.

Dans l’hélicoptère du Chinois

J’étais dans une cabine d'hélicoptère et voilà qu'un homme entre en me disant bonjour (en

français). Je lui ai dit où est-ce qu'on va, il m'a dit à Shanghai, je lui dis, ce n'est pas vrai, depuis belle lurette qu’on me traîne de pays en pays, de ville en ville, alors que l'hélicoptère commence à décoller. Il a pris le microphone pour téléphoner au pilote chinois, il m’a dit qu'ici c'est vide alors que de l'autre côté, c'est plein à craquer de Chinois. Je lui ai dit pourquoi ne viennent-ils pas ici ? Ensuite l'hélicoptère atterrit et un Chinois ouvre la porte pour monter dans la cabine. Je descends et dis au pilote “do you speak French”, il m'a répondu “yes”. Cela fait belle lurette qu'on me traîne de pays en pays et de ville en ville, je voudrais rentrer chez moi. Je regarde devant moi et je vois une montagne.Je dis au pilote vous voyez ce djebel, il est comme le nôtre (le Djurdjura), je dis au pilote en étant debout et les mains dans les poches, dont celui de la droite, je soupèse les pièces contenues dans la poche, en disant dans mon for intérieur est ce suffisant pour rentrer chez moi. Je dis au pilote, et dire que je suis à 400 km de chez moi.

Saïd Lekadir

Réponse Votre ascension est certaine, votre rêve le confirme, il annonce un développement exceptionnel dans votre vie, quelle chance! Revenez nous le faire savoir.

Un rêve vous intrigue, il vous dérange, vous voulez connaître son sens, vous voulez avoir son interprétation, Mehdi vous répond tous les jeudis. Écrivez dès maintenant à : “Vos rêves et vous” 37, rue Larbi-Ben M’hidi - Alger / BP 178 Alger-Gare ou par email à : revesetvous@gmail.com

Libres Saveurs

FENOUILS E n Algérie le terme fenouil (besbess, ache- bit, chbit) désigne d’abord le fenouil
FENOUILS
E n Algérie le terme fenouil (besbess, ache-
bit, chbit) désigne d’abord le fenouil sau-
vage, dit également fenouil bâtard. C’est l’ane-
th. Le dill des anglo-saxons. Plante commu-
ne, connue et usité dans la médecine populai-
re pour combattre l’aérophagie. En cuisine, il
sert à aromatiser les conserves d’olives. Les
tiges sont consommées au printemps lors-
qu’elles sont encore tendres ; cet usage est de

plus en plus rare. À côté, il y a le fenouil à bulbe qui est un légume. Ce dernier semble d’introduction récente dans les maraîchages, dit besbess ensara (fenouil européen) un apport colonial. Il a supplanté son cousin sauvage dans les usages phytotérapeutiques et a usurpé jusqu’à son nom. On ne reconnaît plus que le besbess cultivé l’espèce spontanée est deve- nu bsibsa (petit fenouil). La graine du fenouil légume est aussi connue sous l’appellation de nafaâ (ne pas confondre avec bou nefaa nom arabe de l’ aderiass), elle sert à parfumer le fameux kaak de Tlemcen. Le légu- me lui-même est cuit en ragoût et plus rarement cru ou cuit en salade. C’est dans la cuisine italienne qu’on trouve la plus grande variété de recettes de fenouil. On attribue une origine italienne au fenouil cultivé. C’est pour cela qu’on le dit fenouil de Florence. Frit, grillé, farci, en potage, au gratin y a de quoi faire… De plus, le fenouil regorge de sel minéraux et de vitamines. Bon appétit !

Recette

DINDE AU FENOUIL

et de vitamines. Bon appétit ! Recette DINDE AU FENOUIL Ingrédients : ● per en 12

Ingrédients :

per en 12 morceaux par le bou- cher),

1,5 kg de fenouil nettoyé,

100 g d’olives violettes,

2 oignons verts finement

hachés,

1 botte mélangé de persil et

coriandre bien ficelée,

1 bâtonnet de cannelle,

2 cuillérées à soupe d’huile,

50g de beurre,

Sel, poivre.

