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5/5/2007

TABILITE DE GESTION

www.fadelexpert.ici.ma | Auteur In

connu

5/5/2007 TABILITE DE GESTION www.fadelexpert.ici.ma | Auteur In connu ENCG COMP SETTAT Compilation
ENCG COMP SETTAT
ENCG
COMP
SETTAT

Compilation

Introduction au contrôle de gestion

Le contrôle de gestion est un système d’aide à la direction des entreprises. Son objectif est de permettre à la direction générale d’exercer sa responsabilité.

La fonction de direction a pour tâches de :

.

prévoir,

.

décider,

.

ordonner,

.

organiser,

.

coordonner,

.

contrôler.

I- Prévoir

Imaginer ce que va être l’état de l’environnement (marché, concurrence, technologie) sur le moyen terme (3 à 5 ans).

Le but est de réagir, d’anticiper les modifications à venir.

II- Décider

Dans une entreprise, on distingue trois types de décisions :

. stratégiques (engagements de l’entreprise de façon irréversibles et engagements pris dans un avenir incertain),

.

opérationnelles ou de gestion (décisions prises dans un avenir certain ou probabilisable),

.

d’exécution (décisions prises en avenir certain et facilement réversibles).

III- Ordonner

Il faut que tout soit clair, précis et exécutable.

IV- Organiser

Il s’agit de répartir les fonctions nécessaires à l’existence et à l’activité de l’entreprise entre les différents services qui font partie de la structure de l’entreprise.

Les fonctions de l’entreprise sont un ensemble de tâches déterminées c’est à dire de détailler toutes les tâches essentielles de façon à pouvoir les confier à des individus désignés.

La structure de l’entreprise visualisée par l’organigramme est la répartition des tâches et des responsabilités.

Cette structure va servir de base à la comptabilité de gestion donc au contrôle de gestion.

V- Coordonner

Il s’agit pour la direction générale de coordonner les actions des différents individus qui font partie de l’entreprise (coordination des tâches, toutes les actions dans le même sens).

Une bonne coordination va permettre d’assurer :

. l’efficacité des moyens mis en œuvre (obtention ou réalisation des objectifs de l’entreprise),

. l’efficience des moyens (obtention ou réalisation des objectifs de l’entreprise au moindre coût)

La coordination dans une entreprise peut être assurée par :

* l’ajustement mutuel primaire (possible que pour des actions de proximité) ;

* la standardisation :

. des procédés et des produits (méthodes de traitement uniformisées et décrites sur des fiches techniques),

. des qualifications du personnel,

. par objectif (chaque unité de l’entreprise va se voir confier des objectifs de quantité, de qualité, de délai, et c’est grâce à l’autonomie relative de ces unités que la coordination de l’ensemble de l’entreprise va être réalisée) ;

* l’ajustement mutuel (conséquence des standardisations précédentes et ne concernant que les personnes hautement qualifiées).

Les deux dernières fonctions de coordination supposent une certaine autonomie du personnel (délégation de pouvoir et contrôle).

Ces délégations de pouvoir réclament un certain contrôle qui va être facilité par le système contrôle de gestion.

VI- Contrôler

Maîtriser la bonne marche de l’entreprise.

Le contrôle porte sur les 5 tâches précédentes et doit être permanent (application des décisions, compréhension des ordres, bon fonctionnement de la coordination).

Conclusion de l’introduction :

Le système contrôle de gestion est un ensemble de procédures et de techniques chargé d’assurer les précisions, les décisions… de l’entreprise.

Parmi ces procédures, on retrouve :

. la comptabilité de gestion qui va elle même utilisée les informations données par la comptabilité générale,

. la gestion prévisionnelle qui est à la fois une technique de prévision matérialisée par des budgets et des techniques mathématiques.

1 ère Partie : L’analyse des performances

La comptabilité de gestion est une technique comptable chargée d’analyser, d’enregistrer, de classer les faits comptables internes à l’entreprise en vue de calculer des marges ou des résultats par produits ou par activité (expliquer le résultat d’ensemble de l’entreprise).

Le fait comptable interne est un flux de biens ou de services entre unités faisant partie de la structure de l’entreprise.

Les pièces justificatives créées par l’entreprise doivent être des documents internes qui seront remplies par les opérateurs (magasiniers, chauffeurs, ouvriers).

Ces documents internes sont généralement :

* des bons d’entrée magasin avec les mentions suivantes :

.

date,

.

désignation de la matière première, du produit fini, de la fourniture,

.

quantité,

.

signature de l’opérateur.

* des bons de sortie magasin (préparer la consommation de la matière première à un coût de production) :

.

date,

.

désignation de la matière première, du produit fini, de la fourniture,

.

quantité,

.

signatures de l’opérateur,

.

destinataire.

* les relevés d’heures par poste ou par ouvrier

* les relevés d’unité d’œuvre par atelier ou service (unités physiques qui permettent de caractériser et de mesurer l’activité du service concerné)

* les carnets de bord de véhicules (kilomètres parcourus, tonnes transportées).

Il s’agira ensuite de définir la circulation de ces documents de façon que ces documents, une fois servie, parviennent au service chargé de les valoriser.

Le travail du service comptabilité analytique sera de valoriser ces mouvements en quantité :

. soit l’information proviendra de la comptabilité générale,

. soit le service comptabilité analytique utilise des coûts pré établis ce qui lui permet d’avoir une autonomie complète envers la comptabilité générale.

La comptabilité analytique est fondée sur la structure de l’entreprise. Il est donc indispensable de bien connaître les fonctions et les tâches nécessaires au fonctionnement de l’entreprise.

Dans une entreprise, on distingue deux catégories de fonctions :

.

fonctions opérationnelles,

.

fonctions de structures.

Les fonctions opérationnelles sont les fonctions qui participent directement à la réalisation des biens et services (approvisionnement, fabrication, distribution).

Les fonctions de structure sont les fonctions indispensables à la vie de l’entreprise (fonction direction, fonction comptabilité, fonction financière, fonction gestion des ressources humaines).

Une fonction est un ensemble de tâches (opérations indivisibles) destinées à remplir une partie de l’objet de l’activité de l’entreprise. Une fonction est toujours caractérisée par l’application d’une même technique.

L’étude des fonctions passe par la description des tâches ce qui permettra le travail d’organisation et définir les compétences requises.

I- Les fonctions opérationnelles

A- Fonction approvisionnement

La fonction approvisionnement a pour mission de procurer à l’entreprise toutes les matières premières et fournitures nécessaires à la production en quantité, qualité et délai strictement nécessaire et suffisant au moindre coût possible.

Principales tâches à réaliser :

.

études et recherches concernant les matières premières,

.

choix des fournisseurs,

.

lancement des bons de commande,

.

réception de la livraison,

.

contrôle de la livraison,

.

stockage,

.

contrôle des fournitures d’achat.

B- Fonction production

La fonction production a pour mission de réaliser les biens et services destinés à la clientèle en quantité, qualité et délai strictement nécessaire et suffisant au moindre coût possible.

Principales tâches à réaliser :

.

études et recherches techniques,

.

méthodes de fabrication (fiche technique du travail),

.

ordonnancement, lancement des opérations,

.

réalisation pratique des biens et services,

.

contrôle de la production,

.

stockage des produits finis,

.

service après vente technique.

C- Fonction commerciale

La fonction commerciale a pour mission de mettre à la disposition des clients les biens et services demandés en quantité, qualité et délai strictement nécessaire et suffisant au moindre coût possible et au meilleur prix de vente possible.

Principales tâches à réaliser :

* études et recherches commerciales :

. besoins exprimés ou non par la clientèle (études commerciales primordiale dans la démarche stratégique de l’entreprise),

. détermination de la part de marché de l’entreprise.

* réception de la commande du client,

* acceptation de la commande et signature du contrat,

* contrôle et livraison,

* édition de la facture de vente.

D- Conclusion

Les fonctions opérationnelles regroupent des tâches qui participent directement à la création des biens ou services fabriqués et vendus par l’entreprise.

de

fabrication, ou de livraison alors que d’autres tâches (étude de recherche, méthode de fabrication) sont des opérations qui permettent la réalisation des opérations de base.

Certaines

de

ces

tâches

sont

des

opérations

matérielles

d’approvisionnement,

On peut qualifier ces tâches de tâches de technostructure.

Certaines tâches de ces fonctions opérationnelles sont administratives (réception et contrôle des factures d’achat, édition des factures).

II- Les fonctions de structure

A- Fonction de direction

La fonction de direction est la tête de l’entreprise qui est chargée de :

.

prévoir,

.

organiser,

.

ordonner,

.

coordonner,

.

contrôler,

B- Fonction comptable

La fonction comptable a pour mission de procurer à l’entreprise les disponibilités nécessaires en quantité, qualité et délai strictement nécessaire et suffisant au moindre coût possible pour le long terme ou pour le court terme.

C- Fonction gestion des ressources humaines

La fonction gestion des ressources humaines a pour mission :

. de recruter les individus nécessaires en quantité, qualité et délai strictement nécessaire et suffisant au moindre coût possible,

.

d’éditer les bulletins de paie,

.

d’étudier la gestion de carrière et la formation du personnel.

