Vous êtes sur la page 1sur 13

LA LITTÉRATURE COURTOISE

i
i

Topogramme du Moyen Âge

Chant grégorien

Chant polyphonique ou Ars antiqua

Âge Chant grégorien Chant polyphonique ou Ars antiqua Musique Polyphonie profane ou ars nova Sciences Art

Musique

Polyphonie profane ou ars nova Sciences Art roman Art Gothique Miniature Scolastique Philosophie Patrologie
Polyphonie profane ou ars nova
Sciences
Art roman
Art
Gothique
Miniature
Scolastique
Philosophie
Patrologie
Beowulf (VIII-X siècle)
Chanson des Nibelungen (XIII siècle)
Dante (1265-1321)
Littérature étrangère
Pétrarque (1304-1374)
Boccace (1313-1375)
Moyen Age (476-1453)
Chaucer (1340-1400)
20/09/2011 - v21
Malory (1408-1471)
Chanson de geste
Tristan et Iseut
Marie de France
Chrétien de Troyes
Littérature française
Roman de la Rose
Roman de Renart
François Villon
La Farce de Maitre Pathelin
Lieux
Poème épique
Roman
Christianisme
Religion
Genres
Fabliaux
Croisades
Poésie lyrique Théatre
Poésie lyrique
Théatre

Cadre sociale

Le château

Cosmographie

Bestiaires Lapidaires Floraires
Bestiaires
Lapidaires
Floraires
Dynastie Mérovingienne Dynastie carolingienne Dynastie capétienne Féodalité (XI siècle) Première croisade
Dynastie Mérovingienne
Dynastie carolingienne
Dynastie capétienne
Féodalité (XI siècle)
Première croisade (1095-1099)
Louis VII
Louis IX
Philippe le Bel (1285-1314)
Début de la guerre de Cent Ans (1337)
Charles VI
Jeanne d'Arc
Charles VII
Louis XI (1461-1483)

Histoire

Gens d'Église Les clercs (le clergé et les moines) Nobles guerriers Les chevaliers Travailleurs Le
Gens d'Église
Les clercs (le clergé et les moines)
Nobles guerriers
Les chevaliers
Travailleurs
Le tiers état (paysans, artisans, marchand)
Le monastère Bourgs et villes
Le monastère
Bourgs et villes

La Littérature courtoise

Archive All Download Newest

Histoire de la littérature française des origines à nos jours la-litterature.com

4

staff.hum.ku.dk

Littérature médiévale ( Azadunifr )

raham1.blogspot.it

Archive All Download Newest

Histoire de la littérature française des origines à nos jours

la-litterature.com

À partir du XI e siècle dans le sud de la France, et du XII e siècle dans le nord, la société féodale ajoute une nouvelle valeur à l’idéal chevaleresque : le service d’amour, qui met les préoccupations amoureuses au centre de la vie. La cour imaginaire du roi Arthur dans les romans de la Table Ronde devient le modèle idéal des cours réelles : non seulement le chevalier est brave, mais il doit maîtriser ses désirs, mériter l’amour de sa dame.

En effet, le mot « courtois » signifie au départ « qui vient de la cour ». La courtoisie désigne une façon d’être, l’ensemble des attitudes, des mœurs de la cour seigneuriale dans laquelle les valeurs chevaleresques sont modifiées par la présence des dames. L’amour courtois est un code que doit suivre le chevalier.

La cour Sous l’influence de l’Église qui incitaient les seigneurs à faire la paix (trêve de Dieu), les mœurs s’adoucissent. Moins tournés vers les Croisades et la défense de leur fief, les seigneurs s’habituent à la vie de cour. Sous l’instigation de femmes de haut rang, comme Aliénor d’Aquitaine, d’abord femme du roi de France, puis femme du roi d’Angleterre, s’instaurent des cours d’amour où les artistes chantent la femme, idéalisée, parfaite, inaccessible

La dame L’amant courtois est séduit par la dame, une femme dotée d’une beauté et de mérites exceptionnels, qui est mariée, accomplie. Au Moyen Âge, on ne se marie pas pour l’amour : on se marie par intérêt, pour perpétuer la famille, pour s’allier à un clan. Le mariage est affaire de raison, et souvent décidé d’avance par les parents des époux.

