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Etude de cas

Écosystème numérique des étudiants

en 2ème année de Master Communication des Organisations de l’ISIC

Février 2011

en 2ème année de Master Communication des Organisations de l’ISIC Février 2011 Travail réalisé par :

Travail réalisé par : Eliot Jacquin

« Sous l’influence du numérique, d’internet, de la téléphonie mobile, la société est en train de changer sous nos yeux sans qu’on en mesure spontanément la profondeur. Toute une génération se sert encore des outils numériques comme d’accessoires. La génération montante, elle, s’en sert comme d’un élément central de communication, d’éducation, de distraction. Quand elle aura pris le pouvoir, les fonctionnements vont changer en profondeur “

Maurice Levy, PDG de Publicis

Sommaire

Introduction

7

I. Référentiel de l ʼ étude

8

Le monde numérique de la génération Y

8

Qui sont les « digitales natives » ?

8

Une génération sur-équipée et ultra-mobile

9

Une génération au coeur des médias sociaux

10

Repenser les frontières du privé / public

11

Internet : un bouleversement social chez l'étudiant

12

Pratiques et usages dans les universités

13

L

ʼ usage de l ʼ ordinateur favoriserait lʼ apprentissage

14

À l ʼécole et à lʼ université, un accès partagé

14

Un terrain d ʼ étude : le master communication

16

Le contexte politique

17

Un plan de relance dédié

17

Une initiative d ʼ excellence inspirée des universités européennes

18

Les universités se convertissent au numérique

18

Le plan « Université numérique pour tous »

20

II. Analyse conceptuelle

Écosystème numérique

22

22

Théorie de la diffusion

22

Cognition distribuée

22

Individualisme connecté

23

Représentations et modèles mentaux

24

Modèles mentaux et appropriation

24

Résistance à l ʼ innovation

25

Équipements et processus d ʼ appropriation

26

Disparités dans les équipements

26

Théorie sur les modes dʼ appropriation et le rôle de l ʼ utilisateur

26

III. Problématique

27

Problématique

27

Hypothèses

28

Variables

29

Variable indépendante

29

Variables dépendantes

29

IV. Méthodologie d ʼ étude

30

Recherche documentaire

30

Méthode de recueil de données

31

Questionnaire

31

Entretien qualitatif

33

V. Analyse des Résultats

Analyse quantitative

34

34

Densité d ʼ équipement

34

Services numériques

36

Usages et pratiques de l ʼ internet

44

Les différentes utilisations de l ʼ Internet

47

Usage du téléphone portable

52

Internet chez vous et à l ʼ université

58

Attentes des étudiants

61

Outils numériques de lʼ université

63

Apports de la formation universitaire dans les pratiques numériques

67

Analyse des entretiens qualitatifs

69

Thème 1 : Profil de lʼ interviewé

69

Thème 2 : les pratiques et usages liés au web et aux TIC de l ʼ interviewé

70

Thème 3 : Les réseaux sociaux

70

Thème 4 : Université et numérique

73

Synthèse des entretiens qualitatifs

74

L

ʼ expert technologique

75

L

ʼ utilisateur non passionné

77

Le migrant numérique

78

VI. Diagnostic de l'étude

79

Validation des hypothèses

79

Préconisations

85

Concertation numérique

85

Réactivité de l ʼ information

85

Sensibilisation aux outils collaboratifs

86

Formation aux outils numériques

86

Certificat Informatique et Internet

86

Bureau virtuel : outil d ʼ interaction

86

Conclusion

87

Bibliographie

88

Livres

88

Revues de presse

90

Webographie

91

Rapports

92

Mémoires & thèses

92

Annexes

93

Annexe 1 : Le guide d ʼ entretien

93

Annexe 2 : Le questionnaire

95

Introduction

La diffusion extrêmement rapide des TIC et tout particulièrement de l’ordinateur et de l’internet dans les foyers constitue à l’évidence le phénomène le plus marquant de la dernière décennie. Nouveau lieu et moyen de communication, d’échange, de partage, de création, cette « immense toile » implique une redéfinition de la stratégie de fonctionnement des organisations actuelles.

Le système éducatif a, entre autre, dû s’adapter à ces évolutions. Aujourd’hui, l'étudiant dispose d’un outil grâce auquel il peut transcender les frontières dans l’émergence d’un « village global » : facilité d’ouverture intellectuelle et culturelle, plateforme de diffusion créative, internet permet de contourner les réseaux classiques. À l'échelle d’un individu, cette déterritorialisation entraîne de nouvelles problématiques dans la vie privée et professionnelle.

Mais bien plus qu’un simple débat sur l’outil internet, c’est à l’essence même de la culture des étudiants que ces questionnements nous touchent, autant aujourd’hui que demain. Comment l’Internet a-t-il bouleversé l’écosystème de l’étudiant? Y a-t-il des disparités importantes au sein d’un groupe considéré comme homogène ? Les TIC sont-ils des outils de création ou de perversion communicationnelle ?

Il existe deux grands enjeux : d’une part, les opportunités créatives qu’apportent l’internet et la redéfinition du sens du mot « éducation » pour les universités, et d’autre part, les nouvelles problématiques auxquelles l'étudiant est confronté à l’ère du numérique.

Dans cette perspective d’évolution sociétale, il apparaît plus qu’important de nous intéresser à l’écosystème numérique des étudiants de 2ème année de Master de communication de l’ISIC. En effet, une redéfinition claire des pratiques d’information, de communication et de travail de ces étudiants s’impose, en s’interrogeant sur la manière dont ces pratiques s’appuient sur les usages des technologies et services numériques.

Pour pouvoir comprendre toutes les subtilités du sujet, nous analyserons dans un premier temps le contexte général du numérique, diverses réflexions et théories enrichiront notre étude. Dans un second temps, une double approche sur le plan quantitatif et qualitatif viendra concrétiser et préciser notre analyse. En dernier lieu, nous ferons ressortir des préconisations sur les attentes des étudiants concernant l’intégration des TIC au sein de l’université et, par conséquent, les possibilités d’évolution de cet écosystème numérique.

I. Référentiel de l’étude

Le monde numérique de la génération Y

Les dernières années ont été marquées par le développement significatif de nouveaux médias,

à l’image d’internet ou de la téléphonie par exemple. La diffusion de ces nouvelles technologies

a permis aux étudiants de découvrir et de se familiariser avec l’outil informatique et l’internet. Cependant, au-delà des enjeux économiques et sociaux que soulève cette révolution des médias, notamment l’augmentation du taux d’équipement des foyers et par là même la démocratisation de l’accès à ces outils, d’autres changements plus profonds se sont opérés, révélant ainsi un nouveau rapport aux médias.

La génération Y a suivi ces évolutions tout au long de son apprentissage scolaire. Les outils ont considérablement évolué, mais cette génération a réussi, ou a été obligé, à s'adapter au balbutiement de la révolution numérique. Dans notre étude, nous bénéficions d’un panel de digitales natives, encore étudiants, qui ont considérablement modifié leurs usages lors de ces dernières années. Mais qui sont-ils ? Quelles sont leurs caractéristiques communes? Leurs différences ?

Qui sont les « digitales natives » ?

Pour comprendre le terme de « Digitale Native», il faut remonter à l’origine du mot. C’est Marc Prensky qui a utilisé pour la première fois le terme « digitales natives » , dans son désormais célèbre article paru en 2001 : Digital Natives, Digital Immigrants.

Marc Prensky introduisait la notion de « Digitales Natives » [natifs numériques] pour parler des nouveaux étudiants auxquels il avait affaire. Il affirme que « Les étudiants d'aujourd'hui ne sont plus les mêmes personnes que ceux qui ont conçu notre système éducatif. Aujourd'hui, les étudiants ont non seulement changé de mentalité progressivement par rapport à la génération précédente, mais ils ont aussi changé leur argot, leurs vêtements, leurs parures, ou de styles, comme cela s'est produit entre les générations auparavant. Mais une discontinuité plus grande a eu lieu. On pourrait même appeler cela une « singularité » - un événement qui change les choses si fondamentalement qu'il est impossible de revenir en

arrière. Cette « singularité » est la diffusion rapide de la technologie numérique dans les dernières décennies du 20e siècle.»

Les étudiants d'aujourd'hui - de la maternelle à l'université - représentent les premières générations qui ont grandi avec cette nouvelle technologie. Ils ont passé toute leur vie entourée des ordinateurs, jeux vidéo, lecteurs de musique numériques, caméras vidéo, téléphones

cellulaires, et tant d’autres jouets et outils de l'ère numérique. Il rajoute que «

d'aujourd'hui ont en moyenne passé moins de 5.000 heures à lire dans leur vie, et plus de 10.000 heures devant des jeux vidéo (sans oublier les 20.000 heures passées à regarder la télévision). Les jeux d'ordinateur, email, Internet, téléphones cellulaires et la messagerie instantanée font partie intégrante de leur vie. »

les diplômés

Il est maintenant clair que, par suite de cet environnement ubiquitaire et le volume de leur interaction avec elle, les étudiants d'aujourd'hui pensent et traitent l'information de manière fondamentalement différente de leurs prédécesseurs. Marc Prensky conclu en disant que « nos élèves d'aujourd'hui sont tous des "natives speakers" de la langue numérique des ordinateurs, jeux vidéo et l'Internet. »

Une génération sur-équipée et ultra-mobile

Les « Digitales natives » disposent bien souvent des caractéristiques suivantes : un fort niveau de connexion, une forte assiduité, des usages tournés vers la communication (messagerie instantanée, blogs) et vers certains loisirs (jeux en réseaux, téléchargement de musique, création et de manipulation de texte, de son et d’image). S’ajouterait un nouveau rapport au temps où les étudiants privilégieraient la simultanéité des pratiques à leur séquentialité. Selon le baromètre Médiamétrie (2005), 71 % des 16-20 ans déclarent être en contact avec plusieurs médias en même temps, ce qui bouleverse toute notion de durée. L’enquête « Nouvelles relations médias » de l’institut KR média (2005) observe plusieurs manières de combiner les médias simultanément : comme par exemple, le comportement dit de « prolongement thématique » qui revient à être capable, sur le même sujet d'intérêt (comme le sport, par exemple), d'utiliser plusieurs médias simultanément, tels des virtuoses.

Une génération au coeur des médias sociaux

Dans un monde numérique de plus en plus social, les médias sociaux sont les supports à une prise de parole ou une publication. Le côté « social », qui implique des échanges (fichiers, goûts, points de vue ), mais aussi des interactions est largement utilisé par la génération Y. Les médias sociaux sont donc des outils et services permettant à des individus, et en particulier aux étudiants, d'exprimer et donc d’exister en ligne dans le but de rencontrer / partager. Fred Cavazza, consultant en numérique complète : « La principale caractéristique des médias sociaux est le fractionnement de l’audience : aussi bien au niveau des sources que des supports de médiatisation / sociabilisation, c’est à dire des outils. » Pour la génération Y, la notion de communauté est tellement forte qu’elle a permis à des services comme Facebook ou MySpace avant lui, d’atteindre un seuil critique de milliers de personnes et de devenir des références en matière de médias sociaux. Le schéma suivant illustre ainsi la richesse et la diversité des médias sociaux :

ainsi la richesse et la diversité des médias sociaux : Fred Cavazza précise : « Les

Fred Cavazza précise : « Les communautés en ligne n’ont pas attendu Facebook pour se

regrouper et sociabiliser au sein de forums. Ce n’est pas l’outil qui fait vivre une communauté, mais plutôt la capacité des membres à trouver de nouveaux sujets et modes d’interaction. » La génération Y, a donc participé aux mutations des outils numériques. Les leaders ont d’abord créé de toutes pièces leurs outils avant que des outils plus sophistiqués apparaissent :

Facebook, Myspace Wordpress

La dynamique communautaire de la génération Y est née

Repenser les frontières du privé / public

« Internet est créateur d’un espace de communication, d’information, d’échange ou de discussion, public. Mais il semble que ses pratiques aboutissent souvent à ‘publiciser’ des contenus qui sont en général réputés privés. Ce phénomène est d’une ampleur si vaste qu’au lieu de nous ramener à la distinction privée/public traditionnelle, il peut nous inviter à repenser la frontière qui souvent est tenue pour les séparer. » affirme Joëlle Zask, spécialiste de philosophie politique.

Pour la génération Y, les critères habituels de distinction entre ces deux aspects sont bouleversés. La redéfinition de cette frontière devrait être considérée comme constitutive de certains changements de personnalités de la génération Y. Sous cet angle, on pourra donc considérer l’Internet non comme une pratique devant se fondre dans le moule de nos concepts préexistants, mais comme une technologie provoquant un remodelage des relations interhumaines suffisamment remarquable pour interroger nos traditions de pensée d’après elles.

Le public de l’Internet semble revêtir certains des traits caractéristiques des défenseurs

d’une démocratie participative. C’est un public marqué par la pluralité des voix, par la présence d’émetteurs autant que de récipiendaires, par l’ouverture à l’information et à toutes

formes d’enquêtes sur les conditions factuelles de la vie sociétale

révolutionné les manières de communiquer de toute une génération, Facebook est en train, lui

aussi de redéfinir un nouveau périmètre entre la sphère privée et publique

Les Skyblogs ont

Joëlle Zask conclut en disant que « l’Internet est un moyen de communication dont la portée planétaire donne une chance concrète à l’universel d’advenir. L’universel ne signifie pas ici « la même chose pour tout le monde » (hormis, une possibilité d’accès à l’Internet pour tous), mais, sans doute s’agit-il d’un idéal, le fait qu’il ne se rencontre dans les contenus diffusés aucun obstacle à leur reprise universelle, qu’ils puissent alimenter ce que Peirce appelait « la pensée future de la communauté », et que cette pensée future, dont personne n’est exclu, en forme l’horizon permanent. »

Internet : un bouleversement social chez l'étudiant

Le numérique apporte des changements comportementaux à une multitude de niveaux : du temps passé devant un écran, aux nouvelles formes de communication en passant par l’organisation du travail ou la façon de se rencontrer Comment le monde numérique, qui stocke un nombre incalculable de données, a modifié les étapes des rencontres humaines chez les étudiants ?

Avant l’apparition d’internet et plus précisément de Facebook, la rencontre humaine était la seule manière d’échanger avec une autre personne. Le schéma classique était basé sur la rencontre unique : une personne face à une autre personne avec un message qui circule entre les deux. Ce face à face pouvait se faire au téléphone, mais pour apprendre à connaître une personne, la rencontre physique était privilégiée. Dans ce type de rencontre, la notion de passé n’intervenait qu’à partir du moment où une des deux personnes voulait révéler un élément de sa vie. On peut donc parler de « passé tiroir », où chaque tiroir représente un élément de la vie que l’on peut dévoiler à l’autre personne. Le choix est au coeur du système, celui qui veut ouvrir tous ses tiroirs peut le faire, mais il reste maître du destinataire et du “ moment “ où il ouvre son passé.

Avec le numérique (mais pas seulement), les choses ont beaucoup évolué. Une « googlisation », une demande d’ami sur Facebook vont inévitablement ouvrir un nombre incalculable de tiroirs qui ne seront pas tous voulus par l’autre personne. La notion de confidentialité est remise en cause. Pas simplement une confidentialité de données, mais également le choix des destinataires par « groupe de personnes » : vos informations vont devenir plus vite accessibles et de manière non contrôlée. Dans le cas Facebook, tous vos amis auront accès à vos centres d’intérêts qui deviendront publics, Viadeo offre la même chose pour le CV Les relations sociales ont subi un bouleversement et la notion de passé/présent/futur dans une rencontre humaine s’est transformée. La rencontre a souvent marqué le début d’un chemin commun avec une autre personne où l’explication du passé se basait sur la confiance acquise dans le dialogue instauré avec une personne rencontrée. Cette idée est remise en cause, le passé devient accessible sur les réseaux sociaux et remonter le temps devient possible. Pour la génération Y, il devient difficile de rester discret, impossible d’être anonyme. Les écrans deviennent des liens privilégiés entre les personnes et sont les nouvelles interfaces de communication.

Pratiques et usages dans les universités

Dans le « Diagnostic 2010 de l’Aquitaine numérique » réalisé par l’Aquitaine Europe Communication (AEC) plusieurs tendances numériques, liées au système éducatif, se dégagent et nous permettent de mieux appréhender notre étude.

Succès de la consultation des portails Internet des universités

64 % des étudiants interrogés utilisent régulièrement la connexion WiFi offerte par l’université. Parmi eux, seuls 18 % s’y connectent effectivement tous les jours. Par ailleurs, la quasi-totalité des étudiants (98 %) accède au portail internet de l’établissement qu’ils fréquentent afin d’y glaner des informations générales sur l’organisation de la vie étudiante, sur les différentes formations ou encore les débouchés professionnelles. De son côté, l’espace numérique de travail (ENT) est légèrement moins fréquenté (92 % des étudiants enquêtés).

Ressources pédagogiques en ligne encore peu utilisées

Près d’un étudiant enquêté sur sept ne connait pas l’existence de tels services (14 %), ce taux atteignant même près de 25 % pour Bordeaux 3 et Bordeaux 4. Une infime partie de ces étudiants les utilisent, en revanche tous les jours. Ce résultat est fortement dépendant de l’offre de ressources en ligne, largement plus développée à Bordeaux 2 que sur les autres sites.

Le C2i (Certificat numérique et Internet)

Le Certificat Informatique et Internet (C2i) atteste de la maîtrise des environnements numériques et des outils logiciels mis en œuvre dans les technologies de l’information et de la communication (TIC), indispensables à la poursuite d’études supérieures et à l’insertion professionnelle. Voici ci-dessous des chiffres reflétant le nombre d’inscrits et les taux de réussite au C2i au sein de l’université Bordeaux 3 : 1 080 candidats, 30 % de réussite. Notons que l’Université de Bordeaux 3 regroupe près de 15 000 étudiants ; la part d’étudiants inscrits au C2i est donc de 14 %. Cette part reflète peut-être un manque d’intérêt de la part des autres étudiants qui ne considèrent peut-être pas ce diplôme comme révélateur de leurs compétences en informatique.