Sommet stratégique

- Etude et recherche

- Méthode

- Ordonnancement

- Lancement

- Contrôle

- Formation

- Comptabilité

- Administration

- GRH

- Cantine

- Garderie

Achat

Magasin

Fabrication

Conditionnement

Livraison

Travaux de Mintzberg

D- Conclusion

Toutes les fonctions de structure sont de nature administrative car elles ne participent pas directement ou indirectement à la création des biens et services fabriqués par l’entreprise (tâches de support pour Mintzberg).

Les travaux de Mintzberg ont été complétés par porter création de valeur dans l’entreprise.

Le prix regroupe deux approches :

qui s’est attaché à la notion de

. le prix de vente accepté par le client (valeur d’usage, valeur d’échange, valeur de prestige),

. le coût.

Il s’agit pour l’entreprise de déterminer la valeur du bien qui est un ensemble de charges.

Il faut donc que dans ces calculs de coût de comptabilité analytique, l’entreprise s’efforce de ne retenir que les charges qui ont participé de façon tangible, raisonnable à la création du produit.

Toutes les autres charges ne seront pas incorporées dans les coûts calculés.

Chapitre I : Terminologie et définition

I- Terminologie

I

A- Résultat

Le résultat intègre l’ensemble des charges (coût de revient total) ce qui correspond à la méthode des coûts complets.

Résultat analytique par produit = Prix de vente du produit - Coût de revient du produit

1- Notion de prix

Prix de vente : Prix accepté par le client.

Prix : C’est le résultat d’un accord c’est à dire la valorisation d’un échange.

2- Notion de coût

Coût : Ensemble des charges.

On pourra calculer différents coûts :

.

le coût d’achat pour les matières premières,

.

le coût de production pour les produits fabriqués,

.

le coût de revient pour les produits vendus.

B- Marge

Le terme marge suppose que le coût de revient n’est que partiel c’est à dire que toutes les charges ne sont pas prises en compte.

Marge = Prix de vente - Coût partiel

II- Le champ d’observation de la comptabilité analytique

L’entreprise va devoir définir les coûts les mieux adaptés à son exploitation :

.

le coût d’achat pour les matières premières,

.

le coût de production pour les produits fabriqués,

.

le coût de revient pour les produits vendus.

On peut aussi calculer des coûts :

.

par ensemble homogène de produits,

.

par activité.

Les entreprises vont être aussi obligées de calculer des coûts pour chacune des unités de l’organigramme de l’entreprise.

On peut ensuite calculer des coûts :

.

par établissement,

.

par région.

III- Le contenu des coûts calculés

A- Analyse du processus de l’entreprise

On détermine

ainsi

les

biens

et

les services

consommés

dans

le

cadre

de l’activité

de

l’entreprise.

B- Analyse des charges de la comptabilité générale

1- Charges non incorporables

Biens et services consommables exceptionnels (charges exceptionnelles)

Biens et services non consommables :

.

impôts sur les sociétés,

.

cession d’immobilisations,

.

charges financières sauf intérêts des emprunts destiné à financer des immobilisations,

.

dotations aux provisions,

.

dotations aux amortissements sauf dotations aux amortissements d’exploitation.

En ce qui concerne les amortissements,

. les amortissements dégressifs ne sont pas incorporés car ils n’ont aucune justification économique ;

. les amortissements linéaires doivent être calculer en fonction de la durée d’utilisation

appropriée.

Il faudra donc faire des retraitements pour les amortissements.

2- Charges incorporables

A priori, toutes les charges des comptes 60 à 65 sont incorporables puisque les montants enregistrés en comptabilité générale correspondent aux valeurs réelles (aucun retraitement).

On peut rajouter, dans les charges incorporables, la valeur de certains biens et services consommés gratuitement par l’entreprise (Travail bénévole, Utilisation gratuite de locaux, Rémunération des capitaux propres).

Ce rajout dans les charges incorporables est appelé éléments supplétifs.

C- Analyse des charges incorporables en retenant comme critère le lieu qu’il peut y avoir entre la charge et le coût que l’on veut calculer :

1- Charges directes

Charges directes : Prix payé par l’entreprise pour acheter un bien ou un service consommé pour un produit et un seul.

Cette charge directe est affectée au coût du produit concerné (coût de production).

2- Charges semi-directes

Charges semi-directes : Prix payé par l’entreprise pour acheter un bien ou un service consommé par une unité de l’entreprise et une seule.

Exemples :

.

énergies,

.

fournitures consommables,

.

salaires et cotisations sociales,

. dotations aux amortissements des matériels utilisés par le service concerné.

Ces charges vont être affectées au service qui les a consommé (coût de fonctionnement du service).

Deux types de services apparaissent :

* service opérationnel c’est à dire un service dont l’activité est consommé de façon prouvable pour un produit ou pour un autre service :

. service opérationnel principaux (ateliers…),

. service opérationnel auxiliaire (entretien…),

* service de structure c’est à dire un service dont l’activité est consommé par l’ensemble de l’entreprise.

Pour les services de structure, on ne peut pas rattacher le coût de ces services raisonnablement aux produits concernés :

.

soit on fait une répartition arbitraire,

.

soit on considère qu’il s’agit de charges non incorporables.

3- Charges indirectes

Soit ce sont des charges consommées par l’ensemble de l’entreprise (loyers, chauffage,…) que l’on répartit par une clés de répartition.

Soit ce sont des charges consommées par l’ensemble de l’entreprise mais par aucun service en particuliers et, dans ce cas, elles sont non incorporables.

D- Analyse du comportement des charges

Soit il s’agit d’une charge fixe (niveau constant quel que soit le niveau d’activité).

Soit il s’agit d’une charge variable dépendante de l’évolution de l’activité.

E- Produits incorporables

Prix de vente

Subventions d’investissement

Tous les autres produits ne sont pas incorporables.

IV- Le moment de calcul des coûts

L’exercice comptabilité analytique correspond à l’exercice comptabilité générale.

Les calculs de marge doivent être faits une fois par mois de façon à ce que le chef d’entreprise puisse utiliser les informations.

Chiffre d’affaires = Quantité (comptabilité analytique) * Prix unitaire (comptabilité générale)

Soit on attend les informations sur le prix unitaire fournies par la comptabilité générale c’est à dire que l’entreprise utilise des prix conventionnels (derniers prix connus).

On dit que l’entreprise travaille avec la méthode coût historique.

Soit l’entreprise utilise la méthode des coûts préétablis c’est à dire que l’entreprise utilise des prix prévisionnels pour tous les biens et services consommés.

Ces prévisions vont permettre à l’entreprise de faire des comparaison avec les prix réels. Les écarts obtenus vont permettre d’améliorer la gestion.

Chapitre II : La méthode calcul des coûts, des marges et des résultats

I- Tableau d’affectation des charges indirectes

Il s’agit de rattacher à chaque service les charges qu’il a consommé au cours de la période.

Chaque service va être représenté par un compte : « centre d’analyse ».

Ce compte va recevoir les charges semi-directes et les charges indirectes réparties.

Les centres sont classés en 3 catégories :

.

centres opérationnels auxiliaires,

.

centres opérationnels principaux,

.

centres de structure.

Il faut définir l’unité physique qui permettra de mesurer l’activité des centres opérationnels :

unité d’œuvre des centres.

Exemple : centre atelier

   

Produit A

Produit B

Produit C

Total

Poste 1

20

000

10H

20H

10H

40H

Poste 2

40

000

20H

30H

40H

90H

Poste 3

50

000

10H

5H

25H

40H

Total

110 000

1 000 unités produites

1 500 unités produites

500 unités

 

produites

Hypothèse 1 : Unité d’œuvre = quantités produites

Coût d’unité d’œuvre = 110 000/(1 000 + 1 500 + 500)

= 36,66

Produit A : 1 000 * 110/3 = 36 667

Produit B : 1 500 * 110/3 = 55 000

Produit C : 500 *110/3 = 18 333

Une analyse plus détaillée de l’atelier fait apparaître que les postes ont des activités différentes. Le choix de l’unité d’œuvre n’est pas satisfaisant.

Hypothèse 2 : Unité d’œuvre = poste

Poste 1 :

.

Produit A : 10/40 *20 000 = 5 000

.

Produit B : 20/40 * 20 000 = 10 000

.

Produit C : 10/40 * 20 000 = 5 000

Poste 2 :

.

Produit A : 20/90 * 40 000 = 8 889

.

Produit B : 30/90 * 40 000 = 13 334

.

Produit C : 40/90 * 40 000 = 17 777

Poste 3 :

. Produit A : 10/40 * 50 000 = 12 500

. Produit B : 5/40 * 40 000 = 6 250

. Produit C : 25/40 * 40 000 = 31 250

Produit A : 5 000 + 8 889 + 12 500 = 26 389

Produit B : 10 000 + 13 334 + 6 250 = 29 584

Produit C : 5 000 + 17 777 + 31 250 = 54 027

Pour les centres auxiliaires, on retiendra en général comme unité d’œuvre l’heure de travail.

