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Paris, le 19 Mars 2012 PROPOSITIONS UMP POUR LE TOURISME 2012-2017 N OTRE AMBITION :
Paris, le 19 Mars 2012 PROPOSITIONS UMP POUR LE TOURISME 2012-2017 N OTRE AMBITION :

Paris, le 19 Mars 2012

PROPOSITIONS UMP POUR LE TOURISME 2012-2017

NOTRE AMBITION : FAIRE DU TOURISME UN LEVIER DE CROISSANCE, POUR LE PROCHAIN QUINQUENNAT

Depuis 5 ans, le gouvernement a engagé un programme d’actions ambitieux en faveur du tourisme :

Loi de développement et de modernisation des services touristiques,

Création et montée en puissance d’Atout France,

Modernisation de l’offre touristique,

Nouvelles normes de classement des hébergements,

Régime d’immatriculation des agences de voyages,

Diffusion du Chèque Vacances dans les petites entreprises,

Mise en place d’un dispositif financier pour le tourisme social et associatif,

Baisse de la TVA dans la restauration, assortie de la création de 25 000 emplois supplémentaires par an, de la sauvegarde de 30 000 emplois, et de la mise en place d'une mutuelle pour les salariés du secteur

AUTANT D'ACTIONS QUI DEVRONT ÊTRE AMPLIFIÉES ET RENFORCÉES AU COURS DES PROCHAINES ANNÉES.

1. UN TRIPLE OBJECTIF POUR LAVENIR : 100 MILLIONS DE TOURISTES ÉTRANGERS EN 2020, 10 MILLIARDS DEUROS DE CHIFFRE DAFFAIRES SUPPLÉMENTAIRES ET 250 000 CRÉATIONS DEMPLOIS

UNE IMPORTANCE ÉCONOMIQUE ET SOCIALE CONSIDÉRABLE À RECONNAÎTRE ET À RENFORCER :

Le secteur du tourisme représente un poids économique et social considérable : 6,6% du P.N.B., 112,2

Mds d'euros de chiffre d’affaires, (dont 46,3 Mds € apportés par les clientèles étrangères), un solde

excédentaire de 7,8 Mds € de la balance des paiements, 2 millions d’emplois non délocalisables

(1 million d’emplois directs et 1 million d’emplois induits), une contribution forte à l’aménagement du

territoire, et au rayonnement extérieur de la France : 82 millions de touristes étrangers accueillis en

2010.

Le tourisme réceptif (destinations, stations, entreprises de l’hébergement, de la restauration, de loisirs,…) est

également un secteur emblématique du « Made in France », puisque plus 76% des français ont passé leurs vacances en France l’année dernière, et ont donc consommé des produits touristiques français.

LA FRANCE PEUT CAPTER UNE PART SIGNIFICATIVE DE LAUGMENTATION DU NOMBRE DE TOURISTES INTERNATIONAUX :

D’après l’ OMT (Organisation Mondiale du Tourisme), le nombre d'arrivées de touristes internationaux dans le monde s'élèvera à 1 561 millions en 2020, pour un chiffre d’affaires de plus de 2 000 milliards d’euros. Ces chiffres représentent une croissance moyenne annuelle respectivement de 4,1% et 6,7%, soit une progression très supérieure au taux de croissance mondial prévu, (3 % par an maximum).

L'importance considérable de ces chiffres ne doit pas nous empêcher de mesurer que le tourisme international présente encore un fort potentiel de développement. En effet, la part de la population mondiale effectuant des déplacements touristiques est estimée à tout juste 3,5%. Le développement du tourisme dans le monde n’en est donc qu’à ses débuts.

Notre pays doit se donner les moyens d’atteindre les 100 millions de touristes étrangers à l’horizon 2020, et d’augmenter la recette moyenne par visiteur en attirant de nouvelles clientèles à forte contribution, en particulier des pays BRIC : (Brésil, Russie, Inde, Chine, ) et next-BRIC : (Corée du Sud,

Australie, Mexique, Afrique du Sud ….).

LA FRANCE DISPOSE DE NOMBREUX ATOUTS, MAIS AUJOURDHUI INSUFFISAMMENT EXPLOITÉS :

Notre conviction profonde est que la France reste et restera cependant une destination porteuse, même en période de crise. C’est une destination de proximité, accessible en voiture, une destination de « luxe raisonnable », de charme, avec une teinte d’exotisme et un bon rapport qualité/prix.

