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Accord sur la mise en oeuvre du tutorat et ses modalités dans le cadre de la création de la CR 77/80

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ACCORD Sur la mise en œuvre du tutorat et ses modalités dans le cadre de la création de la Caisse Régionale de Crédit Agricole Mutuel Brie Picardie

L'accord complet ou Préambule Article 1 : Définition du tutorat Article 2 : Hypothèses de recours au tutorat Article 3 : Missions et rôles des acteurs du rectorat Article 4 : Profil de compétences ou d'aptitudes du tuteur Article 5 : Formation des tuteurs Article 6 : Moyens et reconnaissance des tuteurs Article 7 : Suivi et bilan du tutorat Article 8 : Dispositions spécifiques dans le cadre de la fusion CR de la Brie et de la Somme Article 9 : Application et durée de l'accord Article 10 : Dépôt de l'accord

durée de l'accord Article 10 : Dépôt de l'accord Entre les soussignés : La Caisse Régionale

Entre les soussignés :

La Caisse Régionale de Crédit Agricole Mutuel de la Brie, dont le siège est à Meaux, représentée par son directeur général, Monsieur Nicolas RENAUDIN,

Et,

La Caisse Régionale de Crédit Agricole Mutuel de la Somme, dont le siège est à Amiens, représentée par son directeur général, Monsieur Serge CAMINE, D’une part,

Et les sections syndicales représentatives :

Pour la CRCAM de la Brie :

Le syndicat CFDT représenté par Alain GRIFFAUT Le syndicat SNECA-CGC représenté par Christian ODOU Le syndicat CGT/FO représenté par Angelo SIAS

Pour la CRCAM de la Somme :

Le syndicat CFDT représenté par Jean-François DEVILLERS Le syndicat SNECA-CGC représenté par Roger PETIT Le syndicat FO représenté par Christian CARTON Le syndicat CGT représenté par Etienne WATTRE

D’autre part,

Il a été conclu l’accord suivant :

D’autre part, Il a été conclu l’accord suivant : Préambule En date du 4 février 2004,

Préambule

En date du 4 février 2004, un accord sur les missions et les moyens du tutorat a été signé au niveau national. Les dispositions prévues dans cet accord s’appliqueront dans leur intégralité dans notre Caisse régionale. Le système tutoral est déjà utilisé depuis plusieurs années au sein des Caisses régionales de la Brie et de la Somme, notamment au travers de l’apprentissage et des contrats d’adaptation. Le plan de formation mis en place à l’occasion de la fusion prévoit d’y recourir dans

l’étape 3 « formation nouveau métier ». Le développement de ces modes de formation a amené les parties qui souhaitaient encadrer les pratiques actuelles et donner un statut au tuteur, à se rapprocher et à convenir des présentes, qui auront vocation à compléter au niveau local les dispositions prévues dans l’accord national.

local les dispositions prévues dans l’accord national. Article 1 : Définition du tutorat L’accord du 4

Article 1 : Définition du tutorat

L’accord du 4 février 2004 définit le tutorat ainsi :

« Le tutorat est la mise en œuvre formalisée de l’accompagnement par un professionnel reconnu et missionné d’un autre professionnel pour l’amener à un niveau de compétence préalablement défini. Le tuteur veille à ce que le tutoré, dans une situation de travail donnée, progresse de façon cohérente vers la maîtrise de son emploi et l’aide à effectuer le lien entre les savoirs et la pratique ainsi qu’à formaliser les acquis de l’expérience. Ces missions échappent au « formateur » qui dispense du savoir mais pas en situation de travail ; ces missions de tutorat n’ont donc de sens qu’au sein de l’unité de travail. Cette combinaison entre savoir et expérience peut se faire seule ou avec le manager (dont c’est une des missions naturelles), mais la Caisse régionale peut dans certains cas estimer utile de déléguer ces missions à un autre salarié. Dans ce cadre, les objectifs peuvent être multiples : intégration et formation de nouveaux embauchés, filières de formation, futurs responsables ou nouvellement nommés. »

