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CAMPAGNE ÉLECTORALE

CAMPAGNE ÉLECTORALE SELON LE SG DU MINISTÈRE DE L’INTÉRIEUR 25.800 candidats en 2012 contre 12.200 en

SELON LE SG DU MINISTÈRE DE L’INTÉRIEUR

25.800 candidats en 2012 contre 12.200 en 2007

MOT D’ORDRE DES PARTIS AU 3 e JOUR

P ré s e rve r la s ta b ilité n a tio n a le

PP. 3 à 7

26 Djoumada El Aouel 1433 - Mercredi 18 Avril 2012 - N°14488 Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287

Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287 LA REVOLUTION PAR LE PEUPLE ET POUR LE PEUPLE

LA REVOLUTION PAR LE PEUPLE ET POUR LE PEUPLE

RAPPORT DU FMI SUR LES PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES MONDIALES POUR 2012 ET 2013

LES PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES MONDIALES POUR 2012 ET 2013 RÉUNION DU FORUM GLOBAL DE LA LUTTE CONTRE
RÉUNION DU FORUM GLOBAL DE LA LUTTE CONTRE LE TERRORISME À ALGER La criminalisation du
RÉUNION DU FORUM GLOBAL
DE LA LUTTE CONTRE
LE TERRORISME À ALGER
La criminalisation
du paiement
de rançon aux
terroristes
P.
9
YASMINA KHADRA
À EL MOUDJAHID
Indicateurs
favorables
pourl’Algérie
«J’ai toujours eu une
foliequis’appelle
lalittérature»
P. 8
P.
17
Ph. Nesrine T.
2 EL MOUDJAHID
2
EL MOUDJAHID
- Météo Nuageux Sur les régions Nord, prédominance du soleil. Les vents seront modérés à
-
Météo
Nuageux
Sur les régions Nord, prédominance du soleil.
Les vents seront modérés à assez forts vers les ré-
gions Ouest (30/50 km/h).
La mer sera agitée.
Sur les régions sud du pays, le temps sera voilé de
l’Extrême sud vers le Sahara central.
Ailleurs généralement ensoleillé.
Les vents seront modérés 30/40 km/h avec brume
de sable locale.
Températures (maximales-minimales) prévues
aujourd’hui :
Alger (21°-12°), Annaba (20°-10°), Béchar (22°
-6°), Biskra (24°-10°), Constantine (17°-4°),
Djanet (30°-11°), Djelfa (16°-3°), Ghardaïa (24°
-10°), Oran (20°-10°), Sétif (14°- 0°), Tamanras-
set (29°-11°), Tlemcen (21°-7°).
.

SEAAL

Le 1594 momentanément inaccessible

SEAAL informe ses clients que le n° 1594 permettant d’entrer en contact avec son Cen- tre d’accueil téléphonique n’est momentané- ment plus accessible, du fait d’une panne du réseau téléphonique. Les équipes d’Algérie Télécom font le nécessaire pour rétablir le service dans les meilleurs délais. Provisoire- ment, SEAAL invite ses clients à la contacter pour toute demande ou réclamation en ap- pelant le n° 021 986 999.

DEMAIN, À 13H, À LA SALLE EL MOUGGAR Hommage à Ahmed Ben Bella L’Office national
DEMAIN,
À 13H,
À LA SALLE
EL MOUGGAR
Hommage à
Ahmed Ben Bella
L’Office national de la culture
de l’information
organise
un
et hommage
posthume
qui sera
rendu au moudjahid
et premier
Ben président Bella, de suivi l’Algérie du démarrage Ahmed
des
sous le
caravanes artistiques,
haut patronage de la
ministre
de la Culture,
M me
Khalida
demain,
13 h et à ce
la
salle El Toumi
à Mouggar.
CE MATIN À 9 H
L’ambassadeur de Grande-Bretagne
à l’hôpital Beni Messous
L’ambassadeur de Grande-Bretagne effectue aujourd’hui
à 9 h une visite à l’hôpital Beni Messous – service maternité
pour offrir des Tee shirts des Jeux Olympiques aux deux
premiers bébés, garçon et fille, qui naitront ce jour là, une
date qui coïncide avec celle marquant les 100 jours avant le
début des Jeux Olympiques et Paralympiques de Londres
2012.

CE MATIN, À 10H, AU CENTRE DE PRESSE D’EL MOUDJAHID

Présentation du livre des moudjahidine Pierre et Claudine Chaulet

du livre des moudjahidine Pierre et Claudine Chaulet A l’occasion de la parution du livre, aux

A l’occasion de la parution du livre, aux éditions Barzakh, des moudjahidine Pierre et Claudine Chaulet, intitulé Le choix de l’Algérie, deux voix une mémoire, l’association Machaâl Echahid, en coordination avec l’APC d’Alger et le quotidien El Moudjahid, organise,

ce matin à 10 h, une cérémonie de présentation de

l’ouvrage, en présence de personnalités nationales et de compagnons des deux moudjahidine.

DEMAIN, 14 H, À LA LIBRAIRIE DU À TIERS-MONDE Vente-dédicace de Pierre Chaulet La librairie
DEMAIN,
14 H, À LA
LIBRAIRIE
DU À TIERS-MONDE
Vente-dédicace
de
Pierre Chaulet
La librairie du Tiers-Monde reçoit
M. Pierre Chaulet
ouvrage Le choix de
pour la signature de son dernier
l’Algérie, deux voix
une mémoire édité chez Barzakh.
AUJOURD’HUI, À L’AMBASSADE À 13 DE H, GRANDE-BRETAGNE Un après-midi avec des enfants handicapés Afin
AUJOURD’HUI,
À L’AMBASSADE
À 13 DE H,
GRANDE-BRETAGNE
Un après-midi avec des enfants
handicapés
Afin de marquer les 100 jours
avant le début des
Jeux
Olympiques et Paralympiques
de Londres 2012, l’ambas-
sade britannique à
à en colla-
Alger organise aujourd’hui,
boration avec le
Comité olympique
algérien une
manifestation caritative au profit des enfants handicapés
de l’association Takwa de Meftah

FRONT EL MOUSTAKBAL

Belaïd à Bouira et à Boumerdès

Le président du Front El Moustakbal, Belaïd Abdelaziz, anime aujourd’hui un meeting populaire à Boumerdes.

AHD 54

aujourd’hui un meeting populaire à Boumerdes. AHD 54 Programme de la campagne électorale des 18 et

Programme de la campagne électorale des 18 et 19 avril

FRONT DE L’ALGÉRIE NOUVELLE Benabdeslem à Annaba, Skikda, Jijel et Mila Le président du Front
FRONT DE L’ALGÉRIE NOUVELLE
Benabdeslem à Annaba, Skikda, Jijel et Mila
Le président du Front de l’Algérie nouvelle, M. Djamel Benabdeslem, ani-
mera aujourd’hui deux meetings, le premier à 10 h au forum de jeunes à Annaba
et à 15 h à la salle Aïssat-Idir à Skikda. Demain, il sera à 10h à la salle Zaa-
mouche-Tahir à Jijel et à 15h à la maison de la culture de Mila.
RND
Ouyahia à El-Oued, Tébessa, Souk Ahras,
Annaba et El Tarf
Le SG du RND, M. Ahmed Ouyahia, animera aujourd’hui deux meetings
populaires, le premier à la maison de la Culture Mohamed-El-Amine- Laâ-
moudi, El-Oued, à 9h30, et à 15h à Tébessa. Demain, il sera à 9 h 30 à Souk Ahras, à 14 h au
théâtre régional Azzedine-Medjoubi d’Annaba et à la salle omnisport de Boutheldja (El Tarf) à
17 h.
FNJS
Meetings populaires à Relizane, Mascara, Saïda,
El Bayadh et Naâma
Le Front national pour la justice sociale (FNJS) organise aujourd’hui trois
meetings populaires, le premier à 10 h, à Relizane, à Mascara à 14 h et à Saïda
à 17 h. Demain, il sera à 10 h à El Bayadh et à 16 h à Naâma.
FJD (EL ADALA)
Djaballah à Maghnia et Relizane
Le président du Front de la justice et du développement (El Adala), Abdallah
Djaballah, anime aujourd’hui un meeting populaire à Maghnia à 10 h 30, salle
Douniazad. Demain, il sera à la maison de la culture de Relizane à 17 h.
PARTI DES TRAVAILLEURS
Louisa Hanoune à Djelfa, Ksar El-Boukhari, Jijel,
Mila et Constantine
Le SG du Parti des travailleurs, M me Louisa Hanoune, anime aujourd’hui deux
meetings populaires, le premier à la maison de la Culture de Djelfa à 10 h et
l’après-midi à la salle omnisports de Ksar El-Boukhari à 15 h. Demain, elle sera
à la salle omnisport de Jijel à 10 h, à 14 h à la maison de la culture de Mila et à
17 h à la maison de la culture de Constantine.
Mila et à 17 h à la maison de la culture de Constantine. Rebaïne à Souk

Rebaïne à Souk Ahras, Khenchela, M’sila et Batna

Le président du parti Ahd 54 M. Ali Faouzi Rebaïne anime aujourd’hui deux meetings populaires, le premier à 11 h à la salle Tahri-Miloud, Souk Ahras et à

15h à la maison de la Culture Ali-Chouiai, Khenchela. Demain, il sera à 11 h au centre culturel de M’sila et à la maison de la culture Mohamed-Laïd Al Khalifa Batna à 15 h.

JIL JADID

Rencontres de proximité dans 3 wilayas

Le parti Jil Jadid organise aujourd’hui deux rencontres de proximité, la pre- mière à Tlemcen à 9 h et à Aïn Témouchent à 15 h. Demain, il sera à Oran, à 10 h pour animer une conférence régionale sous le thème « Etat de droit » et à 14 h à Mostaganem.

le thème « Etat de droit » et à 14 h à Mostaganem. PLJ Mohamed Saïd

PLJ

Mohamed Saïd à Boumerdes

Le président du Parti de la liberté et de la justice, M. Mohamed Saïd, anime aujourd’hui, un meeting populaire au centre culturel d’Ouled Yaich (Blida) à 16 h. Demain il sera à 14 h à la salle omnisports de Dellys.

h. Demain il sera à 14 h à la salle omnisports de Dellys. FLN Belkhadem à

FLN

Belkhadem à Mascara, Chlef, Jijel et Mila

Le SG du FLN, M. Abdelaziz Belkhadem, anime aujourd’hui deux mee- tings, le premier à 10 h 30 à Mascara et le second à Chlef à 14h30. Demain, il sera à Jijel à 10h et à Mila à 14h30.

30 à Mascara et le second à Chlef à 14h30. Demain, il sera à Jijel à
Nation 3 EL MOUDJAHID CAMPAGNE ÉLECTORALE
Nation
3
EL MOUDJAHID
CAMPAGNE ÉLECTORALE

TIRAGE AU SORT, HIER, DES LISTES NATIONALES DES CANDIDATS INDÉPENDANTS

Répartition des 91 minutes sur les 183 listes

L a commission nationale de surveillance des élections lé- gislatives du 10 mai

(CNSEL) a poursuivi hier ses travaux sous la présidence de Mohamed Sed- diki, de l’opération de tirage au sort en vue d’achever la dernière étape de la répartition du temps de passage sur les antennes des chaines de télévision et les ondes des radios nationales concernant les candidats des listes na- tionales des candidats indépendants. Ce sont, au total, 183 listes natio- nales de candidats indépendants qui concourent dans 38 wilayas pour le compte des législatives prochaines que concerne l’opération de tirage au sort pour la répartition du volume des unités et des différents créneaux ho- raires auxquels ils ouvrent droit. L’opération qui s’est déroulée au 4 e étage du CPVA, au siège de la CNSEL, en présence d’un huissier de justice et des représentants des can- didats indépendants a été marquée par un climat de confiance et un tra- vail minutieux ayant permis de distri- buer le quota des 91 minutes en unités de passage sur les 183 listes nationales sur les 22 jours de la cam- pagne électorale, les wilayas où pos- tulent les candidats ainsi que les

créneaux horaires des antennes et ondes des supports publics de com- munication. Le calcul arithmétique qui réserve pour chaque liste un quota de 2 minutes et 30 secondes ainsi que les dates et les jours de dif- fusion de l’ensemble des 91 minutes qui reviennent aux listes nationales des indépendants s’est poursuivi toute la journée, ouvrant ainsi les tirés au sort parmi les 183 listes électorales en lice pour les sièges des 38 wilayas

où des candidats indépendants ont préféré s’inscrire sur des listes indé- pendantes aux symboles de leurs ré- gions respectives. A signaler que l’opération de l’enregistrement des candidats intervient 24 heures avant la diffusion. Elle a été précédée par le tirage au sort des listes des candidats des partis politiques, suivie la veille par le tirage au sort des numéros identifiant les listes électorales. Houria A.

183 listes indépendantes de 38 wilayas : la diversité régionale

Blida où des postulants aux législatives du 10 mai reviennent aux sources et marquent du sceau « El Assil », leur liste électorale, Chlef et sa liste « El Ouafa », Laghouat et son Saout Echabab », ou encore Biskra et ses « Zibans », Médéa et sa « Soumboula », ce sont des échantillons très significatifs de la diversité de nos wilayas et des spécificités auxquels s’identifient de nombreux algériens pour marquer leur participation aux législatives et attester de leur citoyenneté autrement qu’au sein des forma- tions politiques. A Tébessa, d’autres candidats indépendants ont porté « El Itihad »de leur liste alors qu’à Jijel, c’est le « Sabil El Houria » qui ouvre la voie à d’autres voix d’algériens en course libre, pendant qu’à Msila, la liste de ses indépendants enregistre le serment « Mithak Al Ahrar » et à quelques kilomètres à l’est Batna veut croire à son « Taâssil ». H. A.

LES OBSERVATEURS ÉTRANGERS AFFICHENT LEURS PREMIÈRES SATISFACTIONS

“Notre mission se déroulera dans la transparence totale”

M. Salafranca : «Nous sommes ici à l'invitation du gouvernement algérien et c'est la première fois que l'UE déploie une telle mission en Algérie pour assurer une observation complète et exhaustive de l'ensemble du processus électoral»

L es observateurs de l'Union eu- ropéenne (UE) et de la Ligue arabe, dépêchés en Algérie

dans le cadre des élections législa- tives du 10 mai prochain, ont déjà af- fiché leurs premières satisfactions quant aux «garanties» et «facilités» accordées par le gouvernement de- vant assurer le bon déroulement du scrutin. «Je peux vous faire part de notre satisfaction d'effectuer une telle mission au moment où l'Algérie fête le cinquantième anniversaire de son indépendance», a déclaré en subs- tance M. Ignacio Sanchez Salafranca, député européen et président de la mission d'observation électorale de l'UE. «Nous espérons que notre mis- sion se passera très bien et nous ve- nons de recevoir toutes les garanties de la part du gouvernement que notre mission se déroulera dans la transpa- rence totale», a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse. Selon le député européen, la mission de la délégation portera sur «l'ensemble du processus électoral», contrairement à la mission du Parlement européen dont la mis-

sion d'observation, dit-il, se limite à la seule journée des élections. «Nous sommes ici à l'invitation du gouver- nement algérien et c'est la première fois que l'UE déploie une telle mis- sion en Algérie pour assurer une ob- servation complète et exhaustive de l'ensemble du processus électoral», a- t-il encore précisé. Pour M. Ignacio, la mission de l'UE en Algérie, consti- tue «une preuve de l'amitié et de la solidarité de l'UE avec l'Algérie», précisant que la mission d'observa-

l'Algérie», précisant que la mission d'observa- tion a pour tâche de «suivre le proces- sus des

tion a pour tâche de «suivre le proces- sus des élections et non pas faire de l'arbitrage». M. Salafranca a été reçu respectivement par le ministre de l'In- térieur et des Collectivités locales, M. Daho Ould Kablia, le ministre des Affaires étrangères, M. Mourad Me- delci, et le président du Conseil de la nation, M. Abdelkader Bensalah. La mission, première du genre dans l'his- toire des législatives en Algérie, dé- ployée par l'UE à la demande du gouvernement algérien, a eu des ren- contres avec des représentants de par- tis politiques et des acteurs de la société civile. Elle communiquera ses premières conclusions dès la procla- mation des résultats du scrutin, alors que le rapport final sera rendu public, en Algérie, au plus tard deux mois après le scrutin. Dans la même pers- pective, une délégation de la Ligue arabe mandatée par son secrétaire gé- néral, a eu plusieurs rencontres avec des représentants de partis politiques et des responsables de l'Etat sur les préparatifs du prochain rendez-vous électoral. Le chef de cette délégation, le Palestinien Mohamed Sbih, avait salué les «facilités» qui lui ont été ac- cordées et la «transparence» ayant marqué sa mission. L'Algérie qui constitue «un pilier fondamental» dans la sécurité arabe et le processus de l'action arabe commune, figure parmi les «rares pays qui respectent leurs engagements, qu'il s'agisse de la

respectent leurs engagements, qu'il s'agisse de la Palestine, de l'Afrique ou du monde arabe», a-t-il

Palestine, de l'Afrique ou du monde arabe», a-t-il relevé. La délégation de la Ligue arabe a également rencontré à deux reprises les membres de la commission nationale de surveillance des élections législatives et ceux de la commission de supervision des élections composée de magistrats, qualifiant cette dernière de «quelque chose de nouveau et d'important», a- t-il souligné. La Ligue arabe a prévu, dans le cadre de sa participation à l'observation des législatives en Al- gérie, l'envoi, à partir du 7 mai pro- chain, d'une délégation d'observa- teurs composée de 100 membres qui seront déployés à travers toutes les wilayas du pays. Une autre déléga- tion chargée de la préparation logis- tique et de la coordination est attendue à Alger les 2 et 3 mai pro- chain. Pour sa part, une délégation d'observateurs de l'ONU avait pris dernièrement connaissance des pré- paratifs entrepris pour garantir le bon déroulement de l'échéance électorale du 10 mai prochain. Le scrutin du 10 mai sera suivi par plus de 500 obser- vateurs internationaux, dont 120 de l'UE, 200 de l'Union africaine (UA), 100 de la Ligue arabe, 10 de l'ONU et 20 de l'Organisation de la coopéra- tion islamique (OCI), en plus des deux délégations des ONG Carter et NDA, qui ont confirmé l'envoi de leurs représentants.

SELON LE SG DU MINISTÈRE DE L’INTÉRIEUR

25.800 candidats en 2012 contre 12.200 en 2007

L e secrétaire général du ministère de l'Intérieur et

des Collectivités locales, M. Abdelkader Ouali, a annoncé à Blida que 25.800 candidats sont en course pour les élec- tions législatives de 2012 contre 12.200 candidats enre- gistrés en 2007. Intervenant lors d’une rencontre régionale organisée lundi dans la capi- tale de la Mitidja consacrée à ces élections législatives, M. Ouali a indiqué que 25.800 candidats ont été enregistrés cette fois-ci par les services du ministère contre 12.200 candi- dats en 2007. M. Ouali a as- suré en outre que les législatives de 2012 revêtent plusieurs particularités, et constituent «un premier ren- dez-vous électoral se déroulant dans le cadre des réformes initiées par le Président de la République». L’administration doit «faire montre de neutralité, de discipline, de professionnalisme», a-t-il rappelé, ajoutant qu'elle (l’administration) est par ailleurs tenue de «veiller à la trans- parence, à l'application de la loi et d'assurer un bon encadrement à l'opération électorale». Il a appelé également l'administration à «mo- biliser tous les moyens nécessaires pour le succès de cet événement exceptionnel», avant de revenir sur la particularité de ces élections qui consacrent, selon lui, «le processus démocratique». Ces élections lé- gislatives se caractérisent également par la mise en place de nouvelles lois, comme la baisse de l'âge légal des candidats et l'élargissement du champ de candidature des femmes, qui a induit l'enregistrement de 7.647 candidatures féminines, soit 30% de la totalité des candidatures enregistrées par le ministère. M. Ouali a également fait état d'une hausse de plus de 52% du taux de candidats ayant un niveau univer- sitaire pour les législatives de 2012 contre 44 % de candidats uni- versitaires lors des législatives de 2007. Par ailleurs, le nombre de sièges à pouvoir à l'Assemblée populaire nationale a été porté à 462 contre 389 précédemment à la faveur des réformes initiées par le Chef de l'Etat. Quant au directeur général des libertés publiques et des af- faires juridiques au ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales, M. Talbi, il avait auparavant souligné que «400.000 agents adminis- tratifs avaient été mobilisés pour encadrer toutes les étapes du proces- sus électoral et que 56.000 urnes transparentes portant des numéros imprimés à l'encre indélébile ont été prévues» pour garantir la régula- rité du scrutin. Il a ajouté que 100.000 boîtes d'encre phosphorique ont été importées pour la prise d'empreintes digitales des électeurs.

que 100.000 boîtes d'encre phosphorique ont été importées pour la prise d'empreintes digitales des électeurs.

