1ère PARTIE : LA PERSONNE ET LES DROITS DE LA PERSONNALITE

Introduction :

I.

Qu’est ce qu’une personne ? (au sens juridique du terme)

En droit, la notion de personne n’a rien à voir avec la notion de ce que l’on ne connait de personne. Cela a une signification et au sens stricte du droit être une personne signifie : être sujet de droit et d’obligation c.à.d. que l’on peut être propriétaire, on peut donc acheter et vendre et conclure des contrats… Tout ceci intégrant la notion de patrimoine. En réalité, juridiquement en termes de notion de personne, il existe de qualités de personnes : 1) Les personnes physiques (il y a là un aspect physique, visuel) 2) Les personnes morales (ex : les sociétés commerciales : Total, Apple, TF1…) Qu’est ce qui distingue personnes physiques et morales ? C’est la façon dont on les définit. S’agissant de ce cours, on étudiera seulement les personnes physiques. Que sont les droits de la personnalité ? Ce sont les droits qui sont accordés à toute personne physique. Il ne faut pas confondre la notion de personne et droits de la personnalité. Au delà de l’état de personne, si l’on est une personne, on est une chose. Les choses n’ont aucun droit. EXEMPLE : Les animaux domestiques : Ce sont des choses (=biens). Est-ce que cela signifie que la loi ne protège pas les choses ? La loi protège les animaux. CAS PRATIQUE : Une jeune femme enceinte traverse un passage piéton. Est renversé par un chauffard, elle perd l’enfant à naitre et le chien est écrasé. Elle veut porter plainte contre l’automobiliste contre ces 2 faits. Le Juge décide qu’il n’y a pas eu d’homicide : Le chien et l’enfant à naitre ne sont pas des personnes. On ne peut souscrire une assurance vie pour un animal domestique car ce dernier ne possède pas de capital et est une chose.

II.

Apparition/disparition de la personnalité

Evoquer ce titre, oblige nécessairement de s’inquiéter de l’instant où apparait le concept de personne et où disparait le concept juridique de personne.

Sous section 1 : Les dates extrêmes de l’existence de la personne Au sens du droit, la notion de personne physique, apparaitra avec la naissance et disparaitra nécessairement avec le décès. Ces 2 évènements sont des faits juridiques (involontaires). Ces 2 faits juridiques sont tellement importants pour notre société qu’à titre d’exception elle peut se faire uniquement par écrit : acte de naissance et acte de décès qui sont des actes authentiques. Au delà de ces 2 dates, logiquement, il faudrait considérer que l’enfant à naitre est une chose, de même que le cadavre, on pourrait les vendre, louer, diviser… Mais est-ce moralement acceptable dans une société comme la notre ? Evidemment notre société ne peut accepter cette solution abrupte. a) La personnalité et la naissance La notion de personne et normalement le droit de la personnalité ne surgissent qu’avec la naissance. EXEMPLE : Un homme dans le cadre du mariage a déjà 2 enfants. La femme attend un 3 ème enfant qui va naitre. L’homme décède brutalement. Dans son testament, il lègue sa fortune à ses enfants. Les 2 enfants ont le droit de recevoir la fortune mais le 3 ème n’est pas né et n’est pas une personne, il n’hérite donc de rien. 1) La personnalité avant la naissance Incontestablement, on est une personne qu’à l’instant de la naissance (cf. Cour de Cassation) Mais, la loi ne pouvait rester insensible au statut de l’enfant à naitre bien étant pas une personne. Pouvait-il être privé de droit ? Non. La solution est de dire : Si ce n’est pas une personne, cela ne signifie pas qu’on ne peut lui accorder certains droits de la personnalité. Parmi les droits de la personnalité, il y a le droit d’hériter. Résultat : Au sens de notre droit positif, s’agissant des droits de la personnalité et du fœtus, ces droits là préexistent à la notion de naissance avant même qu’il soit né. Si cela était la solution du droit, alors l’avortement n’aurait aucune limite. Au delà que l’avortement ne serait pas encadré, et bien il pourrait être commercialisé. Le fœtus n’est pas une personne, ni une chose. La loi a été obligée de nuancer cette solution de principe, en accordant certains droits à la personne qui va naître.

2) Le moment précis de l’apparition de la personnalité Pour que la personne existe et pour que la personnalité qui est accordée existe, il faut que l’enfant naisse vivant et viable. Etude du principe : Juridiquement, qu’est ce qu’un enfant né vivant ? C’est de disposer des fonctions essentielles permettant d’avoir une existence autonome par rapport à la mère qui vient de mettre l’enfant au monde. Symbole de l’autonomie = Couper le cordon. Aussi, enfants qui sont nés avec un handicap sont considérés comme autonomes. Autonomie = Pouvoir vivre, se nourrir. Peu importe la durée de vie de cet enfant, il est une personne, il a dc le droit à un état civil. S’il décède => acte de naissance et de décès. Exceptions à ce principe : On se rend compte que d’appliquer ce principe de manière rigoureuse aboutirait à des injustices sociales EXEMPLES :   L’enfant conçu mais non né au moment du décès du père ne pourrait hériter car il n’est pas une personne. Eléments d’humanité => Les juges ont consacrés la douleur des mères qui ont mis au monde les enfants mort-nés. Juridiquement, il n’est pas une personne donc pas d’actes de naissance, civil, et de décès. L’enfant n’existe pas. Exception prévue par la loi : Depuis très longtemps, la loi a pris en considération l’existence juridique de l’enfant à naître notamment avec un vieil l’adage qui sous sa forme latine est « infans conceptus ». Il a été traduit dans le Code civil en 1804. Aujourd’hui le développement de cette forme, c’est cela : Art 725 du C.civ : « L’enfant simplement conçu est réputé né à chaque fois que son intérêt l’exige. » (Le fœtus ainsi protégé pour qu’il reçoive des droits complets et confirmés, il doit naître vivant et viable). EXEMPLE :  L’homme qui a conçu le fœtus décède. Il ne peut hériter car ce n’est pas une personne. On applique l’article 725. On considère qu’il est réputé né, il acquiert donc les droits d’une personne… Attention, si ce fœtus est mort-né et bien la protection ne s’appliquera pas. Et s’il est né vivant et viable et meurt peu de tps après, il héritera de la succession de son père.

Les femmes ne peuvent pas matérialiser leurs douleurs. nom de famille.  b) La personnalité et la mort Avec le décès. que l’enfant a un prénom. que les parents n’ont pas une détermination absolue de cet instant. mais quand on doit le faire. Ce dernier peut faire une contestation de paternité (pour la faire. La science peut-elle dépasser ce secret et donner une certitude ? Oui.à. il y aurait eu avortement et il ne serait pas né ? Les juges ont accordés la réparation. il y a d’autres exceptions jurisprudentielles :  Les juges sont confrontés à l’humanité des citoyens (douleur) => Les enfants mortnés. l’enfant peut la considérer dans ce délai. La jurisprudence a apporté une précision sur le moment où l’enfant est conçu : C’est l’enfant qui détermine au mieux de ses intérêts le moment où il a été conçu. Résultat : Concernant la conception. L’enfant né va dire qu’il a été conçu au moment où sa mère était avec l’homme fortuné. Mais cela ne veut pas dire que l’homme est démuni de droits. La Cour de cassation. Sur ces hommes. il y a des délais très courts à respecter). La société interdisait ce souvenir. les preuves ont disparus (nous n’avons pas évoqué l’ADN qui permet de savoir qui est le père). La jurisprudence Perruche => Une femme demande un contrôle thérapeutique au cours de sa grossesse car c’est une femme à risque. Le droit n’a fait que traduire l’état de la globalité de notre société. Elle fait un examen qui s’avère négatif. Au-delà de la loi. Toutefois comme pour le fœtus il est rigoureusement impossible dans notre société de ne pas respecter la mort avec respect. Ses parents sont allés devant les Juges pour demander réparation de l’erreur notamment de lourds dommages et intérêts en faveur de l’enfant né (destinés à assurer sa survie). qu’il existe. la possibilité d’être inscrit à l’état civil c. EXEMPLE : Cette mère a 3 amants. le 06/02/2008.Problèmes de cet adage : L’article évoque que la conception est un instant secret. un est fortuné et célèbre. L’enfant né gravement handicapé. elle est enceinte. Délai pour positionner sa conception => Entre moins 300 jours avant la naissance et moins 180 jours avant la naissance (date du prématuré maximum).d. Il reste qu’avant de traiter ces exceptions légales. la notion de personne disparait. a reconnu aux enfants mort-nés (si les parents le souhaitent). le cadavre devient une chose. il faut s’interroger sur les effets du décès : . Question de droit : Enfant qui est né vivant et viable même lourdement handicapé peut-il demander réparation d’une faute pendant sa conception alors que s’il n’y avait pas eu d’erreurs.

Cette condamnation entraine la déchéance de ses droits. Exceptions :   En matière de succession. qu’ils se soumettent à ses volontés au delà de sa mort. Notre société et notre droit peuvent-ils l’accepter ? Non.d. Il y a donc eu un procès visant à le condamner. mondiale. Sa veuve demande à pouvoir l’obtenir et bénéficier d’une insémination artificielle.   . Jurisprudence Maurice Papon : Lors de la dernière guerre. La preuve du décès est un acte authentique. Le décès déclenche la succession du patrimoine. Les héritiers qui continuent à supporter la personne du décédé. il est dans l’administration à Bordeaux. Le sperme est congelé. le décès permet d’assurer que le testament a bien été écrit par le décédé. l’honneur du décédé (EX : La jurisprudence Erignac) La procréation post-mortelle => Un homme décédé peut-il devenir père ? Un homme jeune marié est frappé par un cancer. les héritiers continuent la personne du défunt c. Il décède. en sont les gardiens et peuvent agir en justice pour protéger la mémoire.Après le décès. l’image.à. il a été condamné pour crime contre l’humanité. Maurice n’est plus une personne donc il ne peut être condamné. c’est un fonctionnaire important. Il s’est fait enterrer avec sa légion d’honneur ce qui n’a pas été accepté par les médias et l’opinion publique. l’ensemble de la société doit être informé de ce décès par l’acte de décès. L’administration française n’a pas été condamnée. va suivre une chimio mais n’a pas d’enfants. S’agissant des successions. veuve n’est plus mariée). Il était le dernier représentant de cette administration. les juges ont fini par accepter sur un fondement sur lequel que l’homme avait clairement indiqué qu’une fois décédé son sperme pouvait servir à une éventuelle procréation. Tout d’abord. le mariage est immédiatement dissout (veuf. Au terme de ce procès. Son administration s’occupe dans la déportation des juifs. Sous la pression des médias.

