Cours d'hygiène familiale et reproduction

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INTRODUCTION
L’objectif de ce cours n’est pas de former des spécialistes en matière d’hygiène
mais plutôt de donner les informations nécessaires pouvant aider les futurs travailleurs
sociaux dans l’exercice de leur profession, que ce soit au niveau de l’Education populaire, de
conseillers dans les centres de consultation familiale.

Ils doivent, en effet, être préparés et suffisamment initiés de telle sorte qu’ils
puissent aider les responsables de famille en leur prodiguant des conseils et en leur donnant
les moyens pratiques de protéger leur santé et celle de leur famille.

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CHAPITRE PREMIER : LA REPRODUCTION

La reproduction humaine consiste en la fusion de deux cellules, appelées gamètes


(ovocyte et spermatozoïde), contenant chacune 23 chromosomes. Cette fusion va permettre
la formation d'un embryon contenant 46 chromosomes, dont la moitié provient de la mère
et l'autre moitié du père. Cet embryon a donc une identité génétique propre et il s'agit plus
d'une procréation (formation d'un nouvel être) que d'une reproduction (à l'identique).

La procréation nécessite donc une phase préparatoire de formation des gamètes


(gamétogenèse: ovogenèse pour les ovocytes, spermatogenèse, pour les spermatozoïdes),
puis la fusion de ces gamètes (fécondation). Lors de la gamétogenèse, les cellules vont subir
une réduction du nombre de chromosomes pour passer de 46 chromosomes (nombre
spécifique de l'espèce humaine) à 23 chromosomes lors de la méiose. La, qui ne concerne
que les cellules de la gamétogenèse, est constituée de deux divisions cellulaires successives,
appelées mitose réductionnelle et mitose équationnelle.

1. L’APPAREIL GENITAL MASCULIN

Assure la production, le stockage et le transport du matériel génétique contenu dans


les gamètes mâles (spermatozoïdes).

1.1. Anatomie de l’appareil génital masculin

L’appareil génital masculin comprend les organes externes (le pénis, les testicules) et
internes (la prostate, l’urètre, etc.).

1) Le pénis (la verge)


Le pénis est un organe copulation.
Le pénis est formé de trois masses
cylindriques de tissus érectiles limitées
par une graine de tissu fibreux.

Les deux masses dorsolatérales


sont nommées corps caverneux alors que
la masse ventrale, dans laquelle passe
l’urètre, est nommée corps spongieux.
L’extrémité renflée du corps spongieux
forme le gland : est recouvert d’une peau
plus fine qui le rend sensible à la
stimulation. Celui-ci est recouvert par une peau, le prépuce. Le pénis mesure en moyenne 12
Cm.

L’érection : Accumulation de sang dans les tissus érectiles suite à la relaxation des
fibres musculaires lisses des parois artérielles et des espaces caverneux.

2. Les testicules

Les testicules sont des glandes génitales de l’homme qui fabrique les spermatozoïdes
et la testostérone. Ils ont la forme ovoïde. Les testicules sont situés dans les bourses ou
scrotum, contiennent les tubules séminifères, très fins tubes sous forme de pelote au sein
desquels se fait la spermatogenèse. Ces tubules contiennent également des cellules

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nourricières. Entre les tubules séminifères se trouvent les cellules qui fabriquent les
hormones mâles ou androgènes (testostérone).

Les tubes séminifères se réunissent en des canaux de plus en plus gros. Ces canaux,
se réunissent bientôt pour former qu’un seul : le canal épidymère. L’ensemble des canaux
collecteurs et le canal épidymère forment un bourrelet situé sur la face postérieure du
testicule : c’est l’épididyme. A la sortie du testicule, l’épididyme s’élargit et prend le nom de
canal déférent.

a) Scrotum ou prépuce : structure ou enveloppe qui soutient les testicules formé d’un
sac de peau lisse et divisé en deux compartiment pour chaque testicule.
b) Epididyme : organes allongés situés au bord supérieur du testicule. Ils se prolongent
chacun par le canal déférent. Un pour chaque testicule ; 4,5 cm de long / 2 mm de
diamètre. Il possède une paroi musculaire à l'origine des mouvements péristaltiques
permettant la progression des spermatozoïdes, ceux-ci arrivant au niveau de l'urètre.
Canal déférent + vaisseaux + nerfs = cordon spermatique. Le petit renflement du canal
déférent, à la fin de son parcours, est appelé: ampoule différentielle (c’est le lieu de
stockage des spermatozoïdes). Ampoule différentielle + vésicules séminales = canal
éjaculateur.
c) Canal déférent : il fait suite à l’épididyme et se termine en arrière de la vessie pour
traverser la prostate et devenir le canal éjaculateur. Il reçoit la vésicule séminale. Il est
constitué de quatre portions : testiculaire, funiculaire (cordon spermatique), inguinale
et pelvienne (qui comprend deux segments : latéro-vésical et rétro-vésical).
d) Le canal éjaculateur : il fait suite au conduit déférent, traverse la prostate et s’ouvre
dans l’urètre prostatique.
e) La vésicule séminale : réservoir de spermatozoïdes situé au-dessus de la prostate et
en arrière de la face postérieure de la vessie. Il mesure 2 à 5 cm de long et 1,5 cm de
large. Elle produit le liquide séminal, dans lequel nagent les spermatozoïdes.
f) L'urètre : Prend naissance à la base de la vessie, traverse la prostate, rejoint les
canaux éjaculateurs en suite traverse le corps spongieux du pénis et s’ouvre sur le
méat urinaire. Il joue une double fonction : fonction : urinaire et génitale. La
contraction du sphincter lisse urétral pendant l'éjaculation permet d'empêcher que
les deux fonctions ne s’exercent en même temps. (Le canal par lequel se libère l’urine
et le sperme).
g) La prostate : Cette glande qui a une forme et la taille d’une châtaigne entoure l’urètre
(conduit menant à l’extérieur vers le méat urinaire, le petit trou au bout du gland).
Elle déverse le liquide prostatique dans l’urètre, ce même liquide qui entre dans la
composition du sperme. Elle est située au-dessous de la vessie et au-dessus du
périnée, en avant du rectum et en arrière de la symphyse pubienne. La prostate
mesure 2,5 cm de long, 4 cm de large, 3cm de haut ; Composée de plusieurs petits
sacs glandulaires, entourés de tissu conjonctif et de fibres musculaires lisses, ayant
chacun leur canal excréteur.

3. Les spermatozoïdes

Les spermatozoïdes, ou gamètes mâles, sont de petites cellules très mobiles dont la
structure a pour but d'amener les chromosomes paternels à l'intérieur de l'ovocyte. Ils sont
formés de 3 parties: la tête, la pièce intermédiaire et le flagelle.

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 La tête : composée du noyau (contenant les


chromosomes) et de l’acrosome (sac
contenant les enzymes nécessaires à la
pénétration dans l’ovocyte ;
 La pièce intermédiaire : très riche en
mitochondries qui fournissent l’énergie
nécessaire au mouvement ;
 Le flagelle : qui est l’organe de propulsion du
spermatozoïde. Ils sont fabriqués dans les
testicules par million chaque jour (300 millions/jour) puis diminue avec l’âge
(andropause). Par éjaculation, l’homme libère 100 à 600 millions des spermatozoïdes.

1.2. La production des spermatozoïdes

Le processus de la production des spermatozoïdes est la spermatogènese. Processus


faisant passer une cellule germinale par des étapes successives pour obtenir une cellule
sexuelle: le spermatozoïde.

La spermatogenèse, ou formation des spermatozoïdes, se déroule au sein des


tubules séminifères situés dans les testicules. Elle s'effectue à partir de cellules souches, les
spermatogonies, qui se multiplient par simple division cellulaire. Les spermatogonies se
transforment ensuite en spermatocytes I qui vont subir la mitose réductionnelle de la
méiose1 pour donner les spermatocytes II.

Ces spermatocytes II vont donner les spermatides après avoir subi la mitose2
équationnelle. Les spermatides, qui sont en réalité des spermatozoïdes immatures, vont
subir une phase de maturation, appelée spermiogenèse, pour donner naissance aux
spermatozoïdes. Cette dernière phase permet au spermatozoïde d'acquérir les outils
nécessaires à la fécondation (acrosome, flagelle) et de modifier son noyau. La
spermatogenèse débute à la puberté et est permanente. Il faut environ 72 jours pour qu'une
spermatogonie donne naissance à un spermatozoïde.

1.3. Le fonctionnement de l’appareil génital masculin

L’appareil génital masculin fonctionne de la manière suivante : les testicules


produisent les spermatozoïdes murs, ceux-ci seront libérés dans les tubules séminifères et
stockés dans les épididymes où ils vont terminer leur maturation (aquisition de la mobilité).
Pendant le rapport sexuel, à la suite des phénomènes nerveux (hypothalamus et
hypophyse), les spermatozoïdes se déplacent des épididymes vers les canaux déférents en
passant par la prostation qui secrètent l’urètre. Lors de l’éjaculation, les spermatozoïdes
contenus dans les secrétions des épididymes, se melangent avec les secrètions des vésicules
séminales puis de la prostate ce qui permet la formation du sperme. L’urètre ouvre le canal
éjaculateur empechant la miction, le sperme passe ensuite dans l’urètre et est éjaculer vers
l'extérieur au niveau du gland ou méat urinaire.

1
Méiose : processus par lequel une cellule diploïde se divise pour donner des cellules haploïdes. 2 divisions successives: 1cellule à 2n
corsosomes → 4 cellules à n chromosomes
2
Mitose : processus par lequel une cellule se divise en deux cellules identiques.
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1.4. Les anomalies de l’appareil génital masculin


a. Qualité du sperme3
La principale valeur du sperme repose évidemment sur ses habitants : les
spermatozoïdes. Chacun d’entre eux est composé de 3 parties : la tête, le corps et une
longue queue appelée flagelle. Un seul d’entre eux, le meilleur, parviendra à atteindre
l’ovule. Le spermatozoïde détermine le sexe du bébé.

Pour avancer d’un seul centimètre, le spermatozoïde agite sa queue 800 fois en
moyenne. Mais, à l’extérieur du corps,

 Les propriétés du sperme sont :

- Sa composition : Le sperme ne contient que très peu de spermatozoïdes (à peu près


10%). Mais, il est rempli de bonnes choses : vitamines C, B12, calcium, magnésium,
phosphore ou encore sucre. Le sperme contient aussi des hormones, comme la
testostérone.
- Son apparence : Le sperme normal est homogène, visqueux, opaque et gris irisé. Sa
transparence est un indice d'une concentration trop basse en spermatozoïdes.
- Son volume ou quantité : Le sperme contient en moyenne 100 millions de
spermatozoïdes par millilitre. Une éjaculation en projette entre 2 et 6 millilitres.
Mais, son volume dépend de l’hydratation du corps et de la fréquence des rapports
sexuels. Mais, la quantité n’influe pas sur la fertilité.
- Sa densité : Si le liquide séminal est trop dense, la progression des spermatozoïdes
dans le vagin peut être altérée.

 Les pathologies du sperme

L’hypospermie est un trouble qui apparaît quand le volume (la quantité) du sperme
est en dessous de 2ml. En cause : problème fonctionnel au niveau des vésicules séminales ou
obstruction des canaux éjaculatoires. À l’inverse, l’hyperspermie est décelée quand la
quantité dépasse les 6ml. Abstinence sexuelle trop longue ou hypertrophie des vésicules
séminales seraient des facteurs à ce problème.

D’autres troubles du sperme existent, comme ceux liés à la concentration. En cas


d’absence complète de spermatozoïdes c’est l’azoospermie. Au contraire, s’ils sont trop
nombreux et empêche leur propre mobilité : c’est la polyzoospermie. Dans les deux cas, cela
affecte la fertilité. 2% des hommes sont touchés par ces problèmes. L’asthénospermie
(trouble de la mobilité) ou térazoospermie (malformation des spermatozoïdes) peuvent
aussi être responsables des problèmes de fécondation.

Le spermogramme ou spermocytogramme est l’examen médical pour analyser la


qualité du sperme. Ils permettent d’apporter des réponses quant aux causes des problèmes
observés. Ce test cherche à vérifier la mobilité, la quantité et la morphologie des
spermatozoïdes. Une spermoculture est aussi envisageable dans un bilan d'infertilité. Ce
qu’il faut manger pour un sperme de bonne qualité.

3
Le mot sperme provient du grec sperma qui signifie semence. Sécrété par les organes sexuels mâles, il est expulsé du corps lors de
l’éjaculation. Lorsqu’il rencontre l’ovocyte femelle s’entame le processus de fécondation.
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La qualité du sperme est affectée par ce que vous mangez. Une mauvaise
alimentation incluant des aliments riches en acides gras saturés (fritures ou nourriture
industrielle) influence la valeur du sperme. Pour en augmenter sa qualité manger : céréales
complètes, légumes, poissons. En détail : les brocolis, les asperges, le saumon, les œufs, les
noix, les baies sont connues pour leur atout pour la fertilité masculine.

Note : pour une bonne fécondation, le sperme doit être :

 D’une bonne qualité


 D’un bon volume contenant une quantité suffisante des spermatozoïdes
 Les spermatozoïdes doivent être mobile pour son déplacement afin d’atteindre
l’ovule. Il existe 4 formes de mobilités :
 Mobilité normale, rapide et progressive
 Mobilité diminuée : lente ou faiblement progressive
 Mouvements sur place, non progressifs
 Spermatozoïdes immobiles

Le sperme doit contenir au moins 32% de spermatozoïdes à mobilité progressive (a+b) ou


plus de 40% à mobilité normale (a). Le volume doit être supérieur à 1,5 ml de l’éjaculat.

b. Les maladies

Certaines maladies et autres agent peuvent intervenir comme anomalies dans la


reproduction humaine. Il s’agit telles que : les infections sexuelles : la blennorragie,
gonocoque, syphilis, la varicocèle autour du testicule, le tabac, l’alcoolisme, etc.

2. APPAREIL GÉNITAL FÉMININ

2.1. Anatomie de l’appareil


L’appareil génital féminin est
l’appareil de la reproduction chez la femme.
Il produit les gamètes et soutien l’embryon
en voie de développement. L’appareil
génital féminin comprend des organes
génitaux internes (deux ovaires, deux
trompes de Fallope, l’utérus et le vagin) et
externes (la vulve = les grandes lèvres, les
petites lèvres et le clitoris).

1) Les organes externes

a) La vulve : la vulve est une région située dans le périnée. Elle inclut plusieurs
structures : le mont du pubis, les grandes lèvres, les petites lèvres, le clitoris, le
vestibule, et les glandes vestibulaires. Les grandes et les petites lèvres contiennent
les plus apparent de la vulve. Ce sont des remplis entourant l’ouverture vaginale et le
méat urinaire (ouverture de l’urètre.

Les grandes lèvres, homologues féminins du scrotum, contiennent une grande


quantité de tissu adipeux et de glandes sébacées et sudoripares. Les petites lèvres

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sont dépourvues de tissus adipeux. Elles


comportent peu de glandes sudoripares
mais de nombreuses glandes sébacées.

b) Le clitoris : Homologue féminin du


pénis, est un petit cylindre de tissus
érectiles dont la surface est richement
innervée. Il est situé à la jonction
antérieure des petites lèvres où seule
son extrémité dépasse des tissus
environnants. Un repli cutané, le
prépuce du clitoris le recouvre. Tout comme le pénis, il est capable et un organe
d’érection chez la femme lors de l’excitation sexuelle. Sa grande sensibilité en fait un
organe important dans l’organisme.

c) Les seins : Organes sensuels, ils sont au nombre de deux. Ils produisent du lait pour le
bébé ; très sensibles, ils font partie des zones érogènes chez la femme.
2) Les organes internes
a) Le vagin

Est un organe en forme de tube, de 10 à 15 cm de long, très extensible, dans lequel


sont déposés les spermatozoïdes au cours du rapport sexuel. Il est également la voie
naturelle de passage du fœtus lors de l’accouchement.

C’est un organe musculeux tubulaire très élastique dont la paroi interne est une
muqueuse faite de tissu conjonctif recouvert
d’un épithéilium pavimenteux stratifié.

Est un conduit qui s'étend de la vulve


au col utérin. C'est l'organe de la copulation
qui a pour rôle de recevoir les spermatozoïdes
au cours d`une relation sexuelle.

Sa taille est de 8 à 12 cm de long et de


2 à 4 cm de large. A l’extrémité du vagin on
trouve un organe : l’hymen.

L’hymen Est un repli de la muqueuse


qui obstrue partiellement l’ouverture vaginale.
Une ou plusieurs dans l’hymen permettent
l’écoulement menstruel. Lors de la 1ère relation sexuelle, l’hymen se déchire. Une légère
douleur accompagnée d’un léger écoulement sanguin peut alors se produire. Chez certaines
femmes, l’hymen peut être absent et ne former qu’un mince et étroit anneau accolé au
vagin.

b) L’utérus

Situé entre la vessie et le rectum, est un sac musculeux mesurant environ 7,5 cm de
long par 5 cm de large et 2,5 cm d’épaisseur. La plus grande partie de sa paroi est constituée
de muscles lisses.
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La couche la plus interne, l’endomètre, se modifie à chaque cycle menstruel afin de


permettre l’implantation d’un éventuel embryon. L’utérus communique avec le vagin par le
col de l’utérus. Un mucus dont la viscosité change au cours du cycle menstruel, la glaire
cervicale, est sécrété à ce niveau. L’utérus comprend trois parties :
 Le col utérin : est moins mobile que le corps de l’utérus. Une portion fibromusculaire
entoure le canal cervical qui est recouvert d’une muqueuse. Le canal cervical
communique en haut avec la cavité utérine par l’orifice interne du col et en bas avec le
vagin par l’orifice externe. La limite entre le corps utérin et le col est appelée l’isthme
utérin.
Le col de l’utérus est constitué : l’exocol, partie inférieure du col au contact du vagin, est
tapissé par un épithélium pavimenteux stratifié non kératinisé. L’endocol, partie
supérieure du col au contact de l’utérus, est tapissé par un épithélium simple qui
s’invagine dans le chorion sous-jacent formant les glandes endocervicales produisant la
glaire cervicale4.
 L’isthme : Rétrécissement au niveau de la partie moyenne de l’utérus délimitant le col de
l’utérus du corps utérin.
 Le corps: Il mesure 3 à 5 cm pour une épaisseur de 2 à 4 cm. C’est une masse trapézoïdale
se prolongeant vers les trompes.

c) Les trompes de Fallope

Les trompes de Fallope sont deux conduits reliant, chacun, un ovaire à l’utérus. Leur
paroi interne est tapissée de cils qui ont pour rôle de faire progresser jusqu’à l’utérus l’ovule
recueilli. Elles comprennent deux régions, le pavillon et l’ampoule.