Un enjeu d’avenir

Le processus démocra- tique en cours devrait

très certainement susci- ter dans le pays un optimisme mesuré mais légitime. Plusieurs raisons justifient cet état d’es- prit qui règne et qui s’affiche lors des meetings animés à tra- vers l’ensemble du territoire. Tout le monde, administrations, partis politiques et associations civiles œuvrent vers un seul ob- jectif, celui de capter le maxi- mum de votants. Peu importe donc le programme de chacun du moment que le consensus semble s´articuler autour de cette condition majeure pour tout succès électoral. C´est à cette fin que l´administration sous l´instruction ferme du Pré- sident Bouteflika s´est totale- ment dégagée, aujourd´hui, du champ d´action politique pour se limiter au rôle exclusif qui est le sien : la neutralité politique, le traitement sur un pied d´éga-

lité des partis et des candidats et la préparation technique et logistique du scrutin. La volonté politique de l´Etat de réussir des élections propres et transparentes pour des institu- tions politique nationales crédi- bles n’est plus à démontrer. Des réformes politiques ont été en- gagées sans précipitation et dans la sérénité par le Chef de

l´Etat, depuis avril 2011, et ont fait l´objet depuis de nouvelles lois qui ont permis d´élargir le champ d´exercice démocra- tique. Ce n´est pas par hasard que 44 partis soient, aujourd´hui, en lice pour les 462 sièges de l´Assemblée populaire nationale. Ces partis doivent avoir la capacité de mobi- lisa- tion massive des électeurs pour réussir les élections du 10 mai qui seront contrôlées entière- ment par leurs soins et supervi- sées par environ 500 observateurs internationaux des plus impartiaux. C´est ce que le Président Boute- flika a voulu pour qu´aucun doute possible ne puisse com- promettre la crédibilité de cette élection-enjeu d´avenir, ni le bon fonctionnement de la future APN. L´Onu, l´Union euro- péenne, la Ligue arabe, l´Union africaine ainsi que les associa- tions internationales qui ont confirmé leur présence en Algé- rie le 10 mai, à l´image des or- ganisations civiles américaines, le Centre Carter et NDI, se sont fait déjà une opinion positive sur l´organisation du scrutin et davantage encore sur la volonté politique du gouvernement d´en faire un modèle pour les pays de la région.

B.H.

4 Nation EL MOUDJAHID CAMPAGNE ÉLECTORALE
4
Nation
EL MOUDJAHID
CAMPAGNE ÉLECTORALE

IL RÉITÈRE SA DÉTERMINATION DE RAFLER LA MISE

Belkhadem : “Le FLN est une grande école politique”

«Le FLN reste un grand parti, une grande école de la politique qui est fidèle à ses principes et une référence pour les autres.» C’est en ces termes porteurs d’optimisme que s’est adressé, hier, Abdelaziz Belkhadem, secrétaire général du Front de libération nationale, aux militants de son parti, lors de son déplacement à Bouira.

C e meeting s’inscrit dans le cadre de sa campagne électorale, en- tamée dimanche à partir du sud

du pays. La maison de la Culture Ali- Zamoum, un nom à forte portée symbo- lique, s’est avérée trop exigüe pour contenir l’assistance venue de toutes parts soutenir M. Belkhadem. A peine a- t-il entamé son discours que des youyous précédés de chants patriotiques fusent des quatre coins de la salle. Une minute de silence a été observée la mé- moire de feu Ahmed Ben Bella. Sur les pancartes, on pouvait lire : «Histoire glorieuse pour un avenir radieux», «Jeunes du FLN, ne liez pas votre ave- nir à celui d’autrui», «La réconciliation nationale et l’unité populaire, une garan- tie de légitimité». De prime abord, le SG du FLN lance deux appels : l’un aux ci- toyens «qui doivent aller votre massive-

Ph : Nacira
Ph : Nacira

ment le 10 mai prochain pour prouver que l’Algérie est un pays sécurisé», et l’autre, à ses concurrents auxquels il lance un défi de taille : «Faites de la campagne celle de programmes et de listes.» La présence d’observateurs venus de différents horizons ne le gêne guère. Au contraire, clame-t-il, «leurs rapports témoignent de la crédibilité de cet exercice électoral». Et Belkhadem d’ajouter : «C’est aberrant de penser que le changement aura lieu avec le départ du FLN, des moudjahidine et tout ce qui symbolise la volonté du peuple algé- rien.» Haussant légèrement le ton, le conférencier martèle que l’«Algérien doit être fier de son algérianité». D’un ton rassurant, il réitère que le triomphe du FLN aux prochaines élections légis-

latives est acquis. «On préservera, en toute quiétude, notre statut de première force politique du pays.» Le prochain scrutin, M. Belkhadem le souhaite «transparent» et le conçoit comme «une période décisive dans l’histoire du mul- tipartisme algérien». Dans ce contexte, l’orateur n’a pas manqué de rappeler la récente déclaration du Chef de l’Etat, dans laquelle il compare le 10 mai pro- chain au 1 er novembre 1954. Sur sa lan- cée, le SG du FLN souligne que la prochaine consultation populaire sera différente des précédentes. Cette parti- cularité, précise-t-il, est liée au contexte national et régional, citant le puissant souffle qui a secoué les pays voisins, à l’image de la Tunisie, de l’Egypte, du Yémen et de l’Egypte. Plus loin, l’ora-

MISSION DE L’UE

Deux observateurs à Mascara

D eux observateurs mandatés par l’UE sont arrivés hier dans la cité de l’Émir où ils nous ont

rendu visite à la maison de la Presse. IL s’agit de M. Haris Josephidis et de Mme Alexandra qui ont expliqué aux représentants de la presse écrite le pourquoi du déploiement de la mission d’observation électorale en Algérie. Au cours de ce briefing, ces deux re- présentants de l’UE de longue durée auront, durant leur mission dans les wilayas de Mascara, Saïda et Relizane, à observer exhaustivement le proces- sus électoral basé sur les standards électoraux internationaux. La mission jouit d’une indépendance absolue et agit selon un principe de base de non- ingérence dans le processus électoral tout en respectant un code de conduite

et des lois nationales de la République algérienne, ont tenu à nous expliquer les membres de la mission d’observa- tion électorale de l’UE qui sont, faut- il le rappeler, déployés a travers les 48 wilayas. Cette mission, conduite par M. Jose Ignacio Salafranca et entière- ment financée par l’Union européenne dont les États membres entretiennent des liens solides de coopération avec notre pays, est également composée d’experts, d’analystes et d’observa- teurs de courte durée, nous ont expli- qué les deux membres de cette mission dépêchée par l’UE dans les trois wi- layas de l’Ouest algérien. Les objectifs de la mission d’observation, ajoutent- ils, sont liés à la présentation d’une évaluation précise et détaillée du dé- roulement de ce processus électoral

conformément au cadre juridique na- tional et régional, ainsi qu’aux normes et traités internationaux ratifiés par les pays hôtes pour la promotion de la dé- mocratie et des droits de l’homme. La mission proposera un rapport final à l’issue de sa mission contenant des re- commandations pour améliorer les processus électoraux futurs. La pré- sence des observateurs renforce le cli- mat de confiance, indiquent-ils, dans leurs les dépliants qu’ils ont mis à la disposition de la corporation de la presse écrite, les deux membres de cette mission nous ont informé qu’ils ont aussi rendu visite à la radio locale de Mascara. Ils rencontreront durant leur séjour dans trois wilayas les auto- rités électorales et politiques et les dif- férents candidats de partis politiques,

teur rassure que «ceux qui s’attendent à ce que les législatives du 10 mai soient un échec se trompent». Et d’enchaîner :

«Par sa conscience, le peuple algérien a déjà fait taire certaines langues ayant voulu du mal à leur pays.» Dans la fou- lée, le premier responsable du FLN in- dique que son parti est parmi les rares formations à disposer d’un programme digne de nom. «Notre programme est national», précise-t-il. Le doyen des par- tis propose 100 propositions écono- miques et autant dans le domaine social. De l’absorption du chômage à la distri- bution légale des richesses, Belkhadem promet de meilleurs lendemains aux Al- gériens, notamment les jeunes. Abor- dant le volet sécuritaire, le FLN s’oppose fermement à «toute ingérence dans les affaires de l’Algérie», car «notre peuple, pacifique de nature et fi- dèle à la Déclaration du 1 er Novembre, continue à soutenir tous les peuples co- lonisés». M. Belkhadem n’a trouvé meilleure référence que de rappeler la fameuse phrase : «l’indépendance de l’Algérie ne se complète que par l’indé- pendance de la Palestine», prononcée, en 1964, par M. Abdelaziz Bouteflika, alors ministre des Affaires étrangères. Que ce soit en Afrique de Sud ou en Irak, pour ne citer que ces deux pays, «le comportement de l’Algérie a toujours été exemplaire». Fouad IRNATENE

les organisations de masse et les mé- dias, pour analyser l’importance de l’impartialité de l’administration élec- torale, l’enrôlement des partis poli- tique, des listes électorales et des candidats, ainsi que le déroulement de la campagne électorale et l’adéquation des recours, sans omettre le respect de l’accès équitable des candidats aux médias pour garantir le droit de libre expression et d’assemblée, et assister au scrutin et au décompte lors de la collecte des résultats et du dépouille- ment des bulletins dans les différents centres de vote. Ces observateurs élec- toraux de l’UE de longue durée dans ces trois wilayas sillonneront les loca- lités de ces régions pour remplir la mission pour laquelle ils ont été man- datés par l’UE. A. GHOMCHI

LE PRÉSIDENT DE LA CWSEL DE TIZI OUZOU À EL MOUDJAHID :

“La campagne se déroule dans de très bonnes conditions”

L a campagne électorale que mènent depuis dimanche les 29 partis politiques, une alliance et deux listes indépendantes en lice à Tizi Ouzou pour les élections législatives du 10 mai prochain, se dé-

roule dans de bonnes conditions, nous a indiqué hier le président de la Commission de wilaya de surveillance des élections législatives (CWSEL), M. Abdelhamid Malki. Selon lui, les candidats en lice effec- tuent normalement leurs sorties sur le terrain à travers l’ensemble des lo- calités de la wilaya pour sensibiliser les électeurs afin d’aller voter massivement en leur faveur le 10 mai prochain. «Jusqu’à présent, notre commission enregistre avec satisfaction le déroulement quasi normal de cette campagne électorale à travers toutes les communes de la wilaya», nous dit M. Malki, précisant qu’hormis deux partis en lice, à savoir le PLJ et le FJD, ayant protesté contre la vétusté de salles qui devaient accueillir leurs meetings, à savoir la salle de cinéma de Boghni et une autre salle à Draâ Ben Khedda, la commission n’a pas enregistré de réclamations des autres candidats en lice. Concernant ces deux salles, la commission de wi- laya a procédé immédiatement à leur remplacement par l’affectation de deux autres salles disposant de toutes les commodités pour accueillir des activités politiques, a tenu à rassurer M. Malki. S’agissant de l’affichage anarchique sur des supports autres que ceux réservés par la DRAG à cet effet, le président de la CWSEL a fait état d’un seul parti politique, en l’occurrence le MPA, qui n’a pas respecté la réglementation en la matière. Les responsables de ce mouvement ont été interpellés par la commission de surveillance des élections législatives sur cette campagne anarchique d’affichage, a fait part M. Abdelhamid Malki, tout en soulignant que ces mêmes responsables se sont engagés à ne plus procéder à cette méthode d’affichage sur des supports autres que ceux réservés à cet effet. La cam- pagne électorale s’est poursuivie hier à Tizi Ouzou où plusieurs sorties de proximité et meetings électoraux ont été organisés par les candidats à tra- vers les localités et villages de la wilaya. Par ailleurs, nous avons constaté que l’écrasante majorité des partis et listes indépendantes en lice ont ou- vert des permanences électorales au chef-lieu de wilaya de Tizi Ouzou. Certains d’entres eux ont ouvert même plusieurs permanences au niveau des chefs-lieux de daïra et des grands villages de la région, et ce pour faire connaître leur programme et mobiliser le maximum de citoyens afin qu’ils aillent voter massivement en leur faveur le jour J. Bel. Adrar

COMMUNAUTÉ ALGÉRIENNE ÉTABLIE AU ROYAUME-UNI

“Le 10 mai est une date importante”

L es membres de la communauté algérienne établie au Royaume- Uni, se disent concernés par les

élections législatives du 10 mai, une échéance à même de ramener les chan- gements tant attendus vers l’améliora- tion de leurs conditions de vie à l’étranger. La majorité d’entre eux at- tend des futurs élus de répondre à leurs vœux exprimés à maintes reprises lors des visites d’officiels à Londres, à l’ins- tar de la création d’un centre culturel al- gérien, la prise en charge de l’enseignement de l’arabe selon le pro- gramme national d’enseignement, l’amélioration des prestations de service du pavillon national Air Algérie et la lutte contre la bureaucratie, entre autres. ''Le 10 mai est une date importante'', af- firment-ils, espérant qu’elle marquera une transition ''sûre et de qualité'' qui cadre avec leur volonté de changement. Tarek, 36 ans, ouvrier dans un chantier à Camberwell Green, a affirmé qu’il n’a jamais raté l’occasion de voter. ''En dépit de l’éloignement, je suis de près l’évolution de la situation au pays, no- tamment à travers les chaînes de télévi- sion nationales captées au Royaume-Uni.'' ''Ce que nous voulons, dit-il, ce sont des visages nouveaux, des personnes jeunes et dynamiques por- teuses de messages et surtout qui don- nent espoir au peuple.'' Pour lui, la communauté algérienne établie à l'étranger veut ''des choses tangibles comme la création de banques algé- riennes, des facilités au niveau du consulat pour l’obtention des docu-

ments, notamment par le biais d’inter- net, ce qui permet d’éviter les déplace- ments, l’amélioration des services d’Air Algérie, l’ouverture de nouvelles des- sertes vers l’Algérie pour répondre aux besoins de la communauté qui se déve- loppe d’année en année''. Mme Nacéra B., enseignante de français dans une école privée, a soulevé quant à elle le problème des candidats qui ne sont pas connus des électeurs au Royaume-Uni. ''Nous ne connaissons ni les candidats ni leurs programmes, il aurait été sou- haitable pour notre communauté de les voir à Londres, de susciter un dialogue avec eux pour connaître leurs pro- grammes. Comment comptent-ils amé- liorer les conditions de vie de la communauté algérienne en Grande-Bre- tagne ? Y a-t-il des projets pour promou- voir les liens avec le pays natal ? sont autant de questions qu’on aurait sou- haité leur poser'', a-t-elle déclaré. Nou- reddine Boudiaf, secrétaire général de l’association Amana, s’est dit quant à lui fier de faire son devoir le 10 mai pro- chain. ''Ce que notre communauté de- mande surtout, c’est un grand changement. Il faut que notre pays donne un avenir à nos jeunes en Algérie. Nous souhaitons également que les fu- turs élus viennent se rendre compte de la situation vécue à l’étranger par nos concitoyens qui font face à moults dif- ficultés.'' Pour lui, ces élections ont lieu dans ''une conjoncture très particulière :

il faut absolument changer de discours et apporter du neuf pour renforcer la dé- mocratie. C’est vital pour Algérie''.

ALI FAWZI REBAÏNE (AHD 54) À ANNABA :

“Je vous promets des solutions dans les cinq ans à venir”

vous promets des solutions dans les cinq ans à venir” À Annaba, le premier meeting de

À Annaba, le premier meeting de cam- pagne, animé hier matin par M. Ali Fawzi Rebaïne, leader d’Ahd 54, s’il a quelque peu soustrait la scène politique locale de la sa léthargie, n’a pas pour autant drainé beaucoup de monde. Dans le droit fil de sa volonté de conquérir l’électorat annabi, M. Rebaïne a développé un discours d’un parti qui prétend constituer l’alternative. Et c’est dans ce sillage qu’il s’est livré à une vision critique de la gouvernance qui a eu cours depuis l’indépendance, et suggérer les changements à opérer pour être au diapa- son des aspirations des citoyens. M. Ali Fawzi Rebaïne a consacré l’entame de son intervention à l’importance du rendez-vous électoral du 10 mai en insistant, tout parti- culièrement, sur les conditions de déroule- ment du processus électoral, biaisé, selon lui, dès le départ, allusion faite au sujet ra- bâché à satiété et inhérent aux prétendues «manipulations des listes électorales des corps constitués», pour crier «à la fraude par anticipation». Au même chapitre, l’ora- teur qui estime que le pays est à la croisée des chemins déplore le fait que «les obser- vateurs étrangers soient délestés du pouvoir de contrôle du processus électoral et aux- quels on confère la mission neutre d’obser- vation». Le constat étant établi pour dire que «les conditions de transparence ne sont pas réunies». «J’affirme, dit-il, de cette tri- bune annabie, que ce serait un leurre que de croire que tout concourt à consacrer un scrutin qui reflète le choix des électeurs». Ceci pour inscrire le discours dans le mar- keting politique et tenter de vendre «le monde meilleur» que préconise son parti si «les électeurs investissent de leur confiance les candidats d’Ahd 54, qui a l’ambition d’instaurer d’autres pratiques politiques». M. Rebaïne estime que les élections vont donner un nouveau souffle au peuple algé- rien et partant permettre «d’ouvrir une page nouvelle» dans la gestion des affaires de la collectivité et la prise en charge des attentes sociales. Dans ce contexte, l’orateur s’est longuement penché sur la réforme de la sé- curité sociale dont «les mécanismes ont montré les limites et ne répondent plus aux exigences des mutations sociales». Ceci avant de plaider en faveur «d’une société civile qui puisse constituer une force de proposition et d’associations indépendantes de l’Administration dont elles sont au- jourd’hui tributaires du fait que cette der- nière les pourvoit en moyens de financement et autres locaux». Le parti ayant opté pour des «le dialogue et la concertation bannit conséquemment les tra- ditions répressives de la revendication», avance M. Rebaïne qui promet de régler les problèmes des disparus, des Patriotes et au- tres retraités si les citoyens venaient à choi- sir les candidats proposés par son parti. Le clin d’œil à l’endroit de ces couches qui constituent un gisement électoral non né- gligeable et l’appel au vote sont assortis de cette promesse de réussir là où «les gouver- nements successifs ont échoué et de trouver dans les cinq ans à venir les solutions idoines aux problèmes auxquels le peuple algérien est confronté». S. Lamari

Nation 5 EL MOUDJAHID CAMPAGNE ÉLECTORALE
Nation
5
EL MOUDJAHID
CAMPAGNE ÉLECTORALE

MOT D’ORDRE DES PARTIS AU 3 e JOUR

Préserver lastabiliténationale

L nécessité de préserver

le mot d'ordre des partis

politiques qui ont invité les jeunes à s'impliquer davantage dans le processus électoral, au troisième jour de la campagne

pour les élections législatives de 2012. A Ghardaïa, où il a animé un meeting populaire, le secré- taire général du Rassemblement national démocratique (RND),

M. Ahmed Ouyahia, a souligné

la nécessité pour le peuple algé- rien de préserver son unité na- tionale et ses acquis démocratiques. "Nous avons be- soin plus que jamais de notre nationalisme pour consolider notre unité nationale et la stabi- lité de notre pays afin de concré- tiser les différents chantiers de développement", a-t-il affirmé devant les militants de son parti.