La science est-elle capable de donner avec une certitude de quasi 100% qui est le père d’un enfant ? Aujourd’hui. Elle correspond à la situation suivante : Si une personne qui est absente. 2ème élément : L’absence => A cet instant. disparition. Il n’y a pas de péril de mort connu. il n’y a aucune conséquence. martinpêcheur). Il s’interpose soit en opposant un interdit et en empêchant la science d’œuvrer ou au contraire en autorisant la science et ainsi aller contre la morale. oui. mais cette fois-ci qui est devenue absente un moment où elle courrait un péril de mort (ex : soldat lors d’un conflit. . s’interpose entre la science et la morale. Il n’y a aucune inquiétude. La morale de la société vis-à-vis de la filiation des couples homosexuels. on est donc dans une seconde catégorie : Les personnes absentes. absence. 1er élément factuel : La non présence => Une personne n’est plus présente à son domicile. 15 disparus dans un navire. 3ème élément : La disparition => Supposons qu’il y a 20 personnes décédés.Tant qu’il n’y a pas d’actes de décès. est-elle capable de palier la nature et de donner à ces couples la capacité d’avoir d’un enfant ? Oui. Zone de probabilité plus faible. l’octroi de la notion de personnes. Quelle est la notion de « disparu » ? Elle est vraiment juridique. ce dernier n’est pas officiellement constaté par l’Etat. La morale s’est opposée à la filiation de ces couples. et entraine une délégation du patrimoine. Si les personnes ne sont pas retrouvés. C’est ce qu’on appelle juridiquement une incertitude. il n’y a pas de dissolution du mariage. le Juge du Tribunal Civil va statuer avec des délais beaucoup plus courts. Si les personnes ne sont pas retrouvées. Juridiquement. Distinction entre la non-présence. le juge du tribunal civil statue le décès mais dans un délai généralement long. s’agissant des couples ne pouvant pas avoir d’enfants. il n’y a plus de nouvelle personne depuis un certain temps (notion d’anormalité). La disparition en termes de droit est la suivante : La personne est probablement décédée mais il manque le corps. Quand la non présence de l’absence surgit. De même cette science. Sans décès constaté. 3) La protection de l’humain Le constat : Le droit en matière de notion de personnes. La procréation artificielle est acceptée en partie quand la solution est gérée à l’intérieur du couple mais aujourd’hui elle est totalement rejetée quand la solution est gérée à l’extérieur du couple (ex : mères porteuses). de successions. Le décès dissout le mariage.

L’indisponibilité : Le nom et filiation appartiennent à la personne et la gestion de ce nom de cette filiation c’est la loi qui s’en charge. Pourtant. ce sont les personnes qui décident de l’instant de la filiation. . s’agissant des règles de transmission du nom et règles qui organisent la filiation. Dans le cas où les parents divorceraient. Le nom appartient à la personne mais il n’est pas une chose dans le commerce. Parfois ces dernières fixées par la loi vont à l’encontre de la vérité scientifique. Un contrat frappé de nullité est un contrat qui n’existe pas. Cependant. EXEMPLE : La filiation : Il y a des conditions gérées par la loi.EXEMPLE : L’indisponibilité de l’état des personnes (et le corps humain est indisponible) Le nom : Le nom de famille appartient-il à la personne ? Oui. seule la loi est compétente (elle gère cet instant). Les enfants naissent (2 jumelles). un couple marié et l’homme a un doute sur la filiation de l’enfant. Cela est considéré comme un contrat même si la mère porteuse ne demande pas d’argent : Cela s’appelle une libéralité. la mère n’aurait pas de droit de garde car le droit français n’admet contrat sur le corps humain. Mais le droit français ne l’accepte pas. le corps n’est pas une chose dans le commerce (pas de contrats) Conséquence est la suivante : La gestation pour autrui => La femme qui loue son corps à une femme ou homme pour donner la naissance d’un enfant. Aussi. La science est capable de résoudre ce raisonnement par l’ADN. La filiation appartient-il au choix de la personne ? Oui. Mais la loi française l’interdit. La mère qui a porté l’enfant est donc la mère de l’enfant. Comment se transmet le nom ? Il se transmet seulement par filiation. La contestation de la paternité ou recherche de la paternité peut être ouvert dans une série de condition. Par exemple. il y a des Etats qui autorisent les mères porteuses : La Californie autorise et légalise les mères porteuses => Un couple marié français recours à une mère porteuse dans cet état. Le transsexualisme est totalement prohibé. Elles sont citoyennes américaines. Le problème de droit : L’Etat français a-t-il la qualité et possibilité de frapper de nullité ce que légalise l’Etat californien ? L’Etat français a refusé de donner des papiers français aux jumelles.

  Notion de protection de l’espèce humaine interdit le clonage (Art. La personne peut même les défendre devant un Tribunal. les droits extrapatrimoniaux seront « l’esprit ». Prélèvements et dons d’organes et autres produits du corps humain : Corps humain indisponible. 214-2). Les techniques mises en place par la loi sont l’IAC (insémination artificielle entre conjoints) ou l’IAD (insémination artificielle de donneurs).   C’est à cet instant que nous sommes capables de distinguer les droits patrimoniaux des droits extrapatrimoniaux. biens. sa transmission et protection qui sont gérées par la loi. Droits extrapatrimoniaux : Sont dans le patrimoine de la personne (vivante et viable) mais aucun contrat n’est possible. Sont objet de contrats et ont valeur de contrat. L’intégrité physique : La personne n’est pas maitre de son corps. Le droit moral de l’auteur sur son œuvre. EXEMPLES : Le nom de famille. Ces biens sont de la « matière ». louer…) et les autres sont en dehors de tout commerce (aucune valeur pécuniaire car il n’y a pas de contrats possible. C’est la loi qui organise transmission lorsqu’il y a transmission.civ). Les uns sont objet de contrats (valeur pécuniaire : peut être vendue. n’ont pas de valeur pécuniaire. Les droits patrimoniaux et extrapatrimoniaux appartiennent toutes les 2 au patrimoine de la personne. Le but de ces fécondations est la FIVETE (fécondation in vitro et transfert d’embryon). 16-4 alinéa 3 du C.) Droits patrimoniaux : Appartiennent au patrimoine de la personne. Si les droits patrimoniaux sont « la matière ». Donner son corps n’est pas possible (ceci est un contrat) sauf que quand la loi l’autorise dans certains cas et conditions. Ce sont des choses. Procréation artificielle (L 2141 du Code santé publique) : Recours à la science pour obtenir le droit à la filiation dans le cadre de la loi. C’est la loi qui gère leurs situations. Il est considéré qu’aujourd’hui certaines lois portent atteint sur la dignité de l’homme.EXEMPLE 2 : Les personnes ne sont pas maîtres (Lois bioéthiques) Ces lois sont gérées par le Code de la Santé Publique. c’est la loi qui gère. Le droit à la vie privée appartient à la personne qui est gérée par la loi. . Toutes les législations interdisent les pratiques eugéniques (actions scientifiques visant à améliorer le patrimoine génétique d’un groupe d’homme) concernant de la sélection des personnes (Art.

. Ces droits sont composés par les droits extrapatrimoniaux. Droits de la personnalité : Toute série de droits que les personnes obtiennent automatiquement dès qu’elle a acquis l’état de personnes. un grand peintre exécute un tableau et le vend. Tous les droits acquis/achetés ne peuvent être droits de la personnalité.Par exemple. Celui qui l’achète est propriétaire de l’œuvre mais ne peut modifier l’œuvre : Cela s’appelle le Droit moral de l’œuvre et de l’auteur.

Chacun de ses textes a sa propre spécificité ce qui peut entrainer une ambigüité dans son utilisation. 3) L’article 8 de la CEDH. Les droits acquis qui concernent les rapports entre les individus.civ. Ces droits qui ont forgés la protection des droits de la personnalité sont essentiellement le droit à la vie privée et droit à l’image et le droit à l’honneur Notre régime de ses droits à la personnalité est l’un des plus protecteurs qui soit. Section 1 : Droit au respect de la vie privée La protection de la vie privée utilise plusieurs textes : 1) Article 9 du C.Sous section 2 : Les attributs de la personnalité Il existe des droits qui sont ce que l’on appelle les attributs de la personnalité. Ces droits sont d’une nature juridique particulière car l’immense majorité des droits que détient une personne sont ce qu’on appelle des droits acquis par son activité… Or les droits qui vont nous intéresser sont les droits innés attachés à la personne. intimité… C’est cette seconde approche que nous allons étudier. . Ces droits relèvent du Droit civil. porté atteinte au respect de la vie privée le fait pour . Parmi tous ces droits attachés à la personne n’ont pas la même importance et n’ont pas participés avec la même intensité au développement de la protection des droits de la personnalité. la justice française a accepté à minima le transsexualisme. Au nom de cet article. Ces attributs créent une somme de droit pour l’être humain (Il doit les respecter et se soumettre à leurs règles) et ceci du seul fait de l’existence de l’homme avec évidemment en transparence la conséquence que les tiers doivent respecter ces droits. 2) Gravé dans la Constitution l’article 12 dans DDDH . les médias français sur ses thèmes et contenu des médias anglo-saxons. Il y a 2 catégories :   Les droits innés qui existent entre l’Etat et ses citoyens (ex : Les droits de l’homme). Soit on adopte une définition stricte de ces droits dit de la personnalité ou soit les droits extrapatrimoniaux qui concernent l'image. EXEMPLE : Avec l’article 8 de la CEDH. Il suffit pour s’en convaincre de comparer le contenu de la presse. intégrité physique.

