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EXTRAIT : MRA Inseec "L'accompagnement vers le Vi t-Nam : projection d'activité et analyse du marché"

ANALYSEANALYSE SECTORIELLESECTORIELLE :: L'EnvironnementL'Environnement

CCONTEXTEONTEXTE VVIÊTNAMIENIÊTNAMIEN

L'environnement vietnamien subit un

stress considérable du fait de sa croissance

économique

accélérée.

L'urbanisation

galopante

et

la

pression

démographique

pèsent

sur

des

ressources

naturelles

relativement limitées ; les eaux de surface et

côtières ainsi que les nappes phréatiques

sont

menacées

par

infrastructures

liées

à

la

pollution

l'eau

sont

et

les

souvent

vétustes et inefficaces. De façon générale,

aucune ville n'est équipée d'infrastructures

adéquates pour traiter l'intégralité des eaux

usées et des déchets qu'elle génère.

De

même,

48%

des

200

zones

industrielles du pays ne disposent d'aucun

système de traitement et près de 90% des

eaux usées industrielles et 2/3 des déchets

industriels ne sont pas traités. La pollution de

l'air dans les villes et les zones industrielles

causent

de

plus

en

plus

de

problèmes

Positionnement de l'activité dans le domaine de l'environnement

Strenghts

étude déjà réalisée sur

l'environnement concernant les

déchets et le biogaz ;

familiarité avec le milieu

pour raisons familiales et par sensibilité personnelle ;

présence en Rhône-Alpes :

proximité avec une région riche

en éco-entreprises ;

connaissance du Vit-Nam :

accès à la dimension interculturelle, clé de compréhension des défis qui confrontent le pays ;

réseau et partenariat :

capacité à mobiliser des réseaux en France et au Vi t- Nam ;

Weaknesses

déficit " technique " : peu de connaissances techniques & scientifiques concernant l'environnement ;

déficit " métier " : peu de

connaissances " métier " et de compétences " terrain " ;

déficit " réseau " : peu de

connaissances concernant le secteur de l'environnement en région rhône-alpes ;

déficit de crédibilité : nouvel

entrant dans le secteur des SAI

(Société d'Accompagnement à l'International);

distance géographique ;

Opportunities

Situation géographique du

Vi

à

menace écologique ;

croissance élevée du pays :

gestion urgente et

indispensable des différentes

ressources naturelles et des déchets ;

volonté politique

vietnamienne : oct 2011, organisation du Green Growth Forum de l' ASEM (Asie- Europe meetings) à Hà N i ;

technologies et savoir-faire

t-Nam : 1700 km de littoral

valoriser et sous forte

de Rhône-Alpes, réseau APPEL, clusters et pôle Ecotech, salon Pollutec ;

Threats

concurrence internationale :

les USA, le japon et les autres pays européens sont déjà présents sur le marché.

volonté politique française :

Le forum cité plus haut est une initiative d'autres pays

européens.

Faiblesse de visibilité :

l'expertise française mise en avant est plutôt celle du

nucléaire.

conjoncture mondiale : les

crises financière, de l'euro, de

la dette risque de décourager

fortement les investissements.

respiratoires et les émissions de gaz à effet de serre augmentent inexorablement avec l'industrialisation

du pays.

Les rapports du PNUD et de la Banque mondiale indiquent par ailleurs que le Vi t-Nam est l'un

des

cinq

pays

au

monde

les

plus

vulnérables

à

l'élévation

du

niveau

des

mers,

conséquence du changement climatique. Une hausse de 1m inonderait plus de 11.000 km2

du Cuu Long, le delta du Mékong, soit environ 38% de la superficie du bassin. Certaines

provinces perdraient près de la moitié de leur superficie.

Devant ses menaces, le pays met progressivement en place une véritable stratégie

de développement durable dont l'un des piliers est l'environnement. Cette stratégie a été

développée

dans

le

document

" Orientation

stratégique

du

Vi t-Nam

pour

le

développement durable " (Agenda 21), publié en 2004. Ce document expose les défis

auxquels sera confronté le Vi t-Nam et les orientations, les politiques, les instruments

juridiques et les actions prioritaires qui doivent être mis en œuvre. Le Ministère de la

Planification et de l'Investissement (MPI), aidé par un Conseil national sur l'environnement,

est en charge de la surveillance de cette mise en œuvre.

Il est nécessaire de rappeler que le Vi t-Nam a signé le Protocole de Kyoto en 1998

et l'a ratifié en 2002. En tant que pays émergent, il n'a aucune réelle obligation de réduire

ses émissions de gaz à effet de serre (GES). Toutefois un «Plan de mise en œuvre du

Protocole de Kyoto" dans la période de 2007-2010 a été approuvé par le Premier ministre

en 2007. En Décembre 2008, le «Programme national sur l'adaptation au changement

climatique" a été approuvé par la décision n°: 158/2008/QD-TTg. Cette stratégie à long

terme décrit les impacts potentiels du changement climatique au Vi t-Nam et propose des

objectifs et des mesures pour s'adapter aux conséquences négatives du changement

climatique.

Dans ce contexte, les «Mécanismes de Développement Propre» (CDM- "Clean

Development Mechanisms ") sont de plus en plus souvent mis en avant par les autorités

viêtnamiennes. L' " Autorité Nationale Désignée " (AND) et l'Office national pour le

changement climatique et la protection de l'ozone (NOCCOP) visent à sélectionner les

projets CDM au Vi t-Nam préalablement à leur approbation par le gouvernement.

Sur le plan commercial, le marché de la gestion de l'environnement est valorisé à

hauteur de 750 millions de dollars en 2010 et estimé à 790 millions de dollars en 2011 par

le Service Commercial américain. Nous nous pencherons plus particulièrement dans cette

section sur les secteurs de l'eau, des déchets et des énergies renouvelables.

UneUne situationsituation délicatedélicate

lele secteursecteur dede l'eaul'eau

Avec un taux d'accès à l'eau potable de 77%, le Vi t-Nam se classe au centième

rang sur les 147 pays étudiés par l'Organisation Mondiale de la Santé. Pour remédier à la

situation, le gouvernement a affiché récemment l'objectif ambitieux d’alimenter en eau

potable 80% de la population urbaine d’ici à 2020 et la totalité de la population d'ici 2025.

D'après un rapport du Ministère de la Construction (MOC), seules 200 des 689

grandes villes du pays fournissent à leurs habitants une eau réellement propre à la

consommation et seules 6 villes disposent d'un système de gestion centralisée des eaux

usées (sur une estimation de 1,3 milliard de m 3 d’eaux usées chaque année. Les

compagnies publiques d'eau potable employaient en 2006 près de 16 000 personnes, pour

un besoin estimé à 230 000 personnes en 2020).

Les eaux de surface et les nappes phréatiques, qui servent toutes deux à

l'alimentation en eau, sont généralement polluées et les problèmes d'égouts et de drainage

des

eaux

usées

sont

fréquents.

Malgré

l'expansion

et

la

rénovation

des

réseaux

d'adduction et d'assainissement d'eau,

un

nombre

significatif

de

personnes

dans les zones rurales n'a pas d'autre

choix que d'utiliser de l'eau polluée pour

son

usage

pourcentage

quotidien.

en

"eau

Par

non

ailleurs,

le

rentable"

quotidien. en "eau Par non ailleurs, le rentable" (NRW - non-revenue water- eau produite mais qui

(NRW - non-revenue water- eau produite mais qui n'arrive pas à l'utilisateur final du fait de

fuites ou autre) en zone urbaine reste lui aussi élevé.

