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Projet de Centre de Développement Wurodinisso / Section Agropastorale

(Phase 1)

I. TITRE DU PROJET :

Projet de Centre de Développement Wurodinisso / Section Agropastorale


en zone rural de Bobo-Dioulasso

II. IDENTIFICATION DE L’ORGANISATION PROMOTRICE DU PROJET :

La Fondation Wurodini Service (FWS) est une association apolitique à but non lucratif basée à
Bobo-Dioulasso. La FWS a pour vocation de participer au développement socio-économique et
Spirituel des populations pauvres et défavorisées, vivant en zone urbaine et en milieu rural de
la région de Bobo-Dioulasso au Burkina Faso, sans distinction de race ou de religion, en vue de
leur épanouissement intégral. La FWS est officiellement reconnue par les autorités du Burkina
Faso par Récépissé de déclaration d’existence N° 2006-
030/MATD/RHBS/PHUE/HCBDLS/SG/DAG du 04 Avril 2006 et enregistré au journal
officiel du Burkina Faso N° 37 du 14 Septembre 2006. L’adresse de contact de la FWS est la
suivante :

Fondation Wurodini Service (FWS)


02 BP 1722 Bobo-Dioulasso 02
Burkina Faso
Tél (226) 20 97 61 57 / 70 22 91 06 / 76 09 20 35
Email: fondawuroser@yahoo.fr
Sites Web: http://fws.journeemissions.net ; http://www.membres.lycos.fr/etof
Compte Bancaire: BACB 0197362301-74 (domicilier à Bobo-Dioulasso au Burkina Faso)
Compte Postal : CCP 10481-F Ouagadougou

III. COÛT DE LA REALISATION DU PRPJET :

Le coût de la réalisation du projet est estimé à :


- Appui financier sollicité = 63.107.294 FCFA ou 96.207 EURO
- Participation locale = 7.011.921 FCFA ou 10.689 EURO
________________
Coût total du projet = 70.119.408 FCFA ou 106.897 EURO

IV. REPONDANT JURIDIQUE :

Le répondant juridique du projet est le Pasteur Samuel SANOU qui est le Président Fondateur
de la FWS (Fondation Wurodini Service). Le Pasteur Samuel SANOU occupe également des
postes de responsabilités au sein de son Eglise. A ce titre, il est actuellement le Vice-Président
de l’Eglise de l’Alliance Chrétienne du Burkina Faso après avoir occupé le poste de Président
National de la date Eglise pendant six ans. Le Pasteur Samuel SANOU est le Pasteur Principal
de l’Eglise Evangélique de Colsama « Temple Béthel » à Bobo-Dioulasso. Cette église locale
qu’il a fondé en 1990 avec son épouse au Secteur 21 de Bobo-Dioulasso, compte aujourd’hui
plus de quatre cent membres.

V. GESTION DU PROJET :

Le Comité de Gestion du Projet de Centre de Développement Wurodinisso / Section


Agropastorale est constitué du Conseil d’Administration de la FWS, du Chef de Projet et des
Responsables techniques des composants du projet. Le Président du Comité est le Président de
l’association.
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VI. JUSTIFICATION DU PROJET :

Le Burkina Faso, pays enclavé, d’une superficie de 274.200 km² est situé dans la zone sub-
saharienne. Estimée à 11,8 millions d’habitants en 2002, la population burkinabé s’est accrue de
2,4% par ans sur la période de 1980-2002 (Banque Mondiale, 2004d). Selon les Nations Unies, le
Burkina Faso est l’un des pays les plus pauvres du monde. Il est classé au 175e rang sur l’échelle
du développement humain des Nations Unies, qui compte 177 pays (Nations Unies, 2004). En
2002, le revenu national brut par habitant était de 250 dollars US (Banque Mondiale, 2004d). En
2003, 46,4% de la population burkinabé vivait en-dessous du seuil de la pauvreté (Banque
Mondiale, 2004d). Le seuil de la pauvreté absolue, estimé en Avril-Juillet 2003 au Burkina Faso,
est de 82.672 FCFA par personne et par an. Dans un pays comme le Burkina Faso, le problème de
l’emploi est essentiel pour lutter véritablement contre la pauvreté. 83% de la population burkinabé
est rurale (Banque Mondiale, 2004d). Plus de 90% des pauvres au Burkina Faso vivent en milieu
rural. Etant donné que la large majorité de la population burkinabé vie en milieu rural, la réduction
de la pauvreté au Burkina Faso, y compris les objectifs du millénaire pour le développement
(OMD) ne pourront être atteint si cette grande majorité de la population n’est pas dans le
processus. La population du Burkina Faso est jeune (47% a moins de 15 ans) et très mobile, aussi
bien à l’intérieur (migrations internes) qu’à l’extérieur du pays (migration internationales,
essentiellement vers la sous-région). Avec un taux brut de scolarisation de 40% et un taux
d’alphabétisation des adultes de 26% (Banque Mondiale, 2004d), le niveau d’éducation de la
population est très faible et constitue un handicap au développement économique ainsi qu’à
l’amélioration des pratiques sanitaires. Le taux de mortalité infanto-juvénile burkinabé est l’un des
plus élevé au monde. Les enfants sont victimes des conséquences de la pauvreté de leurs parents.
En milieu rural les taux de mortalité infantile (concernant les enfants de moins de 1 an) et infanto-
juvénile (enfants de moins de 5 ans) sont supérieurs de 35% environ à ceux que l’on trouve en
milieu urbain (INSD, 2003). Mais l’écart entre ces taux était encore plus important lors de
l’enquête EDS précédente, celle de 1998-1999 : Ces deux indicateurs étaient estimés
respectivement à 113,2 et 234,7 en milieu rural contre 67,4 et 129,1 en milieu urbain, pour 1.000
naissances vivantes (INSD, 1998). En milieu rural, près d’un enfant sur cinq souffre de
malnutrition. Par ailleurs, pour 8,4% des enfants vivants en milieu urbain qui souffrent d’un grave
retard de croissance, on en compte 17,8% en milieu rural. De même, lorsqu’on trouve en milieu
urbain une proportion de 4,5% d’enfants souffrant d’un grave déficit pondéral, celui-ci passe à
12,8% en milieu rural. Le taux de fécondité parmi les femmes vivant à la campagne sont presque
deux fois plus élevés que ceux des femmes qui habitent en ville. De manière encore plus parlante,
1000 jeunes femmes de 15 à 19 ans vivant en milieu rural, ont déjà donné naissance à 157 enfants,
contre seulement 64 en ville. Il existe différentes caractéristiques socio-économiques qui peuvent
avoir un effet soit direct, soit indirect sur les performances en matière de santé, nutrition et
population (SNP) des ménages burkinabé vivant en milieu urbain ou en milieu rural. On pense
d’abord aux questions concernant l’accès aux services de santé, le niveau et le mode de revenus,
les pratiques traditionnelle (facteurs culturels) ou, encore, les conditions de vie des ménages.

