Droit de la santé

7/2/12

Chapitre introductif :
Section 1 : La santé et le droit Le droit un système normatif alors que la santé correspond à un état individuel. (être ou pas en bonne santé). A priori rien ne laisse présager leur rencontre. Ce qui signifie que sans aucun doute il faut aller plus loin dans la réflexion sur le concept de santé. Ce que nomme le terme « santé » pour saisir quel est en ce domaine la fonction du droit. Définition les plus communes : la santé est présentée comme un bon état physiologique organique » mais également comme un bon état psychique ou mental. Les dictionnaires ajoutent, que si le terme santé correspond à cet idéal, un fonctionnement harmonieux régulier ce terme est également utilisé pour traduire le degré de fonctionnement ou disfonctionnement de cet état. Si on puise des illustration dans le champs juridique, notamment en droit du travail : au moment du recrutement l’employeur a l’obligation de soumettre le salarié à une visite médicale effectué par le médecin du travail qui vérifie l’aptitude physique du salarié à remplir le poste. On regarde le rapport à un état donné du salarié à un moment précis et les exigences du poste. Idem en civil : quand il y a un dommage corporel, on évalue le préjudice dont la personne est victime, on va constater l’incapacité de la personne etc. Par conséquent, cet état n’est pas immuable, pas définitif mais il est variable. Un certain nombre de situation sont susceptible de provoquer une dégradation ou une amélioration de cet été de santé. Au fond il y a deux perceptions des choses : Aujourd’hui je me suis senti malade : état subjectif. Mais ça ne veut pas dire qu’objectivement on ait une maladie. Diagnostique médicale : jugement d’un médecin sur mon état au vu de signe clinique ou résultat d’examen de laboratoire. C’est la médecine qui indique ce qui est normal ou pathologique. Donc la médecine à travers ça a une fonction normative. La maladie devient une construction de la science médicale et sociale.

La santé publique : il existe un code de la santé public. La santé a une dimension collective. Cette expression santé publique est employée pour rencontre, ou parler de l’état sanitaire d’une population, mais également pour évoquer les mesures sanitaires prisent par l’état pour améliorer cet état de santé, ou pour en prévenir la dégradation pour organiser la distribution des soins pour permettre à chacun d’accéder au soin. Cette expression « santé publique » souligne que la santé n’est pas purement privée, mais au contraire que la santé est d’abord une affaire publique. Essentiellement à cette dimension là qu’on va s’intéresser, pour voir comment notre système juridique aborde des questions de santés : mise sur le marché/ politique public pour les préventions de maladie/ prise en charge dans les établissements hospitalier et dans la ville etc.

Section 2 : le droit de la santé §1 : L’objet du droit de la santé Dimension publique de la santé. Historiquement, cette matière comporte 4 grands chapitres, qu’on retrouve dans le code de la santé publique : Mesure de prévention de maladie : lutte contre les fléaux sociaux avant. Aujourd’hui on parle de politique de santé publique. Règlementation de la médecine, de la pharmacie et des professions paramédicales, ainsi qu’une règlementation des produits de santé. Volé profondément renouvelé au cours des 20 dernières années : essentiellement les médicaments et ceci sous l’impulsion du droit de l’union européenne. L’organisation des soins par le développement d’un service public hospitalier mais également par un contrôle/ un pilotage du système de soin privé : dimension réformée. Une règlementation des actes médicaux proprement dits : diagnostique/ traitement.

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Ce droit au cours des 20 dernières années a connu un renouvellement profond sous l’effet conjugué de deux phénomènes :

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Une transformation profonde de la médecine :

Lié au progrès de la biologie et la diffusion de technique biomédicale. Si la médecine a été longtemps empirique, elle est devenue scientifique. Ex : le développement de ce qu’on nomme la médecine prédictive, elle s’est développée à partir de l’analyse ou de l’étude des caractéristiques génétique de la personne. Les développements de la biologie moléculaire ont permis progressivement de déterminer parmi les maladies connus, quelles sont celles qui ont une origine génétique. C'est-à-dire qui s’explique par l’altération de l’un des caractères génétiques de la personne. En l’état actuel des choses, les généticiens indiquent quelles sont les maladies qui ont une origine exclusivement génétique et quelles sont celles dont la survenance et en quelque sorte facilité par la présence de tel ou tel caractère génétique. 2 exemples : il existe une maladie nommée de la chorée d’utilton : cette maladie entraine une dégénérescence de la personne aux alentours de 50 ans, hors les travaux des généticiens ont fait apparaitre que cette maladie avait une origine exclusivement génétique. Elle est imputable à une altération. Le diagnostic de cette maladie peut être porté dès la conception, dès la fécondation c'està-dire in utéro. On est en présence d’un diagnostic anticipé à 50 ans. Comment la règle de droit est-t-elle susceptible de prendre en charge ce type de diagnostic ? Il y a des cas moins saisissant : altération d’une caractéristique est jugée comme un facteur prédisposant à certain type de cancer. C’est un des éléments qui fait dire qu’en présence de cette caractéristique génétique, cette personne est plus « favorable » a développer cette forme de cancer. Le développement de la maladie n’est pas exclusivement lié à cette caractéristique génétique mais à la présence de tel ou tel substance. Est-ce que cette connaissance-là, va signifier que l’on va écarter de certain poste de travail des personnes en raison de leur caractéristique génétique ? Va-t-on réduire l’exposition à ces produits de toutes personnes ou seulement des personnes sensible ? La multiplication des techniques d’assistance médicale à la procréation : fécondation in vitro puis réimplantation de certain embryon fécondé, cela peut conduire à un tri d’embryon. Est-on en

présence d’un système eugéniste ? que fait-on des embryons non implanté ? Peut-on les utiliser pour poursuivre des études etc. « Le bébé médicament » ou le « bébé espoir » pour soigner un enfant déjà né on donne naissance à un second enfant compatible. Ex : la maitrise des prélèvements et de la transplantation d’urgence, on va jusqu’à la transplantation des mains : question de l’indisponibilité du corps humain et de sa non patrimonialité. Se pose la question de la transplantation d’organe du vivant de la personne. Jusqu’où va la solidarité familiale ? La modification des cellules peut aller jusqu’au clonage : clonage d’une brebis, elle a vieillit prématurément. Le clonage humain est interdit : arrêt du 18 octobre 2011 porte sur l’utilisation des cellules a des vues commerciales est-il utilisé ? (droit des brevets). Ces nouvelles possibilités techniques ont conduit le gouvernement en 94 à définir le statut juridique du corps humain : un chapitre du code civil s’intitule « du respect du corps humain » article 16 et suivant du code civil. Sont énoncés également quels sont les droits essentiels de la personne. Ce chapitre a été complété en 2004 et à nouveau dans le courant de l’été 2011. Le législateur luimême affiche la nécessité de réexaminer la teneur des dispositions législative à intervalle régulier. (Confronté à l’évolution des sciences et technique) Cette 1ere dimension à modifier l’objet du droit de la santé : le droit n’a plus pour seul objet de fixer des règles qui permettront de mettre en œuvre la prévention ou qui indiqueront dans quel cadre juridique s’exerce l’activité médicale proprement dite : traitement prise en charge etc. mais désormais plus fondamentalement le droit doit s’attacher à assurer « la sauvegarde de la dignité de la personne humaine contre toute forme d’asservissement et de dégradation » (dit le conseil constitutionnel dans un décision du 27 juillet 94)

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Une volonté affichée de maitrise des dépenses de santé :

Autre dimension ici, on est dans l’ordre de la rationalité économique. Si la question de la maitrise des questions de santé se pose, cela tient au fait que les dépenses de santé sont des dépenses socialisées. C'est-à-dire que pour parti, ces dépenses sont prises en charge par l’assurance maladie. Cette couverture par un mécanisme d’assurance des dépenses de santé, permet un accès de tous au soin et le conseil constitutionnel a eu l’occasion d’indiquer que c’est cette couverture des frais de santé qui permettait l’accès de tous à des soins et par conséquent rendait effectif le principe de protection de la santé qui est inscrit dans le bloc de constitutionnalité. Cependant, l’assurance maladie est confronté en permanence à un déséquilibre à tel point que l’équilibre financier de l’assurance maladie est devenu une exigence constitutionnelle. D’où un recherche d’une meilleure allocation des ressources, d’une plus grande efficience dans l’utilisation des ressources : s’agit du langage des économistes. Dans le 1er article du code de la sécurité sociale, est indiqué le caractère universel de l’assurance maladie. Et donc l’effectivité du principe de santé, mais chacun participe au bon usage des ressources que la nation consacre à l’assurance maladie et la santé. C’est une formule essentiel de mouvement de rationalisation de dépense de santé, par des mécanismes progressivement développés par et au sein de l’assurance maladie. Deux exemples : Le passage par le médecin traitant donne une meilleure prise en charge à un moindre cout. Type de système incitatif. Et deuxième : les médecins sont payés à l’actes (consultation) mais dans la dernière convention médicale signée en juillet 2011 il est indiqué qu’à cette rémunération à l’acte, s’ajoute une rémunération forfaitaire pour les personnes atteintes d’une maladie de longue durée, et une rémunération à la performance. Que veut dire cette dernière rémunération ? cela signifie que le médecin recevra une prime dont le montant est fonction de

Les droits fondamentaux : respect du droit de la personne/ vie privé etc. sur le monde tel qu’il fonctionne. dont toute personne n’est titulaire. 1. d’une rationalité économique : au sens de rationalisé la dépense et non d’économie : meilleur usage des soins. Alors que pour la prof aujourd’hui c’est un instrument de régulation dans le domaine de la santé. a cette mobilité constante des sciences et des techniques. sur la réalité. une dynamique particulière. à ce besoin d’ajustement constant ? A. à y voir véritablement une branche du droit présentant des traits propres à l’image de notre branche du droit ? (ex droit du travail) Est-ce que cette manière de concevoir l’intervention du droit dans le monde de la santé donne au droit. des pratiques de prise en charge des patients. alors que dans le code civil. quels sont ceux. objectif explicité pour chaque médecin : tel % de plus de 60 ans doivent être vacciné. le mot principe ne figure pas ou qu’exceptionnellement. En réalité c’est l’inscription à travers le système maladie dans le système de santé. . également une volonté d’inscrire les médecins dans des politiques de santé publique telle que le dépistage. Ces différents instruments dont il est fait usage opère le partage entre le licite et l’illicite : 3 instruments : . Le médecin percevra une prime allant jusqu’à 2 000 euros. ou en protégeant l’intimité des personnes. dont le droit fait usage pour intervenir sur les pratiques sociales.La présentation des instruments juridiques Pour le juge et le législateur. qui le rend apte à répondre. qui ont été privilégié par le législateur et les juges pour encadrer les pratiques médicales.La formulation de principe Il y a 3 points d’observation : On parle d’observation de principe. §2 : La dynamique du droit de la santé Parmi les divers procédés. qui permettent d’opérer sans cesse le partage entre le licite et l’illicite L’affirmation d’un certain nombre de droit : Qualifié de fondamentaux ou d’essentiel. La formulation de principe et d’exigence qui encadre les pratiques biomédicales.l’atteinte d’un certain nombre d’objectif fixé par l’assurance maladie : objectif à remplir au sein de la patientèle (clientèle). Il y a une architecture qui est en train de se construire : architecture structurante neuve donc chaotique du droit de la santé. qui permettent à chacun d’entre nous de défendre ou de résister en exigent le consentement de la personne. La raison d’être ? La recherche d’évolution de pratique médicale et de prescription médicamenteuse. Le droit français est très marqué par le droit de l’union européenne par le biais des activités médicale ou des produits de santé. pour encadrer les développements de ce que l’on nomme aujourd’hui la biomédecine ou encore pour rationaliser les dépenses ou organiser le marché des produits de santé ? Ces instruments privilégier par le législateur ou le juge présentent-ils une spécificité qui du coup autorise à voir derrière l’appellation droit de la santé plus qu’un domaine du droit.La formulation de principe et d’exigence .

Le conseil a rendu une décision du 27 juillet 94 et elle est intéressante sous un double point de vue : Le conseil constitutionnel prend soin d’indiquer quelles sont les normes de constitutionnalité applicable au contrôle des lois qui lui sont déférées. qui interdit toute convention qui méconnaitrait les bonnes mœurs et l’article 728. Il indique les normes de constitutionnalité au regard desquels il va vérifier la constitutionnalité de ce qui est voté par le parlement. La liberté est donc susceptible d’ajustement et restriction au nom d’autre principe de valeur constitutionnel. L’effet que va produire la référence au principe. la formulation d’un principe. Ce sont les juges du conseil constitutionnel. L’indentification des principes : L’arrêt du 31 mai 91 l’assemblée plénière a été sollicité sur les conventions de mère porteuse. le respect de l’être humain dès le commencement de sa vie. L’assemblée plénière en induit un principe d’ordre public de l’indisponibilité du corps humain et de l’indisponibilité de l’état des personnes. une force. (1ere fois que le conseil constitutionnel identifie au sein du bloc de constitutionnalité ce principe. et la question était de savoir si c’était licite ou non. Quels sont les principes identifiés par les juges ? Quelle est l’autorité de ces principes ? On parle de principe on considère donc que ce qui est formulé occupe une place particulière dans l’ordre juridique. Ces deux lois ont été déférées au conseil constitutionnel. Le principe de protection de la santé. c’est essentiellement un effet d’obstacle à tel ou tel évolution législative ou convention ou encore de générer l’interdiction de tel ou tel acte médical. Ces normes sont au nombre de 3 :  Le principe de sauvegarde de la dignité de la personne humaine contre toute forme d’asservissement et de dégradation. Il puise ce dernier dans le préambule de la constitution de 46). La vocation de cette loi est de mettre en œuvre et tirer les conséquences de la 1ere loi de 94.Il n’y a pas de principe en soit mais des énoncés qui reçoivent cette signification. du conseil d’état ou encore de la cour de cassation (1er chambre civil pour la santé) qui vont voir dans tel ou tel énoncé législatif l’expression. Mais il faut préciser l’autorité juridique. L’assemblée vise l’article 6 du code civil. qui affirme que le contrat ne peut porter sur quelque chose qui se trouve hors du commerce juridique. l’intégrité et l’absence de caractère patrimonial du corps humain. pour que soit possible l’examen de la portée juridique du principe.   - Les 2 derniers considérant : le conseil constitutionnel examine différente disposition législative et décide que les deux lois de 94 énoncent un ensemble de principe au nombre desquels figurent « la primauté de la personne humaine. C’est un principe constitutionnel La liberté individuelle proclamé par les 1ere articles de la DDHC : mais cette liberté individuelle doit toutefois être conciliée avec les autres principes de valeurs constitutionnel. ainsi que l’intégrité de l’espèce humaine » le conseil constitutionnel ajoute que « les principes ainsi affirmés tendent à assurer le respect du principe . qui résulte du préambule de la constitution de 46 et notamment de son 11ème alinéa. Autre principe constitutionnel : La décision du conseil constitutionnel du 27 juillet 94 : le parlement avait voté deux lois en 94 : sur le respect du corps humain (article 16 et suivant du code civil) et une autre tirant toutes les conséquences de cette 1ere loi : assistance médicale à la procréation/ le don d’organe et l’étude des caractéristique génétique (code de la santé public).

de ce fait le parlement lui-même dans le champ de sa propre compétence peut y apporter des exceptions. la dignité de la personne. le parlement. notamment les maladies transmissibles. cela signifie qu’ils ne sont pas au même niveau dans la hiérarchie des normes. En même temps la vaccination constitue une atteinte à l’intégrité du corps humain. Cet article dit deux choses : pas exclu que les exceptions soient apportées à ce principe par le parlement lui-même et en même temps cet article précise à quelle condition il peut être porté atteinte. Ce qui est contrôlé par la conseil constitutionnel est au fond l’équilibre de cette balance. Ce n’est pas le texte constitutionnel ou législatif qui dit que tel énoncé à valeur de principe. Question au conseil d’état d’un décret rendant obligatoire la vaccination : les requérants mettaient en avant le principe d’inviolabilité du corps humain. Il entre dans le pouvoir du parlement d’opérer une balance. La valeur constitutionnelle. On retrouve . Mais le conseil constitutionnel vérifiera si la loi lui est déféré. Mais quelle est cette autorité au regard de la hiérarchie des normes en droits ? Il y a deux façons d’aborder cette question de l’autorité :  Formellement : est-ce un principe a valeur législative ? a valeur constitutionnel ? etc. justifiée par des considérations d’intérêt général » « en l’espèce tel est bien le cas ». Quand la vaccination devient obligatoire. C’est l’effet de cliquet. de non patrimonialité du corps humain etc. On voit à l’œuvre le pouvoir d’interprétation du juge. mais ce sont les juges qui voient dans ce texte l’affirmation d’un principe. l’article suivant ajoute. mais seulement législative. Concernant l’autorité de principe : Autorité particulière de cette norme en cause. Deuxième considérant. car on n’a pas le consentement de la personne.constitutionnel de sauvegarde de la dignité de la personne humaine ». devra le mettre en œuvre et ne devra pas le mettre en cause. le conseil décide que l’ensemble de ces dispositions de ce loi mettent en œuvre en les conciliants et sans en méconnaitre la portée. il y a atteinte à l’inviolabilité. Ex : question des vaccinations. il ne saurait être porté atteinte au principe mentionné à l’article L 2211 qu’en cas de nécessité et selon les conditions définies par la loi. dans l’article L2211-1 il est rappelé le respect de l’être humain dès le commencement de sa vie (reprends l’article 16 du code civil) mais comme ce principe n’a qu’une valeur législative. Les juges donnent la signification de principe. les normes à valeur constitutionnelle applicable. » Les autres principes sont à valeurs législative qui tendent à assurer un principe à valeur constitutionnel. d’intégrité. Les autres principes énumérés par le conseil constitutionnel (principe de respect.) n’ont qu’une valeur législative. on conduit à l’éradication de certaine maladie. un ajustement. opéré entre plusieurs principes. une composition entre différent principe. cela signifie pour le législateur. fait exception : condition définie par la loi et en cas de nécessité. Le commissaire du gouvernement dit que les principes d’inviolabilité et d’intégrité du corps humain n’ont pas entend que tel valeur constitutionnel. pour faire produire à cette formule un certain effet juridique. d’une part soit d’ampleur limité et d’autre part. Dans le code de la santé public. que les exceptions apportés au principe de valeur législative n’ont pas pour effet de mettre en cause la sauvegarde. donc le législateur peut y apporter des restrictions et le commissaire ajoute « à condition que ces restrictions.

Mais on voit plus surement fonctionner cet effet d’obstacle quand le principe est invoqué par le conseil d’état ou par la cour de cassation en chapeau de son arrêt. les pratiques eugéniques comme le clonage. Exposition de cadavre. en référé il a été demandé l’interdiction de la poursuite de cette exposition. 1ère illustration : à propos de la gestation pour autrui ou des conventions de mère porteuse après avoir affirmé le principe d’ordre public de l’indisponibilité du corps humain et de l’état des personnes. cette femme s’engageant à « porter » un enfant pour le couple et à l’abandonné à sa naissance pour que le couple puisse l’adopter. arrêt du 2010. la nullité de la convention qu’elle soit à titre onéreux entre une femme et un couple. Au nom de ce principe. Cette effet d’obstacle se voit également dans le code civil à travers la formulation d’un certain nombre d’interdictions. Le conseil d’état dans un arrêt du 26 novembre 2001 a suivi le commissaire du gouvernement en disant que « si les dispositions règlementaire rendant une vaccination obligatoire ont pour effet de porter une atteinte limitée au principe d’inviolabilité et d’intégrité du corps humain. Affaire du lancer de nain : la sauvegarde de la dignité de la personne humaine fait parti des valeurs que le maire était autorisé et avait le devoir de faire respecter dans le cadre de son exercice de pouvoir municipal.l’exigence de proportionnalité et de justification. Le code de la santé public tire les conséquences de ces interdictions notamment dans la partie ou les chapitres . »  Construction doctrinale : opposition des principes matriciels (sauvegarde de la dignité de la personne) et principe sentinelle (garantissent la mise en œuvre. femme adopte). Ces interdictions sont très limitées mais sont emblématiques :  Interdiction du clonage. (Mari reconnait. la 1ere chambre civil a considérée qu’au terme du code civil. L’assemblée plénière en a déduit. en se basant sur les dispositions du code civil introduit par la loi de 94 « le juge peut faire cesser par tout moyen tout atteinte illicite au corps humain ». » « En outre les dispositions sont proportionnés par l’objectif de protection de la santé. les restes des personnes décédées doivent être traité avec respect. Toute pratique eugénique est interdite. Ils sont moins juridique. 2. article 16-4 du code civil « nul ne peut porter atteinte à l’intégrité de l’espèce humaine. Loi de 2004 sur la loi bioéthique a ajouté un alinéa supplémentaire qui interdit le clonage. la violation de ces interdictions sont donc violement sanctionné. Le code civil avec la loi de 94 a affirmé la non patrimonialité du corps humain et a affirmé également la nullité des conventions de mère porteuse (article 16-7 du code civil). le respect. la sauvegarde d’un principe matriciel). la sanction est la plus lourde car il s’agir de crime. A travers ça il y a eu une redéfinition au sens de l’ordre public.La formulation de principe Ils ont un effet d’obstacle. le conseil constitutionnel est susceptible d’invalider des modifications apportés par le parlement ou au contraire de les légitimer (ex : cas des lois bioéthiques). dès lors ces dispositions ne méconnaissent pas le principe constitutionnel de sauvegarde de la dignité de la personne humaine. invoqué par les requérants. elles sont mises en œuvre dans le but d’assurer la protection de la santé qui est un principe garantie par le préambule de la constitution de 46.La portée juridique des principes : a. mais signifie plus clairement les principes et les références aux principes dans le droit de la santé. « et interdite tout intervention ayant pour but de faire naitre un enfant génétiquement identique à une autre personne vivante et décédé ». La cour de cassation en déduit que l’exposition de cadavre à des fins commercial méconnait cette exigence. dignité et décence. Le juge civil pouvait donc interdire la poursuite de cette exposition.

ces éléments et ces produits ne peuvent faire l’objet d’un droit patrimonial » cette non patrimonialité a trouvé une de ces expressions dans le cadre du droit de la propriété intellectuelle (brevet) ou l’on peut lire article L 611-18 CPI « le corps humain au différent stade de sa constitution et de son développement ainsi que la simple découverte d’un de ces éléments ne peuvent constituer des inventions brevetable. Les alinéas suivant précises que ne sont pas brevetable les utilisations d’embryon humains a des fins industrielles ou commerciales. la conduite de ces examens ne doivent pas avoir pour but une pratique eugénique. elle procède d’une directive communautaire. » L’article suivant explicite cette prohibition en précisant que le corps humain au différent stade de sa constitution et de son développement. Ce texte figure dans le code de la propriété intellectuelle français mais ne fait que reprendre une directive communautaire. ne peut constituer une invention brevetable. la cour de cassation a refusé d’étendre l’infraction pénale à la période anténatal : l’embryon. Celle qui ne le sont pas nous intéresse ici : invention qui utilise des parties du corps humain ne peuvent faire l’objet d’un brevet. Comment le principe est à l’origine de l’interdiction et comment il est utilisé par le juge pour préciser l’étendu de l’interdiction et notamment la notion d’embryon visé par la propriété industrielle. la prohibition était applicable ? La Cour de justice était invité à définir « l’embryons humain » hors c’est une question de polémique. Dans cette affaire la cour de justice n’avait pas a définir la notion d’embryon pour savoir si il y avait lieu ou non de lui conférer la personnalité juridique. La cour devait dire qu’au regard de la protection du corps humain. Ainsi on protège anténatal mais ca serait contre l’IVG. dispose que toute invention peut faire l’objet d’un titre de propriété industrielle et ce titre confère à son titulaire un droit exclusif d’exploitation de l’invention à des fins industrielles ou commerciale. Le parlement n’a pas pris position. Le code de la propriété intellectuel. Il est dit ne sont notamment pas brevetable et une liste est écrite dont les utilisations d’embryons à des fins industrielles ou commerciale. les inventions dont l’exploitation commerciale serait contraire à la dignité de la personne humaine à l’ordre public et aux bonnes mœurs. Le juge allemand dans une affaire introduite par Green Peace a interrogé la CJUE sur les circonstances pouvant faire penser que l’on est en présence d’embryons humains et lorsqu’on utilisait des cellules. il n’y a pas lieu de s’étonner a ce que la cour de justice européenne a eu a se prononcer sur la porté de cette interdiction. Il fzut entendre les inventions impliquant des embryons humain. L’article L 611-17 dit « ne peuvent faire l’objet d’un brevet. Cette interdiction de tirer produit de ces inventions est une interdiction qui n’est pas propre à la France. consacré au diagnostic prénatal . l’avocat par du principe de la dignité. La délivrance d’un brevet d’invention est l’un de ces titre de propriété industrielle.  La non patrimonialité du corps humaine : article 16-1 « le corps humain.consacré à la recherche notamment sur l’embryon et également dans les parties du code de santé public. il n’y a pas de consensus en France sur le point de savoir si il serait bon ou non de reconnaitre la personnalité juridique à l’embryon. Après avoir indiqué comment une invention pouvait fair el’objet d’un appropriation et avoir un intérêt économique le CPI précise quelles sont les inventions brevetables et celles qui ne le sont pas. a partir de quel stade du développement on est en présence d’un embryon humain qui dans ce cas exclu la prise d’un brevet ? Tour à tour l’avocat général et la cour de justice ont précisé qu’il ne s’agissait pas de dimension éthique ou médicale mais il y avait lieu à se livrer ou donner une définition . La CJCE vient de prendre position sur la portée de cette interdiction en donnant une définition de l’embryon humain au regarde de la directive pour donner cette définition.