Alors que le mariage est à la portée de tous, l’amour vrai n’est ressenti que par les âmes nobles. L’amour noble n’est ni banal ni vulgaire. Il est généralement éprouvé envers une femme d’une condition supérieure. Cet écart entre les statuts sociaux rend la femme inaccessible, l’élève au rang des divinités à adorer.

Le fin’amor Si l’acte sexuel est la consécration de l’amour, le sentiment noble invite à la sublimation. Sa passion doit l’amener à surpasser son désir pour la dame afin d’éprouver pour elle un amour raffiné, profond, véritable, un amour transposé sur un plan supérieur. Cet amour « spirituel » – on l’appelle fin’amor en langue d’oc, ce qui veut dire « amour parfait » ou « amour sublimé ».

L’amant courtois L’amant courtois est un guerrier héroïque. On sait que le code du chevalier est basé sur l’honneur. Il est fort, mais, surtout, loyal envers son suzerain. Sa noblesse de cœur fait de lui un homme franc, poli et subtil.

L’amant courtois est totalement soumis et dévoué à sa dame : abnégation, obéissance et discrétion sont ses mots d’ordre. Pour mériter l’amour de sa dame (qui fait preuve de froideur et de caprices), afin de prouver l’intensité et la constance de son amour, le chevalier devra se plier au « service d’amour », c’est-à-dire qu’il devra se soumettre aux coutumes de l’attente et sortir vainqueur d’une série d’épreuves souvent fixées par sa maîtresse.

Quand il aime, le chevalier courtois rend hommage à sa dame, elle devient la suzeraine de son cœur : il s’y soumet aveuglément. La loyauté à la dame passe avant celle au suzerain : il doit faire preuve d’une obéissance totale, d’une fidélité indéfectible.

Les joies d’amour Après la discipline, l’attente, les épreuves, le sacrifice de son honneur, le chevalier peut enfin s’abandonner au plaisir sensuel. En effet, les troubadours, idéalistes mais aussi réalistes, voyaient l’acte sexuel comme le sacrement de l’amour. Une passion sans frein, qui ne recule pas devant le scandale, est choquante. Les conséquences sont désastreuses pour les amants : la dame perd son honneur, alors que le chevalier voit ignorer sa valeur.

Toutefois, il se peut que cet acte d’amour ne se produise jamais, et que les faveurs de la dame, jamais accordées, aient entretenu de beaux rêves, suscité d’ardents espoirs, inspiré des actes généreux. Ce complexe état d’âme créé par cette attente et cet effort est ce qu’on appelle la « joie d’amour ».

L’amour fatal Si la littérature courtoise – qui s’inscrit souvent dans un monde merveilleux, peuplé d’éléments surnaturels, de personnages mystérieux et fantastique (des mages, des fées, des nains et des géants, etc.) – présente ainsi les jeux aimables de l’amour ; il n’en demeure pas moins que cet amour, parfois peint de façon mélancolique, est soumis quelquefois aux vicissitudes du destin. On rencontre alors le thème de l’amour

malheureux, de l’amour contrarié qui se heurte à des obstacles, qui se brise parfois sur des écueils, mais qui demeure malgré tout victorieux, car l’amour courtois, par-delà la mort même, est un sentiment vrai et éternel.