M. Ouyahia a réitéré son appel

à une participation "massive" aux élections législatives pro- chaines pour, a-t-il dit, ‘‘préser- ver la démocratie et la stabilité de l’Algérie’’. Le secrétaire gé- néral du parti du Front de libé- ration nationale (FLN), M. Abdelaziz Belkhadem a qualifié de son côté les prochaines élec- tions d'''étape cruciale dans l'his- toire de l'Algérie'', estimant que la participation aux législatives du 10 mai confirme les aspira- tions du peuple algérien à la sta- bilité. "Lorsque nous votons, nous répondons à ceux qui guet- tent l'Algérie que nous aspirons

la stabilité nationale a été

a

à la sécurité et la stabilité du

pays", a-t-il dit lundi soir à Tin-

douf. A Bouira, où il a tenu mardi son sixième meeting po- pulaire depuis le début de la campagne électorale, M. Bel- khadem a mis l'accent sur la né- cessité de "préserver l'unité nationale" et de "rejeter toute in- tervention étrangère". Il a consi- déré qu'une non-participation aux législatives de 2012 pour-

rait donner une occasion aux en- nemis de l'Algérie pour ébranler la stabilité du pays. Le président du Parti du renouveau algérien (PRA), M. Kamel Bensalem, a appelé, à Médéa, l’élite natio- nale à "s’impliquer davantage" dans les élections et à faire en- tendre sa voix. S’exprimant en marge d’une réunion avec les cadres de son parti au niveau de la wilaya, M. Bensalem a estimé

que le temps "est venu pour que notre élite nationale sorte enfin de son isolement et prenne une part active dans la gestion des affaires du pays", invitant, à cette occasion, les électeurs à choisir, le jour du scrutin, parmi les "compétences" que recèle l’Algérie. "Notre élite nationale doit reprendre la place qui lui sied dans la société, entretenir et préserver les acquis de la nation, afin de tourner la page de la mé- diocrité et du bricolage dont le pays à tant souffert ces dernières années", a indiqué le président du PRA. La présidente du Parti de l’équité et la proclamation

(PEP), Naïma Salhi, a exhorté à Relizane les citoyens à saisir l’opportunité des prochaines lé- gislatives pour "opérer le chan- gement". "Si vous voulez reconquérir vos droits et amé-

liorer votre situation, le pro- chain scrutin sera une occasion pour bloquer la route aux oppor- tunistes", a-t-elle dit lors d'un meeting. Pour le président du Front national pour la justice so- ciale (FNJS), M. Khaled Bou- nedjma, "le changement est primordial". "Les législatives du 10 mai prochain constituent une opportunité pour opérer ce changement à travers les urnes", a-t-il indiqué à Chlef. Le prési- dent du parti Ahd 54, Faouzi Rebaïne, a appelé à Annaba à un vote massif le 10 mai prochain pour ''consacrer le changement et assurer de nouveaux acquis

sociaux (

Les législatives

2012 constitueront pour le peu- ple algérien "une occasion à ne pas rater", a affirmé pour sa part le président du Front national pour les libertés (FNL), M. Mo- hamed Zerrouki, car, a-t-il sou- tenu, "ce scrutin diffère des autres élections de par l’impor- tance de ses enjeux". "La lutte contre la corruption financière et la corruption politique" fi- gure, avec "la prise en charge des problèmes de la jeunesse", parmi les "axes importants que le FNL mettrait en œuvre en cas de victoire aux législatives", a- t-il assuré à Sétif.

)''.

ACCRÉDITATION DES JOURNALISTES

La date limite de dépôt des dossiers fixée au 30 avril

L' opération d'accréditation des journalistes et photographes désignés pour la couver- ture des élections législatives du 10 mai

prochain est "en cours", et la date limite du dépôt des dossiers est fixée pour le lundi 30 avril, a an- noncé hier le ministère de la Communication dans un communiqué. "Il est porté à la connais- sance des éditeurs des titres de la presse natio- nale, créés conformément aux dispositions de la loi 90-07 relative à l'information, que l'opération d'accréditation des journalistes et photographes, désignés pour la couverture des élections légis-

latives du 10 mai 2012 est en cours", a indiqué le ministère. "A cet effet, il est indiqué que le dépôt des formulaires, accompagnés de deux photos, pour chacun des journalistes et photo- graphes, se fait au niveau de la direction des mé- dias, du ministère de la Communication, rue frères Bouaddou, Bir Mourad Raïs (Alger)", a précisé la même source. Pour de plus amples in- formations, le ministère a mis à disposition les deux numéros de téléphone suivants :

021.54.08.96 ou 021.56.39.88.

MPA : M. AMARA BENYOUNÈS À PARTIR DE TIPASA

“Mener le pays vers la démocratie”

L e président du Mouvement Popu- laire Algérien (MPA), M. Amara Benyounès, a appelé hier à partir la

wilaya de Tipasa les jeunes et les femmes à se rendre en masse aux urnes. Explicite,

il dira que l’objectif d’une participation

en masse, « est de faire barrage aux isla-

mistes et mener le pays vers le destin dé- mocratique et moderne. » Devant une salle comble, où les femmes et les jeunes composaient la ma- jorité du public, M. Amara Benyounès n’a

manqué

montrer son

optimisme :

«

avons

grand

poir de ren-

forcer la

démocratie

e n

Algérie et

cela

vers la par- ticipation massive des citoyens aux

chaines

élections.»

lui

triotes répu- blicains forment la majorité dans le pays, pour

orienter notre Algérie vers une démocra-

tie réelle ». Et bien que la salle de cinéma de Ti-

pasa, au centre-ville, soit spacieuse, celle-

dre aux questionnements de cette jeu- nesse, en leur promettant de résoudre leurs problèmes. Il dira dans ce contexte « nous voulons la réussite de nos jeunes par la formation. Parce que celle-ci est le vecteur de l’espoir. Si nos jeunes se for-

ment il y aura, sans aucun doute, un es-

poir, parce qu’il n’y a pas de miracle, sans travail. » Mettant l’accent sur la condition de la gent féminine, le patron du MPA a indi- qué qu’il faut mettre un terme à « l’escla- vagisme »

de la femme, évoquant la

nécessité par là, de les voir obtenir « tous leurs droits ». Et pour clôturer son discours, sous les ap-

plaudisse-

ments et youyous de l’assistance, Benyounès a tenu à faire quelques ap- pels notam- ment aux jeunes pour leur dire de ne pas croire à ceux qui disent que l’islam la seule so- lution pour une Algérie meilleure. « Nous

sommes des Algériens musulmans et dé- mocrates. Nous ne voulons pas de ceux qui manipulent les citoyens en utilisant

de

Nous

à

un

es-

tra-

pro-

Selon

« les pa-

en utilisant de Nous à un es- tra- pro- Selon « les pa- pas ci s’est

pas

ci

s’est révélée trop exiguë, pour la

l’islam. Nous avons certes, beaucoup de

circonstance, pour contenir la foule venue

problèmes en Algérie mais aucun avec

assister au rassemblement populaire. Il faut dire que toutes les structures lo- cales du parti ont été mobilisées. Et ils sont venus de plusieurs régions, de cette wilaya au regard des nombreux minibus

l’islam. » Et d’ajouter que « la double fatalité in- tégriste est un épouvantail, et si vous le voulez, une alternative démocratique, ré- publicaine moderne existe. Aussi, tous

stationnés

aux alentours de la salle.

ensembles, nous constituons une majorité

Très enthousiastes les militants du parti brandissaient des pancartes sur les-

capable de s’imposer par les urnes et dans la transparence.»

quelles étaient inscrits des slogans natio- nalistes ainsi que plusieurs banderoles

En marge du meeting M. Amara Be- nyounès a déclaré à El Moudjahid que le

reprenant

les revendications du parti.

choix de la wilaya de Tipasa a été motivé

Ainsi, on pouvait lire entre autres, « En- semble pour une Algérie nouvelle », « Le monde change. L’Algérie aussi », « Un monde nouveau. L’Algérie nouvelle ». Ces militants et sympathisants ont

par le fait que celle-ci est l’une des ré- gions qui a énormément souffert des af- fres du terrorisme « c’est pour cela que j’ai axé mon discours sur ce phéno- mène », a-t-il précisé avant d’indiquer à

d’ailleurs

scandé, pendant près d’une

la fin, que cette campagne électorale est

heure, les slogans du parti et d’autres qui exprimaient leurs préoccupations… Ce

une occasion d’interpeller la conscience des Algériens « afin d’aller voter pour le

qui

a constitué une occasion pour le lea-

projet démocratique. »

der

de cette formation politique de répon-

Makhlouf Aït Ziane

Les indépendants appelés à se rapprocher de l'administration pour connaître la lettre alphabétique de leur bulletin de vote

Les candidats indépendants aux législatives 2012 sont appelés à se rapprocher de l'administration, au niveau des wilayas, pour connaître la lettre alphabétique qui sera apposée sur leur bulletin de vote, le jour du scrutin du 10 mai prochain, a-t-on appris hier auprès de la Commission nationale indépendante de surveillance des élections législatives (CNI- SEL). "Il reste aux représentants des listes indépendantes à se rapprocher de l'administration pour connaître la lettre alphabétique attribuée à leur bulletin de vote au niveau de chaque circonscription électorale", a expli- qué le rapporteur de la CNISEL, M. Redouane Benatallah. L'ordre de la lettre alphabétique attribuée à chacune des listes des indépendants sera défini en fonction de la date du dépôt de dossier de candidature, a expli- qué M. Benatallah. Les candidats indépendants en campagne pour les lé- gislatives 2012 sont représentés par 183 listes sur un total de 2.037 listes électorales en course pour les 462 sièges que comptera la nouvelle As- semblée nationale, a-t-il rappelé. Le jour du scrutin, les électeurs devront choisir la liste du parti de leur choix, identifié par un numéro, alors que les listes des indépendants seront distinguées, chacune, par une lettre de l'alphabet arabe.

M. MOHAMED ZEROUKI (FNL) À SÉTIF

“Notre crédibilité passe par un vote massif”

Pour sa première sortie à Sétif au titre de cette campagne élec- torale, M. Mohamed Zerouki, secrétaire général du Front National des Libertés, a animé hier un meeting à la maison de la culture Houari-Boumediène, consacrant une large part de son intervention à la jeunesse. Une intervention à l’issue de laquelle, il ne manquera pas de souligner que bien que nouveau parti agissant sur la scène politique, le Front national des libertés s’inspire dans son œuvre des ambitions de la jeunesse et des contraintes que connaît encore ce potentiel en dépit des potentialités que recèle l’Algérie. Il par- lera ensuite des candidats de son parti à ces législatives et souli- gnera que ces derniers sont des hommes à principes et resteront fidèles à leurs promesses, des hommes et des femmes œuvrant sans cesse pour la réalisation des grands objectifs de ce 10 mai 2012, un rendez-vous destiné notamment à mettre à l’écart tous les incompétents de la scène politique. Nous œuvrerons, dira en substance l’intervenant, pour faire arriver le message du citoyen démuni au sommet et ferons sans cesse pour être ce maillon fort, ajoutera le secrétaire général du FNL qui soulignera que plus qu’à l’Etat, c’est aux gestionnaires qu’incombe la responsabilité. L’Al- gérie est le pays de tous les Algériens, et notre crédibilité passe par un vote massif en ce 10 mai, conclura M. Zerouki qui appellera tous les Algériens à faire dans la sérénité qui s’impose et agir à la mesure de la confiance totale que nous plaçons en la personne du Président de la République.

F. Z.

de la confiance totale que nous plaçons en la personne du Président de la République. F.

Nation

6

N ation 6 EL MOUDJAHID Une minute de silence à la mémoire de Ben Bella Avec
N ation 6 EL MOUDJAHID Une minute de silence à la mémoire de Ben Bella Avec
N ation 6 EL MOUDJAHID Une minute de silence à la mémoire de Ben Bella Avec

EL MOUDJAHID

N ation 6 EL MOUDJAHID Une minute de silence à la mémoire de Ben Bella Avec
Une minute de silence à la mémoire de Ben Bella Avec le démarrage de la
Une minute
de silence
à la mémoire
de Ben Bella
Avec le démarrage de la campagne
électorale, les candidats à la dépu-
Echos
DE CAMPAGNE
tation ont choisi un discours propre
à leur formation. Les promesses et les enga-
gements diffèrent d’un parti à un autre, mais
le point commun reste l’hommage au pre-
mier Président de l’Algérie indépendante
décédé le 11 avril. En effet, lors des diffé-
rents meetings une minute de silence a été
observée à la mémoire du moudjahid
Ahmed Ben Bella.
A Beni Chougrane
RND et PT, de bons
voisins
Deux partis politiques, en l’occurrence le RND
et le PT, ont élu domicile pour leurs perma-
nences de campagne côte à côte.
A Ouargla
40 listes à la
conquête de
264.977 électeurs
L’ensemble du corps électoral de la
communauté nationale établie à
l’étranger s’élève à
Quarante listes partisanes, dont la moitié consti-
tuée de formations nouvellement agréées, sont
engagées dans la course électorale des législa-
988.229
tives. Elles tenteront de recueillir les voix des 264.977
électeurs inscrits à travers les 166 centres et 629 bureaux de vote, dont deux itinérants, désignés à travers la wi-
laya de Ouargla pour le scrutin du 10 mai. Pas moins de 327 sites d’affichage et 45 espaces de meetings et ren-
contres (salles et stades) sont mis à la disposition des candidats pour mener leur campagne électorale.
Le
électeurs.
80% se trouvent en France.
chiffre
du
jour

LLaa cchhrroonniiqquuee ddee lluurrnnee

de Amar Zentar

L’électeur appréciera

L a politique peut changer beaucoup de choses. A condition qu’elle soit bien menée. C’est-à-dire dans le respect strict de l’éthique. Et c’est quoi l’éthique ? Un code déontologique

qui n’a même pas besoin d’un texte codifié pour être respecté. Ce qui suppose évidemment une culture de l’éthique. Au vrai, il faut de tout pour faire de la politique, comme il faut de tout pour faire un monde. Un monde meilleur s’entend. Car opportunité est offerte aujourd’hui à tous ceux qui ont la critique facile. Notamment les candidats pour leur majorité. Certes la critique est aisée mais il en faut de toute évidence pour faire avancer les choses. Les idées dans une société qui ne devrait pas en manquer. Chaque génération étant censée réfléchir autrement. Apporter, pourquoi pas, une touche de fraîcheur. Des idées inédites et pourquoi pas une rupture radicale avec tout ce qui ne va pas dans le bon sens. Certains candidats devraient tout de même réviser leur prétention à la baisse. Car toutes les propositions sont a priori bonnes à prendre. Bien entendu toute campagne digne du nom se veut la négation de l’insulte gratuite et autres dépassements à mille lieues de ce que les électeurs attendent effectivement de leurs futurs mandants. Par ailleurs l’Algérie, n’en déplaisent aux aigris et autres « dénigreurs » invétérés, a bel et bien changé. Mais le fait est tout de même là, têtu. Maintenant si la vieille garde n’en a pas fait assez, à la nouvelle de démontrer et prouver, si possible, qu’elle peut faire nettement mieux. En tout cas et quoi qu’il en soit il y a un dénominateur commun entre les générations d’hier et d’aujourd’hui : l’amour de l’Algérie. A partir de là tout peut se discuter et se négocier, hors toute forme de violence, hors toute tentation de violence, dans le calme et la sérénité. Car les électeurs sont là et ils ont tous leur petite idée sur l’Algérie. Et l’électeur appréciera

A. Z.

La phrase du jour

“Nous avons choisi le multipartisme et nous l'assumons, à condition que les nouvelles formations apportent des alternatives et des programmes”,

dixit Abdelaziz Belkhadem à Tindouf

Ph. Nesrine
Ph. Nesrine

Les élections 2012 comptent 25.800 candidats contre 12.200 en 2007

Elles se caractérisent par la mise en place de nouvelles lois, comme la

baisse de l'âge légal des candidats et l'élargissement du champ de candidature des femmes, qui a induit l'enregistrement de 7.647 candidatures femmes, soit un taux de 30% de la totalité des candidatures enregistrées par le mi- nistère. 52% des candidates ont un niveau uni- versitaire. Lors des législatives de 2007, 44 % des candidats étaient universitaires.

Un seul mot d'ordre :

préserver la stabilité nationale

Les différents partis politiques qui ont invité les jeunes à s'impliquer davan-

tage dans le processus électoral, au troi- sième jour de la campagne pour les élections législatives de 2012, ont mis en exergue la né- cessité de défendre l’unité nationale et les acquis de la démocratie.

7 Nation EL MOUDJAHID CAMPAGNE ÉLECTORALE
7
Nation
EL MOUDJAHID
CAMPAGNE ÉLECTORALE

FRONT DES FORCES SOCIALISTES

MME SALHI (PEP) À RELIZANE

Visites de proximité à Bab El Oued

“Saisir l’opportunité des législa- tives pour opérer le changement”

La présidente du Parti de l’équité et de la proclamation (PEP), Naïma Salhi, a appelé hier à Relizane à sai- sir l’opportunité des prochaines lé- gislatives pour «opérer le changement». Animant un meeting à la maison de la Culture de la ville dans le cadre de la campagne élec- torale, Mme Salhi a lancé à l'assis- tance : «Si vous voulez reconquérir vos droits et améliorer votre situa- tion, le prochain scrutin sera une oc- casion pour bloquer la route devant ceux qui ont causé les problèmes que rencontrent les jeunes et la so-

ciété». La présidente du PEP a af- firmé, lors de ce meeting qui s'est transformé en dialogue et débat avec l'assistance, que le programme de sa formation politique est à même de résoudre de nombreux problèmes, à l’instar de ceux de l’habitat, de l'em- ploi et de la formation. Elle s’est en- gagée, en cas d'arrivée de son parti au pouvoir, à faire en sorte que «tout jeune âgé de 25 ans et ayant un acte de mariage, bénéficie automatique- ment d’une aide, d'un logement et d'un contrat de travail».

TAHAR BENBAÏBECHE (FEDJR EL DJADID) À DREAN

«La prochaine APN consacrera la rupture avec le système politique actuel»

Le président du parti Fedjr El Dja- did (Aube nouvelle), Tahar Benbaï- beche, a souligné hier à Drean (El Tarf) que l’Assemblée populaire na- tionale qui sera issue du scrutin du 10 mai prochain «consacrera la rupture avec le système politique et le mode de gouvernance actuels». «C’est pourquoi, a-t-il estimé au cours d’un meeting de campagne électorale, les citoyens sont mis devant leurs res- ponsabilités pour choisir leurs repré- sentants au sein de cette Assemblée, qui aura aussi la lourde tâche de révi- ser la Constitution». Il s’agit ainsi pour les Algériens, a-t-il dit, de voter en masse pour «répondre aux détrac- teurs de l’Algérie» et «surtout de ren- dre crédible ce scrutin». «Un scrutin crédible sera le socle sur lequel repo- sera la réforme du système poli- tique», a-t-il dit. Benbaïbeche a de nouveau rappelé que ces élections se-

Benbaïbeche a de nouveau rappelé que ces élections se- ront «différentes de celles qui ont précédé»,

ront «différentes de celles qui ont précédé», car elles «mettront en relief le degré de maturité du citoyen qui aura à choisir librement et en toute responsabilité ses représentants au sein de l’Assemblée nationale».