Par conséquent ce qui est le noyau d’ordre public est assez limité. En effet. - - Exigence de sécurité sanitaire : de nombreux texte du code de santé public précise les conditions à respecter et notamment il est précisé l’exigence de traçabilité des produits d’origine humaine. est-ce que l’avantages escompté l’emporte sur les risque ? ainsi on peut conclure sur la nécessité de l’acte. Considérant 34 la cour de justice précise comment « le contexte et le but de la directive révèlent que le législateur de l’union à entendu exclure toute possibilité de brevet dès lors que le respect due à la dignité humaine pourrait en être affecté. d’opérer la balance bénéficie risque. très emblématique. ni le code civil n’utilise le terme d’exigence. La cour de justice en déduit que dans ces conditions. le débat non pas sur le terrain de la vie humaine. Ce profil une double question :   Ni a-t-il pas de moyen moins attentatoire à l’atteinte de la personne ? est ce que cette même fin peut être moins attentatoire ? Nécessité pour le médecin ou dans le cadre d’une recherche médical. tous ovule humain au stade de sa procréation doit être considéré comme un embryon et cela à avouer très largement le champ d’application de l’interdiction. A travers cette référence à la finalité qui apparait dans l’ensemble des dispositions du la santé publique le législateur indique que la légitimité de l’acte va dépendre des valeurs que notre acte juridique entend protéger. mais sur le terrain du corps humain qui appel protection. » la cour de justice en déduit qu’il en résulte que la notion d’embryon humain au sens de la directive. La cour dit que le droit de l’union européenne fait obstacle au développement de la biotechnologie si on utilise des cellules dans un but commercial. Deux illustrations : qui correspondent à des actes médicaux.de l’embryon qu’impliquait la mise en œuvre de la directive et la volonté de faire produire a toute directive un effet utile. au sens du CPI doit être comprise largement. Les textes précisent également que doit être vérifié la nécessité de pratiquer cet acte sur la personne pour satisfaire la finalité. Par contre ni le code de santé public. Très vite l’avocat général a bien placé la question. L’exigence : semble rendre compte du mode d’encadrement des activités médicales et de recherche caractéristique aujourd’hui. b. On peut utiliser des cellules à des fins médicales/ thérapeutique. subordonne la licéité des différents actes médicaux ou des actes conduits a des fins de recherche à la satisfaction d’un certain nome d’exigence qui sont posé par le législateur de façon précise : Ces exigences : Consentement de la personne Licéité dépend de la finalité : la fin poursuivit. etc. En effet il s’observe que le code civil et surtout le code de la santé publique.L’énonciation d’exigence C’est un terme du conseil constitutionnel. C’était un arrêt de la CJ du 18 octobre 2011. par contre ce n’est pas parce qu’un acte médicale ou une activité n’est pas interdite qu’elle est forcément licite. C’est une décision importante car cela signifie : cela constitue un frein au recherche qui pourrait conduire à une utilisation a des fins industrielles ou commerciales des embryons humains. . cela ne tombe pas sous la prohibition. si la prof a souligné des interdictions du code civil. elles sont en nombre limité : interdiction du clonage.

EX : les recherches sur l’embryon et les cellules souches embryonnaires. Idem pour la salubrité sanitaire en matière de transplantation ou transfusions sanguine. il est expressément établi qu’il est impossible d’arriver aux résultats escompté par la recherche recourant aux embryons qui ne sont pas des embryons humains. La loi 2011 n’a pas modifié ces choix : le principe reste l’interdiction des recherches : article L 2151-5 « la recherche sur l’embryon humain. La recherche est doit permettre de faire des progrès majeurs. Et des indications concernant la sécurité sanitaire. EX : les principes qui ont été posé dans le code de la santé public pour encadrer le don et l’utilisation des éléments du corps humain. les cellule souche embryonnaire et les lignée de cellule souches sont interdites ».   Il y a une exigence de justice des fins et de justesse des moyens. Les principes posés pour encadrer le don et l’utilisation des éléments du corps humains : cette question est réglementé dans le code de la santé publique L 1211-1 et suivant « les activités afférentes aux éléments et produit du corps humain. ce même article indique qu’avant de procéder à une transplantation d’organe il y a lieu d’opéré le bénéfice risque pour le receveur. Ce même chapitre du CSP indique qu’avant de procédé à une transplantation d’organe il y a lieu d’opérer le bénéfice risque pour le receveur. Les conditions réunies pour que la dérogation soit possible ? La pertinence scientifique du projet doit être établit . Ce sujet n’a jamais fait consensus devant le parlement. une fin médicale ou scientifique. l’alinéa suivant envisage la dérogation possible à ce principe. Qu’est-ce qu’une finalité médicale ? scientifique ? l’article suivant donne des précisions sur la nécessité. ». c’est très ouvert. Cette question est réglementer dans le CSP aux articles L1211-1 et suivants « les activités afférentes aux éléments et produits du corps humains doivent poursuivre une fin médicale ou scientifique ou être mené dans le cadre d’une procédure judiciaire » toute autre finalité est exclu par le CSP. La . Ex : autopsie pour savoir comment est morte une personne. doivent poursuivre. pour la transfusion sanguine. ou être mené dans le cadre d’une procédure judiciaire. qui figure dans le chapitre « sur le corps humain » qui autorise le juge civil à faire cesser (article 16-2 du code civil) toute atteinte illicite à l’intégrité du corps humain ». L’article suivant dit qu’à propos des autopsies pour comprendre quelles sont les causes de décès d’une personne. Par conséquent toute autre finalité est exclue par le code de la santé publique. il est indiqué que ce type d’autopsie peut être pratiqué sans le consentement de la personne en cas de nécessité impérieuses et en l’absence d’autres procédés permettant d’obtenir une certitude diagnostic sur les causes de la mort. Quelle est la conséquence si un acte médicale est pratiqué sans répondre a ces exigences ? il y a une disposition du code civil. Recherche sur les embryons et cellule souche embryonnaire : sujet les plus difficiles qui devant le parlement n’a jamais fait consensus entre l’assemblée nationale et le sénat. On a pu observer des points de vue différents et la loi de 2011 n’a pas modifié les choix antérieurs : le principe c’est l’interdiction des recherches. sans consentement de la personne (elle est morte) en cas de nécessité impérieuse et en l’absence d’autre procédé permettant d’obtenir une certitude diagnostique sur les causes de la mort.

Quelle est la conséquence si un acte médical ou une recherche est pratiqué sans répondre à ces différentes exigences ? il y a une disposition dans le code civil qui autorise le juge civil à faire cesser : « toute atteinte illicite à l’intégrité du corps humain » : article 16-2. Il faut certaines exigences : la pertinence scientifique du projet doit être établie. Quelles sont les dispositions qui sont prises pour en assurer l’effectivité ? Est-il possible d’apporter des restrictions à un droit fondamental ? Quelle est la sanction quand il y a atteinte à un droit fondamental ? sanction particulière ? - Le droit de chacun au respect de sa volonté et de sa liberté personnelle : le CE a eu l’occasion d’indiquer que le consentement libre et éclairé du patient faisait partie des libertés fondamentales. le CE a jugé qu’entre dans le champ de prévision de l’article. Il est exigé qu’avant qu’une recherche biomédicale soit menée un comité ait été sollicité. L’alinéa suivant envisage la dérogation possible à ce principe. donné par l’agence de la biomédecine. de sa nécessité et de la volonté de la personne. il ne faut pas qualifier tous les droits de la personne de droits fondamentaux. Il est plus intéressant de prévenir cette atteinte.recherche sur l’embryon humain est interdite. L’attribution de droit à toute personne et l’affirmation de leur fondamentalité Il y a 4 question a examiné et à distinguer : Quels sont les droits ou liberté auxquels se caractère de droit ou de liberté fondamental est reconnu ? même si on observe un développement des droits fondamentaux. Le juge est habilité à les protéger. En 2005. On trouve une série de texte qui incrimine la méconnaissance de l’une ou l’autre de ces exigences. Il y a une exigence de justice des fins et de justesse des moyens. c’est pour cela que le CSP a fait le choix de subordonné les recherches à une autorisation préalable. le consentement libre et éclairé du patient aux soins médicaux qui lui sont prodigués. c’est une autorité qui agit au nom de l’état. . Ce n’est plus une autorité judiciaire mais ce n’est pas non plus une autorité administrative classique. il est expressément établie qu’il est impossible d’arriver aux résultats escomptés par la recherche recourant aux embryons qui ne sont pas des embryons humains. Le CE a été amené à se prononcer pour savoir s’il était compétent pour statuer en référé sur le caractère fondamental des droits de la santé. dans l’exercice de l’un de ses pouvoirs. qui a pour mission de s’assurer de la finalité de la recherche. Article L521-2 CJA : le juge des référés administratifs peut ordonner toute mesure nécessaire à la sauvegarde d’une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit publique aurait porté une atteinte grave et manifestement illégale. ainsi que le droit de chacun au respect de sa liberté personnelle implique en particulier que la personne ne puisse subir de contrainte excédant celles qu’impose l’OP ou le respect des droits d’autrui. la recherche doit permettre de faire des progrès médicaux majeures. c.

et pour les politiques de santé publiques. La chambre sociale de la CC fait découlé cette obligation du droit de tout travailleur à la protection de sa santé et de sa sécurité. Dans ces conditions le salarié pouvait prendre acte de la rupture et saisir le conseil des prud’hommes. EX : la JP de la CC sur l’obligation de sécurité de résultat de l’employeur. a suscité les plus vive réserves en disant qu’il y avait moins de poids de mesure quand il s’agit d’un détenu. Du coup. au nom de la santé d’autrui ? Le droit à la protection de la santé est-il un droit fondamental ? Le CSP qualifie ce droit de fondamental à son premier article (L1110-1) qui a été introduit par la loi de 2002 relative aux droits reconnus aux personnes malades : « le droit fondamental à la protection de la santé doit être mis en œuvre par tous moyens disponibles au bénéfice de toute personne ». L’obligation de soin est au cœur du contentieux de la responsabilité médicale. . On peut voir comment la loi est devenu un véritable mode d’emploi. c’est dans le cadre de la compétence du référé administratif tel que le CE a considéré que « si la protection de la santé public constitue un principe à valeur C° il n’en résulte pas que le droit de la santé soit au nombre des libertés fondamentales auquel s’applique l’article L521-2 du CJA ». il a saisi le juge administratif en référé. c’est vrai dans la relation médicale de soin mais c’est vrai aussi pour la loi de juillet 2011 dans le cadre de l’assistance médical à la procréation. Ce raisonnement suivi par le CE qui refuse de déduire du principe à valeur C° un droit à la santé. l’acte équivalait à un licenciement sans cause réel et sérieuse. la CC a considéré qu’un salarié pouvait prendre acte de la rupture du CT du fait de l’employeur car celui-ci n’avait pas fait respecter dans l’entreprise. Le CSP qualifie de droit fondamental le droit à la santé.Rentre dans la catégorie des droits fondamentaux c’est le droit de chacun au respect de sa vie privée. Ce droit à la protection de la santé. la législation relative à la lutte contre le tabagisme.  La mise en œuvre de ces droits : ce qui apparait de plus en plus nettement c’est une préoccupation de la santé publique de garantir l’information de la personne et le respect de sa volonté. la CC ne parle pas d’obligation du médecin mais parle de droit de la personne. notamment dans un arrêt de 2010. Arrêt 14 octobre 2010 où de façon incidente la CC dit : « le principe de liberté de prescription ne trouve application que dans le respect du droit de toute personne de recevoir les soins les plus appropriés à son âge et à son état conforme aux données acquises de la sciences et ne lui faisant pas courir de risque disproportionné par rapport au bénéfice escomptés ». attentif et conforme aux données de la science. il ne faut pas s’étonner que se multiplie les politiques de préventions dans lesquelles on peut inscrire la lutte contre le tabagisme par exemple. Dans ce même arrêt le CE a dit que d’une part le consentement de la personne et la liberté personnelle faisait parties des libertés fondamentales. Tout d’abord. Arrêt 8 décembre 2005 qui concernait un détenu. on assiste à un intérêt marqué pour la prévention. avait indiqué que le médecin s’engage non pas à guérir son client mais à lui donner des soins consciencieux. Rapporté à la santé. Est-ce qu’il y a une violation du droit de chacun au respect de sa vie privée. cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de situation qui peut être prise en l’absence de consentement. On assiste à la mise en place par le législateur d’un processus décisionnel. cela se rapporte à la question du secret médical. se manifeste aujourd’hui dans le domaine de la prévention. Déjà les tribunaux avaient implicitement reconnu ce droit à travers les obligations mises à la charge du médecin. en matière de soin dès 1936 la CC dans un arrêt Mercier. Dans la JP récente.

EX : un témoin de géova refusé des transfusions sanguines. Le juge civil peut être sollicité sur le fondement de l’article 16-2 : pour atteinte illicite au corps humain. Si le juge considère qu’il y a une atteinte à un droit fondamental. ce refus doit être respecté. elle en est arrivé. le CE qui contrôle. avait affirmé que la seule méconnaissance de ce droit constituait en soit un préjudice et appelait réparation.  Les restrictions possibles qui peuvent être apporté à ces droits : le CC° avec la loi antitabac. le 3 . Ceci récemment car il s’agit d’un arrêt rendu par la 1er civ. le patient aurait accepté l’intervention et le dommage se serait réalisé. aux autorités et à la personne elle-même. Le juge doit s’assurer de l’accord du mineur et s’il manifeste son refus. Elle met en œuvre un droit fondamental : le droit à la protection de la santé. Pas d’atteinte pour le consentement libre et éclairé présupposant le consentement du patient. Les médecins de l’hôpital ont décidé de procédé à ces transfusions car sinon le patient décédé. et intégrité de la personne. en dehors du cadre de la santé. l y a possibilité de saisir le juge des référés qui peut suspendre l’atteinte. Ce souci d’effectivité de réalisation des droits fondamentaux est ambivalent car dans certaines situations le droit à la santé est opposable aux tiers. elle est prise en charge en vertu de la loi par une sorte de fonds d’indemnisation : l’office national d’indemnisation des accidents médicaux. La CC a décidé de faire produire son plein effet au droit à l’information. à cette liberté peut être accompagné de restriction pour la protection de la santé. La CC a considéré que portait atteinte à la santé du salarié l’employeur qui a portait une atteinte grave et manifestement illégale pour ne pas avoir respecté la restriction antitabac. la 1er civ. Désormais. qu’il n’y avait pas lieu à réparation car même correctement informé. le CE ajoute : « toutefois les médecins ne portent pas une atteinte grave et manifestement illégale à cette liberté fondamentale quand il accomplisse dans le but de sauver le patient un acte indispensable à sa survie et proportionné à son état. Les héritiers du témoin de géova ont demandé au juge d’enjoindre de cesser les transfusions. Le CC° a laissé entendre que la protection de la santé s’imposé à la personne elle-même et que au nom de la protection de la santé certaines réformes législatives étaient justifiées. C’est la CC. Ex : l’affaire du lancer de nain. EX : le dossier médical informatisé pour une meilleure coordination des soins et d’une meilleure protection de la santé. ex : quand il s’agit d’un mineur les parents doivent donner leur accord au médecin mais si le mineur est en mesure de s’exprimer sa volonté peut être recherché et respecté. La protection de la santé est une composante de l’OP qui peut justifier des restrictions à des libertés.Les dispositions du code de la santé publique se préoccupe de l’information des mineurs ou majeures qui sont en tutelle ou curatelles. progressivement. le CC°. La CC ne voulait pas le biais de l’obligation d’information que les patients obtiennent réparation de l’aléa thérapeutique. Le CC° avait contrôlé la justification de la restriction accordé au principe de la liberté du commerce et de l’industrie. après avoir rappelé que le consentement faisait partie des libertés fondamentales. Sur le terrain de l’atteinte au respect de la vie privée. alors même qu’était démontrer le manquement à l’obligation d’information du médecin. Le CE a rendu un arrêt important. La CC n’a pas voulu voir en ce droit à l’information l’expression d’un droit fondamental et bien au contraire.

il y a la création par le législateur d’autorité administrative indépendante. traitements. il y a un ordre par profession. La CC prend pour point d’appui les dispositions du code civil qui affirme le respect du corps humain. La CC vise les dispositions du cc consacrer au respect du corps humain.juin 2006 : il vise les articles du code civil consacrer au respect du corps humain et notamment. il n’y avait pas matière à réparation. podologue etc. la discussion en portait pas sur l’information mais ce qui a été mis en avant c’est que l’intervention chirurgicale. . la CC en déduit qu’il résulte de ces textes que « toute personne a le droit d’être informé préalablement aux investigations.il s’agit d’un syndicalisme de profession indépendante. Et plus particulièrement l’article 16-3 du code civil : « nul ne peut porter atteinte à l’intégrité du corps humain sans nécessité médicale ».) Indépendamment de l’ordre. il y a l’article 16-3 du code civil. La CA avait écarté tout droit à réparation et la CC dit pas du tout. Pour que l’atteinte soit licite. le pluralisme syndical existe dans l’entreprise. EX : arrêt rendu par la CC en 2010. l’article 16 qui affirme le respect de la dignité de la personne et sur la base de ces dispositions du code civil.Les institutions dans le domaine de la santé Les syndicats. Ce pluralisme s’agit également s’agissant des syndicats de médecin etc. ni réparation d’un préjudice morale ou d’impréparation : le fait de ne pas être informer des risques qui ont été dissimulés au patient. La négociation collective est réservée au syndicat représentatif. et les autres professionnels. Ex : le syndicat. on trouve également ici la distinction opérée en droit du travail entre syndicat représentatif et les autres. Cet arrêt est rendu au visa de l’article 1382 qui concerne la responsabilité délictuelle. il faut que la nécessité médicale soit démontrée. Il y a des institutions plus nouvelles qui sont des autorités administratives. Cet arrêt de 2010 correspond à un revirement de JP car dans les années précédentes la CC avait jugé qu’alors même que le défaut d’information avait été constaté. B. il est le produit de la liberté syndical. cette intervention ouvrait droit à réparation ». des risques inhérents à l’acte médical ». Ils assurent une discipline de la profession. Mais depuis 10 ans. il s’agissait d’une personne qui avait été opéré. C’est au médecin de prouver qu’il a correctement informé le patient. La CC ajoute :« le non-respect du devoir d’information qui en découle de ce droit cause à celui auquel l’information était légalement dû un préjudice que le juge ne peut laisser sans réparation ». ou actions de prévention proposés. auquel le législateur lui-même donne mission de piloter le système. La CC a fait application de cet article car elle dit « dès lors qu’on est en présence d’une intervention chirurgicale mutilante non justifiée et non adapté. droit attribué à toute personne et qui doit être respecté à l’occasion de toute l’activité médicale ». Il y a une distinction à opérer entre des institutions traditionnelles qui sont en fait des institutions professionnelles (ordre de sagefemme. L’obligation d’information n’est pas une obligation contractuelle mais elle a un fondement légale qui résultait de la reconnaissance pas les textes du droit à l’information. était mutilante non justifiée.

L’ordre veille au maintien des principes de moralité. (ça qui est important) que l’ordre veille à l’observation par tous ces membres des devoirs professionnels. Mais cette convention doit être approuvée par le ministre de la santé. de compétence. la négociation collective a bien lieu dans le cadre de la santé mais se présente sous une forme différente. Ce qui explique qu’on trouve toujours des dispositions consacré à l’ordre des médecins. à l’opposé ce qui caractérise l’ordre est une obligation : tout médecin qui souhaite exercer en France doit obligatoirement cotiser à l’ordre. Au contraire. L’ordre national est un groupement obligatoire. ait négocié ici le prix de la consultation. C’est un groupement obligatoire. mais ici en réalité la mise en œuvre de la loi. donc ils ont été débouté. La CEDH n’a pas donné raison au médecin qui contesté l’ordre.Les organisations professionnelles a. Ce dernier et ces règles du droit disciplinaire tel qu’elle existe dans l’entreprise sont très inspiré des règles du droit disciplinaire institué dans l’ordre professionnel. La convention a été signée en juillet 2011. car en vertu de la constitution l’autorité compétente pour mettre en œuvre la loi est le pouvoir règlementaire. est confié au partenaire conventionnelle la mise en œuvre de la loi. de probité. car elle a indiqué que toute personne avait la liberté de s’associé et donc de refuser cela mais la cour dit que l’ordre ne porte pas atteinte a cette liberté dans la mesure ou l’ordre à une mission de service public. d’adhésion etc. le ministre signe.1. (Une des modalités possible de mise en œuvre de la loi. L’ordre professionnel notamment avec l’exemple de l’ordre des médecins : la grande distinction entre un ordre (groupement professionnel) et le syndicat ? Le syndicat caractérise la liberté de constitution. et de dévouement indispensable à l’exercice de la médecine. la cour de cassation n’a pas été sensible a cette argumentation. chaque médecin doit cotiser à l’ordre. C’est une négociation du règlement de la mise en œuvre de la loi. Mais il faut soutenir une liberté de conscience car l’ordre prenait des décisions sur des questions sensibles tel que la reconnaissance ou non de l’IVG etc. A cette occasion le conseil . La mission est ici d’assurer la discipline de la profession le respect de la déontologie et ceci dans un but d’intérêt général s’exprimant à travers la protection de la santé. Quand les organisations syndicales sont en accord avec l’assurance maladie. par les organisations syndicales ne négocient pas avec l’employeur mais avec l’union national des caisses d’assurances maladies. Les organisations On distingue l’ordre des syndicats et le syndicat professionnel : L’ordre des syndicats a un pouvoir disciplinaire. La loi confie aux partenaires conventionnels le soin de mettre en œuvre les dispositions législatives et cette négociation donne lieu à un arrêté d’approbation. L’ordre est une organisation hiérarchique : il y a des conseils départementaux qui ont une mission importante qui est celle d’inscrire les médecins au tableau de l’ordre. ainsi que des règles édicté par le code de déontologie médical. Un médecin ne peut exercer que s’il y est inscrit dans le département du quel il veut s’installer. Il est unique un seul ordre par profession. le texte fait 150 pages. Les médecins ont été déboutés devant la Cour européenne des droits de l’homme. Il est ajouté. au syndicat professionnel on rattache les conventions médicales. Les missions de l’ordre : résumé dans le code de la santé public.

de nationalité et d’aptitude notamment physique et moral à l’exercice de la profession. Aujourd’hui la chambre civile de la cour de cassation n’hésite pas à se référer expressément au disposition du code de déontologie pour se prononcer sur l’existence ou non d’une faute médicale. ou bien alors est-ce que la déontologie est quelque chose de plus ample ? Est-il possible que l’ordre des médecins sanctionne un médecin non pas sur la base d’une disposition du code de déontologie.vérifie que le médecin réunit toutes les conditions : de diplôme. C’est une source du droit dans le cadre d’une action disciplinaire et dans une action civile contre une personne de la santé. que « le législateur en instituant l’ordre. qu’au sein d’un service. car il était apparu. Il n’y a pas d’hésitation pour ce code au source du droit de la santé. L’ordre est associé a la préparation de ce code et désormais il figure dans la partir réglementaire du code de la santé publique. On peut croire que tous les médecins se sentent représenter dans l’ordre mais en fait très peu de médecin participe aux élections et y voit plus une contrainte de cotiser…le conseil d’état en 1943 a été amené à se prononcer sur le point de savoir si il était compétent pour contrôler la légalité des décisions prises par l’ordre. L’ordre prépare le code de déontologie : mais le législateur article L 4127-1 du code de la santé public précise qu’un code de déontologie propre au profession de chirurgien-dentiste et sagefemme est édité sous la forme d’un décret du conseil d’état. Déontologie : énumère les devoirs des médecins envers les patients et ensuite leur devoir entre médecins. Depuis la recodification de la santé publique. il y a des devoirs de médecins. mais sur le fondement d’un principe déontologique fondamental ? Le conseil d’état a répondu à cette question dans une affaire. Pour justifier un contrôle de la légalité des décisions du conseil de l’ordre. le code de déontologie est à l’article R127-1. affaire médiatisé. Enfin au niveau national il y a un conseil national de l’ordre des médecins (juridiction d’appel des décisions prises aux échelons inférieurs) qui a pour mission de représenter la profession auprès des pouvoirs publics. avait entendu faire de l’organisation et du contrôle de l’exercice de la profession médicale un service public. Comme toute codification. » il ajoute que « le conseil de l’ordre même s’il ne constitue pas un établissement public concours au fonctionnement de ce service public dès lors il appartient au conseil d’état de connaitre des recours formés contre les décisions prises par le conseil de l’ordre. Au niveau régional il y a un conseil qui statut sur l’ordre qui a une fonction disciplinaire. Question : savoir si la déontologie se résume strictement aux devoir explicitement énoncé par les articles du code de déontologie. système d’élection à tous les niveaux. L’ordre fait respecter la déontologie et met en place des sanctions pour les médecins qui méconnaisse cela>. de laisser se développer au sein de notre système juridique un ordre autonome qui mènerait à un pluralisme juridique. rendu en assemblée plénière le 2 juillet 93 : Milhaud. la négociation n’appartient qu’aux organisations syndicales ! Les membres du conseil de l’ordre sont élus par leurs pairs. le conseil d’état a jugé. il a donc fait obstacle à un développement d’un droit professionnel autonome. La question était de savoir si l’ordre et les règles de droit applicable étaient un droit autonome soustrait ou non au contrôle du juge administratif ? Le conseil d’état a refusé cela. » Depuis cette date le conseil d’état contrôle la légalité des décisions prises par l’ordre. Mais l’ordre n’est pas du tout compétent pour négocier. d’un hôpital public des expérimentations étaient conduites sur des personnes en état végétatif à l’insu des familles et .