 Le pavillon est l’extrémité frangée de la trompe. Il enveloppe presque totalement


l’ovaire et recueille l’ovule au moment de l’ovulation.
 L’ampoule est la région élargie de la trompe celle-ci est située près de l’ovaire, au
premier tiers de la longueur de la trompe. Elle est le lieu où s’effectue la fécondation.

d) Les ovaires

Sont des glandes reproductrices femelles, elles sont au nombre de 2, elles sont
situées à l’extrémité de chaque trompe (trompe utérine), de chaque côté de l’utérus.

Elles ont le volume et la taille d’une amande. Chaque ovaire contient environ 200 000
follicules primordiaux. Chaque follicule est constitué d’un ovocyte primaire (ovule immature)
entouré d’une mince membrane faite de cellules aplates, l’enveloppe du follicule.

Elles produisent les ovules et les hormones féminines, la progestérone et les


œstrogènes. A la naissance, les ovaires renferment des millions de follicules ovariens
primaires. A la puberté, le développement des follicules est stimulé par des hormones, ils se
développent et libèrent chacun un ovule mature une fois par cycle menstruel. Les hormones
ovariennes sont :

4
La glaire cervicale humidifie la muqueuse vaginale, elle-même dépourvue de glandes. Elle est légèrement alcaline (contrairement au milieu
vaginal qui est acide) et forme un bouchon visqueux obturant le col utérin (sauf au moment de l’ovulation où elle devient liquide, « filante »,
et perd sa fonction d’obturation afin de laisser passer les spermatozoïdes).

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 Les œstrogènes : ils jouent le rôle dans le développement et maintien des caractères
sexuels secondaires féminins ; le développement de l’endomètre utérin au cours du cycle
menstruel. Sous l’action des œstrogènes, les
cellules de la surface de l’endomètre utérin se
multiplient et de nombreuses glandes et
vaisseaux sanguins se forment.
 Progestérone : son rôle est le développement de
l’endomètre utérin après l’ovulation, la
stimulation des glandes mammaires et
l’inhibition des contractions utérines au cours de
la grossesse.
 Relaxine : la Relaxine induit un relâchement de la
symphyse pubienne en assouplissant le cartilage
reliant, au niveau du pubis, les deux os du bassin.
Elle favorise également la dilatation du col de l’utérus. L’assouplissement de la symphyse
pubienne permet d’augmenter l’ouverture du bassin lors de l’accouchement.

A chaque cycle menstruel, dans chaque ovaire, quelques follicules5 primordiaux


(environ une douzaine) commencent à croître et se transforment en follicules primaires. Les
cellules folliculaires se multiplient et deviennent plus rondes. Les ovaires ont deux rôles :

 Exocrine: fonction ovulatoire (fabrication des ovules),


 Endocrine: sécrétions d’hormones.

e) L’ovule6

L’ovule est la cellule


reproductrice femelle, appelé aussi
gamète femelle. Il est produit par les
ovaires. Sa taille est d’environ 200 à 250
micromètres. Sa durée de vie après
l’ovulation est de 12 à 24 heures. Son
noyau possède 23 chromosomes.

Lorsque, lors d’une fécondation, l’ovule fusionné avec un spermatozoïde dont le


noyau contient également 23 chromosomes ils formeront un zygote de 46 chromosomes.

2.2. La production des ovules (l’ovogénèse)


L'ovogenèse ou formation des ovocytes, se déroule au sein des follicules situés dans
l'ovaire et débute lors de la vie embryonnaire. A la naissance, il y a un stock d'environ
200.000 ovocytes I.
A partir de la puberté et jusqu'à la ménopause, chaque mois une vague d'environ 600
ovocytes démarrent leur croissance. Cette croissance dure 21 ⁄ 2 mois au terme de laquelle il
ne reste qu'un seul ovocyte (les autres ayant dégénéré). Pendant cette phase de croissance,
l'ovocyte va acquérir le matériel cellulaire nécessaire aux premières étapes du

5Les follicules sont des formations sphériques situées en périphérie des ovaires contenant les ovocytes. Ils sont formés de
3 couches cellulaires concentriques: la thèque externe, la thèque interne et la granulosa qui délimitent une cavité liquidienne ou antrum.
6
La cellule germinale de la femme qui, une fois fécondée par un spermatozoïde, peut créer un nouvel individu de la même
espèce.
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développement embryonnaire. A cette croissance, fait suite une étape de maturation, d'une
durée de 36 heures, permettant la formation d'un ovocyte mature ou ovocyte II.
La maturation de l'ovocyte est déclenchée par le pic de LH. Elle va permettre à
l'ovocyte de devenir fécondable par un spermatozoïde.
En fin de croissance, sous l'effet du pic de LH, le follicule va se rompre à la surface de
l'ovaire et va expulser l'ovocyte dans la trompe: c'est l’ovulation (en moyenne au 14ème).
Après l'ovulation, le follicule se transforme en dont la durée de vie est d'environ 12 jours. S'il
y a grossesse, le corps jaune va persister pendant le 1er trimestre. Dans le cas contraire, il va
devenir fibreux (corps blanc) puis disparaître complètement: c'est la lutéolyse.

2.3. Fonctionnement de l’appareil génital féminin

Chaque mois, l’ovaire (gauche ou droit) libère un ovule en maturité qui s’échappe
dans l’ovaire à la suite d’un cycle menstruel. L’ovule libéré est acheminé dans l’utérus par les
trompes utérines si celui-ci n’a pas subi une fécondation. L’ovule aura une durée de vie
maximum de 3 jours. La fécondation aura lieu dans les trompes et le col utérin se ferme et
l’ovule fécondé descend dans l’utérus (la muqueuse) ou débutera l’embryon.

2.4. Le cycle menstruel de la femme

On appelle règles ou menstruation des pertes de sang régulières qui se produisent


dans ton vagin chaque mois. C’est la période qui s’étend du 1er jour des règles à la veille des
prochaines règles.
Chaque mois, le même phénomène se produit dans le corps de la femme et cela
s’appelle le cycle menstruel. Le cycle menstruel prépare le corps de la femme à une
éventuelle grossesse. Cette série d'événements se déroule chaque mois pendant les années
fécondes de la femme (de la puberté à la ménopause).
Il commence le premier jour des règles et se termine dès que les règles suivantes
apparaissent. La durée du cycle normal est de 28 jours. Mais certaines femmes ont des
cycles plus longs ou plus courts. Les premiers cycles ne sont pas toujours réguliers. Il est
possible de noter la date des règles sur un calendrier pour savoir quand viendront les règles
suivantes. Les règles dures plus au moins 4 jours.
Le cycle menstruel comprend 4 phases : pertes menstruelles ou menstruation
(règles), phase folliculaire, l’ovulation et la phase lutéale. Pour une fille qui a vu ses règles le
1er Janvier, ces quatre phases seront représentées de la manière suivante :

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11

A. Phase folliculaire ou pré-ovulatoire (4, 5 et 13ème jour)

Après les pertes menstruelles il y a sécrétion hormonales dans les ovaires, cela pour :

 Le développement de quelques follicules (une vingtaine). Les cellules formant


l’enveloppe du follicule se multiplient. Le follicule grossit et bientôt, une cavité se forme
à l’intérieur. Au cours de la phase ovulatoire, un de ces follicules deviendra plus
important que les autres. Ce follicule, libérera l’ovocyte qu’il contient le 14 ème jour (pour
un cycle de 28 jours).

 Sécrétion d’œstrogènes par les follicules pour stimuler le développement de l’endomètre


utérin, stimuler la sécrétion de la glaire cervicale qui, devenue moins visqueuse,
s’écoulera à l’approche de l’ovulation au 14ème jour. Vers le 14ème jour, une brusque
hausse de la sécrétion par l’hypophyse entraine la rupture du follicule qui laisse alors
échapper l’ovule hors de l’ovaire. C’est l’ovulation.

B. Phase lutéale (post-ovulatoire)

Alors que la durée de la phase folliculaire est assez variable d’une femme à l’autre ou
même d’un cycle à l’autre, cette phase dure invariablement 14 jours (le milieu du cycle
normal). Après ovulation, les cellules du follicule rompu resté à la surface de l’ovaire,
s’hypertrophient et forment une glande appelée Corps jaune. Le corps jaune sécrète les
hormones œstrogènes et progestérone. L’action de la progestérone et des œstrogènes
auront pour conséquences :

 Poursuite de la prolifération de l’endomètre utérin


 Sécrétion, par les glandes de l’endomètre, d’un liquide riche en glycogène
 Inhibition de la sécrétion Gn-RH par l’hypothalamus et donc de LH et de FSH par
l’hypophyse.

 S’il n’y a pas fécondation de l’ovule :


 La baisse de LH7 et de FSH8 entraine la dégénérescence du corps jaune qui cesse alors
de fabriquer les œstrogènes et de la progestérone ;
 La baisse des œstrogènes et de la progestérone rend impossible le maintien d’un
endomètre utérin développé. La couche tissulaire qui s’était développé meurt et se
détache ;
 Les tissus dégénérés sont entrainés lors de l’utérus avec le liquide interstitiel et le
sang provenant de l’hémorragie provoquée par la dégénérescence des vaisseaux
sanguins qui s’étaient développés. Ce sont les pertes menstruelles (règles) qui
annoncent le début d’un nouveau cycle ;
 La baisse des taux d’œstrogènes et de progestérone lève l’inhibition sur
l’hypothalamus qui se remet alors à sécréter de la Gn-RF. Un nouveau cycle
commence.
 S’il y a eu fécondation : Le placenta fabriqué par le fœtus (plus précisément la couche
appelée chorion) sécrétera alors l’hormone gonadotrophine chorionique (HCH). Cette
hormone a une action semblable à celle de la LH. On observera donc :

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LH : hormone lutéinisante
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FSH : hormone folliculo-stimulante
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 Maintien de la structure et de l’activité du corps jaune donc sécrétion d’œstrogènes


et de progestérone ;
 Inhibition de la Gn-RF9 par les œstrogènes et la progestérone sécrétées par le corps
jaune, donc inhibition de LH par l’hypophyse et donc inhibition de toute nouvelle
ovulation jusqu’à l’accouchement ou après un avortement.

Hygiène pendant les règles :


Chaque jour, tu dois laver tes organes génitaux externes avec de l’eau et du savon doux.
Pendant les règles, tu dois utiliser des serviettes hygiéniques ou du linge propre pour
éponger le sang. Il faut les changer plusieurs fois par jour.

2.5. Les anomalies du cycle menstruel


2.5.1. Les kystes ovariens ou les kystes folliculaires

Un kyste ovarien correspond à une tuméfaction renfermant de liquide et se


développant sur les ovaires. Parmi les kystes ovariens, on trouve les kystes fonctionnels (ou
physiologiques) ou organiques.

Les kystes fonctionnels sont fréquents chez les jeunes femmes en période d’activités
génitales (pendant la puberté) par rapport aux femmes en ménopause. Ils sont secondaires à
un dysfonctionnement de l’ovaire (hyperfonctionnement des hormones régulant l’ovaire). Ils
sont en générale liés au cycle menstruel de la femme et au ce type de grosseur est
susceptible de disparaitre spontanément en seulement quelques cycles. Il existe deux types
de kystes fonctionnels : kyste folliculaire et le kyste lutéal.

 Le kyste folliculaire :

Ils sont liés à des fluctuations du cycle menstruel, ce type de grosseur résulte du
développement anormal d’un follicule (petite poche ovarienne renfermant du liquide, dans
lequel se forme et se développe un ovule). Ainsi, comme le follicule est anormal, l’ovule ne
peut pas être libéré dans les trompes utérines, empêchant ainsi l’ovulation de se produire.

Dans les ovaires, les ovules sont contenus dans les follicules et on compte un ovule
par follicule. Tout au long du cycle menstruel, ces petits sacs grossissent. Au moment de
l’ovule qui vient d’ovuler se transforme alors en corps jaune qui régresse jusqu’à la fin du
cycle puis disparait. Mais il arrive parfois qu’un follicule n’ovule pas et continue à grossir (il
peut atteindre 5 cm de diamètre) ou alors que le corps jaune se maintienne au lieu de
régresser. En principe, le kyste disparait seul en deux mois environ.

 Le kyste lutéal

Il résulte d’une augmentation du volume du corps jaune (glande secrétant des


hormones, qui se forme temporairement dans l’ovaire après chaque ovulation).

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GnRF : gonadolibérine
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a. Causes

Les kystes fonctionnels sont parfois causées par la contraception, la pilule


microdosée.

b. Symptômes

Chez les femmes ayant un kyste fonctionnel, plusieurs symptômes peuvent se


manifester, à savoir :

 Des douleurs pelviennes, c’est-à-dire dans le bas ventre, d’intensité modérée et d’un
seul côté de l’abandon. Celles-ci donnent une sensation de pesanteur ;
 Saignement en dehors des règles ;
 Douleurs lors des rapports sexuels ;
 Envie fréquent d’uriner mais en petite quantité ;
 Des troubles digestifs comme de la constipation due à une potentielle compression
des intestins ;
 Règles irrégulières.

C. Traitements

Aucun traitement préventif n’est reconnu. Le traitement du kyste fonctionnel dépend


de la nature du kyste (folliculaire ou lutéal). Un kyste fonctionnel disparait de lui-même. Il
est important de le surveiller afin de s’assurer de sa disparition par un traitement
thérapeutique (surveillance médicale). S’il ne disparait pas de lui-même, un traitement
chirurgical est indispensable.

2.5.2. Persistance du corps jaune

Le corps jaune se forme durant la seconde phase du cycle ovarien, juste après
l’ovulation. En cas de grossesse, le corps jaune participe au développement précoce de
l’embryon et sa nidation. Son insuffisance peut conduire à des troubles de la fertilité.

Il se forme en principe pendant la phase dite lutéale du cycle qui correspond aux 14
jours qui suivent l’ovulation. Il tient son nom d’un pigment jaune : la lutéine.

Le corps jaune joue un rôle clé dans la grossesse : la progestérone qu’il secrète va
permettre de préparer l’endomètre à accueillir l’œuf après la fécondation. Sous son
influence, la muqueuse utérine va s’épaissir afin d’offrir un environnement favorable de la
nidation.

Lorsqu’il y a fécondation, l’œuf s’implante dans l’utérus au bout de quelque jours et


secrète alors, via le trophoblaste, hormone HCG. Le corps jaune prépare l’endomètre à la
nidation et s’il y a une grossesse, il l’aide à se développer pendant les premières semaines
via la sécrétion de la progestérone et l’œstrogène.

Lorsque l’ovule n’est pas fécondé, le corps jaune arrête de produire de la


progestérone et dégénère. La couche superficielle de l’endomètre qui s’était alors préparée
à accueillir l’œuf se désagrège et est éliminée pendant les règles. Il arrive parfois que le
corps jaune se maintienne (persiste produisant la progestérone croyant que l’ovule était

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fécondé et il y a grossesse) au lieu de régresser et donne lieu à kyste fonctionnel. Le corps


jaune devient persistant, lorsque le kyste folliculaire s’installe au-delà des trois deux mois.

3. LA GROSSESSE

La grossesse c’est le résultat de la rencontre et de la fusion de l’ovule et du


spermatozoïde, l’œuf va se développer pour donner un fœtus ou bébé au bout de neuf mois.

Pour qu’il ait une grossesse les conditions suivantes sont nécessaires :

 Spermatozoïdes de bonne qualité et en quantité normale (200 millions/ml de


sperme)
 Glaire cervicale abondante et filant
 Ovule libéré soit normal
 Trompes perméables ou pas bouchées
 Muqueuse utérine bien préparée
 Il faut qu’il y ait des rapports sexuels pendant la période de fécondité de la femme
qui se situe généralement à 2 jours de l’ovulation, le jour de l’ovulation et deux jours
après l’ovulation soit 5 ou 6 jours de fécondité.

3.1. La fécondation

La fécondation c’est la fusion de deux gamètes mâle et femelle (ovule produit par la
femme et spermatozoïde produit par l’homme).

A. Mécanismes de la fécondation

 Les spermatozoïdes sont déposés au fond du vagin au


moment des rapports sexuels. Ils montent dans
l’utérus et continuent dans les trompes ;
 Les spermatozoïdes et l’ovule se rencontrent dans le
tiers externe de la trompe ;
 Le premier spermatozoïde à pénétrer dans l’ovule laisse sa queue ; c’est la fécondation
 Les deux gamètes se fusionnent pour former une seule cellule appelée œuf fécondé ;
 Les autres spermatozoïdes meurent ;
 L’œuf fécondé descend dans l’utérus au bout du 5ème jour et se fixe dans la muqueuse
(c’est la nidation).

B. Etapes de la fécondation

Après avoir été émis dans le vagin, les spermatozoïdes remontent les voies génitales
de la femme jusqu’aux trompes. Ils rencontrent de nombreux obstacles, notamment le
passage du col de l’utérus, qui permet d’éliminer ceux qui présentent des anomalies. Seules
quelques centaines parviennent aux trompes au niveau desquelles a lieu la fécondation.