De plus, les 30 % de réussite à l’examen témoignent bien d’une faiblesse dans l’apprentissage des TIC et peuvent laisser penser que les étudiants ne sont pas encore formés de façon optimale.

L’usage de l’ordinateur favoriserait l’apprentissage

Dès les années 1980, alors que la micro-informatique fait ses premiers pas, plusieurs observateurs font la prédiction que l'ordinateur à domicile aura un impact majeur sur le système éducatif. De fait, aujourd'hui, 73 % des élèves et des étudiants disposent d'une connexion à Internet sur leur lieu d'études et 80 % des adolescents équipés d'un micro-ordinateur à domicile déclarent utiliser l'ordinateur familial à des fins scolaires. Plusieurs études menées aux États- Unis ont très vite montré que les lycéens qui utilisaient des logiciels éducatifs à la maison amélioraient significativement leurs résultats aux tests littéraires, par rapport aux élèves qui n'utilisaient pas ces programmes. Plus généralement, on trouve des études qui tendent à indiquer que l'utilisation d'un ordinateur à la maison serait liée à de meilleurs résultats scolaires, ou d'autres qui indiquent que la participation à des programmes d'apprentissage sur Internet (à domicile) améliore significativement les performances des élèves. Ces résultats doivent néanmoins être interprétés avec prudence. Paul Attewell, par exemple, estime que ce n'est pas en équipant toutes les familles en ordinateur et en connexion Internet que l'on améliorera significativement les résultats scolaires des enfants issus de milieux défavorisés. Les études longitudinales qu'il a menées auprès d'enfants défavorisés dans le cadre du projet de recherche « The Educational Consequences of The Digital Divide » confirment que les résultats scolaires des jeunes équipés de matériel informatique à la maison sont meilleurs qu'en moyenne, mais il affirme que les progrès ne sont pas considérables.

À l’école et à l’université, un accès partagé

Si nous pouvons relever d’importants écarts au domicile et sur le lieu de travail, l’accès à Internet à l’école et à l’université paraît nettement moins inégalitaire. Le coefficient de Gini est égal à 5 % en juin 2004 ; il n’a d’ailleurs quasiment pas évolué en un an. Cette homogénéité de l’accès à Internet se vérifie quel que soit le revenu du ménage dans lequel l’élève évolue (coefficient de Gini à 7 %) ou encore l’agglomération dans laquelle il réside (4 %). Ainsi, un élève ou un étudiant venant d’une famille disposant de faibles revenus a pratiquement les mêmes chances d’avoir accès à Internet à l’école ou à l’université qu’un autre venant d’une famille aisée. Ces chiffres témoignent de l’effort d’informatisation des collèges, des lycées et des universités françaises. Ils doivent cependant être relativisés, car seuls 3 % des 12-17 ans et 20 % des étudiants se connectent quotidiennement à Internet : l’accès à l’école est plutôt rare et ne garantit pas que tout le monde puisse se familiariser correctement avec l’outil en milieu scolaire.

Les engagements numériques de l’université de Bordeaux 3

Pour appréhender plus précisément l’environnement physique et social, un des écosystèmes, des étudiants en 2ème année de Master Communication, il paraît nécessaire d’étudier le contexte numérique propre à l’université de Bordeaux 3.

L’université Michel de Montaigne a entrepris de multiples chantiers dans le but de développer un environnement numérique de travail (ENT) destiné à l’ensemble de la communauté universitaire. L’ENT donne accès à tous les services numériques utilisés dans le cadre des enseignements, de la documentation, de l’e-administration et de l’information à destination des différents publics de l’université. De nombreux services numériques et équipements technologiques viennent en appui aux pratiques d’enseignement, et sont autant de dispositifs de facilitation apportés à l’ensemble des acteurs et étudiants de Bordeaux 3.

Dans notre analyse, trois grandes caractéristiques ont été recensées :

Mieux informer les publics Chaque semaine, une lettre électronique est envoyée aux différents publics de Bordeaux 3. Dans cette même démarche d’information, une web TV retransmet, en ligne et en podcast, les principaux événements de l’université, actualités scientifiques, culturelles, institutionnels, mais aussi des travaux étudiants.

Moderniser les enseignements De nombreux supports, compléments de cours et emplois du temps, sont mis à disposition par les enseignants sur l’ Espace Numérique de Travail. Autre exemple, 9 laboratoires entièrement numériques sont utilisés pour l’apprentissage des langues et permettent aux étudiants de bénéficier d’un apprentissage « à la carte ».

Favoriser l’accès à la documentation en ligne Des dictionnaires et encyclopédies, un bouquet presse de plus de 10 000 sources, des bases de données pour faciliter les recherches bibliographiques, plus de 4000 périodiques en ligne, quelque 400 livres électroniques avec accès nomade ou depuis les postes de l’université, sont autant de ressources documentaires électroniques réservées aux étudiants et personnels de l’université.

Un terrain d’étude : le master communication

Notre analyse porte sur un échantillon bien prècis : les étudiants en 2ème année

communication. Ainsi, il nous apparaît nécessaire de faire un bref récapitulatif de cette formation, de ses particularités, objectifs et finalités afin de légitimer notre protocole de recherche.

de

La formation

Le Master « Communication des Organisations » de l’université de Bordeaux 3 forme les étudiants aux métiers de la communication des entreprises et des organisations. Ce master est composé de trois parcours distincts qui reposent sur une première année d’enseignements communs :

parcours « Stratégies et produits de communication »

parcours « Audits et conseil en communication »

parcours « Communication publique et politique »

À ce niveau de formation, le diplômé peut prétendre à une vision globale et prospective des actions de communication, tout en maîtrisant les savoir-faire nécessaires à la production des outils. Les supports de communication interne et externe basés sur les « nouvelles » technologies de l'information et de la communication font l'objet, aux côtés de produits plus classiques, d'une attention particulière et d'une veille systématique, notamment à travers des études et recherches appliquées, menées par les étudiants sur les usages et l'appropriation de ces outils. De manière générale, la formation dispensée s'attache à tous les domaines de la communication des organisations, de l'élaboration d'une stratégie de communication à la conception d'outils, en conjuguant approches théoriques et mises en oeuvre pratique, interventions d'universitaires et de professionnels du secteur. Tout cela permettant aux étudiants de se préparer à leurs futurs métiers en suivant continuellement l'évolution du domaine de l’information - communication.

Un public averti

Notre questionnaire et nos entretiens qualitatifs ont été réalisés avec les étudiants des parcours « Stratégies et produits de communication » et « Audits et conseil en communication », soit 35 étudiants. Ces deux parcours forment des communicants et offrent des cours sur les usages des TIC. Il est donc important de souligner que nous avons affaire à une population avertie. Les TIC font partie de leur quotidien et sont parfois le sujet de leurs réflexions.

Le contexte politique

Il n’était pas négligeable, dans notre étude, d’évoquer les stratégies et orientations politiques de notre gouvernement envers le système éducatif universitaire. En effet, nous nous rendrons compte que de nombreuses actions vont ou ont été mises en place dans l’optique d’accompagner l’évolution de la société vers le numérique, changement qui se trouve entre les mains des étudiants, futurs bâtisseurs du monde de demain.

Un plan de relance dédié

Valérie Pécresse, ancienne ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, a présenté le 3 février 2010 le volet du plan de relance dédié aux secteurs de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Ce plan de 731 millions d’euros qui représente 20 % du plan exceptionnel d’investissement annoncé par le Président de la République, dope les moyens déjà attribués à l’enseignement supérieur et à la recherche en 2009. Ainsi, alors que le budget de l’enseignement supérieur et de la recherche avait progressé de 6,5 %, soit de 1,8 milliard d’euros avant le plan de relance, sa progression, avec l’ensemble des moyens nouveaux, ceux de la loi de finances et ceux du plan de relance, atteint désormais 26 %. Selon le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, « ces crédits doivent jouer le rôle d’accélérateur en rendant les conditions de travail et d’études plus attractives, en les portant au niveau des standards internationaux ».

Allocation des crédits

286 millions d’euros seront consacrés à la recherche. Parmi ces moyens, 46 millions d’euros permettront d’accélérer les financements dédiés aux TGIR (très grandes infrastructures de recherche) soit une augmentation de 17 %. 20 millions d’euros permettront de « renforcer la mise en sécurité, la rénovation et l’équipement des organismes de recherche ». Enfin, les crédits doivent permettre d’« accélérer les 3 chantiers spécifiques fondamentaux pour la compétitivité et l’excellence de la recherche française » : 70 millions d’euros ont été dédiés en 2009 au « plan nanotechnologies », 110 millions d’euros ont été destinés à « booster » la recherche sur les technologies de défense et 40 millions d’euros « pour les fonds démonstrateurs dans le cadre du Grenelle de l’environnement ».

Une initiative d’excellence inspirée des universités européennes

L'Allemagne est pour Valérie Pécresse, un modèle à suivre. Elle affirme s'être « beaucoup inspirée de ce pays qui a pris de l'avance ces dernières années, surtout en matière d'innovation ». Cette inspiration a favorisé, en France, la création des pôles de compétitivité, l'agence nationale de la recherche, le plan campus et, plus récemment, les « initiatives d'excellence » du grand emprunt.

Un budget augmenté en 2011

Depuis 2007 et le début de la réforme qui les concerne, les universités françaises n'ont cessé de voir augmenter les moyens octroyés par l'État. Cette dynamique continue en 2011 : leur budget, pour l'année qui commence, progresse de 3 % en moyenne par rapport à l'année 2010. Au total, ce sont 78,4 millions d'euros supplémentaires qui seront mobilisés par l'État cette année, « pour le seul fonctionnement » des universités. En 2010, les dotations supplémentaires de fonctionnement avaient été de 131 millions d'euros. Pour la ministre, cet effort est essentiel pour « faire de la France une terre d'excellence pour la transmission des savoirs ».

Les universités se convertissent au numérique

De plus en plus de cours sont filmés et mis en ligne pour les étudiants. Mais les universités françaises ne rivalisent pas encore avec le MIT, le Massachusetts Institute of Technology.

Près de 16 millions d'euros pour que, à terme, 100 % des cours dispensés dans les universités françaises soient disponibles en ligne, tel était le projet de Valérie Pécresse en juillet 2009. Et de fait, le retard français en la matière était considérable. En janvier 2008, Henri Isaac, alors chercheur à l'université Paris-Dauphine, aujourd'hui directeur de la recherche de Rouen Business School, remettait à la ministre un rapport sur « l'université numérique » dans lequel il regrettait que les établissements français soient « trop faiblement présents sur Internet et dans les réseaux de partage », ce qui, selon lui, faisait courir le risque d'une « marginalisation au niveau international ».

De fait, alors que le Massachusetts Institute of Technology (MIT) propose depuis 2000 l'ensemble de ses cours en accès libre sur Internet, dans le cadre d'un mouvement baptisé « Open Educational Resources Mouvement » (mouvement pour les ressources éducatives ouvertes), alors que l'African Virtual University propose 33 modules de mathématiques, chimie, sciences physiques ou biologie en ligne, les universités françaises semblent bien peu empressées.

Certes, la plupart des établissements supérieurs français proposent désormais des supports, suppléments de cours, polycopiés en ligne. La plate-forme Moodle, mise en place par l'université Paris-Sorbonne (Paris-IV), est un de ces exemples de banque de données numériques extrêmement riche en contenu. Même procédé à Sciences Po Paris où les principaux cours magistraux sont filmés et peuvent donc être téléchargés par les étudiants. Certains enseignants envisagent même de rendre disponibles les « fondamentaux » de leurs cours, pour ne plus consacrer le face-à-face avec les élèves qu'à la mise en perspective de ces fondamentaux avec l'actualité.

Le plan « Université numérique pour tous »

Une des solutions trouvées pour réduire le retard des universités françaises en termes d’usages et de pratiques du numérique : le plan « Université numérique pour tous ». Celui-ci a pour objectif premier d’achever la couverture WiFi des campus et d’impulser le développement des équipements nécessaires à la diffusion des cours et supports de cours en Podcast (ou balado- diffusion).

Deux fois plus de bornes Wi-Fi

L’ancienne ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche avait annoncé que le nombre de bornes d’accès à internet à haut débit sans fil existantes avait été doublé (20 000 en 2010, contre 10 000 en 2009). Les étudiants disposent ainsi d’un accès gratuit et en haut débit à internet, en tout point de l’établissement (bibliothèques, salles d’enseignement, lieux de restauration, hall, etc.).

30 000 heures de cours disponibles en podcast

Le volet « Podcast » a permis d’accélérer l’accès aux ressources pédagogiques en ligne. Le site « Universités numériques » (www.universites-numeriques.fr) a été rénové et propose davantage de contenus en libre accès avec 20 % de ressources en plus. Les établissements d’enseignement supérieur (amphithéâtres, salles de cours) sont aujourd’hui équipés en outils professionnels et automatisés de captation, et le nombre d’enseignants formés à la prise en main des matériels a été doublé. De même, le volume d’heures de cours disponibles a été triplé (30 000 heures en 2010, contre 12 000 en 2009). Grâce à la diffusion de cours en Podcast, les étudiants peuvent gérer leur rythme d’apprentissage, ou encore rattraper un cours.

Les nouveaux usages mobiles en plein essor

À la rentrée 2010, 95 % des étudiants disposaient d’un accès à leur environnement numérique

de travail (contre 80 % en 2009). Cet espace de travail leur permet d’accéder à des ressources

), aux

services de l’université et de dialoguer avec leurs professeurs. C’est aussi le développement de

en ligne (vidéos, cours complets, exercices et auto-évaluations, animations, simulations

nouveaux usages mobiles, auquel près d’un million d’euros a été consacré.

Le plan « WiFi, Podcast, Environnement numérique de travail pour tous » a permis de généraliser les usages des outils numériques dans les universités. Il s’agit d’un enjeu essentiel pour l’acquisition de compétences numériques, l’égalité des chances et la réussite des étudiants.

Le numérique, une composante clé de la stratégie d’investissement du ministère

La ministre a rappelé qu’au-delà de l’effort du plan de relance, le numérique est désormais une composante clé de la stratégie d’investissement du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche qui consacre 8.5 millions d’euros chaque année. Selon Valérie Pécresse, il est nécessaire de développer des services innovants, qui contribuent à l’émergence d’une filière numérique dédiée à la formation des étudiants. Ainsi, la ministre avait annoncé, dans le cadre du programme Investissements d’avenir, le lancement d’un appel à projets « Solutions numériques innovantes pour l’enseignement ». Il aura pour objectif de développer fortement les usages, autour de deux axes : d’une part, les contenus pédagogiques et leurs évolutions, et d’autre part, le développement de plateformes destinées aux enseignants, aux élèves et étudiants.

L’ancienne ministre avait également proposé, toujours dans ce même cadre, l’acquisition d’archives de revues et de collections de livres numériques. Cette acquisition permettra notamment de faire bénéficier de la dynamique d’excellence de ce programme à l’ensemble des étudiants, des enseignants et des chercheurs. En effet, l’accès à des ressources documentaires scientifiques et techniques numériques est un enjeu majeur de la compétitivité de l’enseignement et de la recherche français, et aussi d’égalité d’accès aux contenus scientifiques sur l’ensemble du territoire. Une telle opération constitue un pas majeur pour doter la France des « bibliothèques universitaires du XXIe siècle ».

Au travers cela, il est donc incontestable que les universités françaises ont bien compris les enjeux d’une bonne et rapide intègration du numérique dans leurs process de fonctionnement. Cette dynamique a été en partie rendue possible par un contexte politique favorable à l’innovation au sein des universités.

II. Analyse conceptuelle

L’analyse du contexte a pu nous faire comprendre d’ores et déjà que l’écosystème numérique des étudiants de Master 2 de communication prend une place importante dans leur cursus et par conséquent a un impact sur leurs pratiques et usages. Le sujet sur les pratiques d’information, de communication et de travail a pu faire l’objet de plusieurs réflexions de la part de nombreux chercheurs, car c’est une thématique florissante dont l’évolution est plus que notable.

Écosystème numérique

Théorie de la diffusion

Tout d’abord, il est important de savoir que pour qu’une nouvelle pratique naisse, il faut que l’innovation qui en est à l’origine soit communiquée. C’est dans cette optique qu’E.ROGERS, a émis une théorie de la diffusion selon laquelle les conversations interpersonnelles entre pairs ont un impact plus décisif sur la décision d’adoption que les caractéristiques effectives voire intrinsèque de l’innovation. Comme l’ont remarqué cependant d’autres chercheurs, il existe un « effet boule de neige » (social snowball) dans les réseaux de voisinage en regard de l’adoption et de l’innovation. Dans ce sens, le rôle du leader d’opinion devient plus que prépondérant. L’auteur déclare que l’impact local et proche d’un individu documenté et influant est plus décisif sur l’adoption des outils et services numériques qu’un message générique délivré à distance à un grand nombre de personnes. On peut ici faire référence à la publicité par exemple.

Cognition distribuée

On arrive aisément à la conclusion plus large que finalement l’environnement joue un énorme rôle dans les futurs usages et pratiques des individus. Cette conception n’est pas nouvelle et fut développée par un grand nombre d’auteurs. On retiendra particulièrement la théorie de la cognition distribuée. Une définition peut tenter d’expliquer ce concept. La cognition est distribuée lorsque les capacités cognitives d’une organisation dépassent les capacités cognitives de ses membres. L’organisation n’est alors plus seulement un environnement cognitif, mais un système cognitif (MARCH et SIMON). Entre autres, si l’individu dans l’organisation a une rationalité limitée, et que malgré tout l’organisation elle-même est rationnelle, il pourra tout de même s’en sortir, car dans cette organisation il y a des ressources

cognitives contenues dans l’environnement et qu’il résout les problèmes de manière collective avec d’autres agents.

Ceci nous amène à nous dire qu’en fait les phénomènes cognitifs dépassent le traitement individuel de l’information pour intégrer les interactions entre individus (environnement humain et social) et les ressources matérielles y compris les technologies de l’information (environnement physique) (Hollan, Hutchins et Kirsh). Il y a un processus de collaboration et de coopération entre l’humain et son environnement physique et social. J.Jouët parla de médiation sociale, les formes d’usages et le sens accordé à la pratique se ressourcent dans le corps social. Cependant, un système est distribué si l’environnement est bien adapté à la tâche à accomplir ou encore et dispose d’assez de ressources pour pouvoir prendre une décision. Dans le cadre de notre étude, il faudrait savoir comment ces environnements peuvent influer sur la cognition des étudiants et donc la distribuer.