UnUn marchémarché prometteurprometteur

Le marché vietnamien du traitement de l'eau est encore un marché émergent. Les

systèmes d'adduction d'eau existants, principalement financés par le gouvernement et

majoritairement confiés à des entreprises publiques, ne sont technologiquement pas

comparables aux solutions étrangères qui sont généralement financées par des bailleurs

de fonds internationaux (ADB, AFD, BM). Or, conséquence de l'accession du pays au statut

de pays à revenu intermédiaire, l'État viêtnamien a besoin d'anticiper une baisse prochaine

des financements en provenance de ces aides publiques au développement (ODA). Il est

donc en train de développer et de favoriser le recours aux partenariats publics privés

(PPP), tendance qui se confirmera probablement dans les années à venir et qui constitue

une

bonne

opportunité

pour

les

entreprises de la région.

En matière de traitement de l'eau,

force est de constater la quasi-absence

d'une

locaux.

industrie

Dans

les

et

d'un

villes

et

savoir-faire

les

zones

industrielles, les méthodes de traitement

utilisées proviennent majoritairement de

l'étranger. A la campagne, elles sont le

plus souvent inexistantes. Le Vietnam

développe

 

progressivement

un

savoir-

faire

en

la

matière, mais

les

récents

progrès sont essentiellement dus à l'aide

internationale.

Le

marché

vietnamien

du

dus à l'aide internationale. Le marché vietnamien du traitement de l'eau est fragmenté à l'échelle

traitement de l'eau est fragmenté à l'échelle nationale, par provinces et surtout par

municipalités. Les plus grandes villes (H Chí Minh Ville , Hà N i, H i Phòng, C n Th ơ, Đà

N ng) constituent les marchés les plus attractifs mais également les plus concentrés.

Quelques acteurs majeurs et un grand nombre d'acteurs de taille plus modeste se

partagent le marché. En revanche de très nombreuses opportunités sont à saisir dans les

villes de taille plus modeste et moins concurrentielles.

lele secteursecteur desdes déchetsdéchets

UneUne situationsituation critiquecritique

Les

27,6

millions

de

tonnes

de

déchets

produites

en

2010

sont

encore

millions de tonnes de déchets produites en 2010 sont encore essentiellement enfouies sans véritable tri ni

essentiellement enfouies sans véritable tri

ni traitement. Le taux de collecte moyen

des déchets ménagers en zone urbaine

est de 80 %, contre seulement 20 à 30 %

dans les zones rurales. 85 % des sites

municipaux

d'enfouissement

de

déchets

ne

sont

pas

conformes

aux

normes

d'hygiène.

 
 

L'exemple

de

la

capitale

économique

H

Chí

Minh

Ville

est

éloquent : sur les 7 500 tonnes de déchets

ménagers produites chaque jour par la

ville,

plus

de

90

l'enfouissement.

%

sont

traitées

par

Environ 80 % des déchets sont des déchets ménagers, l'industrie quant-à elle en

génère plus de 17 %. A peu près 1 % (160 000T/an) des déchets viêtnamiens sont

considérés comme dangereux, parmi lesquels les déchets hospitaliers, les résidus toxiques

ou inflammables de procédés industriels, et les contenants de pesticides provenant de

l'agriculture. D'après le ministère de la Santé, le Vi t-Nam compte en 2011 près de 1 200

hôpitaux et plus de 200 établissements médicaux et pharmaceutiques : 60 % des hôpitaux

n'ont pas de dispositif de traitement des déchets solides et 70 % des dispositifs existants

ne sont pas conformes aux normes.

La

situation

est

donc

critique,

d'autant

qu'une augmentation dramatique de la production

de déchets est attendue (47 millions de tonnes

d'ici 2020), résultante du processus d'urbanisation

et de la hausse du niveau de vie : d'après Karin

et de la hausse du niveau de vie : d'après Karin Kortman, Secrétaire d'Etat allemande à

Kortman, Secrétaire d'Etat allemande à la Coopération et au Développement économique,

le traitement inefficace des déchets coûte ainsi à l'Etat près de 1,3% du PIB viêtnamien par

an.

UneUne prioritépriorité nationalenationale

On peut citer la Décision 2149/QD-TTg de décembre 2009, fixant notamment un

objectif de 85 % de collecte et traitement des déchets ménagers urbains pour un taux de

recyclage de 60 %, à horizon 2015. En définissant clairement les orientations du marché et

en mettant en place les mécanismes adéquats, les lois et projets qui émanent du

gouvernement

contribuent

à

faire

du

secteur

un

marché

durablement

porteur.

Le

développement des PPP est un des exemples les plus marquants de cette volonté d’aller

de l’avant pour atteindre les objectifs fixés.

Des améliorations significatives ont été apportées ces dernières années par les

entreprises publiques qui sont responsables de la collecte et de l'élimination des déchets

communaux (URENCO)

Urban Environmental Companies (URENCOs) – présentes dans

chaque ville du Vietnam –, et par le secteur informel de la collecte et du recyclage, très

développé.

Deux tendances claires émergent dans la gestion des déchets pour les années à

venir :

- le recours à des solutions de plus en plus propres (selon l'objectif gouvernemental

les sites d'enfouissement par exemple, consommateurs d'espace et générateurs de

pollutions secondaires, ne devraient plus représenter que 10% des déchets traités d'ici à

2015).

- le développement du compostage avec séparation à la source des matières

organiques et inorganiques, le premier centre de traitement biologico-mécanique ayant été

mis en place en avril 2011 à Sông Công, dans la province de Thái Nguyên. Le recours à la

biomasse et au biogaz pour la production d'énergie, bien qu'encore balbutiant, est

également appelé à se développer fortement.

Compte tenu de l'importance que les technologies vertes prennent dans ce secteur

d'activité, tous les cycles du traitement, de la collecte au recyclage, présentent donc des

opportunités fortes pour les entreprises de Rhône-Alpes. Rappelons par exemple que,

sans changement, la capacité des décharges de Hà N i arrivera à saturation en 2012, que

les zones industrielles qui ne disposeront pas d'un système de traitement des eaux usées

d'ici à 2015 seront fermées et que le récent plan d'aménagement du système de traitement

des déchets sanitaires prévoit un taux de collecte de 100 % et un taux de traitement de

70% pour 2015.

LaLa ppollutionollution dede l'l'airair etet desdes solssols

autresautres secteurssecteurs environnementauxenvironnementaux

La qualité de l'air se détériore, en particulier en zone urbaine et en zone industrielle.

En zone urbaine, le nombre rapidement croissant de motos et de voitures augmente les

niveaux en plomb et en monoxyde de carbone présents dans l’atmosphère, pendant que le

secteur de la construction produit de plus en plus de poussière. Réduire la pollution urbaine

en développant un réseau urbain de transport public est une des priorités des autorités

viêtnamiennes. H Chí Minh Ville et Hà N i prévoient de commencer la construction de

réseaux métropolitains et d'aéro-trains aux alentours de fin 2012. Il convient de rappeler

que la région Rhône-Alpes est particulièrement impliquée sur tous les sujets liés à

l'urbanisation.

La pollution des sols est aussi un problème, du fait de la généralisation de

l'agriculture intensive (environ 85kg de fertilisant /ha), de la présence d'industries lourdes et

de l'extension des zones urbaines. Au Centre Vi t-Nam, la lourde contamination des sols

par la dioxine durant la guerre contre les américains demeure un sujet sensible. Des

travaux de décontamination sont entrepris par le Comité 33 avec l'aide de projets tchèques

(APD) et américains (ONG).