Article 2 : Hypothèses de recours au tutoratformation, futurs responsables ou nouvellement nommés. » Le tutorat étant la mise en œuvre formalisée de

Le tutorat étant la mise en œuvre formalisée de l’accompagnement par un professionnel reconnu et missionné d’un autre professionnel pour l’amener à un niveau de compétence préalablement défini, il n’est pas un métier en tant que tel. Il n’est pas exercé à temps plein. Le tutorat n’est pas systématique. Il ne doit intervenir que lorsque sa pertinence est évaluée suffisante pour justifier l’effort de formalisation et de gestion qu’il implique. Le recours au système tutoral s’intégrera nécessairement dans un dispositif de formation, dont le contenu sera variable en fonction du contexte. La Caisse régionale déterminera les métiers et les situations dans lesquelles seront actionnées les missions de tutorat. Les hypothèses de recours au tutorat seront présentées et validées en commission de formation puis présentées en comité d’entreprise.

de formation puis présentées en comité d’entreprise. Article 3 : Missions et rôles des acteurs du

Article 3 : Missions et rôles des acteurs du tutorat

Un certain nombre d’acteurs, interviennent dans la mise en oeuvre du système tutoral. Leurs mission et rôles sont notamment :

pour la D.R.H. :

o

établir la politique de tutorat,

o

déterminer le mode de fonctionnement du système de tutorat,

o

choisir les tuteurs, faciliter leur disponibilité,

o

assurer l’information générale de l’entreprise sur le développement du tutorat,

o

établir un point régulier avec le responsable de management du tutoré,

o

établir un bilan final avec le responsable de management du tutoré

o

présenter le bilan annuel aux instances représentatives du personnel

o

assurer le remplacement du tuteur appelé à d’autres fonctions ou absent pour une longue durée.

pour le service formation :

o

mettre en œuvre la politique tutorale,

o

coordonner le fonctionnement du tutorat,

o

concevoir et réaliser les bagages et les outils,

o

animer et suivre les parcours de formation avec tutorat,

o

réunir les bilans tuteurs/tutorés.

pour le responsable hiérarchique du tuteur :

o

accepter formellement que son collaborateur prenne une mission de tuteur,

o

prévoir la disponibilité du tuteur en collaboration avec la DRH,

o

assurer le bon déroulement du tutorat dans l’unité,

o

participer au bilan tutoral,

o intégrer l’activité de tuteur dans l’appréciation du collaborateur tuteur. pour le tuteur :

o

établir avec le service formation la progression pédagogique,

o

définir la fréquence du suivi,

o

organiser son temps avec son responsable,

o

planifier les entretiens avec le tutoré et le responsable,

o

transmettre le savoir-faire professionnel,

o

assurer l’aide pédagogique,

o

participer éventuellement à l’évaluation du tutoré.

Article 4 : Profil de compétences ou d’aptitudes du tuteur

Article 4 : Profil de compétences ou d’aptitudes du tuteur

Le profil du tuteur sera à établir à partir du rôle précis attendu du tuteur, compte tenu du dispositif de formation et de la situation. La mission de tuteur ne pourra se faire que sur la base du volontariat. Le profil de compétences ou d’aptitudes comportera généralement :

- la facilité de contact,

- l’expérience personnelle de la formation (au moins comme participant),

- l’aisance de la pratique professionnelle concernée (2 ans d’ancienneté dans le métier)

Article 5 : Formation des tuteursconcernée (2 ans d’ancienneté dans le métier) Les tuteurs bénéficieront d’une formation dont

Les tuteurs bénéficieront d’une formation dont l’objectif sera de les préparer à leur mission de tutorat. Cette formation comprendra notamment une information sur :

- les spécificités du tutorat,

- le rôle précis du tuteur,

- sa contribution à la formation du tutoré,

- le dispositif, les objectifs et les calendriers,

- les moyens et outils mis à sa disposition.

calendriers, - les moyens et outils mis à sa disposition. Article 6 : Moyens et reconnaissance

Article 6 : Moyens et reconnaissance des tuteurs

1. Lettre de mission : A chaque mission de tutorat, le tuteur recevra une lettre de mission qui sera

également transmise à son hiérarchique et au tutoré. Cette lettre indiquera notamment l’objet de la mission du tutorat, le nom de la personne à tutorer, la date et la durée théorique du tutorat, le métier à transmettre, les outils qui vont lui permettre de progresser et de réussir. Le référentiel de date d’effet sera le 1er jour calendaire du mois.