la sanction prononcé par le conseil de l’ordre au motif.. L’ordre a prononcé une sanction disciplinaire : 1 an d’interdiction de toute activité médicale. A partir de là. (elle n’a pas d’autre moyen) il n’y a pas lieu de distinguer entre euthanasie passive (laisser faire) ou euthanasie active (accélérer l’instant de la mort). « Cette acte est interdit par le code de déontologie quel que soit les circonstances ». alors même que le raisonnement du médecin se trouve très souvent dans les mouvements associatifs au nom d’une mort dans la dignité. L’ordre des médecins a au contraire considéré que ce geste médical était contraire aux dispositions du code de déontologie : article 37 et 38 avant et désormais article R 4127-31 et R 412732. Le conseil d’état a approuvé cette interprétation des articles de déontologie par l’ordre des médecins. Ensuite.avec des personnes qui en réalité étaient tenu en survit pour les besoins de ces expérimentations. Cela a heurté du point de vu étique. mais le conseil d’état a considéré qu’il fallait sanctionner tout de même. Le débat a été ré ouvert l’an dernier. destiné à provoquer délibérément la mort de la patiente ». Il y a un effet d’obstacle du principe. le conseil d’état indique quels sont ces principes déontologiques fondamentaux : la nécessité et le consentement de la personne. (Article 16-2 du code civil désormais : « la sauvegarde de la dignité de la personne se prolonge au-delà de la mort »).. question de l’euthanasie passive ou active. il est naturellement conduit à interpréter les dispositions du code de déontologie comme tout autre juridiction. n’entrait pas au nombre de ce prescrit au médecin par les articles du code de déontologie mais constituaient un acte d’euthanasie active. arrêt conseil d’état 29 décembre 2000. Avec cet arrêt l’ordre des médecins et le conseil d’état ont clairement condamné l’euthanasie active. la mort n’a pas été constatée dans des conditions analogues à celle définies par les dispositions règlementaires. dans le cadre des travaux de l’assemblée général et une nouvelle fois le choix a été fait par le parlement de ne pas évoluer sur cette question. L’argument du conseil état était de dire que « c’est avec raison que la section disciplinaire de l’ordre des médecins a estimé que cet acte. relatives au constat de la mort. Tout en cassant la décision pour base textuelle non concluant. Hors normalement la déontologie cesse avec la mort. ne cesse pas de s’appliquer avec la mort de celui-ci » puis le conseil dit que « ces principes font obstacles à ce qu’il soit procédé à une expérimentation sur un sujet après sa mort alors que d’une part. Ici argumentation du médecin : le médecin soutenait qu’il avait fait une injection dans le seule but de soulager les douleurs de la patiente dont l’état était irréversible. mais englobe également des principes déontologiques qui ont vocation à s’appliquer au-delà de la personne vivante. alors que d’autre part. il faut préciser quels sont les actes autorisés ou prohiber : illustration dans une autre affaire : Dufaud. Le conseil de l’ordre a prononcé une sanction disciplinaire en prenant appuis sur un des articles du code de déontologie médicale. Lorsque l’ordre des médecins est saisit d’une action disciplinaire. l’intéressé de son vivant n’a pas donné son consentement ou que l’accord de ces proches n’a pas été obtenu ». l’expérimentation ne répond pas à une nécessité scientifique reconnues et qu’enfin. que la base textuelle sur lequel l’ordre c’était fondé n’était pas pertinente mais ajoute que « les principes déontologiques fondamentaux relatifs au respect de la personne humaine. . il ajoutait « dès lors que la médecine en est réduite à soulager les souffrances de la personne. C’est une façon de dire que la déontologie n’est pas enfermée. Le conseil d’état considère qu’à travers les articles de déontologie on voit se dessiner des principes déontologiques fondamentaux qui ne cessent pas de s’appliquer après la mort de la personne. Le conseil d’état a cassé.

chirurgien-dentiste etc. la cour de cassation s’est référé au code de déontologie pour retenir la faute du médecin « terme de l’article 32 et 33 de code de déontologie (R 4127-31 et R4127-33) dit que « le médecin doit établir son diagnostic avec le plus grand soin. Aujourd’hui la configuration du syndicalisme dans les professions de santé. des méthodes scientifiques les mieux adaptés et si il y a lieu de concours approprié ». Loi du 4 mars 2002 a limité l’action en réparation et subordonne la mise en cause de la responsabilité du médecin en cas d’erreur de diagnostic anténatal a été une faute caractérisé (donc c’est plus qu’une faute simple). Il y a des règles d’appréciation de la représentativité et il est également prévu la possibilité pour les syndicats non signataire de la convention exercent leur droit d’opposition si ils sont majoritaire. la 1ere chambre civil en déduit. car ce dernier dit que même si l’ordre n’est pas un établissement public. un médecin était né handicapé alors que les parents avait fait savoir que les parents s’ils avaient été correctement informé.La déontologie sert de fondement a des sanctions disciplinaires prononcé par l’ordre sous le contrôle du conseil d’état. . donc c’est passible d’un contrôle d’égalité. en cas de doute diagnostic de se tourner vers d’autre confrère pour lever l’incertitude ». en prenant le temps nécessaire. Les syndicats professionnels et les conventions : Il ne faut pas perdre de vu l’originalité des parties à la convention : Des organisations syndicales représentatives de professionnel indépendant : médecin indépendant. b. est-ce que l’erreur de diagnostic est fautive ou non ? il faut que le médecin ait manqué a son obligation d’information. . Cette opposition fait obstacle à la mise en œuvre de la convention. Donc il y a une faute médicale. Les revendications ne sont pas de même nature que dans l’entreprise De l’autre côté : les caisses d’assurance maladie regroupé en union syndicale des caisses d’assurance maladie. dans divers arrêt mais également dans un arrêt du 27 novembre 2008 « le juge civil dans le cadre d’un litige. dans l’affaire de 2008. - La régime de la négociation ou de la convention : Le législateur a transposé dans ce contexte les modifications de la conclusion d’accord collectif du travail.. La loi de juillet 2011 à compléter la loi sur le diagnostic prénatal : à chaque fois qu’il y a un doute on passe à un autre examen supplémentaire et avis d’autre médecin. le syndicat majoritaire (puissante) a signé. les autres syndicats n’ont pas la majorité. Ici le médecin s’était abstenu de demander d’autre avis. ou pénal (et non plus disciplinaire) ». ils auraient arrêté la grossesse). etc. La 1er chambre civil de la cour de cassation a dit très clairement que pour autant. il exerce une mission de service public. Arrêt qui concernait les examens diagnostique en cours de grossesse : question à l’origine de l’affaire Perruche (le médecin avait mal interprété le diagnostic. que ces articles faisaient devoir au praticien. Il y a un devoir dit la cour d’appel en cas de doute. concernant un médecin (action en responsabilité civil dirigé contre lui) pouvait prendre appuis sur les dispositions de déontologie médical pour déterminer si le comportement du médecin devait ou non-recevoir la qualification de faute civil. même exigence de représentativité pour négocier et conclure des conventions. Dans ce contexte de la qualification de la faute sur les examens prénataux..

. La convention entre en vigueur une fois approuvé par le ou les ministres en charge de santé et sécurité sociale. Pourquoi une négociation collective des tarifs des honoraires c’est imposé entre les médecins et l’assurance maladie ? Les médecins sont libéraux : ils sont libres avec leur patient. c’est la tarification des honoraires. - - Dernière spécificité : en droit du travail français les conventions collectives s’appliquent à tous. pourtant dans les grandes villes il existe des médecins qui ne sont pas conventionné : restent libéraux. à l’occasion de cette approbation il est précisé par le code de la sécurité sociale. mais il y a deux secteurs à voir. avec entre autre le tarif des honoraires) une convention a été signée e juillet 2011 mais elle faisait suite à un règlement arbitrale (négociation était bloqué. Si il est en dehors de la convention : la prise en charge des frais de santé pour les patients est limité à quelque euros. Donc l’élaboration d’un règlement arbitrale. On cotise à la sécurité sociale et en contrepartie de cette mutualisation des cotisations permettent la couverture des frais de santé de ceux qui sont malades. Cela s’explique par le fait que la convention en réalité dans le domaine de la protection sociale est d’avantage un acte règlementaire négocié. (écarter des dispositions). il est indiqué. ou non renouvellement de la convention. que d’une part le ministre en contrôle la légalité et notamment « le ministre peut refuser son approbation pour un motif de santé public ou si cette convention porte atteinte au principe d’un égal accès au soin ».Là où la différence ce marque avec le droit du travail : en cas d’opposition. le texte législatif consacre la divisibilité possible de cette convention. elle ne s’applique pas automatiquement aux médecins. en réalité une autre voie risque d’être empruntée par le gouvernement : possibilité pour le ministre de disjoindre certaine disposition de l’approbation. aux professionnels déjà installés qui n’ont pas fait connaitre qu’ils ne voulaient pas se trouver hors de la convention. (Up out : les médecins demande à sortir de la convention). Mais les grandes majorités de médecin sont conventionné. S’agissant de la convention approuvée. il est prévu une procédure d’arbitrage. Comment la négociation collective s’est –elle imposée ? Avec l’assurance maladie ? Parce que les dépenses de santé sont socialisée : c'est-à-dire qu’elles sont couverte par l’assurance maladie. Hors la convention collective en principe est un tout. non signature de l’accord. La convention ici est soumise à une approbation ministérielle. devant la carence de la négociation un règlement arbitrale a été arrêté pour permettre de trouver un nouveau terrain de négociation). (cela change beaucoup de chose quant au remboursement) L’objet de la convention : Historiquement : la raison d’être de la convention dès 1945 et 1971 pour la convention nationale. (car il faut négocier les rapport entre médecin et assurance maladie. dans le code de la sécurité sociale que l’accord est applicable aux professionnels qui s’installent et qui font la demande d’être régit par les dispositions de la convention (up in) et d’autre part.

Respectent les tarifs d’honoraires. une partie n’est plus couverte. Cela s’explique par la rupture de 1980 : médecins dans le régime de la convention peuvent s’écarter du tarif conventionnel. Il y a deux situations différentes : médecins qui restent dans le régime conventionnel : relève du secteur 1. Ceci n’est pas contraire à la constitution. désormais la fonction essentielle de la négociation est devenue la mise en œuvre de la loi. qui est celui de protection de la santé. donc du prix de la consultation assuré par les caisse d’assurance maladie. à permettre l’application effective du principe de protection de la santé. Et les autres médecins qui voulaient retrouver leur liberté : 2ème secteur. (Contrepartie : il perdait du coup la prise en charge par les caisses de ces cotisations sociales). La mise en œuvre de la loi par voie de négociation collective : . » Cette décision explique la rationalité de la négociation collective des honoraires. mais des exceptions peuvent être apporté au principe au nom du l’intérêt général. Non en fait le conseil d’état dit qu’il existe sans doute un principe d’égalité. (Le patient). en prévoyant qu’un médecin tout en restant sous le régime de la convention. et l’assurance maladie prenait en charge une partie. ils voulaient séparer les négociations : médecins spécialistes/ médecins généralise. pour ceux-là le secteur 2 reste ouvert quand ils s’installent en clientèle libéral). couvert par les aléas que la vie nous impose. Il y avait l’idée que la négociation collective permettait de limiter le coup des frais de santé pour tous les assurés et par la même de favoriser l’accès a tous au système de santé et par la même de rendre effectif un principe à valeur constitutionnel. couvert par la mutualisation (état providence de 1945). Qui prend en charge ? La prévoyance complémentaire si on en a eu. pas au même moment : on parle ici d’égalité. sont créé des ilots de reconventionnellement. Si on passe de 23 euros à 60.C’est une façon de nous mettre tous. Quel est le lieu où se contrôle du tact et la mesure peut s’exercer ? Il y a des poursuites disciplinaires devant l’ordre des médecins pour honoraire excessif. Décision du 22 janvier 1990 du conseil. Encore fallait -il que le tarif des honoraires ne lui échappe pas totalement. Dans le secteur a honoraire opposable. d’où la négociation de tarif d’honoraire opposable au médecin et servant en même temps de base au remboursement des frais de santé. Tout un contentieux est né autour des dépassements d’honoraires sauvage : notamment dans le domaine de la chirurgie. le conseil constitutionnel dit que le recours à la négociation régir pour les caisses primaires et médecins visent à diminuer la part des honoraires médicaux qui restera en définitive à la charge des assurés sociaux et en conséquence. entre la négociation collective de 70 et 2010. A l’heure actuelle tarif de base est 23 euros. Ce mécanisme de négociation avait comme logique l’opposabilité des honoraires à la caisse de l’assurance maladie et au médecin placé sous le régime de la convention. dans ce cas il respectait le tarif négocié. La différence d’honoraire si ils augmentent. sinon c’est la personne elle-même. Dans le domaine des rapports entre médecins et assurance maladie. pouvait retrouver sa liberté de fixation des honoraires. En droit du travail. En 1980 la 5ème convention national a rompu avec ce système. Le conseil d’état a été amené à se prononcer sur la légalité de ce schémas : sur le principe d’égalité. De nouvelle négociation sont venus geler se secteur 2. Il y a un déplacement de l’assurance maladie vers la prévoyance complémentaire. Aujourd’hui on est dans une situation perturbante puisque ce secteur 2 est gelé (les médecins qui s’installent ne peuvent plus bénéficier de liberté tarifaire sauf s’ils sont titulaire de certain titre universitaire ou hospitalier. l’objet s’est transformé. l’assurance maladie et sa prise en charge se fait plus lente. modification sur la négociation collective.

La question posée : si au regarde de la répartition constitutionnelle des compétences. qui introduise par exemple le médecin médical personnel. Le conseil s’est interrogé sur la nature juridique exact de cette convention qui pour entrer en vigueur devait être approuvée par une autorité ministérielle. Le conseil a été dans ce sens de la qualification. la parcours de soin. en confiant à règlementaire d’autre le soin de mettre en œuvre la loi ? Question de la latitude que la constitution laisse au parlement. Il est précisé qu’il revient au partenaire conventionnel de mettre en œuvre et précise le médecin traitant etc. On parle de convention médicale : mais c’est un acte règlementaire négocié. Décision intéressante de 90 car elle préfigure déjà le mouvement que l’on observe aujourd’hui : le législateur confie a des autorités autre que le gouvernement de mettre en œuvre un certain nombre de principe de mise en œuvre de la loi : convention médicale approuvé. On découvre que désormais il faut prêter intérêt et attention aux . le législateur pouvait recourir à ce mode de mise en œuvre des principes qui posent ? Est-ce qu’en confiant à la négociation collective le soin de mettre en œuvre les principes posées par le parlement. Les dispositions de la constitution ne font pas obstacle dit le conseil. Elle a une nature règlementaire parce qu’elle est approuvée. qui lui donne son pouvoir juridique. compte tenu de l’objet limité de la convention médicale approuvé. Faisant application de cette lecture de la constitution. la rémunération des médecins à la performance et chaque fois le parlement énonce le principe même de l’introduction de la désignation d’un médecin traitant. il a repris l’analyse qu’il avait adopté a propos de certaine autorité de régulation administrative indépendante qui s’était vu attribué par la loi un pouvoir règlementaire. Cette convention tire sa force juridique de l’approbation d’une autorité ministériel. mais devant les juridictions administratives. le conseil ici n’a pas fait œuvre original. Mais l’article L 165 du code de la sécurité sociale. le législateur n’avait pas excéder la latitude que lui laissé la constitution. donc elle existe en quelque sorte comme instrument juridique que parce qu’elle est approuvé. tant par leur champ d’habilitation que par leur contenu. il y a une 20taine d’alinéas qui ont été ajouté au fils des lois de financement. réforme apporté à l’assurance maladie. la discussion est portée non pas devant les juridictions civiles. Il a déduit de la nécessité de cette approbation que la convention approuvée avait en fait une nature règlementaire (en plus de l’effet règlementaire). ou encore les agence médical réglementé. Cela explique pourquoi lorsqu’est discuté le contenu de la convention et la légalité de ce contenu. La question a été tranché par le conseil constitutionnel dans une décision du 22 janvier 1990. Il résulte de la constitution que le parlement formule les principes généraux du droit de la sécurité sociale et revient au pouvoir règlementaire de mettre en œuvre les principes posés par la loi. donc on peut prendre la convention collective des médecins comme un modèle de changement : les décisions administratives sont de plus en plus négocié par les acteurs même. à ce que le législateur confie à une autorité publique autre que le 1er ministre le soin de fixer des normes permettant la mise en œuvre des principes posés par la loi des lors que l’habilitation ne concerne que des mesures de portées limités. le conseil constitutionnel en a conclu que en espèce. ce dernier ne méconnait-il pas la répartition constitutionnel des compétences ? Est-ce qu’il n’excède pas sa compétence.La mise en œuvre en principe de la mise en œuvre de la loi revient au pouvoir règlementaire.

pour assurer la surveillance sanitaire. Par conséquent c’est cette agence qui va donner ou non les autorisations.autorité administrative Il y a en 3 dans le domaine de la santé : Agence de la biomédecine Agence national de sécurité du médicament et du produit de santé La haute autorité de santé : Les deux agences sont deux établissements publics administratifs dont les décisions sont prises au nom de l’état. des actes et des prestations de santés. de la reproduction.dispositions du code de la sécurité sociale : qui vont au-delà du prix des prestations et s’intéressent de plus en plus aux prestations de santé proprement dites. de l’embryologie et de la génétique humaine. Indépendamment de ces avis : le texte L 131-37 indique également que cette haute autorité de santé émet des recommandations de bonne pratique à l’intention des professionnels et établissement de santé. Elle n’a pas de pouvoir de décision. ou qui ne répondrait pas aux injonctions donné par l’agence. Le conseil d’état s’est demandé de savoir s’il était compétent pour vérifier ces - - . (Comment soigner ? comment prendre en charge ?) Les conventions médicales sont désormais le reflet de ce mouvement général. Dans le convention de juillet 2011 : il y a des règles sur les gardes. des effets de ce produit = la pharmaco vigilance. D’où le rôle centrale de l’assurance maladie dans la redéfinition du droit de la santé. Compétente dans tous les domaines ou se posent des questions de bioéthique. ne peut pas agir dans ces domaines là. Forme moderne de gouvernance et convention. à la suite de l’affaire du médiator). Le ministère de la santé. Elles ont compétence pour prendre les décisions au nom de l’état. d’apprécier l’efficience des différentes stratégies thérapeutique de se livrer à une évaluation médicaux-économique (rapport coût/efficacité). Du coup elle a le pouvoir de suspendre la commercialisation d’un produit ou d’ordonner le retrait du marché. Elle doit évaluer le service rendu par un médicament par rapport aux autres médicaments déjà sur le marché. ce sont les agences qui agissent. La loi de 2011 lui donne un pouvoir de sanction financière à l’égard des laboratoires ne tenant pas au courant des effets indésirables des médicaments mis sur le marché. Ces recommandations de bonne pratique ont suscités du contentieux. Par conséquent dans le champ de compétence attribué à ces agences. Agence national de sécurité du médicament et du produit de santé: compétente pour procéder de la mise sur le marché ou non d’un produit de santé. et c’est elle qui a les moyens financiers de rémunérer à la performance. La haute autorité de santé : autorité publique indépendante à caractère scientifique. Leur champ de compétence : agence de biomédecine : elle est compétente dans les domaines de la greffe. Ex : recherche sur l’embryon ou encore lorsqu’est envisagé de donner naissance à un enfant pour traiter son frère ou sa sœur qui suppose une section du cordon ombilicale. Le texte qui l’a institué précise qu’elle contribue par ces habits à l’élaboration des décisions relative au remboursement des médicaments. parti sur les bonnes pratiques médicales : rémunération à la performance. 2. les décisions prises le son au nom de l’état. parti concernant la répartition des actes entre plusieurs professionnels de la santé). Depuis la loi du 21 décembre 2011 dit qu’elle a pour vocation. (agence réorganisé dans la loi du 29 décembre 2011. Ces avis rendu par la Haute autorité on dans les années à venir oriente le choix de ce qui sera ou non pris en charge par l’assurance maladie.

Cela conduit en 2005. Arrêt rendu par le CE le 27 avril 2011 : il s’agit-là d’une recommandation de bonne pratique dont l’objet n’est pas de mettre en œuvre un texte législatif qui définit le droit à l’information. Une fois la règle posée. Arrêt 21 mars 2011 : le conseil d’état a dit qu’en formulant ces recommandations. ici la Haute autorité de santé va avoir un poids plus ou moins conséquent dans la modalité de la prise en charge concrète de chacun.recommandations de bonne pratique. en formulant une recommandation de bonne pratique. elles doivent être regardée comme des décisions faisant grief. Le conseil d’état a été saisit de la légalité des recommandations formulées et dans le texte même du code de la sécurité public « la vocation de ces recommandations est de rendre effectif ce droit à l’information de la personne malade. la Haute autorité de santé prend parti sur les données de la science. ces recommandations doivent être regardées comme des décisions faisant grief susceptible de faire l’objet d’un recours pour excès de pouvoir. le CE a opéré un lien avec le code de déontologie et les obligations déontologiques qui sont celles des médecins. lorsque les recommandations sont rédigées de façon impérative. Le CE voulait opérer un partage entre le moment ou la Haute autorité rédige une circulaire par un ton impératif. Le CE s’est prononcé dans deux arrêts : Arrêt du 26 septembre 2005 : étant en discussion la légalité des recommandation de bonne pratique prise pour mettre en œuvre un des droits fondamentaux de la personne : à savoir le droit d’information sur les données de santé la concernant à travers le droit d’accès à son dossier médical. Il était reproché à ces experts des liens d’intérêt avec des laboratoires pharmaceutique. le CE a écarter certain des éléments de la recommandation élaborée en considérant que cette dernière allée au-delà des conditions de la loi. Est-on ou non en présence d’une décision faisant grief ? si ce ne sont pas des décisions faisant grief alors le CE se considère comme incompétent et refuse de vérifier la légalité de ces recommandations. » Dans l’esprit du CE. elles ne sont pas susceptible de recours pour excès de pouvoirs. la haute autorité de santé prenait parti sur les données acquises de la science dont le respect s’impose aux . pour retenir cette qualification. Que faut-il prescrire comme examens ? Quels sont ceux préférables a d’autre ? La question devient plus sensible. si en revanche c’est décision font grief alors le CE est compétent. avant on devait passer par son médecin). On est dans le cœur de l’activité médicale de bonne pratique avec leur liberté de prescription. fondés sur les données acquises de la science. Pour le CE il avait là un enjeu important à décider s’il était ou non compétent et s’il voyait une décision de faire grief. ces recommandations. « eu égard au code déontologique incombant aux professionnels de santé d’assurer au patient des soins. le CE ajoute que « toutefois. La loi du 4 mars 2002 a reconnu cet accès direct au dossier médical. Ici il s’agit de la prise en charge du diabète. mais c’est une indication de bonne pratique au médecin de sa manière de soigner. visent normalement à donner au professionnels et établissement de santé des indications et orientations pour l’application des dispositions législative et règlementaire »dès lors le CE en déduit que ces recommandations n’ont pas de caractère de décisions administratives faisant grief et que par suite. Moyen : manque d’impartialité des experts qui avait siégé pour savoir quelle était la bonne pratique clinique. telle qu’elles ressortent notamment des recommandations de bonnes pratiques. (Cela marque une rupture désormais article L 711-9 toute personne a accès à son dossier immédiatement. Le CE a jugé que cette recommandation avait valeur de décision faisant grief. sur l’état de la science dont le respect s’impose aux médecins en vertu de ces obligations déontologiques. aujourd’hui la haute autorité de santé pourrait le dire. Le législateur a prévu que soit élaboré des recommandations de bonne pratique. si la forme est impérative (= décision faisant grief dont il contrôle la légalité) si elle est indicative (= s’abstient d’en contrôler la légalité). Cependant observe le conseil d’état. » à partir de là le CE relit ces recommandations et recherche si dans la façon dont la recommandation est rédigée. Peut douter de l’expertise.

Si on suit le raisonnement du conseil d’état en 2011. Depuis cet arrêt est intervenu une loi du 29 décembre 2011. L’accent est mis aujourd’hui sur la manière dont les énoncés scientifiques sont produits sur la manière dont un énoncé scientifique vient à être considéré comme vrai. en réalité cette formule donnée de la science est trompeuse car elle suggère que ces données serait un donné c'est-à-dire quelque chose qui s’imposerait à l’entendement humain. il a répondu que le ministre de la santé ne pouvait pas enjoindre au médecin de pratique. Il a opposé au parent le protocole de soin. d’expert médicaux qui entretenait des liens d’intérêts avec les entreprises pharmaceutiques intervenants dans la prise en charge du diabète. réformer. Pour signifier que c’est en réalité l’expertise (le savoir scientifique) qui produit la norme juridique. la cour de cassation a indiqué qu’en vertu du contrat qui le liait au patient. Les chirurgiens a refusé en fonction du Protocol de soin. et aujourd’hui il pourrait opposer l’obligation de bonne pratique. la situation est très différente car c’est la situation inverse : la haute autorité de santé va déterminer le comportement du bon professionnel et par conséquent dans cette configuration. Si on s’intéresse à la manière de faire (fabrique du fait scientifique) alors il est possible de prêter attention et surtout de montrer la part du droit dans la construction du fait scientifique. Entre l’arrêt de 2005 et de 2011 on observe un mouvement inverse : en 2005. Les parents refusaient les examens qui étaient trop lourd pour l’enfant. Le CE est bien placé pour vérifier le respect des procédures soumise à des exigences juridiques. améliorer la sécurité sanitaire et a cette occasion le législateur a introduit dans le code de la sécurité publique. Le CE veut contrôler la légalité de ces recommandations de bonne pratique. destinée à actualisé. . L’intérêt de cette approche est de mettre l’accent sur le processus qui conduit à ce que tel ou tel énoncé scientifique soit considéré comme vrai et comme susceptible de faire preuve. de retirer la recommandation au motif qu’elle a été élaborée en méconnaissance du principe d’impartialité en raison de la présence au sein du groupe de travail chargé de sa rédaction. Mais la question de la portée juridique du protocole de soin élaboré dans la cadre d’un réseau de santé aurait dû être posée. Le raisonnement du conseil d’état est que la haute autorité indique le comportement qui doit être celui du bon professionnel. mais les médecins disaient qu’il était interdit de pratiquer l’intervention chirurgicale sans examen. un ensemble de règle qui doivent désormais guider et être respecté à l’occasion de toute expertise sanitaire et lors de l’élaboration des recommandations de bonnes pratiques. On parle aujourd’hui de la fabrique du fait scientifique. car les médecins sont indépendants. Le CE l’a manifesté. il s’agissait d’une recommandation de bonne pratique qui avait pour objectif de mettre en œuvre un droit dont le parlement lui-même avait indiqué la teneur et la fonction est l’effectivité d’un droit fondamental. on parle volontiers d’expertise instituant. on comprend bien que le conseil d’état ce soit assuré que la Haute autorité de santé avait pleinement respecté les prévisions de la loi. Hors tous les travaux contemporains consacrés à la production des connaissances scientifiques tentent au contraire à montrer que la connaissance est une pratique sociale. Tribunal de grand instance de paris a été saisit de ce dossier. Arrêt rendu alors que l’affaire du médiator faisait l’actualité en France. Les principes d’impartialité / de transparence/ de pluralité et du contradictoire. qu’il faut un respect et des exigences de natures juridique lors de l’élaboration de la recommandation de bonne pratique. Dans un arrêt mercier. le médecin devait donner au patient des soins conformes aux données acquise de la science. donc elle prend parti sur les contours ou la consistance de l’obligation 1ere du médecin via la déontologie. (Diabète) Le CE a demandé à la Haute autorité de santé. Concrètement le CE contrôlera moins les termes même de cette recommandation que la procédure suivit lors de l’élaboration de cette recommandation. Cas : parents souhaitaient une intervention médicale sur leur enfant.médecins.