LesLes énergiesénergies renouvelablesrenouvelables

Les énergies renouvelables sont des énergies « flux » par opposition aux énergies

« stock » qui sont constituées de gisements limités de combustibles fossiles (pétrole,

charbon, gaz ou uranium). Les sources peuvent être classées en sept grandes familles :

• Le solaire photovoltaïque

• Le solaire thermique

• L’éolien

• L’hydraulique

• La biomasse, qui comprend le biogaz, les biocarburants ou la biomasse solide,

comme le bois énergie

• La géothermie, profonde et de surface (pompes à chaleur).

• les énergies marines, (marée-moteur, hydrolien, ETM et vagues )

Les énergies renouvelables peuvent être ensuite regroupées en deux grandes

catégories : elles sont à l’origine soit de production électrique soit de production thermique

(y compris de biocarburants).

Comme nous l'avons vu précédemment le Vi t-Nam est potentiellement un des

pays

qui

sera le plus touché par le réchauffement climatique. D'un

autre

côté la

consommation énergétique du pays, en particulier la consommation électrique, est en

constante

augmentation

et

demeure

une

composante

fondamentale

de

son

développement. Rien d'étonnant donc qu'à l'instar d'autres pays de l'ASEAN, le recours

aux énergies renouvelables comme alternative à la combustion d'énergies fossiles soit une

des préoccupations majeures de l'État Viêtnamien.

Aujourd'hui, 80% de la population rurale repose toujours sur des réserves non

commerciales de biomasse (bois ou écorces de riz) comme source de combustible pour la

cuisson et d'autres activités.

Il

n'y

a

pour l'instant pas de production commerciale

significative provenant d'autres sources d'énergie renouvelables : géothermie, solaire,

éolien, maréemotrice, bois et déchets. Il existe en revanche un potentiel certain pour un

futur développement de ces énergies.

Les prémices de ce développement sont observables au travers des décisions

gouvernementales. Ainsi, le Ministère de l'Industrie et du Commerce projette d'augmenter

le pourcentage de ces énergies dans la quantité totale d'énergie primaire commercialisée

au Vit-Nam en passant

de 3%

en

2010

à

5%

en

2020 et

à 11%

en 2050.

Le

gouvernement a promulgué à cet effet un mécanisme d'assistance aux projets éoliens

avec, entre autres, des exemptions fiscales pour l'importation du matériel, des redevances

foncières privilégiées, ainsi que le bénéfice des dispositions relatives au prix de l'électricité

pour ceux qui seront raccordés au réseau national.

Une communication récente de l'Institut Viêtnamien de l'Énergie et portant sur

l'adoption du plan national de développement énergétique confirme cette priorité donnée

au développement des énergies renouvelables. Concrètement, la capacité liée à l'éolien,

de négligeable aujourd'hui serait portée à 1000 MW d'ici à 2020 et à 6200 MW d'ici à 2030.

De même, la capacité de production d'électricité par combustion ou fermentation des

résidus de biomasse atteindrait 500 MW à l'horizon 2020 et 2000 MW à l'horizon 2030.

Priorité est également donnée au développement de centrales hydro-électrique, en

particulier les centrales " multi-usages " (contrôle de flux, réservoir d'eau, production

d'électricité) ; la capacité totale de ces centrales serait en 2020 de 2400 MW, contre 92 MW

aujourd'hui.

En 2020, la capacité totale de génération d'électricité s'établirait aux alentours de 75TW. 23 %

En 2020, la capacité totale de génération

d'électricité s'établirait aux alentours de 75TW.

23 % seraient de source hydraulique, 2,4 %

proviendraient

de

pompes

de

stockage

hydroélectriques,

48

%

de

centrales

thermoélectriques

à

charbon,

16,5%

de

centrales

thermoélectriques

à

gaz

et

5,6

%

d'autres sources d'énergie renouvelable. Enfin,

1,3 % serait produit par énergie nucléaire et 3 % importées. Cette structure énergétique

changerait entre 2020 et 2030 et verrait une augmentation des parts de production liées au

charbon (jusqu'à 51,6 %), aux énergies renouvelables et au nucléaire, ainsi qu'une

augmentation des importations.

Cet aperçu du mix énergétique vietnamien confirme une modélisation menée et

présentée par le cired et le cnrs en juillet 2010 par M. Nguyên Nhan (cf. annexe 4).

L'objectif était alors

d'analyser sur la période 2010-2030 et à l'aide d'un modèle d'IRP

(Integrated resource planning), le meilleur mix énergétique pour le Vi t-Nam en terme de

coûts, d'efficacité et de bénéfices environnementaux (cf. annexe 4). Il ressort des résultats

de cette étude que les énergies renouvelables qui s'avèreraient les plus rentables sont

l'énergie hydraulique (des centrales de petite envergure), la géothermie et les résidus de

biomasse 1 .

S'agissant des autres formes d'énergie : l'éolien s'avèrerait rentable avec un coût de

production inférieur à 900 USD/kW et un prix du brut élevé ; l'énergie solaire, elle, se

révèlerait inadéquate en terme de coût. Ce problème de coût est d'ailleurs l'un des

principaux frein à la production d'énergies vertes puisqu'il est encore trop élevé comparé à

celui des énergies fossiles pour être attrayant pour l'acheteur unique : EVN (Electricité du

Vit-Nam).

Pour permettre les investissements étrangers dans un domaine jusqu'à présent

1 Pour des productions respectives de 146, 129 et 99 tW/h sur la période 2010-2030

gardé sous monopole public, le gouvernement viêtnamien a d'ailleurs posé récemment les

différentes étapes de l'ouverture du marché de l'électricité à la concurrence. Le plan de

développement de cette ouverture à la concurrence prévoit 3 phases :

1) Ouverture à la concurrence du secteur de la production d'électricité (2005-2014) :

Les entreprises productrices d'électricité peuvent vendre l'électricité à un acheteur unique

(EVN) ;

2) Ouverture à la concurrence du secteur du commerce d'électricité (2015-2022) :

les entreprises qui vendent l'électricité peuvent en acheter avant de la revendre aux

entreprises qui la distribuent ;

3) Ouverture à la concurrence du marché de vente au détail de l'électricité à partir

de 2022 : l'acheteur final pourra choisir librement son fournisseur d'électricité.

Enfin, pour souligner cette dynamique de développement, on peut signaler d'une

part qu'elle a été remarquée à l'étranger : le programme de valorisation du biogaz du Vi t-

Nam

dans

les

activités

agricoles,

élaboré

avec

l'Organisation

Hollandaise

de

Développement a reçu en 2006 le prix " Énergie Mondiale ", la plus haute distinction

honorifique dans le domaine de l'énergie et de l'environnement. D'autre part qu'elle se

poursuit

sur

le

territoire

national,

puisque

selon

un

article

l'agence

viêtnamienne

d'information du 22 juillet 2011 citant le Département de l'Énergie du ministère de l'Industrie

et du Commerce, 42 projets éoliens seraient en cours de réalisation pour un total de 3 906

MW dans 12 provinces du Centre, des Hauts Plateaux et du Nam Bo occidental (delta du

mékong occidental).