 

Entretien

Manutention

Total 1

20 000

30 000

Imputation des centres auxiliaires : Entretien Manutention

X 5/60Y

10/50X Y

X

= 20 000 * 5/60Y

Y

= 30 000 * 10/50X

X

= 22 881

Y

= 34 576

II- Coût d’achat des matières premières achetées

Prix d’achat

+ Charges directes d’approvisionnement

+ Charges indirectes d’approvisionnement

= Coût d’achat des matières premières

III- Inventaire permanent des matières premières

Les différentes méthodes utilisées :

.

P.E.P.S. (premier entré, premier sortie),

.

coût moyen unitaire pondéré après chaque entrée,

.

coût moyen unitaire pondéré sur une période de rotation de stock,

.

D.E.P.S. (dernier entré, premier sortie),

.

sur les entrées seulement.

A- Coût moyen pondéré après chaque entrée

Entrées

Sorties

Stocks

Date

Libellé

Q

P

Total

Q

P

Total

Q

P

Total

01

Stock

           

100

10

1 000

initial

03

Entrées

100

12

1 200

     

200

11

2 200

04

Entrées

100

14

1 400

     

300

12

3 600

06

Sorties

     

250

12

3 000

     
 

Total

200

13

2 600

200

12

3 000

50

12

600

B- Coût moyen pondéré de période

Coût moyen pondéré de période = (1 000 + 2 600)/(100 + 300)

= 9F

C- Dernier entrée premier sortie

Achat de 250 articles :

(100 * 14) + (100 * 12) + (50 * 10) = 3 100

Stock final :

50 * 10 = 500

D- Premier entrée dernier sortie

Achat de 250 articles :

(100 * 10) + (100 * 12)+ (50 * 14) = 2 900

Stock final :

50 * 14 = 700

E- Inventaire sur les entrées de période

Prix unitaire des entrées :

2 600/200 = 13F

Achat de 250 articles :

250 * 13 = 3 250

Stock final = (Stock initial + Entrées - Sorties) :

1 000 + 2 600 - 3 250 = 350

IV- Coût de production des produits fabriqués pendant la période

Coût des achats des matières premières incorporés dans le produit

+ Charges directes de production

+ Charges indirectes de production

= Coût de production

Le problème consiste à déterminer :

. les différents produits que l’entreprise réalise,

. à quel stade d’avancement se situe le produit.

A- Produits finis

Les produits finis sont des produits dont le coût de production incorpore toutes les charges.

I) B- Produits intermédiaires

Les produits intermédiaires sont des produits qui ont subi un ou plusieurs phases terminées mais qui doit en subir d’autres pour être commercialisés.

I) C- Les déchets

Les déchets sont des résidus provenant des opérations de production.

Il existe trois types de déchets :

.

les déchets évacués sans frais (aucun retraitement),

.

les déchets évacués avec frais supplémentaires (imputation au produit principal),

. les déchets vendus tels que ou après retraitement au sein de l’entreprise (traité comme un produit normal qui génère un résultat).

Résultat = Prix de vente - coût de revient

Le coût de revient contient :

.

un coût de production dans l’atelier d’origine,

.

les autres éléments de production,

.

les frais de distribution.

On peut donc dire qu’à partir du moment où le déchet existe, on va pouvoir le traiter normalement comme un autre produit.

Un seul problème subsiste : le coût de production du déchet dans l’atelier d’origine.

Ce coût de production du déchet dans l’atelier d’origine peut être trouvé de la manière suivante

:

Coût de production

du déchet dans l’atelier

= Prix de vente - Les autres éléments + Les frais de distribution

de production

Le prix de vente est connu puisqu’il émane soit :

.

d’une décision du chef d’entreprise,

.

d’une décision de l’acheteur.

Le résultat sur déchet est souvent nul car l’entreprise ne cherche pas à faire de bénéfice sur ce produit mais à couvrir juste le coût de revient.

Le coût de production du produit principal va être réduit du coût de production du déchet estimé.

Pour chaque période de calcul, on va soustraire le coût de production du déchet durant la période.

I) D- Les sous produits

Les sous produits sont comparables aux déchets vendus.

Ils sont obtenus de façon involontaire dans un atelier.

Ils vont être traités par d’autres ateliers de l’entreprise en vue d’être vendus.

La seule différence avec les déchets vendus est que leur valeur est plus grande que les déchets vendus.

Le traitement analytique est identique à celui des déchets vendus c’est à dire que l’entreprise va essayer d’estimer le coût de production du sous produit dans l’atelier d’origine afin de diminuer le coût de production du produit principal de ce même atelier.

Résultat = Prix de vente - coût de revient

Le coût de revient contient :

.

un coût de production dans l’atelier d’origine,

.

les autres éléments de production,

.

les frais de distribution.

Le résultat du sous produit peut être exprimé en :

.

pourcentage du coût de revient,

.

pourcentage du prix de vente.

Les sous produits sont le plus souvent stockés c’est à dire qu’il faudra tenir un inventaire permanent qui permettra de déterminer le coût de production des sous produits vendus pendant la période.

I) E- Les en-cours

II)

Les en cours sont des produits qui sont dans un atelier 1 au moment où on arrête la période de calcul (fin du mois).

Le problème va consister à calculer le coût de production de ces en cours en fonction de leur pourcentage d’achèvement.

Ce pourcentage d’achèvement devra être constatés dans l’atelier et il s’agira de faire une moyenne des différents en cours.

Exemple 1 :

Un produit achevé contient :

.

10 Kg de matières premières à 50F l’unité,

.

2H de main d’œuvre à 100F l’unité,

.

4H de frais d’atelier à 300F l’unité.

Un en cours présente à la fin d’une période :

.

100% de matières premières,

.

40% de temps de travail,

.

30% de frais d’atelier.

Coût de production du produit = (50 * 10) + (2 * 100) + (4 * 300)

= 1 900

Coût de production de l’en cours = (50 * 10) + (2 * 100) * 40% + (4 * 300) * 30%

Exemple 2 :

= 940

Frais consommés durant le mois 1 :

.

matières premières : 50 000

.

heures de travail : 120 000

.

frais d’atelier : 330 000

La production de la période correspond à :

.

1 000 unités terminées,

.

100 unités en cours.

Un en-cours présente à la fin d’une période :

.

100% de matières premières,

.

40% de temps de travail,

.

30% de frais d’atelier.

1 ère étape : Travailler sur les quantités réelles

Stock initial + entrées (produits commencés) = Stock final + Sorties (produit terminés)

En cours

en cours

0

+

X

= 100

+

1 000

 

X

= 1 100

 

2 ème étape : Traduire en équivalent terminé

 

Total

Matières

Main d’œuvre

Frais d’atelier

premières

En cours (achevé)

0

0

0

0

En cours commencés et terminés

1 000

1 000

1 000

1 000

En cours commencés et non terminés

100

100

40 (100 * 40%)

30 (100 * 30%)

Total

1 100

1 100

1 040

1 030

3 ème étape : Calcul du coût de production des produits principaux et des en cours

 

Frais consommés durant le mois

Produits terminés 1 000

En cours finaux 100

Matières premières

50 000

45 455 (50 000/1 100) * 1 000

4

545 (50 000/1 100) *

100

Main œuvre

120

000

115

385 (120 000/1 040)

4

614 (120 000/1 040) *

 

*

1 000

40

Atelier

330

000

320

388 (330 000/1 030)

9

612 (330 000/1 030) *

 

*

1 000

30

Total

500 000

1 000 à 481 228

100 à 18 772

Frais consommés durant le mois 2 :

.

matières premières : 54 000

.

heures de travail : 130 000

.

frais d’atelier : 320 000

La production de la période correspond à :

.

1 010 unités terminées,

.

90 unités en cours.

Un en cours présente à la fin d’une période :

.

100% de matières premières,

.

50% de temps de travail,

.

70% de frais d’atelier.

1 ère étape : Travailler sur les quantités réelles

Stock initial + entrées (produits commencés) = Stock final + Sorties (produit terminés)

En cours

en cours

100

+

X

= 90

+

1 010

 

X

= 90

+

1 010

- 100

X

= 1 000

2 ème étape : Traduire en équivalent terminé

 

Total

Matières

Main d’œuvre

Frais d’atelier

premières

En cours (achevé)

100

0 (100% - 100%) *100

60

(100% - 40%)

70

(100% -

* 100

30%) * 100

En cours commencés et terminés

910

910

910

910

En cours commencés et non terminés

90

90

45

(90 * 50%)

63

(90 * 70%)

Total

1 100

1 000

1 015

1 043

3 ème étape : Calcul du coût de production des produits principaux et des en cours

 

Frais consommés durant le mois

Produits terminés 1 000

En cours finaux 100

Matières premières

54 000

49 140 (54 000/1 000) *

4

860 (50 000/1 000) *

910

90

Main œuvre

130

000

124

236 (120 000/1 015)

5

764 (130 000/1 015) *

 

*

970

45

Atelier

320

000

320

388 (330 000/1 043)

19 329 (320 000/1 043)

 

*

980

 

* 63

Total

504 000

1 010 à 474 047

90 à 29 953

474 047 représente :

.

l’achèvement des en cours du mois 1,

.

les produits commencés et terminés.