il a fallu abandonner cette relation avec la protection à domicile. il faut aussi affirmer que le fondement (art. le droit de la vie privée s’appuyait sur la protection à domicile. Au-delà de la définition de ce qu’est la vie privée. Or. La protection de la vie privée attachée à la protection à domicile. l’espace de la vie privée. Résultat : Que se passe t-il lorsque la loi est incomplète ou ne dit rien ? La jurisprudence intervient dans ce cas. Exemple : Je dîne en tête à tête avec mon conjoint. L’intérêt de se poser cette remarque c’est d’affirmer que la vie privée ne pourrait-elle s’exprimer dans un lieu public ? La vie privée commence lorsque la vie publique se termine. Le législateur a été obligé dans la loi d’affirmer la force de la vie privée en lui octroyant un fondement autonome : A l’origine. la même loi ne définit ce qu’est la notion de vie privée. cette frontière vie privée/vie publique est complètement culturelle dans notre société. On commence à comprendre que le périmètre de la vie privée empiète largement sur la vie publique.9) n’aurait traduit qu’une coutume ancestrale mais entre l’histoire et la traduction dans la loi. Avec le développement des médias et les journaux. Comment notre loi reçoit aujourd’hui techniquement cette protection de la vie privée ? 1. il y a l’interposition de la technique juridique.9 du C. Pour que la loi protège la vie privée. Fondamentalement. il faut définir la notion de vie privée. 1) Le contenu du droit au respect de la vie privée a) La vie privée et le droit positif Cette notion de privée est quasi immémoriale en ce sens qu’elle remonte au plus profond de l’histoire de l’homme ce qui semble vouloir dire que le droit civil (art. Définition légale Puisque la loi protège la vie privée. le dîner appartient-il à la vie privée quand ce dernier s’inscrit dans la vie publique ? C’est un élément de la vie privée.un transsexuel de montrer ses papiers d’identités qui ne correspondaient pas à son apparence.civ) de la protection de la vie privée est un droit totalement autonome. Tout le périmètre de la vie privée a été défini par cette dernière. A cet instant. si la loi protège la vie privée. . encore faut-il que la loi définisse le périmètre.

La Jurisprudence affirme ceci : « Ne pas respecter la présomption d’innocence c’est présenter comme coupable avant même toute condamnation une personne poursuivit pénalement ». Les personnes n’ayant aucun rapport sont considérées innocentes. sexuelles sur les lieux de travail Les rapports sentimentaux sur les lieux de travail appartiennent-ils à l’expression de la vie privée ou au contraire ne le sont-ils pas ? Ils appartiennent à la vie privée car ces rapports sont pour la plupart des couples stables ou extra-maritales. L’employeur ne peut utiliser les informations d’un salarié et le licencier si celui-ci a protégé ses données. Cette dernière est salariée dans la même entreprise. de famille. d’amitié.civ a renforcé cette notion de présomption d’innocence. Cette dispute a eu lieu en dehors de l’entreprise et pas pour motifs professionnels. EXEMPLE : Cette présomption ne va donc concerner que les personnes ayant des rapports avec la justice. 01/03/1996. Espaces appartenant à la vie privée :  Présomption d’innocence qui est inscrite dans le Code pénal mais l’article 9 du C.2. . L’employeur n’a pas le droit de rechercher des informations à caractère privé mais la jurisprudence dit qu’à condition que l’employé le soit directement protégé. Donner le nom de famille n’est pas une entorse à la vie privée sous condition que le média soit neutre. l’employeur peut-il y avoir accès ? La jurisprudence dit que la vie privée s’exprime sur le lieu de travail.  Le travail et la vie privée : La vie privée peut-elle s’exprimer sur le lieu de travail ? EXEMPLE : Un salarié qui travaille sur un poste informatique. EXEMPLE : Cour de cassation en 2003 => Un homme a été licencié suite à une dispute à concubine. Un salarié peut avoir des communications privées sur son lieu de travail à condition que cela ne nuise pas à son temps de travail. Les sentiments exprimés s’arrêtent lorsque cela porte préjudice à l’entreprise. La force jurisprudentielle Bien évidemment il n’y avait aucun doute que la notion de domicile. La Cour de cassation a validé le fait que ceci portait atteinte à l’image de l’entreprise.  Les relations sentimentales. de sentiments… Tout ceci appartenait à la vie privée bien que non écrit dans la loi. peut-il se servir de ce poste pour des échanges privés pendant son temps de travail et si oui. Chambre civile.

 Le domicile et la vie privée : RAS => Lieu cultissime de la vie privée. c’est un droit de la personnalité. Il s’agit d’un magasin de sous vêtement féminin dont la vendeuse s’habillait très mal. Ces établissements interdisaient le divorce : Peuvent-ils licencier un enseignant divorcé ? La jurisprudence admet que le divorce puisse être une cause de licenciement car c’est une valeur défendue par l’établissement. Mais la Cour de Cassation ajoute que non s’il s’agit de fait notoire. l’auteur face preuve de prudence et d’objectivité. dans ces cas suivants : o Le constat d’adultère est évidemment une entorse à la protection de la vie privée. Dans ce cas. Peut-elle au nom de droit à l’oubli qu’on ne parle plus de son affaire dans lequel elle a déjà été condamné ? Non. EXEMPLE : Chambre civile en 1990 : Une dame s’était plainte devant le Juge parce qu’un historien avait repris dans l’une de ses études son histoire à elle qui était celle d’être la maitresse d’un officier allemand. l’homme n’a pas été condamné. Elle avait été libérée pour cette liaison. le temps qui passe organise quelque part un droit à l’oubli. notion de personne disparait avec le décès. quand il s’agit d’historien ou journaliste. droit extrapatrimonial. mais le cadavre n’est pas une chose. Aujourd’hui la jurisprudence qu’il y ait viol entre couples mariés dans le domicile privé.Ces jurisprudences récentes s’inscrivent dans une logique déjà connue de vie privée et travail. Ce dernier disparait-il avec le décès ? Oui. o La jurisprudence a eu à connaitre des pratiques SM entre adultes consentants et majeurs : Les juges ont condamnés ces pratiques. d’exemple où vie privée n’était pas protégé par le travail. La jurisprudence . La vie privée. Le fondement de cette jurisprudence est le respect malgré eux des êtres humains. L’employeur la licencie sur ce fondement : Les juges ont jugés qu’une vendeuse qui était aux antipodes de ces codes pouvait être licenciée pour ce motif. Les institutions de dépendances ou les établissements d’enseignement religieux.  La mort et la vie privée : En principe.  L’oubli et la vie privée : Une personne peut-elle arguer du temps qui passe pour affirmer un droit à l’oubli concernant des éléments dont elle a été un acteur principal ou secondaire ? Oui. Pourtant. Le droit à l’oubli est nécessaire dans une société. o En 1996 : Au nom d’un vieux concept « Les droits de l’alcôve » => Un homme marque les fesses de sa femme consentante avec sa bague portée à rouge. loi et jurisprudence ont-elles porté atteinte au domicile privé ? Oui. à une condition qu’il y ait un article de fond et que dans cet article. o La condamnation de l’homme qui viole sa femme au domicile conjugale. Autrement dit.

Pour que le juge protège le cadavre. Ils ont pris des photos et les ont faites circulées sur internet. la satire est un élément culturel.a admis qu’un cadavre mérite une protection.  La satire et la vie privée : S’agissant de la notion de satire. (Ex : Cadavre présenté dans un magazine Paris Match). EXEMPLE : Est-ce que produire des images violentes du Prophète peut-être condamnables ? Les juges ont répondu que non. cette personne ou plusieurs personnes peut se sentir atteint par la caricature directement ou indirectement surtout quand il s’agit de motifs religieux. les juges sanctionnent les attaques faites aux cadavres. dans la caricature. Dans notre société. ils ont été arrêtés pour tentative de vol et ont une sanction pour atteinte à l’intégrité du cadavre. Ces personnes peuvent-elles agir en justice ? Si oui. La loi ne peut s’appliquer que sur un fondement juridique déterminé. que les intrusions dans la vie privée sont les plus remarquables car en face de la presse se trouve un public assoiffé d’informations. Suite à cela. la jurisprudence a estimé que toute atteinte faite à une personne décédée. lorsqu’un média publie une satire quelque soit la personne.  La presse et la vie privée : C’est sur ce point là. il ne faut pas qu’il y ait d’intention de nuire et pas d’intention d’outrager y compris pour les médias reconnu en tant que tel. EXEMPLE : Le journal Charlie Hebdo (qui critique la religion que lorsqu’elle apparait dans la vie publique) qui fait des caricatures portant atteinte à des convictions profondes d’un nombre indéterminé de personne. c’est porter atteinte à la souffrance de la famille qui appartient à l’intimité de la vie privée. Ce média est-il un média ? La réponse du juge est négative : Les médias n’ont pas le droit à la satire. Le principe est la liberté de la presse dont la limite s’arrête . l’accès de la justice est possible pour tous les citoyens mais il faut qu’il y ait un fondement juridique dans la demande qui est dans ce cas porté atteinte à des convictions religieuses. La 1ère limite de la caricature : Seuls les médias bénéficient de cette liberté d’expression concernant la caricature => Jurisprudence : Journal politique publie une satire sur les musulmans. EXEMPLE : En février 2007. Le média en question a été condamné pour injure racial. Surtout. L’état du droit : D’abord le principe est que la presse est libre mais en matière de satire. Par ce biais. car la religion ne peut intervenir en termes d’interdit et en termes de comportement dans la vie publique. 3 adolescents découvrent dans un pavillon les squelettes d’un couple décédé. quelle sera la réponse de la justice ? Oui. il n’est pas possible que cette liberté de la presse puisse conduire à tout et n’importe quoi.