MOUSSA TOUATI (FNA) À DJELFA

Appel aux Algériens à exercer leur droit constitutionnel

Le président du Front national al- gérien (FNA), Moussa Touati, a ap- pelé hier à Djelfa les Algériens à exercer leur droit constitutionnel de vote pour «amener le changement au-

quel ils aspirent». «Notre parti veut

et lutte pour la restitution du pouvoir

au peuple, pour qu’il soit maître de ses décisions et ne laisse plus l’op- portunité à quiconque de choisir à sa place», a affirmé Touati lors d’un meeting électoral pour les législatives du 10 mai prochain. Il a ajouté que la seule politique pratiquée par son mouvement est celle de la «défense des enfants de la nation et de la pré- servation du legs des chouhada, qui ont tout sacrifié pour notre indépen- dance». «Si nous ne nous rendons pas aux urnes, nous abandonnerons notre sort aux barons de la rente et aux te- nants du pouvoir», a affirmé le prési- dent du FNA. Il a, par ailleurs, relevé

affirmé le prési- dent du FNA. Il a, par ailleurs, relevé que l’édification de l’Algérie, dont

que l’édification de l’Algérie, dont la situation «n’est guère reluisante» selon lui, «commence à l’école, car chaque société est à l’image de son système éducatif».

société est à l’image de son système éducatif». A fin de remobiliser les militants et les

A fin de remobiliser les militants et les citoyens au- tour de ses projets politique, social, économique et culturel, le Front des forces socialistes (FFS)

a effectué, hier, une visite de proximité au niveau de la

commune de Bab-El -Oued, où il a été à la rencontre des jeunes et des citoyens. En effet, le premier secrétaire du Front des forces so-

cialistes (FFS), M. Ali Laskri, s’est offert un bain de foule en allant à la rencontre des habitants des com- munes de Bab-El-Oued et de Oued Koriche en compa-

gnie de

liste du parti dans la wilaya d’Alger. Le marché Nelson a été le point de départ de la dé- légation qui s’est dirigée vers le front de mer, le cercle de l’USMA, la place des Trois-Horloges et le café «Houria» où les candidats ont pris des cafés avec les jeunes du quartier, pour finir leur visite dans la com- mune d’Oued Koreich.

Estimant que la mobilisation des citoyens est «le préalable à toute sortie de crise», le secrétaire du parti a mis en exergue les conditions dans lesquelles se dérou- lent les législatives. Cette campagne, selon M. Laskri,

a pour but de faire reprendre aux Algériens le chemin

du militantisme politique et de l'organisation citoyenne. Il a indiqué que ces élections «ne sont pas ordi- naires» pour deux raisons majeures, à savoir «la situa- tion que vit le pays à tous points de vue» et «la crise politique, aggravée ces 20 dernières années», a-t-il pré- cisé. M. Laskri a, par ailleurs, souligné que «le FFS a établi deux règles essentielles pour se battre dans un contexte aussi défavorable au militantisme politique» et qui «sont la concertation la plus large et le choix de mener en priorité les combats qui nous semblent essen- tiels», note-t-il. Il a expliqué que ce qui lie le FFS avec ses parte- naires au sein de la société, c'est «la conscience de la gravité du moment et la nécessité de mobiliser toutes les ressources humaines afin de rassembler les Algériens autour de la conquête de leurs droits politiques, sociaux,

M. Mustapha Bouchachi, candidat tête de

sociaux, M. Mustapha Bouchachi, candidat tête de économiques et culturels dans un cadre national et par

économiques et culturels dans un cadre national et par des moyens pacifiques ». Le FFS compte faire campagne autour «d'une refon- dation démocratique, jeter les bases d'une véritable ré- conciliation nationale, le respect du pluralisme et des droits humains, l'Assemblée constituante, un Etat consti- tutionnel, démocratique basé sur une séparation des pouvoirs, qui respecte la minorité et le gouvernement de la majorité». Sihem Oubraham

DJAMEL BENABDESLAM (FAN) À SOUK AHRAS

“L'espoir d'un nouveau décollage”

L e président du Front de l'Al- gérie nouvelle (FAN), M. Djamel Benabdeslam, a es-

timé hier à Souk Ahras que les lé- gislatives du 10 mai prochain «représentent l'espoir d'un nouveau décollage» de l’Algérie. Lors d'un meeting populaire, tenu au troi- sième jour de la campagne pour les législatives, à la salle Miloud- Tahri, M. Benabdeslam a appelé les citoyens à saisir l'occasion de ce scrutin «crucial» pour que l’Algé- rie soit «apte à relever tous les défis et à mettre en échec tous les complots fomentés à son encon- tre». Il a en outre indiqué que l'Algé- rie malgré un «environnement agité», peut compter sur «des forces patriotiques, authentiques et responsables» qui aspirent à «valo- riser les acquis, à rattraper les in-

aspirent à «valo- riser les acquis, à rattraper les in- suffisances pour conduire le pays sur

suffisances pour conduire le pays sur le chemin de réformes globales qui tireront les jeunes du déses- poir». M. Benabdeslam a par ail- leurs affirmé que «des forces intérieures soutenues par des puis- sances étrangères œuvrent à semer le chaos dans le pays», en soute- nant la «corruption» et le «crime organisé». Il a indiqué dans ce contexte que si son parti était le vainqueur de ces élections, il «ex- tirperait ces fléaux depuis leurs ra- cines». Soutenant que le FAN active pour la «défense de l'Algérie et de son peuple, ainsi que pour la pro- motion d'une politique citoyenne», son premier responsable a ainsi souligné que sa formation politique œuvre pour une « stratégie natio- nale de développement global, basée sur la souveraineté du peu- ple ». Au terme de son discours, M. Benabdeslam a appelé les citoyens à se rendre en masse aux urnes le 10 mai prochain

BOUNEDJMA (FNJS) À CHLEF

Pour une réelle prise en charge des préoccupations des citoyens

SOFIANE DJILALI (JIL JADID) À SIDI BEL ABBÈS

L'application de “nouvelles idées constructives”

L e président du Front national pour la justice sociale (FNJS), M. Khaled Bounedjma, a

plaidé, hier à Chlef, pour une «réelle» prise en charge des préoc- cupations sociales des citoyens afin de leur permettre d’adhérer et de s’impliquer davantage dans la dé- marche de développement. Interve- nant lors d’un meeting électoral pour les législatives du 10 mai prochain, M. Bounedjma s’est longuement at- tardé sur les problèmes de la jeu- nesse, estimant à cet égard qu’«il y a absence de volonté politique» pour une prise en charge des jeunes, voire de la société tout entière. Le pays, a- t-il soutenu, «est géré suivant les an- ciens réflexes qui n’ont rien à voir avec la réalité et le vécu du citoyen», sinon, s’est-il interrogé, «comment expliquer la détérioration continue

interrogé, «comment expliquer la détérioration continue du pouvoir d’achat, la dégradation des conditions de vie

du pouvoir d’achat, la dégradation des conditions de vie du citoyen et les proportions inquiétantes prises par les problèmes du chômage et de

Le président du parti Jil Jadid,

l

bureaucratie». Sofiane Djilali, a mis l'accent, hier à

Sidi Bel Abbès, sur la nécessité de mettre en application de «nouvelles idées constructives» pour un «meil- leur» développement de la société. Dans le cadre des contacts de proxi- mité, au titre de la campagne électo- rale, M. Sofiane Djilali a rencontré des habitants du douar Ouled Ali, re- levant de la commune d’Ain El Berd, pour leur présenter les grands axes du programme de son parti, et écouter leurs doléances. Le président de Jil Jadid s’est également rendu dans la demeure d’un citoyen pour constater

a

de visu les conditions dans lesquelles

il vit. Au niveau du bureau de sa for-

mation au chef-lieu de wilaya, So- fiane Djilali a tenu une rencontre avec ses militants avec lesquels il a développé les grandes lignes de sa

politique qui vise, selon lui, à «mettre en application de nouvelles idées constructives sans créer des pro- blèmes dans la société». Lors d’une rencontre de proximité dans un café du centre-ville, le même responsable

a exhorté son auditoire à participer

aux élections pour «élire les meilleurs candidats» et «édifier un Etat de droit».

Nation

N ation EL MOUDJAHID 8 RAPPORT DU FMI SUR LES PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES MONDIALES Indicateurs favorables pour
N ation EL MOUDJAHID 8 RAPPORT DU FMI SUR LES PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES MONDIALES Indicateurs favorables pour
N ation EL MOUDJAHID 8 RAPPORT DU FMI SUR LES PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES MONDIALES Indicateurs favorables pour

EL MOUDJAHID

8

RAPPORT DU FMI SUR LES PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES MONDIALES

Indicateurs favorables pour l’Algérie en 2012 et 2013

Le Fonds monétaire international (FMI) table sur un maintien favorable des indicateurs macro- économiques de l’Algérie en 2012 et 2013, dans un contexte marqué par une amélioration relative des perspectives économiques mondiales, mais avec des risques persistants pour la zone euro.

D ans son rapport sur les pers- pectives économiques mon- diales publié hier en prévision

de la réunion de printemps des insti-

tutions de Bretton Woods à Washing-

ton, le Fonds prévoit pour l’Algérie une croissance du PIB de 3,1% en

2012 et de 3,4% en 2013, contre

2,5% en 2011. Dans ses prévisions de septembre dernier, le FMI prévoyait un taux de croissance de 3,3% pour 2012. Cette institution financière in- ternationale indique également que la balance des comptes courants du pays restera positive pour représenter 10% du PIB en 2012 et 7,9% en 2013, contre 10,3% en 2011. Sur la question de l'emploi, le Fonds relève que le taux de chômage connaîtra des baisses consécutives en Algérie : de 10% en 2011, il devra reculer à 9,7% en 2012 et à 9,3% en 2013. Quant à l’inflation, le FMI estime qu’elle de- vrait passer à 5,5% en 2012 et à 4,5% en 2013, contre 4,5% en 2011. Sur ce

dernier indicateur, il est constaté que l’inflation en Algérie est, de loin, fai- ble par rapport à la moyenne des pays de la région MENA, qui est estimée par le FMI à 9,5% en 2012 et à 8,7% en 2013. Le même constat est relevé dans une comparaison avec les autres pays exportateurs de pétrole de la ré- gion où la moyenne de l’inflation est chiffrée par le Fonds à 10,3% en

2012 et à 8,8% en 2013. Concernant

par le Fonds à 10,3% en 2012 et à 8,8% en 2013. Concernant la région MENA

la région MENA en général, le FMI

table sur un taux de croissance de 4,2% en 2012 et de 3,7 % en 2013. Selon cette institution financière mondiale, "outre les grandes difficul- tés internes que connaissent plusieurs

économies de cette région et les

risques géopolitiques liés à l’Iran, il

y a aussi des retombées potentielles

importantes provenant de la crise fi- nancière européenne". En effet, ex- plique le FMI, "les défis internes illustrés par les agitations sociales toujours en cours dans des pays MENA ont entraîné une augmenta- tion des transferts sociaux". Dans ce

sens, il considère, selon les cas, que "les priorités politiques-clés consiste- ront à la préservation ou au rétablis- sement de la stabilité macroéconomique face à la poursuite des troubles, et ce en allant vers un modèle de croissance inclusive qui ne doit pas dépendre lourdement des transferts financiers gouvernemen- taux". Quant aux défis extérieurs de cette même région, ils proviennent des cours de pétrole et des liens com- merciaux avec l'Europe, poursuit le FMI. Pour les pays exportateurs de pétrole de la zone MENA, précise-t-

il, une aggravation de la crise en Eu-

rope "pourrait faire baisser les prix du pétrole et saper les récentes augmen-

tations des dépenses des gouverne-

ments destinées au soutien social". Pour l'Afrique du Nord, ajoute le FMI, "les liens historiquement im- portants avec l’Europe sur le plan du commerce extérieur, des transferts des fonds financiers des immigrés et du tourisme sont actuellement en baisse". Pour les pays de l’Afrique

subsaharienne, de bons chiffres sont prévus par le FMI avec une crois- sance de 5,4% en 2012 et de 5,3% en 2013 (contre 5,1% en 2011). Quant aux pays exportateurs de pétrole de cette partie de l’Afrique, la crois- sance devrait être encore plus impor- tante avec 7,3% en 2012 et 6,2% en 2013. Sur le plan mondial, le FMI a révisé légèrement en hausse ses pré- visions de croissance par rapport à ses pronostics de janvier dernier. Il table, désormais, sur une croissance mondiale de 3,5% en 2012 (contre une prévision de 3,3% faite en jan- vier), et de 4,1% en 2013 (contre

3,9%). Mais si pour les Etats-Unis, il pronostique une croissance positive de 2,1% en 2012 et de 2,4% en 2013 (contre 1,6% en 2011), cela n’est pas le cas pour la zone euro pour laquelle il prévoit un PIB de -0,3% en 2012 et de +0,9% en 2013 (contre +1,4% en

2011). En somme, pour les pays avancés, la croissance du PIB devrait être de 1,4% en 2012 et de 2% en

2013.

SOCIÉTÉ GÉNÉRALE ALGÉRIE

Un résultat net de 4,4 milliards de DA

S ociété Générale Algérie a réalisé, durant l’exercice

2011, un résultat net de 4,4 milliards de DA, a indiqué M. Pierre Bour- sot, président du direc- toire. Incontestablement satisfait de ces résultats, M. Boursot a précisé qu’il en était «fier et content à la fois». Dé- taillant les résultats de l’exercice, il fait savoir que l’entreprise a enre- gistré un produit net bancaire de 14,5 mil- liards de DA et des to- taux respectifs de bilan, de dépôts et d’engage-

ments de 167, 120 et 241 milliards de DA. Le président du directoire de SGA, qui s’exprimait à l’occasion d’une conférence de presse organisée hier à l’hôtel Sofitel d’Alger, portant sur les activités et les résultats de l’entreprise, devait signaler qu’au cours de ce même exercice, l’entre- prise a continué à développer son fonds de commerce tout en consoli- dant ses bases et en accordant un in- térêt «particulier» à la qualité de service en faveur de ses clients. Ceci s’est traduit, note-t-il, par la certifica- tion du système de management de la qualité concernant le processus com- merce international. Il a en outre souligné que, dans un contexte de crise financière interna- tionale et de dynamisme économique en Algérie, Société Générale Algérie

économique en Algérie, Société Générale Algérie a atteint ses objectifs budgétaires en dégageant un

a atteint ses objectifs budgétaires en

dégageant un produit net bancaire et un résultat net, en progression, res- pectivement, de 20,9% et de 27,2% par rapport à l’année 2010. Aussi, les fonds propres de la banque ont atteint 24,4 milliards de DA, augurant ainsi une année 2012 prometteuse et une participation toujours substantielle au

financement de l’économie nationale, a-t-il déclaré. Selon le premier responsable de

SGA, l’entreprise qui compte à son actif un portefeuille de 6.000 entre- prises, dont grand nombre de PME, est un principal souscripteur pour la garantie FGAR «qui est un instru- ment qui aide énormément les banques qui veulent accompagner une PME à sa création». Aussi, M. Boursot met l’accent sur la volonté

de l’entreprise à continuer à travailler

avec les PME «dans la mesure où cela marque un dynamisme impor- tant de l’économie algé- rienne et que c’est un atout important pour l’emploi». Il insiste, dans ce même sillage, sur le fait que «SGA veut être une banque au service de l’économie algérienne». Poursuivant ses pro- pos, M. Boursot met en relief que cette banque «citoyenne» est «atten- tive aux enjeux du dé- veloppement durable», et rappelle à l’occasion l’organisation récente

d’un atelier sur la fi-

nance carbone et l’organisation de campagnes sur les changements cli- matiques et la biodiversité. Interrogé sur le climat d’affaires en Algérie, le président du directoire de SGA répond que «la conjoncture et le climat d’affaires en Algérie ne sont pas mauvais». Enchaînant sur la concurrence, il soutient que «le marché en Algérie est suffisamment large pour que chaque banque ait son espace vital pour croitre équilibré». Intervenant pour sa part, Mme So- raya Roumi, adjoint du directeur des ressources humaines, a, dans une longue communication, retracé les grandes lignes de la stratégie de cette banque en matière de ressources hu- maines.

Soraya G.

3 e ÉDITION DES RENCONTRES MÉDITERRANÉENNES DE L’AGROALIMENTAIRE

Plus de 300 entreprises au rendez-vous

«Le 1 er fonds d’investissement pour accélérer la croissance des filières agricoles Nord-Sud sera créé prochainement», annonce M. Elias Chérif, directeur général d’Agroligne.

L a 3 e édition des Rencontres Méditerranéennes et de l’agroalimentaire va ouvrir ses

portes le 25 et 26 avril 2012 à Alger. Celle-ci est organisée par l’opérateur Agroligne en partenariat avec le Salon international agroalimentaire DJAZAGRO qui lui-même réunit des exposants de plus de 25 pays. Plus de 300 entreprises venant de différents pays des deux rives de la Méditerranée prendront part à cette édition. Sont attendus principalement des exposants venus d’Algérie, de France, d’Italie, du Maroc, de Libye,

etc. Lors d’une conférence de presse organisée hier au niveau du siège d’ALGEX, M. Elias Chérif, directeur général d’Agroligne, a souligné que «cette édition va connaître la création du premier fonds d’investissement pour accélérer la croissance des fi- lières agricoles Nord-Sud». Il a souligné que «la création de ce fonds montre qu’il y a une nou- velle approche entre les entreprises de la rive sud et celles du nord de la Méditerranée». Mettant l’accent sur l’objectif de ce fonds d’investisse- ment, il a indiqué que celui-ci est au- tant ouvert au secteur privé qu’au public et permettra à des groupe- ments de producteurs et d’exploitants agricoles du Sud de réorganiser plus rapidement leur chaîne de produc- tion- transformation-commercialisa- tion, tant sur le plan local qu’à l’export. «Et justement, avec l’ac- compagnement des experts, cette ini- tiative va accélérer le développement de ces filières agricoles et de créer ainsi plus d’emplois durables dans les pays d’origine», a-t-il indiqué, expli- quant le fait que cette initiative per- met également de respecter l’environnement et les spécificités culturelles, tout en impulsant l’inno- vation. Partant de là, Elias Chérif a pré- cisé que les opérateurs économiques

proposent de réaliser un projet-pilote

de cette nouvelle approche pour la fi- lière fruits et légumes dans l’espace franco-algérien. Il dit que celle-ci concerne, en premier lieu, les exploi- tants, producteurs, groupements pro- fessionnels, investisseurs en Algérie et en France, et plus largement les pays de la Méditerranée et d’Afrique «puisque cette initiative a ensuite pour vocation de se déployer sur l’en- semble de ces régions». Il est à noter que les objectifs des 3 es RAM se concentrent entre autres sur le développement d’échanges et de partenariats entre les différents opérateurs du nord et du sud de la Méditerranée, et cela afin de saisir les opportunités existantes sur les deux rives, ainsi que le renforcement des exportations de produits agricoles et alimentaires de technologies, maté- riels et équipements, de systèmes d’organisation de gestion et de sa- voir- faire. S’agissant de la coopéra- tion entre les petites et moyennes entreprises (PME), il est prévu que cette édition permettra d’élargir leurs champs d’activité et de multiplier les contacts avec leurs homologues. L’organisateur de cette édition n’a pas manqué de dire que la mondiali- sation et l’ouverture prochaine de la zone euro-méditerranéenne de libre- échange «invitent à mettre en place des conditions favorables pour le dé- veloppement d’échanges et de parte- nariats entre les différents opérateurs du nord et du sud de la Méditerra- née». Ceci ne pouvant se faire, selon lui, sans le contact humain et la mise en place d’une communication adap- tée. De son côté, Mohamed Benini, directeur général d’Algex, a souligné que le secteur de l’agro-alimentaire a connu une amélioration constante. Il a rappelé qu’en 2011, l’Algérie

a enregistré plus de 300 millions de dollars d’exportations des produits agroalimentaires, dont 35 millions de dollars rien qu’en produits agricoles. Makhlouf Ait Ziane

BANQUE ARABE POUR LE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE EN AFRIQUE (BADEA)

L’Algérien Abdelaziz Khellaf conforté dans son poste de DG

L’ Algérien Abdelaziz Khellaf, directeur général sortant de la Banque arabe pour le dé-

veloppement économique en Afrique (BADEA), a été reconduit hier à Marrakech à la tête de cette institu- tion pour un nouveau mandat. M. Khellaf a été réélu par l’assemblée des actionnaires de la BADEA en marge des travaux des réunions an- nuelles des assemblées financières arabes communes qui se tiennent à Marrakech, avec la participation de ministres arabes de l’Économie et des Finances, dont M. Karim Djoudi, mi- nistre des Finances, et quelque 350 personnalités du monde de la finance et de l'économie. Les directeurs gé- néraux du Fonds arabe de développe- ment économique et social (FADES), du Fonds monétaire arabe (FMA), de la BADEA, de l’Organisme arabe d’investissement et de développe- ment agricole (OAIDA) et l’Orga- nisme arabe de garantie des investissements et de crédits agri- coles (OAGIGE) prennent part à ces travaux. La BADEA a été créée conformément à la résolution de la Sixième conférence du sommet arabe, tenue à Alger, le 28 novembre 1973. Son siège permanent est à Khartoum (Soudan). Financée par les Etats membres de la Ligue arabe, la BADEA vise notamment à contribuer au développement de la coopération économique, financière et technique arabo-africaine, au financement du développement économique dans les pays africains, à encourager la parti-

dans les pays africains, à encourager la parti- cipation des capitaux arabes dans le développement

cipation des capitaux arabes dans le développement économique africain

et à la fourniture de l’assistance tech-

nique nécessaire au développement de l’Afrique. Les travaux des assem- blées des institutions financières arabes portent notamment sur les moyens de renforcer la coordination entre les pays arabes aussi bien dans l'élaboration des politiques finan- cières que dans le renforcement des investissements interarabes. Les mi- nistres de l'Economie et des Finances des pays arabes, en qualité d’admi- nistrateurs de leurs pays au sein de ces institutions, devront examiner, lors des travaux qui se déroulent à huis clos, divers points relatifs aux activités de ces institutions, notam- ment l'adoption des rapports annuels de leurs activités financières, leurs comptes de clôture, leurs budgets ad- ministratifs, outre la nomination de leurs contrôleurs financiers.