L’accès à la terre et sa culture, représente une importante source de revenu en milieu rural.
L’accès à la terre est considéré comme un déterminant important de la pauvreté. L’accès ne serait-
ce qu’à un lopin de terre est une question qui peut avoir une influence importante sur les conditions
de vie des ménages ; notamment au plan sanitaire. En effet, un ménage qui peut cultiver quelques
produits de bases parvient à pourvoir à un minimum de subsistance et même, parfois, à obtenir un
revenu supplémentaire. D’une certaine façon, on peut dire que l’accès à la terre représente pour un
ménage une certaine qualité de vie minimum. Cependant, l’accès à la terre n’offre pas
nécessairement la garantie de plus de richesses (République du B.F.,2003). l’Enquête prioritaire
2003 révèle qu’en 1998, 77,2% des ménages burkinabé avaient accès à la terre. En 2003, l’enquête
en recensait 89%. Cette augmentation est peut-être due à la fragmentation plus grande des terres,
plus de ménages ayant accès à des terre plus petites. Cependant, les données montrent aussi que si
95% des ménages en milieu rural ont accès à la terre, 66% des Urbains en bénéficient également.
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Par ailleurs, les lopins de terre appartenant aux ménages des milieux ruraux sont généralement plus
grands que ceux appartenant aux ménages urbains. En revanche, 20,3%des pauvres en ville n’ont
pas accès à la terre contre seulement 3,2% en milieu rural.

La question de l’emploi et de la lutte contre la pauvreté, ne laisse personne indifférente au


Burkina Faso. L’engagement politique des autorités du pays au plus haut niveau dans la lutte
contre la pauvreté est très encourageant. En effet, le Burkina Faso a été l’un des premiers pays à
compléter un cadre stratégique de lutte contre la pauvreté (CSLP). Ce dernier a été développé par
le gouvernement du Burkina Faso en Juin 2000. Il identifie les causes de la pauvreté, propose des
stratégies pour la réduire et décrit des méthodologies pour évaluer les progrès en vue de l’atteinte
des objectifs visés. Depuis 2000, le Burkina Faso a mis en œuvre, de manière satisfaisante, ce
cadre stratégique de lutte contre la pauvreté et l’a également récemment mis à jour (2e CSLP,
Janvier 2004). A travers ce plan, le gouvernement burkinabé a choisi d’orienter sa stratégie de
réduction de la pauvreté autour de quatre axes majeurs, à savoir :
- L’accélération de la croissance fondée sur l’équité.
- L’amélioration de l’accès des plus pauvres aux services sociaux de base et à la protection
sociale.
- L’élargissement des opportunités d’emploi et des activités génératrices de revenus pour les
pauvres.
- La promotion de la bonne gouvernance.

En plus le sommet de 2004 et plusieurs autres rencontres de grandes importances tenues à


Ouagadougou sous l’initiative du Chef de l’Etat de notre pays pour débattre de la question de
l’emplois et de la lutte contre la pauvreté et pour dégager des pistes de solution pour nos Etats en
Afrique, ainsi que l’organisation biennale de la journée du paysan au Burkina Faso, placée sous
l’égide du Chef de l’Etat, sont des preuves de cet engagement politique des plus hautes autorités
du Burkina Faso sur la question de l’emploi et de la lutte contre la pauvreté, engagement que nous
devons saluer mais aussi soutenir par tous les moyens. Depuis le début des année 1990, le Burkina
Faso a entrepris d’importantes réformes économiques avec le soutien notamment de la Banque
mondiale, du Fond Monétaire International (FMI) et d’autres partenaires au développement. Entre
1997 et 2001, le produit intérieur brut (PIB) réel a connu un taux de croissance de l’ordre de 5,1%
en moyenne par an. Le taux annuel n’était que de 3,5% en moyenne entre 1989 et 1996. Malgré les
efforts de ces dernières années, l’économie burkinabé reste encore très fragile. Le secteur agricole
demeure important : il occupe 91% de la population active et représente près de 40% du produit
intérieur brut (PIB). Le coton constitue une source très importante des recettes d’exportation
(environ 60%), mais la variation des cours de cette matière sur le marché mondial en fait un
secteur vulnérable. Le secteur industriel représente 18% du PIB, mais il reste peu dynamique en
dehors du secteur moderne des Bâtiments et des Travaux Public (BTP). Le secteur tertiaire, avec
près de 40% du PIB, constitue quant à lui un moteur important de la croissance de l’économie
burkinabé. Cette économie se caractérise également par un secteur informel important, notamment
en milieu urbain, ce qui résulte du manque d’opportunités dans le secteur formel mais démontre
aussi le fort dynamisme des populations.

Devant cette situation de manque d’emploi et de pauvreté accrue en milieu rural, de l’exode rural
des jeunes déscolarisé, du fort taux de décès infantile et infanto-juvénile, avec toute les
conséquences morales que cela entraîne au niveau des populations, vue l’implication des autorités
du Burkina Faso dans la recherche de solutions au problème et vue les opportunités de croissance
possible dans le secteur de Agriculture et de l’élevage, la FWS s’est engagé au côté des autorités
du pays et de tous les autres acteurs pour apporter sa contribution dans la création d’emplois et la
lutte contre la pauvreté. Ce qui a prévalu à l’élaboration de ce Projet de Centre de Développement
Wurodinisso / Section Agropastorale, pour participer au bien-être des populations rurales
bénéficiaires du projet par l’accroissement de leurs revenus.
-4-

VII. LOCALISATION DU PROJET :

Le Projet de Centre de Développement Wurodinisso / Section Agropastorale, sera réalisé en