Médical : prévention. soit et de façon exceptionnel : l’intérêt thérapeutique d’autrui. qu’en cas de nécessité médicale pour la personne humaine. En matière médical c’est une situation fréquente.La personne doit avoir donné son consentement. Quand on parle d’acte. dans l’intérêt thérapeutique d’autrui. . Mais celui qui ne les suit pas est-il nécessairement fautif ? Non car il faut usage de son indépendance professionnel et application déontologique : il doit justifier qu’il avait une bonne raison de ne pas suivre les recommandations. La nécessité médical est un standard plus qu’englobant que l’intérêt thérapeutique d’autrui. soin. On assiste à une nationalisation des dépenses de santé grâce à ces pratiques médicales. où un acte serait nécessaire médicalement et est refusé par la personne ou inversement. notamment dans deux situations qui se présentent concrètement. ou à titre exceptionnel. » On peut faire 2 observations : ce texte n’exclut pas qu’il puisse être porté atteinte à l’intégrité de la personne. S’agissant de la justification. » alinéa 2 ajoute « le consentement de l’intéressé doit être recueillit préalablement hors le cas ou son état rend nécessaire une intervention thérapeutique à laquelle il n’est pas à même de consentir. mais jusqu’où peut aller le prélèvement pour l’intérêt thérapeutique d’autrui ? S’agissant du consentement : si le principe c’est le consentement. ce dernier peut ne pas être sollicité en raison de l’urgence. comment concilier ces deux conditions : nécessité médicale et consentement. elle est double : soit la nécessité médical pour la personne.L’atteinte doit être justifiée . Les prélèvements se pratiquent sur des personnes vivante et décédés. on pense actes juridiques mais ici ce n’est pas ça. mais il subordonne la licéité de cette atteinte à deux conditions : . Ici on parle d’acte matériel : examen clinique de la personne/ examen d’opératoire/ opération chirurgical. Thérapeutique c’est pour soulager une maladie.Si le médecin suit la recommandation on ne lui reprochera pas d’avoir suivi les recommandations. Qui décide de ce cas ? Le médecin seul ou bien est-ce que notre système juridique a mis en place une sorte de représentation de la personne ? Enfin. Ce qui nous intéresse est comment le droit règlemente cet acte médical et quel est le régime juridique qui donne à cet acte médical ? Ce régime juridique est définit à partir de l’article 16-3 du code civil « il ne peut être porté atteinte à l’intégrité du corps humain. Titre 1 : les actes médicaux Introduction : Les actes médicaux sont des actes pratiqués sur la personne humaine. une personne sollicite un acte alors que le médecin ne le juge pas nécessaire ? Il faut prendre en mesure la relativité des principes et voir la conciliation : là ou le législateur et le juge ajuste.

Le législateur est intervenu dans la loi du 4 mars 2002 pour instaurer un mécanisme de réparation au titre de la solidarité nationale. Arrêt Bianci le conseil d’état avait admis la réparation de l’aléa thérapeutique alors que la cour de cassation 1er chambre civil refusait cette réparation. il est ajouté expressément « ce consentement peut être retiré à tout moment. leur représentant agisse en leur nom et pour leur compte en matière patrimonial. Les juges ont fait application des règles générales de règles de la responsabilité civile ou administrative selon le lieu où le dommage s’est produit (établissement privé ou public/ médecine libéral ou service hospitalier). on verra se dessiner le droit qui construit la décision médicale. Au cœur de cette analyse. Pour un contrat on parle d’accord de volonté. qu’aucun acte médical ni aucun traitement. La décision doit être perçue comme correspondant à un processus décisionnel qui met en scène différent acteurs : le médecin. il s’agit d’un processus décisionnel qui doit nécessiter plusieurs exigences Section 1 : L’intérêt médical pour la personne §1 : Conciliation volonté de la personne/ nécessité médicale La 1ere observation qu’on peut faire en ouvrant le code de la santé publique et le nombre d’article qui prennent soin d’affirmer le nécessaire de respecter la volonté de la personne. et compte tenu des informations et des préconisations qui lui fournit. Si on se tourne vers le code civil. on tient compte de leur volonté surtout lorsqu’elle est négative. Ici la . Maintenant ce texte est totalement applicable donc ce développe une jurisprudence qui met en œuvre cette loi : permet de voir dans quel sens et comment s’articule aujourd’hui : responsabilité et réparation au titre de la solidarité nationale. ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé de la personne. les décisions concernant sa santé ». évoque le refus du soin. membre de la famille. Deuxième élément est la préoccupation du législateur d’affirmer clairement le respect de la volonté positive de la personne. parce qu’elles sont juridiquement incapable leur volonté ne produit pas de volonté juridique. La code de la santé publique insiste également sur la prise en considération de la volonté des personnes alors même qu’elle serait juridiquement incapable. Il y a une distinction des actes qui répondent à l’intérêt médical de la personne de ceux qui répondent l’intérêt médical d’autrui. car il est précisé que même les personnes mineurs ou incapables doivent être entendu. Comment notre système juridique organise-t-il aujourd’hui la réparation de ces dommages ? Question qui a été abandonné au juge jusqu’à la loi du 4 mars 2002.Chapitre 1 : le régime juridique des actes médicaux Ce sont des actes dont la réalisation peut entrainer un dommage.. et on ne peut pas revenir sur cet accord (sauf domaine de la consommation possibilité de se rétracter dans les 8 jours). Le code de la santé publique prend ces distances avec l’incapacité juridique. » enfin l’article L 1102 du code de la santé public.. Ensuite il est précisé. Le consentement dont il est question ne correspond pas au consentement qui est donné pour la conclusion d’un contrat. patient. mais également le respect de sa volonté négative : le refus de soin notamment dans l’article L 1104 de la santé: « toute personne prend avec le professionnel de santé.

Il n’y a pas d’accord de volonté au sens propre du terme. les choses sont plus complexes. sans que la personne ait à justifier de ce changement d’attitude par rapport à l’acte médical. La loi du 22 avril 2005 est venue compléter les dispositions concernant la personne en fin de vie. Pour décider que pour satisfaire a cette demande. Ex : témoins de Jehova. dès lors que cette demande risque de lui faire courir un risque injustifié. Le conseil d’état a été saisit dans un arrêt du 16 aout 2002 (arrêt de principe) et il a jugé que le médecin ne portait pas atteinte à la liberté de la personne de refuser des soins lorsqu’il accompli dans le but de tenter de la sauver par un acte indispensable à sa survie et proportionné a son état. c’est deux règles sont énoncés à l’article L 1110-5 du code de la santé publique : « les actes d’investigations ou de soin ne doivent pas faire courir à la personne de risque disproportionnés par rapport aux bénéfices escomptés. Le législateur a d’abord précisé dans quelle conditions on peut considérer qu’une personne est en fin de vie « si la personne est en phase avancée ou terminale d’une affection grave et incurable » donc c’est au moment où la situation est devenue irréversible. on fait ces transfusions. En effet ces règles de principes sont immédiatement tempérées par divers texte qui ont sinon pour objet tout au moins pour effet. le médecin respect sa volonté après l’avoir informé des conséquences de son choix. il y a un consentement donné et qui peut être retiré à tout moment. introduite dans le code de la santé publique par la loi de 2002 figuré déjà dans le code de déontologie médical. le risque c’est réalisé avec souffrance fœtal pour l’enfant. Cela ne signifie pas que le médecin abandonne la personne car ce dernier dispense alors des soins palliatifs. la personne décide d’arrêter ou limiter tout traitement. lorsqu’ils apparaissent inutiles ou disproportionnés. refus de transfusion sanguine en fonction de leur croyance personnelle. les médecins malgré ce refus. Le médecin doit invoquer l’article 16-3 du code civil et celle de l’article L 1110-5 du code de la santé public pour justifier son opposition à un acte médical sollicité par la personne dès lors que cet acte apparait inutile ou disproportionné. La 1ere de ces règles. car ce qui est en cause est la volonté de chacun en fonction de sa santé. La cour de cassation avait déduit que pesait sur le médecin l’obligation de refuser (et non la faculté) d’accéder aux demandes du patient qui exposerait ce patient à un danger sans justification thérapeutique. Le conseil d’état avait indiqué les conditions qui devaient être réuni pour que la transfusion puisse être pratiquée alors même que le patient aurait manifesté son refus. Arrêt rendu par la 1ère chambre civile le 27 mai 1998. son corps. en réalité. le médecin avait manqué à ces responsabilité professionnel : la cour a dit que le médecin ne devait pas faire courir à son patient un risque injustifié. alors que médicalement sera présenté un risque pour la patiente. On trouve dans le code de la santé publique deux règles qui autorise le médecins de faire le choix de s’abstenir bien que la personne ait formulé la demande inverse. de confier la décision aux médecins. en d’autre terme dès lors qu’il n’est pas médicalement justifié. Elle décide. L’ensemble de ces textes ont été introduit par la loi du 4 mars 2002 : on a voulu mettre la personne au centre de la santé.volonté n’est donc pas la même chose. . après quoi la patiente a intenté une action en responsabilité civile contre les médecins. Deuxième tempérament : le médecin peut au contraire prendre la décision d’intervenir quand le refus du patient de recevoir des soins met sa vie en danger. ces actes peuvent être suspendu ou ne pas être entrepris. le médecin a fait droit à cette demande. Il est dit à l’article L 1110 que si dans ces circonstances-là. Si ces conditions n’étaient pas réunis alors l’acte contraire à la volonté de la personne était illicite. la cour en déduit qu’implicitement ce texte met à la charge au médecin de refuser d’accéder à la demande la patiente. On a le sentiment que la volonté de la personne s’impose au médecin. La décision du malade est inscrite dans son dossier médical. Les tribunaux ont retenu la responsabilité du médecin. (c’est ce que dit le texte). Fait une personne avait demandé à un médecin de déclencher son accouchement.

car en fin de vie. Il est précisé que le médecin doit en tenir compte mais n’est pas lié par ces directives. Deuxième possibilité est d’organiser pour ce moment-là de la vie un mécanisme de représentation : cette personne est chargée d’exprimer notre volonté. s’il en va de la survie du patient. qui aurait pour effet d’accélérer la fin de vie de la personne. il n’est pas autorisé à prendre une initiative positive. Le législateur est intervenu dans la loi du 22 avril 2005 : loi dont l’objectif est des dispositions : sur le respect de la volonté de la personne en fin de vie. Ex : témoins de Jehova. il voulait apaiser les souffrances d’un patient. Arrêt rendu par la conseil d’état ou il était reproché à un médecin d’avoir fourni une injection. Le médecin doit respecter une procédure de consultation au cours de laquelle il recueillera l’avis de la personne de confiance et prendra connaissance des directives anticipées mais cela ne lie pas le médecin. décide ou non du suspendre ou d’interrompre un traitement d’une personne en fin de vie et inconsciente. Troisième situation : lorsque le patient n’est pas en état d’exprimer sa volonté : Il résulte des textes que la décision appartient au médecin aussi bien quand il intervient en situation d’urgence que lorsque le médecin. L’état de la législation française manifeste que sur ce point il n’y a pas véritablement de consensus. La distinction qu’opère le droit français entre suspendre un traitement ou faire le choix d’un acte positif : qui est une injection qui elle accélère la fin de vie. En France on a pris des dispositions hybrides : on peut rédiger des directives anticipées pour faire savoir quels sont nos souhaits. Cette condition mise à la formation de la volonté : réitération du refus. prendre en charge et tout faire pour éviter de blesser la personne. rien n’autorise à penser que l’intervention du médecin serait illicite si les conditions posées par le conseil d’état sont réunies. Le médecin prend la décision de suspendre ou d’interrompre tout traitement dès lors que ce traitement serait inutile. car certain auteur on fait valoir qu’il y avait une violation à la liberté. le juge peut faire cesser toute atteinte à non-respect de sa vie privée. La CC a dit que la seule atteinte constitue .Si le refus de la personne est de nature à mettre sa vie en danger. la décision pourrait encore être celle de la personne alors même qu’elle serait inconsciente et donc hors d’état de manifester sa volonté si on voudrait bien faire produire un effet juridique à ce que certain nomment le testament de fin de vie. du point de vue du droit. La circulaire poursuit et affirme que pendant ce lapse de temps le devoir d’assistance du médecin l’emporte sur le refus de soin (qui n’a pas encore été réitéré). Si le médecin a la faculté de suspendre ou d’interrompre un traitement. disproportionné ou qu’il n’aurait d’autre objet qu’une prolongation artificielle de la vie de la personne.Cet arrêt rendu par le conseil d’état a été très discuté. Le refus met la vie de la personne en danger alors même que le code de déontologie médical fixe comme 1er devoir de soigner. On a également tous la possibilité de désigner une personne de confiance et cette personne doit être consultée si nous sommes inconscients. La loi de 2005 a précisé que le malade doit réitérer son refus après un délai raisonnable. le CE a jugé pareil. laisse subsister un lapse de temps pendant lequel. . Il y a un manquement à la déontologie médicale. §2 : Le droit de chacun au respect de sa vie privé et de sa corolaire : le secret médical §2 : Le droit de chacun au respect de sa vie privée et de sa corolaire : le secret médical L’article 9 du code civil reconnaît à chacun le droit au respect de sa vie privée.

Si le système fonctionnait. article L1110-4 : toute personne prise en charge par un professionnel. Nous disposons de technologies de l’information. Le secret c’est à l’égard des tiers et non de la personne ellemême. Sauf si le patient lui demande de transmettre une information par exemple. chaque personne de la naissance à la mort devrait disposer d’un seul dossier médical informatisé. un établissement. Pourquoi le code de la sécurité social et pas le code de la santé ? car le parlement a conçu ce dossier médical personnel comme un dossier de nature à éviter les prescriptions inutiles. donc le parlement a estimé que la donation d’un dossier médical personnel pour tous les assurés sociaux contribuerait à éviter les dépenses inutiles et donnerait un gain d’efficience à l’assurance maladie. Cela a donné lieu à une décision du CC° qui a précisé comment il conçevait la conciliation entre la protection de la santé et le secret de la vie privée. il faut en tirer parti dans le domaine de la santé.en soi un préjudice qui ouvre droit à réparation. cela suppose une normalisation du langage médical qui n’est peut-être pas encore entré dans la pratique. C’est ce que l’on nomme le secret partagé. pour faire valoir des droits. Il doit porter à la connaissance du patient la diversité des traitements thérapeutiques mais aussi du diagnostic le concernant et le pronostic de sa maladie. notamment. Le législateur a fait le choix de soumettre la création de ce dossier à une autorisation de l’assuré social. Chaque médecin serait autorisé à consulter ce dossier et serait tenu de le mettre à jour. La violation du secret médicale est passible de sanction pénale. Cela suppose la constitution d’une immense base de donné de santé. dans un monde idéal. redondantes et contre indiqués pour éviter que notre système d’assurance maladie ne finance des dépenses inutiles. par contre. le législateur prend soin de prévoir la circulation possible d’information entre professionnel de santé et ceux-ci dans l’intérêt même du patient. C’est le médecin qui transmet l’information à l’assurance. ou toute autre organisme participant à la prévention et aux soins à droit au respect de sa vie privée et du secret des informations la concernant. Le code de la santé publique à pris soin de coupler droit au respect de la vie privée et secret. Les points positifs : seront regroupés dans un même fichier l’histoire médical de la personne. La loi du 14 aout 2004 avait pour objectif de rendre le système d’assurance maladie plus efficient de façon à en assurer la pérennité de ce système. Pour obtenir le bénéfice d’une assurance par exemple. Aux alinéas suivants. un réseau de santé. Si le médecin n’est pas autorisé à révéler à des tiers ce qu’il sait de son patient. a envisagé l’institution d’un dossier médical personnel informatisé pour chaque assuré social. Les dispositions du code de la sécurité sociale prévoient que tout assuré social disposera d’un dossier médical personnel. le patient doit avoir intérêt à ce que telle information le concernant soit porter à la connaissance de l’assurance. La question est devenue plus problématique quand la loi du 14 aout 2004 portant réforme de l’assurance maladie. Les difficultés : cela suppose que tous les professionnels de santé utilisent les mêmes mots pour dire les mêmes choses. la loi du 4 mars 2002 a imposé au médecin d’informer pleinement son patient. Le respect de la vie privée à pour corolaire l’obligation pour le médecin de ne pas communiquer les informations qu’il a recueilli sur son patient ou de la bouche de son patient au cours d’une consultation médicale. le médecin traitant doit . Les médecins peuvent être amenés à rédigés des certificats médicaux par la personne ellemême.

Mais du vivant de la personne l’organe est en meilleur état. Il appartient toutefois au législateur de concilier le droit au respect de la vie privée et les exigences de valeurs C° qui s’attache tant à la protection de la santé qu’à l’équilibre financier de la sécurité sociale. Ce droit requiert que soit observé une particulière vigilance dans la collecte et le traitement de données à caractère personnelle de nature médicale. Il faut que ce soit indispensable. Rester la question de la variation de la couverture des frais de santé selon que la personne refuse ou non ce dossier ? Le CC° répond que pour que ne soit pas méconnu le principe d’égalité et le principe de la protection de la santé. Le refus par l’assurer de la consultation par un professionnel de santé de ce dossier ne doit pas signifier pour cet assuré une participation financière aux frais de santé d’un montant tel qu’elle compromette son accès au soin et par la même l’exigence C° de protection de la santé de tous. Il ne s’agit pas de protéger par une mesure la santé de la population mais de prendre une mesure à l’égard de la personne elle-même à l’égard de sa propre santé. Post mortem. d’autre part. il a rappelé la finalité du dossier médical : favoriser la coordination. Depuis 46. la protection de la santé fait partie des principes à valeur C° : « la nation assure à toute personne la protection de sa santé ». Le prélèvement peut il aller au-delà du sang ? De la moelle osseuse par exemple. d’améliorer la qualité des soins. Cette formule assure des mesures de prévention de politique publique que ce soit sur le cadre de vie. de réduire le déséquilibre financier de l’assurance maladie. ou des mesures dans le cadre d’infléchir les épidémies. Un alinéa a été ajouté : l’assuré social qui refuserait serait moins bien remboursé. le législateur a opéré entre les différentes exigences constitutionnelles en cause une conciliation qui n’apparait pas manifestement déséquilibrer ». éviter les prescriptions inutiles et dangereuses. L’exposé des motifs mettait en avant que c’était pour le bon équilibre de la protection de la santé. « Considérant qu’eu égard aux finalités des dispositions contestées qui sont d’une part. Le code civil n’exclue pas une atteinte à l’intégrité du corps humain dans l’intérêt d’autrui mais cette atteinte n’est justifié qu’à titre exceptionnelle. Le CC° indique d’abord que le droit au respect de la vie privée est un droit à valeur C° qui découlait du principe de liberté proclamé de l’article 2 de la DDHC. Le CC° a considéré qu’en soi la création du dossier médical personnel n’apportait pas au droit de chacun au respect de sa vie privée une atteinte. Cette disposition a été déférée au CC°. Section 2 : l’intérêt économique d’autrui §1 . le prélèvement d’organe est constaté depuis longtemps. Le don d’élément ou de produit du corps humain Article 16-3 indique qu’il peut être porté atteinte à l’intégrité du corps humain à titre exceptionnel dans l’intérêt thérapeutique d’autrui. Le CE est susceptible de contrôler l’amplitude de la variation de remboursement et éventuellement de faire obstacle à une variation. Le CC° s’est prononcé sur la C° de sa décision. il faut mais il suffit que le montant de la majoration de la participation de l’assuré demeure raisonnable.demander si on accepte la création de ce dossier médical personnel. La protection de la santé implique la coordination des soins et la prévention de prescriptions inutiles ou dangereuses. Le CC° ne voit pas d’objection à la création du dossier médicale. Donc où . Les dons du sang ce sont toujours pratiqués. Implicitement cet article du code civil permet les prélèvements d’éléments ou de produits du corps humain sur une personne vivante ou encore permet des essais de nouveaux traitements.

. la famille A ignore tout de l’identité de la famille B : article L1231-1 : en cas d’incompatibilité entre la personne ayant exprimé l’intention de don et la personne dans l’intérêt de laquelle le prélèvement peut être opérée. Ce don croisé sera anonyme. Ex : dans la famille A une personne est disposé à donner un rein mais elle n’est pas compatible avec le receveur. L’article 16-6 indique : « aucune rémunération ne peut être alloué à celui qui se prête à une expérimentation de sa personne. l’article L231-1 indique qu’il doit s’agir de l’intérêt thérapeutique direct du receveur. L’anonymat entre donneur et receveur est respecté. à la collecte de produit de celui-ci. Le code civil affirme la nullité de toute convention ayant pour objet ou effet de conférer une valeur patrimoniale aux corps humain. Il s’agit de rechercher parmi les membres de la famille celle ou celui qui est compatible. Le code de la santé publique reprend ces dispositions et en tire toutes les conséquences en précisant que si les éléments sont susceptibles d’être prélever il faut le consentement de la personne et que ce prélèvement soit fait à titre gratuit= don. à ses éléments et produit= nullité absolue d’OP. Les personnes peuvent simplement être indemnisées pour le temps consacré ou pour les déplacements indispensables pour ces recherches.peut-on aller pour le prélèvement d’organes du vivant de la personne ? Cette question se pose surtout dans un cadre familiale. On cherche simplement à savoir si dans la famille une personne est prête à donner. Le cercle familiale Il résulte des dispositions des articles L1231-1 et suivants. A. Cette condition entraine une dérogation à la règle de l’anonymat. les frères et sœurs. ses éléments et produits ne peuvent faire l’objet d’un droit patrimoniale ». il y a lieu de rechercher parmi son entourage quelle personne est compatible. S’agissant des organes. aucun prélèvement d’organe ne peut avoir lieu sur une personne vivante juridiquement incapable (enfant mineur ou majeurs juridiquement incapable). Le cercle de famille ne va pas inclure les personnes juridiquement incapables. les grands parents. Ceci a conduit le législateur a élargir le cercle des donneurs potentiels. les oncles et tantes. Tout a été mis en œuvre pour favoriser la greffe et plus particulièrement le don. le cercle s’est élargi. il est possible d’envisagé un don croisé. donc le don de la famille A va être reçu par la famille B et inversement. La loi du 7 juillet 2011 qui a révisé les dispositions de bio étique a ajouté la possibilité de dons croisés. le conjoint. Si l’article 16-3 n’exclu pas le prélèvement d’organe. Le don d’organe dans la famille Examination du don à l’intérieur du cercle de la famille et de l’intérêt thérapeutique d’un membre de la famille : il s’agit d’un prélèvement sur une personne vivante dans l’intérêt thérapeutique du receveur. « le corps. stable et étroit depuis au moins 2 ans avec le receveur. les articles suivants du code civil affirme la non patrimonialité du corps humain. les enfants. Et progressivement. Le père ou la mère du receveur à titre principal et par dérogation. ex : rein. Preuve d’un lien affectif. il y a aussi toute personne apportant la preuve d’une vie commune d’au moins deux ans avec le receveur. le donneur et le receveur potentiel peuvent se voir proposer le recours à un don croisé d’organe. le même cas se présente dans la famille B. Quand il apparaît que la personne qui est prête à donner un organe n’est pas compatible avec le receveur. Une personne a besoin d’une greffe pour qu’elle réussisse. 1. on recherche dans un autre groupe familial une autre personne qui n’est pas compatible avec le receveur.

et le législateur dresse la liste de ces conditions : Le couple a donné naissance à un enfant atteint d’une maladie génétique. le don de moelle osseuse. ce ou ces embryons sont réimplanter dans l’utérus maternelle. oncle et tante. Quand il s’agit d’un prélèvement de moelle osseuse. Le consentement doit être donné devant le président du TGI qui doit s’assurer de la liberté du consentement et que l’ensemble des conditions posées par le code de la santé publique sont réunies. cousin. La première étape consiste à autoriser un couple à recourir à la fécondation in vitro et une fois les embryons fécondés in vitro. notamment. Article L2131-4-1 du code de la santé publique : « par dérogation le diagnostic. le prélèvement de cellules hématopoïétiques émanant de moelle osseuse est possible sur un mineurs au bénéfice de son frère ou sœur. Une fois le consentement exprimé devant le président du TGI. - . et la mère donne naissance à un enfant sur lequel sera prélever des cellules qui permettront de traiter son frère ou sa sœur. il est spécifié que le consentement doit être donné par les représentants juridiques de la personne incapable mais il est ajouté que le refus du mineur fait obstacle au prélèvement. Ce consentement est toujours révocable. entrainant la mort dès les premières années de la vie et reconnu comme incurable au moment du diagnostic. parmi les différents embryons et rechercher ceux ou celui compatible avec l’enfant déjà né et qui a besoin d’une greffe. Quand il s’agit d’un prélèvement sur un mineur le comité d’expert doit s’assurer que tous les moyens ont été mis en œuvre pour trouver un majeur compatible et que le mineur ait été en mesure d’exprimé sa volonté. Le code de la santé publique spécifie que ce comité doit apprécie la … médicale de l’opération. Le pronostic vital de cette enfant peut être amélioré de façon décisive par l’application sur celui-ci d’une thérapeutique ne portant pas atteinte à l’intégrité du corps de l’enfant né du transfert de l’embryon in utero : article 16-3. Le bébé médicament Le code de la santé publique a fait un pas supplémentaire lors de la loi de 2004 en permettant à titre exceptionnel non pas un prélèvement sur un mineur mais la possibilité de recourir à la fécondation in vitro pour donner naissance à un bébé compatible avec un enfant déjà né : le bébé médicament.2. une autorisation doit être donnée par un comité d’expert. Une fois dépisté les embryons compatible. neveu ou nièce ». Le législateur a rendu possible ce prélèvement même sur les personnes juridiquement incapable notamment les frères et sœurs. Article L1241-3 : en l’absence d’autres solutions thérapeutiques. les risques que celle-ci est susceptible d’entrainer pour le donneur ainsi que les conséquences prévisibles sur les plans physiques et psychologique. le bébé du double espoir. 3. C’est ce comité qui décide et il n’a pas à motiver sa décision. préimplatatoire peut également être autorisé quand l’ensemble des conditions suivantes sont réunies. Le comité peut avoir accès aux informations médicales concernant le donneur et le receveur. Le don de moelle osseuse Il en va différemment des dons de produits humains. Cette autorisation du législateur s’est faite à titre expérimentale mais la loi de 2011 a précisé les conditions qui doivent être réunis pour que le recours à une fécondation in vitro ne soit pas illicite.

