Droit de la santé

7/2/12

Chapitre introductif :
Section 1 : La santé et le droit Le droit un système normatif alors que la santé correspond à un état individuel. (être ou pas en bonne santé). A priori rien ne laisse présager leur rencontre. Ce qui signifie que sans aucun doute il faut aller plus loin dans la réflexion sur le concept de santé. Ce que nomme le terme « santé » pour saisir quel est en ce domaine la fonction du droit. Définition les plus communes : la santé est présentée comme un bon état physiologique organique » mais également comme un bon état psychique ou mental. Les dictionnaires ajoutent, que si le terme santé correspond à cet idéal, un fonctionnement harmonieux régulier ce terme est également utilisé pour traduire le degré de fonctionnement ou disfonctionnement de cet état. Si on puise des illustration dans le champs juridique, notamment en droit du travail : au moment du recrutement l’employeur a l’obligation de soumettre le salarié à une visite médicale effectué par le médecin du travail qui vérifie l’aptitude physique du salarié à remplir le poste. On regarde le rapport à un état donné du salarié à un moment précis et les exigences du poste. Idem en civil : quand il y a un dommage corporel, on évalue le préjudice dont la personne est victime, on va constater l’incapacité de la personne etc. Par conséquent, cet état n’est pas immuable, pas définitif mais il est variable. Un certain nombre de situation sont susceptible de provoquer une dégradation ou une amélioration de cet été de santé. Au fond il y a deux perceptions des choses : Aujourd’hui je me suis senti malade : état subjectif. Mais ça ne veut pas dire qu’objectivement on ait une maladie. Diagnostique médicale : jugement d’un médecin sur mon état au vu de signe clinique ou résultat d’examen de laboratoire. C’est la médecine qui indique ce qui est normal ou pathologique. Donc la médecine à travers ça a une fonction normative. La maladie devient une construction de la science médicale et sociale.

La santé publique : il existe un code de la santé public. La santé a une dimension collective. Cette expression santé publique est employée pour rencontre, ou parler de l’état sanitaire d’une population, mais également pour évoquer les mesures sanitaires prisent par l’état pour améliorer cet état de santé, ou pour en prévenir la dégradation pour organiser la distribution des soins pour permettre à chacun d’accéder au soin. Cette expression « santé publique » souligne que la santé n’est pas purement privée, mais au contraire que la santé est d’abord une affaire publique. Essentiellement à cette dimension là qu’on va s’intéresser, pour voir comment notre système juridique aborde des questions de santés : mise sur le marché/ politique public pour les préventions de maladie/ prise en charge dans les établissements hospitalier et dans la ville etc.

Section 2 : le droit de la santé §1 : L’objet du droit de la santé Dimension publique de la santé. Historiquement, cette matière comporte 4 grands chapitres, qu’on retrouve dans le code de la santé publique : Mesure de prévention de maladie : lutte contre les fléaux sociaux avant. Aujourd’hui on parle de politique de santé publique. Règlementation de la médecine, de la pharmacie et des professions paramédicales, ainsi qu’une règlementation des produits de santé. Volé profondément renouvelé au cours des 20 dernières années : essentiellement les médicaments et ceci sous l’impulsion du droit de l’union européenne. L’organisation des soins par le développement d’un service public hospitalier mais également par un contrôle/ un pilotage du système de soin privé : dimension réformée. Une règlementation des actes médicaux proprement dits : diagnostique/ traitement.

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Ce droit au cours des 20 dernières années a connu un renouvellement profond sous l’effet conjugué de deux phénomènes :

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Une transformation profonde de la médecine :

Lié au progrès de la biologie et la diffusion de technique biomédicale. Si la médecine a été longtemps empirique, elle est devenue scientifique. Ex : le développement de ce qu’on nomme la médecine prédictive, elle s’est développée à partir de l’analyse ou de l’étude des caractéristiques génétique de la personne. Les développements de la biologie moléculaire ont permis progressivement de déterminer parmi les maladies connus, quelles sont celles qui ont une origine génétique. C'est-à-dire qui s’explique par l’altération de l’un des caractères génétiques de la personne. En l’état actuel des choses, les généticiens indiquent quelles sont les maladies qui ont une origine exclusivement génétique et quelles sont celles dont la survenance et en quelque sorte facilité par la présence de tel ou tel caractère génétique. 2 exemples : il existe une maladie nommée de la chorée d’utilton : cette maladie entraine une dégénérescence de la personne aux alentours de 50 ans, hors les travaux des généticiens ont fait apparaitre que cette maladie avait une origine exclusivement génétique. Elle est imputable à une altération. Le diagnostic de cette maladie peut être porté dès la conception, dès la fécondation c'està-dire in utéro. On est en présence d’un diagnostic anticipé à 50 ans. Comment la règle de droit est-t-elle susceptible de prendre en charge ce type de diagnostic ? Il y a des cas moins saisissant : altération d’une caractéristique est jugée comme un facteur prédisposant à certain type de cancer. C’est un des éléments qui fait dire qu’en présence de cette caractéristique génétique, cette personne est plus « favorable » a développer cette forme de cancer. Le développement de la maladie n’est pas exclusivement lié à cette caractéristique génétique mais à la présence de tel ou tel substance. Est-ce que cette connaissance-là, va signifier que l’on va écarter de certain poste de travail des personnes en raison de leur caractéristique génétique ? Va-t-on réduire l’exposition à ces produits de toutes personnes ou seulement des personnes sensible ? La multiplication des techniques d’assistance médicale à la procréation : fécondation in vitro puis réimplantation de certain embryon fécondé, cela peut conduire à un tri d’embryon. Est-on en

présence d’un système eugéniste ? que fait-on des embryons non implanté ? Peut-on les utiliser pour poursuivre des études etc. « Le bébé médicament » ou le « bébé espoir » pour soigner un enfant déjà né on donne naissance à un second enfant compatible. Ex : la maitrise des prélèvements et de la transplantation d’urgence, on va jusqu’à la transplantation des mains : question de l’indisponibilité du corps humain et de sa non patrimonialité. Se pose la question de la transplantation d’organe du vivant de la personne. Jusqu’où va la solidarité familiale ? La modification des cellules peut aller jusqu’au clonage : clonage d’une brebis, elle a vieillit prématurément. Le clonage humain est interdit : arrêt du 18 octobre 2011 porte sur l’utilisation des cellules a des vues commerciales est-il utilisé ? (droit des brevets). Ces nouvelles possibilités techniques ont conduit le gouvernement en 94 à définir le statut juridique du corps humain : un chapitre du code civil s’intitule « du respect du corps humain » article 16 et suivant du code civil. Sont énoncés également quels sont les droits essentiels de la personne. Ce chapitre a été complété en 2004 et à nouveau dans le courant de l’été 2011. Le législateur luimême affiche la nécessité de réexaminer la teneur des dispositions législative à intervalle régulier. (Confronté à l’évolution des sciences et technique) Cette 1ere dimension à modifier l’objet du droit de la santé : le droit n’a plus pour seul objet de fixer des règles qui permettront de mettre en œuvre la prévention ou qui indiqueront dans quel cadre juridique s’exerce l’activité médicale proprement dite : traitement prise en charge etc. mais désormais plus fondamentalement le droit doit s’attacher à assurer « la sauvegarde de la dignité de la personne humaine contre toute forme d’asservissement et de dégradation » (dit le conseil constitutionnel dans un décision du 27 juillet 94)

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Une volonté affichée de maitrise des dépenses de santé :

Autre dimension ici, on est dans l’ordre de la rationalité économique. Si la question de la maitrise des questions de santé se pose, cela tient au fait que les dépenses de santé sont des dépenses socialisées. C'est-à-dire que pour parti, ces dépenses sont prises en charge par l’assurance maladie. Cette couverture par un mécanisme d’assurance des dépenses de santé, permet un accès de tous au soin et le conseil constitutionnel a eu l’occasion d’indiquer que c’est cette couverture des frais de santé qui permettait l’accès de tous à des soins et par conséquent rendait effectif le principe de protection de la santé qui est inscrit dans le bloc de constitutionnalité. Cependant, l’assurance maladie est confronté en permanence à un déséquilibre à tel point que l’équilibre financier de l’assurance maladie est devenu une exigence constitutionnelle. D’où un recherche d’une meilleure allocation des ressources, d’une plus grande efficience dans l’utilisation des ressources : s’agit du langage des économistes. Dans le 1er article du code de la sécurité sociale, est indiqué le caractère universel de l’assurance maladie. Et donc l’effectivité du principe de santé, mais chacun participe au bon usage des ressources que la nation consacre à l’assurance maladie et la santé. C’est une formule essentiel de mouvement de rationalisation de dépense de santé, par des mécanismes progressivement développés par et au sein de l’assurance maladie. Deux exemples : Le passage par le médecin traitant donne une meilleure prise en charge à un moindre cout. Type de système incitatif. Et deuxième : les médecins sont payés à l’actes (consultation) mais dans la dernière convention médicale signée en juillet 2011 il est indiqué qu’à cette rémunération à l’acte, s’ajoute une rémunération forfaitaire pour les personnes atteintes d’une maladie de longue durée, et une rémunération à la performance. Que veut dire cette dernière rémunération ? cela signifie que le médecin recevra une prime dont le montant est fonction de

pour encadrer les développements de ce que l’on nomme aujourd’hui la biomédecine ou encore pour rationaliser les dépenses ou organiser le marché des produits de santé ? Ces instruments privilégier par le législateur ou le juge présentent-ils une spécificité qui du coup autorise à voir derrière l’appellation droit de la santé plus qu’un domaine du droit. alors que dans le code civil. à ce besoin d’ajustement constant ? A. qui le rend apte à répondre. . objectif explicité pour chaque médecin : tel % de plus de 60 ans doivent être vacciné. sur le monde tel qu’il fonctionne. une dynamique particulière. La formulation de principe et d’exigence qui encadre les pratiques biomédicales. Le médecin percevra une prime allant jusqu’à 2 000 euros.La formulation de principe et d’exigence . Il y a une architecture qui est en train de se construire : architecture structurante neuve donc chaotique du droit de la santé.Les droits fondamentaux : respect du droit de la personne/ vie privé etc.l’atteinte d’un certain nombre d’objectif fixé par l’assurance maladie : objectif à remplir au sein de la patientèle (clientèle). d’une rationalité économique : au sens de rationalisé la dépense et non d’économie : meilleur usage des soins. En réalité c’est l’inscription à travers le système maladie dans le système de santé. sur la réalité. le mot principe ne figure pas ou qu’exceptionnellement. ou en protégeant l’intimité des personnes. des pratiques de prise en charge des patients. à y voir véritablement une branche du droit présentant des traits propres à l’image de notre branche du droit ? (ex droit du travail) Est-ce que cette manière de concevoir l’intervention du droit dans le monde de la santé donne au droit. Alors que pour la prof aujourd’hui c’est un instrument de régulation dans le domaine de la santé. La raison d’être ? La recherche d’évolution de pratique médicale et de prescription médicamenteuse. qui permettent d’opérer sans cesse le partage entre le licite et l’illicite L’affirmation d’un certain nombre de droit : Qualifié de fondamentaux ou d’essentiel. Le droit français est très marqué par le droit de l’union européenne par le biais des activités médicale ou des produits de santé. a cette mobilité constante des sciences et des techniques. 1.La présentation des instruments juridiques Pour le juge et le législateur. qui permettent à chacun d’entre nous de défendre ou de résister en exigent le consentement de la personne. dont toute personne n’est titulaire. quels sont ceux. Ces différents instruments dont il est fait usage opère le partage entre le licite et l’illicite : 3 instruments : . §2 : La dynamique du droit de la santé Parmi les divers procédés.La formulation de principe Il y a 3 points d’observation : On parle d’observation de principe. dont le droit fait usage pour intervenir sur les pratiques sociales. qui ont été privilégié par le législateur et les juges pour encadrer les pratiques médicales. également une volonté d’inscrire les médecins dans des politiques de santé publique telle que le dépistage.

Il puise ce dernier dans le préambule de la constitution de 46). ainsi que l’intégrité de l’espèce humaine » le conseil constitutionnel ajoute que « les principes ainsi affirmés tendent à assurer le respect du principe . Ces normes sont au nombre de 3 :  Le principe de sauvegarde de la dignité de la personne humaine contre toute forme d’asservissement et de dégradation.Il n’y a pas de principe en soit mais des énoncés qui reçoivent cette signification. le respect de l’être humain dès le commencement de sa vie. L’effet que va produire la référence au principe. Ces deux lois ont été déférées au conseil constitutionnel. Le principe de protection de la santé. Autre principe constitutionnel : La décision du conseil constitutionnel du 27 juillet 94 : le parlement avait voté deux lois en 94 : sur le respect du corps humain (article 16 et suivant du code civil) et une autre tirant toutes les conséquences de cette 1ere loi : assistance médicale à la procréation/ le don d’organe et l’étude des caractéristique génétique (code de la santé public). C’est un principe constitutionnel La liberté individuelle proclamé par les 1ere articles de la DDHC : mais cette liberté individuelle doit toutefois être conciliée avec les autres principes de valeurs constitutionnel. La vocation de cette loi est de mettre en œuvre et tirer les conséquences de la 1ere loi de 94. et la question était de savoir si c’était licite ou non. une force. la formulation d’un principe. qui résulte du préambule de la constitution de 46 et notamment de son 11ème alinéa. Il indique les normes de constitutionnalité au regard desquels il va vérifier la constitutionnalité de ce qui est voté par le parlement. L’assemblée vise l’article 6 du code civil. Quels sont les principes identifiés par les juges ? Quelle est l’autorité de ces principes ? On parle de principe on considère donc que ce qui est formulé occupe une place particulière dans l’ordre juridique. pour que soit possible l’examen de la portée juridique du principe. c’est essentiellement un effet d’obstacle à tel ou tel évolution législative ou convention ou encore de générer l’interdiction de tel ou tel acte médical. L’indentification des principes : L’arrêt du 31 mai 91 l’assemblée plénière a été sollicité sur les conventions de mère porteuse. Mais il faut préciser l’autorité juridique. Ce sont les juges du conseil constitutionnel. qui affirme que le contrat ne peut porter sur quelque chose qui se trouve hors du commerce juridique. qui interdit toute convention qui méconnaitrait les bonnes mœurs et l’article 728.   - Les 2 derniers considérant : le conseil constitutionnel examine différente disposition législative et décide que les deux lois de 94 énoncent un ensemble de principe au nombre desquels figurent « la primauté de la personne humaine. (1ere fois que le conseil constitutionnel identifie au sein du bloc de constitutionnalité ce principe. l’intégrité et l’absence de caractère patrimonial du corps humain. du conseil d’état ou encore de la cour de cassation (1er chambre civil pour la santé) qui vont voir dans tel ou tel énoncé législatif l’expression. La liberté est donc susceptible d’ajustement et restriction au nom d’autre principe de valeur constitutionnel. Le conseil a rendu une décision du 27 juillet 94 et elle est intéressante sous un double point de vue : Le conseil constitutionnel prend soin d’indiquer quelles sont les normes de constitutionnalité applicable au contrôle des lois qui lui sont déférées. L’assemblée plénière en induit un principe d’ordre public de l’indisponibilité du corps humain et de l’indisponibilité de l’état des personnes.

Les juges donnent la signification de principe. La valeur constitutionnelle. justifiée par des considérations d’intérêt général » « en l’espèce tel est bien le cas ». la dignité de la personne. pour faire produire à cette formule un certain effet juridique. Il entre dans le pouvoir du parlement d’opérer une balance. Ce n’est pas le texte constitutionnel ou législatif qui dit que tel énoncé à valeur de principe. une composition entre différent principe. Le commissaire du gouvernement dit que les principes d’inviolabilité et d’intégrité du corps humain n’ont pas entend que tel valeur constitutionnel. l’article suivant ajoute. on conduit à l’éradication de certaine maladie. On retrouve . Cet article dit deux choses : pas exclu que les exceptions soient apportées à ce principe par le parlement lui-même et en même temps cet article précise à quelle condition il peut être porté atteinte. On voit à l’œuvre le pouvoir d’interprétation du juge. il y a atteinte à l’inviolabilité. cela signifie qu’ils ne sont pas au même niveau dans la hiérarchie des normes. Ex : question des vaccinations. d’intégrité. C’est l’effet de cliquet. mais ce sont les juges qui voient dans ce texte l’affirmation d’un principe. Mais le conseil constitutionnel vérifiera si la loi lui est déféré. mais seulement législative. » Les autres principes sont à valeurs législative qui tendent à assurer un principe à valeur constitutionnel. car on n’a pas le consentement de la personne. Concernant l’autorité de principe : Autorité particulière de cette norme en cause. dans l’article L2211-1 il est rappelé le respect de l’être humain dès le commencement de sa vie (reprends l’article 16 du code civil) mais comme ce principe n’a qu’une valeur législative. il ne saurait être porté atteinte au principe mentionné à l’article L 2211 qu’en cas de nécessité et selon les conditions définies par la loi. Quand la vaccination devient obligatoire. Ce qui est contrôlé par la conseil constitutionnel est au fond l’équilibre de cette balance. de non patrimonialité du corps humain etc. le conseil décide que l’ensemble de ces dispositions de ce loi mettent en œuvre en les conciliants et sans en méconnaitre la portée. les normes à valeur constitutionnelle applicable. En même temps la vaccination constitue une atteinte à l’intégrité du corps humain. Deuxième considérant. Mais quelle est cette autorité au regard de la hiérarchie des normes en droits ? Il y a deux façons d’aborder cette question de l’autorité :  Formellement : est-ce un principe a valeur législative ? a valeur constitutionnel ? etc.) n’ont qu’une valeur législative. d’une part soit d’ampleur limité et d’autre part. opéré entre plusieurs principes. que les exceptions apportés au principe de valeur législative n’ont pas pour effet de mettre en cause la sauvegarde. Dans le code de la santé public. donc le législateur peut y apporter des restrictions et le commissaire ajoute « à condition que ces restrictions. fait exception : condition définie par la loi et en cas de nécessité. notamment les maladies transmissibles. cela signifie pour le législateur. de ce fait le parlement lui-même dans le champ de sa propre compétence peut y apporter des exceptions. un ajustement. le parlement. devra le mettre en œuvre et ne devra pas le mettre en cause. Les autres principes énumérés par le conseil constitutionnel (principe de respect. Question au conseil d’état d’un décret rendant obligatoire la vaccination : les requérants mettaient en avant le principe d’inviolabilité du corps humain.constitutionnel de sauvegarde de la dignité de la personne humaine ».

A travers ça il y a eu une redéfinition au sens de l’ordre public. Exposition de cadavre. en se basant sur les dispositions du code civil introduit par la loi de 94 « le juge peut faire cesser par tout moyen tout atteinte illicite au corps humain ». arrêt du 2010. le conseil constitutionnel est susceptible d’invalider des modifications apportés par le parlement ou au contraire de les légitimer (ex : cas des lois bioéthiques). dès lors ces dispositions ne méconnaissent pas le principe constitutionnel de sauvegarde de la dignité de la personne humaine. Mais on voit plus surement fonctionner cet effet d’obstacle quand le principe est invoqué par le conseil d’état ou par la cour de cassation en chapeau de son arrêt. Loi de 2004 sur la loi bioéthique a ajouté un alinéa supplémentaire qui interdit le clonage. Le conseil d’état dans un arrêt du 26 novembre 2001 a suivi le commissaire du gouvernement en disant que « si les dispositions règlementaire rendant une vaccination obligatoire ont pour effet de porter une atteinte limitée au principe d’inviolabilité et d’intégrité du corps humain. (Mari reconnait. mais signifie plus clairement les principes et les références aux principes dans le droit de la santé. Le juge civil pouvait donc interdire la poursuite de cette exposition.La formulation de principe Ils ont un effet d’obstacle. le respect. Ces interdictions sont très limitées mais sont emblématiques :  Interdiction du clonage. la sanction est la plus lourde car il s’agir de crime. les pratiques eugéniques comme le clonage. Affaire du lancer de nain : la sauvegarde de la dignité de la personne humaine fait parti des valeurs que le maire était autorisé et avait le devoir de faire respecter dans le cadre de son exercice de pouvoir municipal. la nullité de la convention qu’elle soit à titre onéreux entre une femme et un couple. » « En outre les dispositions sont proportionnés par l’objectif de protection de la santé.l’exigence de proportionnalité et de justification. la violation de ces interdictions sont donc violement sanctionné. femme adopte). Toute pratique eugénique est interdite. Au nom de ce principe. Ils sont moins juridique. Cette effet d’obstacle se voit également dans le code civil à travers la formulation d’un certain nombre d’interdictions. Le code civil avec la loi de 94 a affirmé la non patrimonialité du corps humain et a affirmé également la nullité des conventions de mère porteuse (article 16-7 du code civil). en référé il a été demandé l’interdiction de la poursuite de cette exposition. 2. la sauvegarde d’un principe matriciel). 1ère illustration : à propos de la gestation pour autrui ou des conventions de mère porteuse après avoir affirmé le principe d’ordre public de l’indisponibilité du corps humain et de l’état des personnes. dignité et décence. les restes des personnes décédées doivent être traité avec respect.La portée juridique des principes : a. article 16-4 du code civil « nul ne peut porter atteinte à l’intégrité de l’espèce humaine. invoqué par les requérants. »  Construction doctrinale : opposition des principes matriciels (sauvegarde de la dignité de la personne) et principe sentinelle (garantissent la mise en œuvre. la 1ere chambre civil a considérée qu’au terme du code civil. cette femme s’engageant à « porter » un enfant pour le couple et à l’abandonné à sa naissance pour que le couple puisse l’adopter. Le code de la santé public tire les conséquences de ces interdictions notamment dans la partie ou les chapitres . L’assemblée plénière en a déduit. La cour de cassation en déduit que l’exposition de cadavre à des fins commercial méconnait cette exigence. « et interdite tout intervention ayant pour but de faire naitre un enfant génétiquement identique à une autre personne vivante et décédé ». elles sont mises en œuvre dans le but d’assurer la protection de la santé qui est un principe garantie par le préambule de la constitution de 46.

» L’article suivant explicite cette prohibition en précisant que le corps humain au différent stade de sa constitution et de son développement. Les alinéas suivant précises que ne sont pas brevetable les utilisations d’embryon humains a des fins industrielles ou commerciales. la cour de cassation a refusé d’étendre l’infraction pénale à la période anténatal : l’embryon. L’article L 611-17 dit « ne peuvent faire l’objet d’un brevet. Celle qui ne le sont pas nous intéresse ici : invention qui utilise des parties du corps humain ne peuvent faire l’objet d’un brevet. dispose que toute invention peut faire l’objet d’un titre de propriété industrielle et ce titre confère à son titulaire un droit exclusif d’exploitation de l’invention à des fins industrielles ou commerciale. Comment le principe est à l’origine de l’interdiction et comment il est utilisé par le juge pour préciser l’étendu de l’interdiction et notamment la notion d’embryon visé par la propriété industrielle. ces éléments et ces produits ne peuvent faire l’objet d’un droit patrimonial » cette non patrimonialité a trouvé une de ces expressions dans le cadre du droit de la propriété intellectuelle (brevet) ou l’on peut lire article L 611-18 CPI « le corps humain au différent stade de sa constitution et de son développement ainsi que la simple découverte d’un de ces éléments ne peuvent constituer des inventions brevetable. elle procède d’une directive communautaire. ne peut constituer une invention brevetable. la prohibition était applicable ? La Cour de justice était invité à définir « l’embryons humain » hors c’est une question de polémique. a partir de quel stade du développement on est en présence d’un embryon humain qui dans ce cas exclu la prise d’un brevet ? Tour à tour l’avocat général et la cour de justice ont précisé qu’il ne s’agissait pas de dimension éthique ou médicale mais il y avait lieu à se livrer ou donner une définition . Dans cette affaire la cour de justice n’avait pas a définir la notion d’embryon pour savoir si il y avait lieu ou non de lui conférer la personnalité juridique. Il est dit ne sont notamment pas brevetable et une liste est écrite dont les utilisations d’embryons à des fins industrielles ou commerciale. Il fzut entendre les inventions impliquant des embryons humain. Le juge allemand dans une affaire introduite par Green Peace a interrogé la CJUE sur les circonstances pouvant faire penser que l’on est en présence d’embryons humains et lorsqu’on utilisait des cellules. Le parlement n’a pas pris position. La délivrance d’un brevet d’invention est l’un de ces titre de propriété industrielle. il n’y a pas de consensus en France sur le point de savoir si il serait bon ou non de reconnaitre la personnalité juridique à l’embryon.  La non patrimonialité du corps humaine : article 16-1 « le corps humain. les inventions dont l’exploitation commerciale serait contraire à la dignité de la personne humaine à l’ordre public et aux bonnes mœurs.consacré à la recherche notamment sur l’embryon et également dans les parties du code de santé public. Le code de la propriété intellectuel. consacré au diagnostic prénatal . Cette interdiction de tirer produit de ces inventions est une interdiction qui n’est pas propre à la France. Ce texte figure dans le code de la propriété intellectuelle français mais ne fait que reprendre une directive communautaire. Après avoir indiqué comment une invention pouvait fair el’objet d’un appropriation et avoir un intérêt économique le CPI précise quelles sont les inventions brevetables et celles qui ne le sont pas. l’avocat par du principe de la dignité. la conduite de ces examens ne doivent pas avoir pour but une pratique eugénique. il n’y a pas lieu de s’étonner a ce que la cour de justice européenne a eu a se prononcer sur la porté de cette interdiction. Ainsi on protège anténatal mais ca serait contre l’IVG. La CJCE vient de prendre position sur la portée de cette interdiction en donnant une définition de l’embryon humain au regarde de la directive pour donner cette définition. La cour devait dire qu’au regard de la protection du corps humain.