vue de promouvoir la lutte contre la pauvreté par la création d’emplois parmi les jeunes
déscolarisés en milieu rural de Bobo-Dioulasso. En langue locales bobomadarè et dioula,
« Wurodinisso » signifie : « La maison où Dieu partage ». Le développement est une forte
préoccupation des dirigeants africains. Le Burkina Faso a accueilli en 2004 le sommet de l’Union
Africaine sur le thème « Pour l’emploi et contre la pauvreté en Afrique ». La loi du système libéral
capitaliste de la mondialisation avec son cortège de différentiels économiques et d’existence dans
un contexte de mobilité commerciale pour maximaliser les profits, nous pouvons avec raison nous
poser la question de savoir que deviennent les populations qui sont les plus fragiles et les plus
faibles ? Comment peuvent-ils relever la tête dans ce contexte ? Bobo-Dioulasso, deuxième ville
du Burkina Faso, chef lieu de la Région des Hauts-Bassins et de la Province du Houet, située à
l’ouest du pays sur un plateau bénéficiant d’un climat moins chaud qu’ailleurs, encore appelé
capitale économique du pays, couvre une superficie de 13.678 ha et comptait au recensement de
1985, 231.162 habitant. Le taux de croissance est de 7,23%, ce qui donne pour 1995, 412.000
habitants (source : un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre). La commune de Bobo-Dioulasso
est organisée en trois (3) arrondissements qui sont : Arrondissement de Dô, Arrondissement de
Dafra, et Arrondissement de Konsa. A la commune de Bobo-Dioulasso sont rattachés 35 villages
autour de la ville de Bobo-Dioulasso. Les jeunes déscolarisés en milieu rural, à cause du manque
de formation en agriculture moderne et en élevage ainsi que du manque de fond pour avoir
l’équipements agricoles ou d’élevage, désespérés du manque du bien-être en milieu rural, fuient
pour venir grossir le nombre des sans emplois et des laissés pour compte dans la ville de Bobo-
Dioulasso, ou poursuive leur aventure avec tous les risques pour se rendre dans d’autres pays à la
recherche du bien-être. Face à cette situation qui fragilise la vie des populations de Bobo-Dioulasso
et de sa zone rurale, au regard de l’esprit d’initiative individuel et collectif de la population de se
battre pour survivre, se qui est une attitude positive qui consiste à regarder toujours en avant et de
mettre en œuvre les moyens disponibles à tous les niveaux, la FWS en initiant ce Projet de Centre
de Développement Wurodinisso / Section Agropastorale, situé en zone rurale à Santidougou
(village rattaché à la commune de Bobo-Dioulasso) sur la route de Doufiguisso à 23km de Bobo-
Dioulasso sur l’axe Bobo – Dédougou sur un vaste domaine (4ha pour la construction du Centre et
des possibilités d’acquisition dans la même zone plus d’une trentaine d’hectares pour faire les
productions agricoles, d’élevage et maraîchère), la FWS veut contribuer par des actions de
développement dans le domaine de l’agriculture moderne et de l’élevage, à apporter une réponse
au problème de manque d’emplois et de pauvreté accrue en milieu rural qui fragilise et affaibli ces
populations rurales de Bobo-Dioulasso qui luttent inlassablement, avec les ressources limités dont
ils disposent, pour leur bien-être. L’Etat est bien sûr un acteur au développement. Cependant, le
développement d’un pays ne se passe pas seulement par le sommet, mais aussi par les acteurs du
terrains eux-mêmes en s’appuyant sur les populations qui sont les acteurs qui ont besoin
simplement d’être appuyés et accompagnés dans leurs initiatives de développement. Dans un tel
contexte, la réalisation du Projet de Centre de Développement Wurodinisso / Section Agro-
Pastorale permettra de contribuer à la croissance de l’économie de Bobo-Dioulasso et de sa région
et de lutter contre l’exode rural des jeunes vers la ville. Pour la mise en œuvre du projet, la FWS
collaborera avec des partenaires sur place, les services publics et privés travaillant dans le
domaines de l’agriculture, de l’élevage, de l’environnement et de l’eau ; elle bénéficiera de l’appui
de l’administration et des collectivités locales. En plus des partenaires locaux, la FWS cherchera à
bénéficier aussi des expertises de partenaires de l’extérieur spécialisés dans ses domaines
d’interventions. Déjà sur place, nous bénéficions des conseils de Mr BAZONGO Alain qui est un
jeune ingénieur en développement rural. Il est disposé à nous accompagner dans la mise en œuvre
de notre projet. Nous avons aussi des contacts sur place à Bobo-Dioulasso avec des éleveurs dont
un ingénieur spécialisé en élevage qui exploite une ferme. Ce dernier nous sera d’une très grande
utilité dans la mise en œuvre de notre projet.
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VIII. DESCRIPTION DU PROJET :

Le but du projet correspond à la vision multidimensionnelle de la FWS en matière de


développement : Il s’agit de participer au développement socio-économique et spirituel des
populations pour leur épanouissement intégral.

1. Objectif global :

L’objectif global visé par la réalisation de ce Projet de Centre de Développement


Wurodinisso / Section Agropastorale, est de lutter contre la pauvreté en milieu rural
en participant au développement socio-économique des populations pauvres et
défavorisées de sept villages situés dans la zone implantation du projet à Santidougou
à 23km de Bobo-Dioulasso sur l’axe Bobo – Dédougou.

2. Objectifs spécifiques :

- Former en agriculture, en élevage et en maraîchage moderne 60 producteurs et les équiper en vue


de donner un modèle de développement qui apporte de la croissance aux populations rurales basé
sur l’amélioration de la productivité et la transformation local des produits locaux;
- Créer des possibilités d’emplois dans le secteur de l’agriculture, de maraîchage, de l’élevage et du
bâtiment pour 160 jeunes déscolarisés en milieu rural, à même de les permettre d’avoir des revenus
pour se prendre en charge, de subvenir à leurs besoins et à ceux de leur famille ;
- Lutter contre l’exode rural de 160 jeunes déscolarisés des villages vers les villes ou hors du pays,
en leur permettant par la professionnalisation de l’agriculture, de l’élevage et de la culture
maraîchère, et par les opportunités d’emplois dans le secteur du bâtiment, de vivre et de
s’épanouir en milieu rural grâce au fruit de leur travail;
- Améliorer les performances en matière de santé, nutrition et population des ménages vivant dans
les sept (07) villages autour du site du projet en milieu rural, par l’accroissement des revenus des
ménages, l’alphabétisation, par l’information, l’éducation, et la formation sur des sujets liés à l’eau
potable, au logement, à l’hygiène, à l’alimentation et à d’autres questions de développement ;
- Aider à faire entendre la voix des producteurs des sept (07) villages impliqués dans la mise en
œuvre du projet, auprès des décideurs sur des questions liées à l’accès à la terre pour les hommes
comme pour les femmes, à l’allègement de la fiscalité sur les intrants et matériels agricole et
d’élevage, à la gestion de l’aide alimentaire international, à l’écoulement, la transformation et la
consommation des produits, etc.
- Favoriser des échanges d’expérience entre producteurs locaux des sept (07) villages et d’autres
producteurs au plan national et international, en vue de permettre des transferts de compétences et
de nouvelles technologies dans le domaine de l’agriculture et de l’élevage entraînant l’amélioration
de la productivité nationale et permettant d’établir le rapport qualité/coût pour une bonne
compétitivité de nos produits sur le marché national et international.