C’est également un cocktail de destinations et de marques fortes, dont la notoriété mondiale attire les

étrangers, de façon pérenne, (villes, littoral, montagne d’été et d’hiver, îles, grands sites naturels et

patrimoniaux

).

LE RISQUE, POUR AUTANT? La concurrence croissante de destinations plus lointaines, une compétitivité accrue en termes de prix (cf. baisse des prix aériens), une montée de l’individualisme et de

l’autonomie de la clientèle, (besoin de se démarquer, de pouvoir choisir, de comparer, notamment grâce à internet).

Nos atouts doivent donc être mieux valorisés, (coût et durée du séjour, accessibilité, faible distance, bon rapport qualité-prix, facilité à individualiser ses vacances).

LES OBJECTIFS : Optimiser le fractionnement des séjours, (de courtes durées), avec le développement des compagnies low cost sur les courtes distances.

à la fois des attentes fortes de dépaysement et une

Miser sur les vacances brèves (breaks), associant rupture avec le quotidien.

2. MIEUX ANALYSER ET COMPRENDRE LES ATTENTES DES TOURISTES, ET LEUR ÉVOLUTION

CRÉER UN OBSERVATOIRE DES MARCHÉS DU TOURISME ET DES LOISIRS :

Atout France a mis à jour, consolidé et développé plusieurs dispositifs experts s’appuyant sur des enquêtes conjoncturelles conduites en partenariat avec des organismes institutionnels, des fédérations et syndicats.

D’autres dispositifs ont été élaborés avec des opérateurs économiques, dont le secteur d’activité et la gestion de données informatisées, permettent de disposer d’informations-clés, afin d'évaluer l’activité touristique sur le plan local, la fréquentation des touristes étrangers :

Données de conjoncture, baromètre SNAV, baromètre Atout France- TNS Sofres, tableau de bord de la DGIS, mensuel de conjoncture hôtelière édité par la DGCIS, chiffres clés,(Palais des congrès, Résidences

secondaires, sites touristiques).

Notre proposition a pour finalité de consolider ces dispositifs experts et renforcer ainsi, le rôle et les missions d’Atout France, dans le domaine de la veille et de l’intelligence économique.

COMMENT? : En créant un véritable Observatoire des Marchés du Tourisme et des Loisirs, visant à définir et suivre une batterie d’indicateurs économiques, marketing et commerciaux, sur les clientèles touristiques françaises et étrangères, leurs besoins, leurs pratiques, leurs modes de consommation, leurs évolutions récentes et futures.

L'OBJECTIF : Obtenir une dimension plus prospective, permettant la mise en place de stratégies d'anticipation.

METTRE EN PLACE UN COMITÉ STRATÉGIQUE D’ORIENTATION DE LA RECHERCHE TOURISTIQUE :

Ce Comité Stratégique d’Orientation de la Recherche Touristique, facilitera une meilleure adaptation des travaux de recherche publique et privée, liée aux attentes des entreprises et des territoires. Ce Comité sera une instance de concertation entre les entreprises touristiques, le monde de la recherche et les pouvoirs publics. Il devra identifier les freins au développement des filières touristiques, et apporter par cette nouvelle visibilité du secteur, des solutions aux entreprises touristiques, notamment, en matière de recherche.

3. MOBILISER LES ACTEURS INSTITUTIONNELS ET LES PROFESSIONNELS DU TOURISME

CRÉER UN MINISTÈRE DÉLÉGUÉ AU TOURISME RATTACHÉ AU PREMIER MINISTRE :

Compte tenu de l’importance économique, sociale et stratégique du tourisme, et de son caractère

pluridisciplinaire et transversal : (économie, aménagement, transport, environnement, consommation),

nous proposons de créer un "Ministère Délégué au Tourisme", directement rattaché au Premier Ministre.

FAVORISER LA CRÉATION DE DEUX GRANDES FÉDÉRATIONS DES ACTEURS ET DES PROFESSIONNELS DU TOURISME :

Création d’une grande fédération nationale des organismes de tourisme, (locaux, départementaux et

régionaux, et demain métropolitains),

Soutien au projet de création d’une grande fédération interprofessionnelle des métiers du tourisme,

(hébergeurs, transporteurs, voyagistes, distributeurs, agences de voyages réceptives, DMC, agences en ligne,

prestataires de loisirs

).

4. MODERNISER LOFFRE TOURISTIQUE FRANÇAISE

Une démarche indispensable, pour répondre aux nouvelles exigences des clientèles nationales et internationales, faire face à l’intensification de la concurrence étrangère, et favoriser les investissements dans les équipements d’hébergement et de loisirs.