Nation

N ation EL MOUDJAHID 9 REUNION DU FORUM GLOBAL DE LA LUTTE CONTRE LE TERRORISME A
N ation EL MOUDJAHID 9 REUNION DU FORUM GLOBAL DE LA LUTTE CONTRE LE TERRORISME A
N ation EL MOUDJAHID 9 REUNION DU FORUM GLOBAL DE LA LUTTE CONTRE LE TERRORISME A

EL MOUDJAHID

9

REUNION DU FORUM GLOBAL DE LA LUTTE CONTRE LE TERRORISME A ALGER

La criminalisation du paiement de rançon aux terroristes

U ne réunion au niveau des ex- perts dans le cadre du Forum global de la lutte contre le terro-

risme (FGCT), consacrée à l'examen des meilleures pratiques pour prévenir et dénier aux groupes terroristes le béné- fice de la prise d'otage contre le paie- ment de rançons se tiendra aujourd’hui et demain à Alger, a-t-on appris de source officielle. Cette réunion, qui se déroulera à huis-clos, est organisée à l'initiative conjointe de l'Algérie et des Etats-Unis d'Amérique, a-t-on précisé de même source. Le FGCT est un méca- nisme multilatéral informel lancé à New York en septembre 2011, qui vise à ren- forcer l'architecture internationale de lutte antiterroriste et à établir une coo-

pération internationale renforcée en mobilisant l'expertise et les ressources nécessaires. Membre fondateur du Forum qui comprend 28 pays et deux organisations internationales, l'Algérie copréside avec le Canada le groupe de travail sur le renforcement des capacités de lutte antiterroriste dans la région du Sahel dont la première réunion s'est tenue à Alger au mois de novembre 2011. La délégation algérienne est conduite par M. Kamel Rezzag Bara, conseiller auprès du Président de la Ré- publique, coordinateur du groupe inter- ministériel chargé de l'action extérieure dans le domaine de la lutte contre le ter- rorisme.

LUTTE CONTRE LE TERRORISME

“Plusieurs pays africains ont un déficit dans leurs capacités”,

souligne le directeur du Centre Africain de Recherche sur le Terrorisme

P lusieurs pays africains ont un « sérieux défi- cit » dans leurs capa-

cités de lutte contre le terrorisme et les crimes connexes qui demeurent une menace à la paix, la stabilité et la sécurité notamment dans la sous-région du Sahel, a in- diqué hier à Alger le direc- teur du Centre africain d'études et de recherche sur le terrorisme (CAERT), M. Francisco Caetano José Ma- deira. « Nous sommes arri- vés à la conclusion qu'il existait un déficit sérieux en moyens de lutte antiterroriste dans plusieurs pays africains », a précisé M. Madeira à l'ouverture d'un cours sur l'« analyse du renseignement opérationnel » au profit de 30 participants venus de 13 pays africains, organisé au siège du CAERT avec l'appui de la police fédérale d'Allemagne (BKA). Le déficit se traduit, à travers l'« insuffisance de capacité pour lutter contre le terrorisme, le nombre réduit d'officiers de renseignement parfaitement informés et le manque de moyens pour la collecte du renseignement et l'analyse », selon le responsa- ble du CAERT. « Tous ces éléments, nécessairement in- dispensables, sont utilisés pour prévoir les menaces ter- roristes et élaborer les plans d'action pour les juguler », a notamment soutenu M. Ma- deira. Il a constaté également une carence dans la protec- tion des infrastructures et sites sensibles essentielle- ment dans la région du Sahel, appelant à renforcer l'appa- reil judiciaire dans les pays

de cette sous-région pour lut- ter efficacement contre le ter- rorisme et les réseaux du crime organisé. Il a indiqué, en outre, que le terrorisme et les crimes connexes « conti- nuent de représenter une grave menace à l'unité et l'in- tégrité territoriale des Etats du Sahel ». M. Madeira a re-

territoriale des Etats du Sahel ». M. Madeira a re- levé ainsi différents défis que les

levé ainsi différents défis que les pays du Sahel devront re- lever, telles les conséquences de la crise libyenne ayant gé- néré une circulation d'armes de tous calibres et un retour d'éléments armés dans la ré- gion. Il a, dans ce contexte, rappelé les derniers événe- ments que connaît le nord du Mali, caractérisé par une ré- bellion sécessionnistes et la multiplication de groupes armés, se revendiquant isla- mistes. Face à cette situation, M. Madeira a fait part de la nécessité pour le CAERT d'« adapter ses priorités et di- riger une partie de ses actions pour apporter une réponse ef- fective à ces faiblesses et défis, et ce à travers une for- mation continue dans le do- maine du renforcement des capacités de lutte contre le terrorisme ». Il a indiqué, à cet effet, que le CAERT or- ganise une formation régio- nale qui sera suivie par une série d'autres visant à préve- nir et combattre le terrorisme sous toutes ses formes. Du- rant deux semaines, des ex- perts allemands vont enseigner les techniques d'évaluation et d'analyse à des responsables des pays du Sahel, de l'Amisom et du

gouvernement de transition de Somalie et du Nigeria. Ce type de formation « nous per- mettra de renforcer nos capa- cités et mécanismes de sécurité ainsi que nos mé- thodes de travail et améliorer nos aptitudes analytiques pour bien appréhender les évènements qui se produisent autour de nous et contribuer à la lutte régionale contre la terreur et les crimes connexes », a souligné M. Madeira. De son côté, l'am- bassadrice d'Allemagne en Algérie, Mme Jutta Wolke, a indiqué que le terrorisme est « un phénomène mondial qui ne pourrait être vaincu que dans le cadre d'une coopéra- tion internationale ». Elle a souligné l'impératif d’« échanger des informa- tions et de développer des stratégies communes », ajou- tant que « cela consiste à dis- penser des séminaires et formations afin de dévelop- per l'efficacité de chaque ser- vice de sécurité dans notre réponse commune au fléau du terrorisme ». L'Allemagne apporte, depuis 2006, son soutien au CAERT dans le domaine du renforcement des capacités de lutte contre le terrorisme.

ACCORDS DE COOPÉRATION CADRE ENTRE LE CRSS ET LE CENTRE DE SAGUIET EL HAMRA ET RIO DE ORO

“Eclairer l’opinion publique mondiale sur la réalité de la question sahraouie”

L'Algérie et la République sahraouie ont signé, hier à Alger un accord-cadre de coopération commune pour l'année 2012 dans le domaine des études et des recherches stratégiques.

Ph. Billal
Ph. Billal

C et accord a été scellé, pour la partie algérienne, par le direc- teur du Centre de recherches

stratégiques et sécuritaires (CRSS), M. M'hand Berkouk et paraphé pour la par- tie sahraouie, par le président du Centre Saguiet El Hamra et Rio de Oro des études stratégiques et politiques, M. Baba M Sayed. Cet accord fut conclu devant une as- semblée d’hommes politiques, de diplo- mates nationaux et internationaux, de représentants de la société civile et au- tres sympathisants de la cause du peu- ple sahraoui. Un cadre d’échanges, d’études et d’investigations est mis en place pour offrir à l’opinion publique dans sa diversité, les outils de compré- hension, d’analyse et de prospection, pour un éclairage objectif de ce qui touche essentiellement à la question du Sahara occidental. Au préalable, M. Mahrez Lamari, président de la Commission nationale de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS), a tenu à exprimer la soli-

darité de l’Algérie envers le peuple sah- raoui, au front Polisario qui mène le combat pour son autodétermination, garantir la dimension citoyenne et le soutien à la résistance du peuple sah- raoui.

M. M’hand Berkouk a mis en valeur

les idées-forces dégagées par les deux centres qui vont s’atteler, en coordina- tion avec le CNASPS, de tracer une feuille de route axée sur : La coopéra- tion dans les domaines scientifiques, d’études et d’expertise ; la formation spécialisée ; la recherche et l’édition ; le consulting et la prospective.

M. Baba M Sayed, a pris bonne note

de cette initiative, dont les travaux qui sont d’une dimension particulière, ne

manqueront pas de donner la possibilité d’étudier et de suivre les événements qui ont tendance à se précipiter aux ni- veaux régional et international, de faire la lumière sur la nature expansion- niste et belliqueuse du royaume du Maroc, et mettre à nu son idéologie. M me Violette Daguerre, présidente de la Commission arabe des droits hu- mains, a fait remarquer que le monde

arabe, notamment les franges de son in- telligencia, accusent un retard consé- quent dans le soutien et l’appui du combat du peuple sahraoui.

« Il faut rattraper le temps perdu » a

t-elle clamé. L’ONU est dominée par les grandes puissances qui lui impri- ment une direction dont le moins qu’on

puisse dire est que les résolutions, trai- tés, tombent dans l’escarcelle des vœux pieux. Il faut faire avancer les choses car il y a un abîme entre les discours et

la réalité »

Elle s’est déclarée outrée par le dé- nuement du peuple sahraoui, estimant

qu’il est temps de trouver une solution

à ce drame. Kamel Rezzag Bara, conseiller au-

près de la Présidence de la République,

a indiqué que la MINURSO est vidée

de son sens, subit des pressions de la part du pouvoir marocain.

I l n’y a, selon le rapport de « Human

Right Watch », aucun état qui reconnaît

la souveraineté du Royaume du Maroc

sur le Sahara occidental et elle dénonce des violations des droits de l’homme.

La MINURSO est la seule instance in-

ternationale qui ne possède pas de pré- rogatives. Brahim Ghali, ambassadeur de la RASD à Alger, a déclaré que cet accord

renforcera les relations entre le peuple sahraoui et le peuple algérien. Il a dé- noncé le déni de justice perpétré par le royaume du Maroc à l’encontre du peu- ple sahraoui.

« Tout s’orchestre dans l’obscurité et

le droit du peuple sahraoui est minorisé.

Il a rappelé les difficultés de la MI- NURSO dans la mesure où son objectif

principal, n’est pas de superviser le ces- sez le feu uniquement ».

En définitive, tout le monde s’ac- corde à dire que la coopération entre les deux centres va permettre de mieux sensibiliser les opinions publiques à tous les niveaux et de faire barrage, no- tamment à un lobby marocain qui n’hé- site pas à user de manœuvres dilatoires pour tenter de disqualifier la lutte du peuple sahraoui.

M. Bouraib

Economie

E conomie EL MOUDJAHID 11 2 e SESSION DE LA COMMISSION MIXTE ALGÉRO-PAKISTANAISE Élargissement delacoopération Un
E conomie EL MOUDJAHID 11 2 e SESSION DE LA COMMISSION MIXTE ALGÉRO-PAKISTANAISE Élargissement delacoopération Un
E conomie EL MOUDJAHID 11 2 e SESSION DE LA COMMISSION MIXTE ALGÉRO-PAKISTANAISE Élargissement delacoopération Un

EL MOUDJAHID

11

2 e SESSION DE LA COMMISSION MIXTE ALGÉRO-PAKISTANAISE

Élargissement delacoopération

Un PV des discussions et un accord commercial ont été paraphés hier par les deux parties

L es travaux de la deuxième session de la commission mixte algéro-pakistanaise se

sont déroulés, hier, à l’hôtel Mer- cure. Présidée, du côté algérien, par le ministre du Commerce M. Mus- tapha Benbada, et par M. Hussein Assem, le ministre du Pétrole et des Ressources naturelles, pour la partie pakistanaise, cette réunion, précédée par celles d’experts les 15 et 16 avril, devait pencher sur les voies et moyens d’élargir le champs de la coopération à d’autres domaines au- tres que le commerce, dont les échanges restent, au demeurant, re- lativement faibles avec un volume de 25 millions de dollars réalisés en 2011. Un niveau qui a atteint 12 mil- lions de dollars en 2009. Cette se- conde session qui augure d’une nouvelle étape dans les relations économiques bilatérales a été soldée par la signature d’un procès-verbal des discussions et d’un accord dans le domaine du commerce. Deux au- tres accords dans les secteurs du transport maritime et de l’enseigne- ment et de la formation profession- nels, ainsi qu’un mémorandum d’entente différés sont prévus à l’agenda de la prochaine session, soit en 2013. Le ministre du Com- merce a affirmé à cette occasion que cette réunion devait permettre de s’arrêter sur ce qui a été réalisé de- puis la première session tenue les 19 et 20 septembre 2005 à Islamabad. Aussi, constitue-t-elle, «une halte pour la conception d’une feuille de route de ce qui pourrait être concré- tisé à l’avenir dans le cadre du par- tenariat bilatéral». M. Mustapha Benbada a souligné, à ce propos, «l’évolution des relations commer- ciales entre les deux pays après les- quelles ont enregistré une avancée après une période de stagnation». Aussi, ce niveau pourrait être porté à un seuil supérieur à même de consolider la coopération écono- mique entre les deux pays, a-t-il dé- claré. En outre, le ministre a affirmé que «le principe du dialogue et de la concertation émane d’une volonté politique commune quant à construire des visions partagées sur

Ph : Nacira
Ph : Nacira

les questions régionales et interna- tionales», sachant que l’Algérie a organisé en décembre 2011 la pre- mière session de la concertation po- litique entre les départements des affaires étrangères des deux pays. Le ministre ajoute que la coopéra- tion sectorielle promet de grandes perspectives dans des domaines di- vers. Le ministre pakistanais à, pour sa part, mis en exergue la qualité des relations «profondes dans l’histoire» qui lient les deux pays tant au «ni- veau des gouvernements que des Chefs d’Etat». «Le Pakistan a ap- porté un soutien inaliénable à l’Al- gérie dans sa lutte pour l’indépendance et a été le premier pays à le reconnaître en tant qu’Etat indépendant», a rappelé M. Hussein Assem. Aussi, le Pakistan qui a en- gagé des réformes économiques et politiques est «disposé à explorer de nouvelles voies de coopération qui pourrait s’étendre à des secteurs comme l’agriculture, l’industrie pharmaceutique ou encore l’éner- gie», a-t-il affirmé. Des propositions seront formulées dans ce sens, fait savoir le ministre pakistanais. De même, «il existe un potentiel

énorme pour l’accroissement des échanges commerciaux», notam- ment à travers la participation aux foires et autres manifestations éco- nomiques et l’implication des opé- rateurs privés, a ajouté M. Hussein Assem qui plaide également pour la relance du Conseil d’affaires mixte et de l’accord d’assistance en douanes pour faciliter le transit des marchandises. Le Pakistan qui dis- pose d’une grande expérience en la matière pourrait aussi intervenir dans les domaines de l’ingénierie et l’automation, le tourisme et la PME, indique l’intervenant. Dans sa lan- cée, le ministre du Pétrole sollicite l’apport de l’Algérie dans le secteur des énergies, notamment le pétrole et les mines, d’autant plus que le pays «dispose d’une grande expé- rience dans les domaines des mines et des industries des hydrocar- bures». Soulignant la volonté de son pays à consolider davantage les liens de coopération, le ministre fait savoir que son pays «entend donner la priorité aux entreprises algé- riennes intéressées par l’investisse- ment et l’exportation». Akila DEMMAD

Un terminal de GNL à Karachi avec le concours algérien

Une rencontre entre la délégation pakistanaise

et des responsables du ministère de l’Énergie a eu lieu lundi, alors que des experts de ce pays sont attendus dans notre

pays au courant des prochaines semaines

attendus dans notre pays au courant des prochaines semaines U n terminal de regazéifica- tion de

U n terminal de regazéifica- tion de GNL (gaz naturel li- quéfié) sera réalisé au

Pakistan dans la région de Karachi avec le concours de l’Algérie. C’est ce qu’a affirmé le ministre du Com- merce en marge des travaux de la 2 e session de la commission mixte al- géro-pakistanaise. Des discussions préliminaires ont eu lieu, lundi, entre la délégation de ce pays et des responsables du ministère algérien de l’Énergie. Des experts pakista- nais devront se rendre en Algérie au cours des prochaines semaines pour

enclencher le processus, a affirmé M. Mustapha Benbada. Aussi, il y a éventualité de construire des parte- nariats dans le domaine de la santé,

sachant que le Pakistan produit des équipements sanitaires de qualité re- connue et celui de la recherche scientifique. Le ministre indique également qu’un accord est en voie de finalisation dans le domaine mi- nier et concerne la production de phosphate dans le cadre de partena- riat avec l’entreprise Ferphos. Un autre projet, en partenariat avec des entreprises algériennes, est en vue dans le domaine de la production des engrais et sera localisé dans l’un des deux pays. Cette coopération pourrait concerner le secteur des textiles, dont l’expérience des Pa- kistanais pourrait être mise à profit par la partie algérienne. D. Akila

MINES

L'ANPM met en adjudication 18 titres d’exploration

L' Agence nationale du patri- moine minier (ANPM) vient de lancer par voie de

presse un appel d'offres national et international pour l'adjudication de 18 sites miniers pour l'exploration. Cette nouvelle mise en adjudication de substances minérales industrielles, appelées également petites et moyennes mines, concerne 16 sites d'argiles, un pour le grès et l'autre pour les sables silicieux. Les sites concernés sont répartis à travers 13 wilayas, selon l'annonce de l'ANPM. La date de dépôt et d'ouverture publique des plis des soumissions des offres techniques relatives à cette mise en adjudication a été fixée pour le 23 mai prochain. Seuls les soumis-

sionnaires sélectionnés à l'issue de cette première étape pourront présen- ter leur offre financière, dont l'ouver- ture publique des plis s'effectuera le 20 juin 2012, indique l'ANPM. Ne peuvent prétendre à ces soumissions que les personnes morales disposant d'une unité de production de produits rouges ou de verre, ou d'un projet d'investissement dans le domaine considéré avec un degré de matura- tion jugé suffisant, précise l'appel d'offres. Les appels d'offres pour la promotion de la petite et moyenne mine sont lancés trimestriellement par l'ANPM, alors que ceux des substances minérales métalliques sont lancés semestriellement.

