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Un temple doit remplacer la mosquée

El-Aska
En lisant le communiqué suivant au
sujet de la reconstruction du
Temple, et en réfléchissant au fait
que cet exposé (traduit en allemand
pour le NAI) a paru dans un journal
saoudien, nous nous rendons
compte, incontestablement, que les
Arabes sont mieux informés sur
l'accomplissement de la parole
prophétique que beaucoup de
chrétiens! Nous sommes persuadés
que de nombreux Arabes
connaissent exactement l'histoire et
l'avenir du peuple juif. C'est
pourquoi, ce communiqué est
bouleversant et significatif tout à la
fois. En outre, il vient d'un endroit
d'où on l'attendait le moins, bien
qu'il ressorte un grincement de
dents de ces lignes, c'est-à-dire,
l'inimitié des peuples arabes contre
Israël. Mais Dieu tient Sa parole et
Il l'accomplira!
Plans juifs dévoilés
(Arab News) DE LA JERUSALEM
OCCUPEE. Ici, les militants juifs
parlent ouvertement de leurs plans
et de leurs intentions. Ils veulent
démolir la mosquée El-Aksa et la
remplacer par un grand Temple
juif.
J'ai eu plusieurs fois l'occasion de
visiter le Harem el-Sharif (territoire
au Mont du Temple; réd). Pour les
musulmans, c'est le lieu le plus saint
de Jérusalem.
Je me suis aussi mêlé à des groupes
de touristes devant le Mur des
Lamentations où prient les Juifs.
J'écoutai attentivement le guide
israélien qui, en désignant le Dôme
du Rocher, expliqua à son groupe:
«Le jour viendra où, à cet endroit,
nous construirons le troisième
Temple, car tous les plans sont prêts
et, mieux encore, le matériel
nécessaire, caché à un endroit
secret, est disponible!
Déjà aujourd'hui, deux écoles
religieuses de la Yeshiva enseignent
aux étudiants le sujet du sacrifice
des animaux, afin de les préparer à
ce service pour l'époque du nouveau
Temple. De même, à la Yeshiva-
Ateret-Cohanim, autre école
religieuse juive dans la vieille ville,
non loin du Mur des Lamentations,
l'étude est entièrement centrée sur
le service du Temple. Car nos sages
nous ont appris que la négligence de
cet enseignement était un péché».
Lors de mes différentes
«promenades» à travers la vieille
ville de Jérusalem, j'ai appris par
d'autres sources que, par exemple,
David Elbaum, immigré juif de
Roumanie, fabriquait du tissu en
pur lin. Selon ses dires, ce tissu
serait destiné à la confection des
vêtements sacerdotaux quand le
Temple sera construit. Et il cite
Matiyahu Hacohen, l'un des
responsables de la Yeshiva qui avait
dit: «Aussitôt que le grand rabbinat
et le gouvernement israélien nous
auront donné le feu vert, nous
pourrons commencer
immédiatement à construire le
Temple»! Son petit atelier n'est
qu'un exemple de toute une série
d'autres ateliers où des Juifs, selon
les consignes reçues ou les sources
traditionnelles, confectionnent les
objets et les ustensiles nécessaires
pour le nouveau Temple.
Lors d'une autre visite au Mur des
Lamentations, j'ai entendu un guide
israélien du nom d'Amin dire aux
touristes et pèlerins que les
musulmans avaient ajouté aux deux
mosquées sur le Mont du Temple
une petite coupole (cp. photo de
couverture des Nouvelles d'Israël de
novembre 1985; la réd.), dans le but
de décourager les Israéliens dans
leur projet de construction du
Temple. Ils seraient obligés de
reconnaître le manque de place et
les difficultés que cela
représenterait. «Cependant, il y a
encore de la place pour le nouveau
Temple sans même gêner les autres
bâtiments», continua le guide Amin.
«Dans ce cas», demanda un pèlerin,
«vous ne pensez pas démolir les
deux mosquées»? Amin répondit:
«En soi, on pourrait les laisser.