b) Le régime juridique de la vie privée 1. Il reste que la jurisprudence de la Cour de cassation a notablement évolué à compté de 2008 en ce sens qu’un média avait pris en photo main dans la main un ministre en poste et une journaliste célèbre. qui doit être correcte et informatif. la présomption d’innocence. EXEMPLE: Jurisprudence Adjani => Elle se balade dans un parc où elle croise deux journalistes qui relatent ensuite « l’information » concernant sa grossesse sans son accord dans leur journal. le domicile et l’intimité (c’est ce qu’une personne cache même parfois à sa famille). La Cour de Cassation & la doctrine a ajouté que la photo peut être accompagnée d’un article sobre. C’est le cas contraire de la photo de Paris Match car il n’y avait pas d’information ni aucun intérêt de débat public. C’est tellement vrai que la faute que peut commettre la presse est de relater un élément de la vie privée quand bien même il n’y a pas d’intention de nuire. la jurisprudence en a ajouté d’autres comme le lieu de travail. santé. Aussi. L’inflexion de la Cour de cassation de 2008 quand l’information qui touche à la vie participe à la qualité de la vie du débat public. amour. S’agit-il à cet instant d’une intrusion dans la vie privée ? Oui. la révélation des médias de la préférence sexuelle d’une personne. Conclusion de la définition de la vie privée : Puisque la loi ne la définie pas c’est donc la jurisprudence qui s’en est chargé. toute révélation par un média même sans intention négative ou faute est condamnable. Révéler un élément de la vie privée est condamnable. le fait de relater la maternité d’une personne relève de la vie privée. Conditions de protections juridiques de la vie privée Définir la vie privée est une chose mais à quel instant intervient la protection ? Cette protection intervient quand : 1er cas => Il n’y a pas eu d’autorisation de la part de la personne victime de l’atteinte à la vie privée. La photo volée constitue t’elle dans sa révélation une atteinte à la vie privée ? Oui mais le média n’a pas été condamné car quand il s’agit d’un couple public il n’y a pas d’atteinte à la vie privée car l’information publiée « contribue à l’intérêt du débat public ». vie de famille. à ce moment il n’y a pas d’informations. Un journaliste peut-il révéler l’homosexualité d’une personne connue ou non ? Les médias n’ont pas le droit tant que la personne ne l’a pas fait elle-même.nettement là où commence la sphère de la vie privée. La jurisprudence a utilisé des éléments culturels pour lesquelles il n’y a aucun doute appartenant à la vie privée : Amitié. le cadavre… S’agissant de ces éléments. . A ses éléments « naturels ».

La jurisprudence : Dispute dans un studio d’enregistrement. 1ère remarque : Vie privée est un droit de la personnalité. ils appartiennent à la personne mais ce sont des droits extrapatrimoniaux. . cela n’autorise pas la presse à donner le nom de l’autre personne. Dans quelles circonstances cette notion de lieu public va-t-elle intervenir ? C’est en fonction de l’analyse des faits. dans le cadre de la vie privée. car un élément de la vie privée étalée dans la vie publique. que les juges examinent et l’acceptent. doit être une autorisation expresse. 2ème remarque : L’atteinte à la vie privée sur les réseaux sociaux tels que FB. 2ème élément : Quand l’élément de la vie privée s’exprime dans la vie publique. devient-elle publique ? Oui. c’est un droit extrapatrimonial. une personne même publique qui aurait pour habitude vis-à-vis d’un journal à révéler tous les éléments de la vie privée. la vie privée ne deviendrait-elle pas un droit patrimonial ? Non.  L’élément de la vie privée n’appartient pas à la vie publique ni ne participe à l’intérêt du débat public : 1er élément : Jurisprudence Borloo Schoenberg. Il y a de plus en plus de procès sur ce cas. La conséquence est qu’il n’est pas possible de faire de contrats et n’ont pas de valeur monétaire. une personne autorise révélation de la naissance d’un enfant. Dans ce cas là. aussi donner élément par élément c.à. Ex : Couple qui s’embrasse au festival de Cannes : Il s’agit. Pourtant une personne qui se plaint d’un média ayant porté atteinte à sa vie privée. ici. Par ex.d. Le fait de cette dispute conjugale.2ème cas => Quand l’élément de la vie privée concernée n’appartient pas à la vie publique ou ne participe pas à l’intérêt du débat public)  Le défaut d’autorisation : Il y aura sanction pour atteinte à la vie privée qu’à la condition que la personne qui s’en plaint n’est pas autorisé la divulgation de la vie privée. elle n’autorise pas pour autant publication d’un reportage sur son enfant. d’un lieu public dans vie publique. qu’une personne qui autorise par exemple la presse à révéler que désormais elle vit en couple. Plus encore. Que penser des personnes qui vivent des médias et qui en même temps font des procès à ces mêmes médias quand ils participent à la divulgation de leur vie privée ? A travers la somme d’argent récupéré via les procès. L’autorisation. ce sont des droits innés. le média ne peut pas prétendre et se servir de l’habitude pour publier un élément de la vie privée de cette personne qui n’aurait pas été autorisé. cette dernière reçoit des Dommages & intérêts. le simple fait de révéler est fautif.

internet…). Quand le droit à l’image n’est pas lié à la vie privée. EXEMPLE : Journaliste prenant une photo de moi et cette photo est utilisée dans le cadre d’un reportage général. il y a quand même atteinte à l’image dès que sa personne apparait seule grâce à un cadrage rapproché sur le cliché. Le droit à l’image s’attache à toute personne vivante ou décédée. le droit à l’image porte en lui un caractère patrimonial. S’agissant de cette protection. il n’est pas nécessaire qu’il y ait de liens avec la vie privée. Le droit à l’image 2 éléments importants en matière de droit à l’image :  Dans un raisonnement juridique. dans un premier temps et encore aujourd’hui la doctrine a tendance à raccrocher la protection de l’image à celui de la vie privée. peintures. Y a-t-il protection du droit à l’image ? Oui. Qu’on le veuille ou non. leurs images leur rapportent de l’argent. Mais le problème vis-àvis de cette position est le suivant : Pour protéger l’image. pour certaines personnes. La Jurisprudence prend en considération toute forme possible de support (photos. Peut-on la prendre en photo et la mettre en carte postale ? Il peut y avoir expression de la protection du droit à l’image.  Ne jamais évoquer la notion de lieu privé et lieu public : Ces derniers n’ont pas d’influence dans le droit à l’image. Le droit à l’image est mis en œuvre dans 2 séries de circonstances : . La Jurisprudence est aujourd’hui moins ferme sur cette protection). connue ou inconnue. Aujourd’hui le droit à l’image est protégé de façon autonome. Y a-t-il violation de la vie privée ? Non. ne jamais confondre juridiquement protection de la vie privée et protection de l’image. il est détaché de la vie privée. En fonction de cet exemple. permettrait à toute personne sans autorisation de s’opposer à la diffusion de son image. dessins. L’idée à cet instant est que l’arsenal juridique permettant la protection de la vie privée. Le droit à l’image peut même concerner des choses (ex : maison…) quand ces choses ont un particularisme (Ex : Je suis propriétaire d’une maison remarquable dans un site touristique.2. Cette protection du droit à l’image s’exerce dans les situations privées ou publiques. est-elle protégée ? Selon la jurisprudence. peu importe si la personne soit dans un lieu public. En effet. films…) et quelque soit le support (papier. la jurisprudence de la Cour de Cassation est très ferme : Il existe une différence juridique entre privée & droit à l’image (pour défendre image. le lien avec vie privée n’est pas nécessaire).

L’agence a donc été condamnée. (Ex : Photo prise dans un lieu public mais le cadrage fait que j’apparais nettement comme étant la seule personne. Celle-ci avait posé pour une marque de parfum. Autre ex : Lors d’une manifestation étudiante. le droit à l’image supporte d’autres exceptions qui permettent de s’affranchir de l’autorisation :  Lorsque la photo est prise dans un lieu public et que la personne qui se plaint ne constitue par le sujet principal de la photo (Ex : Je suis spectateur d’une finale de compétition.  Pour les autres cas du droit à l’image étrangers à l’activité professionnelle. Le droit à l’image épouse des contours plus larges. Un journaliste prend un groupe de supporters où j’apparais clairement dans cette photo qui est publiée). Cette personne doit avoir un contrôle total (monopôle d’exploitation). on retrouve un côté patrimonial et commercial => Jurisprudence Juliette Binoche.  Comme pour la notion de protection de la vie privée. Mais en matière d’autorisation. Si cette personne a la connaissance de la qualité du photographe et pourquoi il prend cette photo. Ainsi. Contrairement à la vie privée. C’est tacite dans le cas où la personne manifestement est prise isolément mais qu’elle pose pour un photographe. mannequins). Quel est le régime juridique du droit à l’image ? Après avoir nettement distingué protection vie privée/protection droit image… Il faut bien admettre que juridiquement les moyens de protéger l’image utilisent les mêmes protections que la vie privée. Par exemple. la protection de sa propre image intervient quand il y a atteinte au droit de la personnalité (droit extrapatrimonial) dont il épouse le régime. . le droit à l’image n’est plus protégée quand intervient notion d’information du au public. Y a-t-il atteinte à la notion d’image ? Non malgré le fait que je suis cadrée donc pas de protection bien qu’il s’agisse d’un lieu public car la photo est donnée à titre d’information. le droit à l’image supporte des limites : Comme pour la vie privée. il y a une autorisation tacite. en matière de droit à l’image peut être soit explicite ou tacite. Quand une personne se sert de son image pour travailler (ex : artistes. la protection commence avec l’autorisation ou l’absence d’autorisation. Ce cliché utilisé par la marque dans le cadre d’une publicité pour un parfum a été utilisé dans un autre cadre. L’agence avait eu l’accord mais pour quelle cause ou objet ? Seulement pour la publicité de celui-ci. Mais au-delà de cette autorisation qui peut être tacite. photo où on nous ciblait particulièrement à titre informatif). les sanctions civiles (d&i) et sanctions pénales sont les mêmes. il existe une différence avec celle de la vie privée (elle est expresse et au cas par cas). un imitateur dans une campagne de publicité peut-il imiter un personnage public en voix off ? Condamnation de l’imitateur sur le fondement du droit à l’image et l’auteur de la voix originale a obtenu réparation.

