INSTITUT NATIONAL SUPERIEUR DES ARTS ET DE L'ACTION CUTURELLE

----------------ECOLE DE FORMATION A L’ACTION CULTURELLE (EFAC) Année académique 2011 – 2012

REPUBLIQUE DE COTE D’IVOIRE --------------Union-Discipline-Travail -----------------Ministère de la Culture et de Francophonie

Session de juillet 2012 Spécialité : ANIMATION CULTURELLE

IMPACT SOCIO ECONOMIQUE DU FESTIVAL DE DANSES, D’INSTRUMENTS DE MUSIQUE ET DE COSTUMES TRADITIONNELS DU ZANZAN SUR LES POPULATIONS.

Présenté par : DIABAGATE MORISSIENDOU Etudiant en 4ème année

Sous la Direction de : M. GUEDEBA MARTIN

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DEDICACE AVANT PROPOS REMERCIEMENT 1ere PARTIE : CADRE THEORIQUE DU SUJET Chapitre I : Approches définitionnelles et méthodologiques I INTRODUCTION 1- Justification du choix du thème 2- Approche conceptuelle 3- Problématique 4- Objectif de la recherche 5- Méthodologie 6- Définitions a) b) c) d) e) f) impact danse traditionnelle costume traditionnel festival Environnement socio économique District du zanzan

7- Approche méthodologique a- Collecte des données b- Méthodes d’analyse c- Techniques d’investigation

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Chapitre II : Photographie du district du zanzan 1- Présentation du district du zanzan. abcDonnées historiques… Situation géographique… Données administratives

2 - Les populations abcdDonnées démographiques Les ethnies Activités économiques Données culturelles

Deuxième EME PARTIE PRESENTATION DE LA MANIFESTATION ET SON IMPACT SUR LE ZANZAN.

Chapitre 1. Présentation du festival. 1- Termes de référence abcdContexte et justification Objectifs Axes stratégiques danses

2- Organisation pratiques /Mise en oeuvre a- Moblisation b- Communication c- Sponsoring
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LES DÉFIS ET SUGGESTIONS 1.Impact du festival sur l'environnement Chapitre 3..sur le plan organisationnel 2...d..Stratégie de promotion du village abcdLa communication La coopération Les relations publiques mécénat et associations CONCLUSIONS : AXES DE PROGRÈS...sur le plan touristique.projet de création d’une fondation en vue de promouvoir durablement les objets et pratiques patrimoniaux du zanzan a......... ANNEXE.les limites du festival 1.. Chapitre I : LIMITTES DU FESTIVAL Chapitre 2 . .Impact du festival au plan touristique 3....le Village physique a...Les Relations Publiques Chapitre 2 ....le complexe b-Implantation des actifs c-Recherche du financement 2 ..... ACTEURS INTERROGÉS 4 .sur le plan social et politique 3e PARTIE : présentation et discussion des résultats issus de l’enquête...impacts du festival sur le district 1 .. ... économique et environnemental 4..sur le plan culturel 3....Impact du festival au plan social 2.

et de bénéficier d’une formation plus spécialisée sur les valeurs culturelles et leurs promotions. qui ont largement contribué à élargir mon champ de questionnement et ma curiosité intellectuelle. en particulier pour la définition de ma problématique et le maniement des différentes théories culturelles et communicationnelles que j’ai eu à évoquer dans ma recherche. 5 .. j’ai eu l’occasion. Ce travail de mémoire. complétant ainsi utilement les bases que j’avais reçues pendant ma formation antérieure. J’associe à cette marque de gratitude les enseignants et collègues de l’EFAC. dont l’aide m’a été très précieuse. et des mécanismes permettant leur efficacité. Au cours de cette année. Qu’il soit remercié pour le temps qu’il a consacré à cet encadrement..PRINCIPALES SOURCES. je souhaitais avoir une compréhension plus large et plus structurée des théories sous-jacentes à ces politiques. de consolider mes connaissances sur les grandes théories de la Culture et de la communication. à travers les enseignements dispensés à l’Ecole de Formation à l’Action Culturelle (EFAC).. Avant propos – Remerciements Ma décision d’entreprendre le diplôme d’étude supérieure à l’action culturelle a été à l’origine motivée par la volonté de mieux saisir les méthodes de sauvegarde et de valorisation de notre Patrimoine Culturel. En effet. KONE Seydou et ZIE Coulibaly pour leurs conseils et plus généralement le « bain intellectuel » dont j’ai bénéficié à leur contact. a bénéficié de l’encadrement attentif et efficace de Monsieur GUEDEBA Martin. qui partait d’une interrogation. tout particulièrement messieurs TANOH Levergore. ayant auparavant vécu une expérience professionnelle dans la mise en œuvre des projets relatifs à la promotion des fondamentaux culturels et plus particulièrement des politiques de développement culturel.

sous-estimer ou oublier le rôle indispensable des facteurs culturels dans le processus du développement économique et social mène souvent à l’échec des opérations les plus rationnellement préparées sur les plans techniques et financiers. outre les arts et les lettres. les droits fondamentaux de l'être humain. reconnaît que la culture repose sur des considérations concrètes. la science et la culture (en anglais. Son siège se situe au 7/9 place de Fontenoy. les traditions et les croyances. la culture apparaît. qui a bien voulu m’autoriser à suivre ce DESAC en parallèle de mes activités professionnelles. intellectuels et affectifs. le terme désigne aussi l'objet de cette croyance. Cela conduit à accorder une place centrale à la culture pour impulser le développement. comme une dimension fondamentale du processus de développement des nations. Le concept philosophique de croyance fait partie de la théorie de la connaissance. Par métonymie. » 1 Ce "réservoir commun" évolue dans le temps par et dans les formes des échanges. comme l'ensemble des traits distinctifs. 6 .Ce mémoire a été réalisé grâce à la sollicitude du Cabinet du Ministère de la Culture et de la Francophonie. englobant. ou possibilité. l’Unesco2 par cette remarquable définition . INTRODUCTION En la considérant « Dans son sens le plus large. dans le 7e arrondissement de Paris . Scientific and Cultural Organization : UNESCO ou Unesco)1 est une institution spécialisée du système des Nations Unies créée le 16 novembre 1945. United Nations Educational. Les croyances (religion ou autres) sont aussi un objet d'étude de l'anthropologie culturelle. de penser. les systèmes de valeurs. Il se constitue en manières distinctes d'être. aujourd’hui. réalité. et interdit tout espoir de développement durable. les modes de vie. Longtemps ignorée dans les politiques de développement économique et social. spirituels et matériels. 1 La croyance est le fait de tenir quelque chose pour vrai. On associe quelquefois ce terme à celui de superstition 2 Unesco : L'Organisation des Nations unies pour l’éducation. qui caractérisent une société ou un groupe social. De ce fait. et ceci indépendamment des preuves éventuelles de son existence. d'agir et de communiquer.

et de production de biens et de services culturels. il demeure que de nombreux pays en Afrique ne sont pas encore en mesure de permettre à la culture d’occuper une place de choix dans leur programme de développement. d’environnement professionnel. Les créateurs explicitent ces valeurs et expriment l’image que les sociétés ont d’elles-mêmes. il importe qu’ils se dotent d’importantes actions de communication afin de montrer leur apport sur le développement socioéconomique des populations parfois noyées dans la masse des informations industrielles. La première étude de ce type. les modes de vie. Elle est le lieu où une société se comprend. concernait un événement emblématique. la culture est aussi un potentiel économique à valoriser. la culture permet en effet de réaliser un travail de fond sur les représentations collectives. I/ JUSTIFICATION DU CHOIX DU SUJET 1.Moyen de dynamisation des groupes. le Festival d’Avignon.Les raisons économiques S’interroger sur l’impact économique d’un Festival est une préoccupation à la fois ancienne et récurrente. Au fil du temps. se projette et s’analyse. les préoccupations économiques se sont déplacées pour se rapprocher des 7 sont toujours pas considérés comme des à même de soutenir et appuyer son . quand elle s’analyse en termes de filières culturelles. qui date de 1969-1970. Devenus des événements culturels incontournables en Cote d’Ivoire depuis quelques années. les festivals ne leviers économiques importants développement. Dans cette perspective. ils jouent un rôle de premier plan en construisant une représentation de la vie quotidienne et en élaborant les messages qui peuvent contribuer à sa transformation. Outre ses dimensions sociales et identitaires. les capacités de changement et l’accès au savoir. En dépit de l’importance reconnue à la culture.

aspects comme l’emploi. OIF. 2. le milieu de la filière musique et danses contribue à titre d’exemple à l’activité économique. Pendant les années 1990. font partie de la grande famille des industries culturelles .Les raisons personnelles La filière danse et musique traditionnelles et costume traditionnel considérée comme une composante de l’action culturelle constitue un domaine d’activité à 3 : In « Aperçu de l’économie de la culture dans la zone UEMOA : cas du Burkina Faso. de la Côte d’Ivoire. ils constituent une richesse culturelle et économique non négligeables pour notre pays. En effet. Par ailleurs. la Côte d’Ivoire. Cela montre le pouvoir de la culture dans le développement des pays au monde. Nous en voulons pour preuve ce constat de l’OIF : « En Côte d’Ivoire. musique…). au niveau mondial. danse. (cinéma. les filières de l’édition. de la musique et de l’audiovisuel emploient environ 4000 personnes en 2007 et génèrent des revenus à hauteur de 62 millions USD »3. 4 : Rapport mondial de l’UNESCO. du Sénégal ». Des emplois sont créés et les ventes assurées. la culture apparaît comme un puissant moteur de l’économie mondiale. mode. les principes qui fondent les méthodes d’études d’impact sont ceux issus des études et de la réflexion récente sur la pratique développée dans les pays Anglo-Saxons – essentiellement en Amérique du Nord. 2009 : estimation réalisée à partir d’une enquête non exhaustive auprès des structures culturelles ivoiriennes en 2008 (87% d’entre elles ont communiqué le nombre de leurs employés et 63% ont communiqué leur chiffre d’affaire). par toute l’activité économique qu’engendrent les festivals et les métiers techniques qui les entourent. elle crée des emplois et génère des revenus. d’où la nécessité de se pencher sur les impacts du festival du zanzan après quatre éditions. 2009 8 . tant dans le pays que sur les marchés sous-régionaux. elles se sont développées à un rythme annuel deux fois supérieur à celui des industries de services et quatre fois supérieur à celui des industries manufacturières dans les pays de l’OCDE »4. Selon l’UNESCO « les industries culturelles produisent plus de 7% du PIB mondial. Du fait que les festivals. contribuant ainsi à la richesse économique du pays. livre. Actuellement. théâtre.

et il a une programmation et un propos unique. Cette promotion passe pour susciter la création d’ une activité festive et culturelle qui met en exergue la dimension exotérique de l’ensemble des pratiques qui alimentent le commerce humain dans le district du Zanzan sans exclusive et permet d’organiser un atelier scientifique aux fins d’identifier et de conserver la mémoire culturelle du district. le costume. lieu.promouvoir.Festival Selon le Ministère de la Culture et de la Communication de la république de France. 9 . le festival est un événement. la danse. la musique. et la promotion de la culture comme facteur de développement économique. les impacts. il s’agit d’un événement festif. de paix et de stabilité. de plus. sur une période restreinte. c'est-à-dire qu’il est éphémère. action) : il n’a lieu qu’à un seul endroit. mais c’est un événement périodique. Il nous semble qu’il faut également ajouter que le festival a une visée artistique. le développement socio économique et le district du zanzan. 1. Deuxièmement. Premièrement. qui est récurrent selon un rythme donné . le festival est caractérisé par son respect de la règle des trois unités (temps. la valorisation du patrimoine culturel et artistique du district. nous tenterons d’apporter une définition sommaire aux principales notions que sont le festival. Il répond à la mission sectorielle du département de la culture relativement à la sauvegarde et la valorisation du patrimoine culturel international. Aussi faut-il Favoriser le développement des manifestations culturelles. un festival est caractérisé par deux éléments. comme le rappelle Luc Benito dans son ouvrage Les festivals en France : marchés. II/ APPROCHES CONCEPTUELLES La définition des concepts à l’étude s’avère fondamentale dans la mesure où elle permet d’éviter des interprétations diverses. Dans le cadre de notre analyse.

transmises (latin tradere) par voie orale ou d'imitation. 2. Impact est un mot utilisé dans de nombreux domaines : par exemple ceux des sciences.Danse traditionnelle Apparu dans le sillage des années folk. le terme désigne les danses propres à une région. à un village. qui est la cohésion du groupe social D’autre part. voire perdue. un accident. Le mot impact est d'utilisation récente en Français. il ne figure pas dans les dictionnaires anciens 3. voire à une communauté. des fêtes traditionnelles. autant que les danses « remises » en scène par les « groupes folkloriques » d'aujourd'hui. un problème ou un mouvement a. ou pourrait avoir. L'impact est une mesure des effets tangibles et intangibles. la tradition aurait été à jamais ignorée. sans les groupes folkloriques.Costumes traditionnels 10 . célébration publique d’un genre artistique dans un espace temps réduit ». de l'informatique ou de la gestion et des finances.enjeux et alchimie : « Le festival est une forme de fête unique. sur son environnement. par exemple. 4. un changement. Cette ambiguïté est double : D’une part. positifs et négatifs qu'un incident. brutal . C’est cela qui le différencie. le décalage entre la « tradition » et la « modernité » a conduit progressivement à une perte de sens des fonctions de la danse traditionnelle : une danse traditionnelle représentée hors de son contexte perd son sens premier.Impacts Conséquence d'un événement fort.

la danse. le théâtre. PUG. 5. ces manifestations artistiques et culturelles diversifiées sur toute l’étendue du territoire national.5 Autrement dit. Parler de développement. c’est poser des questions sur ce que l’on fait des richesses produites grâce à la croissance. un grand économiste français du XXème siècle : « le développement est la combinaison des changements sociaux et mentaux d’une population qui la rendent apte à faire croître cumulativement et durablement. Aussi. Depuis son accession à l’indépendance jusqu’à nos jours. Ces richesses culturelles. est un pôle économique où l’action culturelle est en pleine expansion et montre toute ses facettes et richesses. composé de deux régions et neuf départements. le développement.Le développement socio économique Pour définir le développement. citons François PERROUX. trouvent-elles leur plein essor dans les chefs lieux de région. Le développement est donc une notion moins quantifiable que la croissance économique. 5 : In L’économie du XXème siècle. III/ PROBLEMATIQUE La Côte d’Ivoire regorge une diversité culturelle et artistique. le livre et la musique. son produit réel global ».Les costumes traditionnels sont des ensembles assortis de vêtements faits pour être portés ensemble et caractéristiques d'une région.quotidien ivoirien d’inforations generales 11 . d'une communauté ou d'une époque. le cinéma. Le district du zanzan. c’est l’ensemble des changements sociaux et culturels qui rendent possible l’accroissement des quantités produites sur le long terme. 1991 5. ses expressions culturelles se manifestent dans les beaux-arts.

Face à cette situation. de production. autrement dit. et de distribution qui concourent à la valorisation et à la diffusion des œuvres et à la sauvegarde participe à la dynamique sociale et économique du district. menant diverses activités d’aide à la création. En effet. au point qu’il est devenu selon les autorités politiques. Or. en formalisant des activités économiques et en générant des emplois et des revenus. cette dynamique de développement urbain nécessite que certaines conditions économiques et culturelles soient réunies. Cependant. le plus grand Festival de la Cote d’Ivoire « Festival du Zanzan 2011 : Bondoukou prend la tête des festivals régionaux » CF : l’expression du 04 octobre 2011. constitue un vecteur du développement économique du district du zanzan. dans quel environnement fonctionne t-il ? 12 . par l’ensemble de ses activités et de ses métiers. ont favorisé l’implantation et la promotion du Festival de Danses. ce festival. le festival du zanzan. Le festival. d’Instruments de musique et de Costumes traditionnels. comment le festival peut-il participer à la dynamique socio économique et culturelle du district du zanzan si celui-ci se limite à sa simple exécution ? Par ailleurs. Dès lors.nées du savoir-faire de ses créateurs. Cette préoccupation conduit inévitablement à un certain nombre d’interrogations à savoir : Comment se présentent le festival du zanzan dans le district ? Est il structuré?. souffre à la fois d’un défaut de promotion sur le plan international et d’un manque d’appui de la part des politiques publiques locales. les populations locales semblent méconnaître les enjeux sociaux et économiques du secteur et ne perçoivent pas toujours ses retombées matérielles sur le district. le festival du zanzan se caractérise le plus souvent par une fragilité chronique et un faible degré de structuration qui limitent fortement sa contribution véritable au développement du territoire. De fait.

comment parvenir à la mise en œuvre d’un cadre incitatif à l’émergence d’une politique de promotion sociale et économique des populations à travers le festival ? IV/ OBJECTIFS de la recherche 1. Au regard de l’absence du soutien des communes et conseils généraux devenus à la faveur des reformes récentes. de quelle manière contribue t-il au développement socio économique des populations du zanzan ? Qu’apporte t. les retombées économiques et sociales du Festival du zanzan sur les populations de Bondoukou en particulier et celles du district du zanzan en général. le Ministère de la Culture et de la Francophonie initiateur du projet. d’accompagnement et d’évaluation d’impact. 13 . La mesure des effets de redistribution dans l'économie locale . par une analyse quantitative et qualitative. ainsi que d’une absence endogène de politique de pérennisation.il au district du zanzan ? Ou encore. La mesure d'image et de notoriété .A l’analyse. laissant à la Tutelle un rôle d’initiative.L’objectif général L’objectif général de l’étude est d’évaluer. conseils régionaux. La mesure de l'impact social et du bénéfice sociétal . Dans l’Etat actuel de son format. L’étude doit déboucher sur : La mesure de la richesse générée sur l'économie locale par l'évaluation des flux monétaires . La mesure des effets positifs et négatifs entraînés par le Festival . La compilation d’un tableau de recommandations pour un meilleur coût /efficacité du Festival. une activité comme celle du Festival du Zanzan devrait faire l’objet d’une appropriation par les structures déconcentrées et décentralisée de l’Etat. conduit une réflexion de mise en selle dudit programme. par le biais du Commissariat Général.

Mais jusqu’ici le district n’intègre pas la communication du festival encore moins à sa communication.Les hypothèses secondaires . d’Instruments de musique et de Costumes traditionnels du Zanzan est caractérisé par une certaine stabilité liée essentiellement à un programme de sauvegarde et de valorisation initié par l’état de Cote d’Ivoire Quel sera son sort s’il arrivait que l’Etat de Cote d Ivoire se retire du projet ? 2. V/ HYPOTHESES 1.élaborer une politique locale en vue de la promotion du festival au plan national et international.décrire le Festival de Danses. . . Ce manque de professionnalisme dépend du niveau d’étude et de formation de ses responsables.L’hypothèse principale Le Festival de Danses. . Le festival est perçu aujourd’hui comme une porte d’entrée pour découvrir toute l’offre du territoire. d’Instruments de musique et de Costumes du Zanzan et étudier son mode de fonctionnement. 14 .2.Les objectifs spécifiques .Les acteurs des troupes de danses analphabètes en majorité.identifier les difficultés qu’elles éprouvent à organiser et à promouvoir le festival.appréhender les fondements théoriques de l’entrepreneuriat culturel. manquent de professionnalisme dans la gestion quotidienne de leurs activités.

Elle n’est pas une étude d’auto-analyse.-p. VI/ METHODOLOGIE Selon Paul N’DA. des intérêts ou des préjugés de celui qui effectue la description.-Méthodologie de la recherche de la problématique à la discussion des résultats. va être piégé par des activités et des instruments qui permettront d’arracher des parcelles de vérité. la méthodologie « consiste à préciser comment le problème à l’étude va être résolu. A ce titre. 2006.. -Abidjan. Les cas de description ou de fonctionnement d’un phénomène social en sont par exemple son objet d’étude. il s’agit de prendre ses distances vis-à-vis du sujet. la recherche recommande d’en choisir une approche méthodologique en vue d’atteindre nos objectifs. 6 : Paul N’DA. En termes clairs. constitue un véritable problème de survie du festival . hormis l’état de Cote d’Ivoire. Son objectif est de s’en tenir aux données contrôlables et à écarter du champ d’étude les éléments subjectifs ou invérifiables. Son fondement ultime est la séparation stricte du sujet qui effectue la recherche et l’objet sur lequel porte la recherche. C’est donc une méthode à la fois descriptive et analytique.La méthode d’analyse : la méthode objective Il s’agit de décrire de façon neutre et méthodique une réalité ou un phénomène indépendamment des goûts. pour mener à bien notre étude. nous avons opté pour le paradigme de type déterministe qui explique le comportement d’un acteur collectif ou individuel par un schéma causal où le phénomène social est décrit comme le résultat presque exclusif d’éléments antérieurs au comportement.La méthode d’approche Face à une diversité et une variété de méthodes qui présentent les unes les autres des limites.L’absence de structures de soutien.65 15 . 2. Editions Universitaires de Côte d’Ivoire. 1. la phase méthodologique concerne tout le plan du travail qui dictera les activités à mener pour faire aboutir la recherche »6.