3. Résultats attendus :

La réalisation du Projet de Centre de Développement Wurodinisso / Section Agropastorale,


permettra d’atteindre les résultats suivants :

- Réduction de la pauvreté et de la misère pour 160 ménages dans la zone d’intervention du


projet en milieu rural par la formation et l’équipement des producteurs en agriculture, en
élevage et en maraîchage moderne, la mise en place de banques de céréales pour le
renforcement de la sécurité alimentaire, la transformation et la commercialisation de
produits locaux ;
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- Réduction de l’exode rural de 160 jeunes déscolarisés grâce au renforcement des capacités
socio-économiques des jeunes vivant en milieu rural et à l’amélioration de leur niveau de
vie ainsi que des membres de leur famille ;
- Réduction de l’analphabétisme grâce à l’ouverture de centres d’alphabétisations
fonctionnels pour les populations des sept (07) de la zone d’intervention du projet, à mise
en œuvre des actions en faveur de la scolarisation des enfants notamment des jeunes filles ;
- Réduction de l’ignorance des populations des sept (07) villages de la zone d’intervention
du projet en vue d’un changement positif des mentalités et des comportements dans le
domaine de la santé, de l’hygiène, de l’alimentation, de l’environnement, de l’éducation à
la vie familiale, de l’éducation à la vie sexuelle, de l’éducation à la vie spirituelle (le plus
grand besoin des pauvres, comme de tout être humain, est d’être réconcilié avec Dieu et
d’échapper à sa colère) , etc., grâce au moyen IEC/CCC à travers des séminaires de
formation et des ateliers l’information et à la formation des groupes de populations cibles ;
- Diminution du fort taux de mortalité infantile et infanto-juvénil grâce à la mise à
disposition de l’eau potable pour les populations riveraines du projets, à l’amélioration des
revenus des 160 ménages bénéficiaires directs du projet, et à terme à l’amélioration de la
couverture sanitaire dans la zone d’intervention du projet.

4. Durée :

Le financement est sollicité pour une période de deux ans.


Début : Juin 2007
Fin prévue : Juin 2009
Après cette période le projet devra être à mesure de se prendre en charge.

5. Calendrier prévisionnel d’exécution des activités (l’ensemble du projet) :

Objectif Spécifique Activités à réaliser Responsable de Période d’exécution


l’exécution
Former et équiper 40 - Construction des salles Chef de Projet et les Juin 2007 à Juin 2009
producteurs agricoles de classe, des dortoirs et membres de l’équipe du
pendant deux ans. des logements ; projet.
- Acquisition du matériel
technique agricole ;
- Recrutement des
formateurs en techniques
agricoles;
- Recrutement les
apprenants des
techniques de production
agricole ;
- Formation les
apprenants.
Former et équiper 20 - Construction des salles Chef de Projet et les Juin 2007 à Juin 2009
éleveurs pendant deux de classe, des dortoirs et membres de l’équipe du
ans. des logements ; projet.
- Acquisition du matériel
technique d’élevage ;
- Recrutement des
formateurs en techniques
d’élevage ;
- Recrutement des
apprenants des
techniques de production
d’élevage ;
- Formation les
apprenants.
Créer des emplois Recrutement du Chef de Projet et les Juin 2007 à Juin 2009
permanents et temporels personnel permanent et membres de l’équipe du
pour 100 personnes des ouvriers temporels. projet.
Alphabétiser et informer - Recrutement d’un (e) Chef de Projet et les Juin 2007 à Juin 2009
40 adultes par an Superviseur ; membres de l’équipe du
- Recrutement de deux projet.
animateurs (trices) ;
- Recrutement des
apprenants
- Alphabétisation des
apprenants.
Mettre en place et bien - Construction d’une Chef de Projet et les Juin 2007 à Juin 2009
gérer une banque de banque de céréale ; membres de l’équipe du
céréale - Mise en place d’une projet.
équipe de gestion de la
banque de céréale ;
- Mise en place d’un fond
pour
l’approvisionnement de
la banque de céréale ;
- Vente de vivres aux
producteurs au mois de
Juillet et Août.
Fournir l’eau potable au - Réalisation d’un puit à Chef de Projet et les Juin 2007 à Juin 2009
riverain du projet grand diamètre avec un membres de l’équipe du
château d’eau ; projet.
- Mise en place d’une
équipe de gestion du puit
- Mise de l’eau potable à
disposition des
populations.
Organiser et/ ou faire - Organisation de Chef de Projet et les Juin 2007 à Juin 2009
participer des séminaires et d’ateliers membres de l’équipe du
producteurs à des - Envoie de délégations projet.
séminaires, des ateliers de producteurs pour
et à des expositions de participer ailleurs à des
produits agricoles et séminaires, des ateliers
d’élevage - Envoie de délégation de
producteurs pour
participer à des
expositions de produits
agricoles ou d’élevage.
Organiser les - Organisation des Chef de Projet et les Juin 2007 à Juin 2009
producteurs en producteurs à s’organiser membres de l’équipe du
groupements ou en groupements ou en projet.
coopératives dans coopératives ;
chacun des sept villages - Mise en place d’une
autour du projet et équipe d’appui technique
appuyer leurs activités et de gestion de crédits
agricoles et d’élevage. aux producteurs ;
- Octroie de crédits aux
groupements et aux
coopératives pour la
réalisation de leur projets
d’équipements agricoles
ou d’élevage.
Mettre à disposition des - Construction d’un Chef de Projet et les Juin 2007 à Juin 2009
producteurs et de leur Centre de santé avec membres de l’équipe du
famille un centre de dépôt pharmaceutique ; projet.
santé et des médicaments - Equipement en matériel
de première nécessité à médical et en
un prix social. médicaments ;
- Recrutement de 2
agents de santé ;
- Mise à la disposition
des populations, des
soins de qualités et des
médicaments à un prix
social.

6. Suivi du projet :

Les indicateurs de suivi sont :


- 40 jeunes déscolarisés sont formés et équipés en agriculture, arrivent à se prendre en charge
et à s’occuper de leur famille.
- 20 éleveurs ont été formés et équipés et arrivent à améliorer leur production et à faire
l’écoulement.
- 60 emplois ont été créés en agriculture et l’élevage en milieu rural se qui a permis de fixer
sur place des jeunes déscolarisés.
- 12 emplois ont été créés par le recrutement d’un personnel permanent du Centre.
- 100 emplois temporel de mains d’œuvre spécialisée et non spécialisée ont été créés pendant
la période des constructions des infrastructures du projets.
- Le niveau de l’éducation de 100 personnes a été amélioré, leurs revenus a été augmenté et
les membres de leur famille ont une meilleur santé.
- 150 personnes au moins ont accès à l’eau potable au niveau du Centre.
- Une sécurité alimentaire est assurée pour les populations des sept villages situés dans la
zone de réalisation du projet.

Le dispositif de suivi et l’encadrement des bénéficiaires :


Pour l’encadrement des bénéficiaires et le fonctionnement du Centre un personnel de
douze personnes seront recrutés et chacun accompli sa fonction. Le personne sera
composé de :
- 1 Chef de Projet
- 1 Directeur du Centre
- 1 Secrétaire
- 1 Comptable
- 1 Formateur en techniques Agricoles
- 1 Formateur en techniques d’élevage
- 1 Superviseur des Centres d’Alphabétisation
- 2 Animateurs de Centres d’Alphabétisation
- 2 agents de santé
- 1 Gardien

Des formations seront donnés au personnel pour améliorer leurs connaissances. Un


comité de gestion mis en place contrôlera la gestion.
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7. Gestion du projet :

- Le projet sera réalisé sous la supervision du Chef de Projet qui lui-même est contrôlé par le
Conseil d’Administration de la FWS.
- Le fonctionnement quotidien du Centre de Développement Wurodinisso, sera assuré par un
Directeur avec son équipe qui rend compte au Chef de Projet.
- Des rapports de suivis et d’évaluation semestriel seront fourni aux différents intervenants et
partenaires du projet.