Individualisme connecté

Par ailleurs, la cognition n’est pas la seule théorie étudiée pour pouvoir comprendre que l’environnement a un rôle dans les pratiques. Flichy parla également de la notion d’individualisme connecté dans son ouvrage « l’individualisme connecté, entre la technique numérique et la société ». Selon lui, les TIC offrent de nouveaux moyens pour renforcer l’autonomie et l’affiliation de chaque individu. Ici les TIC servent même à la définition identitaire des individus, à l’élaboration de leurs réseaux et de leurs relations. C’est ainsi qu’on parle d’individualisme connecté. Pour expliciter, on prend l’exemple d’une personne qui a de moins en moins de contacts en face à face avec les membres de sa famille par exemple le soir à la maison, mais qui cependant est très connecté sur des réseaux via les TIC et qui peut en fait communiquer avec des dizaines d’individus en même temps. Dans la vie privée, ces environnements numériques permettent à chacun de vivre une vie plus autonome en restant relié toutefois au reste du monde, mais uniquement ceux qu’on a intégrés dans notre réseau. On a des pratiques communicationnelles beaucoup plus indépendantes Mais on n’est pas à l’abri ici de paradoxes. Cet individualisme connecté en présente. Par exemple dans les pratiques de travail, on est certes plus autonome, car on gère à notre manière les outils numériques, etc., mais en même temps on est plus contrôlé. En effet, il doit répondre au plus vite à la sollicitation de son supérieur ou d’un collègue, car en perpétuelle connexion à sa boîte mails par exemple.

On peut même noter des intersections entre le privé et le professionnel. On assiste à des rapprochements entre les formes de communication des deux mondes. Et par ailleurs le travail s’inclut facilement dans le domaine privé avec une certaine intemporalité que confèrent les TIC. L’article de Henri ISAAC, Eric CAMPOY et Michel KALIKA « surcharge informationnelle, urgence et TIC. L’effet temporel des technologies de l’information » illustre bien ce propos. On assiste à une recomposition de l’espace-temps du travail (accélération, instantanéité ou encore joignabilité accrue). Ceci confère une certaine « ubiquité » qui fait que même chez soi on reçoit des mails concernant le travail, on est constamment connecté et ça en devient même selon eux un facteur aggravant du travail dans l’urgence. On remarque le développement d’une polychromie, l’individu est dans deux mondes cognitifs, il travaille chez lui en alternant les tâches familiales et celles professionnelles.

Représentations et modèles mentaux

Modèles mentaux et appropriation

On a évoqué la place de l’environnement et de ses ressources dans nos pratiques d’information, de communication et de travail avec les outils numériques. Mais il est également important de comprendre que ces pratiques en question découlent des diverses représentations que les individus peuvent avoir au préalable. Cette partie non négligeable a été réfléchie notamment par Florence MILLERAND. Son ouvrage : « la dimension cognitive de l’appropriation des artefacts communicationnels » souligne l’importance des modèles mentaux de tout un chacun dans cette appropriation. Elle écrit que l’insertion sociale d’une TIC et son intégration à la quotidienneté des usagers dépend moins de ses qualités intrinsèques (on rejoint l’idée de ROGERS) ou encore de ses réelles performances que des significations d’usage projetées et construites par les usages sur le dispositif technique qui leur est proposé. En d’autres termes, on met l’accent sur le rôle primordial des représentations et des valeurs qui entrent en jeu dans l’usage. Et il faut bien évidemment comprendre qu’il y a autant de modèles mentaux que d’usagers. Chacun perçoit l’objet à sa manière ce qui implique qu’il va se l’approprier avec un processus qui lui est propre.

Pour MILLERAND, les apprioris que les usagers ont sur les TIC peuvent jouer dans le processus d’appropriation (soit l’accélérer, ou au contraire le ralentir, voire l’inhiber). D’où la nécessité d’une part d’avoir un « ajustement cognitif », mais également social et d’autre part de suivre une étape empirique concernant les TIC. C’est la dimension de cognition et de familiarisation.

Résistance à l’innovation

Dans cette même optique, RAM et CHAUMAT, on parlé de la résistance au changement. Selon RAM et son modèle de résistance à l’innovation, celle-ci est déclenchée à partir du moment où le consommateur perçoit le produit comme une nouveauté et donc comme un changement potentiel. La résistance à l’innovation est donc également résistance au changement, cette dernière se caractérisant non pas par un rejet de la technique ou de l’objet lui-même, mais par la crainte d’altérer un équilibre, un statu quo. On décèle là toute l’ampleur de la représentation mentale qu’évoquait Millerand. Selon Ram, plus le degré de changement engendré par l’innovation et perçu par le consommateur est important plus la résistance sera forte. Le degré de résistance à l’innovation dépend de trois variables : caractéristiques perçues de l’innovation, caractéristiques du consommateur et caractéristiques des mécanismes de propagation.

Pour pallier à cela, comme l’a dit Millerand, la dimension de cognition et de familiarisation est importante, et CHAUMAT le souligna aussi dans le management des usages en disant que l’accompagnement au changement permet de vaincre les résistances en modifiant les représentations négatives que s’en font les individus. Il va même jusqu’à dire que l’importance du management au changement est de rationaliser les résistances au changement par le questionnement.

Dans le cadre de notre étude, cette théorie nous aide à comprendre comment on pourrait comprendre les éventuelles résistances au outils numériques de certains étudiants, d’en mesurer certes les disparités, mais surtout de déceler les causes profondes de leurs pratiques particulières.

Équipements et processus d’appropriation

Disparités dans les équipements

Pour poursuivre sur le thème de disparités, on va aborder la question des équipements. En effet, dans l’écosystème numérique, tous ne sont pas égaux face aux pratiques et même à la densité d’équipements. Avec l’article « la dynamique des inégalités en matière de nouvelles technologies » de David ALIBERT, Régis BIGOT et de David FOUCAUD on prend conscience de l’effet de « fossé numérique » de baromètre de mesure et on comprend que les pratiques numériques sont diverses. En effet, ils nous expliquent qu’une nouvelle dynamique est née : c’est en quelque sorte la 3e révolution qui s’engage et elle est basée sur les TIC. Selon eux, il y a cependant une inégalité dans le déploiement au niveau des populations. Tout le monde n’a pas accès de manière homogène aux outils informatiques. Ceci peut s’élargir tant au niveau des pratiques que du degré de maîtrises de ces outils. Ils tentent de mesurer cet écart avec le baromètre de mesure (coefficient de Gini). Il permet de suivre l’évolution dans le temps des disparités d’équipements, mais aussi de révéler quels sont les facteurs discriminants de l’appropriation des TIC. On prendra l’exemple qui est ressorti de leur étude, ils notent que les écarts sont plus importants entre les pratiques à domicile et sur les lieux de travail ou d’étude.

Théorie sur les modes d’appropriation et le rôle de l’utilisateur

Madeleine AKRICH, avec son ouvrage « les utilisateurs, acteurs de l’innovation » s’est quant à elle intéressée aux utilisateurs et à leurs réelles pratiques d’appropriation. Bien évidemment la diversité des équipements voit une diversité d’utilisation. Selon notre auteure, les utilisateurs ont un rôle important dans le phénomène de l’innovation des TIC. Ceci est dû au fait qu’ils ne s’approprient pas toujours l’outil numérique comme il est prescrit. Ils en deviennent pour elle des acteurs à part entière de l’innovation, car viennent défaire le programme initial des concepteurs qui devront peut-être par la suite affiner en conséquence le design des outils ou des interfaces.

Elle dénombre quatre formes d’intervention possibles : le déplacement, l’adaptation, l’extension et le détournement. Elle les assimile aux quatre formes d’appropriation des TIC.

III. Problématique

Un des objectifs de cette étude, d’une part, est de mesurer le degré d’appropriation des outils numériques par les étudiants en fin de cursus de communication. D’autre part, il s’agit d’observer l’adéquation des services numériques proposés par l’université et les enseignants, avec les pratiques, l’équipement et la connaissance effective de ces mêmes outils par les étudiants.

Il existe aujourd’hui pléthore d’études statistiques sur l’équipement et l’usage des TIC par les étudiants. Ici, il s’agira pour nous de définir plus précisément les pratiques d’information, de communication et de travail des étudiants en termes d’usages des technologies et services numériques. Nous nous attacherons également à la place qu’y occupent les TIC, tout en marquant au passage évolutions, services incontournables, disparités entre étudiants

Afin de mener à bien cette étude, il convient de poser une problématique, dite de recherche, et de lui attribuer trois hypothèses ou axes utiles pour les investigations.

Problématique

Dans quelles mesures les pratiques d’information, de communication et de travail des étudiants de Master 2 Communication de l’ISIC s’appuient-elles sur l’usage de technologies et services numériques ?

Hypothèses

La formulation des hypothèses, sortes d’axes de recherche ou de réponses provisoires servira de fil conducteur au recueil des données et à la phase de questionnement de cette étude. Au nombre de trois, elles permettent d’émettre un avis, basé sur l’analyse documentaire, les observations et les entretiens exploratoires, le tout rattaché à des concepts, des théories, et ainsi de s’apercevoir, grâce à la réalisation proprement dite de l’enquête, si ces hypothèses sont confirmées ou infirmées.

Hypothèse 1 : Une forte hybridation des services numériques et des pratiques d’information, de communication et de travail est constatée dans les différentes sphères relationnelles des étudiants

Sous-hypothèses :

- un réel enchevêtrement entre la vie professionnelle et la vie privée des étudiants est dû aux TIC (écosystème numérique)

- les environnements physiques et sociaux ont un rôle non négligeable dans la cognition et/ou l’intégration des TIC par les étudiants

Hypothèse 2 : L'imaginaire des TIC a une certaine répercussion sur les pratiques et usages des étudiants

Sous-hypothèses :

- il y a autant de pratiques et d’usages différents des TIC que de modèles mentaux propres à chaque étudiant - le processus empirique avec les TIC favorise l'acceptation du changement voire une appropriation plus rapide des outils numériques

Hypothèse 3 : La maîtrise optimale des outils numériques chez les étudiants du Master 2 Communication témoigne d’une prise de conscience : leur domaine d’activité sous- entend une familiarisation et une bonne connaissance des TIC et du web.

Sous-hypothèses :

- les étudiants de M2 Communication sont plutôt bien équipés en matière d’outils numériques

- les étudiants ont une appropriation aboutie (nombreux services et bonne maîtrise)

- la densité d’équipement ne détermine pas les usages des étudiants sur les outils numériques

Variables

Déterminer des variables dans une étude permet d’apporter une compréhension plus optimale des enjeux de la problématique de tout dossier. Ainsi, nous délimitons grâce à ces variables notre cadre de recherche, nous affirmons ses contours afin de ne pas se perdre dans des préceptes incohérents mais plutôt de se rapprocher au plus près des résultats escomptés. En quelques mots, la définition de ces variables apporte un grand nombre d’indices concernant les pistes à développer en structurant notre vision de recherche.

Variable indépendante

« Les outils et services numériques » ou encore « les TIC », ce terme correspond dans notre problématisation à la variable indépendante puisqu’il est l’élément extérieur qui nous pousse à nous interroger. C’est pour se rendre compte des différents aspects que peuvent prendre les TIC chez les étudiants que notre étude a été réalisée.

Variables dépendantes

L’hybridation des services numériques dans les différentes sphères relationnelles, les nombreuses pratiques caractérisées par des représentations mentales spécifiques, la prise de conscience des nouveaux enjeux professionnels sont les conséquences qu’entraîne le développement des TIC dans notre société. Ainsi, ces trois variables deviennent dépendantes des caractéristiques des outils et services numériques qui jouent un rôle non négligeable dans chacune d’entre elles.

IV. Méthodologie d’étude

Pour élaborer ce rapport, nous avons utilisé, principalement, trois outils de recherche pour permettre la vérification de nos hypothèses, analyser la situation de manière objective et ainsi envisager des pistes d’amélioration et préconisations pertinentes qu’il pourrait être utile de faire connaître aux enseignants, à l’université de Bordeaux 3 et éventuellement aux décideurs publics régionaux.

Recherche documentaire

L’impasse de cette première démarche n’est pas envisageable dans la mesure où la recherche de documents est une étape primordiale pour comprendre un sujet. En effet, cette recherche documentaire nous permet, tout d’abord, de mettre en place le référentiel du dossier, mais également de construire nos différents outils d’analyse.

La recherche de documents et d’informations sur l’univers et l’avènement de la société numérique est à la base de notre étude, puisqu’il s’agit d’une des notions clés de notre problématique de recherche. Ensuite, la deuxième partie importante de la recherche documentaire porte sur l’usage général des outils numériques, en termes d’études et de statistiques, et cela chez les étudiants plus précisément. Puis, nous avons focalisé nos recherches sur l’université Bordeaux 3, plus précisément sur son master Communication, sur les ressources numériques offertes par celui-ci. Enfin, nous nous sommes intéressés aux politiques de développement des TIC au sein des universités françaises, notamment au travers la mise en place du plan d’action gouvernemental intitulé « l’université numérique ».

Cette recherche documentaire nous a permis au final de croiser plusieurs sources et plusieurs visions différentes et ainsi de mieux comprendre les enjeux et usages des TIC, dans le monde universitaire entre autres.

Méthode de recueil de données

Dans cette étude, il s’agit d’étudier les faits expérimentés, c'est-à-dire les pratiques et les usages du numérique par les étudiants du M2 Communication de l’ISIC. Pour ce faire, nous avons décidé d'adopter une méthode « quali-quantitative » en utilisant comme outils bien distincts et complémentaires un questionnaire et une grille d’entretien. Cette double approche nous a paru intéressante pour éviter les écueils de chaque méthode prise distinctement.

Une approche quantitative via l’administration d’un questionnaire où nous nous intéresserons aux équipements, aux lieux d'usages, aux principaux services utilisés, au temps accordé aux TIC, aux sentiments de maîtrise ou non de ses outils, aux éventuelles disparités entre étudiants Le cœur de l’enquête sera toutefois beaucoup plus qualitatif. En effet, il s’agit de s’interroger sur les pratiques d’information, de communication et de travail des étudiants, à la fois dans la sphère privée et professionnelle, et de voir comment celles-ci se construisent entre différents supports, réseaux et technologies. Les pratiques seront ici envisagées comme « distribuées » et les artefacts « cognitifs », mais également « normatifs ».

Questionnaire

Méthodologie d’administration

Afin de mieux comprendre le contexte dans lequel se situe l’usage du numérique chez les étudiants, mais aussi dans l'objectif de vérifier nos hypothèses, il semblait nécessaire de questionner des personnes concernées par le sujet. Par conséquent et au vu de notre problématique, notre échantillon ne comprend qu’un seul public : les étudiants du Master 2 Communication de l’université de Bordeaux 3. Ils seront pris ici comme des étudiants supposés constituer la frange la plus informée et utilisatrice de TIC de l’université.

L’avantage de cet échantillonnage est que, étant également constitutif du panel, nous avons eu la possibilité, en premier lieu, d’interroger dans le détail nos propres pratiques numériques et ainsi de tester le questionnaire élaboré d’abord sur nous-mêmes avant de l’administrer au reste des étudiants. Concernant l’administration du questionnaire, nous avons opté pour une auto-administration des étudiants grâce à la création et la mise à disposition en ligne de notre questionnaire. Effectivement, cette méthode nous a paru la plus adaptée aux vues de la situation et du contexte de réalisation de cette étude.

Construction du questionnaire

Concernant l’élaboration des typologies de questions, il est à noter que la plupart d’entre elles sont des questions fermées. Ainsi, nous avons voulu faciliter le travail de traitement du questionnaire en ayant un maximum de réponses fermées, évitant les recodages, ce qui paraît compréhensible vis-à-vis des délais escomptés pour la réalisation de l’étude. En outre, notre analyse comportant un volet qualitatif, via les entretiens, ce choix facilitant la restitution des données quantitatives se justifiait. De plus, l'entretien donnait la possibilité à la personne répondant au questionnaire de s'exprimer plus largement qu’au travers des questions ouvertes sur un questionnaire. Enfin, la pluralité des usages et pratiques des TIC nous a également conduit à proposer des réponses multiples.

De manière plus concrète, le questionnaire se divise en 9 grandes thématiques :

Densité d’équipement

Services numériques

Usages et pratiques Internet

Les différentes utilisations de l’Internet

Usage du téléphone

Internet chez vous et à l’université

Attentes des étudiants

Outils numériques de l’université

Apports de la formation universitaire dans les pratiques numériques

Ainsi, le questionnaire a exploré plusieurs dimensions : la densité d’équipement des étudiants, les différents contextes et modalités d’utilisation des TIC, les pratiques numériques en détails, les outils universitaires, les connaissances et représentations du numérique. En donnant la part belle aux usages et pratiques, l’étude ne s’est donc pas uniquement centrée sur l’aspect quantitatif du numérique. Il est à noter tout de même que les résultats de ce questionnaire ne sont que des «représentations» des personnes sondées (pas d’observations directes des pratiques et usages des étudiants sur les outils numériques).

Enfin, outre leur dimension quantitative, une partie précise du questionnaire (l’auto-perception)

a constitué la phase exploratoire de l’enquête qualitative en permettant de dégager la typologie des personnes à interroger et de construire une grille d’entretien au plus près des pratiques.

Entretien qualitatif

Méthodologie d’administration

Le choix de faire des entretiens qualitatifs répond à l’exigence d’une pratique courante en sciences humaines et sociales qui permet de nous baser sur des analyses réelles et concrètes. Ainsi, nous avons choisi de mener des entretiens semi-directifs en face à face, en définissant au préalable des thèmes généraux. Nous avons effectué des relances sur des questions ou des sous-thèmes précis après avoir laissé l'enquêté parler en toute liberté. Notre rôle fut ici de soutenir l'interlocuteur dans sa réflexion et ainsi obtenir les réponses les plus pertinentes et approfondies possibles. Les entretiens ont duré de 30 à 40 minutes en général, ce qui était notre objectif. L’analyse des discours narratifs est attendue dans ce type de sujet où la question des représentations occupe une place importante.