Coût de production

des en cours initiaux

+ Coût de production =

de la période

Coût de production

des en cours du mois 2

+ Coût de production

des produits finis

18 772

+

504 000

=

29 953

+

Y

18 772

+

504 000

- 29 953

= Y

492 819

= Y

Récapitulation : Coût d’achat des matières premières consommées

+ Charges directes de production (MOD)

+ Charges indirectes de production (atelier)

+ Frais d’évacuation des déchets

- Coût de production estimé des déchets vendus

- Coût de production des sous produits

+ Coût de production des en cours du mois précédent

- Coût de production des en cours du mois

= Coût de production des produits terminés

V- Coût de production des produits vendus (inventaire permanent des produits)

Tous les produits identifiables peuvent faire l’objet d’un inventaire permanent.

Les 5 méthodes vues précédemment peuvent être utilisées pour calculer le coût de production des produits destinés :

.

à être vendu,

.

à aller dans un autre atelier.

 

Quantités

Prix

Total

Stock initial

50

60

3 000

Entrées

+ 900

64

+ 57 600

Disponibles

= 950

= 63,79 (60 600/950)

= 60 600

Sorties

750

63,79

47 842,50

Stock final

= 200

63,79

12 758

Différence de

   

0,50

traitement

Supposons que le stock réel soit de 190 unités (vol de 10 unités) :

 

Quantités

Prix

Total

Stock final

190

63,79

12 120

Différence

- 10

63,79

- 637,90

d’inventaire

VI- Coût de revient des produits vendus

Coût de production des produits vendus

+ Charges directes de distribution

+ Charges indirectes de distribution

= Coût de revient économique

Ce coût de revient économique est un coût de revient réel car toutes les charges qui sont incorporées ont été imputées à ce coût de revient et leur consommation de ces charges a été justifiées par des documents internes.

Coût de revient économique

+ Quote part de frais de structure

= Coût de revient complet

La quote part de frais de structure est calculée de façon arbitraire en :

. pourcentage du prix de vente,

. pourcentage du coût de production,

. pourcentage du coût de revient économique

. pourcentage des quantités vendues.

Avantage du coût de revient complet :

Le chef d’entreprise est sûr que toutes les charges incorporables vont être incorporés dans les coûts de revient de la période.

Inconvénient du coût de revient complet :

Ce coût de revient complet n’est pas utilisable pour le chef d’entreprise pour la prise de décisions économiques car ce coût de revient incorpore des charges qui n’ont pas été réellement incorporées dans le produit.

VII- Résultat analytique par produit

Chiffre d’affaires du produit analysé

+ Coût de revient économique (ou complet) des produits vendus

= Résultat analytique par produit

VIII- Résultat d’ensemble de la comptabilité analytique

Somme des résultats analytiques par produit

+ Eléments supplétifs (charges qui n’existent que pour la comptabilité analytique)

- Charges non incorporables

+ Produits non incorporables

+/- Différence de traitement comptable

+/- Différence d’inventaire

= Résultat de la comptabilité analytique

Chapitre III : Le système comptable analytique

Le système comptable est basé sur les documents internes créés par l’entreprise (pièces justificatives).

L’entreprise doit créer la circulation de ces documents.

Ces documents internes ne mentionnent que des quantités étant donné que ce sont des opérateurs qui ne connaissent pas les coûts qui remplissent ces documents.

Ces documents doivent parvenir au service comptable analytique qui va valoriser le mouvement, les quantités, pour ensuite enregistrer ces informations (quantité, coût unitaire, montant).

Une entreprise peut travailler sous forme de tableau étant donné qu’il n’existe aucune norme.

Elle peut aussi utiliser un système comptable traditionnel (journaux, comptes… plan comptable).

c’est à dire un

Cette comptabilité a été proposée par la classe 9 du P.C.G.

Section 1 : Les comptes réfléchis (compte 90)

Les comptes réfléchis permettent d’assurer l’autonomie de la comptabilité analytique.

A- Les comptes de charges réfléchis (903, 904, 905, 906)

Les comptes de charges réfléchis permettent de créditer toutes les charges de la comptabilité générale consommées pendant la période.

Les charges non incorporables seront débitées dans les comptes des différences de traitement comptable (comptes 97).

Les charges incorporables seront débitées dans les comptes des coûts des produits stockés (comptes 93).

B- Le compte de produits réfléchis (907)

Le compte de produits réfléchis permettent de débiter tous les produits de la comptabilité générale de la période.

Les produits non incorporables seront crédités dans les comptes des différences de traitement comptable (comptes 97).

Les produits incorporables seront crédités dans le compte des résultats de la comptabilité analytique (comptes 98).

Section 2 : Les comptes de reclassement préalable des charges et des produits de la comptabilité générale (comptes 92)

Ce sont des comptes d’attente.

Ils reçoivent à leur débit les charges incorporables avant leur affectation au compte de coût concerné.

Section 3 : Les comptes des centres d’analyse (comptes 93)

Chaque compte représente un centre d’analyse.

Le but de ces comptes est de calculer le coût de fonctionnement du service de façon à accumuler l’ensemble des charges consommées par le service au cours de la période.

Ces comptes 92 sont débités des charges incorporables consommées par le service (sommes créditées dans les comptes 905 ou 906).

Ces soldes seront soldés au moment de l’imputation des coûts des services sur les différents coûts calculés par l’entreprise (coût d’achat….).

Section 4 : Les comptes des coûts des produits stockés (comptes 93)

Les comptes de 930 à 934 représentent le coût d’achat des matières premières.

Les comptes de 935 à 939 représentent le coût de production des produits fabriqués.

Le compte 935 est débité du montant des charges directes de production pour créditer le compte 905 du même montant et du montant des charges indirectes de production pour créditer le compte 927.

Le compte 935 est crédité par le coût de production pour débiter le compte 945 du même montant.

Section 5 : Les comptes de stocks (comptes 94)

Les comptes de 940 à 944 représentent les stocks des matières premières.

Les comptes de 945 à 949 représentent les stocks des produits finis.

Le compte 940 est débité du montant du stock initial pour créditer le compte 903 (stocks réfléchis) pour le même montant.

Le compte 940 est crédité du montant du stock final pour débiter le compte 935 (coût de production) pour le même montant.

Le compte 945 est débité du stock initial pour créditer le compte 903.

Le compte 945 est crédité du coût de production des produits vendus pour débiter le compte 955 (coût des produits vendus = coût de revient).

Le compte 955 est crédité pour débiter le compte 985 (résultat analytique par produit).

Le compte 985 est crédité pour débiter le compte 907 (produits réfléchis).

Section 6 : Les comptes de différence de traitement comptable

Ce compte se regroupe en deux catégories :

.

différence d’incorporation,

.

différence de traitement comptable et d’inventaire.

A- Les différences d’incorporation

Ce sont des comptes qui sont destinés à constater la différence entre la comptabilité analytique et la comptabilité générale.

1- Charges non incorporables

Les comptes 903 à 906 sont crédités pour débiter le compte 97 (charges non incorporables).

2- Produits non incorporables

Ce sont les produits enregistrés dans la comptabilité générale que l’entreprise ne souhaite pas enregistrer dans la comptabilité analytique.

Le compte 97 est crédité pour débiter le compte 907 (produits réfléchis).

3- Eléments supplétifs

Ce sont des charges qui n’existe pas en comptabilité générale et qui sont créées pour les besoins de la comptabilité analytique (charges de substitution).

Le compte 97 (éléments supplétifs) est crédité pour débiter :

.

le compte 92 (charges indirectes),

.

le compte 93 (charges directes),

.

le compte 95 (charges directes de distribution).

B- Les différences de traitement

Ce sont des comptes qui sont chargés d’enregistrer :

.

les différences provenant des arrondis de calcul,

.

les différences d’inventaire constaté à la fin de la période.

1- Les différences de traitement

Ces différences de traitement peuvent concerner tous les comptes mais surtout :

.

les comptes 92 (centres d’analyse),

.

les comptes 94 (stocks).

Le compte 92 ou 94 sont crédités ou débités pour débiter ou créditer le compte 97 (différences de traitement).

2- Les différences d’inventaire

Il s’agit d’enregistrer la différence positive ou négative qu’il y a entre les unités existantes à la fin de la période et les quantités qui apparaissent dans le compte.

Le compte 94 est crédité ou débité pour débiter ou créditer le compte 97 (différences de traitement).

Section 7 : Les comptes de résultat de la comptabilité analytique (compte 98)

A la fin de la période comptable, l’entreprise va calculer son résultat analytique d’ensemble. On utilisera donc le compte 98.

Ce compte fonctionne comme le compte de résultat de la comptabilité générale à la différence que lui se présente en un seul compte et non en tableau.