Pour nous, il n'est pas nécessaire de
les perturber ou les mépriser. C'est
pourquoi, nous nous disons:
Pourquoi ne pas aussi bâtir notre
temple à cet endroit? Ce serait
l'occasion pour la mosquée et le
Temple de coexister. Mais, quoi qu'il
en soit, nous préférerions un lieu
nettoyé des deux mosquées. Et pour
cela, une intervention de Dieu n'est
pas exclue pour les démolir. Par
exemple, par un tremblement de
terre ou par autre chose. Dans cette
région du monde vivent 400
millions d'Arabes et seulement
quatre millions de Juifs.
C'est pourquoi, il ne serait pas bon
si les Juifs entreprennent quelque
chose eux-mêmes pour détruire la
mosquée». Le guide Amin croit à
une intervention divine qui
réglerait toute la situation. Il pense
qu'une rupture des couches
stratifiées pourrait entraîner un
tremblement de terre qui
ébranlerait cette région jusqu'ici
intacte. En outre, il attire
l'attention sur le fait suivant: Selon
la doctrine de la Yeshiva, toutes les
nations reconnaîtront-là, au
moment de la construction du
Temple, la volonté de Dieu!
Dernièrement, on a découvert un
vieux tunnel qui commence près du
Mur des Lamentations et se termine
au-dessous de l'Esplanade du
Temple. Le cheik Muhammed
Shakra, directeur de la mosquée El-
Aksa, le considère comme l'un des
plus vénérables des lieux sacrés de
l'islam. Il est persuadé que, dans
l'intention de trouver des vestiges
du Temple, les Juifs fanatiques
pourraient abîmer le tunnel par les
fouilles. Lors d'une conférence de
presse, le cheik Shakra déclara que,
jusqu'à présent, «les Juifs n'avaient
aucune preuve qu'un Temple ait
jamais existé ici». Les dernières
fouilles n'ont eu pour résultats que
des reliques du temps des
Omayades et des Abasides, ainsi
que de l'époque ottomane. Pendant
les travaux dans ce vieux tunnel, où
Palestiniens et Juifs se sont heurtés,
deux personnes furent blessées et 22
arrêtées, après quoi Shakra fit
appel à la guerre sainte afin de
libérer les régions islamiques
occupées par Israël.
J'ai discuté récemment avec
l'archéologue américain Gordon
Franz, qui avait effectué des fouilles
autour et à Jérusalem pendant un
an. Franz m'expliqua avoir marché
lui-même dans ce tunnel. Il l'avait
trouvé suffisamment haut pour s'y
tenir debout aisément. Avec cet
archéologue comme guide, j'ai
visité la maquette de la vieille
Jérusalem exposée au Holy Land
Hôtel (dans la partie ouest de
Jérusalem). Ce modèle donne une
idée de la ville sainte du temps de
Christ - ou, selon ce que dit la
littérature israélienne, de l'époque
du second Temple. Alors que nous
étions en train d'examiner la
maquette, Franz Gordon, qui
conduit lui-même de temps en temps
des groupes de touristes vers ce
lieu, me dit: «Cette maquette a été
construite par Michael Avi-Yonah,
professeur à l'université hébraïque,
mort il y a quelques années. Il
s'était imaginé la ville de Jérusalem
telle qu'elle devait être avant sa
destruction par le général romain
Titus, en l'an 70 après Jésus-Christ.
Cependant, il existe à Jérusalem un
grand problème, c'est-à-dire
l'emplacement exact des vieux murs
de la ville. C'est pourquoi, on ne
pourra localiser le saint sépulcre
qu'en découvrant le lieu exact des
anciens murs. Nous allons de
l'inconnu à une chose plus connue».
Continuant ses explications, Franz
me rend attentif, sur la maquette, à
la porte de Jaffa: «Ici, c'est la région
bien connue autour de la citadelle.
Il y avait là un mur, appelé le
troisième mur, qui s'étendait de la
porte de Jaffa jusqu'aux casernes de
police actuelles de Jérusalem-Ouest.