De part l’analyse quantitative, il a été possible de pressentir trois profils type, au sein de l’échantillon, se répartissant de la manière suivante : l’expert technologique, l’utilisateur non passionné et le migrant numérique. Ainsi, pour réaliser nos entretiens, nous avons choisi une personne volontaire appartenant à chaque «profil». Dès lors, des comparaisons en termes d’usages et pratiques sont possibles entre les différents entretiens menés.

Construction du guide d’entretien

Comme nous l’avons dit précédemment, l’élaboration du questionnaire quantitatif a servi de base à la construction de notre méthode d’analyse qualitative. En effet, il nous a permis de repérer quelles pouvaient être les thématiques à développer lors des entretiens. Concrètement, nous avons interrogé les étudiants sur la place des TIC dans leurs pratiques d’information, de communication et de travail, sur des exemples de conditions concrètes dans lesquelles ces pratiques ont lieu, sur le sens qu’ils donnent à ces usages dans leur vie quotidienne, leurs représentations des TIC ainsi que leur posture critique à l’égard de ceux-ci. Toutes ces thématiques sont d’une importance capitale dans notre projet d’étude puisqu’elles représentent les usages et pratiques réelles du numérique par les étudiants de communication en fin de cursus et permettront peut-être de mieux comprendre les besoins de cette filière afin, in fine, de produire des préconisations concrètes pour l’action.

V. Analyse des Résultats

Analyse quantitative

Densité d’équipement

Selon le diagnostic 2010 de l’Agence des initiatives numériques, la décennie a été marquée en Aquitaine (comme ailleurs en France) par une démocratisation de l’accès aux outils numériques. En 2010, près de 7 foyers sur 10 possèdent un micro-ordinateur alors qu’ils n’étaient que 4 sur 10 dix ans auparavant (soit une hausse annuelle moyenne de près de 6%). Mais c’est surtout la connexion internet qui a explosé durant les dix dernières années. Alors que nous remarquions, il y a 10 ans, qu’à peu près 2 foyers aquitains sur 10 étaient connectés à internet, nous constatons aujourd’hui qu’ils sont 6 sur 10. Enfin, la connexion internet à haut débit (2% en 2001) concerne la quasi-totalité des connectés à internet en 2010 (55% des ménages aquitains). De plus, en 2010, le taux d’équipement en micro-ordinateur est de 69%.

Dans un premier temps, nous allons analyser la densité d'équipement des étudiants en Master 2 Communication. En effet, nous supposons que cette frange est fortement équipée en micro- ordinateur, téléphone mobile, et autres technologies de l'information et de la communication. Nous allons étudier les résultats obtenus par les 35 étudiants de cette filière, et tenter de vérifier nos hypothèses de départ.

filière, et tenter de vérifier nos hypothèses de départ. Nous pouvons constater que tous les étudiants

Nous pouvons constater que tous les étudiants interrogés sont équipés en micro-ordinateur. Plus de neuf étudiants sur dix possèdent un ordinateur portable. Précisons que les étudiants disposent parfois de plusieurs ordinateurs, pour cette raison il y a quarante-quatre ordinateurs déclarés pour trente cinq étudiants interrogés. Depuis 2008, les ordinateurs « ultracompacts » se démocratisent, car ils sont pratiques, ont une autonomie de batterie plus importante, et sont

surtout peu chers à l’achat (300 environs). Pour ces raisons, nous observons que presque deux personnes sur dix utilisent déjà cette technologie. Il est intéressant de remarquer le très faible taux d’équipement en ordinateur de bureau, seul un étudiant sur dix déclare se servir d’un ordinateur de bureau. Nous pouvons penser que le manque de mobilité de cet artefact ne le rend pas attractif aux yeux des étudiants.

Ainsi, les ordinateurs portables sont majoritairement le support de travail privilégié par les étudiants de Master 2 Communication.

privilégié par les étudiants de Master 2 Communication. Nous pouvons constater que l’intégralité des étudiants

Nous pouvons constater que l’intégralité des étudiants questionnés sont équipés d’un téléphone portable. Ainsi, le téléphone portable est adopté par tous les étudiants de notre échantillon.

est adopté par tous les étudiants de notre échantillon. Ici, également, nous pouvons voir que la

Ici, également, nous pouvons voir que la clé USB est un support que tous les étudiants interrogés possèdent. Ainsi, nous pouvons penser que la mobilité de l’information est un élément non négligeable pour nos étudiants.

Services numériques

Les messageries électroniques

Services numériques Les messageries électroniques Les résultats de cette question sont surprenants. Nous tenons à

Les résultats de cette question sont surprenants. Nous tenons à préciser que tous les étudiants disposent d’une adresse de messagerie, celle-ci étant automatiquement créée par l’administration de l’université, lors de leur inscription en Master. Environ, quatre personnes sur dix ont au moins deux adresses de messagerie, et environ six étudiants sur dix en possèdent plus de trois. Il y a donc une multiplication des adresses e-mail chez les étudiants de Master 2 Communication, nous pouvons penser qu’ils utilisent des messageries électroniques différentes en fonction de leurs activités personnelles ou professionnelles.

Ainsi, l’usage du courrier électronique semble être très important, car les étudiants manifestent une forte implication pour cet outil de communication.

semble être très important, car les étudiants manifestent une forte implication pour cet outil de communication.

Les logiciels de bureautique et de production de contenu

Les logiciels de bureautique et de production de contenu En nous intéressant aux représentations qu’ont ces

En nous intéressant aux représentations qu’ont ces étudiants de leurs pratiques, nous pouvons

signaler qu’un interrogé sur dix pense avoir un niveau intermédiaire, et que sept personnes sur

dix s’estiment comme étant «confirmé» dans l’utilisation du traitement de texte. Deux individus

sur dix déclarent même en être «expert». Il y a donc neuf personnes sur dix qui maîtrisent presque parfaitement cet outil, personne ne se considèrant comme étant débutant.

Ainsi, presque la totalité des étudiants en Master 2 communication pensent avoir un niveau d’expertise très satisfaisant.

pensent avoir un niveau d’expertise très satisfaisant. L’appropriation de l’outil Excel ne connaît pas le

L’appropriation de l’outil Excel ne connaît pas le même degré d’expertise selon les étudiants interrogés. Sur les trente-cinq individus, deux se déclarent être débutants, ne maîtrisant donc pas bien l’outil. Personne ne se considère comme expert, la majorité (plus de six personnes sur dix) pense avoir un niveau intermédiaire, mais environ trois personnes sur dix affirment être confirmées vis-à-vis de l’utilisation des tableurs Excel.

Ainsi, peu d’entre eux se considèrent «débutant» et personne n’est «expert». Les résultats montrent que le niveau d’expertise est majoritairement intermédiaire. Le niveau est donc moins

bon que le traitement de texte et cela est probablement dû à une utilisation moins régulière de

cet outil dans une fillière de type communication.

Concernant Sphinx, la majorité des étudiants interrogés (57%) pense avoir un faible niveau en se

Concernant Sphinx, la majorité des étudiants interrogés (57%) pense avoir un faible niveau en se qualifiant de «débutant». Plus de trois étudiants sur dix estiment tout de même avoir un niveau intermédiaire et moins d’un individu sur dix se considère confirmé ou expert.

Ainsi, cet outil ne semble pas être totalement intégré par les étudiants en Master 2 Communication. Son usage est moins fréquent, les individus ne semblent pas le maîtriser de façon optimale.

individus ne semblent pas le maîtriser de façon optimale. Nous pouvons voir que le niveau d’expertise

Nous pouvons voir que le niveau d’expertise concernant les logiciels de présentation est élevé. En effet, 77% des interrogés pensent avoir un niveau confirmé ou expert. Ajoutons à cela que 23% d’entre eux pensent avoir au minimum un niveau intermédiaire, car personne ne se considère comme débutant.

Ainsi, les étudiants du master se sont bien appropriés l’usage du logiciel PowerPoint. Cela peut s’expliquer par le fait que les présentations interactives sont très répandues dans ce cursus, et fortement recommandées dans le monde professionnel de la communication.

Les logiciels libres

Rendus populaires avec l’arrivée de la distribution « grand public » de Linux, nommée Ubuntu, les logiciels libres ont connu une ascension ces dernières années. En France, on peut noter, après la gendarmerie nationale, le passage de l'ensemble de l'administration centrale à OpenOffice.org en 2007. Mais qu’en est-il des étudiants en communication ? Sont-ils des précurseurs dans l’utilisation des logiciels libres ?

dans l’utilisation des logiciels libres   ? Environ, neuf personnes sur dix connaissent les logiciels

Environ, neuf personnes sur dix connaissent les logiciels libres. Cependant 9 % soit presque un individu sur dix ne connaît pas l'existence de ces logiciels. Ainsi, l’existence de programmes gratuits est majoritairement portée à la connaissance des étudiants de Master 2 communication.

à la connaissance des étudiants de Master 2 communication. Nous pouvons constater que les étudiants utilisent

Nous pouvons constater que les étudiants utilisent open office à hauteur de 54 % soit environ un individu sur deux. Ainsi, Open Office est une alternative (au traitement de texte Word) appréciée par les étudiants interrogés, car ce programme est libre, gratuit, et téléchargeable facilement : une aubaine pour les étudiants.

Réseaux sociaux généralistes

Depuis le début de l’année 2008 et l'avènement du web 2.0, les réseaux sociaux sont au coeur de nos usages de l’internet. Dans notre enquête le résultat est sans appel : 97% des étudiants interrogés se sont déjà inscrits à au moins un réseau social.

se sont déjà inscrits à au moins un réseau social. Ainsi, nous pouvons présager que l’utilisation

Ainsi, nous pouvons présager que l’utilisation d’internet est centrée sur les médias sociaux comme Facebook , Twitter ou MySpace, les plus répandus sur la toile.

, Twitter ou MySpace, les plus répandus sur la toile. Impossible de passer à côté du

Impossible de passer à côté du phénomène Facebook ! Non seulement 94% des étudiants interrogés sont inscrits sur Facebook, mais trois quarts des personnes consultent leur profil tous les jours. Le caractère addictif du réseau social est mis en valeur dans ces résultats.

Ainsi, on peut retenir que Facebook est devenu incontournable pour les étudiants au même titre que le moteur de recherche Google. Le côté instantané, hyper-connecté des étudiants est révélé au travers de ces chiffres.

À la différence de Facebook, Twitter est largement moins utilisé, 50% des personnes interrogées y

À la différence de Facebook, Twitter est largement moins utilisé, 50% des personnes interrogées y sont inscrites. C’est un chiffre relativement élevé si nous le comparons aux statistiques nationales de Twitter (225 000 utilisateurs français sur Twitter en octobre 2010). Au regard de ce chiffre, les étudiants de master en communication semblent être des « easy- adopters » des nouveaux outils numériques. Ainsi, au regard de leur utilisation de Twitter et Facebook, les étudiants en master 2 communication ont une connaissance assez élevée des outils numériques et services de réseautage.

élevée des outils numériques et services de réseautage. MySpace, le service de réseautage social, tourné musique

MySpace, le service de réseautage social, tourné musique est de moins en moins utilisé. Alors que MySpace était en octobre 2005 le quatrième site le plus consulté au monde, aujourd’hui seuls 40% des étudiants y sont inscrits et seulement 20% l’utilisent au moins quelques fois par mois.

Ainsi, on remarque que MySpace a été supplanté par l'arrivée en 2007 de Facebook et en 2008 de Twitter qui accaparent la grande majorité du trafic des étudiants. Cependant, MySpace est encore utilisé par les musiciens qui entreposent et présentent leurs compositions musicales.

Réseaux sociaux professionnels

Du côté des réseaux sociaux professionnels (Viadeo, LinkedIn

activités et inscrites est nettement inférieur : 60 % des étudiants sont inscrits sur Viadeo, 35 % sur LinkedIn. Comme dans la vie réelle, sur l’internet, tout le monde est différent. Ce qui nous a frappé lors de cette rencontre avec les candidats, c’est la diversité des profils numériques rencontrés : certains sont inscrits sur Linkedln d’autres Viadeo, d’autres aucun des deux

le nombre de personnes en

),

: certains sont inscrits sur Linkedln d’autres Viadeo, d’autres aucun des deux … le nombre de
: certains sont inscrits sur Linkedln d’autres Viadeo, d’autres aucun des deux … le nombre de

Le Cloud computing

Depuis 2008, les services de Cloud Computing se multiplient : Google Docs, MobileMe chez

Apple, Live Mesh chez Microsoft, Dropbox, Facebook Photo

est de ne plus stocker les applications et les données sur son ordinateur local, mais – métaphoriquement parlant – dans un nuage (« Cloud »). L'accès au service se fait par une application standard facilement disponible, la plupart du temps un navigateur Web.

Le principe du Cloud Computing

Depuis 2009, le nombre d’utilisateurs augmente de manière exponentielle mais pour autant, peut-on dire que les étudiants connaissent et utilisent les services de Cloud Computing?

et utilisent les services de Cloud Computing   ? Premier constat, le terme Cloud computing est

Premier constat, le terme Cloud computing est connu par seulement 60 % des personnes interrogées. On peut imaginer que l’explication de cette méconnaissance est due au terme qui est peu rependu dans l’usage courant

est due au terme qui est peu rependu dans l’usage courant En effet, plus de 80%

En effet, plus de 80% des étudiants utilisent des services de Cloud computing. En premier lieu, on peut imaginer que ce sont des services de stockage de photo (Fliker, Facebook Photo ), mais de plus en plus d’étudiants s’autoforment à l’utilisation de Google Docs ou encore Dropbox sous l’impulsion d’autres étudiants « homo-numéricus ».

Usages et pratiques de l’internet

Le temps moyen de connexion

Internet ce n’est plus seulement Google pour l’étudiant. Comme nous l’affirmons dans notre étude, Internet est un véritable écosystème numérique qui se compose d’une sphère privée,

Nous nous sommes interrogés sur le temps moyen passé par un étudiant

en communication sur internet par jour.

d’une autre public

en communication sur internet par jour. d’une autre public Le résultat est sans appel : 90

Le résultat est sans appel : 90 % des étudiants passent au moins 3 heures sur internet par jour ! Pour comparaison, le temps moyen passé par jour devant la télévision est de 3h25 minutes en 2009 (Médiamétrie), et le temps moyen de connexion quotidien à Internet est de 1 h 20 toujours en 2009 (Médiamétrie, en France toute tranche d’âge confondue).

Le temps de connexion en fonction du lieu

L’étudiant, bien souvent nomade, est partagé entre plusieurs lieux : logement étudiant,

université, maison familiale, amis

Nous avons cherché à savoir s’il y a une influence entre

l’environnement et son temps passé sur l’internet.

l’environnement et son temps passé sur l’internet. Premier constat, lorsque l’étudiant est chez ses parents,

Premier constat, lorsque l’étudiant est chez ses parents, sa fréquence de connexion est largement inférieure à la moyenne remarquée dans notre étude. Ainsi, le domicile familial semble être le lieu idéal pour quitter la « laisse électronique ».

À contrairio, lorsqu'il est dans son logement personnel, l’étudiant en communication utilise internet tous les

À contrairio, lorsqu'il est dans son logement personnel, l’étudiant en communication utilise internet tous les jours pour 94 % des sondés. Si l’on croise nos résultats, on peut dire que 94 % des étudiants du master utilisent internet tous les jours et 63 % d'entre eux le font plus de trois heures ! Ainsi ces chiffres montrent que pour les étudiants en master 2 Communication, Internet est devenu un outil indispensable dans la vie universitaire.

est devenu un outil indispensable dans la vie universitaire. La démocratisation des Points d’Accès public à

La démocratisation des Points d’Accès public à Internet (PAPI, dans son diagnostic 2010, l’AEC en recense 688 en Aquitaine) a facilité l'émergence de l’utilisation d’internet dans les lieux publics. Cependant, seulement 50 % des étudiants utilisent les PAPI pour accéder à l’internet dans les lieux publics. On peut supposer que les nombreux points WiFi proposés par Free (FreeWifi) ou Neuf Télécoms (NeufWifi) sont souvent des alternatives pour les étudiants en mobilité.

Internet est partout ! Même chez des amis, plus de 50 % des étudiants de

Internet est partout ! Même chez des amis, plus de 50 % des étudiants de master en communication se connectent plusieurs fois par mois. Cependant, ce chiffre pose le problème du partage de connexion aussi bien pour les comptes privés (Google Mail, Facebook) qui restent bien souvent « ouverts » sur les ordinateurs des amis, mais aussi depuis la loi Hadopi qui vous oblige à protéger votre accès à Internet, faute de quoi vous êtes considérés comme responsables et susceptibles d'être condamné. Les étudiants sont-ils sensibles à ces problématiques ? On peut en douter

susceptibles d'être condamné. Les étudiants sont-ils sensibles à ces problématiques   ? On peut en douter

Les différentes utilisations de l’Internet

Avant 2007, Internet était résumé à la recherche d’information. Google était la porte d’entrée d’un portail regroupant des sites institutionnels. Aujourd’hui, l’internet prend une part de plus en plus importante dans la vie sociale des étudiants. Le chat ou l’email jouent un rôle au moins aussi important que le téléphone dans leur relation avec les autres. Au même titre que l’usage exponentiel fait depuis quelques années du SMS.

Nous avons voulu analyser les différentes utilisations d’internet et leur fréquence chez les étudiants de master 2 en communication.

Rechercher de l'information

La recherche d’informations est l’un des points clés de l’utilisation de l’internet. Plus de 90 % des étudiants interrogés recherchent des informations tous les jours sur internet. Ce chiffre montre à quel point l’Internet est encré dans l’écosystème de l’étudiant qui lorsqu'il cherche quelque chose utilisera son moteur de recherche favori pour avoir le résultat.

l’étudiant qui lorsqu'il cherche quelque chose utilisera son moteur de recherche favori pour avoir le résultat.

