Cours d'hygiène familiale et reproduction
INTRODUCTION
L’objectif de ce cours n’est pas de former des spécialistes en matière d’hygiène
mais plutôt de donner les informations nécessaires pouvant aider les futurs travailleurs
sociaux dans l’exercice de leur profession, que ce soit au niveau de l’Education populaire, de
conseillers dans les centres de consultation familiale.
Ils doivent, en effet, être préparés et suffisamment initiés de telle sorte qu’ils
puissent aider les responsables de famille en leur prodiguant des conseils et en leur donnant
les moyens pratiques de protéger leur santé et celle de leur famille.
L’appareil génital masculin comprend les organes externes (le pénis, les testicules) et
internes (la prostate, l’urètre, etc.).
L’érection : Accumulation de sang dans les tissus érectiles suite à la relaxation des
fibres musculaires lisses des parois artérielles et des espaces caverneux.
2. Les testicules
Les testicules sont des glandes génitales de l’homme qui fabrique les spermatozoïdes
et la testostérone. Ils ont la forme ovoïde. Les testicules sont situés dans les bourses ou
scrotum, contiennent les tubules séminifères, très fins tubes sous forme de pelote au sein
desquels se fait la spermatogenèse. Ces tubules contiennent également des cellules
nourricières. Entre les tubules séminifères se trouvent les cellules qui fabriquent les
hormones mâles ou androgènes (testostérone).
Les tubes séminifères se réunissent en des canaux de plus en plus gros. Ces canaux,
se réunissent bientôt pour former qu’un seul : le canal épidymère. L’ensemble des canaux
collecteurs et le canal épidymère forment un bourrelet situé sur la face postérieure du
testicule : c’est l’épididyme. A la sortie du testicule, l’épididyme s’élargit et prend le nom de
canal déférent.
a) Scrotum ou prépuce : structure ou enveloppe qui soutient les testicules formé d’un
sac de peau lisse et divisé en deux compartiment pour chaque testicule.
b) Epididyme : organes allongés situés au bord supérieur du testicule. Ils se prolongent
chacun par le canal déférent. Un pour chaque testicule ; 4,5 cm de long / 2 mm de
diamètre. Il possède une paroi musculaire à l'origine des mouvements péristaltiques
permettant la progression des spermatozoïdes, ceux-ci arrivant au niveau de l'urètre.
Canal déférent + vaisseaux + nerfs = cordon spermatique. Le petit renflement du canal
déférent, à la fin de son parcours, est appelé: ampoule différentielle (c’est le lieu de
stockage des spermatozoïdes). Ampoule différentielle + vésicules séminales = canal
éjaculateur.
c) Canal déférent : il fait suite à l’épididyme et se termine en arrière de la vessie pour
traverser la prostate et devenir le canal éjaculateur. Il reçoit la vésicule séminale. Il est
constitué de quatre portions : testiculaire, funiculaire (cordon spermatique), inguinale
et pelvienne (qui comprend deux segments : latéro-vésical et rétro-vésical).
d) Le canal éjaculateur : il fait suite au conduit déférent, traverse la prostate et s’ouvre
dans l’urètre prostatique.
e) La vésicule séminale : réservoir de spermatozoïdes situé au-dessus de la prostate et
en arrière de la face postérieure de la vessie. Il mesure 2 à 5 cm de long et 1,5 cm de
large. Elle produit le liquide séminal, dans lequel nagent les spermatozoïdes.
f) L'urètre : Prend naissance à la base de la vessie, traverse la prostate, rejoint les
canaux éjaculateurs en suite traverse le corps spongieux du pénis et s’ouvre sur le
méat urinaire. Il joue une double fonction : fonction : urinaire et génitale. La
contraction du sphincter lisse urétral pendant l'éjaculation permet d'empêcher que
les deux fonctions ne s’exercent en même temps. (Le canal par lequel se libère l’urine
et le sperme).
g) La prostate : Cette glande qui a une forme et la taille d’une châtaigne entoure l’urètre
(conduit menant à l’extérieur vers le méat urinaire, le petit trou au bout du gland).
Elle déverse le liquide prostatique dans l’urètre, ce même liquide qui entre dans la
composition du sperme. Elle est située au-dessous de la vessie et au-dessus du
périnée, en avant du rectum et en arrière de la symphyse pubienne. La prostate
mesure 2,5 cm de long, 4 cm de large, 3cm de haut ; Composée de plusieurs petits
sacs glandulaires, entourés de tissu conjonctif et de fibres musculaires lisses, ayant
chacun leur canal excréteur.
3. Les spermatozoïdes
Les spermatozoïdes, ou gamètes mâles, sont de petites cellules très mobiles dont la
structure a pour but d'amener les chromosomes paternels à l'intérieur de l'ovocyte. Ils sont
formés de 3 parties: la tête, la pièce intermédiaire et le flagelle.
Ces spermatocytes II vont donner les spermatides après avoir subi la mitose2
équationnelle. Les spermatides, qui sont en réalité des spermatozoïdes immatures, vont
subir une phase de maturation, appelée spermiogenèse, pour donner naissance aux
spermatozoïdes. Cette dernière phase permet au spermatozoïde d'acquérir les outils
nécessaires à la fécondation (acrosome, flagelle) et de modifier son noyau. La
spermatogenèse débute à la puberté et est permanente. Il faut environ 72 jours pour qu'une
spermatogonie donne naissance à un spermatozoïde.
1
Méiose : processus par lequel une cellule diploïde se divise pour donner des cellules haploïdes. 2 divisions successives: 1cellule à 2n
corsosomes → 4 cellules à n chromosomes
2
Mitose : processus par lequel une cellule se divise en deux cellules identiques.
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Pour avancer d’un seul centimètre, le spermatozoïde agite sa queue 800 fois en
moyenne. Mais, à l’extérieur du corps,
L’hypospermie est un trouble qui apparaît quand le volume (la quantité) du sperme
est en dessous de 2ml. En cause : problème fonctionnel au niveau des vésicules séminales ou
obstruction des canaux éjaculatoires. À l’inverse, l’hyperspermie est décelée quand la
quantité dépasse les 6ml. Abstinence sexuelle trop longue ou hypertrophie des vésicules
séminales seraient des facteurs à ce problème.
3
Le mot sperme provient du grec sperma qui signifie semence. Sécrété par les organes sexuels mâles, il est expulsé du corps lors de
l’éjaculation. Lorsqu’il rencontre l’ovocyte femelle s’entame le processus de fécondation.
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La qualité du sperme est affectée par ce que vous mangez. Une mauvaise
alimentation incluant des aliments riches en acides gras saturés (fritures ou nourriture
industrielle) influence la valeur du sperme. Pour en augmenter sa qualité manger : céréales
complètes, légumes, poissons. En détail : les brocolis, les asperges, le saumon, les œufs, les
noix, les baies sont connues pour leur atout pour la fertilité masculine.
b. Les maladies
a) La vulve : la vulve est une région située dans le périnée. Elle inclut plusieurs
structures : le mont du pubis, les grandes lèvres, les petites lèvres, le clitoris, le
vestibule, et les glandes vestibulaires. Les grandes et les petites lèvres contiennent
les plus apparent de la vulve. Ce sont des remplis entourant l’ouverture vaginale et le
méat urinaire (ouverture de l’urètre.
c) Les seins : Organes sensuels, ils sont au nombre de deux. Ils produisent du lait pour le
bébé ; très sensibles, ils font partie des zones érogènes chez la femme.
2) Les organes internes
a) Le vagin
C’est un organe musculeux tubulaire très élastique dont la paroi interne est une
muqueuse faite de tissu conjonctif recouvert
d’un épithéilium pavimenteux stratifié.
b) L’utérus
Situé entre la vessie et le rectum, est un sac musculeux mesurant environ 7,5 cm de
long par 5 cm de large et 2,5 cm d’épaisseur. La plus grande partie de sa paroi est constituée
de muscles lisses.
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Les trompes de Fallope sont deux conduits reliant, chacun, un ovaire à l’utérus. Leur
paroi interne est tapissée de cils qui ont pour rôle de faire progresser jusqu’à l’utérus l’ovule
recueilli. Elles comprennent deux régions, le pavillon et l’ampoule.
d) Les ovaires
Sont des glandes reproductrices femelles, elles sont au nombre de 2, elles sont
situées à l’extrémité de chaque trompe (trompe utérine), de chaque côté de l’utérus.
Elles ont le volume et la taille d’une amande. Chaque ovaire contient environ 200 000
follicules primordiaux. Chaque follicule est constitué d’un ovocyte primaire (ovule immature)
entouré d’une mince membrane faite de cellules aplates, l’enveloppe du follicule.
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La glaire cervicale humidifie la muqueuse vaginale, elle-même dépourvue de glandes. Elle est légèrement alcaline (contrairement au milieu
vaginal qui est acide) et forme un bouchon visqueux obturant le col utérin (sauf au moment de l’ovulation où elle devient liquide, « filante »,
et perd sa fonction d’obturation afin de laisser passer les spermatozoïdes).