La cour dit que le droit de l’union européenne fait obstacle au développement de la biotechnologie si on utilise des cellules dans un but commercial. En effet. b. Très vite l’avocat général a bien placé la question. mais sur le terrain du corps humain qui appel protection. L’exigence : semble rendre compte du mode d’encadrement des activités médicales et de recherche caractéristique aujourd’hui.de l’embryon qu’impliquait la mise en œuvre de la directive et la volonté de faire produire a toute directive un effet utile. » la cour de justice en déduit qu’il en résulte que la notion d’embryon humain au sens de la directive. La cour de justice en déduit que dans ces conditions. On peut utiliser des cellules à des fins médicales/ thérapeutique. A travers cette référence à la finalité qui apparait dans l’ensemble des dispositions du la santé publique le législateur indique que la légitimité de l’acte va dépendre des valeurs que notre acte juridique entend protéger. En effet il s’observe que le code civil et surtout le code de la santé publique. tous ovule humain au stade de sa procréation doit être considéré comme un embryon et cela à avouer très largement le champ d’application de l’interdiction. Par conséquent ce qui est le noyau d’ordre public est assez limité. très emblématique. cela ne tombe pas sous la prohibition. Par contre ni le code de santé public.L’énonciation d’exigence C’est un terme du conseil constitutionnel. d’opérer la balance bénéficie risque. au sens du CPI doit être comprise largement. - - Exigence de sécurité sanitaire : de nombreux texte du code de santé public précise les conditions à respecter et notamment il est précisé l’exigence de traçabilité des produits d’origine humaine. Les textes précisent également que doit être vérifié la nécessité de pratiquer cet acte sur la personne pour satisfaire la finalité. etc. par contre ce n’est pas parce qu’un acte médicale ou une activité n’est pas interdite qu’elle est forcément licite. Considérant 34 la cour de justice précise comment « le contexte et le but de la directive révèlent que le législateur de l’union à entendu exclure toute possibilité de brevet dès lors que le respect due à la dignité humaine pourrait en être affecté. Ce profil une double question :   Ni a-t-il pas de moyen moins attentatoire à l’atteinte de la personne ? est ce que cette même fin peut être moins attentatoire ? Nécessité pour le médecin ou dans le cadre d’une recherche médical. si la prof a souligné des interdictions du code civil. Deux illustrations : qui correspondent à des actes médicaux. subordonne la licéité des différents actes médicaux ou des actes conduits a des fins de recherche à la satisfaction d’un certain nome d’exigence qui sont posé par le législateur de façon précise : Ces exigences : Consentement de la personne Licéité dépend de la finalité : la fin poursuivit. C’était un arrêt de la CJ du 18 octobre 2011. ni le code civil n’utilise le terme d’exigence. C’est une décision importante car cela signifie : cela constitue un frein au recherche qui pourrait conduire à une utilisation a des fins industrielles ou commerciales des embryons humains. . elles sont en nombre limité : interdiction du clonage. est-ce que l’avantages escompté l’emporte sur les risque ? ainsi on peut conclure sur la nécessité de l’acte. le débat non pas sur le terrain de la vie humaine.

La loi 2011 n’a pas modifié ces choix : le principe reste l’interdiction des recherches : article L 2151-5 « la recherche sur l’embryon humain.   Il y a une exigence de justice des fins et de justesse des moyens. Recherche sur les embryons et cellule souche embryonnaire : sujet les plus difficiles qui devant le parlement n’a jamais fait consensus entre l’assemblée nationale et le sénat. l’alinéa suivant envisage la dérogation possible à ce principe. pour la transfusion sanguine. Idem pour la salubrité sanitaire en matière de transplantation ou transfusions sanguine. ». Ce même chapitre du CSP indique qu’avant de procédé à une transplantation d’organe il y a lieu d’opérer le bénéfice risque pour le receveur. Qu’est-ce qu’une finalité médicale ? scientifique ? l’article suivant donne des précisions sur la nécessité. Par conséquent toute autre finalité est exclue par le code de la santé publique. La recherche est doit permettre de faire des progrès majeurs. Quelle est la conséquence si un acte médicale est pratiqué sans répondre a ces exigences ? il y a une disposition du code civil. La . ce même article indique qu’avant de procéder à une transplantation d’organe il y a lieu d’opéré le bénéfice risque pour le receveur. ou être mené dans le cadre d’une procédure judiciaire. Les conditions réunies pour que la dérogation soit possible ? La pertinence scientifique du projet doit être établit . Cette question est réglementer dans le CSP aux articles L1211-1 et suivants « les activités afférentes aux éléments et produits du corps humains doivent poursuivre une fin médicale ou scientifique ou être mené dans le cadre d’une procédure judiciaire » toute autre finalité est exclu par le CSP. une fin médicale ou scientifique. L’article suivant dit qu’à propos des autopsies pour comprendre quelles sont les causes de décès d’une personne. les cellule souche embryonnaire et les lignée de cellule souches sont interdites ». qui figure dans le chapitre « sur le corps humain » qui autorise le juge civil à faire cesser (article 16-2 du code civil) toute atteinte illicite à l’intégrité du corps humain ». EX : les principes qui ont été posé dans le code de la santé public pour encadrer le don et l’utilisation des éléments du corps humain. sans consentement de la personne (elle est morte) en cas de nécessité impérieuse et en l’absence d’autre procédé permettant d’obtenir une certitude diagnostique sur les causes de la mort. Ce sujet n’a jamais fait consensus devant le parlement. il est indiqué que ce type d’autopsie peut être pratiqué sans le consentement de la personne en cas de nécessité impérieuses et en l’absence d’autres procédés permettant d’obtenir une certitude diagnostic sur les causes de la mort. c’est très ouvert. Les principes posés pour encadrer le don et l’utilisation des éléments du corps humains : cette question est réglementé dans le code de la santé publique L 1211-1 et suivant « les activités afférentes aux éléments et produit du corps humain. EX : les recherches sur l’embryon et les cellules souches embryonnaires. doivent poursuivre. On a pu observer des points de vue différents et la loi de 2011 n’a pas modifié les choix antérieurs : le principe c’est l’interdiction des recherches. Et des indications concernant la sécurité sanitaire. il est expressément établi qu’il est impossible d’arriver aux résultats escompté par la recherche recourant aux embryons qui ne sont pas des embryons humains. Ex : autopsie pour savoir comment est morte une personne.

le consentement libre et éclairé du patient aux soins médicaux qui lui sont prodigués. Quelles sont les dispositions qui sont prises pour en assurer l’effectivité ? Est-il possible d’apporter des restrictions à un droit fondamental ? Quelle est la sanction quand il y a atteinte à un droit fondamental ? sanction particulière ? - Le droit de chacun au respect de sa volonté et de sa liberté personnelle : le CE a eu l’occasion d’indiquer que le consentement libre et éclairé du patient faisait partie des libertés fondamentales. Il est plus intéressant de prévenir cette atteinte. le CE a jugé qu’entre dans le champ de prévision de l’article. Ce n’est plus une autorité judiciaire mais ce n’est pas non plus une autorité administrative classique. Il faut certaines exigences : la pertinence scientifique du projet doit être établie. En 2005. c’est une autorité qui agit au nom de l’état. Le CE a été amené à se prononcer pour savoir s’il était compétent pour statuer en référé sur le caractère fondamental des droits de la santé. de sa nécessité et de la volonté de la personne. L’alinéa suivant envisage la dérogation possible à ce principe. dans l’exercice de l’un de ses pouvoirs. On trouve une série de texte qui incrimine la méconnaissance de l’une ou l’autre de ces exigences. ainsi que le droit de chacun au respect de sa liberté personnelle implique en particulier que la personne ne puisse subir de contrainte excédant celles qu’impose l’OP ou le respect des droits d’autrui. Article L521-2 CJA : le juge des référés administratifs peut ordonner toute mesure nécessaire à la sauvegarde d’une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit publique aurait porté une atteinte grave et manifestement illégale. il est expressément établie qu’il est impossible d’arriver aux résultats escomptés par la recherche recourant aux embryons qui ne sont pas des embryons humains. . Il y a une exigence de justice des fins et de justesse des moyens. il ne faut pas qualifier tous les droits de la personne de droits fondamentaux. Le juge est habilité à les protéger. Quelle est la conséquence si un acte médical ou une recherche est pratiqué sans répondre à ces différentes exigences ? il y a une disposition dans le code civil qui autorise le juge civil à faire cesser : « toute atteinte illicite à l’intégrité du corps humain » : article 16-2. la recherche doit permettre de faire des progrès médicaux majeures. c’est pour cela que le CSP a fait le choix de subordonné les recherches à une autorisation préalable. L’attribution de droit à toute personne et l’affirmation de leur fondamentalité Il y a 4 question a examiné et à distinguer : Quels sont les droits ou liberté auxquels se caractère de droit ou de liberté fondamental est reconnu ? même si on observe un développement des droits fondamentaux. Il est exigé qu’avant qu’une recherche biomédicale soit menée un comité ait été sollicité. c. donné par l’agence de la biomédecine. qui a pour mission de s’assurer de la finalité de la recherche.recherche sur l’embryon humain est interdite.

se manifeste aujourd’hui dans le domaine de la prévention. en matière de soin dès 1936 la CC dans un arrêt Mercier. Arrêt 8 décembre 2005 qui concernait un détenu. la CC a considéré qu’un salarié pouvait prendre acte de la rupture du CT du fait de l’employeur car celui-ci n’avait pas fait respecter dans l’entreprise. Déjà les tribunaux avaient implicitement reconnu ce droit à travers les obligations mises à la charge du médecin. attentif et conforme aux données de la science. au nom de la santé d’autrui ? Le droit à la protection de la santé est-il un droit fondamental ? Le CSP qualifie ce droit de fondamental à son premier article (L1110-1) qui a été introduit par la loi de 2002 relative aux droits reconnus aux personnes malades : « le droit fondamental à la protection de la santé doit être mis en œuvre par tous moyens disponibles au bénéfice de toute personne ». la CC ne parle pas d’obligation du médecin mais parle de droit de la personne. il ne faut pas s’étonner que se multiplie les politiques de préventions dans lesquelles on peut inscrire la lutte contre le tabagisme par exemple. L’obligation de soin est au cœur du contentieux de la responsabilité médicale. notamment dans un arrêt de 2010. Dans la JP récente. Ce raisonnement suivi par le CE qui refuse de déduire du principe à valeur C° un droit à la santé. Est-ce qu’il y a une violation du droit de chacun au respect de sa vie privée. . Ce droit à la protection de la santé. On peut voir comment la loi est devenu un véritable mode d’emploi.Rentre dans la catégorie des droits fondamentaux c’est le droit de chacun au respect de sa vie privée. Le CSP qualifie de droit fondamental le droit à la santé. c’est vrai dans la relation médicale de soin mais c’est vrai aussi pour la loi de juillet 2011 dans le cadre de l’assistance médical à la procréation. Tout d’abord. Dans ces conditions le salarié pouvait prendre acte de la rupture et saisir le conseil des prud’hommes. Arrêt 14 octobre 2010 où de façon incidente la CC dit : « le principe de liberté de prescription ne trouve application que dans le respect du droit de toute personne de recevoir les soins les plus appropriés à son âge et à son état conforme aux données acquises de la sciences et ne lui faisant pas courir de risque disproportionné par rapport au bénéfice escomptés ». et pour les politiques de santé publiques. avait indiqué que le médecin s’engage non pas à guérir son client mais à lui donner des soins consciencieux. cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de situation qui peut être prise en l’absence de consentement. a suscité les plus vive réserves en disant qu’il y avait moins de poids de mesure quand il s’agit d’un détenu. cela se rapporte à la question du secret médical. la législation relative à la lutte contre le tabagisme. La chambre sociale de la CC fait découlé cette obligation du droit de tout travailleur à la protection de sa santé et de sa sécurité. On assiste à la mise en place par le législateur d’un processus décisionnel.  La mise en œuvre de ces droits : ce qui apparait de plus en plus nettement c’est une préoccupation de la santé publique de garantir l’information de la personne et le respect de sa volonté. Du coup. il a saisi le juge administratif en référé. c’est dans le cadre de la compétence du référé administratif tel que le CE a considéré que « si la protection de la santé public constitue un principe à valeur C° il n’en résulte pas que le droit de la santé soit au nombre des libertés fondamentales auquel s’applique l’article L521-2 du CJA ». Rapporté à la santé. l’acte équivalait à un licenciement sans cause réel et sérieuse. on assiste à un intérêt marqué pour la prévention. EX : la JP de la CC sur l’obligation de sécurité de résultat de l’employeur. Dans ce même arrêt le CE a dit que d’une part le consentement de la personne et la liberté personnelle faisait parties des libertés fondamentales.

elle est prise en charge en vertu de la loi par une sorte de fonds d’indemnisation : l’office national d’indemnisation des accidents médicaux. EX : le dossier médical informatisé pour une meilleure coordination des soins et d’une meilleure protection de la santé. Le juge doit s’assurer de l’accord du mineur et s’il manifeste son refus. Ex : l’affaire du lancer de nain. le 3 . le CE qui contrôle. progressivement. aux autorités et à la personne elle-même. le CE ajoute : « toutefois les médecins ne portent pas une atteinte grave et manifestement illégale à cette liberté fondamentale quand il accomplisse dans le but de sauver le patient un acte indispensable à sa survie et proportionné à son état. alors même qu’était démontrer le manquement à l’obligation d’information du médecin. Le juge civil peut être sollicité sur le fondement de l’article 16-2 : pour atteinte illicite au corps humain.  Les restrictions possibles qui peuvent être apporté à ces droits : le CC° avec la loi antitabac. La CC a considéré que portait atteinte à la santé du salarié l’employeur qui a portait une atteinte grave et manifestement illégale pour ne pas avoir respecté la restriction antitabac. Le CC° a laissé entendre que la protection de la santé s’imposé à la personne elle-même et que au nom de la protection de la santé certaines réformes législatives étaient justifiées. Désormais.Les dispositions du code de la santé publique se préoccupe de l’information des mineurs ou majeures qui sont en tutelle ou curatelles. La protection de la santé est une composante de l’OP qui peut justifier des restrictions à des libertés. Les héritiers du témoin de géova ont demandé au juge d’enjoindre de cesser les transfusions. Le CC° avait contrôlé la justification de la restriction accordé au principe de la liberté du commerce et de l’industrie. La CC ne voulait pas le biais de l’obligation d’information que les patients obtiennent réparation de l’aléa thérapeutique. C’est la CC. Les médecins de l’hôpital ont décidé de procédé à ces transfusions car sinon le patient décédé. ce refus doit être respecté. Pas d’atteinte pour le consentement libre et éclairé présupposant le consentement du patient. La CC n’a pas voulu voir en ce droit à l’information l’expression d’un droit fondamental et bien au contraire. la 1er civ. La CC a décidé de faire produire son plein effet au droit à l’information. Sur le terrain de l’atteinte au respect de la vie privée. qu’il n’y avait pas lieu à réparation car même correctement informé. EX : un témoin de géova refusé des transfusions sanguines. Elle met en œuvre un droit fondamental : le droit à la protection de la santé. et intégrité de la personne. en dehors du cadre de la santé. Ceci récemment car il s’agit d’un arrêt rendu par la 1er civ. à cette liberté peut être accompagné de restriction pour la protection de la santé. avait affirmé que la seule méconnaissance de ce droit constituait en soit un préjudice et appelait réparation. Si le juge considère qu’il y a une atteinte à un droit fondamental. ex : quand il s’agit d’un mineur les parents doivent donner leur accord au médecin mais si le mineur est en mesure de s’exprimer sa volonté peut être recherché et respecté. Ce souci d’effectivité de réalisation des droits fondamentaux est ambivalent car dans certaines situations le droit à la santé est opposable aux tiers. le CC°. l y a possibilité de saisir le juge des référés qui peut suspendre l’atteinte. elle en est arrivé. après avoir rappelé que le consentement faisait partie des libertés fondamentales. le patient aurait accepté l’intervention et le dommage se serait réalisé. Le CE a rendu un arrêt important.

Cet arrêt de 2010 correspond à un revirement de JP car dans les années précédentes la CC avait jugé qu’alors même que le défaut d’information avait été constaté. Ex : le syndicat. il s’agissait d’une personne qui avait été opéré. C’est au médecin de prouver qu’il a correctement informé le patient. il faut que la nécessité médicale soit démontrée. EX : arrêt rendu par la CC en 2010. La négociation collective est réservée au syndicat représentatif. Et plus particulièrement l’article 16-3 du code civil : « nul ne peut porter atteinte à l’intégrité du corps humain sans nécessité médicale ». B. cette intervention ouvrait droit à réparation ». et les autres professionnels. Mais depuis 10 ans. on trouve également ici la distinction opérée en droit du travail entre syndicat représentatif et les autres. La CC a fait application de cet article car elle dit « dès lors qu’on est en présence d’une intervention chirurgicale mutilante non justifiée et non adapté. des risques inhérents à l’acte médical ». Pour que l’atteinte soit licite. Cet arrêt est rendu au visa de l’article 1382 qui concerne la responsabilité délictuelle.juin 2006 : il vise les articles du code civil consacrer au respect du corps humain et notamment. l’article 16 qui affirme le respect de la dignité de la personne et sur la base de ces dispositions du code civil. auquel le législateur lui-même donne mission de piloter le système. il est le produit de la liberté syndical.il s’agit d’un syndicalisme de profession indépendante. Ils assurent une discipline de la profession. Il y a des institutions plus nouvelles qui sont des autorités administratives. droit attribué à toute personne et qui doit être respecté à l’occasion de toute l’activité médicale ». il y a l’article 16-3 du code civil. il y a un ordre par profession. L’obligation d’information n’est pas une obligation contractuelle mais elle a un fondement légale qui résultait de la reconnaissance pas les textes du droit à l’information. la discussion en portait pas sur l’information mais ce qui a été mis en avant c’est que l’intervention chirurgicale. traitements. était mutilante non justifiée. le pluralisme syndical existe dans l’entreprise. podologue etc.) Indépendamment de l’ordre. il n’y avait pas matière à réparation. La CA avait écarté tout droit à réparation et la CC dit pas du tout. Il y a une distinction à opérer entre des institutions traditionnelles qui sont en fait des institutions professionnelles (ordre de sagefemme. ou actions de prévention proposés. ni réparation d’un préjudice morale ou d’impréparation : le fait de ne pas être informer des risques qui ont été dissimulés au patient. .Les institutions dans le domaine de la santé Les syndicats. La CC prend pour point d’appui les dispositions du code civil qui affirme le respect du corps humain. La CC vise les dispositions du cc consacrer au respect du corps humain. La CC ajoute :« le non-respect du devoir d’information qui en découle de ce droit cause à celui auquel l’information était légalement dû un préjudice que le juge ne peut laisser sans réparation ». Ce pluralisme s’agit également s’agissant des syndicats de médecin etc. la CC en déduit qu’il résulte de ces textes que « toute personne a le droit d’être informé préalablement aux investigations. il y a la création par le législateur d’autorité administrative indépendante.

à l’opposé ce qui caractérise l’ordre est une obligation : tout médecin qui souhaite exercer en France doit obligatoirement cotiser à l’ordre. est confié au partenaire conventionnelle la mise en œuvre de la loi. mais ici en réalité la mise en œuvre de la loi. Au contraire. Quand les organisations syndicales sont en accord avec l’assurance maladie. La CEDH n’a pas donné raison au médecin qui contesté l’ordre. ait négocié ici le prix de la consultation. Ce qui explique qu’on trouve toujours des dispositions consacré à l’ordre des médecins. par les organisations syndicales ne négocient pas avec l’employeur mais avec l’union national des caisses d’assurances maladies. Les missions de l’ordre : résumé dans le code de la santé public. d’adhésion etc. de probité. le texte fait 150 pages. L’ordre est une organisation hiérarchique : il y a des conseils départementaux qui ont une mission importante qui est celle d’inscrire les médecins au tableau de l’ordre. L’ordre professionnel notamment avec l’exemple de l’ordre des médecins : la grande distinction entre un ordre (groupement professionnel) et le syndicat ? Le syndicat caractérise la liberté de constitution. et de dévouement indispensable à l’exercice de la médecine. (ça qui est important) que l’ordre veille à l’observation par tous ces membres des devoirs professionnels. la cour de cassation n’a pas été sensible a cette argumentation. la négociation collective a bien lieu dans le cadre de la santé mais se présente sous une forme différente. ainsi que des règles édicté par le code de déontologie médical. chaque médecin doit cotiser à l’ordre. au syndicat professionnel on rattache les conventions médicales. C’est un groupement obligatoire. A cette occasion le conseil . Un médecin ne peut exercer que s’il y est inscrit dans le département du quel il veut s’installer. Il est unique un seul ordre par profession. Ce dernier et ces règles du droit disciplinaire tel qu’elle existe dans l’entreprise sont très inspiré des règles du droit disciplinaire institué dans l’ordre professionnel. de compétence.Les organisations professionnelles a. Les organisations On distingue l’ordre des syndicats et le syndicat professionnel : L’ordre des syndicats a un pouvoir disciplinaire. La convention a été signée en juillet 2011. car elle a indiqué que toute personne avait la liberté de s’associé et donc de refuser cela mais la cour dit que l’ordre ne porte pas atteinte a cette liberté dans la mesure ou l’ordre à une mission de service public. Mais cette convention doit être approuvée par le ministre de la santé. L’ordre national est un groupement obligatoire. le ministre signe. donc ils ont été débouté. La mission est ici d’assurer la discipline de la profession le respect de la déontologie et ceci dans un but d’intérêt général s’exprimant à travers la protection de la santé. L’ordre veille au maintien des principes de moralité.1. car en vertu de la constitution l’autorité compétente pour mettre en œuvre la loi est le pouvoir règlementaire. La loi confie aux partenaires conventionnels le soin de mettre en œuvre les dispositions législatives et cette négociation donne lieu à un arrêté d’approbation. (Une des modalités possible de mise en œuvre de la loi. C’est une négociation du règlement de la mise en œuvre de la loi. Les médecins ont été déboutés devant la Cour européenne des droits de l’homme. Il est ajouté. Mais il faut soutenir une liberté de conscience car l’ordre prenait des décisions sur des questions sensibles tel que la reconnaissance ou non de l’IVG etc.

avait entendu faire de l’organisation et du contrôle de l’exercice de la profession médicale un service public. mais sur le fondement d’un principe déontologique fondamental ? Le conseil d’état a répondu à cette question dans une affaire. le conseil d’état a jugé. L’ordre fait respecter la déontologie et met en place des sanctions pour les médecins qui méconnaisse cela>. Mais l’ordre n’est pas du tout compétent pour négocier. » Depuis cette date le conseil d’état contrôle la légalité des décisions prises par l’ordre. Pour justifier un contrôle de la légalité des décisions du conseil de l’ordre. de nationalité et d’aptitude notamment physique et moral à l’exercice de la profession. La question était de savoir si l’ordre et les règles de droit applicable étaient un droit autonome soustrait ou non au contrôle du juge administratif ? Le conseil d’état a refusé cela. L’ordre est associé a la préparation de ce code et désormais il figure dans la partir réglementaire du code de la santé publique. Enfin au niveau national il y a un conseil national de l’ordre des médecins (juridiction d’appel des décisions prises aux échelons inférieurs) qui a pour mission de représenter la profession auprès des pouvoirs publics. Déontologie : énumère les devoirs des médecins envers les patients et ensuite leur devoir entre médecins. car il était apparu. d’un hôpital public des expérimentations étaient conduites sur des personnes en état végétatif à l’insu des familles et . rendu en assemblée plénière le 2 juillet 93 : Milhaud. On peut croire que tous les médecins se sentent représenter dans l’ordre mais en fait très peu de médecin participe aux élections et y voit plus une contrainte de cotiser…le conseil d’état en 1943 a été amené à se prononcer sur le point de savoir si il était compétent pour contrôler la légalité des décisions prises par l’ordre. Question : savoir si la déontologie se résume strictement aux devoir explicitement énoncé par les articles du code de déontologie. L’ordre prépare le code de déontologie : mais le législateur article L 4127-1 du code de la santé public précise qu’un code de déontologie propre au profession de chirurgien-dentiste et sagefemme est édité sous la forme d’un décret du conseil d’état. système d’élection à tous les niveaux. il a donc fait obstacle à un développement d’un droit professionnel autonome. de laisser se développer au sein de notre système juridique un ordre autonome qui mènerait à un pluralisme juridique. Comme toute codification. il y a des devoirs de médecins. que « le législateur en instituant l’ordre. Aujourd’hui la chambre civile de la cour de cassation n’hésite pas à se référer expressément au disposition du code de déontologie pour se prononcer sur l’existence ou non d’une faute médicale. Depuis la recodification de la santé publique. qu’au sein d’un service. » il ajoute que « le conseil de l’ordre même s’il ne constitue pas un établissement public concours au fonctionnement de ce service public dès lors il appartient au conseil d’état de connaitre des recours formés contre les décisions prises par le conseil de l’ordre.vérifie que le médecin réunit toutes les conditions : de diplôme. C’est une source du droit dans le cadre d’une action disciplinaire et dans une action civile contre une personne de la santé. Au niveau régional il y a un conseil qui statut sur l’ordre qui a une fonction disciplinaire. la négociation n’appartient qu’aux organisations syndicales ! Les membres du conseil de l’ordre sont élus par leurs pairs. Il n’y a pas d’hésitation pour ce code au source du droit de la santé. le code de déontologie est à l’article R127-1. ou bien alors est-ce que la déontologie est quelque chose de plus ample ? Est-il possible que l’ordre des médecins sanctionne un médecin non pas sur la base d’une disposition du code de déontologie. affaire médiatisé.