Apprentissage à distance

L’apprentissage à distance est de plus en plus développé dans nos universités. Supports de cours en ligne, inscriptions, calendrier, l’ensemble des informations indispensables à l'étudiant sont disponibles uniquement sur la toile. Nous avons voulu savoir si les étudiants utilisent ces services de manière fréquente ou plus ponctuellement. Le résultat est mitigé, seulement la moitié des étudiants utilisent ces services de manière régulière (plusieurs fois par semaine). On considère que ce chiffre pourrait être largement supérieur quand on le compare à l’utilisation de Facebook ou Twitter

on le compare à l’utilisation de Facebook ou Twitter Produire du contenu collaboratif La communication entre

Produire du contenu collaboratif

La communication entre les étudiants est rendue plus facile et plus rapide. avec des outils comme Etherpad, Google docs, etc. Les élèves travaillent ensemble, échangent des informations, construisent des documents communs sans être forcément au même endroit, sans être contraints par les horaires de l’université. Seuls 9% des étudiants affirment ne pas travailler régulièrement de manière collaborative avec Internet !

Ainsi, on peut affirmer que les étudiants en master 2 communication maitrisent de manière avancée l’outil internet.

on peut affirmer que les étudiants en master 2 communication maitrisent de manière avancée l’outil internet.

Jouer

Les étudiants sont-ils des utilisateurs massifs de jeux vidéos en réseau ? Au risque d’en décevoir un grand nombre, on s'aperçoit que non ! Seuls 9 % des étudiants affirment jouer en ligne plusieurs fois par mois.

Ainsi, on remarque que l’internet n’est pas un simple outil de divertissement, mais qu’il est, pour les étudiants, un lieu d'échanges et de partage d‘informations.

un lieu d'échanges et de partage d‘informations. Se divertir Internet est un média de consommation de

Se divertir

Internet est un média de consommation de biens culturels. On remarque que seulement 17%

des étudiants n’utilisent pas internet régulièrement pour regarder des films ou écouter de la

musique en streaming. Deezer, Spotify, Allostream

l’internet. L’arrivée des infrastructures haut-debit en Aquitaine (voir le Diagnostic 2010 AEC) a également rendu possible cette nouvelle utilisation de l’outil internet.

ont, en quelques années , révolutionné

a également rendu possible cette nouvelle utilisation de l’outil internet. ont, en quelques années , révolutionné

Acheter

En 2010, la vente en ligne en France se porte bien. La Fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad) vient d'annoncer une forte croissance sur l'année en cours, alors que les offres de e-commerce continuent de se diversifier. Les étudiants ont déjà utilisé internet pour effectuer des achats en ligne (pour 94% d’entre eux). On peut supposer que ce mode d’achat qui repose sur le principe du discount s'impose toujours comme un critère de décision important pour les étudiants. D'autres tendances apparaissent également : comme la convergence du e- commerce vers le web mobile, et le poids croissant des réseaux sociaux dans le succès de la vente en ligne.

du e- commerce vers le web mobile, et le poids croissant des réseaux sociaux dans le

Partager du contenu

Sur internet le partage de contenu, les discussions textes et voix, sont au coeur des activités de la génération Y. Notre étude confirme ces points-là : plus de la moitié des étudiants interrogés utilisent Skype pour téléphoner. Ils sont même plus de 70 % à utiliser les discussions instantanées : MSN, Chat Facebook

utiliser les discussions instantanées : MSN, Chat Facebook La création de contenu par les étudiants sur
utiliser les discussions instantanées : MSN, Chat Facebook La création de contenu par les étudiants sur

La création de contenu par les étudiants sur un espace personnel (Blogger, Wordpress,

MySpace

est de plus en plus utilisée. Aujourd’hui 20 % des étudiants partagent du contenu

sur un espace personnel.

)

est de plus en plus utilisée. Aujourd’hui 20 % des étudiants partagent du contenu sur un

Usage du téléphone portable

Selon le diagnostic 2010 de l’Aquitaine numérique, 88% d’Aquitains de plus de 15 ans possèdent un téléphone mobile, 6% de ces téléphones sont de dernière génération (smartphone).

Les 15-29 ans, les jeunes de la génération internet, sont de manière évidente les prescripteurs des nouveaux usages. Friands de réseaux sociaux (13% des 15-29 ans consultent les réseaux sociaux sur leur téléphone mobile contre 4 % des Aquitains), ils n’hésitent pas à tester les nouvelles applications disponibles sur leur Smartphone, à conseiller leurs amis et à partager leurs avis sur le web.

conseiller leurs amis et à partager leurs avis sur le web. Nous savons que les 35

Nous savons que les 35 étudiants interrogés possèdent tous un téléphone portable (contre 88% des Aquitains de plus de 15 ans), nous allons à présent pouvoir analyser quel est l’usage effectif de celui-ci par nos enquêtés.

Nous pouvons voir que 80% des étudiants enquêtés ont un téléphone qui permet de se

Nous pouvons voir que 80% des étudiants enquêtés ont un téléphone qui permet de se connecter à internet. Il y a un écart considérable avec la moyenne des Aquitains mobinautes qui ne représente que 16%.

Ainsi, les étudiants de Master 2 communication ont très majoritairement accès à la mobilité numérique.

ont très majoritairement accès à la mobilité numérique. Nous pouvons constater qu’un étudiant sur deux utilise

Nous pouvons constater qu’un étudiant sur deux utilise son téléphone portable pour surfer sur internet tous les jours, 17% d’entre eux le font au moins quelques fois par mois. Un peu plus de trois étudiants sur dix n’en font pas cet usage ou très rarement.

Ainsi, les étudiants de Master 2 sont très friands de l’internet mobile, et en font une pratique régulière, voire intensive.

En analysant les résultats à cette question, on peut se rendre compte que les étudiants

En analysant les résultats à cette question, on peut se rendre compte que les étudiants se servent significativement de leur mobile pour noter des rendez-vous. Deux étudiants sur dix le font au moins plusieurs fois par semaine et environ trois étudiants sur dix notent leurs rendez- vous quelquefois par mois. Il y a donc une moitié des enquêtés qui ajoutent une fonction « rendez-vous » à la fonction initiale du téléphone qui est de téléphoner. Nous pouvons voir une hybridation des usages. Enfin, 51% des étudiants ne l’utilisent jamais ou très rarement comme tel.

Ainsi, nous pouvons dire que la moitié des enquêtés utilisent leur mobile pour noter des informations.

utilisent leur mobile pour noter des informations. 51% des étudiants (soit un sur deux) consultent

51% des étudiants (soit un sur deux) consultent quotidiennement leurs mails depuis leur téléphone mobile. Ce chiffre est très élevé et montre l’importance de la mobilité numérique pour les étudiants de Master 2 communication. Il n’y a plus un « lieu » ou un dispositif unique dédié à la consultation du courrier électronique. Désormais le nomadisme est une réalité et constitue une nouvelle façon de travailler.

Ainsi, les étudiants disposent d’une plus grande liberté pour travailler, mais cela peut en contrepartie amener une surcharge de travail, car les individus sont connectés en permanence, et peuvent recevoir des injonctions en temps réel, une sollicitation permanente.

injonctions en temps réel, une sollicitation permanente. 86 % des étudiants enquêtés ne regardent jamais ou

86 % des étudiants enquêtés ne regardent jamais ou très rarement la télévision ou des films sur leur mobile. Cet usage n’est pas encore répandu : seulement 14% d’entre eux regardent des programmes au moins quelquefois par mois.

Ainsi, la télévision sur mobile ne semble pas être la priorité des étudiants de Master 2 communication.

être la priorité des étudiants de Master 2 communication. Un peu plus de la moitié des

Un peu plus de la moitié des enquêtés (54%) ne téléchargent jamais ou très rarement des applications pour mobile. Cependant, 46% exploitent cette possibilité et téléchargent des applications au moins quelques fois par mois.

Ainsi, il y a tout de même un fort pourcentage d’individus qui utilisent des applications téléchargées depuis internet pour leur téléphone portable.

Le tableau parle de lui même, 97% des interrogés envoient des SMS tous les jours.

Le tableau parle de lui même, 97% des interrogés envoient des SMS tous les jours. Ainsi, nous pouvons penser que les étudiants de Master 2 communication, communiquent grâce aux SMS de façon intensive et quotidienne dans leurs pratiques de communication, d’information et de travail.

pratiques de communication, d’information et de travail. Presque sept étudiants sur dix, ne se servent jamais

Presque sept étudiants sur dix, ne se servent jamais ou très rarement de leur mobile pour jouer à des jeux, alors que seulement trois d’entre eux, y jouent au moins quelques fois par mois.

Ainsi, l’utilisation du téléphone pour jouer à des jeux n’est pas une préoccupation principale pour les étudiants de Master 2 communication.

pour jouer à des jeux n’est pas une préoccupation principale pour les étudiants de Master 2

L’analyse de ce tableau est très intéressante. En fait, nous pouvons constater une convergence vers les extrêmes. Il est surprenant de voir que les étudiants interrogés utilisent le téléphone pour aller tous les jours sur les réseaux sociaux à hauteur de 43%, alors que 34% d’entre eux ni vont jamais.

Ainsi, le mobile est un moyen supplémentaire pour les individus d’accéder à des réseaux sociaux, mais n’est pas un réflexe systématique, car 97% des enquêtés possèdent au moins un compte sur un réseau social, mais seulement la moitié d’entre eux se connectent depuis leur mobile.

Internet chez vous et à l’université

Selon le diagnostic 2010 de l’AEC, 67% des Aquitains se sont connectés à internet en 2010. Ce taux qui est le même qu’en 2009, marque un arrêt dans la forte progression que la région avait enregistrée depuis 2006.

Nous allons nous intéresser à présent à l’accès à internet, au domicile et à l’université, qu’ont

les étudiants de Master 2 communication et voir quel est l’impact de l’usage d’internet sur les

autres activités possibles.

l’usage d’internet sur les autres activités possibles. Ce graphique montre que 97% des étudiants ont un

Ce

graphique montre que 97% des étudiants ont un accès à internet. Plus de huit étudiants sur

dix

sont connectés depuis plus de quatre ans. Ainsi, le goût pour internet semble être un facteur

commun des étudiants en Master 2 communication.

un facteur commun des étudiants en Master 2 communication. Nous pouvons voir que seuls 20% des

Nous pouvons voir que seuls 20% des étudiants sont capables de travailler sans internet. Ensuite, nous avons une répartition égale des solutions pour nous connecter. Aller à l’université, chez des amis, ou dans des lieux publics sont des possibilités utilisées par les individus lorsque la connexion fait défaut. Ainsi, nous pouvons constater qu’internet est un outil de travail privilégié par les étudiants de Master 2 communication.

Pour six étudiants sur dix, internet est une alternative préférée à la télévision qu’ils regardent

Pour six étudiants sur dix, internet est une alternative préférée à la télévision qu’ils regardent moins qu’avant. En revanche, quatre étudiants sur dix n’ont pas modifié leurs habitudes. Ainsi, l’accès à internet a fortement modifié les habitudes des étudiants, en réduisant le temps passé devant la télévision.

en réduisant le temps passé devant la télévision. Internet semble favoriser la culture musicale des

Internet semble favoriser la culture musicale des étudiants, car six individus sur dix déclarent écouter la musique plus qu’avant grâce à internet. Seuls 31% des enquêtés n’ont pas changé leurs habitudes. Ainsi, l’accès à la musique en ligne a intensifié le temps qui est consacré à écouter de la musique.

le temps qui est consacré à écouter de la musique. La moitié des étudiants (49%) lisent

La moitié des étudiants (49%) lisent autant de livres qu’avant, alors que trois personnes sur dix déclarent avoir réduit le temps réservé à la lecture. Cependant, deux interrogés sur dix disent même lire plus qu’avant. Ainsi, nous pouvons dire qu’internet n’a rien changé aux habitudes de lecture de la moitié des enquêtés, il ne semble pas avoir d’impact particulier sur cette activité, nous voyons que les deux extrêmes s’équilibrent à peu près.

L'arrivée d’internet n’a pas changé les habitudes de sortie avec les groupes de pairs dans

L'arrivée d’internet n’a pas changé les habitudes de sortie avec les groupes de pairs dans 80 % des cas, ce qui est un taux important. La multiplication des réseaux sociaux peut expliquer le fait que 17% des enquêtés « sortent » plus qu’avant. Il est possible d’être en interaction constante avec ses amis grâce à Facebook par exemple et donc de planifier plus facilement des sorties.

Internet n’a aucune conséquence dans 80% des cas, mais favorise même les sorties grâce à l’importance que prennent les réseaux sociaux dans la vie de tous les jours.

prennent les réseaux sociaux dans la vie de tous les jours. Nous pouvons voir que les

Nous pouvons voir que les étudiants utilisent moins internet pendant les TD. En effet, seulement 57% se connectent lors des travaux dirigés contre 80% à 86% lors des cours, ou d’une période d’activité libre.

Ainsi, internet semble être moins nécessaire pour les étudiants lorsqu’ils sont encadrés par un professeur lors d’une séance de TD.

Attentes des étudiants

Une approche prospectiviste nous permet d’étayer notre analyse. Nous nous sommes intéressés aux jugements des étudiants sur des services qui pourraient être proposés par l’université. Nous avons cherché à savoir s’ils ont des attentes particulières envers l’université et les technologies de l’information et de la communication (TIC). Les TIC se développent sans arrêt et l’on peut imaginer qu’elles soient beaucoup plus utilisées dans l’enseignement en communication pour améliorer les conditions de formation des futurs professionnels.

les conditions de formation des futurs professionnels. Les étudiants enquêtés jugent qu’il est important que

Les étudiants enquêtés jugent qu’il est important que l’université forme mieux à l’utilisation d’internet pour 77% d’entre eux. Alors qu’ils utilisent intensivement internet de manière quotidienne, nous pouvons constater qu’ils ont tout de même des besoins d’apprentissage de l’utilisation d’internet. Seuls deux étudiants sur dix pensent que cela n’est pas nécessaire.

Ainsi, contrairement à certaines idées reçues, même les étudiants de Master 2 communication, qui pourtant sont déjà très équipés en TIC, sont très demandeurs d’une formation universitaire plus intensive et spécialisée sur l’usage d’internet.

plus intensive et spécialisée sur l’usage d’internet. Pour six étudiants sur dix, les cours à distance

Pour six étudiants sur dix, les cours à distance sont une ressource jugée intéressante. Nous pouvons penser que les étudiants ne peuvent pas assister à tous les cours dispensés par les

professeurs et qu’une formation à distance serait un atout supplémentaire pour former les futurs professionnels de la communication. Ainsi, la formation à distance est souhaitée par une majorité d’étudiants interrogés.

est souhaitée par une majorité d’étudiants interrogés. Ce graphique nous montre une convergence des points de

Ce graphique nous montre une convergence des points de vue des enquêtés. Tous les étudiants jugent important que l’université les prévienne par SMS de l’absence d’un professeur ou d’une modification d’emploi du temps. Nous pouvons expliquer cette forte demande par le fait que tous les étudiants possèdent un téléphone capable de recevoir des SMS, alors que tous les mobiles n’ont pas accès à internet et aux mails. Tout le monde ne peut pas se connecter tout le temps au Bureau Virtuel pour vérifier s’il y a un changement de programme. De façon unanime les étudiants s’accordent à dire que les SMS seraient une solution qui correspondrait parfaitement à leurs besoins.

Ainsi, l’université devrait prendre en compte cette attente qui semble être forte, afin d’optimiser l’organisation et la prévention des cours annulés.

l’organisation et la prévention des cours annulés. Alors que les étudiants ne s’accordaient qu’à 60% pour

Alors que les étudiants ne s’accordaient qu’à 60% pour les cours à distance, nous pouvons voir qu’ils sont d’accord à 97% pour une accessibilité optimale des ressources pédagogiques sur internet. Ils auraient dès lors la possibilité de se procurer les documents importants depuis n’importe quel poste connecté à internet.

Ainsi, nous notons une forte demande de la part des étudiants de Master 2 communication d’une mise à disposition maximum des supports de cours sur le web.

Outils numériques de l’université

L’université de Bordeaux 3 propose de nombreuses ressources et outils numériques à ses étudiants : des salles informatiques libres d’accès, des prêts d’ordinateurs portables, un accès au WiFi gratuit sur toute la zone universitaire et la mise à disposition d’un espace numérique de travail (ENT) pour chaque étudiant.

Cet environnement numérique de travail, l’espace étudiant, est un véritable point d’accès aux services numériques de l’université. Il permet à l’étudiant d’être informé de toutes les actualités concernant son université, d’avoir accès au calendrier et résultats d’examens, de gérer ses ressources documentaires, de s’orienter vers des logiciels d’auto-formation et enfin de se connecter à son bureau virtuel. Ce dernier est un outil incontournable d’information, de communication, et de travail pour l’étudiant. Concrètement, le BV stocke l’environnement de travail quotidien de l’étudiant (courriers, contacts, rendez-vous, documents, tâches, etc.) accessible via tout terminal connecté à Internet (ordinateur fixe ou portable, smartphone) ou offline.

Dans le cadre de notre étude, nous nous sommes intéressés aux différents usages et pratiques des étudiants du Master 2 Communication concernant la mise à disposition de ces ressources numériques et plus notamment au travers l’exemple de l’utilisation du bureau virtuel. Comprendre comment et pour quelles raisons l’étudiant utilise cet outil numérique nous paraît plus que pertinent dans le cadre de l’analyse de la relation étudiant / TIC.

dans le cadre de l’analyse de la relation étudiant / TIC. Ainsi, ce graphique montre que

Ainsi, ce graphique montre que la totalité des étudiants interrogés utilise le bureau virtuel dans le cadre de leur travail universitaire. Toutefois, ce résultat paraît logique puisque l’utilisation du

BV est plus que nécessaire pour les étudiants ne serait-ce que pour la consultation de leur emploi du temps hebdomadaire.

pour la consultation de leur emploi du temps hebdomadaire. Ainsi, concernant l’utilisation de cet outil, 97%

Ainsi, concernant l’utilisation de cet outil, 97% des étudiants affirment avoir un bon niveau de connaissances (entre intermédiaire et confirmé), ce qui pourrait s’expliquer, par deux raisons :

le fait qu’une grande partie des étudiants aient appris à utiliser ce genre d’outil dès leur entrée dans le cursus universitaire et le fait que la génération Y, génération de « digitales natives » se considère comme experte des technologies numériques. On remarque les mêmes conclusions dans la représentation de l’outil internet.

conclusions dans la représentation de l’outil internet. On remarque que les résultats sont ramassés autour de

On remarque que les résultats sont ramassés autour de la moyenne (niveau intermédiaire et confirmé), les personnes sont donc utilisatrices (comme nous l’avons vu dans la question précédente), mais ont du mal à situer leur niveau de maîtrise de l’outil. Les représentations sociales et la pression du groupe peuvent également être des variables dites « inconscientes » d’une grande partie des réponses à cette question.

