Vous êtes sur la page 1sur 7

La microbiologie est la science qui étudie les êtres vivants microscopiques.

MICRO / BIO/ LOGIE

Petit Vivant Science

La science de la microbiologie n’a commencé qu’avec l’invention du microscope dans la


moitié du XVIe siècle et ce n’est qu’au XVIIe siècle que Robert Hooke et Antoine Van
Leeuwenhoek ont répertorié les premiers mycètes, bactérie et protozoaires. Pour la première
fois, à la fin du XIXe siècle, des pensées concernant le rôle des microbes dans
l’environnement et la médecine se sont développées. Louis Pasteur a réfuté la théorie de la
génération spontanée (qui relatait que des organismes vivants naissaient spontanément à partir
d’un matériel inorganique) et le développement des techniques de culture stérile de Robert
Koch lui permirent de monter de façon univoque qu’une bactérie était responsable d’une
maladie particulière. Depuis, la science a progressé considérablement, car la microbiologie
affecte tous les aspects de la vie de l’environnement.

1
I- INTRODUCTION :

Pour faire des recherches microbiologiques, le chercheur devra effectuer tous les
prélèvements nécessaires dans des conditions d’asepsie rigoureuse. Ces prélèvements peuvent
êtres soit liquides comme les urines, le sang, …, soit solide comme les selles, …etc.
Pour effectuer de bonnes recherches, le bactériologiste à la possibilité de choisir entre 2
méthodes d’examens microscopiques :
 Examen direct à l’état frais.
 Examen indirect avec des colorants.
Le plus utilisable est l’examen direct puisque il permet l’observation des germes à leur état
vivant et permet aussi de mettre en évidence :
• L’absence ou la présence de bactéries ainsi que leur abondance.
• La morphologie et le mode d’assemblage des bactéries suivant le
tableau :

Forme Organisation des Exemple


cellules
Cocci-bactéries sphériques  En chaînettes  Streptocoque
 En grappes de raisin  Staphylocoque
 Par paires  Neisseria
(diplocoques)
 En cube (paquets)  Sarcina

Bacilles-peuvent être très  Seuls  Pseudomonas


courts (cocco-bacille) ou
 En filaments  Bacillus spp
longs

Bactéries spiralées et
flexibles-spirochètes  Treponema
 Borrelia
En forme de virgule-appelée
vibrio  Vibrio

Spirillum-bacilles rigides,
longs et courbés  Rhodospirillum

Bourgeon-cellules à
extensions tubulaires ou tiges  Rhodomicrobium

Pléomorphe-bactéries de
forme différentes  Branches de filaments  Corynebactéries
mycélium-like
 Streptomycètes

2
• La mobilité : de nombreuses bactéries utilisent une structure spéciale, le
flagelle, pour leur mobilité. Le flagelle bactérien est une structure longue et
fine (20nm), libre à une extrémité et attachée à la cellule au niveau de l’autre
extrémité. La position et le nombre de flagelle sont utilisés pour la
classification. Les flagelles polaires sont localisés à un ou aux deux pôles de
la cellule. Lorsque des flagelles se trouvent à des sites différents sur la cellule,
celle-ci est appelée péritriche ; lorsqu’ils sont localisés à une extrémité de la
cellule, elle est appelée lophotriche.

II- BUT :

Le but de l’examen à l’état frais consiste sur l’observation microscopique des


bactéries vivantes. Cette méthode permet de mettre en évidence :
 L’existence ou pas de germes.
 La morphologie des bactéries qui est l’une des principales
étapes de l’identification bactérienne.

3
 La mobilité : une bactérie mobile doit se déplacer dans le
champ microscopique avec un mouvement qui lui est propre.
Cette mobilité ne doit pas être confondue ni avec le
mouvement BROWNIEN ni avec le mouvement
SINUSOIDAL.
 Le mode d’assemblage c'est-à-dire comment elles sont
disposées ; libre ou liées.
Il est également possible d’apprécier la quantité approximative
des bactéries par champ microscopique et en déduire les
paramètres observés. Ce renseignement peut être important, en
particulier lorsqu’un isolement doit être effectué à partir du
produit examiné.

III- PRINCIPE :

Cette méthode consiste à analyser un prélèvement entre lame et lamelle


d’une suspension diluée, après observation au microscope optique, on peut en déduire la
présence ou l’absence de germe.

IV- MATERIEL UTILISE :

1- Paillasse :

C’est le poste destiné aux manipulations stériles.

2- Bec Bunsen :

Trépied à feu qui sert à flamber les instruments en verrerie.

