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Monologues d'Antigone et Ismène

Le document présente l'œuvre Antigone de Sophocle. Il raconte qu'après une guerre entre les frères Etéocle et Polynice, Créon devient roi de Thèbes et interdit d'enterrer Polynice. Antigone désobéit à cet ordre pour enterrer son frère, ce qui lui vaut d'être condamnée à mort par Créon.

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Monologues d'Antigone et Ismène

Le document présente l'œuvre Antigone de Sophocle. Il raconte qu'après une guerre entre les frères Etéocle et Polynice, Créon devient roi de Thèbes et interdit d'enterrer Polynice. Antigone désobéit à cet ordre pour enterrer son frère, ce qui lui vaut d'être condamnée à mort par Créon.

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Présentation de l'œuvre :

Dans la mythologie grecque, Antigone est la fille d'Œdipe et de Jocaste et est


sœur d'Ismène, Étéocle et Polynice. Elle a accompagné son père Œdipe
(roi de Thèbes) en exil et, à sa mort, il retourna dans la ville.
Dans le mythe, les deux frères d'Antigone se rencontrent
constamment en train de combattre pour le trône de Thèbes, en raison d'une
malédiction que son père avait lancée contre eux. On était censé que
Eteocles et Polynice allaient se relayer le trône périodiquement, mais, dans
À un moment donné, Etéocle décide de rester au pouvoir après
rempli sa période, ce qui déclenche une guerre, que
conclut avec la mort des deux frères au combat, chacun à
mains de l'autre, comme le disait la prophétie. Créon, alors, se transforme
en roi de Thèbes et décrète que, en ayant trahi sa patrie,
Polinices ne sera pas enterré dignement et sera laissé à l'extérieur de la
ville au gré des corbeaux et des chiens. (Ce mythe est raconté dans
la tragédie Les sept contre Thèbes d'Eschyle.
Dans l'œuvre de Sophocle, Antigone raconte à sa sœur Ismène que
Créonte impose l'interdiction de faire des rites funéraires au corps de
Polinices, comme punition exemplaire pour trahison à sa patrie. Antigone demande
a Ismène qu'elle l'aide à honorer le corps de son frère, malgré la
interdiction de Créon. Elle refuse par peur des conséquences de
violer la loi. Antigone reproche à sa sœur son attitude et décide
suivre son plan. Par la suite, un gardien annonce que Polinice
a été enterré, sans qu'aucun gardien ne sache qui l'a fait.
cette action. Le chœur des anciens croit que les dieux sont intervenus pour
résoudre le conflit des lois, mais Créon ordonne que le corps de
Polinices est déterré. On découvre bientôt qu'Antigone était celle qui
avait enterré le corps, alors essaie encore une fois de l'enterrer et de réaliser
les rituels funéraires, mais elle est capturée par les sentinelles. Antigone est
amené devant Créon et explique qu'elle a désobéi parce que les lois
les humaines ne peuvent prévaloir sur les divines. De plus, il est montré
fière de cela et n'a pas peur des conséquences.
Antigone est condamnée à mort. Elle sera enfermée vivante dans une tombe
Sophocle - ANTIGONE - p. 2
creusée dans la roche.

Le fils de Créon, Hémon, est lésé par la décision de son


père, puisque Antigone est sa fiancée. Il signale à son père que le
le peuple thébain ne croit pas qu'Antigone mérite la peine de mort et
demande qu'on lui pardonne. Créon s'y oppose. Antigone est en route
une mort et, bien qu'il ne regrette pas son action, il a perdu le
l'arrogance et la résolution qu'elle montrait auparavant, en faisant preuve de peur devant
sa mort. L'humanisation d'Antigone met en avant le drame de
moment. Le devin et aveugle Tirésias intervient pour signaler à
Créonte que les corbeaux et les chiens arrachent des morceaux du cadavre de
Polinices et les laissent dans les autels et les foyers, preuve que les
dieux, montre des signes de colère. Accuse Créon d'imprudent et
prédit que quelqu'un du sang de Créon paiera ses erreurs avec son
mort. Créon, devant les prophéties de Tirésias, cède et se dispose à
rectificarsus fautes. Décidez, avec les gardiens, d'aller libérer
Antigone du tombeau où elle avait été enfermée, mais celle-ci s'est
enlevé la vie en se pendant. À ses côtés, Hémon s'était suicidé
se transperçant une épée après avoir trouvé sa fiancée morte.
Creonte n'a pas encore le courage de supporter un autre malheur, car en revenant à
palais avec son fils mort dans les bras, reçoit la nouvelle que son
L'épouse d'Eurídice s'est également suicidée en apprenant la nouvelle.
Le chœur se termine par un appel à agir avec prudence et à respecter les
lois divines.
...
Les honneurs funèbres étaient très importants pour les Grecs, car le
l'âme d'un corps qui n'était pas enterré était condamnée à vaguer par la
terre éternelle. Pour cette raison, Antigone a décidé d'enterrer son
frère et effectuer sur son corps les rites correspondants, bien que
avec cela, elle se rebellait contre Créon.