Après s’être rendu compte du taux et du niveau d’utilisation du bureau virtuel, il est intéressant de rendre compte des différents usages que l’étudiant met en oeuvre au travers cet outil numérique.

intéressant de rendre compte des différents usages que l’étudiant met en oeuvre au travers cet outil
intéressant de rendre compte des différents usages que l’étudiant met en oeuvre au travers cet outil
intéressant de rendre compte des différents usages que l’étudiant met en oeuvre au travers cet outil
Ainsi, grâce à ces graphiques, nous pouvons établir une certaine hiérarchisation, priorité dans les usages

Ainsi, grâce à ces graphiques, nous pouvons établir une certaine hiérarchisation, priorité dans les usages du bureau virtuel par les étudiants du master 2 communication.

Tout d’abord, on observe une consultation quotidienne de la fonction emploi du temps pour plus de la moitié des étudiants : 54 % d’entre eux se connectent tous les jours au bureau virtuel pour cette pratique. En effet, les étudiants se doivent de s’informer quotidiennement sur le contenu de leur emploi du temps puisque cette fonction est la plus active du bureau virtuel, mais également le seul outil de communication utilisé par l’administration pour informer les étudiants sur les éventuelles modifications de cours (annulation, reports de cours, salles et horaires

Concernant la consultation de leur boîte mail universitaire, plus d’1 étudiant sur 3, soit 37% d’entre eux, s'attellent à cette tâche plusieurs fois dans la semaine. Cela peut s’expliquer par le fait qu’un étudiant dispose aujourd’hui de plusieurs adresses mails et que l’utilisation de l’adresse universitaire est le plus souvent attribuée uniquement à la communication entre les services administratifs et l’étudiant.

Ensuite, le téléchargement et la consultation des supports et aides à la formation universitaire

(cours, exercices, PowerPoint

des étudiants, soit 60 %. Cette pratique dépendant le plus souvent du degré indépendant

d’utilisation du bureau virtuel par chaque professeur de l’université.

s’effectuent quelquefois dans le mois pour plus de la moitié

)

Enfin, nous notons que le bureau virtuel n’est pas ou alors très rarement considéré, pour 80 % des étudiants, comme un moyen d’interaction entre les étudiants. Nous pouvons imaginer que d’autres outils, comme l’utilisation de la messagerie électronique ou les réseaux sociaux, beaucoup plus inscrits et répandus dans les pratiques et usages de la génération Y peuvent permettent ce type d’échanges.

Apports de la formation universitaire dans les pratiques numériques

Enfin, notre analyse s’est intéressée à comprendre l’évolution personnelle des étudiants en Master 2 communication en matière de maîtrise des TIC. En effet, nous voulons savoir si les étudiants ont développé leurs compétences dans l’usage des TIC depuis qu’ils ont intégré cette spécialisation.

des TIC depuis qu’ils ont intégré cette spécialisation. Le résultat de l’analyse atteint un taux record

Le résultat de l’analyse atteint un taux record de 74% d’individus qui pensent avoir développé et perfectionné leur maîtrise des technologies de l’information et de la communication grâce à leur formation universitaire. Seuls 26% d’entre eux n’ont constaté aucune amélioration.

Ainsi, intégrer le master de communication a un impact positif très significatif pour une meilleure appropriation des TIC.

très significatif pour une meilleure appropriation des TIC. Ici, le premier constat prouve qu’aucun étudiant à

Ici, le premier constat prouve qu’aucun étudiant à la fin de son cursus n’a développé des représentations négatives des outils numériques. Le Master communication ne nuit pas à l’image des TIC. Au contraire pour 57 % des étudiants, la perception des TIC a été améliorée, perçue plus positivement. Soulignons également que pour 43 % des enquêtés, ces deux années d’études en communication n’ont eu aucun effet sur la perception qu’ils ont des TIC.

Ainsi, le cursus du Master 2 Communication a influencé positivement les représentations des étudiants sur les TIC.

les représentations des étudiants sur les TIC. Nous pouvons constater que pour 4 étudiants sur 10,

Nous pouvons constater que pour 4 étudiants sur 10, l’université a permis de découvrir et d’utiliser d’autres outils numériques qui ont simplifié certaines pratiques de la vie quotidienne. Cependant une majorité, soit 6 individus sur 10 déclarent n’avoir utilisé aucun nouvel outil la simplifiant.

Ainsi, le master 2 communication est tout de même un moyen de diffusion et de promotion des TIC.

tout de même un moyen de diffusion et de promotion des TIC. Nous pouvons voir que

Nous pouvons voir que pour plus de huit étudiants sur dix, la formation en Master communication donne des clés de facilitation du travail grâce à de nombreux outils numériques. En effet, plusieurs outils collaboratifs tel que Google Doc (par exemple) ont été utilisés à plusieurs reprises dans le cadre de travaux de groupes pour faciliter l’organisation du travail collectif.

Ainsi, le Master de communication ne donne pas forcément des clés pour faciliter la vie quotidienne, mais il a permis de découvrir des outils numériques indispensables à la vie professionnelle.

Analyse des entretiens qualitatifs

Nous avons tout d’abord analysé les entretiens par grandes thématiques :

profil de l’interviewé

les pratiques et usages liés au web et aux TIC de l’interviewé

les réseaux sociaux

université et numérique

Puis, nous avons dégagé trois profils types de consommateurs de TIC et de web.

Thème 1 : Profil de l’interviewé

En tout premier lieu, il est possible de faire un constat : les trois interviewés ont tous les trois la même vision sur ce que représentent les TIC et le web. Leurs imaginaires respectifs sur ces deux éléments ont beaucoup de points communs : pour eux, les TIC sont des « outils » vecteurs d’innovation. Alors que le web est une sorte de plate-forme qui n’a pas de limites : une sorte de contenant extensible à l’infini, au final quelque chose de moins matériel.

En ce qui concerne le rapport aux TIC et au web, on remarque cependant des différences de points de vue entre les trois profils. L’interviewé n° 1 annonce clairement qu’il a une appétence pour ces deux éléments et que son métier lui impose d’être très proche d’eux. C’est comme s’il s’agissait d’une fatalité, mais dans un sens positif du terme : il doit avoir une bonne connaissance des TIC et du web pour être pertinent et efficace dans son futur professionnel. Le profil n° 2 est plus nuancé et modéré, car il explique bien qu’il n’entretient pas une relation « fusionnelle », il s’agit plutôt d’un rapport dit « normal » sans manques ni excès non plus. Enfin, le profil n° 3 représente l’opposé du profil n° 1 en énonçant qu’il n’y a pas de « relation spécifique » puisque ses rapports sont « distancés » : les TIC et le web sont réduits ici à un aspect utilitaire. On perçoit donc à cet instant des oppositions significatives entre les trois profils qui même si elles ne sont pas flagrantes au départ, montrent bien que les TIC et le web ne sont pas intégrés du tout de la même manière dans les usages et les pratiques de chacun.

Ces oppositions sont confirmées par l’auto-perception qu’ont les trois interviewés sur leurs propres comportements vis-à-vis des TIC et du web. Le profil n° 1 semble se situer entre deux dans la mesure où il se dit être un « mutant technologique » : il essaie d’apprivoiser sans cesse de nouveaux outils, mais ne se considère pas pour autant expert dans le domaine. Le profil n° 2

se décrit comme étant un « utilisateur modéré » qui ne cherche donc pas à courir à tout prix après l’innovation. Les TIC et le web font partie de son quotidien, mais ne prennent pas une place surdimensionnée pour autant, pour cet interviewé, tout est une question de mesure et donc d’implication. Quant au profil n° 3, on ressent véritablement la distance qui est mise entre lui et l’utilisation des TIC et du web. Il se décrit d’ailleurs comme un « utilisateur basique ». Tout est dit, l’interviewé ne s’implique pas beaucoup, voire très peu et il garde la main mise sur ces outils : il veut rester maître de l’utilisation qu’il a envie d’en faire.

Thème 2 : les pratiques et usages liés au web et aux TIC de l’interviewé

En ce qui concerne l’équipement de nos trois profils, on remarque peu d’écarts. Ordinateurs portables, smartphones, seul le profil n°1 se contente d’un téléphone basique qui a pour fonction principale d’envoyer des SMS et de téléphoner. Les trois sont connectés, chez eux, à Internet. Les deux profils équipés de smartphones n’éprouvent pas le besoin d’aller se connecter dans des lieux publics.

On remarque que le profil 1 a totalement « muté » vers le numérique en opposition aux deux autres. Le repère « papier » a totalement disparu et l’ordinateur le remplace pour tout : agenda, organisation, partage de documents. Cependant, les deux autres profils sont encore attachés au papier. Ici, ce qui est remarquable c’est que la quantité d’équipement ne reflète pas du tout les usages et l’imaginaire des étudiants, associés aux TIC. Le profil n° 1 est le moins équipé et c’est celui qui donne le plus de place au numérique. Les profils 1 et 2 pensent qu’Internet favorisent les relations entre amis, l’ouverture à la culture alors que le profil numéro 3 ne veut surtout pas mélanger les relations amicales et internet. Ce qui rassemble indéniablement les 3 profils c’est qu’ils ont vu leurs pratiques liées au web évoluer à partir de la licence 3 (il y a environ 2 ou 3 ans). Les demandes de recherches, de plus en plus régulières les a amené à s’équiper d’un ordinateur et à se connecter. Ils y voient aussi un intérêt à être connectés à un « réseau professionnel » sur le web.

Thème 3 : Les réseaux sociaux

Tout d’abord, il faut préciser que les trois interviewés sont tous les trois inscrits sur des réseaux sociaux dont notamment Facebook. L’élément déclencheur qui a entraîné leur inscription peut

être résumé en quelques mots : l’effet de groupe, même si les trois niveaux sont très différents. En effet, le profil n° 1 a été influencé par ses amis : s’il ne s’inscrivait pas, cela lui laissait penser qu’il aurait pu passer à côté de certaines choses et freiner son intégration au groupe. Pour le profil n° 2, c’est moins une peur d’être mis à l’écart, mais plus un concours de circonstances :

beaucoup de ses amis étaient devenus des facebookiens et il se disait qu’il s’y inscrirait peut- être un jour et ce jour est arrivé, mais ça n’a pas été un grand événement pour autant, il s’agissait juste de la découverte d’un nouvel environnement numérique. Pour le profil n° 3, son inscription sur Facebook a été presque contrainte et forcée, car c’est dans le but de pouvoir échanger sur un groupe de travail au sein de l’université qu’il a dû se créer un profil. Il n’a donc pas eu de « révélation » ni d’envie particulière au départ, mais son inscription a résulté de la pression du reste du groupe qui avait l’envie de fonctionner ainsi.

L’utilisation de ce réseau social n’est donc logiquement pas la même pour les trois interviewés. Le profil n° 1 en a eu à la base une utilisation purement personnelle, mais étend son réseau de plus en plus à la sphère professionnelle. Il se dit que ça peut paraître un peu opportuniste, mais aujourd’hui la plupart des individus cherche à s’entourer des « bonnes » personnes pour se construire un réseau de professionnels solide et ainsi pouvoir s’assurer de futures collaborations fructueuses. Le profil n° 2 lui, considère que sa page Facebook ne peut lui servir qu’à des fins personnelles. Il ne rejette pas pour autant une utilisation professionnelle de cette interface, mais il n’a pas encore franchi le cap et n’en ressent pas forcément le besoin. Quant au profil n° 3, son implication pour Facebook est beaucoup trop limitée dans la mesure où il ne se sert pas du tout de son profil et qu’il ne l’actualise à aucun moment. Il est donc difficile de parler même d’utilisation puisqu’elle est quasi inexistante.

Il apparaît également pour les trois profils que le web peut constituer une sorte d’intrusion dans le quotidien. Le profil n° 2 et 3 donnent ce sentiment que les TIC et le web sont des éléments qui peuvent devenir dérangeants s’ils se manifestent sans qu’ils l’aient voulu. Il y a donc une part de non-maîtrise qui peut constituer un problème vis-à-vis de l’utilisation de ces technologies. On pourrait même penser que ces deux interviewés se sentent « prisonniers » et qu’il leur est difficile de s’en détacher. Le profil n° 2 évoque ainsi l’hyper connexion favorisée par l’utilisation des Smartphones qui laissent en quelque sorte une porte ouverte à tout. Quant au profil n° 1, il exprime plus un soulagement dans la mesure où il s’est séparé - involontairement - de son Smartphone, il se sent plus libre désormais.

Pour les trois interviewés, la notion de « communauté » ramène à la même chose : le rassemblement. Cependant, il est important de nuancer les mots qu’ils mettent derrière celui de

rassemblement. Pour le profil n° 1 et n° 2, la communauté représente un rassemblement d’individus qui ont à priori des points en commun : ils mettent en avant l’idée de réseau, il s’agit de s’entourer des bonnes personnes, on « veille » à s’entourer des personnes qui répondront à nos attentes qu’il s’agisse d’un point de vue personnel ou professionnel. Le profil n° 3 n’est pas si loin de cette vision-là, mais s’attarde sur l’aspect virtuel de ces communautés sur le web :

pour lui, il y a une grande différence entre la communauté dite virtuelle et les relations réelles, physiques. Il marque vraiment une séparation entre les deux comme si les deux visions n’étaient pas compatibles et comme si le passage du virtuel au réel était difficile, voire inenvisageable. En évoquant les enjeux que suppose la notion de communauté, le profil n°1 et n° 2 se rejoignent dans la mesure où selon eux, l’enjeu principal pour une communauté est de réussir à établir une sorte de cohésion entre les membres : « se rallier autour d’un même sujet », « s’entourer des personnes qui nous font avancer ». Pour le profil n° 3, l’enjeu réside dans le fait de réussir ou non à dépasser l’espace virtuel et donc d’entrer en contact physique avec les autres membres qui appartiennent à sa communauté.

Enfin, les trois interviewés sont favorables à la mise en ligne de contenus par les internautes, car ils doivent entretenir avec Internet une relation de donnant/donnant : chacun peut contribuer à enrichir les contenus et à piocher les informations qui peuvent lui servir. Tous les trois sont d’accord pour dire que cette relation de donnant/donnant permet un meilleur accès à la matière grise et donc au partage de connaissance. Ainsi, il ne faut plus voir cette interface comme un simple contenant duquel on peut extraire des informations, mais bien comme un « échangeur » d’idées dans lequel on peut aussi laisser une trace de sa propre intelligence. Néanmoins, la vision du profil n° 3 est plus négative, car l’interviewé laisse penser que le fait de laisser une trace sur le web revient tout simplement au désir de se mettre en avant aux yeux des autres Cette vision est assez restrictive et peut amener à un long débat : mettre en ligne ses propres contenus pour briller ? La question est légitime, mais pourrait trouver bien des arguments contraires.

Thème 4 : Université et numérique

Pour les trois interviewés, le web semble être un point positif pour l’université : en termes

d’organisation, de gestion du temps, de flexibilité et d’économies pas concevoir leur vie à l’université sans internet.

ils ne peuvent

Aujourd’hui,

L’université, lieu de la recherche, est pour nos 3 interwievés l’endroit où il faut innover. Cependant, le résultat leur semble contrasté : ils pensent que l’université est en retard malgré

Ils confient n’utiliser que le calendrier. En outre, ils notent de manière

générale le fossé numérique entre le milieu professionnel et l’université.

les bons points du BV

Pour répondre à ce constat, ils proposent de mettre en place diverses actions au sein de l’université pour améliorer l’usage et l’appropriation des TIC, exemple, un groupe de travail (enseignants, administration, hiérarchie haute ) pour une concertation sur les besoins de chacun.

De plus, ce qui est très important selon eux c’est la trace que le web permet de garder sur une année universitaire. Enfin, leur vision de l’université de demain se résume en quelques mots :

simplicité, facilité des usages, instantanéité et mémoire.

Synthèse des entretiens qualitatifs

Au travers de ces trois entretiens, nous avons pu identifier trois profils. Le premier est « à la recherche d’une expertise pour son futur professionnel », le second est un « utilisateur non passionné » et le troisième est un « migrant numérique ».

Leurs pratiques et usages liés au web et aux TIC sont très distincts en fonction des profils. Nous avons pu comprendre au travers de cette thématique que d’une manière générale les étudiants sont équipés et connectés, mais qu’en aucun cas cet équipement ne détermine pas leurs usages. En effet, ils ne s’entendent pas forcément sur par exemple, le fait que le réseau généré par le web et les réseaux sociaux puissent mêler univers professionnel et univers personnel. Par contre ce qui les rassemble sans aucun doute c’est que l’université a fait évoluer leurs pratiques.

Sur la thématique du réseau social, on note qu’à l’unanimité l’élément déclencheur à l’inscription a été la pression du groupe. Ils s’entendent tous sur le fait que le web est une intrusion dans leur vie privée mais qu’il permet de s’entourer des bonnes personnes.

En ce qui concerne Bordeaux 3 et le numérique, l’appréciation est mitigée. Certains prennent du recul sur la question en comparant les pratiques d’autres universités et notent une certaine avancée. Par contre, les trois profils se rejoignent pour dire que l’université doit poursuivre ses efforts, et rendre performants les outils mis en place. L’élan numérique est donné, mais il ne fonctionne pas.