Les œstrogènes : ils jouent le rôle dans le développement et maintien des caractères
sexuels secondaires féminins ; le développement de l’endomètre utérin au cours du cycle
menstruel. Sous l’action des œstrogènes, les
cellules de la surface de l’endomètre utérin se
multiplient et de nombreuses glandes et
vaisseaux sanguins se forment.
Progestérone : son rôle est le développement de
l’endomètre utérin après l’ovulation, la
stimulation des glandes mammaires et
l’inhibition des contractions utérines au cours de
la grossesse.
Relaxine : la Relaxine induit un relâchement de la
symphyse pubienne en assouplissant le cartilage
reliant, au niveau du pubis, les deux os du bassin.
Elle favorise également la dilatation du col de l’utérus. L’assouplissement de la symphyse
pubienne permet d’augmenter l’ouverture du bassin lors de l’accouchement.
e) L’ovule6
5Les follicules sont des formations sphériques situées en périphérie des ovaires contenant les ovocytes. Ils sont formés de
3 couches cellulaires concentriques: la thèque externe, la thèque interne et la granulosa qui délimitent une cavité liquidienne ou antrum.
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La cellule germinale de la femme qui, une fois fécondée par un spermatozoïde, peut créer un nouvel individu de la même
espèce.
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développement embryonnaire. A cette croissance, fait suite une étape de maturation, d'une
durée de 36 heures, permettant la formation d'un ovocyte mature ou ovocyte II.
La maturation de l'ovocyte est déclenchée par le pic de LH. Elle va permettre à
l'ovocyte de devenir fécondable par un spermatozoïde.
En fin de croissance, sous l'effet du pic de LH, le follicule va se rompre à la surface de
l'ovaire et va expulser l'ovocyte dans la trompe: c'est l’ovulation (en moyenne au 14ème).
Après l'ovulation, le follicule se transforme en dont la durée de vie est d'environ 12 jours. S'il
y a grossesse, le corps jaune va persister pendant le 1er trimestre. Dans le cas contraire, il va
devenir fibreux (corps blanc) puis disparaître complètement: c'est la lutéolyse.
Chaque mois, l’ovaire (gauche ou droit) libère un ovule en maturité qui s’échappe
dans l’ovaire à la suite d’un cycle menstruel. L’ovule libéré est acheminé dans l’utérus par les
trompes utérines si celui-ci n’a pas subi une fécondation. L’ovule aura une durée de vie
maximum de 3 jours. La fécondation aura lieu dans les trompes et le col utérin se ferme et
l’ovule fécondé descend dans l’utérus (la muqueuse) ou débutera l’embryon.
Après les pertes menstruelles il y a sécrétion hormonales dans les ovaires, cela pour :
Alors que la durée de la phase folliculaire est assez variable d’une femme à l’autre ou
même d’un cycle à l’autre, cette phase dure invariablement 14 jours (le milieu du cycle
normal). Après ovulation, les cellules du follicule rompu resté à la surface de l’ovaire,
s’hypertrophient et forment une glande appelée Corps jaune. Le corps jaune sécrète les
hormones œstrogènes et progestérone. L’action de la progestérone et des œstrogènes
auront pour conséquences :
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LH : hormone lutéinisante
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FSH : hormone folliculo-stimulante
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Les kystes fonctionnels sont fréquents chez les jeunes femmes en période d’activités
génitales (pendant la puberté) par rapport aux femmes en ménopause. Ils sont secondaires à
un dysfonctionnement de l’ovaire (hyperfonctionnement des hormones régulant l’ovaire). Ils
sont en générale liés au cycle menstruel de la femme et au ce type de grosseur est
susceptible de disparaitre spontanément en seulement quelques cycles. Il existe deux types
de kystes fonctionnels : kyste folliculaire et le kyste lutéal.
Le kyste folliculaire :
Ils sont liés à des fluctuations du cycle menstruel, ce type de grosseur résulte du
développement anormal d’un follicule (petite poche ovarienne renfermant du liquide, dans
lequel se forme et se développe un ovule). Ainsi, comme le follicule est anormal, l’ovule ne
peut pas être libéré dans les trompes utérines, empêchant ainsi l’ovulation de se produire.
Dans les ovaires, les ovules sont contenus dans les follicules et on compte un ovule
par follicule. Tout au long du cycle menstruel, ces petits sacs grossissent. Au moment de
l’ovule qui vient d’ovuler se transforme alors en corps jaune qui régresse jusqu’à la fin du
cycle puis disparait. Mais il arrive parfois qu’un follicule n’ovule pas et continue à grossir (il
peut atteindre 5 cm de diamètre) ou alors que le corps jaune se maintienne au lieu de
régresser. En principe, le kyste disparait seul en deux mois environ.
Le kyste lutéal
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GnRF : gonadolibérine
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a. Causes
b. Symptômes
Des douleurs pelviennes, c’est-à-dire dans le bas ventre, d’intensité modérée et d’un
seul côté de l’abandon. Celles-ci donnent une sensation de pesanteur ;
Saignement en dehors des règles ;
Douleurs lors des rapports sexuels ;
Envie fréquent d’uriner mais en petite quantité ;
Des troubles digestifs comme de la constipation due à une potentielle compression
des intestins ;
Règles irrégulières.
C. Traitements
Le corps jaune se forme durant la seconde phase du cycle ovarien, juste après
l’ovulation. En cas de grossesse, le corps jaune participe au développement précoce de
l’embryon et sa nidation. Son insuffisance peut conduire à des troubles de la fertilité.
Il se forme en principe pendant la phase dite lutéale du cycle qui correspond aux 14
jours qui suivent l’ovulation. Il tient son nom d’un pigment jaune : la lutéine.
Le corps jaune joue un rôle clé dans la grossesse : la progestérone qu’il secrète va
permettre de préparer l’endomètre à accueillir l’œuf après la fécondation. Sous son
influence, la muqueuse utérine va s’épaissir afin d’offrir un environnement favorable de la
nidation.
3. LA GROSSESSE
Pour qu’il ait une grossesse les conditions suivantes sont nécessaires :
3.1. La fécondation
La fécondation c’est la fusion de deux gamètes mâle et femelle (ovule produit par la
femme et spermatozoïde produit par l’homme).
A. Mécanismes de la fécondation
B. Etapes de la fécondation
Après avoir été émis dans le vagin, les spermatozoïdes remontent les voies génitales
de la femme jusqu’aux trompes. Ils rencontrent de nombreux obstacles, notamment le
passage du col de l’utérus, qui permet d’éliminer ceux qui présentent des anomalies. Seules
quelques centaines parviennent aux trompes au niveau desquelles a lieu la fécondation.
l’ovocyte provoque un décollement de la gangue qui empêche les autres gamètes mâles de
féconder. Ainsi, un seul noyau de spermatozoïde peut pénétrer dans l’ovocyte.
Les deux noyaux ou pronucléus migrent alors l’un vers l’autre et fusionnent : c’est la
caryogamie qui rétablit la diploïdie dans la cellule œuf. Le caractère aléatoire de la
fécondation par tel ou tel spermatozoïde, amplifie le brassage génétique réalisé par la
méiose.
Dès que la caryogamie est réalisée, la cellule œuf commence ses premières divisions
par mitoses et forme les premiers stades du développement embryonnaire. Tout en se
divisant, l’embryon descend les voies génitales de la femme jusqu’à l’utérus dans la paroi
duquel il va s’implanter : c’est la nidation de l’embryon.
Après trois mois de grossesse, l’embryon possède tous ses organes, il prend alors le
nom de fœtus jusqu’au terme des neuf mois.
A deux mois, sa tête est déjà très développée, tandis que ses membres sont longs et
grêles. Au troisième mois, la plupart de ses organes sont formés. Il porte le nom de
« fœtus ». Au quatrième mois, la mère perçoit les « mouvements fœtaux ». A six mois, il
pèse 1 000 grammes et est théoriquement viable. Mais ce n’est qu’à 7 mois qu’il est
pratiquement viable. Un enfant qui naît avant 9 mois est « prématuré ». Tout en étant
prématuré il peut être « sain ou débile ».
Signes cliniques
Interrogatoire
Aménorrhée
Tension mammaire
Signes sympathiques
Nausées, vomissements
Pollakiurie, pesanteur pelvienne
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Au début, avant le 3ème mois (nous avons vu qu’au 2ème mois l’enfant était déjà
développé). Pour subir :
Un examen médical : pour dépister toute affection qui pourrit porter atteinte à la
santé de la mère.
Un examen de laboratoire : pour rechercher les maladies dangereuses pendant la
grossesse telles que la malaria, la syphilis, les verminoses, etc.
Un examen obstétrical : pour prévenir le diagnostic de l’accouchement. Ce sont
souvent ces derniers que les femmes refusent à tort. Il faut savoir que la syphilis est
la cause de mort-intra-utérine du fœtus et de malformation congénitale comme le
bec de lièvre, les pieds bots, etc.