Nous

avons

pu

apprécier

dans

cette

analyse

sectorielle

le

dynamisme

et

l'importance

du

marché

viêtnamien

de

l'environnement,

nous

envisageons

dans

la

prochaine section d'examiner le tissu existant des éco-entreprises en Rhône-Alpes et les

perspectives de développement qu'elles pourraient espérer en abordant ce marché

émergent.

RRHÔNEHÔNE-A-ALPESLPES

UNEUNE RÉGIONRÉGION LEADERLEADER DANSDANS LELE DOMAINEDOMAINE DEDE LL''ENVIRONNEMENTENVIRONNEMENT

dede l'environnementl'environnement auxaux ""

greentechgreentech

""

En 2005, environ 7 000 éco-entreprises étaient actives en France, avec des profils

très variés. Parmi elles figuraient notamment les deux grands groupes d’envergure

mondiale (Veolia Environnement et Suez Environnement), autour desquels gravitaient de

petites entreprises spécialisées, des bureaux d’études et d’ingénierie, des fabricants de

matériels

et

des

prestataires

de

services.

L'emploi

généré

par

le

secteur

de

l'environnement était alors estimé au minimum à 162 000 personnes.

Depuis, avec l'influence grandissante des problématiques liées au développement

durable et l'émergence des éco-technologies 2 , des analyses menées en 2008 3 au niveau

national par le ministère chargé de l’industrie ont permis d’évaluer l’activité de l'ensemble

des éco-industries en France à 60 Mds€ par an et à 400 000 emplois.

Les principaux segments du marché sont en effet en pleine phase de croissance,

tirés en avant par les problématiques liées au climat et à l'énergie, à la pollution et à la

raréfaction des ressources naturelles. Les segments traditionnels de l’eau (distribution et

assainissement) et des déchets (gestion et récupération) ont atteint une phase de maturité

en France mais on assiste à une valorisation de leur expertise à l'international. Sur ce plan,

les entreprises françaises sont particulièrement bien placées puisqu'elles occupent le 4ème

rang mondial. Si l’Union Européenne représente plus de la moitié des débouchés à

l'export, du fait de la maturité des marchés occidentaux, les relais de croissance au niveau

2 Les éco-technologies ou " cleantech " peuvent être définies comme un ensemble de services, de produits et de techniques permettant d’optimiser les consommations de ressources naturelles, de prévenir, de mesurer, de limiter et de corriger les impacts environnementaux de l’activité humaine.

3 Source : " Mission d’études en faveur du développement des « cleantech » ou des éco-technologies en région Rhône-Alpes " DRIRE et Région Rhône-Alpes – Ernst & Young- synthèse de l'étude –

29/06/2009.

mondial se trouvent désormais dans les pays émergents : Asie du Sud-Est, Europe de l’Est

et Amérique latine.

situationsituation enen rhône-alpesrhône-alpes

Pour évaluer le poids des pôles environnement lyonnais et rhône-alpins, il est

nécessaire de déterminer précisément quelles entreprises travaillent dans ce domaine. La

difficulté réside dans la qualification des entreprises dont l'activité n'est pas exclusivement

liée à l'environnement.

n'est pas exclusivement liée à l'environnement. Ainsi, selon la base des éco-entreprises constituée par la

Ainsi, selon la base des éco-entreprises constituée par la CCI de Lyon, plus de 700

entreprises exercent une activité environnementale en région lyonnaise. Ces entreprises

réalisent un chiffre d’affaires de plus de 1,7 milliard d’euros

dans

le domaine de

l’environnement et emploient environ 11 100 personnes. Sur

l'ensemble de la région Rhône-Alpes, le volume d’emplois

directs liés aux activités cleantech est estimé à plus 50000,

répartis dans près de 3.600 entreprises. Le département du

Rhône concentre la moitié des établissements identifiés suivi

par l'Isère (12%) et par la Loire (8%).

Les secteurs traditionnels de la gestion des déchets

identifiés suivi par l'Isère (12%) et par la Loire (8%). Les secteurs traditionnels de la gestion

(collecte, traitement et recyclage) et de l'eau (distribution, assainissement et qualité de

l’eau) représentent plus de la moitié des effectifs identifiés, tout comme c’est le cas à

l'échelle nationale.

Veolia environnement et Suez environnement sont fortement représentés à travers

leurs filiales et délégations régionales : Onyx, Générale des eaux, Veolia water STI ou GRS

Valtech pour le groupe Veolia environnement - Sita Mos, SRA-Savac, SDEI-Lyonnaise des

Eaux ou Sita remediation pour Suez environnement

A côté de ces grands groupes, un vaste tissu de PME spécialisées et innovantes

compose le secteur. Certaines PME comptent parmi les leaders sur leur marché : Lab SA,

Serpol,

Tredi,

01dB

Metravib

Ces

éco-

entreprises locales rayonnent

de

manière

internationale

nationale

et

mais

réalisent

tout de même près d'un tiers

de leur chiffre d'affaires dans

l'aire urbaine.

Une éco-entreprise sur

cinq

est

exportatrice,

urbaine. Une éco-entreprise sur cinq est exportatrice, certaines sont particulièrement présentes à

certaines sont particulièrement présentes à l’international, c'est le cas par exemple de Lab

SA dans le traitement des fumées ou le Cabinet Merlin en ingénierie et conseil.

L'eauL'eau La gestion
L'eauL'eau
La
gestion

des

eaux

usées

est

la

première

dépense

de

protection

de

l’environnement en France : elle atteint 11,7 milliards d’euros en 2005, soit un tiers de la

dépense. Trois entreprises se partagent la quasi-totalité de la production et de la

distribution de l’eau : Veolia Water, Lyonnaise des Eaux-Suez et Saur. A côté de ces

leaders,

un

tissu

dense

de

PME

intervient

dans

équipementiers, laboratoires, consultants

des

domaines

très

différents

:

La région lyonnaise compte de nombreux laboratoires de recherche spécialisés

dans le domaine de l’eau. Deux thématiques font plus particulièrement l’objet d’une

reconnaissance nationale, voire internationale : la gestion des eaux pluviales urbaines et

l’analyse des ultra-traces de polluants.

En revanche, l’Ile-de-France fait figure de leader incontesté en matière de centres

de recherche privés dans le domaine de l’eau. Tous les grands groupes cités plus haut ont

en effet concentré leurs forces en région parisienne.

Au sein du pôle de compétitivité Axelera, le projet Rhodanos a pour ambition de

donner un leadership international à la région Rhône- Alpes en matière de traitement des

eaux, des boues et des odeurs des stations d’épuration.

LesLes déchetsdéchets

La gestion des déchets, comme la gestion des eaux usées, représente un tiers de

la dépense totale pour la protection de l’environnement en France (11,5 milliards d’euros)

Le marché de la collecte et du traitement des déchets est ici aussi un quasi-duopole : les

deux tiers du marché sont assurés par Veolia et Suez.

La gestion des déchets est le

principal domaine d’intervention des

éco-entreprises

lyonnaises.

Elles

sont plus de 350 à être présentes

sur ce marché, où se réalise 40 %

du

chiffre

d’affaires

du

pôle.

Le

domaine

des

déchets

industriels

dangereux

est

particulièrement

porteur, avec des taux de rentabilité

particulièrement porteur, avec des taux de rentabilité proches de 10 %. Selon des chiffres de 2007,

proches de 10 %. Selon des chiffres de 2007, 622 085 tonnes de déchets de la région,

51% du tonnage collecté en déchetterie, sont envoyées vers une filière de valorisation :

12% vers une filière de valorisation énergétique ; 32 % vers une filière de valorisation

matière ; 56 % vers une filière de valorisation organique. Les déblais et gravats sont

enfouis à 47 % et valorisés à 53 %.