Afin de pouvoir féconder l’ovocyte, les spermatozoïdes doivent perforer son


enveloppe (gangue ou membrane pellucide). Pour cela, ils produisent et déversent des
enzymes qui digèrent cette enveloppe et leur permet de rentrer en contact avec la
membrane cytoplasmique du gamète féminin. Le contact du premier spermatozoïde avec

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l’ovocyte provoque un décollement de la gangue qui empêche les autres gamètes mâles de
féconder. Ainsi, un seul noyau de spermatozoïde peut pénétrer dans l’ovocyte.

Les deux noyaux ou pronucléus migrent alors l’un vers l’autre et fusionnent : c’est la
caryogamie qui rétablit la diploïdie dans la cellule œuf. Le caractère aléatoire de la
fécondation par tel ou tel spermatozoïde, amplifie le brassage génétique réalisé par la
méiose.

Dès que la caryogamie est réalisée, la cellule œuf commence ses premières divisions
par mitoses et forme les premiers stades du développement embryonnaire. Tout en se
divisant, l’embryon descend les voies génitales de la femme jusqu’à l’utérus dans la paroi
duquel il va s’implanter : c’est la nidation de l’embryon.

Dans les premiers moments de la nidation, il se crée dans la paroi de l’utérus un


nouvel organe à la fois maternel et à la fois embryonnaire : le placenta. C’est à son niveau
que vont s’effectuer tous les échanges nutritifs entre le sang de la mère et celui de l’enfant.
Durant la grossesse, il n’y a jamais de contact entre sang maternel et sang embryonnaire, ce
qui permet d’éviter la contamination de l’enfant par les microbes de la mère.

Après trois mois de grossesse, l’embryon possède tous ses organes, il prend alors le
nom de fœtus jusqu’au terme des neuf mois.

3.2. Le développement du fœtus

Au début de la grossesse, le 1er mois, il le fœtus s’appelle « embryon » ; possède un


système circulatoire et nerveux rudimentaire.

A deux mois, sa tête est déjà très développée, tandis que ses membres sont longs et
grêles. Au troisième mois, la plupart de ses organes sont formés. Il porte le nom de
« fœtus ». Au quatrième mois, la mère perçoit les « mouvements fœtaux ». A six mois, il
pèse 1 000 grammes et est théoriquement viable. Mais ce n’est qu’à 7 mois qu’il est
pratiquement viable. Un enfant qui naît avant 9 mois est « prématuré ». Tout en étant
prématuré il peut être « sain ou débile ».

Un enfant « débile » est un enfant né à terme ou prématurément, présentant des


déficiences psychologiques. Cet enfant que vous attendez avec amour, est exposé à des
accidents intra et extra-utérins. C’est pourquoi il est bon de fréquenter pendant la grossesse
un Consultation pour mères (consultation prénatale) et après la sortie de la maternité, la
Consultation pour nourrissons.

3.3. Le diagnostic de la grossesse

La confirmation de la grossesse se fait au moyen des signes ou par des examens :

 Signes cliniques
 Interrogatoire
 Aménorrhée
 Tension mammaire
 Signes sympathiques
 Nausées, vomissements
 Pollakiurie, pesanteur pelvienne
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 Somnolence, insomnies, asthénie


 Examen clinique
 Seins: volume, pigmentation aréole, réseau veineux apparent
 Utérus: volume
 Examens para-cliniques
 Test urinaire

3.4. La surveillance médicale (consultations prénatales)

Trois moments sont surtout importants :

 Le premier au début de la grossesse ;


 Le second vers le cinquième mois ;
 Le troisième en fin de grossesse.

Au début, avant le 3ème mois (nous avons vu qu’au 2ème mois l’enfant était déjà
développé). Pour subir :

 Un examen médical : pour dépister toute affection qui pourrit porter atteinte à la
santé de la mère.
 Un examen de laboratoire : pour rechercher les maladies dangereuses pendant la
grossesse telles que la malaria, la syphilis, les verminoses, etc.
 Un examen obstétrical : pour prévenir le diagnostic de l’accouchement. Ce sont
souvent ces derniers que les femmes refusent à tort. Il faut savoir que la syphilis est
la cause de mort-intra-utérine du fœtus et de malformation congénitale comme le
bec de lièvre, les pieds bots, etc.
Quant à la malaria et aux verminoses elles anémient la mère (rendent le sang faible).
Dans les urines on recherche la présence de l’albumine. Celle-ci peut être le premier
symptôme d’une affection rénale ou d’une toxémie maternelle.

Vers le 5ème et 6ème mois on peut trouver des œdèmes, de l’hypertension, de


l’albumine qui feront prendre des mesures adéquates par l’accoucheuse. Un de ces signes,
ou deux, ou les 3 mettent en garde pour éviter une crise d’éclampsie aussi nocive pour la
mère que pour l’enfant.

En fin de grossesse, alors que rien ne peut le faire prévoir, une crise d’éclampsie peut éclater
brusquement, c’est pourquoi les 3 derniers mois il faut régulièrement consulter
l’accoucheuse et examiner les urines tous les 15 jours.

3.5. Les maladies dangereuses pendant la grossesse

Certaines maladies pendant la grossesse peuvent causer l’avortement ou la mort


maternelle pendant l’accouchement. Les femmes enceintes craignent souvent les infections,
particulièrement celles qui affectent en général les enfants et qui provoquent des éruptions
cutanées (rougeurs ou petits boutons). Heureusement, toutes les maladies contagieuses ne
posent pas un risque pour la femme enceinte ou le fœtus. Il est toutefois nécessaire de
savoir lesquelles représentent un danger de complications afin de prendre les précautions
qui s’imposent.

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A. Rougeole

La rougeole est une infection très contagieuse, mais de plus en plus rare.
Généralement sans danger pour les enfants, elle peut toutefois causer des complications
chez les femmes enceintes qui l’attrapent : forme plus grave de la maladie et possibilité de
faire une fausse couche, d’accoucher prématurément ou de donner naissance à un bébé de
faible poids.

Si vous attrapez la rougeole pendant votre grossesse, consultez un médecin sans


tarder. Après examen, il pourra vous proposer un traitement pour faire baisser la fièvre et
réduire le risque de complications.

B. Influenza (grippe)

Pendant la grossesse, les complications et les hospitalisations liées à la grippe


surviennent principalement au 3ème trimestre, mais aussi en cours de 2ème trimestre. En plus
de nuire à la santé de la femme enceinte, la grippe peut être transmise au nouveau-né.

Pour éviter ces situations, vous devriez vous faire vacciner contre la grippe durant le
2ème trimestre, soit à partir de la 13ème semaine de grossesse. Par contre, si vous souffrez
d’un problème de santé chronique, vous devriez le faire dès le 1 trimestre.

C. Coqueluche

La coqueluche est une infection très contagieuse des voies respiratoires supérieures
causée par une bactérie (Bordetella pertussis). Cette maladie peut être grave chez les
enfants de moins de 12 mois, particulièrement chez les bébés de moins de 6 mois.

Pour protéger votre nouveau-né de la coqueluche, vous devriez vous faire vacciner
contre la coqueluche entre la 26ème et la 32ème semaine de grossesse. Ce vaccin vous
protégera, vous et votre bébé, de cette infection pendant ses premiers mois de vie. Le vaccin
contre la coqueluche doit être répété à chaque grossesse.

Consultez un médecin si vous avez côtoyé une personne atteinte de coqueluche au


cours des 4 semaines précédant votre date prévue d’accouchement. Il pourrait, après
évaluation, vous prescrire un antibiotique.

3.6. Conseils pratiques à suivre pendant la grossesse

La femme enceinte doit :

 Manger convenablement, c’est-à-dire ni trop peu ni trop ;


 Il faut surtout une nourriture variée. Ne pas abuser des boissons et du sel. Ce dernier
doit être proscrit si vous avez des pieds gonflés ;
 Continuer son travail de ménagère ou autre en évitant de porter de lourdes charges, les
courses en camion sur de mauvaises routes ;
 Prendre un peu de repos si possible à midi. Avoir des vêtements amples. Ne pas porter
des liens serrant aux jambes qui entravent la circulation ;
 Boire du lait si elle peut s’en procurer ;
 Éviter de prendre les médicaments au Dispensaire sans faire connaitre son état parce
que certains sont contre-indiqués pendant la grossesse, ça peut provoquer l’avortement.

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Eviter de prendre les médicaments indigènes par la bouche et n’en mettez pas dans les
voies maternelles. Les premiers pourraient nuire au fœtus et les seconds donner de
l’infection.
 Evitant les produits chimiques, l’alcool, la cigarette et la majorité des médicaments.
 Faire l’amour avec gentillesse
 Se faire vacciner



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CHAPITRE DEUXIEME : LA VIE DE L’ENFANT


1. LA NAISSANCE
1.1. L’accouchement

Toutefois que c’est possible la femme doit aller à la maternité pour cet heureux
événement. Mais si elle doit rester à la maison, elle doit préparer le nécessaire et se faire
aider par une sage-femme (une femme intelligente).

Préparer du linge qui a été bouilli et repassé, des ciseaux et du gros fil qu’elle fera
bouillir, du citron et un peu de mercurochrome.

Quand elle commence à souffrir, elle doit se faire laver d’un litre à l’eau bouillie
tiède, ajouté un peu de savon ou 1 cuillère à café de sel. Mettre sur une natte un drap
propre, se laver soigneusement avec de l’eau propre et du savon. S’il fait froid elle doit se
faire du feu.

Eviter de se faire examiner par les femmes qui l’entourent et ne pas pousser avant de
sentir réellement les douleurs d’expulsion.

A. Le début de l’accouchement

 Les contractions

Douleurs de l’accouchement, ou des contractions, sont le resserrement et la détente


progressifs de l’utérus. Ces contractions ouvrent lentement le fond de l’utérus, appelé le col
de l’utérus. Lorsque le col est entièrement ouvert, le bébé peut sortir de l’utérus, puis du
vagin.

Des contractions dites « d’entrainement » commencent en fin de grossesse. Elles


sont douces, ne durent pas très longtemps et s’arrêtent si la mère se repose. Les vraies
contractions de travail sont fortes.

Elles se produisent souvent et, selon un cycle régulier, arrivent une fois toutes les
quelques minutes. Elles ne disparaissent que lorsque la mère s’allonge et se repose.

 La rupture de la poche des eaux

La poche des eaux peut se rompre en grand giclée ou par une fuite lente de fluide. La
perte des fluides peut être le premier signe du travail avant le début des contractions.

Ou il peut y avoir une giclée pendant le travail. Parfois, un bébé naît à l’intérieur du
sac et la poche ne se rompt pas du tout. Tout ceci est normal. A l’intérieur de l’utérus, la
poche protège le bébé contre les germes. Après la rupture de la poche, les germes peuvent
infecter l’utérus et le bébé.

Pour cette raison, plus longtemps la poche est rompue et le bébé n’est pas sorti, plus
une infection est susceptible de se produire. Ne rien mettre dans le vagin après la rupture de
la poche. Si la poche se rompt et que 12 heures - un jour ou une nuit - passent sans que le
travail n’ait commencé, rendez-vous à l’hôpital où le travail peut être démarré en utilisant
des médicaments.

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B. Aider à démarrer le travail

Vous pourriez vouloir aider à démarrer un travail, ou d’accélérer un travail lent, dans
ces situations :
 Une grossesse trop longue. Une grossesse plus de 41 semaines peut causer des
problèmes de santé pour le bébé.
 Une poche des eaux rompue. Après la rupture des eaux, aidez à démarrer le travail
pour éviter le risque d’infection.
 Un travail qui avance très lentement. Aidez à démarrer ou à renforcer le travail de
sorte que la mère ne s’épuise pas.

Commencez avec la première méthode et si cela ne


fonctionne pas, essayez la suivante :

1. Faites marcher la mère, danser, ou monter des escaliers


ou des pentes.
2. Massez ses mamelons comme si elle donnait le sein. Ou
faites téter un bébé. Cela devrait provoquer des
contractions.
3. Mélangez environ ¼ tasse d’huile de ricin à un peu de jus et faites-le boire à la mère.
Cela provoque généralement des diarrhées
et des crampes, mais peut aussi démarrer
les contractions.

Il peut y avoir des plantes médicinales qui


sont utilisées dans votre communauté pour
déclencher le travail. Certaines d’entre elles peut
être sûres, et d’autres non.

Avant de les utiliser, posez-vous les


questions : ces plantes ont elle fait démarrer le
travail à d’autres femmes ? Des femmes ou des
enfants ont-ils eu des problèmes de santé après la
prise de ces plantes ? Ces plantes ont-ils été utilisés pendant une longue période où les gens
ont-ils commencé à les utiliser récemment? Voir le chapitre Les médicaments, les tests et les
traitements (en cours d’écriture) pour plus détails sur la sécurité de l’utilisation des plantes.

 N’essayez pas de démarrer le travail si le bébé est positionné sur le côté dans
l’utérus.
 Ne perdez pas de temps à commencer le travail si vous êtes loin d’une assistance
médicale. Il vaut mieux utilisez ce temps pour arriver à l’hôpital.
 Ne donnez jamais d’ocytocine, de misoprostol, ou d’autres médicaments modernes
pour démarrer le travail à la maison. Ces médicaments sont si forts qu’ils peuvent
tuer.

C. Aider une femme au travail


La plupart du temps, vous pouvez aider une femme qui accouche en lui donnant des
encouragements affectueux. Évitez de mettre vos doigts dans le vagin pour vérifier le col de
l’utérus. Cela n’est pas nécessaire dans un travail normal et peut causer une infection. Ne

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pas pousser sur le ventre ou utiliser des chiffons pour tirer le bébé vers le bas. Rien de tout
cela n’aide à sortir le bébé plus vite.

D. La durée du travail

Le travail est différent pour chaque femme et c’est normal. Un travail en bonne santé
peut être très rapide ou peut durer plusieurs heures. Cependant, certains bébés se
retrouvent coincés et ne pourront pas naître sans médicaments ou chirurgie. Réfléchissez à
la durée de temps dont vous aurez besoin pour vous rendre à l’hôpital. Si vous êtes loin et
que le travail dure depuis des heures, commencez aussitôt à aller chercher de l’aide.

 Pousser

Une fois que la mère sent une forte envie de pousser, elle
peut le faire en toute sécurité. La plupart du temps, les mères savent
comment pousser leurs bébés sans aide. Ne lui criez pas dessus et ne
lui donnez pas d’ordres.

 Soins au cordon ombilical

Dès que le bébé est sorti on mettra 2 ligatures avec le fil bouilli ; 1 à 10 cm de l’ombilic du
bébé l’autre un peu plus loin.

Couper entre les 2 avec les ciseaux bouillis. Appliquer


sur la place du cordon de l’enfant un peu de
mercurochrome. Mettre une deuxième ligature sur le
cordon. Entourer le cordon d’un linge bouilli et repassé.
Fermer le tout avec une bande.

Noter : les soins donnés au cordon sont très importants.


La moindre négligence peut amener de
l’infection ; le bébé peut mourir d’un phlegmon
ombilical ou de tétanos. On ne donnera pas de
bain à l’enfant tant que la plaie n’est pas cicatrisée. On n’y mettra pas de terre, de
crottes de chèvre, etc.

 Le placenta

S’il n’y a pas trop de saignement, alors il n’y a pas


d’urgence pour faire sortir le placenta. Attendez jusqu’à ce
que la mère sente l’envie de le faire sortir. Si elle saigne, lui
demander de pousser fort pendant une contraction. Si le
placenta ne sort pas :

 Aidez la mère à allaiter. L’allaitement maternel après la


naissance provoque des contractions qui font sortir le
placenta.
 Demandez à la mère d’uriner. Une vessie pleine peut
arrêter la contraction de l’utérus ce qui empêche d’évacuer le placenta.
 Demandez à la mère de s’accroupir et puis de pousser.

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Si la mère est en train de perdre du sang rapidement ou si les étapes ci-dessus ne


fonctionnent pas, essayez de tirer doucement sur le cordon. Si vous sentez une résistance,
arrêtez. (Tirer trop fort peut casser le cordon ou faire sortir l’utérus.). Une fois que le
placenta est expulsé, vérifiez-le. Il y a-t-il des parties manquantes ? Si c’est le cas, frottez
fermement le bas-ventre pour le faire sortir. Administrez de l’ocytocine ou du misoprostol. Si
la partie manquante ne sort pas, demandez une aide médicale. Un morceau de placenta
laissé dans l’utérus peut causer des infections graves et des saignements.

Lorsque la mère et le bébé sont en sécurité, prenez un moment pour nettoyer, laver
les parties génitales et les jambes de la mère, et offrez-lui des aliments et des boissons.
Aidez la mère et le bébé à commencer l’allaitement et offrez vos bénédictions et félicitations
à la famille lorsqu’ils accueillent le nouveau bébé au monde!

Si la femme saigne, appuyez fort sur le font de l’utérus pour faire sortir les caillots qui
s’y trouvent. Continuez à masser jusqu’à ce que l’utérus reste contracté. Défendez à la
femme de se lever. Laissez-la bien plate. Donnez-lui à boire du thé chaud sucré.

Si l’hémorragie ne s’arrête pas rapidement, transportez l’accouchée dans un service


hospitalier. Le transport doit se faire à plat. S’il y a tendance syncopale on aura soin de
mettre la femme de telle façon que la tête soit plus basse que les membres inférieurs.

Si tout va bien, la mère se reposera quelques jours. Elle ne reprendra les gros travaux
et les rapports sexuels qu’après 6 semaines. Si l montée de lait ne semble pas suffisante, elle
boira du vin de palme. Si les sains sont douloureux, elle appliquera des linges imbibés d’eau
chaude. Elle aura soin de donner alternativement un sein, puis l’autre.

1.2. La layette

Pendant la grossesse la maman doit parler de la venue du bébé à ses autres enfants,
afin qu’il soit bien accueilli et que ceux-ci ne se sentent frustrés de l’affection maternelle.

Elle prépare le lit et la layette de façon qu’au 8ème mois tout soit prêt. Le lit peut être
acheté ou fait par le père au moyen de bambou. Cela peut être une natte dans les milieux
ruraux ou une mousse (éponge) dans les milieux urbains, mais dans les cas, cela dépendant
de chaque milieu et de la possibilité.