Cette tour était appelée la tour de
Psephinus. L'historien juif Josèphe
Flavius avait dit que l'on pouvait
voir, du haut de la tour, les
montagnes de la Transjordanie
ainsi que la Méditerranée. A une
place, il mentionne la hauteur de la
tour de 35 m. A cet endroit se trouve
actuellement le bâtiment d'une
banque qui atteint à peu près la
même hauteur. De là, il est en effet
possible de voir, par une journée
claire, les montagnes et la
Méditerranée. Nous avons donc ici
un point précis. De plus, on trouve,
dispersés, partout dans la ville, des
restes du mur. Avi-Yonah
construisit ce modèle en se référant
essentiellement aux vestiges
archéologiques et aux origines
écrites. Comme sources écrites, il
utilisait la Bible, ainsi que les écrits
rabbiniques et ceux de Josèphe. Et,
au fond, c'est là aussi qu'il prit les
indications sur les mesures du
Temple. Car, aussi bien les sources
rabbiniques que celles de Josèphe
décrivent les dimensions du Temple.
Pour moi, le côté le plus important
de ce modèle est d'entrevoir à peu
près l'aspect de Jérusalem au temps
de Christ, ce qui représente une aide
précieuse pour l'étude du Nouveau
Testament».
A ma question s'il existait une
preuve de ce que le Temple ait
réellement été situé à l'endroit
indiqué par le dessinateur de
l'esquisse - endroit où se trouve
aujourd'hui le Dôme du Rocher et la
mosquée El-Aksa - il dit: «On n'a pas
de preuve, ni dans un sens, ni dans
l'autre». Seulement, il y a des gens
qui «admettent» que c'était bien là.
Ces gens, qui font cette hypothèse,
serait-ce Avis-Yonah? «Oui, c'est
bien lui», dit Franz Gordon. «C'est
pour différentes raisons, politiques
et autres, qu'il énonça plusieurs
suppositions dans son modèle».
Personnellement, je pense que les
Israéliens auront participé au
financement de la maquette,
puisque Avi-Yonah était aussi
Israélien.
L'archéologue continua ses
explications: «Les théories sur
l'emplacement du Temple sont les
suivantes:
La première affirme que le Temple
s'était trouvé à l'endroit du Dôme
du Rocher actuel. C'est la thèse
traditionnelle, adoptée par la
plupart des gens. Peut-être est-ce
par ignorance, ou parce 'qu'ils
pensent que tout le monde pense
ainsi. C'est pourquoi, ils disent (les
sionistes): Le Dôme du Rocher doit
disparaître! Ils parlent d'une
intervention de Dieu, par exemple,
par un tremblement de terre, ou ils
espèrent vivement que quelqu'un y
dépose un jour un peu de dynamite.
La thèse du tremblement de terre
pose un problème. C'est que le Dôme
du Rocher a subsisté malgré
plusieurs tremblements de terre. S'il
devait y en avoir un autre, peut-être
la mosquée El-Aksa serait-elle
détruite, mais pas le Dôme du
Rocher, qui est un bâtiment
absolument parfait dans son
architecture. Je n'ai aucune idée, de
la façon dont s'effectuera cette
destruction, mais quelque chose se
passera. Une chose est certaine, il y
aura un autre Temple. Seulement,
ne me demandez pas comment, par
qui, quand et où!
La deuxième idée provient du
rabbin Goren (le chef des Ashkenas
en Israël, le grand rabbin Shlomo
Goren). Il place le temple à
proximité du côté nord du Dôme du
Rocher.
La troisième thèse est soutenue par
ceux qui affirment que le Temple
était situé au nord de la place du
Temple. Ils prétendent que le Lieu
Très Saint se trouve immédiatement
à côté du Dôme de l'Esprit.
Cependant, cette idée me semble
poser des problèmes d'ordre
archéologique.
La quatrième théorie veut que le
Temple existe déjà - sous la forme de
la grande synagogue à la rue
George V, en face de l'hôtel Plaza.
Les défenseurs de cette thèse
justifient leur point de vue par un
texte d'Esaïe où Dieu demande: Où
est ma maison? De ce fait, on peut
interpréter qu'elle n'est pas
forcément sur le Mont du Temple,
mais n'importe où. Cette idée fut
présentée par David Weber, de la
Südwest-Radio-Kirche.