EXEMPLE² : Un journaliste avait écrit que « Le Pen est un nazi » => Ce n’est pas une injure. Toute atteinte. Ce droit est protégé et pour observer sa définition.  Lorsque l’auteur de la prétendue diffamation démontre qu’il était de bonne foi. Objectivement. Le droit à l’honneur La protection de l’honneur est un sentiment complexe car les personnes se font à l’idée de dignité et intimité. à une nation. . c’est éventuellement un fait qui porte atteinte à l’honneur. maigre et le peu de chair qu’elle a. Mais il n’y a aucune preuve pour le prouver. L’injure est une sanction pénale : Outrage mais qui ne renferme aucun fait. journaliste écrit qu’elle est « plate. est sans fierté » C’est un fait qui porte atteinte à l’honneur donc c’est une diffamation. Normalement. Cependant.3. Est-ce que cela appartient à la vie privée ou publique et pouvait-on apporter la preuve ? Dans ce cas c’est la vie publique. de leur appartenance ou non appartenance à une ethnie. La diffamation c’est toute allégation ou imputation d’un fait qui à cet instant va constituer une atteinte à l’honneur particulièrement quand l’allégation ou imputation de faits porte sur les origines d’une personne. Le Juge a décidé que c’était une pure atteinte à la vie privée. il faut regarder le droit pénal qui porte sur 2 sanctions : l’injure & diffamation. il y a condamnation si les faits rapportés appartiennent à la vie publique. Mais dans les 2 cas précédents. c’est la défense toujours utilisé par l’auteur de la diffamation. 2 éléments :  La vérité du fait diffamatoire peut être établie par son auteur et ainsi supprime l’infraction à une condition : Il faut que le fait porte atteinte à la vie publique EXEMPLE : Jurisprudence => Au moment d’un défilé de haute couture. Le Pen a gagné son procès. du droit à l’honneur commence par droit pénal car il y a une définition stable. L’outrage ne donc pas être étayé (Ex : Un journaliste écrit d’un général « c’est un lâche » => injure). Par conséquent. le juge n’a pas admis la bonne foi. à une race (scientifiquement cette notion n’existe pas) ou à une religion.

Cas pratique : Je suis en famille. . informatif et sobre. L’image est publiée dans un guide touristique parce que la terrasse et le panorama sont remarquables et connus.  Vie privée ou droit à l’image ? C’est un instant de la vie privée. La photo sert de publicité au restaurant.  Pas d’atteinte à la vie privée à condition que le texte soit objectif. il n’y a aucun problème. je déjeune en terrasse d’un restaurant. il y a divulgation d’un élément de la vie privée (le fait qu’ils soient en famille) malgré le signe car en termes de vie privée.  En termes de droit à l’image.  Il y a une atteinte à la vie privée et au droit à l’image. Dans cette situation. même histoire : Je suis une personne connue. nous remarquons un photographe qui nous prend en photo et nous lui faisons un signe. on est dans un régime juridique tacite (le signe). La Cour de cassation dit que cela sert le débat général. je suis avec mon compagnon connu et politique mais pas de campagne publicitaire. il faut une autorisation au cas par cas ou expresse.  Peut-on se plaindre ? Oui. Même lieu.

Le droit distingue les personnes & les choses. En conclusion. c’est celui de posséder. comment les définir ? 1ère approche : Les objets matériels (ex : stylo. Les choses supportent des droits mais ne peuvent pas en avoir. Evidemment. A ces objets qui avaient un corpus. EXEMPLE : J’ai un droit de propriété qui porte sur ma maison. l’immense majorité des choses sont des biens appropriables ce qui permet globalement d’écrire : Choses = Biens. toutes les choses ne constituent pas pour autant des biens car le passage de la notion de choses à la notion de biens exige que la chose soit susceptible d’appropriation. Ces choses qui sont des biens. Remarque : A quel instant. Ces personnes ont un patrimoine et sont donc titulaires de droits & obligations. les techniques d’appropriation se développent. Cette catégorie de choses contient ce qu’on appelle des biens. les choses sont des biens. l’eau. est apparu un second groupe de choses qui ne sont plus corporelles mais incorporelles. Une personne n’est pas une chose. La maison est une chose corporelle. les choses dont il est question sont des choses corporelles. la notion d’appropriation d’une chose qui en fait donc un bien intervient-elle ? Quand la chose devient une valeur économique. Toutefois. ordinateur…). ont succédés des objets qui n’avaient pas un corpus en particulier la catégorie des droits. Parmi les droits que les personnes ont. Avec développement industries. Pourtant il existe de rares choses qu’on ne peut s’approprier comme l’air. . la catégorie des choses est légèrement plus étendue que la catégorie des biens. sociétés.2EME PARTIE : LA NOTION DE BIENS Introduction : Est-il logique et cohérent d’étudier les biens après notion de personnes ? Oui car seul des personnes peuvent posséder des biens. La notion de droit est immatérielle et incorporelle. Résultat : Les choses qui sont des biens désigne à l’identique soit des objets qui sont corporels ou des droits qui sont incorporels. Ces objets ont pour fonction de servir l’homme ou une valeur d’échange… Sous cet angle d’approche. si globalement.

Juridiquement. les meubles avaient une durée extrêmement courte et qui était rare. NB : Est-il possible de procéder à une saisie immobilière ? Oui mais cela est compliquée et difficile à mettre en œuvre & il y a une absence de rapidité. Dans la loi. Cette richesse là n’était pas spéculative (le but était de le transmettre aux descendants). Il ne peut saisir la maison dans le cas où je suis propriétaire de celle-ci. comment le Droit a-t-il traduit dans sa codification de la loi. historiquement et pour des raisons économiques et politiques qui déterminait l’assise sociale et richesse et qui donnait pouvoir politique. Ce qui est durable étaient immeubles. le législateur a protégé l’immeuble et n’a pas eu de préoccupations particulières pour les meubles. Ce qui fait la richesse aujourd’hui ce sont les actions des sociétés qu’on possède. Résultat : Le Code civil porte la trace de cette histoire en ce sens que le régime des immeubles est extrêmement protecteur alors que celui des meubles ne l’ait pas. elle a été traduite dans nos lois. EXEMPLE : L’huissier qui procéder à la saisie de biens d’une personne surendetté. Section 1 : Eléments historiques : Les origines C’est l’écriture de l’article 516 du Code civil qui est lui-même l’histoire d’une culture millénaire. . L’immense majorité des fortunes aujourd’hui sont des meubles. Ainsi. Cette situation est aujourd’hui anormale. les lois attribués aux immeubles et celles attribués aux meubles ? A l’évidence. Cet article affirme que tous les biens sont meubles ou immeubles. Inversement. l’huissier ne peut saisir que les meubles (meublants).Titre 1 : La classification des biens CHAPITRE 1 : Distinction meubles/ immeubles Cette distinction est aussi appelé le « Summa Divisio ». ce qui n’était pas durable étaient les choses. Cette distinction fondée sur la durabilité a-t-elle eu une incidence sur règles appliquées sur meubles et immeubles ? Oui. l’ancien droit considérait les immeubles comme les « seuls vrais » biens. C’est une constatation purement physique et historiquement relevant de la nature du bien. l’évolution a fait que dans notre société. Observation : Cette différence entre meubles et immeubles est-elle encore aujourd’hui logique ? Non. Les meubles n’avaient aucune valeur pécuniaire. C’est eux qui permet de quantifier la richesse d’une personne (ex : la terre). les meubles ont autant de valeurs que les immeubles et souvent beaucoup plus.

Plus précisément. le meuble devient immeuble. S’il n’y a pas d’immeuble par nature. Celle-ci renferme des éléments tels que l’usufruit immobilier. Exemple : Je suis propriétaire d’un terrain.  La technique de l’incorporation : Exemple : Lorsque le propriétaire de terrain achète des briques (qui sont des meubles) lorsqu’il fait bâtir le mur. En réalité dans la dernière catégorie. je fais bâtir un mur et j’achète des briques. cette définition des immeubles par nature contient 2 possibilités :  Définition de l’article 518 .Résultat : Les règles du Code civil appliquait aux meubles & immeubles apparait nettement en décalage comparé à la réalité économique. les servitudes & les actions en justice à caractère immobilier. il quitte juridiquement son statut de meuble pour devenir immeuble. le meuble soit la brique devient immeuble par nature. destination et ceux que l’on n’étudie pas (les immeubles par objet auquel il s’applique). il n’y a pas d’immeuble. soit par leur destination ou l’objet auquel il s’applique. A) L’immeuble par nature L’immeuble par nature qui résulte de la définition donnée par 518 concerne donc le sol (terrains) et les immeubles bâtis (ceux qui ont la fondation dans le sol). 518. celle-ci est décrite par l’article 526 et ne sera pas étudiée. Un voisin en faisant une fausse manœuvre détruit ce mur et les briques tombent sur le sol. A l’origine. . Ce voisin a-t-il ramassé des meubles ou immeubles ? En principe. Un autre voisin les ramasse pour faire sa propre reconstruction. Cette définition est nécessaire pour ensuite définir les immeubles par incorporation. le sol et bâtiments dont les fondations sont dans le sol sont immeubles par nature. Un immeuble par nature est le sol tout ce qui s’y attache ou qui y est incorporé. La conséquence de l’incorporation est que le meuble quand il devient immeuble par nature selon la technique de l’incorporation. L’article 517 affirme « les biens sont immeubles soit par leur nature. Cette solution de principe : Quand il y a technique de l’incorporation. il a ramassé des immeubles. Elles n’ont pas changé de statut juridique car seul celui qui a incorporé n’a pas choisi de changer de statut de ces meubles. 524 & 525. c’est la volonté du propriétaire qu’ils deviennent immeubles. En réalité. NB : Les articles utilisés pour les immeubles dans la classification numérique sont les suivants : 517. Section 2 : Les immeubles et droit immobilier Sous section 1 : Les immeubles L’article 518 du Code civil fait de la définition des immeubles une définition purement physique : Ce sont les immeubles par nature.