Dans le fonds on mettra un matelas rempli de passepalum, de la paille de maïs ou de


feuilles de bananiers ; une toile imperméable couvrira le matelas ou on le glissera dans un
sac imperméable ; un tissu épais (éponge ou molleton) le couvrira, un drap et une petite
couverture, une moustiquaire.

Pour la layette la femme doit préparer au minimum :

 6 linges ou 6 petits caleçons


 4 brassières de coton
 2 brassières en latine
 2 paires de chaussons
 1 bonnet
 2 petites robes
 4 bandes ombilicales
 3 draps de molleton ou draps de dessous
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 3 petits draps de dessus


 3 petites taies d’oreiller
 1 petite couverture légère
 1 toile caoutchoutée
 Nouvelles rames de rasoirs ou des ciseaux
 Du savon
 Des gants
 Fil ou ruban stérilisé ou fraîchement bouilli, ou pinces de cordon pour attacher ou serrer
le cordon.

Notez : si la femme prévois son accouchement dans une clinique, elle doit réserver sa
chambre plusieurs mois à l’avance, préparer sa valise et celle de bébé au moins 6
semaines avant la date probable de l’accouchement.

1.3. Alimentation du nourrisson

De 0 à 6 mois, un bébé sera exclusivement au lait maternel pour la bonne croissance


de l’enfant 8 à 12 fois par jour et selon la demande de l’enfant. Ne pas donner de l’eau ni
bouillie, ni d’autres liquides durant les six premiers mois.

Après la naissance la mère devra mettre son bébé au premier lait dit colostrum, c’est
le premier vaccin qui protège l’enfant contre les affections infantiles.

 Le lait maternel répond parfaitement aux besoins des nourrissons, c’est un aliment
complet et couvre tous les besoins des bébés pendant les 6 premiers mois.
 Rassurer la maman que le lait maternel contient tous les éléments nutritifs et c’est une
bonne nourriture adaptée dont le bébé a besoin pendant les 6 premiers mois de sa vie.
Contient assez d’eau pour couvrir les besoins du bébé.
 Le lait maternel favorise une croissance et un développement adéquat aidant aussi à
prévenir le retard de croissance.
 Le lait contient des anticorps qui protègent contre les maladies, spécialement contre la
diarrhée et les infections respiratoires. C’est comme un ≪ premier vaccin ≫ de l’enfant.
 Est toujours prêt et à la bonne température. Est facile à digérer, les nutriments sont bien
absorbés.
 Le colostrum, le premier lait épais et jaunâtre, contient d’anticorps qui protège le bébé
contre les maladies et agit comme laxatif nettoyant l’estomac du nourrisson.

Notez : l’alimentation de complément interviendra qu’après 6 mois du que le lait maternel


commence à diminuer en quantité et en qualité et, ne suffit pas à couvrir tous les
besoins nutritionnels de l’enfant.

Les jeunes enfants ont un petit estomac par rapport aux adultes. L’enfant ne peut pas
manger les grandes quantités de nourriture a une seule fois comme un adulte. Leur repas
devrait être fréquent, en quantité adéquate, riche en calories, protéine, et vitamines, sels
minéraux pour couvrir tous leurs besoins nutritifs quotidiens. Donc, il faut faire attention à la
fréquence des repas, quantité d’aliments, la texture, la variété et les besoins de l’enfant.
L’hygiène est aussi très importante. Il aide à protéger l’enfant contre les parasites ou
microbes qui peuvent provoquer la diarrhée et d’autres maladies.

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Il serait mieux de commencer avec l’eau, puis la bouillie ensuite le repas familial.

 L’eau : elle doit être propre et bien protégée


 La bouillie et le repas familial : elle doit être équilibrée, c’est-à-dire en quatre étoiles :
 Etoile 1 : aliments de base : les céréales (les maïs, le riz, le millet, le blé…), les
tubercules et les racines (le manioc, les pommes de terres, patates douces, …) ;
 Etoile 2 : Les légumineuses (soja, haricots, arachides et les graines telles les sésames
 Etoile 3 : les fruits et les légumes :
• Le fruit : riche en vitamine A : la mangue, la papaye, les oranges, les ananas, les avocats,
les bananes, les pastèques, les mandarines…
• Les légumes : les feuilles vertes foncées (bitekuteku, épinard, feuilles de manioc), le
gombo, l’oseille, la chaya, le moringa, feuille de patate douce jaune, tomate, aubergine,
chou, …
 Etoile 4 : aliments d’origine animale : la viande, le poulet, le foie, les œufs, le lait ou
produit laitier, …

1.4. Les consultations post-natales (CPS)


1. Définition
La CPS est l’ensemble des soins préventifs et promotionnels offerts à l’enfant de la
naissance à 59 mois (5 ans) d’âge en vue de lui assurer une croissance et un développement
harmonieux. Elle est donc une plateforme qui intègre plusieurs composantes des soins de
santé primaires.

2. Objectifs de la CPS
• Assurer une éducation des parents sur l’importance d’une alimentation équilibrée pour
le suivi de la croissance des enfants de 0 à 5 ans.
• Procéder au suivi mensuel de l’état nutritionnel et la santé de l’enfant.
• Faire le dépistage et le traitement des maladies de l’enfance.
• Supplémenter l’enfant en micronutriments (vitamine A, fer) suivant son calendrier.

3. Organisation et paquets d’activités de la CPS :


Les activités à mettre en œuvre dans le cadre de la CPS se répartissent en deux volets
: promotionnel et préventif. En plus, la CPS offre l’opportunité de l’identification précoce des
affections et l’orientation des enfants malades vers les structures de prise en charge.

A. Volet promotionnel

Sur le plan promotionnel, la CPS offre une opportunité pour promouvoir les bonnes
pratiques :
 L’allaitement maternel optimal ;
 L’alimentation de complément adéquate;
 L’utilisation des services de santé ;
 Le lavage correct des mains avec l’eau propre et du savon/cendre;
 L’utilisation de l’eau potable ;
 L’utilisation des latrines hygiéniques;
 La vaccination des enfants ;
 L’utilisation de la moustiquaire imprégnée d’insecticide a longue durée « MILD »;
 La sécurité alimentaire des ménages ;

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 La promotion et le suivi de la croissance ;


 La consommation du sel iode.

B. Volet préventif

Du point de vue préventif, la CPS permet d’assurer :


 La supplémentassions en vitamine A ;
 La vaccination (BCG, VPO, VPI, DTCoqHebp-BHib, PCV, 13 VAR et VAA) ;
 La distribution des MILD.
 Le dépistage et l’orientation des enfants malades vers les services appropriés de prise en
charge.

C. Cible, fréquence et calendrier de la CPS

La CPS concerne tous les enfants de 0-59 mois habitant dans le rayon d'action d'un
centre de santé ou d’un poste de santé. Plusieurs points de contact permettent d’identifier
les enfants éligibles à la CPS.

Ils peuvent être identifies à la maternité, lors des consultations curatives, lors de la
consultation postnatale et lors des visites à domicile.

Age en mois Fréquence Observation


0 – 23 mois 1 fois
Une fois le mois pour tous les
enfants de 24 à 59 mois qui se
trouvent dans les situations
24 – 59 mois 1 fois tous les 3 mois
spécifiques jusqu'à leur
rétablissement.

1.5. Les maladies infantiles

Les maladies infectieuses sont des maladies dues à des micro-organismes (virus ou
bactéries). Elles sont contagieuses. Certaines maladies donnent lieu à des éruptions (elles
sont appelées maladies éruptives).

A. La malaria

Le corps de l’enfant est brutalement chaud (la température élevée). L’enfant


transpire abondamment après (chute de la température). Parfois il vomit, tout le corps fait
mal. La rate est souvent augmentée de volume ; l’état général de l’enfant semble bon.

Vous pouvez penser qu’il a un accès de malaria. Cette maladie est due à la piqûre des
moustiques. Si elle se répète souvent et que l’enfant n’est pas soigné, il sera vite anémié
(sang trop faible) et pourra mourir car la malaria tue plus que même le VIH/SIDA. Il faut
observer les règles d’hygiène qui visent à la destruction des moustiques et conduire l’enfant
au premier accès de fièvre au dispensaire ou au centre de santé le plus proche. Pour une
bonne prévention de la malaria, on l’enfant et sa mère devront dormir sous la moustiquaire
imprégnée à longue durée.

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N.B. : Si la température ne diminue pas rapidement après la quinine, ce n’est pas la malaria.
En ce cas, il faut absolument le conduire dans un service médical.

Si l’enfant a beaucoup de fièvre, couchez-le sans trop le couvrir. Mettez un linge


imbibé d’eau froide sur son front. Vous pouvez lui faire un petit lavement à l’eau froide
(sans rien y ajouter). Donnez-lui à boire de l’eau bouillie ou du thé léger (rouge). En cas
de vomissement, faire prendre l’enfant le sérum oral.

B. La diarrhée

La diarrhée est causée par la mauvaise alimentation, les vers, les microbes et la
malaria. En cas de cette maladie, donner le SRO, un peu d’eau de riz sucrée ou de thé ;
conduisez-le au centre de santé pour être examiner afin qu’il reçoive un traitement
approprié.

C. La toux

Elle est causée par le froid, accouchement sur la terre, lavement de l’enfant à l’eau
froide et ne pas le sécher. Le vêtir avec des linges humides. Le coucher sur le ciment.
Exposition à la poussière surtout durant la saison sèche.

Préventivement, s’accoucher en maternité ou tout au moins sur une natte à


l’intérieur d’une maison. Après la toilette de l’enfant, l’essuyer et le vêtir. Le coucher dans
un petit lit. Le matin, le soir, pendant la saison sèche, l’habiller en rapport avec le temps.
Eviter l’exposition à la poussière surtout lorsque la mère balaye la maison. Si la tout persiste
ou augmente, conduire l’enfant au centre de santé car une toux négligée et non soignée
peut avoir des conséquences graves sur la santé de l’enfant.

D. L’anémie

L’anémie est un manque d’hémoglobine. Ce manque entraine un mauvais transport


par le sang du dioxygène et cause notamment une pâleur de la peau et des muqueuses. Les
signes les plus connus sont :

 La pâleur cutanée et des muqueuses


 La coloration bleutée des sclérotiques la dyspnée à type de polypnée
 L’asthénie ou fatigue

E. La pneumonie

Le malade se refroidi brusquement et ressent un violant point de côté. La


température monte à 39,5°C – 40°C. Le malade respire rapidement (dyspnée). Après 8 jours
il expectore des crachats de couleur rouille qui ont une forte odeur, le malade transpire
abondamment. Le 9ème jour, la température tombe brusquement, cette journée est critique
pour le malade. Il guérit soit il meurt.

Actuellement grâce aux antibiotiques on peut rapidement couper cette maladie qui
atteint les lobes pulmonaires.

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F. La varicelle

 Prévention : Il existe un vaccin contre la varicelle qui peut être administré aux enfants
en santé de 12 mois et plus.
 Symptômes : Fièvre, suivie d’une éruption cutanée qui provoque l’apparition de
boutons rouges qui se transforment rapidement en cloques remplies de liquide.
Démangeaisons. Les cloques sèchent au bout de 4 à 5 jours.
 Contagion : Le virus se transmet facilement d’une personne à l’autre par contact
direct. Les enfants atteints sont contagieux 2 jours avant l’éruption cutanée et tant
que la majorité des vésicules ne sont pas croûtées.

G. La roséole
 Prévention : Il n’existe aucun vaccin.
 Symptômes : Fièvre élevée qui persiste pendant de 24 à 72 heures. Lorsque la fièvre
disparaît, une éruption cutanée apparaît sous forme de petites tâches de coloration
rosée, à peine surélevées. L’éruption cutanée débute au visage et atteint les
membres supérieurs en quelques heures et dure 2 à 5 jours.
 Contagion : La contamination se fait par l’intermédiaire de gouttelettes en
suspension dans l’air qui pénètrent dans les voies respiratoires.
 Traitement : Aucun traitement possible. En présence de fièvre, on peut administrer
du paracétamol.

1.6. La vaccination

La vaccination consiste à immuniser une personne contre une maladie infectieuse,


généralement en lui administrant un vaccin. Les vaccins, qui stimulent le système
immunitaire, prémunissent la personne d’une infection ou d’une maladie.

Il est établi que la vaccination permet de combattre et d’éliminer des maladies


infectieuses potentiellement mortelles et on estime qu’ainsi plus de 2 à 3 millions de décès
par an sont évités. C’est l’un des investissements les plus rentables dans le domaine de la
santé. La vaccination s'effectue sur un individu sain soit par injection sous-cutanée ou
intramusculaire soit par voie orale.

La vaccination est la meilleure des politiques, et est un pilier de la médecine


pédiatrique préventive visant à amener l'enfant en bonne santé a l'âge adulte. Il est
indispensable pour le médecin de connaitre et de pouvoir expliquer aux parents le rationnel
de la vaccination, souvent mise en cause avec légèreté, du fait même de son efficacité qui
fait que médecins et parents ne connaissent plus des maladies telles que rougeole,
diphtérie, rubéole congénitale, coqueluche, sans compter le succès d'éradication de la polio.

Toute interruption des programmes vaccinaux (guerres, catastrophes naturelles,)


entraine rapidement la résurgence de ces maladies.

Types de vaccins

 Le vaccin polio: C'est la seule vaccination légalement obligatoire en Belgique. La polio est
éradiquée. Pour cette raison, le vaccin oral vivant a été supprimé, afin d'éviter de
répandre des souches vaccinales sources potentielles du virus sauvage. Le vaccin polio
est donc maintenant tue, et injectable. Le vaccin rubéole: initialement administre aux
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adolescentes, il est maintenant administre chez les nourrissons des 2 sexes, pour
supprimer la circulation de ce virus, protégeant ainsi indirectement les personnes non
vaccinées. Depuis lors, il n'y a plus de rubéole congénitale.
 Le vaccin coqueluche: initialement, ce vaccin était produit par des cultures cellulaires, et
était responsable d'importantes réactions (T°, rougeur, gonflement), si bien que de
nombreux enfants, actuellement jeunes adultes, n'étaient pas vaccines. Le vaccin
acellulaire est nettement mieux toléré. Ce vaccin a été avance de 3 à 2 mois, afin d'éviter
des coqueluches chez des jeunes nourrissons, qui peuvent être fatales. Le bacille
(Bordetella Pertussis) circule encore, chez des adultes mal vaccines par exemple, qui
peuvent contaminer un nourrisson. Une toux sèche prolongée chez un jeune non-fumeur
doit faire évoquer la coqueluche et le contact avec un nourrisson non vaccine évite. Le
sigle aP dans l'abréviation du vaccin trivalent Diphtérie, Tétanos et Coqueluche (DTaP)
signifie "acellular pertussis".
 Le vaccin contre l'hépatite B est universellement recommande visant à éradiquer cette
maladie; le réservoir humain est immense chez les porteurs chroniques (1/5eme de la
population mondiale) : il faudra donc des dizaines d'années pour arriver à l'éradiquer,
contrairement à la rubéole par exemple pour laquelle il n'y a pas de porteur chronique.
Les politiques de vaccination ciblées protègent les personnes à risque, mais ne diminuent
pas l'incidence globale de la maladie. L'hépatite B est une des principales maladies
sexuellement transmissibles. Ce vaccin fut aussi le premier vaccin "anti cancer" puisque
le virus HBV est responsable de cancers du foie.
 Les vaccins conjugués: Les vaccins conjugués permettent d'améliorer la durée de
protection, l'induction d'une mémoire immunitaire, une réponse immunitaire aux
injections de rappel et la réduction du portage nasopharynge de la bactérie. Ils sont en
général conjugués à une anatoxine, par exemple : diphtérique. Le
 Vaccin contre l'hemophilus Influenzae de groupe B fut le premier vaccin conjugue
introduit dans le schéma de vaccination. Il en est résulté un quasi disparition des
infections invasives: méningites, arthrites, epiglottites…chez les enfants âgés de moins
de 4 ans.
 Vaccin contre le méningocoque: Il existe un vaccin contre le méningocoque du groupe
C (Meningitec ou Menjugate) et aux EU contre 4 stéréotypes, A, C, Y & W (Menactra).
Il est recommandé à partir de l'adolescence. Le méningocoque du groupe C compte
pour environ 1/3 des infections totales par méningocoque.

Attention : ces vaccins ne protègent pas contre le neiseiria méningocoque du groupe B (le
vaccin disponible sera bientôt disponible).

 Vaccin contre le pneumocoque. A nouveau, c'est le vaccin conjugue (Prevenar) qui est
d'usage chez l'enfant. Il contient 7 stéréotypes différents. Le vaccin polysaccharidique
(23 stéréotypes) (Pneumune, Pneumovax) ne permet pas d'induire une protection
efficace chez les jeunes enfants. Puisque le vaccin conjugue ne contient pas tous les
stéréotypes, les infections invasives par pneumocoques ne sont pas éradiquées. Le
pneumocoque reste donc une des premières causes d'infections sévères chez les
nourrissons.

 Les vaccins combinés : Ils ont fait l'objet d'études montrant une efficacité comparable
par rapport aux vaccins administres seuls. Par exemple, le nourrisson reçoit un seul

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vaccin hexavalent couvrant polio, diphtérie, tétanos, coqueluche, Hib, Hépatite B. C'est
également un progrès de confort considérable.



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CHAPITRE TROISIEME : L’ALIMENTATION


1. LES PROBLEMES ALIMENTAIRES

1.1. Définition de l’alimentation

L'alimentation désigne la façon de se nourrir. L'alimentation comportera donc l'étude


des aliments: leur composition, leur rôle, leur valeur nutritive, leur digestibilité.

On appelle aliments, toute substance que l'organisme peut ingérer


et utiliser. Les aliments ont pour rôle:

1) D'assurer la formation, la croissance et le renouvellement de nos tissus;


2) D'entretenir en nous la chaleur et l'énergie;
3) De régulariser les fonctions de notre organisme.