Texte adapté de Marie-Josée NOLET et Christiane FRENETTE, Cégep de Lévis-Lauzon, 1998, et de Denise BESSETTE et Luc LECOMPTE, Anthologie et Courants épique et courtois, Cégep de Lévis-Lauzon, 1995.

la-litterature.com

4

staff.hum.ku.dk

4. La littérature courtoise

4.1 L’amour courtois

L’amour courtois est la forme imaginaire de la sexualité médiévale. C’est un art érotique des couches aristocratiques, celles des cours ainsi que l’indique l’adjectif courtois. Comme tout imaginaire sexuel ou érotique, l’amour courtois médiéval se nourrit amplement des interdits sociaux. Les interdits de l’Èglise d’une part, qui prêchait la chasteté. Les interdits de la société aristocratique de l’autre, qui avait besoin d’assurer la transmission des héritages, donc du pouvoir économique et politique, avec un minimum de conflits sociaux. Le mariage est l’institution que l’Église et la société aristocratique médiévales avaient inventé pour régulariser les rapports sexuels et normaliser la reproduction.

L’amour courtois est un thème dominant de la littérature médiévale française à partir du milieu du douzième siècle. Il a révolutionné le rapport des sexes et par là les rapports sociaux en général, et il continue à conditionner le monde sentimental de l’Occident.

La littérature courtoise combine la poésie érotique du pur plaisir des troubadours de langue d’oc avec l’idéal guerrier et chevaleresque des chansons de geste de langue d’oïl et avec l’idéal de chasteté de la poésie religieuse. Le mariage est proprement dit une « affaire» entre clans et familles.

La fine amor permet aussi à une dame d’aimer - en dehors du mariage - un jeune homme, un jouvencel, de rang inférieur, et de l’aimer d’un amour à la fois pur et charnel, chaste et sensuel. Rien, cependant, ne s’oppose à ce que la fine amor se pratique aussi dans le cadre d’un mariage voulu et consenti.

La littérature courtoise a son origine poétique dans la poésie lyrique des troubadours. Le plus ancien que nous connaissions est Guillaume IX de Poitiers (1071-1127), Comte du Poitou et Duc d’Aquitaine, le plus grand vassal du roi de France.

4.2

Les sources de la poésie courtoise

Les sources idéologiques et philosophiques de cette poésie sont à trouver chez Ovide dont l’Ars amatoria (L’art d’aimer) décrit avec ironie et raffinement les façons dont un homme peut séduire une femme mariée (et inversement).

4.3 Le roman courtois

Le succès du code de comportement courtois doit beaucoup à une femme exceptionnelle, Aliénor d’Aquitaine, petite-fille de Guillaume IX de Poitiers, le Troubadour, héritière des vastes territoires de son grand-père, mariée jusqu’en 1152 à Louis VII de France (1137-80), qui l’adorait, mais souffrit à cause de ses manières libres, puis, à partir de 1152, au duc d’Anjou, futur roi d’Angleterre, Henri II de Plantagenêt (1154-89). Elle est la mère de deux rois anglais, Richard Cœur de Lion (1189-99), trouvère (= troubadour) lui aussi, et Jean sans Terre (1199-1216).

Les premiers romans courtois (roman veut dire « texte en langue romane ») s’inspirent des Métamorphoses d’Ovide. Ce sont les romans dits antiques: Le roman d’Alexandre (1125?), Le roman de Thèbes (1152-54), Le roman d’Énéas (1156) et Le roman de Troie (1160-65), les deux derniers dûs à Benoît de Saint-Maure. Ils relatent des exploits guerriers, mais sont plus centrés sur des héros individuels que les chansons de geste, et les femmes y jouent un rôle primordial. Ils sont pleins de descriptions, de dialogues, de psychologie et de situations d’amour - d’amour courtois.

Les romans bretons mettent en scène un personnage légendaire, le roi Arthur.

Un thème breton très populaire est celui de Tristan et d’Iseult. Ce thème fait son apparition probablement vers 1150. Il en existe deux versions françaises, celle (fragmentaire) de Thomas, composée en anglo-normand vers 1170, et celle de Béroul, en normand.