Sophocle - ANTIGONE - p. 3
Personajes

Antigone, fille d'Œdipe.


Ismène, fille d'Œdipe.
Créon, roi, oncle d'Antigone et d'Ismène
Eurydice, reine, épouse de Créon.
Hémon. Fils de Créon.
Tirésias, devin, vieil et aveugle.
Un gardien.
Un messager.
Chœur des nobles anciens deThèbes, présidé par le CHŒUR.

Sophocle - Antigone - page 4


MONOLOGUES

Monologue 1

ANTIGONE
Y, comment ne pas, alors ? N'a-t-il pas jugé Créon digne d'honneurs
sepulcrales à l'un de nos frères, et l'autre a en revanche
déshonoré ? C'est ce qu'ils disent : à Étéocle, il lui a semblé juste de le honorer.
les justes, honneurs habituels, et il a fait enterrer de sorte que
En l'honneur, recevez les morts, sous terre. Le pauvre cadavre de
Polinices, en revanche, dit qu'un édit a été donné aux citoyens
interdisant à quelqu'un de lui donner sépulture, à quelqu'un de pleurer, même.
Le laisser là, sans deuil, inhumé, doux trésor à la merci des oiseaux qui
cherchez où se gorger. Et c'est, disent-ils, ce que le bon Créon a.
décrété, aussi pour toi et pour moi, oui, aussi pour moi ; et qui vient
vers ici, pour l'annoncer clairement à ceux qui ne le savent pas,
encore, ce n'est pas une affaire de peu d'importance ni peut-on ainsi le considérer, mais
que celui qui transgressera l'une de ces ordres sera condamné à mort,
lapidé publiquement dans la ville. Voici les termes de la
question : il ne te reste plus qu'à montrer si tu fais honneur à ton lignée ou si
tu es indigne de tes illustres ancêtres.

Monologue 2

ISMÈNE
Oui, réfléchis, sœur, pense : notre père, comment il est mort,
aborrissant, déshonoré, après s'être aveuglé lui-même les deux yeux,
enfrenté à des fautes qu'il a lui-même dû découvrir. Et ensuite, son
mère et épouse—que les deux mots lui vont bien—met fin à sa vie
en infâme, entrelacée corde. En troisième lieu, nos deux frères,
en un seul jour, consommez, malheureux, votre destin, le un par la main de
autres assassinés. Et maintenant, que nous ne sommes plus que toutes les deux, pense que
nous aurons une fin ignominieuse si nous violons ce qui est prescrit et transgressons le
volonté ou le pouvoir de ceux qui commandent. Non, il faut accepter les
faits : que nous sommes deux femmes, incapables de lutter contre des hommes.3
Ils ont le pouvoir, ce sont eux qui donnent des ordres, et il faut les obéir.
—celles-ci et encore d'autres plus douloureuses. Moi, avec tout, je demande, à ceux qui
Sophocle - ANTIGONE - p. 5
ils reposent sous terre leur pardon, car j'ai agi forcée, mais je pense
obéir aux autorités : s'efforcer de ne pas agir comme tout le monde manque
de sens, complètement.