Une femme immigrée de New York à
Haïfa, proposa une cinquième
suggestion. Elle dit: Le Temple sera
construit sur la montagne de Sion.
Mais nous ne connaissons pas
l'endroit de cette montagne. C'est
pourquoi, avant de commencer avec
la reconstruction, il nous faut
attendre un signe du Seigneur qui
nous dira où se trouve la montagne
de Sion'. Je ne sais de quelle source
elle tire cette information car, à
mon avis, nous connaissons
l'endroit de cette montagne.
Cela indique qu'il n'y a encore
aucune précision quant à
l'emplacement du Temple, qui est un
sujet de grande controverse.
Lorsque je me rends sur le Mont du
Temple, j'aime à faire voir aux gens
les réalités de la vie de Christ et
comment Il prêchait la vérité dans
ces lieux historiques. En Jean 8,
Jésus s'adressa aux chefs religieux
qui parlaient de leur père Abraham.
Il leur dit: Vous avez pour père le
diable' (Jn. 8, 44a; la réd.). Jésus
parlait sans détour et allait
directement au fond des choses».
Franz Gordon parle donc de ceux
qui revendiquent le droit des
descendants d'Abraham. Il ajoute
que les sionistes chrétiens qui
cherchent à détruire la mosquée
afin de la remplacer par un temple,
sont plus que des fanatiques - «des
fanatiques évangéliques,
prophétiques»!
Il est bien connu que les chrétiens
aux Etats-Unis qui soutiennent le
sionisme, récoltent d'énormes
sommes d'argent. Cet argent est
destiné aux Juifs qui veulent
construire le Temple à la place de la
mosquée. Ces sionistes chrétiens,
qui travaillent avec les sionistes
israéliens, se sont joints aux
«croyants de la fondation du Mont
du Temple». Le directeur à plein
temps de cette organisation aux
USA est le Dr Charles Monroe.
Therry Reisenhoover, devenu riche
par «Oklahoma Oil», est
responsable des finances. Il s'est
attribué cette place lui-même et -
selon lui - c'est Dieu qui l'aurait
choisi, comme Néhémie, pour
construire le Temple juif. En outre,
un Israélien du nom de Stanley
Goldfoot représentait la fondation à
l'extérieur. En ce qui concerne les
Juifs qui nient la divinité de Christ
mais qui, en même temps,
collaborent avec les chrétiens qui
attendent la seconde venue de
Jésus, Goldfoot expliqua à un
journaliste israélien: «Je vous l'ai
dit il n'existe aucun dialogue. Je
leur ai fait comprendre que je
n'admettrai jamais leur point de
vue, comme eux n'admettront pas le
mien.
Toutefois, s'ils désirent nous donner
un coup de main avec sincérité,
nous sommes prêts à les accepter».
D'autres chrétiens, membres de
«l'ambassade chrétienne à
Jérusalem» et du «Holy Land
Institut», se gardent de dire s'ils
soutiennent ou non ces «croyants».
J'ai demandé à George Giacumakis,
fondateur du «Holy Land Institut»,
centre bien établi, où les chrétiens
étudient l'archéologie, la théologie
et d'autres matières se rapportant à
la Terre Sainte, de me mettre en
contact avec Goldfoot. Giacumakis,
qui est en bonnes relations avec les
Israéliens, prit sa tête entre ses
deux mains et s'écria: «Oh non, vous
ne pourrez le voir! Souvenez-vous
qu'il retourne à l'Irgun». Puis,
pointant son index vers l'hôtel de
King David, il ajouta «que Goldfoot
avait été chargé de diriger
l'opération où, par une explosion de
dynamite, 95 personnes furent
tuées. Il ne s'arrêtera à aucun prix.
Son idée, c'est de reconstruire le
Temple, et il n'hésitera pas à
employer même la force».
Giacumakis n'est pas pour la
violence. «Si elle est utilisée, ce n'est
pas moi qui soutiendrai cette façon
d'agir». Des extrémistes militants
juifs ont cherché, à plusieurs
reprises, à attaquer des lieux
islamiques sacrés.