LaLa dépollutiondépollution desdes solssols

L’aire urbaine de Lyon affiche une spécificité dans le domaine de la dépollution des

sols. L’Union professionnelle des entreprises de dépollution de sites (UPDS) regroupe la

majorité des entreprises françaises qui réalisent des études et des travaux relatifs aux sites

pollués. L’UPDS compte trente adhérents, leur part de marché est d’environ 80% . Parmi

les trente entreprises adhérentes à l’UPDS, cinq ont leur siège dans l’aire urbaine de Lyon.

L'acoustiqueL'acoustique

La

lutte

contre

le

bruit

représentait

5

%

de

la

dépense

de

protection

de

l’environnement en France en 2005 (1,7 milliard d’euros) ; elle concerne notamment

l’isolation acoustique des logements, la pose d’écrans antibruit le long des axes de

transport, la réduction à la source du bruit des moteurs

Le marché se développe

rapidement dans le domaine de la mesure, notamment celui de la cartographie sonore des

agglomérations et des infrastructures de transport.

Avec une centaine d’entreprises et une quinzaine de laboratoires de recherche

publics spécialisés, la région lyonnaise est le premier pôle en acoustique et vibrations de

France. Les entreprises, essentiellement de petite taille, sont pour près de moitié des

bureaux d’étude et des cabinets d’ingénierie. Le pôle de compétences que représente la

région lyonnaise en matière d’acoustique est reconnu par tous les professionnels du

secteur.

Depuis

2000,

la CCI

de Lyon mène une

action de promotion et

d’appui au

développement de ce pôle, appelé Lara (Lyon Acoustique Rhône-Alpes), ainsi qu’une

démarche d’animation du cluster LARA NVH (Noise-Vibration-Harshness) appliquée au

marché

de

l’industrie

des

transports.

Les

compétences

lyonnaises

en

acoustique

alimentent par ailleurs les projets de recherche des pôles de compétitivité Lyon Urban

Truck & Bus (LUTB) et Techtera (textiles techniques et fonctionnels en Rhône-Alpes).

L'airL'air
L'airL'air

La région lyonnaise n’a pas de spécificité marquée dans le domaine de l’air. Une

centaine d’entreprises interviennent sur ce marché, pour la mesure, la limitation et

l’élimination

des

rejets

atmosphériques,

le

traitement

des

odeurs

et

la

mesure

et

l’élimination des poussières. La plupart interviennent également sur d’autres domaines

environnementaux : rares sont les entreprises positionnées sur le seul marché du

traitement de l’air.

LaLa rechercherecherche

La région Rhône-Alpes pèse d’un poids considérable dans la recherche publique

française et européenne en environnement. Plus de 2 000 personnes (chercheurs,

ingénieurs,

techniciens

et

thésards),

dont

la

moitié

de

chercheurs

et

enseignants-

chercheurs, ont été répertoriées dans le cadre du Cluster Environnement. Des efforts

remarquables ont été réalisés pour organiser la recherche rhône-alpine à travers le Cluster

Recherche Environnement et Envirhônalp.

Si de nombreuses compétences existent en région lyonnaise en matière de

recherche publique dédiée à l’environnement, les grands centres de recherche des éco-

entreprises sont par contre localisés prioritairement en région parisienne. C’est le cas

notamment des centres de recherche des grands groupes : Veolia et Suez.

Le

LaLa chimiechimie verteverte

pôle

de

compétitivité

"Chimie-environnement

Lyon-

Rhône-Alpes"

a

été

labellisé

pôle à vocation mondiale lors

du Ciadt du 12 juillet 2005. Le

thème fédérateur du pôle est :

"passer d'une chimie curative

de

ses

effets

à

une

chimie

d'avant-garde

intégrant

dès

l'amont,

la

maîtrise

de

sa

relation à l'environnement". La

17
17

chimie (plus de 15 000 emplois) peut trouver un relais de croissance important dans le

développement de la « chimie verte » notamment autour du pôle de compétitivité Axelera.

Les synergies sont principalement recherchées dans les domaines de la gestion de l'eau,

du recyclage, du stockage de l'énergie, de la gestion des déchets ou des biocarburants.

On peut rappeler par ailleurs que

la chimie occupe le premier poste des exportations

lyonnaises à destination du Vi t-Nam.

LesLes énergiesénergies renouvelablesrenouvelables

Les secteurs des énergies renouvelables et de l’efficacité

énergétique dans le bâtiment avec respectivement plus de 8 000 et

10 000 emplois représente 10 % des emplois nationaux, avec une

spécialisation forte dans le domaine du solaire photovoltaïque.

L’aire urbaine de Lyon compte, elle, 108 entreprises spécialisées

ou ayant une partie de leur activité dans le secteur des énergies

renouvelables.

Ces

entreprises

emploient

environ

2

300

personnes.

Entreprises rhônapines

leaders en France

Solaire thermique Clipsol Solaire photovoltaïque Photowatt, Tenesol Eolien

Maïa Eolis Hydraulique

Alstom Power Hydro, CNR Pompes à chaleur

Thermatis

France géothermie

Technologies,

La région Rhône-Alpes dispose donc d’un potentiel important, aussi bien en matière

de ressources naturelles que d’acteurs privés et publics. Le premier marché ciblé en région

lyonnaise

est

l’éco-bâtiment,

avec

une

stratégie

collective

de

construction

d’offres

globales ; la région grenobloise dégage quant-à elle une spécificité dans le domaine de

l'énergie.

SolaireSolaire
SolaireSolaire

Le solaire photovoltaïque constituait, lors de l'étude de l'Opale en 2008, le véritable

atout de la région lyonnaise : diverses entreprises spécialisées côtoyaient deux leaders

français, Photowatt et Tenesol.

Photowatt, qui appartient à un groupe canadien (ATS) et emploie plus de 400

personnes à Bourgoin-Jallieu était en 2008 leader sur plusieurs étapes de la fabrication de

panneaux. L'entreprise, technologiquement innovante mais qui se heurte à une dynamique

de production de masse ne peut rivaliser en terme de tarif et traverse aujourd'hui de graves

difficultés (la société a été mise en redressement judiciaire suite à un dépôt de bilan début

novembre 2011). Tenesol en revanche, moins différenciée technologiquement, compense

par son expertise dans l’installation et l’exploitation et par la proximité avec le client final.

L'entreprise détenue par le groupe Total participe aujourd'hui, au même titre que l'américain

Sunpower, de la stratégie globale du géant de l'énergie dans son positionnement vis à vis

de l'énergie solaire.

Nous ne nous attarderons pas plus sur ce secteur, car nous avons vu lors de

l'analyse de la situation viêtnamienne que ce type d'énergie n'était pas pour l'heure

intégrable au mix énergétique du pays.

EolienEolien
EolienEolien

L’engouement mondial pour l’éolien entraîne des tensions sur le marché global. On

assiste actuellement à une pénurie des composants nécessaires à la fabrication des aéro-

générateurs ainsi qu’à une flambée des prix des matières premières (cuivre et acier).