ÉNERGIES RENOUVELABLES

Le Pr Chitour : “L'Algérie a besoin d'un plan Marshall”

L' Algérie a besoin d'un véritable plan Marshall pour mettre en œuvre son ambitieux programme d'énergies re-

nouvelables qui vise à produire à l'horizon 2030 près de 40% d'électricité à partir de ces énergies alternatives, a estimé lundi le P r Chems Eddine Chitour. "Nous avons fait des calculs à l'École nationale polytechnique qui nous ont conduit à dire qu'il fallait un véritable plan Marshall pour mettre en place ces 40%" de capacités de production, a déclaré à l'APS M. Chitour en marge de la 16 e Journée de l'énergie. Sans mettre en doute la capacité de l'Algérie à mener ce programme, M. Chitour a relevé qu'il "risquait de ne pas être appliqué, car il ne s'inscrit pas dans une dynamique d'en- semble qui fait que tout le monde soit engagé, notamment l'université, à travers la formation des hommes". M. Chitour estime que l'Algérie

n'est pas en mesure de mobiliser la ressource humaine nécessaire pour la conduite de ce projet. "Il faut former des milliers d'ingénieurs et de techniciens, mais est-il facile de le faire alors qu'on est en train de supprimer la forma- tion d'ingénieurs et de la remplacer par le LMD. L'Ecole polytechnique forme 200 ingé- nieurs par an, c'est très peu", a fait observer cet universitaire qui a appelé à la multiplica- tion de ces instituts. M. Chitour ajoute que ce programme a été conçu par le ministère de l'Energie et des Mines sans associer le reste

de l'Energie et des Mines sans associer le reste des départements ministériels ni même la so-

des départements ministériels ni même la so- ciété civile. "Ce n'est pas facile de mettre en place ces capacités, il faut avoir une problé- matique d'ensemble où l’on doit associer toute la société civile. Nous sommes tous concer- nés", note le directeur du laboratoire de valo- risation des énergies à l'École nationale polytechnique. Pour autant, il considère que l'Algérie doit élever la barre en matière d’éner- gies renouvelables et ne pas se contenter des 40% retenus dans le programme gouverne-

mental annoncé en 2011. Pour lui, l'Algérie est en mesure de produire 100% des ses besoins énergétiques à partir des énergies renouvela- bles pour peu qu'elle opte pour la bonne mé- thode. "Rien n'interdit d'aller vers les énergies renouvelables et même dépasser les 40%, mais ce n'est pas la bonne méthode. La bonne méthode consiste à faire ce qu'on appelle les états généraux où chaque département minis- tériel sera concerné pas uniquement celui de l'Énergie et des Mines", a-t-il recommandé.

"Le plus grand ministère qui doit être

concerné par ce programme est le ministère des Finances, c'est ce département qui va contrôler l'efficacité, en matière d'énergie, des équipements et des véhicules importés", cite- t-il à titre d'exemple. Selon M. Chitour, tous les appareils importés en Algérie sont "des gouffres du point de vue de l'énergie". "Les ci- toyens ne sont pas concernés par le plan de dé- veloppement des énergies renouvelables du ministère de l'Énergie, car on n'a pas d'états généraux". En France, ils ont fait "le grenelle de l'en- vironnement", une sorte de stratégie où tout le peuple français est associé, à commencer par les universités et les associations jusqu'aux en- treprises et au gouvernement". "Chez nous, il

y a un seul département ministériel qui a fait

son étude et qui a dit que c'est 40%. C'est très beau, on souhaite que ça marche", indique-t-

il toutefois. Il relève encore que ce programme

ne règle qu'un seul aspect de la problématique d'ensemble, celle de l'électricité, alors que l'Algérie a besoin de mettre en place un mix énergétique pour faire face aux défis de de- main. "Nous avons une génération devant nous pour réussir cette transition énergétique, moi je pars du principe qu'il faut aller vers le développement durable", conclut M. Chitour.

Monde

M onde EL MOUDJAHID 15 SYRIE Toutes les parties doivent coordonner leur action avec la mission
M onde EL MOUDJAHID 15 SYRIE Toutes les parties doivent coordonner leur action avec la mission
M onde EL MOUDJAHID 15 SYRIE Toutes les parties doivent coordonner leur action avec la mission

EL MOUDJAHID

15

SYRIE

Toutes les parties doivent coordonner leur action avec la mission de l'ONU

Le chef de l'équipe d'observateurs de l'ONU chargés d'évaluer le respect du cessez-le-feu en Syrie a jugé hier cette mission « difficile », appelant toutes les parties syriennes concernées par la crise à coordonner avec les observateurs.

“I l faut marcher à petits pas, ce n'est pas facile et il faut coordonner le travail avec

toutes les parties, en premier lieu avec le gouvernement syrien et puis avec toutes les autres par- ties », a déclaré à la presse le co- lonel Ahmed Himmiche. « C'est une mission difficile, qui nécessite une coordination et une planifica- tion », a insisté le colonel Ham- miche qui dirige le groupe d'observateurs arrivés dimanche à Damas. Le cessez-le-feu officiel- lement entré en vigueur la semaine dernière mais la violence continue de faire des morts dans le pays. Les premiers observateurs de l'ONU sont arrivés dimanche en Syrie dans le cadre d'une mission préparatoire, en prélude à une mis- sion complète qui devrait compter 250 hommes. La première tâche de la mission préparatoire sera « d'établir un quartier général opéra-

tionnel » à Damas. Les observateurs prendront en- suite contact avec les forces gou- vernementales et celles de l'opposition pour expliquer leur mission et mettre en place « un système de contrôle », avant d'éta- blir des bases dans d'autres villes du pays. Dans une résolution, adoptée samedi, le Conseil de sé- curité de l'ONU précise que la mission complète sera déployée « sous réserve que toutes les parties cessent durablement de se livrer à la violence armée ». Pour sa part, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a indi-

russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a indi- qué hier, que certains pays et forces étrangères

qué hier, que certains pays et forces étrangères cherchent l'échec du plan onusien du cessez-le-feu en Syrie, signalant que le plan de paix de l'émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe Kofi Annan était « relativement fragile ». Le chef de la diplomatie russe a indiqué, lors d'une conférence de presse à Mos- cou, qu'« il y a des pays, des forces extérieures à la Syrie qui ne veu- lent pas du succès des efforts du Conseil de sécurité de l'ONU ». « Il y en a qui veulent un échec du plan de Kofi Annan et qui ont ex- primé (une telle position) avant même que le plan soit rendu pu-

blic », a-t-il expliqué. Sans nom- mer ces pays étrangers qui, selon Lavrov œuvrent pour l'échec du plan de paix, il les a appelé à tra- vailler en fonction des « intérêts du peuple syrien » et non pas de leurs « ambitions géopolitiques et inté- rêts conjoncturels ». S'agissant de l'évaluation du cessez-le-feu, entré en vigueur jeudi passé, M. Lavrov a estimé qu'il est (le cessez-le-feu) « effec- tivement relativement fragile ». La Russie dénonce régulièrement le soutien d'Etats occidentaux et arabes à l'opposition armée en Syrie. Le cessez-le-feu officielle-

ment entré en vigueur la semaine dernière et des premiers observa- teurs de l'ONU sont arrivés en Syrie, mais la violence continue de faire des morts dans le pays. Lundi, les violences ont fait 35 morts en Syrie, dont onze soldats, dans des bombardements et des combats entre soldats de l'armée et des groupes de déserteurs, selon un décompte d'une ONG syrienne. Les premiers observateurs de l'ONU sont arrivés dimanche en Syrie dans le cadre d'une mission préparatoire, en prélude à une mis- sion complète qui devrait compter 250 hommes.

PRÉSIDENTIELLE EN FRANCE

Sarkozy et Hollande inchangés en intentions de vote au 1 er tour

L e président-candidat Nicolas Sarkozy et François Hol- lande sont restés inchangés

cette semaine en intentions de vote pour le premier tour de la pro- chaine présidentielle avec respec- tivement (28 %) et (27 %), (Marine Le Pen du Front national (17 %) gagnant 1 point et Jean-Luc Mélenchon (12 %) en perdant 1, selon un sondage rendu public hier. Au second tour, le rapport de forces est inchangé, François Hol- lande l'emportant avec 53 % des intentions de vote face à Nicolas Sarkozy (47 %). Au premier tour, Jean-Luc Mélenchon (Front de Gauche) qui se classe quatrième avec 12 % est talonné par François Bayrou (MoDem) à 11 % (+1 point). Eva Joly (EELV) perd un point à 2 %. Nicolas Dupont-Ai- gnan (Debout la République), pro- gresse de 0,5 point à 1,5%. Philippe Poutou (Nouveau parti anticapitaliste) est inchangé à 1 %, tandis que Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière) cède 0,5% à 0,5 point. Jacques Cheminade (Solidarité et progrès) est crédité de moins de 0,5% (inchangé). Par ailleurs, in- terrogés sur le candidat qui les a le plus marqués, les Français placent toujours en tête Jean-Luc Mélen- chon malgré une baisse de six points en une semaine à 22 %. Derrière, Philippe Poutou fait un bond de 12 points à 13 %. Marine

Philippe Poutou fait un bond de 12 points à 13 %. Marine Le Pen gagne 2

Le Pen gagne 2 points à 8 % et Ni- colas Sarkozy rétrograde à la 4 e place en raison d'une perte de trois points à 6 %. Il est talonné par François Hollande, 5 %, -2 points. Nicolas Dupont-Aignan, +2 points, et François Bayrou, -1, sont à égalité, 3 %. Eva Joly perd 2 points à 2 %. Dans un autre, pu- blié le même jour, hier, François Hollande (-1,5 point) et Nicolas Sarkozy (-2) reculent tous les deux, selon ce sondage qui les met strictement à égalité avec 27 % chacun des intentions de vote au premier tour de la présidentielle. Au second tour, François Hollande creuserait l'écart de deux points par rapport à la dernière enquête

de deux points par rapport à la dernière enquête des 6 et 7 avril, l'emportant par

des 6 et 7 avril, l'emportant par

56 % des voix contre 44 %, selon

cette enquête réalisée pour France Télévisions, Radio France et Le Monde. Au 1 er tour, Marine Le Pen arriverait en troisième position avec 15,5 % des voix (+0,5), tout juste devant Jean-Luc Mélenchon stable à 14,5 %. Le recul de MM. Hollande et Sarkozy profiterait

surtout aux petits candidats : outre François Bayrou, donné constam- ment en repli ces dernières se- maines et qui gagnerait 0,5 point à

10 %, Eva Joly gagne un point à

2,5 % d'intentions de vote. Parmi les sondés ayant exprimé une in- tention de vote et certains d'aller voter, 35 % déclarent pouvoir en-

core changer d'avis (34 % une se- maine plus tôt). Le degré de certi- tude du choix est de 85 % pour Nicolas Sarkozy, 77 % pour Fran- çois Hollande, 71 % pour Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, et de 45 % seulement pour François Bayrou. En une semaine, le degré de certitude du choix en faveur de M. Mélenchon a gagné dix points, celui en faveur de Marine Le Pen en perd neuf, mais ces données sont établies sur des sous-échan- tillons de faible taille. Des polito- logues estiment de leur côtés qu’un quart des français pourraient être tentés de s’abstenir de voter au premier tour de la présidentielle, un niveau important qui pourrait

favoriser la bipolarisation gauche-

droite. Dans une enquête récem- ment publiée par l’Ifop (Institut français d’opinion publique), le taux d’abstention tournerait autour de 32 %, soit près d’un électeur sur trois. « Si ce scénario se confir- mait, ce serait un bien triste record pour une élection jugée importante par la France », estiment les obser- vateurs. Pour tenter de mobiliser les abstentionnistes en leur faveur, François Hollande puis Nicolas

Sarkozy se sont d’ailleurs déplacés

en banlieues, dans des quartiers pauvres, dont les habitants se sen- tent abandonnés par les politiques et qui sont marqués par un taux d’abstention élevé.

L’ANNONCE EN A ÉTÉ FAITE HIER PAR LE CONSEIL DE PAIX ET DE SÉCURITÉ

L a Guinée-Bissau suspendue de l'UA

Le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l'Union africaine (UA)

a suspendu la Guinée-Bissau de

l'organisation et envisage des sanctions contre ce pays jusqu'au rétablissement de l'ordre constitutionnel, a annoncé hier, M. Ramtane Lamamra, commissaire de l'UA. Le CPS

« décide (

effet immédiat, la Guinée-Bissau de toutes ses activités de l'Union

africaine, tant que l'ordre constitutionnel ne sera pas

rétabli » a affirmé M. Lamamra,

à l'issue d'une réunion à Addis Abeba, au siège de l'UA. En Guinée Bissau, les auteurs du coup d'Etat du 12 avril ont réitéré leur engagement à

restaurer l'ordre constitutionnel devant la médiation menée par la Communauté économique de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao), a affirmé à Bissau le président de

la commission de la Cédéao,

Désiré Tagro Ouédraogo. « Nous sommes tombés d'accord sur le

fait que les militaires acceptent

)

de suspendre, avec

la

a exigé le retour à l'ordre

constitutionnel », a déclaré M.

Ouédraogo, après une rencontre

avec les auteurs du putsch dans

la nuit de lundi à hier. La junte

s'était auparavant engagée à un

« retour rapide à une normalité

politique et constitutionnelle »,

un engagement réaffirmé à

plusieurs reprises depuis le

putsch

qui

décision de la Cédéao (

)

IRAN

Mise en garde contre toute atteinte à l’intégrité territoriale

L'Iran est favorable à la coopération pour maintenir la paix dans le Golfe, mais

défendra avec « détermination »

son

toute agression, a affirmé hier le

président Mahmoud Ahmadinejad dans un discours à l'occasion de la « Journée de l'armée ». Sans évoquer explicitement le regain de tension avec les pays arabes du Golfe provoqué par sa visite la semaine dernière dans l'île

d'Abou-Moussa revendiquée les Emirats arabes unis, le président iranien a estimé que « seule la coopération » peut assurer le sécurité dans cette région « très sensible ». Il a également à nouveau critiqué « les ingérences étrangères qui n'apportent que l'insécurité et les divisions », dans une allusion à la présence des forces américaines dans plusieurs pays du Golfe que dénonce régulièrement Téhéran. De son côté, le commandant en chef de l'armée iranienne, a mis

en garde

de porter atteinte à l'intégrité territoriale du pays. Ces déclarations interviennent quelques heures avant une réunion extraordinaire du Conseil de coopération du Golfe (CCG) consacrée aux relations avec l'Iran.

intégrité territoriale contre

contre toute tentative

Société

16

S ociété 16 EL MOUDJAHID YOUM EL ILM Tous contre l’ignorance ! Chaque année, nous célébrons
S ociété 16 EL MOUDJAHID YOUM EL ILM Tous contre l’ignorance ! Chaque année, nous célébrons
S ociété 16 EL MOUDJAHID YOUM EL ILM Tous contre l’ignorance ! Chaque année, nous célébrons

EL MOUDJAHID

YOUM EL ILM

Tous contre l’ignorance !

Chaque année, nous célébrons «Youm el Ilm». Une date qui nous rappelle l’importance du savoir et de la science et qui nous renvoie aussi aux efforts consentis par notre pays pour lutter contre l’analphabétisme.

E effet, l’Algérie a opté, au len-

demain de l’indépendance, à la démocratisation de l’enseigne- ment, et ce, à travers tout le ter- ritoire national. L’école a gagné

même les villages les plus reculés qui n’ont pas été en marge de cette révolution contre l’ignorance et l’illettrisme. En fait, la volonté,

voire la détermination de l’Etat de réhabiliter le savoir, s’est caractérisée par la généralisa- tion de l’éducation à toutes les couches de la société, filles et garçons, qui ont aujourd’hui la possibilité de poursuivre des études pous- sées et se spécialiser dans des domaines et des sciences très pointus. L’Algérie a tou- jours défendu le droit de l’enfant à l’école et va jusqu’à prévoir des sanctions contre les parents qui manquent à l'obligation de scola- riser leurs enfants dès l'âge de 6 ans, et ce, jusqu'à 16 ans, correspondant à une scolari- sation obligatoire de 9 années qui est un droit consacré par les textes fondamentaux du pays. Ce droit est concrétisé par la générali- sation de l’enseignement obligatoire et par la garantie de l’égalité des chances en matière de conditions de scolarisation et de poursuite des études après. Mieux encore, l’État veille, en collaboration avec les parents, à l’appli- cation de ces dispositions, et tout manque- ment des parents ou des tuteurs légaux les exposent à une amende allant de cinq mille à cinquante mille dinars. L’Algérie a adopté des programmes en vue de garantir et de

n

a adopté des programmes en vue de garantir et de n maintenir l’obligation et la gratuité

maintenir l’obligation et la gratuité de l’en- seignement, et surtout surmonter les obsta- cles qui entravent la scolarisation des enfants, notamment les filles. Aujourd’hui, les résul- tats parlent d’eux-mêmes, puisqu’on arrive à la scolarisation de 97% des enfants en âge d’aller à l’école et 75% des enfants fréquen- tent le préscolaire. Par ailleurs, cet intérêt pour le savoir est confirmé par la mise en place d’une stratégie nationale d'alphabétisa-

tion, adoptée en 2007, qui vise à réduire ce taux à moins de 10% à l'horizon 2015. Cette dernière, s'appuyant sur un plan décennal, a permis d'inscrire 60.000 analphabètes en classe d'alphabétisation durant la seule année de 2009 et l'on table sur l'inscription de 90.000 analphabètes par an entre 2010 et 2015. Les pouvoirs publics affichent désor- mais une volonté manifeste d’éradiquer l’analphabétisme d’ici à 2016. Il s’agit de ré-

duire de moitié ce fléau qui touche six mil- lions d’Algériens. Combattre l’ignorance n’est plus un vain mot, puisqu’aujourd’hui, aux efforts des pouvoirs publics viennent s’ajouter les actions de l’Office national d’al- phabétisation et l’association Iqraa qui œu- vrent pour freiner l’analphabétisme et partant, faire valoir le savoir et créer une so- ciété tournée vers le progrès. Samia D.

CITÉS URBAINES

Où sont les comités de quartier ?

C’est avec des youyous et des cris de joie que les nouvelles familles, mal logées depuis des années, accèdent à leurs nouvelles habitations. La fin d’un calvaire longtemps éprouvé et difficilement supporté.