Le consentement doit être recueilli par écrit et si la personne fait partie d’un couple. le consentement est toujours révocable. au contraire c’est l’expression de la volonté personnelle d’où une physionomie juridique particulière.- Le diagnostic préimplantatoire à pour seul objet les … ci-dessus. Il est question de pronostic vital de l’enfant. forme d’adoption au stade embryonnaire. L’examen des caractéristiques génétiques d’une personne s’est développé dans le cadre de l’assistance génétique à la procréation. Le parlement n’interdit pas ou les interdictions sont limitées mais chaque fois le législateur prend soin d’énumérés les diverses conditions pour la licéité de l’acte. B. Il faut le consentement de la médecine. Le don de gamète Le don à l’assistance médical à la procréation : le France a fait le choix de l’anonymat du don. C’est le plus souvent une assimilation artificielle ou la fécondation in vitro. les embryons surnuméraires peuvent être accueillis par un autre couple. Le CSP précise que le bénéfice d’un don de gamète ne peut en aucune manière être subordonnée à la désignation par le couple receveur d’une personne ayant volontairement accepté de procéder à un tel don. Autre question qui s’est posé : le sort des embryons surnuméraires ? il est possible de les adopter. Le code de la santé publique définit le don de gamète : c’est l’apport par un tiers de spermatozoïdes ou d’ovocytes en vue d’une assistance médicale à la procréation. Article 1610 du cc : cet examen ne peut être entrepris qu’à des fins médicales ou rechercher scientifiques. §2 : La transmission d’une information médicale à caractère familiale Le code civil règlemente l’examen des caractéristiques génétique de la personne. Egalement. Question sur le sort des embryons après une interruption volontaire de grossesse. et la possibilité de revenir sur son consentement. une indemnisation est possible pour le temps perdu. . Les deux membres du couple ont mis par écrit leur consentement. Quand un couple a eu recours à une fécondation in vitro. ce qui est rechercher c’est l’accord des volontés. Est-il possible de les utiliser pour conduire des recherches ? L’embryon permet de lutter contre l’infertilité. et on ne peut pas revenir dessus. Ici. Est-ce que de notre point de vue. ce consentement dont il est question ressemble au consentement dans le cadre de la formation du contrat ? Dans le cadre du contrat. Ce don est anonyme. le consentement doit être donné par le donneur et l’autre membre du couple pour donner. Est-il possible d’utiliser ces embryons à des fins diagnostics ? Le CSP ne l’exclue pas mais il prend soin de préciser qu’encore faut-il que la femme qui a subi une IVG donne son consentement écrit qui ne peut être sollicité qu’après l’intervention. ce consentement doit être fait par écrit et il est révocable à tout moment. Il faut l’autorisation de l’agence de la bio médecine qui doit s’assurer de la réunion de ces conditions. C’est un don donc c’est gratuit. Cet examen ne peut être fait sans consentement de la personne. il s’agit d’un formalisme écrit.

Ce qui nous intéresse c’est le sort de l’information obtenu à la suite de l’examen. le parlement a jugé nécessaire l’information des membres de la famille quand sont réunies deux conditions : L’examen des caractéristiques génétiques d’une personne doit avoir révélés une anomalie génétique grave Des mesures de prévention ou de soins pourraient être proposées aux membres de sa famille potentiellement concernée s’ils ont connaissance de ce diagnostic. où il apparait que l’un des membres du couple est porteur d’une altération d’une caractéristique génétique de donner naissance à un enfant atteinte de mucoviscidose. L’étude des caractéristiques génétiques Il s’agit de rechercher si telle personne ou tel embryon est porteur d’une altération d’une caractéristique génétique qui annonce une maladie soit parce que cette maladie ou les effets négatifs de cette maladie peuvent être pris en charge. - Quand ces deux conditions sont réunies. et il a déjà été révisé par la loi du 7 juillet 2011. si l’échographie fait redouter que l’enfant à naître soit atteinte d’une maladie ou d’une infection d’une particulière gravité reconnu comme incurable. Ce n’est pas une obligation mais une proposition faite au couple pour prévenir la naissance d’un enfant atteint de cette maladie d’origine génétique. Un certains nombres de textes sanctionnent toutes discriminations à l’embauche pour les caractéristiques génétiques. l’étude des caractéristiques génétique de l’embryon de l’enfant à naître. où une personne reproché à son cousin d’avoir tu cette information. Dépistage au sein des couple qui sont porteur sain susceptible de donné naissance à un enfant malade ou diagnostic après la naissance : anténatale. A la lecture de ce texte. Ex : dans le cadre des examens prénataux. Le code civil et le CSP règlemente l’étude de ces caractéristiques génétiques. portant révision des dispositions relatives à la bioétiques. des dispositions sont consacrés à ce dépistage dans la période anténatale ou à l’occasion de la fécondation in vitro. le médecin invite l’autre membre du couple a accepté d’être dépisté de façon à rechercher s’il est lui-même porteur de cette altération génétique. on prélève sur le talon du nouveau-né une goutte de sang pour savoir s’il est porteur de cette maladie. ex : la félicitonurie. Comment concilier le droit de chacun à la protection de sa vie privée et l’intérêt d’autrui donc des autres membres de la famille concernée ? L’AN avait considéré que la personne avait l’obligation de transmettre ces . Cette information intéresse directement le couple lui-même.Ex : avant un couple. Le parlement qui était en train de réviser les lois bio-étiques s’est saisi de cette question et à compléter le code de la santé publique : article L1131-1 introduit par la loi du 6 aout 2004. le médecin peut proposer à la femme des examens supplémentaires et notamment. A. le parlement a estimé que le droit de chacun à sa vie privée ne doit pas faire obstacle à l’information des membres de la famille. La personne chez laquelle était dépisté une altération d’une caractéristique génétique avait ou non la liberté de transmettre ou non l’information aux membres de sa lignée familiale potentiellement concerné ? le problème a suivi à l’occasion d’une émission diffusée sur M6.

Le CSP prend soin de préciser qu’un dépistage ne peut avoir lieu qu’avec le consentement de la personne. le respect de la vie privée était sacrifié au nom de la protection de la santé de la famille. C’était l’agence de la bio médecine qui recevait l’information et qui a son tour informé les membres de la famille. et il est précisé que la personne a la liberté de souhaiter connaître le résultat de cet examen ou de faire savoir qu’elle ne veut pas le connaître : donc respect de la liberté de la personne. Le comité consultatif national d’éthique qui avait été immédiatement saisi. car s’il est vrai qu’il n’a jamais exclu une ingérence possible dans la vie privée des personnes. elle peut demander à son médecin de procéder à cette information. Le médecin consulté par les membres de la famille est une agence de biomédecine. le gouvernement a proposé une réécriture de ce texte. le rapporteur a proposé une solution de nature à concilier le droit de chacun au respect de sa vie privée et l’information de la famille pour la protection de la santé. Dans cette hypothèse l’obligation qui reste à la charge de la personne : obligation de transmettre les coordonnées des membres de sa famille dont elle dispose. le texte aurait pu faire l’objet d’une censure du CC°. Ils sont invités à se rendre à une consultation génétique. En 2011. la décision qu’elle prend à une portée familiale. A lire ces dispositions. En . Quand une personne sollicite un dépistage génétique et à connaissance du résultat. Ce qui corrobore cette analyse. estimé au contraire que la transmission de l’information relever de la liberté de conscience de la personne. soit si elle souhaite conservé l’anonymat. qu’il n’y ait pas un déséquilibre. encore faut-il que l’atteinte ne soit pas disproportionnée. en éliminant du circuit d’information.informations quand ces informations étaient réunies. La personne qui n’exécuterait pas cette obligation engagée sa responsabilité civile. ce sont les dispositions qui figurent dans le code civil et qui prohibe toute prise en considération des caractéristiques génétiques. A l’article L1131-1-2 : ces caractéristiques génétiques sont autrement données. Al 2 : si la personne ne souhaite pas informer elle-même les membres de sa famille. et de faire transmettre l’information par le médecin du patient. Soit la personne prend l’initiative d’informer elle-même les membres de sa famille. Pas d’obligation de révéler son anomalie génétique. Nouvel article L1131-1-2 dans sa version du 7 juillet 2011 : al 1 : la personne est tenue d’informer les membres de sa famille potentiellement concernée dès lors que des mesures de préventions ou de soins peuvent leur être proposées. L’analyse des caractéristiques génétiques est réglementée dans le code civil et il est question des caractéristiques génétiques d’une personne. les caractéristiques génétiques font partie des éléments constitutifs de la personne dans sa singularité. En l’état. elle doit en informer les membres de sa famille ou sinon autoriser le médecin à le faire. le Parlement avait été loin. Devant la commission mixte paritaire. « l’existence d’une information médicale à caractère familiale susceptible de les concerner ». elle a la possibilité de demander à son médecin d’alerter les membres de la famille d’un risque d’altération génétique et de les inviter s’il le souhaite à un dépistage génétique. Le CCNE n’excluait pas une sanction possible de celui qui se taisait. Ce système n’a jamais réellement fonctionné. Donc la décision que prend la personne qu’elle soit positive ou négative à une portée familiale. il est question d’information à caractères familiales. En parlant d’obligation. l’agence de biomédecine. l’information médicale est transmisse de médecin à médecin mais ait conservé l’anonymat de la personne détecté. mais il fallait faire confiance à la conscience de chacun. C’est le médecin qui prend contact avec les membres de la famille en leur faisant savoir.

La loi du 4 mars 2002 a tenté d’articuler deux pensées de la réparation différentes. mais en acceptant le dépistage. Chapitre 2 : la réparation des dommages Le législateur est intervenu au moment du vote de la loi du 4 mars 2002 pour les personnes malades pour permettre et faciliter la réparation des conséquences dommageables d’actes de préventions de diagnostic ou de soins. il y a des . en fonction de la défectuosité du produit. Le législateur est intervenu en ajoutant aux mécanismes de la responsabilité civile. elle ne permet pas la connaissance d’une portée génétique qui pourrait intéresser la lignée familiale. elle accepte d’en informer la famille. notamment. une possible réparation au titre de la solidarité nationale.refusant. s’est développé une responsabilité objective qui ne repose pas sur la faute. Il existe toujours une responsabilité civile pour faute et à côté. Ex : les prothèses mammaires.

la négligence et la maladresse. cet arrêt la CC était rigoureuse au regard de la responsabilité civile à l’égard du médecin mais en même temps elle refusée la réparation de dommages qui se trouvaient réparer par la JP du CE. Donc. à savoir l’imprudence. le médecin n’est responsable qu’en cas de faute. une infection iatrogène ou une infection nosocomiale ouvre droit à la réparation des préjudices du patient et en cas de décès. » Cet article formule un principe. 2ème partie de cet article (véritable apport de la loi du 4 mars 2002) « lorsque la responsabilité d’un professionnel. en raison d’un défaut d’un produit de santé. Une exception : le cas où la responsabilité de ce médecin peut être engagée en raison de la défectuosité d’un produit de santé. - Article 1142 du code de la santé publique : la première partie de l’article « hors le cas ou leur responsabilité est encouru. Se pose aujourd’hui le problème des infections nosocomiales contracté à l’occasion d’une hospitalisation. s’était refusé de mettre à la charge du médecin la réparation de l’aléa thérapeutique : arrêt 2000. Ces critiques étaient deux ordres : Soit les auteurs reprochés à la CC son manque d’orthodoxie juridique : de pratiquer une sorte de forçage du contrat médicale. le législateur précise . de ces ayants droit au titre de la solidarité nationale. le législateur n’a pas purement et simplement repris la jurisprudence de la 1ere chambre civile. avait accepté la réparation de l’aléa thérapeutique alors que la 1er civ. d’un établissement de santé. les médecins ne sont responsables des conséquences dommageables. mais la faute délictuelle. Soit de laisser sans réparation des dommages qui étaient ressentis comme appelant légitimement une réparation. Ce qui a encore été reproché : une distorsion de la JP par rapport au CE qui depuis l’arrêt Bianci. puisqu’il précise que sont seuls responsables sans fautes les établissements de santé. En rendant. Par contre s’agissant de la responsabilité en raison de dommage résultant d’une infection nosocomiale.milliers de patientes traitées. cela engendre énormément de dépenses. Mais après avoir ouvert ce droit à réparation au titre de la solidarité. mais concernant les matériels et produits utilisés ainsi que les infections nosocomiales. Pourquoi en 2002 le législateur est intervenu ? Cette réforme est une réponse apportée aux critiques que suscitées la JP de la CC. un incident médical. sont responsable des dommages résultant d’infection nosocomiale sauf s’ils rapportent la preuve d’une cause étrangère. Dans ce cas sa responsabilité peut être engagée sans faute. Et il est également reproché d’avoir mis à la charge du médecin une obligation de sécurité et résultat non pas générale. Ce qui avait pour effet d’étendre les cas où la responsabilité médicale pouvait être engagée. d’acte de prévention. il y avait une différence si le patient se faisait opéré dans un établissement public et dans un établissement privé. ou d’un producteur de produit n’est pas engagé. Ce qui a été reproché aussi c’est d’avoir retenu à titre de faute ce qui caractérise non plus la faute contractuelle. Il était reproché à la CC d’avoir mis ou de mettre à la charge du médecin une obligation d’information très étendue. de diagnostique ou de soin qu’en cas de faute » alinéa 2 « les établissements de santé. Si un médecin voit sa responsabilité engagée en raison d’une infection nosocomiale encore faute il rapporté la preuve de sa faute : non-respect des règles d’inepties. cela à conduit le législateur a ajouter un volet à cette loi consacré à la réparation des actes dommageables : article L1142 et suivants CSP. en mettant à la charge du médecin des obligations qui n’avaient pas leur place dans le contrat médical.

sur un professionnel de santé ou sur l’ONIAM. cette commission recherche sur qui doit porter le poids de la réparation. Les conditions et le régime sont directement fixés par les dispositions du code de la santé publique.immédiatement les conditions qui doivent être réunies pour que le patient puisse obtenir une réparation au titre de la solidarité nationale : Le fait que la responsabilité civile ne puisse pas être engagée (condition négative. La loi du 4 mars 2002 a élargi les possibilités d’indemnisation des dommages causés par un acte de prévention. cette loi de 2002 a institué une procédure de règlement amiable qui permet de faire l’économie d’un procès qui est toujours long. tous les professionnels de santé. de diagnostique ou de soin. l’ensemble du contentieux : tantôt l’ordre administratif. soit pour le patient une conséquence anormale au regard de l’état de santé du patient et de l’évolution prévisible de celui-ci. » une faute par conséquent doit être prouvé. la responsabilité du médecin est une responsabilité pour faute. de diagnostique ou de soin. c’est une procédure en deux temps : La victime du dommage ou ces ayant droit saisit une CRCI (= commission régionale de conciliation et d’indemnisation). si l’ONIAM a indemnisé. quel que soit leur statut juridique . Pour faciliter et accéléré la réparation. En outre il faut que 3 autres conditions soient réunies : Il faut que ce soit un dommage directement imputable. L’assurance maladie va couvrir un certain nombre de frais. les règles sont les mêmes. cas de responsabilité en cas de défectuosité du produit. Il y a une exigence de causalité Il faut que ce dommage. notamment le seuil de gravité fixé par la loi laisse hors du champ de la solidarité nationale. mais que cela ne signifie pas pour autant que tous les dommages sont réparés. - Les articles suivant précise que l’ONIAM peut exercer une action subrogatoire. selon les situations soit elle demande à la compagnie d’assurance d’indemniser au titre de l’indemnité civile soit elle transmet de dossier à l’ONIAM en lui demandant d’indemniser. . Désormais. un nombre non négligeable d’accident médicaux. cette responsabilité ne procède plus du contrat. mais de la loi. puis des assurances complémentaires et on peut ne pas exclure que la personne ait sa propre assurance en matière de santé qui est susceptible de jouer. notamment parce que la compagnie d’assurance fait défaut. Il faut que ce dommage présente un caractère de gravité. qu’il s’agisse d’un médecin libéral ou d’un médecin exerçant dans le cadre d’un établissement public de santé. - Section 1 : La responsabilité civile du médecin La loi du 4 mars 2002 l’a rappelé. à un acte de prévention. L’ONIAM est subrogé au droit du patient et peut agir pour récupérer les sommes qu’elle a versées. La 1ere chambre civil de la cour de cassation a tiré les enseignements de cette loi dans un arrêt du 4 janvier 2005 ou elle rappelle que « la responsabilité du médecin est subordonnée à la preuve d’une faute commise dans l’accomplissement de l’acte médicale. Ici la cour casse la décision des juges du fonds au motif qu’aucune preuve d’une faute n’avait été rapportée par les juges du fonds. qui montre le caractère subsidiaire de la réparation). La question reste de savoir si on aurait pas intérêt a soumettre l’ensemble de la juridiction. tantôt les juridictions civiles. il s’agit d’une responsabilité légale qui s’applique indirectement a tous les médecins. Comment le législateur réparti la charge des dommages consécutifs à un acte de prévention de diagnostique ou de soin ? Une partie est prise en charge par les compagnies d’assurances.

La volonté d’une personne d’être tenu dans l’ignorance d’un diagnostic ou pronostique doit être respecté sauf lorsque les tiers sont exposés à un risque de transmission. Cette information incombe à tout professionnel de santé dans le cadre de ces compétences et dans le respect des règles professionnelles qui lui sont applicables.La cour de cassation et le CE font-ils la même lecture des règles ? Ils ont harmonisés leur jurisprudence §1 : La faute médicale A. En réalité a cette règle de principe sont directement apportés deux exceptions :  La personne ne peut pas être tenu dans l’ignorance d’un diagnostic ou d’un pronostique en cas de maladie transmissible : le médecin doit informer la personne alors même qu’elle ne le voudrait pas. Donc le législateur dit que c’est au patient de décider.  Le code de déontologie médicale indique que le médecin peut taire au patient un diagnostic grave s’il estime en conscience qu’il est de l’intérêt du patient de ne pas connaitre ce diagnostic. Cet article a été très critiqué par les associations d’usagé.Le contenu que la cour de cassation et la loi ont donné Cette obligation a une double dimension. que toute personne a le droit d’être informé sur son état de santé. en résulte des séquelles pour le patient. Il y a une volonté du législateur d’information des personnes et en même temps. qui peut décider de savoir ou non et ce n’est pas au médecin de décider. Le médecin devaitil informé ? c’est la question de l’obligation de l’étendu de l’information du médecin. Malgré cela lorsque le code de la santé public a été re-codifié et que le code déontologique a été inscrit dans la partie règlementaire du code de la santé publique. a supposer qu’il . Le patient a accepté la coloscopie. donc ce dernier a accepté ce geste médical dans l’ignorance.Le défaut d’information 1. La loi du 4 mars 2002 s’inscrit à l’encontre de cela en reconnaissant un certain nombre de droit au patient. Information sur les traitements possibles et les risques attachés au traitement possibles : Par exemple un médecin propose à un patient une coloscopie mais il ne l’informe pas des risques inhérent à ce type d’examen : risque de perforation de la paroi intestinale. Le médecin doit respecter cette volonté de la personne. Ce qui est à l’origine de l’essentiel du contentieux : les risques inhérents au traitement possible. c’est la personne elle-même qui peut décider qu’elle préfère ne pas savoir. elle concerne d’abord l’état de santé du patient et ensuite les traitements possible. Est-ce que le patient peut mettre en cause la responsabilité civile du médecin alors qu’il n’y a aucune discussion sur la pertinence médicale de la coloscopie ? Ce fut la source d’un contentieux important et de 3 revirements de jurisprudence : Il n’y a pas de faute médicale au sens propre du terme mais le médecin n’avait pas informé le patient de ce risque. et malgré cela subsiste cette possibilité pour le médecin de se taire sur le diagnostic. le texte n’a pas été modifié. En réalité elles ne posent pas du tout le même type de question juridique L’information sur l’état de santé de la personne : L’article L 1111-2 du CSP dit. lors de cette dernière la paroi est endommagée.

claire et appropriée sur les risques graves afférent aux investigations et soins proposés et n’est pas dispensé de cette obligation par le seul fait que les risque ne se réalisent qu’exceptionnellement. la cour décidé que le médecin devait informer le patient des risques inhérents à l’acte médical sauf « s’ils sont de ceux qui ne se réalise qu’exceptionnellement ». La cour de cassation a fait un pas en arrière dans les années 2000 en disant qu’il n’y avait lieu à aucune réparation s’il était très vraisemblable que même informé du risque inhérent à l’intervention le patient aurait tout de même accepté cette intervention. avant sur le fondement de l’article 1315. Puis en 97 toujours sur le fondement de l’article 1315 elle a jugé exactement le contraire : parce que l’article 1315 comporte 2 alinéas. Ces éléments sont essentiellement l’absence d’autre possibilité thérapeutique. En l’espace de 3ans : 97-2000 la cour a opéré 3 revirement majeur : sur le terrain de l’étendu de la réparation/ terrain de la preuve/ puis pas en arrière la cour de cassation a verrouillé le contentieux en disant que ce n’était pas la peine d’intenter une action en responsabilité civile. La cour de cassation en pareil hypothèses. Cet arrêt de 97 a été un arrêt très médiatisé. le médecin dit la 1ere chambre civil. La situation pathologique du patient pour la cour de cassation. La chambre civil a retenu la faute du médecin. Et se pose la question du préjudice juridiquement ou non réparable. en considérant que la surdité d’un enfant était imputable à la faute du médecin. aucun préjudice n’est réparable. elle parle de l’ensemble des risques quelle que soit leur conséquence et leur périodicité. Revirement le 7 octobre 98. que ce risque ne se soit pas réalisé parce qu’informé. 2.est du le faire. le contentieux a été un contentieux extrêmement peut important. le fait que la patient soit malade et le fait qu’il n’y ait pas d’autre alternative thérapeutique rendait très vraisemblable qu’il aurait accepté l’intervention alors même qu’il aurait été informé des risques. La loi du 4 mars 2002. Jusqu’à cette date. .La charge de la preuve et le préjudice réparable A qui incombe la charge de prouver le défaut d’information ? Est-ce au médecin de prouver qu’il a correctement exécuté son obligation ? La cour de cassation a opéré un revirement dans un arrêt du 25 février 1997. La 1ere chambre civil de la cour de cassation a listée une série d’élément permettant au juge du fond de conclure que même informé le patient aurait tout de même accepté et donc le risque ce serait également réalisé. elle considérait que c’était au patient de prouver l’inexécution d’information par le médecin. La cour de cassation n’a pas écarté la possible réparation par le médecin. Comment le médecin peut prouver qu’il a correctement rempli son obligation : preuve par tout moyen a répondu la cour de cassation. Aussi longtemps que la cour de cassation a exigé que ce soit le patient qui prouve le défaut d’information. Il était très difficile au patient de prouve que le médecin leur avait dissimulé les risques inhérents à l’acte médicale. Depuis cet arrêt se sont développés des documents écrits qui doivent être signé par le patient. qui va se terminer à l’absence de réparation. donc ce dernier a été tenu de rembourser l’entier préjudice du dommage corporel. Concernant l’étendu de l’obligation d’information : La cour de cassation a opéré un revirement de jurisprudence dans un arrêt du 7 octobre 1998. Hors la réparation d’une perte d’une chance correspond à la réparation d’un préjudice bien moindre que la réparation du dommage corporel dans son intégralité. il aurait refusé l’intervention. dans le code de la santé publique qui définit le droit à l’information du patient. Le patient ne peut prétendre qu’à la réparation de la perte d’une chance. qui dit qu’il a bien été informé des risques. se pose la question de la preuve du défaut d’information : a qui incombe la charge de la preuve. est tenu de donner au patient une information loyale.

La cour de cassation a pris position sur la nature de l’obligation : c’est une obligation de moyen (et non de résultat). Ex : le sort de l’aspirine : longtemps considérée comme un médicament formidable. c’est à mettre en relation avec une montée en puissance d’une responsabilité sans faute. ex : dans un arrêt du 6 juin 2000 on peut lire en chapeau « l’obligation pesant sur un médecin est de donner à son patient des soins conformes aux données acquises de la science » la cour a ajouté « En l’étant des données à la date des soins ».Dans un arrêt du 3 juin 2010. B. Cela n’a jamais été le projet de la chambre civil qui avait pris soin de préciser que c’était en matière d’infection nosocomial ou s’agissant des produits et matériels utilisés. c'està-dire que les données scientifiques évoluent au fils du temps. la cour de cassation tire toutes les conséquences du caractère fondamental du droit à l’information. le non-respect du devoir d’information qui en découle pour le médecin. cause à celui auquel l’information était légalement du préjudice que le juge ne peut laisser sans réparation. Le patient a le droit d’être informé des risques inhérents aux investigations. Mais il y a des aspects secondaires de l’aspirine : notamment provoqué des allergies. et conforme aux données acquises de la science. sauf que dans la cadre des études des évaluations médico-économique auquel se livre la haute autorité . Cela a provoqué des discussions doctrinales. 16-3 du code civil et 1382. S’agissant du geste médical proprement dit. Le marché de l’aspirine s’est effondré. Mais la cour de cassation est restée fidèle à cette définition de l’obligation au soin. de résultat en ce qui concerne les matériels qu’il utilise pour l’exécution d’un acte médical d’investigation ou de soin. donc on ne prescrit plus d’aspirine.La nature de l’obligation Arrêt mercier du 20 mai 1936 : la cour de cassation a dit que le médecin était tenu non pas de guérir le patient mais de lui donner des soins consciencieux attentifs. arrêts invoqué en introduction : en 1999 la cour de cassation comme en 1936 avait indiqué que le médecin était tenu vis à vis de son patient. Désormais c’est les paracétamols. 2. Mais le 88 novembre 2000 la cour de cassation a mis un terme à l’agitation doctrinale en disant que la réparation des conséquences de l’aléa thérapeutique n’entre pas dans le champ des obligations dont un médecin est tenu à l’égard de son patient. traitements ou action de prévention proposés. La question a rebondit à la suite de la série d’arrêt rendu par la cour de cassation en 99. La cour de cassation a utilisé la formule d’obligation et de résultat. Au visa des articles 16.Le médecin donne des soins conformes aux données acquises de la science : Arrêt Mercier qui a pour la 1ere fois employé cette formule. dans le champ de la défectuosité des produits. la cour de cassation s’en tenais à une obligation de moyen et écarté l’obligation générale de résultat (= sinon est ce que le médecin aurait été tenu de réparer l’aléa thérapeutique ? oui il l’aurait été).Le manquement à l’obligation de soin 1. favoriser des hémorragies etc.Le contenu de l’obligation de soin proprement dite Il est double a. La cour de cassation avait employé cette formule s’agissant des produits utilisés par les médecins à l’occasion d’un acte médical. Renversement de la situation : dans le cadre de la pédiatrie on prescrit du paracétamol. ou de la décision médicales proprement dite. en matière d’infection nosocomial. « dont il peut se libérer qu’en rapportant la preuve d’une cause étrangère » : deux arrêts rendus le 1er : 9 novembre 99 et l’autre le 29 juin 99. d’une obligation de sécurité.