2. La Caisse régionale prend en compte le tutorat dans les activités du tuteur.

2.a. Dès lors qu’elle est confiée à un salarié, la responsabilité tutorale est formellement suivie et prise en compte dans la définition des objectifs ainsi que dans l’appréciation de leurs réalisations : les

entretiens conduits avec les tutorés sont décomptés par le tuteur comme des appuis. 2.b. La DRH et le tuteur formalisent ensemble les modalités d’organisation du temps de travail pendant le tutorat en collaboration avec le manager du tuteur. 2.c. La mission ne peut pas constituer le cœur de métier d’un salarié. 2.d. Le tuteur suit deux tutorés au maximum NB : dans le cadre du contrat d’apprentissage, le tuteur n’est autorisé à suivre qu’un seul apprenti.

3. Reconnaissance :

3.a. L’activité de tutorat est explicitement prise en compte dans l’évaluation des compétences et de l’atteinte des objectifs (support d’évaluation dédié et inscription au passeport formation).

3.b. Le tuteur peut être un salarié à temps plein ou a temps partiel. 3.c. Le salarié exerçant une activité de tutorat bénéficiera d’une attribution de 15 points de mission pendant la durée du tutorat définie dans la lettre de mission (§1 du présent article). Au bout de 24 mois de mission(s) de tutorat, consécutifs ou non :

- soit l’emploi occupé permet le positionnement sur le troisième PQE et le salarié bénéficie du

troisième PQE,

- soit l’emploi ne le permet pas et les 15 points de mission sont consolidés en PQI. Dans ce cas, ces

points ne seront pas pris en compte pour la vérification des minima conventionnels. Il est convenu qu’à l’entrée en vigueur de l’accord, le point de départ pour apprécier la durée de 24

mois de mission(s) ci-dessus, est le 01 avril 2004.

3.d. Pour le tuteur et le tutoré, dans le cadre de la mission de tutorat, les frais sont pris en charge par

la

Caisse régionale.

4.

Pilotage : Un correspondant dédié dans l’équipe DRH assurera le pilotage et le suivi des tuteurs.

5.

Outils : La Caisse régionale assure le suivi des tuteurs et reconnaît ses activités :

5.a. Le tuteur dispose de grilles et de supports de préparation et de conduite d’entretien pour ses rencontres avec le tutoré. Un guide du tutorat précise ce que le tuteur doit valider, ainsi que l’ensemble des actions menées dans le cadre du tutorat. 5.b. Des outils permettant d’établir et ordonnancer les séquences de progression vers la maîtrise de l’emploi, d’expliquer les critères de réussite, de suivre l’activité du tutoré, ses progrès, seront mis en place.

l’activité du tutoré, ses progrès, seront mis en place. Article 7 : Suivi et bilan du

Article 7 : Suivi et bilan du tutorat

La Caisse régionale détermine et présente à la Commission de formation du Comité d’entreprise :

- les métiers et les situations dans lesquelles sont actionnées les missions du tutorat. Dans ce cadre, elle détaille notamment les critères de choix des tuteurs.

- Les grilles et les supports de la mission de tutorat.

Le suivi du tutorat se fera au niveau des tuteurs au moyen de :

- réunions d’échanges entre tuteurs qui auront lieu une fois par semestre avec pour but l’amélioration

des pratiques et cultures formatrices de l’entreprise,

- bilan tutoral, au moyen de grille d’évaluation des tuteurs, et notamment en fin de relation tutorale.

Un suivi sera également fait, une fois par an, au niveau de la Commission de la formation du Comité d’entreprise, auprès de laquelle il sera rendu compte.