Ce compte va permettre de solder tous les comptes 97 et tous les comptes 985.

+/- Résultat analytique par produit

+ Eléments supplétifs

- Charges non incorporables

+ Produits non incorporables

+/- Différences de traitement

+/- Différences d’inventaire

= Résultat de comptabilité analytique

Le compte 980 est débité des soldes débiteurs des comptes 985 et 97.

Le compte 980 est crédité des soldes créditeurs des comptes 985 et 97.

Une fois que le résultat analytique aura été comparé avec celui de la comptabilité générale pour s’assurer qu’il n’y a pas eu d’omissions, on va clôturer les comptes qui n’ont pas été soldés.

Les comptes non soldés sont :

.

les comptes 903 à 906 avec un solde créditeur,

.

le compte 907 avec un solde débiteur,

.

le compte 94 avec un solde débiteur,

.

le compte 980 avec un solde débiteur ou créditeur.

L’écriture de clôture consiste à contre-passer tous ces comptes pour les neutraliser.

2 ème partie : les méthodes comptables analytiques ou les méthodes fondées sur le contenu des coûts

Le premier travail consiste à déterminer quelles sont les sont les charges incorporables.

Une partie des charges de la comptabilité générale, les charges incorporables et les éléments supplétifs.

En résumé, l’ensemble des charges que l’on prend en compte dans les calculs se présente sous quatre catégories.

Charges

Variables

Fixes

Directes

1

2

Fixes

3

4

A partir de cette constatation, on va pouvoir définir au moins cinq méthodes possibles des

coûts.

Première méthode : Méthode des coûts complets

Cette méthode consiste à incorporer toutes les charges (1 + 2 + 3 + 4).

Cette méthode permet de découvrir la technique comptable.

L’analyse du comportement des charges est inutiles pour cette méthode.

Deuxième méthode : Méthode des coûts variables

Cette méthode consiste à prendre en compte que des coûts variables (1 + 3).

Cette méthode permet de prendre des décisions dans l’entreprise.

Mais cette méthode ne prend en compte qu’une partie des charges.

Troisième méthode : Méthode des coûts directes

Cette méthode consiste à prendre en compte que les charges directes (1 + 2).

Cette méthode permet de distinguer les charges directes et les charges indirectes.

Quatrième

méthode

:

Méthode

des

coûts

variables

améliorés

ou

méthode

des

coûts

spécifiques

Cette méthode consiste à utiliser les coûts variables afin de calculer le seuil de rentabilité mais en incorporant les charges directes fixes [(1 + 3) + 2].

Cinquième méthode : Méthode l’imputation rationnelle

Cette méthode permet de revenir sur les coûts complets mais de façon rationnelle c’est à dire que les charges fixes indirectes des centres opérationnels seront imputées dans les coûts au prorata de l’activité normale de ces centres opérationnels (1 + 2 + 3 + 4 *k).

Le coefficient d’activité (k) des centres opérationnels se calcule de la façon suivante :

k = Activité réelle constatée/ Activité considérée comme normale

Ce coefficient d’activité est calculé mensuellement.

Exemple :

Mois

1

2

3

Activité

(quantité d’unité d’œuvre)

90

100

120

Charges variables

consommées

9 000

10 000 12 000

Charges fixes consommées

Total des charges

Coût unitaire d’unité

d’œuvre

30 000 30 000 30 000

39 000 40 000 42 000

433,33 400

350

(39 000/90)

(40 000/100)

(42 000/120)

Selon la méthode des coûts complets, on constate que le coût d’unité d’œuvre est différent car l’activité du centre est différente alors que les charges fixes sont restées identiques et que le coût variable d’unité d’œuvre est identique sur les trois mois :

.

mois 1 : 9 000/90 = 100

.

mois 2 : 10 000/100 = 100

.

mois 3 : 12 000/120 = 100

L’atelier n’a pas changé ses méthodes de travail et ces moyens de production donc il n’est pas normal que les coûts d’unité d’œuvre soient différents.

On va supposer que l’activité normale est de 100 unité d’œuvre par mois.

Le coefficient d’activité va donc être de :

.

mois 1 : 90/100 = 0,9 (sous activité) ;

.

mois 2 : 100 /100 = 1 (activité normale) ;

. mois 3 : 120/100 = 1,2 (sur activité).

On va ensuite calculer le coût d’unité d’œuvre en imputation rationnelle des frais fixes :

* mois 1 :

.

activité : 90 unités d’œuvre

.

charges variables : 9 000

.

charges fixes : 27 000 (0,9 * 30 000)

.

total des charges : 36 000

.

Coût unitaire d’unité d’œuvre : 400 (36 000/90)

Sur les 30 000F de charges fixes consommées sur le mois 1, seuls 27 000F ont été imputées.

La différence devient une charge non incorporée dans les coûts et ces 3 000F représentent le coût de la sous activité de l’atelier.

* mois 2 :

.

activité : 100 unités d’œuvre

.

charges variables : 10 000

.

charges fixes : 30 000 (1 * 30 000)

.

total des charges : 40 000

.

Coût unitaire d’unité d’œuvre : 400 (40 000/100)

Activité normale (RAS).

* mois 3 :

.

activité : 120 unités d’œuvre

.

charges variables : 12 000

.

charges fixes : 36 000 (1,2 * 30 000)

.

total des charges : 48 000

.

Coût unitaire d’unité d’œuvre : 400 (48 000/120)

Les charges fixes réelles sont de 30 000F.

Les charges débitées sont de 36 000F.

Les 6 000F de charges fixes incorporées en trop sont des éléments supplétifs (charges qui n’ont pas été consommées réellement mais comptabilisées pour les besoins du calcul).

Chapitre I : La méthode des coûts complets

Cette méthode consiste à appliquer les principes de la technique comptable analytique.

L’objectif est de calculer le coût d’achat ou le coût de revient dans lesquels on aura toutes les charges incorporables consommées par l’entreprise durant la période.

Le problème consiste à savoir ce que l’on va faire des charges utilisées par les centres de structure c’est à dire tous les centres de support logistique et d’administration qui n’ont aucune activité de production ou de distribution.

Soit le chef d’entreprise décide de ne pas répartir le coût de ces centres. Le coût de ces centres est déduit du résultat. Dans ce cas, les coûts de revient ne sont pas des coûts complets.

Soit le chef d’entreprise décide de répartir le coût de ces centres par l’utilisation de clés arbitraires c’est à dire sur le coût de revient des produits vendus.

Il est interdit d’imputer les coûts des centres de support logistique et d’administration sur le coût de production.

Il est conseillé de calculer :

* le coût de revient économique des produits vendus :

Coût de production des produits vendus

+ Charges directes de production

+ Charges indirectes de production

= Coût de revient économique

* le coût de revient complet :

Coût de revient économique

+ Quote part de frais de structure

= Coût de revient complet

La différence entre le prix de vente des produits vendus et le coût de revient complet est désignée comme le résultat analytique.

C’est la seule méthode où l’on emploie le terme de résultat.

Pour les autres méthodes, on emploie le terme de marge.

Cette méthode a l’avantage de ne laisser aucune charge en dehors des calculs, sauf les charges non incorporables, ce qui permet de rassurer le chef d’entreprise lorsqu’il calcule la rentabilité de l’entreprise.

L’inconvénient cette méthode est qu’elle ne peut pas être utilisée pour prendre des décisions sauf si l’entreprise peut fixer son prix de vente.

Il est inconscient pour un chef d’entreprise de décider l’arrêt de la production d’un produit parce que son résultat est négatif.

En effet, dans le coût de revient d’un produit, on trouve à la fois des charges variables (charges consommées que s’il y a une production) et des charges fixes (charges supportées même s’il n’y a pas de production).

Si on arrête la production d’un produit, on va faire disparaître le chiffre d’affaire et les charges variables de ce produit mais on va conserver les charges fixes c’est à dire que l’entreprise va aggraver sa situation donc aggraver son résultat.

Chiffre d’affaires - Charges variables - Charges fixes = Résultat

1 000

-

700

-

350

= - 50

0

-

0

-

350

= - 350

Chapitre II : La méthode des coûts variables

La méthode des coûts variables est la première méthodes coûts partiels.

Une charge variable est une charge dont le montant peut être relié à une variable.

Cette variable est mesurée par des unités :

.

unités de produits réellement fabriqués,

.

unités d’œuvre des centres opérationnels.

y = a * X

y = a * X + b

a est le coût unitaire variable (paramètre fixe).

Le problème est qu’il faut déterminer :

.

les paramètres a et b,

.

la variable de X par rapport à une variable.

La solution est de faire des observations statistiques sur plusieurs périodes c’est à dire le montant de la charge sur un niveau d’activité.

y1 = Charges strictement proportionnelles.

y2 = Charges fixes.

y3 = Charges semi-proportionnelles.

Les charges fixes sont indépendantes du niveau d’activité mais dans la limite de la capacité de production de l’atelier.

Si cette capacité de production de l’atelier doit augmenter, les charges fixes vont augmenter.