1 kg de dinde avec os (faites cou-

Préparation :

Mettez l’huile et le beurre dans une cocotte, ajoutez l’oignon haché, les morceaux de dinde bien répartis au fond de la cocotte, le bouquet d’herbes, le bâtonnet de cannelle, salez et poivrez. Couvrez la cocotte, portez sur feu doux et laissez mijoter en remuant de temps à autre. Pendant ce temps, coupez le fenouil en quartiers. Lorsque les ingré- dients de la cocotte ont bien sué, versez par-dessus un verre d’eau chaude. Couvrez et continuez la cuisson. Une fois la viande cuite, retirez- la délicatement et passez le jus de cuisson à travers une fine passoire. Réservez la viande dans un récipient couvert. Ébouillantez les olives pour les débarrasser de l’excès de sel. Remettez la sauce en cocotte, ajoutez 1 verre d’eau, les olives et mettez-y les quartiers de fenouil à cuire. Ces derniers doivent cuire moelleux tout en restant assez fermes. Remettez la viande dans la cocotte et mélangez délicatement aux légumes et à la sauce. Dressez sur un plat, parsemez de coriandre hachée et servez chaud.

Momo

libressaveurs@hotmail.fr

L’origine des prénoms usités en Algérie Badis, Badi L e prénom Badis est attesté, au
L’origine des prénoms usités en Algérie
Badis, Badi
L e prénom Badis est attesté, au Maghreb,
depuis l’antiquité. Il figure dans les ins-
criptions libyques, l’ancienne écriture berbère,
sous la forme YBDD, qu’il faut lire Yebded “il
est debout, il a résisté’’, par extension “il est
solide, puissant’’ et au Moyen Âge, sous les
formes Badis, Badisen et Nabdasen.
Badis, est encore en usage en Algérie, au
Maroc, dans les régions berbérophones et ara-
bophones, à lire : badd (y)is “debout par lui,
par elle’’, c'est-à-dire le peuple, le clan, la tribu,
“porté au pouvoir, au commandement par le
peuple, le clan, la tribu…’’ on peut comparer le
nom au verbe berbère ebded “être debout, se
dresser, par extension être prêt à, veiller à’’.
Badisen , quand à lui, se lit : “qu’il soit debout
par eux !’’.et Nabdasen (a)nebdad (n) sen “leur
appui, leur soutien’’. Une variante touarègue de
Badis est Badi. De nombreux souverains ber-
bères ont porté le nom de Badis. Le plus connu
de l’histoire de l’Algérie est Badis Ben Menad.
Il est né en 984 à Mansouria.
Quand son père al Mansûr décède, il n’a
que douze ans. Son accession au trône a dû sus-
citer des remous, notamment de la part de ses
oncles, mais il n’y a pas eu d’opposition
notable. Son oncle Yattufât est venu de Tiaret
pour lui présenter ses félicitations.
Le Fatimide al Hakîm lui donne son investi-
ture et lui accorde le titre honorifique de Nasîr
al Dawla.
En échange, et pour répondre au vœu du
nouveau maître du Caire, le jeune roi prête
serment, ainsi que tous les notables sanhad-
jiens, aux Fatimides. Badis est confronté à ses
ennemis traditionnels, les Zénata qui ont atta-
qué en 998 Tiaret. Il réunit son armée et libè-
re la ville dont il confie le gouvernement à son
oncle Yattufât. Les autres oncles de Badis ,
Maksan, Zâwî, Maghnûn et ‘Azm, se révoltent.
Ils s’emparèrent de Yattufât et l’auraient tué
s’il n’avait réussi à leur échapper.
Badîs charge son oncle H’ammâd de mâter
la révolte. Celui-ci réussit à reprendre Tiaret et
à punir les rebelles. Plus tard, Hammad lui-
même entre en conflit avec Badis, parce qu’il a
fondé la Qalaât qui lui fait ombrage
Badis est
sur le point de prendre la Qal’âa quand il
meurt subitement (1016). Cette mort sauve
Hammad et son royaume naissant.
M.A. HADDADOU
(prénoms à expliquer à :
mahaddadou@hotmail.com)

LIBERTE

J EUX

Jeudi 15 mars 2012

21
21

Sudoku

N° 993 : PAR FOUAD K.

Comment jouer ?

Le sudoku est une grille de 9 cases sur 9, divisée elle- même en 9 blocs de 3 cases sur 3. Le but du jeu

4

   

9

     

6

 
   

8

 

4

 

5

   

est de la remplir entièrement avec des chiffres allant de 1 à 9 de manière que :

7

9

5

     

3

   

6

 

9

3

   

7

 

2

chaque ligne contienne tous les chiffres

-

             

4

 

de 1 à 9 ; - chaque colonne contienne tous les chiffres de 1 à 9 ;

2

3

   

5

6

   

8

     

4

 

2

1

   

chaque bloc de 3X3 contienne tous les chiffres de 1 à 9.

-

3

4

6

     

2

   
       

6

     

9

Cette grille est de niveau moyen : elle contient déjà 30 chiffres.