Présentation du festival du zanzan et son impact sur les populations du district . 16 . et de leur apport sur les populations en particulier. ANNONCE DU PLAN Notre étude s’articule autour de trois axes suivants : . . Le but a été de valider et d’approfondir les premières notions recueillies en les confrontant à la réalité de l’observation concrète et à la réalité du terrain. . D’une part.VIII/ TECHNIQUES D’INVESTIGATION Trois instruments ou techniques de recherche ont été utilisés dans le cadre de cette étude. Outre cette première phase. plus pratique.La présentation et la discussion des résultats issus de l’enquête suivies des stratégies pour une meilleure politique du festival du zanzan. qui concerne l’enquête. L’utilité de cette phase a été d’approfondir les connaissances théoriques sur les aspects de l’organisation et du fonctionnement du festival et de leur importance d’une manière générale. la recherche documentaire exploratoire qui a porté sur une meilleure compréhension possible de la problématique du sujet. C’est fort de ces recherches documentaires et de ces entretiens exploratoires qu’a été entreprise la troisième étape.Le cadre théorique de l’étude à travers les approches définitionnelles autour des principales notions . des entretiens exploratoires avec des personnes ressources choisies pour leurs connaissances avérées du milieu de l’entrepreneuriat culturel de Côte d’Ivoire ont été réalisés.

1ere PARTIE : CADRE THEORIQUE DU SUJET CHAPITRE I : APPROCHES DEFINITIONNELLES ET METHODOLOGIQUES… 17 .

il s’agissait le plus souvent d’initiatives de personnalités de la culture dans les domaines du théâtre.enjeux et alchimie » : selon lui.I LES FESTIVALS 1-1 Définition et origines Le Festival : « série de représentations où l’on produit des œuvres d’un art ou d’un artiste » telle est la définition donnée par le Petit Robert. 1-2 Les festivals de danses et musique traditionnelles. célébration publique d’un genre artistique dans un espace temps réduit » . de la musique et du cinéma. sont reconnues pour être le premier festival. Les « chorégies d’Orange ». L’après guerre vit la naissance de festivals comme le festival d’Avignon. événementielles et renouvelées s’inscrivant dans la triple unité de temps. ils sont aujourd’hui d’une grande variété. Mais elle est loin de rendre compte de la diversité et de la complexité du phénomène des festivals. Mais c’est à partir des années soixante-dix que l’on assiste à une multiplication et une diversification des festivals. un thème d’actualité culturelle 18 . le festival de Cannes ou le festival Musique et danse d’Aix en Provence. En France par exemple . Il est intéressant de rappeler la définition donnée par Luc Benito dans son ouvrage « Les festivals en France : Marchés . a des Éléments fondateurs classiques . « Le festival est une forme de fête unique. aux réjouissances éphémères. Si à l’origine les festivals étaient uniquement consacrés à la musique classique. le phénomène des festivals semble remonter aux années trente et quarante. Le Ministère de la Culture et de la Communication de la république de France définit quant à lui le festival comme « une manifestation où la référence à la fête. crées en 1869. de lieu et d’action. Leur nombre et leur importance étaient alors réduits .

En raison de leur extrême diversité. Etablir une typologie par les objectifs apparaît donc comme une solution pertinente. L’accroissement des loisirs et la hausse du niveau de vie ont soutenu l’émergence et le développement de telles manifestations. De même. le Festival du ZANZAN à l’origine exclusivement festival de création. etc. La question des festivals de danses et de musique traditionnelles est un thème d’actualité culturelle qui fait de plus en plus parler les autorités publiques des États africains et européens. toute tentative de classification des festivals se révèle délicate. les organismes de la coopération internationale et les économistes dans des conférences internationales et sous-régionales (Déclaration universelle sur la diversité culturelle de l’UNESCO en 2001.On dénombre aujourd’hui environ 2000 festivals en France. un festival peut appartenir à plusieurs de ces catégories. la dimension créative peut être très présente dans un festival dit touristique comme l’illustre parfaitement le festival du zanzan. Notre choix s’est ainsi porté sur un tel sujet afin d’enrichir le débat sur les multiples facettes des danses et musique traditionnelles et apporter notre 19 . les festivals touristiques. les professionnels et acteurs culturels. les festivals d’image et les festivals de diffusion. La conjonction de facteurs socio-économiques explique cette croissance soudaine et rapide. En effet si la première génération des festivals ne bénéficiait que dans une très faible mesure du soutien financier des acteurs publics. depuis les années soixante-dix la majorité des collectivités territoriales a pris conscience de l’importance de telles initiatives culturelles pour le développement de la vie locale. les intellectuels. Se dessinent alors trois grandes catégories de festivals : les festivals de création. le Plan d’action de Dakar pour la promotion des cultures et des industries culturelles en 2003. continue à assumer cette fonction tout en étant devenu également un festival d’image pour la municipalité et le district. Bien évidemment ces catégories ne sont pas exclusives.).

ce qui signifie que toute personne dispose d'un patrimoine. il s'agit d'une fiction juridique : le patrimoine est l'enveloppe (fictive) qui a vocation à recueillir les droits. le patrimoine contient l'ensemble des dettes de la personne. restauré. animaux). Passivement. cet ensemble est généralement préservé. Plus exactement.Le patrimoine culturel Particulièrement le patrimoine culturel se définit comme l'ensemble des biens. entreprise. quels qu'ils soient : choses inanimées ou animées (végétaux. pays. département. et qui appartiennent soit à une entité privée (personne. Activement. etc.contribution au Programme de Sauvegarde et de Valorisation du Patrimoine Culturel National initié par le gouvernement ivoirien depuis 2006 II LE PATRIMOINE 1.) . Le patrimoine est un corollaire de la personnalité juridique. ayant une importance artistique et/ou historique certaine. matériels ou immatériels. mobilières ou immobilières. chaque personne possédant au moins ses vêtements et quelques effets personnels). les biens et les obligations d'une personne. etc. actuelles ou futures qui appartiennent à une personne physique ou morale.Généralités En général le patrimoine est l'ensemble des droits et des obligations d'une personne juridique. 2 . association. sauvegardé et montré au public. soit à une entité publique (commune. c'est l'ensemble des créances et des biens. région. Le patrimoine comporte un actif et un passif. soit de façon 20 .). Ce patrimoine peut en revanche ne comporter qu'une dimension passive (un ensemble de dettes) et ne contenir aucun bien (ce qui demeure une hypothèse toute théorique. corporelles ou incorporelles. soit de façon exceptionnelle (comme les Journées européennes du patrimoine qui ont lieu un week-end au mois de septembre).

gratuitement ou au contraire moyennant un droit d'entrée et de visite payant. Il renferme 11 communes soit Bondoukou. etc CHAPITRE II LE DISTRICT DU ZANZAN ET SES HOMMES I- APPROCHE DÉMOGRAPHIQUE Issu du découpage territorial de 2011. de l'architecture et de l'urbanisme. l’ensemble des neuf départements est composé de 43 sous préfectures . instruments. petits métiers.régulière (château. Bouna. captation de techniques et de savoir-faire. contes et légendes. Le département de Bondoukou. Koun Fao. à l’Est par le Ghana. machines. jeux. témoignages. etc. par les régions de l'Est et du Centre dans sa partie Sud. le DISTRICT du Zanzan. Au Sud. Le Zanzan comprend neuf départements dont l’effectif cumulé est de 999 586 habitants en 201O. costumes.6 % de la population ivoirienne totale.) et le patrimoine immatériel objet de notre étude et qui peut revêtir différentes formes : chants. Pour sa part. bâti. celui de Tanda en accueille 27 %. 21 . des sites archéologiques et géologiques.3 habitants au km².). etc. D’une densité moyenne de 18. renferme 38 % de la population régionale. du patrimoine industriel (outils. Bouna – département occupant la partie septentrionale de la région – en regroupe 35 %. le plus peuplé. enfin par les régions du Nord et Centre-Nord dans sa partie occidentale. Tanda. musée. occupe un vaste espace borné au Nord par le Burkina Faso. documents écrits et d'archives (dont audiovisuelles). mythes. Nassian. Avec les derniers découpages administratifs. danses. de certains aménagements de l'espace agricole ou forestier. église. d'objets d'art et mobilier. antérieurement appelé région « Nord-Est ». soit 4. traditions gastronomiques. la région s’affiche comme l’une des moins peuplées du pays. En ce qui concerne le patrimoine culturel il y a celui dit « matériel » qui est surtout constitué des paysages construits.

1988 514 134 1998 701 005 2010 999 586 1– 1 Bondoukou.3 hab. le groupe Mandé auxquels appartiennent les Malinké de Bondoukou.Kouassi Datékro et Téhini. et moins de 5 % d’étrangers venus des pays voisins – Ghana et Burkina Faso notamment. est largement employée par les autres résidents. Le Zanzan d’une densité de 26. cité millénaire est la capitale du district du zanzan. les Nafana. on compte également des communes rurales. A ces groupes autochtones représentant 89 % environ des effectifs présents dans la région. les Noumou. les Gbin et les Degha (b) le groupe Akan composé d’Abron et d’Agni-Bona et bini. les Lobi. Les Koulango sont les plus nombreux et leur langue. Doropo. regroupe douze ethnies dont la majorité constituée d'Abrons. 22 . est le groupe ethnique dominant. les Djiminis. Assuéfry. Sandégué et Transua . s’ajoutent 7 % d’Ivoiriens originaires d’autres régions. à l’instar du Dioula. Le Zanzan est peuplé par trois grands groupes ethno-culturels soit le groupe Voltaïque dont font partie les Koulango./km².

Les Nafana qui sont issus du groupe Senoufo de Sinématiali constituent une curiosité de la région. les Noumou. les Lobi et les Degha (Motiamo). les Nafana. Les Abron ont crée un royaume puissant et très policé dont bien d'historiens ont loué l'harmonieuse structuration . .Les Koulango forment le plus important groupe ethnique de la région dont la langue s'est imposée et est la plus parlée dans toute la région. En effet.Leurs rites et traditions se sont imposés aux autres groupes. On distingue: . Les Gbin. Elle est très hétérogène. les Nounou et les Degha sont de petits groupes que l'histoire apparente aux Gouro notamment aux Ngen établis sur la rive Ouest de la Comoé près de Mbahiakro. .Les Lobi sont venus de Bouna et vivent en familles dispersées dans des campements autour de la ville. notamment dans la ville de Bondoukou où ils ont constitué un quartier dénommé Djiminisso. Les structures du royaume existent encore et le roi est toujours une autorité politique et morale importante 23 .Le groupe Akan avec les Abron et les agnis -Le groupe Mandé avec les Malinké appelés Dioula . trois grands groupes ethnoculturels ont fourni le socle du peuplement autochtone. Les Djimini ne forment que quelques familles qui se sont installées dans la région.Le groupe voltaïque avec les koulango. Ce sont eux qui ravitaillent principalement le marché de Bondoukou.La composition de la population de la commune est à l'image de celle du district. Ils seraient venus avec les Nafana à la recherche de l'or et du fer. L'histoire affirme qu'ils sont venus comme des captifs achetés par les rois Abron ou vendus par les troupes de Samory. . Aujourd'hui les Lobi sont les plus gros producteurs d'ignames et de maïs. les Gbin. les Djimini.

de maïs et de légumineuses . Le paysage urbain et la vie politique. ce qui a contribué à développer un artisanat particulièrement riche et un art funéraire des plus originaux. Sous leur influence.Dans le passé très lointain. Par ailleurs. leur "ville". Dans le zanzan. Ils constituent aujourd'hui une communauté très solidaire à fort pouvoir assimilationniste grâce à leur religion. Bondoukou était devenu en 1666 un grand centre religieux possédant même une célèbre université coranique. 24 . Les Dioula ont fait de Bondoukou leur berceau. Téhini. Bouna est à forte production et consommation de sorgho. 2 . on note trois grands types de productions vivrières soit la partie – Nord – Doropo. économique et sociale sont imprégnés de l'islam. le passé forestier du Sud de la zone a permis de disposer de quelques hectares de superficies exploitées en café et cacao. La vie sociale des Abron est toute marquée d'un caractère ostentatoire. Ils se sont spécialisés dans le commerce. Tous ces peuples venus d'horizons divers se sont établis dans le district entre le 16è et 19è siècle . de l’anacarde et surtout de l’igname. De la diversité des origines des sous . Bondoukou était un lieu aux atouts économiques importants car tous les groupes en ont fait leur principal point de chute.dans la région. de mil et de maïs . – la partie médiane – zone de Bondoukou – est une zone à forte production et consommation d’igname. il est né un dialecte spécifique dont le parler et les idiomes sont différents des autres parlés Dioula.groupes qui composent l'ensemble Dioula et compte-tenu de leurs différents apports.Données économique du district du zanzan Le district du zanzan est caractérisé par une précipitation annuelle limitée à 1 160 mm et spécialisé dans la culture du manioc.

ainsi que le cacao et le café cultivés dans le département de Tanda. prêtaient de l’argent. L’agriculture vivrière. dont le rôle a été souvent décrit : clients ou parents installés dans d'autres villes et de passage sont hébergés chez ces intermédiaires-clé du grand commerce régional. doté d’un marché important. l’encadrement de la culture de l’igname. Carrefour commercial très actif. dont Bondoukou est la principale aire de production. Lang. la ville de Bondoukou a joué à l’ère précoloniale un rôle de cité de transit et de rupture de charge pour les produits du Sahel et de la forêt qui empruntaient tant la route de l’Ashanti que celles du Soudan. Bondoukou fut maintes fois décrit et célébré pour son activité et ses richesses par divers explorateurs européens – Binger. Cette même organisation. 1985). pour Bouna. procuraient des porteurs. que les diatigui informaient leurs hôtes de l'état et de la sécurité des routes. 2-1 Bondoukou : une cité marchande depuis l’ère coloniale Postée sur la « zone de contact » entre la région forestière et celle de savane. y stockent leurs marchandises et réalisent leurs transactions sous leur arbitrage. originalité du projet Nord. Outre le vivrier qui constitue la première production agricole. Il a été montré (Boutillier. très dynamique dans la région apparaît traditionnellement peu encadrée. et se comportaient en garants des échanges.– La partie Sud a une forte production de taros et de bananes plantain. la région cultive également des produits dits de rente comme l’anacarde. notamment.Est. L’agriculture était aussi présente dans et 25 . Dans les années 1980. propre aux organisations marchandes fonctionnant en « réseau » comme en « relais ». la Société pour le développement des fruits et légumes (SODEFEL) a réduit ses activités suite à l’échec de la culture de l’oignon à Bondoukou . Les transactions les plus importantes se déroulaient dans les maisons des « logeurs » dioula ou « diatigui ». Freeman. se retrouvait à Bondoukou. a de même été progressivement abandonné.

ville) demeurent les seuls vestiges de l'époque. des Abron et des malinkés.au voisinage de la cité de Bondoukou : les activités agricoles. qui occupaient le plus gros de la population locale. Bondoukou comptait alors plusieurs mosquées bâties sur le modèle soudanais. elle passa successivement sous le contrôle des koulango. attirés par les richesses en or du Denkyra et de l'Ashanti (Ghana). trois édifices. ville. permettaient de fournir le commerce caravanier en biens alimentaires. Le royaume de Abron-Gyaman existe toujours. Important centre religieux. II– PEUPLEMENT ET OCCUPATION DU TERRITOIRE DISTRICT 1– Les dioulas A l'origine. Ce campement a été transformé en village par les nafana et les Gbin sous groupes senoufo.point du centre. Bondoukou joue aujourd’hui encore ce rôle de capitale commerciale du district.Est (Assikasso…) Bondoukou fut ainsi un centre d'intérêt extrêmement important ou se nouaient et s'organisaient les transactions commerciales les plus diverses. Sous leur influence.relais entre les Etats Akan et les villes Mandé de la vallée du Niger. Ces derniers. Bondoukou était un campement de chasseurs lonrhon. vinrent s'installer à Bondoukou en 1666 attirés par l'or et le commerce caravanier. et l’ensemble architectural de la ville tranchait avec le style des villages Koulango et Abron qui l’entouraient. la maison de Samory Touré (Le Résistant) la case de Binger (l’Explorateur) et l'ancien marché transformé en musée d'art et des Traditions (sis au rond. Bondoukou devint à la fois un grand centre religieux avec la construction d'une université coranique et une ville de commerce. la cité marchande du royaume Abron. Bondoukou constituait une plaque tournante située à l'intersection des grandes voies conduisant au pays du sel au Nord (Djenné Tombouctou…) au pays de l'or à l'Est (Gold Coast) et au pays de la cola au Sud. Ensuite. malgré son infortune 26 . Aujourd'hui. venant de leur métropole Begho. Grosse agglomération de l'époque.

leurs ancêtres Abrade quittant cette même région. éclatée à la mort d’Ansa Sasraku l’un des rois les plu célères de l’Akwamu. avaient rejoint le rivage du Golf de Guinée après avoir traversé toute la zone intermédiaire de forêts épaisse. mais qui sont ces refugiés qui vont édifier quelques années plus tard le puissant royaume Gyaman et d’où viennent-ils ? 2– 1 origine des Abron Les Abrons sont des Abrades qui se réclament d’un groupe noyau. Leurs ancêtres habitaient la localité d’Anwanwinso et l’auraient abandonné à la suite de querelle de succession. C’est alors qu’ils parviennent à Bondoukou. royaume situé dans l’arrière-pays d’Accra. A leur départ. deux motifs l’y poussent : la volonté d’échapper aux exactions Assante et l’attrait de l’or. les Abrons un petit groupe de fugitifs de quelques centaines de personnes se présente à Bondoukou et sollicite l’hospitalité d’akombi. En réalité depuis les deux dernières décennies du siècle antérieur. issu de l’Akwamu. quoiqu’il ait été secoué ces dernières années par une crise sans précédent. Les Abron s’installent immédiatement à Asuefri et à Dwonem sur les terres concédées par le chef Boroko. 2 – LES ABRON A l’aube du XVIIe siècle. Leurs descendants Abron ont-ils pu se laisser guider par le souvenir de ces origines lointaines ? 27 . le premier de la dynastie du futur royaume décide de reprendre le chemin du nord. sans se douter que cent cinquante ans ou deux cents ans plus tôt. La rupture entre les deux fractions intervient à l’arrivée. Abron et Domaa portaient le nom collectif de Domaa. Tan Daté. les fugitifs erraient dans la région à la recherche d’un refuge. chef Nafana de la cité.de Bondoukou reste le plus puissant et l'un des mieux organisés de toute la Côte d'Ivoire. Peu après. après la défaite d’Abesim face à l’armée amante.

du Bini-barabo et de l’Assikasso. C’est là que s’établit Tan Daté le puissant roi Abron du Gyaman. ils comprirent que les mots désignaient le lieu ou ils venaient d’arriver. les Koulango formant la couche terrienne et paysanne et les Dyula s’adonnent essentiellement au commerce. et sur une quarantaine en largeur entre Asuefri et Tanda. lui et ses compagnons. Nafana et Agni Bona. 2–2 Conquêtes et Édification du Gyaman Une quarantaine d’années après leur installation aux environ de 1740. donne l’ordre de les conduire « loin. Royaume prestigieux de la Côte d’Ivoire ancienne le Gyaman a su établir des structures traditionnelles solides qui ont été le signe et la marque d’une identité 28 . d’autre part les peuples mandé comprenant les Gbin. les huéla et les Dyula et enfin les Akan composés des Abrons et des fractions Agni soumis du Bouna. pour ne citer que ceux là. Akombi. le chef Nafana de Bondoukou. depuis cet endroit qui correspond au sommet d’une colline et désigné encore aujourd’hui de l’expression de mont Zanzan. composé du point de vue ethnique de trois grands ensembles : d’une par les peuples de la famille voltaïque représentés par les Nafana. Le jeune Etat Abron regroupait déjà une variété de peuples : Boko Koulango. Les Abron constituaient au sein du royaume l’aristocratie guerrière détenant le pouvoir politique. un territoire non négligeable étiré sur une centaine de kilomètre en longueur. loin ». de Soko à Agnibilékro. les Abrons se taillent grâce à leurs succès militaires. Ignorant tout de cette langue. qui pourraient devenir des rivaux. Au-delà de 1740 le royaume continue de s’étendre et de se consolider malgré les attaques répétées du puissant voisin Assante. les Degha et les Koulango.Soucieux de garder ses distances avec ses nouveaux hôtes. les Ligbi. zan !zan ! en langue Nafana. Les régions conquises par les Abrons sont organisées en un Etat centralisé appelé le Gyaman.

Dans le cadre spécifique de la désignation du Roi des Bron. puissant et très policé. l’annonce de son décès et de la désignation de son successeur se fait suivant une procédure spéciale. Cependant. Et cette annonce se fait au cours de l’organisation des obsèques du Roi défunt où on le présente au troisième jour : on présente le « Kodiadjua » c'est-à-dire l’héritier.culturelle à laquelle demeurent encore attachés profondément Abron. les chefs de Provinces Akidom et Pinango se rendent chez la Reine Mère pour lui faire part de la mauvaise nouvelle. les personnalités chargées de l’annonce du décès et celles commises pour désigner le successeur différent. les chefs de provinces Akidom et Pinango sont chargés d’annoncer au peuple le nom du nouveau souverain. La royauté se transmet par les femmes et n’est pas directement héréditaire. le siège du Royaume n’est pas fixe. dès le constat du décès d’un Roi issu du Yakassé. le principe de désignation de son successeur est le même aussi bien dans le Zanzan que dans le Yakassé. à son tour. informe le Chef de Province Angobia. Lorsqu’un Roi décède. Koulango et autres ressortissants de l’Est ivoirien. de père à fils ou de frère à frère. Cette dernière. Ce n’est pas le fils qui hérite mais le neveu ou le frère maternel. deux clans Yakassé et Zanzan héritent à tour de rôle de manière alternative. Il se trouve dans le village où naît et vit le Roi. Il en est ainsi du clan Zanzan où l’annonce est faite par le chef de la province 29 . sur proposition de la Reine mère et après avis favorable du Chef de Province Angobia. En effet. Dès lors. Par la suite. De se fait. La notion de Roi relevant du sacré. 2 – 3 Organisation socio politique Les Bron ont connu un royaume bien organisé. Un rituel spécial est fait ce jour là. Cependant l’accession au trône de province se fait dans le clan paternel. Le Roi ainsi désigné sera intronisé secrètement après les rites consacrés à cet effet. le nouveau Roi est désigné.