Article 8 : Dispositions spécifiques dans le cadre de la fusion des CR de la Brie et de la Sommed’entreprise, auprès de laquelle il sera rendu compte. Dans le cadre du processus de fusion, un

Dans le cadre du processus de fusion, un certain nombre de salariés vont devoir effectuer une mobilité fonctionnelle consécutive à la délocalisation de leur poste ou à une nouvelle affectation après expression de vœux ou de souhaits.

En complément des mesures d’accompagnement prévues dans le Plan de sauvegarde de l’emploi (livre III) et conformément à l’accord sur les mesures d’accompagnement des mobilités fonctionnelles, certains changements d’emplois, impliquant une reconversion et la découverte d’un nouvel univers professionnel complexe, pourront bénéficier de la mise en place d’un système de tutorat dans les plans de formation individualisés.

Le dispositif de tutorat fera partie intégrante du plan de formation établi à l’occasion de la fusion, notamment dans la 3ème étape du plan sur la formation métier.

dans la 3ème étape du plan sur la formation métier. Article 9 : Application et durée

Article 9 : Application et durée de l’accord

Cet accord reste suspendu à l’adoption du traité de fusion des Assemblées Générales Extraordinaires

des Caisses régionales. Il devient applicable à compter de la date des Assemblées Générales ratifiant

le traité de fusion et jusqu’au 31 Décembre 2008, date à laquelle il cesse de plein droit de produire

tous ses effets.

Toutefois, les parties contractantes pourront convenir de la reconduction expresse de l’accord, pour une nouvelle durée déterminée de leur choix.

A cet effet, quatre mois avant son expiration, les parties signataires conviennent de se réunir pour

décider, de cette éventuelle reconduction et de ses modalités.

Le suivi de l’application du présent accord sera effectué dans le cadre de la commission de suivi de l’application de la Convention Collective et des accords locaux, qui sera mise en place dans la nouvelle Caisse régionale.

Article 10 : Dépôt de l’accord Dès sa conclusion, un exemplaire de l'accord sera remis

Article 10 : Dépôt de l’accord

Dès sa conclusion, un exemplaire de l'accord sera remis à chacune des organisations syndicales. Puis, le présent accord sera, à la diligence de l'entreprise, adressé en cinq exemplaires auprès des Directions Départementales du Travail, de l’Emploi et de la Formation professionnelle de la Seine et Marne et de la Somme, par lettre recommandée avec accusé de réception, et en deux exemplaires aux greffes des Conseils des Prud'hommes des villes de Meaux et d'Amiens.

des Prud'hommes des villes de Meaux et d'Amiens. Fait à Amiens, le 21 avril 2005 Le

Fait à Amiens, le 21 avril 2005

Le Directeur Général de la CRCAM de la Brie, Nicolas RENAUDIN

Directeur Général de la CRCAM de la Brie, Nicolas RENAUDIN Le Directeur Général de la CRCAM

Le Directeur Général de la CRCAM de la Somme, Serge CAMINE

Pour la CFDT de la Brie, Alain GRIFFAUT

Somme, Serge CAMINE Pour la CFDT de la Brie, Alain GRIFFAUT Pour la CFDT de la

Pour la CFDT de la Somme, Jean-François DEVILLERS

Pour le SNECA-CGC de la Brie,

Jean-François DEVILLERS Pour le SNECA-CGC de la Brie, Pour le SNECA-CGC de la Somme, Pour CGT-FO

Pour le SNECA-CGC de la Somme,

Pour CGT-FO de la Brie, Angelo SIAS

SNECA-CGC de la Somme, Pour CGT-FO de la Brie, Angelo SIAS Pour FO de la Somme,

Pour FO de la Somme, Christian CARTON

Somme, Pour CGT-FO de la Brie, Angelo SIAS Pour FO de la Somme, Christian CARTON Pour
Somme, Pour CGT-FO de la Brie, Angelo SIAS Pour FO de la Somme, Christian CARTON Pour

Pour la CGT de la Somme, Etienne WATTRE