S eulement est-ce réellement la fin de cette mal vie ? Les nouveaux locataires tout à leur bonheur se

rendent compte bien après qu’ils vont faire face à bien des tourments. Ayant été distribuées dans la précipitation, les nouvelles habitations ne sont pas accompagnées des infrastructures né- cessaires à une vie convenable et sans soucis. Les malades, par exemple, doivent faire de longs déplacements pour accéder à un hôpital ou un centre de soins afin d’être pris en charge et les personnes non véhiculées, qui doi- vent se rendre à leur travail, souffrent de l’absence de transport. Le raccor- dement au gaz faisant aussi défaut, les habitants sont contraints d’utiliser le gaz butane, une autre tracasserie pour s’alimenter de ce produit. Il faut rap- peler, en effet, que les nouvelles citées sont érigées généralement dans des endroits reculés et non nantis du mi- nimum de confort de vie. Donc, la vie dans ces nouvelles habitations n’est pas de tout repos pour ces familles. C’est donc un constat évident d’affir- mer que très nombreuses sont les nou- velles cités construites ces dernières années un peu partout dans la capitale qui enregistrent un manque flagrant en matière de commodités de vie et d’infrastructures de base. Pourtant, les

autorités du pays ont toujours insisté sur l’aménagement des nouvelles ag- glomérations urbaines et leur dotation en toutes les commodités nécessaires

à même d’assurer le confort aux rési-

dants. Pour pallier ce problème de la

gestion des citées, l’administration, devant son impuissance à satisfaire les besoins des populations, avait procédé

à partir des années 2000 à la mise en

avait procédé à partir des années 2000 à la mise en place de nouveaux dispositifs en

place de nouveaux dispositifs en vue de permettre l’implication des habi- tants dans la prise en charge des préoccupations de leur cité notam- ment la mise en place des comités des quartiers. Ces derniers représentent plus de 22% des associations locales agréées en Algérie. Jouissant du statut d'association, ces comités ont la lourde tâche de servir d'intermédiaire entre les administrations locales et les habitants du quartier. Si certains d'en- tre eux arrivent bon an, mal an à jouer leur rôle, beaucoup se disent pris en étau entre une administration peu coo- pérative et des citoyens impatients. «L'inexpérience des membres du co-

mité dans le mouvement associatif, les promesses non tenues de l'APC et l'incivisme des habitants du quartier ont fini par démotiver un bon nombre de personnes», nous dira ce responsa-

ble d’une APC d’Alger qui affirme

qu’au début du lancement de ce dis- positif, la wilaya d’Alger comptait à elle seule 42 comités de quartier qui ont presque tous disparu aujourd’hui. Pourtant ces comités étaient très actifs et même très efficaces, car aussi hum- bles qu’ils puissent paraître, ils n'en constituent pas moins la trame de la vie quotidienne et la solution de ces petites difficultés représente, grâce au dévouement de quelques-uns, une heureuse contribution au bien-être de tous. «Aujourd’hui, les quelques co- mité de quartier qui ont survécu n'as- sument plus leur rôle et ne s'intéressent qu'au dossier du loge- ment, négligeant tout autre problème de la population et de l'environne- ment», nous dira Yazid, ancien mem- bre d’un comité de quartier de Belcourt. Ne faut-il pas encourager la réactivation de ce dispositif ? Farida Larbi

PRÉNOMS ALGÉRIENS

La mode au rendez-vous

I ls sont occidentalisés ou orientalisés. Mais dans bien des cas, ils sont carrément révélateurs d’un penchant pour une culture, une civilisation ou même un leader politique, un

homme de lettres ou un chanteur. La nomenclature des pré- noms chez nous n’est plus ce qu’elle était. Elle a connu un bouleversement radical, en bonne et due forme. Il n’y a rien qu’à voir toute cette panoplie de prénoms étranges, voire bi- zarroïdes, qui surgissent de nulle part et ont fini par trouver preneurs pour devenir très en vogue et s’imposer, pas seule- ment au niveau des grandes villes, mais également dans les petites bourgades qui ne restent pas en marge de cette nou- velle tendance à opter pour des prénoms qui font nouvelle- ment leur entrée dans la famille algérienne. Si certains s’ingénient à trouver des prénoms internationaux chics, pra- tiques et faciles à prononcer, bien de parents n’hésitent pas une seconde à afficher leur admiration à certains symboles politiques ou artistiques, en hommage à ces personnages qui ont marqué l’histoire contemporaine et qui sont chers à leurs yeux. Les prénoms peu habituels ne manquent pas dans notre société, et aujourd’hui, on retrouve des prénoms masculins et féminins qui ne peuvent passer inaperçus. Pour l’anecdote, un père n’a pas trouvé mieux que d’appeler sa fille, née dans les années 1980, après la destitution du Chah d’Iran «Iran» ou encore cette femme, «Djazaïr» née vers la fin des années 1950. Deux prénoms qui traduisent des idéaux et des convic- tions des uns et des autres. Le prénom, censé être un véritable lien entre l’individu, son entourage et son environnement, ne cesse de subir les frais de la métamorphose. Ce n’est donc pas étonnant aujourd’hui que des centaines de prénoms, qui existaient il y a quelques années, fuient les familles algé- riennes au profit d’autres qui viennent d’ailleurs où qui sont carrément le fruit d’innovation. Trop souvent, l’on trouve des prénoms usités, déformés ou sans signification claire. Des prénoms qui viennent d’ailleurs. Les prénoms algériens, comme Kouider, Boualem, Tassaâdit, pour ne citer que ceux- là, ont pratiquement disparu des registres des naissances ces dernières années. Et quand ces derniers arrivent à résister parce que certaines familles les choisissent en mémoire à des parents, des grands-parents ou des personnes chères, ils sont comme deuxième prénom du nouveau-né. C’est un fait in- contestable et incontesté, les anciens prénoms ont évolué pour céder la place à des prénoms tout beaux, tout frais, im- posés par la mutation sociale. Il faut dire aussi que les feuil- letons turcs, qui ont envahi les chaînes de télévision, ont largement contribué à la naissance de nouveaux prénoms qui ont enrichi les dictionnaires des prénoms avec des Arij, Lamis, Ritaj, Rayane et Ryham, Noor et bien d’autres pré- noms très appréciés par les mamans spécialement de ces films. Le prénom, cette propriété «personnelle», censé donner une idée, un aperçu, voire même une identité à celui qui le porte prend un autre chemin, pour se conjuguer à tous les temps.

Samia D.

Culture

C ulture EL MOUDJAHID 17 RENCONTRE AVEC YASMINA KHADRA À LA LIBRAIRIE DU TIERS-MONDE “J’ai toujours
C ulture EL MOUDJAHID 17 RENCONTRE AVEC YASMINA KHADRA À LA LIBRAIRIE DU TIERS-MONDE “J’ai toujours
C ulture EL MOUDJAHID 17 RENCONTRE AVEC YASMINA KHADRA À LA LIBRAIRIE DU TIERS-MONDE “J’ai toujours

EL MOUDJAHID

17

RENCONTRE AVEC YASMINA KHADRA À LA LIBRAIRIE DU TIERS-MONDE

“J’ai toujours eu une folie qui s’appelle la littérature”

Plongé dans un véritable bain de foule au point où l’espace ne pouvait pas contenir la marée humaine d’admirateurs venus voir cette célébrité internationale, l’écrivain Yasmina Khadra passera avec ses lecteurs entre des photos-souvenir et des séances de dédicaces plus de quatre heures et demie dans un climat d’échange de paroles entre rires et chaleureuses embrassades. Il faut dire que derrière son allure spartiate, notre romancier devenu populaire a su captiver un large lectorat et qu’ici même en Algérie on lui témoigne beaucoup de sympathie. Traduit dans 33 langues et dans 41 pays, Mohamed Moulessehoul alias Yasmina Khadra fut un officier de l’Armée algérienne pendant près de trente-six ans et principalement a participé durant la décennie rouge à la guerre contre le terrorisme. Né à Kenadsa, dans le Sud algérien, en 1955, d’un père

infirmier et d’une mère nomade, il prend sa retraite alors qu’il avait le grade de commandant et s’exile en 2000 d’abord au Mexique puis en France en 2001 à Aix-en-Provence où il se distingue avec la publication de son roman largement autobiographique «l’Ecrivain». Mais le militaire est aussi un homme de cœur pour qui le thème de l’intolérance est cher à ses préoccupations d’homme dans la multitude de romans à succès qu’il aura produit à ce jour, illustrant son intérêt pour un dialogue plus ouvert entre l’Orient et l’Occident. Nous avons rencontré cet homme au regard tendre, aujourd’hui chevalier de la Légion d’honneur et officier de l’Ordre des Arts et des Lettres qui a su si bien allier son esprit disciplinaire avec une autre raison d’être : l’écriture. Ici l’entretien à bâtons rompus qu’il nous a accordé.

On lit dans une notice bio- graphique vous concernant que vous avez quitté l’armée pour vous consacrer à l’écriture de romans.

Comment s’est opéré ce passage subtil entre ces deux activités qui ne sont pas toujours compatibles ? C’est justement cela le problème.

On pense que j’ai entamé ma carrière

d’écrivain après avoir quitté l’Armée alors que j’avais auparavant publié en Algérie une quinzaine de romans qui furent traduits dans 12 pays. Donc, je peux vous dire que je n’ai pas quitté l’Armée pour écrire mais pour pour- suivre pleinement mon activité d’écrivain.

Est-ce que vous trouvez que ces deux disciplines dont l’une suggère l’ordre et la force et l’autre la liberté de création sont conciliables ? J’en suis la preuve vivante ! Je crois qu’il faut savoir faire la part des choses. Moi, j’ai toujours eu une folie

qui

s’appelle littérature et en parallèle

une

vie concrète en tant que militaire.

A chaque fois par exemple que

j’avais des problèmes dans ma vie réelle, lorsqu’elle commençait à me passer par-dessus la tête ou qu’elle m’obligeait dans certaines de mes as- pirations à littéralement me décom- poser, je me déportais sur cette folie d’écrire qui est un rêve permanent que je réinvente à travers mes lec- tures et mes écritures.

Vous êtes pratiquement arrivé à l’apogée de votre parcours d’écri- vain. Ce rêve vous comble-t-il maintenant ? Oui, bien sûr. Il suffit de voir la rencontre d’aujourd’hui dans l’es- pace de cette librairie où mes compa-

triotes viennent me voir et sollicitent une signature, pour affirmer qu’écrire

au bout du compte n’a pas été une ac-

tivité vaine. Vous savez, pour moi, la littérature est un partage. J’aime les gens et ma seule façon de concrétiser

cet amour pour eux c’est de partager

avec eux un moment de lecture.

Comment trouvez-vous le public algérien qui vient vous voir par rapport à celui que vous avez l’habitude de rencontrer à l’étranger ? Dans chaque public, qu’il soit français, japonais ou indonésien, c’est toujours le même enthousiasme mais moi je suis doublement heureux

Ph : Nesrine
Ph : Nesrine

quand je suis ici parce qu’en France,

c’est tout à fait banal que les gens adhèrent à l’écriture, à un style ou un écrivain mais en Algérie c’est un vé-

ritable défi que l’on jette à l’adversité qui est devenue notre pain quotidien.

Et quand je vois que les Algériens

malgré tout continuent d’aller au ci- néma ou bien au théâtre ou encore

d’aimer la littérature, je me dis qu’on

a encore une chance d’aller de

l’avant. Il y a chez notre peuple un

désir viscéral et catégorique de ne pas céder. Vous savez, nous sommes des sortes de fugacités, des fulgurances qui sont appelées un jour à disparaître dans le boum cosmique mais la Na- tion restera toujours là. C’est juste- ment l’âme de cette Nation qui continue de faire réagir ces jeunes qui aiment, malgré tout ce qui s’est passé

il y a quelques années, ce que l’ad-

versité a essayé de leur confisquer.

Quelque part les lecteurs

algériens répondent à votre appel … Oui, ils le font comme moi je ré- ponds à l’appel de l’équipe sportive nationale ou à un chanteur comme Ait-Menguellet, à n’importe quel ar- tiste algérien.

Cela me rappelle la phrase que vous avez écrite dans l’un de vos ro- mans : «Je ne suis nulle part chez moi que parmi les miens, dans mon pays qui a besoin de moi» …

La citation dit précisément ceci :

«Qui a autant besoin de moi que des autres ».Voilà, c’est normal. J’ai beau être connu… Vous savez combien de lecteurs j’ai en France ? Quatre mil- lions mais pourtant je sais que ce

n’est pas mon pays. C’est mon plus grand lectorat certes, mais je n’y suis pas chez moi. Donc, quand je reviens ici, même si je sais que j’ai cent fois

moins de lecteurs, je suis parmi les miens.

Concernant l’adaptation ciné- matographique de votre roman «Ce que le jour doit à la nuit» réalisée par Alexandre Arcady, où en sont les préparatifs ? Elle est terminée. Il y a d’ailleurs eu des avant-premières à Paris et il y en aura d’autres à Marseille, Lyon,

Bordeaux et dans toutes les grandes villes. Le film sortira dans les grandes salles le 12 septembre pro- chain. Il était programmé pour le 4 juillet et il a fallu que j’intervienne pour leur dire que je ne voulais pas d’un film-symbole mais d’un film tout court parce que les symboles peuvent passer avec l’événement mais une œuvre peut résister à tous les temps.

Et pour celle de votre roman «l’Attentat» ? Le film est fin prêt mais j’ignore quand est-ce qu’il sortira parce que

les Américains ont aussi un droit de regard sur lui. Le réalisateur Ziad Doueri, un cinéaste américano-liba- nais, a été choisi dès le départ par Hollywood. C’est une production eu- ropéenne mais la distribution se fera aux Etats-Unis. Malgré deux années de combat acharné avec cette maison pour retirer mes droits car il y a un puissant lobby aux USA qui ne vou- lait pas que le film se fasse, ils m’ont par la suite donné mes droits pour l’adaptation mais la distribution res- tera américaine. Je n’avais d’ailleurs même pas de droit de regard sur le scénario.

Vous êtes depuis trois ans directeur du Centre culturel algérien de Paris. Qu’est-ce que vous préparez pour la célébration du cinquantenaire ? Je n’ai pas attendu une program- mation spécifique. Je me suis moi- même attelé à tracer les lignes directrices de cette programmation avec un hommage à tous les acteurs de la guerre de libération nationale à travers des personnalités intellec- tuelles algériennes comme Frantz Fanon, Kateb Yacine, Mouloud Mammeri ou encore Moufdi Zakaria. Il y aura aussi un hommage à la femme algérienne en la personne de la moudjahida Djamila Bouhired. J’ai pensé par ailleurs à mettre en valeur le cinéma post-indépendant. Où en

sommes-nous aujourd’hui ? J’ai écrit un scénario pour la télévision algé- rienne, un feuilleton de huit épisodes d’une durée de 52 minutes qui est une adaptation du livre « Le commissaire LLob », une production qui pourrait divertir bien des Algériens. Mais il se trouve que la télévision ne veut pas le diffuser alors qu’elle l’a elle-même financé. Je ne comprends pas car je suis de ceux qui pensent qu’aucun peuple ne peut se relever sans rêves, sinon il court à sa perte, sa mort.

Cela me rappelle une autre citation de vous «N’est jamais seul celui qui cherche la lumière»… Vous avez totalement raison. C’est d’ailleurs ma devise. Celui qui œuvre pour le bien d’autrui, trouvera aujourd’hui ou demain ce qu’il a

semé sur son chemin. Je crois qu’il y

a quand même une justice sur cette

terre et chaque être humain sera rat-

trapé un jour par sa vérité. Je dis sou- vent aux gens défaitistes qu’il faut rester dans la lumière parce qu’il n’y

a pas plus important que votre vie. Je

pense qu’il faut tout faire pour ne pas laisser les toxines des autres détruire ce qu’il y a de meilleur en nous. Tous ces jeunes qui se sont retournés du- rant la décennie noire contre leur pro- pre pays en commettant des crimes contre d’autres Algériens se sont trompés d’ennemi. On choisit un en- nemi qui est peut-être notre meilleur ami sans essayer de cerner les vrais problèmes. Je suis sans doute le mieux placé de par ma situation pour rester dans la sérénité mais je veux pourtant que mes enfants puissent un jour retourner dans leur pays pour qu’ils puissent contribuer à le construire. C’est pour cela que je suis parfois malheureux parce que je veux que l’Algérie retrouve sa dignité, sa noblesse, son ambition et ses rêves.

Avez-vous en projet un nouveau livre ?

Je ne l’ai pas encore entamé parce que je suis pris par les festivités du cinquantenaire mais mon rêve est d’écrire sur l’Algérie coloniale parce que je trouve qu’il y a tellement de choses à dire. Des choses que je n’ai pas développées dans mon roman «Ce que le jour doit à la nuit» et que

je voudrais reprendre dans mon pro-

chain livre.

Entretien réalisé par Lynda Graba

YOUM EL ILM Les meilleures œuvres sur Ben Badis récompensées à Constantine Trente et un
YOUM EL ILM
Les meilleures œuvres sur Ben Badis
récompensées à Constantine
Trente et un (31) lauréats de la 8 e édition du concours na-
tional de la « Meilleure œuvre littéraire et/ou artistique sur la
vie et le parcours de l’Imam Abdelhamid Ben Badis», ont été
récompensés lundi soir à Constantine par l’Assemblée popu-
laire de wilaya (APW) qui a parrainé ce concours. Les meil-
leurs auteurs dans chacune des cinq disciplines du concours
(littérature, audiovisuel, beaux-arts, culture et histoire) ont
reçu un prix de 200.000 DA, tandis que les seconds et les troi-
sièmes ont reçu des chèques respectifs de 150.000 DA et de
100.000 DA, a-t-on constaté lors de cette cérémonie organisée
à l’occasion de la célébration de Youm El Ilm (Journée du Sa-
voir). Plus de 150 candidats venus de 13 wilayas du pays,
parmi lesquelles Annaba, Tiaret, Skikda, Batna, Djelfa,
M’sila, Ghardaïa et Alger, ont participé à cette compétition
«destinée surtout à développer l’esprit de créativité chez les
jeunes et à susciter des vocations», a indiqué le président de
la commission d’organisation de ce concours, M. Saâd Be-
ghidja. Les prix, décernés à 13 lauréats de la wilaya de
Constantine et à 18 autres issus d’autres régions du pays, sont
attribués depuis 2005, date du lancement de ce concours ou-
vert aux enseignants, aux chercheurs, aux étudiants, aux
hommes de lettres, ainsi qu’aux artisans, a rappelé M. Be-
ghidja. Par ailleurs, un hommage appuyé a été rendu à
l’Imam Ben Badis, figure emblématique de l’Association des
Oulémas musulmans algériens, par des conférenciers lors de
cette cérémonie.

Mercredi 18 Avril 2012

18 Régions EL MOUDJAHID BEJAIA MÉDEA PME-PMI : UN DYNAMISME REMARQUABLE Elles ont créé plus
18
Régions
EL MOUDJAHID
BEJAIA
MÉDEA
PME-PMI : UN DYNAMISME REMARQUABLE
Elles ont créé plus de 45.600 emplois
Modernisation
de 241 km
de routes

Les petites et moyennes entreprises (PME) et les petites et moyennes industries (PMI) à travers la wilaya de Bejaïa occupent une place stratégique par le nombre d’unités existantes qui s’élève à 13.464 unités ou par le nombre de postes de travail (45.628 employés). Ces entreprises publiques et privées se distinguent dans tous les secteurs d’activités et sont en nette croissance depuis 2009.