Chacun ayant son chef lieu de résidence depuis l’éclatement de cette crise de succession. Le nouveau souverain. Après l’intronisation. résidant dans le village de Méré (Sous-préfecture de Bondoukou). 16ème Roi du royaume meurt. le Souverain Nanan Koffi Yéboua. village situé dans la Souspréfecture de Tanda. selon les règles coutumières.Angobia et la désignation du Roi par les chefs des provinces Akidom et Pinango. au bord de la rivière du même non que le village. il est porté publiquement par la cour des ‘’ SOAMS’’ à Tabagne. Chacun campe sur sa position et personne ne veut lâcher du leste. La cérémonie d’intronisation se déroule à Kiétan. Le tout avec l’avis favorable de la Reine Mère. le royaume Bron n’a toujours pas encore trouvé son successeur. Elle est officiée par le Chef de Canton Gouano ou « Gouanonhené ». Trois prétendants au trône se combattent depuis lors pour un seul siège. Au moment où le peuple pleurait son souverain. Cette cérémonie a lieu un lundi soir. 2 – 5 La genèse de la crise Quel Royaume au monde ne connaît pas de crises de succession ? Ce fait est intimement lié à la nature et du fonctionnement même de cette forme d’organisation sociale. sa présentation aux autorités administratives et politique de l’Etat de Côte d’Ivoire 2– 4 De la profonde crise de succession qui secoue le royaume 18 ans après le décès de nanan Koffi Yeboua. Vient ensuite sa présentation au grand Imam de Bondoukou et enfin. après avoir pris son bain dans ladite rivière. les 30 . Et le royaume Bron n’y a pas échappé à la faveur du choix de son 17ème Roi. reçoit les attributs de son règne. Nanan Appia 1er à Tanda. 10 Août 1992. Nanan Adingra Kouassi Adjeman à Amanvi et Nanan Adingra Ababio d’Adandia. dans la case royale de la reine mère à Tangamourou loin des yeux.

La ligné d’Adandia propose un nom pour lui succédé : Nanan Akossou Adou choisi. il ne peut être déclaré Roi des Bron. Il s’étonne du fait qu’Amanvi se réclame encore candidate au trône. Amanvi hors course. Ainsi en ont décidé la Reine Mère des Brong Nanan Kossia Badou et le chef du canton Angobia Nanan Yao Adjoumane. il n’a pas été présenté comme l’exige la tradition au cours des obsèques de feu Nanan Koffi Yéboua. seul habilité par la tradition. à désigner les Rois dans le canton Yakassé. Ce qui n’est pas d’avis d’Adandia. Mieux il n’a pas été investi sur le trône par le « Gouanonhené » à Kietan et pris son bain dans la rivière sacré. semble-t-il personne à proposer. Du fait qu’il n’a pas satisfait à la totalité des exigences du couronnement. Mieux. L’alternance exige donc que ce soit la lignée d’Adandia qui propose encore un nouveau Roi. Il s’étonne du fait qu’Amanvi se réclame encore candidate au trône. Depuis lors. Pour Sokouadou.tractations pour la succession du roi défunt se font et se défont aux rythmes des protagonistes du clan Yakasssé. Mieux elle rappelle à tous que. sa légitimité est contestée par 31 . l’alternance ne permet pas de proposer de manière successive un Roi dans un seul clan. Mais un autre prétendant issu de la ligné d’Adendia à Sokouadou se présente. Adandia écarté. Laquelle décision a été approuvée par les garants de la tradition du Royaume et proclamée à Gouméré dans la cour du Chef de la Province Akidom Nanan Kouamé Kossonou Ampimh. le 03 Novembre 1994. après que le trône ait été donné à Nanan Koffi Kossonou dit Fofié (1818-1821) imposé par les Ashanti. Cependant. le Royaume est revenu à Amanvi grâce à nanan Kouadio Agyman (1922-1952) de Tangamourou. C’est alors que Amanvi décide de proposer un nom étant donner que Adandia n’a. Nanan Adingra Kouassi Adjemane de la lignée d’Amanvi est le successeur de Nanan Koffi Yéboua à la tête du Royaume Brong. Nanan Akossou Adou présenté est de la lignée d’Adandia. c’est nanan Appia Frouma 1er. Mais cela n’est pas l’avis de la gardienne du trône. décède avant même que le choix ne soit entériné. le trône lui revient légitimement et son Roi. Mais il n’a même pas été intronisé avant qu’il ne meure.

Ils y rencontrent également les Koulango qui passent pour être les originaires de la région. amorce déjà le déclin. Ils y son attirés en réalité par les richesses. fins orpailleurs. reconnus pour leur vaillance. et s’installent entre ce fleuve et le Comoé. sans précédent au sein de ce royaume. la marche plus à l’ouest d’un groupe de guerriers voltaïques conduits par Borogo dont la course s’achève aux environs de Kong. La fondation de Bouna par les Dagomba renferme beaucoup de charme et mérite d’être connue telle que la rapportent les récits de la tradition orale. Ils pénètrent quant à eux par le côté droit de la carte après avoir franchi la volta noire. A leur arrivée. il reçoit l’hospitalité d’un habitant du lieu dont il séduit la fille. ces derniers avait été poussées le long des rives de la volta noire depuis l’ouverture des mines d’or de Begho et du pays Lobi. En lutte pour l’hégémonie dans la région. contre le Gouja voisin. Peut être également évoquée dans cette partie. Les Dagomba sont des guerriers. comme ils ont accueilli autrefois les premiers Mandé de la région. ayant atteint sa courbe ascendante. l’autre prétendant au trône. ils trouvent les Nafana. les premiers arrivants du Dagomba achèvent leur course dans la savane de Bouna. au moment ou Bouna. les Dagomba. probablement au début du XVIIIe siècle. 3 – LES KOULANGO La dernière grande migration Mandé dans le Nord de la côte d’ivoire n’avait pas encore produit tous ses effets lorsque débouchent dans le même espace. gisement d’or de la région et par le désir de contrôler le commerce prospère qi s’exerçait entre Djenné et Bondoukou.la lignée d’Adandia. 32 . Ce qui a entraîné une crise de succession. sans heurts. venant du royaume de même nom. rameau de la grande famille Senoufo. Ce sont eux qui accueillent les Dagomba. situé dans le nord du Ghana actuel. parti à la chasse s’égare dans les environs de Bouna. Un chasseur du lignage royal de Dagomba. Ils donneront naissance quelque dizaines d’années plus tard au premier royaume de Kong.

Bouna devient donc à son apogée. les Abron. devenu adulte. « autochtones » de Bouna. un Etat riche et redoutable mais son expansion se brise contre les nouveaux immigrants venus du sud. et entreprend de s’imposer à ses parents maternels. Avec ses compagnons. De leur union naissent trois fils à qui transmet l’administration de son héritage. 3 – 1 Organisation politique Vers le 11ème siècle. la région de Bouna était essentiellement peuplée de Lorhon. Haïngèrè avait une sœur dénommée Mantou. soumises par Boukani. elle est explicite sur le nom du géniteur Bukani : Garzyao. sont loin de se résumer à des légendes. lequel assumait également les fonctions de chef de terre (Gôrô-issiè). Bukani recrute des partisans parmi les Dagomba compagnons de son père et met sur pieds une armée forte disciplinée. Bounkani est considéré comme le véritable fondateur de l’Etat de Bouna qui survient à l’extrême fin de la deuxième moitié du XVIe siècle. En fait les épisodes rapportés par les récits oraux. Celle-ci eut une liaison 33 . du nom de Tanda. mais auparavant il aura mis en place des institutions du royaume en particulier la règle qui prévoit l’alternance au pouvoir des trois segments issus de sa descendance au pouvoir. A cette époque pré-dynastique. il existait déjà une chefferie qui était détenue par le Roi Haïngèrè. Il débaptise son peuple et lui donne le nom de Koulango c'est-à-dire « ceux qui ne craignent pas la mort ». Ce récit qui n’est qu’une variante de témoignages oraux diffère d’une seconde version qui. le préféré de leur mère. Le siège de cette chefferie se trouvait à Kodo. Pour cette raison.De cette liaison naît un fils Buhami. Elle reconnaît aussi à Bukani un frère cadet. les ancêtres des Koulango. celui-ci épouse la fille du chef des Koulango. il quitte le village maternel et fonde une nouvelle localité et lui confère le nom de Gbona ou Bouna qui devient la capitale du royaume. village situé à 60 km environ de Bouna entre Varalé et Doropo.

il s'empressa de s'asseoir sur le 34 . 3 – 2 De la naissance du royaume L'appellation Bounkani résulte d'après la tradition orale d'un quiproquo. Grazyao répondit: « Bun bo nkane ». lorsque son oncle lui fit la même proposition. Aussi. à une vingtaine de kilomètres de Bouna. Après avoir maintes fois décliné cette offre. Ne comprenant pas ce que le messager lui criait à travers le flot bruyant du fleuve. Garzyao venait de traverser la Volta-Noire pour rejoindre les siens. Bounkani décida avec la complicité de ses compagnons d'armes de s'emparer pacifiquement du pouvoir. Bounkani devint rapidement un intrépide et redoutable guerrier. ce qui veut dire en langue Dagomba « Avez-vous besoin encore de quelque chose » ? Se méprenant sur le sens de ces paroles. le messager rapporta au Roi Haïngèrè que le nouveau-né devait s'appeler Bounkani. il lui proposait parfois de s'asseoir sur la chaise royale (kondja). symbole du pouvoir. il fut interpellé de l'autre rive par un émissaire du Roi qui venait lui annoncer la naissance de son fils et lui demander le nom à donner à l'enfant. Alors qu'après son séjour. situé au sud-est du royaume. La tradition orale raconte à ce sujet que le Roi Haïngèrè avait beaucoup d'estime pour son neveu Bounkani qui lui rapportait à chacune de ses conquêtes une partie du butin. A la fois audacieux et rusé. De cette liaison naîtra vers 1583 Bounkani le héros fondateur du Royaume de Bouna. et qui était avec ses troupes les hôtes du Roi Haïngèrè. lorsque Bounkani lui rendait visite. Bounkani parviendra à déposséder sans difficulté son oncle Haïngèrè du trône et à prendre le pouvoir avec la complicité de ses compagnons d'armes. village aujourd'hui appelé Dagbeko.avec Garzyao. un prince Dagomba originaire de Doloma (actuel Ghana). il organisa une troupe de jeunes Lorhon en une armée disciplinée acquise à sa cause et s'installa à Lankara. Grand conquérant. Ainsi.

les Ibouo ou princes (descendants en ligne directe de Bounkani et dignitaires du Royaume) . Pour forger une mentalité de conquérants à ses sujets. il les baptisa du nom de « koulango ». tué l'un de ses oncles maternels. Cette forme de salutation locale qui n'est réservée qu'au Roi. qui était alors recouvert d'une calebasse.trône. à la suite d'une altercation avec sa mère. Au plan social. De même.les Worosso (descendants d'esclaves) . Mais. précisément à Hîmbié. ce qui veut dire. Cette chanson qui est une invocation adressée à Dieu (Hiegossiè).les Koulango et autres population . Seul restait visible ce doigt. alors que les Lorhon étaient organisés en lignages matrilinéaires. permettait à ceux qui l'entonnaient de s'enfoncer sous terre. Bounkani va instituer un système de succession patrilinéaire. et qui avait déjà. de ses propres mains. ses compagnons tapèrent dans leurs mains pour le saluer. Devant ce coup de force de son neveu qui disposait alors d'une armée impressionnante. Aussitôt. village situé entre Niadegué et la Volta-Noire. il disparut sous terre après avoir entonné la chanson de la mort. Haïngèrè n'eut d'autre résolution que de se soumettre. il décida d'appeler « gbona » la localité de « kwonkouô » (ceux qui ne reculent jamais) où il s'était réinstallé après avoir quitté Lankara. les Lorhon vont connaître de profondes mutations sociopolitiques et économiques. Sur le chemin de l'exil. 35 . très meurtri et humilié par la trahison de son neveu. Il mit en place une stratification sociale comprenant par ordre hiérarchique: . il préféra s'exiler en compagnie de sa femme Siti.les Zaha (esclaves). « ceux qui n'ont pas peur de la mort ». Avec l'avènement de Bounkani. le doigt tendu vers le ciel. constituait en fait une ruse destinée à usurper le pouvoir.

en vue de faire définitivement la paix avec ses parents maternels. Bounkani va. qui lui reprochait en fait son tempérament violent et meurtrier. et ceux de son fils cadet Fignogori. étaient meilleurs à ceux qu'il recevait. au nord. le grillon est-il plus gros que le bœuf ? ». Bouna est donc une déformation de « Gbona ». ils 36 . le royaume s'étendait d'est à l'ouest. confier à ceux-ci. il décida d'appeler « Gbona » la localité de Kwonkouô où avait eu lieu cette scène. cet accord n'a pas encore été remis en cause. A la suite de violents combats l'ayant opposé aux descendants de Haïngèrè qui voulaient récupérer le trône. A la tête de son armée. parvint à conquérir un vaste royaume situé entre la Comoé et la Volta-Noire. Bounkani décida de se venger en la tuant. Bounkani va jeter les bases d'un nouvel Etat guerrier de type Dagomba. sa mère sortit son sein et le lui montra en disant ceci . la mère de Bounkani avait l'habitude de préparer les repas de Bounkani avec de la viande de bœuf. Jusqu'à ce jour. ce royaume constitue de très loin le premier Etat à pouvoir centralisé. et se sentant mal aimé depuis toujours par sa mère. fouan gbona »? Ce qui veut dire en Koulango. « Bounkani. du sud au nord. Furieux. de la Volta-Noire à la Comoé. réservant le pouvoir politique à ses descendants. et avec leur aide. A la vue du sein maternel.3 – 3 Bouna. Il soumet rapidement les Lorhon. Les mauvaises langues racontèrent alors à Bounkani que les mets que sa mère préparait pour son demi-frère. de Nassian à Diebougou (actuel Burkina-Faso). A la mort de Bounkani qui est aujourd'hui vénéré et adoré par tous les Koulango. « Bounkani. à s'être formé dans les frontières de l'actuelle Côte d'Ivoire. D'après les historiens. Mais au moment où il allait passer à l'acte. Les descendants de Bounkani mèneront d'autres conquêtes pour agrandir le Royaume. la capitale La tradition orale relate sur ce point que Mantou. Bounkani tomba de cheval. En souvenir de cet épisode. les fonctions de chefs de terre. avec des grillons.

et à l'est jusqu'à Bolè (actuel Ghana). favorables à la culture de l’igname. pour se dérober des exigences de l’administration coloniale. et Koumassi. les lobi amorcent leur descente vers le sud. Malgré une vive résistance. En quête de nouvelles terres. à l'ouest jusqu'à Marabadiassa. en terre ivoirienne. l’habitat primitif des lobi se confond avec la région méridionale de Wa. mais aussi. D'où l'influence de la culture Akan dans cette partie du Royaume. Refusant de se livrer en pâture aux marchands d’esclaves. les deux groupes « Paboulodara » (gens des terres blanches) et les « Gogodara » (gens de la montagne) fondant de nombreux villages dans leurs nouveaux sites d’occupation. En effet. par Bobo-Dioulasso. les Abrons. Ce peuple inoffensif et sans défense décide de quitter le Ghana pour s’installer à l’ouest de l’actuel Burkina Faso à cause des razzias des deux royaumes susmentionnés. 37 . plus pressante dans l’ancienne haute volta. l'axe commercial Niger-Accra. particulièrement celles de Bouroum-bouroum. A partir du 18e siècle. le royaume de Bouna devenu riche et redoutable. Begho. semble t-il. dont les ancêtres seraient originaires de Bouna. Divisé en grands commandements militaires. 4– LES LOBI La mobilité semble être inscrite particulièrement dans l’histoire du peuple lobi. Galgoul et de Gaoua. fuyant la suprématie Ashanti. les Koulango du sud du royaume (région de Nassian) seront envahis et soumis jusqu'au début du 20ème siècle au Royaume Abron. notamment avec le clan oyôkô. Loropeni. la puissance du Royaume de Bouna sera mise à rude épreuve par de nouveaux envahisseurs. Des alliances seront passées avec le Royaume Ashanti. au nord de la république du Ghana actuel. à la fin du XIXe. contrôlait outre les riches gisements d'or du bassin de la VoltaNoire. à proximité des royaumes du Dagomba et de mamprusi. colonisent les terres.iront jusqu'à Bobo-dioulasso.

voisins des Bona dont la dynastie se trouve être Un chef guerrier du nom d assuma ils s installent dans Le Bini entre Kounfao . le Bini. on les retrouve aujourd’hui dans les sous préfectures de KOUASSI DATEKRO et de BOIHIA et vers l est a Dimandougou et a sandegue.Des éléments du groupe Paboulodara s’établissent à Lankio et Téhin. Sandegue dans la zone de Kouassi Datekro: intégrés au royaume Gyaman . le Djuablin et l'Ano. 38 . tandis que les Cogodara font halte dans les zones de Kalamon. Tanda . On recense environ 30. Doropo et Varabé se mêlent à ce qui reste des populations Koulango décimées par les troupes de Samori.000 locuteurs Bona Quant aux agnis du Bini qui signifierait guerrier sans peur . On dénombre aujourd’hui à à peu près 25. Les voisins proches sont l’Abron. les lobi s’établissent et mettent en valeur les terres inoccupées de la région Tehini-Bouna. 5 – LES AGNI Venus du Ghana actuel sous la conduite d ebembonu Ils abandonnent les bords de la Comoé et parviennent dans le Bona actuel âpres avoir chasse les anciens occupants koulango et djiminis Le Bona se situe au Nord-est de la Côte d'Ivoire. Danoa.000 locuteurs bini. Sur cette terre quasiment vidées de ses habitants. Sa principale ville est Kounfao.

d’Instruments de musique et de Costumes traditionnels du Zanzan 2011 est un produit du Ministère de la Culture et de la Francophonie Sa Zone d’exécution : région de Goutougo et le Milieu d’exécution : district du Zanzan : le projet a une durée annuelle de 3 mois.DEUXIEME PARTIE PRESENTATION DU FESTIVAL DU ZANZAN ET SES IMPACTS CHAPTRE I/ LE FESTIVAL DU ZANZAN I– TERMES DE REFERENCE 1 – IDENTIFICATION Le Festival de Danses. son Coût est estimé à plus de quatre vingt millions de francs CFA. le principal bailleur est l ’Etat de Côte d’Ivoire 39 .

des instruments de musique et des costumes traditionnels à l’échelle nationale. Le Festival de Danses. d’organiser un atelier scientifique aux fins d’engager et de mobiliser les communes. celle à terme de servir de point focal à la promotion des danses. d’Instruments de musique et de Costumes traditionnels se veut un adjuvant de cette quête d’enracinement et d’ouverture. les instruments de musique et les costumes traditionnels de la région du Zanzan.Objectifs généraux . d’instruments de musique et de costumes traditionnels. de créer une activité festive et culturelle mettant en exergue la dimension exotérique de l’ensemble des pratiques qui alimentent le commerce humain dans le district du Zanzan sans exclusive.1–1 Contexte et justification Apres plusieurs années de crises la Côte d’Ivoire s’est inscrite dans un processus de développement irréversible et durable. les associations du zanzan et les populations en attendant l’avènement du Conseil régional. De fait. 40 . doit-elle sauvegarder son exception culturelle et ses atouts identitaires aux fins de participer de manière active au processus de dialogue et de diversité culturels.Faire connaître le potentiel traditionnel de la région du Zanzan en matière de danse. quoique régional a une ambition nationale . 1– 2 . Il s’agit donc. Le présent projet.Promouvoir les danses. . les conseils généraux. sa vocation de pays de vraie fraternité et d’ouverture soumet ses cultures et ses traditions à un dialogue permanent avec l’ensemble des us et coutumes du continent africain en particulier et du monde en général. Aussi.

Créer une banque de données relatives aux danses. . cas de la fête des ignames Le Zanzan a une richesse culturelle inexploitée.Identifier les danses.. instruments de musique et costumes traditionnels de la région du Zanzan . La seule occasion qui s'offre à la population pour vendre cette richesse est le festival du Zanzan qui permet de 41 . 2 – Activités 2– 1 Création du village du festival Pour la mise en œuvre du festival . un village est créé en vue d’abriter l’exposition des objets patrimoniaux. 2 – 3 La mise en scène de la dimension exotérique d’un rituel. poterie).Exécuter un festival de danses. de l’artisanat d’art (sculpture. .Exposer les instruments de musique et les costumes traditionnels dans le cadre d’un festival . . des tableaux de peintres originaires du Zanzan (résidents ou de la diaspora) .Engager le dialogue des cultures dans l’optique de la consolidation des rapports intercommunautaires. 1 – 3 Objectifs spécifiques . cet espace sert également de champ de production des troupes. . d’instruments de musique et de costumes traditionnels à Bondoukou.Identifier et conserver la mémoire culturelle régionale . les instruments de musique et les costumes traditionnels de la région du Zanzan .

en plénière sur un thème précis. de cohésion sociale et les modes d’implantation auprès des populations. chants. Commission 2 : Le rôle du voisinage dans le processus de réconciliation et de cohésion sociale . culturel. 2 – 4 Un atelier scientifique L’atelier scientifique est un projet qui s’inscrit dans le volet réflexion du festival et se construit sur un certain nombre de principes d’action entre autre la sensibilisation à un domaine artistique.susciter chez les jeunes des reflexe de recours aux fondamentaux culturels et de conserver la mémoire culturelle régionale. Pour l’édition précédente le Thème était le rôle des communautés et du voisinage dans le processus de réconciliation et de cohésion sociale. le partage de repas de foutou à base d'igname accompagné de sauce remplie de viande. sans oublier. Les conclusions des travaux ainsi que les recommandations ont été consignées dans les actes de l’atelier. avec des communications de cadrage. Il a eu lieu trois jours avant l’ouverture du festival. parleur. scientifique ou social Activant un certain nombre de compétences au plan national et de connaissances locales. Il vise également à créer une plate-forme de réflexion et de contribution au programme de réconciliation nationale et de cohésion sociale. Cet atelier enregistre la participation d’une centaine de personnes dont les neuf préfets de département et les représentants des différentes couches sociales de la région. le tout arrosé de vin de palme. Cette année Tam-tam. 42 . Commission 3 : Le repérage des valeurs de réconciliation. danses. ont meublé la représentation scénique. Il a été examiné au travers de trois commissions à savoir : Commission 1 : Le rôle des communautés dans le processus de réconciliation et de cohésion sociale . rituels et offrandes.

