Vous êtes sur la page 1sur 2

CONFERENCE DES NATIONS UNIES SUR LE COMMERCE ET LE DEVELOPPEMENT

DES NATIONS UNIES SUR LE COMMERCE ET LE DEVELOPPEMENT UNITED NATIONS CONFERENCE ON TRADE AND DEVELOPMENT

UNITED NATIONS CONFERENCE ON TRADE AND DEVELOPMENT

Tel:

(41 22) 917 49 33

Palais des Nations

Fax:

(41 22) 917 01 94

CH 1211 - Genève 10 frank.grozel@unctad.org

Facilitation des Affaires dans l’espace UEMOA

Appui à la mise en place du régime de l’entreprenant

04 mai 2012

1. Appuyer les pays membres de l’OHADA

Nous assistons au mieux les Etats avec lesquels nous travaillons dans la mise en place du nouveau régime de l'entreprenant. Cela concerne en priorité les pays de l'UEMOA, avec l'appui de la Commission, mais aussi le Cameroun (en liaison avec le MINPMEESA). Nous

avons mené une initiative pilote au Mali (en suspens en raison des troubles politiques), mais

les discussions sont bien engagées avec le Burkina, le Bénin, le Togo et désormais le Niger.

Certains pays montrent des réticences à l’égard de la gratuité du régime, qui pourrait

entraîner une perte de recettes directes.

2. Simplifier la création d’entreprise

L'entreprenant s'inscrit dans l'appui que nous apportons pour simplifier les procédures administratives de création d'entreprise. La démarche est identique dans tous les pays dans lesquels nous intervenons : nous clarifions la procédure (en la décrivant telle qu'elle est vécue par les usagers), puis nous proposons des simplifications techniques, concrètes et efficaces, dans le strict respect du cadre légal. Une comparaison entre les procédures initiales et simplifiées est par exemple accessible ici pour le Cameroun

:http://cameroun.eregulations.org/show-list.asp?l=fr&mid=48

3. Le Mali : pays pilote

L'entreprenant est une innovation légale qui a vite retenu l'attention des Etats de l'OHADA.

Le Mali a été le premier pays à demander une assistance dans la mise en place du nouveau

régime. Nous avons créé un groupe technique avec les principales parties prenantes, animé par le Guichet Unique pour la Création d'Entreprise de l'Agence de Promotion des Investissements (API Mali) et le Ministère du commerce. Nous avons veillé à associer les principales cibles de ce nouveau statut en travaillant avec les artisans, les chambres des métiers et les représentants du secteur informel.

4. Premiers entreprenants

A l'issue des discussions techniques, une première session test d'enregistrement

d'entreprenants s'est tenue le 20 décembre 2011 à Bamako. Une note technique qui résume notre démarche est disponible en pièce joitne, ainsi qu'une vidéo des réactions des premiers bénéficiaires : http://vimeopro.com/eregulations/mali/video/34020442. La situation au Mali a conduit à marquer le pas au cours des dernières semaines. Mais une même approche est

en cours de déploiement au Burkina (http://vimeopro.com/eregulations/burkinafaso) et au Bénin (http://vimeopro.com/eregulations/benin). Une mission technique interviendra en mai au Togo.

5. Inciter pour mieux formaliser

Depuis le début des échanges avec les représentants du secteur informel, nous sommes convaincus qu'une procédure simplifiée et moins contraignante est nécessaire, mais qu'elle doit être appuyée par des mesures incitatives pour convaincre le public cible des avantages de la légalité. Nous avons donc développé le concept de Carte Artisan-Entreprenant (Carte

Là encore, un groupe de travail élargi a été constitué au

AE) – voir présentation ci-jointe

Mali, incluant des prestataires de services potentiels. Une première réunion s'est tenue en mars 2011. Voir : http://vimeopro.com/eregulations/mali/video/31550770

6. La Carte AE : des services attractifs

L'argument clé est de fournir un accès privilégié à des services attractifs pour tous ceux qui souhaitent formaliser leur activité. La Carte AE réunit sur un support simple et pratique toutes les informations légales qui touchent à la vie de l'entrepreneur (RCCM, identifiant fiscal, n° d'assuré social), mais lui permet également de bénéficier de tarifs préférentiels ou de services dédiés avec : des institutions de micro-crédit, des sociétés de micro-assurances, des compagnies de téléphonie. De nombreux contacts ont été établis. Un accord de principe a été établi avec les principaux partenaires (publics et privés). Les activités sont aujourd'hui en suspens.

7. Le rôle clé des tiers de confiance

L'une des principales conclusions du groupe de travail a été de donner un rôle clé aux organisations (associations professionnelles, institutions de micro-finance) travaillant en contact direct avec les opérateurs économiques du secteur informel, afin de bien comprendre leurs besoins, leurs contraintes, et tenir le discours le mieux adapté pour les inciter à se formaliser. Nous avons donc créé la fonction de 'tiers de confiance' pour ces intermédiaires qui assurent la liaison entre les travailleurs informels et les administrations en charge de leur formalisation. Leur rôle est crucial pour convaincre des avantages à entrer dans la légalité.

8. Créer une entreprise en ligne (El Salvador Emprende)

Nous voulons aller plus loin et leur confier une responsabilité technique dans la préparation et le traitement des dossiers de création d'entreprise. C'est pourquoi nous réfléchissons à une déclinaison de l'application https://elsalvadoremprende.org/, en cours d'installation au Salvador et bientôt au Guatemala. Cette solution en ligne permet à l'usager (ou à une personne capable de la représenter, 'tiers de confiance' par exemple) de transmettre tous les pièces nécessaires à l'enregistrement aux administrations concernées, qui est ensuite convié au guichet unique pour signer les documents originaux attestant la création de l'entreprise (ou la déclaration d'entreprenant).

Frank Grozel Coordinateur, Programme de Facilitation des Affaires

Centres d'intérêt liés