Enfin, malgré leur rapport aux TIC et au web très différent, ils ne se voient plus travailler sans cet équipement et n’imaginent plus leur vie d’étudiants sans ces outils.

Suite à ces entretiens en face à face, il est possible d’établir trois exemples de «profils»

d’utilisateurs différents. Nous pouvons tout d’abord mettre en avant les points sur lesquels se

rallient les trois interviewés : ils ont la même vision sur ce que représentent dans leur imaginaire

les TIC et le web. Selon eux, les TIC représentent des outils vecteurs de technologie et

d’innovation alors que le web est plutôt une sorte de plate-forme qui n’a pas de limites.

Les trois interviewés se sont inscrits sur des réseaux sociaux sous l’effet de la pression d’un

groupe. Enfin, les trois interviewés sont d’accord pour dire que le web peut constituer une

intrusion dans la vie privée, ce qui nous montre là que même si certains sont plus « accros » à

la manipulation des TIC, ils peuvent quand même penser que ces outils présentent des limites.

L’expert technologique

Le profil n°1 se distingue des deux autres, car il a une bonne connaissance voire une très

bonne expertise des TIC et du web. Son objectif : être performant dans son milieu

professionnel. Ceci résulte d’une prise de conscience, il sait que son secteur d’activité lui

imposera une bonne appropriation de ces technologies.

> une utilisation optimale

Il est moyennement équipé par rapport aux deux autres. Par contre, son ordinateur portable

semble occuper une grande place dans son quotidien. Tout est numérique chez lui : ses cours,

son agenda, ses post-its

> une mobilité sans avoir de smartphone

Il n’a pas de téléphone qui se connecte à Internet, mais il note quand même avoir l’impression

de ne pas utiliser internet « qu’entre des murs », internet l’entoure grâce à ses amis et il peut

se connecter en WiFi partout. Il se connecte volontiers dans des lieux publics et n’hésite pas à

se payer un café dans le but de se connecter au web dans un lieu public.

> il s’impose des règles et des limites

Il tient par contre à préserver son cadre familial. C’est la seule barrière qu’il s’impose et qui lui

paraît naturelle pour couper avec cette connexion. Tout le temps « connecté » dans son univers

étudiant et professionnel, il rejette totalement ces outils en famille et avec les amis.

> Internet favorise ses relations avec ses amis et l’ouvre à la culture

Le profil n° 1 pense que le fait d’avoir internet et surtout d’être sur Facebook, lui permet de

garder plus facilement contact avec ses amis éloignés géographiquement, de voir ce qu’ils font,

tout ça à distance. Internet lui donne aussi des idées de lecture, de sorties

> Les TIC effacent les frontières entre vie personnelle et professionnelle

fonctionne pas du tout de la même manière qu’en période

« université ». Le lieu de travail, le fait d’avoir un bureau et un ordinateur consacré au travail lui

En stage, au

travail, il

ne

permet de séparer vie personnelle et vie professionnelle. Ce qui n'est pas le cas entre projets

professionnels étudiants et vie personnelle. Le fait d’avoir un seul outil (ordinateur portable)

pour plusieurs fonctions (vie personelle et vie professionnelle) fait qu’il n’y a plus aucune

frontière entre les deux.

> Le besoin de recherches à l’université à fait évoluer ses pratiques

Depuis deux ans, le profil n° 1 note un gros changement en termes de travail sur les TIC et sur

le web. Recherches de contenu théorique, devoirs et rendus en numérique obligatoirement

qui a eu pour conséquence d’améliorer grandement ses pratiques en numérique.

ce

> Son réseau lui permet d’être plus critique sur ses usages

Le Master 2 a été un deuxième pallier en terme d’évolution ; ici, c’est plus une prise de

conscience, un recul, un regard critique. Son environnement et ce monde de la communication

sont imprégnés du web, il devient incontournable. Plusieurs travaux universitaires et cours lui

ont apporté une réflexion plus approfondie sur les usages des TIC. Les rencontres, les

conférences, les débats autour du web lui ont permis d’avoir un avis sur ces questions et d’avoir

ce regard critique nécessaire. Le web n’est plus un domaine opaque qui rassemble des

« geeks », des informaticiens et des ingénieurs, mais tout simplement une opportunité

d’ouverture, de rapidité, de développement très positif

> S’entourer des bonnes personnes

Le profil n° 1 dégage une notion très importante, celle de « réseau ». Mais l’interviewé met

derrière cela deux choses : à la fois le personnel et le professionnel. Pour lui, il est nécessaire

de s’entourer des bonnes personnes et donc d’avoir un réseau pertinent et construit. Son profil

Facebook a ainsi une double utilité : à la fois pour rester en contact avec ses amis, mais aussi

afin de se créer de nouveaux contacts dans une optique plus professionnelle.

L’utilisateur non passionné

Le profil n° 2 se positionne de manière plus modérée et n’a pas d’utilisation excessive des TIC.

Il aime le côté innovant, mais n’est pas un acharné des nouvelles technologies pour autant. Il ne

ressent pas un besoin excessif d’utiliser ces nouvelles technologies.

> un bon équipement

Le profil n° 2 et plus équipé que le profil n° 1 : un ordinateur portable, un iPhone, un ordinateur

fixe

il est tous les jours connecté entre trois et six heures sur l’internet.

> connexion à la maison et sur Smartphone

Il se connecte seulement chez lui via son ordinateur. L’iPhone lui permet de répondre à des

mails dans les transports et de gagner du temps. Son agenda, ses prises de notes restent

« papier ». Son ordinateur fixe ne sert plus.

> internet favorise ses relations avec ses amis et l’ouvre à la culture

Les réseaux sociaux lui permettent d’être plus en interaction avec ses amis, les nouveautés,

l’information et internet lui permettent d’avoir plus d’idées de sorties culturelles, amicales,

d’écouter plus de musique, de voir plus ses amis

> le besoin de recherches pour l’université à fait évoluer ses pratiques

Sa première connexion remonte à sa première année d’étudiant. Il notait un petit retard par

rapport à l’ensemble de sa classe, qui s’est estompé en quelques semaines au fil des cours.

Il note

une deuxième évolution en Master 1, où les notions de « recherche de contenus », de

références théoriques, et même d’organisation font leur apparition.

Ses premières années d’études laissaient donc déjà une bonne place au numérique

> un futur métier qui l’amène à être hyper-connecté

Il note qu’au travail, la gestion des mails occupe 40 % (au moins de son temps) : « c’est la base

du travail », dans la relation avec le client. Il n’y a aucune limite d’heure, pas de cadre imposé

pour gérer ses mails personnels et professionnels.

> un profil personnel en vue d’une utilisation professionnelle

Le profil n° 2 lui ne se sert de son profil Facebook qu’à des fins personnelles, mais n’occulte

pas la possibilité de s’en servir aussi professionnellement. Pour lui, il est nécessaire d’avoir une

cohésion entre les membres de cette communauté à laquelle il appartient.

Le migrant numérique

Il s’agit d’un utilisateur « basique » dans la mesure où il utilise peu les TIC et le web ; son utilisation est cantonnée au strict minimum. Le lien qui unit les deux entités est donc limité à la simple vocation utilitaire de ces technologies.

> un bon équipement

Le profil n° 3 est équipé d’un ordinateur et d’un smartphone. Il a Internet chez lui et se connecte

de chez lui. Malgré que son ordinateur soit portable, il reste toujours chez lui et il ne se connecte qu’à partir de chez lui.

> connexion à la maison et sur Smart Phone

Avant d’avoir cette connexion, il se déplaçait dans des cybercafés pour des raisons personnelles, mais jamais professionnelles. Par contre son téléphone occupe une place considérable dans ses relations amicales et il avoue que cet outil est un peu « sa drogue ».

> le besoin de recherches pour le compte de l’université a fait évoluer ses pratiques

Depuis environ 3 ans, il a besoin d’Internet pour les cours et les projets professionnels et la

Le papier occupe encore une grande place

dans se vie d’étudiant. L’ordinateur est assimilé à un objet encombrant

connexion à la maison devient incontournable

> une utilisation forcée de facebook

Le profil n° 3 lui, possède un profil Facebook, mais ne s’en sert pas du tout, la seule utilisation qu’il a pu en avoir a été lorsqu’il a dû travailler en groupe au sein de l’université. Il n’y a donc pas eu de volonté de sa part à créer un profil. Le problème qu’il soulève réside dans le passage ou non de relations virtuelles à des relations réelles. Il met en doute le fait qu’un réseau social puisse favoriser de vraies rencontres. Cet interviewé est plus critique vis-à-vis de la mise en ligne de contenus par des internautes «lambda», il ne s’agit pour lui que d’une mise en avant ; il se montre donc plus négatif face à la notion de partage de connaissances.

VI. Diagnostic de l'étude

Au travers de nos analyses terrain et de nos recherches nous avons étudié la place du numérique dans la société et au sein des usages et pratiques des étudiants du master 2 communication de l’ISIC. Ainsi, nous sommes en mesure de confirmer et de valider les différentes idées émises par nos trois hypothèses de recherche.

Validation des hypothèses

HYPOTHÈSE 1 Une forte hybridation des services numériques et des pratiques d’information, de communication et de travail est constatée dans les différentes sphères relationnelles des étudiants.

Un réel enchevêtrement entre la vie professionnelle et la vie privée des étudiants est dû aux TIC (écosystème numérique)

Cette première sous-hypothèse est en premier lieu validée par notre analyse conceptuelle. En effet, nous évoquions dans celle-ci la théorie de Flichy sur la notion « d’individualisme connecté », théorie qui correspond tout à fait à l’expression de cette sous-hypothèse. Outre le fait que l’individu ait des pratiques communicationnelles et de travail beaucoup plus indépendantes et autonomes de nos jours, il se trouve inexorablement dans une situation « d’hyperconnexion » effaçant les frontières entre vie privée et professionnelle. Nous pouvons également associer cette théorie à la notion de « laisse électronique » : les TIC amènent une certaine intemporalité dans les usages et pratiques personnelles et professionnelles.

Notre démarche « quali – quantitative » affirme que les outils numériques constituent un véritable écosystème numérique qui se compose d’une sphère privée et d’une sphère publique dont les frontières, concernant les usages et pratiques, ont tendance à disparaître. Cette affirmation est perceptible à deux niveaux : l’intrusion des TIC dans la vie privée et la vie professionnelle en termes de lieux d’usages et en termes de pratiques.

En ce qui concerne les lieux d’usages, Internet est présent partout : chez la famille, les amis, dans les lieux publics, à l’université De plus, la démocratisation des smartphones favorise le

développement du « web mobile » et par conséquent la suppression des barrières entre privé et professionnel : 51% des étudiants (soit un sur deux) consultent quotidiennement leurs mails depuis leur téléphone mobile. Le fait d’attribuer à un outil plusieurs fonctions fait qu’il n’y a plus aucune frontière entre les deux et cela d’après nos interviewés constitue une véritable contrainte, une intrusion dans leur vie privée.

Internet est source de pratiques et créé une hybridation des services numériques. L’Internet et les TIC sont utilisés d’un point de vue professionnel principalement, mais également pour des raisons personnelles (téléchargement, visionnage de films ou séries, jeux, chats ) Pour exemple, les étudiants du master sont plus de 70% à utiliser les discussions instantanées :

MSN, Chat Facebook

Enfin, les TIC et notamment l’apparition des réseaux sociaux, utilisés par la totalité des étudiants du master, créer une réelle proximité entre les différents cercles relationnels des étudiants. Cependant, d’après nos interviews nous avons pu voir que l’utilisation de ces réseaux n’est pas forcément la même pour tous : séparation des deux univers et utilisation uniquement à visée personnelle, mix des deux univers dans la perspective d’agrandir son réseau de relations.

Les environnements physiques et sociaux ont un rôle non négligeable dans la cognition et/ou l’intégration des TIC par les étudiants

Cette seconde sous-hypothèse est largement explicitée par l’introduction contextuelle de notre analyse c'est-à-dire les préceptes de la génération Y, les caractéristiques des « digitales natives », la place des innovations numériques dans la société actuelle et plus particulièrement dans le système éducatif. « Les étudiants d'aujourd'hui - de la maternelle à l'université - représentent les premières générations qui ont grandi avec cette nouvelle technologie. Ils ont passé toute leur vie entourée des ordinateurs, jeux vidéo, lecteurs de musique numériques, caméras vidéo, téléphones cellulaires, et tant d’autres jouets et outils de l'ère numérique. »

De manière plus approfondie, plusieurs théories permettent d’affirmer ce constat notamment la théorie de la diffusion de Rogers et la théorie de la cognition distribuée. En outre, comme l’ont remarqué d’autres chercheurs, il existe un « effet boule de neige » (social snowball) dans les réseaux de voisinage en regard de l’adoption et de l’innovation. Ceci nous amène donc à conclure que les phénomènes cognitifs dépassent le traitement individuel de l’information pour intégrer les interactions entre individus (environnement humain et social) et les ressources matérielles y compris les technologies de l’information (environnement physique).

Enfin, nos outils de mesure vont clairement dans le sens de ces orientations. Les réseaux sociaux sont l’exemple le plus illustratif que les environnements physiques et sociaux ont un rôle non négligeable dans la cognition et/ou l’intégration des TIC par les étudiants. 97 % des étudiants interrogés se sont déjà inscrit à au moins un réseau social et nos les étudiants interviewés sont d’accord pour dire que c’est la pression sociale et l’effet de groupe qui les a poussé à s’inscrire.

L’environnement universitaire joue un rôle important dans l’intégration des TIC par les étudiants. La nécessité d’utilisation de certaines ressources numériques dans le cadre de son travail universitaire et professionnel permet à l’étudiant d’appréhender plus facilement les usages sur le numérique. Les chiffres de notre étude prouvent qu’intégrer le master de communication a un impact positif très significatif pour une meilleure appropriation des TIC par les étudiants (utilisation de ressources numériques). Ce qui se confirme indéniablement aux vues des profils interviewés : ils ont vu leurs pratiques liées au web évoluer à partir de la licence universitaire.

HYPOTHÈSE 2 L’imaginaire des TIC a une certaine répercussion sur les pratiques et usages des étudiants.

Il y a autant de pratiques et d’usages différents des TIC que de modèles mentaux propres à chaque étudiant.

On constate qu’aujourd’hui 64 % des étudiants interrogés utilisent régulièrement la connexion WiFi offerte par l’université. Parmi eux, seuls 18% s’y connectent effectivement tous les jours. (Diagnostic de l’AEC). Ces constats nous amènent déjà à nous dire d’une part que tous ne sont pas égaux face aux TIC même s’ils sont dans des parcours identiques, et d’autre part que chaque étudiant à des pratiques et usages qui lui sont propres. En effet, Florence Millerand, souligna dans son ouvrage « la dimension cognitive de l’appropriation des artefacts communicationnels » l’importance des modèles mentaux dans les processus d’usages et de pratiques autrement dit d’appropriation. Les aprioris que les usagers ont sur les TIC jouent indéniablement dans le processus d’intégration de l’outil numérique.

L’analyse quantitative nous confirme cette hypothèse. On constate que 20 personnes de notre échantillon se représentent mentalement être « confirmé » dans l’usage quotidien de l’internet.

Les représentations sociales et la pression du groupe peuvent également être des variables dites « inconscientes » d’une grande partie des réponses à cette question. Or cette majorité regroupe diverses pratiques de l’outil pour chaque étudiant, avec un degré de maîtrise souvent perçu positivement de leur propre part et qui ne reflète pas cependant la réalité.

Nos entretiens qualitatifs ont pu nous amener à ressortir trois profils différents (le premier est « à la recherche d’une expertise pour son futur professionnel », le second est un « utilisateur non passionné » et le troisième est un « migrant numérique »). Chacun des profils confirme bien des modèles mentaux différents quant à l’approche des outils numériques. L’utilisateur distant, ayant une approche plus « utilitaire » des technologies d’information et de communication, ils les utilisent à des fins basiques, contrairement à celui qui est très intéressé, et qui est plus avant-gardiste et passionné. De fait, l’appropriation n’est pas la même.

Le processus empirique avec les TIC favorise l’acceptation du changement voire une appropriation plus rapide des outils numériques.

Comme on a pu le voir, l’appropriation n’est pas la même pour tous les étudiants selon leur profil, et bien évidemment selon les idées qu’ils se font des outils numériques au préalable. Certains profils se démarquent par leur « manque d’intérêt » à cet environnement numérique, même s’il est quand même rare de remarquer une isolation et un rejet total de ces supports.

Cependant, certains chercheurs se sont intéressés de près à cet effet de « résistance » ou encore de « distance ». On parlera en l’occurrence de Ram avec sa théorie de la résistance ou encore Chaumat (management des usages). En effet, selon Ram, le consommateur résiste davantage au changement, à l’altération de son l’équilibre que la nouveauté pourrait occasionner plutôt qu’à l’outil lui-même (peur du changement). Voici encore une preuve de l’importance de la représentation mentale.

Pour pallier cela, comme l’a dit Millerand, la dimension de cognition et de familiarisation est importante, et CHAUMAT le souligna aussi dans le management des usages en disant que l’accompagnement au changement permet de vaincre les résistances en modifiant les représentations négatives que s’en font les individus. Il va même jusqu’à dire que l’importance du management au changement est de rationaliser les résistances au changement par le questionnement.

Dans notre étude, c’est l’université qui se charge en partie de ce rôle d’accompagnement au changement. Notre analyse quantitative a su nous le démontrer à travers des chiffres plus que parlants. En effet, 26 étudiants sur 35 pensent avoir développé et perfectionné leur maîtrise des technologies de l’information et de la communication grâce à leur cursus à l’université. De même, 20 étudiants du master 2 de communication perçoivent positivement les TIC au fur et à mesure de leur cursus. Les rencontres, les conférences, les débats autour du web lui ont permis d’avoir un avis sur ces questions et d’avoir ce regard critique nécessaire. Ainsi, le cursus du Master 2 Communication a influencé positivement les représentations des étudiants sur les TIC en les mettant au-devant des pratiques de ces outils. On prend conscience dès lors qu’une approche d’apprentissage et de familiarisation avec cet environnement numérique favorise une proximité et une intégration plus efficiente dans la quotidienneté.