4.4 Béroul: Le roman de Tristan

Dès les premières apparitions de la légende de Tristan et d’Iseut, on rencontre le thème de la fatalité de l’amour. La passion emporte ceux qui s’aiment et ni volonté ni raison ne peuvent les aider à résister.

Copyright (C) 1997 Association de Bibliophiles Universels http://www.abu.org/

Dans le Tristan de Thomas, la fatalité est également au centre. Tristan a quitté Iseut-la-Blonde. Il a épousé Iseut-aux-blanches-mains, fille du duc de Bretagne, mais n’arrive pas à oublier Iseut-la-Blonde, qui, elle, ne peut pas oublier Tristan non plus. Leur vies sont liées l’une à l’autre. L’un ne peut pas survivre à l’autre.

staff.hum.ku.dk

Littérature médiévale ( Azadunifr )

raham1.blogspot.it

Name: reza_abbaspour81@yahoo.fr

La littérature courtoise

View my complete profile

La « fin’amor », qui signifie l’amour parfait et délicat, constitue le noyau central de la « courtoisie », c’est un art de vivre fondé sur la politesse, le raffinement, la générosité et la loyauté. Liée à la vie de cour autour des grands seigneurs, la courtoisie est exaltée par les troubadours en langue d’oc et par les trouvères en langue d’oïl. La littérature courtoise, apparue au XIIe siècle, a pour thème principal le culte de l’amour unique, parfait et souvent malheureux. Elle trouve son origine dans l’Antiquité, intègre des influences orientales dues au retour des Croisés, et s’inspire de légendes celtiques. Ainsi, la légende de Tristan et Iseult raconte l’histoire d’un amour absolu et impossible qui se termine par la mort tragique des amants ; ces poèmes étaient chantés à la cour des princes par les trouvères et les troubadours. Le long poème Le Roman de la Rose, best-seller datant du début du XIIIe siècle est l’un des derniers écrits portant sur le thème de l’amour courtois. Les œuvres courtoises expriment l’idéal chevaleresque, mais elles contiennent une nouvelle valeur : le service amoureux. L’appellation « courtoise » vient du mot « court » qui, en ancien français, désignait la cour seigneuriale. La cour imaginaire du roi Arthur dans les romans de la Table Ronde devient l’idéal des cours réelles : les habitudes raffinées et les beaux usages s’y imposent comme règle. La fidélité à une Dame, l’art de bien parler et chanter, la politesse, la générosité s’opposent, d’une part, aux manières grossières des guerriers et, d’autre part, deviennent signe de reconnaissance de la classe aristocratique. Aussi, les aristocrates, commencent-ils à s’orienter vers une littérature plus attentive au cœur et à l’esprit.

Le roman courtois Un roman courtois est un long récit écrit au Moyen Âge (XIe et XIIe siècle) en vers octosyllabiques ou en prose. Il met en scène des chevaliers qui combattent pour leurs dames. Contrairement aux chansons de geste qui s’inspiraient de la matière de France, le roman courtois prend pour inspiration la matière de Rome ou la matière de Bretagne. Le roman est un récit, en langue romane (d’ou le nom de genre), écrit d’abord en vers octosyllabiques, puis en prose, où dominent les aventures fabuleuses et galantes. Ses sources ne sont pas françaises. Dès la fin du XIe siècle, des copistes remanient des légendes antiques ou bretonnes, comme par exemple Le Roman d’Alexandre, Le Roman de Troie ou les récits sur les exploits du roi Arthur et des Chevaliers de la Table Ronde. Ces œuvres remaniées représentent, en quelque sorte, la transition entre la chanson de geste et le roman courtois. Dans les romans courtois tous les exploits chevaleresques ont pour but de plaire à la Dame du cœur et de faire valoir les qualités individuelles du héros. Le parfait héros courtois est toujours partagé entre l’aventure et l’amour. Le merveilleux chrétien et le