Cela a heurté du point de vu étique. la sanction prononcé par le conseil de l’ordre au motif. relatives au constat de la mort. A partir de là. mais le conseil d’état a considéré qu’il fallait sanctionner tout de même. L’ordre des médecins a au contraire considéré que ce geste médical était contraire aux dispositions du code de déontologie : article 37 et 38 avant et désormais article R 4127-31 et R 412732. il ajoutait « dès lors que la médecine en est réduite à soulager les souffrances de la personne. Le conseil d’état a cassé. n’entrait pas au nombre de ce prescrit au médecin par les articles du code de déontologie mais constituaient un acte d’euthanasie active. l’intéressé de son vivant n’a pas donné son consentement ou que l’accord de ces proches n’a pas été obtenu ».. question de l’euthanasie passive ou active. alors même que le raisonnement du médecin se trouve très souvent dans les mouvements associatifs au nom d’une mort dans la dignité. Avec cet arrêt l’ordre des médecins et le conseil d’état ont clairement condamné l’euthanasie active. il est naturellement conduit à interpréter les dispositions du code de déontologie comme tout autre juridiction. Le conseil d’état a approuvé cette interprétation des articles de déontologie par l’ordre des médecins.avec des personnes qui en réalité étaient tenu en survit pour les besoins de ces expérimentations. L’ordre a prononcé une sanction disciplinaire : 1 an d’interdiction de toute activité médicale. L’argument du conseil état était de dire que « c’est avec raison que la section disciplinaire de l’ordre des médecins a estimé que cet acte. C’est une façon de dire que la déontologie n’est pas enfermée. Tout en cassant la décision pour base textuelle non concluant. destiné à provoquer délibérément la mort de la patiente ». Le conseil d’état considère qu’à travers les articles de déontologie on voit se dessiner des principes déontologiques fondamentaux qui ne cessent pas de s’appliquer après la mort de la personne. que la base textuelle sur lequel l’ordre c’était fondé n’était pas pertinente mais ajoute que « les principes déontologiques fondamentaux relatifs au respect de la personne humaine. alors que d’autre part.. . ne cesse pas de s’appliquer avec la mort de celui-ci » puis le conseil dit que « ces principes font obstacles à ce qu’il soit procédé à une expérimentation sur un sujet après sa mort alors que d’une part. « Cette acte est interdit par le code de déontologie quel que soit les circonstances ». le conseil d’état indique quels sont ces principes déontologiques fondamentaux : la nécessité et le consentement de la personne. mais englobe également des principes déontologiques qui ont vocation à s’appliquer au-delà de la personne vivante. (Article 16-2 du code civil désormais : « la sauvegarde de la dignité de la personne se prolonge au-delà de la mort »). Lorsque l’ordre des médecins est saisit d’une action disciplinaire. Ici argumentation du médecin : le médecin soutenait qu’il avait fait une injection dans le seule but de soulager les douleurs de la patiente dont l’état était irréversible. Il y a un effet d’obstacle du principe. dans le cadre des travaux de l’assemblée général et une nouvelle fois le choix a été fait par le parlement de ne pas évoluer sur cette question. Ensuite. il faut préciser quels sont les actes autorisés ou prohiber : illustration dans une autre affaire : Dufaud. l’expérimentation ne répond pas à une nécessité scientifique reconnues et qu’enfin. arrêt conseil d’état 29 décembre 2000. Le débat a été ré ouvert l’an dernier. la mort n’a pas été constatée dans des conditions analogues à celle définies par les dispositions règlementaires. Le conseil de l’ordre a prononcé une sanction disciplinaire en prenant appuis sur un des articles du code de déontologie médicale. Hors normalement la déontologie cesse avec la mort. (elle n’a pas d’autre moyen) il n’y a pas lieu de distinguer entre euthanasie passive (laisser faire) ou euthanasie active (accélérer l’instant de la mort).

Les revendications ne sont pas de même nature que dans l’entreprise De l’autre côté : les caisses d’assurance maladie regroupé en union syndicale des caisses d’assurance maladie. la cour de cassation s’est référé au code de déontologie pour retenir la faute du médecin « terme de l’article 32 et 33 de code de déontologie (R 4127-31 et R4127-33) dit que « le médecin doit établir son diagnostic avec le plus grand soin. Il y a un devoir dit la cour d’appel en cas de doute. chirurgien-dentiste etc. est-ce que l’erreur de diagnostic est fautive ou non ? il faut que le médecin ait manqué a son obligation d’information. Les syndicats professionnels et les conventions : Il ne faut pas perdre de vu l’originalité des parties à la convention : Des organisations syndicales représentatives de professionnel indépendant : médecin indépendant. car ce dernier dit que même si l’ordre n’est pas un établissement public. ou pénal (et non plus disciplinaire) ». Ici le médecin s’était abstenu de demander d’autre avis. b. ils auraient arrêté la grossesse). La 1er chambre civil de la cour de cassation a dit très clairement que pour autant. un médecin était né handicapé alors que les parents avait fait savoir que les parents s’ils avaient été correctement informé. le syndicat majoritaire (puissante) a signé. etc. . en prenant le temps nécessaire. . Cette opposition fait obstacle à la mise en œuvre de la convention.La déontologie sert de fondement a des sanctions disciplinaires prononcé par l’ordre sous le contrôle du conseil d’état. Arrêt qui concernait les examens diagnostique en cours de grossesse : question à l’origine de l’affaire Perruche (le médecin avait mal interprété le diagnostic. donc c’est passible d’un contrôle d’égalité.. La loi de juillet 2011 à compléter la loi sur le diagnostic prénatal : à chaque fois qu’il y a un doute on passe à un autre examen supplémentaire et avis d’autre médecin. en cas de doute diagnostic de se tourner vers d’autre confrère pour lever l’incertitude ». les autres syndicats n’ont pas la majorité. même exigence de représentativité pour négocier et conclure des conventions. Dans ce contexte de la qualification de la faute sur les examens prénataux. la 1ere chambre civil en déduit. Loi du 4 mars 2002 a limité l’action en réparation et subordonne la mise en cause de la responsabilité du médecin en cas d’erreur de diagnostic anténatal a été une faute caractérisé (donc c’est plus qu’une faute simple). que ces articles faisaient devoir au praticien. Il y a des règles d’appréciation de la représentativité et il est également prévu la possibilité pour les syndicats non signataire de la convention exercent leur droit d’opposition si ils sont majoritaire. des méthodes scientifiques les mieux adaptés et si il y a lieu de concours approprié ». dans divers arrêt mais également dans un arrêt du 27 novembre 2008 « le juge civil dans le cadre d’un litige. Aujourd’hui la configuration du syndicalisme dans les professions de santé. concernant un médecin (action en responsabilité civil dirigé contre lui) pouvait prendre appuis sur les dispositions de déontologie médical pour déterminer si le comportement du médecin devait ou non-recevoir la qualification de faute civil. il exerce une mission de service public. Donc il y a une faute médicale. - La régime de la négociation ou de la convention : Le législateur a transposé dans ce contexte les modifications de la conclusion d’accord collectif du travail.. dans l’affaire de 2008.

avec entre autre le tarif des honoraires) une convention a été signée e juillet 2011 mais elle faisait suite à un règlement arbitrale (négociation était bloqué. La convention entre en vigueur une fois approuvé par le ou les ministres en charge de santé et sécurité sociale. (car il faut négocier les rapport entre médecin et assurance maladie. non signature de l’accord. (écarter des dispositions). Pourquoi une négociation collective des tarifs des honoraires c’est imposé entre les médecins et l’assurance maladie ? Les médecins sont libéraux : ils sont libres avec leur patient. Hors la convention collective en principe est un tout. que d’une part le ministre en contrôle la légalité et notamment « le ministre peut refuser son approbation pour un motif de santé public ou si cette convention porte atteinte au principe d’un égal accès au soin ».Là où la différence ce marque avec le droit du travail : en cas d’opposition. . (cela change beaucoup de chose quant au remboursement) L’objet de la convention : Historiquement : la raison d’être de la convention dès 1945 et 1971 pour la convention nationale. le texte législatif consacre la divisibilité possible de cette convention. Mais les grandes majorités de médecin sont conventionné. en réalité une autre voie risque d’être empruntée par le gouvernement : possibilité pour le ministre de disjoindre certaine disposition de l’approbation. Cela s’explique par le fait que la convention en réalité dans le domaine de la protection sociale est d’avantage un acte règlementaire négocié. il est prévu une procédure d’arbitrage. (Up out : les médecins demande à sortir de la convention). Comment la négociation collective s’est –elle imposée ? Avec l’assurance maladie ? Parce que les dépenses de santé sont socialisée : c'est-à-dire qu’elles sont couverte par l’assurance maladie. Si il est en dehors de la convention : la prise en charge des frais de santé pour les patients est limité à quelque euros. elle ne s’applique pas automatiquement aux médecins. S’agissant de la convention approuvée. c’est la tarification des honoraires. pourtant dans les grandes villes il existe des médecins qui ne sont pas conventionné : restent libéraux. devant la carence de la négociation un règlement arbitrale a été arrêté pour permettre de trouver un nouveau terrain de négociation). il est indiqué. ou non renouvellement de la convention. dans le code de la sécurité sociale que l’accord est applicable aux professionnels qui s’installent et qui font la demande d’être régit par les dispositions de la convention (up in) et d’autre part. mais il y a deux secteurs à voir. aux professionnels déjà installés qui n’ont pas fait connaitre qu’ils ne voulaient pas se trouver hors de la convention. On cotise à la sécurité sociale et en contrepartie de cette mutualisation des cotisations permettent la couverture des frais de santé de ceux qui sont malades. La convention ici est soumise à une approbation ministérielle. Donc l’élaboration d’un règlement arbitrale. - - Dernière spécificité : en droit du travail français les conventions collectives s’appliquent à tous. à l’occasion de cette approbation il est précisé par le code de la sécurité sociale.

La mise en œuvre de la loi par voie de négociation collective : . Le conseil d’état a été amené à se prononcer sur la légalité de ce schémas : sur le principe d’égalité. mais des exceptions peuvent être apporté au principe au nom du l’intérêt général. dans ce cas il respectait le tarif négocié. Il y avait l’idée que la négociation collective permettait de limiter le coup des frais de santé pour tous les assurés et par la même de favoriser l’accès a tous au système de santé et par la même de rendre effectif un principe à valeur constitutionnel. entre la négociation collective de 70 et 2010. et l’assurance maladie prenait en charge une partie. modification sur la négociation collective. désormais la fonction essentielle de la négociation est devenue la mise en œuvre de la loi. Aujourd’hui on est dans une situation perturbante puisque ce secteur 2 est gelé (les médecins qui s’installent ne peuvent plus bénéficier de liberté tarifaire sauf s’ils sont titulaire de certain titre universitaire ou hospitalier. Encore fallait -il que le tarif des honoraires ne lui échappe pas totalement. pas au même moment : on parle ici d’égalité. sont créé des ilots de reconventionnellement. Non en fait le conseil d’état dit qu’il existe sans doute un principe d’égalité. Et les autres médecins qui voulaient retrouver leur liberté : 2ème secteur. (Le patient).C’est une façon de nous mettre tous. Dans le domaine des rapports entre médecins et assurance maladie. En droit du travail. l’objet s’est transformé. Décision du 22 janvier 1990 du conseil. ils voulaient séparer les négociations : médecins spécialistes/ médecins généralise. pouvait retrouver sa liberté de fixation des honoraires. sinon c’est la personne elle-même. Il y a un déplacement de l’assurance maladie vers la prévoyance complémentaire. Ceci n’est pas contraire à la constitution. » Cette décision explique la rationalité de la négociation collective des honoraires. A l’heure actuelle tarif de base est 23 euros. En 1980 la 5ème convention national a rompu avec ce système. (Contrepartie : il perdait du coup la prise en charge par les caisses de ces cotisations sociales). une partie n’est plus couverte. Cela s’explique par la rupture de 1980 : médecins dans le régime de la convention peuvent s’écarter du tarif conventionnel. De nouvelle négociation sont venus geler se secteur 2. Tout un contentieux est né autour des dépassements d’honoraires sauvage : notamment dans le domaine de la chirurgie. Si on passe de 23 euros à 60. Qui prend en charge ? La prévoyance complémentaire si on en a eu. Il y a deux situations différentes : médecins qui restent dans le régime conventionnel : relève du secteur 1. Ce mécanisme de négociation avait comme logique l’opposabilité des honoraires à la caisse de l’assurance maladie et au médecin placé sous le régime de la convention. Dans le secteur a honoraire opposable. à permettre l’application effective du principe de protection de la santé. en prévoyant qu’un médecin tout en restant sous le régime de la convention. d’où la négociation de tarif d’honoraire opposable au médecin et servant en même temps de base au remboursement des frais de santé. La différence d’honoraire si ils augmentent. pour ceux-là le secteur 2 reste ouvert quand ils s’installent en clientèle libéral). couvert par la mutualisation (état providence de 1945). couvert par les aléas que la vie nous impose. le conseil constitutionnel dit que le recours à la négociation régir pour les caisses primaires et médecins visent à diminuer la part des honoraires médicaux qui restera en définitive à la charge des assurés sociaux et en conséquence. Quel est le lieu où se contrôle du tact et la mesure peut s’exercer ? Il y a des poursuites disciplinaires devant l’ordre des médecins pour honoraire excessif. Respectent les tarifs d’honoraires. l’assurance maladie et sa prise en charge se fait plus lente. donc du prix de la consultation assuré par les caisse d’assurance maladie. qui est celui de protection de la santé.

donc elle existe en quelque sorte comme instrument juridique que parce qu’elle est approuvé. il a repris l’analyse qu’il avait adopté a propos de certaine autorité de régulation administrative indépendante qui s’était vu attribué par la loi un pouvoir règlementaire. ce dernier ne méconnait-il pas la répartition constitutionnel des compétences ? Est-ce qu’il n’excède pas sa compétence. Les dispositions de la constitution ne font pas obstacle dit le conseil. le conseil ici n’a pas fait œuvre original. Elle a une nature règlementaire parce qu’elle est approuvée. la discussion est portée non pas devant les juridictions civiles. Le conseil s’est interrogé sur la nature juridique exact de cette convention qui pour entrer en vigueur devait être approuvée par une autorité ministérielle. Décision intéressante de 90 car elle préfigure déjà le mouvement que l’on observe aujourd’hui : le législateur confie a des autorités autre que le gouvernement de mettre en œuvre un certain nombre de principe de mise en œuvre de la loi : convention médicale approuvé. le législateur pouvait recourir à ce mode de mise en œuvre des principes qui posent ? Est-ce qu’en confiant à la négociation collective le soin de mettre en œuvre les principes posées par le parlement. On découvre que désormais il faut prêter intérêt et attention aux . Il a déduit de la nécessité de cette approbation que la convention approuvée avait en fait une nature règlementaire (en plus de l’effet règlementaire). compte tenu de l’objet limité de la convention médicale approuvé. Il résulte de la constitution que le parlement formule les principes généraux du droit de la sécurité sociale et revient au pouvoir règlementaire de mettre en œuvre les principes posés par la loi. le conseil constitutionnel en a conclu que en espèce.La mise en œuvre en principe de la mise en œuvre de la loi revient au pouvoir règlementaire. réforme apporté à l’assurance maladie. la rémunération des médecins à la performance et chaque fois le parlement énonce le principe même de l’introduction de la désignation d’un médecin traitant. Faisant application de cette lecture de la constitution. Mais l’article L 165 du code de la sécurité sociale. qui lui donne son pouvoir juridique. donc on peut prendre la convention collective des médecins comme un modèle de changement : les décisions administratives sont de plus en plus négocié par les acteurs même. la parcours de soin. il y a une 20taine d’alinéas qui ont été ajouté au fils des lois de financement. qui introduise par exemple le médecin médical personnel. Il est précisé qu’il revient au partenaire conventionnel de mettre en œuvre et précise le médecin traitant etc. On parle de convention médicale : mais c’est un acte règlementaire négocié. à ce que le législateur confie à une autorité publique autre que le 1er ministre le soin de fixer des normes permettant la mise en œuvre des principes posés par la loi des lors que l’habilitation ne concerne que des mesures de portées limités. La question a été tranché par le conseil constitutionnel dans une décision du 22 janvier 1990. Cette convention tire sa force juridique de l’approbation d’une autorité ministériel. ou encore les agence médical réglementé. le législateur n’avait pas excéder la latitude que lui laissé la constitution. Cela explique pourquoi lorsqu’est discuté le contenu de la convention et la légalité de ce contenu. Le conseil a été dans ce sens de la qualification. La question posée : si au regarde de la répartition constitutionnelle des compétences. en confiant à règlementaire d’autre le soin de mettre en œuvre la loi ? Question de la latitude que la constitution laisse au parlement. tant par leur champ d’habilitation que par leur contenu. mais devant les juridictions administratives.

Ex : recherche sur l’embryon ou encore lorsqu’est envisagé de donner naissance à un enfant pour traiter son frère ou sa sœur qui suppose une section du cordon ombilicale. Dans le convention de juillet 2011 : il y a des règles sur les gardes. les décisions prises le son au nom de l’état. La haute autorité de santé : autorité publique indépendante à caractère scientifique. Elle doit évaluer le service rendu par un médicament par rapport aux autres médicaments déjà sur le marché. Par conséquent c’est cette agence qui va donner ou non les autorisations. de l’embryologie et de la génétique humaine. d’apprécier l’efficience des différentes stratégies thérapeutique de se livrer à une évaluation médicaux-économique (rapport coût/efficacité). Forme moderne de gouvernance et convention. Depuis la loi du 21 décembre 2011 dit qu’elle a pour vocation. (agence réorganisé dans la loi du 29 décembre 2011. des actes et des prestations de santés. Agence national de sécurité du médicament et du produit de santé: compétente pour procéder de la mise sur le marché ou non d’un produit de santé. ce sont les agences qui agissent. Du coup elle a le pouvoir de suspendre la commercialisation d’un produit ou d’ordonner le retrait du marché. Elles ont compétence pour prendre les décisions au nom de l’état. des effets de ce produit = la pharmaco vigilance. parti concernant la répartition des actes entre plusieurs professionnels de la santé).autorité administrative Il y a en 3 dans le domaine de la santé : Agence de la biomédecine Agence national de sécurité du médicament et du produit de santé La haute autorité de santé : Les deux agences sont deux établissements publics administratifs dont les décisions sont prises au nom de l’état. et c’est elle qui a les moyens financiers de rémunérer à la performance. Le conseil d’état s’est demandé de savoir s’il était compétent pour vérifier ces - - . La loi de 2011 lui donne un pouvoir de sanction financière à l’égard des laboratoires ne tenant pas au courant des effets indésirables des médicaments mis sur le marché. ne peut pas agir dans ces domaines là. Ces recommandations de bonne pratique ont suscités du contentieux. (Comment soigner ? comment prendre en charge ?) Les conventions médicales sont désormais le reflet de ce mouvement général. à la suite de l’affaire du médiator). 2. Le texte qui l’a institué précise qu’elle contribue par ces habits à l’élaboration des décisions relative au remboursement des médicaments. Compétente dans tous les domaines ou se posent des questions de bioéthique. Ces avis rendu par la Haute autorité on dans les années à venir oriente le choix de ce qui sera ou non pris en charge par l’assurance maladie. ou qui ne répondrait pas aux injonctions donné par l’agence. Elle n’a pas de pouvoir de décision. D’où le rôle centrale de l’assurance maladie dans la redéfinition du droit de la santé. parti sur les bonnes pratiques médicales : rémunération à la performance. Indépendamment de ces avis : le texte L 131-37 indique également que cette haute autorité de santé émet des recommandations de bonne pratique à l’intention des professionnels et établissement de santé. Par conséquent dans le champ de compétence attribué à ces agences. pour assurer la surveillance sanitaire.dispositions du code de la sécurité sociale : qui vont au-delà du prix des prestations et s’intéressent de plus en plus aux prestations de santé proprement dites. de la reproduction. Le ministère de la santé. Leur champ de compétence : agence de biomédecine : elle est compétente dans les domaines de la greffe.

visent normalement à donner au professionnels et établissement de santé des indications et orientations pour l’application des dispositions législative et règlementaire »dès lors le CE en déduit que ces recommandations n’ont pas de caractère de décisions administratives faisant grief et que par suite. Il était reproché à ces experts des liens d’intérêt avec des laboratoires pharmaceutique. pour retenir cette qualification. elles ne sont pas susceptible de recours pour excès de pouvoirs. Cela conduit en 2005. Pour le CE il avait là un enjeu important à décider s’il était ou non compétent et s’il voyait une décision de faire grief. » à partir de là le CE relit ces recommandations et recherche si dans la façon dont la recommandation est rédigée. telle qu’elles ressortent notamment des recommandations de bonnes pratiques. Le conseil d’état a été saisit de la légalité des recommandations formulées et dans le texte même du code de la sécurité public « la vocation de ces recommandations est de rendre effectif ce droit à l’information de la personne malade. Le CE a jugé que cette recommandation avait valeur de décision faisant grief. aujourd’hui la haute autorité de santé pourrait le dire. ici la Haute autorité de santé va avoir un poids plus ou moins conséquent dans la modalité de la prise en charge concrète de chacun. avant on devait passer par son médecin). (Cela marque une rupture désormais article L 711-9 toute personne a accès à son dossier immédiatement. sur l’état de la science dont le respect s’impose aux médecins en vertu de ces obligations déontologiques. Le CE voulait opérer un partage entre le moment ou la Haute autorité rédige une circulaire par un ton impératif. « eu égard au code déontologique incombant aux professionnels de santé d’assurer au patient des soins. Arrêt 21 mars 2011 : le conseil d’état a dit qu’en formulant ces recommandations. On est dans le cœur de l’activité médicale de bonne pratique avec leur liberté de prescription. le CE ajoute que « toutefois. Ici il s’agit de la prise en charge du diabète. Le législateur a prévu que soit élaboré des recommandations de bonne pratique.recommandations de bonne pratique. lorsque les recommandations sont rédigées de façon impérative. le CE a écarter certain des éléments de la recommandation élaborée en considérant que cette dernière allée au-delà des conditions de la loi. Est-on ou non en présence d’une décision faisant grief ? si ce ne sont pas des décisions faisant grief alors le CE se considère comme incompétent et refuse de vérifier la légalité de ces recommandations. fondés sur les données acquises de la science. la Haute autorité de santé prend parti sur les données de la science. le CE a opéré un lien avec le code de déontologie et les obligations déontologiques qui sont celles des médecins. la haute autorité de santé prenait parti sur les données acquises de la science dont le respect s’impose aux . Que faut-il prescrire comme examens ? Quels sont ceux préférables a d’autre ? La question devient plus sensible. ces recommandations. Le CE s’est prononcé dans deux arrêts : Arrêt du 26 septembre 2005 : étant en discussion la légalité des recommandation de bonne pratique prise pour mettre en œuvre un des droits fondamentaux de la personne : à savoir le droit d’information sur les données de santé la concernant à travers le droit d’accès à son dossier médical. si la forme est impérative (= décision faisant grief dont il contrôle la légalité) si elle est indicative (= s’abstient d’en contrôler la légalité). Moyen : manque d’impartialité des experts qui avait siégé pour savoir quelle était la bonne pratique clinique. ces recommandations doivent être regardées comme des décisions faisant grief susceptible de faire l’objet d’un recours pour excès de pouvoir. si en revanche c’est décision font grief alors le CE est compétent. Une fois la règle posée. Arrêt rendu par le CE le 27 avril 2011 : il s’agit-là d’une recommandation de bonne pratique dont l’objet n’est pas de mettre en œuvre un texte législatif qui définit le droit à l’information. La loi du 4 mars 2002 a reconnu cet accès direct au dossier médical. » Dans l’esprit du CE. mais c’est une indication de bonne pratique au médecin de sa manière de soigner. elles doivent être regardée comme des décisions faisant grief. Cependant observe le conseil d’état. en formulant une recommandation de bonne pratique. Peut douter de l’expertise.

réformer.médecins. Il a opposé au parent le protocole de soin. Si on s’intéresse à la manière de faire (fabrique du fait scientifique) alors il est possible de prêter attention et surtout de montrer la part du droit dans la construction du fait scientifique. Entre l’arrêt de 2005 et de 2011 on observe un mouvement inverse : en 2005. Dans un arrêt mercier. Cas : parents souhaitaient une intervention médicale sur leur enfant. il a répondu que le ministre de la santé ne pouvait pas enjoindre au médecin de pratique. un ensemble de règle qui doivent désormais guider et être respecté à l’occasion de toute expertise sanitaire et lors de l’élaboration des recommandations de bonnes pratiques. Si on suit le raisonnement du conseil d’état en 2011. en réalité cette formule donnée de la science est trompeuse car elle suggère que ces données serait un donné c'est-à-dire quelque chose qui s’imposerait à l’entendement humain. Les parents refusaient les examens qui étaient trop lourd pour l’enfant. Le raisonnement du conseil d’état est que la haute autorité indique le comportement qui doit être celui du bon professionnel. . destinée à actualisé. on comprend bien que le conseil d’état ce soit assuré que la Haute autorité de santé avait pleinement respecté les prévisions de la loi. on parle volontiers d’expertise instituant. Tribunal de grand instance de paris a été saisit de ce dossier. Le CE est bien placé pour vérifier le respect des procédures soumise à des exigences juridiques. Hors tous les travaux contemporains consacrés à la production des connaissances scientifiques tentent au contraire à montrer que la connaissance est une pratique sociale. car les médecins sont indépendants. améliorer la sécurité sanitaire et a cette occasion le législateur a introduit dans le code de la sécurité publique. Concrètement le CE contrôlera moins les termes même de cette recommandation que la procédure suivit lors de l’élaboration de cette recommandation. d’expert médicaux qui entretenait des liens d’intérêts avec les entreprises pharmaceutiques intervenants dans la prise en charge du diabète. qu’il faut un respect et des exigences de natures juridique lors de l’élaboration de la recommandation de bonne pratique. Les principes d’impartialité / de transparence/ de pluralité et du contradictoire. Arrêt rendu alors que l’affaire du médiator faisait l’actualité en France. On parle aujourd’hui de la fabrique du fait scientifique. de retirer la recommandation au motif qu’elle a été élaborée en méconnaissance du principe d’impartialité en raison de la présence au sein du groupe de travail chargé de sa rédaction. la situation est très différente car c’est la situation inverse : la haute autorité de santé va déterminer le comportement du bon professionnel et par conséquent dans cette configuration. Le CE veut contrôler la légalité de ces recommandations de bonne pratique. L’accent est mis aujourd’hui sur la manière dont les énoncés scientifiques sont produits sur la manière dont un énoncé scientifique vient à être considéré comme vrai. le médecin devait donner au patient des soins conformes aux données acquise de la science. Le CE l’a manifesté. donc elle prend parti sur les contours ou la consistance de l’obligation 1ere du médecin via la déontologie. (Diabète) Le CE a demandé à la Haute autorité de santé. mais les médecins disaient qu’il était interdit de pratiquer l’intervention chirurgicale sans examen. Mais la question de la portée juridique du protocole de soin élaboré dans la cadre d’un réseau de santé aurait dû être posée. L’intérêt de cette approche est de mettre l’accent sur le processus qui conduit à ce que tel ou tel énoncé scientifique soit considéré comme vrai et comme susceptible de faire preuve. Depuis cet arrêt est intervenu une loi du 29 décembre 2011. et aujourd’hui il pourrait opposer l’obligation de bonne pratique. Les chirurgiens a refusé en fonction du Protocol de soin. il s’agissait d’une recommandation de bonne pratique qui avait pour objectif de mettre en œuvre un droit dont le parlement lui-même avait indiqué la teneur et la fonction est l’effectivité d’un droit fondamental. la cour de cassation a indiqué qu’en vertu du contrat qui le liait au patient. Pour signifier que c’est en réalité l’expertise (le savoir scientifique) qui produit la norme juridique.