95 % de la production mondiale est assurée par dix entreprises. Le leader mondial

est le Danois Vestas, qui concentre à lui seul 28 % des ventes mondiales; il emploie 14 000

personnes dans une vingtaine de pays. Il est suivi par GE Wind, Enercon et Gamesa. Ces

fabricants sont internationalisés, ils se rapprochent des marchés porteurs et créent des

unités de production sur place, aux États-Unis ou en Chine.

L’agglomération lyonnaise propose peu de débouchés pour la filière éolienne et le

poids économique reste limité.

Le siège social de Maïa Eolis est situé à Lyon. Filiale de Maïa Sonnier et de GDF ,

elle exploite sept parcs éoliens de 80 MW au total. Son objectif est de détenir 1 000 MW en

Europe à l’horizon 2012. Le leader espagnol Gamesa a implanté sa filiale française au parc

technologique de Saint-Priest. Le groupe allemand Dewi a également choisi Lyon pour

implanter son siège France. C’est un bureau d’étude internationalement reconnu dans le

domaine de l’éolien. La CNR s’est diversifiée dans l’éolien, via sa filiale CN’Air, et exploite

actuellement trois parcs en France.

HydrauliqueHydraulique

L’hydraulique représente la deuxième source d’électricité (16,2 %) dans le monde

derrière les énergies fossiles (66,4 %). Elle devance le nucléaire qui fournit 15,2 % de

l’électricité mondiale. En revanche, c’est de loin la première source d’électricité d’origine

renouvelable (89,5 %). L’industrie européenne de la petite hydraulique occupe le premier

rang mondial. Elle emploie environ 20 000 personnes et réalise un chiffre d’affaires de

180M€. Les grandes centrales (puissance supérieure à 10 MW) représentent en moyenne

90% de la production par an. Tous les sites pouvant accueillir des grandes installations en

métropole sont exploités à l'heure actuelle. La France dispose du deuxième parc européen

de petite hydraulique derrière l’Italie.

Trois grands groupes européens sont présents sur les deux marchés (petite et

grande hydraulique) : Alstom Power Hydro (France/Royaume-Uni), VA Tech Hydro- Andritz

(Autriche), Voith Siemens Hydro (Allemagne). En plus de ces multinationales, on trouve

une cinquantaine de PME qui réalisent une grande partie de leur chiffre d’affaires à l’export.

Le siège de la CNR (Compagnie Nationale du Rhône) est implanté dans le 4e

arrondissement de Lyon. Détenue par Electrabel, la Caisse des dépôts et consignations et

par plusieurs collectivités locales, cette entreprise a en charge l’exploitation du Rhône.

Grâce

aux

19

centrales

qu’elle

exploite,

elle

est

le

deuxième

producteur

français

d’électricité. Elle est à l’origine de 25 % de la production hydroélectrique nationale. Ses

projets de développement passent par l’exploitation de petites centrales (rachat ou

construction) et par la candidature pour la reprise des barrages exploités par EDF (la fin

des premières concessions aura lieu à partir de 2009). Elle s’est diversifiée dans le secteur

de l’éolien par l’intermédiaire de sa filiale CN’Air : en 2007 celle-ci exploitait trois parcs en

France.

La PME lyonnaise Hydrowatt gère quant-à elle 21 petites centrales hydroélectriques

dont 14 lui appartiennent. En septembre 2007, elle a levé 7 millions d’euros auprès de

Crédit Agricole " Private Equity " pour renforcer ses fonds propres. Le siège France d’Atos

Electrohydraulics, constructeur italien, est localisé à Vaulx-en-Velin.

BiomasseBiomasse

La biomasse solide est principalement constituée de bois et déchets de bois, de

paille, de résidus de récolte et de déchets urbains. Elle peut être valorisée en chaleur ou en

électricité. Les unités dites de co-génération permettent de produire chaleur et énergie en

même temps. En 2005, 64 millions de tonnes équivalent pétrole ont été produites à partir

de la biomasse solide. Les déchets en représentent 9 %. La production a progressé de

5,4% en un an. La production d’électricité est en nette augmentation : +14 % en un an pour

atteindre 54,8 TW/h en 2005. Cette hausse est principalement portée par l’Allemagne, qui

développe des unités de co-génération, et par les Pays-Bas. Il n’y a pas de fabricants

d’équipements dans l’aire urbaine de Lyon. Des sièges France de fabricants étrangers sont

présents sur le territoire : Ferroli (Italie) et Jotul (Norvège). Les sièges régionaux d’Elyo

(groupe Suez) et de Dalkia (filiale Veolia-EDF), exploitants de chaufferies collectives, sont

localisés à Lyon.

LesLes énergiesénergies marinesmarines

Le projet Orca, mené par Alstom Hydro (co-entreprise Alstom-Bouygues), l’École

Centrale de Nantes et le CETIM (Centre techniques des industries mécaniques), à

Paimpol-Bréhat (Côtes-d’Armor) vise à fabriquer une hydrolienne de grande taille d’ici à fin

2012. Par ailleurs la Beluga, une hydrolienne de 20 mètres de haut est testée par Alstom

Hydro au Canada, l'entreprise en a acquis la licence d’exploitation auprès de la société

canadienne Clean Current Power Systems en décembre 2010. Les énergies marines se

battent actuellement contre d’autres ressources moins coûteuses qu’elles et les tests n’ont

pas

encore

montré

de

possibilité

de

baisse

significative

des

coûts.

Le

climat

d’investissement leur est donc peu favorable. Néanmoins, il faut se rappeler que l’énergie

éolienne a vu ses coûts chuter de 80 % ces trente dernières années, tout en passant d’une

technologie quasi inexistante à un marché de masse chiffré en gigawatts. Tout reste donc

envisageable pour les énergies marines.

UneUne structurestructure existanteexistante

Le

pôle

environnement

lyonnais

uneune forteforte dynamiquedynamique régionalerégionale

s’est

structuré

dès

1996.

Une

association,

" L’Appel " (Association pour la promotion des éco-entreprises lyonnaises), constitue

aujourd’hui le centre de ressources local en matière d’environnement. Elle fédère les éco-

industriels de la région et favorise les synergies entre les éco-acteurs de la région

(entreprises, laboratoires de recherche, organismes de formation) et les institutions : le

Grand Lyon, l’Aderly, la Région Rhône-Alpes, les différentes CCI, l’Ademe, ERAI

Un autre dispositif confère à la région une position avant-gardiste en matière

d'environnement : le salon Pollutec, organisé tous les deux ans à Lyon est le leader

mondial du marché de l'environnement. Le salon rassemble l´ensemble des équipements,

technologies et services de traitement liés à la préservation de l´environnement et au

développement durable. L'édition 2010, la 24ème du salon, prévoyait de réunir 75 000

visiteurs professionnels et quelques 2 400 exposants de 42 pays différents. Fait particulier

à cette année-là, la fréquentation (50 000 personnes) n'a pas été au rendez-vous du fait de

fortes chutes de neige qui ont paralysées les transports en région lyonnaise. Le salon reste

cependant un véritable atout de la région en servant à la fois de vitrine nationale (les

décisions importantes ayant trait au domaine de l'environnement sont annoncées lors du

salon) et internationale (30% d'exposants internationaux en 2008 : les savoirs-faire de pays

en avance sur les " cleantechs " Allemagne, Suède, USA, Japon, sont souvent présentés

au salon).

Il est également intéressant de noter que, depuis quelques années (2006-2008), le

visitorat technique traditionnel de Pollutec, issu majoritairement des secteurs de l'eau et

des déchets, se diversifie. Les nouveaux secteurs des " éco-activités " tels que l’énergie, le

bâtiment durable, le développement durable, l’achat responsable, la santé ou encore la

pollution marine sont de plus en plus représentés.