Monologue 3

CHOEUR.
Rayon de soleil, lumière la plus belle—plus belle, oui, que n'importe laquelle de celles qui
jusqu'à aujourd'hui, ont brillé à Thèbes les sept portes—, tu es déjà apparu,
paupière de l'or matinal qui se déplace au-dessus du courant de
Dirce. Avec une bride rapide, tu as fait courir devant toi, fugitif, l'homme
venu d'Argos, avec son blason blanc, dans son armure complète, Polinice,
qui s'est levé contre notre patrie emporté par de douteuses querelles, avec
un bruit assourdissant, comme un aigle qui plane sur sa proie,
comme par une aile de blanche neige couverte de multitude d'armes et de casques
crins de chevaux ; au-dessus des toits de nos maisons volait,
ouvrant ses mâchoires, lançant des soifs de sang autour de sept
portes, bouches de la ville, mais aujourd'hui il est parti, avant d'avoir pu
saciar dans notre sang ses mâchoires et avant d'avoir enflammé
pinosa bois brûlant dans les tours couronne de la muraille, tel fut le
estrépito bélico qui s'étendait à ses épaules : difficile est la victoire
quand l'adversaire est le serpent5, parce que Zeus déteste la langue de
jactancieux accent, et en les voyant venir contre nous, prodigieux
avalanche, enflés par le bruit de l'or, lance son rayon tremblant
contre un qui, au bord ultime de nos barrières, s'élevait déjà avec
cris de victoire.

Comme un Tantal, avec la torche à la main, il est allé donner


dur sol, lui qui, comme un bacchant en furieuse attaque, alors,
Soplaba contre Thèbes des vents d'ennemi emportement. Résultat d'un autre
modo, les choses : des coups durs distribués - un pour chacun - entre
les autres chefs, Arès, engagé, propiciodios. Sept chefs,
cabe les sept portes postés, égales contre-égales, laissèrent Zeus,
juge de la victoire, tribut bronzé totalement ; moins les deux
misérables que, nés d'un même père et d'une même mère,
ils levèrent, l'un contre l'autre, leurs lances—armes de chefs
paladines—, et tous deux ont obtenu leur part dans une mort commune. Et, donc,
Sophocle - ANTIGONE - p. 6
exaltatrice de noms, la Victoire est arrivée à Thèbes riche en chars,
rendant à la ville la joie, il convient de laisser dans l'oubli les luttes
jusqu'à présent, organiser des rondes nocturnes qui parcourent les temples de
les dieux tous ; et Bacchus, les danses en l'honneur desquelles la terre s'agite
de Thèbes, qu'il nous guide.

Monologue 4

CREONTE
Anciens, le gouvernail de la ville que les dieux sous des tremblements
la tempête avait bouleversé, aujourd'hui ils reprennent à nouveau une direction certaine.
Si je vous ai envoyé un avis par mes émissaires, à vous tous les
citoyens, de venir ici, c'est parce que je connais bien votre
respect ininterrompu envers le gouvernement de Layo, et aussi, de la même manière,
pendant qu'Édipe régnait sur la ville ; car je sais que, quand il est mort,
votre sentiment de loyauté vous a fait rester aux côtés de ses enfants.
Et donc, en une seule journée, victimes d'un double destin commun, ils ont été
donné mort, tache de fratricide que à la fois ils ont causée et ont souffert,
Yo, eh, en raison de mon lien de parenté avec les défunts, tout le
pouvoir, la royauté assume. Il est impossible de connaître l'humeur, les opinions
et les principes de tout homme qui n'a pas été confronté à la
expérience du gouvernement et de la législation. À moi, quiconque,
responsable du gouvernement total d'une ville, il ne se conforme apparemment pas à l'avis de
les meilleurs sinon que, par peur de quelque chose, a la bouche fermée, de tel me
semble—et pas seulement maintenant, mais depuis toujours—un individu épouvantable.
Et celui qui considère un ami plus que sa propre patrie, celui-ci ne
me mérite considération ; car moi—sache-le Zeus, éternel
escrutateur de tout—je ne peux même pas me taire en voyant que cela se profile
sur mes concitoyens, non pas le salut, mais le châtiment divin, je ne pourrais pas
considérer comme un ami un ennemi de cette terre, et cela parce que je suis
convaincu que dans ce vaisseau se trouve le salut et qu'en lui, si il va par
bon chemin, nous pouvons devenir amis. Voici les règles avec lesquelles je
Je propose de faire la grandeur de Thèbes, et sœurs de celles-ci les ordres.
que aujourd'hui j'ai fait proclamer aux citoyens au sujet des enfants de
Œdipe : à Étéocle, que luttant en faveur de la ville pour elle a
succombé, totalement le premier dans la manipulation de la lance,