Médical : prévention. Qui décide de ce cas ? Le médecin seul ou bien est-ce que notre système juridique a mis en place une sorte de représentation de la personne ? Enfin. Ici on parle d’acte matériel : examen clinique de la personne/ examen d’opératoire/ opération chirurgical.Si le médecin suit la recommandation on ne lui reprochera pas d’avoir suivi les recommandations. dans l’intérêt thérapeutique d’autrui. En matière médical c’est une situation fréquente. ce dernier peut ne pas être sollicité en raison de l’urgence. » On peut faire 2 observations : ce texte n’exclut pas qu’il puisse être porté atteinte à l’intégrité de la personne. Titre 1 : les actes médicaux Introduction : Les actes médicaux sont des actes pratiqués sur la personne humaine. notamment dans deux situations qui se présentent concrètement. on pense actes juridiques mais ici ce n’est pas ça. une personne sollicite un acte alors que le médecin ne le juge pas nécessaire ? Il faut prendre en mesure la relativité des principes et voir la conciliation : là ou le législateur et le juge ajuste. La nécessité médical est un standard plus qu’englobant que l’intérêt thérapeutique d’autrui.La personne doit avoir donné son consentement. elle est double : soit la nécessité médical pour la personne. Mais celui qui ne les suit pas est-il nécessairement fautif ? Non car il faut usage de son indépendance professionnel et application déontologique : il doit justifier qu’il avait une bonne raison de ne pas suivre les recommandations. S’agissant de la justification. comment concilier ces deux conditions : nécessité médicale et consentement. mais jusqu’où peut aller le prélèvement pour l’intérêt thérapeutique d’autrui ? S’agissant du consentement : si le principe c’est le consentement. ou à titre exceptionnel. mais il subordonne la licéité de cette atteinte à deux conditions : . soit et de façon exceptionnel : l’intérêt thérapeutique d’autrui. Quand on parle d’acte. » alinéa 2 ajoute « le consentement de l’intéressé doit être recueillit préalablement hors le cas ou son état rend nécessaire une intervention thérapeutique à laquelle il n’est pas à même de consentir. Les prélèvements se pratiquent sur des personnes vivante et décédés. qu’en cas de nécessité médicale pour la personne humaine. Ce qui nous intéresse est comment le droit règlemente cet acte médical et quel est le régime juridique qui donne à cet acte médical ? Ce régime juridique est définit à partir de l’article 16-3 du code civil « il ne peut être porté atteinte à l’intégrité du corps humain. Thérapeutique c’est pour soulager une maladie.L’atteinte doit être justifiée . soin. . où un acte serait nécessaire médicalement et est refusé par la personne ou inversement. On assiste à une nationalisation des dépenses de santé grâce à ces pratiques médicales.

Comment notre système juridique organise-t-il aujourd’hui la réparation de ces dommages ? Question qui a été abandonné au juge jusqu’à la loi du 4 mars 2002. mais également le respect de sa volonté négative : le refus de soin notamment dans l’article L 1104 de la santé: « toute personne prend avec le professionnel de santé. il est ajouté expressément « ce consentement peut être retiré à tout moment. Ici la . ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé de la personne. Le législateur est intervenu dans la loi du 4 mars 2002 pour instaurer un mécanisme de réparation au titre de la solidarité nationale. La code de la santé publique insiste également sur la prise en considération de la volonté des personnes alors même qu’elle serait juridiquement incapable. et on ne peut pas revenir sur cet accord (sauf domaine de la consommation possibilité de se rétracter dans les 8 jours). Le consentement dont il est question ne correspond pas au consentement qui est donné pour la conclusion d’un contrat. » enfin l’article L 1102 du code de la santé public. patient. il s’agit d’un processus décisionnel qui doit nécessiter plusieurs exigences Section 1 : L’intérêt médical pour la personne §1 : Conciliation volonté de la personne/ nécessité médicale La 1ere observation qu’on peut faire en ouvrant le code de la santé publique et le nombre d’article qui prennent soin d’affirmer le nécessaire de respecter la volonté de la personne. Le code de la santé publique prend ces distances avec l’incapacité juridique. membre de la famille. Ensuite il est précisé. les décisions concernant sa santé ». parce qu’elles sont juridiquement incapable leur volonté ne produit pas de volonté juridique.Chapitre 1 : le régime juridique des actes médicaux Ce sont des actes dont la réalisation peut entrainer un dommage. Arrêt Bianci le conseil d’état avait admis la réparation de l’aléa thérapeutique alors que la cour de cassation 1er chambre civil refusait cette réparation. on tient compte de leur volonté surtout lorsqu’elle est négative. Deuxième élément est la préoccupation du législateur d’affirmer clairement le respect de la volonté positive de la personne. Maintenant ce texte est totalement applicable donc ce développe une jurisprudence qui met en œuvre cette loi : permet de voir dans quel sens et comment s’articule aujourd’hui : responsabilité et réparation au titre de la solidarité nationale. et compte tenu des informations et des préconisations qui lui fournit. Au cœur de cette analyse.. Les juges ont fait application des règles générales de règles de la responsabilité civile ou administrative selon le lieu où le dommage s’est produit (établissement privé ou public/ médecine libéral ou service hospitalier). Il y a une distinction des actes qui répondent à l’intérêt médical de la personne de ceux qui répondent l’intérêt médical d’autrui. qu’aucun acte médical ni aucun traitement. La décision doit être perçue comme correspondant à un processus décisionnel qui met en scène différent acteurs : le médecin. leur représentant agisse en leur nom et pour leur compte en matière patrimonial. Si on se tourne vers le code civil. Pour un contrat on parle d’accord de volonté. évoque le refus du soin. car il est précisé que même les personnes mineurs ou incapables doivent être entendu. on verra se dessiner le droit qui construit la décision médicale..

le médecin respect sa volonté après l’avoir informé des conséquences de son choix.volonté n’est donc pas la même chose. Le législateur a d’abord précisé dans quelle conditions on peut considérer qu’une personne est en fin de vie « si la personne est en phase avancée ou terminale d’une affection grave et incurable » donc c’est au moment où la situation est devenue irréversible. On a le sentiment que la volonté de la personne s’impose au médecin. La loi du 22 avril 2005 est venue compléter les dispositions concernant la personne en fin de vie. dès lors que cette demande risque de lui faire courir un risque injustifié. On trouve dans le code de la santé publique deux règles qui autorise le médecins de faire le choix de s’abstenir bien que la personne ait formulé la demande inverse. Arrêt rendu par la 1ère chambre civile le 27 mai 1998. les médecins malgré ce refus. introduite dans le code de la santé publique par la loi de 2002 figuré déjà dans le code de déontologie médical. La décision du malade est inscrite dans son dossier médical. Le conseil d’état avait indiqué les conditions qui devaient être réuni pour que la transfusion puisse être pratiquée alors même que le patient aurait manifesté son refus. sans que la personne ait à justifier de ce changement d’attitude par rapport à l’acte médical. les choses sont plus complexes. Il est dit à l’article L 1110 que si dans ces circonstances-là. de confier la décision aux médecins. En effet ces règles de principes sont immédiatement tempérées par divers texte qui ont sinon pour objet tout au moins pour effet. Le médecin doit invoquer l’article 16-3 du code civil et celle de l’article L 1110-5 du code de la santé public pour justifier son opposition à un acte médical sollicité par la personne dès lors que cet acte apparait inutile ou disproportionné. Cela ne signifie pas que le médecin abandonne la personne car ce dernier dispense alors des soins palliatifs. (c’est ce que dit le texte). Il n’y a pas d’accord de volonté au sens propre du terme. La cour de cassation avait déduit que pesait sur le médecin l’obligation de refuser (et non la faculté) d’accéder aux demandes du patient qui exposerait ce patient à un danger sans justification thérapeutique. le médecin avait manqué à ces responsabilité professionnel : la cour a dit que le médecin ne devait pas faire courir à son patient un risque injustifié. ces actes peuvent être suspendu ou ne pas être entrepris. la personne décide d’arrêter ou limiter tout traitement. car ce qui est en cause est la volonté de chacun en fonction de sa santé. Deuxième tempérament : le médecin peut au contraire prendre la décision d’intervenir quand le refus du patient de recevoir des soins met sa vie en danger. son corps. Les tribunaux ont retenu la responsabilité du médecin. le risque c’est réalisé avec souffrance fœtal pour l’enfant. on fait ces transfusions. Pour décider que pour satisfaire a cette demande. La 1ere de ces règles. lorsqu’ils apparaissent inutiles ou disproportionnés. Ex : témoins de Jehova. le médecin a fait droit à cette demande. Fait une personne avait demandé à un médecin de déclencher son accouchement. L’ensemble de ces textes ont été introduit par la loi du 4 mars 2002 : on a voulu mettre la personne au centre de la santé. alors que médicalement sera présenté un risque pour la patiente. refus de transfusion sanguine en fonction de leur croyance personnelle. c’est deux règles sont énoncés à l’article L 1110-5 du code de la santé publique : « les actes d’investigations ou de soin ne doivent pas faire courir à la personne de risque disproportionnés par rapport aux bénéfices escomptés. . la cour en déduit qu’implicitement ce texte met à la charge au médecin de refuser d’accéder à la demande la patiente. Si ces conditions n’étaient pas réunis alors l’acte contraire à la volonté de la personne était illicite. en d’autre terme dès lors qu’il n’est pas médicalement justifié. Elle décide. Le conseil d’état a été saisit dans un arrêt du 16 aout 2002 (arrêt de principe) et il a jugé que le médecin ne portait pas atteinte à la liberté de la personne de refuser des soins lorsqu’il accompli dans le but de tenter de la sauver par un acte indispensable à sa survie et proportionné a son état. en réalité. il y a un consentement donné et qui peut être retiré à tout moment. après quoi la patiente a intenté une action en responsabilité civile contre les médecins.

On a également tous la possibilité de désigner une personne de confiance et cette personne doit être consultée si nous sommes inconscients. Ex : témoins de Jehova. laisse subsister un lapse de temps pendant lequel. il voulait apaiser les souffrances d’un patient. Si le médecin a la faculté de suspendre ou d’interrompre un traitement. Il est précisé que le médecin doit en tenir compte mais n’est pas lié par ces directives. Deuxième possibilité est d’organiser pour ce moment-là de la vie un mécanisme de représentation : cette personne est chargée d’exprimer notre volonté. Cette condition mise à la formation de la volonté : réitération du refus. . Il y a un manquement à la déontologie médicale.Si le refus de la personne est de nature à mettre sa vie en danger. prendre en charge et tout faire pour éviter de blesser la personne. La circulaire poursuit et affirme que pendant ce lapse de temps le devoir d’assistance du médecin l’emporte sur le refus de soin (qui n’a pas encore été réitéré). car en fin de vie. rien n’autorise à penser que l’intervention du médecin serait illicite si les conditions posées par le conseil d’état sont réunies. le CE a jugé pareil. Le législateur est intervenu dans la loi du 22 avril 2005 : loi dont l’objectif est des dispositions : sur le respect de la volonté de la personne en fin de vie. Arrêt rendu par la conseil d’état ou il était reproché à un médecin d’avoir fourni une injection. Le refus met la vie de la personne en danger alors même que le code de déontologie médical fixe comme 1er devoir de soigner. Le médecin prend la décision de suspendre ou d’interrompre tout traitement dès lors que ce traitement serait inutile. La distinction qu’opère le droit français entre suspendre un traitement ou faire le choix d’un acte positif : qui est une injection qui elle accélère la fin de vie. du point de vue du droit. la décision pourrait encore être celle de la personne alors même qu’elle serait inconsciente et donc hors d’état de manifester sa volonté si on voudrait bien faire produire un effet juridique à ce que certain nomment le testament de fin de vie. La loi de 2005 a précisé que le malade doit réitérer son refus après un délai raisonnable. Le médecin doit respecter une procédure de consultation au cours de laquelle il recueillera l’avis de la personne de confiance et prendra connaissance des directives anticipées mais cela ne lie pas le médecin.Cet arrêt rendu par le conseil d’état a été très discuté. L’état de la législation française manifeste que sur ce point il n’y a pas véritablement de consensus. Troisième situation : lorsque le patient n’est pas en état d’exprimer sa volonté : Il résulte des textes que la décision appartient au médecin aussi bien quand il intervient en situation d’urgence que lorsque le médecin. disproportionné ou qu’il n’aurait d’autre objet qu’une prolongation artificielle de la vie de la personne. §2 : Le droit de chacun au respect de sa vie privé et de sa corolaire : le secret médical §2 : Le droit de chacun au respect de sa vie privée et de sa corolaire : le secret médical L’article 9 du code civil reconnaît à chacun le droit au respect de sa vie privée. s’il en va de la survie du patient. En France on a pris des dispositions hybrides : on peut rédiger des directives anticipées pour faire savoir quels sont nos souhaits. le juge peut faire cesser toute atteinte à non-respect de sa vie privée. qui aurait pour effet d’accélérer la fin de vie de la personne. car certain auteur on fait valoir qu’il y avait une violation à la liberté. décide ou non du suspendre ou d’interrompre un traitement d’une personne en fin de vie et inconsciente. il n’est pas autorisé à prendre une initiative positive. La CC a dit que la seule atteinte constitue .

chaque personne de la naissance à la mort devrait disposer d’un seul dossier médical informatisé.en soi un préjudice qui ouvre droit à réparation. il faut en tirer parti dans le domaine de la santé. Les difficultés : cela suppose que tous les professionnels de santé utilisent les mêmes mots pour dire les mêmes choses. Le secret c’est à l’égard des tiers et non de la personne ellemême. Pourquoi le code de la sécurité social et pas le code de la santé ? car le parlement a conçu ce dossier médical personnel comme un dossier de nature à éviter les prescriptions inutiles. un établissement. la loi du 4 mars 2002 a imposé au médecin d’informer pleinement son patient. Les dispositions du code de la sécurité sociale prévoient que tout assuré social disposera d’un dossier médical personnel. Il doit porter à la connaissance du patient la diversité des traitements thérapeutiques mais aussi du diagnostic le concernant et le pronostic de sa maladie. a envisagé l’institution d’un dossier médical personnel informatisé pour chaque assuré social. notamment. donc le parlement a estimé que la donation d’un dossier médical personnel pour tous les assurés sociaux contribuerait à éviter les dépenses inutiles et donnerait un gain d’efficience à l’assurance maladie. cela suppose une normalisation du langage médical qui n’est peut-être pas encore entré dans la pratique. Si le système fonctionnait. Si le médecin n’est pas autorisé à révéler à des tiers ce qu’il sait de son patient. Aux alinéas suivants. C’est ce que l’on nomme le secret partagé. Chaque médecin serait autorisé à consulter ce dossier et serait tenu de le mettre à jour. Les points positifs : seront regroupés dans un même fichier l’histoire médical de la personne. Les médecins peuvent être amenés à rédigés des certificats médicaux par la personne ellemême. un réseau de santé. article L1110-4 : toute personne prise en charge par un professionnel. par contre. redondantes et contre indiqués pour éviter que notre système d’assurance maladie ne finance des dépenses inutiles. ou toute autre organisme participant à la prévention et aux soins à droit au respect de sa vie privée et du secret des informations la concernant. le législateur prend soin de prévoir la circulation possible d’information entre professionnel de santé et ceux-ci dans l’intérêt même du patient. Cela suppose la constitution d’une immense base de donné de santé. Nous disposons de technologies de l’information. La loi du 14 aout 2004 avait pour objectif de rendre le système d’assurance maladie plus efficient de façon à en assurer la pérennité de ce système. La question est devenue plus problématique quand la loi du 14 aout 2004 portant réforme de l’assurance maladie. dans un monde idéal. Le législateur a fait le choix de soumettre la création de ce dossier à une autorisation de l’assuré social. pour faire valoir des droits. Sauf si le patient lui demande de transmettre une information par exemple. Le respect de la vie privée à pour corolaire l’obligation pour le médecin de ne pas communiquer les informations qu’il a recueilli sur son patient ou de la bouche de son patient au cours d’une consultation médicale. Pour obtenir le bénéfice d’une assurance par exemple. le médecin traitant doit . Cela a donné lieu à une décision du CC° qui a précisé comment il conçevait la conciliation entre la protection de la santé et le secret de la vie privée. le patient doit avoir intérêt à ce que telle information le concernant soit porter à la connaissance de l’assurance. La violation du secret médicale est passible de sanction pénale. C’est le médecin qui transmet l’information à l’assurance. Le code de la santé publique à pris soin de coupler droit au respect de la vie privée et secret.

Le CE est susceptible de contrôler l’amplitude de la variation de remboursement et éventuellement de faire obstacle à une variation. Cette disposition a été déférée au CC°. Mais du vivant de la personne l’organe est en meilleur état. Il ne s’agit pas de protéger par une mesure la santé de la population mais de prendre une mesure à l’égard de la personne elle-même à l’égard de sa propre santé. Le prélèvement peut il aller au-delà du sang ? De la moelle osseuse par exemple. Il faut que ce soit indispensable. Donc où . Implicitement cet article du code civil permet les prélèvements d’éléments ou de produits du corps humain sur une personne vivante ou encore permet des essais de nouveaux traitements. « Considérant qu’eu égard aux finalités des dispositions contestées qui sont d’une part. d’améliorer la qualité des soins. La protection de la santé implique la coordination des soins et la prévention de prescriptions inutiles ou dangereuses. la protection de la santé fait partie des principes à valeur C° : « la nation assure à toute personne la protection de sa santé ». de réduire le déséquilibre financier de l’assurance maladie. éviter les prescriptions inutiles et dangereuses. Les dons du sang ce sont toujours pratiqués. Le CC° indique d’abord que le droit au respect de la vie privée est un droit à valeur C° qui découlait du principe de liberté proclamé de l’article 2 de la DDHC. il a rappelé la finalité du dossier médical : favoriser la coordination. Cette formule assure des mesures de prévention de politique publique que ce soit sur le cadre de vie.demander si on accepte la création de ce dossier médical personnel. Le CC° a considéré qu’en soi la création du dossier médical personnel n’apportait pas au droit de chacun au respect de sa vie privée une atteinte. ou des mesures dans le cadre d’infléchir les épidémies. L’exposé des motifs mettait en avant que c’était pour le bon équilibre de la protection de la santé. Le CC° ne voit pas d’objection à la création du dossier médicale. Le CC° s’est prononcé sur la C° de sa décision. Section 2 : l’intérêt économique d’autrui §1 . Le code civil n’exclue pas une atteinte à l’intégrité du corps humain dans l’intérêt d’autrui mais cette atteinte n’est justifié qu’à titre exceptionnelle. Ce droit requiert que soit observé une particulière vigilance dans la collecte et le traitement de données à caractère personnelle de nature médicale. le législateur a opéré entre les différentes exigences constitutionnelles en cause une conciliation qui n’apparait pas manifestement déséquilibrer ». d’autre part. Post mortem. Depuis 46. le prélèvement d’organe est constaté depuis longtemps. il faut mais il suffit que le montant de la majoration de la participation de l’assuré demeure raisonnable. Le don d’élément ou de produit du corps humain Article 16-3 indique qu’il peut être porté atteinte à l’intégrité du corps humain à titre exceptionnel dans l’intérêt thérapeutique d’autrui. Rester la question de la variation de la couverture des frais de santé selon que la personne refuse ou non ce dossier ? Le CC° répond que pour que ne soit pas méconnu le principe d’égalité et le principe de la protection de la santé. Un alinéa a été ajouté : l’assuré social qui refuserait serait moins bien remboursé. Le refus par l’assurer de la consultation par un professionnel de santé de ce dossier ne doit pas signifier pour cet assuré une participation financière aux frais de santé d’un montant tel qu’elle compromette son accès au soin et par la même l’exigence C° de protection de la santé de tous. Il appartient toutefois au législateur de concilier le droit au respect de la vie privée et les exigences de valeurs C° qui s’attache tant à la protection de la santé qu’à l’équilibre financier de la sécurité sociale.

Quand il apparaît que la personne qui est prête à donner un organe n’est pas compatible avec le receveur. Le cercle familiale Il résulte des dispositions des articles L1231-1 et suivants. 1. ex : rein. . Le don d’organe dans la famille Examination du don à l’intérieur du cercle de la famille et de l’intérêt thérapeutique d’un membre de la famille : il s’agit d’un prélèvement sur une personne vivante dans l’intérêt thérapeutique du receveur. les articles suivants du code civil affirme la non patrimonialité du corps humain. le conjoint. L’article 16-6 indique : « aucune rémunération ne peut être alloué à celui qui se prête à une expérimentation de sa personne. il y a aussi toute personne apportant la preuve d’une vie commune d’au moins deux ans avec le receveur. les enfants. Ce don croisé sera anonyme. Le code civil affirme la nullité de toute convention ayant pour objet ou effet de conférer une valeur patrimoniale aux corps humain. donc le don de la famille A va être reçu par la famille B et inversement. on recherche dans un autre groupe familial une autre personne qui n’est pas compatible avec le receveur. la famille A ignore tout de l’identité de la famille B : article L1231-1 : en cas d’incompatibilité entre la personne ayant exprimé l’intention de don et la personne dans l’intérêt de laquelle le prélèvement peut être opérée. les frères et sœurs. Les personnes peuvent simplement être indemnisées pour le temps consacré ou pour les déplacements indispensables pour ces recherches. Une personne a besoin d’une greffe pour qu’elle réussisse. Et progressivement. Preuve d’un lien affectif. le même cas se présente dans la famille B. à la collecte de produit de celui-ci. à ses éléments et produit= nullité absolue d’OP. il y a lieu de rechercher parmi son entourage quelle personne est compatible. Le cercle de famille ne va pas inclure les personnes juridiquement incapables. stable et étroit depuis au moins 2 ans avec le receveur. aucun prélèvement d’organe ne peut avoir lieu sur une personne vivante juridiquement incapable (enfant mineur ou majeurs juridiquement incapable). il est possible d’envisagé un don croisé. A. S’agissant des organes. Tout a été mis en œuvre pour favoriser la greffe et plus particulièrement le don. les grands parents. Cette condition entraine une dérogation à la règle de l’anonymat. ses éléments et produits ne peuvent faire l’objet d’un droit patrimoniale ». le cercle s’est élargi. les oncles et tantes. L’anonymat entre donneur et receveur est respecté. Ceci a conduit le législateur a élargir le cercle des donneurs potentiels.peut-on aller pour le prélèvement d’organes du vivant de la personne ? Cette question se pose surtout dans un cadre familiale. Ex : dans la famille A une personne est disposé à donner un rein mais elle n’est pas compatible avec le receveur. On cherche simplement à savoir si dans la famille une personne est prête à donner. le donneur et le receveur potentiel peuvent se voir proposer le recours à un don croisé d’organe. Il s’agit de rechercher parmi les membres de la famille celle ou celui qui est compatible. Le code de la santé publique reprend ces dispositions et en tire toutes les conséquences en précisant que si les éléments sont susceptibles d’être prélever il faut le consentement de la personne et que ce prélèvement soit fait à titre gratuit= don. La loi du 7 juillet 2011 qui a révisé les dispositions de bio étique a ajouté la possibilité de dons croisés. « le corps. Le père ou la mère du receveur à titre principal et par dérogation. l’article L231-1 indique qu’il doit s’agir de l’intérêt thérapeutique direct du receveur. Si l’article 16-3 n’exclu pas le prélèvement d’organe.

- . Une fois le consentement exprimé devant le président du TGI. parmi les différents embryons et rechercher ceux ou celui compatible avec l’enfant déjà né et qui a besoin d’une greffe. Le comité peut avoir accès aux informations médicales concernant le donneur et le receveur. Le consentement doit être donné devant le président du TGI qui doit s’assurer de la liberté du consentement et que l’ensemble des conditions posées par le code de la santé publique sont réunies. Le bébé médicament Le code de la santé publique a fait un pas supplémentaire lors de la loi de 2004 en permettant à titre exceptionnel non pas un prélèvement sur un mineur mais la possibilité de recourir à la fécondation in vitro pour donner naissance à un bébé compatible avec un enfant déjà né : le bébé médicament. Le code de la santé publique spécifie que ce comité doit apprécie la … médicale de l’opération. préimplatatoire peut également être autorisé quand l’ensemble des conditions suivantes sont réunies. La première étape consiste à autoriser un couple à recourir à la fécondation in vitro et une fois les embryons fécondés in vitro. et le législateur dresse la liste de ces conditions : Le couple a donné naissance à un enfant atteint d’une maladie génétique. notamment. et la mère donne naissance à un enfant sur lequel sera prélever des cellules qui permettront de traiter son frère ou sa sœur. entrainant la mort dès les premières années de la vie et reconnu comme incurable au moment du diagnostic. le bébé du double espoir. le don de moelle osseuse. Article L2131-4-1 du code de la santé publique : « par dérogation le diagnostic. Une fois dépisté les embryons compatible. cousin. le prélèvement de cellules hématopoïétiques émanant de moelle osseuse est possible sur un mineurs au bénéfice de son frère ou sœur. Ce consentement est toujours révocable. il est spécifié que le consentement doit être donné par les représentants juridiques de la personne incapable mais il est ajouté que le refus du mineur fait obstacle au prélèvement. neveu ou nièce ». oncle et tante. Quand il s’agit d’un prélèvement sur un mineur le comité d’expert doit s’assurer que tous les moyens ont été mis en œuvre pour trouver un majeur compatible et que le mineur ait été en mesure d’exprimé sa volonté. Quand il s’agit d’un prélèvement de moelle osseuse. une autorisation doit être donnée par un comité d’expert. Le pronostic vital de cette enfant peut être amélioré de façon décisive par l’application sur celui-ci d’une thérapeutique ne portant pas atteinte à l’intégrité du corps de l’enfant né du transfert de l’embryon in utero : article 16-3. les risques que celle-ci est susceptible d’entrainer pour le donneur ainsi que les conséquences prévisibles sur les plans physiques et psychologique. 3.2. Cette autorisation du législateur s’est faite à titre expérimentale mais la loi de 2011 a précisé les conditions qui doivent être réunis pour que le recours à une fécondation in vitro ne soit pas illicite. C’est ce comité qui décide et il n’a pas à motiver sa décision. Le législateur a rendu possible ce prélèvement même sur les personnes juridiquement incapable notamment les frères et sœurs. ce ou ces embryons sont réimplanter dans l’utérus maternelle. Article L1241-3 : en l’absence d’autres solutions thérapeutiques. Le don de moelle osseuse Il en va différemment des dons de produits humains.