A insi, les secteurs du bâti- ment et des travaux publics se sont nettement dévelop-

pés atteignant 3.462 entreprises avec 13.281 emplois. De même pour l’agroalimentaire avec 487 unités, un secteur vital qui connaît un développement positif dans la wilaya et surtout une couverture importante sur le marché national par la qualité des produits fabri- qués. Ainsi et selon la Direction de l’industrie de la wilaya, Bejaîa oc- cupe la quatrième place au niveau national après Alger, Tizi Ouzou et Oran par le nombre de PME-PMI créées. La wilaya de Bejaïa, qui re- cèle des ressources hydriques très importantes, a contribué au déve- loppement des filières des bois- sons et du lait. Deux secteurs qui connaissent une activité floris- sante. Les unités de boissons avec les eaux minérales (IFRI, Toudja et El Maa et autres) et les boissons gazeuses et non-gazeuses se sont multipliées sur le territoire de la wilaya et la qualité des produits fa- briqués est nettement appréciée sur le marché. Par ailleurs, la créa- tion du centre de recherche en agroalimentaire à l’université de Bejaïa a été d’un grand apport au développement de cette activité par les recherches et le suivi per- manent de ces unités. Par ailleurs, le tourisme avec ses activités hô- telières et de restauration a enre- gistré la création de 635 unités. Un nombre qui place la wilaya au sixième rang au niveau national et qui doit encore se développer à l’avenir malgré les difficultés que rencontrent les investisseurs dans ce secteur. La wilaya projette la création de 200 000 nouvelles en- treprises PME-PMI pour

la création de 200 000 nouvelles en- treprises PME-PMI pour le quinquennat 2010/2014. Un chiffre qui

le quinquennat 2010/2014. Un chiffre qui ne pourra se réaliser que si le problème du foncier trouve une solution. D’ailleurs, la majorité de ces PME-PMI sont si- tuées dans la vallée de la Soum- mam où les terrains d’assiette pour la création de ces unités appartien- nent à ces investisseurs. Des entre- prises ont enregistré des résultats très satisfaisants et ont facilement intégré le marché international, à l’exemple d’Ifri avec les eaux mi- nérales, Général Emballage à Akbou avec le carton ondulé et Amimeur Energie à Seddouk avec les groupes électrogènes. Malgré cet essor économique, les zones d’activités et les zones

industrielles connaissent d’énormes difficultés pour attein- dre les objectifs tracés. A commen- cer par l’absence du foncier, les problèmes de gestion et d’assai- nissement de ces zones. La majo- rité de ces entreprises se trouvent dans un état lamentable sans au- cune commodité, à l’exemple de la Zone d’El-Kseur ou celle de Bejaïa. 17 zones d’activités déjà opérationnelles qui occupent une superficie de 186 hectares nécessi- tent un développement urgent pour se conformer à l’exigence de la qualité. La wilaya a déjà bénéficié d’un programme de réhabilitation et de développement de sept zones d’activités sur le foncier de

la wilaya, il s’agit de Taharacht, Hallouane, Seddouk, Fenaia, El Kseur 1-2 et Oued Ghir. La région a, en effet, bénéficié dernièrement de deux nouvelles zones indus- trielles à Boudjellil et El-Kseur d’une superficie de 175 ha cha- cune. C’est dire que le secteur de la PME-PMI a connu un essor re- marquable, propulsant la wilaya dans une dynamique de dévelop- pement prometteuse en attendant l’apport d’autres réalisations en voie d’achèvement, notamment les infrastructures routières sur la RN9 – 26 et la pénétrante vers l’autoroute Est–Ouest. M. LAOUER

Un programme de modernisation d’un linéaire de 241 km du réseau routier a été engagé dans la wilaya de Médéa au titre du programme sec- toriel 2010-2011, a-t-on appris au- près de la Direction des travaux publics (DTP). Les travaux engagés à la faveur de ce programme ont porté sur la modernisation respective de 104 km de routes nationales et de 68 km de chemins de wilaya, dont l’état s’était "fortement dégradé" en raison des "conditions climatiques et l’évolu- tion du volume du trafic routier", a- t-on expliqué. Des opérations similaires ont concerné également plusieurs tron- çons du réseau routier communal, avec la réhabilitation de 69 km de chemins vicinaux, devenus imprati- cables, faute d’un entretien régulier de ce réseau qui dessert de nom- breuses localités enclavées de la ré- gion, a-t-on ajouté de même source. Il est fait état, par ailleurs, de la réalisation, à la faveur de ce même programme, de six ouvrages d’art et le confortement de cinq autres ou- vrages, fragilisés par les intempé- ries. S’agissant du programme en cours d’exécution à travers le réseau routier de la wilaya, la même source révèle qu’un réseau de plus de 305 km de routes, dont 125 km de che- mins communaux, est également en phase de modernisation. Outre ces travaux de modernisation, censés ap- porter un meilleur confort aux usa- gers de la route et garantir leur sécurité, le programme en cours en- globe aussi des projets d’étude de traitement des glissements de ter- rains. Vingt-six (26) points situés en différents endroits du réseau routier national desservant la wilaya et du réseau secondaire, sujets à des glis- sements de terrain, feront l’objet d’étude en vue de leur prise en charge ultérieure, a-t-on indiqué.

       
 

AIN-DEFLA

   

OUVERTURE DU CENTRE COMMERCIAL UNO

 

Entre courses

 

et détente…

E n présence

de Relizane et

d’Ain-Defla, M. Isaad Rebrab, directeur

des walis

général du groupe Cevital a inauguré

hier à Ain-Defla le centre commercial « Uno shopping center », le deuxième du genre après celui de Bouira. Situé à l’entrée est du chef-

lieu de la wilaya d’Ain-Defla, ce centre com- mercial qui s’étend sur une superficie globle

de 68 000 m

2

ambitionne d’avoir une vocation

régionale. Le coût de ce projet entré en acti-

vité et autofinancé, comme l’a relevé le PDG du groupe, s’éleve à 2,5 milliards de dinars, permettant la création de 250 emplois directs et des milliers d’autres indirects. Prochaine ouverture annoncée, celle du centre commer- cial de Mostaganem, une stratégie que compte

appliquer

le

groupe

à l’échelle

nationale,

comme l’a souligné M. Rebrab dans son allo- cution. Une ouverture liée toutefois à la disponi- bilité du foncier et surout à son prix comme à

peine suggérée

avec l’exemple

du centre

d’Ain-Defla où 80% de la superficie du ter- rain accordée à l’investissement est une sur-

face perdue, financièrement sans retombée,

réservée aux seules

aires de stationnement.

Côté commercial, la surface commerciale de

vente

s’étale

sur 6

000

m

2

seulement. Pre-

mière agréable surprise pour les invités de cette inauguration, au rayon légumes et fruits,

la pomme de terre est affichée à 69 dinars le kilogramme. «Un prix négocié et notre marge bénéficiaire est minime», a souligné le res- ponsble des achats.

 

A.M.A

JIJEL
JIJEL

RENCONTRE SUR LE RÔLE DES MÉDIAS DANS LA PROMOTION DU TOURISME

L’une des premières destinations en Algérie

L a wilaya de Jijel est "l’une des destinations touristiques privilégiées

du pays", a affirmé, samedi à Jijel, un professionnel du tou- risme lors d’une rencontre consacrée au rôle des médias dans la promotion du secteur touristique.

Citant des statistiques, M. Mourad Kezzar, responsable d’un cabinet conseil, de mana- gement et d’études écono- miques et touristiques, a indiqué que Jijel, avec ses atouts et ses potentialités, est "l’une des pre- mières destinations touris- tiques" en Algérie, mettant en vedette le parc animalier de Kis- sir qui, selon lui, attire "90% des touristes" dans la région. Dans une communication pré- sentée lors d’une journée

d’études sur "Le rôle des mé- dias dans la promotion touris- tique", initiée par l’Office

jijelien du Tourisme (OJT),

avec la collaboration de la Di- rection locale du tourisme et de l’artisanat, le conférencier qui a vanté la "beauté et le charme de cette région septentrionale ainsi que ses spécificités locales", a notamment rappelé que

l’information, bien maîtrisée, demeure un "facteur détermi- nant" dans le développement de la destination Algérie. Plusieurs étudiants de l’uni- versité de Jijel ainsi que des res- ponsables d’offices locaux du tourisme et des journalistes de la presse nationale ont assisté à cette rencontre tenue dans la salle des conférences de l’Insti- tut culturel islamique de la ville. Deux universitaires ont ou- vert cette rencontre par des communications se rapportant à l’ordre du jour dans lesquelles ils ont respectivement abordé "l’importance économique du secteur touristique" et "les défis du secteur touristique en Algé- rie", citant le cas de la wilaya- pilote de Jijel. Ils ont notamment abordé le déficit en structures d’accueil, la faiblesse de la qualité des prestations et

le manque de «culture dans l’in-

dustrie touristique». Le directeur de wilaya du Tourisme, M. Nouredine Man- sour, présent à cette journée d’études, a apporté des clarifi- cations quant aux capacités d’accueil de la région, citant au

quant aux capacités d’accueil de la région, citant au passage les "points forts" et les "points

passage les "points forts" et les "points noirs" de ce secteur, qui selon lui, "enregistre des avan- cées positives" comparative- ment aux années précédentes. La sécurité, la sérénité et la tran- quillité, ajoutées au cadre en- chanteur de la région avec ses plages, ont fait que Jijel attire beaucoup d’estivants, a-t-il no- tamment souligné. Deux autres communications se rapportant à la "place de la radio régionale dans la vulgarisation des

potentialités touristiques lo- cales" et au "phénomène du ré- seau social Facebook dans la promotion touristique" ont été également données par des journalistes de la station radio- phonique locale. Un atelier de travail, consti- tué des représentants de la Di- rection du tourisme, de l’Office local du tourisme, de journa- listes et d’universitaires a été mis en place à l’effet de dégager des recommandations.

24 Télévision EL MOUDJAHID Sélection
24
Télévision
EL MOUDJAHID
Sélection

Les Experts :BASLESMASQUES

21h50
21h50

Réalisateur : William Friedkin. Avec : Laurence Fishburne (D r Raymond Langston), George Eads (Nick Stokes), Paul Guilfoyle (le capitaine Jim Brass), Marg Helgenberger (Catherine Willows), Eric Szmanda (Greg Sanders). Durant un match de catch, le public, très excité par la boisson, harangue les deux catcheurs à grands renforts de cris Parmi la foule, une jeune blonde, qui semble particulièrement éméchée, titube. Après avoir péniblement gagné la sortie de la salle, la jeune femme tente d'appeler à l'aide des automobilistes

qui défilent devant le bâtiment, mais au lieu de cela, elle attire l'attention d'un type louche, arborant un masque de catcheur. Au

Un

lieu de lui porter secours, ce dernier la suit dans une ruelle

peu plus tard dans la nuit, Catherine, Langston et Brass exami- nent la scène du crime…

The Secret Life of WordsLangston et Brass exami- nent la scène du crime… 19h40 Réalisateur : Isabel Coixet. Avec :

19h40
19h40

Réalisateur : Isabel Coixet. Avec : Sarah Polley (Hanna), Tim Robbins (Josef), Javier Camara (Simon), Sverre Anker Ousdal (Dimitri), Julie Christie (Inge).

Un lieu isolé au milieu de la mer. Une plate-forme pétrolière où ne vivent que des hommes, ceux qui y travaillent, et où vient d'avoir lieu un accident. Une femme mystérieuse et solitaire, essayant d'oublier son passé, débarque sur la plate-forme pour soigner un homme qui a temporairement perdu la vue. Entre eux se crée une étrange intimité, un lien fait de se- crets, tissé de vérités, de mensonges, d'humour et de souffrance, qui ne les laissera pas indemnes et changera leur vie…

Touslessoleils

Réalisateur : Philippe Claudel. Avec :

Stefano Accorsi (Alessandro), Neri Marcoré (Cram- pone), Clotilde Courau (Florence), Lisa Cipriani (Irina), Anouk Aimée (Agathe).

Alessandro est un professeur italien de musique baroque qui vit à Strasbourg avec Irina, sa fille de 15 ans, en pleine crise, et son frère Crampone, un gentil fou anar- chiste qui ne cesse de demander le statut de réfugié politique depuis que Berlusconi est au pouvoir. Parfois, Alessandro a l'impression d'avoir deux adolescents à élever, alors qu'il ne se rend même pas compte qu'il est lui-même démuni face à l'existence. Voulant être un père modèle, il en a oublié de re- construire sa vie amoureuse, d'autant plus qu'il est entouré d'une bande de copains dont la fantaisie burlesque l'empêche de se sentir seul…

19h55
19h55

La smala s'en mêleburlesque l'empêche de se sentir seul… 19h55 Réalisateur : Didier Grousset. Avec : Michèle Bernier

Réalisateur : Didier Grousset. Avec : Michèle Bernier (Isabelle Garnier), Thomas Doucet (Pierre Garnier), Mariama Gueye (Nelly Garnier), Rémi Yen (Kim Garnier), Julie de Bona (Wanda). Un couple aussi envié qu'uni, trois enfants dont deux adoptés, Isabelle Garnier se réjouit plus que jamais de cette réussite, SA réussite, celle de toute une vie ! Un mot lapidaire de son mari laissé sur l'oreiller, des comptes bancaires vidés en moins de 24 heures, et voilà que la vie aussi paisible qu'installée de cette femme au foyer, bour- geoise charitable, un rien cul-bénit, vire à l'opération de sur- vie. Elle dégotte un job providentiel dans les pompes funèbres. Avec sa jeune protégée Wanda, l'idée germe bien- tôt d'une originale association…

19h50
19h50

DES RACINES ET DES AILES :

Passion patrimoine : mon village en France

19h35
19h35

Présentateur :

Louis Laforge. Réalisateur:

Raynald Mérienne. Des Pyrénées-Orientales à la Manche, en passant par la Charente, le magazine part à la découverte de quelques-uns des plus beaux villages de France. Chaque année, ils attirent de très nombreux visiteurs mais lorsque la saison touristique s'achève, les ruelles se vident, les boutiques ferment et le temps semble s'arrêter. Alors, pour faire vivre leur village toute l'année, des passionnés s'engagent et redonnent un véritable élan à ces villages qui font tout le charme de la France !

Programme d’aujourd’hui

C anal A lgérie

10h30 : Mouharib el dawama (02) 11h00 : Culture club (rediff) 12h00 : Journal en français+météo 12h20 : Maraya (19) 13h30 : Mawid zefafe (08) 14h40 : National géographique (03) 15h20 : El Fata el khariq 17h10 : Heidi (06) 17h40 : Nadi el fouroussia (09) 18h00 : Journal en tamazight 18h20 : El Imtihane e'saabe (19) 19h00 : Journal en français+météo 19h30 : Algérie, génies des lieux :

Ghardaïa II 20h00 : Journal en arabe 21h00 : Music show 22h30 : Tin Hinan 00h00 : Journal en arabe

TF1

10:55 Petits plats en équilibre 11:00 Les 12 Coups de Midi ! 11:50 L'affiche du jour 12:00 Journal 12:40 Petits plats en équilibre 12:55 Julie Lescaut : Question de confiance 14:40 Clem : La famille, c'est sacré ! 16:25 Ghost Whisperer : Sortie de piste 17:20 Une famille en or 18:05 Money Drop 19:00 Journal 19:15 Parole directe 19:30 Mon assiette santé 19:35 Ligue des champions : Chelsea (Angleterre)/FC Barcelone (Espagne) 21:50 Les Experts : Bas les masques 22:40 New York, section criminelle :

Le dernier vol d'Icare 23:25 New York, section criminelle :

Sur liste d'attente 00:15 Présumé coupable : La faille 01:10 Tous ensemble 01:55 Cœur de père

FRANCE 2

10:25 Les Z'Amours 11:00 Tout le monde veut prendre sa place 12:00 Journal 13:00 Toute une histoire 14:15 Comment ça va bien ! : Best of 15:15 Le jour où tout a basculé 16:15 Seriez-vous un bon expert ? 16:55 On n'demande qu'à en rire 18:00 N'oubliez pas les paroles 19:00 Journal 19:50 La smala s'en mêle 21:20 Dans les yeux d'Olivier 22:55 Journal de la nuit 23:15 Des mots de minuit 00:40 Toute une histoire 01:40 Emissions religieuses : boud- dhistes 01:55 Emissions religieuses : protes- tantes 02:25 Douce nuit 02:35 24 heures d'info 02:50 Dans le secret de nos assiettes

FRANCE 3

10:20 Campagne officielle pour l'élection présidentielle 11:25 Journal national 12:00 13h avec vous 12:45 En course sur France 3 13:05 Inspecteur Derrick : Via Bangkok 14:05 La Flèche wallonne 15:45 Culturebox 15:50 Slam 16:30 Des chiffres et des lettres 17:10 Questions pour un cham- pion 18:30 Journal national 19:00 Tout le sport 19:08 Et si on changeait le monde 19:10 Plus belle la vie 19:35 Des racines et des ailes :

Passion patrimoine : Mon vil- lage en France 21:35 Campagne officielle pour l'élection présidentielle 21:50 Soir 3 22:15 L'ombre d'un doute : Lili Marleen, hymne nazi ou chant de la liberté ? 23:25 Doc 24 00:20 Couleurs outremers

FRANCE 5

10:05 S.O.S. hippocampes 11:00 Zouzous 12:40 Le magazine de la santé 13:35 Allô, docteurs 14:10 Fourchette et sac à dos :

Destination Afrique du Sud 14:40 Tokyo, planète Edo 15:35 Pacifique Sud : Splendeurs insolites 16:30 C à dire ?! 16:45 C dans l'air

A RTE

18:45 Arte Journal 19:00 Photographie de campagne 19:05 28 minutes 19:40 The Secret Life of Words 21:30 Les francs-maçons et la musique : Tous les hommes de- viennent frères 22:25 Le navire du buteur 00:00 Les idoles yéyé en Alle- magne 01:00 Monty Python, toute la vé- rité ou presque : Des débuts pas vraiment marrants 01:55 Monty Python, toute la vé- rité ou presque : Le 2 e épisode bien plus marrant 02:50 Monty Python, toute la vé- rité ou presque : Et maintenant les petits détails sordides

M6

10:40 Desperate Housewives : Le cri 11:45 Le 12 45 12:00 Scènes de ménages 12:45 Une princesse en liberté 14:35 Glee : Premiers baisers 15:25 Glee : Chantons sous la pluie 16:35 Un dîner presque parfait 17:45 100 % mag 18:45 Le 19 45 19:05 Scènes de ménages 19:50 Maigrir à tout prix 21:10 Maigrir à tout prix 22:25 C'est ma vie : Les régimes de l'extrême 23:40 C'est ma vie : À 17 ans je déclare la guerre à mes kilos en trop 00:15 Life on Mars : La fureur de vivre 01:00 The Big Game

C ANAL +

11:10 Les Guignols de l'info 11:18 Une minute avant : La télé- réalité 11:20 La nouvelle édition 13:00 We Want Sex Equality 14:50 Surprises 15:00 Les Guignols : l'intégrale 15:30 Arthur 3, la guerre des deux mondes 17:10 Têtes à claques : La lutte 17:20 Les Simpson 17:40 Une minute avant : La télé- réalité 17:45 Le JT 18:10 Le grand journal 19:05 Le petit journal 19:35 Le grand journal, la suite 19:55 Tous les soleils 21:35 Los Angeles : Alerte maxi- mum

Tv5

10:00 TV5 monde, le journal 10:15 Tout le monde veut prendre sa place 11:05 L'épicerie 11:30 Chabotte et fille : Disparaître 12:00 La vie en vert 12:30 Le journal de la RTBF 13:00 Le temps du silence 14:45 En direct de notre passé : La République helvétique 15:00 TV5 monde, le journal 15:25 Questions pour un champion 16:00 Patrimoine et énigmes du monde marin : Les grands mythes pirates 17:00 TV5 monde, le journal 17:25 Le journal de l'économie 17:40 Chabotte et fille : Le contrô- leur 18:05 En voyage ! : Saint-Omer et sa région 18:30 Tout le monde veut prendre sa place 19:30 Le journal de France 2 20:00 France 2012 21:45 TV5 monde, le journal 21:55 Le journal de la RTS 22:30 Le point 23:25 TV5 monde, le journal - Afrique 23:40 Sud, côté court 00:10 Je suis le seigneur du châ- teau 01:35 It is Miracul'House 02:00 TV5 monde, le journal 02:30 A bon entendeur : Sur le fil du rasoir 03:00 TV5 monde, le journal 03:25 Chroniques d'en haut : Haut Doubs, la douceur de vivre

Détente

D étente EL MOUDJAHID 25 Page animée par Mourad Bouchemla Mots CROISES Nº 3769 1 2
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EL MOUDJAHID

25

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Mots CROISES
Mots CROISES

Mots CROISES

Mots CROISES Nº 3769

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Définitions

 
     

HORIZONTALEMENT

 

I- Algérien - Pied de vigne. II- D’Europe de l’est - Plant. III-

En accord - Ecosser.

IV- Tannée - Petite sainte. V- Nu en terre -

Grecque. VI- Est pour la Liberté d’action et d’expression. VII-

Se forçant. VIII-

Des avances - Arbres. IX- En part- Dans -

Réalisa.

X- Tyran.

VERTICALEMENT

 

1- Fort au Maghreb - Photo. 2- On y place un lit - Genre muscial. 3 Dans le bain - Plantes. 4 Parfumeur. 5 Sans aucun poids - Arbre. 6 Recommences. 7 Personnel - Bruit à l’Effort - En

cause. 8 Etait un électeur.

9 Diffuse - Niche funéraire. 10

Région de Grèce - Souverain déchu.

 

SOLUTION DES MOTS CROISES

 

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SOLUTION DES MOTS FLECHES

 
 

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