Quant à la malaria et aux verminoses elles anémient la mère (rendent le sang faible).
Dans les urines on recherche la présence de l’albumine. Celle-ci peut être le premier
symptôme d’une affection rénale ou d’une toxémie maternelle.
En fin de grossesse, alors que rien ne peut le faire prévoir, une crise d’éclampsie peut éclater
brusquement, c’est pourquoi les 3 derniers mois il faut régulièrement consulter
l’accoucheuse et examiner les urines tous les 15 jours.
A. Rougeole
La rougeole est une infection très contagieuse, mais de plus en plus rare.
Généralement sans danger pour les enfants, elle peut toutefois causer des complications
chez les femmes enceintes qui l’attrapent : forme plus grave de la maladie et possibilité de
faire une fausse couche, d’accoucher prématurément ou de donner naissance à un bébé de
faible poids.
B. Influenza (grippe)
Pour éviter ces situations, vous devriez vous faire vacciner contre la grippe durant le
2ème trimestre, soit à partir de la 13ème semaine de grossesse. Par contre, si vous souffrez
d’un problème de santé chronique, vous devriez le faire dès le 1 trimestre.
C. Coqueluche
La coqueluche est une infection très contagieuse des voies respiratoires supérieures
causée par une bactérie (Bordetella pertussis). Cette maladie peut être grave chez les
enfants de moins de 12 mois, particulièrement chez les bébés de moins de 6 mois.
Pour protéger votre nouveau-né de la coqueluche, vous devriez vous faire vacciner
contre la coqueluche entre la 26ème et la 32ème semaine de grossesse. Ce vaccin vous
protégera, vous et votre bébé, de cette infection pendant ses premiers mois de vie. Le vaccin
contre la coqueluche doit être répété à chaque grossesse.
Eviter de prendre les médicaments indigènes par la bouche et n’en mettez pas dans les
voies maternelles. Les premiers pourraient nuire au fœtus et les seconds donner de
l’infection.
Evitant les produits chimiques, l’alcool, la cigarette et la majorité des médicaments.
Faire l’amour avec gentillesse
Se faire vacciner
Toutefois que c’est possible la femme doit aller à la maternité pour cet heureux
événement. Mais si elle doit rester à la maison, elle doit préparer le nécessaire et se faire
aider par une sage-femme (une femme intelligente).
Préparer du linge qui a été bouilli et repassé, des ciseaux et du gros fil qu’elle fera
bouillir, du citron et un peu de mercurochrome.
Quand elle commence à souffrir, elle doit se faire laver d’un litre à l’eau bouillie
tiède, ajouté un peu de savon ou 1 cuillère à café de sel. Mettre sur une natte un drap
propre, se laver soigneusement avec de l’eau propre et du savon. S’il fait froid elle doit se
faire du feu.
Eviter de se faire examiner par les femmes qui l’entourent et ne pas pousser avant de
sentir réellement les douleurs d’expulsion.
A. Le début de l’accouchement
Les contractions
Elles se produisent souvent et, selon un cycle régulier, arrivent une fois toutes les
quelques minutes. Elles ne disparaissent que lorsque la mère s’allonge et se repose.
La poche des eaux peut se rompre en grand giclée ou par une fuite lente de fluide. La
perte des fluides peut être le premier signe du travail avant le début des contractions.
Ou il peut y avoir une giclée pendant le travail. Parfois, un bébé naît à l’intérieur du
sac et la poche ne se rompt pas du tout. Tout ceci est normal. A l’intérieur de l’utérus, la
poche protège le bébé contre les germes. Après la rupture de la poche, les germes peuvent
infecter l’utérus et le bébé.
Pour cette raison, plus longtemps la poche est rompue et le bébé n’est pas sorti, plus
une infection est susceptible de se produire. Ne rien mettre dans le vagin après la rupture de
la poche. Si la poche se rompt et que 12 heures - un jour ou une nuit - passent sans que le
travail n’ait commencé, rendez-vous à l’hôpital où le travail peut être démarré en utilisant
des médicaments.
Vous pourriez vouloir aider à démarrer un travail, ou d’accélérer un travail lent, dans
ces situations :
Une grossesse trop longue. Une grossesse plus de 41 semaines peut causer des
problèmes de santé pour le bébé.
Une poche des eaux rompue. Après la rupture des eaux, aidez à démarrer le travail
pour éviter le risque d’infection.
Un travail qui avance très lentement. Aidez à démarrer ou à renforcer le travail de
sorte que la mère ne s’épuise pas.
N’essayez pas de démarrer le travail si le bébé est positionné sur le côté dans
l’utérus.
Ne perdez pas de temps à commencer le travail si vous êtes loin d’une assistance
médicale. Il vaut mieux utilisez ce temps pour arriver à l’hôpital.
Ne donnez jamais d’ocytocine, de misoprostol, ou d’autres médicaments modernes
pour démarrer le travail à la maison. Ces médicaments sont si forts qu’ils peuvent
tuer.
pas pousser sur le ventre ou utiliser des chiffons pour tirer le bébé vers le bas. Rien de tout
cela n’aide à sortir le bébé plus vite.
D. La durée du travail
Le travail est différent pour chaque femme et c’est normal. Un travail en bonne santé
peut être très rapide ou peut durer plusieurs heures. Cependant, certains bébés se
retrouvent coincés et ne pourront pas naître sans médicaments ou chirurgie. Réfléchissez à
la durée de temps dont vous aurez besoin pour vous rendre à l’hôpital. Si vous êtes loin et
que le travail dure depuis des heures, commencez aussitôt à aller chercher de l’aide.
Pousser
Une fois que la mère sent une forte envie de pousser, elle
peut le faire en toute sécurité. La plupart du temps, les mères savent
comment pousser leurs bébés sans aide. Ne lui criez pas dessus et ne
lui donnez pas d’ordres.
Dès que le bébé est sorti on mettra 2 ligatures avec le fil bouilli ; 1 à 10 cm de l’ombilic du
bébé l’autre un peu plus loin.
Le placenta
Lorsque la mère et le bébé sont en sécurité, prenez un moment pour nettoyer, laver
les parties génitales et les jambes de la mère, et offrez-lui des aliments et des boissons.
Aidez la mère et le bébé à commencer l’allaitement et offrez vos bénédictions et félicitations
à la famille lorsqu’ils accueillent le nouveau bébé au monde!
Si la femme saigne, appuyez fort sur le font de l’utérus pour faire sortir les caillots qui
s’y trouvent. Continuez à masser jusqu’à ce que l’utérus reste contracté. Défendez à la
femme de se lever. Laissez-la bien plate. Donnez-lui à boire du thé chaud sucré.
Si tout va bien, la mère se reposera quelques jours. Elle ne reprendra les gros travaux
et les rapports sexuels qu’après 6 semaines. Si l montée de lait ne semble pas suffisante, elle
boira du vin de palme. Si les sains sont douloureux, elle appliquera des linges imbibés d’eau
chaude. Elle aura soin de donner alternativement un sein, puis l’autre.
1.2. La layette
Pendant la grossesse la maman doit parler de la venue du bébé à ses autres enfants,
afin qu’il soit bien accueilli et que ceux-ci ne se sentent frustrés de l’affection maternelle.
Elle prépare le lit et la layette de façon qu’au 8ème mois tout soit prêt. Le lit peut être
acheté ou fait par le père au moyen de bambou. Cela peut être une natte dans les milieux
ruraux ou une mousse (éponge) dans les milieux urbains, mais dans les cas, cela dépendant
de chaque milieu et de la possibilité.
Notez : si la femme prévois son accouchement dans une clinique, elle doit réserver sa
chambre plusieurs mois à l’avance, préparer sa valise et celle de bébé au moins 6
semaines avant la date probable de l’accouchement.
Après la naissance la mère devra mettre son bébé au premier lait dit colostrum, c’est
le premier vaccin qui protège l’enfant contre les affections infantiles.
Le lait maternel répond parfaitement aux besoins des nourrissons, c’est un aliment
complet et couvre tous les besoins des bébés pendant les 6 premiers mois.
Rassurer la maman que le lait maternel contient tous les éléments nutritifs et c’est une
bonne nourriture adaptée dont le bébé a besoin pendant les 6 premiers mois de sa vie.
Contient assez d’eau pour couvrir les besoins du bébé.
Le lait maternel favorise une croissance et un développement adéquat aidant aussi à
prévenir le retard de croissance.
Le lait contient des anticorps qui protègent contre les maladies, spécialement contre la
diarrhée et les infections respiratoires. C’est comme un ≪ premier vaccin ≫ de l’enfant.
Est toujours prêt et à la bonne température. Est facile à digérer, les nutriments sont bien
absorbés.
Le colostrum, le premier lait épais et jaunâtre, contient d’anticorps qui protège le bébé
contre les maladies et agit comme laxatif nettoyant l’estomac du nourrisson.