Le don de gamète Le don à l’assistance médical à la procréation : le France a fait le choix de l’anonymat du don. Article 1610 du cc : cet examen ne peut être entrepris qu’à des fins médicales ou rechercher scientifiques. au contraire c’est l’expression de la volonté personnelle d’où une physionomie juridique particulière. Le CSP précise que le bénéfice d’un don de gamète ne peut en aucune manière être subordonnée à la désignation par le couple receveur d’une personne ayant volontairement accepté de procéder à un tel don. Est-ce que de notre point de vue. Est-il possible de les utiliser pour conduire des recherches ? L’embryon permet de lutter contre l’infertilité. Ce don est anonyme. §2 : La transmission d’une information médicale à caractère familiale Le code civil règlemente l’examen des caractéristiques génétique de la personne. Ici. ce qui est rechercher c’est l’accord des volontés. Le consentement doit être recueilli par écrit et si la personne fait partie d’un couple. et la possibilité de revenir sur son consentement. le consentement doit être donné par le donneur et l’autre membre du couple pour donner. ce consentement dont il est question ressemble au consentement dans le cadre de la formation du contrat ? Dans le cadre du contrat. C’est un don donc c’est gratuit. le consentement est toujours révocable. Est-il possible d’utiliser ces embryons à des fins diagnostics ? Le CSP ne l’exclue pas mais il prend soin de préciser qu’encore faut-il que la femme qui a subi une IVG donne son consentement écrit qui ne peut être sollicité qu’après l’intervention. Le parlement n’interdit pas ou les interdictions sont limitées mais chaque fois le législateur prend soin d’énumérés les diverses conditions pour la licéité de l’acte. C’est le plus souvent une assimilation artificielle ou la fécondation in vitro. Cet examen ne peut être fait sans consentement de la personne. et on ne peut pas revenir dessus. Il est question de pronostic vital de l’enfant. Quand un couple a eu recours à une fécondation in vitro. il s’agit d’un formalisme écrit. une indemnisation est possible pour le temps perdu. Le code de la santé publique définit le don de gamète : c’est l’apport par un tiers de spermatozoïdes ou d’ovocytes en vue d’une assistance médicale à la procréation. Egalement. Les deux membres du couple ont mis par écrit leur consentement. Il faut l’autorisation de l’agence de la bio médecine qui doit s’assurer de la réunion de ces conditions. les embryons surnuméraires peuvent être accueillis par un autre couple. L’examen des caractéristiques génétiques d’une personne s’est développé dans le cadre de l’assistance génétique à la procréation. forme d’adoption au stade embryonnaire. Question sur le sort des embryons après une interruption volontaire de grossesse.- Le diagnostic préimplantatoire à pour seul objet les … ci-dessus. Autre question qui s’est posé : le sort des embryons surnuméraires ? il est possible de les adopter. B. . ce consentement doit être fait par écrit et il est révocable à tout moment. Il faut le consentement de la médecine.

on prélève sur le talon du nouveau-né une goutte de sang pour savoir s’il est porteur de cette maladie. le médecin invite l’autre membre du couple a accepté d’être dépisté de façon à rechercher s’il est lui-même porteur de cette altération génétique. Comment concilier le droit de chacun à la protection de sa vie privée et l’intérêt d’autrui donc des autres membres de la famille concernée ? L’AN avait considéré que la personne avait l’obligation de transmettre ces . le parlement a estimé que le droit de chacun à sa vie privée ne doit pas faire obstacle à l’information des membres de la famille. l’étude des caractéristiques génétique de l’embryon de l’enfant à naître. Ex : dans le cadre des examens prénataux.Ex : avant un couple. le médecin peut proposer à la femme des examens supplémentaires et notamment. A. si l’échographie fait redouter que l’enfant à naître soit atteinte d’une maladie ou d’une infection d’une particulière gravité reconnu comme incurable. Le parlement qui était en train de réviser les lois bio-étiques s’est saisi de cette question et à compléter le code de la santé publique : article L1131-1 introduit par la loi du 6 aout 2004. Un certains nombres de textes sanctionnent toutes discriminations à l’embauche pour les caractéristiques génétiques. Le code civil et le CSP règlemente l’étude de ces caractéristiques génétiques. A la lecture de ce texte. L’étude des caractéristiques génétiques Il s’agit de rechercher si telle personne ou tel embryon est porteur d’une altération d’une caractéristique génétique qui annonce une maladie soit parce que cette maladie ou les effets négatifs de cette maladie peuvent être pris en charge. portant révision des dispositions relatives à la bioétiques. La personne chez laquelle était dépisté une altération d’une caractéristique génétique avait ou non la liberté de transmettre ou non l’information aux membres de sa lignée familiale potentiellement concerné ? le problème a suivi à l’occasion d’une émission diffusée sur M6. Ce qui nous intéresse c’est le sort de l’information obtenu à la suite de l’examen. ex : la félicitonurie. où une personne reproché à son cousin d’avoir tu cette information. et il a déjà été révisé par la loi du 7 juillet 2011. des dispositions sont consacrés à ce dépistage dans la période anténatale ou à l’occasion de la fécondation in vitro. Dépistage au sein des couple qui sont porteur sain susceptible de donné naissance à un enfant malade ou diagnostic après la naissance : anténatale. Ce n’est pas une obligation mais une proposition faite au couple pour prévenir la naissance d’un enfant atteint de cette maladie d’origine génétique. le parlement a jugé nécessaire l’information des membres de la famille quand sont réunies deux conditions : L’examen des caractéristiques génétiques d’une personne doit avoir révélés une anomalie génétique grave Des mesures de prévention ou de soins pourraient être proposées aux membres de sa famille potentiellement concernée s’ils ont connaissance de ce diagnostic. où il apparait que l’un des membres du couple est porteur d’une altération d’une caractéristique génétique de donner naissance à un enfant atteinte de mucoviscidose. - Quand ces deux conditions sont réunies. Cette information intéresse directement le couple lui-même.

Devant la commission mixte paritaire. Ce qui corrobore cette analyse. La personne qui n’exécuterait pas cette obligation engagée sa responsabilité civile. qu’il n’y ait pas un déséquilibre. car s’il est vrai qu’il n’a jamais exclu une ingérence possible dans la vie privée des personnes. soit si elle souhaite conservé l’anonymat. Le médecin consulté par les membres de la famille est une agence de biomédecine. et il est précisé que la personne a la liberté de souhaiter connaître le résultat de cet examen ou de faire savoir qu’elle ne veut pas le connaître : donc respect de la liberté de la personne. la décision qu’elle prend à une portée familiale. l’agence de biomédecine. le rapporteur a proposé une solution de nature à concilier le droit de chacun au respect de sa vie privée et l’information de la famille pour la protection de la santé. En parlant d’obligation. En . et de faire transmettre l’information par le médecin du patient.informations quand ces informations étaient réunies. Le comité consultatif national d’éthique qui avait été immédiatement saisi. A lire ces dispositions. Nouvel article L1131-1-2 dans sa version du 7 juillet 2011 : al 1 : la personne est tenue d’informer les membres de sa famille potentiellement concernée dès lors que des mesures de préventions ou de soins peuvent leur être proposées. Pas d’obligation de révéler son anomalie génétique. le gouvernement a proposé une réécriture de ce texte. l’information médicale est transmisse de médecin à médecin mais ait conservé l’anonymat de la personne détecté. Le CSP prend soin de préciser qu’un dépistage ne peut avoir lieu qu’avec le consentement de la personne. Ils sont invités à se rendre à une consultation génétique. Le CCNE n’excluait pas une sanction possible de celui qui se taisait. « l’existence d’une information médicale à caractère familiale susceptible de les concerner ». elle a la possibilité de demander à son médecin d’alerter les membres de la famille d’un risque d’altération génétique et de les inviter s’il le souhaite à un dépistage génétique. ce sont les dispositions qui figurent dans le code civil et qui prohibe toute prise en considération des caractéristiques génétiques. le texte aurait pu faire l’objet d’une censure du CC°. le Parlement avait été loin. En 2011. Soit la personne prend l’initiative d’informer elle-même les membres de sa famille. estimé au contraire que la transmission de l’information relever de la liberté de conscience de la personne. elle peut demander à son médecin de procéder à cette information. Ce système n’a jamais réellement fonctionné. Dans cette hypothèse l’obligation qui reste à la charge de la personne : obligation de transmettre les coordonnées des membres de sa famille dont elle dispose. en éliminant du circuit d’information. les caractéristiques génétiques font partie des éléments constitutifs de la personne dans sa singularité. Al 2 : si la personne ne souhaite pas informer elle-même les membres de sa famille. C’est le médecin qui prend contact avec les membres de la famille en leur faisant savoir. L’analyse des caractéristiques génétiques est réglementée dans le code civil et il est question des caractéristiques génétiques d’une personne. En l’état. elle doit en informer les membres de sa famille ou sinon autoriser le médecin à le faire. encore faut-il que l’atteinte ne soit pas disproportionnée. mais il fallait faire confiance à la conscience de chacun. C’était l’agence de la bio médecine qui recevait l’information et qui a son tour informé les membres de la famille. il est question d’information à caractères familiales. A l’article L1131-1-2 : ces caractéristiques génétiques sont autrement données. Quand une personne sollicite un dépistage génétique et à connaissance du résultat. le respect de la vie privée était sacrifié au nom de la protection de la santé de la famille. Donc la décision que prend la personne qu’elle soit positive ou négative à une portée familiale.

notamment. s’est développé une responsabilité objective qui ne repose pas sur la faute. elle accepte d’en informer la famille. une possible réparation au titre de la solidarité nationale. en fonction de la défectuosité du produit. il y a des . Ex : les prothèses mammaires. Le législateur est intervenu en ajoutant aux mécanismes de la responsabilité civile. Il existe toujours une responsabilité civile pour faute et à côté. La loi du 4 mars 2002 a tenté d’articuler deux pensées de la réparation différentes.refusant. elle ne permet pas la connaissance d’une portée génétique qui pourrait intéresser la lignée familiale. Chapitre 2 : la réparation des dommages Le législateur est intervenu au moment du vote de la loi du 4 mars 2002 pour les personnes malades pour permettre et faciliter la réparation des conséquences dommageables d’actes de préventions de diagnostic ou de soins. mais en acceptant le dépistage.

sont responsable des dommages résultant d’infection nosocomiale sauf s’ils rapportent la preuve d’une cause étrangère. une infection iatrogène ou une infection nosocomiale ouvre droit à la réparation des préjudices du patient et en cas de décès. Se pose aujourd’hui le problème des infections nosocomiales contracté à l’occasion d’une hospitalisation. Ces critiques étaient deux ordres : Soit les auteurs reprochés à la CC son manque d’orthodoxie juridique : de pratiquer une sorte de forçage du contrat médicale. il y avait une différence si le patient se faisait opéré dans un établissement public et dans un établissement privé. de ces ayants droit au titre de la solidarité nationale. s’était refusé de mettre à la charge du médecin la réparation de l’aléa thérapeutique : arrêt 2000.milliers de patientes traitées. la négligence et la maladresse. Donc. cet arrêt la CC était rigoureuse au regard de la responsabilité civile à l’égard du médecin mais en même temps elle refusée la réparation de dommages qui se trouvaient réparer par la JP du CE. Dans ce cas sa responsabilité peut être engagée sans faute. ou d’un producteur de produit n’est pas engagé. Ce qui a été reproché aussi c’est d’avoir retenu à titre de faute ce qui caractérise non plus la faute contractuelle. le législateur n’a pas purement et simplement repris la jurisprudence de la 1ere chambre civile. » Cet article formule un principe. un incident médical. Il était reproché à la CC d’avoir mis ou de mettre à la charge du médecin une obligation d’information très étendue. Soit de laisser sans réparation des dommages qui étaient ressentis comme appelant légitimement une réparation. d’acte de prévention. à savoir l’imprudence. Mais après avoir ouvert ce droit à réparation au titre de la solidarité. en raison d’un défaut d’un produit de santé. cela engendre énormément de dépenses. Par contre s’agissant de la responsabilité en raison de dommage résultant d’une infection nosocomiale. Ce qui avait pour effet d’étendre les cas où la responsabilité médicale pouvait être engagée. de diagnostique ou de soin qu’en cas de faute » alinéa 2 « les établissements de santé. Si un médecin voit sa responsabilité engagée en raison d’une infection nosocomiale encore faute il rapporté la preuve de sa faute : non-respect des règles d’inepties. cela à conduit le législateur a ajouter un volet à cette loi consacré à la réparation des actes dommageables : article L1142 et suivants CSP. le législateur précise . mais concernant les matériels et produits utilisés ainsi que les infections nosocomiales. avait accepté la réparation de l’aléa thérapeutique alors que la 1er civ. mais la faute délictuelle. le médecin n’est responsable qu’en cas de faute. puisqu’il précise que sont seuls responsables sans fautes les établissements de santé. en mettant à la charge du médecin des obligations qui n’avaient pas leur place dans le contrat médical. - Article 1142 du code de la santé publique : la première partie de l’article « hors le cas ou leur responsabilité est encouru. En rendant. les médecins ne sont responsables des conséquences dommageables. Et il est également reproché d’avoir mis à la charge du médecin une obligation de sécurité et résultat non pas générale. Pourquoi en 2002 le législateur est intervenu ? Cette réforme est une réponse apportée aux critiques que suscitées la JP de la CC. d’un établissement de santé. Ce qui a encore été reproché : une distorsion de la JP par rapport au CE qui depuis l’arrêt Bianci. Une exception : le cas où la responsabilité de ce médecin peut être engagée en raison de la défectuosité d’un produit de santé. 2ème partie de cet article (véritable apport de la loi du 4 mars 2002) « lorsque la responsabilité d’un professionnel.

il s’agit d’une responsabilité légale qui s’applique indirectement a tous les médecins. puis des assurances complémentaires et on peut ne pas exclure que la personne ait sa propre assurance en matière de santé qui est susceptible de jouer. En outre il faut que 3 autres conditions soient réunies : Il faut que ce soit un dommage directement imputable. sur un professionnel de santé ou sur l’ONIAM. tantôt les juridictions civiles. - Les articles suivant précise que l’ONIAM peut exercer une action subrogatoire. Il y a une exigence de causalité Il faut que ce dommage. à un acte de prévention. Désormais. La loi du 4 mars 2002 a élargi les possibilités d’indemnisation des dommages causés par un acte de prévention. de diagnostique ou de soin. cette commission recherche sur qui doit porter le poids de la réparation. La question reste de savoir si on aurait pas intérêt a soumettre l’ensemble de la juridiction. c’est une procédure en deux temps : La victime du dommage ou ces ayant droit saisit une CRCI (= commission régionale de conciliation et d’indemnisation). notamment le seuil de gravité fixé par la loi laisse hors du champ de la solidarité nationale. mais de la loi. cette loi de 2002 a institué une procédure de règlement amiable qui permet de faire l’économie d’un procès qui est toujours long. qu’il s’agisse d’un médecin libéral ou d’un médecin exerçant dans le cadre d’un établissement public de santé. Les conditions et le régime sont directement fixés par les dispositions du code de la santé publique. l’ensemble du contentieux : tantôt l’ordre administratif. Ici la cour casse la décision des juges du fonds au motif qu’aucune preuve d’une faute n’avait été rapportée par les juges du fonds. qui montre le caractère subsidiaire de la réparation). tous les professionnels de santé. La 1ere chambre civil de la cour de cassation a tiré les enseignements de cette loi dans un arrêt du 4 janvier 2005 ou elle rappelle que « la responsabilité du médecin est subordonnée à la preuve d’une faute commise dans l’accomplissement de l’acte médicale. Comment le législateur réparti la charge des dommages consécutifs à un acte de prévention de diagnostique ou de soin ? Une partie est prise en charge par les compagnies d’assurances. la responsabilité du médecin est une responsabilité pour faute. un nombre non négligeable d’accident médicaux. » une faute par conséquent doit être prouvé.immédiatement les conditions qui doivent être réunies pour que le patient puisse obtenir une réparation au titre de la solidarité nationale : Le fait que la responsabilité civile ne puisse pas être engagée (condition négative. L’ONIAM est subrogé au droit du patient et peut agir pour récupérer les sommes qu’elle a versées. selon les situations soit elle demande à la compagnie d’assurance d’indemniser au titre de l’indemnité civile soit elle transmet de dossier à l’ONIAM en lui demandant d’indemniser. L’assurance maladie va couvrir un certain nombre de frais. si l’ONIAM a indemnisé. cas de responsabilité en cas de défectuosité du produit. de diagnostique ou de soin. Il faut que ce dommage présente un caractère de gravité. notamment parce que la compagnie d’assurance fait défaut. - Section 1 : La responsabilité civile du médecin La loi du 4 mars 2002 l’a rappelé. soit pour le patient une conséquence anormale au regard de l’état de santé du patient et de l’évolution prévisible de celui-ci. cette responsabilité ne procède plus du contrat. . Pour faciliter et accéléré la réparation. quel que soit leur statut juridique . mais que cela ne signifie pas pour autant que tous les dommages sont réparés. les règles sont les mêmes.

Ce qui est à l’origine de l’essentiel du contentieux : les risques inhérents au traitement possible. En réalité a cette règle de principe sont directement apportés deux exceptions :  La personne ne peut pas être tenu dans l’ignorance d’un diagnostic ou d’un pronostique en cas de maladie transmissible : le médecin doit informer la personne alors même qu’elle ne le voudrait pas.  Le code de déontologie médicale indique que le médecin peut taire au patient un diagnostic grave s’il estime en conscience qu’il est de l’intérêt du patient de ne pas connaitre ce diagnostic. En réalité elles ne posent pas du tout le même type de question juridique L’information sur l’état de santé de la personne : L’article L 1111-2 du CSP dit. qui peut décider de savoir ou non et ce n’est pas au médecin de décider. Donc le législateur dit que c’est au patient de décider. en résulte des séquelles pour le patient. lors de cette dernière la paroi est endommagée. Il y a une volonté du législateur d’information des personnes et en même temps. Cet article a été très critiqué par les associations d’usagé. Information sur les traitements possibles et les risques attachés au traitement possibles : Par exemple un médecin propose à un patient une coloscopie mais il ne l’informe pas des risques inhérent à ce type d’examen : risque de perforation de la paroi intestinale. donc ce dernier a accepté ce geste médical dans l’ignorance.La cour de cassation et le CE font-ils la même lecture des règles ? Ils ont harmonisés leur jurisprudence §1 : La faute médicale A. c’est la personne elle-même qui peut décider qu’elle préfère ne pas savoir. et malgré cela subsiste cette possibilité pour le médecin de se taire sur le diagnostic.Le contenu que la cour de cassation et la loi ont donné Cette obligation a une double dimension. Cette information incombe à tout professionnel de santé dans le cadre de ces compétences et dans le respect des règles professionnelles qui lui sont applicables. Le médecin doit respecter cette volonté de la personne. le texte n’a pas été modifié. Malgré cela lorsque le code de la santé public a été re-codifié et que le code déontologique a été inscrit dans la partie règlementaire du code de la santé publique. Est-ce que le patient peut mettre en cause la responsabilité civile du médecin alors qu’il n’y a aucune discussion sur la pertinence médicale de la coloscopie ? Ce fut la source d’un contentieux important et de 3 revirements de jurisprudence : Il n’y a pas de faute médicale au sens propre du terme mais le médecin n’avait pas informé le patient de ce risque. La volonté d’une personne d’être tenu dans l’ignorance d’un diagnostic ou pronostique doit être respecté sauf lorsque les tiers sont exposés à un risque de transmission. que toute personne a le droit d’être informé sur son état de santé. Le patient a accepté la coloscopie. a supposer qu’il . elle concerne d’abord l’état de santé du patient et ensuite les traitements possible. Le médecin devaitil informé ? c’est la question de l’obligation de l’étendu de l’information du médecin. La loi du 4 mars 2002 s’inscrit à l’encontre de cela en reconnaissant un certain nombre de droit au patient.Le défaut d’information 1.

Hors la réparation d’une perte d’une chance correspond à la réparation d’un préjudice bien moindre que la réparation du dommage corporel dans son intégralité. qui va se terminer à l’absence de réparation. donc ce dernier a été tenu de rembourser l’entier préjudice du dommage corporel. La loi du 4 mars 2002. La cour de cassation en pareil hypothèses. claire et appropriée sur les risques graves afférent aux investigations et soins proposés et n’est pas dispensé de cette obligation par le seul fait que les risque ne se réalisent qu’exceptionnellement. Cet arrêt de 97 a été un arrêt très médiatisé. La cour de cassation n’a pas écarté la possible réparation par le médecin. aucun préjudice n’est réparable. qui dit qu’il a bien été informé des risques. 2. Jusqu’à cette date. Depuis cet arrêt se sont développés des documents écrits qui doivent être signé par le patient. elle parle de l’ensemble des risques quelle que soit leur conséquence et leur périodicité. elle considérait que c’était au patient de prouver l’inexécution d’information par le médecin. le contentieux a été un contentieux extrêmement peut important. le médecin dit la 1ere chambre civil. le fait que la patient soit malade et le fait qu’il n’y ait pas d’autre alternative thérapeutique rendait très vraisemblable qu’il aurait accepté l’intervention alors même qu’il aurait été informé des risques. Puis en 97 toujours sur le fondement de l’article 1315 elle a jugé exactement le contraire : parce que l’article 1315 comporte 2 alinéas. se pose la question de la preuve du défaut d’information : a qui incombe la charge de la preuve. En l’espace de 3ans : 97-2000 la cour a opéré 3 revirement majeur : sur le terrain de l’étendu de la réparation/ terrain de la preuve/ puis pas en arrière la cour de cassation a verrouillé le contentieux en disant que ce n’était pas la peine d’intenter une action en responsabilité civile.est du le faire. La situation pathologique du patient pour la cour de cassation. Et se pose la question du préjudice juridiquement ou non réparable. La cour de cassation a fait un pas en arrière dans les années 2000 en disant qu’il n’y avait lieu à aucune réparation s’il était très vraisemblable que même informé du risque inhérent à l’intervention le patient aurait tout de même accepté cette intervention. dans le code de la santé publique qui définit le droit à l’information du patient. La chambre civil a retenu la faute du médecin. que ce risque ne se soit pas réalisé parce qu’informé. la cour décidé que le médecin devait informer le patient des risques inhérents à l’acte médical sauf « s’ils sont de ceux qui ne se réalise qu’exceptionnellement ». Ces éléments sont essentiellement l’absence d’autre possibilité thérapeutique. il aurait refusé l’intervention. avant sur le fondement de l’article 1315. .La charge de la preuve et le préjudice réparable A qui incombe la charge de prouver le défaut d’information ? Est-ce au médecin de prouver qu’il a correctement exécuté son obligation ? La cour de cassation a opéré un revirement dans un arrêt du 25 février 1997. Concernant l’étendu de l’obligation d’information : La cour de cassation a opéré un revirement de jurisprudence dans un arrêt du 7 octobre 1998. Aussi longtemps que la cour de cassation a exigé que ce soit le patient qui prouve le défaut d’information. La 1ere chambre civil de la cour de cassation a listée une série d’élément permettant au juge du fond de conclure que même informé le patient aurait tout de même accepté et donc le risque ce serait également réalisé. est tenu de donner au patient une information loyale. Revirement le 7 octobre 98. Il était très difficile au patient de prouve que le médecin leur avait dissimulé les risques inhérents à l’acte médicale. Comment le médecin peut prouver qu’il a correctement rempli son obligation : preuve par tout moyen a répondu la cour de cassation. en considérant que la surdité d’un enfant était imputable à la faute du médecin. Le patient ne peut prétendre qu’à la réparation de la perte d’une chance.