Sophocle - ANTIGONE - p. 7
qu'on l'enterre dans une tombe et qu'on lui procure autant de
les sacrifices se dirigent aux morts les plus illustres, sous terre; mais à leur
frère, à Polynice je dis, que, exilé, à son retour il voulut par le
feu dévaster, de haut en bas, la terre patrie et les dieux de la race,
que voulut goûter le sang de certains de ses parents et les asservir à
d'autres ; à lui, j'ai envoyé des hérauts pour annoncer que dans cette ville
on ne l'honore ni avec une tombe ni avec des larmes : le laisser inachevé, proie
exposée au hasard des oiseaux et des chiens, misérable dépouille pour les
que le voient. Telle est ma décision : ce qui est pour moi, ils n'auront jamais le
criminels l'honneur qui revient aux citoyens justes; non, par
ma part aura des honneurs quiconque aura rempli l'état, tant
en mort comme en vie.

Monologue 5

GARDIEN.
Monsieur, je ne te dirai pas que je viens avec tant d'urgence que je n'ai déjà plus de souffle.
ni que j'ai bougé mes pieds légers. Non, que beaucoup de fois m'ont
J'ai arrêté mes réflexions et j'ai fait demi-tour sur mon chemin, avec
intention de revenir ; souvent mon âme me disait, dans son
Malheureux, comment vas-tu là où en arrivant tu seras
castigado?"... "Encore une fois tu t'arrêtes, audacieux? Quand je le saurai par
un autre Créon, penses-tu que tu ne vas pas souffrir une bonne punition ?
tant à tourner en rond, je finissais mon chemin avec une lenteur pesante, et
ainsi il n'y a pas de chemin, même s'il est court, qui ne s'avère long. Enfin
la décision de venir jusqu'à toi a triomphé en moi et me voici, que, même si
rien je ne pourrai t'expliquer, je parlerai au moins ; et le fait est que je suis venu
accroché à un espoir, qui ne peut rien m'arriver que mon
destin

Monologue 6

GARDIEN.
Je ne sais pas mais là-bas, il n'y avait pas de signal qui dénonçait ni coup de pic ni
surco de azada ; le sol était intact, dur et sec, et il n'y avait pas
roderas de carro : fut celui œuvre de ouvrier qui ne laisse aucun signe. Combien-
le nous a montré le gardien du premier tour du matin, tous
Sophocle - ANTIGONE - p. 8
nous avons eu une mauvaise surprise : le cadavre avait disparu,
pas enterré, non, mais avec une légère couche de poussière dessus, œuvre comme
de quelqu'un qui voudrait éviter une offense aux dieux... Je ne sais pas non plus
je ne voyais aucun signe de bête ni de chien qui se serait approché au
cadavre, et encore moins qu'il l'ait déchiré. Entre nous ils servaient
soupçons infamants, d'un à l'autre ; un gardien accusait un autre
guardian et la chose aurait pu se terminer à coups si personne n'était apparu
le empêchait ; chacun à son tour était coupable mais personne ne l'était et
tout le monde évitait de savoir quelque chose. Nous étions tous prêts à prendre avec
la main sur un fer rouge, à marcher sur le feu à jurer par les
dieux que nous n'avions pas fait cela et que nous ne connaissions même pas
que l'a planifié ni celui qui l'a fait. Enfin, vu que, tant d'inquisition,
nous ne sortions rien, l'un d'entre nous a parlé et ça nous a tous fait peur
fixer les yeux au sol, et le fait est que nous ne pouvions pas lui répondre ni
nous avions la possibilité de bien nous en sortir, de faire ce qu'il a proposé : que
il était nécessaire de te informer de cette affaire et que je ne pouvais pas
te cacher; cette opinion a prévalu, et moi, le malheureux, je dois
me toucher la mauvaise chance et je dois porter la bonne affaire et me voici, non
par ma volonté et non parce que vous le voudriez, je le sais déjà,
il n'y a personne qui veuille d'un messager qui apporte de mauvaises nouvelles.

Monologue 7

CREONTE. (Au chœur.)


