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M 18 AG’ACTU Christophe Guiard P eintre pas Un comme les autres Qui est Nicolas ?

Christophe Guiard

P eintre pas

Un

comme les autres

Qui est Nicolas ?

Nicolas est un peintre autodidacte (style pop art) de 35 ans qui a quitté Paris et son poste de responsable évènementiel,

il y a un an pour vivre de sa passion en Dordogne. Très vite, il

s’est mis à l’aviron, intégrant même un club. Dans celui-ci, il

a fait la connaissance d’un rameur qui avait projeté de parti-

ciper au triathlon sprint de Bergerac. Nicolas a décidé de lui emboîter le pas.

Quelle expérience a-t-il en triathlon ?

Nicolas a pris part à trois triathlons : les CD de Paris et de Barcelone, le Sprint de Bergerac. Sa participation à

l’épreuve de la capitale n’était pas prévue au programme. Il

de la capitale n’était pas prévue au programme. Il Quelle sera la voiture utilisée ? Le

Quelle sera la voiture utilisée ?

Le véhicule est une vieille BX de 1986 qui a fait plus d’une fois le tour du compteur. Nicolas a acheté cette voiture cette année. Le fait que ce modèle de voiture a été dessiné par un grand-oncle a donné un côté symbolique au véhicule. Nicolas a donné à celui-ci une apparence de voiture de ral- lye-raid. La BX est parée d’un autocollant avec son numéro de dossard de l’Ironman.

Quel sera le trajet de la traversée ?

Il était loin d’être finalisé au moment du départ. Nicolas

a démarré son périple le 27 décembre à Saint-Cyprien en même temps que les concurrents de l’Africa Eco Race.

a

changé d’avis après avoir gagné une inscription gratuite.

Durant une semaine, il a profité de la logistique et du bivouac

Il

a étrenné, pour l’occasion, son modeste vélo, acheté

de la course. La suite du périple était plus incertaine. Avant

pour seulement 250 €. La course s’est plutôt bien passée, même si, après avoir mal dosé son effort, il a eu bien du mal à repartir en course à pied. Nicolas a néanmoins bou- clé l’épreuve dans un temps plus qu’honorable de 2h27. Quelques semaines plus tard, le triathlon Sprint de Berge- rac et le CD de Barcelone sont passés comme une lettre à

de partir, Nicolas avait pris contact avec de nombreuses fédérations africaines. Certaines comme le Nigeria, le Ghana et le Cameroun avaient déjà accepté de l’accueillir et de lui présenter certains athlètes avec qui il pourra s’entraîner. N’oublions pas que Nicolas a un Ironman à préparer durant sa traversée. Le Périgordin aura également quelques points

la poste. Nicolas s’est mis alors à rêver d’Ironman. Comme

de chute chez des connaissances qui résident en Afrique.

il a de la famille en Afrique du Sud, il a choisi, quelques

semaines plus tard, de participer à celui de Port Élisabeth. Lui est alors venu l’idée d’un défi.

Quel est ce défi ?

Une traversée de 25 000 km, en voiture, à la découverte du continent africain entre la France et l’Afrique du Sud, tout en défendant un projet caritatif, Ironman 4 the Kidz.

Pourquoi cette idée ?

Dans la famille de Nicolas, on est friand d’aventures. Ainsi, son frère jumeau, Sébastien, a effectué un tour du monde photographique pour Emmaüs International. De ce périple,

a paru un livre témoignage, baptisé Planète Emmaüs. Nico-

las aimerait bien retourner sur certains endroits où est allé son frère pour reprendre des photos de certains protago- nistes du livre de son frère.

Il profitera également de la logistique d’une organisation

namibienne, une traversée de 220 km en 5 jours. Son objectif est d’arriver en Afrique du Sud un mois avant l’Ironman pour s’entraîner sur les parcours. Le reste du temps, il dormira dans des auberges de jeunesse, dans des « Bed & Break- fast », chez l’habitant ou dans sa voiture.

En quoi consiste le projet caritatif ? D’où viendront les fonds ?

Le but de Ironman 4 the Kidz est d’aider et de sensibiliser au sort des enfants défavorisés et souvent issus de milieux familiaux difficiles. Améliorer la vie de ces enfants et leur rendre la vie plus significative est l’essence même de l’as- sociation. Nicolas ira rendre visite aux 11 associations cari- tatives d’Afrique du Sud à qui il reversera les fonds. Ces der- niers émaneront de dons et de ventes aux enchères. Côté triathlon, Sylvain Sudrie et Frédéric Belaubre ont accepté de donner du matériel et de l’équipement.

Nicolas Gracco de Lay participera à l’Ironman d’Afrique du Sud le 22 avril prochain. Contrairement aux autres Français, il ne se rendra pas à Port Élisabeth en avion, mais en voiture. Outre la rencontre avec des triathlètes africains, le Bergeracois se rappro- chera des associations caritatives qu’il a souhai- té aider. Tous les mois, il transmettra son carnet de bord aux lecteurs de Triathlete. En attendant, voici le portrait d’un triathlète atypique.

Comment Nicolas finance-t-il son voyage ?

C’est là que le bât blesse. Les frais engendrés par son défi se sont en effet avérés plus importants que prévu. Du coup, Nicolas avait et a encore besoin de financement pour payer l’essence de la traversée. Si vous souhaitez faire un don ou acheter des kilomètres, il vous faut cliquer sur le lien suivant : http://fr.ulule. com/drive4tri/. Par ailleurs, Nicolas a reçu le soutien de marques : Europium (prêt d’une combinaison), WTS (plan entraînement), Eafit, Rotor…

À suivre…

WTS (plan entraînement), Eafit, Rotor… À suivre… Olivier Berraud T R I A T H L

Olivier Berraud

T R I A T H L E T E

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entraînement), Eafit, Rotor… À suivre… Olivier Berraud T R I A T H L E T

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