Les jeunes enfants ont un petit estomac par rapport aux adultes. L’enfant ne peut pas
manger les grandes quantités de nourriture a une seule fois comme un adulte. Leur repas
devrait être fréquent, en quantité adéquate, riche en calories, protéine, et vitamines, sels
minéraux pour couvrir tous leurs besoins nutritifs quotidiens. Donc, il faut faire attention à la
fréquence des repas, quantité d’aliments, la texture, la variété et les besoins de l’enfant.
L’hygiène est aussi très importante. Il aide à protéger l’enfant contre les parasites ou
microbes qui peuvent provoquer la diarrhée et d’autres maladies.
Il serait mieux de commencer avec l’eau, puis la bouillie ensuite le repas familial.
2. Objectifs de la CPS
• Assurer une éducation des parents sur l’importance d’une alimentation équilibrée pour
le suivi de la croissance des enfants de 0 à 5 ans.
• Procéder au suivi mensuel de l’état nutritionnel et la santé de l’enfant.
• Faire le dépistage et le traitement des maladies de l’enfance.
• Supplémenter l’enfant en micronutriments (vitamine A, fer) suivant son calendrier.
A. Volet promotionnel
Sur le plan promotionnel, la CPS offre une opportunité pour promouvoir les bonnes
pratiques :
L’allaitement maternel optimal ;
L’alimentation de complément adéquate;
L’utilisation des services de santé ;
Le lavage correct des mains avec l’eau propre et du savon/cendre;
L’utilisation de l’eau potable ;
L’utilisation des latrines hygiéniques;
La vaccination des enfants ;
L’utilisation de la moustiquaire imprégnée d’insecticide a longue durée « MILD »;
La sécurité alimentaire des ménages ;
B. Volet préventif
La CPS concerne tous les enfants de 0-59 mois habitant dans le rayon d'action d'un
centre de santé ou d’un poste de santé. Plusieurs points de contact permettent d’identifier
les enfants éligibles à la CPS.
Ils peuvent être identifies à la maternité, lors des consultations curatives, lors de la
consultation postnatale et lors des visites à domicile.
Les maladies infectieuses sont des maladies dues à des micro-organismes (virus ou
bactéries). Elles sont contagieuses. Certaines maladies donnent lieu à des éruptions (elles
sont appelées maladies éruptives).
A. La malaria
Vous pouvez penser qu’il a un accès de malaria. Cette maladie est due à la piqûre des
moustiques. Si elle se répète souvent et que l’enfant n’est pas soigné, il sera vite anémié
(sang trop faible) et pourra mourir car la malaria tue plus que même le VIH/SIDA. Il faut
observer les règles d’hygiène qui visent à la destruction des moustiques et conduire l’enfant
au premier accès de fièvre au dispensaire ou au centre de santé le plus proche. Pour une
bonne prévention de la malaria, on l’enfant et sa mère devront dormir sous la moustiquaire
imprégnée à longue durée.
N.B. : Si la température ne diminue pas rapidement après la quinine, ce n’est pas la malaria.
En ce cas, il faut absolument le conduire dans un service médical.
B. La diarrhée
La diarrhée est causée par la mauvaise alimentation, les vers, les microbes et la
malaria. En cas de cette maladie, donner le SRO, un peu d’eau de riz sucrée ou de thé ;
conduisez-le au centre de santé pour être examiner afin qu’il reçoive un traitement
approprié.
C. La toux
Elle est causée par le froid, accouchement sur la terre, lavement de l’enfant à l’eau
froide et ne pas le sécher. Le vêtir avec des linges humides. Le coucher sur le ciment.
Exposition à la poussière surtout durant la saison sèche.
D. L’anémie
E. La pneumonie
Actuellement grâce aux antibiotiques on peut rapidement couper cette maladie qui
atteint les lobes pulmonaires.
F. La varicelle
Prévention : Il existe un vaccin contre la varicelle qui peut être administré aux enfants
en santé de 12 mois et plus.
Symptômes : Fièvre, suivie d’une éruption cutanée qui provoque l’apparition de
boutons rouges qui se transforment rapidement en cloques remplies de liquide.
Démangeaisons. Les cloques sèchent au bout de 4 à 5 jours.
Contagion : Le virus se transmet facilement d’une personne à l’autre par contact
direct. Les enfants atteints sont contagieux 2 jours avant l’éruption cutanée et tant
que la majorité des vésicules ne sont pas croûtées.
G. La roséole
Prévention : Il n’existe aucun vaccin.
Symptômes : Fièvre élevée qui persiste pendant de 24 à 72 heures. Lorsque la fièvre
disparaît, une éruption cutanée apparaît sous forme de petites tâches de coloration
rosée, à peine surélevées. L’éruption cutanée débute au visage et atteint les
membres supérieurs en quelques heures et dure 2 à 5 jours.
Contagion : La contamination se fait par l’intermédiaire de gouttelettes en
suspension dans l’air qui pénètrent dans les voies respiratoires.
Traitement : Aucun traitement possible. En présence de fièvre, on peut administrer
du paracétamol.
1.6. La vaccination
Types de vaccins
Le vaccin polio: C'est la seule vaccination légalement obligatoire en Belgique. La polio est
éradiquée. Pour cette raison, le vaccin oral vivant a été supprimé, afin d'éviter de
répandre des souches vaccinales sources potentielles du virus sauvage. Le vaccin polio
est donc maintenant tue, et injectable. Le vaccin rubéole: initialement administre aux
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28
adolescentes, il est maintenant administre chez les nourrissons des 2 sexes, pour
supprimer la circulation de ce virus, protégeant ainsi indirectement les personnes non
vaccinées. Depuis lors, il n'y a plus de rubéole congénitale.
Le vaccin coqueluche: initialement, ce vaccin était produit par des cultures cellulaires, et
était responsable d'importantes réactions (T°, rougeur, gonflement), si bien que de
nombreux enfants, actuellement jeunes adultes, n'étaient pas vaccines. Le vaccin
acellulaire est nettement mieux toléré. Ce vaccin a été avance de 3 à 2 mois, afin d'éviter
des coqueluches chez des jeunes nourrissons, qui peuvent être fatales. Le bacille
(Bordetella Pertussis) circule encore, chez des adultes mal vaccines par exemple, qui
peuvent contaminer un nourrisson. Une toux sèche prolongée chez un jeune non-fumeur
doit faire évoquer la coqueluche et le contact avec un nourrisson non vaccine évite. Le
sigle aP dans l'abréviation du vaccin trivalent Diphtérie, Tétanos et Coqueluche (DTaP)
signifie "acellular pertussis".
Le vaccin contre l'hépatite B est universellement recommande visant à éradiquer cette
maladie; le réservoir humain est immense chez les porteurs chroniques (1/5eme de la
population mondiale) : il faudra donc des dizaines d'années pour arriver à l'éradiquer,
contrairement à la rubéole par exemple pour laquelle il n'y a pas de porteur chronique.
Les politiques de vaccination ciblées protègent les personnes à risque, mais ne diminuent
pas l'incidence globale de la maladie. L'hépatite B est une des principales maladies
sexuellement transmissibles. Ce vaccin fut aussi le premier vaccin "anti cancer" puisque
le virus HBV est responsable de cancers du foie.
Les vaccins conjugués: Les vaccins conjugués permettent d'améliorer la durée de
protection, l'induction d'une mémoire immunitaire, une réponse immunitaire aux
injections de rappel et la réduction du portage nasopharynge de la bactérie. Ils sont en
général conjugués à une anatoxine, par exemple : diphtérique. Le
Vaccin contre l'hemophilus Influenzae de groupe B fut le premier vaccin conjugue
introduit dans le schéma de vaccination. Il en est résulté un quasi disparition des
infections invasives: méningites, arthrites, epiglottites…chez les enfants âgés de moins
de 4 ans.
Vaccin contre le méningocoque: Il existe un vaccin contre le méningocoque du groupe
C (Meningitec ou Menjugate) et aux EU contre 4 stéréotypes, A, C, Y & W (Menactra).
Il est recommandé à partir de l'adolescence. Le méningocoque du groupe C compte
pour environ 1/3 des infections totales par méningocoque.
Attention : ces vaccins ne protègent pas contre le neiseiria méningocoque du groupe B (le
vaccin disponible sera bientôt disponible).
Vaccin contre le pneumocoque. A nouveau, c'est le vaccin conjugue (Prevenar) qui est
d'usage chez l'enfant. Il contient 7 stéréotypes différents. Le vaccin polysaccharidique
(23 stéréotypes) (Pneumune, Pneumovax) ne permet pas d'induire une protection
efficace chez les jeunes enfants. Puisque le vaccin conjugue ne contient pas tous les
stéréotypes, les infections invasives par pneumocoques ne sont pas éradiquées. Le
pneumocoque reste donc une des premières causes d'infections sévères chez les
nourrissons.
Les vaccins combinés : Ils ont fait l'objet d'études montrant une efficacité comparable
par rapport aux vaccins administres seuls. Par exemple, le nourrisson reçoit un seul
vaccin hexavalent couvrant polio, diphtérie, tétanos, coqueluche, Hib, Hépatite B. C'est
également un progrès de confort considérable.