Dans un arrêt du 13 mai 59. il est apparu que pour une pathologie donnée. il faut faire une distinction : est-ce que le médecin s’est écarté des données acquises de la science par ignorance ou par négligence ? A ce moment la faute est retenue. Sa déplace la responsabilité mais dans quel sens ? Deuxième élément de la jurisprudence : le médecin n’est pas fautif si le geste médical qu’on lui reproche de ne pas avoir pratiqué n’était pas encore une donnée acquise. Comment en tirer une connaissance généralisée ? C’est l’outil statistique qui va permettre de dire quelle est l’intervalle de confiance : jusqu’à quel point peut-on faire confiance à cet essai conduit à une échelle limité. Donc le bon professionnel est celui qui suit cette stratégie médical jugée à un moment donnée comme optimale. il s’agit d’une jurisprudence ancienne. car il n’a pas ignoré les données acquises de la science. suivre la technique majoritairement reçu exclu toute faute. On parle maintenant d’une médecine fondée sur des preuves. Cette tendance jurisprudentielle devrait se confirmer avec les recommandations de bonne pratique. Initiative des médecins. Une recommandation internationale a fait reconnaitre que le principe actif de l’aspirine était aussi efficace que le principe actif jusqu’ alors prescrit alors que l’aspirine valait 6 euros. Incitation de l’assurance maladie a une prescription de l’aspirine hors autorisation de mise sur le marché. Comment sont déterminées les bonnes pratiques professionnelles ? b. un accord de bon usage des soins au terme duquel. Faut-il en déduire que le médecin commet une faute chaque fois qu’il ne respecte pas les pratiques courantes ou majoritairement suivit ? Se pose la question de l’attitude du médecin au regarde des bonnes pratiques professionnels telles qu’elles ont pu être exprimée ? En réalité si on se réfère à la jurisprudence. la moindre efficacité médicale pour le moment n’a pas été démontrée. les médecins prescrivent de l’aspirine et à d’autre moment au contraire les médecins sont invités à ne plus prescrire d’aspirine.Des soins ne faisant pas courir au patient un risque de risque disproportionné. Le conformisme n’est pas fautif. a été signé entre les organismes d’assurances maladie et les syndicats représentatifs des médecins. correspond une stratégie de prise en charge du patient optimal. parce qu’il y avait une autre alternative thérapeutique possible.de santé. dont le prix était plus élevé. La cour de cassation n’a pas retenu la responsabilité du médecin. Il a été reproché au médecin sa négligence. et en contrepartie de cette économie réalisé par l’assurance maladie. On procède par expérimentation : on prend deux groupes de personne : un malade et un de volontaire sain. Derrière ces données de la science : comment se constitue les données de la science médicale ? Les données ne sont pas un donné. on leur donne le même traitement et l’expérimentateur observe. Il apparait que le médecin ne commet pas de faute. Sont élaborés des protocoles de soin. dont la moindre utilité médicale. Ex : la responsabilité du médecin a été retenue : il s’agissait d’un médecin auquel était reproché de ne pas avoir suivi les méthodes de nettoyage et cela avait provoqué une infection nosocomiale chez le patient. ou est-ce que le médecin s’en est écarté. un certain nombre d’étude internationale avait fait apparaitre que la prescription de l’aspirine était aussi efficace que la prescription d’une autre molécule : le chloriprogrel (30 euros). il était reproché à un dentiste d’avoir insensibilité son patient à travers l’œil. Comment passe-t-on du groupe à la population ? La médecine à partir de donnée évidente : ces données sont construites. Autre exemple : à l’occasion d’un accouchement il a été reproché à la sage-femme de ne pas avoir utilisé les méthodes modernes ce qui aurait permis de diagnostiquer une souffrance fœtale. Selon les contextes. les médecins s’engageaient à prescrire de l’aspirine de préférence à l’autre principe actif. parce que les juges du fond ne seraient reprocher à un médecin . ou reçue par la communauté scientifique du moment. La pensé médicale considère qu’à chaque maladie/ pathologie. C’est ça la notion de bonne pratique professionnelle. n’engage pas sa responsabilité dès lors qu’il a privilégié une technique majoritairement admise. une partie de cette économie réalisé serait reversée au médecin.

soit à une intervention chirurgicale sans : que l’une de ces alternatives thérapeutiques puisse être privilégiée ou au contraire déconseillée. Les bonnes pratiques font se développer. propre à la personne malade. » Par conséquent les juges du fonds et la cour de cassation ont considéré que le fait de choisir une des branches. elle guide les médecins dans leur stratégie thérapeutique mais cela ne dispense pas de tenir compte du risque. Les juges s’assurent que le médecin a tenu compte pour apprécier si le risque était ou non disproportionné. ou encore le médecin qui s’est entêté : arrêt qui représente un moment de la médecine. qui n’ont jamais été observé. Il y a une liste d’affection : longue durée avec les actes médicaux de prescription médicamenteuse. une intubation ». ce n’est pas en raison d’accident. le médecin n’avait fait qu’exercer sa liberté thérapeutique. Cet dimension est intéressante notamment dans un arrêt rendu par la cour de cassation les juges ont retenu que le médecin avait fait courir au patient un risque injustifié. qu’en 1989. le médecin a fait preuve d’une faute caractérisée en négligent systématiquement conformément à l’avis hasardeux d’une minorité dissidente de recourir à une sonde. entre les médecins qui pratiquait l’homéopathie. se trouve décrite dans la littérature médicale et que si elle est délaissée. d’une idée qui travers l’ensemble du droit : exigence de proportionnalité : il s’agit d’une mise en balance d’un bénéfice escompté de l’intervention médicale et les risques auxquels se traitement expose le patient. trait biologique. Comment apprécier les risques auxquels l’intervention expose le patient et à ce stade. Dans le code de la santé publique. on reconnait qu’il y a un aléa. mais il a expérimenté de manière déraisonnable un traitement sur un patient alors que l’expérimentation est strictement règlementé (il faut le consentement de la personne). On retrouve la mise en œuvre d’une exigence. L’intérêt de ce deuxième aspect de l’obligation de soin est de faire intervenir la prise en considération de la singularité de chacun. dans la partie législative depuis la loi du 4 mars 2002 il est dit explicitement que le médecin ne doit pas faire courir au patient un risque disproportionné. de ces autres maladies possibles. de ces antécédents médicaux. Le patient fait valoir que pour ce type de situation pathologique on recourt plutôt à un plâtre qu’à une intervention. Dernier exemple : la faute a été retenu : il est reproché au médecin non pas d’avoir fait usage de la liberté que lui donne la diversité de technique. car ce patient cardiaque était plus exposé qu’un autre. la cour a considéré que le médecin n’avait pas intégré dans son raisonnement la singularité. Le médecin a-t-il manquait au données acquises de la science ? Les juges du fonds ont dit qu’ »il résulte du rapport d’expertise. Le médecin peut suspendre et interrompre un traitement s’il s’avère que la situation médicale est devenue irréversible. Arrêt du 6 juin 2000 la cour de cassation rappel qu’il appartient au médecin de donner des soins consciencieux conforme aux données acquises de la science. mais pour ce motif que les malades ne l’accepte pas sans appréciation. quant à ces résultats espérés. de son état pathologique. il a mal réagit à une anesthésie ou bien parce que ce patient compte tenu de ces antécédents médicaux était susceptible de moins bien supporter tel ou tel traitement. de l’âge du patient. Il y a eu une intervention chirurgicale. Arrêt du 27 mai 98. il a été reproché au médecin d’avoir suivi cette stratégie thérapeutique là. mais une personne. intervient la prise en considération de donnée. En face du médecin ce n’est pas une maladie. « En présence de l’avis unanime des médecins allopathe et de la division existent entre les tenant de l’école homéopathique. les données acquises de la science autorisaient le recours soit à une immobilisation plâtrée. date des soins prodigués par les deux médecins. Ex : aspirine si en réalité il . On ne réagit pas de la même façon. Hors le fait de dire que c’est une obligation de moyen. A ce stade de la mise en balance des bénéfices et des risques que les tribunaux invitent les médecins a préserver cette prise en considération de l’individualité de chacun.d’avoir recouru à une méthode abandonnée dès lors qu’ils ont relevés que d’après les experts cette méthode existe. qui tient à notre singularité physiologique : sexe. Le traitement limité qu’à administré le médecin ne serait être considéré comme conforme aux données actuellement acquises de la science.

le conseil ajoute que « la faute caractérisée ne se confond pas avec la faute lourde. la mise en œuvre de la responsabilité d’un professionnel de santé. il doit subsister une marge d’appréciation du médecin. L’intérêt général est un standard. ce texte limité les conditions d’exercice de la responsabilité civile. 3. texte dont il résulte notamment « lorsque la responsabilité d’un professionnel.s’avère que le patient est allergique à l’aspirine. en relation de causalité avec le préjudice subis.L’activité des médecins : la question des diagnostiques Dans 2 arrêts rendu dans les années 2008 et 2010. celui par la faute duquel il est arrivé à le réparer. le législateur a entendu prendre en considération en l’état des connaissances et des techniques. la cour de cassation précise que le préjudice subis est un retard de diagnostic qui a fait perdre au patient une chance étant représenté et pouvant résulter de la prescription d’un traitement approprié. Il résulte dit le conseil constitutionnel de ces dispositions qu’en principe. le législateur peut apporter des exclusions ou des limitations à condition qu’il n’en résulte pas une atteinte disproportionnée au droit des victimes d’actes fautifs. « Que toutefois. l’atténuation apportée aux conditions dans lesquels la responsabilité médicales peut être engagée n’est pas disproportionnée ». les difficultés inhérente aux diagnostiques médicales prénatales. Le législateur est intervenu pour mettre un terme à l’arrêt Perruche : responsabilité du médecin à la suite d’un handicape non vu pendant la grossesse. Le conseil dit « En subordonnant à l’existence d’une faute caractérisé. le parlement. les parents peuvent demander une indemnité au titre de leur seul préjudice. puisse être présumé ou déduite de simple présomption ». Sorte d’équilibre entre la médecine d’épreuve et la clinique. Il appartenait au conseil constitutionnel de se prononcer sur la constitutionnalité de ce bornage de la responsabilité civile : logiquement ça a amené le conseil a se demander quelles étaient les bases constitutionnelles de la responsabilité civile. de ne pas avoir recouru à l’aide de tiers compétent ou de concours approprié. Qui invite et oblige le médecin à intégrer la singularité de chacun. le gouvernement avait présenté un amendement a la loi du 4 mars 2002 : texte dans le code de la famille et action sociale. lorsqu’elle s’explique par la complexité des symptômes et la difficulté de leur interprétation. En soit l’erreur de diagnostic n’est pas nécessairement une faute. Donc ces bonnes pratiques ne sont pas obligatoires. le conseil s’est prononcé dans une décision du 11 juin 2010. la loi. Autre illustration : arrêt du 25 novembre 2008 : la cour de cassation reproche à un médecin dans la période prénatale. . (Code civil de 1804). ouvert. la liberté doit se concilier avec la liberté générale : motif d’intérêt général. et les médecins pouvaient demander indemnité au nom de l’enfant. en présence d’un doute diagnostique. » Le conseil constitutionnel ajoute « a cette fin il a exclu que cette faute. » ce texte a été soumis au conseil constitutionnel (non au moment du vote de la loi) en 2010. A l’occasion du vote du 4 mars 2002. le diagnostic rendu impossible par des négligences notamment par l’omission d’un examen de routine est constitutif d’une faute. il souligne que le législateur était parfaitement habilité et à la liberté d’intégrer dans la législation les difficultés inhérentes à ce type de diagnostic anténatal. ajoute la cour de cassation. la faculté d’agir en responsabilité ne fait pas obstacle à ce que le législateur aménage pour un motif d’intérêt général les conditions dans lesquelles la responsabilité peut être engagée. une notion à compte tenu variable. En revanche. » Enonciation de l’article 4 de DDCH puis interprétation de cet énoncé constitutionnel. Le conseil considère que le principe est stipulé dans l’article 4 de la DDHC (=principe de liberté de 1789). la cour de cassation a pris soin de précisé s’agissant du diagnostic : 30 septembre 32010 : l’erreur de diagnostic ne saurait constituer une faute. » « Dans l’exercice de son pouvoir souverain de décision et d’appréciation. tous faits quelconque de l’homme qui cause à autrui un dommage oblige. ce n’est pas la bonne pratique professionnelle. ou d’un établissement de santé est engagé vis-à-vis des parents d’un enfant né avec un handicape non décelé pendant la grossesse à la suite d’une faute caractérisée. par suite eu égard à l’objectif poursuivit. En soit l’aspirine peut se révéler objectivement aussi efficace que l’autre principe actif mais certaine personne peuvent être allergique à l’aspirine.

Le conseil constitutionnel dit que la faute caractérisé est en dessous de la faute lourde. Preuve de la maladresse : arrêt résume la position est un arrêt du 23 mai 2000. Tout médecin à l’ occasion d’un acte médical peut commettre une maladresse. Le dommage ne peut pas être mis au compte du médecin car l’aléa thérapeutique n’engage pas sa responsabilité. qui est assimilable à l’intention. La CC invite les juges du fonds à se demander si la nature de l’acte. il est dit que « lorsque la réalisation d’une intervention médicale n’implique pas l’atteinte à la personne du patient qui s’est produite au cours de l’opération. un patient a été blésé gravement à la lèvre. ainsi que la question de la preuve. donc le médecin sera tenu responsable. La faute lourde dans les relations du travail : licenciement sans préavis. ils ne leur avaient pas dit que le résultat de ces échographies était affecté de la marge d’erreur habituelle pour ce type d’examen. En 2000 la cour de cassation a dit que l’aléa thérapeutique ne peut pas être mise au compte du médecin. La cour de cassation dans un arrêt du 7 janvier 97 et du 30 septembre 97. La CC dans l’année 2008. Ex : à l’occasion d’une extraction dentaire. La cour administrative d’appel a commis une erreur en jugeant que le patricien avait commis une faute qui par son intensité et son évidence doit être regardée comme caractérisée.Le conseil d’état en a tiré des enseignements : que recouvrait la faute caractérisé ? Comme la définir ? Il y a eu une discussion concernant la notion de faute caractérisé. la limite de la responsabilité civile. §2 : Lien de causalité Cette maladresse est préjudiciable au cours d’une intervention chirurgicale. sans indemnités lorsque le salarié a commis une faute lourde. c’est donc une réparation au titre de la solidarité nationale. a écarté l’exigence d’une maladresse caractérise et à énoncé très clairement que toute maladresse d’un praticien engage sa responsabilité et ajoute la cour de cassation « ce qui est par là même une façon de dire que la maladresse qui est une faute et que cette faute est exclusive de la notion de risque inhérent à un acte médical ». il s’agissait d’un médecin qui s’était abstenu d’informer les parents que bien que les échographies n’aient fait apparaitre aucune anomalie. la faute du patricien ne peut être écarté que s’il existe une anomalie rendant l’atteinte inévitable pour réaliser l’intervention » ce qui est décisif est le fait de savoir si le patient présente une anomalie ou une prédisposition qui explique le dommage. D’où ce qui devient centrale sont les prédispositions du patient : on bascule entre responsabilité civile et solidarité nationale. S’il y a maladresse il n’y a pas aléa thérapeutique. Le conseil d’état dans un arrêt du 19 février 2005 a considéré qu’il fallait se placer sur le terrain de la gravité. il ne peut être réparé qu’au titre de la solidarité nationale.Les fautes : caractérisées et la maladresse. Mais la responsabilité civile va jusqu’à la maladresse au-delà c’est l’aléa thérapeutique. La responsabilité civile va jusqu’au geste maladroit puis au-delà c’est l’aléa thérapeutique. un dommage. Est-ce que la maladresse engage forcément la responsabilité du médecin ? Faut-il exiger une maladresse caractérisé ? Que le bon médecin n’aurait pas commis. implique ou non une atteinte. Elle a énuméré des actes qui implique ou non la réalisation d’un dommage. Alors en principe aucun dommage n’aurait dû avoir lieu. Est-ce que toute maladresse engage la responsabilité du médecin ou doit-elle être caractérisé ? Comment prouver la maladresse ? Se dessine en réalité la frontière. et non au compte de la solidarité nationale. 4. la CC retient la faute du praticien au motif qu’il résulte des rapports . a rendu une série d’arrêts dans lesquels elle a pris soins de préciser la démarche que les juges du fonds devait faire lors d’une maladresse.

Quelques semaines plus tard. il a manqué à son obligation professionnelle. Le médecin a commis une faute. La loi du 4 mars 2002 . comment s’apprécie le préjudice réparé ? on évalue l’entier dommage corporel et il y a une partie qui équivaut aux chances perdues. pour se prononcer sur la causalité. Si le juge impute au médecin la réparation de la perte d’une chance. ce dommage est imputable à la maladresse du médecin à moins que soit établit soit une prédisposition du patient soit une anomalie qui expliquerait que ce geste exploratoire ait été l’occasion d’un dommage corporel. §1 : Les indemnisations mises à la charge de l’ONIAM A. les patients qui sont correctement pris en charge. les juges ne peuvent pas reconstituer ce qu’il s’est produit. qu’on ne peut pas être certain que même correctement pris en charge le patient serait décédé. Mais comme on est sur le terrain des statistiques. pour se prononcer sur la causalité. les rapports d’expertise avait fait apparaître que le patient présenté une anomalie rare et indécelable et qu’elle rendait inévitable. On ne pouvait pas mettre au compte du médecin un dommage qui s’expliquait par l’anomalie du patient. C’est une preuve. Ce raisonnement a été critiqué par la doctrine. Comment prouver qu’un fait négatif à contribuer à la réalisation d’un dommage corporel ? un médecin n’était pas présent au service des urgences. car la réparation de la perte d’une chance ne faisait que manifester le doute du juge quant à l’existence d’un lien de causalité entre la faute et le dommage. c’est difficile. La réparation de la perte d’une chance dans le milieu médical. la question de la preuve de cette faute se présente sous un angle différent. Il faut que soit établie l’anomalie du patient. Section 2 : l’indemnisation au titre de la solidarité nationale Article L1142 qui rappelle la mise en œuvre de la responsabilité civile des personnels de santé et ajoute que quand le patient ne peut pas obtenir réparation au titre de la responsabilité civile. La CC dit qu’il résulte de l’état actuel du rapport médical. le juge doit imaginer ce qui se serait produit si le médecin avait agi. La CC dit que s’il y a un dommage corporel qui s’est réalisé. il faut prouver un fait négatif. C’est une sorte de confusion qui s’opère entre ce qui relève de la causalité et de la faute. on ne peut pas affirmer à 100%. ne décèdent pas.d’expertise que cette atteinte n’était pas impliquait par la nature de l’acte médical donc par l’extraction dentaire. occupe une place plus importante que dans le milieu de la responsabilité civile. Quand on est sur le terrain de la négligence. et compte tenu de sa nature. il peut obtenir réparation au titre de la solidarité nationale si le préjudice présente un certain degré de gravité. Dans un autre arrêt la faute du médecin a été écartée. donc ils doivent se demander ce qui se serait produit si le médecin avait agi. l’atteinte dont il se plaint. Quand on est en présence d’une abstention. Mais il a quand même perdu une chance de guérison. Comment prouver que ce retard est juridiquement à l’origine du décès ? Les repères sont les statistiques médicales qui disent que dans cette situation pathologique précise. Selon le type de faute reproché au médecin. Ce sont les expert qui indiquent aux juges si le patient présente une prédisposition ou anomalie qui rendait le dommage inévitable et sur la cause du dommage. Pour la prof. elle raisonne dans les mêmes termes pour la coloscopie qui est un acte à visé exploratoire. il a mis du temps à venir et entre temps le patient est décédé. cet acte n’implique pas une atteinte aux parois des organes examinés. il a été appelé.

B. ceci dans le prolongement de la JP Bianci. une fois qu’elle a indemnisé. Il est apparu au législateur qu’il était juste de faire appel à la solidarité nationale. Mais aussi par la contribution social généralisé : prélèvement de nature fiscal sur tous les revenus professionnels. il y a une répartition du poids de cette indemnisation entre les différents régimes d’assurance maladie. L’ONIAM répare seulement quand . ou de relations sexuelles. c’est une indemnisation à titre principale. Elle n’intervient qui parce que le patient ne peut pas obtenir réparation par application des règles de responsabilité civile. Donc c’est l’ONIAM qui est chargé d’indemniser les victimes de préjudices résultant de la contamination par le virus HIV quand cette contamination résulte d’une transfusion sanguine.L’ONIAM est un établissement public crée par la loi du 4 mars 2002. elle peut résulter du contact avec des instruments médicaux souillés. Le législateur a confié à l’ONIAM la réparation consécutive à une transfusion sanguine. Ces risques ont largement disparus avec les progrès. Se développe des conditions de normalité ou d’anormalité du dommage. C’est le fonds d’indemnisation qui a été transférer à l’ONIAM par la loi du 9 aout 2004. dès lors qu’il y a contamination. l’indemnisation assurée par l’ONIAM a un rôle subsidiaire. L’ONIAM reçoit des fonds alimentés par la sécurité sociale et par les différents régimes d’assurance maladie. Dans ce contexte. L’article L3122-1 du CSP : la victime s’adresse directement à l’ONIAM qui va indemniser à titre principal. l’ONIAM indemnise non pas à titre subsidiaire mais à titre principal. Dans cette situation. Il a été reproché à l’état français d’avoir tardé à prendre les mesures de protection qui s’imposaient. a confié à l’ONIAM la charge d’assurer cette réparation au titre de la solidarité nationale. c’était de ne plus laisser sans réparation les accidents médicaux entrainant un dommage d’une particulière gravité. Cela signifie que la personne s’adresse directement à l’ONIAM et qu’ensuite. La loi du 17 décembre 2008 a confié à l’ONIAM l’indemnisation des victimes de préjudices résultant de la contamination par le virus de l’hépatite C. L’origine de la contamination peut être diverse. Ou contre le professionnel de santé si celui-ci est fautif. L’ONIAM a pour mission d’indemniser les victimes d’accidents médicaux dès lors que sont réunies les différentes conditions de l’indemnisation telles qu’elles ont été posées par l’article L1142-1 CSP. depuis une succession de texte législatif ont étendu les missions de l’ONIAM. Le premier mode de financement est le versement de cotisations professionnelles. 3 observations : L’ONIAM peut être saisi quel que soit la gravité du préjudice. Il y a aussi des actions subrogatoires. du patrimoine…. La loi du 30 décembre 2002 a chargé l’ONIAM d’indemniser les préjudices consécutifs à des infections nosocomiales quand le préjudice est grave. La raison d’être de la création de l’ONIAM et de cette réparation au titre e la solidarité nationale. Cela veut dire qu’un patient a été contaminé par le virus du VIH ou de l’hépatite C. Donc c’était la première mission de l’ONIAM dans le cadre de la loi de 2002 : réparer les dommages médicaux. l’ONIAM a la possibilité d’agir au lieu et place de la victime contre l’établissement de santé. L’expansion progressive des missions de l’ONIAM Si la loi du 4 mars 2002.

la réparation ne doit pas être prononcée par le juge. La facilité : La saisine se réalise par un simple formulaire administratif. - - Devant la commission générale : on est dans une logique d’indemnisation directe. La voie du règlement amiable. S’il y a matière à indemnisation. Lorsque l’ONIAM intervient à titre principal. Il y a 3 principes de la procédure amiable : la gratuité : aucun frais de procédure n’est demandé au requérant. Ce n’est pas la seule voie possible. la condition exigée est une décision faisant grief sinon il n’y a pas de recours en annulation . Les frais d’expertise sont prise en charge par l’ONIAM qui peut les refacturer à l’assureur du professionnel de santé. La procédure n’est ouverte que pour les personnes dont le dommage est d’une gravité qui correspond au niveau exigé par la loi du 4 mars 2002. L’indemnisation peut être obtenue dans l’année. Si la commission régional estime que ce n’est pas l’ONIAM qui est compétente et que le dommage est imputable à une faute du médecin. Le ministère d’avocat est possible mais n’est pas obligatoire. Est-ce que le dommage répond à la gravité comme prévu par la loi de 2002. s’il s’avère qu’en réalité ce dommage relevait de la responsabilité civile. C’est dans ce contexte que la JP et la loi ont posé une présomption d’imputabilité de la contamination par la transfusion sanguine. l’ONIAM dispose d’un délai de 4 mois pour procéder au règlement. Cette question de la preuve est une question qui a été très présente dans le contentieux il y a une 10e d’année. La rapidité : la commission régionale se prononce dans un délai de 6 mois suivant le dépôt du dossier complet. mais au terme d’une procédure en deux temps. la CRCI saisit l’assurance du médecin.la contamination est imputable à une transfusion sanguine. Comment prouver que la contamination est imputable à la transfusion ? la JP puis la loi ont entendu faciliter la preuve pour la victime. Comme un assureur la 1ere question que se pose la CRCI est de vérifier la recevabilité initiale du dossier. §2 : La procédure de règlement amiable passant par la voie des commissions régionales de consignation Le but est d’accélérer la réparation des dommages corporels graves. Ce passage par une commission régional est réservé au situation envisagée par la loi du 4 mars 2002 : lorsque l’ONIAM intervient à titre subsidiaire. Comment faire ? en introduisant des présomptions. d’où l’institution de procédure de règlement amiable. Mais cette question se raréfie car il y a des précautions prises. Le demandeur reste libre a tout moment d’utiliser une autre voie : la saisine du juge. en prouvant qu’aucun des lots utilisés n’étaient contaminés au moment de la transfusion. que peut faire la personne ? Que peut faire la victime de ce dommage ? Exercer un recours contre la décision d’incompétence de la CRCI. n’est pas un préalable obligatoire. mais pour exercer un recours. Si le dommage n’est pas d’une gravité suffisante alors la CRCI met le dossier de côté. La demande d’indemnisation est portée par la victime devant une procédure régionale de consignation. Le législateur en 2002 a instituer une réparation au titre de la solidarité nationale. la CRCI prend ensuite en charge l’instruction du dossier. Si la CRCI se déclare incompétente. alors la demande est au contraire adressée directement à l’ONIAM : victime demande réparation d’une infection nosocomial.