Assez, avant de me faire déborder de colère, avec ce que tu dis ; mieux vaut
ils ne peuvent pas t'accuser à la fois de vieillesse et de manque de jugement, parce que dans
vrai que ce que tu dis n'est pas supportable, que tu dis que les divinités
ils s'inquiètent de quelque chose concernant ce mort. Comment allaient-ils l'enterrer ?
en particulier en l'honorant comme bienfaiteur, lui qui est venu brûler
les colonnades de ses temples, avec les offrandes des fidèles, à
ruiner la terre et les lois qui leur ont été confiées ? Quand as-tu vu que les
Les dieux honoreront-ils les méchants ? Cela ne peut être. En ce qui concerne mes ordres,
Il y a des gens dans la ville qui vivent mal et qui en secret depuis déjà
le temps murmure contre moi et agite sa tête, incapable de
maintenir son cou sous le joug, comme il se doit, car ils ne supportent pas
mes ordres ; et je suis convaincu, ceux-ci se sont laissés corrompre par
une paie de ces gens dont je parle et qui ont fait cette méchanceté, parce que
entre les hommes, rien, aucune institution n'a jamais prospéré autant
Sophocle - ANTIGONE - p. 9
funeste comme la monnaie ; elle détruit les villes, elle sort les
hommes de sa patrie ; elle se charge de perdre des hommes de bien
principes, d'apprendre en profondeur à s'installer dans la vilenie; pour le bien
et pour le mal également disposés fait les hommes et les fait
connaître l'impiété, qui ose tout, combien se sont laissés
corrompre pour de l'argent et accomplir ces actes, ils ont réalisé des faits qu'un
jour, avec le temps, ils auront leur châtiment. (Au gardien.) Mais, si vrai
comme Zeus a toujours mon respect, sache bien cela que dans
juramento j'affirme : si vous ne trouvez pas celui qui a été fait de ses propres mains
cette sépulture, si elle n'apparaît pas devant mes propres yeux, pour vous non
Ça va suffire avec seulement l'Hadès7, et avant, vivants, je vais vous pendre jusqu'à ce que
confessez votre action démesurée, afin que vous appreniez d'où
on retire l'argent et de là vous le retirerez dans le futur ; vous verrez comme non
on peut être ami d'un profit venu de n'importe où. Par
les gains qui découlent d'actes honteux, peu restent en sécurité et
beaucoup d'autres reçoivent leur châtiment, comme tu peux le savoir.

Monologue 8

GARDIEN.
Seigneur, rien ne peut amener un mortel à jurer qu'il est
impossible : la réflexion contredit la première idée. Ainsi, je m'en allais avec-
vaincu par la tempête de menaces à laquelle tu m'as soumis : que non
je remettrais mes pieds ici; mais, comme la joie qui sur-
vient au-delà de et contre tout espoir, ne ressemble pas, si grand
Oui, à aucun autre plaisir, voici que je suis venu—malgré m'être
engagé à ne pas venir sous serment - pour te ramener ici
fille qui a été trouvée en train de composer une tombe. Et maintenant non
je viens non pas parce que cela a été décidé par tirage au sort, mais parce que cette découverte
heureux m'appartient et non à un autre. Et maintenant, monsieur, vous
même, selon ce que tu veux, tu la prends et tu peux déjà enquêter et lui poser des questions;
En ce qui me concerne, je peux maintenant me libérer de ce danger : je suis libre.
exempt d'injustice.

Sophocle - ANTIGONE - p. 10
Monologue 9

ANTIGONE.
Ce n'était pas Zeus qui me l'avait décrété, ni Diké, compagne des
dieuxs souterrains, n'a jamais défini parmi les hommes de lois de ceci
tipo. Et je ne croyais pas que tes décrets aient autant de force que pour
permettre qu'un seul homme puisse sauter par-dessus les lois non
écrites, immuables, des dieux : leur pertinence n'est pas d'aujourd'hui ni de
hier, mais toujours, et personne ne sait quand ils sont apparus. Non
je craignais d'attirer le châtiment des dieux par peur de ce qui pourrait
penser à quelqu'un : je voyais déjà, déjà, ma mort - et comment ne pas ? - bien que toi
tu n'aurais rien décrété ; et, si je meurs avant le temps, je dis
qu'est-ce que le gain : qui, comme moi, parmi tant de maux vit, n'en sort pas
Est-ce qu'on gagne par sa mort ? Et ainsi, ce n'est pas, ce n'est pas un malheur, pour moi,
avoir cette destination ; et en revanche, si le cadavre d'un fils de ma mère
était inhumé et je le supportais, alors, ça me serait en effet
douleur; l'autre, en revanche, ne me fait pas de douleur : il se peut que cela te...
il semble que j'ai agi comme une folle, mais, un peu plus ou moins, c'est à un
loco à qui je rends compte de ma folie.