 

Solution Sudoku n° 992

 

PPrroovveerrbbeess

 

◗◗ “À mauvaise

4

1

6

2

7

8

3

9

5

cause, force paroles.” Proverbe italien

7

5

3

9

4

1

6

2

8

2

8

9

3

5

6

7

1

4

◗◗ “À navire rompu, tous les vents sont contraires.” Proverbe italien

1

4

5

8

6

2

9

7

3

3

6

2

7

9

5

8

4

1

◗◗ “Amitié réconciliée, choux réchauffés, mauvais dîner.” Proverbe italien

9

7

8

4

1

3

2

5

6

6

3

4

5

2

9

1

8

7

5

2

1

6

8

7

4

3

9

◗◗ “Au sourd, l'œil sert d'oreille.”

                 

8

9

7

1

3

4

5

6

2

Proverbe italien

Mots croisés

N°4405: PAR FOUAD K.

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 I II III IV V
1 2
3
4
5
6
7
8
9
10
I
II
III
IV
V
VI
VII
VIII
IX
X

HORIZONTALEMENT - I- Qui se soucient des autres. II- Éclat

fugitif du regard. Excessivement. III- Soldat américain. Huitaine. IV- Grivoise. Monnaie d’Europe. V- Ancien mercenaire allemand. VI- Recueil plaisant. Consonne double. VII- Îles de Grèce. Filet. Note. VIII- Labiée à odeur forte. Plante potagère. IX- Mince et haute de taille. X- Étroitement entourées.

VERTICALEMENT - 1- Érotisation de la douleur. 2- Éclat lumineux. 3- Règle. Pépinière de cols blancs. Instrument pour

creuser. 4- Malins. Note. 5- Bœuf sauvage. Chercher. 6- Flasque. Silicate naturel de magnésium. 7- Érmite russe. Aluminium. 8- Sélectionnent. Baudet. 9- Messager royal. Femelle d’un chien de chasse. 10- Fantomatiques.

Solution mots croisés n° 4404

I

II

III

IV

V

VI

VII

VIII

IX

X

1

2

3

4

5

6

7

8

9

10

I

N

S

O

N

D

A

B

L

E

N

O

U

V

E

A

U

T

E

S

S

U

R

E

 

M

S

 

S

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I

R

G

 

E

 

T

C

 

P

D

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I

N

G

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L

L

E

I

I

 

I

O

 

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S

S

E

 

B

I

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G

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S

U

R

P

A

T

E

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S

O

C

 

A

I

E

 

E

E

E

N

 

T

R

E

S

O

R

S

Par

A. Ouabdeslam

MOTS FLÉCHÉS N° 750

▲ ▲ ▲ Vieux français -------------------- Vous ? ▲ ▲ Désastre -------------------- Retire
Vieux
français
--------------------
Vous ?
Désastre
--------------------
Retire
--------------------
Diapra
Aluminium
Arrivé
Négation
-------------------
--------------------
--------------------
Déesse
Ruisseau
Chef
marine
--------------------
--------------------
--------------------
Perroquet
Article arabe
Un désert
Couche
Atome
--------------------
--------------------
En Chaldée
Érodait
--------------------
--------------------
Transport
Étain
parisien
Taire
--------------------
Cervidé
--------------------
Récipient
▲▲
de table
Vigueur
--------------------
Partiraient
Convient
Conjonction
Prénom
féminin
--------------------
--------------------
--------------------
Oiseaux
--------------------
Occit
Éroderait
Amérindiens
Parlera
Flotte
--------------------
Décèle
--------------------
--------------------
Point
Pénibles
de saignée
Entériner
Réfléchi
--------------------
--------------------
L’Égypte
Bond de folie
--------------------
--------------------
Voyelles
Reine inceste
Répétitive
Politique
portugais
--------------------
--------------------
Charrue
Iridium
--------------------
--------------------
▲▲
Pendoir
Xénon
Idem
Sur le pli
--------------------
--------------------
Renvoi
Fierté de Sétif
incongru
▲▲
Peine
Ville
Tour
roumaine
--------------------
--------------------
--------------------
Tantale
Numéral
Négation
Écervelé
Liaison
--------------------
--------------------
Né de
--------------------
Épreuve
La rumeur
Inscrit
--------------------
Débroussaille
▲▲

SOLUTION DES MOTS FLÉCHÉS N° 749

▲ ▲ ▲ ▲ ▲ SOLUTION DES MOTS FLÉCHÉS N° 749 Protubérant - Paire - Ure

Protubérant - Paire - Ure - Ou - Ar - Élite - Ite - Révélée - Acre - Cie - Énergie - Il - Psi - Ar - Sn - M - Ra - Seras - A - Ore - Osteités - Navrée - Trans - Isée - Idée - Té - E - LSD - Os - Ré - Une - ONU - Lire - Su - Stères - Ru - Esse - Soudées.