La formule employé par le code de la santé public est qu’il est dit « l’article L 1142-1 ne met à la charge de la solidarité nationale que l’indemnisation des dommages directement imputable à des actes de prévention. étaient particulièrement exposée à la complication hémorragique qui s’est produite. La compétence de la CRCI est déterminée par la gravité du dommage et non pas par le fondement de la réparation. » arrêt du 30 mars 2011 la 1er chambre civil de la cour de cassation a rappelé. de sa vie biologique. elle s’assure de la gravité du dommage (1er condition posée par la loi de 2002). donc pas de recours possible contre cette déclaration d’incompétence. les conclusions de la CRCI sont positive après expertise et elle rend un avis positif d’indemnisation par l’ONIAM. alors elle se tourne vers l’assureur du professionnel de santé ou de l’établissement de santé et elle demande à ce dernier de faire une offre dans les 4 mois. Le patient encouragé par un avis positif de la CRCI voit l’ONIAM refuser l’indemnisation. La question posée : est celle de savoir si l’ONIAM était lié par les avis de la CRCI ? les juges administratifs ont été au niveau des cours administratives d’appel.Soit elle considère que les conditions d’indemnisation par l’ONIAM ne sont pas réunis et dans ce cas. il y a matière à mise en cause de la responsabilité civile soit du médecin. L’ONIAM va prendre en charge un nombre limité d’accident médicaux. la compétence de la CRCI est fonction de la gravité du dommage. alors même que les conséquences étaient d’une extrême gravité. par contre la décision négative de l’ONIAM fait grief. soit de l’établissement de santé. C’est en raison de ces antécédents. alors la demande est recevable et à ce moment-là la commission régionale fait procéder à une expertise gratuite. ont réagi différemment mais le CE a tranché en considérant que le CRCI est une cours administrative dont la mission est e faciliter un éventuel règlement amiable des litiges et par conséquent l’ONIAM n’était pas lié par l’avis de la commission régionale alors même que cette dernière aurait rendu un avis positif d’indemnisation. Donc aux yeux du législateur il n’y a pas de raison que le dommage soit pris en charge. Au vu des résultats de cette dernière.de recours pour excès de pouvoir possible. Que peut-il faire ? Est-ce que la décision de l’ONIAM fait grief ? Oui et donc l’avis négatif d’une commission régionale ne fait pas grief. Pour la procédure d’indemnisation amiable. si elle juge. Dans cette situation-là. Il s’agissait d’une personne qui selon les experts compte tenu de ces antécédents vasculaires. ou de la responsabilité administrative de l’établissement de santé. toute indemnisation par l’ONIAM a été écarté faute de gravité du dommage. Est-ce que la personne se retrouve démuni et va souffrir seul de son dommage ? Elle peut saisir le juge judiciaire. cette condition : qu’il appartenait au juge de vérifier que cette condition était bien satisfaite.Elle considère que les conditions d’indemnisation du dommage par l’ONIAM sont réunis. Lorsque la CRCI se prononce sur la compétence de l’ONIAM. la personne était individuellement particulièrement exposée. Ce patient était particulièrement exposé à cette complication survenue. deux alternatives : . La juridiction compétente est le juge administratif : c’est un recours pour excès de pouvoir pour obtenir l’annulation. L’ONIAM conserve tout l’attitude de refuser d’indemniser si l’ONIAM estime que les conditions de son indemnisation ne sont pas réunis. . Est-ce que conseil d’état et cours de cassation vont mettre en œuvre les même règle de responsabilité ? Oui depuis la loi du 4 mars 2002 : un régime de responsabilité légale a été établit. Si au contraire la CRCI estime que le dommage est de gravité suffisante. qui ont eu pour le patient des conséquences anormales au regard de son état de santé comme de l’évolution prévisible de celui-ci. . et de l’anormalité du dommage (2ème condition). Le juge parce qu’il ne liera pas de la même façon la gravité du dommage pourra retenir l’indemnisation par l’ONIAM. Cette superposition fait perdre de l’efficacité à la procédure. de diagnostique ou de soin. Le conseil d’état a considéré que les décisions de la CRCI n’étaient pas des décisions faisant grief.

Si la commission régional, s’estime compétente mais que toutes les conditions ne sont pas réunies, les dispositions de la loi du 4 mars 2002 prévoient cependant qu’elle peut intervenir en formation de conciliation entre le patient et l’assureur de l’établissement de santé ou du professionnel de santé. Cette conciliation va signifier qu’elle va saisir l’assureur et demander à ce dernier de faire une offre de façon à éviter une action en justice. Si l’ONIAM (procédure de règlement amiable va à son terme) refuse de faire une offre il s’agit d’une décision faisant grief et le patient peut intenter un recours et demander l’annulation de cette décision qui lui fait grief, si au contraire l’ONIAM suit l’avis de la CRCI et fait une offre, la victime peut la refuser, parce qu’elle la juge insuffisante. Ce n’est qu’une offre d’indemnisation. Si la victime juge l’offre insuffisante, la cour de cassation dans un arrêt du 6 janvier 2011 a indiqué que ce refus avait pour effet de rendre l’offre caduque de sorte que l’ONIAM s’en trouve délié et qu’il appartient alors au juge de statuer tant sur l’existence que sur l’étendue des droits de la victime. Mais pour que le juge soit amené a statuer, cela suppose que la victime ait intenté une action devant le juge. la loi du 4 mars 2002 a prévu que toute personne victime d’un dommage corporel pouvait être tenu informé de ce remboursement par l’établissement de santé. On trouve des cellules ou bureaux consacré à la mise en œuvre des droits des usagers.

Section 3 : le partage de l’indemnisation Lorsqu’une personne est victime d’un accident médical, si la voie du règlement amiable est possible ce n’est pas une voie obligée, le patient à toujours la possibilité d’utiliser la voie contentieuse. C’est une alternative qui reste ouverte, le code de la santé public a pris soin de la préciser. Si le patient fait le choix de la voie contentieuse, il ne peut pas agir directement contre l’ONIAM puisque la saisit de l’ONIAM s’inscrit dans la procédure de règlement amiable. Donc le patient fait le choix d’introduire une action en responsabilité contre l’établissement de santé, ou contre un médecin. Selon la nature de l’établissement, le statut juridique du médecin, la juridiction compétente sera soit le juge judiciaire soit le juge administratif. Mais ce qu’ajoute la loi de 2002, est qu’une fois saisit le juge administratif doit appeler d’office en la cause l’ONIAM, s’il estime que les conditions d’indemnisation au titre de la solidarité nationale sont susceptibles d’être réunis. A ce moment-là l’ONIAM devient parti à ce procès, donc le débat judiciaire va se nouer entre la victime du dommage, l’établissement de santé, le médecin et l’ONIAM. Le juge va trancher sur l’imputation du dommage. Est-ce que les conditions de la responsabilité civile étaient réunies ? Le conseil d’état dans un arrêt du 30 mars 2011, n’excluait pas un partage de responsabilité. le CE dit « que la juridiction saisie de conclusion tendant à l’engagement de la responsabilité de l’établissement de santé, est tenue si elle estime que le dommage causé peut être indemnisé en tout ou en partie sur le fondement de la solidarité nationale, est tenu d’appeler l’ONIAM à la cause, au besoin d’office puis de mettre à la charge de l’ONIAM la réparation qui lui incombe et sans préjudice de l’éventuel condamnation de la personne, initialement poursuivit (établissement de santé ou médecin) à réparer la part du dommage dont elle serait responsable » Arrêt rendu le 11 mars 2010 par la 1ere chambre civil : il était reproché au médecin un défaut d’information : sur le risque de l’intervention. En ait résulté un dommage corporel d’une extrême gravité. Pas de manquement à l’obligation de soin : pas d’erreur de diagnostic mais le médecin n’avait pas informé le patient du risque qui s’est réalisé. Ce n’est pas l’entier dommage consécutif à la réalisation du risque qui a vocation d’être réparé, mais c’est la perte d’une chance, dit la cour de cassation. Donc une partie du dommage : dommage corporel n’est pas réparé. Mais le raisonnement des avocats du patient est de dire que s’il avait suivi la procédure amiable de l’ONIAM, il aurait pu bénéficier d’une réparation de l’ONIAM qui répare l’entier dommage corporel. La cour de cassation a fait le choix de condamner l’ONIAM a réparer ce dommage.

Le CE l’année suivante : le 30 mars 2011 a opéré un partage d’indemnisation, alors qu’était reproché au médecin non pas un défaut d’information mais une faute médicale. Responsabilité ici administrative. Le CE a raisonné en disant qu’il ne fallait pas priver le patient de la réparation de l’entier dommage dès lors qu’était réuni toutes les conditions au titre de la réparation au nom de la solidarité nationale. « Les dispositions du code de la santé public, n’exclut toute indemnisation par l’office que si le dommage est entièrement la conséquence direct d’un fait engageant la responsabilité du médecin ou de l’établissement. Par contre dans l’hypothèse ou un accident médical non fautif et à l’origine de conséquence dommageable, mais ou une faute commise par un médecin a fait perdre à la victime une chance d’échapper à l’accident ou de se soustraire à ces conséquences, il peut y avoir un partage d’indemnisation. » Désormais la victime a un complément de réparation quand le préjudice est d’une particulière gravité. Une sorte d’ajustement va se faire. Le CE précise que l’ONIAM indemnise la victime mais n’indemnise pas les victimes par ricochet.

Titre 2 : les produits de santé
Chapitre 1 : Les médicaments
On va parler de la Cour de Justice dans ce chapitre. Comment le droit construit-il un marché ? Par l’affirmation d’un certain nombre de liberté et d’une concurrence entre les opérateurs sur le marché. Définition du médicament : c’est le CSP qui le défini dans le chapitre consacré à la pharmacie. Pour quelles raisons ? Car c’est parce que les pharmaciens ont le monopole de la vente des médicaments. Toute personne qui commercialise des produits de santé, médicaments, sans disposer du titre de pharmacien et en dehors d’une pharmacie peut être poursuivit pour exercice illégale de la pharmacie. Attribuer un monopole aux pharmaciens suppose de déterminer les produits dont la vente est réserver aux pharmaciens. Cela signifie de définir le médicament et quels sont les éléments que le juge devra prendre en considération pour décider si tel produit doit recevoir ou non la qualification de médicament. Ex : si la vitamine C 800 est considérée comme un médicament, elle ne peut être vendu qu’en pharmacie. Est-ce que le marché de la vitamine C 800 est réservé aux pharmaciens ? Ou est-ce que les grandes enseignes peuvent vendre cette vitamine ? Le monopole des pharmaciens sur les médicaments se justifie pour des raisons de santé publique. Longtemps, les médicaments ont été préparés par les pharmaciens eux-mêmes. Par conséquent, pour garantir la qualité du produit, le législateur avait réserver la préparation a des personnes qualifié. Aujourd’hui il est rare que le pharmacien fasse le médicament. Les molécules, les principes actifs, les médicaments sont mondialisés. La vente au public en France se fait en pharmacie. Se profil des enjeux importants, delà définition du monopole de vente dont dispose les pharmaciens. On a assisté à une guerre entre les pharmaciens et les grandes surfaces pour les produits frontières. Dans le cadre de l’UE après l’élaboration d’une directive du médicament proprement dit, et permettre la construction d’un

marché de médicament harmoniser, l’UE a élaboré des directives concernant les produits frontières, dont le régime est différent ainsi que leur espace de vente. Si les médicaments font aujourd’hui l’objet d’une fabrication industrielle par les laboratoires pharmaceutiques, ces derniers dans l’ensemble des pays ne peuvent mettre sur le marché un médicament qu’près en avoir obtenu l’autorisation délivrée soit par une autorité nationale soit dans le cadre de l’UE, par l’agence européenne de sécurité des médicaments. A travers cette référence à l’autorisation de mise sur le marché, se profile un autre enjeu de la définition du médicament. C’est la possibilité ou non pour les états de développer des politiques protectionnistes au nom de la santé publique. L’autorité sanitaire est chargée de la police des produits de santé mis sur le marché. En refusant la distribution, d’un produit dans son état, elle peut freiner les produits venant d’autres pays. Ce monopole reconnu aux pharmaciens constitue une entrave à la liberté du commerce qui est au cœur de la construction européenne. Sans doute, le droit communautaire admet-il des restrictions à la libre circulation des produits pour des raisons de santé publique mais encore faut-il que les états n’utilisent pas cette réserve de santé publique pour mener une politique protectionniste, pour entraver sans raison légitime le fonctionnement du marché. Dès 65, au moment de la construction du marché communautaire, le droit communautaire ait consacré une directive aux médicaments et qu’il ait ainsi donné une directive communautaire et donc commune aux états membres de ce produit. Cette définition commune n’était pas fondamentalement différente de celle qu’avait adopté la France et qui figuré dans le CSP depuis 1941. Cette coexistence de dispositions communautaire et de droit interne explique que la définition française du médicament soit profondément influencée non seulement par les textes communautaires mais également par l’interprétation que la CJUE a donné de ces textes. Le juge français lit les dispositions du CSP définissant le médicament à la lumière de la JP européenne. Le problème de définition : tant la définition européenne que française du médicament sont complexes, car il est très difficile d’identifier ce qui fait la spécificité d’un médicament. Au regard de sa substance, de sa composition moléculaire, le médicament n’est pas différenciable de n’importe quel produit d’activité humaine. La particularité du médicament se situe d’avantage au niveau des vertus attribuées par le fabricant et par l’usage qui en est fait par le médecin. C’est la raison pour laquelle un produit peut recevoir la qualification de médicament, soit par présentation soit par fonction. Section 1 : L’évolution des textes définissant le médicament Le premier texte français date du 11 septembre 1941. C’est à l’occasion de la détermination et de la réglementation de la pharmacie que le législateur français a défini le médicament. Sont réservés aux pharmaciens la préparation des médicaments destinés à l’usage de la médecine humaine. C’est-à-dire toute substance présentée comme possédant des propriétés curatives ou préventives à l’égard des maladies humaines. Cette présentation du médicament se retrouve encore dans les dispositions actuelles du CSP, à l’article L511-1 : on entend par médicament, toute substance

car elle a été à plusieurs reprises modifiés. la directive de 2004 précise que quand un produit est susceptible de répondre à la définition du médicament et d’un produit régit par un autre statut. Par conséquent. en dehors de toute finalité thérapeutique et de toute idée de maladie.  Modalités d’emploi aux nombres de 2 : Soit il est utilisé chez l’homme. corriger ou modifier leur fonction organique. Cette partie de définition se retrouve dans la directive communautaire de 65 et dans le CSP. métabolique ou … cela permet d’opérer une distinction entre les médicaments et des produits présentant des modes d’actions alimentaires. qu’à été préciser le médicament par fonction. les produits de thérapie génique cellulaire u alors certains médicaments à usage local. …. la modification organique en dehors de toute idée de maladie.  Modalités d’actions : Emergence de statue propre à des produits frontières qui a obligé à spécifier le mode d’action d’un médicament au regard de 3 fonctions : immunologique. Cette réécriture a précisé les diverses modalités d’emploi du produit et les divers modes d’actions. chimiques. Deux observations : Cette autre dimension de la définition du médicament qui évoque dans une perspective de santé. immunologique ou métabolique. A. La santé ne se limite pas à la maladie. Le doute profite à la qualification de médicament. La définition est empruntée à une directive de 2004 : définition du médicament par fonction : « toute substance ou composition pouvant être utilisée chez l’homme ou l’animal ou pouvant être administrée en vue d’établir un diagnostic médical ou de restaurer. C’est pour faciliter l’exercice de qualification chère aux juristes et pour déterminer le régime applicable.ou composition présentée comme possédant des propriétés curatives ou préventives à l’égard des maladies humaines ou animales. d’où l’inscription dans la définition du médicament des produits pouvant être administré à l’homme ou la femme en vue de modifier des fonctions organique. La notion de médicament par présentation . la correction. physionomique. tout produit pouvant être administré à l’homme ou l’animal en vu d’établir un diagnostic médical ou de restaurer. Cette extinction avait en 6è une finalité particulière : faire en sorte que la pilule contraceptive ne puisse être délivrée qu’en pharmacie. - En cas de doute. corriger ou modifier les fonctions physiologiques en exerçant une action pharmacologique. On entend aussi par médicaments. Soit il est administré à l’homme Donc sont entrée dans les médicaments. il doit être considéré comme un médicament. Ceci a été complété par une ordonnance du 23 septembre 1967 ouvrant une autre façon de qualifier un produit de médicament non plus à partir de sa présentation mais en raison de sa fonction. est significative de l’extension de la santé. Mais elle ne l’est plus dans les mêmes termes qu’en 67. On était élaboré des directives sur les produits frontières.

Cela induisez en erreur le consommateur. la cour a répondu négativement. peut se retrouver dans l’alimentation. Un produit peut être considéré comme un médicament dès lors que sa forme et son conditionnement le font suffisamment ressemblé à un médicament. préjugé commun qui n’était pas déterminant sur le choix des consommateurs. La cour de cassation et juge du fond se sont mis d’accord sur un fait commun. Chambre commercial de la cour de cassation a répondu dans un arrêt du 10 janvier 95 « ce n’est pas un élément a prendre en considération pour se prononcer sur la nature/ qualification juridique du médicament. Cet intérêt prêté au consommateur conduit la CJ a se demander si le produit tel qu’il est commercialiser peut donner à croire au consommateur qu’il s’agit d’un médicament. L’appréciation de la définition du médicament par présentation se fait in concreto selon un faisceau d’indice privilégiant la perception du consommateur. c’est quelle raisonne par rapport aux consommateurs. Ça ne suffit pas à en faire un médicament par présentation. cette interprétation extensive a pour objet de préserver les consommateurs des produits qui n’auraient pas l’efficacité qu’ils seraient en droit d’attendre. Elle estime que l’on est sur un marché. donc il peut être vendu dans les autres grandes surfaces. et l’assemblée plénière dans un arrêt du 6 mars 92 a jugé que la cour d’appel avait justifiée légalement sa décision. pour la cour d’appel ce n’est pas non plus un médicament par fonction : pour qu’il y ait médicament par fonction.Ce qu’il faut retenir de la JP de la CJ. Le conditionnement en sachet de poudre. de méthodes ou substance mise au point par des médecins. Les indications concernant ces modalités d’absorption étaient d’avantage un conseil qu’une posologie. Arrêt chambre criminelle. 4 éléments vus par les juges du fonds : L’emballage ne comporte aucune allusion à une utilisation thérapeutique. arrêt du 30 janvier 89. - Le conseil de l’ordre ajoute : qu’en outre il s’observait que la vitamine C 800 était commercialisée dans des boutiques situées dans des galeries marchandes et boutique présentant toutes les apparences d’une officine. Et que son emballage et la notice qui l’accompagne font état de recherche de laboratoire pharmaceutique. Ce qu’avaient relevé les juges du fonds c’est une série d’indices correspondant à une énumération de la CJ. » ce n’est donc pas un médicament par présentation. Le procès a propos de la vitamine C 800 s’est poursuivi : si ce n’est pas un médicament par présentation est-ce un médicament par fonction ? Sur ce point la cour d’appel et l’assemblée plénière n’ont pas eu la même interprétation . Donc la CC a dit que ces produits ont des propriétés curatives qui laissent croire aux patients qu’il achète un médicament. La vitamine est contrôlée par les pharmaciens. En effet. il faut que le produit possède . La CJ adopte une conception extensive de la notion de médicament par présentation. Le refus de voir dans la vitamine C 800 un médicament par présentation était justifié. la question posée est celle de savoir si la vitamine C était un médicament par médication. 19 septembre 2000 : il s’agissait de gélules auxquelles a été prêtée la qualité de lutter contre l’ostéoporose. ou même de certains témoignages du médecin en faveur des qualités du produit. Dans le courant des années 90 : grande surface lancent leur offensive. en matière de parapharmacie. Progressivement la CJ dresse la liste des éléments pour savoir si le produit est un médicament.

la cour d’appel n’a pas procédé à une analyse concrète au sens de la jurisprudence communautaire. La cour de cassation casse cette seconde partie pour manque de base légal et ceux-ci au visa de la directive communautaire dans sa rédaction de 65 et des dispositions du code de la santé public : L 511. Le produit qui se présente au consommateur comme un médicament ne peut être vendu qu’en pharmacie et il faut que celui qui le produit ait obtenu une autorisation de mise sur le marché. Dans ce contexte un état s’oppose à la commercialisation d’un produit. La cour de justice invite les juges nationaux à une interprétation restrictive au médicament par fonction. est discutée dans deux contextes juridiques différents : Quand il y a débat entre les pharmacies et les grandes surfaces. La cour de justice invite les juges nationaux à avoir une interprétation large d’un médicament par présentation pour protéger les consommateurs. En effet. l’affaire est renvoyée devant la cour de Versailles : 2 janvier 96 : conclu que la vitamine C 800 est un médicament par fonction. justement pour pouvoir le commercialiser plus librement. pour . Cela signifie. des propriétés curatives ou préventives à l’égard des maladies et que cette action thérapeutique et curative soit prouvée et non pas seulement supposée. L’arrêt étant été cassé. en raison de la composition et de l’utilisation du produit qui sont susceptibles d’avoir un effet/ une action physiologique alors que celui qui entend commercialiser ce produit n’a pas obtenu une autorisation de mise sur le marché et que par conséquent. Il existe la plus grande incertitude scientifique sur les effets curatifs.effectivement. qu’elle est réservée aux pharmaciens. et que ces dernières veut développer un marché et les pharmacies y sont hostiles. Il ne faut pas que l’état mette en avant indument la qualification de médicament par fonction. Au contraire la cour de justice donne une interprétation stricte du médicament par fonction : l’hypothèses est celle ou un état s’oppose à la commercialisation d’un produit sur son territoire. hors le rôle de la vitamine C est loin d’être établi dans la prévention et dans le traitement des maladies autre que celle résultant d’une autre carence en vitamine. afin de vérifier si la vitamine C 800 est une produit qui peut être administré en vue de restaurer. l’autorité sanitaire n’a pas été en mesure de vérifier cette action et de vérifier qu’elle ne présentait pas d’effet indésirable. La définition du médicament. Ex : la vitamine C. il ne faudrait pas que cette objection formulée par l’état soit de nature à perturber le fonctionnement du marché. corriger. Cas d’une non autorisation de riz rouge sur le marché : jurisprudence communautaire. modifier les fonctions organiques. Sans qu’ait été respectée la législation sanitaire. La cour de cassation reproche également à la cour d’appel de ne pas avoir recherché les propriétés pharmacologiques de la vitamine C 800 en l’état actuel des connaissances scientifiques et des modalités d’emploi. Pour la cour de justice. En réalité. cette qualification. les pharmacies invoque le fait qu’on soit en présence d’un médicament par présentation. dit la cour de cassation. Précision apporté : l’état (l’Allemagne) prétend qu’il s’agit d’un médicament par fonction alors que le fabricant ne revendique pas du tout cette qualité de médicament. et l’interprétation qu’en donne les juges est étroitement liée à l’enjeu de cette qualification.

entraver la commercialisation dans son état d’un produit que le fabricant ne présent par comme étant un médicament. dont les règles de fonctionnement et prérogative ont été définit par une loi de décembre 2011. Les textes précises que cette suspension ou ce retrait. mais en cas de suspicion de risque et là on assiste à la mise en œuvre du principe de précaution. La cour de justice précise a quoi on reconnait un effet physiologique significatif : différence entre ce qui est nutritionnel. corriger au modifier des fonctions physiologiques. décidé par l’autorité sanitaire non seulement en cas de risque avérée. pour de nombreux médicament. Ce n’est que lorsque ces deux conditions sont réunies. il convient de rappeler. doivent rechercher : Si le produit a un effet physiologique significatif Si cet effet est scientifiquement établit. que peut être retenu la qualification de médicament par fonction et donc que l’autorité nationale peut s’opposer à la commercialisation de ce produit-là. dès lors poursuit la cour de justice. esthétique. Question posée : préciser quels était les éléments à prendre en considération ? La cour de justice a indiquée dans quel esprit. La question de la preuve. dès lors qu’il n’a pas reçu une autorisation de mise sur le marché dont la raison d’être est de vérifier à la fois l’efficacité du médicament et son innocuité. des produits qui n’auraient pas l’efficacité qu’il serait en droit d’attendre. les autorités nationales (sanitaire). ne doit pas entrainer d’entrave à la libre circulation des marchandises sans comme une mesure avec l’objectif poursuivit en terme de protection sanitaire. qui était donnée par les autorités sanitaires nationales : il s’agit de l’agence française de sécurité sanitaire des produits de santé. celle de médicament par fonction. a pour objet de préserver les consommateurs. comme le juge. « L’interprétation des disposions de la directive. le texte de la directive devait être lu. alors le médicament est vendu dans l’ensemble de l’union européenne sans qu’un état ne puisse s’y opposer. Ils font suite à l’affaire du médiator. physiologique et indique également ce qui permet de dire que cet effet physiologique significatif est scientifiquement établi. arrêt du 15 janvier 2009 : concernait le riz rouge. Elles peuvent ordonner la suspension de la commercialisation du produit ou le retrait de ce produit pour des raisons de sécurité sanitaire. s’il y a doute : le doute profite à la qualification de médicament. peuvent être prononcé. l’autorisation est obtenu au niveau européen. qui se présentait comme un complément alimentaire. visant à englober les produits dont les propriétés pharmacologiques ont été scientifiquement constatée et qui sont réellement destinée à définir un diagnostic médicale ou a restaurer. que contrairement à la notion de médicament par présentation. Section 2 : Le régime du médicament §1 : Mise sur le marché par autorisation du médicament Il faut une autorisation. » « à cet égard. La cour de justice estime qu’il faut s’en tenir à une interprétation stricte du médicament par fonction pour que des impératives de santé publique ne puisse entraver de façon excessive le marché des produits . dont l’interprétation extensive. est difficile à apporter. et l’état allemand prétendait qu’il s’agissait d’un médicament par fonction. Il existe une agence au niveau européen. .