il reste un meuble. 1ère hypothèse => Lien intellectuel : Ce sont les circonstances visées autrement dit les exemples données par l’article 524 alinéa 2. les outils de l’exploitation et par transposition les machines outils de l’usine peuvent suivre le même régime. ce dernier devenant par la grâce de ce lien un immeuble par destination. il a été déterminé qu’on ne peut dépasser un certain nombre de vaches sur 1 hectare (au-delà. L’immeuble par nature n’est pas complet quand le meuble n’y est pas attaché (ex : radiateur). la nature ne peut pas assurer la survie du bétail). Ne peuvent être immeubles par destination. le meuble est lui aussi affecté à un immeuble par nature. Le troupeau de bovins devient donc des immeubles par destination. Le propriétaire de l’immeuble et le propriétaire des meubles. . Quand ce nombre est dépassé. Ce lien est aussi appelé « technique de l’affectation ». La volonté de ce même propriétaire qui affecte le meuble au service de l’immeuble par nature.B) L’immeuble par destination Un peu comme pour l’incorporation il s’agit d’un meuble qui épouse le régime juridique des immeubles. il y a 2 possibilités qui vont faire que le meuble considéré va épouser juridiquement le régime des immeubles :  Le lien intellectuel : Lien dématérialisé entre un immeuble par nature et meuble. ce dernier devenant par la grâce de ce lien un immeuble par destination. Le troupeau est un meuble destiné à l’exploitation du sol. que les meubles nécessaires. Dans cette situation. C’est donc une attache à perpétuelle demeure.  Un lien matériel : Lien matérialisé entre immeuble par nature et meuble. les animaux qui sont dans le nombre bénéficient de la qualification immeuble par destination et ceux qui sont en surnombre ne peuvent en bénéficier et restent des meubles. Même solution pour le tracteur. Il ne devient jamais un immeuble. J’achète un troupeau de bovins pour les exploiter sur mon sol. Immeuble par destination. En matière de destination. toujours par la volonté du propriétaire mais l’immobilisation résulte d’un lien non seulement volontaire mais aussi définitif. cela implique qu’il y ait d’abord un lien par nature auquel est attaché un meuble (soit cette attache est purement intellectuelle soit elle est matérielle). Exemple : Je suis propriétaire d’une exploitation agricole. /!\ Ne jamais confondre technique de l’incorporation avec destination. La technique de l’affectation suppose ceci : Un propriétaire d’un immeuble par nature qui est aussi le même propriétaire d’un meuble . Exemple : Dans le monde de l’agriculture. les meubles attachés à perpétuelle demeure. Il y a affectation économique. 2ème hypothèse => Lien matériel : Ce lien est l’article 524 alinéa 3 qui dit que sont immeubles par destination.

Sous section 2 : Les droits immobiliers A priori l’ensemble des droits (droit de propriété) sont mobiliers. Approche de la jurisprudence : Un peu comme la vie privée et l’image. j’ai des créanciers à qui je dois payer. transformer. Exemple² : Le séchoir rattaché à des éléments immobiliers de l’usine prend la qualification de matérielle incorporée au fond immobilier. Il n’y aura pas d’immeuble par destination s’il n’y a pas d’immeubles par nature. La même jurisprudence affirme que la rotative fixée au sol par des boulons même consolidés par des matériaux durs. louer…) & fructus (droit de retirer des fruits de la chose). Exemple : Je suis propriétaire d’une maison. il devient ainsi un droit immobilier. Exemple : Je suis étudiant. La niche et les statuts sont des attaches à perpétuelle demeure. Le fait d’être propriétaire est un droit de propriété mobilier mais parce qu’il porte sur une chose un bien qui est un immeuble. La solution est la suivante : Il nous donne l’usufruit de l’appart (on peut l’occuper et faire ce que l’on veut de celui-ci) mais il conserve l’abusus (il ne peut être ni loué. l’abusus (droit de disposer de la chose. Ces derniers vont devant le Juge et je suis condamné à les rembourser. Exemple de cas pratique : Dans un mur sont pratiqués des niches. Aucune logique entre les 2 suppositions ! Concernant le séchoir ce qui est gênant est l’incorporation. Mes parents voudraient bien me donner cet immeuble mais ils craignent qu’aussitôt je le disperse. Il devient immeuble par nature. vendu ou même saisi). Il reste soit l’immeuble par affectation ou soit l’attache à perpétuelle demeure. Exemple : Cassation civil. Les statuts sont des meubles & le mur est un immeuble. Mes parents sont propriétaires d’un appart à côté de la fac mais je suis un consommateur compulsif. les Juges de la Cour Suprême estime que cela est insuffisant pour montrer l’incorporation. . vendre. dans ces dernières sont scellés des statuts. Mais par exception une catégorie de ces droits mobiliers est considérée juridiquement comme étant des droits immeubles soit immobiliers lorsque ces droits sont en relation sur une chose ou bien qui est un immeuble. Un huissier se présente à mon domicile pour pratiquer une saisie mobilière. Il y a 2 techniques contradictoires. Il n’y a aucun lien économique. il faut admettre que la jurisprudence a bien du mal à être d’une rigueur totale. 04/05/1926 => L’orgue de l’Eglise incorporé à celle-ci lui a imprimé le caractère d’immeuble par destination. Ces droits qui vont devenir immobiliers sont des droits réels portant sur chose corporelle : L’usus (droit de se servir soit même du bien dont on est propriétaire).Exemple : Je suis surendetté.

Exemple : brique du mur quand elle est détachée devient un meuble si c’est la volonté du propriétaire de la détacher. Aussi. que cette chose soit vivante ou une matière inerte. Les droits mobiliers sont appelés meubles par détermination de la loi (art.Section 3 : Les meubles et les droits mobiliers L’article 527 du Code civil qui affirme que les biens sont meubles soit par leur nature ou par destination de la loi. Plenière 15/04/1988 concernant les fresques d’une Eglise).  Droits mobiliers dit incorporels : Porte sur des meubles incorporels tels que le droit de propriété littéraire. il s’agit de la transposition de la notion par destination.à. La liste des immeubles est très étroite : sol et tout ce qui y est attaché alors que les meubles c’est tout le reste. non si elle a été par malveillance en dehors de la volonté de propriétaire (cf. Sous section 1 : Les meubles A) Les meubles par nature C’est une chose (bien) qui peut se transporter d’un endroit à un autre soit par ses propres moyens ou par l’application d’une force. . B) Les meubles par anticipation Il s’agit d’une catégorie marginale pouvant ouvrir la porte à des situations complexes. En réalité. un contrat de vente qui porte sur une récolte qui n’est pas encore coupée a-t-il une valeur mobilière ou immobilière ? Dans ce cas là d’une récolte identifiée mais à couper est un contrat mobilier car il y a anticipation. artistique et industriel. Il en existe 3 catégories :  Droits mobiliers réels : Il porte sur des choses qui sont des meubles c. 27). On peut donc affirmer que tout ce qui n‘est pas immeuble par nature est donc nécessairement un meuble. En matière des meubles. cette catégorie comporte 2 éléments : droits réels & personnels.  Droits mobiliers personnels : C’est une créance qu’une personne détient sur une autre personne. Jurisprudence Ass. des meubles corporels. C’est ce que l’on appelle les obligations de faire et les obligations de ne pas faire. Sous section 2 : Les droits immobiliers Comme pour les immeubles les droits qui portent sur des meubles sont juridiquement considérés comme étant des droits mobiliers. Exemple : récolte de blé tant qu’elle n’est pas coupée est un immeuble par nature.d.

il faudra plus tard faire une distinction pour les solutions entre meubles corporels res nullius et meubles corporels res derelictae. Juridiquement. L’entreprise lui fait signer une clause de non concurrence c. une approche matérielle. Exemple : 1ère hypo : J’emprunte un véhicule à un ami. visibilité. Par contre l’obligation de faire c’est quand une personne s’engage à exercer un service ou une obligation à une personne. Question de droit : A la fin du prêt que dois-je rendre à cet ami ? : Le même véhicule prêté ou un semblable ? S’agissant de l’argent. Le titre de propriété se confond avec le bien lui-même.d. Une fois compris cette distinction des biens corporels des biens incorporels. la solution est qu’en matière de meubles corporels. Cela signifie qu’en matière de biens meubles corporels. CHAPITRE II : LES AUTRES DISTINCTIONS ENTRE LES BIENS En sus de la catégorie meuble/immeuble. le titre de propriété est incorporé à ce meuble. L’objectif de ces sous catégories est d’affiner juridiquement les solutions appliquées aux meubles (et parfois aux immeubles) parce que la catégorie des meubles est immense.à. la loi n’a pas organisé de titres de propriétés. il existe d’autres classifications possibles s’agissant de l’ensemble des biens plus précisément des meubles. NB : Attention en matière de meuble corporel. Res derelictae c’est un meuble qui a supporté antérieurement un droit de propriété mais pour lequel le propriétaire s’en ai volontairement séparé : Ceci est appelé un abandon (ex : objets posés en déchèterie). . on va s’intéresser aux biens corporels car ils présentent une spécificité importante en matière de droit de propriété. Res nullius c’est une chose meuble corporel qui n’a jamais supporté de droit de propriété mais qui peut être appréhendé. Le bien corporel est un bien qui a un corpus. engagement moral de ne pas concurrencer déloyalement son entreprise : Ceci est une obligation de ne pas faire. les mêmes billets de banques qu’il m’a prêtées ou des billets qui forment le montant de la somme prêtée ? Section 1 : Les biens corporels et incorporels Cette catégorie est fondamentale. Le bien incorporel est l’absence de matière.Exemple droits mobiliers personnels : Le commercial qui est embauché par une société pour distribuer ses produits. 2e hypo : Je lui emprunte 10 000 € en espèces.