2. Mais le 88 novembre 2000 la cour de cassation a mis un terme à l’agitation doctrinale en disant que la réparation des conséquences de l’aléa thérapeutique n’entre pas dans le champ des obligations dont un médecin est tenu à l’égard de son patient. 16-3 du code civil et 1382. donc on ne prescrit plus d’aspirine. Le patient a le droit d’être informé des risques inhérents aux investigations. Cela n’a jamais été le projet de la chambre civil qui avait pris soin de préciser que c’était en matière d’infection nosocomial ou s’agissant des produits et matériels utilisés. La cour de cassation a pris position sur la nature de l’obligation : c’est une obligation de moyen (et non de résultat). Mais la cour de cassation est restée fidèle à cette définition de l’obligation au soin. Au visa des articles 16. c’est à mettre en relation avec une montée en puissance d’une responsabilité sans faute. sauf que dans la cadre des études des évaluations médico-économique auquel se livre la haute autorité . Ex : le sort de l’aspirine : longtemps considérée comme un médicament formidable. et conforme aux données acquises de la science.Le contenu de l’obligation de soin proprement dite Il est double a. La cour de cassation a utilisé la formule d’obligation et de résultat.La nature de l’obligation Arrêt mercier du 20 mai 1936 : la cour de cassation a dit que le médecin était tenu non pas de guérir le patient mais de lui donner des soins consciencieux attentifs. de résultat en ce qui concerne les matériels qu’il utilise pour l’exécution d’un acte médical d’investigation ou de soin. S’agissant du geste médical proprement dit. cause à celui auquel l’information était légalement du préjudice que le juge ne peut laisser sans réparation. Renversement de la situation : dans le cadre de la pédiatrie on prescrit du paracétamol. Le marché de l’aspirine s’est effondré. traitements ou action de prévention proposés. Désormais c’est les paracétamols. dans le champ de la défectuosité des produits. La question a rebondit à la suite de la série d’arrêt rendu par la cour de cassation en 99. la cour de cassation tire toutes les conséquences du caractère fondamental du droit à l’information. ou de la décision médicales proprement dite. Cela a provoqué des discussions doctrinales. ex : dans un arrêt du 6 juin 2000 on peut lire en chapeau « l’obligation pesant sur un médecin est de donner à son patient des soins conformes aux données acquises de la science » la cour a ajouté « En l’étant des données à la date des soins ». la cour de cassation s’en tenais à une obligation de moyen et écarté l’obligation générale de résultat (= sinon est ce que le médecin aurait été tenu de réparer l’aléa thérapeutique ? oui il l’aurait été). le non-respect du devoir d’information qui en découle pour le médecin. Mais il y a des aspects secondaires de l’aspirine : notamment provoqué des allergies.Le manquement à l’obligation de soin 1.Le médecin donne des soins conformes aux données acquises de la science : Arrêt Mercier qui a pour la 1ere fois employé cette formule. favoriser des hémorragies etc. d’une obligation de sécurité. arrêts invoqué en introduction : en 1999 la cour de cassation comme en 1936 avait indiqué que le médecin était tenu vis à vis de son patient. La cour de cassation avait employé cette formule s’agissant des produits utilisés par les médecins à l’occasion d’un acte médical. en matière d’infection nosocomial.Dans un arrêt du 3 juin 2010. « dont il peut se libérer qu’en rapportant la preuve d’une cause étrangère » : deux arrêts rendus le 1er : 9 novembre 99 et l’autre le 29 juin 99. c'està-dire que les données scientifiques évoluent au fils du temps. B.

car il n’a pas ignoré les données acquises de la science. et en contrepartie de cette économie réalisé par l’assurance maladie. les médecins prescrivent de l’aspirine et à d’autre moment au contraire les médecins sont invités à ne plus prescrire d’aspirine. dont la moindre utilité médicale. parce que les juges du fond ne seraient reprocher à un médecin . ou reçue par la communauté scientifique du moment. correspond une stratégie de prise en charge du patient optimal. On procède par expérimentation : on prend deux groupes de personne : un malade et un de volontaire sain.Des soins ne faisant pas courir au patient un risque de risque disproportionné. Derrière ces données de la science : comment se constitue les données de la science médicale ? Les données ne sont pas un donné. Comment sont déterminées les bonnes pratiques professionnelles ? b.de santé. C’est ça la notion de bonne pratique professionnelle. On parle maintenant d’une médecine fondée sur des preuves. Cette tendance jurisprudentielle devrait se confirmer avec les recommandations de bonne pratique. suivre la technique majoritairement reçu exclu toute faute. Selon les contextes. il s’agit d’une jurisprudence ancienne. a été signé entre les organismes d’assurances maladie et les syndicats représentatifs des médecins. Comment passe-t-on du groupe à la population ? La médecine à partir de donnée évidente : ces données sont construites. La cour de cassation n’a pas retenu la responsabilité du médecin. il est apparu que pour une pathologie donnée. La pensé médicale considère qu’à chaque maladie/ pathologie. on leur donne le même traitement et l’expérimentateur observe. Faut-il en déduire que le médecin commet une faute chaque fois qu’il ne respecte pas les pratiques courantes ou majoritairement suivit ? Se pose la question de l’attitude du médecin au regarde des bonnes pratiques professionnels telles qu’elles ont pu être exprimée ? En réalité si on se réfère à la jurisprudence. ou est-ce que le médecin s’en est écarté. Comment en tirer une connaissance généralisée ? C’est l’outil statistique qui va permettre de dire quelle est l’intervalle de confiance : jusqu’à quel point peut-on faire confiance à cet essai conduit à une échelle limité. n’engage pas sa responsabilité dès lors qu’il a privilégié une technique majoritairement admise. Le conformisme n’est pas fautif. Initiative des médecins. Sa déplace la responsabilité mais dans quel sens ? Deuxième élément de la jurisprudence : le médecin n’est pas fautif si le geste médical qu’on lui reproche de ne pas avoir pratiqué n’était pas encore une donnée acquise. un certain nombre d’étude internationale avait fait apparaitre que la prescription de l’aspirine était aussi efficace que la prescription d’une autre molécule : le chloriprogrel (30 euros). Une recommandation internationale a fait reconnaitre que le principe actif de l’aspirine était aussi efficace que le principe actif jusqu’ alors prescrit alors que l’aspirine valait 6 euros. Sont élaborés des protocoles de soin. les médecins s’engageaient à prescrire de l’aspirine de préférence à l’autre principe actif. Donc le bon professionnel est celui qui suit cette stratégie médical jugée à un moment donnée comme optimale. Il apparait que le médecin ne commet pas de faute. Incitation de l’assurance maladie a une prescription de l’aspirine hors autorisation de mise sur le marché. une partie de cette économie réalisé serait reversée au médecin. Dans un arrêt du 13 mai 59. Autre exemple : à l’occasion d’un accouchement il a été reproché à la sage-femme de ne pas avoir utilisé les méthodes modernes ce qui aurait permis de diagnostiquer une souffrance fœtale. il était reproché à un dentiste d’avoir insensibilité son patient à travers l’œil. parce qu’il y avait une autre alternative thérapeutique possible. dont le prix était plus élevé. il faut faire une distinction : est-ce que le médecin s’est écarté des données acquises de la science par ignorance ou par négligence ? A ce moment la faute est retenue. Il a été reproché au médecin sa négligence. Ex : la responsabilité du médecin a été retenue : il s’agissait d’un médecin auquel était reproché de ne pas avoir suivi les méthodes de nettoyage et cela avait provoqué une infection nosocomiale chez le patient. la moindre efficacité médicale pour le moment n’a pas été démontrée. un accord de bon usage des soins au terme duquel.

de ces antécédents médicaux. il a été reproché au médecin d’avoir suivi cette stratégie thérapeutique là. soit à une intervention chirurgicale sans : que l’une de ces alternatives thérapeutiques puisse être privilégiée ou au contraire déconseillée. mais une personne. la cour a considéré que le médecin n’avait pas intégré dans son raisonnement la singularité. propre à la personne malade. entre les médecins qui pratiquait l’homéopathie. On ne réagit pas de la même façon. Dans le code de la santé publique. qui tient à notre singularité physiologique : sexe. ou encore le médecin qui s’est entêté : arrêt qui représente un moment de la médecine. il a mal réagit à une anesthésie ou bien parce que ce patient compte tenu de ces antécédents médicaux était susceptible de moins bien supporter tel ou tel traitement. L’intérêt de ce deuxième aspect de l’obligation de soin est de faire intervenir la prise en considération de la singularité de chacun. qu’en 1989. Il y a eu une intervention chirurgicale. une intubation ». Le médecin a-t-il manquait au données acquises de la science ? Les juges du fonds ont dit qu’ »il résulte du rapport d’expertise. car ce patient cardiaque était plus exposé qu’un autre. On retrouve la mise en œuvre d’une exigence. de son état pathologique. Le médecin peut suspendre et interrompre un traitement s’il s’avère que la situation médicale est devenue irréversible. ce n’est pas en raison d’accident. le médecin a fait preuve d’une faute caractérisée en négligent systématiquement conformément à l’avis hasardeux d’une minorité dissidente de recourir à une sonde. « En présence de l’avis unanime des médecins allopathe et de la division existent entre les tenant de l’école homéopathique. Le patient fait valoir que pour ce type de situation pathologique on recourt plutôt à un plâtre qu’à une intervention. Arrêt du 6 juin 2000 la cour de cassation rappel qu’il appartient au médecin de donner des soins consciencieux conforme aux données acquises de la science. Arrêt du 27 mai 98.d’avoir recouru à une méthode abandonnée dès lors qu’ils ont relevés que d’après les experts cette méthode existe. le médecin n’avait fait qu’exercer sa liberté thérapeutique. Hors le fait de dire que c’est une obligation de moyen. date des soins prodigués par les deux médecins. Il y a une liste d’affection : longue durée avec les actes médicaux de prescription médicamenteuse. Les juges s’assurent que le médecin a tenu compte pour apprécier si le risque était ou non disproportionné. dans la partie législative depuis la loi du 4 mars 2002 il est dit explicitement que le médecin ne doit pas faire courir au patient un risque disproportionné. Dernier exemple : la faute a été retenu : il est reproché au médecin non pas d’avoir fait usage de la liberté que lui donne la diversité de technique. on reconnait qu’il y a un aléa. les données acquises de la science autorisaient le recours soit à une immobilisation plâtrée. Cet dimension est intéressante notamment dans un arrêt rendu par la cour de cassation les juges ont retenu que le médecin avait fait courir au patient un risque injustifié. d’une idée qui travers l’ensemble du droit : exigence de proportionnalité : il s’agit d’une mise en balance d’un bénéfice escompté de l’intervention médicale et les risques auxquels se traitement expose le patient. de l’âge du patient. qui n’ont jamais été observé. intervient la prise en considération de donnée. Le traitement limité qu’à administré le médecin ne serait être considéré comme conforme aux données actuellement acquises de la science. mais il a expérimenté de manière déraisonnable un traitement sur un patient alors que l’expérimentation est strictement règlementé (il faut le consentement de la personne). En face du médecin ce n’est pas une maladie. trait biologique. se trouve décrite dans la littérature médicale et que si elle est délaissée. » Par conséquent les juges du fonds et la cour de cassation ont considéré que le fait de choisir une des branches. Ex : aspirine si en réalité il . mais pour ce motif que les malades ne l’accepte pas sans appréciation. de ces autres maladies possibles. Les bonnes pratiques font se développer. Comment apprécier les risques auxquels l’intervention expose le patient et à ce stade. elle guide les médecins dans leur stratégie thérapeutique mais cela ne dispense pas de tenir compte du risque. A ce stade de la mise en balance des bénéfices et des risques que les tribunaux invitent les médecins a préserver cette prise en considération de l’individualité de chacun. quant à ces résultats espérés.

Donc ces bonnes pratiques ne sont pas obligatoires. En soit l’aspirine peut se révéler objectivement aussi efficace que l’autre principe actif mais certaine personne peuvent être allergique à l’aspirine. texte dont il résulte notamment « lorsque la responsabilité d’un professionnel. Sorte d’équilibre entre la médecine d’épreuve et la clinique. le conseil s’est prononcé dans une décision du 11 juin 2010. ce texte limité les conditions d’exercice de la responsabilité civile. tous faits quelconque de l’homme qui cause à autrui un dommage oblige. En soit l’erreur de diagnostic n’est pas nécessairement une faute. les difficultés inhérente aux diagnostiques médicales prénatales. Il appartenait au conseil constitutionnel de se prononcer sur la constitutionnalité de ce bornage de la responsabilité civile : logiquement ça a amené le conseil a se demander quelles étaient les bases constitutionnelles de la responsabilité civile. » « Dans l’exercice de son pouvoir souverain de décision et d’appréciation. Le législateur est intervenu pour mettre un terme à l’arrêt Perruche : responsabilité du médecin à la suite d’un handicape non vu pendant la grossesse. il doit subsister une marge d’appréciation du médecin. (Code civil de 1804). les parents peuvent demander une indemnité au titre de leur seul préjudice. L’intérêt général est un standard. ouvert. le conseil ajoute que « la faute caractérisée ne se confond pas avec la faute lourde. Le conseil considère que le principe est stipulé dans l’article 4 de la DDHC (=principe de liberté de 1789). la faculté d’agir en responsabilité ne fait pas obstacle à ce que le législateur aménage pour un motif d’intérêt général les conditions dans lesquelles la responsabilité peut être engagée. le législateur peut apporter des exclusions ou des limitations à condition qu’il n’en résulte pas une atteinte disproportionnée au droit des victimes d’actes fautifs. A l’occasion du vote du 4 mars 2002.s’avère que le patient est allergique à l’aspirine. Le conseil dit « En subordonnant à l’existence d’une faute caractérisé. » Le conseil constitutionnel ajoute « a cette fin il a exclu que cette faute. en présence d’un doute diagnostique. puisse être présumé ou déduite de simple présomption ». de ne pas avoir recouru à l’aide de tiers compétent ou de concours approprié. le diagnostic rendu impossible par des négligences notamment par l’omission d’un examen de routine est constitutif d’une faute. Il résulte dit le conseil constitutionnel de ces dispositions qu’en principe. celui par la faute duquel il est arrivé à le réparer. le gouvernement avait présenté un amendement a la loi du 4 mars 2002 : texte dans le code de la famille et action sociale. . 3. ce n’est pas la bonne pratique professionnelle. la mise en œuvre de la responsabilité d’un professionnel de santé. il souligne que le législateur était parfaitement habilité et à la liberté d’intégrer dans la législation les difficultés inhérentes à ce type de diagnostic anténatal. et les médecins pouvaient demander indemnité au nom de l’enfant. l’atténuation apportée aux conditions dans lesquels la responsabilité médicales peut être engagée n’est pas disproportionnée ». une notion à compte tenu variable.L’activité des médecins : la question des diagnostiques Dans 2 arrêts rendu dans les années 2008 et 2010. la loi. la cour de cassation a pris soin de précisé s’agissant du diagnostic : 30 septembre 32010 : l’erreur de diagnostic ne saurait constituer une faute. par suite eu égard à l’objectif poursuivit. » ce texte a été soumis au conseil constitutionnel (non au moment du vote de la loi) en 2010. » Enonciation de l’article 4 de DDCH puis interprétation de cet énoncé constitutionnel. la liberté doit se concilier avec la liberté générale : motif d’intérêt général. Autre illustration : arrêt du 25 novembre 2008 : la cour de cassation reproche à un médecin dans la période prénatale. la cour de cassation précise que le préjudice subis est un retard de diagnostic qui a fait perdre au patient une chance étant représenté et pouvant résulter de la prescription d’un traitement approprié. en relation de causalité avec le préjudice subis. « Que toutefois. le législateur a entendu prendre en considération en l’état des connaissances et des techniques. le parlement. En revanche. Qui invite et oblige le médecin à intégrer la singularité de chacun. ajoute la cour de cassation. ou d’un établissement de santé est engagé vis-à-vis des parents d’un enfant né avec un handicape non décelé pendant la grossesse à la suite d’une faute caractérisée. lorsqu’elle s’explique par la complexité des symptômes et la difficulté de leur interprétation.

D’où ce qui devient centrale sont les prédispositions du patient : on bascule entre responsabilité civile et solidarité nationale. 4. La cour de cassation dans un arrêt du 7 janvier 97 et du 30 septembre 97. La cour administrative d’appel a commis une erreur en jugeant que le patricien avait commis une faute qui par son intensité et son évidence doit être regardée comme caractérisée. la limite de la responsabilité civile.Le conseil d’état en a tiré des enseignements : que recouvrait la faute caractérisé ? Comme la définir ? Il y a eu une discussion concernant la notion de faute caractérisé. ils ne leur avaient pas dit que le résultat de ces échographies était affecté de la marge d’erreur habituelle pour ce type d’examen. il est dit que « lorsque la réalisation d’une intervention médicale n’implique pas l’atteinte à la personne du patient qui s’est produite au cours de l’opération. la faute du patricien ne peut être écarté que s’il existe une anomalie rendant l’atteinte inévitable pour réaliser l’intervention » ce qui est décisif est le fait de savoir si le patient présente une anomalie ou une prédisposition qui explique le dommage. donc le médecin sera tenu responsable. Est-ce que toute maladresse engage la responsabilité du médecin ou doit-elle être caractérisé ? Comment prouver la maladresse ? Se dessine en réalité la frontière. et non au compte de la solidarité nationale. La responsabilité civile va jusqu’au geste maladroit puis au-delà c’est l’aléa thérapeutique. c’est donc une réparation au titre de la solidarité nationale. a écarté l’exigence d’une maladresse caractérise et à énoncé très clairement que toute maladresse d’un praticien engage sa responsabilité et ajoute la cour de cassation « ce qui est par là même une façon de dire que la maladresse qui est une faute et que cette faute est exclusive de la notion de risque inhérent à un acte médical ». il ne peut être réparé qu’au titre de la solidarité nationale. il s’agissait d’un médecin qui s’était abstenu d’informer les parents que bien que les échographies n’aient fait apparaitre aucune anomalie. qui est assimilable à l’intention. La faute lourde dans les relations du travail : licenciement sans préavis.Les fautes : caractérisées et la maladresse. La CC dans l’année 2008. Preuve de la maladresse : arrêt résume la position est un arrêt du 23 mai 2000. Est-ce que la maladresse engage forcément la responsabilité du médecin ? Faut-il exiger une maladresse caractérisé ? Que le bon médecin n’aurait pas commis. la CC retient la faute du praticien au motif qu’il résulte des rapports . La CC invite les juges du fonds à se demander si la nature de l’acte. En 2000 la cour de cassation a dit que l’aléa thérapeutique ne peut pas être mise au compte du médecin. sans indemnités lorsque le salarié a commis une faute lourde. Mais la responsabilité civile va jusqu’à la maladresse au-delà c’est l’aléa thérapeutique. a rendu une série d’arrêts dans lesquels elle a pris soins de préciser la démarche que les juges du fonds devait faire lors d’une maladresse. Le conseil constitutionnel dit que la faute caractérisé est en dessous de la faute lourde. Ex : à l’occasion d’une extraction dentaire. Alors en principe aucun dommage n’aurait dû avoir lieu. Le dommage ne peut pas être mis au compte du médecin car l’aléa thérapeutique n’engage pas sa responsabilité. un dommage. implique ou non une atteinte. Tout médecin à l’ occasion d’un acte médical peut commettre une maladresse. Elle a énuméré des actes qui implique ou non la réalisation d’un dommage. Le conseil d’état dans un arrêt du 19 février 2005 a considéré qu’il fallait se placer sur le terrain de la gravité. ainsi que la question de la preuve. S’il y a maladresse il n’y a pas aléa thérapeutique. §2 : Lien de causalité Cette maladresse est préjudiciable au cours d’une intervention chirurgicale. un patient a été blésé gravement à la lèvre.

il a mis du temps à venir et entre temps le patient est décédé. Ce sont les expert qui indiquent aux juges si le patient présente une prédisposition ou anomalie qui rendait le dommage inévitable et sur la cause du dommage. donc ils doivent se demander ce qui se serait produit si le médecin avait agi. Dans un autre arrêt la faute du médecin a été écartée. La réparation de la perte d’une chance dans le milieu médical. cet acte n’implique pas une atteinte aux parois des organes examinés. pour se prononcer sur la causalité. pour se prononcer sur la causalité. Quand on est sur le terrain de la négligence. ce dommage est imputable à la maladresse du médecin à moins que soit établit soit une prédisposition du patient soit une anomalie qui expliquerait que ce geste exploratoire ait été l’occasion d’un dommage corporel. le juge doit imaginer ce qui se serait produit si le médecin avait agi. occupe une place plus importante que dans le milieu de la responsabilité civile. La loi du 4 mars 2002 . Quand on est en présence d’une abstention. Le médecin a commis une faute.d’expertise que cette atteinte n’était pas impliquait par la nature de l’acte médical donc par l’extraction dentaire. les juges ne peuvent pas reconstituer ce qu’il s’est produit. Section 2 : l’indemnisation au titre de la solidarité nationale Article L1142 qui rappelle la mise en œuvre de la responsabilité civile des personnels de santé et ajoute que quand le patient ne peut pas obtenir réparation au titre de la responsabilité civile. il a manqué à son obligation professionnelle. et compte tenu de sa nature. Il faut que soit établie l’anomalie du patient. §1 : Les indemnisations mises à la charge de l’ONIAM A. La CC dit que s’il y a un dommage corporel qui s’est réalisé. Mais il a quand même perdu une chance de guérison. les rapports d’expertise avait fait apparaître que le patient présenté une anomalie rare et indécelable et qu’elle rendait inévitable. il a été appelé. qu’on ne peut pas être certain que même correctement pris en charge le patient serait décédé. Pour la prof. ne décèdent pas. il faut prouver un fait négatif. Si le juge impute au médecin la réparation de la perte d’une chance. on ne peut pas affirmer à 100%. Comment prouver qu’un fait négatif à contribuer à la réalisation d’un dommage corporel ? un médecin n’était pas présent au service des urgences. il peut obtenir réparation au titre de la solidarité nationale si le préjudice présente un certain degré de gravité. C’est une sorte de confusion qui s’opère entre ce qui relève de la causalité et de la faute. la question de la preuve de cette faute se présente sous un angle différent. c’est difficile. comment s’apprécie le préjudice réparé ? on évalue l’entier dommage corporel et il y a une partie qui équivaut aux chances perdues. car la réparation de la perte d’une chance ne faisait que manifester le doute du juge quant à l’existence d’un lien de causalité entre la faute et le dommage. La CC dit qu’il résulte de l’état actuel du rapport médical. Selon le type de faute reproché au médecin. C’est une preuve. elle raisonne dans les mêmes termes pour la coloscopie qui est un acte à visé exploratoire. Mais comme on est sur le terrain des statistiques. les patients qui sont correctement pris en charge. l’atteinte dont il se plaint. On ne pouvait pas mettre au compte du médecin un dommage qui s’expliquait par l’anomalie du patient. Comment prouver que ce retard est juridiquement à l’origine du décès ? Les repères sont les statistiques médicales qui disent que dans cette situation pathologique précise. Ce raisonnement a été critiqué par la doctrine. Quelques semaines plus tard.

l’indemnisation assurée par l’ONIAM a un rôle subsidiaire. La raison d’être de la création de l’ONIAM et de cette réparation au titre e la solidarité nationale. Dans ce contexte. L’ONIAM reçoit des fonds alimentés par la sécurité sociale et par les différents régimes d’assurance maladie. ceci dans le prolongement de la JP Bianci. il y a une répartition du poids de cette indemnisation entre les différents régimes d’assurance maladie. Elle n’intervient qui parce que le patient ne peut pas obtenir réparation par application des règles de responsabilité civile. L’ONIAM a pour mission d’indemniser les victimes d’accidents médicaux dès lors que sont réunies les différentes conditions de l’indemnisation telles qu’elles ont été posées par l’article L1142-1 CSP. depuis une succession de texte législatif ont étendu les missions de l’ONIAM. Ou contre le professionnel de santé si celui-ci est fautif. L’expansion progressive des missions de l’ONIAM Si la loi du 4 mars 2002. L’ONIAM répare seulement quand . Cela veut dire qu’un patient a été contaminé par le virus du VIH ou de l’hépatite C. une fois qu’elle a indemnisé. Dans cette situation. La loi du 17 décembre 2008 a confié à l’ONIAM l’indemnisation des victimes de préjudices résultant de la contamination par le virus de l’hépatite C. l’ONIAM a la possibilité d’agir au lieu et place de la victime contre l’établissement de santé. Mais aussi par la contribution social généralisé : prélèvement de nature fiscal sur tous les revenus professionnels. du patrimoine…. L’article L3122-1 du CSP : la victime s’adresse directement à l’ONIAM qui va indemniser à titre principal. l’ONIAM indemnise non pas à titre subsidiaire mais à titre principal. Donc c’est l’ONIAM qui est chargé d’indemniser les victimes de préjudices résultant de la contamination par le virus HIV quand cette contamination résulte d’une transfusion sanguine. B. Il a été reproché à l’état français d’avoir tardé à prendre les mesures de protection qui s’imposaient. 3 observations : L’ONIAM peut être saisi quel que soit la gravité du préjudice. Donc c’était la première mission de l’ONIAM dans le cadre de la loi de 2002 : réparer les dommages médicaux. Le premier mode de financement est le versement de cotisations professionnelles. L’origine de la contamination peut être diverse. Se développe des conditions de normalité ou d’anormalité du dommage.L’ONIAM est un établissement public crée par la loi du 4 mars 2002. elle peut résulter du contact avec des instruments médicaux souillés. Le législateur a confié à l’ONIAM la réparation consécutive à une transfusion sanguine. C’est le fonds d’indemnisation qui a été transférer à l’ONIAM par la loi du 9 aout 2004. Cela signifie que la personne s’adresse directement à l’ONIAM et qu’ensuite. ou de relations sexuelles. La loi du 30 décembre 2002 a chargé l’ONIAM d’indemniser les préjudices consécutifs à des infections nosocomiales quand le préjudice est grave. dès lors qu’il y a contamination. c’est une indemnisation à titre principale. Ces risques ont largement disparus avec les progrès. Il y a aussi des actions subrogatoires. Il est apparu au législateur qu’il était juste de faire appel à la solidarité nationale. c’était de ne plus laisser sans réparation les accidents médicaux entrainant un dommage d’une particulière gravité. a confié à l’ONIAM la charge d’assurer cette réparation au titre de la solidarité nationale.