Bondoukou se laisse découvrir dans un flot d’histoire. En témoignent la mosquée du 18ème siècle de Sorobango. tant pour l’achat que la dégustation. 2 – 7 Exécution du festival L’exhibition des troupes de danse et des acteurs en costumes traditionnels. Ces écoles se présentent sous forme de hangars couverts de paille ou de tôles qui méritent d’être visitées. avec la liste des plats et des boissons que chaque région peut offrir. est l’une des zones les plus touristiques de la Côte d’Ivoire. avec des haltes gourmandes. Bondoukou est une ville aux mille charmes. les poissons sacrés de Bokorê. l’inventaire des aliments. les singes de Soko et les poissons sacrés de Bokorê. les singes sacrés de Soko. dans le nord-est. minutieusement décrits et localisés. 2– 6 Un circuit touristique . On en dénombre une centaine dans la ville. Le district du Zanzan. Bouna et le parc de la Comoé. Les écoles coraniques constituent l'une des particularités du département de Bondoukou. si nombreux dans le village du festival. On n’y trouve.2– 5 Le village gastronomique Cadre de découverte des mets locaux et des saveurs ancestrales. l’on retrouve Ici le tourisme gastronomique qui offre aux festivaliers une occasion de découverte destinée à compléter la visite des sites d’arts. est précédée du rite des libations et des échanges de nouvelles : 43 . les maisons de Samory et de Binger à Bondoukou. Entre les Ecoles coraniques.

offrent une partie de danse acclamée par l'assistance. Cette parade témoigne de la diversité des vestiges et legs culturels du peuple du Zanzan. la mémoire de la communauté d'origine. à la jeunesse. de s'imprégner de tout le contenu spirituel que consacre le passé de ceux. marquent les réjouissances du festival. Pendant 3 jours. les groupes artistiques traditionnels. les troupes se succèdent et font montre de leur ingéniosité pour le bonheur du public. nubiles. sous un rythme de décibels tambouriné. en la matière. 3 jours après l’atelier scientifique. costumes ? Statuts.Elle a eu lieu. En file indienne. quant à elle. ou même des vieillards arrachent toute l'attention des festivaliers. Djiminis etc sont à la disposition des festivaliers et autres visiteurs. L’attrait des populations pour la valorisation des richesses culturelles est perceptible.ci. Et l'esplanade qui abrite les festivités ne désemplit pas. par des scènes de danse à la limite du sacré et du mystique. la partie de danse guerrière se termine par une fine pluie. Lorsque les troupes des guérisseurs prennent le relais. sinon. Les troupes par une chorégraphie de jeunes filles pubères. lobi Agni . rivalisent d'ingéniosité pour séduire les festivaliers. convainquent plus d'un festivalier sur leur bravoure. les groupes artistiques traditionnels. par des démonstrations au cœur d'une flamme ardente. Tous en tenues traditionnelles exprimant l'identité culturelle. Mieux. Cette dimension festive et patrimoniale permet de consolider la chaîne des générations. Tous ces vestiges permettent. Expositions de legs familiaux. Outre l'exposition. 44 . dans un rythme saccadé. Ces 3 journées d’exhibition. à la poitrine nue. Koulango. instruments de musiques. et de favoriser chez les jeunes le recours aux fondamentaux culturels . vestiges culturels. sillonnent les artères principales de la ville de Bondoukou pour converger vers l'esplanade du Centre culturel de la Cité aux "mille mosquées". tout un aréopage de reliques symbolisant la mémoire et la civilisation des peuples Bron. Les filles.

un samedi. soutenu par un défilé et une exhibition de danses .Le tout. un défilé d’acteurs en costumes traditionnels permettant de revisiter le patrimoine vestimentaire régional. Il est caractérisé par les prestations d’artistes confirmés. ils permettent. Quant aux spectacles de danse et de théâtre proposés par les compagnies nationales de danse et de théâtre à cette occasion. connus au plan national et international. de rapprocher les populations des pratiques artistiques de haut niveau 2– 8 Le Bal populaire Il se déroule dans la soirée du dernier jour du festival . d’enracinement et de convivialité tant au niveau régional que national ferme ses portes par ce concert populaire en guise d’ouverture sur la modernité. 45 . Ce festival qui est devenu un creuset de brassage.

RESPONSABLE Commissaire Général Mission de prospection et de conseil dans les départements en vue de la réactivation des septembre Elus locaux et troupes de danses troupes de danse et l’identification des objets patrimoniaux Informer sur les modalités de prise en charge des acteurs . chefs traditionnels . d’Instruments de Musique et de Costumes traditionnels du Zanzan Informer sur le mode opératoire de l’identification.3– programme d’activité ACTIVITES Réunion d’information et générale de sensibilisation PERIODE septembre CIBLE le corps préfectoral et la chefferie traditionnelle OBJETIFS Consolider l’information relative à l’organisation du Festival de Danses. Informer sur les modalités de collecte des objets patrimoniaux et leur exposition Conseillers artistiques Recherche de sponsors et de partenaires Réunion tournante d’explication et de MARS – MAI Entreprises et mécènes Contribuer au financement du projet Inciter à la mise en activité par les des comités de mobilisation en vue de rencontrer et échanger avec les Préfets de département les acteurs au niveau départemental mise en œuvre du plan media septembre Préfets départementaux et sous préfets départementaux Département présidés Préfets Commissaire Général Consolider la plate forme de l’organisation de l’Atelier Scientifique AOUT Population touristes ivoirienne et Promotion de l’événement communication les opérateurs construction du village du festival 7 pavillons et espaces marchands du Festival) Fin septembre Entrepreneurs et commerçants Sensibiliser et responsabiliser économiques relativement à la création du village gastronomique Atelier scientifique octobre Population ivoirienne et homme de culture plate-forme de réflexion et de contribution au programme de réconciliation nationale et de cohésion sociale ONG. de la présélection des troupes. experts Sous préfets et opérateurs Transport des troupes des départements à Bondoukou OCTOBRE Troupes de danses En vue de participer au festival économique 46 .

4– COMITE D’ORGANISATION ET DE MISE EN ŒUVRE 4 –1 Un comité de Pilotage C’est l’organe de prescription, d’orientation et de décision. 4 –2 Un Commissariat général Il est coordonné par un Commissaire Général. C’est l’organe technique de mise en œuvre.

4– 3 Un Comité Régional

Il est crée pour tenir compte des réalités du terrain. Il est présidé par le préfet de région et est composé des Comités départementaux de Koun-Fao, de Tanda, de Bondoukou, de Téhini, de Transua, de Sandégué de Nassian et de Bouna, aux fins d’associer toutes les forces vives du Zanzan. Leur mission est d’identifier les Danses Patrimoniales du Département, les instruments de musique et les costumes traditionnels ; d’effectuer une présélection en vue de disposer d’un ensemble de danses traditionnelles à même de participer au Festival régional avec le soutien technique et financier du commissariat du Festival ; d’identifier les instruments de musique et les costumes traditionnels susceptibles d’être exposés dans le cadre du Festival régional ; d’aider les troupes de danses anciennes à se reconstituer, notamment par la réhabilitation des instruments de musique et des costumes traditionnels ; de prendre les

dispositions nécessaires en vue du transport des troupes, des instruments de musique et des costumes traditionnels à Bondoukou avec la participation financière du commissariat du Festival ,
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de mobiliser l’ensemble des forces

vives du Département en vue de leur participation active à la réussite du Festival ; de créer les conditions de pérennisation des danses, des instruments de musique et des costumes traditionnels au niveau départemental ; de constituer au sein du département un maillon essentiel, visible et appréciable du dispositif du festival régional et de susciter l’engagement physique et matériel des cadres au niveau départemental au bénéfice des troupes départementales sélectionnées . 4 – 4 Commission d’animation et de planification du déroulement des exhibitions des troupes de danses et des spectacles

Cette commission composée essentiellement des professionnels du spectacle propose et s’assure de l’exécution de la programmation des troupes.

TABLEAU DE PROGRAMMATION
DATE HORAIRES 9H -10H 30 ACTIVITES OU GROUPES PROGRAMMES Ouverture officielle du festival Allocutions 10H 35 – 11H 11H – 11H 20 11H 25 – 11H 45 11H 50 – 12H 10 Jeudi 14 octobre 12H 15 – 12H 35 12H 40 – 13H 30 13 H 30 – 14H 30 15H – 15H 20 15H 25 – 15H 45 15H 50 – 16H 10 16H 15 – 16H 35 16H 40 – 17H 17H 05 – 17H 25 17H 30 – 17H 50 21H – 22 H groupes de la résidence du Préfet à la place publique Mise en scene de la fete des ignames KPALEFFE (20 mn) LOSSINAGA (20 mn) DIMBA (20 mn) DJORODJORO (20 mn) Vernissage de l’exposition DEJEUNER SACRABORI (20 mn) KOTO (20 mn) TOUT – PROPRE (20 mn) BOIHIA (20 mn) OBI DOM BIE (20 mn) ASSINGO (20 mn) KROUBI (20 mn) REPRESENTATION THEATRALE AVEC LE GENCAM ( 2 comédiens : spectacle sur le SIDA) Maquis le BINTOH ABEMA TEHINI KOKOMIAN BOIHIA ASSUEFRY LABIRA BONDOUKOU KAMALA DOROPO DEHI NIBO KOUASSI DATEKRO ORGINE DES GROUPES Grande parade de tous les

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8H 30 – 9H 9H 05 – 9H 15 9H 20 – 9H 45 9H 50 – 10H 10 10H 15 – 10H 35 10H 40 – 11H 11H 05 – 11H 15 Vendredi 15 octobre 11H 20 – 11H 40 11H 45 – 12H 05 12H – 14H 14H 30 – 14H 50 14H 55 – 15H 15 15H 20 -15H 40 15H 45 – 16H 05 16H 10 – 16H 30 16H 35 – 16H 55 17H – 17H 20 17H 25 – 17H 45 21H

PARADE DE LA CHEFFERIE TRADITIONNELLE NAYA (20 mn) DJORO (20 mn) ADJEMELE (20 mn) KOTRONOU (20 mn) AWUEESSI (20 mn) SAKABORI (20 mn) BOCOME (20 mn) ATTA – KORO (20 mn) DEJEUNER BIWALOGO (20 mn) NAYA (20 mn) BOURI (20 mn) M’BRE (20 mn) KOUASSI DATEKRO (20 mn) KOMIAN (20 mn) GBOLO (20 mn) BEDOU (20 mn) COMPAGNIE NATIONALE DE DANSE

Sur la place publique TALAHINI –T TEHINI BODO ASSUE KOTRONOU ASSETA BANON GOUMERE BOTOGONI SEPINGO

BONDOUKOU TOROSANGUIE BOUNA N’DAKRO KOUASSI DATE KRO TANDA BONDO BONDOUKOU MAQUIS BINTOH

DATE

HORAIRES 9H -9H 20 9H 25 – 9H 45 9H 50 – 10H 10 10H 15 – 10H 35 10H 40 – 11H 11H 05 – 11H 25 11H 30 – 11H 50 11H 55 – 12H 15

ACTIVITES OU GROUPES PROGRAMMES YENINA (20 mn) BEDOU (20 mn) SECEGON (20 mn) BIR(20 mn) KODJO (20 mn) MISSIMIGNAN (20 mn) OBI DOM BIE (20 mn) NAYA (20 mn) BOFFOUE (20 mn) DEJEUNER CIRCUIT TOURISTIQUE ASSOMA(20 mn) SACRABUTOU (20 mn) ABOUSSOUAN TENTOH (20 mn) COMPAGNIE NATIONALE DE DANSE (20 mn) CEREMONIE DE CLOTURE Allocutions Rapport de synthèse de l’atelier scientifique Remise des trophées

ORGINE DES GROUPES KOUTOUBA BONDOUKOU KTETEYE DOROPO KOKOMIAN MISSIMIGNAN TANGAMOUROU PARHADI TAMBI

Jeudi 14 octobre

12H 20 – 12H 40 12H 45– 14H 14H 30 – 16H 14H 30 – 14H 50 14H 55 – 15H 15 15H 20 – 15H 40 15H 45 – 16H 05 16H 10 – 18H

GOUMERE BONDOUKOU BONDOUKOU CNAC

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Le contrôle financier en vue de témoigner de la sincérité des dépenses dépêche deux (2) personnes à Bondoukou.4–5 Commission restauration. ainsi que le respect des normes comptables. Ils sont appuyés par des éléments de gendarmerie spécialisés dans la protection des personnalités. 4–7 Commission FINANCE Elle est présidée et animée par le Directeur administratif et financier du Ministère de la culture et de la francophonie. Au plan interne . 50 . Le festival est l'occasion d'une manifestation à caractère joyeux. la restauration de tous les festivaliers. Parce que les organisateurs ne plaisantent pas avec la sécurité.6 Commission Sécurité et protocole Elle est composée essentiellement des agents de police du district qui maintiennent la sécurité . ludique Cette commission est rudement mise à contribution. la ville est bouclée et le site est surveillé par des vigiles de nuit comme de jours pendant tout le festival. planifie. en prévenant des risques potentiels et en intervenant de façon efficace lors du festival . Elle organise. de la restauration des 4 . La préfecture de région s’occupe quant à elle. la présence du régisseur du fonds de soutien à la culture et à la création artistique et celle du Directeur administratif et financier du Ministère ont permis une gestion pratique et efficace du budget. personnalités.

Ils ont créé une commission en vue d’ adapter sa stratégie de 51 . les réserves et y affectent les festivaliers et les personnalités et orientent les touristes Il y a plusieurs types de festivaliers Les personnalités ou invités de marque . Y-a-t-il réellement un problème d’hébergement ? Pour répondre à ce besoin les organisateurs ont mis sur place à Bondoukou une équipe composée essentiellement des professionnelles de l’hôtellerie . S’inscrivant dans cette démarche tactique. La communication évènementielle n’est pas une simple variable d’ajustement dans les budgets de communication ou un simple média utilisé selon les opportunités. L’ensemble des rois. Une programmation est faite selon le type de festivaliers. draine un public venu de loin. L’ensemble du corps préfectoral des neuf départements du Zanzan . chefs traditionnels et religieux. Les troupes de danses . et qui doit parfois être hébergé chez des professionnels.4 – 8 Commission hébergement Tout d’abord. Les touristes . notons que la question de l’hébergement se pose pour le simple fait que le festival. de plus en plus grand. Elle constitue un avantage concurrentiel décisif pour l’événement. du tourisme : ils recensent tous les hôtels de la ville. Au total environ Cinq cent festivaliers sont hébergés par édition Voir tableau 4–9 COMMISSION COMMUNICATION ET MARKETING Pour les organisateurs du festival du zanzan.

définir le positionnement attendu. pour manifester l’ancrage local du festival. 52 . de la cibler et de la maîtriser d’ où la mise en place un plan de communication. Pour le festival du zanzan. Il en va de même pour le budget de communication .communication en fonction de ce que l’on sait du public. Mettre 5en place un réseau de relais à deux niveaux : des relais de proximité multi-festivals. et des relais lointains mais spécialisés Souvent considérée comme allant de soit. les cibles de communication en les hiérarchisant et de créer une identité visuelle. En outre il faut faire preuve d’imagination pour se donner les meilleures chances d’obtenir des résultats : Tous les moyens et techniques sont utilisés. Il s’agit notamment de .Mettre la capitale du district – le centre comme la périphérie – aux couleurs du festival. Les organisateurs font preuve de créativité et essayent de se distinguer de ce qui se fait habituellement. c’est souvent l’innovation qui fait la différence. notamment grâce à une enquête sérieuse. installer une ambiance de fête. Pour les animateurs de cette commission Il est essentiel de préparer sa communication. les objectifs de communication. Pour être efficace. il faut une approche organisée. et communiquer sur le festival. la communication dans le secteur du spectacle nécessite un savoir-faire spécifique. guidée par une stratégie de communication. des plus classiques aux plus novateurs. 4–9–1 LE PLAN DE COMMUNICATION Le fonctionnement au coup par coup et sans réflexion préalable trouve vite ses limites. .

voire un visuel simple ou un logo accrocheur. Ils sont distribués dans les bars. Prés de dix mille affiches sont confectionnées chaque année. horaire et dates. clubs. annonceurs ou communes). entrées ou sorties de concerts. leur texte est bref et bien lisible avec des mots clés. etc. Plusieurs formats sont utilisés : 60x80 cm ou 80x120 cm pour le collage sur la voie publique.). 4x3 m en négociant des partenariats avec des afficheurs. en tissant un lien avec le public. à Abidjan et dans les chefs lieux de départements du district 30x40 ou 40x60 cm (affichettes) pour l’affichage dans les magasins et supports de proximité. à Abidjan et dans les des points stratégiques du district ou au fronton de bâtiments« stratégiques ». Une centaine est confectionnée à chaque édition 53 d’ artiste.  Programme ou dépliant Il vient en complément de l’affiche.  Banderoles Destinées à être accrochées dans les rues. plan partenaires. merchandising…). Outre la distribution. On en dénombre cinq mille annuellement  Tract (flyers) Complémentaire à l’affiche et aux programmes. près de vingt mille sont distribués à chaque édition. on en dépose des piles dans les stations de radios de proximité et des surfaces partenaires . présentation générale du spectacle.4–9–2 LES SUPPORTS DE COMMUNICATION utilisés par le festival  Affiche C’est le premier support auquel les organisateurs pensent et le principal moyen de faire connaître l’ événement au plus grand nombre pour un coût abordable. . lieu. Ils servent autant à véhiculer l’image du lieu qu’à informer sur le programme de la saison. musiciens. Le dépliant présente la programmation de façon détaillée (ordre et horaire des passages des troupes d’accès.

tout en promouvant le spectacle en luimême. autocollants. d’autre part de bien les connaître et de comprendre leur fonctionnement. nécessite d’une part de nouer et d’entretenir des relations régulières avec les médias (importance du carnet d’adresses et du relationnel).com. Daily motion. abidjanshow. leurs interlocuteurs selon eux 54 . C’est le cas du groupe ORANGE qui a remis des Tee-shirts et mis à contribution un camion podium pour les animations en off. Même si ils sont convaincus que le festival pourrait être l’événement culturel prioritaire du moment. Il en est de même pour la CAISSE D’EPARGNE et CODY’S ENERGY. Ils amplifient le « buzz » autour de la manifestation. Pour les deux dernières éditions Ces supports ont particulièrement fait objet de production de la part des partenaires et les sponsors car. Il est essentiel de comprendre le fonctionnement des médias : presse.TV. casquettes. Africabox. radio et télévision sont sollicitées en permanence. badges ou autres objets publicitaires sont utilisés. pour être efficace.). etc. le festival n’est visible à ce jour que sur les réseaux sociaux avec facebook et tweeter… 4–9–3 LES RELATIONS AVEC LES MEDIAS Les organisateurs en font leur priorité. Les autres supports Tee-shirts. ils permettent une visibilité plus durable des marques ou logos affichés.  Communication en ligne Au delà de la promotion du festival sur un certain nombre de sites tels que (sur You Tube. La communication. L’existence d’un site internet est indispensable mais le site internet n’ est pas régulièrement mis à jour et rencontre des difficultés de fonctionnement en ce moment.

Nord sud. Notre voie. et permet au média d’être présent sur le spectacle (stand. calicots). Déclic Magazine .n’ont pas forcément la même perception. Nouveau Réveil. en amont font. les organisateurs. Vox Africa. Les échanges de prestation et les partenariats sont très présents dans les relations entre les organisateurs du festival du zanzan et les médias. Il en est de même avec les chaînes de radio et télévision (les radios locales et la Radio Télévision Ivoirienne) et La presse internationale avec Africa 24. aux achats des espaces publicitaires en passant par les partenariats. l’Expression. billets. le Temps. TV5. flyers. distribution d’objets publicitaires…). Africable. Ils développent donc le marketing des spectacles. Par ailleurs. un cocktail de présentation. Soir Info . recours à des négociations des conférences de presse. En contrepartie d’une campagne de promotion sur le média. hebdomadaires ou mensuels) représente un coût assez élevé (auquel il faut ajouter le coût de conception de l’encart publicitaire par un graphiste ou une agence). L’achat d’espaces dans les publications de presse (Fraternité Matin. le festival offre de l’espace sur ses propres supports de communication (affiches. Intelligent d’ Abidjan. le Courrier. Echos du Zanzan. Ou a une soirée événementielle. dépliants. Télé sud. 55 . en vue de la médiatisation du festival. Patriote . en dehors des moyens et outils déjà évoqués. Ivoire échos Tourisme.  Marketing des spectacles Le travail avec la presse peut s’envisager de plusieurs manières : Les animateurs de la commission communication partent de l’Obtention du rédactionnel (c’est-à-dire un article ou une émission consacré au festival).

