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Bref historique de Tractionel Tractionel a pour origine la fondation de la Compagnie Mutuelle des Tramways, le 28 septembre 1895, par l’ingénieur

belge Charles Charlier et l’ingénieur russe Ivan Likhatschev. La Mutuelle des Tramways avait pour vocation de créer et d’exploiter en Belgique et à l’étranger des entreprises de transports publics et « d’utiliser à tous usages industriels ou autres, publics ou privés, des forces susceptibles d’être employées pour la traction ». En quelques années, la société investit dans plus de cinquante entreprises de transport et d’éclairage dans le monde. La part essentielle de l’argent ainsi placé est consacrée au financement de sociétés filiales, c’est-à-dire des entreprises gérées directement par la Mutuelle de Tramways. Ces filiales exploitent des réseaux de tramways ou d’électricité à Agram (aujourd’hui Zagreb, en Croatie), Anvers et Ostende (Belgique), Belgrade (Serbie), Bialystok (Pologne russe), Calais, Dunkerque et Nantes (France), Galatz (Roumanie), Kazan, Kiew, Koursk et Saratov (Russie), Naples (Italie), Rosario (Argentine), Smyrne (empire ottoman), Tunis (Tunisie)… La « Mutuelle » assure la gestion administrative et financière de ses filiales. Elle provoque la restructuration technique et financière de certaines affaires, comme celle des Tramways d’Anvers. Elle apporte aussi à ses filiales l’appui de ses compétences techniques en matière d’électrification de réseaux de tramways : la liste de ses références en la matière est impressionnante. Cependant le financement de tant d’affaires suscite des problèmes de trésorerie à la Mutuelle. Celleci n’était pas à l’époque adossée à un groupe bancaire important. Plutôt que de se laisser entraîner dans la spirale de l’endettement obligataire, la société entame des pourparlers avec la Société Générale de Belgique qui jusque là a peu investi dans des affaires d’électricité. En avril 1910, la Générale souscrit à 50.000 actions de capital nouvelles de la Compagnie, soit la moitié du capital social. La Mutuelle devient de facto une filiale du groupe de la Rue Royale. La guerre 1914-1918 et surtout la révolution bolchevique en Russie (1917) manquent porter un coup fatal à la Compagnie Mutuelle de Tramways. Les valeurs russes qu’elle détient en portefeuille doivent être amorties à concurrence de 17,61 millions, soit l’équivalent du capital de la société à l’époque. La société procède à un assainissement drastique de ses finances et repart sur un pied plus modeste, essentiellement grâce à ses réseaux de tramways et d’électricité de Nantes et de Bangkok. En 1926, la division des actions privilégiées de 500 FB de la société Électricité et Traction en 5 actions nominatives de 100 FB, ayant chacune droit à une voix, permet à la Société Générale de Belgique, détentrice de nombreuses actions privilégiées, d'affermir son contrôle sur Électricité et Traction. A partir de 1926, accède au statut de société patronnée par la Société Générale : elle bénéficie désormais de prêts accordés à des taux préférentiels. La Société Générale lui confie le développement d’affaires nouvelles : la Société d’Électricité de la Campine ou la Société d'Électricité de Lodz. C’est aussi à l’initiative de la Société Générale de Belgique qu’Électricité et Traction s’intéresse à Distrigaz, une entreprise qui assurera le transport du gaz de cokerie à travers la Belgique. Au Congo, Électricité et Traction apporte son concours à l’Union Minière du Haut-Katanga, une autre filiale de la Société Générale de Belgique, qui exploite d’importants gisements de cuivre. Les deux sociétés créent ensemble la société Sogefor, concessionnaire de chutes d’eau au Katanga et pour laquelle Électricité et Traction étudie la construction de plusieurs centrales hydroélectriques. Ces travaux assurent un premier essor au bureau d’études d’Électricité et Traction. En janvier 1929, Électricité et Traction procède à une importante augmentation de capital (il passe de 32 à 96 millions) accompagnée d'une unification des titres émis. Il s'agit d'assurer l'extension des