Le demandeur reste libre a tout moment d’utiliser une autre voie : la saisine du juge. Lorsque l’ONIAM intervient à titre principal. l’ONIAM dispose d’un délai de 4 mois pour procéder au règlement. la CRCI prend ensuite en charge l’instruction du dossier. mais pour exercer un recours. La rapidité : la commission régionale se prononce dans un délai de 6 mois suivant le dépôt du dossier complet. Le législateur en 2002 a instituer une réparation au titre de la solidarité nationale. la CRCI saisit l’assurance du médecin. que peut faire la personne ? Que peut faire la victime de ce dommage ? Exercer un recours contre la décision d’incompétence de la CRCI. Est-ce que le dommage répond à la gravité comme prévu par la loi de 2002. mais au terme d’une procédure en deux temps. Le ministère d’avocat est possible mais n’est pas obligatoire. La facilité : La saisine se réalise par un simple formulaire administratif. Si la CRCI se déclare incompétente. C’est dans ce contexte que la JP et la loi ont posé une présomption d’imputabilité de la contamination par la transfusion sanguine. Les frais d’expertise sont prise en charge par l’ONIAM qui peut les refacturer à l’assureur du professionnel de santé.la contamination est imputable à une transfusion sanguine. La demande d’indemnisation est portée par la victime devant une procédure régionale de consignation. La voie du règlement amiable. L’indemnisation peut être obtenue dans l’année. d’où l’institution de procédure de règlement amiable. Si le dommage n’est pas d’une gravité suffisante alors la CRCI met le dossier de côté. §2 : La procédure de règlement amiable passant par la voie des commissions régionales de consignation Le but est d’accélérer la réparation des dommages corporels graves. Comment prouver que la contamination est imputable à la transfusion ? la JP puis la loi ont entendu faciliter la preuve pour la victime. Ce n’est pas la seule voie possible. alors la demande est au contraire adressée directement à l’ONIAM : victime demande réparation d’une infection nosocomial. Comme un assureur la 1ere question que se pose la CRCI est de vérifier la recevabilité initiale du dossier. S’il y a matière à indemnisation. n’est pas un préalable obligatoire. la condition exigée est une décision faisant grief sinon il n’y a pas de recours en annulation . La procédure n’est ouverte que pour les personnes dont le dommage est d’une gravité qui correspond au niveau exigé par la loi du 4 mars 2002. Comment faire ? en introduisant des présomptions. s’il s’avère qu’en réalité ce dommage relevait de la responsabilité civile. Cette question de la preuve est une question qui a été très présente dans le contentieux il y a une 10e d’année. en prouvant qu’aucun des lots utilisés n’étaient contaminés au moment de la transfusion. Il y a 3 principes de la procédure amiable : la gratuité : aucun frais de procédure n’est demandé au requérant. Si la commission régional estime que ce n’est pas l’ONIAM qui est compétente et que le dommage est imputable à une faute du médecin. Mais cette question se raréfie car il y a des précautions prises. - - Devant la commission générale : on est dans une logique d’indemnisation directe. Ce passage par une commission régional est réservé au situation envisagée par la loi du 4 mars 2002 : lorsque l’ONIAM intervient à titre subsidiaire.la réparation ne doit pas être prononcée par le juge.

donc pas de recours possible contre cette déclaration d’incompétence. ou de la responsabilité administrative de l’établissement de santé. la compétence de la CRCI est fonction de la gravité du dommage. si elle juge. Le patient encouragé par un avis positif de la CRCI voit l’ONIAM refuser l’indemnisation. Le conseil d’état a considéré que les décisions de la CRCI n’étaient pas des décisions faisant grief. par contre la décision négative de l’ONIAM fait grief. il y a matière à mise en cause de la responsabilité civile soit du médecin. ont réagi différemment mais le CE a tranché en considérant que le CRCI est une cours administrative dont la mission est e faciliter un éventuel règlement amiable des litiges et par conséquent l’ONIAM n’était pas lié par l’avis de la commission régionale alors même que cette dernière aurait rendu un avis positif d’indemnisation. qui ont eu pour le patient des conséquences anormales au regard de son état de santé comme de l’évolution prévisible de celui-ci. soit de l’établissement de santé. les conclusions de la CRCI sont positive après expertise et elle rend un avis positif d’indemnisation par l’ONIAM. Lorsque la CRCI se prononce sur la compétence de l’ONIAM. Donc aux yeux du législateur il n’y a pas de raison que le dommage soit pris en charge. Est-ce que la personne se retrouve démuni et va souffrir seul de son dommage ? Elle peut saisir le juge judiciaire. C’est en raison de ces antécédents. La formule employé par le code de la santé public est qu’il est dit « l’article L 1142-1 ne met à la charge de la solidarité nationale que l’indemnisation des dommages directement imputable à des actes de prévention. . Ce patient était particulièrement exposé à cette complication survenue. toute indemnisation par l’ONIAM a été écarté faute de gravité du dommage. cette condition : qu’il appartenait au juge de vérifier que cette condition était bien satisfaite.de recours pour excès de pouvoir possible. alors même que les conséquences étaient d’une extrême gravité. Que peut-il faire ? Est-ce que la décision de l’ONIAM fait grief ? Oui et donc l’avis négatif d’une commission régionale ne fait pas grief. » arrêt du 30 mars 2011 la 1er chambre civil de la cour de cassation a rappelé. elle s’assure de la gravité du dommage (1er condition posée par la loi de 2002). Le juge parce qu’il ne liera pas de la même façon la gravité du dommage pourra retenir l’indemnisation par l’ONIAM. La juridiction compétente est le juge administratif : c’est un recours pour excès de pouvoir pour obtenir l’annulation. Au vu des résultats de cette dernière. la personne était individuellement particulièrement exposée. Pour la procédure d’indemnisation amiable. et de l’anormalité du dommage (2ème condition). La compétence de la CRCI est déterminée par la gravité du dommage et non pas par le fondement de la réparation. étaient particulièrement exposée à la complication hémorragique qui s’est produite. L’ONIAM conserve tout l’attitude de refuser d’indemniser si l’ONIAM estime que les conditions de son indemnisation ne sont pas réunis. Si au contraire la CRCI estime que le dommage est de gravité suffisante. de diagnostique ou de soin. La question posée : est celle de savoir si l’ONIAM était lié par les avis de la CRCI ? les juges administratifs ont été au niveau des cours administratives d’appel.Soit elle considère que les conditions d’indemnisation par l’ONIAM ne sont pas réunis et dans ce cas. Dans cette situation-là. . de sa vie biologique. Est-ce que conseil d’état et cours de cassation vont mettre en œuvre les même règle de responsabilité ? Oui depuis la loi du 4 mars 2002 : un régime de responsabilité légale a été établit. alors la demande est recevable et à ce moment-là la commission régionale fait procéder à une expertise gratuite. alors elle se tourne vers l’assureur du professionnel de santé ou de l’établissement de santé et elle demande à ce dernier de faire une offre dans les 4 mois. Cette superposition fait perdre de l’efficacité à la procédure. L’ONIAM va prendre en charge un nombre limité d’accident médicaux.Elle considère que les conditions d’indemnisation du dommage par l’ONIAM sont réunis. deux alternatives : . Il s’agissait d’une personne qui selon les experts compte tenu de ces antécédents vasculaires.

Si la commission régional, s’estime compétente mais que toutes les conditions ne sont pas réunies, les dispositions de la loi du 4 mars 2002 prévoient cependant qu’elle peut intervenir en formation de conciliation entre le patient et l’assureur de l’établissement de santé ou du professionnel de santé. Cette conciliation va signifier qu’elle va saisir l’assureur et demander à ce dernier de faire une offre de façon à éviter une action en justice. Si l’ONIAM (procédure de règlement amiable va à son terme) refuse de faire une offre il s’agit d’une décision faisant grief et le patient peut intenter un recours et demander l’annulation de cette décision qui lui fait grief, si au contraire l’ONIAM suit l’avis de la CRCI et fait une offre, la victime peut la refuser, parce qu’elle la juge insuffisante. Ce n’est qu’une offre d’indemnisation. Si la victime juge l’offre insuffisante, la cour de cassation dans un arrêt du 6 janvier 2011 a indiqué que ce refus avait pour effet de rendre l’offre caduque de sorte que l’ONIAM s’en trouve délié et qu’il appartient alors au juge de statuer tant sur l’existence que sur l’étendue des droits de la victime. Mais pour que le juge soit amené a statuer, cela suppose que la victime ait intenté une action devant le juge. la loi du 4 mars 2002 a prévu que toute personne victime d’un dommage corporel pouvait être tenu informé de ce remboursement par l’établissement de santé. On trouve des cellules ou bureaux consacré à la mise en œuvre des droits des usagers.

Section 3 : le partage de l’indemnisation Lorsqu’une personne est victime d’un accident médical, si la voie du règlement amiable est possible ce n’est pas une voie obligée, le patient à toujours la possibilité d’utiliser la voie contentieuse. C’est une alternative qui reste ouverte, le code de la santé public a pris soin de la préciser. Si le patient fait le choix de la voie contentieuse, il ne peut pas agir directement contre l’ONIAM puisque la saisit de l’ONIAM s’inscrit dans la procédure de règlement amiable. Donc le patient fait le choix d’introduire une action en responsabilité contre l’établissement de santé, ou contre un médecin. Selon la nature de l’établissement, le statut juridique du médecin, la juridiction compétente sera soit le juge judiciaire soit le juge administratif. Mais ce qu’ajoute la loi de 2002, est qu’une fois saisit le juge administratif doit appeler d’office en la cause l’ONIAM, s’il estime que les conditions d’indemnisation au titre de la solidarité nationale sont susceptibles d’être réunis. A ce moment-là l’ONIAM devient parti à ce procès, donc le débat judiciaire va se nouer entre la victime du dommage, l’établissement de santé, le médecin et l’ONIAM. Le juge va trancher sur l’imputation du dommage. Est-ce que les conditions de la responsabilité civile étaient réunies ? Le conseil d’état dans un arrêt du 30 mars 2011, n’excluait pas un partage de responsabilité. le CE dit « que la juridiction saisie de conclusion tendant à l’engagement de la responsabilité de l’établissement de santé, est tenue si elle estime que le dommage causé peut être indemnisé en tout ou en partie sur le fondement de la solidarité nationale, est tenu d’appeler l’ONIAM à la cause, au besoin d’office puis de mettre à la charge de l’ONIAM la réparation qui lui incombe et sans préjudice de l’éventuel condamnation de la personne, initialement poursuivit (établissement de santé ou médecin) à réparer la part du dommage dont elle serait responsable » Arrêt rendu le 11 mars 2010 par la 1ere chambre civil : il était reproché au médecin un défaut d’information : sur le risque de l’intervention. En ait résulté un dommage corporel d’une extrême gravité. Pas de manquement à l’obligation de soin : pas d’erreur de diagnostic mais le médecin n’avait pas informé le patient du risque qui s’est réalisé. Ce n’est pas l’entier dommage consécutif à la réalisation du risque qui a vocation d’être réparé, mais c’est la perte d’une chance, dit la cour de cassation. Donc une partie du dommage : dommage corporel n’est pas réparé. Mais le raisonnement des avocats du patient est de dire que s’il avait suivi la procédure amiable de l’ONIAM, il aurait pu bénéficier d’une réparation de l’ONIAM qui répare l’entier dommage corporel. La cour de cassation a fait le choix de condamner l’ONIAM a réparer ce dommage.

Le CE l’année suivante : le 30 mars 2011 a opéré un partage d’indemnisation, alors qu’était reproché au médecin non pas un défaut d’information mais une faute médicale. Responsabilité ici administrative. Le CE a raisonné en disant qu’il ne fallait pas priver le patient de la réparation de l’entier dommage dès lors qu’était réuni toutes les conditions au titre de la réparation au nom de la solidarité nationale. « Les dispositions du code de la santé public, n’exclut toute indemnisation par l’office que si le dommage est entièrement la conséquence direct d’un fait engageant la responsabilité du médecin ou de l’établissement. Par contre dans l’hypothèse ou un accident médical non fautif et à l’origine de conséquence dommageable, mais ou une faute commise par un médecin a fait perdre à la victime une chance d’échapper à l’accident ou de se soustraire à ces conséquences, il peut y avoir un partage d’indemnisation. » Désormais la victime a un complément de réparation quand le préjudice est d’une particulière gravité. Une sorte d’ajustement va se faire. Le CE précise que l’ONIAM indemnise la victime mais n’indemnise pas les victimes par ricochet.

Titre 2 : les produits de santé
Chapitre 1 : Les médicaments
On va parler de la Cour de Justice dans ce chapitre. Comment le droit construit-il un marché ? Par l’affirmation d’un certain nombre de liberté et d’une concurrence entre les opérateurs sur le marché. Définition du médicament : c’est le CSP qui le défini dans le chapitre consacré à la pharmacie. Pour quelles raisons ? Car c’est parce que les pharmaciens ont le monopole de la vente des médicaments. Toute personne qui commercialise des produits de santé, médicaments, sans disposer du titre de pharmacien et en dehors d’une pharmacie peut être poursuivit pour exercice illégale de la pharmacie. Attribuer un monopole aux pharmaciens suppose de déterminer les produits dont la vente est réserver aux pharmaciens. Cela signifie de définir le médicament et quels sont les éléments que le juge devra prendre en considération pour décider si tel produit doit recevoir ou non la qualification de médicament. Ex : si la vitamine C 800 est considérée comme un médicament, elle ne peut être vendu qu’en pharmacie. Est-ce que le marché de la vitamine C 800 est réservé aux pharmaciens ? Ou est-ce que les grandes enseignes peuvent vendre cette vitamine ? Le monopole des pharmaciens sur les médicaments se justifie pour des raisons de santé publique. Longtemps, les médicaments ont été préparés par les pharmaciens eux-mêmes. Par conséquent, pour garantir la qualité du produit, le législateur avait réserver la préparation a des personnes qualifié. Aujourd’hui il est rare que le pharmacien fasse le médicament. Les molécules, les principes actifs, les médicaments sont mondialisés. La vente au public en France se fait en pharmacie. Se profil des enjeux importants, delà définition du monopole de vente dont dispose les pharmaciens. On a assisté à une guerre entre les pharmaciens et les grandes surfaces pour les produits frontières. Dans le cadre de l’UE après l’élaboration d’une directive du médicament proprement dit, et permettre la construction d’un

marché de médicament harmoniser, l’UE a élaboré des directives concernant les produits frontières, dont le régime est différent ainsi que leur espace de vente. Si les médicaments font aujourd’hui l’objet d’une fabrication industrielle par les laboratoires pharmaceutiques, ces derniers dans l’ensemble des pays ne peuvent mettre sur le marché un médicament qu’près en avoir obtenu l’autorisation délivrée soit par une autorité nationale soit dans le cadre de l’UE, par l’agence européenne de sécurité des médicaments. A travers cette référence à l’autorisation de mise sur le marché, se profile un autre enjeu de la définition du médicament. C’est la possibilité ou non pour les états de développer des politiques protectionnistes au nom de la santé publique. L’autorité sanitaire est chargée de la police des produits de santé mis sur le marché. En refusant la distribution, d’un produit dans son état, elle peut freiner les produits venant d’autres pays. Ce monopole reconnu aux pharmaciens constitue une entrave à la liberté du commerce qui est au cœur de la construction européenne. Sans doute, le droit communautaire admet-il des restrictions à la libre circulation des produits pour des raisons de santé publique mais encore faut-il que les états n’utilisent pas cette réserve de santé publique pour mener une politique protectionniste, pour entraver sans raison légitime le fonctionnement du marché. Dès 65, au moment de la construction du marché communautaire, le droit communautaire ait consacré une directive aux médicaments et qu’il ait ainsi donné une directive communautaire et donc commune aux états membres de ce produit. Cette définition commune n’était pas fondamentalement différente de celle qu’avait adopté la France et qui figuré dans le CSP depuis 1941. Cette coexistence de dispositions communautaire et de droit interne explique que la définition française du médicament soit profondément influencée non seulement par les textes communautaires mais également par l’interprétation que la CJUE a donné de ces textes. Le juge français lit les dispositions du CSP définissant le médicament à la lumière de la JP européenne. Le problème de définition : tant la définition européenne que française du médicament sont complexes, car il est très difficile d’identifier ce qui fait la spécificité d’un médicament. Au regard de sa substance, de sa composition moléculaire, le médicament n’est pas différenciable de n’importe quel produit d’activité humaine. La particularité du médicament se situe d’avantage au niveau des vertus attribuées par le fabricant et par l’usage qui en est fait par le médecin. C’est la raison pour laquelle un produit peut recevoir la qualification de médicament, soit par présentation soit par fonction. Section 1 : L’évolution des textes définissant le médicament Le premier texte français date du 11 septembre 1941. C’est à l’occasion de la détermination et de la réglementation de la pharmacie que le législateur français a défini le médicament. Sont réservés aux pharmaciens la préparation des médicaments destinés à l’usage de la médecine humaine. C’est-à-dire toute substance présentée comme possédant des propriétés curatives ou préventives à l’égard des maladies humaines. Cette présentation du médicament se retrouve encore dans les dispositions actuelles du CSP, à l’article L511-1 : on entend par médicament, toute substance

 Modalités d’emploi aux nombres de 2 : Soit il est utilisé chez l’homme. C’est pour faciliter l’exercice de qualification chère aux juristes et pour déterminer le régime applicable. les produits de thérapie génique cellulaire u alors certains médicaments à usage local. est significative de l’extension de la santé. - En cas de doute. métabolique ou … cela permet d’opérer une distinction entre les médicaments et des produits présentant des modes d’actions alimentaires. car elle a été à plusieurs reprises modifiés. qu’à été préciser le médicament par fonction. la correction. il doit être considéré comme un médicament. tout produit pouvant être administré à l’homme ou l’animal en vu d’établir un diagnostic médical ou de restaurer. On entend aussi par médicaments. Cette réécriture a précisé les diverses modalités d’emploi du produit et les divers modes d’actions. Ceci a été complété par une ordonnance du 23 septembre 1967 ouvrant une autre façon de qualifier un produit de médicament non plus à partir de sa présentation mais en raison de sa fonction. La notion de médicament par présentation . corriger ou modifier les fonctions physiologiques en exerçant une action pharmacologique. …. Soit il est administré à l’homme Donc sont entrée dans les médicaments. La santé ne se limite pas à la maladie. chimiques. en dehors de toute finalité thérapeutique et de toute idée de maladie. immunologique ou métabolique. d’où l’inscription dans la définition du médicament des produits pouvant être administré à l’homme ou la femme en vue de modifier des fonctions organique. corriger ou modifier leur fonction organique. physionomique. la modification organique en dehors de toute idée de maladie. Le doute profite à la qualification de médicament. La définition est empruntée à une directive de 2004 : définition du médicament par fonction : « toute substance ou composition pouvant être utilisée chez l’homme ou l’animal ou pouvant être administrée en vue d’établir un diagnostic médical ou de restaurer. Mais elle ne l’est plus dans les mêmes termes qu’en 67. A. On était élaboré des directives sur les produits frontières. Cette extinction avait en 6è une finalité particulière : faire en sorte que la pilule contraceptive ne puisse être délivrée qu’en pharmacie. Deux observations : Cette autre dimension de la définition du médicament qui évoque dans une perspective de santé. la directive de 2004 précise que quand un produit est susceptible de répondre à la définition du médicament et d’un produit régit par un autre statut. Cette partie de définition se retrouve dans la directive communautaire de 65 et dans le CSP.  Modalités d’actions : Emergence de statue propre à des produits frontières qui a obligé à spécifier le mode d’action d’un médicament au regard de 3 fonctions : immunologique.ou composition présentée comme possédant des propriétés curatives ou préventives à l’égard des maladies humaines ou animales. Par conséquent.

pour la cour d’appel ce n’est pas non plus un médicament par fonction : pour qu’il y ait médicament par fonction. L’appréciation de la définition du médicament par présentation se fait in concreto selon un faisceau d’indice privilégiant la perception du consommateur. Arrêt chambre criminelle. Ce qu’avaient relevé les juges du fonds c’est une série d’indices correspondant à une énumération de la CJ. Le procès a propos de la vitamine C 800 s’est poursuivi : si ce n’est pas un médicament par présentation est-ce un médicament par fonction ? Sur ce point la cour d’appel et l’assemblée plénière n’ont pas eu la même interprétation . préjugé commun qui n’était pas déterminant sur le choix des consommateurs. La vitamine est contrôlée par les pharmaciens. la cour a répondu négativement. donc il peut être vendu dans les autres grandes surfaces. Les indications concernant ces modalités d’absorption étaient d’avantage un conseil qu’une posologie. 4 éléments vus par les juges du fonds : L’emballage ne comporte aucune allusion à une utilisation thérapeutique. en matière de parapharmacie. Elle estime que l’on est sur un marché. La CJ adopte une conception extensive de la notion de médicament par présentation. Le refus de voir dans la vitamine C 800 un médicament par présentation était justifié. la question posée est celle de savoir si la vitamine C était un médicament par médication. de méthodes ou substance mise au point par des médecins.Ce qu’il faut retenir de la JP de la CJ. Progressivement la CJ dresse la liste des éléments pour savoir si le produit est un médicament. Dans le courant des années 90 : grande surface lancent leur offensive. cette interprétation extensive a pour objet de préserver les consommateurs des produits qui n’auraient pas l’efficacité qu’ils seraient en droit d’attendre. Ça ne suffit pas à en faire un médicament par présentation. Un produit peut être considéré comme un médicament dès lors que sa forme et son conditionnement le font suffisamment ressemblé à un médicament. Et que son emballage et la notice qui l’accompagne font état de recherche de laboratoire pharmaceutique. Le conditionnement en sachet de poudre. et l’assemblée plénière dans un arrêt du 6 mars 92 a jugé que la cour d’appel avait justifiée légalement sa décision. Cet intérêt prêté au consommateur conduit la CJ a se demander si le produit tel qu’il est commercialiser peut donner à croire au consommateur qu’il s’agit d’un médicament. arrêt du 30 janvier 89. La cour de cassation et juge du fond se sont mis d’accord sur un fait commun. - Le conseil de l’ordre ajoute : qu’en outre il s’observait que la vitamine C 800 était commercialisée dans des boutiques situées dans des galeries marchandes et boutique présentant toutes les apparences d’une officine. ou même de certains témoignages du médecin en faveur des qualités du produit. Chambre commercial de la cour de cassation a répondu dans un arrêt du 10 janvier 95 « ce n’est pas un élément a prendre en considération pour se prononcer sur la nature/ qualification juridique du médicament. peut se retrouver dans l’alimentation. c’est quelle raisonne par rapport aux consommateurs. En effet. Cela induisez en erreur le consommateur. 19 septembre 2000 : il s’agissait de gélules auxquelles a été prêtée la qualité de lutter contre l’ostéoporose. » ce n’est donc pas un médicament par présentation. il faut que le produit possède . Donc la CC a dit que ces produits ont des propriétés curatives qui laissent croire aux patients qu’il achète un médicament.

qu’elle est réservée aux pharmaciens. corriger. les pharmacies invoque le fait qu’on soit en présence d’un médicament par présentation. La cour de justice invite les juges nationaux à avoir une interprétation large d’un médicament par présentation pour protéger les consommateurs. En réalité. afin de vérifier si la vitamine C 800 est une produit qui peut être administré en vue de restaurer. Dans ce contexte un état s’oppose à la commercialisation d’un produit. La cour de cassation reproche également à la cour d’appel de ne pas avoir recherché les propriétés pharmacologiques de la vitamine C 800 en l’état actuel des connaissances scientifiques et des modalités d’emploi. La cour de justice invite les juges nationaux à une interprétation restrictive au médicament par fonction. l’autorité sanitaire n’a pas été en mesure de vérifier cette action et de vérifier qu’elle ne présentait pas d’effet indésirable. La cour de cassation casse cette seconde partie pour manque de base légal et ceux-ci au visa de la directive communautaire dans sa rédaction de 65 et des dispositions du code de la santé public : L 511. justement pour pouvoir le commercialiser plus librement. il ne faudrait pas que cette objection formulée par l’état soit de nature à perturber le fonctionnement du marché. cette qualification. la cour d’appel n’a pas procédé à une analyse concrète au sens de la jurisprudence communautaire. Il ne faut pas que l’état mette en avant indument la qualification de médicament par fonction. Ex : la vitamine C. modifier les fonctions organiques. Précision apporté : l’état (l’Allemagne) prétend qu’il s’agit d’un médicament par fonction alors que le fabricant ne revendique pas du tout cette qualité de médicament. dit la cour de cassation. Sans qu’ait été respectée la législation sanitaire. En effet. Il existe la plus grande incertitude scientifique sur les effets curatifs. Le produit qui se présente au consommateur comme un médicament ne peut être vendu qu’en pharmacie et il faut que celui qui le produit ait obtenu une autorisation de mise sur le marché. l’affaire est renvoyée devant la cour de Versailles : 2 janvier 96 : conclu que la vitamine C 800 est un médicament par fonction.effectivement. Cela signifie. et l’interprétation qu’en donne les juges est étroitement liée à l’enjeu de cette qualification. L’arrêt étant été cassé. des propriétés curatives ou préventives à l’égard des maladies et que cette action thérapeutique et curative soit prouvée et non pas seulement supposée. hors le rôle de la vitamine C est loin d’être établi dans la prévention et dans le traitement des maladies autre que celle résultant d’une autre carence en vitamine. et que ces dernières veut développer un marché et les pharmacies y sont hostiles. pour . en raison de la composition et de l’utilisation du produit qui sont susceptibles d’avoir un effet/ une action physiologique alors que celui qui entend commercialiser ce produit n’a pas obtenu une autorisation de mise sur le marché et que par conséquent. Au contraire la cour de justice donne une interprétation stricte du médicament par fonction : l’hypothèses est celle ou un état s’oppose à la commercialisation d’un produit sur son territoire. Cas d’une non autorisation de riz rouge sur le marché : jurisprudence communautaire. Pour la cour de justice. est discutée dans deux contextes juridiques différents : Quand il y a débat entre les pharmacies et les grandes surfaces. La définition du médicament.

« L’interprétation des disposions de la directive. des produits qui n’auraient pas l’efficacité qu’il serait en droit d’attendre. Ils font suite à l’affaire du médiator. Elles peuvent ordonner la suspension de la commercialisation du produit ou le retrait de ce produit pour des raisons de sécurité sanitaire. » « à cet égard. mais en cas de suspicion de risque et là on assiste à la mise en œuvre du principe de précaution. La cour de justice estime qu’il faut s’en tenir à une interprétation stricte du médicament par fonction pour que des impératives de santé publique ne puisse entraver de façon excessive le marché des produits . La cour de justice précise a quoi on reconnait un effet physiologique significatif : différence entre ce qui est nutritionnel. peuvent être prononcé. Section 2 : Le régime du médicament §1 : Mise sur le marché par autorisation du médicament Il faut une autorisation. comme le juge. Il existe une agence au niveau européen. qui était donnée par les autorités sanitaires nationales : il s’agit de l’agence française de sécurité sanitaire des produits de santé. les autorités nationales (sanitaire). alors le médicament est vendu dans l’ensemble de l’union européenne sans qu’un état ne puisse s’y opposer. est difficile à apporter. que contrairement à la notion de médicament par présentation. celle de médicament par fonction. qui se présentait comme un complément alimentaire. dont l’interprétation extensive. dès lors poursuit la cour de justice. esthétique. et l’état allemand prétendait qu’il s’agissait d’un médicament par fonction. Question posée : préciser quels était les éléments à prendre en considération ? La cour de justice a indiquée dans quel esprit. Les textes précises que cette suspension ou ce retrait. La question de la preuve. dont les règles de fonctionnement et prérogative ont été définit par une loi de décembre 2011. que peut être retenu la qualification de médicament par fonction et donc que l’autorité nationale peut s’opposer à la commercialisation de ce produit-là. s’il y a doute : le doute profite à la qualification de médicament. visant à englober les produits dont les propriétés pharmacologiques ont été scientifiquement constatée et qui sont réellement destinée à définir un diagnostic médicale ou a restaurer. . pour de nombreux médicament. l’autorisation est obtenu au niveau européen. ne doit pas entrainer d’entrave à la libre circulation des marchandises sans comme une mesure avec l’objectif poursuivit en terme de protection sanitaire. physiologique et indique également ce qui permet de dire que cet effet physiologique significatif est scientifiquement établi. le texte de la directive devait être lu. décidé par l’autorité sanitaire non seulement en cas de risque avérée. dès lors qu’il n’a pas reçu une autorisation de mise sur le marché dont la raison d’être est de vérifier à la fois l’efficacité du médicament et son innocuité.entraver la commercialisation dans son état d’un produit que le fabricant ne présent par comme étant un médicament. Ce n’est que lorsque ces deux conditions sont réunies. corriger au modifier des fonctions physiologiques. a pour objet de préserver les consommateurs. doivent rechercher : Si le produit a un effet physiologique significatif Si cet effet est scientifiquement établit. il convient de rappeler. arrêt du 15 janvier 2009 : concernait le riz rouge.