Outre cela. Il en est de même pour la logistique dont la supervision est assurée par le directeur régional de la culture du zanzan . président de ladite commission . parce qu’ils ont été. sont ou seront utiles : voir tableau de plan media 4 –1o La commission transport – logistique. des partenaires. Enfin. politiques. financeurs. des décideurs (élus.  Les touristes. 4 – 11 Cible La population ivoirienne en général et celle du Zanzan en particulier.  Les opérateurs économiques  Le monde de la culture et des arts 56 . des invités et des personnalités (people. des personnes relais et leaders d’opinion. officiels…) auxquels ils proposent un traitement privilégié… C’est aussi une occasion d’entretenir le relationnel et de montrer qu’on sait traiter ces personnalités avec égard. Pour la dernière édition l’Hôtel Tiama a servi de cadre. dans un cadre convivial et festif. institutionnels…). etc. Des operateurs privés sous la supervision des sous préfets du district se chargent du transport des troupes de danse. l’attention particulière est portée.L’avantage est de pouvoir réunir des médias. La commission finance après appel d’offre retienne les operateurs économiques. les organisateurs misent aussi sur des objets publicitaires ou font parrainer le festival par le président de la république qui apporte sa caution morale et son image. C’est une occasion privilégiée de développer le relationnel. une fois sur les lieux de l’événement. des partenaires (effectifs ou potentiels).. sur l’accueil des médias.

aux bras. et portant de jolies coiffes.les danseuses sont vêtues de pagnes tissés Kita très prisés en pays Abron. Pour elles. c’est l’occasion de chanter les louanges de leurs amoureux. notamment dans le district du zanzan ou elles traduisent le message du tambour parleur. Cette danse fut Lauréate en 2009. aux chevilles. Elle est exécutée par de jeunes femmes somptueusement parées de bijoux en or au cou. Les femmes sont souvent danseuses ou constituent le chœur quelques rares fois. Les seins sont découverts. La coiffure dite boule– boule sur la tête. les akans s’expriment par la danse. Ici. Elles sont habillées d’un cache sexe rouge tenu par une ceinture de fines perles enfilées. empreinte de beaucoup de gestuelle 57 . elles assurent l’orchestration. En cercle. 5–1 KODJO DE KOUNFAO C’est une danse au clair de lune qui se déroule. La danse. Les danses renferment beaucoup de gestuelles. elle est exécutée par des jeunes filles pubères. de démonstrations. après les travaux champêtres et est dansée par les jeunes filles. elles sont maquillées de kaolin appliqué sur une couche à base d’effondrons. aux poignets. et de force et de puissance. 5–2 LA DANSE AHUIESSI TANDA La danse ahuessi est très gracieuse. Les figures et les pas de danses sont expressifs. en général. elles se tapent les mains et lune se détache du cercle du cercle pour se jeter dans les bras de ses amies qui la projettent à nouveau vers le centre .les masques se produisent en costumes traditionnel ritualisé et leur prestation sont une suite d’acrobaties.5 – Quelques danses du zanzan nominées au festival Comme toutes les sociétés de Cote d’Ivoire.

Les danseuses sont quatre jeunes filles dont trois sont en tenue de pubères. est exécutée avec de petits pas . La chanteuse principale entonne un chant que tout le monde reprend en chœur. Elle ne s’accompagne pas de chants. Ils reçoivent les encouragements du public qui leur lance des morceaux de pagnes qu’ils portent en écharpe. un chœur et des danseurs. Nominée en 20I0 L’ODONANYEH se danse en toutes circonstances : fêtes de réjouissances. À chaque étape de la danse. Les pas de danse sont lents. un chasse – mouche à la main. La danse. gracieux.Les bracelets sont des cordages noués et elles portent au cou de colliers de perles enfilées. Cette danse fut nominée en 2009. La danse des komian est purement démonstrative. Cette danse fut nominée en 2009. La danse se fait au son de cinq tambours et de hochets en calebasse. auquel succède le rythme accéléré pendant lequel les danseurs démontrent leur talent. Le chœur comprend uniquement des femmes. Elles tiennent en main un chasse mouche .commence par une libation. 5–4 ODONANYEH DE MAGAM BONDOUKOU La danse ODONANYEH de Magam est une danse typiquement Abron dont l’origine se confond avec celle de leur migration en Cote d’Ivoire. elle-même. Elle comprend des musiciens. 5–3 LA DANSE ASSALAM C’est une danse d’unité . 5–5 LA DANSE KOMIAN Danse mystique exécutée par les prêtes traditionnels. funérailles etc. 58 . des grelots aux pieds.il y a deux temps dans l’odonanyeh Le rythme lent dans lequel démarrent toute chanson et toute orchestration. les danseurs se font l’accolade pour s’encourager mutuellement. Les hommes et femmes sont habillés de rouge et blanc .

5–6 OBI DOM BIE C’ est une danse de réjouissance exécutée principalement par un jeune homme et une fillette. Les danseurs vont et viennent entre l’orchestre et les spectateurs. Il déteste être enfermé. Tous les deux sont parés de beaux pagnes. La fillette porte des perles enfilées au cou. On le sort lors des grandes cérémonies. face à face. Exilées pendant un mois au village pour être préparées à leur rôle de futures femmes. Une première exhibition met en scène un jeune homme tenant un sabre puis arrive une fillette.Une chanteuse également parée accompagne le couple de danseurs. Autour de son pagne sont noués des foulards multicolores . Les danseurs quant à eux une coiffe avec des plumes. 5–7 LE BOURI DE BOUNA C’est une danse en hommage à un fétiche bourri qui exige qu’on le présente. Yeminan est une danse cérémonielle exécutée par des jeunes filles pubères.la jeune fille est entièrement tatouée de kaolin tourne autour du balafon durant toute la danse et est accompagnée de danseuses qui portent une ceinture de cauris à la taille. aux poignets. elles exécutent cette danse à leur retour d’initiation. Le couple fait trémousser tout le haut du corps alors que la partie inferieure reste fixe. Habillées d’un pagne porté en cache sexe et de plusieurs foulards multicolores. 5–8 LA DANSE YEMINAN DE NASSIAN Nominée en 2011. La danse s’exécute en couple. aux chevilles. Cette danse fut lauréate du festival du zanzan en 2008. Le fétiche est porté sur la tête par une jeune fille dans un pot en terre cuite recouvert d’une calebasse . aux bras. Cette danse a été lauréate en 2010. aux mollets. L’orchestre est composé d’un tambour parleur et de quatre tambours moyens. 59 .

Les masques sont habillés d’un pantalon et d’une chemise de pagne tissé et d’une jupette de fibres de raphia. il en parla au village et. C’est une danse sacrée qui ne doit pas être vue par les non initiés. Fasciné. Ces masques sont considérés comme les plus beaux de la région. grâce à plusieurs applications. avec une trompe et des petits animaux sculptés sur la tête. corps et visages recouverts de kaolin. sur la poitrine. de forme triangulaire et surmonté de deux cornes. Il a le pouvoir de conjurer le mauvais sort. un 60 . Les danseuses sont des femmes âgées. 5–9 LE BEDOU Des Nafana DE BONDOUKOU C’est un masque qui sort une fois l’an. Le Gbolo se danse lors du décès d’une personne âgée. elle fut adoptée. 5–10 LA DANSE GBOLO DE BONDO C’est une danse mystique de chasseurs. zoomorphe. La danse a été nominée en 2008. Le masque est accompagné par deux jeunes gens dont l’un tient un éventail. Habillé d’une grande tunique en fibre de raphia. le masque à un visage plat. elles paradent en tournoyant autour de la place. Elle est composée de deux beaux masques tout noirs un male et une femelle au visage zoomorphe.dessus duquel se trouve une jupette en lanières . Les danseurs sont des jeunes gens habillés d’un short au. 5–11 LA DANSE ADJEMELE DE DODO ASSUE KOUNFAO C’est une danse initiée par un groupe d’acteurs de l’ethnie baoulé installés depuis des lustres dans la sous préfecture de Koun-fao.chasse mouche en main. Le chœur est constitue de femmes vêtues de pagnes baoulé. L’histoire raconte que la danse a été découverte par un chasseur qui a surpris des génies entrain de danser en brousse.

des fibres de raphia aux genoux . des grelots.tissu porté en échappe et tenu un foulard .  LISTE DES TROUPES DE DANSE QUI PARTICIPENT AU FESTIVAL - SACRABORI d’ABEMA GBOLO de BONDO NAYA de TALA HININ TOMORA NAYA de TORROSSANGUEHI BENTO de KEKRENI ODONANYE de MAGAM BOFFOUO de TAMBI BOCOME de TABAGNE ATTA COCO de SEPINGO DJORO de TEHINI KOTO de TEHINI BOURI de BOUNA BIR de DOROPO LOSSINAGA de DOROPO TOUT PROPRE de KOKOMIAN ADJEMELE de DODO ASSUE M’BRE de N’DAKRO KODJO de KOKOMIAN DIMBA de DIHI NIBO BOHIA de BOHIA1 - DATEK de KOUASSI DATEKRO MISGNAN de MISSIMIGNAN KPALISSE de KAMALA DJOJORO de DJORODJORO OBIDOMBIE d’ASSUEFRI AWUESSI d’ASSUETA BANON KOMIAN de TANDA OBIDOMBIE de TANGAMOUROU ABOUSSOUAN de KEKERENI ASSINGO de LABIRA SACRABORI de GOUMERE YENINA de KOUTOUBA NAYA de PAHRADI KROUBI de BONDOUKOU BEDOU de BONDOUKOU SACRABOUTOU de BONDOUKOU SECEGOU de PETEYE 61 . la danse s’exécute en groupe. Les jambes peintes de kaolin. aux chevilles .

Chapitre 2 / L’IMPACT DU FESTIVAL I – IMPACT POSITIF La tenue d’un festival. la distraction dans la région se limitait à l’organisation de concerts d’artistes et de l’organisation de concours Miss Cote d’Ivoire étape de Bondoukou. ces activités ont décliné et heureusement le Festival est venu prendre le drapeau de la renaissance culturelle. loin s’en faut. des effets multiples qui ne sauraient se résumer. à l’animation du territoire. 1–1 Développement de la Culture Dans le temps. puisque. est celui de l’animation culturelle. sur le territoire qui l’accueille. C’est aussi un moment privilégié pour stimuler la création artistique (résidence d’artistes. et il contribue très fortement. structure d’exposition permanente…). Depuis quelques années. l’organisation d’un festival peut être l’occasion de mettre en place des activités qui lui sont liées tout au long de l’année. Le schéma cidessous présente les quatre grands types d’impact qu’un festival peut avoir sur un territoire 1– IMPACT SOCIO CULTUREL Le premier impact. commandes…). 39% des répondants ont fait mention de la promotion culturelle comme effet positif du 62 . Il constitue donc un moment fort de la saison artistique dans une ville. a. à ce titre. et dont il constitue le point d’orgue (ateliers. à l’impact économique. par définition. un festival est un événement culturel. De plus. le plus évident.

Le Festival est venu propulser les jeunes artistes. Pendant trois jours se côtoient l’imagination et la créativité des artisans qui peuvent ainsi exposer leurs travaux et disposer d’un bon cadre d’échanges commerciaux. Birr de Doropo . jeune artiste qui doit son ascension à cette scène. Bouri de Bouna et autres se sont produits sur cette scène. anciennement correspondant régional de Fraternité matin a. Odonanyè de Magam . 63 . En 2008. Enfin. Selon la petite danseuse de Obidombie. c’est grâce au Festival que le zanzan est en train de retrouver la valeur culturelle et artistique qu’il avait. le chef de province Pinango NANAN ADOU BIBI 2 a confessé au gérant de l’hôtel Akan qu’il vient au Festival pour revivre sa culture. journaliste à Onuci Fm . 1-3 Découverte de jeunes talents. d’objets patrimoniaux et les séminaires permettent la rencontre arts et techniques de la région sur le site du Festival. Kader Sébastien. 20 professeurs d’universités et une cinquantaine de chefs traditionnels de la sous région étaient présents. ménagère à Nassian. Pour Sita Bakayoko. « Il n’y a pas d’artiste à Assuafry qui n’a pas prospéré à cause de ce Festival. le site du Festival a refusé du monde : une dizaine de jeunes talents sont l’attraction du public chaque année. trouvé que le Festival permet de sauvegarder certains pans de la civilisation ivoirienne qui avaient tendance à disparaître. Depuis la première édition. Des groupes comme Obidombie d’Assuafry . Beaucoup d’artistes existaient dans la région mais ils n’étaient pas connus au plan national. 1–2 La promotion des objets patrimoniaux Les expositions d’art .Festival du zanzan.

soit en les faisant participer à l’organisation du festival (comme bénévoles. 1-4 La promotion des costumes Le Festival du zanzan a permis d’élargir les perspectives culturelles. et à ce titre. les flyers. Ces supports ont été distribués à travers les agences de communication et de voyages. 2 – IMPACT SOCIO POLITIQUE Le festival est également un moment collectif fort dans la vie du district. Enfin la langue BRON est aujourd’hui objet de curiosité et de pédagogie. à travers des ateliers 64 . Un atelier scientifique a réuni pendant 02 jours des universitaires de l’ILA et experts des savoirs traditionnels pour plancher sur l’avenir de cette langue.Le groupe Obidombie dont fait partie la petite danseuse du zanzan a été invité en Corée du sud. les livrets programmes du festival revêtaient une belle architecture en banco rouge et mettaient en exergue le costume traditionnel. La direction du festival a communiqué une année entière sur la langue Nafana qui était en voie de disparition. les ambassades et les espaces culturels à travers le monde permettant la large diffusion de cette pratique.Les supports de communication comme les affiches. au Great Seoul Festival en 2010 et d’autres pays grâce au Festival du zanzan. grâce au festival. 1–5 La promotion et la sauvegarde de la langue Nafana Aussi. Il a conclu un partenariat avec les chefs traditionnels dans le cadre de la promotion du costume . en partie. il a vocation à rassembler autour de lui les citoyens. le festival a contribué à la vulgarisation de certaines langues de la région.

car il est avant tout un moment de rencontre. tous les chefs de provinces et ceux des royaumes du Bounkani et biens d’autres ont trouvé une solution à la crise qui dure depuis belle lurette. celle-ci a donc des implications plus profondes sur le plan politique et social. roi des Abron. il contribue à tisser et à renforcer le lien social sur le territoire. En cela. le chef Angobia sur recommandation de la reine-mère. Considérant que tous les intervenants à la succession du roi des Abron dans le clan Yakassé ont choisi unanimement NANAN KOBENAN ADINGRA ADJOUMANE. au sein duquel les conflits et les fractures n’existent plus. 2 – 3 Création d’emplois L’impact social le plus remarquable est la création d’emplois cités par 33% des répondants. En effet. la fête leur renvoie l’image idéalisée d’un groupe social uni. L’organisation d’un festival a donc des retombées politiques et sociales importantes. 2–1 Du règlement de la crise par le festival du zanzan A la faveur de la quatrième édition du festival du zanzan. soit en les rassemblant lors des spectacles et animations qui ont lieu dans le cadre du festival. Son autorité s'étend jusqu'à certaines villes du Ghana. spécialiste de la fête. comme a pu le souligner le géographe Guy Di Méo. tous les intervenants ont décidé à la faveur de la quatrième édition du festival de faire désormais bloc autour de nanan Kobenan Adingra Adjoumane. en faisant participer les habitants. Au-delà du message politique contenu dans l’organisation d’un festival (affirmation d’une certaine politique culturelle par exemple).préparatoires…). Pour le chef fumassa à partir de cet instant le débat autour du roi des Abron ne se pose plus. La dernière édition du Festival a créé 34 emplois dont 3 directs et en 65 . étant donné que l'actuel roi des Abron a donc été installé sur son trône par le chef Fumassa.

gérant de l’hôtel ADRESS affirme qu’il embauche 4 personnes pour le Festival : un agent de sécurité. Des témoignages confirment ces chiffres livrés par la mairie de Bondoukou et la Direction régionale de la culture. Souvent. guides. la famille vient en appui. la Coordination des jeunes . liés aux excursions touristiques comme les emplois indirects liés à la restauration et autres (maçons.2Euros) par jour.quatre ans. l’association des hôteliers. Auberge par exemple. Les emplois directs issus du Festival concernent surtout l’administration.6 Euros) par jour . l’aménagement. engage le personnel familial qui est payé à la fin du Festival. Dans certains établissements. le Festival collabore avec toutes les autorités municipales et administratives et une dizaine d’associations locales notamment : le collectif des artistes plasticiens. selon Kambiré YVES. hôtelier avoue qu’il emploi 8 personnes en plus de ses deux femmes et son fils pour son restaurant. il y a lieu de valoriser les emplois indirects induits. Hubert Kouakou. située sur le site qui n’emploie que deux personnes en temps ordinaire. KOUASSI Nicaise. etc. réceptionniste de 34 ans. des chefs traditionnels … 66 . affirme que le « Festival crée plus de 50 emplois pour la population dont lui-même ». le personnel bénéficie des heures supplémentaires malgré l’engagement du personnel d’appui. l’hébergement. Le Festival du zanzan a généré 82 emplois et du coup il devient le premier employeur du district. Tout le monde fait appel à la main d’œuvre supplémentaire. Le Mini Market. menuisiers. la restauration. Mais ces emplois étant très peu significatifs.). l’accueil. Il ne faut pas aussi négliger les emplois indirects et induits liés aux retombées des touristes qui n’ont pas été estimés. La restauratrice Kouma Hawa. Aussi. engage 10 personnes supplémentaires pour le Festival. un cuisinier payé à 10 000 F CFA (15. un serveur et un réceptionniste tous payés à 5 000 F (7. Drissa Ouattara. la logistique et autres. la régie. architecte.

qui vit en Amérique depuis 20 ans et qui ne venait pratiquement pas dans sa ville natale mais qui vient désormais chaque année à la période du Festival. de se connaître et de faire des plans pour l’avenir. Des ivoiriens de la diaspora reviennent désormais chaque année rendre visite aux parents. Ma famille sait désormais que je viens au début du mois d’Octobre . un espace d’échange Le Festival a permis le regroupement familial temporaire au niveau de la région. Ils viennent pour les rencontres et la mise en scène des faits coutumiers pour éjecter la nostalgie. On peut citer le cas de l’expatrié. s’imprégner dans leur culture et faire des nouvelles amitiés. Nous nous téléphonons seulement ici et on se donne rendez-vous au Festival. rencontrer leurs amis. rapporte : « le Festival est l’occasion de voir des amis qu’on ne rencontre pas ici à ABIDJAN. la joie et le Festival ». Daouda TIMITE. Les ressortissants du district programment leurs congés pour la semaine du Festival. mes frères et sœurs se programment pour la même période. Koffi Fofié un ressortissant travaillant à ABIDJAN. Il a permis d’échanger. sa ville natale BOUNA. la femme de sa vie et il passe désormais sa vie entre BONDOUKOU. Ce sont les retrouvailles.2 – 4 Socialisation : des relations fraternelles et amicales. Sindou Kamagaté. Le Festival a créé beaucoup de liens entre les ressortissants de BONDOUKOU et les expatriés internationaux selon 31% des personnes demandées. et l’Europe le continent de sa nouvelle épouse. raconte qu’il a rencontré au cours du Festival. 2 –5 L’Estime de soi 67 . Certaines relations deviennent intimes aboutissant souvent au mariage.

comme le signale Kouakou Hubert. « toute la population de Goutougo peut se glorifier du nom du festival du zanzan ». La population du zanzan a pu mesurer son niveau de vie en concordance avec ses valeurs. les populations du zanzan citent le Festival parmi les événements progressistes du district. notable AHINIFIE : «TAN DATTE a crée et a fait étendre le Royaume des abrons . Cette bonne estime de soi facilite l’actualisation du potentiel comme être humain et en s’estimant l’homme du zanzan tend à mettre ses aspirations de l’avant et à se développer. menuisier de 21 ans. L’importance particulière de l’estime de soi des populations du zanzan repose sur sa place cruciale dans leur identité. Houphouët Boigny a donné l’indépendance et le Festival du zanzan a fait renaitre notre nom en attirant les étrangers pour leur montrer notre culture et en nous donnant l’opportunité de vivre mieux en travaillant et en vendant notre culture ». Il y a également un pas très important vers l’appropriation lorsque les populations pensent que le Festival est le leur et.Le Festival est devenu une fierté communautaire pour les habitants du district du zanzan . son site et sa période. Cette appréciation positive est inscrite en mémoire et s’attache au concept de soi chez les natifs du district. Le Festival du zanzan a apporté l’auto . 3– IMPACT ECONOMIQUE 68 . Le Festival est perçu comme une fierté dans le contexte de développement . Après quatre éditions.évaluation au sein de la population en faisant naître l’estime de soi chez l homme du zanzan qui est désormais conscient de la valeur que peut créer sa ville eu égard à cette grande attraction de tout le district et du pays tout entier. Abdoulaye DIABAGATE . L’appropriation du Festival est devenue une réalité car on entend maintenant les habitants du district dire « Notre Festival ! » et cette image mentale du Festival contribue grandement au degré d’estime des populations du zanzan. 97% des populations du district connaissent le Festival.