Autrement dit, notre hypothèse s’avère confirmée dans le sens où à la vue de nos entretiens qualitatifs nous percevons une amélioration de la perception des outils de technologies numériques, et cela sur nos trois profils.

HYPOTHÈSE 3 La maîtrise optimale des outils numériques chez les étudiants du Master 2 Communication témoigne d’une prise de conscience : leur domaine d’activité sous- entend une familiarisation et une bonne connaissance des TIC et du web.

Les étudiants de M2 Communication sont plutôt bien équipés en matière d’outils numériques

Notre analyse quantitative portant sur les trente-cinq étudiants de Master 2 communication nous a démontré que ces individus sont fortement équipés en technologies de l’information et de communication. En effet, nous avons constaté que tout ces étudiants possèdent un ordinateur ainsi qu’un téléphone portable et une clé usb. La densité d’équipement est donc optimale, et prouve l’importance de ces outils dans le cursus universitaire de Master communication.

Les

maîtrise)

étudiants

ont

une

appropriation

plutôt

aboutie

(nombreux

services

et

bonne

Notre étude démontre également que ces étudiants ont une appropriation aboutie des nombreux services disponibles ainsi qu’une bonne maîtrise de ceux-ci. En effet, les TIC offrent

aux individus des outils de travail qui facilitent leur réactivité et renforcent leurs interactions. Nous pouvons dire que les logiciels de traitement de texte (Word/Open Office), tableur (Excel), et de présentation (PowerPoint) sont globalement très bien maîtrisés par les étudiants, seuls les logiciels de traitement statistiques (Sphinx) comportent une marge de progrès dans l’appropriation, car une vingtaine d’interrogés déclare avoir un niveau de débutant. Concernant le temps de connexion à internet, 32 sur 35 enquêtés passent au moins trois heures par jour sur internet, ce qui est considérable, et 33 d’entre eux se connectent tous les jours à internet.

La densité d’équipement ne détermine pas les usages des étudiants sur les outils numériques

Nous pouvons affirmer que la densité d’équipement ne détermine pas les usages des étudiants. Ici, les étudiants ont plutôt une appétence pour les TIC et le Web, car leur futur métier de communicant l’impose. Ils doivent avoir une bonne connaissance des TIC et du web pour être pertinents et efficaces dans leur futur professionnel. Nous comprenons donc que le taux d’équipement optimal des étudiants en Master 2 communication n’est pas la cause d’un bon usage des TIC. En clair, ce n’est pas parce que les étudiants sont équipés, qu’ils sont utilisateurs, mais parce que les outils proposés sont utiles à leur vie professionnelle.

Pour plus de huit étudiants sur dix, la formation en Master communication donne des clés de facilitation du travail grâce à de nombreux outils numériques. Les demandes de recherches, de plus en plus régulières ont amené les étudiants de Master 2 Communication, à s’équiper d’un ordinateur et à se connecter. Enfin, selon nos résultats d’enquête, la perspective du futur environnement de travail a également des répercussions sur l’appropriation des outils numériques par les étudiants. L’étudiant est conscient que le secteur d’activité, l’information – communication, impose une bonne appropriation de ces technologies. Son environnement et ce monde de la communication son imprégnés du web où il devient incontournable.

Préconisations

La finalité de toute étude de cas est toujours d’apporter, du point de vue du consultant, des résultats effectifs et concrets en termes d’analyses, de réflexions et de préconisations d’action.

Au regard de notre étude sur l’écosystème numérique des étudiants du master 2 Communication de l’ISIC, nous avons pu établir un état des lieux reprenant les enjeux essentiels à notre problématique de recherche. Ainsi, nous sommes en mesure de proposer certaines recommandations et pistes envisageables pour les principaux dissidents.

Cependant, il est important de noter également que la partie préconisation de ce dossier n’est pas l’enjeu principal de notre analyse et que par conséquent nous n’établirons pas de plan d’action concret.

Concertation numérique

Mettre en place un processus de concertation réunissant des membres de l’université (administratifs, enseignants, étudiants, leaders d’opinion). L’objectif est de mener une réflexion collective sur le thème de l’intégration du numérique au sein de l’Université. Il serait nécessaire de détecter les besoins et de comprendre les contraintes de chacun afin de pouvoir mettre en place des stratégies efficaces permettant le développement du numérique dans l’université.

Réactivité de l’information

Afin de faciliter la circulation des informations de l’administration vers les étudiants et les enseignants, il serait judicieux de mettre en œuvre des process adaptés (par exemple, l’envoi de SMS aux étudiants pour les prévenir de l’absence de professeurs). On remarque en effet que l’intégralité des étudiants de master 2 Communication des organisations sont équipés d’un téléphone portable et que 97 % envoient des SMS tous les jours.

Sensibilisation aux outils collaboratifs

L’analyse quantitative a permis de constater que la découverte de certains outils numériques simplifie la vie professionnelle actuelle et surtout future des étudiants. Il semble donc important de sensibiliser les enseignants et les étudiants aux pratiques du travail collaboratif rendu possible grâce à internet (exemple de Google docs).

Formation aux outils numériques

Les programmes universitaires étant les vecteurs de connaissances pour les étudiants, il apparaît important d’y intégrer des cours d’initiation aux outils numériques. Il faut leur accorder une place de choix dans l’enseignement, car ils représentent le présent et le futur dans nos métiers de communicants.

Certificat Informatique et Internet

Le C2i est peu connu. Il est important de communiquer autour de ce diplôme et ainsi permettre à un maximum de personnes de bénéficier d’une attestation autour de ses compétences informatiques. Informer, mettre en avant son utilité en entreprise, permettrait d’accroître le nombre d’inscrits et ainsi d’améliorer les performances des étudiants.

Bureau virtuel : outil d’interaction

Il serait judicieux de favoriser la mise en ligne de cours, par les étudiants, sur le BV et de valoriser ainsi le partage de connaissances. L’intérêt est de mettre en avant la contribution de chaque étudiant à l’enrichissement des contenus, on parle alors « d’intelligence collective ».

Conclusion

Le web est désormais social. Initialement espace de connaissance, réseau de documents, encyclopédie ouverte et mondiale, il s’y est progressivement constituée une couche facilitant les échanges, les interactions, les conversations : un espace de « faire connaissance ».

De nombreux travaux l’ont montré avant notre étude : les étudiants expriment un véritable attachement aux outils numériques. Certains sont sur-équipés, ultra-connectés, et nomades d’autres suivent le mouvement contraints, mais entraînés dans « l’inertie numérique ». Cependant, les jeunes, même s’ils viennent d’horizons très différents, forment une population très favorable à l’usage des dispositifs numériques.

Entre liberté, déconnexion des références organisatrices sociales premières, et aliénation à la machine virtuelle, l'identité-écran porte donc en elle la trace des mutations subjectives contemporaines. Le triomphe de l'individu s'accompagne d'un sentiment de toute puissance de soi et produit, dans le contexte de l'identité-écran, un effet d'autocréation de la part de l’étudiant dans la société de l'information dont il est à la fois source et cible, moyen et finalité.

L’enjeu de notre étude était de comprendre le rôle du numérique dans l’écosystème de l’étudiant du Master 2 Communication des organisations de l’ISIC. Éduquer les étudiants à Internet semble évidemment être un devoir pour l’université qui les accueille, et met en œuvre les moyens qui sont les siens. Ce n'est cependant pas une éducation qu'elle pourra accomplir seule. Les étudiants, à titre individuel, sont impliqués. Ils sont les acteurs d'internet. Université et étudiants ont donc tout intérêt à harmoniser la démarche qui leur permettra d'avancer en connaissance de cause dans cet univers où, si les règles et les techniques changent très rapidement, l'information et la conscience restent des facteurs déterminants de maîtrise de l'outil.

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Annexes

Annexe 1 : Le guide d’entretien

Thème 1 : profil de l’interviewé

En préambule : énumération de ses équipements et connexions.

1. Qu’est-ce que vous évoquent les TIC et le web ?

2. Comment décririez-vous votre rapport aux TIC et au web ?

3. Si vous deviez vous classer dans une catégorie d’utilisateurs, quel adjectif utiliseriez-vous ?

Thème 2 : les pratiques et usages liés au web et aux TIC de l’interviewé

Vous nous avez dit que vous vous connectez à tel endroit à tel moment et dans tel cadre

1. Comment interprétez-vous ces résultats ? -Mobilité /lieux -Stockage -Temps -Technique

2. Avez-vous vu évoluer vos pratiques sur internet ces dernières années ?

Thème 3 : Réseaux sociaux

Vous utilisez des réseaux sociaux .

1. Pourquoi utilisez-vous ces réseaux sociaux, quelles sont vos motivations de départ ?

2. Les utilisez-vous pour des raisons professionnelles, des raisons personnelles, les deux ? Gérez-vous ces deux versants, est-ce mesuré, supervisé par vous même ? Listes de contacts ? Double profils ?

3. Vous sentez-vous « prisonniers du web » (notion de laisse numérique) ?

4.

Qu’entendez-vous par communauté sur le web ?

5. Pensez-vous qu’il y ait réseau réel derrière le virtuel ?

6. Selon-vous quels peuvent être les enjeux d’une communauté ?

7. L’apport de connaissance, produire du contenu (Blogs, sites ), qu’en pensez- vous ?

8. Pensez-vous que le web fonctionne à double sens (notion de donnant/donnant) ?

Thème 4 : Université et numérique

1. Comment qualifieriez-vous l’intégration du numérique à l’université ?

2. Selon-vous, quels sont les intérêts principaux du web pour vous aujourd’hui à l’université

3. Selon-vous, quelles sont les lacunes de l’Université par rapport aux TIC et au numérique ?

4. Quelles sont les pistes d’améliorations que vous aimeriez voir apparaître à l’université ?

5. Comment voyez-vous l’université de demain ? (vision utopiste)

6. Dans l’hypothèse où vous n’auriez pas internet, quelles alternatives seraient à votre disposition pour suivre Quelle aide de l’administration, des professeurs

Annexe 2 : Le questionnaire

Nom :

Prénom :

DENSITÉ D'ÉQUIPEMENT

Q1 / quel type d’ordinateur personnel utilisez vous ? (plusieurs réponses possibles = PRP)

-ordinateur de bureau -ordinateur portable -notebook ou pocket pc -je n’ai pas d’ordinateur

Q2/ Avez-vous un téléphone portable ?

-oui

-non

Q3/ Avez-vous une clé usb ?

-oui

-non

SERVICES NUMÉRIQUES

Q4/ Avez-vous une adresse de messagerie électronique ?

-non -oui, une adresse -oui, deux adresses -oui, trois ou plus

Q5/ Quel est votre niveau d’expertise dans les logiciels suivants ?

-traitement de texte -tableur (Excel) -traitement statistique (Sphinx) -logiciels de présentation (powerpoint)

débutant / intermédiaire /confirmé/expert débutant / intermediaire /confirmé/expert débutant / intermediaire /confirmé/expert débutant / intermediaire /confirmé/expert

Q6/ Savez vous ce que sont les logiciels libres ?

-oui

-non

Q7/ Utilisez vous open office ?

-oui

-non

Q8/ Etes-vous inscrit sur un ou plusieurs réseaux sociaux ?

-oui

-non

Q9/ Lesquels ?

-facebook

tous les jours/ plusieurs fois par semaine/ quelque fois par mois / jamais

-twitter

tous les jours/ plusieurs fois par semaine/ quelque fois par mois / jamais

-my space

tous les jours/ plusieurs fois par semaine/ quelque fois par mois / jamais

-linked in

tous les jours/ plusieurs fois par semaine/ quelque fois par mois / jamais

-viadeo

tous les jours/ plusieurs fois par semaine/ quelque fois par mois / jamais

-net log

tous les jours/ plusieurs fois par semaine/ quelque fois par mois / jamais

-autres

tous les jours/ plusieurs fois par semaine/ quelque fois par mois / jamais

Q10/ Connaissez vous la notion de Cloud-computing

-oui

-non

Q11/Stockez vous des documents personnels sur internet pour pouvoir y accéder depuis n’importe quel outil numérique ?

-oui

-non

Usages et pratique d’INTERNET

Q12/ Combien d’heures par jour surfez vous sur internet ?

-moins d’une heure -entre une et deux heures -entre trois en cinq heures -plus de cinq heures

Q13/ Vous passez du temps sur internet :

-Chez mes parents tous les jours/ plusieurs fois par semaine/ quelque fois par mois / jamais -A mon logement étudiant tous les jours/ plusieurs fois par semaine/ quelque fois par mois / jamais -A l’université tous les jours/ plusieurs fois par semaine/ quelque fois par mois / jamais -Dans un lieu public (bibliothèque, cybercafé ) tous les jours/ plusieurs fois par semaine/ quelque fois par mois / jamais -Chez des amis tous les jours/ plusieurs fois par semaine/ quelque fois par mois / jamais

Q14/ A qui faites vous appel lorsqu’un problème technique apparaît ?

-famille

-relations

-enseignants

-technicien

Q15/ Vous vous servez d’internet pour :

Pratique d’information tous les jours/ plusieurs fois par semaine/ quelque fois par mois / jamais

-moteur de recherche -documents électroniques fournis par l’université -renseignement sur la vie de l’université

Pratique de communication tous les jours/ plusieurs fois par semaine/ quelque fois par mois / jamais

-messagerie instantanée -messagerie électronique -internet pour téléphoner (skype)

Pratique de travail tous les jours/ plusieurs fois par semaine/ quelque fois par mois / jamais

-collaboration avec des étudiants sur des projets ou travaux universitaires

Loisirs tous les jours/ plusieurs fois par semaine/ quelque fois par mois / jamais

-jeux en réseau -« chat » -streaming (musique et films) -téléchargement -e-commerce

Q16/ Avez-vous un blog ?

-oui

-non

Q17/ Avez-vous un site internet personnel ?

-oui

-non

Q18/ Evaluez jusqu’à quel point vous êtes à l’aise avec internet

-débutant

-intermédiaire

-confirmé

-expert

USAGE DU TELEPHONE

Q19/ Votre téléphone permet il de se connecter à internet ?

-oui

-non

Q20/ Vous utilisez votre téléphone portable pour surfer sur le web :

tous les jours/ plusieurs fois par semaine/ quelque fois par mois / jamais

Q21/ Vous utilisez votre téléphone pour :

-se rappeler d’un rendez vous tous les jours/ plusieurs fois par semaine/ quelque fois par mois / jamais -consulter vos mails -regarder la télévision ou des films -télécharger des applications fonctionnelles -envoyer des SMS -jouer -aller sur les réseaux sociaux

INTERNET CHEZ VOUS ET A L'UNIVERSITÉ

Q22/ Vous avez accès à une connexion internet depuis :

-moins d’un an -entre un et trois ans -quatre ans et plus -pas encore

Q23/ Si vous n’avez pas de connexion, comment faites vous ?

-Je me connecte à l’université -Je vais chez des amis/famille -Je me connecte dans les lieux publics -Je rencontre de gros problèmes pour accéder à internet

Q24/ Depuis que vous utilisez internet, vous avez constaté que :

moins qu’avant/ autant qu’avant/ plus qu’avant

-vous écoutez de la musique moins qu’avant/ autant qu’avant/ plus qu’avant

-vous lisez -vous sortez avec vos amis

-vous regardez la télévision

moins qu’avant/ autant qu’avant/ plus qu’avant moins qu’avant/ autant qu’avant/ plus qu’avant

Q25/ A l’université vous utilisez internet :

-pendant les cours -pendant les TD

-Pendant une période d’activité libre (intercours)

toujours / souvent / parfois / jamais toujours / souvent / parfois / jamais

toujours / souvent / parfois / jamais

ATTENTES DES ÉTUDIANTS

Q26/ Vous jugez qu’il est important que votre université :

-vous forme mieux à l’utilisation d’internet Tout à fait d’accord / plutôt d’accord / plutôt pas d’accord / pas du tout d’accord -vous propose des cours à distance Tout à fait d’accord / plutôt d’accord / plutôt pas d’accord / pas du tout d’accord -vous avertisse par SMS de l’absence d’un professeur Tout à fait d’accord / plutôt d’accord / plutôt pas d’accord / pas du tout d’accord -mette à disposition plus ressources numériques (flexibilité) Tout à fait d’accord / plutôt d’accord / plutôt pas d’accord / pas du tout d’accord

OUTILS NUMÉRIQUES DE L'UNIVERSITÉ

Q27/ Utilisez-vous le BV ?

-oui

-non

Q28/ Quel est votre degré de maîtrise de l’outil

-débutant

-intermédiaire

-confirmé

-expert

Q29/ Vous utilisez le bureau virtuel pour :

-consulter le calendrier et l’emploi du temps tous les jours/ plusieurs fois par semaine/ quelque fois par mois / jamais -vérifier les emails tous les jours/ plusieurs fois par semaine/ quelque fois par mois / jamais -télécharger des documents (cours) tous les jours/ plusieurs fois par semaine/ quelque fois par mois / jamais -adhérer à des groupes, participer à des forums tous les jours/ plusieurs fois par semaine/ quelque fois par mois / jamais -autres tous les jours/ plusieurs fois par semaine/ quelque fois par mois / jamais

APPORT DE LA FORMATION UNIVERSITAIRE DANS LES PRATIQUES NUMÉRIQUES

Q30/ Votre cursus à l’université vous a t-il permis de perfectionner votre maîtrise des TIC ?

Tout à fait d’accord / plutôt d’accord / plutôt pas d’accord / pas du tout d’accord

Q31/ Est-ce que les connaissances acquises en matière de TIC à l’université, ont modifié votre perception des outils numériques ?

-Oui positivement -Oui négativement -Non Q32/ L’université vous a-t-elle permis de découvrir et d’utiliser d’autres outils numériques, afin de simplifier certaines pratiques de votre vie quotidienne privée ?

-Oui

-Non

Q33/ L’université vous a-t-elle permis de découvrir et d’utiliser d’autres outils numériques, afin de simplifier certaines pratiques de votre vie quotidienne professionnelle ?

-oui

-non