Précision : l’évaluation se fait au regard des autres produits déjà sur le marché. Ex : La France avait interdit la commercialisation des graines de mais Monsanto et ce dernier a saisi la cour de justice. Cela relève du propre choix du laboratoire. Si le risque ne se confirme pas. Le mécanisme est le même pour l’autorisation de mettre sur le marché et les suspensions. Ensuite sont analysés les résultats. L’autorisation de mise sur le marché est obtenue sur une liste. avant le conseil d’état français en demandant d’annuler l’arrêté d’interdiction de commercialisation. A partir d’une analyse statistique on peut attendre un effet positif. L’absence d’incidence de la mise sur le marché : Le mise sur le marché est sollicitée par la forme pharmaceutique qui a mis au point un nouveau médicament et souhaite le commercialiser. Si un labo a une autorisation de mise sur le marché. Si on demande une autorisation de mise sur le marché pour un médicament. la qualité et l’efficacité.Précaution= possibilité pour l’autorité sanitaire de prendre des dispositions avant même que le risque soit avéré. cela a-t-il pour effet de l’exonérer ou non de sa responsabilité ? qu’elle est la notion de sécurité. Est-ce que ce nouveau médicament est susceptible d’apporter quelque chose de plus. Le conseil d’état a dit qu’il n’était pas sur de la raison. Les laboratoires pharmaceutiques ont la liberté de limité le nombre d’indication. Le conseil d’état a donc été obligé de suivre. la composition de tel ou tel bien soit défectueuse : défaut de fabrication. Alors même qu’un médicament aurait reçu une autorisation de mise sur le marché. . le laboratoire présente un dossier dans lequel il est en mesure de faire apparaitre l’efficacité thérapeutique du médicament et son innocuité (absence d’effet secondaire). Comme un laboratoire est-il en mesure d’établir cela sur un médicament qui par hypothèse n’est pas encore utilisé ? Il faut faire des expériences : le 1er sujet est la souris. qu’est-ce que l’autorité sanitaire peut vérifier ? Pour demander une autorisation de mise sur le marché. alors l’autorité sanitaire doit réviser sa position. Le fait que les indications sont plus ou moins limitées peut avoir des incidence sur la façon d’envisager la responsabilité civile du médecin qui prescrit en dehors. mais qu’il est vraisemblable. privilégié par la directive communautaire sur la défectuosité du produit en général. Quand il demande l’autorisation il doit préciser pour quel type et quelles indications cette autorisation est sollicitée. Peut-on librement mener des essais sur les animaux ? Quels principes juridiques invoque-t-on ? Le stade après la souris est la personne humaine. ex : pour des raisons commerciales. ce médicament n’a pas encore été prescrit ni mis sur le marché. L’autorisation est refusée lorsqu’il apparait que l’évaluation des effets thérapeutiques positifs du médicament au regard des risques pour la santé du patient ou de la santé public n’est pas favorable. Le but des essaies est qu’il soit significatif : il faut tirer au sort deux groupes et on donne au membre A le principe actif nouveau et au groupe B : le médicament jusqu’alors utilisé soit un placébo. On regarde la qualité du produit. la cour de justice a répondu que l’autorité nationale française ne pouvait pas interdire ou suspendre la commercialisation des graines Monsanto sans qu’elle soit en mesure de prouver la réactivité au niveau européen. ont les compare. ou encore sur le taux de remboursement du médicament.

les juges pourraient retenir la faute si n’était pas réunis les différents éléments de fait identifié par la cour d’appel. il peut être tenu responsable. pour la santé du patient et ce dernier décide de mettre en cause la responsabilité civile du médecin. Qu’advient-il si le médecin ne respecte pas la prescription hors autorisation de mise sur le marché ? Est-ce que ça engage sa responsabilité civile ? Ou est-ce que la liberté de prescription reconnue par le code de déontologie médicale. Donc la mise sur le marché est sens incidence sur la responsabilité du fabricant. les juges du fonds plus exactement. Dans ces conditions la cour d’appel a pu en déduire. L’affaire du médiator a modifié les choses : car à l’origine du décès du patient. Encore faut-il que si le médecin prescrit hors AMM. ne constituait pas une faute. pratiqué dans les milieux hospitaliers. que ce choix de prescription eu égard au contexte des connaissances acquises de l’époque. il faut qu’il démontre qu’il ne fait qu’agir dans l’intérêt du patient et que rien. Un certain nombre de mécanisme juridique on était mis en place et qui ont une incidence sur cette liberté de prescription. écartent la responsabilité civile du médecin pour 3 raisons : On était en présence d’un traitement innovant. car il n’y avait pas d’autre traitement pour cette pathologie-là. pour lesquelles cette autorisation a été obtenu ne constitue pas une limitation d’autorisation. Par conséquent l’autorisation de mise sur le marché et les indications. de savoir est-ce que le médecin exerce sa liberté pour apporter des soins plus approprié ? C’est une liberté opposable aux caisses d’assurance maladie. Si le médecin avait fait ce choix c’était parce que cela lui apparaissait l’unique alternative à la suite de l’échec du traitement classique et en raison d’une contre-indication. Sinon la cour de justice et la cour de la cassation considère que le produit est défectueux au regard de la directive. La cour de cassation. on trouve désormais une disposition qui concerne les prescription hors . il y a eu des autorisations de non mise sur le marché. elle a eu pour objectif de moderniser adapter notre système d’hygiène sanitaire. mais par contre. lui permettait de prendre conscience des risques. Les effets indésirables n’étaient pas connus des médecins jusqu’alors. dans les données actuelles de la science n’excluait cette prescription. C’est donc très contextuel.Les info portées a la connaissance du patient. du fait que tout opération chirurgicale était contre-indiqué pour ce traitement précis. Mais la prescription de ce produit hors AMM (autorisation de mise sur le marché) était en réalité pratiquée dans les milieux hospitaliers. pour une prescription qui ne figurait pas sur l’autorisation de mise sur le marché donnée au laboratoire pharmaceutique. On peut en retenir que le prescription d’un produit hors autorisation de mise sur le marché. Donc même si il a obtenu une autorisation de mise sur le marché. qui ne peut pas refuser le remboursement au patient. La 1ere chambre civile. 1er chambre civile a répondu dans un arrêt en date du 11 décembre 2008 a la question de prescription hors d’autorisation sur la marché : il s’agissait d’un produit utilisé par un médecin hospitalier. L’usage de ce produit a eu des conséquences préjudiciables. La loi du 29 décembre 2011. ne constitue pas en ellemême une faute du médecin. Cette question n’a été tranchée que par les tribunaux. n’est que d’exercer sa liberté sous réserve. La mise sur le marché est une finalité. La directive sur la défectuosité et la responsabilité qui en résulte obéit à une autre logique. et rarement.

» Est-ce que le prix est libre ? Le comité économique va fixer unilatéralement le produit sauf si il y a un accord. S’il prescrit s’est en l’absence d’alternative médicamenteuse autre. le gouvernement a annoncé. Alors que les nouveaux médicaments sont d’un prix élevé. des prix des médicaments à même visés thérapeutique. D’où la notion de service médicale rendu. §2 : L’admission du médicament au remboursement A. la France se préoccupe de la maitrise de médicament. La fixation de ce prix tient compte principalement de : l’amélioration du service médicale apporté par le médicament. qui est celles des pharmaciens et également des faveurs pour la prescription en générique. C’est ce qu’on nomme le service médical rendu.autorisation de mise sur le marché : article L 5121-12-1 du code de la santé publique. des volumes de ventes constatés. Dans cette perspective les critères de prises en charges des médicaments seront revus pour tenir compte. que du service médical rendu. Une réévaluation de l’apport thérapeutique . tant de la gravité de la maladie. Il y a une admission du médicament au remboursement et le taux du remboursement : depuis 20 ans. A l’occasion du vote de la loi de finance de 79. Extrait du rapport annexé a cette loi « la sécurité sociale doit concentrer ces efforts en matière de remboursement sur les médicaments dont l’efficacité médicale est avérée. la mise en œuvre d’un processus de réévaluation du taux de remboursement de l’ensemble des médicaments remboursables. On dissuade de plus en plus les laboratoires de mettre sur le marché des médicaments qui n’apportent pas d’amélioration. - Il est ajouté que le médecin doit motiver sa prescription dans le dossier médical du patient. pour améliorer ou stabiliser l’état clinique du patient.enjeux de la question L’augmentation des médicaments dépend de plusieurs facteurs incontrôlables : tel que l’augmentation des pathologies chronique ou le vieillissement de la population. Une convention a été signée entre les caisses d’assurance maladie et les officines de pharmaciens pour rémunéré cette mission de conseil. Le prescripteur doit informer le patient que la prescription n’est pas conforme à l’autorisation de mise sur le marché. ainsi que des conditions des médicaments déjà sur le marché . Ou que le prescripteur juge indispensable au regard des données acquises de la science. « Une spécialité pharmaceutique peut faire l’objet d’une prescription non conforme à son autorisation de mise sur le marché en l’absence d’alternative médicamenteuse appropriée sous 3 conditions : L’indication ou les conditions d’utilisation considérées doivent avoir fait l’objet d’une recommandation temporaire d’utilisation établie par l’agence nationale de sécurité du médicament. La question du taux de remboursement se pose ici.

cette généralisation a signifié un recul des cotisations professionnelles et une montée en puissance d’une forme d’impôt la CSG prélevé sur tout revenu. L’idée était de réduire le taux de remboursement de tous les médicaments pour lesquels le service médical ne serait pas jugé important. » Ce dispositifs a été immédiatement mis en œuvre. Par conséquent. aorte quelque chose de plus par rapport aux médicaments jusqu’alors sur le marché. indication par indication. mais l’assurance maladie module la prise en charge de ces médicaments. il faudra que la commission de la transparence. Pour ceux qui ne sont pas salarié. des salariés bénéficient d’une garantie collective. pas d’emploi : sont-ils privés de toute prévoyance complémentaire ? Non. pour rester remboursé à hauteur de 65%. Que ce passet-il quand l’assurance maladie réduit le taux de remboursement ? L’assuré sera-t-il moins bien couvert ? Ou de faire glisser a des mutuels. On passe à une société d’individu avec des protections différentes. Il y a un double niveau d’appréciation : en valeur absolu et par rapport aux autres médicaments. cette commission était chargé de réexaminé le service médicale rendu des 4000 médicaments remboursables sur le marché français. permet de réaliser une économie. elle est très diverse.Le cadre juridique dans le code de la sécurité sociale : pour cette volonté de maitrise de dépense On est en présence de loi de financement. assurances de groupe. Dans les années qui ont suivi. B. voire de supprimer tous les médicaments de confort. . L’assurance maladie à une couverture maladie universel. s’assure que indication par indication le médicament améliore. on voit le taux de remboursement. un décret publié en 99 a exigé que les médicaments aient un service médical rendu majeur ou important. Le gouvernement a formé une commission de transparence. et parfois des cadres ont des avantages supérieurs. Les médicaments restent sur le marché aussi longtemps que pour des raisons de sécurité sanitaire. Depuis 99. pour les autres médicaments le remboursement est inférieur : 35% du prix voir aucun remboursement. (= avantage dans le cadre du contrat de travail). Dans le prolongement de cette loi. ou alors un service médical équivalent. L’admission au remboursement : le code précise qu’elle est opérée au vu de l’appréciation du service médical rendu. cela suppose d’être salarié.remboursable sera réalisée au cours des 3 prochaines années. attaché désormais à la Haute autorité de santé. La baisse du remboursement a affecté 500 spécialités pharmaceutiques. Alors que la prévoyance complémentaire est plurielle. deux étapes sont à distinguer : L’inscription du médicament sur la liste des médicaments remboursables et une fois que le médicament est inscrit. l’agence ne les retire pas du marché. ou assurance privée ? Les modes de financements de l’assurance maladie et de la prévoyance complémentaire ce n’est pas la même logique. plus de 800 spécialités pharmaceutiques ont été supprimé des médicaments remboursables.

que le service médical rendu s’apprécie indication par indication et que ce service peut varier selon les indications.document autorisé : texte legislatif comme la charte.Les médicaments ne sont inscrit que pour certaine indication thérapeutique. chaque fois eu le médecin prescrit hors AMM.. Alors que les textes ne permettent pas de fixer des taux différents selon les indications. La 1ere chambre civil a due ajuster sa jurisprudence chaque fois qu’il est question d’un produit de santé. Le taux de remboursement : le code de la sécurité sociale donne des indications : le taux de 100% est donné aux médicaments irremplaçable et couteux. Le taux normal est entre 60 et 70% Ne sont remboursé qu’à 35% les médicaments principalement destinés au traitement des troubles ou affections sans caractère habituel de gravité ainsi que pour ceux dont le service médical rendu n’a pas été classé comme majeur ou important. D’où la question posée au CE : comment raisonner ? Arrêt 23 janvier 2003 : laboratoire Servier. Cf mathilde Date d’épreuve : écrit de 2h : lundi 4 juin à 11h15 amphi D. dans un vaccin (ex : sclérose en plaque) en raison des conséquences ? Section 1 : la preuve du caractère défectueux du produit Au regard de la directive communautaire. et puis. . lorsque les troubles ou les infections présentent un caractère de gravité. article code de la santé social et civil. La difficulté nait de ce qu’un médicament peut avoir plusieurs indications thérapeutique. code civil. L’agence sanitaire des produits de santé. Il y a deux critères qui conduisent à limiter le taux de remboursement à 35% : Soit les troubles sont sans caractère habituel de gravité : cela justifie qu’on supporte ou que les mutuelles supportent une part importante des frais de santé. dissertation. on peut avoir les chapitres correspondant imprimé via légisfrance. les notices précises ces effets. Les médecins doivent faire figurer sur l’ordonnance le fait qu’on est en présence d’un médicament non remboursable et doit le dire au patient qui en supporte le coup.. Question complexe : question de la responsabilité : pouvait-on imputer la responsabilité. c’est ici que la Haute autorité de santé doit s’interroger avec intention sur le service médicale rendu apporté. le patient va supporter seul le coup de la prescription. Chapitre 2 : La responsabilité en raison de la défectuosité d’un produit de santé Question intéressante car on va voir comment la 1ere chambre civile met en œuvre des dispositions du code civil consacré à la responsabilité en raison de la défectuosité d’un produit de santé (article L 1386-1 et suivant du code civil étant précisé que ces dispositions transpose dans le droit la directive communautaire relative à la sécurité des produits). Par nature un produit de santé n’est pas exempte de tous effets indésirables..

La cour d’appel a caractérisé donc ici le défaut du produit. (produit qui peut entrainer des effets indésirables) a quoi reconnaiton la défectuosité ? C’est un raisonnement référé au consommateur. En raison de cette caractéristique. si l’intérêt thérapeutique l’emporte sur les effets indésirables. Par contre il doit établir la défectuosité du produit qu’il a avalé. il doit être tenu compte de toutes les circonstances et notamment de la présente du produit de l’usage qui peut en être raisonnablement attendu et du moment de sa mise en circulation. lorsqu’il n’offre pas la sécurité à laquelle on peut légitimement s’attendre. Ou bien est-ce qu’en présence d’un produit de santé. étant précisé qu’au terme des dispositions communautaires et de leur transposition en droit interne. Le défaut du produit peut tenir également a ces effets indésirables. celui qui a consommé un médicament ou auquel a été administré un produit de santé) qui se plaint d’un dommage n’a pas a rapporter la preuve d’une faute du fabricant. Au moment de la demande de l’autorisation de mise sur le marché. notamment de la présentation du produit de la gravité de ces effets nocifs constatés. il sera mis sur le marché. Arrêt rendu le 3 mars 98. il ne suffit pas que certain principe actif du médicament soient dangereux pour que ce produit soit considéré comme défectueux. Quelle est la sécurité que le consommateur pouvait légitimement attendre ? C’est le raisonnement de la chambre civil et même de la cour de justice. la cour de cassation a retenu la responsabilité du fabricant et ceci sur un rapport du conseillé Pierre Argos. » Comment la cour de cassation a tiré parti de cette disposition ? La 1ere chambre civil adopte une conception relativement large des raisons qui font qu’un médicament (plus largement un produit de santé) ne présente pas la sécurité à laquelle un patient-consommateur peut légitimement s’attendre. le produit était défectueux au sens du droit communautaire ». cette défectuosité résulte du défaut de sécurité du produit au regard de celle que le consommateur. l’enveloppe (pas le produit lui-même) va stagner dans l’intestin du patient et provoquer une inflammation à l’origine du dommage corporel dont se plaignait la victime. tout consommateur peut légitimement attendre. En l’espère il s’agissait d’un comprimé et l’enveloppe de ce comprimé s’est révélé non digestive. » Le texte précise « dans l’appréciation de la sécurité à laquelle on peut légitimement s’attendre. Ce qui se - . Il faut rappeler que le demandeur (c'est-à-dire le patient. Arrêt d’illustration rendu 1er chambre civil 5 avril 2005 : à tort les juges du fond « n’ont pas recherché si au regard des circonstances. Article 1386-4 du code civil « un produit est défectueux au sens du présent titre. elle invite les juges du fonds a procéder à cette appréciation. Exemple pour montrer que la 1ere chambre civil a tiré parti des éléments d’appréciation fournit par la directive communautaire : Du plus évident au moins évident : Défaut du produit qui tient à la caractéristique même du produit. Cependant. le refus d’autorisation n’est pas toujours dite si il y a des effets indésirables .vérifie que les effets indésirables ne l’emportent pas sur les effets favorables.

il faut une gravité des effets nocifs constaté. Pouvoir de retirer le produit du marché. et des nodules inflammatoires sont apparues. du 24 janvier 2006 : la cour de cassation a approuvé les juges du fonds d’avoir jugé défectueux un médicament après avoir constaté qu’à l’époque où il avait été prescrit. d’une part si ceux-ci ont été signalé et d’autre part. la 1ere chambre civil rappel les termes de l’article 1386-4 et ajoute que la cour d’appel a constaté que le dictionnaire médical comme le notice actuelle de présentation du vaccin. Plus récemment. contre la violence de l’explosion pouvant se produire en cas de dépassement de la dure d’ébullition des ampoules. si ces effets indésirables n’excèdent pas . pour surveiller les effets des médicaments. car la notice du produit remise au seul médecin. fait figurer au nombre des effets secondaires indésirables possibles du produits. n’apparaissait plus favorable.dégage des arrêts et que lorsqu’on est en présence de médicament avec effet indésirables. la cour de cassation dans un arrêt du 22 novembre 2007. Mise en place de la pharmaco vigilance. car le produit doit s’accompagner d’une notice. conduit à tenir compte de l’étiquetage et du conditionnement du produit. il s’agissait d’un produit cosmétique pour effacer les rides. Arrêt du 9 juillet 2009. La 1ere chambre civil reproche au fabricant d’avoir joint aux ampoules une notice de présentation des ampoules qui ne mettait pas les utilisateurs en garde. ainsi que des informations qui figurent s’agissant du médicament sur la notice. la plaquette d’information communiqué à la patiente. C’était par voie d’injection cutanée. Il est reproché au labo de ne pas avoir signalé sur la notice le risque d’effet indésirable et notamment le risque de développer une sclérose en plaque alors même que dans le dico médical ce risque était souligné. l’existence d’un rapport bénéfice-risques. Le fabricant d’un produit est tenu envers l’acquéreur d’une obligation de renseignement sur les dangers que comporte l’utilisation du produit. La cour poursuit « la cour d’appel en a exactement déduit que le vaccin présenté le caractère d’un produit défectueux au sens de ce texte. La présentation du produit : en matière de santé. On en déduit que le présence d’effet indésirable n’est pas forcément révélatrice d’un défaut de sécurité. qui mentionnait ces effets indésirables. La cour de cassation retient la responsabilité du fabricant. ou encore il faut une balance bénéfices risques négatifs (les risques l’emportent). et la notice faisait état de ce risque mais le médecin n’en avait pas parlé. Le produit est injecté par le médecin. Cette notice a pris une place importante dans la responsabilité. Ici des ampoules avaient explosés. la poussé de sclérose en plaque. Alors dit la cour d’appel que la notice de présentation du produit litigieux ne contenait pas cette information la. elle n’en faisait aucun état malgré leur présence sur la notice médicale et leur incidence sur un éventuel renoncement de la patiente au soin. Une personne utilise se produit. Arrêt concernant le vaccin contre l’hépatite B (cas de la sclérose en plaque) y a-t-il un lien de causalité entre la vaccination et la sclérose. (Médicament ici). Aujourd’hui des laboratoires pharmaceutiques doivent signaler tous les signes troublants. Arrêt rendu 1ere chambre civil sur le Distille ben. l'invitation législative a prendre en compte la présentation du produit. ça a pris un sens particulier.

dès lors que celui-ci fait valoir des présomptions graves précises. entre l’administration du produit et le dommage. Est-ce que l’absence de preuve scientifique. sous ce chapeau. que ce . La responsabilité suppose nécessaire la preuve scientifique ou dans une volonté de réparation. étant entendu que la cour de cassation renvoie la question au juge du fonds. du défaut du produit et du lien de causalité entre ce défaut et le dommage. Inversement. Cette relation n’est pas pour autant exclu. l’état des connaissances scientifiques ne permet pas de démontrer la relation de cause à effet. Ex : hépatite B. et concordantes de l’attitude du produit à causer un dommage. Du 24 janvier 2006 : dans ces deux arrêts la cour de cassation décide que la preuve du lien de causalité peut résulter de présomption de fait : grave précise et concordante. mais il y a une incertitude scientifique. La cour de cassation observe que la cour d’appel avait relevé qu’il ressortait de la pharmaco vigilant. pour deux traitement : l’isomérie et l’hormone de croissance. A. » la question de la preuve du dommage est simple. Le lien de causalité entre le produit et le type de dommage dont se plaint la victime. En réalité. Dans l’arrêt « la responsabilité du fait d’un produit de santé. est ce que l’imputabilité juridique peut résulter d’autre mode de preuve que la causalité réelle entre un produit.les bénéfices thérapeutique escompté. mais il faut également prouver que c’est bien le produits incriminé qui en l’occurrence a causé le dommage tel qu’il s’est complétement réalisé. celui-ci peut être déclaré défectueux lorsque ces risques apparaissent excessifs. et avertissant le public des risques liés à la prise d’un médicament. Après des hésitations la 1ere chambre civil a admis que le doute scientifique ne fait pas nécessairement obstacle à la preuve requise du demandeur. ou la cour de cassation requière à la preuve en présence de fait. du même type que celui dont se plaint la victime. C’est à eux d’apprécier. sur ce point la cour de cassation a opéré un revirement. Les tribunaux ont du se prononcer sur le degré de certitude ou d’incertitude acceptable. se loge deux éléments de preuve distinct : d’une part il s’agit de prouver que ce médicament-là était apte à provoquer le dommage dont se plaint le patient. La cour de cassation a décidé d’assouplir les conséquences et à alléger le fardeau de la preuve. Section 2 : la preuve de l’imputabilité du dommage à l’administration du produit La difficulté de preuve résulte du fait que dans bien des cas. Deux arrêts illustratifs. pour admettre le lien de causalité. de l’imputabilité d’un dommage à l’administration de santé. en dépit des informations figurant dans la notice. Isoméride était à l’origine de maladie pulmonaire. Nouvelle difficulté chaque fois que subsiste une incertitude au regard de l’état des connaissances sur l’imputabilité de la maladie dont se plaint le demandeur à l’administration du produit.La preuve de l’attitude du produit à provoquer un dommage du type de celui dont se plaint la victime Il s’agit d’une preuve sur laquelle but souvent les demandeurs. suppose que soit rapporté la preuve d’un dommage. Le défaut de la preuve du produit on l’a déjà vu. écarte nécessairement la responsabilité du laboratoire ou bien faut-il relever des différences de construction entre preuve scientifique et imputabilité scientifique.

Cette concordance était une présomption et d’autre part l’institut pasteur ne démontré pas aucun élément qu’il pouvait y avoir un autre mode de contamination. . Difficulté de preuve : comment prouver que la mère avait bien consommée le produit mis sur le marché. Les présomptions sont bien établies. en soulignant notamment qu’il n’y avait compte tenu de l’histoire médicale de la patiente. (Présomption simple). A partir de deux éléments : 1er élément. d’imputer l’apparition de cette hypertension à la prise d’isomérie. alors est-il possible de mettre en cause la responsabilité de l’institut pasteur qui avait été alerté du risque de contamination ? réponse de la cour de cassation est également oui. le lien reste la question qui est) la preuve de l’imputabilité du défaut du produit au fabricant défendeur. Si la contamination est imputable à ces lots. tous les patients traités par l’hormone de croissance avait ensuite développé la maladie. La cour d’appel a pu tirer de ces constatations qu’il existait des présomptions graves. pour obtenir réparation. Code de la santé publique « en cas de contestation relative à l’imputabilité d’une contamination par le virus de l’hépatite C. La cour de cassation a pris cette même solution dans le cas de l’hormone de croissance. provenant des lots d’hypophyses importé par l’association pour le compte de l’institut pasteur ? la cour a répondu oui. Le législateur favorisait l’indemnisation des victimes à poser une présomption légale. Cela a engendré une maladie d’une extrême gravité : krosfel-Jacob. Section 3 : (si on prouve la défectuosité. Ensuite c’est au défendeur de renverser la présomption. La cour d’appel a donc pu en déduire qu’il existait des présomptions graves. Si le centre de transfusion n’arrive pas à prouver. Elles ont été victime de cancer. précises et concordantes d’imputabilité de la maladie à l’hormone fournit par l’association. à l’occasion d’une transfusion sanguine. précises et concordantes permettant dans le cas de cette patiente. La cour d’appel avait écarté les autres causes possibles d’hypertension. - Peut-on retenir la responsabilité des personnes transfusées ? Lorsqu’il s’observait qu’elles étaient atteintes de l’hépatite C. La question s’est posée à propos du distille ben : effet nocif sur les filles de la génération suivante. Le doute profite au demandeur. une transfusion de produit sanguin ou une injection de médicament dérivé du sien. Car le doute profite au demandeur. Maladie qui avait pour origine un agent pathogène qui leur avait été transmis d’où une double question : Est-ce que l’on pouvait imputer la contamination de ces enfants par un agent pathogène aux hormones de croissance. la cour a considéré que la preuve peut être apportée par tout moyen.médicament constitué un facteur favorisant d’hypertension. le demandeur apporte des éléments qui permettent de présumer que cette contamination a pour origine. alors sa responsabilité sera retenue. De ces hormones étaient fabriqué à base de cellules animales. aucune autre possibilité d’expliquer cette hypertension.