Section 1 : Le calcul des coûts variables

I- Traitement des charges indirectes

On

opérationnels.

va

être

obligé

de

distinguer

les

charges

fixes

et

les

charges

variables

des

centres

Pour les centres de support, toutes les charges seront considérées comme des charges fixes.

Lors de l’imputation des centres auxiliaires, il faudra respecter la distinction entre charges fixes et charges variables.

Une fois que l’imputation secondaire des centres auxiliaires sera réalisée, on va calculer les coûts unitaires variables des centres principaux.

Ce sont des coûts unitaires variables qui seront incorporés par la suite.

Les charges fixes seront considérées comme des charges non incorporables.

Si on a une imputation réciproque entre centres auxiliaires, il faudra régler séparément les charges fixes et les charges variables.

II- Le coût d’achat des matières premières achetées pendant la période

On ne va trouver que des charges variables :

Coût d’achat des matières premières

+ Charges directes variables des centres approvisionnement

+ Charges indirectes variables des centres approvisionnement

= Coût d’achat variable des matières premières.

Toutes les charges fixes sont ignorées.

III- L’inventaire permanent des matières premières achetées

Ce compte de stock va être tenu uniquement en coût d’achat variable.

Stock initial en coût d’achat variable des matières premières achetées

+ Entrées en coût d’achat variable des matières premières achetées

= Disponibilités en coût d’achat variable des matières premières achetées

- Sorties en coût d’achat variable des matières premières consommées

= Stock final en coût d’achat variable des matières premières achetées.

Un problème se pose cependant.

En effet, la comptabilité analytique sert aussi pour l’évaluation des stocks en fin d’exercice.

Or, la comptabilité générale oblige à évaluer les stocks finaux en coût d’achat complet.

On va donc être obligé en comptabilité analytique, qui est tenue en coût variable, de comptabiliser, à la fin de chaque mois, de régulariser le stock final des matières premières en intégrant les coûts fixes qui aurait du être incorporés si on avait calculé le coût complet.

On doit donc traiter simultanément la partie fixe et la partie variable.

IV- Le coût de production variable

Coût d’achat variable des matières premières

+ Charges variables directes de production

+ Charges variables indirectes de production

= Coût de production variable

V- Inventaire permanent des produits

VI- Coût de revient variable des produits vendus

Coût de production variable des produits vendus

+ Charges variables directes des distributions

+ Charges indirectes variables de distribution des centres opérationnels

= Coût de revient variable des produits vendus

VII-Marge sur coût variable

Marge sur coût variable = Chiffre d’affaires - Coût de revient variable

Taux de marge sur coût variable = (Marge sur coût variable/Chiffre d’affaires) * 100

VIII-Résultat d’ensemble de la comptabilité analytique

Somme des marges sur coût variable des produits vendus

- Charges non incorporables

+ Eléments supplétifs

+ Produits non incorporables

- Charges fixes des centres de structure

+ Différence de traitement et d’inventaire

= Résultat d’ensemble de la comptabilité analytique

Section 2 : Utilité pour la gestion d’entreprise

La méthode des coûts variables présente des utilités pour la gestion d’entreprise.

I- Utilisation de la marge sur coût variable

En effet, la distinction des charges fixes et des charges variables permet de calculer une marge sur coût variable.

Marge sur coût variable = Chiffre d’affaires - Coût de revient variable

Cette marge sur coût variable permet de calculer le taux de marge sur coût variable.

Taux de marge sur coût variable = (Marge sur coût variable/Chiffre d’affaires) * 100

Dans la mesure où les éléments de la marge sur coût variable sont des éléments variables, on peut faire le calcul par unité.

Pour un produit donné, la droite de marge sur coût variable sera de la forme y = aX + b.

Soit une entreprise qui a :

.

un montant des frais fixes annuels de 300 000F,

.

un montant de chiffre d’affaires de 1 000 000F,

.

un montant de coût variable de 400 000F,

Alors le résultat sera égal à :

Chiffre d’affaires - Coût variable - Frais fixes = Résultat

1 000 000 - 300 000 - 400 000 = 300 000

Si le chiffre d’affaires est inférieur ou égal à 9 000 000F, les charges fixes seront égales à

3000000F.

Le résultat sera égal à :

9 000 000 * 0,4 - 3 000 000 = 600 000

Si le chiffre d’affaires est supérieur à 9 000 000F, les charges fixes seront égales à 4000000F.

Le résultat sera égal à :

9 000 000 * 0,4 - 4 000 000 = -400 000

Si le chiffre d’affaires est égal à 9 300 000F, les charges fixes seront égales à 4 000 000F.

Le résultat sera égal à :

9 300 000 * 0,4 - 4 000 000 = -280 000

Quel est le niveau de chiffre d’affaires à atteindre pour obtenir un résultat de 600 000F avec des frais financiers de 4 000 000F ?

0,4X - 4 000 000 = 600 000

0,4X = 4 600 000

X = 4 600 000/0,4

X = 11 500 000

Quel sera le seuil de rentabilité ?

Seuil de rentabilité = 4 000 000/0,4 = 10 000 000

Cas où il y a plusieurs produits :

 

Produits A

Produits B

Produits C

Chiffre d’affaires

1 000

1 000

1 000

Coût de revient variable

500

400

600

(1 000* 50%)

(1 000 * 40%) (1 000 * 60%)

Marge sur coût variable

500

600

400

Taux de marge sur coût variable

50%

40%

60%

Pourcentage dans le C.A.

30%

40%

30%

Les frais fixes annuels sont de 3 000 000F.

Quel sera le seuil de rentabilité ?

Résultat = MSCV (A) + MSCV(B) + MSCV(C) - Frais fixes

= CA(A)*Taux MSCV(A) + CA(B)*Taux MSCV(B) + CA(C)*Taux MSCV(C)- FF

= CA(A) * 50%+ CA(B) * 40% + CA(C) * 60% - Frais fixes

= (X * 30% * 50%) + (X * 40% * 40%) + (X * 30% * 60% )- Frais fixes

= X * (30% * 50% + 40% * 40% + 30% * 60%) - Frais fixes

= X * (15% + 16% + 18%) - Frais fixes

= X * 49% - Frais fixes

49% est le taux moyen de marge sur coût variable.

Le seuil de rentabilité est de :

Frais fixes/Taux moyen de marge sur coût variable

X = 3 000 000/49%

X = 6 122 449 arrondi à 6 122 000

Répartition des charges fixes sur chaque produit :

.

Produit A (30%) : 6 122 000 * 30% = 1 836 000

.

Produit B (40%) : 6 122 000 * 40% = 2 449 000

.

Produit C (30%) : 6 122 000 * 30% = 1 836 000

II- Le levier opérationnel

C’est le coefficient d’élasticité du résultat d’ensemble de l’entreprise sur le chiffre d’affaires.

Elasticité = (Variation du résultat/Résultat)/(Variation de chiffre d’affaires/Chiffre d’affaires)

 

Hypothèse 1

Hypothèse 2

Hypothèse 3

Chiffre d’affaires

1 000 000

1 100 000

900 000

Marge sur coût variable (40%)

400 000

440 000

360 000

Frais fixes

250 000

250 000

250 000

Résultat brut (MSCV - FF)

150 000

190 000

110 000

Variation de résultat/Résultat (Hypothèse 2) = (190 000 - 150 000)/150 000

= 26,67%

Variation de résultat/Résultat (Hypothèse 3) = (110 000 - 150 000)/150 000

= -26,67%

Variation de chiffre d’affaires/Chiffre d’affaires (Hypothèse 2) = (1 100 000 - 1 000 000)/1 000 000

= 10%

Variation de chiffre d’affaires/Chiffre d’affaires (Hypothèse 3) = (900 000 - 1 000 000)/1 000 000

= -10%

Elasticité (hypothèse 2) = 26,67%/10% = 2,667%

Elasticité (hypothèse 3) = -26,67%/-10% = 2,667%

Une variation de chiffre d’affaires de +10% entraîne une variation de résultat de +26,67%.

Une variation de chiffre d’affaires de -10% entraîne une variation de résultat de -26,67%.

III- Utilisation de la loi normale pour atteindre le seuil de rentabilité

Loi Normale :

. de moyenne X,

. d’écart type X.

Lorsqu’une variable aléatoire a un mode égal à la médiane et à la moyenne arithmétique, on est en présence d’une loi Normale.

On recherche par la loi Normale, une probabilité de X0>X donné.

La loi Normale peut aussi servir par approximation par une variable Binomiale.

On peut aussi utiliser une loi Normale centrée réduite :

Prob(X<X0) = Prob (t<t0)

Chapitre III : La méthode des coûts directs

Cette méthode consiste à calculer les coûts en ne retenant que les charges directes.

En conséquences, toutes les charges indirectes ne sont pas incorporées.

Cette méthode est surtout utilisée par des entreprises commerciales dans lesquelles les charges indirectes sont peu importantes par rapport aux charges directes (Grandes surfaces, entreprises de travaux publics).