Des retombées économiques directes de 592 000 000 F CFA en quatre éditions (budget cumulé du festival en quatre ans) . sur lequel nous allons plus longuement plancher. Un achat direct aux entreprises locales sur le budget du Festival . de l’extérieur de la zone. des techniciens artistiques. et la venue de festivaliers peut également entraîner un complément d’activité pour les commerçants et acteurs économiques locaux. L’organisation d’un festival sur un territoire suppose un certain nombre de dépenses. 69 . Une contribution des touristes. Les festivaliers non locaux doivent être compris au sens large car ils peuvent aussi inclure. nous nous intéressons précisément à la hausse nette de l’activité économique due aux injections externes ou nettes de nouvelles dépenses dans la zone comme résultat direct de l’existence du Festival. des investisseurs. Avant tout. des journalistes. c’est-à-dire les dépenses nettes faites à BONDOUKOU et dans le district. Les dépenses sont celles des festivaliers non locaux qu’on peut attribuer au Festival. etc. Dans ce chapitre. des artistes. Des retombées économiques indirectes et induites de plus 6OO Millions de F CFA en quatre éditions . des vendeurs. Une collaboration directe ou indirecte avec 10 entreprises locales .Le type d’impact. est l’impact économique du festival du zanzan. artistiques et logistiques. quelques observations faites sur la confrontation des constats et des données peuvent être faites : Une dépense quotidienne de 5000 F CFA plus importante que la moyenne des festivaliers qui ne dépensent que 1000 /personne/jour d’après les sources du ministère du plan et du développement .

déclinerait dans la région si le Festival mettait fin à son existence. Le tourisme. Le déclin du tourisme entraîne avec lui le déclin de la vente des objets d’art. Yao ADJOUMANI. Soumaila YAO. de la location de véhicules. Comme conséquence. « l’arrêt du Festival entrainera le ralentissement de l’activité d’hôtellerie et de restauration et même la fermeture de certains hôtels ».2. Des injections nettes importantes dans les recettes annuelles. Selon les données de la direction régionale du tourisme du zanzan. des restaurants. les quatre éditions du Festival du zanzan ont contribué à hauteur d’un peu plus d’un demi milliard de F CFA) au développement économique du district 3 –1 Au plan touristique.Un flux monétaire (non estimé) est constaté dans les banques et Western Union. une baisse nette des revenus et chiffres d’affaires des hôtels. nous recevons beaucoup de voitures en pannes 70 . Selon Mr Fofana ALI. 51% de la population reconnaît qu’elle tire profit du Festival. des taxes. le nombre de touristes a augmenté de 13% dans la région depuis la première édition. sur le plan économique. commerçant à BONDOUKOU crie haut et fort : « C’est grâce au Festival que je suis commerçant et je continue à gagner ma vie. Mécanicien de voiture au quartier Hamdalaye de Bondoukou témoigne : « Nous réparateurs. etc. 3. gérant de l’hôtel MPC. une partie importante de la population serait affectée au chômage et elle replongerait dans la pauvreté. qui joue une part importante parmi les sources de revenus des jeunes de 21 à 40 ans et des entreprises du district. Certaines affaires sont des produits directs du Festival. Le Festival est une opportunité de gain et d’augmentation du chiffre d’affaires. Par cumul des effets directs et indirects. Dieu merci ».

chez les hôteliers. les contributions en impôts et taxes auprès des hôteliers et restaurateurs. Les recettes fiscales engendrées par le Festival proviennent des taxes et TVA. 3–3 Des investissements pour accroitre les recettes L’augmentation du nombre de festivaliers et de touristes est un signe de confiance. nous faisons 60 à 65% de nos recettes annuelles ». Sachant que le Festival rapporte. vendeuse de pots au marché ajoute : « Le festival est très important pour nous les potières parce qu’au moment du Festival. Les témoignages montrent que les affaires concernées directement par le Festival y font au moins le tiers de leurs recettes annuelles. Les injections se répercutent également sur le budget de l’état.malgré que cela n’est pas notre souhait. Le Manager du complexe Nafanan confirme ce témoignage : « nous multiplions par 5 nos revenus au cours du Festival. immédiatement dans la semaine qui suit le Festival. les opérateurs investissent beaucoup ». Selon Didier Yeboua de l’Espace culturel BENTO. Le gérant de l’Hôtel THE ADRESS n’hésite pas à partager ses investissements : « notre établissement a investi pour préparer le Festival : 10 nouveaux 71 . Du 1O au 15 octobre. sont égales à 4 mois de recettes en temps ordinaire». Les services téléphoniques et d’énergie réclament à la même période le paiement des factures. « avec la confiance et du fait que Bondoukou soit devenue une destination touristique et un lieu fréquenté pendant le festival. Je souhaite encore d’autres initiatives de ce genre pour la ville de BONDOUKOU ». Mariam Coulibaly. Madame Mamy Chou promotrice de restaurant avoue : « les recettes du Festival. la direction des impôts réclame. nous vendons beaucoup et nous gagnons de l’argent surtout avec les étrangers » La part des injections nettes dans les recettes annuelle est importante.

Le Festival laisse une part importante des ressources générées dans le district du zanzan. Ouverture d’espaces culturels (Café des arts et AHINIFE). nationale et africaine Les opérateurs économiques et culturels travaillent en synergie et essaient de voir ce que sera leur région dans les cinq ou les dix ans à venir. Les opérateurs investissent énormément dans la ville et cette tendance se renforce avec l’augmentation annoncée et attendue du nombre de festivaliers pour les éditions à venir. de bar resto («MPC» A PERGOLA). La foire permet aux producteurs et COMMERCANTS d’ignames 72 . MG CONSULTING organise chaque Edition en partenariat avec le festival une foire commerciale sur le site du Festival avec vingt-neuf stands occupés par des exposants. 70% des effets directs restent dans la région soit 420 000 000 F CFA. et boîte de nuit les Winners. Les opérateurs économiques spécifiquement les hôteliers de la ville de Bondoukou ne sont pas restés en marge des initiatives d’investissement : Construction de nouveaux hôtels : Akan village. un minibar a été crée au niveau de la réception et l’enceinte de l’autel a connu une décoration florale ». Extension du restaurant BENTO et des hôtels. AMOIKRO . etc. Des hôtels comme le village AKAN et Savane ont élaboré et exécuté un plan d’extension pour couvrir les besoins d’hébergement qui se font sentir dans la ville. Les Appâtâmes. Selon son administration. Les effets indirects des éditions (686 000 000 F CFA) sont des fonds qui sont intégralement dépensés à Bondoukou par les festivaliers. les chambres ont été peintes. Le service de la Planification et de l’évaluation du ministère de la culture et de la francophonie a confirmé ces données 3–4 Promotion de la production locale.climatiseurs ont pris la place des monoblocs.

En cas d’impossibilité de répondre aux besoins du festival. Ces entreprises se trouvent à Bondoukou. GROUPE DES RADIO LOCALES DU ZANZAN. Les activités de promotion de l’igname KPONAN qui permet aux commerçants de doubler leurs ventes les mois avant. la ville de BONDOUKOU en tête. à savoir la stratégie dite de« l’escargot ». on interroge d’abord les fournisseurs installés dans cette ville. mais aussi face aux 73 .du district de faire la promotion de leurs produits et aux visiteurs de découvrir les gourmandises. MG CONSULTING. ASSOCIATION DES HOTELIERS. Pour chaque besoin. Les achats ont été réalisés selon la politique définie et appliquée par les organisateurs du festival. dans les autres régions de Cote d’Ivoire et à l’étranger. La grande majorité des entreprises sollicitées se situe dans la région de GONTOUGO (60%). 3–5 Les retombées économiques indirectes Devant l’impossibilité de recenser l’ensemble des retombées financières sur tous les commerces profitant de près ou de loin au Festival. Les documents administratifs du Festival indiquent que l’équipe d’organisation travaille avec plus de 50 entreprises. pendant et après le Festival. ONG et GIE (ORANGE. Le centre d’approvisionnement est la ville de Bondoukou. permettant à ces entreprises de faire des revenus avant. UNARTCI. Le budget pour l’organisation du festival des quatre éditions est estimé à 592 000 000 millions F CFA. Plus de 50 entreprises différentes ont été sollicitées. Les achats effectués par le comité d’organisation dans la région de GONTOUGO représentent 86% du montant total. CIE. durant et après le Festival. CECP. BENTO PRODUCTIONS. 13% des dépenses sont effectuées auprès d’entreprises nationales et 1% à l’étranger. on élargit progressivement le cercle géographique des recherches.

de cadeaux et autres. nous avons retenu le tiers des festivaliers (5 00) comme ceux qui participent aux dépenses alimentaires. nous avons dégagé quelques chiffres significatifs. 5OO personnes sont toutes logées dans des réceptifs hôteliers. les restaurants. la grande distribution et les commerces). 3–5 –1. 74 . 3–5 –2. Tenant compte qu’une bonne partie (100) mange dans les familles et chez les parents et qu’ils ne paient pas.le nombre total de festivaliers pour la dernière édition est estimé à 600 parmi lesquels 500 sont non résidants. Les autres dépenses sont constituées de cartes téléphoniques. Pour le transport. Une moyenne de « 3000 F CFA pour la nourriture et la boisson a été obtenue. Ces dépenses sont réparties entre les différents stands de restauration sur le site du festival. Ces véhicules amènent « 2O0 personnes.réticences des personnes à communiquer leurs données financières et comptables. une moyenne de soixante (60) véhicules arrivent au Festival selon les registres des postes de contrôle donnant accès à BONDOUKOU. Les retraits d’argent Les agents des banques et des caisses d’épargne reportent une grande affluence et la hausse des opérations sans donner de chiffres. les marchands ambulants. Les autres (500 festivaliers) utilisent le transport en commun . et les prix des billets Aller et retour (5 000 F CFA en moyenne par personnes) restent dans le district. Les dépenses des festivaliers sont évaluées à 34 000 000 F CFA pour l’édition 2O11 soit 38 600 F CFA par festivalier. Nous pouvons donc évaluer les dépenses des festivaliers pour l’ensemble des quatre éditions. Les dépenses des festivaliers Selon les données du Comite d’organisation du festival du zanzan (COFEZA). les vendeurs de café.

les conclusions sont déterminées à partir des jugements et des documents de la Direction des Affaires Financières du Ministère de la Culture et de la Francophonie 75 . 3–5 –3 Revenu chez l’habitant L’estimation du revenu des habitants pour l’hébergement est fournie dans les dépenses des festivaliers (Dix millions quatre cent mille de franc CFA). etc. l’équipe du Festival. menuisiers. potières. barman. guides. électriciens. Pour aboutir aux jugements. les critères de l’analyse ont été appliqués à partir des constations . hôtesses. informaticiens. décorateurs. chauffeurs.Les emplois crées sont : GIE d’assainissement. vigiles et gardiens. serveurs. Cette analyse a pris en compte : L’exclusion des dépenses des résidents locaux et/ou des visiteurs occasionnels . teinturières.

DEPENSES ORGANISATEURS SITUATION DE LA CREATION ARTISTIQUE ET ANIMATION CULTURELLE FESTIVAL DEPENSES FESTIVALIERS TOURISTES RETOMBEES ECONOMIQUES CREATION DE LIEN SOCIAL RENCONTRE AMELIORATION DE L’IMAGE ET DE LA NOTORIETE DU DISTRICT EXTERNE ATTRACTIVITE DU DISTRICT INTERNE L’IMAGE QUE LES CITOYENS ONT DE LA VILLE 76 .

couvrent la manifestation et lui donnent un rayonnement très large. les festivals sont un formidable outil de communication pour le district du zanzan qui n’est généralement connu qu’au travers des mille mosquées. les médias. et du District à travers lui. Directement. Par exemple. 77 . et d’autre part. C’est pourquoi les organisateurs font de la médiatisation du festival leur cheval de bataille en vue de récolter ces retombées médiatiques. Le festival est devenu le support de communication et élément de l’identité du district. sponsor leader du festival a du finalement implanter une de ses bases à Bondoukou. des entreprises et des touristes. l’image de marque de ce territoire. Le gain d’image lié à l’organisation du festival a renforcé l’attractivité du district du zanzan auprès des habitants. Dans ces deux cas. qui n’est ellemême qu’une motivation des entrepreneurs pour s’implanter sur le district. l’existence de cette offre culturelle de qualité devenu la qualité de vie d’un lieu. le bruit médiatique produit par l’organisation du festival renforce la notoriété du territoire et aide à construire l’identité. très friands d’événementiel. le festival est devenu une externalité positive pour une entreprise car cela donne d’une part au district une image forte et positive.4– IMPACT MEDIATIQUE 4 –1 Effets induits par la médiatisation du Festival Les effets induits sont ceux de la médiatisation du festival. Indirectement. En effet. L’entreprise orange. le festival diffuse un certain nombre de supports de communication qui font connaître l’événement et le district du zanzan qui l’accueille.

qui recherchaient un lieu de résidence à l’offre culturelle riche et variée. 4–3 Levier de développement du tourisme La tenue du festival du zanzan a pu être un levier très efficace pour développer le tourisme. selon les mots d’un employé de l’hôtel le plus proche du site (Adresse). Le journal local.4–2 De l’attractivité pour de nouveaux habitants Par ailleurs. a donné « une bonne image touristique pour la ville et la connaissance du zanzan ». avec une image forte. Grâce au bruit médiatique. Le gérant de l’hôtel MARHABA nous informe que ses chambres sont déjà toutes réservées pour la prochaine édition. 4 –4 L’image du district Le Festival apporte un nouveau souffle au district du zanzan et lui donne l’image d’une ville riche de son passé et ouverte sur le monde. des touristes choisissent plus facilement comme destination de vacances le district du zanzan qu’ils ont découvert à travers les reportages des chaines nationales et internationales. En effet. et l’association du district avec le festival renforce l’image positive du territoire. dynamique et un caractère affirmé. le nom du district du zanzan où se tient le spectacle est cité et mémorisé. il n’y a plus de 78 . même en dehors de la période du festival. dans sa parution du 2 octobre 2008 informait les touristes : « Depuis le 27 Septembre. Le zanzan. l’organisation du festival a renforcé également l’attractivité pour de nouveaux habitants. de plus en plus selon la direction régionale du tourisme. Les hôteliers et restaurateurs sont mieux placés pour attester que le Festival.

79 . Les étrangers confirment l’image que l’événement a donnée à la ville et à la région. Bondoukou est devenu une destination touristique au lieu d’un passage. « comme le festival a ouvert le district au monde. vacancier à Bondoukou. D’ailleurs. tous les hôtels affichent complet à au moins deux semaines de l’événement. professeur au lycée de Tanda. enseignant à Bassam. Les populations doivent être fières de cette initiative. le Festival a eu une ampleur extraordinaire ». Aujourd’hui. statisticien à Bouaké en mission dans la région ajoute : « le fait que tout le monde à l’œil et l’oreille tournés sur la région est un atout certain pour sa culture et sa réputation ». Selon Ibrahima OUATTARA. témoigne : « Le Festival a donné une autre image à la ville de Bondoukou.chambres libres à Bondoukou. le Festival draine plus de touristes et offre une clientèle étrangère à la ville. Certains viennent pour voir le site du Festival même en période ordinaire ». Selon Jérôme ATTA. Les populations du zanzan reconnaissent que le Festival a permis de faire reconnaître leur district à travers le monde. Moussa Coulibaly. Pour RICHARD AKMEL.

recettes pour le district Retombées économiques Image interne que les citoyens ont du district. loisirs. intérêt social et politique Festival Habitants Image et notoriété Attractivité Externe du district Entrepreneurs Nouveau pouvoir d’achat. restauration achats. nouvelles recettes pour le district Touristes 80 .Dépense des organisateurs Emploi prestation Recette pour le district Tendance à dépenser localement Dépenses des festivaliers Hébergement.

Pour le moment. en partenariat avec le comité d’organisation du festival : « Chers amis jeunes. le Festival peut se glorifier. qu’en quatre éditions il n’y a pas eu un cas grave de report de toxicomanie. l’alcoolisme (13%) et l’insécurité (13%). populations du zanzan. avec toutes ces ambiances offertes par le festival. Voici par exemple un extrait du message de l’ONG CIEAS. de vol ou de viol. Les effets négatifs cités par les personnes interrogées conformément à l’échantillon retenu sont : la diffusion des maladies sexuelles (3% des effets négatifs). selon Rémy DUA qui se fonde sur les rapports des services sanitaires et des forces de sécurité et de la protection civile. Les hôtels sont engagés dans la distribution du condom et les ONG locales agissent dans le sens de la sensibilisation et de l’information. Dans la perspective de la lutte contre les maladies sexuellement transmissibles. La Cellule de lutte contre le Sida du ministère de la culture et de la francophonie appuie le Festival pour réduire la vulnérabilité des populations et des festivaliers au Sida. soyons prudents.II – IMPACT NEGATIFS LES EFFETS NEGATIFS SONT D’ORDRE SOCIAL Le district du zanzan est une zone où l’éducation familiale et sociétale à une grande influence sur le comportement individuel. d’agression. des efforts ont été déployés dans le cadre de la lutte contre le Sida et les maladies sexuellement transmissibles. de blessure. L’administration du Festival continue de mettre un accent sur la prévention et le dépistage volontaire. en plein air comme en salle fermée. soyons responsables ! Nous sommes en fête mais le virus est en quête » 81 .

82 .TROISIEME PARTIE : PRESENTATION ET DISCUSSION DES RESULTATS ISSUS DE L’ENQUETE.

Pour palier à ce problème de communication. la délinquance. La communication vient en tête des satisfécits du festival avec 40%. et la sensibilisation qui vise un changement de comportement. des réalisations et des dernières nouvelles du Festival. les programmes de développement et les départements ministériels doit être élaborée par le Festival. Il y a lieu de faire la différence entre l’information. comme celle qui existe dans les grandes entreprises. La mission d’information doit œuvrer dans le sens de la diffusion des buts.Au plan organisationnel 1. Les outils et canaux de communication doivent minutieusement être explorés et sélectionnés puisque la presse et les radios qui ont été les canaux préférés ne suffisent pas. sur laquelle le Festival s’est beaucoup investi. Cette stratégie doit commencer par une analyse de situation pour déboucher sur une stratégie élaborée et validée dans un document avec un cadre stratégique et un volet opérationnel de la stratégie. la débauche) afin que les gens aient une image positive du Festival. 1 Communication. Le plan de communication qui accompagne cette stratégie doit comporter le changement à 83 . Il faut descendre dans le peuple et ressortir avec des messages et des communicateurs plus sûrs.Chapitre 1 LIMITES ET RECOMMANDATIONS 1. Des efforts ont été déployés mais un travail important reste à faire dans le domaine de l’information et de la communication. Les chiffres témoignent que 37% des personnes qui recommandent une amélioration de la communication visent l’information tandis que la majorité (63%) demande des efforts de sensibilisation au niveau local. une stratégie de communication locale. Les répondants rapportent que le travail de sensibilisation doit s’orienter vers le changement de comportement (sur le VIH. les projets. objectifs.

publics cibles. Mieux l’on oublie de l’alimenter régulièrement avec des vidéos. calendrier des activités. par exemple. le festival est presque absent sur le voile. sur un ou deux festivals. sans visibilité suffisante. sur lequel les organisateurs mettent à disposition quelques infos nécessaires. modes de communication. 1. social et culturel. les réseaux sociaux pouvaient être de bons atouts et pour l’événement. pour mesurer de manière approfondie leur impact économique. 1-4 .Un festival sans évaluation Le festival su zanzan a quatre années d’existence. ressources matérielles et budgétaires requises). Il est en effet préférable de diligenter de loin en loin quelques évaluations de qualité. alors que sa qualité culturelle mériterait une plus grande audience. au nom du festival. les plus approfondies et les plus rigoureuses possibles. les grandes composantes (objectifs. plutôt que d’organiser pour organiser. celui -ci reste purement national.3 Insuffisantes exploitations du net Le festival du zanzan n’est pas suffisamment présent sur le net. Hormis un compte face book. 1-2 Une meilleure promotion du festival Une meilleure promotion du festival au niveau régional. national mais aussi international doit être assurée : trop souvent en effet. Avec tout l’engouement qu’il suscite. personnes responsables. photos ou actualités susceptibles d’attirer l’attention. contenus ou messages à transmettre. 84 . De sérieux progrès ont été accomplis en ce sens mais les efforts doivent être poursuivis et renforcés.planifier. Mais jusqu’ aujourd’hui aucune une évaluation n’est menée à intervalles réguliers.

les étrangers ne viendront plus et le festival disparaitra ». Kobenan Agnès. les suggestions portent sur une coordination du problème de logement afin de sécuriser les festivaliers étrangers surtout. Des personnes (10%) qui craignent que l’affluence touristique ne diminue suite à la cherté de la vie pendant la semaine du Festival suggèrent de fournir des efforts afin que les commerçants et vendeurs changent de comportement.De manière plus générale. Un appui est également sollicité de la part des services de l’état.2. ces études permettraient de mieux connaître la composition exacte de leur audience potentielle. restauratrice au Marhaba s’inquiète de l’augmentation des prix des produits et des services : « les chambres ont doublé ou triplé . 2. des collectivités. 85 . Hébergement Face à l’arrivée massive et aux prévisions dépassant les chiffres de l’édition précédente. D’autres craignent les mauvaises conditions dans lesquelles les étrangers pourraient se retrouver. certains répondants (13%) s’inquiètent du problème de logements. ONG et d’autres organisations de la société civile pour offrir des logements décents. les prix de l’igname ont également triplé et si des mesures ne sont pas prises. les principales attentes de ceux qui la composent. ainsi que leur degré de satisfaction 2 Au plan local 2-1 L’augmentation des prix des denrées L’augmentation des prix des denrées pendant le Festival est aussi une inquiétude puisque cette hausse affecte les populations locales bien qu’initialement elle est destinée à faire le maximum de bénéfices au détriment des touristes. Ainsi. les menus des restaurants. Un travail de sensibilisation est plus approprié pour résoudre ce problème.