RECRÉER UNE BANQUE DÉDIÉE AUX PME DU TOURISME ET DE LHÔTELLERIE-RESTAURATION :

Revoir le dispositif d'aide à travers les prêts OSEO/CDC aujourd’hui sous-utilisés, grâce à la mise en place d'une véritable banque dédiée aux PME du tourisme et de l’hôtellerie-restauration.

Cela est d'autant plus urgent, qu’en raison de la crise actuelle, (bancaire et financier), le tourisme est souvent perçu comme un secteur à risque. L'État pourrait confier à Atout France une mission d'expertise sur l’amélioration de ce dispositif, et sa promotion auprès des professionnels.

Favoriser la création d’équipements et d’hébergements écologiques, respectueux de l’homme dans son environnement, et présentant un confort moderne et respectueux de la nature. :Ossature de bois, toiture végétale, énergies renouvelables, chauffage par le sol (pompe chaleur air/eau), isolation thermique renforcé(cellulose), énergie solaire, récupérateur des eaux de pluie, poêle à bois La création de ces infrastructures permettraient de sensibiliser les touristes, les amenant ainsi, à les mettre en place dans leur propre résidence.

Créer un portail Internet présentant toutes les subventions existantes : (aides européennes, nationales,

cet outil permettrait d’aider les professionnels à rechercher

toutes les solutions auxquelles ils sont éligibles et à les aider dans la réalisation de leurs démarches.

régionales, départementales ou locales

),

FACILITER LA TRANSMISSION DENTREPRISES :

Mobiliser des financements novateurs en matière de transmission ou de financement des équipements, avec séparation des murs et du fond, et étudier la création d’un fonds d’aide à la reprise des entreprises touristiques.

5. MIEUX PROMOUVOIR LES DESTINATIONS, MIEUX ACCUEILLIR LES TOURISTES, GRÂCE AUX TECHNOLOGIES ET SERVICES NUMÉRIQUES

DOUBLER LE BUDGET DE PROMOTION DE LA DESTINATION FRANCE :

Poursuivre, et intensifier les efforts de promotion et de prospection engagés par Atout France sur les marchés étrangers, et notamment les pays émergents BRIC et Next-BRIC, en doublant le budget de promotion de la destination France.

Prélever une taxe sur les opérateurs qui bénéficient de l'augmentation de la fréquentation étrangère

dans notre pays : (sociétés d’autoroute, compagnies aériennes, ferroviaires et maritimes

).

En effet, les touristes étrangers utilisent chaque année en masse le réseau des autoroutes, pour se rendre en France, ou se déplacer à l’intérieur du pays. Il serait donc légitime que les sociétés exploitantes, via leur contrat de Délégation de Service Public, participent sous forme d’un prélèvement sur leur chiffre d’affaires à la promotion internationale de la destination France. Ce montant viendrait ainsi directement abonder le budget d’Atout France.

Mettre en place une taxe spécifique sur les réservations hôtelières effectuées par les centrales de

réservation en ligne, (dans l’esprit de la « taxe Tobin », sur les transactions financières), permettant ainsi

d’alimenter les recettes fiscales françaises, et de renforcer la compétitivité des hôtels, par rapport aux centrales de réservation.

Établir une meilleure coordination avec les campagnes de communication/prospection des collectivités territoriales, afin d’optimiser les efforts et les budgets engagés.

MIEUX EXPLOITER LES APPORTS DES NOUVELLES TECHNOLOGIES DE LA MOBILITÉ :

Créer un portail des applications et services mobiles afin de répondre à l’évolution, aux attentes et aux pratiques des touristes français et étrangers. Optimiser les apports des technologies de la mobilité, qui selon les experts, démontre que le nombre des mobinautes passera, des 2014, devant celui des internautes, (cf. travaux sur l’Office de Tourisme du

Futur).

Innover et imaginer avec les acteurs et les professionnels du tourisme, les services de demain :

m-tourisme, Smartphones, tablettes, contenus de visite numérique, géolocalisation, réalité augmentée, nouveaux partenariats avec les moteurs de recherche, les réseaux sociaux, les sites de réservation, les sites d’avis et

d’opinions : (Google, Facebook, Twitter, Booking, TripAdvisor, ….).

AMÉLIORER L'ACCUEIL DANS LES GARES ET LES AÉROPORTS :

La qualité d'accueil est une faiblesse évidente de notre destination. Accueil France et la Charte Nationale de l’Accueil, constituent des avancées incontestables, mais il est nécessaire d’aller plus loin.