Avec cette méthode, on va calculer des marges sur coût direct :

Marge sur coût direct = Chiffre d’affaire du produit - Charges directes du produit

Si on considère que l’entreprise n’intègre pas les charges indirectes car ce sont des charges de structures, il n’y a pas de régularisation à opérer sur les stocks.

Résultat>= 0 = Somme des marges sur coût direct >= Charges directes

Chapitre IV : La méthode des coûts spécifiques ou méthode des coûts améliorés

Cette méthode consiste à calculer pour chaque produit :

.

la marge sur coût variable (chiffre d’affaires - coût variable),

.

la marge sur spécifique (marge sur coût variable - coût spécifique).

.

marge s/cout préétabli = marge réelle* Q réelle - marge préétablie* Q préétablie

avec marge réelle = CA réelle - coût préétabli vtes réelles

et marge préétablie = CA préétablie - ct préétabli des ventes préétablies

.

Ecart s/cout = cout total réel - coût total préétabli de la prod réelle

Les charges spécifiques sont des charges fixes consommées par le produit analysé.

Cela peut être des charges directes et/ou des charges indirectes consommées d’abord par un centre d’analyse que l’on peut ensuite imputer aux produits analytiques.

La définition maximale (limite) consiste à dire qu’une charge est spécifique à un produit si elle disparaît au cas où le produit n’existe pas.

Cette définition est très utile pour la prise de décision.

Exemples de coûts spécifiques :

.

location de matériel,

.

dotations aux amortissements de matériel,

.

salaires du personnel intérimaire.

L’avantage de la méthode est de pouvoir calculer le seuil de rentabilité par produit pour l’ensemble de l’entreprise.

Mais elle permet aussi de savoir si un produit couvre les charges fixes qu’il consomme ce qui permet de calculer pour chaque produit le seuil de rentabilité.

Toutes les charges fixes non spécifiques sont appelées charges fixes communes :

.

toutes les charges des centres de structure,

.

toutes les charges fixes des centres opérationnels.

Exemple :

 

Produit A

Produit B

Produit C

Chiffre d’affaires

1 000

2 000

500

Charges variables

600

1 600

200

Marge sur coût variable

400

400

300

Taux de marge sur coût variable

40%

20%

60%

(400/1 000)

(400/ 2 000)

(300/500)

Charges fixes spécifiques (1 400)

500

800

100

Les charges fixes communes sont de 1 000.

Répartition du chiffre d’affaires par produit :

.

produit A : 50%,

.

produit B : 10%,

.

produit C : 40%.

Calculer le seuil de rentabilité par produit ?

Calculer le seuil de rentabilité de l’ensemble des produits de l’entreprise ?

Méthode des coûts spécifiques :

Dans la mesure où les charges fixes ont été affectées aux produits A, B, C, grâce à l’analyse précise de le consommation des charges, on va commencer par calculer le seuil de rentabilité de chaque produit puis on calculera la contribution de chaque produit à la couverture des charges fixes communes.

Chiffre d’affaires * Taux de marge sur coût variable = marge sur coût variable

Marge sur coût variable - Frais fixe = Résultat

Résultat>= 0 :

.

Marge sur coût variable>= Frais fixe spécifique

.

Chiffre d’affaires * Taux de marge sur coût variable>= Frais fixe spécifique

Chiffre d’affaires>= Frais fixe spécifiques/Taux de marge sur coût variable

Seuil de rentabilité par produit :

.

Produit A : 500/0,4 = 1 250

.

Produit B : 800/0,2 = 4 000

.

Produit C : 500/0,6 = 167

Seuil de rentabilité par unité :

.

Produit A : 400/600 = 1 250

.

Produit B : 800/400 = 2 000

.

Produit C : 100/300 = 334

Contribution de chaque produit à la couverture des charges fixes communes :

Taux moyen de marge sur coût variable = 40% * 50% + 20% * 10% + 60% * 40%

= 20%

= 46%

+

2%

+

24%

Seuil de rentabilité d’ensemble = 1 000/0,46 = 2 174 000

2 174 000 :

.

produit A : 50% : 1 087 000

.

produit B : 10% : 217 400

.

produit C : 40% : 869 600

Produit A

Produit B

Produit C

Seuil de rentabilité

1 250

4 000

167

Contribution au seuil de rentabilité

1 087

217,4

869,6

global

Seuil de rentabilité

2 337

4 217,4

1 036

Méthode des coûts variables :

Taux moyen de marge sur coût variable = 40% * 50% + 20% * 10% + 60% * 40%

= 20%

= 46%

+

2%

+

24%

Seuil de rentabilité d’ensemble = 2 400/0,46

= 5 218

5 218 000 :

.

produit A : 50% : 2 609 000

.

produit B : 10% : 521 800

.

produit C : 40% : 2 087 200

Le fait d’ignorer la répartition des charges fixes modifié totalement le seuil de rentabilité par produit.

Cette méthode des coûts spécifiques est très utile pour la gestion de l’entreprise grâce à l’effort de rattachement des charges fixes au coût des produits.

Cette méthode est surtout utilisée pour évaluer les conséquences d’un lancement ou de l’arrêt de la production d’un produit.

Le calcul des coûts spécifiques suppose que l’on calcule les coûts variables et ensuite on calcule les coûts spécifiques.

Le traitement des charges indirectes sera fait par centre opérationnel en faisant la distinction entre les charges fixes et les charges variables.

Coût d’achat des matières premières :

Prix d’achat des matières premières

+ Charges variables directes

+ Charges variables indirectes

+ Charges fixes spécifiques

= Coût d’achat spécifique des matières premières

Coût de production :

Coût d’achat spécifique des matières premières

+ Charges variables directes

+ Charges variables indirectes

+ Charges fixes spécifiques de production (directes ou indirectes)

= Coût de production spécifique

Coût de revient :

Coût de production spécifique

+ Charges variables directes

+ Charges variables indirectes

+ Charges fixes spécifiques de distribution (directes ou indirectes)

= Coût de revient spécifique

Chapitre V : La méthode de l’imputation rationnelle des frais fixes

Cette méthode consiste à calculer les coûts d’achat, de production, de revient, en incorporant les charges variables directes, indirectes opérationnelles et une partie des charges fixes indirectes correspondant à une activité normale des centres d’analyse concernés.

Charges variables directes

+ Charges variables indirectes

+ Charges fixes directes

+ (Charges fixes indirectes * k)

= Coût rationnel

Exemple :

Mois

1

2

3

Charges variables

80 000

100 000

110 000

Charges fixes

60 000

60 000

60 000

Total

140 000

160 000

170 000

Quantité d’unité d’œuvre

800

1 000

1 100

Coût d’unité d’œuvre

175

160

154,54

(140 000/800)

(160 000/1 000)

(170 000/1 100)

dont variables

100

100

100

dont fixes

75

60

54,54

Durant les trois mois, on arrive à trois coûts unitaires différents alors que l’atelier n’a pas changé ses méthodes c’est à dire que les charges fixes sont inchangés et le coût d’unité d’œuvre variable est inchangé.

Le P.C.G. précise que les coûts de production des biens figurant en stock ne doivent comporter que les charges directes consommées par les produits plus les charges indirectes des centres opérationnels étant entendu que les charges fixes correspondant à la sous activité ne doivent en aucun cas être intégrées au coût de production.

Il faut appliquer une méthode qui permette de tenir compte de ces risques.

Le problème consiste à définir chaque mois pour chaque centre d’analyse un niveau normal d’activité.

Coefficient d’imputation rationnelle des frais fixes = Activité réelle/Activité normale

Exemple :

Le niveau d’activité du centre A est de 1 000 unité d’œuvre par mois :

.

mois 1 : 800/1 000 = 0,8 sous activité,

.

mois 2 : 1 000/1 000 = 1 activité normale,

.

mois 1 : 1 100/1 000 = 1,1 sur activité.

Ces coefficients vont permettre de corriger le montant des charges fixes incorporées chaque mois.

Charges fixes réelles * Coefficient d’imputation (k) = Charges fixes imputées

Charges fixes réelles - Charges fixes imputées = Différence d’activité

Exemple :

Mois 1 :

.

Charges variables réelles : 80 000

.

Charges fixes imputées : 60 000 * 0,8 = 48 000

.

Total des charges imputées : 128 000

.

Quantité d’unité d’œuvre : 800

.

Coût d’unité d’œuvre : 160 (variable : 100, fixe : 60).

Charges fixes réelles - charges fixes imputées = Différence d’activité

60 000 - 48 000 = 12 000 (charges fixes réellement imputées ou coût de la sous activité)

Mois 3 :

.

Charges variables réelles : 110 000

.

Charges fixes imputées : 60 000 * 1,1 = 66 000

.

Total des charges imputées : 176 000

.

Quantité d’unité d’œuvre : 1 100

.

Coût d’unité d’œuvre : 160 (variable : 100, fixe : 60).

Charges fixes réelles - charges fixes imputées = Différence d’activité

60 000 - 66 000 = -6 000 (charges fixes réellement imputées ou coût de la sur activité)

En ce qui concerne l’évaluation des stocks, en cas de sous activité, la méthode permet de respecter les dispositions du P.C.G.