L’accueil des festivaliers dans les normes sécuritaires doit être amélioré. pour interdire les sacs en plastique sur le site. Enfin. La sécurité et le confort des festivaliers est une préoccupation des populations du zanzan qui veulent jouer leur rôle traditionnel de hôtes hospitaliers. un nombre important (20%) demande un appui financier de l’Etat. des dispositions doivent être prises et le festival doit réfléchir davantage sur la manière de réduire les déchets pendant les 3 jours. etc. Environnement Le Festival a fait des améliorations surtout au niveau de la sensibilisation. Cependant la grande quantité de déchet et la grande consommation d’eau et d’énergie durant ces trois jours demeurent un problème environnemental de taille. la formation du personnel local recruté est demandée par 10% des répondants qui ont remarqué des lacunes au niveau des compétences. nombreux sont ceux qui proposent l’implication véritable des forces de l’ordre avec un accent mis sur la vigilance et l’honnêteté. dans l’optique de la pérennisation du disposition physique. des curages des caniveaux. Le travail doit être fait en collaboration avec la mairie pour organiser l’évacuation des déchets solides. Toutefois. etc. Enfin. l’utilisation massive des poubelles. le Festival du zanzan est confronté à ce problème et on ne peut pas l’éviter.2.3 La Sécurité Elle ne se pose pas réellement du moins pour l’ instant . Comme tout grand festival. 2. notamment en relevant le budget du festival et en donnant un signal fort. Parmi les 21% qui plaident pour un appui financier et logistique.4. 86 . Les populations du zanzan sont conscientes que le Festival joue un rôle de levier du développement et d’instrument de lutte contre la pauvreté et pour ces raisons l’Etat doit s’investir un peu plus.

une grande salle de spectacle pouvant contenir mille huit cents (1800) personnes et susceptible d’être modulée en fonction de la nature des activités . d’Instruments de musique et de Costumes traditionnels du Zanzan. un réceptif hôtelier de trois suites. un magasin de vente d’objets de souvenir typiques de la région .DE LA CONSTRUCTION DU VILLAGE PHYSIQUE DU FESTIVAL 1.description du projet Le festival du zanzan dans sa quête de sauvegarde et de valorisation de l’exception culturelle et des atouts identitaires du zanzan aux fins de participer de manière active et durable au processus de dialogue et de diversité culturels. quatre salles de travail pouvant contenir chacune trois cents(300) personnes . quatre vingt chambres et quatre dortoirs d’une capacité de cent personnes chacun.Chapitre 2 .LES DÉFIS ET SUGGESTIONS Des mesures complémentaires s’avèrent nécessaires pour soutenir le festival du zanzan et accroître son impact sur le développement local. I . Un musée d’objets patrimoniaux et un espace botanique comportant les plantes thérapeutiques dont les vertus sont avérées. Il s’agira de construire un complexe culturel intégré comportant . Ces mesures ne visent pas à un encadrement tatillon ou à la mise en place de structures contraignantes. Deux (2) restaurants servant des repas typiques de la région et pour la promotion vente. Elles passent notamment par une meilleure organisation du festival et par un appui a renforcé et modernisé. 87 . se doit de mettre en place le village physique du Festival de Danses.

de gastronomie et de plantes thérapeutiques . d’instruments de musique. la promotion de la diversité culturelle et du dialogue des cultures dans l’optique de la consolidation des rapports intercommunautaires. les instruments de musique et les costumes traditionnels et les pratiques patrimoniales de la région du Zanzan.Objectifs Ce village permettra de promouvoir les danses.Au plan de la communication un centre multimédia de ressources éducatives et culturelles et une fondation chargée de la sauvegarde et la promotion des objets et pratiques patrimoniaux. la Lutte contre la pauvreté et la déculturation trouveront un cadre de promotion véritable dans la régionale Par ailleurs la création d’ une banque de données relatives aux danses. instruments de musique et costumes traditionnels de la région du Zanzan ou thématique relative aux contes.de faire l’animation culturelle. ainsi que de l’établissement des ententes fonctionnelles tant au niveau national qu’international ouvriront leurs portes : 2. des costumes traditionnels et des objets patrimoniaux permettront une identification et une conservation réelle de la mémoire culturelle régionale ainsi qu’une animation artistique et culturelle permanente. II . Il en va de même des rites ancestraux .Ouverture du festival au monde 88 . Ainsi donc l’artisanat d’art . de costume. l’Exposition des instruments de musique.De la coopération 1. l’emploi des jeunes . légendes et proverbes de la région aux fins de réaliser des supports de transmission et d’information . de faire connaître le potentiel traditionnel de la région du Zanzan en matière de danse.

on prononcera son nom. l’objectif. Et c’est incontestablement là le grand mérite de toute manifestation culturelle : la disparition des frontières. Même la langue cessera d’être un obstacle. venus de plusieurs pays. En effet. connaitront peu à peu à leur tour la passion pour le festival . comme ils le souhaitent depuis la deuxième édition . se sont ajoutés des Belges. Simples spectateurs durant de longues années par le passé. voire. premiers amateurs dudit festival. On communiquera par des vecteurs artistiques et on se comprendra. C’est un outil qui crée ou renforce la notoriété. Dans ces conditions. des Allemands et des Canadiens. à lui apprendre l’existence de la ville. les ghanéens et les coréens. à savoir les ivoiriens des autres régions. C’est le cas de nombreuses villes et de festivals : Bassam avec l’Abissa. Aux Français. il est important d’essayer de lier le nom de la ville à celui du festival. Il sera impressionnant de voir les hôtes du district. elles contribuent à rappeler au bon souvenir du public l’existence de ces villes. comme pour Marciac.Production de la notoriété du territoire à travers le festival Le festival est. pour la collectivité qui l’accueille. arabes et européens. la 89 . un événement qui va faire parler d’elle. se confondre avec la mêlée et prendre part à la fête. étant identique pour tous. ou la circonstance. 2. ce procédé simple assure à la ville qu’à chaque fois qu’on parlera du festival. non pas sous forme de randonnées. c'est-à-dire la proportion du public extérieur qui connaît la ville Pour que le territoire profite au maximum des retombées médiatiques et de la notoriété du Festival. sans parler des coutumiers de la manifestation. festival de cannes… Même si ces appellations désignent le festival. mais en les laissant prendre part à la compétition. des Suisses. Cette pratique est d’usage.En s’ouvrant sur l’international le Festival du zanzan gagnera en amitié et en osmose avec les pays maghrébins.

le festival doit. dans ces conditions. 3- Vulgariser les actes des ateliers scientifiques Il n’échappe à personne que seul l’écrit reste. penser à son autofinancement.notoriété du festival renforce mécaniquement celle du territoire auquel son nom est attaché.Stratégie Pour un développement durable Les ressources du festival proviennent à 98 % des subventions publiques (État de Cote d’Ivoire). III . avant un éventuel retrait de l’état. 90 . . de se poser la question de la survie du festival. Avec un budget cumulé de près de 1oo millions de francs CFA. le Festival s’est ingénié par le passé à écrire chaque année une page de son Histoire à travers des séminaires très importants portant sur des thèmes divers mais touchant essentiellement à la vie culturelle de la région. Or. Ainsi. La coproduction et la diffusion sont trop consommatrices de temps et de moyens pour être développer. Les images. lorsqu’une entreprise cherchera un nouveau lieu d’implantation. justement. l’image de la ville ainsi forgée pourra être la cerise sur le gâteau d’une offre territoriale de qualité. La plupart de ces ateliers scientifiques se font uniquement à Bondoukou et les actes faisait ne sont jusqu'à présent fait l’objet de vulgarisation. les photos et même la vidéo ne disent pas tout. Il est question. Les ressources additionnelles reposent sur le sponsoring dont les possibilités d’augmentation sont limitées à cause de la crise.

les régions sont séduites par la formule du festival.1. à commencer par le commerce local. La formule leur paraît si séduisante qu’ils en viennent parfois à négliger l’action culture organisée tout au long de l’année. ils sont les premiers promoteurs et sans doute les premiers bénéficiaires de ces festivals. et de les orienter vers les parties les plus promotionnels. Confondant parfois. 1.2 . pour que les festivaliers se déplacent. C’est d’ailleurs à leur niveau que se dessine le plus souvent. Les élus locaux devraient donc être en première ligne.1 Faire financer par les collectivités locales Cela constitue une garantie de survie et de fonctionnement pour le festival et un moyen de contrôle utile pour ses partenaires. Le choix des lieux de parking peut aussi être stratégique pour générer 91 . fête et festival ils ont tendance à privilégier l’événementiel qui les mettent eux-mêmes en première page et s’attire la reconnaissance des spectateurs et électeurs. Les communes pourraient proposer différents lieux de spectacle à travers les villes. un festival. Les villes.Manifester l’ancrage du festival dans la ville La collectivité est en effet appelée à accompagner les organisateurs dans leur volonté de mieux gérer les flux de festivaliers dans la ville. les départements. plutôt qu’au niveau de l’État la création de ces manifestations qui font plus facilement corps avec les collectivités qui les promeuvent. Il est donc plus au impérieux pour les collectivités de prévoir dans leur budget le financement annuel du festival : Cela dit.RECHERCHE DE FINANCEMENT 1.

par exemple. 1-3 Gestion des retombées médiatiques Ce volet des recommandations est extrêmement important. les vitrines des boutiques vides pourraient être investies par des photographies géantes des spectacles des éditions précédentes. avec une mise en scène. La création de la notoriété du festival et la gestion des retombées de cette notoriété sur le district d’accueil sont fondamentales. et valorisation du district en interne) étaient conditionnées par l’impact médiatique du festival. C’est un support de communication extrêmement efficace en direction du public de proximité.des flux favorables au commerce. L’idéal serait qu’en tout point de la ville. et cela manifeste l’implantation du festival dans la ville. En effet. il faut manifester l’adhésion de la ville au festival et l’ancrage du festival dans la ville en mettant la ville aux couleurs du festival. Cela passe. Le centre ville lui aussi doit se mettre aux couleurs du festival. nous avons vu que toutes les retombées économiques induites (augmentation de l’attractivité du district pour les touristes. Cela suppose une grande mobilisation des services municipaux autour du festival (réactivité aux demandes des organisateurs…). par un décor soigné des entrées de ville. Ensuite. Les commerçants pourraient également être invités à orner leur vitrine en tenant compte du thème ou des couleurs du festival. que les façades des immeubles municipaux et de particuliers volontaires seraient pavoisées aux couleurs du festival. par exemple. On peut imaginer. les habitants et les entreprises. on sache qu’un festival y a lieu. car les enjeux sont de taille. 1-4 Intégrer la ville à la communication du festival 92 . De plus.

en contrepartie des subventions et des aides en nature accordées. mais qui ne serait pas en mesure de s’y rendre. les supports de communication proposant au public une présentation détaillée du Festival (dossier de presse. un journaliste qui ne désirerait pas rédiger un article sur le festival dans la rubrique culture pourrait néanmoins en revanche y trouver matière à compléter une rubrique tourisme. En pratique. ou le programme. surtout lorsque le festival bénéficie d’une couverture médiatique qui dépasse le cercle local. C’est fournir aux habitants une raison supplémentaire d’être fiers de leur ville.De plus. Intégrer le festival à la communication institutionnelle interne de la Les collectivités ont également tout intérêt à exploiter au maximum les retombées médiatiques du festival en interne. Ce type d’opération peut utiliser plusieurs supports : affiches placardées en ville (commerces. Dans le dossier de presse. Le but est de renforcer l’ancrage local du festival. Jusqu’à présent les collectivités selon les dires des organisateurs ne se signalent pas. 37 1-5 ville. Ces documents sont parfois les seuls canaux par lesquels de petites villes communiquent à l’extérieur. l’idée39 serait de porter à la connaissance des habitants une sélection de citations d’articles commentant le festival. De même. affichage 93 . il serait souhaitable que la collectivité négocie. en montrant que même au-delà du territoire. la qualité du festival est reconnue. culturelle. environnementale du territoire. une page de présentation qui mettrait en valeur l’offre touristique. Il faut donc les soigner. le particulier qui recevrait le programme du festival. Or. patrimoine ou gastronomie. pourrait se laisser tenter par un séjour touristique à un autre moment. et y compris à l’échelle nationale. programme) doivent s’efforcer de concevoir le festival comme une porte d’entrée pour aborder un territoire aux facettes diverses.

Les correspondants sont réunis régulièrement pour être tenus au courant de l’actualité du festival.public). journal municipal. ou du moins des ambassadeurs du festival. programme…) autour de lui. université. Le correspondant accepte de participer au développement d’un festival parce qu’il l’apprécie et veut venir en aide aux organisateurs. pour faire la promotion. Ce mode de communication innovant nous semble multiplier les avantages : il crée un réseau d’ambassadeurs promoteurs à la fois localement et à l’échelle nationale. ou s’ils ne peuvent venir. Le site internet de la ville. De plus. Cette démarche est payante politiquement. école. Le correspondant est un ambassadeur du festival dans un groupe constitué (lycée. un 94 . page du site internet de la ville s’il est très fréquenté. ils pourront faire la promotion du festival à travers le monde. comité d’entreprise ou entreprise. commercialiser et participer à l’évaluation d’un festival doit voir le jour. Il se charge dans un premier temps de diffuser les supports de communication du festival (flyers. car elle met en valeur les actions de la municipalité. association) ou sur une aire territoriale donnée. ils reçoivent des informations sur le festival par mail. Ainsi. affiches. ces ambassadeurs sont aussi les yeux et les oreilles du festival : ils permettent. mais elle permet également sur le long terme de faire des habitants des ambassadeurs convaincus de leur ville. de la région. et permet donc d’élargir le public touché par l’information – et une information de qualité (dimension relationnelle) et bien maitrisée – et donc le nombre de festivaliers potentiels ainsi que la notoriété du festival. ou à défaut celui du festival pourra également proposer des liens vers les vidéos ou les articles traitant du festival. du département. 2 RELATIONS PUBLIQUES 2-1 Créer et structurer un réseau de correspondants L’idée de créer un réseau de correspondants. et bien sûr des organisateurs.

niveau d’équipement. De plus. 2-2 Commanditer une étude auprès du public Les enquêtes sont un outil triplement intéressant pour les organisateurs de festivals. car le message est mieux adapté aux destinataires. CSP. cet outil peut donner aux organisateurs des indications utiles sur les moyens de communiquer plus efficacement.retour qualitatif sur les prestations du festival. 2-4 Perfectionner la stratégie de communication 95 . qui les aiderait à élaborer leur stratégie de communication. il est donc très important que le plan de communication du festival soit très bien maitrisé. c’est un outil qui aide les organisateurs à faire évoluer la programmation artistique et à régler des problèmes logistiques qui pèsent sur la satisfaction du festivalier. cela donne aux financeurs l’image d’un festival sérieux. Deuxièmement. cesser de dépenser beaucoup en affichage. C’est pourquoi nous recommandons de mettre en place un tel réseau. Troisièmement. Il sera ensuite possible d’apporter des modifications à la stratégie de communication en fonction de ce que le questionnaire aura appris31 (par exemple. et toucher de nouveaux festivaliers potentiels. alors que ce sont les publicités dans la presse qui fonctionnent le mieux). origine géographique. c’est un argument de poids face aux partenaires financiers qui savent avec précision quel type de consommateurs leur partenariat va toucher (tranche d’âge. Premièrement. Cela permet aussi de tester ses idées. En effet. 2-3 Etablir clairement une stratégie de communication Pour maximiser les retombées économiques d’un festival sur le territoire. mieux on connaît ceux à qui l’on s’adresse. Le Pays pourrait aussi proposer aux festivals qui le souhaitent un service de conseil. mieux on communique. Nous donnons ici quelques pistes pour aider les organisateurs qui souhaiteraient améliorer leur stratégie de communication. et ils y sont donc plus réceptifs. de manière générale.

et à travers le festival. en diffusant plus largement et plus intelligemment l’information. c'est grâce aux trois cents chaînes de télévision présentes sur place.La communication du festival est un levier très puissant pour maximiser les retombées économiques d’un festival sur le district. on peut espérer attirer davantage de festivaliers. De plus. comme Canal+ qui a déboursé six millions et demi d'euros pour l'édition 2007 par exemple. la notoriété croissante du territoire. En effet. des entreprises et des habitants prospectifs). 2-5 Les sponsors et les médias Si le Festival de Cannes est le deuxième évènement le plus médiatisé au monde. ce qui mécaniquement augmente les retombées économiques du festival. création d’une image positive de la ville vis-à-vis des observateurs extérieurs. attractivité renforcée du district vis-à-vis des touristes. la stratégie de communication détermine l’impact médiatique plus ou moins fort du festival. Rappelons que ce sont l’impact médiatique du festival et ses conséquences sur la notoriété et l’image du territoire qui rendent possibles les effets induits indiqués plus haut (fierté des habitants. et aux multiples parraineurs 96 .

D’une initiative des acteurs du binôme culture/tourisme à une fierté de l’ensemble des habitants du district. pour battre en brèche les facteurs nocifs qui malheureusement cohabitent avec les réussites des festivals. Les emplois qui visent en particulier les jeunes de 21 à 40 ans. Aussi la prochaine étape du festival devrait se focaliser sur le développement des métiers des arts dans le district afin de mieux perfectionner cet art ancestral mais aussi pour que la culture nourrie d’avantage son homme dans le district du ZANZAN. avec un parcours difficile tombant dans l’oubli. amoindrir les effets négatifs. Le Conseil National de Lutte contre le Sida doit s’investir davantage dans la sensibilisation car le Festival et les ONG sont à l’œuvre. Des efforts notoires sont remarquables dans la communication mais il faut aujourd'hui au Festival du zanzan une Stratégie de communication locale sur une durée déterminée. Pour cela. En outre. Le développement économique permet de juguler de manière efficace la débauche et la délinquance. qui entend s’ouvrir une fois de plus à la communauté nationale et internationale à travers le Festival du zanzan ».Conclusion Avec une injection nette de 5OO Millions de F CFA pour les quatre éditions. La participation et l’engouement d’y participer sont une célébration de la réussite du Festival. Une réponse locale doit être donc trouvée par le Comité d’organisation. La construction du village physique du Festival en termes de chiffres et des création d’emploi (300 emplois annuels) à s’inscrire dans le processus de pérennisation de l’outil de sauvegarde et de valorisation du patrimoine. comportant un Plan de communication. le Festival du zanzan mérite une place dans le programme de développement du district et du Pays. le Festival a apporté comme on le dit dans le dialecte Abron « le bonheur en poudre et non en grains dans le district du zanzan ». les parents et les organisations doivent redoubler d’effort au niveau de l’éducation culturelle et de réflexion avec le commissariat du Festival pour. terre de culture et de tradition millénaire. correspondent aux objectifs du millénaire pour le développement. les initiateurs ne doivent que se réjouir du désir d’appropriation du Festival par les populations du zanzan. les autorités locales et les organisations de la société civile. 97 . ensemble.

il y a deux concepts fondamentaux à implanter dans cette perspective : l’exception culturelle c’est-à-dire. mais aussi par devoir et par amour pour les générations qui nous succéderont de vivre prioritairement notre culture.value économique mais aussi comme un vecteur de promotion de. Par conséquent. le gouvernement ivoirien a voulu mettre un accent particulier sur la Sauvegarde et la Valorisation du Patrimoine Culturel National. à savoir que la culture est le socle du développement. Par voie de conséquence. 98 . le dialogue des cultures qui nous inscrit dans une dynamique d’échange et d’enrichissement sans renier nos fondamentaux culturels. et les valeurs qui en résultent d’une part. non seulement de diversifier les revenus mais surtout d’optimiser et d’améliorer leurs conditions sociale tout en préservant les valeurs culturelles.RESUME DU MEMOIRE Au nombre des chantiers initiés pour l’année 2008. nous et personne d’autre. cela signifie que nous habitons la Côte d’Ivoire et l’Afrique d’aujourd’hui et que nous avons obligation pour notre équilibre. Aujourd’hui le Festival qui amorce sa phase d’extension physique. pour être en congruence avec la conception que la culture qui est du reste largement partagée. de la préserver. Le Festival de Danses. IL a permis aux populations. et d’autre part. ce qui fait que nous sommes. d’Instruments de Musique et de Costumes Traditionnels du Zanzan procède de cette perception. Le festival du zanzan apparait comme un instrument de développement du district et en terme de plus. a besoin de soutien et d’appui conséquents de partenaires locaux et internationaux afin d’aboutir dans les années à venir à la diversité des expressions culturelles régionales ainsi qu’à un modèle de réussite culturelle et économique dans le Contexte de développement durable. d’apprendre à nos enfants à l’aimer et à la respecter.

1998 ATTA K.1. Institut de Géographie Tropicale. 1971. SIGES. Vol. 110 pages DEICACE-------------------------------------------------------------------------------------------------------AVANT PROPOS – REMERCIEMENTS I – INTRODUCTION 1. 1996 : Contraintes et atouts de développement d’une région de Côted’Ivoire : le Nord-Est. BAILLON D. : Recensement démographique de la ville de Bondoukou. Luc Benito.BIBIOGRAPHIE Les Festivals en France. Abidjan . Université de Cocody.JUSTIFICATION DU CHOIX DU SUJET 99 .. L’Harmattan.