IX. MOYENS A METTRE EN ŒUVRE POUR LA REALISATION DU PROJET :

1. Moyens humains :

• 1 Chef de Projet
• 1 Directeur du Centre
• 1 Secrétaire
• 1 Comptable
• 1 Formateur en techniques Agricoles
• 1 Formateur en techniques d’élevage
• 1 Superviseur des Centres d’Alphabétisation
• 2 Animateurs de Centres d’Alphabétisation
• 2 agents de santé
• 1 Gardien

2. Moyens matériels :

- Les immobiliers :
• 3 logements
• 1 bureau
• 4 dortoirs
• 3 salles de classe
• 1 magasin
• 1 infirmerie avec dépôt pharmaceutique
• 2 bâtiments d’élevage ( de porcs et de moutons)
• 1 puits à grand diamètre avec un petit château d’eau
• 1 bâtiment pour abriter un moulin.

- Les mobiliers :
• 50 Tables
• 100 Chaises
• 11 armoires
• 50 Lits
• 1 Véhicule
• 3 motos
• 1 tracteur avec remorque et équipements agricoles
• 1 groupe électrogène
• 1 moto pompe avec les accessoires et outillages
• 11 panneaux solaires
• 1 moulin complet
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3. Fonctionnement :

- Les intrants, les animaux, les aliments bétails, les produits vétérinaires, les produits
pétroliers, médicaments pharmaceutiques, le matériel technique, des plantes forestières,
consommables et fournitures de bureau:

• 3 truies de race + 1 verrat soit 4 porcs.


• Mangeoire, abreuvoir, pèles, brouettes, seaux
• Aliments bétail
• déparasitage interne
• détiquage et traitement clinique
• 9 moutons femelles + 2 mâles soit 11 moutons
• 4 bœufs pour embauche
• 4 paires de bœufs pour culture attelés
• 4 charrues complètes
• 2 ânes
• des consommables et des fournitures de bureau
• Médicaments pharmaceutiques
• 2 pulvérisateurs
• 2 handy
• 2 charrettes
• 12750kg de fumures minéral
• 2500kg de fumures NPK et Urée
• 315 litres de herbicides
• 240 litres d’insecticides
• 80kg de pesticide
• 960 litres de gas-oil
• 120 litres de huile 90
• 600 litres d’essence
• semences pour la culture de coton, de maïs, de l’arachide, sésame etc

- Frais du personnel, autres services consommés, fond d’appui aux producteurs, impôts et
taxes :

• Salaires du personnel
• Part patronale du personnel
• Entretien et réparation des engins, des bâtiments et du mobilier
• Fond pour crédit agricole et d’élevage
• Visites techniques des engins
• Frais de bornage du terrain

X. AGRICULTURE

1. Volet Maïs

Des conseils pratiques pour la mise en place de la culture de maïs :

A. Préparation du sol et du semis


Durée de cycle des variétés utilisées au Burkina Faso 70 à 130 jours.
- 11 -

- Choisir une variété adaptée à la région.


- Faire un labour suivi d’une reprise avec une herse ou un pulvériseur.
- Choisir une date de semis en fonction de la variété et de la pluviométrie.
- Choisir une densité du semis en fonction de la richesse du sol, de la pluviométrie et de la
fumure.
• Densité optimale (40 à 60.000 pieds/ha, écartement entre ligne : 80 cm ;
écartement sur les lignes 40 à 50 cm).
• Quantité de semence (15 à 25 kg/ha)
• Démarier et laisser 2 plants/piquet.

B. Désherbage
Il y a deux sorte de désherbage (mécanique, chimique)
- Désherbage mécanique :
• effectuer un binage précoce pour empêcher la levée des mauvaises herbes
• effectuer 2 à 3 sarclo-binage
# faire le premier sarclage au démariage et appliquer immédiatement l’engrais
# faire les autres en fonction du dégré d’enherbement.
- Désherbage chimique :
• Il y a plusieurs types de désherbage chimique à faire
# désherbants de présemis
# désherbants de semis
# désherbants de post-semis ou de post-levée
• Il y a deux façons d’opérer le traitement
# plein air
# localisé (entre les lignes)

C. Fumure
Il y a deux engrais recommandées au Burkina Faso
- 100kg/ha NPK au semis ou après (14 23 14 61 1B)
- 100kg/ha Urée à la montaison (allongement de la tige et de l’inflorescence).

D. Variétés de maïs vulgarisées au Burkina Faso


Type d’agriculture Cycle variétal
Extra- Précoce 85 à Intermédiaire Tardif (plus
précoce 70 90 jours 95 à 110 de 110
à 85 jours jours jours)
Agriculture KEB Zone de Fô Massayomba
traditionnelle KEJ IRAT 80
Potentiel 2 à 3t/ha JFS
Agriculture améliorée MAKA ## SR21
Potentiel 3,5 à 5t/ha KPB IRAT 171
KPJ POZA 7822
FBC6 ## SR 22
IRAT200 ##
FBPC 1
FBPC2 #
FBMS ##
Agriculture intensive FBH 1 IRAT 81
Potentiel 5 à 7 t/ha FBH33 ST
FBH 34 SR
Pluviométrie/an Pluie = 600 Pluviométrie Pluviométrie Périmètre
mm = 900 mm = 900 mm irrigué
- irrigué
-12 -

# Variétés de maïs à éclater


## Variété de maïs à griller

A. Rendement de la production de maïs sur dix hectares


A titre indicatif, le tableau ci-dessous donne des informations sur le rendement en Maïs sur 10
hectares dont nous pourrons disposer non loin du site du Centre :

Définition des Superficie, poids, Coût unitaire Coût exact Coût total
travaux à effectuer volumes
Labour 10 hectares 30.000 FCFA 300.000 FCFA 300.000 FCFA ou
457 EURO
Semences 25kg/ha x10ha 225/kg 56.250 FCFA 56.250 FCFA ou 86
EURO
Fumure NPK 100kg/ha 490.000 FCFA ou
Minérale URée 200kg/ha 747 EURO
Herbicide 3l/ha= 180l 696.240 FCFA ou
1.061 EURO
Produits de Kathio 30 paquets 675F x 30 20.250 FCFA 185.250 FCFA ou
conservations plus 550 sacs 300F x 550 165.000 FCFA 283 EURO
emballages
Récolte, égrenage 55t/550 sacs 500F x 550 sacs 275.000 FCFA 275.000 FCFA ou
mise en sacs 419 EURO
Total 2.002.740 FCFA ou
investissement 3.053 EURO
Rendement /ha 5,5t/ha x 10 = 55t 75.000 F/t 4.125.000 FCFA 4.125.000 FCFA ou
tonnage récolté 6.289 EURO
Marge bénéficiaire 2.122.260 FCFA ou
3.235 EURO