Monologue 10

CORO.
Heureux ceux qui ne goûtent pas dans leur vie au malheur. Mais si un
Dieu frappe de maux la maison de quelqu'un, la cécité ne reste pas, non, au
marge d'elle et jusqu'à la fin de la lignée, elle l'accompagne. C'est comme
quand des vents thraces en colère gonflent les vagues qui
souffle sur l'abîme de la mer profonde ; de ses profondeurs noires
arène s'agite, et gémissent bruyamment, s'opposant au fouet de
contraires assauts, les roches de la plage. Ainsi je vois les peines de la maison
des Lablácidas comment ils s'abattent sur les peines des déjà
décédés : aucune génération ne libérera la suivante, parce que quelque
Dieu l'anéantit, et il n'y a pas d'issue. Maintenant, une lueur d'espoir couvrait
aux derniers rejetons de la maison d'Œdipe ; mais, encore une fois, la hache
homicide d'un dieu souterrain la moisson, et la folie dans la parole
et une Érinys dans la pensée. Quelle arrogance humaine pourrait
arrêter, Zeus, ta puissance ? Même le rêve ne peut l'attraper, lui, qui tout
le domine, ni la durée inflexible du temps entre les dieux. Toi,
Zéus, souverain que tu ne connais pas la vieillesse, règne sur l'étincelant,
Sophocle - ANTIGONE - p. 11
esplendeur sereine de l'Olympe. Dans l'imminent, dans l'avenir
et dans le passé, cette loi sera en vigueur : dans la vie des hommes,
personne ne rampe—du moins pendant longtemps—sans cécité. La
l'espoir, dans ses allées et venues d'un côté à l'autre, s'avère utile, oui, à beaucoup
hommes; pour de nombreux autres, une illusion du désir, capable de faire confiance
dans le vide : l'homme ne sait rien, et cela lui parvient lorsqu'il s'approche de la
chaud braise le pied.11Résultat illustre ce dicton, en raison je ne sais pas à la
sagesse de qui : le mal semble un jour bien à l'homme dont l'esprit
un dieu mène à la cécité ; le temps qu'il vit sans est déjà très bref
ruine.

Monologue 11

HEMÓN.
Père, le don le plus sublime parmi toutes les richesses qui existent
donne aux dieux à l'homme, c'est la prudence. Je ne pourrais ni saurais
expliquer pourquoi tes raisons ne sont pas tout à fait justes ; toutefois,
pourrait une interprétation dans un autre sens être correcte. Tu n'as pas
j'ai pu constater ce qui se dit par Thèbes ; ce qui se fait ou se
reproche. Ton visage impose le respect à l'homme de la rue ; surtout
s'il doit t'adresser des mots que tu n'aimerais pas entendre. À
moi, en revanche, il m'est possible de les entendre, dans l'ombre, et ce sont : que la
La ville se lamentent sur le sort de cette jeune fille qui meurt de manière tragique.
la mort, comme la plus ignoble de toutes les femmes, par des œuvres qu'elle a
accomplie bien glorieuses. Elle, qui n'a pas voulu que sa propre
frère, saignant mort, disparaîtrait sans sépulture ni que le
ni les chiens ni les oiseaux voraces n'ont été détruits, n'est-ce pas devenu ainsi créancier
de dorés honneurs ? C'est la sombre demande qui va en silence
propagándose. Père, pour moi, il n'y a pas de bien plus précieux que toi.
félicité et bonne aventure : qu'est-ce qui peut être meilleur ornement que la renommée
croissant de son père, pour un fils, et que, pour un père, avec rés-
pecto à ses enfants ? Ne t’habitue donc pas à penser d'une manière unique,
absolu, ce que tu dis—mais rien d'autre—, c'est cela qui est certain.
Ceux qui croient qu'ils sont les seuls à penser ou à avoir un
modo de parler ou un esprit comme personne, ils apparaissent vides de
vanité, en étant découverts. Pour un homme, du moins si c'est
prudent, il n'y a rien de honteux à apprendre beaucoup ou à ne pas se montrer
excessivement intransigeant ; regarde, en hiver, au bord des torrents
Sophocle - ANTIGONE - p. 12
accrus par la pluie d'hiver, combien d'arbres cèdent, pour
sauver sa ramure ; en revanche, celui qui s'oppose sans céder, celui-là finit
déséquilibré. Et ainsi, celui qui, sûr de lui-même, la drisse de sunave
tensa, sans lui donner de jeu, fait le reste de sa traversée avec la banc.
revés, vers le bas. Par conséquent, ne sois pas trop rigoureux et accepte le
changement. Parce que, si cela convient à ma jeunesse d'émettre un jugement, je dis que
J'estime beaucoup un homme qui est né plein de science innée,
mais, avec tout—comme la balance n’aime pas tomber de ce côté,
Quel bon conseil de prendre des avis de ceux qui louent bien.