Mais en cas de sur activité, la méthode aboutit à un calcul de coût unitaire par augmentation fictive des charges fixes. Il faudra donc supprimer ce bonis.

Exemple :

A la fin du mois 3, il y a en stock :

.

un bien produit pendant le mois 1 (160),

.

un bien produit pendant le mois 2(160),

.

un bien produit pendant le mois 3 (154,54).

On retiendra donc :

.

soit le coût rationnel (160),

.

soit le coût réel (154,54) car on est en sur activité.

Cette méthode n’apparaît qu’au moment du traitement des charges indirectes.

Il faut distinguer pour chaque centre :

.

les charges variables,

.

les charges fixes.

On va ensuite calculer pour chaque centre le coefficient d’imputation rationnel des frais fixes ce qui nous permettra de calculer les charges fixes à imputer.

On va ensuite faire l’imputation des centres auxiliaires ce qui nous permettra d’obtenir les charges imputables aux autres centres.

Tous les calculs ultérieurs seront tenus en coût complet rationnel c’est à dire que l’on a plus besoin de faire de ventilation entre les charges fixes et les charges variables.

Chapitre V : La méthode de l’imputation rationnelle des frais fixes

Cette méthode consiste à calculer les coûts d’achat, de production, de revient, en incorporant les charges variables directes, indirectes opérationnelles et une partie des charges fixes indirectes correspondant à une activité normale des centres d’analyse concernés.

Charges variables directes

+ Charges variables indirectes

+ Charges fixes directes

+ (Charges fixes indirectes * k)

= Coût rationnel

Exemple :

Mois

1

2

3

Charges variables

80 000

100 000

110 000

Charges fixes

60 000

60 000

60 000

Total

140 000

160 000

170 000

Quantité d’unité d’œuvre

800

1 000

1 100

Coût d’unité d’œuvre

175

160

154,54

(140 000/800)

(160 000/1 000)

(170 000/1 100)

dont variables

100

100

100

dont fixes

75

60

54,54

Durant les trois mois, on arrive à trois coûts unitaires différents alors que l’atelier n’a pas changé ses méthodes c’est à dire que les charges fixes sont inchangés et le coût d’unité d’œuvre variable est inchangé.

Le P.C.G. précise que les coûts de production des biens figurant en stock ne doivent comporter que les charges directes consommées par les produits plus les charges indirectes des centres opérationnels étant entendu que les charges fixes correspondant à la sous activité ne doivent en aucun cas être intégrées au coût de production.

Il faut appliquer une méthode qui permette de tenir compte de ces risques.

Le problème consiste à définir chaque mois pour chaque centre d’analyse un niveau normal d’activité.

Coefficient d’imputation rationnelle des frais fixes = Activité réelle/Activité normale

Exemple :

Le niveau d’activité du centre A est de 1 000 unité d’œuvre par mois :

.

mois 1 : 800/1 000 = 0,8 sous activité,

.

mois 2 : 1 000/1 000 = 1 activité normale,

.

mois 1 : 1 100/1 000 = 1,1 sur activité.

Ces coefficients vont permettre de corriger le montant des charges fixes incorporées chaque mois.

Charges fixes réelles * Coefficient d’imputation (k) = Charges fixes imputées

Charges fixes réelles - Charges fixes imputées = Différence d’activité

Exemple :

Mois 1 :

.

Charges variables réelles : 80 000

.

Charges fixes imputées : 60 000 * 0,8 = 48 000

.

Total des charges imputées : 128 000

.

Quantité d’unité d’œuvre : 800

.

Coût d’unité d’œuvre : 160 (variable : 100, fixe : 60).

Charges fixes réelles - charges fixes imputées = Différence d’activité

60 000 - 48 000 = 12 000 (charges fixes réellement imputées ou coût de la sous activité)

Mois 3 :

.

Charges variables réelles : 110 000

.

Charges fixes imputées : 60 000 * 1,1 = 66 000

.

Total des charges imputées : 176 000

.

Quantité d’unité d’œuvre : 1 100

.

Coût d’unité d’œuvre : 160 (variable : 100, fixe : 60).

Charges fixes réelles - charges fixes imputées = Différence d’activité

60 000 - 66 000 = -6 000 (charges fixes réellement imputées ou coût de la sur activité)

En ce qui concerne l’évaluation des stocks, en cas de sous activité, la méthode permet de respecter les dispositions du P.C.G.

Mais en cas de sur activité, la méthode aboutit à un calcul de coût unitaire par augmentation fictive des charges fixes. Il faudra donc supprimer ce bonis.

Exemple :

A la fin du mois 3, il y a en stock :

.

un bien produit pendant le mois 1 (160),

.

un bien produit pendant le mois 2(160),

.

un bien produit pendant le mois 3 (154,54).

On retiendra donc :

.

soit le coût rationnel (160),

.

soit le coût réel (154,54) car on est en sur activité.

Cette méthode n’apparaît qu’au moment du traitement des charges indirectes.

Il faut distinguer pour chaque centre :

.

les charges variables,

.

les charges fixes.

On va ensuite calculer pour chaque centre le coefficient d’imputation rationnel des frais fixes ce qui nous permettra de calculer les charges fixes à imputer.

On va ensuite faire l’imputation des centres auxiliaires ce qui nous permettra d’obtenir les charges imputables aux autres centres.

Tous les calculs ultérieurs seront tenus en coût complet rationnel c’est à dire que l’on a plus besoin de faire de ventilation entre les charges fixes et les charges variables.

Partie 3 :

Les extensions de la comptabilité analytique

Chapitre I : La méthode des coûts par activité

Dans la méthode de calcul traditionnel, le traitement est effectué de la façon suivante.

Les charges indirectes sont affectées aux centres d’analyse qui les ont consommées.

Le coût de fonctionnement de ces centres sont imputées, au moyen d’unités d’œuvre, au coût des produits qui ont été travaillés par ces centres.

Seuls les centres opérationnels participent à cette opération alors que les centres de structure, dont l’activité n’est pas mesurable, restent à l’écart de cette imputation.

En résume, on constate que l’on procède à une analyse verticale du fonctionnement de l’entreprise et on considère que les produits de l’entreprise consomment des charges.

Une analyse un peu plus fine du fonctionnement de l’entreprise aboutit à la constatation suivante.

Les produits consomment des activités d’approvisionnement, de production,… et ce sont les activités qui consomment les charges.

Dans ce cas, on arrive à effectuer une analyse transversale des fonctionnements de l’entreprise qui passe par la définition des activités qui sont développées.

On constate que ces activités sont en fait exercer par plusieurs centres d’analyse.

Le travail consiste à définir :

. les différentes activités de l’entreprise,

. pour chacune de ces activités une nouvelle unité d’œuvre qui va permettre d’imputer le coût de ces activités au coût des produits.

Cette unité d’œuvre sera toujours une unité physique ou éventuellement qualitative (lancement d’une commande) facilement mesurable qui va permettre de caractériser l’activité.

Cette unité d’œuvre sera appelée inducteur de coût.

Le terme de répartition n’est pas utilisée car on se refuse à faire des calculs arbitraires.

Les centres de structure peuvent aussi participer, pour une petite partie, à une activité de production de biens et de services.

I)

II)

Qu’est ce qu’une activité ?

A) A-Qu’est ce qu’une tâche et qu’est ce qu’une fonction ?

Pour comprendre cette notion, il faut se rappeler ce qu’est une tâche ou une fonction dans l’entreprise.

Une tâche est une opération élémentaire donc divisible (choisir un fournisseur, lancer une série de fabrication, recevoir une livraison).

Une fonction est un ensemble de tâches centrées sur une même technique et ayant pour mission d’exécuter une partie de l’objet de l’entreprise.

Fonction opérationnelle :

.

approvisionnement,

.

production,

.

distribution.

Fonction de structure :

.

direction,

.

gestion des informations,

.

gestion des ressources humaines,

.

finance.

Pour l’approvisionnement :

.

choix des matériaux (a),

.

choix des fournisseurs (a),

.

budget des approvisionnements (a),

.

lancer les commandes (b),

.

réception des livraisons (b),

.

contrôle de la qualité et des quantités (c),

.

contrôle de la facture (c),

.

bon à payer et comptabiliser la facture (c),

.

manutention et stockage des matières premières (c),

.

délivrance pour les ateliers (b).

Certaines tâches relèvent d’un niveau de responsabilité élevé (a).

D’autres sont strictement administrative (b).

D’autres sont strictement opérationnelle (c).

Pour la production :

.

définition du produit (étude et recherche),

.

définition des méthodes de fabrication,

.

ordonnancement et lancement de la production,

.

réalisation physique des produits,

.

stockage des produits finis,

.

contrôle des fabrication,

.

service après vente.

L’analyse des différentes fonction de l’entreprise est surtout utile pour mettre en place la structure de l’entreprise et pour mettre en place les différents services ou bureaux à qui on va conférer un ou plusieurs de ces tâches.

A)