Poursuivre les efforts en faveur de l’amélioration de l’accueil dans les « portes d’entrée » du territoire que constituent, les gares et les aéroports. On pourrait ainsi demander à Aéroports de Paris, la RATP et la SNCF, de recruter, durant les périodes de forte affluence, des agents d'accueil supplémentaires, afin de répondre, qui plus est, dans leurs langues respectives, aux besoins d’informations des touristes, (efforts

de formation, notamment dans les langues étrangères).

FAVORISER LORGANISATION DE GRANDS ÉVÉNEMENTS MONDIAUX :

Ces événements sont des outils stratégiques majeurs et des leviers de croissance formidables. Il est possible de faire des progrès dans le secteur culturel, car les acteurs de ce milieu n'ont pas assez conscience de l'impact économique et social de leurs manifestations. Ainsi, de nombreux autres domaines d'actions sont envisageables. Pourquoi ne pas créer des rendez-vous autour des pôles de compétitivité ? Imaginer de nouvelles grandes rencontres sportives, économiques ou écologiques ?

Le secteur des Foires, Salons et Congrès occupe déjà plus de 300 000 personnes dans notre pays. La France dispose d'un réel savoir-faire, et a inventé les Jeux Olympiques, les Expositions

Universelles, la Coupe du Monde de Football

Notre pays peut s'enorgueillir d'organiser le Tour de

France cycliste, (plus grande manifestation sportive au monde), le Festival de Cannes, le salon du Bourget ou de l'auto,

Nous proposons de renforcer les moyens accordés au Comité France Evènements, adossé à Atout France, en charge d’organiser le développement d'une politique globale des grands événements internationaux, dans les secteurs du sport, de la culture, des salons et des congrès.

ASSURER UNE MEILLEURE DIFFUSION DES ÉCOLABELS DE QUALITÉ EUROPÉENS :

Les écolabels distinguent des produits et des services car plus respectueux de l’environnement. Leurs critères garantissent l’aptitude à l’usage des produits et services, ainsi qu'une réduction de leurs impacts environnementaux tout au long de leur cycle de vie.

Nous proposons d’assurer une meilleure diffusion des deux écolabels délivrés en France : La marque NF Environnement, ( marché français), et l’Écolabel européen, (marché de l’Union Européenne).

6. MIEUX FORMER LES JEUNES AUX MÉTIERS DU TOURISME, ET SOUTENIR LEMPLOI DES SAISONNIERS

RÉALISER UN AUDIT DES FORMATIONS EXISTANTES :

Les formations en tourisme ont tendance à se multiplier dans notre pays : Plus de 3000 nouveaux titulaires du BTS tourisme chaque année, et une myriade de formations universitaires et écoles supérieures de commerce. Face à cette situation, nous proposons de réaliser un audit de l’ensemble des formations existantes, afin de mieux évaluer leur pertinence et leur adéquation, au niveau quantitatif et qualitatif, au regard des besoins de recrutement et de qualification des entreprises touristiques.

ADAPTER LES FORMATIONS AUX ATTENTES DES ENTREPRISES :

L’inadéquation supposée des formations aux besoins de recrutement des entreprises provient pour l’essentiel du manque ou du flou des signaux émis par le marché du travail à l’endroit des entrants dans la profession et de leurs formateurs . Ce flou porte d’ailleurs plus sur le nombre d’emplois que le tourisme peut absorber, que sur le contenu des formations nécessaires.

Les entreprises touristiques continuent d’évoluer dans un contexte fortement perturbé par la crise économique, certains secteurs étant plus touchés que d’autres, et notamment les plus pourvoyeurs de

Cette situation pourrait avoir

un impact négatif sur le nombre d’emplois de personnes employées, le recrutement, (notamment des

jeunes), le niveau des rémunérations ainsi que les qualifications exigées.

main d’œuvre : (hôtellerie, restauration, tourisme d’affaires, transport aérien

).

Face à cette situation, nous proposons de rechercher une meilleure adéquation des contenus théoriques et pratiques des formations aux besoins actuels et futurs des entreprises touristiques. Sont plus spécifiquement concernés : Les domaines des applications des nouvelles technologies et services numériques, ou encore ceux du développement durable et des énergies renouvelables.