  DE MEHDI   POISSONS (20 février - 20 mars)   AUJOURD’HUI Ce ne sera
 

DE MEHDI

 
POISSONS

POISSONS

(20 février - 20 mars)

 

AUJOURD’HUI

Ce ne sera pas une réelle opportuni- té mais plutôt une occasion difficile à saisir qui vous sera présentée. La décision à prendre en pareil cas va demander réflexion et de la patience. Sachez peser le pour et le contre avant de vous engager plus avant dans cette aventure.

BÉLIER  

BÉLIER

 

(21 mars - 20 avril)

Une nouvelle occasion de chance va se présenter à vous. Ne la laissez pas vous échapper. Il se peut même que vous allez trouver la bonne affaire. Il faut en profiter maintenant pour mener à bien une autre affaire que vous aviez programmée et qui ne peut plus attendre.

TAUREAU  

TAUREAU

 

(21 avril - 21 mai)

Affection, amours, sentiments, amitiés votre moral sera préservé car tout semble vous sourire. Ne rejetez pas la proposition amicale qui vous sera faite, vous serez sen- sible à cette marque d'affection. Vous avez besoin de vous laisser cajoler. Vous aurez le sourire.

GÉMEAUX  

GÉMEAUX

 

(22 mai - 21 juin)

Vous pensez que quelqu'un d'influent pos- sède sur vous une trop grande autorité et vous vous rebellez. Vos sentiments intimes sont trop différents des siens. Vous allez y faire face pour résister à cette intrusion dans vos affaires. Vous parviendrez à rester

de marbre.

 
CANCER  

CANCER

 

(22 juin- 21 juillet)

Le moral est de la partie. Vous allez vous

prendre certaines dispositions justifiées

par une attitude négative de quelqu'un qui cherche à vous devancer dans une compé-

tition dont vous vous passeriez bien. Tout le mérite vous revient d'une expédition

nécessaire.

 
LION  

LION

 

(22 juillet - 22 août)

Profitez de vos bonnes dispositions d'esprit

pour mener à bien une entreprise que l'on vous confie confidentiellement. Ne cher- chez pas à échapper à des contraintes qui en résultent, votre forme du moment pour- voie facilement à vos chances de réussite.

VIERGE  

VIERGE

 

(23 août - 22 septembre)

Vous allez avoir le moral du vainqueur et les tâches habituelles ne vous démoralise- ront pas. Vous ne pourrez que travailler avec acharnement si vous le décider ainsi. Essayez d'adopter une nouvelle vision des choses en considérant que votre état d'es- prit est une source de bonheur.

BALANCE  

BALANCE

 

(23 septembre -22 octobre) Vous serez sensible aux sentiments trou- blants qu'on nourrit à votre égard. Tâchez de rester digne et sachez ne pas profiter de cet état de grâce pour tomber dans l'excès. Montrer de la compassion excessive serait malvenu. Toute la gloire vous reviendra en retour.

SCORPION  

SCORPION

 

(23 octobre- 22 novembre)

Aux grands maux les grands remèdes, N'hésitez pas à prendre l'importante déci- sion qui fera la différence. Votre forme sera bonne si vous vous en donnez les moyens.

Vous êtes sur le point d'obtenir une réelle performance dans un domaine qui vous tient à cœur.

SAGITTAIRE  

SAGITTAIRE

 

(23 novembre - 20 décembre)

Vous auriez certainement tort de vous pri-

ver de vouloir faire les remarques néces- saires dans les circonstances actuelles. Cela provoquera une mise au point indis- pensable avec quelqu'un dont l'avis vous

sera très utile. On tiendra compte de vos

observations judicieuses.

 
CAPRICORNE

CAPRICORNE

(21 décembre - 20 janvier)

Vous avez besoin de liberté. Vous avez

envie de tout changer et votre moral est bon. Profitez-en pour vous lancer dans une affaire difficile. Certaines mises au point seront faites. Ne vous privez pas de ce plai- sir. Vous réussirez là où jusqu'à présent

vous aviez échoué.

 
VERSEAU

VERSEAU

(21 janvier - 19 février)

Vous saurez préserver votre moral et faire contre mauvaise fortune bon cœur. Si des problèmes nouveaux surgissent oubliez-les et amusez-vous. Vous avez tout le temps de vous en occuper. Le ciel va s'éclairer d'un jour nouveau.