2. Volet Coton

A titre indicatif, le tableau ci-dessous donne des informations sur le rendement en Coton sur 10
hectares dont nous pourrons disposer non loin du site du Centre :

Définition des Superficie, poids, Coût unitaire Coût exact Coût total
travaux à effectuer volumes
Labour 10 hectares 30.000 FCFA 300.000 FCFA 300.000 FCFA ou
457 EURO
Semences 50kg/ha x10ha 10Fha x 500 500 FCFA 5.000 FCFA ou 8
EURO
Fumure NPK Forfait 552.500 FCFA 552.500 FCFA ou
(150kg/ha) 250kg/ha x 10ha = 842 EURO
Minérale Urée 2.500 kg
(100kg/ha
Herbicide 120 litres 5.000 F/l x 120l 600.000 FCFA 600.000 FCFA ou
915 EURO
Insecticide 120 litres 3.868F/l x 120 464.160 FCFA 464.160 FCFA ou
708 EURO
Main-d’œuvre 5 occasionnels 1.500F x 5 x 10ha 75.000 FCFA 75.000 FCFA ou
occasionnelles pour 114 EURO
récolte
Total 1.996.660 FCFA ou
investissement 3.044 EURO
Rendement /ha 3t/ha x 10 = 30t 125F/kg 3.750.000 FCFA 3.750.000 FCFA ou
tonnage récolté 5.717 EURO
Marge bénéficiaire 1.753.340 FCFA ou
2.673 EURO

XI. ELEVAGE

1. Volet Mouton

- Prolifération et vente de moutons :

Effectifs : - femelles 9
- mâles 2
soit un total de 11 têtes à raison de 12.000 F/têtes soit un coût total de 132.000 FCFA.

- Aménagement de l’enclos à raison de 1m² par animal.


L’enclos est prévu pour 36 moutons. Ce nombre représente la prévision de prolifération en fin
de la quatrième année de rotation.
Le coût de l’enclos et des abreuvoirs est estimé à 200.000 FCFA
Le coût total d’achat animaux et de l’aménagement de l’enclos s’élève à la somme de 320.000
FCFA.

- Aliment pour bétail


Le pâturage est l’essentiel : 0,5kg de sous-produits par animal et par jour.

Durée de la Ration alimentaire Nombre de Coût des sous-


rotation sur 2 ans à 0,5kg/tête moutons produits
(aliments)
100F/kg
1er semestre 990 kg 11 9.900 FCFA ou
15 EURO
2e semestre 990 kg 11 9.900 FCFA ou
10 brebis 15 EURO
3e semestre 1.890 kg 21 18.900 FCFA ou
29 EURO
4e semestre 1.890 kg 21 18.900 FCFA ou
15 brebis 29 EURO
Total fin de 5.760 kg 36 57.600 FCFA ou
rotation 89 EURO
Coût total = 115.200 FCFA ou
176 EURO

- Sanitaire

Traitement Périodicité Prix unitaire Nombre Coût total


d’animaux
Pasterologe/Vaccin 1fois/an 40F/tête 11 440 FCFA ou
petits ruminants 0.670 EURO
Peste petits 1fois/an 40F/tête 11 440 FCFA
ruminants 0.670 EURO
Déparasitage 1fois/an 150F/tête 11 1.650
interne FCFA ou
3 EURO
Déparasitage 3fois/an 90F/tête 11 990 FCFA ou 2
externe EURO
Coût total en première rotation (3.520 x2) 7.040 FCFA ou
11 EURO
Coût total en deuxième rotation (7.040/11 x 36) 23.040 FCFA
ou 35 EURO
Coût Global du volet sanitaire 30.080 FCFA
ou 46 EURO

- Prévision de la marge bénéficiaire de l’activité d’élevage de moutons

Désignation Recette Dépense


Total investissement sanitaire 30.080 FCFA ou 46 EURO
Total investissement aliment 57.600 FCFA ou 88 EURO
bétail
Total investissement bétail et 332.000 FCFA ou 506 EURO
matériel
Vente des 36 moutons à 1.260.000 FCFA
35.000/tête
Total général 1.260.000 FCFA 419.680 FCFA ou 640 EURO
Marge bénéficiaire 840.320 FCFA ou 1.281
EURO

1. Volet Porcs

- Matériel
• Trois (3) truies de race + 1 verrat soit 4 animaux à 12.000 F/tête = 48.000
FCFA
• Boxe de 16m² par animal 16 x 4 = 64 m²
• Boxe pour engraissement 16 x 10 = 160m²
• Infirmerie 32 m²
• Mangeoire, abreuvoir, pèles, brouettes, seaux estimés à la somme de
200.000 FCFA.
• Un (1) porcher à 18.000 FCFA/mois sur 12 mois estimé à la somme de
216.000 FCFA.
Coût total du matériel :

Désignation Dépenses
Coût d’achat des porcs 48.000 FCFA ou 73
EURO
Coût du matériel 200.000 FCFA ou
305 EURO
Main-d’œuvre pour un porcher pour 12 mois 216.000 FCFA ou
329 EURO
Coût total du matériel 464.000 FCFA ou
707 EURO

- Sanitaire
• Déparasitage interne s’effectue 2 fois par an à raison de 1.000F/tête soit
1.000 F x 4 = 4.000 F.
• Détiquage et traitement clinique 150F par tête soit 150F x 4 = 600 FCFA.
La faculté de prolifération est de deux fois par an en raison de 8 par gestation
soit :
8 x 2 = 16 par truies
13 x 3 = 48 pour les 3 truies
et en fin d’année on aura 48 + 4 = 52
- 15 -

Soins en deuxième année :


• Détiquage et traitement clinique 150F par tête soit 150F x 52 = 7.800 FCFA
Coût total en sanitaire :

Désignation Dépense
Déparasitage interne première année 4.000 FCFA ou 6
EURO
Déparasitage et traitement clinique première année 600 FCFA ou 0.915
EURO
Déparasitage et traitement clinique deuxième année 7.800 FCFA ou 12
EURO
Coût total sanitaire 12.400 FCFA ou 19
EURO

- Aliment porcs

Désignation Taux Nombre de mois Coût annuel


d’abonnement
mensuel
Drèche de bière locale première année 5.000 FCFA 12 60.000 FCFA
ou 91 EURO
Drèche de bière locale deuxième année 5.000 FCFA 12 60.000 FCFA
ou 91 EURO
Coût total aliment porcs 120.000
FCFA ou 182
EURO

- Prévision de la marge bénéficiaire de l’activité d’élevage de porcs

Désignation Recettes Dépenses


Coût total matériel 464.000 FCFA ou 707
EURO
Coût total sanitaire 12.400 FCFA ou 19
EURO
Coût total aliment 120.000 FCFA ou 182
EURO
Vente des 52 pors pour 50kg le porc soit 1.690.000 FCFA
un poids total de 2.600 kg à 650/kg
1.690.000 FCFA 596.400 FCFA 909
EURO
1.093.600 FCFA ou
1.667 EURO
- 16 -