RENDRE LES MÉTIERS, ET DONC LES FORMATIONS, PLUS ATTRACTIVES POUR LES JEUNES :

Sensibiliser les élèves, et leurs parents aux métiers du tourisme et de l’HORECA, en tenant un discours plus attractif et plus séduisant sur ces métiers.

Lancer

organisations professionnelles concernées. Favoriser la formation continue du personnel en place,

notamment au niveau des langues étrangères.(A cet effet, intégrer un nombre d’heures suffisant d’apprentissage des langues étrangères dans tous les programmes de formation).

une

campagne

de

communication

sur

les

« nouveaux

métiers

de

l’Hospitalité »,

avec

les

Valoriser l’apprentissage pour les apprentis comme pour les maîtres.

Mettre en œuvre un dispositif attractif en faveur des stages rémunérés.

Sensibiliser les élèves aux enjeux de la parité hommes-femmes dans les métiers du tourisme, par des

campagnes d’information adaptées, (cf. actions d’information menées lors de la dernière rentrée dans les universités).

FAVORISER LA MOBILITÉ ÉTUDIANTE EN ÉLARGISSANT LE PROGRAMME ERASMUS À LAPPRENTISSAGE :

Premier grand programme européen, Erasmus favorise les actions de mobilité en Europe :( périodes d’études, stages, …), mais ne prend pas en compte l’apprentissage, qui est pourtant très développé dans certains pays européens comme l’Allemagne.

Nous proposons d’élargir son périmètre aux périodes d’apprentissage et de formation par alternance, ce qui permettrait d'associer l'apprentissage des langues et des cultures, l'expérience professionnelle à l’étranger, et une formation au sein des entreprises du tourisme.

SOUTENIR LEMPLOI ET LHÉBERGEMENT DES SAISONNIERS :

Créer 50 Maisons des Saisonniers au cours des 5 prochaines années. Dans de nombreuses destinations touristiques, le logement des saisonniers pose problème.

Une initiative a été lancée par l'UMIH/CDC, avec l'appui d'Atout France, afin de concevoir des maisons des saisonniers pouvant être également utilisées,( hors saison), pour d'autres usages. Ce projet doit être accéléré, en fixant un objectif réaliste de création de 50 maisons, d'ici 2017.

Mettre en place un chèque Mobilité/Hébergement/Transport pour les saisonniers, en liaison avec les ministères concernés (Logement, Transport,…), ainsi que les opérateurs du tourisme et des transports.

7. POURSUIVRE LES EFFORTS EN FAVEUR DES VACANCES POUR TOUS

DÉVELOPPER LES AIDES À LA PERSONNE :

Accélérer la diffusion du chèque vacances vers les PME de moins de 50 salariés, et les TPE. Rappelons que depuis 5 ans, l’Agence Nationale pour les Chèques Vacances, a aidé 600 000 personnes de plus, par an. Le nombre de bénéficiaires est ainsi passé, de 3 millions à 3,7 millions, entre 2007 et 2012.

Négocier avec les caisses de retraite, et les organismes concernés, l’attribution de Chèques-Vacances aux retraités disposant de faibles revenus.

Favoriser l’accès des hébergements, aux jeunes et aux retraités, durant la période de basse saison, dans

les stations touristiques et thermales, (cf. Programmes européens Calypso et Sowell).

Négocier des tarifs attractifs au niveau du transport, pour les territoires et départements d’Outre-mer.

RENFORCER LES AIDES À LA PIERRE :

Poursuivre et intensifier le programme des « aides aux équipements touristiques à vocation sociale », mis en

place par l’Agence Nationale pour le Chèque Vacances, et destiné à soutenir la rénovation de lieux touristiques, en particulier l’accès aux personnes handicapées, et la diffusion des dernières normes de

développement durable, (utilisation des énergies renouvelables, par exemple).

Rappelons que plus de 256 000 lits ont déjà été rénovés au cours des 5 dernières années, grâce aux aides à la rénovation du patrimoine social, et à la création d’un Fonds d’Investissement du TSI, en partenariat avec la Caisse des Dépôts et Consignations et des organismes institutionnels.

CONCLUSION

Organiser un « Grenelle du Tourisme », dans la foulée de l’Élection Présidentielle, afin d'amplifier les actions mises en place depuis 5 ans. Définir des objectifs qualitatifs et quantitatifs, en positionnant clairement la France, par rapport aux autres destinations concurrentes.

A l’instar de l’environnement, l’importance économique, sociale et stratégique du tourisme justifie largement, l’organisation de ce Grenelle, qui permettra de rassembler, l'ensemble des acteurs et professionnels du tourisme français.