L’alimentation conditionne pour une bonne part l'état de santé de l'individu et lui
permet de participer, sans fatigue excessive, à tous les exercices ordinaires de la vie: travaux,
études, sports, voyages... etc. Elle favorise le sommeil qui récupère les forces, elle redonne
de l'entrain à l'ouvrage et fait éprouver la joie de vivre.
Sans une ligne de conduite bien définie à ce sujet, on suit l'attrait très variable de ses
goûts et de ses caprices. Il en résulte souvent un mauvais choix d'aliments, un déséquilibre
quantitatif ou qualitatif qui occasionne des dommages à la santé de l'individu. Composé de
corps et d'âme, l'homme doit posséder "une âme saine dans un corps sain". L'alimentation
rationnelle est un moyen d'y parvenir.
Nous avons souvent constaté combien notre activité mentale dépend de notre
alimentation. Un repas trop lourd, pénible à digérer, gêne notre rendement intellectuel,
nous empêche de goûter une lecture instructive et de rédiger un devoir de français.
Une santé délabrée, un état débile, conséquence d'une mauvaise alimentation, font
que l'âme reste impuissante dans la lutte; les dispositions bonnes ou mauvaises du corps
influent sur l'âme en raison de l'unité de l'être humain. Chez l'ouvrier surtout, l'influence de
l'alimentation sur le moral est très grande.
Si, à la table du foyer, il ne trouve pas cet aspect agréable et attirant qu'offre une
table bien mise et bien propre, et un bon repas suffisant pour réparer ses forces, il ira noyer
son mécontentement dans l'alcool. De nombreux cas d'alcoolisme n'ont pas d'autre cause
qu'une mauvaise alimentation.
Avant de chercher à rendre les gens meilleurs, il faut chercher à les rendre heureux.
Et pour les rendre heureux, commençons par contenter les besoins de leur estomac.
Les personnes bien nourries ont meilleur caractère, travaillent avec plus d'énergie,
envisagent la vie avec un optimisme qui décuple les forces de l'être et conduit au succès
sous toutes ses formes. Des hommes, forts, sains et vigoureux constituent le capital humain
de haute valeur dont la société entière bénéficie.
Tout ceci démontre l'importance du problème alimentaire et l'attention qu'on doit lui
accorder comme femme d'abord, et ensuite comme première responsable du bonheur de
nos futurs foyers.
Ce sont les aliments qui consistent à oxyder, à produire la chaleur et l’énergie dans
l’organisme. Parmi ces aliments nous avons : les lipides, les protides et les glucides. Le maïs,
le riz, le sorgho, le millet, le manioc, la pomme de terre, le pain, le sucre, l’huile, … sont des
aliments énergétiques.
A. Les glucides
On les trouve dans les aliments d’origine végétale comme le sucre de table, la canne
à sucre, les céréales, les fruits, les légumes, le manioc ou la farine de blé, manioc, millet et
les aliments d’origine animale comme : lait et miel. Y compris aussi tous les produits sucrés
du marché.
B. Les lipides
Les substances lipidiques sont des aliments de haute valeur énergétique, qui
contribuent grandement à l'apport calorifique quotidien; de plus, ils sont les seuls à contenir
certains éléments nutritifs indispensables à la santé: vitamines liposolubles et acides gras
essentiels.
On les trouve dans les matières grasses, dans le règne animal et dans le règne végétal
sous forme de graisses ou d'huiles. Les graisses du règne animal sont: la crème, le beurre, le
fromage, le jaune d'œuf, le saindoux, les viandes grasses (le porc particulièrement), les
poissons gras...Le règne végétal fournit: les noix, le chocolat, les huiles de coton, de coco,
d'olive, de mais, de soya. Plusieurs de ces huiles peuvent être hydrogénées et vendues sous
forme de graisses (et de margarine).
Les minéraux ont plusieurs fonctions importantes dans l'organisme. Ils contribuent au
métabolisme des macronutriments, c'est-à-dire des lipides, des glucides et des protéines. Ils
contribuent également à la solidité du squelette et au bon fonctionnement du système
nerveux et des muscles. Les vitamines et les minéraux consistent à la régulation de
l’organisme.
On les trouve dans les arachides, le soya, les haricots, les pois, les graines de courge,
le lait, les œufs, les volailles, les poisson sec ou frais, la viande, la farine de soya, les termites
grillés, les chenilles sèches, les larves de palmier, la farine de maïs.
Nous avons :
Le calcium : Le lait, le fromage, les légumes verts à feuilles, les fruits, les œufs en sont les
principales sources alimentaires.
Le phosphore : lait, fromage, poisson, céréales à grains entiers.
Le fer : les viandes rouges, les abats: le foie et les reins, les légumes verts, la mélasse, le
jaune d'œuf, sont parmi les aliments qui en contiennent le plus.
L’iode : Les poissons de mer, les crustacés et les mollusques, les huiles de foie de
poissons, les plantes croissant sur le bord de la mer, et le sel iodé en sont les meilleures
sources. L'emploi quotidien de sel iodé assure à l'organisme la quantité nécessaire d'iode.
b. Les vitamines
On les trouve dans les végétaux et fruits : les feuilles vertes, les piments secs, la
tomate, les oignons, les papayes, les carottes, les oranges, les salades citrons, l’ocre, les
mangues, les patates, les bananes, les courges, etc.
A. Définition
B. Les causes
2.2. La suralimentation
A. Obésité
Cause:
D'une façon générale on peut dire qu'elle est due à un apport alimentaire dépassant
les besoins énergétiques de l'individu, quels que soient les facteurs qui les influencent. La
cause fondamentale de l’obésité et du surpoids est un déséquilibre énergétique entre les
énergies consommées et dépensées.
a) Un déséquilibre dans les échanges énergétiques : dans ces cas, l'obésité est due à un
apport alimentaire excessif soit absolu, soit relatif aux besoins actuels, et les facteurs
qui l'influencent le plus sont l'hérédité et les troubles émotifs.
Hérédité: condition économique - habitudes alimentaires - tempérament.
Troubles émotifs: ainsi l'insécurité ou l'insatisfaction occasionnent très
souvent la suralimentation.
c) Un déséquilibre de la balance hydrique : Une rétention d'eau anormale peut être une
des causes d'obésité, car l'emploi de diurétiques favorise parfois l'amaigrissement.
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Conséquences
B. Diabète
L'insuline est sécrétée par les ilots de Langerhans du pancréas, mais si ces cellules
viennent k sécréter l'insuline en quantité insuffisante, le glucose s'accumule dans le sang au-
dessus de la quantité normale et il y a "hyperglycémie"; de plus, à cause de ce taux trop
élevé, le glucose franchit le seuil rénal et apparait dans les urines; c'est la "glycosurie". Ces
deux phénomènes sont les principaux symptômes du diabète sucré, la polyurie, la
polydipsie, la polyphagie, l'asthénie, en sont les symptômes secondaires.
Cause:
La cause exacte de ce que les ilôts de Langerhans ne remplissent plus leurs
fonctions est inconnue. Souvent la déficience de ces ilôts peut même résider dans un trouble
de certaines autres glandes endocrines, surtout l'hypophyse ou les glandes surrénales.
2.3. La malnutrition
1) Notion
Lorsqu’on a faim, c’est parce que le corps réclame à manger, mais il ne réclame pas
un type d’aliment particulier. Par conséquent on peut manger pour combler la faim, sans
combler les besoins du corps humain et souffrir de malnutrition.
Pour mener une vie saine, on doit consommer au cours d’un même repas un
assortiment d’aliments dont certains fournissent de l’énergie, d’autres favorisent la
croissance et d’autres encore protègent contre les maladies.
L’infestation par les vers intestinaux en particulier les ascaris et ankylostomes peuvent
entraîner le manque d’appétit, une mauvaise digestion et absorption des aliments pouvant
conduire à la malnutrition.
c. Causes fondamentales
Pour chaque type de cause sous-jacente, il existe des causes plus profondes, qui
peuvent être les suivantes:
3) Formes de la malnutrition
A. Malnutrition protéique
Celle-ci est rentrée chez l’enfant sevré avant 24 mois ou qui aurait souffert de la
rougeole, parfois chez qui on observe les symptômes ci-après :
Trouble digestif plus au moins permanent, anorexie, vomissent, diarrhée très tenace
en rapport avec les infections parasitaires intestinales et troubles d’absorption par
manque d’enzyme ;
Trouble de comportement donc l’enfant est moins vif et devient apathique ;
Courbe pondérale stationnaire cet état évolue vers la kwashiorkor type.
Il s’agit d’une forme plus grave de malnutrition aiguë. Le signe le plus évident de cet
état est un gonflement du corps (œdèmes), en particulier du visage, des avant-bras, des
mains, des jambes et des pieds. Les enfants atteints de kwashiorkor sont toujours tristes et
souvent irritables. Ils restent assis passivement et ne s’intéressent à rien, même pas à la
nourriture.