XII. MARAICHERE

1. Volet Banane sur 1hectare

- Equipement pour la bananeraie


Motopompe avec les accessoires ainsi que les petits outillages (brouettes, pioches, pèles,
charrettes)

- Intrants, fumure minérale et organique


Fumure organique (apport personnel de l’Association)
Intrants : Dolomie pour la préparation du Sol ou à défaut Burkina phosphate ou équivalent.
Fumure minérale : - NPK 2.000 kg/ha = 434.000 FCFA ou 662 EURO
- Urée 1.250 kg/ha = 262.500 FCFA ou 400 EURO
- Engrais postasic 1.000 kg/ha = 210.000 FCFA ou 320 EURO

- Pesticide, insecticide, nématicide


Les plants 250F/plant x 2.500 plants/ha = 625.000 FCFA ou 953 EURO
Nemacur désinfectant 80 kg/ha = 245.680 FCFA ou 375 EURO

- Carburant et lubrifiant
Il est difficile pour l’instant de pouvoir déterminer la valeur exacte du carburant et du
lubrifiant. Pour la première année néanmoins une estimation de 200.000 FCFA ou 305 EURO
est envisagée.

- Production
25 tonnes/hectare 3 fois dans l’année soit 75 tonnes par an.
La valeur par tonne étant estimée à 105.000FCFA ou 160 EURO la tonne on aura un
rendement annuel de : 105.000 F x 75 = 7.875.000 FCFA ou 12.000 EURO.

- Investissement
Fumure = 906.500 FCFA ou 1.382 EURO
Insecticides et pesticides = 245.680 FCFA ou 375 EURO
Plantes = 625.000 FCFA ou 953 EURO

Total investissement = 1.777.180 FCFA ou 2.709 EURO

Recette attendue (105.000 FCFA x 75) = 7.875.000 FCFA ou 12.000 EURO

Marge bénéficiaire = 6.097.820 FCFA ou 9.296 EURO

2. Possibilité d’un volet de culture de légume également

XIII. BUDGET PREVISIONNEL DU PROJET ( 1e phase) :

N° Dépenses 1e année 2e année Totaux

1 Matériels et équipements :
- Construction de 3 logements + équipement 21.000.000 21.000.000
FCFA ou FCFA ou
32.014 EURO 32.014 EURO
- Construction de 1 bureau + équipement 6.000.000 6.000.000
FCFA ou FCFA ou 9.147
9.147 EURO EURO
- Construction de 3 salles de Classe + 12.000.000 12.000.000
équipement FCFA ou FCFA ou
18.294 EURO 18.294 EURO
Sous total 1 = 21.000.000 18.000.000 39.000.000
FCFA ou FCFA ou FCFA ou
32.014 EURO 27.441 EURO 59.455 EURO
2 Ressources humaines (Expertise)
- Réalisation de 1 puits à grand diamètre avec
1 château d’eau (ou un forage) 6.000.000 FCFA 6.000.000
ou 9.147 EURO FCFA ou
9.147 EURO
Sous total 2 = 6.000.000 FCFA 6.000.000
ou 9.147 EURO FCFA ou
9.147 EURO
3 Fonctionnement
- Salaire du personnel ( 1 Chef de projet, 1 6.959.704 FCFA 6.959.704 13.919.408
Directeur du Centre, 1 Secrétaire, 1 ou FCFA ou FCFA ou
Comptable, 1 Gardien) 10.610 EURO 10.610 EURO 21.220 EURO
- Fournitures de bureau 1.000.000 FCFA 1.000.000 2.000.000
ou 1.525 EURO FCFA ou FCFA ou
1.525 EURO 3.050 EURO
Sous total 3 = 7.959.704 FCFA 7.959.704 15.919.408
ou FCFA ou FCFA ou
12.135 EURO 12.135 EURO 24.270 EURO
4 Suivi / Accompagnement
- Formation des formateurs 600.000 FCFA 600.000 FCFA 1.200.000
ou ou FCFA ou
915 EURO 915 EURO 1.830 EURO
- Prise en charge des formateurs et des 4.000.000 FCFA 4.000.000 8.000.000
apprenants ou FCFA ou FCFA ou
6.098 EURO 6.098 EURO 12.196 EURO
Sous total 4 = 4.600.000 FCFA 4.600.000 9.200.000
ou FCFA ou FCFA ou
7.013 EURO 7.013 EURO 14.026 EURO
Total (1+2+3+4) = 39.559.704 30.559.704 70.119.408
FCFA ou FCFA ou FCFA ou
60.308 EURO 46.589 EURO 106.897 EURO

Recettes attendues pour la réalisation du projet


Fonds propres affectés au projet 3.955.970 FCFA 3.055.970 7.011.921
ou FCFA ou FCFA ou
6.030 EURO 4.658 EURO 10.689 EURO
Fond sollicité auprès des Partenaires 35.603.734 27.503.734 63.107.294
FCFA ou FCFA ou FCFA ou
54.278 EURO 41.929 EURO 96.207 EURO
Total des recettes attendues 39.559.704 30.559.704 70.119.408
FCFA ou FCFA ou FCFA ou
60.308 EURO 46.589 EURO 106.897 EURO
- 18 -

XIV. COMPTE D’EXPLOITATION PREVISIONNEL ( Lorsque tous les composants du


projets seront réalisés et opérationnels) :

Produit - Recettes 1e année 2e année Total


Location des locaux 5.000.000 FCFA 5.000.000 10.000.000
ou 7.622 EURO FCFA ou FCFA ou
7.622 EURO 15.244 EURO
Location du tracteur 2.000.000 FCFA 2.000.000 4.000.000
ou 3.049 EURO FCFA ou FCFA ou
3.049 EURO 6.098 EURO
Recettes production agricole 8.000.000 FCFA 8.000.000 16.000.000
ou FCFA ou FCFA ou
12.196 EURO 12.196 EURO 24.392 EURO
Recettes produits de l’élevage 5.000.000 FCFA 5.000.000 10.000.000
ou 7.622 EURO FCFA ou FCFA ou
7.622 EURO 15.244 EURO
Recette produits maraîcher 7.000.000 FCFA 7.000.000 14.000.000
ou 10.672 FCFA ou FCFA ou
EURO 10.672 EURO 21.344 EURO
Participation des bénéficiaires 2.000.000 FCFA 2.000.000 4.000.000
ou 3.049 EURO FCFA ou FCFA ou
3.049 EURO 6.098 EURO
Autres recettes (jardinage, moulin, infirmerie) 1.000.000 FCFA 1.000.000 2.000.000
ou 1.524 EURO FCFA ou FCFA
1.524 EURO 3.048 EURO
Recettes attendues = 30.000.000 30.000.000 60.000.000
FCFA ou FCFA ou FCFA ou
45.734 EURO 45.734 EURO 91.468 EURO