le groupe réinvestit les dédommagements que le gouvernement français lui a versés dans les secteurs de l’épuration de l’eau. La reprise ne s’amorce véritablement qu’après la guerre. secrétaire du comité. d'autres apportées de plus fraîche date par sa société mère. Robert Bette a été ingénieur en chef de la Mutuelle et connaît bien les affaires de ce groupe qui ont survécu au désastre de la guerre. Ce regroupement de titres s'accompagna du regroupement des hommes qui étaient à la direction de ces entreprises : Victor Dooms. sous-holding géré jusque-là en commun par Électricité et Traction et le groupe Empain. dont il deviendra finalement président. en abrégé T. La crise des années 1930 ralentit considérablement le mouvement des investissements. La présence de Georges Theunis comme Président du Conseil à partir de janvier 1929 semble indiquer certains liens dès cette date entre la Générale et le groupe Empain au sein de la Société Électricité et Traction.. Georges Somerhausen. enfin. mais cette époque coïncide avec la nationalisation des actifs du groupe en Europe de l’Est et en France et avec la perte des activités du groupe en Thaïlande. Le comité exécutif de la société Traction et Électricité se réunit désormais chaque semaine. du chauffage urbain. Le 14 décembre 1931. C'est la Société Générale qui conforte ainsi définitivement sa position en Traction. il faut noter celles qu'elle possède dans la Compagnie Électrique Anversoise. Devenu le pôle de la Générale dans le domaine de l'électricité. dans la Société d'Électricité de l'Escaut. certaines héritées des activités de la Mutuelle. il se diversifie dans de nouveaux secteurs d’activité : l’électrochimie et le pétrole. dont la création est imminente. Ce n'est qu'avec le temps que ces éléments disparates vont. Une partie des titres en question provient de l'héritage recueilli par la Générale lorsqu'elle a absorbé la Banque d'Outremer. Blaise nomme l'un de ses auxiliaires. Parmi les participations que la Générale apporte à Traction. du bois comprimé et des travaux publics. Elle en fait le vecteur de tous ses intérêts dans l'électricité et les transports en commun en Belgique et à l'étranger. Le premier s'occupe plus particulièrement des affaires françaises de Traction.activités d'Électricité et de Traction et sans doute de pallier partiellement le déséquilibre apparu vis-àvis du holding Electrobel. engendrer un groupe d'une réelle consistance.E. En France. Sous l’égide de Pierre Smits puis de Roger Neirynck. Elle prend aussi des participations dans l’industrie des métaux non ferreux (aluminium. qui recueille la totalité de l'actif des deux anciennes. on assiste à une véritable reprise en mains du groupe par Gaston Blaise (nommé président à la suite de Georges Theunis). dans Intercom et dans Electrobel. le capital social de Traction et Électricité est porté de 120 à 190 millions en rémunération de l'apport d'un portefeuille de valeurs électriques. Robert t'Sas. Une nouvelle société est formée à cette occasion. Dans les années 1950. notamment) et dans la Compagnie d’Anvers. Robert Bette. Georges Somerhausen. Et il nomme simultanément Robert Van Cauwenberghe comme ingénieur-conseil de Traction. par symbiose. . Ce dernier va prendre de plus en plus d’importance au sein du groupe. Elle serait dans ce cas un signe avant-coureur de la fusion réalisée quelques mois plus tard entre Électricité et Traction et la Compagnie Auxiliaire d'Électricité et de Transport. Traction n'est encore à l'époque que la juxtaposition d'affaires de tramways et d'électricité. A partir de 1931. la Société de Traction et d'Électricité. Le développement rapide des entreprises créées fit ressortir la nécessité d'une coordination accrue des efforts. responsable avant la guerre du développement de sociétés d'électricité en Russie. la direction du groupe Traction et Électricité craint la nationalisation du secteur belge de l’électricité. en 1928. continue à assurer une présence du groupe dans l'Est européen.

le conseil d’administration de Tractionel décide la fusion du groupe avec Electrobel pour constituer Tractebel (Compagnies Réunies Electrobel et Tractionel). Électricité de la Campine et Centrales Électriques des Flandres et du Brabant) fusionnent pour former la société Ebes (Sociétés Réunies d’Énergie du Bassin de l’Escaut). Dès 1956.Durant les vingt années qui suivent la création du Comité de Contrôle de l’Électricité. En 1970. Le 28 mai 1986. qu’elle apportera à la société Unerg trois ans plus tard. en 1955. . Esmalux. ses trois principales filiales belges (Électricité de l’Escaut. Traction et Électricité joue aussi un rôle considérable dans la restructuration du secteur électrique belge. Traction et Électricité reprendra aussi la filiale de la Sofina.

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