surnaturel occupent une grande place dans le récit et en sont les éléments permanents. La nature et certains personnages sont décrits en détails. La vie matérielle y est présente aussi: la description des châteaux, des tenues, des tournois, des cérémonies, représentent une nouveauté par rapport au récit épique. Au cours de la deuxième moitié du XIIe siècle, les auteurs les plus renommés sont : Béroul (Tristan), Thomas (Tristan), Chrétien de Troyes (Tristan, Lancelot, Le chevalier au Lion, Perceval). Avec la littérature courtoise on passe progressivement de la littérature transmise de bouche à oreille et anonyme à la littérature écrite et signée d’auteur. Exemples de romans courtois Les plus connus sont Tristan et Iseut, le Roman de la rose. Matière de Rome : Le Roman de Thèbes (vers 1150). • Le Roman d’Énéas (vers 1160). • Le Roman de Troie (vers 1160). Matière de Bretagne : • Tristan et Iseut (1170-1190). • Les romans de Chrétien de Troyes (1135-1181)

La poésie courtoise : Elle est incarnée par Marie de France et par Rutebeuf. Les poésies lyriques au Moyen Âge sont de véritables chansons : leurs strophes correspondent à une phrase musicale et un refrain est toujours présent. Les origines de la poésie lyrique peuvent être recherchées dans les chants populaires et les danses. L’influence de la culture arabe se fait sentir également. La poésie médiévale atteint son sommet dans l’art des troubadours. Le Midi, où l’économie est plus développée que dans les provinces du Nord et où la vie quotidienne est moins belliqueuse, se rend plus propice à l’art qui chante l’amour et le printemps. L’influence de cette poésie se traduit dans la langue d’oïl pendant la deuxième moitié du XIIe siècle. Les genres poétiques sont : la chanson de toile que les dames chantent quand elles tissent et brodent, la chanson de croisade, la pastourelle où l’on voit des seigneurs courtiser des bergères, le jeu parti représentant un débat sur l’amour. Deux thèmes s’y succèdent : l’amour et la nature. Plus spontanées et naturelles au début, en général, les poésies évoluent vers des formes fixes: la ballade, le chant royal, le rondeau, le virelai. L’idée commence à se dissimuler sous les symboles, l’allégorie, l’érudition, qui viennent souvent à la place du sentiment. Dès la fin du XIVe siècle le souci de perfection technique prend le dessus et la poésie devient un exercice de rhétorique ou un divertissement de société.

Amour courtois L’amour courtois (aussi appelé la fol’amor ou fin’amor) est la façon réglementée de séduire une femme à la cour, dont on retrouve trace au Moyen Âge dans la poésie (poésie courtoise) et la littérature (roman courtois), ces genres venant remplacer la chanson de geste et le récit épique. La tradition de l’amour courtois a été florissante en France à partir du XIIème siècle grâce au pouvoir politique d’Aliénor d’Aquitaine, de Marie de France, adjointes à l’écriture de Chrétien de Troyes. Il existe différentes écoles quant à l’interprétation de l’amour courtois. Pour Georges Duby, il ne faut cependant pas voir dans l’amour courtois une promotion de la femme : c’est un jeu masculin, éducatif, où les jeunes hommes, pas encore mariés (les jovenes, les jeunes, comme Henri le Jeune, pas encore établis), maîtrisent leurs pulsions et leurs sentiments, comme ils apprennent à maîtriser leur corps dans un tournoi. De plus, la femme est une proie ; celle qui est la cible de l’amour courtois des jeunes est souvent l’épouse du suzerain, qui la donne en enjeu. Les jeunes cherchent à séduire la dame pour mieux plaire à leur

seigneur, mais aussi pour mieux se différencier du peuple vulgaire, et des bourgeois, qui peuvent les concurrencer financièrement, mais pas culturellement. ( Azadunifr ) raham1.blogspot.it

Archive All Download Newest

financièrement, mais pas culturellement. ( Azadunifr ) raham1.blogspot.it ♦ Archive All • Download Newest