3- Tube à essai :

Tube de verre cylindrique à une seule ouverture, il est utilisé pour ensemencer.

4- Pipette Pasteur :

Tube de verre à deux bouts, l’extrémité fine à un diamètre de 1mm, l’extrémité large
est bouchée avec une poire en caoutchouc, sa longueur est d’environ 250mm ;après
usage il faudra l’immergée dans un bac d’eau de javel avant de la jetée.

5- Lame et Lamelle :

C’est des plaques en verre l’une est très fine par rapport à l’autre, utilisées sous
microscope.

4
6- Microscope Optique :

Instrument utilisé pour obtenir une image agrandie d’objets, d’organismes vivants, ou
de détails minuscules ou invisibles à l’œil nu.

7- Suspension Bactérienne :

C’est un milieu de culture + germes.


Dans notre expérience on à utiliser une pipette pasteur non stérilisé mise dans un tube
à essai + milieu d’enrichissement contaminé exprès pour les besoin du TP, pendant
15 jours + l’eau distillé pour diluer la suspension.

V- TECHNIQUE :

1- Préparation :
Avant de commencer la manipulation, il est nécessaire de nettoyer la paillasse avec
l’eau de javel.
Le Bec Bunsen sera placé sensiblement au centre du poste de travail, à 25cm du bord
de la paillasse.
Faire passer rapidement l’orifice du tube qui contient le liquide à prélever sur la
flamme avant de l’ouvrir.
On stérilise la pipette pasteur (en la passant sur la flamme) par flambage.
Le tube doit toujours être tenu obliquement, son ouverture dirigée vers la flamme.
Introduire l’extrémité de la pipette jusqu’au contact du liquide en évitant de toucher
les parois du tube, on bouche l’extrémité de la pipette avec le pousse quelque
secondes afin que le liquide monte dans la pipette par capillarité.
Après le prélèvement on fait un nouveau flambage du tube et le rebouché.
Placé le tube délicatement dans le portoir.

On essuie la lame avec papier hygiénique et on la passe sur la flamme, laissé refroidir
quelques secondes pour ne pas contaminer le prélèvement.
Après on pose une goutte du prélèvement et on la recouvre délicatement par une
lamelle stérilisée.
La goutte doit être suffisante et proportionnée à la lamelle, le liquide ne doit pas
déborder.
Après la déposition du prélèvement ; on flambe la pipette et on la plonge dans un
bocal d’eau de javel.
On maintient la lamelle sur la lame par la technique de blutage qui consiste à souder
les 4 bords par un produit solidifiable et imperméable à l’air qui est la paraffine afin
d’éviter la dessiccation rapide de la préparation et de la protéger des contaminations ;
et ensuite on passe à l’observation sous microscope optique.
Remarque :

La pipette pasteur, les lames et les lamelles sont à usage unique c’est-à-
dire qu’on les utilise par une seule reprise puis on les stérilise et on les jette.

5
2-Observation :

Avant de commencer notre examen microscopique on observe d’abord


par l’oculaire s’il y a des germes ou pas, pour assurer une bonne observation. Après on met la
lame et la lamelle déjà préparée et on fait une observation avec l’objectif :
1èreobservation : (grossissement × 10) état général.
2ème observation : (grossissement × 40) une vue plus claire.

Résultats :
3-Résul

Au grossissement × 40 on a confirmé la présence des germes vivants dont les


caractéristiques sont les suivants :

 Forme : on a observé différentes formes


 Forme plus ou moins arrondie ou sphérique appelée Cocci.
 Forme cylindrique ou en bâtonnets droits appelée Bacilles.
 Mobilité : la majorité des bactéries observées sont mobiles avec présence de certaines
bactéries immobiles mais elles vibrent.
Cette mobilité ne doit pas être confondue ni avec le mouvement BROWNIEN (trajet des
bactéries est rectiligne) qui est caractéristique des bactéries polaires, ni avec le

6
mouvement SINUSOIDAL (trajet des bactéries est courbé, serpenté) qui est
caractéristique des bactéries peritriches.
 Nombre : on a observé un bon nombre de bactéries.
 Mode d’assemblage : on a vue plusieurs types d’assemblage ; en Chaînette,
Streptocoques, Diplocoques, en Amas.

Bacille
Cocci

Lame

Lamelle

Chaînette
Amas

VI- CONCLUSION :

D’après les résultats qu’on a obtenu, on peut déduire que examen


microscopique à l’état frais permet de mettre en évidence les caractéristiques des bactéries
observées : la forme, la mobilité, le mode d’assemblage, …etc.
Et permet aussi l’identification et l’orientation bactérienne.