Comme un laboratoire est-il en mesure d’établir cela sur un médicament qui par hypothèse n’est pas encore utilisé ? Il faut faire des expériences : le 1er sujet est la souris. ont les compare. avant le conseil d’état français en demandant d’annuler l’arrêté d’interdiction de commercialisation. Le fait que les indications sont plus ou moins limitées peut avoir des incidence sur la façon d’envisager la responsabilité civile du médecin qui prescrit en dehors. Peut-on librement mener des essais sur les animaux ? Quels principes juridiques invoque-t-on ? Le stade après la souris est la personne humaine. cela a-t-il pour effet de l’exonérer ou non de sa responsabilité ? qu’elle est la notion de sécurité. la cour de justice a répondu que l’autorité nationale française ne pouvait pas interdire ou suspendre la commercialisation des graines Monsanto sans qu’elle soit en mesure de prouver la réactivité au niveau européen. mais qu’il est vraisemblable. ex : pour des raisons commerciales. ou encore sur le taux de remboursement du médicament. Cela relève du propre choix du laboratoire. L’autorisation est refusée lorsqu’il apparait que l’évaluation des effets thérapeutiques positifs du médicament au regard des risques pour la santé du patient ou de la santé public n’est pas favorable. le laboratoire présente un dossier dans lequel il est en mesure de faire apparaitre l’efficacité thérapeutique du médicament et son innocuité (absence d’effet secondaire). Alors même qu’un médicament aurait reçu une autorisation de mise sur le marché. On regarde la qualité du produit. Le conseil d’état a donc été obligé de suivre. Est-ce que ce nouveau médicament est susceptible d’apporter quelque chose de plus. Le mécanisme est le même pour l’autorisation de mettre sur le marché et les suspensions. L’absence d’incidence de la mise sur le marché : Le mise sur le marché est sollicitée par la forme pharmaceutique qui a mis au point un nouveau médicament et souhaite le commercialiser. . Quand il demande l’autorisation il doit préciser pour quel type et quelles indications cette autorisation est sollicitée. Les laboratoires pharmaceutiques ont la liberté de limité le nombre d’indication. Précision : l’évaluation se fait au regard des autres produits déjà sur le marché. Le but des essaies est qu’il soit significatif : il faut tirer au sort deux groupes et on donne au membre A le principe actif nouveau et au groupe B : le médicament jusqu’alors utilisé soit un placébo. L’autorisation de mise sur le marché est obtenue sur une liste. Si le risque ne se confirme pas. Ex : La France avait interdit la commercialisation des graines de mais Monsanto et ce dernier a saisi la cour de justice. la composition de tel ou tel bien soit défectueuse : défaut de fabrication. A partir d’une analyse statistique on peut attendre un effet positif. alors l’autorité sanitaire doit réviser sa position. Ensuite sont analysés les résultats. privilégié par la directive communautaire sur la défectuosité du produit en général. Si on demande une autorisation de mise sur le marché pour un médicament.Précaution= possibilité pour l’autorité sanitaire de prendre des dispositions avant même que le risque soit avéré. ce médicament n’a pas encore été prescrit ni mis sur le marché. qu’est-ce que l’autorité sanitaire peut vérifier ? Pour demander une autorisation de mise sur le marché. la qualité et l’efficacité. Le conseil d’état a dit qu’il n’était pas sur de la raison. Si un labo a une autorisation de mise sur le marché.

Sinon la cour de justice et la cour de la cassation considère que le produit est défectueux au regard de la directive. n’est que d’exercer sa liberté sous réserve. L’usage de ce produit a eu des conséquences préjudiciables. La cour de cassation. que ce choix de prescription eu égard au contexte des connaissances acquises de l’époque. L’affaire du médiator a modifié les choses : car à l’origine du décès du patient. du fait que tout opération chirurgicale était contre-indiqué pour ce traitement précis. de savoir est-ce que le médecin exerce sa liberté pour apporter des soins plus approprié ? C’est une liberté opposable aux caisses d’assurance maladie. Par conséquent l’autorisation de mise sur le marché et les indications. il peut être tenu responsable. La directive sur la défectuosité et la responsabilité qui en résulte obéit à une autre logique. on trouve désormais une disposition qui concerne les prescription hors . elle a eu pour objectif de moderniser adapter notre système d’hygiène sanitaire. Qu’advient-il si le médecin ne respecte pas la prescription hors autorisation de mise sur le marché ? Est-ce que ça engage sa responsabilité civile ? Ou est-ce que la liberté de prescription reconnue par le code de déontologie médicale. il y a eu des autorisations de non mise sur le marché. les juges pourraient retenir la faute si n’était pas réunis les différents éléments de fait identifié par la cour d’appel. pratiqué dans les milieux hospitaliers. Donc même si il a obtenu une autorisation de mise sur le marché. et rarement. pour lesquelles cette autorisation a été obtenu ne constitue pas une limitation d’autorisation. La loi du 29 décembre 2011. La mise sur le marché est une finalité. car il n’y avait pas d’autre traitement pour cette pathologie-là. qui ne peut pas refuser le remboursement au patient. ne constituait pas une faute. Encore faut-il que si le médecin prescrit hors AMM. C’est donc très contextuel. On peut en retenir que le prescription d’un produit hors autorisation de mise sur le marché. les juges du fonds plus exactement. pour la santé du patient et ce dernier décide de mettre en cause la responsabilité civile du médecin. ne constitue pas en ellemême une faute du médecin. dans les données actuelles de la science n’excluait cette prescription. Si le médecin avait fait ce choix c’était parce que cela lui apparaissait l’unique alternative à la suite de l’échec du traitement classique et en raison d’une contre-indication. Donc la mise sur le marché est sens incidence sur la responsabilité du fabricant.Les info portées a la connaissance du patient. Un certain nombre de mécanisme juridique on était mis en place et qui ont une incidence sur cette liberté de prescription. 1er chambre civile a répondu dans un arrêt en date du 11 décembre 2008 a la question de prescription hors d’autorisation sur la marché : il s’agissait d’un produit utilisé par un médecin hospitalier. lui permettait de prendre conscience des risques. La 1ere chambre civile. Dans ces conditions la cour d’appel a pu en déduire. il faut qu’il démontre qu’il ne fait qu’agir dans l’intérêt du patient et que rien. écartent la responsabilité civile du médecin pour 3 raisons : On était en présence d’un traitement innovant. pour une prescription qui ne figurait pas sur l’autorisation de mise sur le marché donnée au laboratoire pharmaceutique. Cette question n’a été tranchée que par les tribunaux. Mais la prescription de ce produit hors AMM (autorisation de mise sur le marché) était en réalité pratiquée dans les milieux hospitaliers. mais par contre. Les effets indésirables n’étaient pas connus des médecins jusqu’alors.

des volumes de ventes constatés.enjeux de la question L’augmentation des médicaments dépend de plusieurs facteurs incontrôlables : tel que l’augmentation des pathologies chronique ou le vieillissement de la population. qui est celles des pharmaciens et également des faveurs pour la prescription en générique. » Est-ce que le prix est libre ? Le comité économique va fixer unilatéralement le produit sauf si il y a un accord. Dans cette perspective les critères de prises en charges des médicaments seront revus pour tenir compte. Extrait du rapport annexé a cette loi « la sécurité sociale doit concentrer ces efforts en matière de remboursement sur les médicaments dont l’efficacité médicale est avérée. A l’occasion du vote de la loi de finance de 79. que du service médical rendu. Alors que les nouveaux médicaments sont d’un prix élevé. Une réévaluation de l’apport thérapeutique . Le prescripteur doit informer le patient que la prescription n’est pas conforme à l’autorisation de mise sur le marché. la mise en œuvre d’un processus de réévaluation du taux de remboursement de l’ensemble des médicaments remboursables. La question du taux de remboursement se pose ici. ainsi que des conditions des médicaments déjà sur le marché . S’il prescrit s’est en l’absence d’alternative médicamenteuse autre. des prix des médicaments à même visés thérapeutique. D’où la notion de service médicale rendu. On dissuade de plus en plus les laboratoires de mettre sur le marché des médicaments qui n’apportent pas d’amélioration. « Une spécialité pharmaceutique peut faire l’objet d’une prescription non conforme à son autorisation de mise sur le marché en l’absence d’alternative médicamenteuse appropriée sous 3 conditions : L’indication ou les conditions d’utilisation considérées doivent avoir fait l’objet d’une recommandation temporaire d’utilisation établie par l’agence nationale de sécurité du médicament. tant de la gravité de la maladie. §2 : L’admission du médicament au remboursement A. pour améliorer ou stabiliser l’état clinique du patient. Ou que le prescripteur juge indispensable au regard des données acquises de la science. la France se préoccupe de la maitrise de médicament.autorisation de mise sur le marché : article L 5121-12-1 du code de la santé publique. - Il est ajouté que le médecin doit motiver sa prescription dans le dossier médical du patient. le gouvernement a annoncé. C’est ce qu’on nomme le service médical rendu. Il y a une admission du médicament au remboursement et le taux du remboursement : depuis 20 ans. Une convention a été signée entre les caisses d’assurance maladie et les officines de pharmaciens pour rémunéré cette mission de conseil. La fixation de ce prix tient compte principalement de : l’amélioration du service médicale apporté par le médicament.

cette commission était chargé de réexaminé le service médicale rendu des 4000 médicaments remboursables sur le marché français. et parfois des cadres ont des avantages supérieurs. Que ce passet-il quand l’assurance maladie réduit le taux de remboursement ? L’assuré sera-t-il moins bien couvert ? Ou de faire glisser a des mutuels.remboursable sera réalisée au cours des 3 prochaines années. pour les autres médicaments le remboursement est inférieur : 35% du prix voir aucun remboursement. (= avantage dans le cadre du contrat de travail). Dans le prolongement de cette loi. l’agence ne les retire pas du marché. plus de 800 spécialités pharmaceutiques ont été supprimé des médicaments remboursables. permet de réaliser une économie. assurances de groupe. Dans les années qui ont suivi. B. L’assurance maladie à une couverture maladie universel. ou alors un service médical équivalent. L’admission au remboursement : le code précise qu’elle est opérée au vu de l’appréciation du service médical rendu. Depuis 99. Pour ceux qui ne sont pas salarié. pour rester remboursé à hauteur de 65%. on voit le taux de remboursement. L’idée était de réduire le taux de remboursement de tous les médicaments pour lesquels le service médical ne serait pas jugé important. il faudra que la commission de la transparence. cela suppose d’être salarié. Par conséquent. indication par indication. elle est très diverse. La baisse du remboursement a affecté 500 spécialités pharmaceutiques. aorte quelque chose de plus par rapport aux médicaments jusqu’alors sur le marché. On passe à une société d’individu avec des protections différentes. Les médicaments restent sur le marché aussi longtemps que pour des raisons de sécurité sanitaire. » Ce dispositifs a été immédiatement mis en œuvre. mais l’assurance maladie module la prise en charge de ces médicaments. cette généralisation a signifié un recul des cotisations professionnelles et une montée en puissance d’une forme d’impôt la CSG prélevé sur tout revenu. deux étapes sont à distinguer : L’inscription du médicament sur la liste des médicaments remboursables et une fois que le médicament est inscrit. pas d’emploi : sont-ils privés de toute prévoyance complémentaire ? Non.Le cadre juridique dans le code de la sécurité sociale : pour cette volonté de maitrise de dépense On est en présence de loi de financement. un décret publié en 99 a exigé que les médicaments aient un service médical rendu majeur ou important. Il y a un double niveau d’appréciation : en valeur absolu et par rapport aux autres médicaments. des salariés bénéficient d’une garantie collective. s’assure que indication par indication le médicament améliore. . Le gouvernement a formé une commission de transparence. voire de supprimer tous les médicaments de confort. attaché désormais à la Haute autorité de santé. ou assurance privée ? Les modes de financements de l’assurance maladie et de la prévoyance complémentaire ce n’est pas la même logique. Alors que la prévoyance complémentaire est plurielle.

dissertation. La difficulté nait de ce qu’un médicament peut avoir plusieurs indications thérapeutique. D’où la question posée au CE : comment raisonner ? Arrêt 23 janvier 2003 : laboratoire Servier. La 1ere chambre civil a due ajuster sa jurisprudence chaque fois qu’il est question d’un produit de santé. le patient va supporter seul le coup de la prescription. L’agence sanitaire des produits de santé. . chaque fois eu le médecin prescrit hors AMM. Chapitre 2 : La responsabilité en raison de la défectuosité d’un produit de santé Question intéressante car on va voir comment la 1ere chambre civile met en œuvre des dispositions du code civil consacré à la responsabilité en raison de la défectuosité d’un produit de santé (article L 1386-1 et suivant du code civil étant précisé que ces dispositions transpose dans le droit la directive communautaire relative à la sécurité des produits). Le taux normal est entre 60 et 70% Ne sont remboursé qu’à 35% les médicaments principalement destinés au traitement des troubles ou affections sans caractère habituel de gravité ainsi que pour ceux dont le service médical rendu n’a pas été classé comme majeur ou important. c’est ici que la Haute autorité de santé doit s’interroger avec intention sur le service médicale rendu apporté. Il y a deux critères qui conduisent à limiter le taux de remboursement à 35% : Soit les troubles sont sans caractère habituel de gravité : cela justifie qu’on supporte ou que les mutuelles supportent une part importante des frais de santé. code civil.Les médicaments ne sont inscrit que pour certaine indication thérapeutique. on peut avoir les chapitres correspondant imprimé via légisfrance. dans un vaccin (ex : sclérose en plaque) en raison des conséquences ? Section 1 : la preuve du caractère défectueux du produit Au regard de la directive communautaire. Le taux de remboursement : le code de la sécurité sociale donne des indications : le taux de 100% est donné aux médicaments irremplaçable et couteux.. que le service médical rendu s’apprécie indication par indication et que ce service peut varier selon les indications. Par nature un produit de santé n’est pas exempte de tous effets indésirables. Alors que les textes ne permettent pas de fixer des taux différents selon les indications. Les médecins doivent faire figurer sur l’ordonnance le fait qu’on est en présence d’un médicament non remboursable et doit le dire au patient qui en supporte le coup. article code de la santé social et civil.document autorisé : texte legislatif comme la charte. et puis. Question complexe : question de la responsabilité : pouvait-on imputer la responsabilité.. les notices précises ces effets.. Cf mathilde Date d’épreuve : écrit de 2h : lundi 4 juin à 11h15 amphi D. lorsque les troubles ou les infections présentent un caractère de gravité.

La cour d’appel a caractérisé donc ici le défaut du produit. Exemple pour montrer que la 1ere chambre civil a tiré parti des éléments d’appréciation fournit par la directive communautaire : Du plus évident au moins évident : Défaut du produit qui tient à la caractéristique même du produit. Cependant. si l’intérêt thérapeutique l’emporte sur les effets indésirables.vérifie que les effets indésirables ne l’emportent pas sur les effets favorables. Quelle est la sécurité que le consommateur pouvait légitimement attendre ? C’est le raisonnement de la chambre civil et même de la cour de justice. » Le texte précise « dans l’appréciation de la sécurité à laquelle on peut légitimement s’attendre. le produit était défectueux au sens du droit communautaire ». Au moment de la demande de l’autorisation de mise sur le marché. il doit être tenu compte de toutes les circonstances et notamment de la présente du produit de l’usage qui peut en être raisonnablement attendu et du moment de sa mise en circulation. Article 1386-4 du code civil « un produit est défectueux au sens du présent titre. lorsqu’il n’offre pas la sécurité à laquelle on peut légitimement s’attendre. notamment de la présentation du produit de la gravité de ces effets nocifs constatés. cette défectuosité résulte du défaut de sécurité du produit au regard de celle que le consommateur. Ou bien est-ce qu’en présence d’un produit de santé. tout consommateur peut légitimement attendre. Arrêt d’illustration rendu 1er chambre civil 5 avril 2005 : à tort les juges du fond « n’ont pas recherché si au regard des circonstances. En l’espère il s’agissait d’un comprimé et l’enveloppe de ce comprimé s’est révélé non digestive. Il faut rappeler que le demandeur (c'est-à-dire le patient. la cour de cassation a retenu la responsabilité du fabricant et ceci sur un rapport du conseillé Pierre Argos. Ce qui se - . il sera mis sur le marché. l’enveloppe (pas le produit lui-même) va stagner dans l’intestin du patient et provoquer une inflammation à l’origine du dommage corporel dont se plaignait la victime. elle invite les juges du fonds a procéder à cette appréciation. Arrêt rendu le 3 mars 98. étant précisé qu’au terme des dispositions communautaires et de leur transposition en droit interne. » Comment la cour de cassation a tiré parti de cette disposition ? La 1ere chambre civil adopte une conception relativement large des raisons qui font qu’un médicament (plus largement un produit de santé) ne présente pas la sécurité à laquelle un patient-consommateur peut légitimement s’attendre. le refus d’autorisation n’est pas toujours dite si il y a des effets indésirables . celui qui a consommé un médicament ou auquel a été administré un produit de santé) qui se plaint d’un dommage n’a pas a rapporter la preuve d’une faute du fabricant. Le défaut du produit peut tenir également a ces effets indésirables. (produit qui peut entrainer des effets indésirables) a quoi reconnaiton la défectuosité ? C’est un raisonnement référé au consommateur. il ne suffit pas que certain principe actif du médicament soient dangereux pour que ce produit soit considéré comme défectueux. En raison de cette caractéristique. Par contre il doit établir la défectuosité du produit qu’il a avalé.

l’existence d’un rapport bénéfice-risques. Arrêt du 9 juillet 2009. C’était par voie d’injection cutanée. qui mentionnait ces effets indésirables. La cour poursuit « la cour d’appel en a exactement déduit que le vaccin présenté le caractère d’un produit défectueux au sens de ce texte. d’une part si ceux-ci ont été signalé et d’autre part. On en déduit que le présence d’effet indésirable n’est pas forcément révélatrice d’un défaut de sécurité. Le produit est injecté par le médecin. ça a pris un sens particulier. l'invitation législative a prendre en compte la présentation du produit. pour surveiller les effets des médicaments. La cour de cassation retient la responsabilité du fabricant. contre la violence de l’explosion pouvant se produire en cas de dépassement de la dure d’ébullition des ampoules. si ces effets indésirables n’excèdent pas .dégage des arrêts et que lorsqu’on est en présence de médicament avec effet indésirables. n’apparaissait plus favorable. Arrêt concernant le vaccin contre l’hépatite B (cas de la sclérose en plaque) y a-t-il un lien de causalité entre la vaccination et la sclérose. ou encore il faut une balance bénéfices risques négatifs (les risques l’emportent). Le fabricant d’un produit est tenu envers l’acquéreur d’une obligation de renseignement sur les dangers que comporte l’utilisation du produit. Une personne utilise se produit. car la notice du produit remise au seul médecin. Arrêt rendu 1ere chambre civil sur le Distille ben. Plus récemment. ainsi que des informations qui figurent s’agissant du médicament sur la notice. et des nodules inflammatoires sont apparues. Alors dit la cour d’appel que la notice de présentation du produit litigieux ne contenait pas cette information la. fait figurer au nombre des effets secondaires indésirables possibles du produits. Pouvoir de retirer le produit du marché. la plaquette d’information communiqué à la patiente. la cour de cassation dans un arrêt du 22 novembre 2007. du 24 janvier 2006 : la cour de cassation a approuvé les juges du fonds d’avoir jugé défectueux un médicament après avoir constaté qu’à l’époque où il avait été prescrit. Mise en place de la pharmaco vigilance. et la notice faisait état de ce risque mais le médecin n’en avait pas parlé. Cette notice a pris une place importante dans la responsabilité. Il est reproché au labo de ne pas avoir signalé sur la notice le risque d’effet indésirable et notamment le risque de développer une sclérose en plaque alors même que dans le dico médical ce risque était souligné. il s’agissait d’un produit cosmétique pour effacer les rides. la poussé de sclérose en plaque. (Médicament ici). la 1ere chambre civil rappel les termes de l’article 1386-4 et ajoute que la cour d’appel a constaté que le dictionnaire médical comme le notice actuelle de présentation du vaccin. car le produit doit s’accompagner d’une notice. La présentation du produit : en matière de santé. Ici des ampoules avaient explosés. il faut une gravité des effets nocifs constaté. Aujourd’hui des laboratoires pharmaceutiques doivent signaler tous les signes troublants. conduit à tenir compte de l’étiquetage et du conditionnement du produit. La 1ere chambre civil reproche au fabricant d’avoir joint aux ampoules une notice de présentation des ampoules qui ne mettait pas les utilisateurs en garde. elle n’en faisait aucun état malgré leur présence sur la notice médicale et leur incidence sur un éventuel renoncement de la patiente au soin.

du même type que celui dont se plaint la victime. de l’imputabilité d’un dommage à l’administration de santé. est ce que l’imputabilité juridique peut résulter d’autre mode de preuve que la causalité réelle entre un produit. en dépit des informations figurant dans la notice. suppose que soit rapporté la preuve d’un dommage. mais il faut également prouver que c’est bien le produits incriminé qui en l’occurrence a causé le dommage tel qu’il s’est complétement réalisé. Les tribunaux ont du se prononcer sur le degré de certitude ou d’incertitude acceptable.La preuve de l’attitude du produit à provoquer un dommage du type de celui dont se plaint la victime Il s’agit d’une preuve sur laquelle but souvent les demandeurs. La cour de cassation a décidé d’assouplir les conséquences et à alléger le fardeau de la preuve. Du 24 janvier 2006 : dans ces deux arrêts la cour de cassation décide que la preuve du lien de causalité peut résulter de présomption de fait : grave précise et concordante. mais il y a une incertitude scientifique. En réalité. pour admettre le lien de causalité. La cour de cassation observe que la cour d’appel avait relevé qu’il ressortait de la pharmaco vigilant. La responsabilité suppose nécessaire la preuve scientifique ou dans une volonté de réparation. celui-ci peut être déclaré défectueux lorsque ces risques apparaissent excessifs. et avertissant le public des risques liés à la prise d’un médicament. l’état des connaissances scientifiques ne permet pas de démontrer la relation de cause à effet.les bénéfices thérapeutique escompté. étant entendu que la cour de cassation renvoie la question au juge du fonds. Le lien de causalité entre le produit et le type de dommage dont se plaint la victime. ou la cour de cassation requière à la preuve en présence de fait. se loge deux éléments de preuve distinct : d’une part il s’agit de prouver que ce médicament-là était apte à provoquer le dommage dont se plaint le patient. » la question de la preuve du dommage est simple. dès lors que celui-ci fait valoir des présomptions graves précises. pour deux traitement : l’isomérie et l’hormone de croissance. Nouvelle difficulté chaque fois que subsiste une incertitude au regard de l’état des connaissances sur l’imputabilité de la maladie dont se plaint le demandeur à l’administration du produit. Est-ce que l’absence de preuve scientifique. C’est à eux d’apprécier. A. Cette relation n’est pas pour autant exclu. Section 2 : la preuve de l’imputabilité du dommage à l’administration du produit La difficulté de preuve résulte du fait que dans bien des cas. sur ce point la cour de cassation a opéré un revirement. entre l’administration du produit et le dommage. du défaut du produit et du lien de causalité entre ce défaut et le dommage. que ce . Isoméride était à l’origine de maladie pulmonaire. Inversement. écarte nécessairement la responsabilité du laboratoire ou bien faut-il relever des différences de construction entre preuve scientifique et imputabilité scientifique. Le défaut de la preuve du produit on l’a déjà vu. Deux arrêts illustratifs. Dans l’arrêt « la responsabilité du fait d’un produit de santé. sous ce chapeau. et concordantes de l’attitude du produit à causer un dommage. Après des hésitations la 1ere chambre civil a admis que le doute scientifique ne fait pas nécessairement obstacle à la preuve requise du demandeur. Ex : hépatite B.

Le doute profite au demandeur. alors sa responsabilité sera retenue. A partir de deux éléments : 1er élément. précises et concordantes d’imputabilité de la maladie à l’hormone fournit par l’association. Elles ont été victime de cancer. La cour d’appel avait écarté les autres causes possibles d’hypertension. Cette concordance était une présomption et d’autre part l’institut pasteur ne démontré pas aucun élément qu’il pouvait y avoir un autre mode de contamination. - Peut-on retenir la responsabilité des personnes transfusées ? Lorsqu’il s’observait qu’elles étaient atteintes de l’hépatite C. Maladie qui avait pour origine un agent pathogène qui leur avait été transmis d’où une double question : Est-ce que l’on pouvait imputer la contamination de ces enfants par un agent pathogène aux hormones de croissance. pour obtenir réparation. Code de la santé publique « en cas de contestation relative à l’imputabilité d’une contamination par le virus de l’hépatite C. Cela a engendré une maladie d’une extrême gravité : krosfel-Jacob. Les présomptions sont bien établies. . d’imputer l’apparition de cette hypertension à la prise d’isomérie. (Présomption simple).médicament constitué un facteur favorisant d’hypertension. aucune autre possibilité d’expliquer cette hypertension. alors est-il possible de mettre en cause la responsabilité de l’institut pasteur qui avait été alerté du risque de contamination ? réponse de la cour de cassation est également oui. La cour d’appel a pu tirer de ces constatations qu’il existait des présomptions graves. De ces hormones étaient fabriqué à base de cellules animales. la cour a considéré que la preuve peut être apportée par tout moyen. en soulignant notamment qu’il n’y avait compte tenu de l’histoire médicale de la patiente. Difficulté de preuve : comment prouver que la mère avait bien consommée le produit mis sur le marché. Le législateur favorisait l’indemnisation des victimes à poser une présomption légale. le lien reste la question qui est) la preuve de l’imputabilité du défaut du produit au fabricant défendeur. une transfusion de produit sanguin ou une injection de médicament dérivé du sien. La question s’est posée à propos du distille ben : effet nocif sur les filles de la génération suivante. Section 3 : (si on prouve la défectuosité. précises et concordantes permettant dans le cas de cette patiente. Ensuite c’est au défendeur de renverser la présomption. La cour de cassation a pris cette même solution dans le cas de l’hormone de croissance. Si le centre de transfusion n’arrive pas à prouver. tous les patients traités par l’hormone de croissance avait ensuite développé la maladie. provenant des lots d’hypophyses importé par l’association pour le compte de l’institut pasteur ? la cour a répondu oui. Car le doute profite au demandeur. Si la contamination est imputable à ces lots. le demandeur apporte des éléments qui permettent de présumer que cette contamination a pour origine. La cour d’appel a donc pu en déduire qu’il existait des présomptions graves. à l’occasion d’une transfusion sanguine.