Festival Impacts Danse Traditionnelle Costumes traditionnels e. Les raisons personnelles 2. La méthode d’approche b. Les hypothèses secondaires.HYPOTHESES a. Les raisons économiques b. Les objectifs spécifiques 5.OBJECTIFS DE LA RECHERCHE a.Généralités 2. un thème II. Le développement socio économique 3.LE DISTRICT DU ZANZAN 1234Approche démographique Bondoukou. La méthode d’analyse : la méthode objective 7.LE PATRIMOINE 1.APPROCHES CONCEPTUELLES a.Le patrimoine culturel III .Les festivals de danses et musique traditionnelles. c.TECHNIQUES D’INVESTIGATION 8. d.a. b. 6. cité millénaire est la capitale du zanzan.PROBLEMATIQUE 4.ANNONCE DU PLAN I LES FESTIVALS 1.Définition et origines 2.METHODOLOGIE a. L’objectif général b. L’hypothèse principale b. Données économique du district du zanzan Bondoukou : une cité marchande depuis l’ère coloniale 100 .

Objectifs spécifiques 2 – ACTIVITES a. Le Bal populaire 3– PROGRAMME D’ACTIVITE 4– COMITE D’ORGANISATION ET DE MISE EN ŒUVRE a. Origine des Abron Conquêtes et Édification du Gyaman Organisation socio politique De la profonde crise qui secoue le royaume La genèse de la crise 3 – LES KOULANGOS a.II PEUPLEMENT ET OCCUPATION DU TERRITOIRE DISTRICT 1– LES DIOULAS 2– LES ABRON a. Exécution du festival g. Un comité de Pilotage b. Contexte et justification b. la capitale 4– LES LOBI 5 – LES AGNI CHAPTRE I : LE FESTIVAL DU ZANZAN I– TERMES DE REFERENCE 1 – IDENTIFICATION a. Un atelier scientifique d. f. Le village gastronomique e. d. Un Commissariat général c. Création du village du festival b. e. Un circuit touristique . Organisation politique b. Objectifs généraux c. b. Un Comité Régional 101 . La mise en scène de la fête des ignames c. De la naissance du royaume c. Bouna. c.

Cible 5 – QUELQUES DANSES DU ZANZAN NOMINEES AU FESTIVAL a. LE BEDOU Des Nafana DE BONDOUKO j. Programme ou dépliant Tract (flyers) Banderoles Les autres supports Communication en ligne Marketing des spectacles les relations avec les medias m. LA DANSE ASSALAM d. OBI DOM BIE g. f. LA DANSE ADJEMELE CHAPITRE 2 : L’IMPACT DU FESTIVAL I – IMPACT POSITIF 1IMPACT SOCIO CULTUREL k. Commission Finance h.d. LA DANSE GBOLO DE BONDO k. LA DANSE AHUIESSI TANDA c. ODONANYEH DE MAGAM BONDOUKOU e. les supports de communication utilisés par le festival Affiche. Commission hébergement i. Commission restauration. commission communication et marketing le plan de communication       l. LA DANSE YEMINAN DE NASSIAN i. j. LA DANSE KOMIAN f. Commission Sécurité et protocole g. LE BOURI DE BOUNA h. KODJO DE KOUNFAO b. Commission d’animation et de planification e.  n. commission transport – logistique 102 .

L’image du district II – IMPACT NEGATIFSLES EFFETS NEGATIFS SONT D’ORDRE SOCIAL 12SOCIAL ENVIRONNEMENTAL 3 EME PARTIE: PRESENTATION ET DISCUSSION DES RESULTATS ISSUS DE L’ENQUETE. 103 . Socialisation : des relations fraternelles et amicales. nationale et africaine     Les retombées économiques indirectes Les retraits d’argent Les dépenses des festivaliers Revenu chez l’habitant 4– IMPACT MEDIATIQUE a. Effets induits par la médiatisation du Festival b. Promotion de la production locale. La promotion et la sauvegarde de la langue Nafana 2 – IMPACT SOCIO POLITIQUE a. De l’attractivité pour de nouveaux habitants c. d. L’Estime de soi 3– IMPACT ECONOMIQUE a. La promotion des objets patrimoniaux c. Création d’emploi c. c. Des investissements pour accroitre les recettes d.a. Levier de développement du tourisme d. Développement de la Culture b. Du règlement de la crise par le festival du zanzan b. La promotion des costumes e. un espace d’échange d. Au plan touristique. b. Des injections nettes importantes dans les recettes annuelles. Découverte de jeunes talents.

Chapitre 1 : LIMITES ET RECOMMANDATIONS Au plan organisationnel : 12345Communication. L’augmentation des prix des denrées Hébergement La Sécurité Environnement

Chapitre 2 - LES DÉFIS ET SUGGESTIONS I - De la Construction du village physique du festival 1- description du projet 2- objectifs II- De la coopération 1- ouverture du festival aux autres au monde 2- production de la notoriété du territoire à travers le festival 3 - vulgariser les actes des ateliers scientifiques III - Stratégie Pour un développement durable 1- RECHERCHE DE FINANCEMENT a. Faire financer par les collectivités locales b. Manifester l’ancrage du festival dans la ville c. Gestion des retombées médiatiques d. Intégrer la ville à la communication du festival e. Intégrer le festival à la communication institutionnelle interne de la ville. 2 - RELATIONS PUBLIQUES a. Créer et structurer un réseau de correspondants b. Commanditer une étude auprès du public c. Etablir clairement une stratégie de communication d. Perfectionner la stratégie de communication e. Les sponsors et les médias CONCLUSION RESUME DU MEMOIRE

104

ANNEXES

Je souhaite remercier ici toutes les personnes qui ont accepté de participer à cette étude, en m’accordant de leur temps et en partageant avec moi leur connaissance du district et leur savoir

NOM ET PRENOM NANAN KUASSI TEHUA NANAN ADOU BIBI II OUATTARA IMBASSOU KOBENAN KOUMAN APPIAH PREMIER KOUAME DABILA FIENI KOUAKOU/ KOUAKOU PARFAIT KOUASSI KRA MATHIEU ATTA JEROME 10 KOBENAN ISMAEL YEBOUA ALINAN NANAN BINI KOUAKOU DIABAGATE ABDOULAYE NANAN KOUASSI ADJEMAN NANAN KOBENAN KOSSONOU ADJA TEYA MONIQUE GERMAIN GOUN FRANCOIS KOUASSI K CHRISTOPHE COULIBALY MAMADOU 20 DOGO ZAMA ANGAMA CALIXTE AKA KOUASSI BIO DIDIER YEBOUA YEBOUA ROSALIE KOFFI AFFOUA HELENE

LOCALITE KUAFO PINANGO BONDOUKOU TABAGNE TANDA TANDA TAOUDI KOUNFAO SANDEGUE BONDOUKOU BONDOUKOU TANDA KUASIDATEKRO AHINIFIE AMANVI FUMASSA NASSIAN GONTOUGONI PREFECTURE TAOUDI TANDA ABIDJAN BOUNA Bondoukou KOUASSI DATKRO TANDA

PROFESSION CHEF TRADITIONEL CHEF DU CANTON ELU CHEF TRADITIONNEL CHEF traditionnel/ DIRCETEUR REGIONAL ENSEIGNANT EMPLOYER RETAURANT PLANTEUR OUVRIER MACON COMMERCANTE/ CHEF TRADITIONNEL NOTABLE ROI DES ABRONS CHEF DU CANTON COMMERCANTE PREFET DE REGION SECRETAIRE GENERAL SOUS PREFT PREFET Commissaire général PREFET CHEF DE SEVICE MENAGERE MENAGERE

AGE 65ANS 60 ANS 42ANS 75ANS 56ANS 52ANS 45ANS /25ANS 57ANS 23ANS 22ANS 18ANS 56ANS 76ANS

SEXE M M M M M M M M M M M F M M M

74ANS 28ANS

M M M M M M M M

42 ANS 55ANS 41 ANS

M F F

105

KOFFI YA ROGER FRY A MAN KOKO KOUADJO BOUATENIN BINI ABENAN KRA JEANNE 30 N GRANGO AFFOUA KRA PALE SANSAN DONGO OUATTAA SEYDOU OUATTARA BOUSSI ANAKY KOUASSI FRANCOIS OUATARA DRISSA OUATTARA SIAKA DRI BI BLI PAUL TANOH KOUAME BADOU KOBENAN ISSOUF 40 KOFFI KOUAME KRA YAO NOEL KOBENA ADJARA OUATTARA ADAMOU KOUAENAN MENZAN YAO ASSOUMAN OUATTRA/ YAH FAKH HONORINE TAH ABENAN GENEVIEVRE DAPPAH GUANTUM KOBENQN KOSSONU KRA KOUAKOU SIMON 50 ABENAN GBOKO KOUASSI AKOUA KOSSIA TAMIA KOUASSI RENE KRA ANGOUA RICHARD ACKMEL EHOUMAN N ZOA ELISE JEROME ATTA REMY DUA ADOU FATOU 60 OUATTARA IBRAHIM SIE CHARLES KOUMAN AZA OUATTARA MARIATOU

N DAKRO SOGOLA SAPLI Sorobango TANDA TEHINI BONDOUKOU DOROPO KOUASSI DATEKRO TALAHIN TOMORA SANDEGUE SINFRA MORSANKRO TANDA KOUASI DATEKRO TANDA NASSIAN ASSUEFRY BONDOUKOU BOUNA BOUNA ABIDJAN ABIDJAN BONDOUKOU SAN PEDRO DOROPO TABAGNE KOUN FAO TANKESSE ABIDJAN TANKESSE ABIDJAN ABIDJAN TABAGNE PARADI BONDOUKOU BO NDOUKOU GOUMERE

cultivateur ENTREPRENEUR CULTIVATEUR ENSEIGNANTE ménagère PROFESSURE HOTELIER ARTISTE PLANTEUR GEOMETRE ENSEIGNANT SOUS PREFT /PROFESSEUR VENDEUR DE KIOSQUE PLANTEUR COMMERCANT MENAGERE ARICULTEUR / HOTELIER ENSIGNANTE DIRECTEURDEPARTEMENTAL BOUTIQUIER COMMERCANTE RESTAURATEUR MENAGERE COMMERÇANTE MENAGERE PLANTEUR COMMERCANTE ENSEIGNANT MENAGERE STATISTICIEN ENSEIGNANT VENDEUSE COMMERCANT ARTISTE CHANTEUR LYCEENNE COLLEGIENNE

32 ANS 45 ANS 22 ANS. 34 ANS 58ans 30 ANS 41 ANS 30 ANS 54 ANS 46ANS 34 ANS 58 ANS 51ANS 24ANS 55ANS 41 ANS 31 ANS 31 ANS 29 ANS 33ANS 50ANS 45 ANS 32ANS 31ANS 23ANS 34ANS 63ANS 54ANS 43ANS 38 ANS 33A NS 32 ANS 30ANS 23 ANS 26 ANS 34 ANS 17 ANS 14 ANS

M F M F M

M F M M M M M M M M F F M F F M F M F F F M F F F M M F M M M F

106

AMA SOLANGE KOSSIA BADU ABRAN JEANNETTE HADJA MANDJALIA ADJOUA FODJO KOBENAN A MBAST 70 SIE ABOUBACAR SOUMAILA YAO XAVIER PHILIP ANGE GNANINH FOFANA ALI GERMAIN DJAH KROU PATRICK KAMAGATE ALI M MAH CAMARA MATY GBANE ALINE KOSSIA GERARD KOUAKOU KOFFI GBOKO GBOKO KOUAKOU ADJOUMAN ADJA KRA KOUAKOU N ZIAN FRANCOIS KOUADIO KOUMAN AKOUA FROUMA KOUADIO AFFOUA FOFIE YAO AKOUA CATHERINE KOBENAN SOLOKO KOUADIO YAH DAGBOLO SIMPLICE KOUAME OUATTARA BRAHIMA BOUA YAOUA FRANCOISE BENIE MATHIAS DIBY KOBENAN BARTHELEMY YAOUA ANTOINETTE YEBOUA AFFOUA SIAMAN DONGO KOSSIA TEHUA 100 N DA YAO YAO KOFFI EMILE AMOIN EUGENIE GHANA/SAMPA SAMPA /GHANA SAMPA/GHANA BONDOUKOU BNDOUKOU KOUNFAO BOUNA TEHINI FRANCE BENIN SEGUELA BOUAKE KOUNFAO BONDOUKOU MALI BONDOUKOU MOTIAMO SOKO BONDOUKOU KEKERENI TABAGNE MAGAM TABAGNE ABEMA SOKO PETEYE KAMALA BOIHIA KALOM BO NDOUKOU BOUNA TRANSUA TRANSUA MAGAM BOROMBA BETTIE ASSUEFRY ASSUEFRI KOUNFAO COMMERCANTE COMMERCANTE COMMERCANTE COMMERCANTE MENAGERE CULTIVATEUR HOTELIER HOTELIER TOURISTE JOURNALISTE TV5 JOURNALISTE JOURNALISTE JOURNALISTE DIERCTEUR DE RADIO JOURNALISTE JOUNALISTE POTIERE GUIDE TOURISTIQUE GARDIEN SITE TOURITIQUE ENSEIGNANT DANSEUSE TAPEUR DETAM TAM BOUTIQUIER MENAGERE VENDEUSE D IGNAME MENAGERE PRETRE TRADITIONEL CHASSEUR TRADITIONEL CHEF DE VILLAGE PRESIDENT D ONG PRESIDENTE ASSOCIATION ONG SUSSUPAPA ONG SUSSUPAPA PRESIDENTE D ONG MENAGERE MENAGERE ACTEUR FESTIVAL ACTEUR FESTIVAL ACTRICE FESTIVAL 26 ANS 32 ANS 30 ANS 57ANS 55 ANS 41 ANS 28 ANS 38 ANS F F F F F M M M M M M M M 43 ANS M F F 36 ANS 22 ANS 27 ANS 34ANS 15 ANS 31 ANS 22ANS 49 ANS 39 ANS 33 ANS 41ANS 59 ANS 16 ANS 43ANS 45 ANS 42A NS 62ANS 46ANS 30 ANS 43ANS 20 ANS 19 ANS 21 ANS F M M M F M M F F F M M M M F M M F F F M M F 107 .

SIATA TOURE ABIBA TOURE OUATTARA SIAKA YAO SIAKA OUATTARA DABILA SOUMAILA OUTTARA SOUMAHORO SOULEYMANE YAO N GOROMA KOUADJO KOFFI BOUATENIN KADER SEBASTIEN SECREDOU KOABLAN DEMBA DIALLO YEO ISSA KEITA MOUSSA OUATTARA ADOLPHE SOLANGE KOBLAN DAOUDA TIMITE DR BINI KOUAKOU KOUASSI FIDEL OUATTARA ABOU KOUAME GEREMIS KPAGNI SEYDOU OUATTARA OUATTARA SITA YAO GILBERT KOMOE YAO KOFFI EMILE DAOUDA OUATTARA SIAKA KOUAKOU OUATTARA BADOU KOUAKOU GILBERT KOUASSI FIRMIN KOUAKOU DONGOSSI FADEL RAGY NICOLAS SALI OUATTARA KROTOUMUATTARA BAMBA SALIA KOKO ADJARA OUATTARA NIALLE CAMARA KRA JOSEPHINE KOBENA ADJARA OUATTARA FRANCOIS KOUASSI DAPA ABENAN GISELE BONDOUKOU SOROBANGO BONDOUKOU NASSIAN NASSIAN PODIAGOUINE KOROBO SAPLI ONUCI FM TOP VISAGE RFI FRATENITE MATI LE PATRIOTE NOTRE VOIE SOIR INFO BOUNA ABIDJAN BONDOUKOU SANDEGUE PINDA BOROKO KOUASIDATEKRO BOIHIA KOKOMIAN SOKO TABAGNE LAOUDI BA GOUMERE SAPLI SEPINGO TABAGNE BONDOUKOU SANDEGUE GOUMERE BONDO ASSUEFRY BOUNA MAGAM KOTOUBA ABIDJAN BONDOUKOU COMMERCANTE COUTURIERE MECANICIEN ENCADREUR DE TROUPE ACHETEUR DE NOIX CAJOUX OPERATEUR ECONOMIQUE ENTREPRENEUR PLANTEUR JOURNALISTE REPORTEUR PHOTO JOURNALISTE JOURNALISTE JOURNALISTE JOURNALISTE JOURNALISTE VACANCIER CONSULTANT CHOMEUR REPARATEURS MOTOS MENUISIER ADMINISTRATEUR ETUDIANTE TECHNICIEN BATIMENT GUIDE TOURISTIQUE TOPOGRAPHE AGENT IMMOBILIER POMPISTE GENERALISTE LIBRAIRE GROSSISTE DETAILLANT COMMUNICATEUR CHAUFFEUR AGENT DE SANTE BANQUIER INFORMATICIEN DOUANIER AVOCAT IMPRIMEUR 29 ANS 31ANS 33ANS 53ANS 45 ANS 39ANS 43 ANS 34ANS F F M M M M M M M M M M M M F 34ANS 44 ANS 24ANS 24ANS 34ANS 44ANS 25ANS 28ANS 33 ANS 34ANS 19ANS 26ANS 37ANS 54ANS 36 ANS 28 ANS 27 ANS 34 ANS 28 ANS 45 ANS 37 ANS 34 ANS 46 ANS 30 ANS F M M M M M M M M F F F M M F F M F F F F M F 108 .

secrétaires. vendeurs d’objet d’art. technicien bâtiment. maires. imprimeurs. communicateurs. juristes. topographe. électriciens. militaires. avocats. Musicien 109 . chauffeurs. administrateurs. journalistes. agents de santé. consultants. libraires. comptables. assistants. informaticiens. s. guide touristique généralistes. éducateurs. agent immobilier. banquiers. douaniers. directeurs régionaux. pompiste.KOUAME AKOUA NAGAZIBORI SALI FOFANA JOSIANE KOUASSI DOUBIA DONGO ESTELLE COULIBALY NADEGE YABRA VERONIQUE IRENE ADIOUA N GROUMA PELAGIE YAOUA OUATTARA ANZATTA KOSSIA NADINE TANDA BOUNA BONDOUKOU ABIDJAN ABIDJAN KOUNFAO TANKESSE TANDA BONDOUKOU NASSIAN POLICIER MILITAIRE INFORMATICIEN ASSISTANT INGENIEUR EDUCATEUR COMPTABLE PHOTOGRAPHE OUVRIER ANIMATEUR 33ANS 36ANS 44ANS 17ANS 33 ANS 37 ANS 27 ANS 28 ANS 24ANS 20 ANS F F F F F F F F F F Echantillonnage La répartition est ainsi faite : Par occupation enseignants. ingénieurs.

l’impact sur lesquels signifie une redistribution du même impact sur toute la famille. GUIDE D’ENTRETIEN 1. Pour le guide d’entretien. Quelles sont les activités économiques à court terme qui déclineraient ou disparaitraient dans la région si le Festival n’existait pas ? Citez ces emplois et pourquoi ! 2. l’hôtellerie. Quelle est la part des recettes financières apportées par les festivaliers dans vos recettes annuelles ? Donnez les chiffres ! Combien les européens dépensent ? Dans quoi ? Combien les africains de la sous-région dépensent ? Dans quoi ? 3. 1. Par genre 0 Par âge Les jeunes qui constituent l’avenir de la région ont été ciblés : Les jeunes de 21 à 40 ans constituent 58%. Quelle est la différence entre vos recettes et vos investissements pour le Festival ? Citez les investissements et les sommes engagées ! Vos recettes ! 110 . ONG et acteurs de développement. Les moins de 40 ans constituent plus de 63% de l’ensemble des personnes interrogées. l’assainissement. Il est à signaler que 17% n’ont pas donné leur âge. 20 personnes ont été ciblées notamment dans la restauration.Les travailleurs sont plus nombreux dans l’échantillonnage car ils constituent les chefs de famille.

Cette enquête est réalisée dans le cadre e l’évaluation de l’impact socio économique du Festival du ZANZAN. QUESTIONNAIRE GENERAL Messieurs. Que recommandez-vous pour la réussite du Festival ? 2. allez-vous payer moins de taxes ? Donnez la différence ! 6. Que savez-vous de l’hébergement? 11. Que fait le Festival pour la culture du district ? Citez un à un ! 09. Quel est l’effet négatif du Festival ? 14. Quel est l’effet positif du Festival ?pour la région. date et lieu : 2 Quels sont les effets positifs du Festival DU ZANZAN sur LE DISRICT DU ZANZAN. Que fait le Festival dans le domaine de l’environnement pour le zanzan? 10.vous ? 7. Quel est le taux des nationaux sur l’ensemble des festivaliers dans vos recettes ? Combien de festivaliers ivoiriens viennent sur l’ensemble ? Combien le festivalier dépense ? 08. Combien d’emplois le Festival crée au sein de votre entreprise ? Citez les emplois. Nom et Prénom : Profession : Résidence : Genre : Homme Femme Age : 1 Connaissez-vous le Festival du Zanzan ? OUI NON Si Oui. Quel est le taux de vos gains qui reste dans la région ? 12. leur durée et la rémunération 5. Mesdames. Nous vous remercions de votre collaboration et pour le temps que vous allez consacrer à répondre ce questionnaire. pour la ville 13. Si le Festival n’existait pas.4. Quelles sont vos régions partenaires commerciaux dans le cadre du Festival ? Qu’achetez-vous ou que vendez. sa population et vous personnellement ? …………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………… 111 .

/2012 Nous vous remercions de votre participation 112 .…………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………… …………………….. 3 Quels sont les effets négatifs du Festival du Zanzan sur Le DISRICT du ZANZAN.. sa population et vous personnellement ? …………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………… 4 Quelles sont selon vous les limites du festival ? …………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………… ……………………………… 5 Que suggérez-vous pour une meilleure réussite du Festival ? …………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………… Date …./…..

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