B. MALNUTRITION VRAIE
Les causes de ces déséquilibres alimentaires sont les suivants : une ration
proportionnellement plus riche en hydrates de carbones et insuffisant en protéine
(Kwashiorkor).
Les enfants atteints de marasme sont très maigres et émaciés. La graisse a été
épuisée et la peau de leur bras, de leurs jambes et de leurs fesses est plissée. Les muscles
aussi ont fondu, et les bras et les jambes sont maigres et tous les os se dessinent sous la
peau.
Le visage est tout ridé et les os pointent sous la peau du visage. Le marasme affecte
surtout les enfants âgés de 6-24 mois. Les enfants nourris au biberon dès les premiers mois
de la vie sont souvent atteints de marasme. C’est généralement parce que le lait qu’on leur
donne est trop dilué ou parce que des infections répétées réduisent l’appétit et l’enfant
refuse de manger ou de boire.
L’enfant atteint de marasme pèse environ la moitié du poids des enfants bien
portants du même âge.
a) L’éducation nutritionnelle
A améliorer la nutrition directement (en fournissant, par exemple, des repas, des
suppléments ou des aliments enrichis);
A étudier la nutrition en tant que matière (bien qu'il soit évidemment nécessaire
d'avoir des connaissances dans ce domaine).
L'idée est ici d'apprendre comment aider les gens à améliorer leur régime
alimentaire. Si nous y parvenons, le régime alimentaire des gens va s'améliorer de manière
durable, puisque l’éducation nutritionnelle sous-entend que les gens comprennent ce qu'ils
font.
A. L’indigestion
Elle n'est pas une entité médicale en soi. Elle est un symptôme qui apparait dans
diverses conditions pathologiques où la digestion est troublée et se manifeste par un rejet
du surplus alimentaire (vomissement) avec des douleurs plus ou moins vives à l'estomac.
Causes : L'excès alimentaire c’est-à-dire, une quantité d'aliments qui dépasse les possibilités
actuelles de l'estomac à digérer : est rarement seul en cause. Il est presque toujours
associé à l'une ou l'autre des causes suivantes : la fatigue de l’estomac, l’irritation
de l’estomac par l’alcool ou l’excès alimentaire.
Régime alimentaire :
Repos de l'estomac: cesser toute alimentation durant une journée ou plus.
Régime : donner ensuite un Régime légère (aliments doux, faciles à digérer et non
irritants en tenant compte des goûts du patient car le facteur psychologique est très
important dans ces cas.
B. Ulcère
L'ulcère d'estomac consiste dans une perte de substance plus ou moins profonde de
la paroi de l'estomac et d'une inflammation de la muqueuse environnante. Il peut causer
divers changements de la nature ou du fonctionnement de l'estomac: hémorragies,
perforations, spasmes, hyperchlorhydrie, etc.
Cause : La cause exacte est inconnue, mais les causes probables sont celles-ci: une
résistance affaiblie des tissus à l'action digestive du suc gastrique, une infection localisée,
une déficience nutritive.
Régime alimentaire :
C. La diarrhée
Elle est caractérisée par l'expulsion fréquente de matières fécales liquides ou semi-
liquides, accompagnée ou non de fièvre et de douleur. Elle implique toujours une absorption
inadéquate ou une élimination d'eau excessive.
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Causes :
Toute substance irritable pour la muqueuse intestinale.
La présence de bactéries; c'est la cause la plus fréquente.
Une déficience en vitamines, particulièrement celles du complexe B.
Régime :
En général, on commence le traitement par une purgation avec 1 à 2 cuillers à table
d'huile de ricin.
Ensuite, pour une période d'un ou deux jours, on ne donne aucune alimentation.
On donne alors un régime à base de lait, de ferments lactiques, de crème de blé, de
gruau coulé.
On ajoute peu à peu des œufs, des viandes tendres finement hachées, du beurre, des
légumes et des fruits en purée.
D. La constipation
Le traitement diététique est très important. Le régime alimentaire doit être abondant
et composé de mets qui excitent la motilité de l'intestin; des aliments riches en cellulose, des
fruits crus ou riches en fibres, des céréales complètes (grain d'avoine, pain complet, farine
de blé entier) et des aliments formant des gaz; des épices, une quantité suffisante de
matières grasses et au moins 6 verres d'eau chaque jour. (Un verre d'eau froide pris à jeun
au lever est un excellent stimulant).
Une dent est un organe dur de couleur ivoire, composée d’une couronne et d’une ou
plusieurs racines implantées dans l’os alvéolaire des os maxillaires de la cavité buccale, et
destiné à couper, à mâcher et broyer les aliments. La dent se compose de trois parties :
La couronne située hors de l’os alvéolaire,
Le collet par lequel la couronne s’unit avec la racine,
La racine qui est incluse dans l’alvéole.
Chaque dent est creusée d’une cavité centrale, dite cavum de la dent ou cavité
dentaire. Cette cavité dentaire comporte au sommet de la racine, l’apex et un orifice : le
foramen apical. La cavité dentaire est constituée de la pulpe de la dent, composée d’un tissu
conjonctif rougeâtre et de vaisseaux et nerfs correspondants. C’est la partie vivante de la
dent. La cavité dentaire est entourée d’une substance dure, la dentine ou ivoire. La dentine
coronaire est elle-même recouverte d’un tissu transparent très dur, l’émail. La racine est
recouverte d’un tissu résistant, jaune, opaque : le cément. Il faut noter que le cément, qui
fait partie intégrante de la dent, ne peut être dissocié du parodonte.
1.2.2. La dentine :
Elle se situe sous l’émail coronaire et le cément radiculaire. C’est le tissu dentaire qui
a le volume le plus important. La dentine est moins solide que l’émail. La dentine est le tissu
qui constitue majoritairement l'organe dentaire sous la forme d'un volumineux noyau
dentinaire corono-radiculaire.
Tant que la pulpe est vivante, la dentine se remanie en permanence par des
processus d'apposition/résorption, modifiant ainsi les contours internes de la cavité
pulpaire. Ces remaniements peuvent être physiologiques ou répondre à des phénomènes
traumatiques, pathologiques ou thérapeutiques.
La pulpe correspondant aux racines est constituée par les filets radiculaires contenus
dans les canaux radiculaires. La communication de la pulpe avec le conjonctif alvéolaire
s’effectue par l’intermédiaire des canaux radiculaires dont l’ouverture se fait à l’apex de la
dent. Les filets radiculaires peuvent être multiples dans cette zone de l’apex de la dent. Il
existe toujours un canal principal qui peut se diviser en canaux secondaires. La pulpe est
composée de tissu conjonctif banal, de fibres collagènes, de vaisseaux sanguins, de vaisseaux
lymphatiques et de fibres nerveuses.
On ne rencontre pas de corpuscules de la sensibilité dans la pulpe. La seule
manifestation de la sensibilité pulpaire est la douleur. La douleur provoquée par une pulpite
est très intense. La pulpe dentaire sert essentiellement à la fabrication de la dent pendant la
période embryologique. Durant la vie de la dent, la pulpe dentaire sert au remaniement
minéral de la dent.
1.2.4. Le cément :
Au niveau du collet, la jonction entre l'émail et le cément peut se faire selon plusieurs
modalités :
L'émail et le cément s'affrontent par un contact en bout à bout,
L'émail et le cément ne se rejoignent pas, mettant à nu le tissu dentinaire et constituant
ainsi un facteur d'hyperesthésie et de vulnérabilité à l'attaque carieuse,
Le cément recouvre l'émail, créant alors une hétérogénéité de la surface dentaire et une
susceptibilité à la rétention de plaque. Ces trois configurations peuvent se retrouver sur
une même dent.
L'éruption des dents se produit lorsque les dents pénètrent dans la cavité buccale et
deviennent visibles. Même si les chercheurs conviennent que l'éruption des dents est un
processus complexe, il y a peu d'accord sur l'origine du mécanisme qui contrôle cette
éruption. Parmi les théories communément admises et qui ont été réfutées au fil du temps,
on peut citer :
La dent est poussée dans la bouche par la croissance de la racine de la dent,
La dent est poussée à sortir par la croissance de l'os qui l'entoure,
La dent est poussée par la pression vasculaire, et
La dent est poussée par un ligament.
.
Bien que l'éruption des dents se produise à différents moments selon les personnes,
une chronologie générale des éruptions dentaires existe. En général, les humains ont 20
dents de lait et 32 dents permanentes. L'éruption comporte trois étapes :
La première, connue sous le nom stade de la dentition primaire, se produit lorsque
les dents de lait sont visibles. Une fois la première dent permanente sortie dans la
bouche, les deux types de dents sont présentes dans la bouche : c'est la dentition
mixte. Après que la dernière dent de lait est tombée par un processus connu sous le
nom d'exfoliation, on est au stade de la dentition permanente.