22
22

Jeudi 15 mars 2012

SPORTS

LIBERTE

CLUB

MEILLEUR

 

DU D'AFRIQUE

SIÈCLE

e

XXI

LA JS KABYLIE DANS LE TOP 10 AFRICAIN

O nze équipes algériennes figu- rent dans le top 100 du classe-

ment du meilleur club d'Afrique du

XXI

e siècle de la Fédération interna-

tionale de l'histoire et des statistiques

du

football (IFFHS) publié et marqué

par

la 9 e place de la JS Kabylie. La

JS

Kabylie arrive en tête des clubs

algériens en occupant la 9 e place au

classement avec 877,5 points. Les

Canaris devancent l'USM Alger qui pointe à la 19 e position africaine avec 692 points. Le leader du champion-

nat

d'Algérie de Ligue 1 profession-

nelle, l'ES Sétif, occupe la 26 e place

avec 603 points. Les autres clubs algériens sont classés respective- ment : CR Belouizdad (52 e ), MC Alger (57 e ), ASO Chlef (66 e ), MC Oran (72 e ), USM Blida (84 e ), CA Bordj Bou-Arréridj (91 e ), USM

Annaba (97 e ), JSM Béjaïa (100 e ) et le

NA

Hussein-Dey (113 e ). La JSM

Béjaïa a réussi la progression la plus spectaculaire avec 17 places gagnées par rapport aux dix pre- mières années, souligne l'IFFHS. En tête du classement du meilleur club

d'Afrique du XXI e siècle, Al Ahly du Caire mène la course devant deux clubs tunisiens : Espérance sportive

de

Tunis et l'Etoile sportive du Sahel.

Par rapport à 2010, le Top 5 est resté inchangé. Exceptée la Tunisie, seule l'Egypte est représentée par deux clubs dans le Top 10. Le clas- sement du meilleur club d'Afrique du

XXI

e siècle prend en compte les

compétitions nationales dans tous

les

pays. Toutes ces compétitions

nationales de clubs sont prises en

compte chaque mois dans le classe- ment mondial des clubs, ainsi que

les

compétitions de clubs des confé-

dérations continentales et de la FIFA. Chaque résultat de toutes ces com-

pétitions énumérées est pris en compte du début à la fin. C’est pour- quoi les chances de tous les clubs d’un continent du football sont égales.

CHAMPIONNAT DE LIGUE 1 (22 e J)

Le leader en péril à El-Eulma

L e leader du championnat pro- fessionnel de football de Ligue

1, l'ES Sétif, effectuera un périlleux

déplacement chez son voisin, le

MC El-Eulma. Idem pour son dau-

phin, l'ASO Chlef, qui sera en appel

à Batna, alors que le NA Hussein

Dey croisera le fer avec le CR Belouizdad, dans un derby qui pro- met, à l'occasion de la 22 e journée

prévue samedi.

L'ESS (1 re , 40 pts) devra rester vigilante à El-Eulma (10 e , 28 pts), qui tentera de l'emporter pour s'éloigner davantage de la zone de turbulences. Une rencontre entre deux formations aux objectifs dia- métralement opposés et qui pro-

met d'être palpitante. Les Sétifiens

auront l'oreille tendue vers le stade

de Batna, où le CAB local (14 e , 20

pts) recevra l'ASO Chlef (2 e , 38 pts). Les Batnéens, plus que jamais menacés par le spectre de la relé- gation, devront impérativement gagner ce duel, au risque de com- promettre leurs chances de main- tien. De leur côté, les Chélifiens,

qui traversent une période faste,

devront sortir le grand jeu pour pié-

ger les gars des Aurès et s'emparer

du fauteuil de leader, dans le cas où

les Sétifiens perdraient à El-Eulma.

L'USM Alger (3 e , 37 pts) ira défier le

MC Oran (15 e , 19 pts) avec la ferme

intention de l'emporter, pour ne

pas être distancée par le duo de

tête. Le MCO, qui a vu l'arrivée à la

barre technique de l'entraîneur suisse Raul Savoy en remplace- ment de Mohamed Henkouche, n'aura d'autre alternative que de prendre le meilleur sur les Algérois, dans une rencontre qui se jouera à huis clos. Une défaite des

Liberté
Liberté

Hamraoua serait fatale pour une équipe en quête de rachat après la débâcle concédée à El-Eulma (3-0). À Alger, le stade du 5-Juillet-1962 sera le théâtre d'un derby palpitant entre le CR Belouizdad (5 e