1.2. Importance de l’alimentation

A. Du point de vue individuel

L’alimentation conditionne pour une bonne part l'état de santé de l'individu et lui
permet de participer, sans fatigue excessive, à tous les exercices ordinaires de la vie: travaux,
études, sports, voyages... etc. Elle favorise le sommeil qui récupère les forces, elle redonne
de l'entrain à l'ouvrage et fait éprouver la joie de vivre.

Sans une ligne de conduite bien définie à ce sujet, on suit l'attrait très variable de ses
goûts et de ses caprices. Il en résulte souvent un mauvais choix d'aliments, un déséquilibre
quantitatif ou qualitatif qui occasionne des dommages à la santé de l'individu. Composé de
corps et d'âme, l'homme doit posséder "une âme saine dans un corps sain". L'alimentation
rationnelle est un moyen d'y parvenir.

Nous avons souvent constaté combien notre activité mentale dépend de notre
alimentation. Un repas trop lourd, pénible à digérer, gêne notre rendement intellectuel,
nous empêche de goûter une lecture instructive et de rédiger un devoir de français.

Une santé délabrée, un état débile, conséquence d'une mauvaise alimentation, font
que l'âme reste impuissante dans la lutte; les dispositions bonnes ou mauvaises du corps
influent sur l'âme en raison de l'unité de l'être humain. Chez l'ouvrier surtout, l'influence de
l'alimentation sur le moral est très grande.

Si, à la table du foyer, il ne trouve pas cet aspect agréable et attirant qu'offre une
table bien mise et bien propre, et un bon repas suffisant pour réparer ses forces, il ira noyer
son mécontentement dans l'alcool. De nombreux cas d'alcoolisme n'ont pas d'autre cause
qu'une mauvaise alimentation.

B. Du point de vue familial et social

Pour la Maîtresse de maison, soucieuse de ses responsabilités, l'alimentation est l'un


des problèmes humains les plus importants à solutionner. En plus d'être un élément vital qui
conditionne le bien-être de chacun des membres de la famille, il peut devenir un élément de
bonheur et de stabilité pour le foyer.

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Avant de chercher à rendre les gens meilleurs, il faut chercher à les rendre heureux.
Et pour les rendre heureux, commençons par contenter les besoins de leur estomac.

Les personnes bien nourries ont meilleur caractère, travaillent avec plus d'énergie,
envisagent la vie avec un optimisme qui décuple les forces de l'être et conduit au succès
sous toutes ses formes. Des hommes, forts, sains et vigoureux constituent le capital humain
de haute valeur dont la société entière bénéficie.

Tout ceci démontre l'importance du problème alimentaire et l'attention qu'on doit lui
accorder comme femme d'abord, et ensuite comme première responsable du bonheur de
nos futurs foyers.

1.3. Types d’aliments ou rations

Les aliments sont classés de la manière suivante :

 Les aliments énergétiques ou calorifiques,


 Les aliments protéiniques (aliments formateurs et réparateurs),
 Les aliments vitamineux et minéraux (ou les aliments régulateurs).

1.3.1. Les aliments énergétiques ou calorifiques

Ce sont les aliments qui consistent à oxyder, à produire la chaleur et l’énergie dans
l’organisme. Parmi ces aliments nous avons : les lipides, les protides et les glucides. Le maïs,
le riz, le sorgho, le millet, le manioc, la pomme de terre, le pain, le sucre, l’huile, … sont des
aliments énergétiques.

A. Les glucides

Les aliments glucides produisent de l’énergie ou chaleur pour l’organisme afin de


permettre le travail musculaire. Les glucides constituent une source importante d'énergie
nécessaire au métabolisme de nombreuses substances.

On les trouve dans les aliments d’origine végétale comme le sucre de table, la canne
à sucre, les céréales, les fruits, les légumes, le manioc ou la farine de blé, manioc, millet et
les aliments d’origine animale comme : lait et miel. Y compris aussi tous les produits sucrés
du marché.

B. Les lipides

Les substances lipidiques sont des aliments de haute valeur énergétique, qui
contribuent grandement à l'apport calorifique quotidien; de plus, ils sont les seuls à contenir
certains éléments nutritifs indispensables à la santé: vitamines liposolubles et acides gras
essentiels.

On les trouve dans les matières grasses, dans le règne animal et dans le règne végétal
sous forme de graisses ou d'huiles. Les graisses du règne animal sont: la crème, le beurre, le
fromage, le jaune d'œuf, le saindoux, les viandes grasses (le porc particulièrement), les
poissons gras...Le règne végétal fournit: les noix, le chocolat, les huiles de coton, de coco,

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d'olive, de mais, de soya. Plusieurs de ces huiles peuvent être hydrogénées et vendues sous
forme de graisses (et de margarine).

1.3.2. Les aliments protéiniques

Les aliments protidiques ou protéiniques permettent à la constitution, à la


croissance, à la réparation, au renouvellement cellulaires et des tissus. Les protides sont
contenus dans les aliments d’origines animales comme laits, œufs, fromage, viandes,
poissons et les aliments d’origine végétale comme les légumineuses (soja, haricot…) et les
céréales (maïs…).

1.3.3. Les aliments vitamineux et minéraux

Les vitamines sont des substances organiques indispensables, en très petites


quantités, à la croissance et à la reproduction humaine ainsi qu'au maintien d'une bonne
santé.

Les minéraux ont plusieurs fonctions importantes dans l'organisme. Ils contribuent au
métabolisme des macronutriments, c'est-à-dire des lipides, des glucides et des protéines. Ils
contribuent également à la solidité du squelette et au bon fonctionnement du système
nerveux et des muscles. Les vitamines et les minéraux consistent à la régulation de
l’organisme.

a. Les minéraux ou sels minéraux

On les trouve dans les arachides, le soya, les haricots, les pois, les graines de courge,
le lait, les œufs, les volailles, les poisson sec ou frais, la viande, la farine de soya, les termites
grillés, les chenilles sèches, les larves de palmier, la farine de maïs.

Nous avons :

 Le calcium : Le lait, le fromage, les légumes verts à feuilles, les fruits, les œufs en sont les
principales sources alimentaires.
 Le phosphore : lait, fromage, poisson, céréales à grains entiers.
 Le fer : les viandes rouges, les abats: le foie et les reins, les légumes verts, la mélasse, le
jaune d'œuf, sont parmi les aliments qui en contiennent le plus.
 L’iode : Les poissons de mer, les crustacés et les mollusques, les huiles de foie de
poissons, les plantes croissant sur le bord de la mer, et le sel iodé en sont les meilleures
sources. L'emploi quotidien de sel iodé assure à l'organisme la quantité nécessaire d'iode.

b. Les vitamines

On les trouve dans les végétaux et fruits : les feuilles vertes, les piments secs, la
tomate, les oignons, les papayes, les carottes, les oranges, les salades citrons, l’ocre, les
mangues, les patates, les bananes, les courges, etc.

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2. LES PROBLEMES ALIMENTAIRES


2.1. La sous-alimentation

A. Définition

La sous-alimentation est un état de manque important de nourriture caractérisé par


un apport alimentaire insuffisant pour combler les dépenses énergétiques journalières d’un
individu et entrainant des carences nutritionnelles. Un enfant souffre de dénutrition sévère
quand: il est très émacié (maigre), il a des œdèmes aux deux pieds.

B. Les causes

2.2. La suralimentation

A. Obésité

Le surpoids et l’obésité se définissent comme une accumulation anormale ou


excessive de graisse corporelle qui peut nuire à la santé. Elle est la condition d'un sujet dont
les réserves graisseuses excèdent la quantité généralement associée è une alimentation
adéquate. En pratique, toute personne qui dépasse son poids moyen de 10% est considérée
comme faisant de l'embonpoint. Celle qui dépasse son poids moyen de 20% est considérée
comme obèse. Au niveau mondial, on assiste à :

 Une plus grande consommation d’aliments très caloriques riches en graisses ;


 Une augmentation du manque d’activité physique en raison de la nature de plus en
plus sédentaire de nombreuses formes de travail, de l’évolution des modes de
transport et de l’urbanisation.

Cause:

D'une façon générale on peut dire qu'elle est due à un apport alimentaire dépassant
les besoins énergétiques de l'individu, quels que soient les facteurs qui les influencent. La
cause fondamentale de l’obésité et du surpoids est un déséquilibre énergétique entre les
énergies consommées et dépensées.

On peut grouper les théories actuelles de la façon suivante.

a) Un déséquilibre dans les échanges énergétiques : dans ces cas, l'obésité est due à un
apport alimentaire excessif soit absolu, soit relatif aux besoins actuels, et les facteurs
qui l'influencent le plus sont l'hérédité et les troubles émotifs.
 Hérédité: condition économique - habitudes alimentaires - tempérament.
 Troubles émotifs: ainsi l'insécurité ou l'insatisfaction occasionnent très
souvent la suralimentation.

b) Un déséquilibre du système endocrinien : Celle-ci est la cause principale de


controverse à l'égard de l'obésité. Tout ce que l'on sait de façon certaine c'est que
l'obésité est souvent associée à des troubles endocriniens, mais cette coexistence ne
veut pas dire que ceux-ci sont la cause de l'obésité. Exemple: le diabète et l'obésité.

c) Un déséquilibre de la balance hydrique : Une rétention d'eau anormale peut être une
des causes d'obésité, car l'emploi de diurétiques favorise parfois l'amaigrissement.
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Toutefois des troubles endocriniens peuvent eux-mêmes être la cause d'une


rétention d'eau anormale et quoi qu'il en soit, celle-ci ne peut s'élever à plus de 10 à
15% du poids de la personne.

Conséquences

 Les chances de longévité sont beaucoup moindres chez les obèses ;


 L’obésité augmente les risques d’apparition du diabète, de complication à la suite
d’interventions chirurgicales, d’hypertension, d’artériosclérose ; elle réduit l’efficacité
musculaire, elle est une cause de fatigue supplémentaire pour le cœur et l’organisme
tout entier, elle compromet la fertilité et la reproduction et expose à des
complications pour la mère et l’enfant lors de l’accouchement.

B. Diabète

Le diabète est constitué par un trouble chronique du métabolisme des glucides dû à


l'utilisation insuffisante du glucose par suite d'un manque d'insuline. Nous savons que les
différents sucres ingérés sont en général absorbés sous forme de glucose. Celui-ci circule
dans le sang et est emmagasiné dans le foie et les muscles sous forme de glycogène.

Selon les besoins de l'organisme, le glycogène du foie est retransformé en-glucose,


lequel est brûlé, grâce k l'action de l'insuline et éliminé sous forme de gaz carbonique et
d'eau.

L'insuline est sécrétée par les ilots de Langerhans du pancréas, mais si ces cellules
viennent k sécréter l'insuline en quantité insuffisante, le glucose s'accumule dans le sang au-
dessus de la quantité normale et il y a "hyperglycémie"; de plus, à cause de ce taux trop
élevé, le glucose franchit le seuil rénal et apparait dans les urines; c'est la "glycosurie". Ces
deux phénomènes sont les principaux symptômes du diabète sucré, la polyurie, la
polydipsie, la polyphagie, l'asthénie, en sont les symptômes secondaires.

Cause:
La cause exacte de ce que les ilôts de Langerhans ne remplissent plus leurs
fonctions est inconnue. Souvent la déficience de ces ilôts peut même résider dans un trouble
de certaines autres glandes endocrines, surtout l'hypophyse ou les glandes surrénales.

On sait que plusieurs facteurs prédisposent au diabète:


a) L'hérédité: des statistiques bien établies montrent que dans certains cas bien définis,
la transmission du "caractère" ou de la maladie s'opère de façon constante. Ainsi, les
enfants de 2 parents diabétiques seront diabétiques s'ils vivent assez longtemps.
b) L'obésité.
c) Une tension nerveuse prolongée.
d) Une alimentation abondante.
e) La race. Ainsi, la race juive compte proportionnellement plus de diabétiques que
toute autre.
f) Le sexe: il y a ½ fois plus de diabétiques chez les femmes que chez les hommes.
g) Age: l'incidence du diabète grandit avec l'âge.

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2.3. La malnutrition
1) Notion

Lorsqu’on a faim, c’est parce que le corps réclame à manger, mais il ne réclame pas
un type d’aliment particulier. Par conséquent on peut manger pour combler la faim, sans
combler les besoins du corps humain et souffrir de malnutrition.

Une alimentation équilibrée est la consommation de nourriture de bonne qualité et


en quantités adaptées pour fournir l’énergie suffisante et assurer une croissance et un
développement optimal. Elle doit donc apporter suffisamment de macronutriments
(glucides, protéines, lipides) et d’aliments fonctionnels (vitamines et sels minéraux).

Pour mener une vie saine, on doit consommer au cours d’un même repas un
assortiment d’aliments dont certains fournissent de l’énergie, d’autres favorisent la
croissance et d’autres encore protègent contre les maladies.

La malnutrition est la conséquence d’une alimentation insuffisante en qualité comme


en quantité pour couvrir les besoins de l’organisme.

Selon l’Unicef, la malnutrition se traduit par un déséquilibre entre les apports en


éléments nutritifs et les besoins de l’organisme. Quand ces apports sont insuffisants,
l’organisme s’affaiblit. La graisse disparaît en premier, puis les muscles fondent peu à peu. La
malnutrition peut aussi être le résultat d’un excès d’un ou plusieurs nutriments essentiels,
pendant une période prolongée.

La malnutrition augmente le risque de décès prématuré des enfants et est


responsable de près de la moitié au moins des décès d’enfants de moins de 5 ans dans le
monde.

2) Les causes de la malnutrition


Les causes de la malnutrition peuvent être immédiates, sous-jacentes ou
fondamentales.

a. Les causes immédiates

Les deux principales causes immédiates sont la ration alimentaire insuffisante en


quantité et qualité (équilibre alimentaire) y compris la maladie. Leur interaction tend à créer
un cercle vicieux: l’enfant malnutri résiste moins bien à la maladie, il tombe fréquemment
malade, et de ce fait la malnutrition empire.

Un régime alimentaire médiocre peut être dû à:

 Un lait maternel insuffisant;


 De trop maigres repas;
 Des aliments peu variés;
 De faibles concentrations d’énergie et de nutriments dans les repas (par exemple
quand la nourriture est trop aqueuse);
 Des repas peu fréquents.
 En cas de maladie, il arrive que les personnes:
 Ne mangent pas beaucoup;
 Absorbent peu de nutriments;
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 Perdent des nutriments à partir de l’organisme;


 Epuisent les nutriments de l’organisme plus rapidement (par exemple en cas de
fièvre).

L’infestation par les vers intestinaux en particulier les ascaris et ankylostomes peuvent
entraîner le manque d’appétit, une mauvaise digestion et absorption des aliments pouvant
conduire à la malnutrition.

b. Les causes sous-jacentes ou socio-économiques

Les causes sous-jacentes sont :

a) Les famines et la guerre,


b) L’insécurité alimentaire des ménages qui ne peuvent pas se procurer les aliments en
qualité et en quantité pour couvrir leurs besoins ;
c) Le manque d’accès à l’eau et à un environnement satisfaisant qui entraîne l’insalubrité
propice à la propagation des maladies infectieuses et surtout de la diarrhée qui est
facteur de risque de la malnutrition ;
d) La mauvaise qualité des services de santé ;
e) L’état nutritionnel des mères ;

c. Causes fondamentales

Pour chaque type de cause sous-jacente, il existe des causes plus profondes, qui
peuvent être les suivantes:

 Pauvreté généralisée et manque de possibilités d’emploi;


 Répartition et contrôle inégaux des ressources au niveau de la communauté, du
district ou du pays, ou sur le plan international;
 Faibles position sociale et niveau d’éducation des femmes;
 Pression démographique;
 Détérioration du milieu naturel;
 Instabilité et conflits politiques;
 Manque de services de santé, d’éducation et d’autres services sociaux;
 Discrimination vis-à-vis des femmes qui empêche les femmes d’avoir accès à des
aliments en qualité et quantité nécessaire pour couvrir leurs besoins et ceux de leurs
enfants.

3) Formes de la malnutrition
A. Malnutrition protéique

Elle peut se manifester en :


a) Malnutrition protéique fruste ou légère du premier groupe

Don le seul symptôme majeur est le ralentissement de croissance qu’on


remarque par la course pondérale quasi stationnaire. Cette catégorie est préjudiciable à
l’apprentissage dans la première année de la vie au comportement et développement
cérébral de l’e

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37

b) Malnutrition protéique débutante (pré-kwashiorkor) du 2e groupe

Celle-ci est rentrée chez l’enfant sevré avant 24 mois ou qui aurait souffert de la
rougeole, parfois chez qui on observe les symptômes ci-après :

 Trouble digestif plus au moins permanent, anorexie, vomissent, diarrhée très tenace
en rapport avec les infections parasitaires intestinales et troubles d’absorption par
manque d’enzyme ;
 Trouble de comportement donc l’enfant est moins vif et devient apathique ;
 Courbe pondérale stationnaire cet état évolue vers la kwashiorkor type.

c) Malnutrition protéique franche (kwashiorkor) du 3e groupe


 La kwashiorkor

Par définition, la kwashiorkor est un état de malnutrition due à une carence


prolongée en protéine.

Il s’agit d’une forme plus grave de malnutrition aiguë. Le signe le plus évident de cet
état est un gonflement du corps (œdèmes), en particulier du visage, des avant-bras, des
mains, des jambes et des pieds. Les enfants atteints de kwashiorkor sont toujours tristes et
souvent irritables. Ils restent assis passivement et ne s’intéressent à rien, même pas à la
nourriture.

La plupart n’ont pas d’appétit. Certains enfants ont la peau et la chevelure


anormales. La peau est souvent claire et les cheveux sont parfois de couleur pâle, brunâtre,
fins et se cassent facilement. La kwashiorkor peut se produire à un âge plus avancé que le
marasme (de 18 à 48 mois).

B. MALNUTRITION VRAIE

Lors de la carence en trois groupes d’aliments est manifestées dans l’alimentation


avec déséquilibre graves des protéines. Le marasme devient la forme extrême de sous-
alimentation globale ainsi on parle de :

Marasme précoce : remarquable surtout au cours de la 1ère année de la vie, lorsque


l’allaitement artificielle au biberon avec le lait trop dilué est contaminée.

