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PORT-ELIZABETH M 14 AG’ACTU Olivier Berraud DR Où étais-tu pour le nouvel an ? J’étais au

Olivier Berraud

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PORT-ELIZABETH M 14 AG’ACTU Olivier Berraud DR Où étais-tu pour le nouvel an ? J’étais au
PORT-ELIZABETH M 14 AG’ACTU Olivier Berraud DR Où étais-tu pour le nouvel an ? J’étais au

Où étais-tu pour le nouvel an ?

J’étais au fort de Tafnidilt, toujours au sud du Maroc. J’ai dormi sous l’une de tentes berbères, attenantes au château. Je pensais bien que j’allais devoir réveillonner seul. Mais j’ai fait la connaissance de neuf sympathiques italiens. À un moment, j’ai eu l’impression de faire un remake des bronzés font du ski. Pour les amateurs du film, cela m’a rappelé la fameuse scène du gîte. Mais bon, pour moi, il faisait nettement froid.

Coïncidence : un triathlète figurait dans ce groupe. Et un bon en plus ! Marco Rocca, c’est son nom, s’est en effet qualifié à trois reprises pour l’Ironman d’Hawaii. Il travaille par ailleurs pour Brooks Italie. Il m’a donné toute une liste de conseils éclairés à suivre pour mon premier Ironman. Le 1er janvier au matin, j’ai fait un superbe footing dans les montagnes. Le spectacle était superbe lorsque le brouillard a disparu.

Initialement, ne devais-tu pas rejoindre la caravane de l’Africa Race le 1er janvier ?

Si, mais la route a été plus longue que prévue. Je les ai finalement rejoints le 2 janvier à Dakla, dans le Sahara occidental. J’ai été accueilli par René Metge, le papa de

Jonathan, mon partenaire diététique (marque Eafit). Je me suis porté volontaire pour les aider bénévolement. J’ai ressenti beaucoup d’émotion quand j’ai vu les concurrents arriver un par un.

Qu’as-tu fait comme sport jusqu’à aujourd’hui ?

J’ai surtout fait de la course à pied pour l’ins- tant. J’ai quand même pu enfin tester ma combinaison de natation, que m’a gentiment mis à disposition Europium, lors d’une séance en mer. Elle me va comme un gant. Il ne m’a pas été facile non plus de faire du vélo. Même à Dakar où les routes sont dangereuses et où la pollution incommode. En plus, j’avais un problème de tube de selle que j’ai heureuse- ment réglé une nouvelle fois grâce à l’art de la débrouille. Mon activité s’est donc surtout limitée à la course à pied. J’ai même participé à un semi-marathon, à Somone, ville sénégalaise située à 100 km de Dakar. Je n’ai pas brillé de mille feux lors de cette course. Les 10 premiers kilomètres se sont effectués par une tempéra- ture torride (35° à l’ombre). Je boucle l’épreuve en 2h24’44 après beaucoup de souffrance.

l’épreuve en 2h24’44 après beaucoup de souffrance. Le mois dernier, nous vous avons brossé le portrait

Le mois dernier, nous vous avons brossé le portrait de Nicolas Gracco de Lay. Ce Berge- racois de 35 ans réalise un périple de quatre mois en voiture pour rejoindre Port-Élisabeth, où il participera à l’Ironman d’Afrique du Sud le 22 avril prochain. Triathlete a pris des nou- velles du Périgordin, trois semaines après le début de son voyage.

Périgordin, trois semaines après le début de son voyage. Nous sommes le 19 janvier. Où te
Périgordin, trois semaines après le début de son voyage. Nous sommes le 19 janvier. Où te

Nous sommes le 19 janvier. Où te trouves-tu ? Dans quel état de forme es-tu ?

Je suis à Dakar, au Sénégal. Je réside depuis quelques jours chez la famille d’une belle sœur. Cette longe pause m’a permis de pou- voir commencer plus sérieusement ma préparation de l’Afrique du Sud. Les trois semaines qui ont précédé, j’ai plutôt fait de la bricole. J’attends avec impatience le plan d’entraînement que va m’envoyer mon coach, Jean-Baptiste Wiroth (Société WTS). Sinon, je suis en pleine forme. Aucun bobo ou maladie à déplorer depuis mon départ le 27 décembre.

Comment se porte ta bonne veille BX ? Est-elle toujours aussi pim- pante ?

Aujourd’hui, elle va bien. C’était moins le cas il y a quelques jours. Elle a dû en effet passer par la case garage, suite à un problème de radiateur. Elle n’a pas trop supporté le passage de digue entre la Mauritanie et le Sénégal. Il faut dire que je me suis embourbé à plusieurs reprises. Verdict : une durite pétée et l’avant-gauche de la voiture déformée. Grâce à la débrouille, j’ai réussi à la faire réparer pour pas trop cher. Elle marche même mieux qu’avant. La ventilation s’actionne enfin dès la mise en route du moteur.

Quel trajet as-tu suivi pour arriver à Dakar ?

Je suis donc parti comme prévu le 27 décembre de Saint-Cyprien en même temps que la course automobile, Africa Race. Mais je n’ai pas suivi le même itinéraire qu’eux. Je comptais faire un transfert direct entre Barcelone et Tanger. Mais cela n’a pas pu se faire. J’ai dû aller jusqu’à Tarifa pour prendre le ferry qui m’a conduit à Tanger. J’ai ensuite traversé Casablanca et Agadir pour rejoindre Mirleft. Je suis resté deux jours dans cette ville, baptisée la perle du sud marocain. J’ai en effet été hébergé par les parents d’une meilleure copine.

As-tu fait la connaissance de sportifs, voire de triathlètes, depuis le début de ton périple ?

Durant le semi-marathon, j’ai conversé avec un autre Français qui s’est lancé, lui aussi, dans un projet fou. Il compte s’aligner au départ de 50 semi-marathons dans 50 pays différents. J’ai également fait la connaissance des Caïmans de Dakar, club omnisport qui compte des licenciés en course à pied et en triathlon. J’ai effectué quelques séances d’entraînement en leur compagnie. Sinon, j’ai eu l’honneur de côtoyer les footballeurs du Sénégal. Ils m’ont d’ailleurs tous fait l’honneur d’apposer leurs signatures sur deux maillots. Ceux-ci seront mis en vente lors de la prochaine coupe d’Afrique des nations. Grâce à cette opération, j’ai fait l’objet d’interviews dans les journaux et à la radio. En parlant d’objets à vendre, pour financer mon voyage, j’ai fait confectionner des tee-shirts et des casquettes avec l’effigie de mon projet. Grâce aux dons effectués sur mon site Internet (http://fr.ulule.com/drive4tri/), j’ai déjà recueilli 2 100 €.

Quelle est la suite du programme ?

Je dois normalement repartir le 23 janvier, à condition d’avoir récupéré mon passeport. Celui-ci fait le tour des ambassades pour l’octroi de visas. C’est déjà OK pour le Cameroun, le Gabon. Pas encore pour le Congo. Ensuite on verra…

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