droits d’auteurs…). on s’intéresse aux catégories ci-dessus pour les distinguer des meubles perdus ou volés car dans ce cas là il y a un régime particulier qui protège le propriétaire. Dans le premier cas. TITRE 2 : DROIT DE PROPRIETE Si le droit a classifié les biens en immeubles et en meubles c’est parce que leur régime juridique (notamment de la preuve) est différent. 2°) La transmission : Propriétaire de quelque chose qui lui appartient. c’est une transmission : contrat de vente. un véhicule et actions de société coté en bourse. le fait d’avoir fait sortir de l’eau le poisson fait de nous un propriétaire. Comment détermine-t-on la notion de propriété pour meubles ou immeubles ? 2 observations : En matière de droit de propriété. 2 techniques d’acquisition : 1°) Mode original d’acquisition du droit de propriété : Chose dont il est question ne supportait pas de droit de propriété autrement dit celui qui s’en empare crée le droit que la chose supporte. Ce conflit porte sur des meubles incorporels. Au delà des biens corporels existent plusieurs biens incorporels et c’est bien là que se conçoit par la raison (ex : brevets. maison… Exemple cas pratique : Dans un héritage.Par cette observation. L’un des héritiers prend toutes les actions. nait un conflit à propos actions. Entre les héritiers. (Ex : poissonnier vend un poisson et j’ai pêché en mer un poisson. Ceux qui ne sont pas concernés sont les res nullius et res derelictae. Section 2 : Distinction des biens sous le rapport de leur existence  Les choses consomptibles ou non : Les choses consomptibles disparaissent par usage et les non consomptibles ne disparaissent pas par usage (voir exemple de l’intro). Une personne vient contester le droit de propriété. Dans le second cas. Choses fongibles : billet de 10 euros & choses non fongibles : voiture.) Section 1 : Définition positive du droit de propriété : meubles/immeubles La notion de droit de propriété est l’un des piliers du code Civil : Est-il neutre politiquement que notre droit apporte tant d’importance au droit de propriété ? C’est significatif que le .  Les choses fongibles et non : La fongibilité c’est remplacé une chose par une autre sans qu’on en voit la différence. il y a un tableau.

Ces appartements sont occupés par des personnes. un propriétaire n’occupe plus et ne veut pas louer un immeuble entier.  Souverain (exclusif) : Le propriétaire a sur la chose un droit exclusif. mutiler… un droit de propriété. Cette propriété ne doit donc être ignorée de personne. son droit de propriété ne disparait jamais. . Quand le droit de propriété est violé. NB : La propriétaire ne se perd pas par le non usage… mais la loi peut faire acquérir la propriété au possesseur au détriment du propriétaire.d. le droit de suite… Conséquences => Meubles : Pour qu’il puisse s’exercer. De ce caractère. /!\ Que se passe-t-il quand le propriétaire n’utilise plus son bien pendant un certain temps et qu’à ce moment là. Puisque ce droit est opposable à tous => Par ex : le droit de préférence. il faut que les tiers soient avertis de ce droit de propriété. Il accompagne le bien toute la durée d’existence de ce bien. Il peut la vendre. art. Pour les immeubles => Elle est opposable au tiers à travers un titre. 544 => Droit de propriété Sous section 1 : Caractères du droit de propriété Droit absolu. un tiers se croit autoriser de s’en emparer. Les expropriations pour cause d’utilité publique. la loi accorde des garanties.Imprescriptible : Il ne peut supporter aucune prescription quelque soit le délai de temps. On est donc en présence d’un propriétaire ne faisant plus rien. Exemple : Un propriétaire laisse une voiture de collection dans un terrain durant 50 ans. souverain et perpétuel. Inviolable : On ne peut pas confisquer. on en déduit 3 éléments : . que ce n’est pas au sens juridique mais éco & socio. ont un pouvoir de fait (possesseurs).L’hérédité : Lorsque le titulaire du droit de propriété décède. NB : Aujourd’hui ce caractère est en déclin car intérêt général prend de + en + de place. . la séparer… NB : Une restriction => Notion d’indivision  Perpétuel : Le droit de propriété ne s’éteint jamais. la céder. Cf. /!\ Le fait pour un propriétaire de ne pas utiliser sa chose quelque soit le temps écoulé. il y a une publicité foncière. ce droit ne s’éteint pas et est immédiatement transmis aux héritiers.code civil apporte de l’importance au droit de propriété c. De ce titre. Exemple : A Paris. la louer.  Absolu : Il est opposable à tous : C’est un droit réel (parce que ce droit de propriété porte sur une chose).à. Ce dernier a un pouvoir de droit mais les occupants qui ne sont pas des propriétaires. En est-il toujours propriétaire ? Oui.

La chose abandonnée ne supporte plus de droit de propriété.Sous section 2 : Prérogatives du droit de propriété 3 prérogatives : Usus (utiliser) des biens). fructus (recueillir les fruits). je le pose sur le trottoir et l’oublie. Exemple 2 : Même faits mais je le pose dans une déchèterie : Il y a abandon dans ce cas (il faut que l’abandon soit clairement exprimé).  Usus : Utilisation au quotidien . bien que le droit de propriété soit fort. Juridiquement. Résultats : A propos du droit de propriété. . aucun acte pour le meuble. Exemple 1 : Je déménage à Paris. => Même solution . Pourtant. ils peuvent être séparés mais dans la réalité c’est une bipolarité. Quelqu’un le prend. les conflits qui vont naitre. il peut y avoir conflit sur la propriété entre propriétaire et un possesseur.Constitution d’un droit réel : Exemple : Les servitudes => Autoriser une personne à passer sur un terrain par acte notarié (immeuble). C’est ce qu’on appelle les res derelictae (ne pas confondre avec les res nullius qui n’ont jamais eu de droit de propriété). Résultat : Aucun abandon. Section 2 : Définitions négatives du droit de propriété Dans un Etat de droit. => Droit de propriété n’est pas en danger. je sors mon vélo de l’appart. marginalement. Ceci est complexifié par 2 situations qui ressemblent à la possession qui sont la détention et la propriété apparente mais la différence fondamentale c’est que les 2 dernières citées ne donnent aucun droit à ceux qui s’en prévalent. il existe dans la loi des limites à la toute puissance des droits de propriétaire notamment quand surgit un cas de possession. les situations factuelles sont extrêmement tranchées : Soit on est propriétaire d’un bien ou soit locataire d’un bien ou alors on a emprunté un bien. abusus (faire ce que l’on veut des biens). vont automatiquement opposés le propriétaire au possesseur. Cependant.  Abusus : Droit de disposer => Le titulaire de l’abusus possède la faculté de modifier la situation juridique du bien. . il n’y aura jamais de conflit entre propriétaire et propriétaire apparent ou détenteur.  Fructus : Fruits qui incluent une périodicité (ex : loyers) . En revanche.Abandon : Le propriétaire abandonne son droit de propriété (volonté manifeste du propriétaire). 3 possibilités : . Dans ces situations. généralement.Il peut aliéner càd transférer son droit de propriété de son patrimoine dans le patrimoine d’une autre personne.

dans un conflit entre un propriétaire et un tiers sur un droit de propriétaire. il n’y a plus de droit de propriété. .  Même histoire que la montre mais celle-ci est déposée dans une déchèterie. Quelques semaines plus tard je la retrouve au poigné d’un autre étudiant. Le propriétaire revient et entre en conflit avec le SDF.- Comme la possession. Il va donc falloir identifier possession par rapport à détention et propriété apparente. à des conditions déterminées. Cet article est plus ou moins conforme à la réalité juridique en ce sens que la possession ne doit jamais être confondue avec la détention.  Le propriétaire d’une voiture dont celle-ci a été volé par un tiers. A quoi correspondent ces situations marginales ? Première série d’exemple :  Un propriétaire ferme sa maison et part faire un tour du monde pendant 10 ans. exercer les attributs du droit de propriété alors même soit : que l’on sait parfaitement ne pas être le propriétaire . possesseur ou propriétaire apparent.d. Le propriétaire reconnait sa voiture. la propriété apparente sont assez proches dans les faits. Ce dernier ne veut pas la rendre. il fracture la porte et s’y installe. La possession est le résultat d’un pouvoir de faits alors que la détention est un pouvoir de droit. il faudra vérifier si ce tiers est détenteur. Un SDF a remarqué cette maison fermé. la détention. Conflit entre propriétaire & tiers. c’est se comporter à son égard comme si on en était le propriétaire c. A) Notion de possession Avoir la possession d’une chose. il veut la récupérer mais le tiers s’y oppose.à. il faut déterminer si c’est un propriétaire apparent ? Détenteur ? Possesseur ? => Dans ces derniers cas.  Je perds ma montre dans un amphi. Les conséquences de ces faits nous conduisent à affirmer que le droit de propriété est un droit défini mais il y a une limite juridique qui est celle de la possession. 2255 aborde la possession : « Il y a possession lorsqu’il y a détention ou jouissance d’un droit que nous tenons… ». c’est un possesseur. la loi a fait que. Sous section 1 : Possession & définition voisine Art. Deuxième série :  Même fait que le SDF et la maison mais on passe de 10 ans à 40 ans. => Abandon volontaire Dans cette série de cas. Dans chacun de ces cas.