Marasme tardif : il est peu fréquent et se produit à n’importe quel âge. On le


remarque les plus souvent chez les enfants qui continuent à être soumis uniquement au sein
ou qui souffrent d’une tuberculose évolutive au cours de la 2 ème année.

On définit le marasme comme une forme plus grave de la malnutrition globale


chronique avec privation prolongée de trois groupe d’aliment ne se manifestant par :

 L’arrêt de la croissance et perte de poids


 Un amaigrissement important
 Les saillies osseuses bien visibles
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38

 Une faiblesse bien marquée et une perte d’intérêt à la vie

Les causes de ces déséquilibres alimentaires sont les suivants : une ration
proportionnellement plus riche en hydrates de carbones et insuffisant en protéine
(Kwashiorkor).

Les enfants atteints de marasme sont très maigres et émaciés. La graisse a été
épuisée et la peau de leur bras, de leurs jambes et de leurs fesses est plissée. Les muscles
aussi ont fondu, et les bras et les jambes sont maigres et tous les os se dessinent sous la
peau.

Le visage est tout ridé et les os pointent sous la peau du visage. Le marasme affecte
surtout les enfants âgés de 6-24 mois. Les enfants nourris au biberon dès les premiers mois
de la vie sont souvent atteints de marasme. C’est généralement parce que le lait qu’on leur
donne est trop dilué ou parce que des infections répétées réduisent l’appétit et l’enfant
refuse de manger ou de boire.

L’enfant atteint de marasme pèse environ la moitié du poids des enfants bien
portants du même âge.

4) Comment lutter contre la malnutrition (conseils)

a) L’éducation nutritionnelle

On appelle éducation nutritionnelle : Toute combinaison de stratégies éducatives


renforcée par des appuis environnementaux et conçue pour faciliter des choix alimentaires
et l'adoption volontaire d'autres comportements liés à l'alimentation et à la nutrition
propres à assurer la santé et le bien-être. L'éducation nutritionnelle prend des chemins
multiples et demande des actions aux niveaux des personnes, des collectivités et des
pouvoirs publics.

L’éducation nutritionnelle consiste à :

 A améliorer la nutrition directement (en fournissant, par exemple, des repas, des
suppléments ou des aliments enrichis);
 A étudier la nutrition en tant que matière (bien qu'il soit évidemment nécessaire
d'avoir des connaissances dans ce domaine).

L'idée est ici d'apprendre comment aider les gens à améliorer leur régime
alimentaire. Si nous y parvenons, le régime alimentaire des gens va s'améliorer de manière
durable, puisque l’éducation nutritionnelle sous-entend que les gens comprennent ce qu'ils
font.

b) Connaissance des aliments

La malnutrition étant une situation d’inadéquation et du déséquilibre alimentaire


dans l’organisme, nécessite une connaissance approfondie des aliments à consommer afin
de couvrir les besoins que l’organisme réclame.

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39

Notre organisme a besoin des : aliments énergétiques, aliments protéiniques,


aliments vitamineux, aliments minéraux. Une alimentation équilibrée c’est-à-dire, contenant
tous les types d’aliments cités, est plus important dans la lutte contre toute forme de
malnutrition.

2.4. Les régimes des maladies du tube digestif

A. L’indigestion

Elle n'est pas une entité médicale en soi. Elle est un symptôme qui apparait dans
diverses conditions pathologiques où la digestion est troublée et se manifeste par un rejet
du surplus alimentaire (vomissement) avec des douleurs plus ou moins vives à l'estomac.

Causes : L'excès alimentaire c’est-à-dire, une quantité d'aliments qui dépasse les possibilités
actuelles de l'estomac à digérer : est rarement seul en cause. Il est presque toujours
associé à l'une ou l'autre des causes suivantes : la fatigue de l’estomac, l’irritation
de l’estomac par l’alcool ou l’excès alimentaire.

Régime alimentaire :
 Repos de l'estomac: cesser toute alimentation durant une journée ou plus.
 Régime : donner ensuite un Régime légère (aliments doux, faciles à digérer et non
irritants en tenant compte des goûts du patient car le facteur psychologique est très
important dans ces cas.

B. Ulcère

L'ulcère d'estomac consiste dans une perte de substance plus ou moins profonde de
la paroi de l'estomac et d'une inflammation de la muqueuse environnante. Il peut causer
divers changements de la nature ou du fonctionnement de l'estomac: hémorragies,
perforations, spasmes, hyperchlorhydrie, etc.

Cause : La cause exacte est inconnue, mais les causes probables sont celles-ci: une
résistance affaiblie des tissus à l'action digestive du suc gastrique, une infection localisée,
une déficience nutritive.

Régime alimentaire :

 Le régime doit contenir les aliments non irritants physiquement et chimiquement,


 Il doit aussi contenir des protides afin de neutraliser l’acidité de l’estomac,
 De lipides, car ces aliments provoquent peu de sécrétion gastrique et sont ainsi
capables de diminuer la production d’acide chlorhydrique,
 D’aliments faciles à digérer : lait, les œufs et céréales cuites.

C. La diarrhée

Elle est caractérisée par l'expulsion fréquente de matières fécales liquides ou semi-
liquides, accompagnée ou non de fièvre et de douleur. Elle implique toujours une absorption
inadéquate ou une élimination d'eau excessive.
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Causes :
 Toute substance irritable pour la muqueuse intestinale.
 La présence de bactéries; c'est la cause la plus fréquente.
 Une déficience en vitamines, particulièrement celles du complexe B.

Régime :
 En général, on commence le traitement par une purgation avec 1 à 2 cuillers à table
d'huile de ricin.
 Ensuite, pour une période d'un ou deux jours, on ne donne aucune alimentation.
 On donne alors un régime à base de lait, de ferments lactiques, de crème de blé, de
gruau coulé.
 On ajoute peu à peu des œufs, des viandes tendres finement hachées, du beurre, des
légumes et des fruits en purée.

D. La constipation

La constipation désigne la rareté et l'insuffisance des évacuations intestinales. Les


selles sont parfois rares, dures et petits. Elle causée par la fatigue de l’organisme et les
mauvaises habitudes alimentaires.

Régime alimentaire et traitement : Le traitement hygiénique est à la base; on doit


imposer des habitudes régulières de défécation en leur réservant le temps nécessaire;
assurer à l'organisme suffisamment de repos, de sommeil et d'exercice.

Le traitement diététique est très important. Le régime alimentaire doit être abondant
et composé de mets qui excitent la motilité de l'intestin; des aliments riches en cellulose, des
fruits crus ou riches en fibres, des céréales complètes (grain d'avoine, pain complet, farine
de blé entier) et des aliments formant des gaz; des épices, une quantité suffisante de
matières grasses et au moins 6 verres d'eau chaque jour. (Un verre d'eau froide pris à jeun
au lever est un excellent stimulant).



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41

CHAPITRE QUATRIEME : HYGIENE DENTAIRE

L’hygiène bucco-dentaire, appelée aussi hygiène buccale, est un ensemble de


pratiques permettant d'éliminer la plaque dentaire qui se forme naturellement et en
permanence à la surface des dents. L'élimination de la plaque dentaire permet d'éviter
les maladies parodontales. En effet, les bactéries sont responsables d'une irritation des
gencives (gingivite), qui deviennent rouges, gonflées ou ulcérées (perforées), et saignent
abondamment à la moindre sollicitation mécanique (brossage, air pulsé). Cette situation
risque de dégénérer en parodontite entraînant l'apparition de mobilité puis la perte des
dents.

1. ANATOMIE ET HISTOLOGIE DE LA DENT


1.1. Anatomie de la dent

Une dent est un organe dur de couleur ivoire, composée d’une couronne et d’une ou
plusieurs racines implantées dans l’os alvéolaire des os maxillaires de la cavité buccale, et
destiné à couper, à mâcher et broyer les aliments. La dent se compose de trois parties :
 La couronne située hors de l’os alvéolaire,
 Le collet par lequel la couronne s’unit avec la racine,
 La racine qui est incluse dans l’alvéole.

Chaque dent est creusée d’une cavité centrale, dite cavum de la dent ou cavité
dentaire. Cette cavité dentaire comporte au sommet de la racine, l’apex et un orifice : le
foramen apical. La cavité dentaire est constituée de la pulpe de la dent, composée d’un tissu
conjonctif rougeâtre et de vaisseaux et nerfs correspondants. C’est la partie vivante de la
dent. La cavité dentaire est entourée d’une substance dure, la dentine ou ivoire. La dentine
coronaire est elle-même recouverte d’un tissu transparent très dur, l’émail. La racine est
recouverte d’un tissu résistant, jaune, opaque : le cément. Il faut noter que le cément, qui
fait partie intégrante de la dent, ne peut être dissocié du parodonte.

1.2. Histologie de la dent


1.2.1. L’émail :
Il recouvre la couronne dentaire jusqu’au collet. L’émail est la structure la plus dure
de l’organisme. C’est également le tissu le plus minéralisé. Sa richesse en sels minéraux
atteint 95 % environ de son poids. Sa partie minérale est essentiellement phosphocalcique.
L’émail est un tissu translucide. Radiologiquement, il est le plus opaque des tissus dentaires.
Il a une structure prismatique, et casse en fonction des prismes. Les prismes d’émail
sont orientés perpendiculairement à la limite émail-dentine (appelée également jonction
amélo-dentinaire). L’émail est un tissu inerte, non innervé. La carie de l’émail est indolore.

1.2.2. La dentine :

Elle se situe sous l’émail coronaire et le cément radiculaire. C’est le tissu dentaire qui
a le volume le plus important. La dentine est moins solide que l’émail. La dentine est le tissu
qui constitue majoritairement l'organe dentaire sous la forme d'un volumineux noyau
dentinaire corono-radiculaire.

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Les contours externes (amélaire et cémentaire) du noyau dentinaire, intimement liés


à la couche la plus profonde d'émail et de cément sont définitivement fixés lors de
l'odontogenèse. À sa frontière avec l'émail, la dentine reproduit très grossièrement et d'une
manière très frustre, les reliefs coronaires (cuspide, bord incisif, cingulum, contours axiaux).
Au niveau du collet, il n'y a pratiquement pas de rupture de direction entre les contours
axiaux-coronoraires et radiculaires.

La pulpe dentaire contenue dans la cavité pulpaire creusée au cœur du noyau


dentinaire est responsable de l'édification dentinaire centripète. Contrairement à ses
contours externes, les contours internes, pulpaires, du noyau dentinaire sont le siège d'une
activité permanente.

Tant que la pulpe est vivante, la dentine se remanie en permanence par des
processus d'apposition/résorption, modifiant ainsi les contours internes de la cavité
pulpaire. Ces remaniements peuvent être physiologiques ou répondre à des phénomènes
traumatiques, pathologiques ou thérapeutiques.

L'apposition physiologique de dentine secondaire a pour effet de réduire


progressivement le volume pulpaire, tandis que l'apposition de dentine réactionnelle se fait
en regard de l'agent causal (carie par exemple). Des phénomènes de résorption de la
dentine peuvent avoir une origine interne et affecter la surface de la dentine péri-pulpaire
en réponse à une inflammation chronique de la pulpe, ou, suite à un traumatisme, avoir une
origine externe sous la forme d'une lyse tissulaire de type ostéoclastique qui affecte la
surface radiculaire.

1.2.3. La pulpe dentaire :

C’est une masse conjonctive-vasculaire qui occupe la cavité centrale de la dent : le


cavum. Sa forme est, en réduction, celle du contour extérieur de la dent, à chaque cuspide
des dents Pluri-cuspides correspondent une corne pulpaire. A la périphérie de la pulpe, en
contact avec la dentine, on trouve les odontoblastes, cellules sécrétrices de la matrice
organique dentaire. La région de la pulpe correspondant à la couronne dentaire s’appelle la
pulpe camérale, elle est contenue dans la chambre pulpaire (ou cavum). On lui décrit un
plafond et un plancher.

La pulpe correspondant aux racines est constituée par les filets radiculaires contenus
dans les canaux radiculaires. La communication de la pulpe avec le conjonctif alvéolaire
s’effectue par l’intermédiaire des canaux radiculaires dont l’ouverture se fait à l’apex de la
dent. Les filets radiculaires peuvent être multiples dans cette zone de l’apex de la dent. Il
existe toujours un canal principal qui peut se diviser en canaux secondaires. La pulpe est
composée de tissu conjonctif banal, de fibres collagènes, de vaisseaux sanguins, de vaisseaux
lymphatiques et de fibres nerveuses.
On ne rencontre pas de corpuscules de la sensibilité dans la pulpe. La seule
manifestation de la sensibilité pulpaire est la douleur. La douleur provoquée par une pulpite
est très intense. La pulpe dentaire sert essentiellement à la fabrication de la dent pendant la
période embryologique. Durant la vie de la dent, la pulpe dentaire sert au remaniement
minéral de la dent.

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43

1.2.4. Le cément :

L'épaisseur du cément est d'environ 20 à 50 mm au niveau cervical. Elle augmente


progressivement en direction apicale jusqu'à atteindre 50 à 200 mm. Les remaniements
cémentaires correspondent à des processus d'apposition/résorption qui se manifestent en
réponse à des sollicitations locales d'origine dentaire ou parodontale.

Le cément s'appose physiologiquement tout au long de la vie de la dent sur l'arcade,


que la pulpe soit vivante ou non. Cette apposition est minimale au niveau cervical et
augmente en direction de l'apex. Elle permet de compenser l'usure occlusale de la couronne.

Au niveau du collet, la jonction entre l'émail et le cément peut se faire selon plusieurs
modalités :
 L'émail et le cément s'affrontent par un contact en bout à bout,
 L'émail et le cément ne se rejoignent pas, mettant à nu le tissu dentinaire et constituant
ainsi un facteur d'hyperesthésie et de vulnérabilité à l'attaque carieuse,
 Le cément recouvre l'émail, créant alors une hétérogénéité de la surface dentaire et une
susceptibilité à la rétention de plaque. Ces trois configurations peuvent se retrouver sur
une même dent.

2. LES MALADIES DES DENTS


2.1. Eruption dentaire

L'éruption des dents se produit lorsque les dents pénètrent dans la cavité buccale et
deviennent visibles. Même si les chercheurs conviennent que l'éruption des dents est un
processus complexe, il y a peu d'accord sur l'origine du mécanisme qui contrôle cette
éruption. Parmi les théories communément admises et qui ont été réfutées au fil du temps,
on peut citer :
 La dent est poussée dans la bouche par la croissance de la racine de la dent,
 La dent est poussée à sortir par la croissance de l'os qui l'entoure,
 La dent est poussée par la pression vasculaire, et
 La dent est poussée par un ligament.
.
Bien que l'éruption des dents se produise à différents moments selon les personnes,
une chronologie générale des éruptions dentaires existe. En général, les humains ont 20
dents de lait et 32 dents permanentes. L'éruption comporte trois étapes :
 La première, connue sous le nom stade de la dentition primaire, se produit lorsque
les dents de lait sont visibles. Une fois la première dent permanente sortie dans la
bouche, les deux types de dents sont présentes dans la bouche : c'est la dentition
mixte. Après que la dernière dent de lait est tombée par un processus connu sous le
nom d'exfoliation, on est au stade de la dentition permanente.
La dentition primaire commence à l'arrivée des incisives centrales de la mandibule,
habituellement à huit mois, et dure jusqu'à ce que les premières molaires
permanentes apparaissent dans la bouche, généralement avant six ans.
Les dents primaires sortent dans l'ordre suivant:
 Incisive centrale,
 Incisive latérale,

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44

 La première molaire,
 Canine et
 Deuxième molaire.

En règle générale, il y a quatre éruptions de dents tous les six mois ; les dents
mandibulaires sortent avant les dents maxillaires et l'éruption des dents se produit
plus tôt chez les filles que les garçons. Au cours de la dentition primaire, les
bourgeons dentaires des dents permanentes se développent sous les dents
primaires, sur le versant lingual ou palatin.
La dentition mixte commence lorsque la première molaire permanente apparaît dans
la bouche, généralement à six ans, et dure jusqu'à ce que la dernière dent de lait soit
perdue, le plus souvent à onze ou douze ans. Les dents permanentes du maxillaire
sortent dans un ordre différent des dents permanentes de la mandibule. Les dents du
maxillaire sortent dans l'ordre suivant :
 Première molaire
 Incisive centrale,
 Incisive latérale,
 Première prémolaire,
 Deuxième prémolaire,
 Canine,
 Deuxième molaire et
 Troisième molaire.
Les dents de la mandibule sortent dans l'ordre suivant : (1) première molaire (2)
incisive centrale, (3) incisive latérale, (4) canine, (5) première prémolaire, (6)
deuxième prémolaire, (7) deuxième molaire, et (8) troisième molaire. Comme il
n'y a pas de prémolaires dans la dentition primaire, les molaires primaires sont
remplacées par les prémolaires permanentes3. Si les dents primaires sont
perdues avant que les dents permanentes ne soient prêtes à les remplacer, les
dents postérieures peuvent se déplacer vers l'avant et réduire l'espace disponible
pour la future dent. Cela peut provoquer des chevauchements et/ou des
malpositions des dents permanentes, ce qu'on appelle généralement
« malocclusion ». Une orthodontie peut être alors nécessaire dans de telles
circonstances pour réaligner les dents.

 La dentition permanente commence lorsque la dernière dent de lait est tombée,


habituellement à 11 à 12 ans, et dure jusqu'à la fin de la vie d'une personne ou
jusqu'à ce que toutes les dents soient perdues (édentation). Durant cette phase, les
troisièmes molaires (aussi appelées dents de sagesse) sont souvent extraites en
raison d'infections locales, de douleurs à l'éruption ou d'impactions dentaires. Les
principales raisons de la perte des dents sont la carie et la maladie parodontale.

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45

Age d'éruption des dents de lait et des dents définitives.