DeDe nouveauxnouveaux enjeuxenjeux

:: lesles ""

cleantechcleantech

""

L’ambition affichée du Grand Lyon est de devenir une référence européenne en

matière

de

" cleantech " 4

d’ici

2015.

Derrière

la

commande

politique,

un

plan

de

développement a été défini qui répond à 3 objectifs économiques complémentaires : créer

de la richesse et de la croissance économique à partir du développement d'activités de

type " cleantech " et " écotech "; développer une visibilité internationale pour attirer les

investissements extérieurs ; contribuer, par l'innovation, à réduire l’impact des activités

économiques et humaines sur l’environnement.

activités économiques et humaines sur l’environnement. Au-delà de cette volonté du Grand Lyon, c'est

Au-delà

de

cette

volonté du Grand Lyon,

c'est

l'ensemble

de

la

région qui entend assurer

sa

visibilité

au

niveau

international

sur

ce

secteur.

Dans

cette

optique,

les

pôles

de

compétitivité

liés

au

développement des éco-

technologies ont d'ores et déjà organisé leur rapprochement, aux premiers rangs desquels

figurent les clusters existants Axelera, Tenerrdis, LUTB et Minalogic. La région a d'ailleurs

tenté de faire acter cette structure interpôlaire au niveau national en répondant à l'appel à

candidature pour une labellisation de pôles de compétitivité écotechnologiques, lancé par

l’État le 30 juin 2009 et visant à relayer l'impulsion du Grenelle de l'environnement et du

plan " ecotech 2012 " .

Bien que le label en question n'ait pas été accordé à la région, un Réseau EcoTech

a été lancé le 30 novembre 2010, à l’occasion du Salon Pollutec de Lyon. Ce Réseau

4 les éco-technologies ou " cleantech " peuvent être définies comme un ensemble de services, de produits et de techniques permettant d’optimiser les consommations de ressources naturelles, de prévenir, de mesurer, de limiter et de corriger les impacts environnementaux de l’activité humaine.

intègre dans une structure interpôlaire plus large 13 pôles de compétitivité déjà impliqués

dans le domaine des écotechnologies (8 pôles fondateurs : Advancity, Axelera, Pôle Fibres,

IAR (Industries Agro Ressources), Mer Bretagne, Mer PAC, Pôle Risques et Trimatec et 5

des « écopôles » labellisés en mai 2010 : Avenia, Pôle Eau, Dream, Hydreos et Team2.

Rédigée par le cluster Axelera, la Charte qui

lie ces 13 pôles définit une série de thématiques de

coopération : impacts environnementaux (eau, air,

sols, bruit, odeurs, et l’adaptation au changement

climatique),

exploration

(biocarburants,

CO2

et

et

exploitation

durables

gestion

des

ressources

naturelles),

matières

premières

secondaires

et

économie circulaire, usine éco-efficiente et milieux

confinés, ville éco-efficiente et éco-responsable et

métrologie/ instrumentation.

Pour illustrer cette dynamique par un autre

exemple, on peut également citer la collaboration du

Grand Lyon et de NEDO (New Energy and Industrial

Technology

Development

Organization,

agence

gouvernementale japonaise), pour tester l'utilisation

des " Smart Grids " au Confluent. Un accord entre les

deux organismes, présenté en novembre 2010 lors

du salon Pollutec, envisage l'expérimentation d'un

modèle

de

collectivité

énergétique

intelligente

(" smart-grid ") en milieu urbain sur une durée de

cinq ans, selon trois thèmes : la gestion dynamique

des bâtiments ; la gestion de la charge d'une flotte de

véhicules

électriques

à

partir

de

l'énergie

Implications des clusters Rhône- Alpes dans les " éco-tech "

Tennerrdis Technologies des énergies renouvelables (gestion des réseaux, hydrogène, solaire et bâtiment, biomasse, hydraulique) Axelera Accélerer la construction d'une filière industrielle et scientifique de dimension internationale, qui conjugue chimie et environnement. Lyon Urban Trucks & Bus (LUTB) Transport collectif urbain de personnes et de marchandises Minalogic Création, mise au point et production de produits et services autour des solutions miniaturisées intelligentes pour l’industrie

Plastipolis

matériaux

plastiques

Innovation

dans

les

Arve Industries Décolletage et mécatronique Viaméca Développer une offre pour les machines, véhicules en passant de la mécanique consommable au service durable

Cluster Lumière renforcer la compétitivité et l’innovation autour des nouvelles technologies d’éclairage économes

Pôle Innovations Constructives fédérer la filière de la construction, afin de développer l’usage des nouveaux matériaux et de solutions constructives innovantes Cluster Rhône-Alpes Eco-énergies développer la filière éco-bâtiment, mettre en réseau les acteurs privés et publics pour développer les filières de la maîtrise de l’énergie Rhône Alpes Automotive

de

mettre

l’industrie automobile

en

réseau

les

acteurs

photovoltaïque, et la gestion énergétique à l'échelle d'un quartier.

PPERSPECTIVESERSPECTIVES

Cette brève analyse des marchés

viêtnamiens

et

rhône-alpins

relatifs

à

l'environnement nous permet d'ores et

déjà

d'envisager

des

développement

pour

les

pistes

de

services

proposés par notre structure.

Nous

avons

vu

que

dans

le

domaine environnemental, les secteurs

de

l'eau

et

des

déchets

sont

prépondérants tant au niveau mondial

qu'au niveau local. Dans ces secteurs,

les besoins viêtnamiens sont importants

et croissent de façon exponentielle, du

fait

du

double

impact

de

la

forte

croissance

économique

et

du

changement

des

mentalités

des

populations, de plus en plus attirées par

le mode de vie des pays industrialisés

orienté vers la consommation de masse.

En

France,

ces

deux

secteurs

sont

largement

d'envergure

dominés

par

deux

acteurs

internationale,

Véolia

et

Suez environnement. Ces deux groupes

ont

leurs

névralgiques

sièges

et

leurs

centralisées

en

activités

île

de

Les Eco-entreprises rhône-alpines et le marché viêtnamien

Strenghts

Technologies & savoirs-faire

rhône-alpins : chimie verte ; dépollution ; acoustique ; risques technologiques ; urbanisme ; énergies

renouvelables.

Réputation, ancienneté et

dynamisme de la filière environnement en Rhône- alpes : Pollutec ; réseaux d'éco- entreprises ; clusters, pôles de compétitivité, interpôle écotech.

Recherche et innovation : l

Lyon et Grenoble, deux pôles de recherche fondamentales auxquelles les entreprises peuvent s'adosser pour leur

innovation.

Taille & nature des éco-

entreprises : forte concentration d'entreprises de type ETI, capables de se risquer à l'international.

Présence et réalisations

concrètes (urbanisme, santé, transport publics) et réputation de la région Rhône-Alpes au Vi t-Nam.

Weaknesses

Taille de la grande majorité

des éco-entreprises : 70% d'entre elles emploient moins de 10 salariés ; le passage à l'international de ces structures est difficilement envisageable.

déficit d'information sur

l'international, a fortiori sur le

Vi t-Nam : la suppression de la rubrique internationale de la newsletter du réseau APPEL en est un bon exemple.

Les centres de décision et de

recherche des grand groupes privés sont concentrés en Ile de France.