La dentition primaire commence à l'arrivée des incisives centrales de la mandibule,
habituellement à huit mois, et dure jusqu'à ce que les premières molaires
permanentes apparaissent dans la bouche, généralement avant six ans.
Les dents primaires sortent dans l'ordre suivant:
Incisive centrale,
Incisive latérale,
La première molaire,
Canine et
Deuxième molaire.
En règle générale, il y a quatre éruptions de dents tous les six mois ; les dents
mandibulaires sortent avant les dents maxillaires et l'éruption des dents se produit
plus tôt chez les filles que les garçons. Au cours de la dentition primaire, les
bourgeons dentaires des dents permanentes se développent sous les dents
primaires, sur le versant lingual ou palatin.
La dentition mixte commence lorsque la première molaire permanente apparaît dans
la bouche, généralement à six ans, et dure jusqu'à ce que la dernière dent de lait soit
perdue, le plus souvent à onze ou douze ans. Les dents permanentes du maxillaire
sortent dans un ordre différent des dents permanentes de la mandibule. Les dents du
maxillaire sortent dans l'ordre suivant :
Première molaire
Incisive centrale,
Incisive latérale,
Première prémolaire,
Deuxième prémolaire,
Canine,
Deuxième molaire et
Troisième molaire.
Les dents de la mandibule sortent dans l'ordre suivant : (1) première molaire (2)
incisive centrale, (3) incisive latérale, (4) canine, (5) première prémolaire, (6)
deuxième prémolaire, (7) deuxième molaire, et (8) troisième molaire. Comme il
n'y a pas de prémolaires dans la dentition primaire, les molaires primaires sont
remplacées par les prémolaires permanentes3. Si les dents primaires sont
perdues avant que les dents permanentes ne soient prêtes à les remplacer, les
dents postérieures peuvent se déplacer vers l'avant et réduire l'espace disponible
pour la future dent. Cela peut provoquer des chevauchements et/ou des
malpositions des dents permanentes, ce qu'on appelle généralement
« malocclusion ». Une orthodontie peut être alors nécessaire dans de telles
circonstances pour réaligner les dents.
Ces accidents peuvent concerner les deux dentitions, ils sont généralement bénins et
d’origine inflammatoire.
Les gingivites ulcéro nécrotiques ou suppurées : les signes cliniques se traduisent par
une décapitation des papilles interdentaires qui deviennent grisâtres, une nécrose
des papilles, une halitose, un saignement et une tuméfaction des gencives
accompagnées des fortes douleurs. Ces affections sont rares en denture temporaires.
On note aussi des répercussions générales marquées par une asthénie, de la fièvre et
des adénopathies.
A. Accidents infectieux
Les accidents tumoraux représentent les kystes péricoronaires d’éruption, les kystes
dentigères, les kystes marginaux, les tumeurs bénignes localisées le plus souvent aux dents
de sagesse mandibulaires (amélobastome). Les accidents nerveux et réflexes ont des signes
cliniques divers : musculaire (trimus, spasmes), thophique (zona, herpes), neurologiques
(hypoesthésies), vasomoteurs (érythèmes, larmoiements, hydrorrhée nasale).
La carie dentaire est une maladie infectieuse. L'émail de la dent est le premier
touché. Une cavité se forme dans la dent puis la carie se propage en profondeur. Si la carie
n'est pas soignée, le trou s'agrandit et la carie peut atteindre la dentine (couche sous
l'émail). Des douleurs commencent à se faire sentir, notamment avec le chaud, le froid ou le
sucré. La carie peut gagner la pulpe de la dent. On parle alors de rage de dents. Enfin, un
abcès dentaire peut apparaître lorsque les bactéries attaquent le ligament, l'os ou la gencive.
Les caries dentaires, très fréquentes, touchent les dents de lait (une dent de lait
cariée doit être soignée même si elle est amenée à tomber) et les dents définitives. Elles
atteignent plutôt les molaires et les prémolaires, qui sont plus difficiles à nettoyer lors du
brossage. Les caries ne guérissent jamais spontanément et peuvent entraîner la chute des
dents.
2.3.2. Causes
Les causes de caries dentaires sont multiples mais les sucres, notamment lorsqu'ils
sont consommés entre les repas, restent les principaux responsables de l'attaque de l'émail.
En effet, les bactéries présentes dans la bouche, principalement la bactérie Streptococcus
mutans et les lactobacilles, décomposent les sucres en acides. Elles se lient aux acides, aux
particules alimentaires et à la salive pour former ce qu’on appelle la plaque dentaire, à
l’origine de la carie dentaire. Le brossage des dents enlève cette plaque. Mais d'autres
facteurs comme le grignotage ou un mauvais brossage de dents sont également mis en
cause. L'hérédité joue un rôle dans l'apparition des caries. Les enfants, les adolescents et les
personnes âgés développeraient plus fréquemment des caries.
2.3.3. Conséquences
La carie peut avoir des conséquences sérieuses sur les dents et la santé en général.
Elle peut, par exemple, provoquer des douleurs importantes, des abcès parfois accompagnés
de fièvre ou le gonflement du visage, des problèmes de mastication et de nutrition, des
dents qui se cassent ou tombent, des infections... La carie doit donc être soignée au plus tôt.
3.2.4. Symptômes
Dents sensibles ;
Douleurs aiguës en mangeant ou en buvant quelque chose de froid, chaud, sucré ;
Douleurs en mordant ;
Point brun sur la dent ;
Pus autour de la dent ;
3.2.5. Traitements
A. Prévention
B. Orthodontie
C’est une spécialité dentaire consistant à la correction des mauvaises postures des
mâchoires et des dents afin d’optimiser l’équilibre postural entre les structures osseuses,
l’occlusion, ainsi que le développement des bases osseuses dans un but fonctionnel et
esthétique.
Il faut noter que l’orthodontie est la correction de la position des dents, et celle-ci est
différente de l’orthopédie dento-faciale (pour corriger les bases osseuses ainsi que la
relation entre les deux mâchoires. L’orthodontie est possible à tout âge et se fait au moyen
d’appareils fixes collés sur les dents pendant toute la durée du traitement.
1. DEFINITION
Cette méthode se réalise lorsque l’homme se retire du vagin avant l’éjaculation afin
que le sperme ne touche pas le vagin ou la vulve qui occasionnera la fécondation. C’est une
méthode contraceptive naturelle.
Peu efficace car dès l’érection, il y a toujours des spermatozoïdes dans le liquide
séminal qui sert de lubrification du pénis. Il n’est pas toujours facile de se retirer et cela peut
être frustrant pour les deux partenaires.
3.3. Le condom
Le condom (préservatif) est une mince poche en caoutchouc à mettre sur le pénis
en érection avant chaque rapport sexuel. Utilisez le condom (préservatif) qui vous donne
une double protection contre les grossesses non désirées et les IST/VIH/SIDA.
3.4. Le stérilet
Le stérilet ou Dispositif Intra-utérin (DIU) est un petit objet en plastique avec les fils
fins métalliques que l’on place dans l’utérus de la femme en vue d’empêcher la grossesse. Le
Stérilet se place par un agent de sante forme, au début ou à la fin des règles pour être sûr
que vous n’êtes pas enceinte. La pose est rapide (5 mn) et ne fait pas mal. Les fils du stérilet
restent dans le vagin. Le stérilet peut être introduit juste âpres l’accouchement. La pose peut
être douloureuse mais les douleurs passent âpres quelques heures. Il agit pendant 5 à 10 ans
sans renouveler.
La pilule est un comprimé à avaler chaque jour. C’est facile de s’en rappeler avec
l’aide de votre conjoint si vous voulez vraiment espacer vos naissances.
3.6. Le spermicide
3.7. L’injectable
3.8. L’implant
La “Méthode des Jours Fixes” ou “Méthode du Collier” est une méthode naturelle
basée sur l’utilisation d’un collier permettant de déterminer la période féconde du cycle
menstruel de la femme.
BIBLIOGRAPHIE
1. BERNARD et GENEVIEVE PIERRE : Dictionnaire médical de régions tropicales, BERPS,
KANGU MAYUMBE, 1988.
2. DE LA DURE-MOLLAM, BERDALA, Ontogénétique : initiation, morphogénèse dentaire
et maladies rares associées, Encycl. Méd. Chir Paris, Médecine buccale, 2015.
3. DHEERA : une nourriture saine, tome 1 et 2 Kananga, 2000.
4. FAUTAIN et COURTE-JOIE, Infirmier comment bâtir la santé, BERPS, KANGU
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9. OMS, Pour un meilleur accès à des soins de qualité en matière de planification
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méthodes contraceptives. Genève, , 2000.
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destiné à la sage-femme et au médecin. Genève, 2004.
11. Raymonde Gagnon et Emmanuelle Hébert, Le travail et l’accouchement : la
préparation, l’accompagnement et les méthodes pour composer avec la douleur,
Québec, 2014.
12. Carrière, M.-J. (2007). Le grand livre de l'accompagnement à la naissance. Éditions
Saint-Martin. Anjou (Québec).