Dents de lait
Incisiv
Incisive Première Seconde Premièr Second Troisièm
e Canin
- central prémolair prémolair e e e
latéral e
e e e molaire molaire molaire
e
10 moi 19 moi
Maxillaire 11 mois - - 16 mois 29 mois -
s s
Mandibul 20 moi
8 mois 13 mois - - 16 mois 27 mois -
e s
Dents définitives
7– 11– 12– 17–
Maxillaire 8–9 ans 10–11 ans 10–12 ans 6–7 ans
8 ans 12 ans 13 ans 21 ans
Mandibul 6– 9– 11–13 17–
7–8 ans 10–12 ans 11–12 ans 6–7 ans
e 7 ans 10 ans ans 21 ans
Immédiatement après éruption de la dent, l'émail est recouvert par une très fine
couche transparente et amorphe spécifique : cuticule de l'émail, qui est formée de kératine
et qui provient de l'organe de l'émail.

2.2. Accidents d’éruption

Ces accidents peuvent concerner les deux dentitions, ils sont généralement bénins et
d’origine inflammatoire.

2.2.1. Accidents d’éruption des dents temporaires

Les syndromes d’éruptions des dents temporaires aussi appelé « teething


syndrome » regroupe les manifestations cliniques des éruptions des dents temporaires. Ces
manifestations d’apparition brutale sont en générales bénignes, locales ou régionales voir
plus rarement générales. Elles disparaissent lors de l’éruption de la dent dans la cavité
buccale. Le manque d’hygiène, les conditions de vie, l’hérédité…peuvent être les causes de
ces accidents.

A. Les accidents ou les manifestations locales

 Le prurit gingivodentaire : il représente l’accident d’éruption le plus fréquent et le


plus bénin des éruptions des dents temporaires. La muqueuse à l’endroit où la dent
doit faire éruption est inflammatoire et douloureuse. La mastication d’aliments
consistants ou d’objet propres pourraient augmenter la vitesse d’éruption.

 Le kyste péricoronaire d’éruption ou folliculaire : il se traduit par une tuméfaction


gingivale arrondie, bleuâtre, indolore et fluctuante sous le doigt. Il se développe à
partir du sac folliculaire et atteint le plus souvent les deuxièmes molaires ou les
incisives centrales. Il disparait spontanément après l’éruption de la dent.

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46

 Les gingivites ulcéro nécrotiques ou suppurées : les signes cliniques se traduisent par
une décapitation des papilles interdentaires qui deviennent grisâtres, une nécrose
des papilles, une halitose, un saignement et une tuméfaction des gencives
accompagnées des fortes douleurs. Ces affections sont rares en denture temporaires.
On note aussi des répercussions générales marquées par une asthénie, de la fièvre et
des adénopathies.

 La péricoronarite : c’est une inflammation du sac folliculaire entourant la dent


pendant son éruption. Elle est fréquemment retrouvée au niveau des dents de
sagesse. Elle est en premier lieu congestive et se manifeste par des signes généreux
comme de la fièvre, de la diarrhée…

B. Accidents ou manifestations régionales

Elles sont fréquentes :


 Eryptèmes jugaux (parfois indépendants de la localisation de la dent en éruption) ;
 Hypersialorrhée ;
 Hydrorrhée nasale ;
 Lamoiements ;
 Adénopathies cervicales.

2.2.2. Accidents d’éruption des dents permanentes

Les accidents des dents permanentes sont majoritairement caractérisés par la


précoronarite de la troisième molaire mandibulaire et de ses complications qui peuvent
découler de cette lésion initiale. Outre ces accidents infectieux, on trouve des accidents
mécaniques, tumoraux, nerveux et réflexes.

A. Accidents infectieux

L’accident infectieux des dents permanentes le plus fréquent est la péricoronarite et


touche majoritairement les troisièmes molaires mandibulaires. Comme la denture
temporaire, elle est d’abord congestive avec une inflammation de la muqueuse qui est
rouge ; œdématiée et douloureuse.

La cellulite est souvent la complication locorégionale de la péricoronarite de la


troisième molaire mandibulaire et son développement peut entrainer la forme particulière
de « l’abcès migrateur » qui constitue une collection suppurée vestibulaire antérieure située
au niveau des prémolaires.

B. Les accidents mécaniques, tumoraux, nerveux et réflexes

Les accidents mécaniques regroupent les ulcérations jugales, les déplacements


dentaires parfois responsables d’encombrement antérieurs, la résorption de la racine distale
de la seconde molaire mandibulaire, ainsi que les caries distales ou coronaradiculaires de la
seconde molaire mandibulaire.

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47

Les accidents tumoraux représentent les kystes péricoronaires d’éruption, les kystes
dentigères, les kystes marginaux, les tumeurs bénignes localisées le plus souvent aux dents
de sagesse mandibulaires (amélobastome). Les accidents nerveux et réflexes ont des signes
cliniques divers : musculaire (trimus, spasmes), thophique (zona, herpes), neurologiques
(hypoesthésies), vasomoteurs (érythèmes, larmoiements, hydrorrhée nasale).

2.3. La carie dentaire


2.3.1. Définition

La carie dentaire est une maladie infectieuse. L'émail de la dent est le premier
touché. Une cavité se forme dans la dent puis la carie se propage en profondeur. Si la carie
n'est pas soignée, le trou s'agrandit et la carie peut atteindre la dentine (couche sous
l'émail). Des douleurs commencent à se faire sentir, notamment avec le chaud, le froid ou le
sucré. La carie peut gagner la pulpe de la dent. On parle alors de rage de dents. Enfin, un
abcès dentaire peut apparaître lorsque les bactéries attaquent le ligament, l'os ou la gencive.

Les caries dentaires, très fréquentes, touchent les dents de lait (une dent de lait
cariée doit être soignée même si elle est amenée à tomber) et les dents définitives. Elles
atteignent plutôt les molaires et les prémolaires, qui sont plus difficiles à nettoyer lors du
brossage. Les caries ne guérissent jamais spontanément et peuvent entraîner la chute des
dents.

2.3.2. Causes

Les causes de caries dentaires sont multiples mais les sucres, notamment lorsqu'ils
sont consommés entre les repas, restent les principaux responsables de l'attaque de l'émail.
En effet, les bactéries présentes dans la bouche, principalement la bactérie Streptococcus
mutans et les lactobacilles, décomposent les sucres en acides. Elles se lient aux acides, aux
particules alimentaires et à la salive pour former ce qu’on appelle la plaque dentaire, à
l’origine de la carie dentaire. Le brossage des dents enlève cette plaque. Mais d'autres
facteurs comme le grignotage ou un mauvais brossage de dents sont également mis en
cause. L'hérédité joue un rôle dans l'apparition des caries. Les enfants, les adolescents et les
personnes âgés développeraient plus fréquemment des caries.

2.3.3. Conséquences

La carie peut avoir des conséquences sérieuses sur les dents et la santé en général.
Elle peut, par exemple, provoquer des douleurs importantes, des abcès parfois accompagnés
de fièvre ou le gonflement du visage, des problèmes de mastication et de nutrition, des
dents qui se cassent ou tombent, des infections... La carie doit donc être soignée au plus tôt.

3.2.4. Symptômes

Les symptômes de la carie dentaire sont très variables et dépendent notamment du


stade d'évolution de la carie et de sa localisation. Au tout début, lorsque l'émail est le seul
atteint, la carie peut être indolore. Les symptômes les plus fréquents sont :

 Douleurs dentaires, qui s'accentuent avec le temps ;


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 Dents sensibles ;
 Douleurs aiguës en mangeant ou en buvant quelque chose de froid, chaud, sucré ;
 Douleurs en mordant ;
 Point brun sur la dent ;
 Pus autour de la dent ;

3.2.5. Traitements

A. Prévention

La prévention de la carie dentaire passe avant tout par :

 Une bonne hygiène bucco-dentaire ;


 Eviter les boissons trop sucrée car les bactéries se nourrissent du sucre pour se
multiplier ;
 Se brosser les dents avant un dentifrice contenant du fluor au moins deux fois par jours,
matin et soir, de préférence après chaque repas.
 Brosser les deux du haut en premier puis celles du bas en effectuant un
mouvement circulaire pour brosser les dents, en allant de la gencive vers la dent ;
 Placer la brosse à la dent en diagonale de manière à ce que les poils de ka brosse
soient inclinés sur la gencive ;
 Brosser les dents du haut vers le bas : ne jamais brosser de façon horizontal ;
 Placer la brosse sur chacun des dents et brosser lentement ;
 Brosser l’intérieur de chaque dent, de haut en bas ;
 Changer régulièrement de brosse à dents trois à six mois.

B. Orthodontie

C’est une spécialité dentaire consistant à la correction des mauvaises postures des
mâchoires et des dents afin d’optimiser l’équilibre postural entre les structures osseuses,
l’occlusion, ainsi que le développement des bases osseuses dans un but fonctionnel et
esthétique.
Il faut noter que l’orthodontie est la correction de la position des dents, et celle-ci est
différente de l’orthopédie dento-faciale (pour corriger les bases osseuses ainsi que la
relation entre les deux mâchoires. L’orthodontie est possible à tout âge et se fait au moyen
d’appareils fixes collés sur les dents pendant toute la durée du traitement.

2.4. Les dystrophies ou les anomalies dentaires

La dystrophie dentaire est un trouble de croissance, malformation ou des anomalies


dentaires.

2.4.1. Anomalies de l’embryologie dentaire

 Anomalies de volume des dents : Microdontie


 Anomalies de diminution de taille des dents : Macrodontie

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49

 Anomalie de l’augmentation de taille des dents : Polydontie


Excès de nombre des dents. Quand il s’agit des dents définitives et que la dent est de
forme anormale, on parle d’odontomes.
 Anomalies du nombre des dents : Anodontie
 Absence totale de toutes les dents (exceptionnelle) : Oligodontie
Manque d’un certain nombre de dent. Cette anomalie est relativement fréquente et
l’agénésie (le manque de la dent) concerne essentiellement la dent de sagesse, l’incisive
latérale maxillaire et la deuxième prémolaire mandibulaire. Certains syndromes, comme
la dysplasie ectodermique anhydrotique, ont une oligodontie.
 Anomalies de forme des dents (dysplasies dentaires). Cette anomalie peut concerner la
couronne (dysplasies coronaires), la racine (dysplasie radiculaire) ou les deux (dysplasie
corono-radiculaires). Anomalies de couleur des dents (dyschromies). Érythrodontie : il
s’agit d’une coloration rose-brun des dents, mieux vue en lumière ultraviolette,
rencontrée dans la porphyrie érythropoïétique congénitale (maladie de Günther).
Dyschromie dentaire médicamenteuse : liée notamment à la prise de tétracyclines en
cure prolongée chez l’enfant, elle peut donner une coloration gris-jaune de la denture.
Une prise de tétracyclines chez la femme enceinte peut aussi être responsable de
dyschromie chez l’enfant.

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50

CHAPITRE CINQUIEME : LE PLANNING FAMILIAL

1. DEFINITION

La planification familiale ou le planning familial est l’ensemble des méthodes


permettant de conformer à la volonté des parents le nombre et l’espacement des naissances
dans une famille.

2. IMPORTANCE DU PLANNING FAMILIAL DANS LES PAYS PEUPLES

La planification familiale permet peuplés de réduire la croissance rapide de la


population.

3. LES METHODES DE CONTRACEPTION


3.1. La continence ou abstinence sexuelle

C’est le fait de vivre en se privant volontairement de toute pratique sexuelle que ce


soit pour des motivations sociales, médicales, idéologiques ou religieuses. Elle est aussi
utilisée pour la régulation des naissances.

3.2. Le coït interrompu

Cette méthode se réalise lorsque l’homme se retire du vagin avant l’éjaculation afin
que le sperme ne touche pas le vagin ou la vulve qui occasionnera la fécondation. C’est une
méthode contraceptive naturelle.

Peu efficace car dès l’érection, il y a toujours des spermatozoïdes dans le liquide
séminal qui sert de lubrification du pénis. Il n’est pas toujours facile de se retirer et cela peut
être frustrant pour les deux partenaires.

3.3. Le condom

Le condom (préservatif) est une mince poche en caoutchouc à mettre sur le pénis
en érection avant chaque rapport sexuel. Utilisez le condom (préservatif) qui vous donne
une double protection contre les grossesses non désirées et les IST/VIH/SIDA.

3.4. Le stérilet

Le stérilet ou Dispositif Intra-utérin (DIU) est un petit objet en plastique avec les fils
fins métalliques que l’on place dans l’utérus de la femme en vue d’empêcher la grossesse. Le
Stérilet se place par un agent de sante forme, au début ou à la fin des règles pour être sûr
que vous n’êtes pas enceinte. La pose est rapide (5 mn) et ne fait pas mal. Les fils du stérilet
restent dans le vagin. Le stérilet peut être introduit juste âpres l’accouchement. La pose peut
être douloureuse mais les douleurs passent âpres quelques heures. Il agit pendant 5 à 10 ans
sans renouveler.

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51

3.5. Utilisation des pilules

La pilule est un comprimé à avaler chaque jour. C’est facile de s’en rappeler avec
l’aide de votre conjoint si vous voulez vraiment espacer vos naissances.

3.6. Le spermicide

Le spermicide est un comprimé, une mousse ou un gel à placer dans le vagin 10 à 15


minutes avant chaque rapport sexuel. Si vous avez des rapports sexuels trois fois au cours
d’une nuit, vous devez utiliser trois fois le spermicide. Les spermicides ont une très bonne
efficacité s’ils sont associés au condom.

3.7. L’injectable

L’injectable est une piqûre à faire toutes les 8 ou 12 semaines.

3.8. L’implant

5 ans de protection contre la grossesse. L’Implant c’est 2 ou 6 petits bâtonnets en


plastique contenant du médicament placé sous la peau de la face latérale interne du bras
gauche par un agent de santé. Il peut être retiré à tout moment si désir de maternité.

3.9. La méthode de jours fixes

La “Méthode des Jours Fixes” ou “Méthode du Collier” est une méthode naturelle
basée sur l’utilisation d’un collier permettant de déterminer la période féconde du cycle
menstruel de la femme.

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52

BIBLIOGRAPHIE
1. BERNARD et GENEVIEVE PIERRE : Dictionnaire médical de régions tropicales, BERPS,
KANGU MAYUMBE, 1988.
2. DE LA DURE-MOLLAM, BERDALA, Ontogénétique : initiation, morphogénèse dentaire
et maladies rares associées, Encycl. Méd. Chir Paris, Médecine buccale, 2015.
3. DHEERA : une nourriture saine, tome 1 et 2 Kananga, 2000.
4. FAUTAIN et COURTE-JOIE, Infirmier comment bâtir la santé, BERPS, KANGU
MAYUMBE, RDC, 2010.
5. OMS, Prévention de la malnutrition, Genève, 1996.
6. ROSTARD de HERTAING et COURTE-JOIE, Nutrition et diététique, BERPS, KANGU
MAYUMBE, RDC, 1983.
7. UNICEF, Aliment, Santé et Soins, éd. Révisée, 1966.
8. OMS, Infections sexuellement transmissibles et autres infections de l'appareil
reproducteur, Prise en charge intégrée de la santé reproductive, Département santé
et recherche, 2005.
9. OMS, Pour un meilleur accès à des soins de qualité en matière de planification
familiale : Critères de recevabilité médicale pour l’utilisation et l’adoption de
méthodes contraceptives. Genève, , 2000.
10. OMS, Prise en charge des complications de la grossesse et de l’accouchement : guide
destiné à la sage-femme et au médecin. Genève, 2004.
11. Raymonde Gagnon et Emmanuelle Hébert, Le travail et l’accouchement : la
préparation, l’accompagnement et les méthodes pour composer avec la douleur,
Québec, 2014.
12. Carrière, M.-J. (2007). Le grand livre de l'accompagnement à la naissance. Éditions
Saint-Martin. Anjou (Québec).
13. Association pour la santé publique du Québec. (2007). Grossesse et accouchement:
droits des femmes.
14. J. Laugier et al., Soins aux nouveau-nés – Avant, pendant et après la naissance, Ed
Masson – 2006
15. Grace Mtawali, Manuel Pina, Marcia Angle, Catherine Murphy : le cycle menstruel et
sa relation avec les méthodes contraceptives une référence pour les formateurs en
santé de la reproduction, INTRAH 1998.

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53

ANNEXE

Vocabulaire

Acrosome Grande vacuole du spermatozoïde contenant des enzymes


nécessaires à la fécondation de l’ovule.
Canal déférent Conduit reliant le testicule et l’urètre
Cellule diploïde Cellule possédant tous ses chromosomes en double. Pour chaque
paire, un chromosome vient du père et l’autre de la mère.
Chromosome Nom donné à chaque des 46 molécules d’ADN du noyau (plus
précisément, chaque chromosome est formé d’une molécule
d’ADN associée à des protéines sur lesquelles elle s’enroule).
Corps caverneux Cylindres de tissu érectile formant le pénis (il y a deux corps
caverneux dans le pénis)
Corps jaune Nom donné au follicule demeuré dans l’ovaire après l’ovulation
Corps spongieux Cylindre fait de tissu érectile formant le pénis (le gland du pénis est
formé de l’extrémité du corps spongieux).
Endomètre Couche de tissu tapissant l’intérieur de l’utérus
Epididyme Petit bourrelet formé d’un tube très replié sur lui-même sur le côté
dorsal du testicule.
FSH Hormone folliculostimuline. Cette hormone est secrétée par
l’hypophyse.
Gamète Cellule reproductive (spermatozoïde ou ovule)
Glaire cervicale Liquide plus ou moins visqueux secrétée par le col de l’utérus
Gamète de cowper Petites glandes sécrétant chez l’homme un liquide claire et
visqueux lors de l’érection.
GN-RH Hormone de libération des gonadostimulines. Hormone sécrétée
par l’hypothalamus qui a pour effet de stimuler l’hypophyse à
sécréter la FSH et la LH.
Gonades Nom donné aux organes produisant les gamètes reproducteurs
(testicules et ovaires).
HCG Hormone gonadotrophine chorionique. Hormone sécrétée par des
tissus formant le placenta de l’embryon.
Hypophyse Petite glande située sous l’hypothalamus.
l’hypothalamus Structure du diencéphale contrôlant entre autres fonctions, les
décrétions de l’hypophyse.
LH Hormone lutéinisante. Cette hormone est sécrétée par
l’hypophyse.
Méiose Processus par lequel une cellule diploide se divise pour donner des
cellules haploides
Mitose Processus par lequel une cellule se divise en deux cellule
identiques
Ovocyte
Spermatogenese Production de spermatozoide
Zygote Nom donné à l’ovule fécondé.