Dépendance vis à vis de

politiques économiques et environnementales menées au niveau national ou européen.

Défaut de communication du

pôle environnement lyonnais qui demeure peu attractif pour les TPE/PME de la région.

Opportunities

Dynamisme de la filière : un marché mondial en forte croissance ~ 2700 Mds en 2020 (estimation 2008), en particulier dans les pays émergents.

Urgence & nécessité au Vi t-

Nam : le pays subi la double pression du réchauffement climatique et du développement économique.

Contexte favorable au Vi t-

Nam : filière environnementale

quasi inexistante, politiques publiques et traductions règlementaires plus contraignantes.

Mutation de la nature des

relations entre la région Rhône-

Alpes et H Chí Minh Ville :

d'une logique d'aide au développement (ODA) à une logique de collaboration et de

partenariat économique (PPP).

Urgence & nécessité en

Rhône-Alpes : le recours à des relais de croissance extérieurs est une question de survie.

Threats

Conjoncture internationale :

crise financière, crise de la dette, risques croissants de récession, d'instabilité politique dans certains pays, de famine dans d'autres.

Conjoncture économique en

France : tentation pour les entreprises de se replier sur leurs fondamentaux plutôt que de se risquer à l'international.

Conjoncture économique au

Vi t-Nam : forte pression inflationniste, déficit et dette publique importante comparés aux voisins, dégradation par les

agences de notation.

Concurrence internationale

très présente dans le domaine environnemental.

Risques liés à l'adaptation

des technologies aux caractéristiques du pays (conditions climatiques, langue et culture différentes)

France et disposent de nombreux relais en Rhône-Alpes. Dans l'état actuel des choses,

nous pensons que ces grands groupes disposent de suffisamment de relais à l'international

et qu'il est prématuré de tenter de positionner une offre en leur direction.

En revanche, nous pensons qu'en Rhône-Alpes, parmi les nombreuses entreprises

qui travaillent dans ces deux secteurs d'activités, certaines souhaitent et cherchent à

exporter leur technologie et leur savoirs-faire. Nous envisageons donc de déployer notre

offre de service en l'orientant prioritairement vers ce marché des ETI/PME, en leur

permettant d'apprécier les opportunités qu'offre le marché vietnamien, en particulier celui

des villes secondaires du pays.

En

examinant

ces

deux

territoires,

nous

avons

pu

visualiser

d'autres

correspondances. Ainsi, nous pensons que les savoirs-faire développés par la région en

terme de dépollution des sols, d'acoustique, de développement urbain et de chimie-verte

sont potentiellement d'un grand intérêt pour un pays tel que le Vi t-Nam, d'autant que des

collaborations dans ce sens ont déjà été engagées dans des programmes d'aide au

développement. Il se peut donc que les entreprises de la région bénéficient auprès des

autorités vietnamiennes d'un capital confiance pré-établi.

En matière d'énergies renouvelables, nous avons pu comparer les projections

viêtnamiennes aux atouts rhône-alpins. Bien que l'énergie solaire soit un des points forts

de l'activité de la région, nous pensons orienter notre offre en privilégiant le secteur de

l'hydraulique. Nous avons pu voir en effet qu'il s'agissait d'un secteur prioritaire du mix

énergétique viêtnamien et que d'importantes entreprises rhône-alpines, comme Alstom

Hydro ou la CNR, disposaient d'un savoir-faire important dans ce domaine.

Concernant l'éolien, la biomasse voire les énergies marines, secteurs dans lesquels

le Vit-Nam peut développer des potentiels importants mais qui ne répondent pas à des

spécificités

de

d'accompagnement

Rhône-Alpes,

peut

exister

nous

auprès

d'envergure plus modestes.

pensons

de

divers

par

expérience

prestataires

ou

qu'une

offre

bureau

d'études

En dressant ce panorama des relations qui lient la région Rhône-Alpes au Vi t-

Nam, nous pensons avoir pu mettre en lumière le marché vers lequel nous envisageons de

positionner notre offre. Les opportunités et les ressorts de croissance qui existent pour les

entreprises rhône-alpines sont réels et les dynamiques institutionnelles vont dans ce sens,

tant au niveau national qu'au niveau local. Nous pensons que le différentiel qui existe entre

le potentiel et l'attractivité réelle du pays auprès des entreprises de la région réside dans

un déficit profond d'information. Y remédier nécessite d'avoir recours à une démarche pro-

active et personnalisée : aller au devant des entreprises et les suivre dans leur démarche.

Après un bref aperçu des offres et des acteurs qui existent sur ce segment d'activité

dans la région, nous examinerons plus en détail les éléments prévisionnels qui structurent

l'activité projetée.

TABLETABLE DESDES ILLUSTRATIONSILLUSTRATIONS

Fig. 1 ; p. 18 : Population des principales villes du Viêt-Nam ; in " en direct des CCIFE - Dossier Spécial Viêt-Nam " - n°81 ; CCIFV ; sept 2009

Fig. 2 ; p. 18 : Carte de l'indice général de performance des objectifs de développement du millénaire " ; in " Báo cáo mc tiêu phát tri n thiên niên k 2010 "(/rapport sur les objectifs de développement du millénaire/) ; Ministère au Plan et aux investissements ; Hà N i ; août 2010

Fig. 3 ; p. 19 : Contribution à la croissance, par secteurs 2005-2010 ; in " Asian Development Outlook 2011 - South-South Économie Links - Viet Nam " ; Asian Development Bank ; août 2011

Fig. 4 ; p. 20 : Indicateurs macroéconomiques : croissance du PIB, Exportations et FDI ; in " Current Global Crisis, Fiscal Stimulus Pack age and Implication for Vietnam " ; DEPOCEN (" Policy Research Institute ") / Ministry of Finance, Japan ; Public Policy review ; Vol 06, n°04, avril 2010

Fig. 5 ; p. 20 : Chronologie des investissements au Viêt-Nam ; in " The Viêt-Nam Provincial Competitiveness Index 2010 " ; USAID/VNCI Policy Paper # 15 ; 14 mars

2011

Fig. 6 ; p. 21 : Diagramme des investisseurs étrangers au Viêt-Nam ; in " The Viêt- Nam Provincial Competitiveness Index " ; USAID/VNCI Policy Paper # 15 ; 14 mars

2011

Fig. 7 ; p. 21 : Fonds engagés et fonds décaissés par pays donateurs ; In " L’Aide Publique au Développement de I’Union Européenne au Viet Nam " ; EU Blue book

2011

Fig. 8 ; p. 21 : Répartition des fonds engagés par principaux bailleurs de fonds ; In

" L’Aide Publique au Développement de I’Union Européenne au Viet Nam " ; EU

Blue book 2011

Fig. 9 ; p. 22 : Importations viêtnamiennes en 2010 ; in " report on Viêt-Nam ; EU economic and commercial counsellors ; green book 2011

Fig. 10 ; p. 23 : Exportations viêtnamiennes en 2010 ; in " report on Viêt-Nam ; EU economic and commercial counsellors ; green book 2011

Fig. 11 ; p. 24 : Contribution à la croissance, par secteurs 2008-2009 ; in " Asian Development Outlook 2011 - South-South Economic Links - Viet Nam " ; Asian Development Bank ; août 2011

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2010

annexe 1

ANNEXESANNEXES

annexe 1 ANNEXES ANNEXES 32

annexe 2

annexe 2 33
annexe 3
annexe 3
Annexe 4 35

Annexe 4

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Annexe 4 35
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