13. Association pour la santé publique du Québec. (2007). Grossesse et accouchement:
droits des femmes.
14. J. Laugier et al., Soins aux nouveau-nés – Avant, pendant et après la naissance, Ed
Masson – 2006
15. Grace Mtawali, Manuel Pina, Marcia Angle, Catherine Murphy : le cycle menstruel et
sa relation avec les méthodes contraceptives une référence pour les formateurs en
santé de la reproduction, INTRAH 1998.
ANNEXE
Vocabulaire
Le tableau suivant montre comment ces phases se rapportent aux cycles ovarien et
endométrial.
Les pages suivantes traitent des changements qui ont lieu au cours de chaque phase
au niveau de l'hypophyse antérieure, des ovaires, à l'endomètre, du col et l'influence que
cela entraîne sur la TBC.
Ovaires
Environ 20 follicules ovariens croissent pendant la première semaine de chaque
cycle menstruel. Ils produisent des œstrogènes et commencent à faire mûrir un ovule en
réponse à
FSH de l'hypophyse antérieure.
Endomètre
L'endomètre est la muqueuse qui tapisse l'utérus. Pendant la Phase du saignement
menstruel, la couche supérieure (superficielle) de l'épais revêtement endométrial
commence à se détacher de la paroi utérine, d'où une évacuation de tissu de l'endomètre,
de liquide et de sang. Les saignements durent entre trois et cinq jours. La perte moyenne de
sang est d'environ 50 millilitres (ML).
Col
Le col se dilate légèrement pour laisser passer le flux menstruel. Les glandes
cervicales produisent très peu de glaire pendant ces jours du cycle marqués par un faible
niveau d'œstrogènes.
Hypophyse antérieure
L'hypophyse antérieure continue à augmenter sa production et son stockage de LH
et de FSH. De petites quantités de LH et de FSH sont libérées dans les vaisseaux sanguins.
Aux alentours du 13e jour (juste avant l'ovulation), le niveau élevé d'œstrogènes dans le
sang, produit par le follicule ovarien dominant, déclenche une libération de LH emmagasinée
(de l'hypophyse antérieure) dans les vaisseaux sanguins.
Ovaires
Du 5e au 7e jour, un follicule ovarien commence à se développer plus rapidement
que les autres. C'est le follicule dominant qui ira jusqu'à l'ovulation. Les autres follicules
arrêtent de grandir. La plupart rétrécissent et disparaissent dans le tissu ovarien. Alors que la
cellule du follicule ovarien se développe, elle libère une quantité accrue d'œstrogènes. Le
follicule ovarien s'ouvre et donne passage à un ovule suite à la libération de LH (de
l'hypophyse antérieure) dans les vaisseaux sanguins. Ce processus est appelé l'ovulation.
L'ovulation a lieu environ 12 à 16 jours avant le début de la prochaine menstruation. Même
dans les cycles menstruels plus courts, l'ovulation a lieu rarement avant le 10e jour du cycle;
l'ovulation, qui peut entraîner une grossesse (ovulation "féconde") a rarement lieu avant le
12e jour.
Endomètre
L'endomètre se développe sous l'influence des œstrogènes produits par les
follicules ovariens en développement. L'endomètre développe des glandes, des capillaires et
des tissus généraux. Grâce à cet apport sanguin accru, l'endomètre est prêt pour une
nidation possible d'un ovule fécondé.
Col
Le col cervical est fermé, sauf au moment de l'ovulation. Il s'ouvre à ce moment-là
pour permettre aux spermatozoïdes de pénétrer? Tout au début, de la Phase ostrogénique,
aucune perte de glaire du col n'est apparente. Il existe une sensation de sécheresse (bien
que l'intérieur du vagin soit toujours humide).
Si l'ovule n'est pas fécondé, l'activité de l'hypophyse est inhibée par le niveau élevé
de progestérone dans le sang produit par le corps jaune. La production hypophysaire de LH
est ensuite diminuée (un exemple de feed-back négatif).
Ovaires
Le corps jaune est une réorganisation des cellules provenant du follicule ovarien qui
a éclaté. Le corps jaune produit et sécrète régulièrement de la progestérone. La
progestérone arrive à son niveau maximum environ huit jours après l'ovulation. Le corps
jaune produit également de petites quantités d'œstrogènes pendant cette phase.
Endomètre
Du 15e au 22e jour, l'apport sanguin vers l'endomètre continue à augmenter suite
aux niveaux croissants de progestérone produit par le corps jaune.
La progestérone et les œstrogènes dans le sang diminuent vers la fin de cette phase
à cause du corps jaune en dégénérescence (23e au 28e jour). Les vaisseaux sanguins
approvisionnant l'endomètre se contractent suite à ce manque de stimulation de la part des
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hormones ovariennes. Les cellules endométriales ne peuvent plus recevoir l'oxygène et les
nutriments qu'apportent les vaisseaux sanguins et elles commencent à mourir. La Phase
menstruelle commence et les saignements menstruels débutent.
Col
Lors de la Phase progestéronique, le col reste fermé. La quantité de glaire cervicale
diminue. Une femme peut de nouveau avoir une sensation de "sécheresse" ou avoir des
pertes collantes, épaisses et troubles. Il est difficile pour les spermatozoïdes de pénétrer et
de se déplacer dans l'utérus en présence de ce type de glaire.
Hypophyse antérieure
Les niveaux de FSH et de LH chutent parce que leur production est supprimée (par
le biais du feed-back négatif) par les niveaux sanguins élevés d'œstrogènes ou de
progestérone. (Les contraceptifs hormonaux imitent l'état de grossesse. Ils libèrent des
niveaux suffisamment élevés d'œstrogènes et/ou de progestérone dans le sang pour
persuader l'hypophyse antérieure que la femme est déjà enceinte. Par conséquent,
l'hypophyse antérieure arrête de produire FSH et LH).
Ovaires
Tout au début de la grossesse, HCG évite au corps jaune de dégénérer pour qu'il
continue à fonctionner et à libérer de la progestérone et des œstrogènes pour soutenir
l'embryon qui se développe. A la 7e au 10e semaine après la conception, le placenta est
capable de produire des niveaux élevés d'œstrogènes et de progestérone nécessaires
pendant la grossesse.
Endomètre
Lorsque l'embryon s'implante (nidation), la sécrétion continue de progestérone fait
grandir davantage les cellules endométriales qui emmagasinent et fournissent plus de
nutriments pour le développement du fœtus.
Col
Le canal cervical externe s'élargit légèrement, saigne plus facilement et se remplit
d'un épais bouchon muqueux qui protège la poche des eaux des microbes vaginaux.
Vocabulaire
INTRODUCTION ....................................................................................................................................... 1
CHAPITRE PREMIER : LA REPRODUCTION ............................................................................................... 2
1. L’APPAREIL GENITAL MASCULIN ..................................................................................................... 2
1.1. Anatomie de l’appareil génital masculin ................................................................................. 2
1.2. La production des spermatozoïdes ......................................................................................... 4
1.3. Le fonctionnement de l’appareil génital masculin .................................................................. 4
1.4. Les anomalies de l’appareil génital masculin .......................................................................... 5
2. APPAREIL GÉNITAL FÉMININ ........................................................................................................... 6
2.1. Anatomie de l’appareil ................................................................................................................. 6
2.2. La production des ovules (l’ovogénèse) ....................................................................................... 9
2.3. Fonctionnement de l’appareil génital féminin ...................................................................... 10
2.4. Le cycle menstruel de la femme ............................................................................................ 10
2.5. Les anomalies du cycle menstruel ......................................................................................... 12
3. LA GROSSESSE ............................................................................................................................... 14
3.1. La fécondation ....................................................................................................................... 14
3.2. Le développement du fœtus ................................................................................................. 15
3.3. Le diagnostic de la grossesse ................................................................................................. 15
3.4. La surveillance médicale (consultations prénatales)............................................................. 16
3.5. Les maladies dangereuses pendant la grossesse .................................................................. 16
3.6. Conseils pratiques à suivre pendant la grossesse ................................................................. 17
CHAPITRE DEUXIEME : LA VIE DE L’ENFANT.......................................................................................... 19
1. LA NAISSANCE................................................................................................................................ 19
1.1. L’accouchement .................................................................................................................... 19
1.2. La layette ............................................................................................................................... 22
1.3. Alimentation du nourrisson................................................................................................... 23
1.4. Les consultations post-natales (CPS) ..................................................................................... 24
1.5. Les maladies infantiles .......................................................................................................... 25
1.6. La vaccination ........................................................................................................................ 27
CHAPITRE TROISIEME : L’ALIMENTATION ............................................................................................. 30
1. LES PROBLEMES ALIMENTAIRES .................................................................................................... 30
1.1. Définition de l’alimentation .................................................................................................. 30
1.2. Importance de l’alimentation ................................................................................................ 30
1.3. Types d’aliments ou rations .................................................................................................. 31
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