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54

LES TROIS PHASES DU CYCLE MENSTRUEL


Les phases du cycle menstruel sont généralement décrites par les changements qui
ont lieu dans l'ovaire (le cycle ovarien) et/ou par les changements qui ont lieu dans l'utérus
(le cycle endométrial). Le présent manuel examinera le cycle menstruel en fonction des
changements dans les niveaux d'hormones et des modifications conséquente dans les
organes reproducteurs et entre les hormones. Les phases seront appelées: 1) Phase du
saignement menstruel; 2) Phase ostrogénique; et 3) Phase progestéronique.

Le tableau suivant montre comment ces phases se rapportent aux cycles ovarien et
endométrial.

Trois phases Cycle ovarien Cycle endométrial


 Phase du saignement menstruel Phase menstruelle
 Phase ostrogénique folliculaire Phase proliférative
 Phase progestéronique Phase lutéale Phase sécrétoire

Les pages suivantes traitent des changements qui ont lieu au cours de chaque phase
au niveau de l'hypophyse antérieure, des ovaires, à l'endomètre, du col et l'influence que
cela entraîne sur la TBC.

1. La Phase du saignement menstruel (1er au 5e jours)

La Phase du saignement menstruel est également connue sous le nom de


menstruation ou règles. Les niveaux d'hormones sont à leur point le plus faible lors de cette
phase. Les changements suivants se font pendant la Phase du saignement menstruel:

 Hypothalamus et hypophyse antérieure


L'hypothalamus commence à produire GnRF vu les faibles niveaux d'œstrogènes et
de progestérone dans le sang. GnRF stimule le lobe antérieur de l'hypophyse qui commence
à produire, à emmagasiner et à libérer FSH et LH.

 Ovaires
Environ 20 follicules ovariens croissent pendant la première semaine de chaque
cycle menstruel. Ils produisent des œstrogènes et commencent à faire mûrir un ovule en
réponse à
FSH de l'hypophyse antérieure.

 Endomètre
L'endomètre est la muqueuse qui tapisse l'utérus. Pendant la Phase du saignement
menstruel, la couche supérieure (superficielle) de l'épais revêtement endométrial
commence à se détacher de la paroi utérine, d'où une évacuation de tissu de l'endomètre,
de liquide et de sang. Les saignements durent entre trois et cinq jours. La perte moyenne de
sang est d'environ 50 millilitres (ML).

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55

Col
Le col se dilate légèrement pour laisser passer le flux menstruel. Les glandes
cervicales produisent très peu de glaire pendant ces jours du cycle marqués par un faible
niveau d'œstrogènes.

Température basale du corps (TBC)


La TBC est la température du corps au repos. Pendant le cycle menstruel, la TBC
augmente, passant d'un faible niveau à un niveau plus élevé. Pendant la Phase du
saignement menstruel, la TBC est à son niveau la plus faible suite à la diminution de la
production de progestérone dans le corps.

2. La Phase ostrogénique (6e au 14e jours)

La Phase ostrogénique commence au 6e jour et dure jusqu'au 13e ou 14e jour


lorsqu’à lieu l'ovulation. Elle est de durée plus variable que celle des autres phases. Les
changements suivants ont lieu pendant la Phase ostrogénique:

Hypophyse antérieure
L'hypophyse antérieure continue à augmenter sa production et son stockage de LH
et de FSH. De petites quantités de LH et de FSH sont libérées dans les vaisseaux sanguins.
Aux alentours du 13e jour (juste avant l'ovulation), le niveau élevé d'œstrogènes dans le
sang, produit par le follicule ovarien dominant, déclenche une libération de LH emmagasinée
(de l'hypophyse antérieure) dans les vaisseaux sanguins.

Ovaires
Du 5e au 7e jour, un follicule ovarien commence à se développer plus rapidement
que les autres. C'est le follicule dominant qui ira jusqu'à l'ovulation. Les autres follicules
arrêtent de grandir. La plupart rétrécissent et disparaissent dans le tissu ovarien. Alors que la
cellule du follicule ovarien se développe, elle libère une quantité accrue d'œstrogènes. Le
follicule ovarien s'ouvre et donne passage à un ovule suite à la libération de LH (de
l'hypophyse antérieure) dans les vaisseaux sanguins. Ce processus est appelé l'ovulation.
L'ovulation a lieu environ 12 à 16 jours avant le début de la prochaine menstruation. Même
dans les cycles menstruels plus courts, l'ovulation a lieu rarement avant le 10e jour du cycle;
l'ovulation, qui peut entraîner une grossesse (ovulation "féconde") a rarement lieu avant le
12e jour.

Endomètre
L'endomètre se développe sous l'influence des œstrogènes produits par les
follicules ovariens en développement. L'endomètre développe des glandes, des capillaires et
des tissus généraux. Grâce à cet apport sanguin accru, l'endomètre est prêt pour une
nidation possible d'un ovule fécondé.

Col
Le col cervical est fermé, sauf au moment de l'ovulation. Il s'ouvre à ce moment-là
pour permettre aux spermatozoïdes de pénétrer? Tout au début, de la Phase ostrogénique,
aucune perte de glaire du col n'est apparente. Il existe une sensation de sécheresse (bien
que l'intérieur du vagin soit toujours humide).

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56

Lorsque les niveaux sanguins d'œstrogènes augmentent, la quantité de glaire


cervicale augmente également car les glandes du canal cervical sont stimulées par les
œstrogènes. C'est au moment de l'ovulation qu'est produite la quantité maximale de glaire.
La glaire devient claire, glissante et élastique (un peu comme un blanc d'œuf non cuit) et
peut s'écouler du vagin. Ce type de glaire nourrit les spermatozoïdes et les aide à se déplacer
jusqu'à l'utérus.

Température basale du corps (TBC)


La TBC est à son niveau le plus faible sous l'influence des œstrogènes. Juste avant
l'ovulation, lorsque commence la libération de LH, la TBC peut même descendre un peu plus.

3. La Phase progestéronique (15e au 28e jours)

La Phase progestéronique commence environ le 15e jour et se termine vers le 28e


jour. Normalement, cette phase dure deux semaines. Elle ne varie guère d'un mois à l'autre
ou d'une femme à l'autre. Les changements suivants ont lieu lors de la Phase
progestéronique:
Hypophyse antérieure
Après l’ovulation, le follicule dominant vide se transforme en corps jaune (qui
produit de la progestérone et une petite quantité d'œstrogènes) à cause de la stimulation du
niveau élevé de LH libérée par le lobe antérieur de l'hypophyse.

Si l'ovule n'est pas fécondé, l'activité de l'hypophyse est inhibée par le niveau élevé
de progestérone dans le sang produit par le corps jaune. La production hypophysaire de LH
est ensuite diminuée (un exemple de feed-back négatif).

Ovaires
Le corps jaune est une réorganisation des cellules provenant du follicule ovarien qui
a éclaté. Le corps jaune produit et sécrète régulièrement de la progestérone. La
progestérone arrive à son niveau maximum environ huit jours après l'ovulation. Le corps
jaune produit également de petites quantités d'œstrogènes pendant cette phase.

Lorsque la sécrétion de progestérone augmente, la sécrétion de LH diminue (feed-


back négatif). Le corps jaune commence à dégénérer du 23e au 24e jour suite au le faible
niveau de
LH. Par conséquent, la production d'œstrogène et de progestérone diminue également.

Endomètre
Du 15e au 22e jour, l'apport sanguin vers l'endomètre continue à augmenter suite
aux niveaux croissants de progestérone produit par le corps jaune.

Les glandes endométriales deviennent plus grandes et sécrètent des nutriments


dans la cavité utérine à cause de la stimulation de la progestérone. Ces nutriments peuvent
nourrir un ovule fécondé jusqu'à ce qu'il s'implante.

La progestérone et les œstrogènes dans le sang diminuent vers la fin de cette phase
à cause du corps jaune en dégénérescence (23e au 28e jour). Les vaisseaux sanguins
approvisionnant l'endomètre se contractent suite à ce manque de stimulation de la part des
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57

hormones ovariennes. Les cellules endométriales ne peuvent plus recevoir l'oxygène et les
nutriments qu'apportent les vaisseaux sanguins et elles commencent à mourir. La Phase
menstruelle commence et les saignements menstruels débutent.

Col
Lors de la Phase progestéronique, le col reste fermé. La quantité de glaire cervicale
diminue. Une femme peut de nouveau avoir une sensation de "sécheresse" ou avoir des
pertes collantes, épaisses et troubles. Il est difficile pour les spermatozoïdes de pénétrer et
de se déplacer dans l'utérus en présence de ce type de glaire.

Température basale du corps (TBC)


Peu avant, pendant ou après l'ovulation, la TBC augmente de 0,2 à 0,5 degrés
centigrades à cause de la production accrue de progestérone. La TBC reste élevée jusqu'à ce
que les niveaux de progestérone diminuent et que la Phase menstruelle commence. (Voir
Figure 3 aux pages 14 et 15).

EFFETS DE LA GROSSESSE SUR LE CYCLE MENSTRUEL


En cas de fécondation de l'ovule, les modes hormonaux de la deuxième moitié du
cycle menstruel changent. Une autre hormone, la gonadotrophine chorionique ou
placentaire (HCG) sera produite par le placenta qui se développe. La HCG est l'hormone
détectée lors des tests de grossesse. Son niveau sanguin atteint son maximum de la 8e à la
12 e semaines après la conception.

Hypophyse antérieure
Les niveaux de FSH et de LH chutent parce que leur production est supprimée (par
le biais du feed-back négatif) par les niveaux sanguins élevés d'œstrogènes ou de
progestérone. (Les contraceptifs hormonaux imitent l'état de grossesse. Ils libèrent des
niveaux suffisamment élevés d'œstrogènes et/ou de progestérone dans le sang pour
persuader l'hypophyse antérieure que la femme est déjà enceinte. Par conséquent,
l'hypophyse antérieure arrête de produire FSH et LH).

Ovaires
Tout au début de la grossesse, HCG évite au corps jaune de dégénérer pour qu'il
continue à fonctionner et à libérer de la progestérone et des œstrogènes pour soutenir
l'embryon qui se développe. A la 7e au 10e semaine après la conception, le placenta est
capable de produire des niveaux élevés d'œstrogènes et de progestérone nécessaires
pendant la grossesse.

Endomètre
Lorsque l'embryon s'implante (nidation), la sécrétion continue de progestérone fait
grandir davantage les cellules endométriales qui emmagasinent et fournissent plus de
nutriments pour le développement du fœtus.

Col
Le canal cervical externe s'élargit légèrement, saigne plus facilement et se remplit
d'un épais bouchon muqueux qui protège la poche des eaux des microbes vaginaux.

Température basale du corps (TBC)


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58

La TBC reste élevée comme pendant la phase progestérone du cycle menstruel.

Vocabulaire

Acrosome Grande vacuole du spermatozoïde contenant des enzymes


nécessaires à la fécondation de l’ovule.
Canal déférent Conduit reliant le testicule et l’urètre
Cellule diploïde Cellule possédant tous ses chromosomes en double. Pour chaque
paire, un chromosome vient du père et l’autre de la mère.
Chromosome Nom donné à chaque des 46 molécules d’ADN du noyau (plus
précisément, chaque chromosome est formé d’une molécule
d’ADN associée à des protéines sur lesquelles elle s’enroule).
Corps caverneux Cylindres de tissu érectile formant le pénis (il y a deux corps
caverneux dans le pénis)
Corps jaune Nom donné au follicule demeuré dans l’ovaire après l’ovulation
Corps spongieux Cylindre fait de tissu érectile formant le pénis (le gland du pénis est
formé de l’extrémité du corps spongieux).
Endomètre Couche de tissu tapissant l’intérieur de l’utérus
Epididyme Petit bourrelet formé d’un tube très replié sur lui-même sur le côté
dorsal du testicule.
FSH Hormone folliculostimuline. Cette hormone est secrétée par
l’hypophyse.
Gamète Cellule reproductive (spermatozoïde ou ovule)
Glaire cervicale Liquide plus ou moins visqueux secrétée par le col de l’utérus
Gamète de cowper Petites glandes sécrétant chez l’homme un liquide claire et
visqueux lors de l’érection.
GN-RH Hormone de libération des gonadostimulines. Hormone sécrétée
par l’hypothalamus qui a pour effet de stimuler l’hypophyse à
sécréter la FSH et la LH.
Gonades Nom donné aux organes produisant les gamètes reproducteurs
(testicules et ovaires).
HCG Hormone gonadotrophine chorionique. Hormone sécrétée par des
tissus formant le placenta de l’embryon.
Hypophyse Petite glande située sous l’hypothalamus.
l’hypothalamus Structure du diencéphale contrôlant entre autres fonctions, les
décrétions de l’hypophyse.
LH Hormone lutéinisante. Cette hormone est sécrétée par
l’hypophyse.
Méiose Processus par lequel une cellule diploide se divise pour donner des
cellules haploïdes
Mitose Processus par lequel une cellule se divise en deux cellule
identiques
Ovocyte
Spermatogénèse Production de spermatozoïde
Zygote Nom donné à l’ovule fécondé.

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TABLE DES MATIERES

INTRODUCTION ....................................................................................................................................... 1
CHAPITRE PREMIER : LA REPRODUCTION ............................................................................................... 2
1. L’APPAREIL GENITAL MASCULIN ..................................................................................................... 2
1.1. Anatomie de l’appareil génital masculin ................................................................................. 2
1.2. La production des spermatozoïdes ......................................................................................... 4
1.3. Le fonctionnement de l’appareil génital masculin .................................................................. 4
1.4. Les anomalies de l’appareil génital masculin .......................................................................... 5
2. APPAREIL GÉNITAL FÉMININ ........................................................................................................... 6
2.1. Anatomie de l’appareil ................................................................................................................. 6
2.2. La production des ovules (l’ovogénèse) ....................................................................................... 9
2.3. Fonctionnement de l’appareil génital féminin ...................................................................... 10
2.4. Le cycle menstruel de la femme ............................................................................................ 10
2.5. Les anomalies du cycle menstruel ......................................................................................... 12
3. LA GROSSESSE ............................................................................................................................... 14
3.1. La fécondation ....................................................................................................................... 14
3.2. Le développement du fœtus ................................................................................................. 15
3.3. Le diagnostic de la grossesse ................................................................................................. 15
3.4. La surveillance médicale (consultations prénatales)............................................................. 16
3.5. Les maladies dangereuses pendant la grossesse .................................................................. 16
3.6. Conseils pratiques à suivre pendant la grossesse ................................................................. 17
CHAPITRE DEUXIEME : LA VIE DE L’ENFANT.......................................................................................... 19
1. LA NAISSANCE................................................................................................................................ 19
1.1. L’accouchement .................................................................................................................... 19
1.2. La layette ............................................................................................................................... 22
1.3. Alimentation du nourrisson................................................................................................... 23
1.4. Les consultations post-natales (CPS) ..................................................................................... 24
1.5. Les maladies infantiles .......................................................................................................... 25
1.6. La vaccination ........................................................................................................................ 27
CHAPITRE TROISIEME : L’ALIMENTATION ............................................................................................. 30
1. LES PROBLEMES ALIMENTAIRES .................................................................................................... 30
1.1. Définition de l’alimentation .................................................................................................. 30
1.2. Importance de l’alimentation ................................................................................................ 30
1.3. Types d’aliments ou rations .................................................................................................. 31
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60

1.3.1. Les aliments énergétiques ou calorifiques .................................................................... 31


1.3.2. Les aliments protéiniques ............................................................................................. 32
1.3.3. Les aliments vitamineux et minéraux ............................................................................ 32
2. LES PROBLEMES ALIMENTAIRES .................................................................................................... 33
2.1. La sous-alimentation ............................................................................................................. 33
2.2. La suralimentation ................................................................................................................. 33
2.3. La malnutrition ...................................................................................................................... 35
CHAPITRE QUATRIEME : HYGIENE DENTAIRE ....................................................................................... 41
1. ANATOMIE ET HISTOLOGIE DE LA DENT ....................................................................................... 41
1.1. Anatomie de la dent .............................................................................................................. 41
1.2. Histologie de la dent.............................................................................................................. 41
2. LES MALADIES DES DENTS ................................................................................................................. 43
2.1. Eruption dentaire .................................................................................................................. 43
2.2. Accidents d’éruption ............................................................................................................. 45
2.3. La carie dentaire .................................................................................................................... 47
CHAPITRE CINQUIEME : LE PLANNING FAMILIAL .................................................................................. 50
1. DEFINITION .................................................................................................................................... 50
2. IMPORTANCE DU PLANNING FAMILIAL DANS LES PAYS PEUPLES ................................................ 50
3. LES METHODES DE CONTRACEPTION............................................................................................ 50
3.1. La continence ou abstinence sexuelle ................................................................................... 50
3.2. Le coït interrompu ................................................................................................................. 50
3.3. Le condom ............................................................................................................................. 50
3.4. Le stérilet ............................................................................................................................... 50
3.5. Utilisation des pilules ............................................................................................................ 51
3.6. Le spermicide......................................................................................................................... 51
3.7. L’injectable ............................................................................................................................ 51
3.8. L’implant ................................................................................................................................ 51
3.9. La méthode de jours fixes ..................................................................................................... 51
BIBLIOGRAPHIE ...................................................................................................................................... 52
ANNEXE ................................................................................................................................................. 53
TABLE DES MATIERES ............................................................................................................................ 59

SELVA SHIMUNA MUNGAYA 2023

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