D) La propriété apparente Ce n’est pas celui qui utilise la chose qui se croit propriétaire. Suis-je propriétaire ? Non. le locataire est le détenteur. Bonne C) Détention Exemple : Propriétaire met en location son bien (appart & véhicule). il y a un point commun de cette possession : C’est une situation de pure fait car il n’y a pas de droit de propriété. Possesseur => Personne qui a une chose mais n’en ait pas le propriétaire. Est une situation de fait à laquelle la loi peut attacher des conséquences importantes dans le cas où l’on passerait de la bonne foi à la mauvaise foi. je loue un appart par contrat. Je reste dans l’appart et l’entretien. on s’aperçoit que soit le testament est un faux soit héritier n’en est pas un. Rappel : Pour la bonne foi. ce sont les autres (tiers ou entourage) qui croient que la personne qui utilise la chose est propriétaire (Pas proposé au partiel).- que l’on croit être le propriétaire mais juridiquement on ne l’est pas : Exemple pour meubles : J’achète un véhicule volé dans une concession auto. Dans ce cas. Le proprio veut récupérer son vélo quelque temps après. le proprio revient et me demande de partir. Seul dans un conflit avec le proprio. Le rapport propriétaire/détenteur n’est pas un rapport de fait mais de droit car il y a un contrat signé. . Un tiers loue cet appart/véhicule. car celui qui l’a vendu n’était pas propriétaire donc il n’y a pas eu de transfert de droit de propriétaire. Exemple : Je suis étudiant. il n’y a aucun conflit. la possession nous intéresse. il sait qu’il n’est pas le propriétaire. je le récupère. Pour les raisons évoquées. /!\ Ne pas confondre possession avec occupation. Exemple : Un propriétaire abandonne un vélo. Suis-je propriétaire ? Non car il n’a pas de droit de propriété. Je ne paie plus le loyer et le proprio part faire le tour du monde. Dans ce cas. L’étudiant est détenteur (contrat signé). Exemple pour immeubles : J’achète un appart par acte notarié par une personne qui vient d’en hériter. il faut avoir acheté le meuble chez un marchand ou un immeuble chez un notaire. 40 ans plus tard. la loi fait une différence : bonne foi ou mauvaise foi. NB : Dans ces situations. on constate qu’il y a mauvaise ou bonne foi du possesseur. Quelque temps plus tard.

. il faut qu’il y ait ses 2 éléments. non interrompu. transmission (Ex : Mon père est possesseur d’une montre de grande valeur sur un trottoir depuis 10 ans. non équivoque. continue. Interversion de titre (Ex : J’achète un appart chez un notaire auprès d’un proprio qui vient d’en hériter. il faut qu’elle soit efficace. art. Je pars faire le tour du monde et je loue/prête la maison à un ami qui est chargé de l’entretenir et cela dure 25 ans. NB : Perte de la possession se fait en perdant sans le corpus ou l’animus ou les deux à la fois). clandestinité. Pour que le possesseur puisse traduire sa possession en effet juridique => 3 conditions :  Eléments d’acquisition de la possession exige de vérifier le corpus (élément visible et matériel => Quand le possesseur fait publiquement les actes de maitre) & l’animus. Le proprio apparait et me demande de partir. équivoque et la discontinuité). j’ouvre la porte je m’y installe et je l’entretiens pendant 5 ans. Il faut donc qu’elle soit exempte de vice (pas de violence. On est donc en présence d’un possesseur. Il n’y a donc plus de maitre.  Existence de cette possession : L’ordre chronologique est nécessaire. paisible. & publique. Il ne peut y avoir un conflit entre le proprio et l’occupant car il a abandonné le vélo. En fait l’héritier l’était au titre d’un faux testament. 2276). Quand une personne est possesseur c’est quand il y a en face de celle-ci un vrai propriétaire. La possession est de 20 ans dans ce cas) . La personne récupérant le vélo est un occupant : appréhension d’une chose n’a plus de droit de propriété (dans le cas où il y a des res nullius et res derelictae cf. 25 ans après je rentre. Pour qu’elle existe. Il me donne cette montre que je possède pendant encore 10 ans jusqu’à l’apparition du proprio. Animus domini c’est posséder en manifestant l’intention de maitre. Il ne se délecte jamais. Pour qu’il y ait acquisition ou constitution. /!\ La prescription acquisitive de 30 ans pour la mauvaise foi ne vaut que pour les immeubles. Les techniques de possession possibles : appréhender la chose . L’exercice du corpus par un possesseur peut être utilement délégué à un tiers qui exercera à son compte le corpus : Exemple : Je remarque une maison abandonnée. Dans cas j’ai un titre de propriété donc je deviens possesseur.L’abandon du vélo est une renonciation du droit de propriété.

 En matière d’immeuble. Ex : Vol d’un tableau que j’expose dans un appart où seul des amis y sont autorisés. Ex : Le possesseur ne peut être évincé de sa chose par la violence. Y avait-il discontinuité ou pas dans ce cas ? Il y avait continuité. Equivoque = C’est quand on n’arrive pas à déterminer si c’est une possession ou détention. il faut la bonne foi & le juste titre : c’est un titre (acte authentique) que s’il émanait du véritable propriétaire. Dans ce cas. Interruption est-il un vice de possession ? Non car c’est la disparition de la possession Violence = Ne peut être invoquée que par la victime (proprio). Mais la violence étant cessé. Clandestinité = C’est quand la possession est dissimulé aux tiers. le caractère est paisible. Elle décède. je prends un fusil pour détruire la porte. C’est donc le propriétaire qui doit prouver. qui existe. j’ai un titre de propriété donc je deviens possesseur. Si j’ai un juste titre et que je savais qu’il était faux. Dans l’exemple. j’occupe la maison en les menaçant de représailles physique.  Les effets de la possession : On est en présence d’une possession qui est constituée. Ex 2 : Une famille de proprio que j’expulse par la force.Discontinuité = Accomplir des actes de corpus l’intermittence est une question de fait : Exemple : Je pars en vacances et je remarque une maison abandonnée. A) Effets généraux de la possession Dans tous les conflits avec le vrai proprio. Ex : Je suis hôtelier. On est en présence d’un acte de violence. Dans ce cours la précarité n’est pas un vice de possession car elle touche l’animus. => La clandestinité. On est en présence d’une violence perpétuelle. on peut ignorer que l’héritier a fait un testament. la possession donne la qualité de défendeur. Les héritiers se présentent et veulent récupérer le bijou. En fait l’héritier l’était au titre d’un faux testament. Il est protégé par la loi. je suis de mauvaise foi. Ex : Je vole un véhicule et je roule avec des faux papiers. Exemple : J’achète un appart chez un notaire auprès d’un proprio qui vient d’en hériter. Ex 1 : Je vois une maison abandonnée.  S’il y a bonne foi en matière de meuble je deviens propriétaire. aurait transmis la propriété. je finis par l’occuper et j’y viens pendant 10 ans toutes les vacs. Elle peut cesser. Les effets seront différents s’il s’agit de bonne foi ou mauvaise foi. 1) Présomption de propriété . j’ai un coffre fort pour mes clients et une personne âgée dépose un diamant.

B) Effets particuliers de la possession de bonne foi BF = Croyance erroné que le possesseur a d’être propriétaire.  Meubles (cf. NB : Si j’ai le juste titre mais je sais que celui qui vend n’est pas le proprio. art 2276) : Si bonne foi. si perte d’un élément de la possession. propriété immédiate. La BF signifie que lorsque j’ai acheté l’immeuble.  Immeubles : Elle donne la qualité de défendeur. 2) Acquisition La possession peut conduire à l’acquisition de la propriété. j’ignorai qu’il y avait le faux testament.  BF en matière d’immeubles : Pour qu’un possesseur d’immeuble puisse acquérir plus rapidement. 3ème étape => En face du conflit. il faut 2 conditions : Etre de BF & posséder un juste titre !!! Avoir un juste titre ne signifie pas automatiquement être de BF !!! Un juste titre est un acte fait chez le notaire qui s’il avait été conclu par le propriétaire aurait transmis la propriété. Mais cette présomption a un sens différent en matière de meubles et d’immeubles. Je ne suis pas de BF donc pas de prescription acquisitive. Exemple : Un héritier me vend l’immeuble qu’il vient d’hériter par acte authentique. Résultat : Héritier n’en est plus un. cette dernière n’existe plus Méthode pour le partiel : 1ère étape => Qualifier le bien : Meubles ou immeubles 2ème étape => Qualités juridiques des intervenants au conflit : Qui est le propriétaire ? Tout bien a un proprio sauf res nullius et res derelictae.  Meubles : Instantanée si bonne foi & mauvaise foi : Plus de prescription trentenaire depuis qu’elle a été supprimée par la loi de 2008.  BF en matière de meubles : Achat dans des conditions normales de commerce (marchand…) /!\ S’agissant de la possession. qui y a-t-il ? Possesseur (ne pas confondre le possesseur avec celui qui occupe = s’empare d’une chose qui n’a pas de maitre) . Mais le testament était faux.  Immeubles : Bonne foi : 10 ans & Mauvaise foi : 30 ans.Le propriétaire est présumé propriétaire contrairement au détenteur.

.Exemple : Un proprio qui abandonne un vélo dans une déchèterie et je le récupère. En théorie. Ensuite => Constitution de la possession. existence la possession et BF ou MF. il peut y avoir une possession de BF mais viciée. /!\ Ne pas confondre avec le détenteur car ce dernier ne sera jamais possesseur et ne l’étant jamais il ne pourra jamais obtenir la prescription acquisitive. Celui qui l’a abandonné peut-il me le reprendre ? Non car il l’a abandonné et a ainsi perdu son droit de propriété. Tout ce qui est incorporé dans une construction devient un immeuble par nature. Rappels : En ce qui concerne le droit à l’image/vie privée : Quelque soit le support portant atteinte à violation de la vie privée : Ce sera la vie privée.