Monologue 12

ANTIGONE.
Ay de moi, moquée ! Pourquoi, par les dieux paternels, n'attends-tu pas
à ma mort et, de mon vivant encore, tu m'insultes ? Ô patrie ! Ô opulents
hommes de ma patrie ! Ô, sources de Diroe !
Ô, sanctuaire sacré de Thèbes, riche en chars ! Vous aussi,
qu'avec tout, je vous prends comme témoins de comment je meurs sans que me
j'accompagne le deuil de mes amis, pourquoi je vais à un tumulus
de pierres qui m'enferment, tombe jusqu'à aujourd'hui jamais vue. Aïe de moi,
misérable, que morte, je ne pourrai même pas vivre parmi les morts; ni parmi les
vivos, donc, ni parmi les morts.

Monologue 13

ANTIGONE
Ô tombe ! Ô lit nuptial ! Ô demeure souterraine qui
Toujours plus doit me garder ! Vers toi vont mes pas pour trouver
à mes proches. D'eux, un nombre considérable a déjà accueilli Perséphone,20
tous de mort misérable morts : parmi eux, la mienne est la dernière et la
plus misérable ; moi aussi j'y vais, avant que cela ne se réalise
vie que le destin m'avait accordée ; pourtant, je me nourris de la
espérance, en allant, que mon père m'aime quand j'arriverai ; soit bien
reçue par toi, mère, et que tu m'acceptes, cher frère. Car
vos cadavres, moi avec ma main je les ai lavés, je les ai arrangés, sur
J'ai fait des libations sur vos tombes. Quant à toi, Polinice, par
observer le respect dû à ton corps, voici ce que j'ai obtenu...
des personnes prudentes n'ont pas censuré mes soins, non, parce que, ni si
Sophocle - ANTIGONE - p. 13
je n'aurais eu d'enfants même si mon mari avait été en train de se consumer
de la mort, jamais contre la volonté du peuple cela aurait plongé
papier douloureux. Quelle loi justifie cela ? Mari, mort
l'un, l'autre aurait pu avoir, et même un enfant de l'autre né, de
avoir perdu le mien. Mais, mort mon père, déjà, et ma mère, dans le
Hadès les deux, il n'y a pas de frère qui puisse être né. Par cette loi,
frère, je t'ai honoré plus que quiconque, mais cela semble à Créonte
mauvaise action et terrible audace. Et maintenant, il m'a pris, comme ça,
entre ses mains, et m'emporte, sans noces, sans hyménée, sans part à avoir
tenu en fiançailles, sans enfants à élever ; non, que ainsi sans amis que
aidez-moi, malheureuse, je vais aux tombes des morts : pourquoi
avoir transgressé une loi divine ? Et laquelle ? À quoi cela peut-il me servir,
pauvre, regarder les dieux ? Lequel puis-je appeler pour qu'il m'aide ? Le
le fait est que ma piété m'a valu le titre d'impiété, et si le titre
est valide pour les dieux, alors moi, qui en suis accusée,
je reconnaîtrai mon erreur ; mais si ce sont les autres qui ont tort, que les
les maux que je subis ne doivent pas être plus grands que ceux qui m'imposent, contre
toute justice.

Sophocle - ANTIGONE - p. 14

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