Charges / Dépenses
Charges opérationnelles
- Salaire du personnel 6.959.704 FCFA 6.959.704 13.919.408
ou FCFA ou FCFA ou
10.610 EURO 10.610 EURO 21.220 EURO
- Intrants agricoles 2.000.000 FCFA 2.000.000 4.000.000
ou 3.049 EURO FCFA ou FCFA ou
3.049 EURO 6.098 EURO
- Aliments et soins bétail 1.000.000 FCFA 1.000.000 2.000.000
ou 1.524 EURO FCFA ou FCFA
1.524 EURO 3.048 EURO
- Intrants et carburant culture maraîchère 2.000.000 FCFA 2.000.000 4.000.000
ou 3.049 EURO FCFA ou FCFA ou
3.049 EURO 6.098 EURO
- Fourniture de bureau 600.000 FCFA 600.000 FCFA 1.200.000
ou 915 EURO ou 915 EURO FCFA ou
1.830 EURO
Sous-total1= 12.559.704 12.559.704 23.119.408
FCFA ou FCFA ou FCFA ou
19.147 EURO 19.147 EURO 38.294 EURO
Appui / Conseil / Services reçus
- Prise en charge des formateurs 3.599.892 FCFA 3.599.892 7.199.784
ou 5.488 EURO FCFA ou FCFA ou
5.488 EURO 10.976 EURO
- Prise en charge des superviseurs 1.199.745 FCFA 1.199.745 2.399.490
ou 1.829 EURO FCFA ou FCFA ou
1.829 EURO 3.658 EURO
- Prise en charge des animateurs 1.919.986 FCFA 1.919.986 3.839.972
ou 2.927 EURO FCFA ou FCFA ou
2.927 EURO 5.854 EURO
Sous-Total 2 = 6.719.623 6.719.623 13.439.246
FCFA ou FCFA ou FCFA ou
10.244 EURO 10.244 EURO 20.488 EURO
Suivi – Accompagnement
- Prise en charge des apprenants 2.000.000 FCFA 2.000.000 4.000.000
ou 3.048 EURO FCFA ou FCFA ou
3.048 EURO 6.096 EURO
- Déplacement 249.920 FCFA 249.920 FCFA 499.840 FCFA
ou 381 EURO ou 381 EURO ou 762 EURO
Sous-Total 3 = 2.249.920 ou 2.249.920 ou 4.499.840
3.429 EURO 3.429 EURO FCFA ou
6.858 EURO
Autres charges
Formation du personnel 299.772 FCFA 299.772 FCFA 599.544 FCFA
ou 457 EURO ou 457 EURO ou 914 EURO
Frais divers 327.979 FCFA 327.979 FCFA 655.957 FCFA
ou ou ou
500 EURO 500 EURO 1.000 EURO
Sous-Total 4 = 627.751 FCFA 627.751 1.255.502
ou 957 EURO FCFA ou FCFA ou
957 EURO 1.914 EURO
Total des charges = 22.156.998 22.156.998 44.313.996
FCFA ou FCFA ou FCFA ou
33.777 EURO 33.777 EURO 67.554 EURO

Résultats Annuels
Résultats annuels cumulés ( Ce résultat 7.843.002 7.843.002 15.686.004
permettra d’accroître les capacités de FCFA ou FCFA ou FCFA ou
production du Centre et de réaliser d’autres 11.957 EURO 11.957 23.914 EURO
activités pour la poursuite des objectifs de la EURO
FWS).
- 20 -

XV. PLAN DE FINANCEMENT :

Plan de financement
Source de Financement Investissement Fonctionnement Total %
1e année
Apport du demandeur 4.499.981 FCFA 1.255.970 FCFA 5.755.951 10%
ou 6.860 EURO ou 1.915 EURO FCFA ou
8.775 EURO
Montant sollicité auprès du partenaire 40.500.019 FCFA 11.303.734 51.803.753 90%
financier ou 61.742 EURO FCFA ou FCFA ou
17.232 EURO 78.974 EURO
Total = 45.000.000 FCFA 12.559.704 57.559.704
ou 68.602 EURO FCFA ou FCFA ou
19.147 EURO 87.749 EURO

Détail du Financement Sollicité Coût unitaire Total


- Construction et équipement de 3 6.000.000 FCFA 18.000.000
logements 9.147 EURO FCFA ou
27.441 EURO
Construction et équipement de 1 5.000.000 FCFA 5.000.000 FCFA
bureau ou 7.623 EURO ou 7.623 EURO
- Construction et équipement de 3 4.000.000 FCFA 12.000.000
salles de classe 6.098 EURO FCFA ou 18.294
EURO
- Ressources humaines (expertise) 5.500.000 FCFA 5.500.000 FCFA
ou 8.385 EURO ou 8.385 EURO
- Fonctionnement 13.919.234 FCFA 13.919.234
ou 21.220 EURO FCFA ou 21.220
EURO
- Suivi / Accompagnement 8.688.060 FCFA 8.688.060 FCFA
ou 13.245 EURO ou 13.245
EURO
Total = 63.107.294
FCFA ou
96.207 EURO
- 21 -

XVI. CHRONOGRAMME DE REALISATION DU PROJET :

N° Période Désignation Montant Tâches Responsable


1 Juin 2007 à Juin Recherche de Rédaction et Président
2009 financement auprès des recherche de
partenaires et bailleurs financements
de fonds
2 Juin 2007 à - Construction de 21.000.000 Recherche de Président et
Juin 2008 3 logements FCFA ou financements et équipes
32.014 EURO mise en œuvre d’exécution
- Construction de 6.000.000 du projet
1 bureau FCFA ou 9.147
EURO
- Ressources humaines 6.000.000
(réalisation d’un puit FCFA ou 9.147
grand diamètre ou d’un EURO
forage)

- Fonctionnement 7.959.704
FCFA ou
12.135 EURO
- Suivi / 4.600.000
Accompagnement FCFA ou
7.013 EURO
3 Juillet 2008 à - Construction de 12.000.000 Recherche de Président et
Juin 2009 3 salles de classe FCFA ou financements et équipes
18.294 EURO mise en œuvre d’exécution
- Fonctionnement 7.959.704 du projet
FCFA ou
12.135 EURO
- Suivi / 4.600.000
Accompagnement FCFA ou
7.013 EURO
Total 70.119.408
FCFA ou
106.897
EURO

XVII. MOT DE REMERCIEMENT :

Chers partenaires, merci pour l’attention que vous accorderez à notre projet de Centre de
Développement Wurodinisso – Section Agropastorale et nous appuyer dans sa réalisation au profit des
personnes défavorisées en milieu rural, pour les aider à accéder à de meilleurs conditions d’existence,
aussi nous vous prions de bien vouloir recevoir l’expression de nos meilleurs sentiments et nos
remerciements anticipés.

Fait à Bobo-Dioulasso 31 Mai 2007

Le Président Fondateur de la FWS,


Pasteur Samuel SANOU